Gestion du Fonds d’aide à ppui et la presse : La plateforme «Nay leer» demande la publication de la liste des bénéficiaires

Face aux promesses de rupture et de transparence du nouveau régime, la plateforme citoyenne «Nay leer», dirigée par Babacar Mbaye Ngaraf, monte au créneau. Elle interpelle directement le gouvernement pour la publication immédiate de la liste des bénéficiaires et des montants alloués au titre du Fonds d’appui et de développement de la presse (Fadp).

Le débat sur la reddition des comptes s’invite dans le secteur des médias. Dans une déclaration rendue publique ce jour, la plateforme «Nay leer» a formellement demandé au ministre de la Com­munication de lever le voile sur la distribution des deniers publics destinés à la presse. Au nom du «Jub, Jubal, Jubanti» ! L’organisa­tion rappelle que depuis deux ans, le chef du gouvernement affiche une volonté de fer concernant la bonne gouvernance des finances publiques. Pour la plateforme, le slogan ne doit plus rester une simple formule de communication, mais devenir une réalité tangible à travers des actes concrets de transparence. «L’exigence de transparence, plus qu’une promesse, est une obligation», souligne le communiqué signé par le coordonnateur Babacar Mbaye Ngaraf. Un impératif de contrôle et d’équité même !

Selon «Nay leer», la publication de cette liste répond à trois objectifs majeurs : éviter le sentiment d’injustice en permettant aux organes de presse n’ayant pas reçu de subventions de comprendre les critères d’attribution ; assurer le suivi social pour vérifier que les entreprises bénéficiaires res­pectent leurs engagements vis-à-vis de l’Ipres et de leur personnel ; et faciliter le contrôle a posteriori pour permettre aux corps de contrôle de s’assurer de la validité des documents fournis (contrats de travail, quitus fiscaux, attestations Ipres) pour l’obtention des fonds.

Vers une systématisation des audits

Au-delà du cas spécifique de la presse, la plateforme interpelle le président de la République et le Premier ministre sur la nécessité de systématiser les missions de contrôle après chaque opération engageant l’argent du contribuable. L’organisation prévient qu’elle n’exclut pas de saisir les organes de vérification habilités pour garantir une gestion transparente, et appelle les Forces vives de la Nation à rejoindre ce combat pour le contrôle citoyen.