DE LA PAUVRETÉ DE NOS RICHESSES! Pap Ndoy Penseur libre et indépendant St-Louis du Sénégal

 » Du dérisoire de la vie, mais cette vie mérite d’être vécue « P B Cissoko

Il est bien difficile de justifier par la réflexion, la Pauvreté de certains peuples, par rapport à d’autres plus nantis, malgré l’abondance des ressources humaines et naturelles, dont ils disposent.
Nous tentons cependant l’approche d’une analyse déroulant les instruments de mesure que voilà:
-l’Objet du Travail commandé ou à commander,
-les Efforts fournis ou à fournir,
-leurs Valeurs, et
-Utilité auprès des, travailleur et consommateur final.
Mais qu’est-ce que le Travail, qui détermine sa Valeur et le rémunère?
Qui offre du Travail et en est demandeur?
Est-ce que le coût du travail devrait-il seulement se mesurer à:
-la durée y consacrée,
-la force physique fournie, ou
-les efforts intellectuels déployés?
Bien qu’il demeure constant, que la contrepartie de ce Travail reste la possibilité de gagner sa vie à:
-la sueur de son front, ou
-se triturer la cervelle, les méninges!
Dans cette perspective, le travail est alors gratifiant pour la dignité humaine.
Par conséquent, il est donc, d’autant plus UTILE pour:
-l’employeur qui fournit les équipements matériel et financier pour, par exemple, chercher du Diamant, que
-cet autre qui ne vend que sa force de travail manuelle ou intellectuelle pour trouver cette « pierre ».
Aussi, l’employeur lui-même, tout comme d’ailleurs l’employé, est un travailleur rémunéré de sa prestation.
Et tous les deux, tentent de gagner leur vie, par la découverte de la matière brute ou sa transformation en produit commercial.
Mais, bien que n’ayant aucune propriété alimentaire, -la possession et consommation d’objets rares, non accessibles au commun des mortels, -a cependant la faculté de « nourrir », la vanité de l’homme.
Elle lui donne ainsi:
-l’illusion d’être différent de l’autre, par ce pouvoir de détention exceptionnel, et
-le LUXE d’une rêverie qui l’enivre et lui fait oublier, qu’il demeure soumis aux mêmes règles et lois de survie, comme n’importe lequel, des mortels.
Voilà donc de « l’inessentiel » qui nous dévie de « l’essentiel », dont l’usage devrait être la principale préoccupation humaine.
Et c’est à ce titre, que nous devrions plutôt nous préoccuper « d’étouffer » toutes tendances aux gâteries, flatteries et Plaisir de nos « Sens », -qui nous éloignent de ceux de notre « Âme ».
Car, le support du Plaisir de ces sens meure alors que notre âme lui survit.
Que gagnons-nous donc, dans notre laps temps de vie, à vouloir être autre chose qu’un futur cadavre, comme tout mortel?
Nous devrions alors, sans cesse, nous rappeler:
-que ce temps est à la fois, si court et précieux, et
-qu’il est déraisonnable que l’homme disperse l’essentiel de son énergie dans des futilités.
Pour la bonne et simple raison:
-qu’il est la seule créature capacitée à inventer les nouvelles configurations des mondes (animal, humain, végétal…)
-que lui seul, sait développer et faire progresser les Sciences humaines, pour améliorer les conditions de vie de l’humanité.
Autrement, à quoi nous servirait d’être Raisonnables, si cette Raison ne devrait pas nous permettre de mieux vivre la différence:
-entre humains, et
-par rapport aux autres créatures vivantes?
Mais en dépit de tout cela, et toute sa vie durant, l’homme reste partagé entre:
-les futilités du « désir de paraître et de se faire louer » et,
-les besoins d’humilité qui mettent en priorité, ce qui est « utile » au progrès social.
Aussi, devient-il évident que ce tiraillement interne ne facilite guère l’atteinte de cet seconde et humble objectif.
Mais à terme, l’homme a le devoir de chercher à dominer ses tendances propres à faire « prédominer » l’expression de son « animalité instinctive », sur son « humanité raisonnable ».
Il doit donc s’exercer à discerner dans ses actes et ceux des autres, -ce qui est « bien ou mal », « bon ou mauvais », -surtout dans ceux-là qui servent:
-l’égoïsme de leurs individualités, ou
-la philanthropie dirigée vers les intérêts de l’humanité.
C’est pourquoi, pensons-nous, que c’est bien à ce niveau que devraient être reprécisés les concepts:
-d’utilité et d’inutilité (individuelles et collectives),
-de plaisir et de déplaisir (de nos sens ou notre âme),
-de désir et de non désir (instinctif ou raisonné).
Puisque, c’est de leurs bonnes ou mauvaises appréciations et appropriations, que nos besoins naissent et sont satisfaits.
Nous devrions donc tout faire pour que nos aspirations soient nobles, légitimes et généreuses, en accord avec celle du droit à nos peuples à un mieux-être harmonieux.
Car nos petites personnes finissent toujours par disparaître, pendant que l’humanité poursuit le déroulement de l’activité d’autres créatures vivantes.
Une disparition qui sera progressive, jusqu’à son épuisement de toutes souvenances, des mémoires humaines.
Et c’est donc, une autre manière de dire que, sans cette perte de souvenirs, les origines de l’humanité ne seraient pas aussi mystérieuses, -surtout celles qui concernent la Pauvreté de certains, et la Richesse d’autres.
Voilà pourquoi nous disons que tout ce qui fait progresser l’humanité en réduisant sa pénibilité au travail, est un bien UTILE.
Mais est-ce que, tout ce qui est Utile donne du Plaisir?
Ou au contraire, serait-ce que, tout ce qui donne du Plaisir est Utile?
Ou encore, est-ce que tout ce qui est Utile produit de la Douleur?
Ou alors, serait-ce la Douleur qui aboutit à l’Utilité?
Les réponses nous semblent évidentes, mais ouvertes à la contradiction.
Dans tous les cas, nous restons convaincus que c’est au bout d’un effort tant physique que mental, que l’on arrive à finir au mieux un travail manuel ou intellectuel.
Et tous comptes faits, nous ressentons toujours du Plaisir, soit:
-pour avoir réussi à faire un good job,
-de pouvoir assurer l’entretien de notre famille, ou enfin
-d’être satisfait de soi-même par l’acquisition d’un produit résultant du travail d’une chaîne de valeurs, allant:
-de la demande d’un consommateur final,
-aux fournisseurs de forces de travail, et
-à la force de travail elle-même.
Ce consommateur étant bien entendu, celui-là qui commande et paie la production de tous les biens et services.
Et les besoins dont il demande à être satisfait relève des préoccupations de son niveau de vie, qui reste conditionné par la mentalité formée depuis les us et coutumes de son groupe socioculturel.
Il reste cependant clair, que tout peuple tient sa souveraineté par la façon dont il traite ses besoins primaires, qu’il sait alors, s’assurer:
-tout seul, par le travail de ses populations, ou
-par l’aide extérieure.
Mais il est notoire que tout travail aboutit à la trouvaille de choses accessibles par leur abondance ou rareté, -aptes à satisfaire des besoins de subsistance.
Toutefois, il nous semble légitime de nous demander s’il est bien raisonnable de plus, privilégier l’accession:
-à des produits RARES et inutiles à l’humanité (mais qui font la promotion d’un individu), plutôt
-qu’à d’autres, plus accessibles et populaires mais aussi, plus utiles et indispensables au progrès de l’humanité?
Finalement, ne serait-ce pas une des incompétences humaines, que de laisser les prix de valeurs qui appartiennent à toute une communauté, à la libre initiative d’un Égo parfois démesuré et à l’abri des besoins ordinaires de subsistance?
En définitive, l’autre équation est aussi de savoir si:
-est-ce que tout cela est suffisant pour expliquer la Pauvreté, ou
-est-ce que le travail SEUL, suffit à procurer la Richesse, également
-s’il s’agit d’un Travail physique, intellectuel, ou physico-intellectuel qui est rémunéré?
Mais nous sommes déjà d’accord que c’est bien l’attitude du consommateur final qui influence les prix de tous produits consommables.
Il s’agirait alors de valeurs prédéterminées à partir « d’unités socioéconomiques et culturelles », qui contribuent à la formation identitaire de toutes communautés.
Si oui, nous pouvons alors retenir que les prix de nos « unités socioéconomiques » (unités monétaires et commerciales) dépendent des conditions d’existence des sociétés humaines.
Chacune d’elles faisant du commerce à l’interne et à l’externe, en fonction des spécificités et exigences de ses propres richesses humaines et naturelles.
Ces richesses étant, par ailleurs, de qualités différenciées, par les « valeurs affectives et émotionnelles » qu’elles font naître intuitivement, en rapport à la sensibilité de chaque groupe socioculturel.
En résumé, Travailler est un métier différent de celui qui consiste à fixer le prix:
-du travail à effectuer,
-de l’effort à fournir pour sa production, et
-de l’affection socioculturelle portée sur tout produit fini de consommation populaire ou sélective.
Ainsi dit, nous voyons nettement que l’homme reste le même acteur social à la fois, acheteur, vendeur et consommateur, de forces de travail.
Mais comme la force et l’ingéniosité humaines ne suffisent pas toujours pour faire la différence, nous retiendrons alors l’influence providentielle, d’un facteur « surhumain » qui souvent, détermine de façon singulière nos TALENTS INDIVIDUELS OU COMMUNAUTAIRES à produire de la Richesse.
En revanche, quand nous subissons les effets inverses de cette Providence, et ceux de nos imperfections, -la Pauvreté nous aura alors atteint!
Humblement!

Saint Louis le 28/01/2020
Pap Ndoy
Penseur libre et indépendant
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