L’Iran a annoncé ce lundi avoir répondu à une nouvelle proposition des Etats-Unis visant à sortir de l’impasse diplomatique et à mettre fin durablement à la guerre. La veille Donald Trump a proféré de nouvelles menaces d’anéantissement de l’Iran.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 8 avril après quasiment 40 jours de frappes, des tractations sont en cours pour tenter de trouver un accord mais les positions des deux parties restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire. Une seule session de discussions entre représentants américains et iraniens a eu lieu, le 11 avril à Islamabad, se soldant par un échec.
Un organisme iranien pour gérer le détroit
Sur le terrain, Téhéran continue de contrôler le détroit d’Ormuz, stratégique pour les commerce mondial d’hydrocarbures, tandis que l’armée américaine poursuit le blocus des ports iraniens. L’Iran a d’ailleurs formalisé lundi la création d’un nouvel organisme pour la gestion du détroit. L’Autorité du détroit du Golfe Persique (#PGSA) a désormais son compte officiel, où elle fournira « des mises à jour en temps réel sur les opérations » dans le détroit. Une annonce partagée par le Conseil suprême de sécurité nationale et la Marine des Gardiens de la Révolution.
Selon une analyse réalisée par Reuters, la guerre a déjà coûté au moins 25 milliards de dollars aux entreprises du monde entier et la facture ne cesse de s’alourdir. L’examen des communiqués publiés depuis le début du conflit par des sociétés cotées aux États-Unis, en Europe et en Asie offre un aperçu saisissant des répercussions de la crise. Les entreprises sont ainsi globalement confrontées à la flambée des prix de l’énergie, à la perturbation des chaînes d’approvisionnement et à des coupures de routes commerciales dues au blocage du détroit d’Ormuz.
RFI

