Elections, piège à cons !

C’est le slogan que scandaient les étudiants en Mai 68 et les choses n’ont guère changé depuis lors. Des élections où le gouvernement ne respecte pas la volonté des électeurs, comme cela a été le cas avec les élections législatives au lendemain de la dissolution calamiteuse décidée par E. Macron. Cela a été également vrai le 29 mai 2005  lorsque Nicolas Sarkozy a bafoué le vote des français sur leur refus d’une constitution européenne, en faisant adopter un texte jumeau, le traité de Lisbonne, en dépit du « non »  au référendum. En France, on est coutumier de ces dénis démocratiques. Dimanche dernier, c’est à une farce d’un nouveau genre à laquelle nous avons assisté : « les alliances techniques ».  

Dans les jours qui ont précédé le scrutin, on n’a jamais autant parler de « front antifasciste », et pourquoi pas, pendant qu’on y était, de front « antinazi » et de front « antihitlérien » ? Quelle tartuferie que ces slogans venant des pires antisémites de l’heure, à savoir les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon, avec leurs plaisanteries graveleuses sur les noms juifs, leur appel à la haine et leur brutalisation de la vie politique française, au Parlement comme dans la rue.

Nous sommes tombés au niveau zéro de la politique, et plus certainement en dessous du niveau de la mer !

Diabolisons l’adversaire, il en restera toujours quelque chose, c’est comme le mensonge, plus il est gros, plus il passe. Mai 68, parlons en, Sartre,  ce grand philosophe encensé par la gauche, disait  : « L’isoloir est le symbole de toutes les trahisons ». Les oreilles d’Olivier Faure, le premier secrétaire du PS ont dû tinter, lui qui prétendait encore huit jours auparavant qu’aucune alliance PS-LFI n’était envisageable, tellement les Insoumisdégageaient une odeur de plus en plus nauséabonde, pestilentielle. Et voilà, que du jour au lendemain ils redevenaient fréquentables, au nom de la tambouille politicienne, de l’électoralisme, car ces gens-là, Monsieur, sont accrochés à leur siège comme la vérole sur le bas clergé, de véritables morpions.  Et voilà que les fédérations localesdu P.S, au détriment de la consigne nationale, se mettent à signer des « accords techniques » à tour de bras avec les listes LFI : à Nantes, à Lyon, Toulouse, Brest, Clermont-Ferrand, etc., même à Tulle la circonscription de François Hollande. Quel cynisme ! Quel reniement des valeurs, quel bras d’honneur envers ceux qui ont fondé jadis un grand parti politique, les Jaurès, Blum, et tant d’autres,  ils doivent se retourner dans leurs tombes. Accords techniques  ? comme s’il s’agissait d’un garage automobile, on croît rêver ! Et le plus triste dans l’histoire, c’est qu’Olivier Faure à sanctionné les socialistes qui, à Strasbourg ont osé passer un accord de deuxième tour avec une liste centriste, comme si celle-ci mettait plus en danger la République que LFI.

L’histoire retiendra que le PS, en mars 2026, a signé les accords de la honte ! Dois-je rappeler, que le 30 septembre 1938, un autre socialiste, Edouard Daladier signa à Munich, en Allemagne, d’autres accords de la honte, cette fois avec le chancelier allemand en lui octroyant une partie de la Tchécoslovaquie. A sa descente d’avion, à Paris, Daladier imagina être hué pour avoir cédé à Hitler, or la foule le reçut comme un sauveur, ce qui lui a fait dire « Ah, les cons, s’ils savaient« , il s’attendait à recevoir des tomates et il  a reçu des fleurs. A croire que les socialistes portent en eux les gènes des accords de la honte, l’histoire est un perpétuel recommencement, bis repetita. Et là aussi j’ai envie de dire à ceux qui ont voté pour ces accords « techniques » PS-LFI, les cons, s’ils savaient !

A Lyon, notamment, où le cadavre du jeune Quentin, lâchement assassiné par des militants de « la Jeune Garde »,  les spadassins de LFI, n’est pas encore refroidi. Qu’importe ! Que ne ferait pas Grégory Doucet pour conserver son siège de premier magistrat dans la capitale des Gaules ? Quant à Roubaix, si le député LFI, David Guiraud, un antisémite frénétique, était élu ce serait la première ville islamisée de France, de même que Saint-Denis sera la première ville de plus de 150 000 habitants dirigée par un « racisé ».

Jusqu’à cette année, je croyais naïvement que les élections municipales avaient pour but la gestion de nos 36 000 communes françaises, je constate aujourd’hui que Mélenchon et ses amis, ont surtout voulu dimanche dernier changer le pays, au profit « d’une nouvelle France », moins blanche, détachée de son Histoire, de sa culture et de ses racines traditionnelles. Electionspiège à cons, qu’ils disaient en Mai 68 ?

Nous avons là un avant-goût des prochaines élections législatives, et de la présidentielle de 2027 car ces élections municipales n’étaient qu’un tour de chauffe, une répétition générale avant la véritable représentation. Cela nous promet des lendemains qui déchantent !

Jean-Yves Duval, journaliste écrivain