Rufisque – Festival des migrations, des cultures et de la citoyenneté : Elhadji Ndiaye «Lui» accroche, en sable et charbon, le Grand-Duc du Luxembourg

Le peintre sénégalais Elhadji Ndiaye, dit «Lui», a marqué de son empreinte la 43ème édition du Festival des migrations, des cultures et de la citoyenneté au Luxembourg. Entre abstraction et racines africaines, l’artiste originaire de Niagues a subjugué le public avec sa technique unique à base de sable et de charbon, allant jusqu’à offrir un portrait mémorable au Grand-Duc Guillaume, lors de l’inauguration. Retour sur une participation éclatante où le métissage culturel a pris les couleurs du sable et du charbon.

De la terre du Lac Rose aux salons prestigieux du Luxexpo, le voyage artistique de Elhadji Ndiaye a atteint un nouveau sommet. Invité phare du Festival des migrations au Lu­xem­bourg, le plasticien sénégalais a honoré le Grand-Duc Guillaume en lui remettant une œuvre singulière, façonnée grain par grain. Le peintre sénégalais Elhadji Ndiaye dit «Lui» s’est particulièrement distingué à la 43ème édition du Festival des migrations, des cultures et de la citoyenneté tenue (du 21 au 22 mars) au Luxexpo The Box, au Luxem­bourg, a indiqué une note du staff de l’artiste qui nous est parvenue. C’est en fait une vingtaine d’œuvres conçues avec du sable, du charbon de bois et de la colle de bois -une «technique exclu­sive» qu’il affectionne particulièrement- qui ont été présentées par «Lui» lors de l’événe­ment. «Tout commence sur les dunes de sable du Lac Rose, dans le village de Niagues -département de Rufisque- (…) Ses premières œuvres ne sont pas nées de la peinture, mais de la terre elle-même : un mélange alchimique de sable, de poudre de charbon et de colle de bois. Cette technique originale, puisée dans les racines du Sénégal, marque encore aujourd’hui la texture et la profondeur de son tra­vail», dresse la note de présentation de l’artiste peintre qui vit entre l’Allemagne et le Luxem­bourg depuis des an­nées. «Elhadji a transcendé ses premières techniques pour explorer l’acrylique et les jeux de couleurs. Son art est un voyage : il a quitté les rives du figuratif pour s’aventurer dans l’abstraction, là où la création n’a plus de limites», poursuit le document.

Temps fort de l’événement annuel, la visite par le Grand-Duc de Luxembourg des stands lors de la journée inaugurale. A l’occasion, Elhadji Ndiaye a offert au Grand-Duc un tableau réalisé avec ses matières de prédilection. «Je suis immensément fier et ému d’avoir eu l’honneur de rencontrer Son Altesse royale le Grand-Duc Guillaume, et de lui offrir son portrait, réalisé entièrement à la main en sable coloré, charbon de bois et colle de bois. Cette technique unique, grain par grain, pour capturer un visage… c’est toute ma passion et mon âme que j’ai mises dans cette œuvre», s’est extasié l’artiste ayant exposé sur plusieurs thèmes.

Le Festival des migrations, des cultures et de la citoyenneté est une initiative du Comité de liaison des associations d’étrangers au Luxembourg (Clae). «Créé en 1981 avec quelques stands sur la Place Guillaume 2, le festival est devenu un événement in­contournable de la vie sociale, politique et culturelle du Luxembourg», a indiqué la présidente du Clae, Coumba Fall, rappelant que le festival demeure un espace d’expression et de résistance. «Le festival est là pour affirmer notre commune humanité, le métissage culturel du Luxembourg, notre volonté de contribuer à une société ouverte sur le monde et ses cultures», a-t-elle poursuivi. Plus de 400 exposants ont participé à cette édition.

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