Coupe du monde 2026: France-Espagne, en route vers une demi-finale de rêve

La demi-finale entre la France et l’Espagne ce mardi 14 juillet (19h TU), jour de fête nationale en France, s’annonce comme la finale avant l’heure de cette Coupe du monde 2026 entre les deux meilleures équipes du tournoi. Un choc porté par un historique et des retrouvailles qui rajoutent encore à l’excitation.

À Dallas, à l’AT&T Stadium d’Arlington, il y aura les hymnes, les drapeaux, et la ferveur des supporters qui ont déjà les yeux rivés vers l’issue finale. Comme une promesse de feu d’artifice en ce jour de fête nationale française, les Bleus et la Roja s’avancent en tant que cadors du Mondial dans cette première demi-finale.

Car, là où l’Argentine, championne du monde en titre, peine depuis les huitièmes – deux prolongations contre le Cap-Vert et la Suisse, une victoire arrachée dans les arrêts de jeu face à l’Égypte (3-2) – la France a joué sans trembler. Les Bleus, à peine contrariés par un Paraguay rugueux en huitièmes, donnent l’impression d’un rouleau compresseur avec une attaque à 16 buts, la deuxième du tournoi derrière l’Argentine (17).

En face, l’Espagne affiche une autre forme de domination, moins réaliste, moins clinique devant le but, mais tout aussi maîtresse du jeu. Comme la France, la Roja a tenté 110 tirs depuis le début de la compétition. Les trois joueurs qui comptent le plus de passes dans ce Mondial sont espagnols, avec au centre de tout un certain Rodri, métronome de l’équipe de Luis de la Fuente.

L’Espagne, plafond de verre…

 

Mais cette demi-finale n’est pas seulement un choc de styles, c’est un match aux allures de revanche. Pour la troisième fois en trois ans, la France et l’Espagne se croisent au même stade d’une compétition internationale. Et, pour l’instant, l’avantage est espagnol. Il y a eu la demi-finale de l’Euro 2024 (2-1) le 9 juillet 2024, puis celle de la Ligue des nations (5-4). Sans oublier la finale des JO de Paris, remportée par les Espagnols avec Pau Cubarsí et Alex Baena, désormais titularisés chez les « grands », face aux « Bleuets » de Désiré Doué, Manu Koné ou encore Michael Olise. À chaque fois qu’il y a un titre, une médaille, un billet pour la finale, l’Espagne se dresse comme le plafond de verre de cette génération française.

La bande à Deschamps devra donc surtout éviter la passe de trois face à ce rival qui peut se prévaloir d’avoir l’ascendant psychologique. « Nous avons battu la France lors de nos deux dernières rencontres. Si la France doit craindre quelqu’un, c’est nous », a d’ailleurs rappelé Lamine Yamal.

En tout cas, ce 14 juillet, dans une enceinte climatisée de 70 000 places, toit fermé mais ambiance annoncée étouffante, les supporters sont assurés d’assister à un beau spectacle.