Contribution

Mohamed Iqbal, penseur d’un autre Islam :  Par Nicolas Hautemanière

 

Mohamed Iqbal, penseur d'un autre Islam
Article publié le 02/09/2014
Par Nicolas Hautemanière

C'est en lisant le Pr Souleymanne Bachir DIAGNE que je suis tombé sur ce philosophe. P B CISSOKO


Mohamed Iqbal (1877-1938) est un poète et philosophe musulman originaire des Indes britanniques. Bien qu'il soit considéré comme le père spirituel du Pakistan moderne, la fécondité de sa pensée politique et religieuse interdit de réduire son œuvre à celle d'un simple militant nationaliste de la décolonisation. Sa relecture radicale de l'Islam et la complexité de ses idéaux politiques en font l'un des grands penseurs musulmans du XXe siècle, dont la réception dépasse largement les frontières de son pays natal.


Parcours biographique


Né le 9 novembre 1877 à Sialkot, dans la région du Pendjab, Mohamed Iqbal grandit dans une famille musulmane religieuse et traditionnelle. Ses capacités intellectuelles lui permirent néanmoins très tôt de quitter ses terres d'origine : il se lia en effet d'amitié avec le philosophe britannique Thomas Arnold (1864-1930), qui l'encouragea à poursuivre ses études en Angleterre, au Trinity College de Cambridge, où il était lui-même professeur. Mohamed Iqbal y étudia la philosophie de 1905 à 1908 et y publia sa thèse de doctorat sur La Métaphysique en Perse, avant de retourner en Inde où lui était offert un poste de professeur au Government College de Lahore.


Appartenant aux élites occidentalisées de sa province, il entama naturellement une carrière juridique et politique. Il devint avocat en 1911, puis s'engagea dans le « Mouvement pour le califat » (Khilafat Movement), à l'heure où la jeune République Turque discutait de la réforme de cette institution autrefois liée au sultanat de l'Empire ottoman. La chute définitive du califat, qui survint en 1924, constitua une rupture dans son engagement politique. C'est en effet après l'échec d'une refondation de cette institution qu'il s'engagea dans la All-India Muslim League, dont il fut le président annuel en 1930. Il ne s'agissait plus pour Mohamed Iqbal de lutter pour l'union de l'intégralité des Musulmans sous l'égide d'un unique calife, mais d'obtenir des Britanniques l'autonomie des régions islamiques des Indes Britanniques.
Il mourut en 1938, dix ans avant que ne soit réalisée l'indépendance pakistanaise, à laquelle il avait fourni ses fondements théoriques.


Une nouvelle philosophie de l'Islam


La grande familiarité qu'acquit Mohamed Iqbal avec le mode de vie européen et la philosophie occidentale lors de son séjour à Cambridge est décisive pour comprendre la conception de l'Islam qu'il défendit tout au long de son existence.
Deux expériences marquèrent cette période de sa vie. La première est la prise de conscience de l'écart scientifique et technique séparant les mondes musulman et occidental à l'aube du XXe siècle. Bien qu'il récusât le matérialisme allant de pair avec le développement économique de l'Europe, il lui importait de comprendre les causes du décrochage des régions islamiques. Cette interrogation n'était d'ailleurs pas propre à Mohamed Iqbal mais marquait profondément les sphères intellectuelles musulmanes de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. On en trouve un écho tardif mais particulièrement éloquent dans la publication de l'essai du Syrien Sakib Arslan répondant au titre lapidaire de « Pourquoi les Musulmans sont-ils en retard alors que les autres sont en avance ? » en 1939. La seconde expérience qui marqua Iqbal durant son séjour en Europe fut la prise de contact avec la philosophie d'Henri Bergson. En 1907, ce dernier était au faîte de sa gloire : cette année-là, il publiait L'évolution créatrice, qui reçut un accueil triomphal et fut lue avec enthousiasme par le jeune Mohamed Iqbal. Il y défendait une philosophie de la vie, une pensée du mouvement et une conception « vitale » du réel, opposées à la tradition de philosophie contemplative héritée de la philosophie grecque.


C'est à partir de sa lecture de Bergson que Mohamed Iqbal entendait à la fois expliquer le « déclin » supposé du monde musulman et contribuer à un renouvellement complet de sa culture. Si les cultures islamiques étaient incapables de modernité, c'est qu'elles s'étaient figées depuis le XIIIe siècle. La vitalité de la pensée musulmane des premiers temps aurait alors était perdue. Le poids des autorités religieuses aurait fait de l'interprétation du Coran un simple exercice de mémorisation de gloses anciennes, condamnant toute nouveauté quant à l'exégèse des textes sacrés. L'avancée du temps historique n'aurait plus été perçue que de manière négative, comme un élément venant progressivement corrompre l'Islam « pur » des premiers siècles. Ainsi s'expliquerait, d'après Mohamed Iqbal, que le monde musulman contemporain se soit montré incapable de prendre sa part à la modernisation scientifique, économique et culturelle du XIXe siècle.


Face à ces pesanteurs, Mohamed Iqbal entendait « remettre l'Islam en mouvement », c'est-à-dire lui rendre sa vitalité et renouer avec la tradition interrompue au XIIIe siècle. Reprenant à Bergson l'idée que la culture, la religion et la Création toute entière sont des objets « vivants », il défendait la nécessité d'une relecture continuelle du Coran, devant sans cesse en faire renaître le sens dans un monde aux contours changeants. A ce principe, Iqbal donnait le nom d'ijtihad, que l'on pourrait traduire par « effort d'adaptation constant ». Pour l'expliquer, l'auteur aimait à citer une tradition prophétique relative à Muâd Ibn Jabal. Ce dernier était chargé par Mahomet de veiller au bon gouvernement de la population yéménite récemment convertie à l'Islam. Mahomet s'entretient avec son jeune protégé : « Ô Muhâd, lui demanda-t-il alors, que feras-tu lorsque l'on soumettra un cas à ton jugement ? Je jugerai conformément au livre de Dieu. Le prophète de reprendre : et si tu ne trouves aucune solution dans le livre de Dieu ? Muâd : Alors je jugerai conformément à la coutume de son Messager. Le prophète d'insister : et si tu ne la trouves pas dans la coutume du Messager ? Alors, dit Muâd, j'utiliserai le raisonnement en toute liberté (ijtihad) pour former ma propre opinion [1] ». Ainsi, Mahomet aurait confié à ses disciples la responsabilité de faire évoluer les règles religieuses aux nouvelles situations se présentant dans le monde. La nouveauté, loin d'être un facteur de dégradation de l'Islam, serait le gage de sa vitalité et de la poursuite de l'œuvre entamée par le Prophète. Réformé, l'Islam pourrait retrouver une nouvelle modernité et épouser les transformations du monde contemporain.


Nationalisme pakistanais ou universalisme islamique ?


La réflexion religieuse de Mohamed Iqbal avait des conséquences politiques très fortes, qu'il convient maintenant d'expliciter.
La modernisation qu'il appelait de ses vœux ne devait pas se traduire par une importation directe et irréfléchie des modèles politiques et sociaux de l'Occident. On l'aura compris, la réforme de l'Islam devait naître d'un mouvement interne au monde musulman. C'est l'Islam lui-même, qui, pour Iqbal, est porteur d'une certaine modernité, y compris politique. Aucune relecture du Coran ne devait être tributaire de principes politiques ou religieux imposés de l'extérieur, tels des corps étrangers s'immisçant dans un organisme vivant et autonome. Plus particulièrement, il était inadmissible que la communauté musulmane importât sans ciller les principes de l'Etat-nation et de la laïcité : « Est-il possible de garder l'islam comme idéal éthique et de le récuser comme communauté politique au profit de communautés nationales où la disposition religieuse n'est autorisée à jouer aucun rôle [2] ? ». Venant de la plume de celui qu'on considère comme le père du nationalisme pakistanais, ces paroles pourront sans doute étonner. Leur cohérence n'en est pas moins certaine.


Le partage d'une unique religion par l'ensemble de la communauté musulmane devait en effet pousser celle-ci à s'organiser en une unique entité politique, qui se donnerait pour but la réalisation des idéaux moraux portés par l'Islam. Par-là, il ne faut pas entendre une application littérale et non circonstanciée de la shari'a, mais une mise en œuvre raisonnée et pour ainsi dire « adaptative » de ses principes dans le monde contemporain. La laïcité est à exclure, puisqu'elle empêche la communauté de s'imposer à elle-même ses règles morales. Mais l'organisation nationale des Etats l'est également, puisqu'elle limite artificiellement le champ d'application de la loi musulmane et divise injustement la communauté de destin formée par la umma. Ici s'explique l'engagement d'Iqbal dans le mouvement pour la refondation du califat. Cette institution incarnait la possibilité d'une union politico-religieuse transcendant les frontières nationales. Son renouvellement aurait également permis de renouer avec la période de floraison et de vitalité de l'Islam tant regrettée par Iqbal : celle du califat abbasside du XIIIe siècle, détruit par les Mongols.


Dès lors, comment expliquer l'engagement politique d'Iqbal en faveur de l'indépendance pakistanaise ?

Il semble y avoir, à l'origine de ce choix, une certaine renonciation. Les négociations politiques pour le maintien du califat avaient échoué en 1924, et le réalisme imposait la constitution d'une entité politique musulmane aux dimensions réduites. Mais il faut surtout comprendre que le revirement politique de Mohamed Iqbal ne fut pas complet. Le célèbre discours qu'il prononça à l'occasion de l'ouverture de la 25e session annuelle de la All-India Muslim League en 1930 montre qu'il ne se rallia jamais au mode de pensée nationaliste des Occidentaux. C'est l'Islam qui devait constituer le lien essentiel au sein de la communauté pakistanaise à venir, et non un quelconque sentiment national. De même, la souveraineté et l'indépendance des régions musulmanes des Indes n'étaient pour lui pas essentielles.

L'autonomie de ces territoires devait suffire, puisque ce qui importait, c'était la capacité qu'auraient les populations de ces régions à se donner à elles-mêmes leurs propres lois, conformes à l'enseignement du Coran. Enfin, et c'est peut-être là le point essentiel, la fondation d'un Etat pakistanais n'était pas conçue comme un but en soi par Iqbal. A travers lui devait être fondé un espace propice à l'exercice de l'ijtihad. Les terres du Nord-Ouest des Indes auraient ainsi pu devenir un nouveau cœur du monde musulman, lui permettant de se « remettre en mouvement ». Pour reprendre les termes employés par S. B. Diagne, il s'agissait moins de créer un Etat islamique et national que de créer un « Etat des Musulmans », dans lesquels ceux-ci disposent d'un lieu d'expérimentation politique et religieuse devant les porter vers la modernité. Et c'est finalement à l'ensemble de la culture musulmane que devait servir la fondation d'un nouvel Etat au Pakistan, par-delà les frontières imposées par le réalisme politique.


De telles ambitions avaient sans doute quelque chose d'illusoire, et Mohamed Iqbal le confessait lui-même lorsqu'il écrivait dans ses carnets : « les nations naissent dans le cœur des poètes ; elles prospèrent et meurent entre les mains des politiciens [3] ». Sa pensée politique esquisse néanmoins le chemin vers une « troisième voie », entre le modèle de l'Etat laïc occidental et celui de l'Etat islamique caractérisé par l'application stricte de la shari'a. Ceci justifie sans doute le renouveau de l'intérêt porté à cette grande figure de l'Islam du XXe siècle, en particulier au sein de la recherche anglo-saxonne.

Vers un nouveau califat ? Une mise en perspective historique


Bibliographie :
• Diagne Souleymane Bachir, Bergson postcolonial. L'élan vital dans la pensée de Léopold Sédar Senghor et de Mohamed Iqbal, Paris, CNRS, coll. « Les conférences au Collège de France de la chaire d'histoire contemporaine du monde arabe », 2011.
• Iqbal Mohamed, Stray Reflections. The private Notebook of Muhammad Iqbal, Téhéran, Iqbal Academy Pakistan, 2008.
• Iqbal Mohamed, Reconstruire la pensée religieuse de l'islam, trad. De Eva Meyerovitch, Paris, Librairie d'Amérique et d'Orient Adrien-Maisonneuve, 1955.
• Leaman Olivier, « Muhammad Iqbal », in Leaman Olivier (ed.), Biographical Encyclopaedia of Islamic Philosophy, t. 1, 2006, pp. 333-335.
• Razzaqi Shahid Hussain (ed.), Discourses of Iqbal, Téhéran, Iqbal Academy Pakistan, 2008.
[1] Cité d'après Souleymane Bachir Diagne, Bergson postcolonial. L'élan vital dans la pensée de Léopold Sédar Senghor et de Mohamed Iqbal, Paris, CNRS, coll. « Les conférences au Collège de France de la chaire d'histoire contemporaine du monde arabe », 2011, p. 88.
[2] Mohamed Iqbal, Stray Reflections. The private Notebook of Muhammad Iqbal, Téhéran, Iqbal Academy Pakistan, 2008, p. 112.
[3] Mohamed Iqbal, Stray Reflections. The private Notebook of Muhammad Iqbal, Téhéran, Iqbal Academy Pakistan, 2008, p. 112.
https://www.lesclesdumoyenorient.com/Mohamed-Iqbal-penseur-d-un-autre.html

Multi partenariat sexuel : Une vie sentimentale mouvementée sous le voile du plaisir intense --Félicienne HOUESSOU (Coll.) & Sandric DIKPE (Stag

 

Multi partenariat sexuel : Une vie sentimentale mouvementée sous le voile du plaisir intense --Félicienne HOUESSOU (Coll.) & Sandric DIKPE (Stag


Beaucoup vivent aujourd'hui la sexualité de façon dispersée. Malgré les actions de sensibilisation sur les impacts négatifs de ce phénomène, il persiste, notamment au sein de la couche juvénile.

Les relations intimes autrefois étaient respectées, sacrées et protégées. Le constat actuel est le caractère banal qu'on attribue à la chose. La plupart des jeunes ne respectent plus les relations intimes qu'ils tiennent entre eux. Les expressions telles que : mon amour, ma chérie, je t'aime,... n'ont plus leur sens aujourd'hui. La vie intime est beaucoup plus basée sur du fantasme. A chacun ses raisons, l'important, c'est d'arriver au bout des intentions que sont dans la plupart des cas, le sexe, l'argent, le plaisir... le manque de considération à l'égard des relations intimes amène la couche juvénile à se lancer dans plusieurs relations à la fois, sans aucun remords. Pour Achille, apprenti tailleur, le sexe a été créé pour le plaisir et en tant que jeune, il faut en profiter. « C'est pour cela que Dieu a crée la femme pour l'homme. L'affaire de dignité est un faux problèmes », a-t-il affirmé. Pour Gaël, étudiant à l'Eneam « Les jeunes vont vers le multi partenariat sexuel, car en premier lieu, il constitue un plaisir pour eux. Aussi, il y a l'envie d'avoir plusieurs partenaires pour se jauger et acquérir de l'expérience avec les femmes », a-t-il déclaré.


A chacun ses raisons


Etant donné que le sexe est une libido et une pulsion, la sexualité est une force, un besoin de l'individu à un certain âge. Ainsi, la puberté peut constituer un phénomène qui conduit au multi partenariat sexuel. Le garçon, pour s'affirmer peut chercher à avoir plusieurs petites amies à la fois. Stéphane, un jeune de 19 ans vit dans un jeu de concurrence de fille avec ses camarades. « J'ai des amis qui ont plus de 5 copines, chaque semaine, il faut tout faire pour avoir une nouvelle copine, et si tu rates, les autres se moquent de toi et te traitent de gamin », a-t-il dit en ajoutant que l'autre défi, c'est de coucher avec cette nouvelle le plus tôt que possible. Le psychologue et psychothérapeute Ildevert Egué confirme : « chez certains garçons adolescents, c'est en collectant des filles qu'ils se sentent fiers et courageux. De cette même façon, il y a des filles qui multiplient les partenaires, juste parce qu'elles se sentent fières du fait qu'elles sont belles et plusieurs hommes les courtisent et les désirent ». Selon le père André Quenum, l'environnement a des répercussions sur certains jeunes. « C'est la loi de : ''c'est ce que tout le monde fait'' à travers les mauvaises compagnies, les feuilletons qui ne sont, en réalité, que des fictions », a-t-il décrié. Aussi, continue-t-il, lorsqu'on parle de relation amoureuse, pour le jeune, c'est directement le sexe, les mensonges et les trahisons. « Alors qu'il s'agit d'une union des âmes et il faut beaucoup plus de bonheur et de confiance », a-t-il dit.


L'amour du gain facile, les ambitions démesurées et la pauvreté sont également autant de stimulants pour la multiplication des partenaires chez les jeunes, surtout les filles. « Mes parents sont jusqu'à Dassa. Moi-même je sais qu'ils n'ont pas les moyens et ils fondent leurs espoirs sur moi pour survivre. Je dois en plus de tout, acheter des documents, faire des photocopies, sans oublier le manger », avoue Brigitte, étudiante en 3ème année de gestion qui difficilement a confié : « J'ai quatre partenaires sexuels.

Et, puisque j'ai eu la chance de rencontrer des hommes qui peuvent m'aider, je ne peux pas refuser et rentrer au village. On ne mange pas la dignité », a-t-elle déclaré. En effet, les conditions économiques difficiles amènent des femmes à multiplier le nombre de leurs partenaires en espérant recevoir des avantages de toute nature. Pour Alice, apprentie couturière, la jeune fille doit se servir de sa jeunesse pour profiter des hommes. « Lorsque je vais me marier, l'homme va commencer par me dire qu'avant c'était une compétition ; or, la jeunesse n'arrive qu'une seule fois dans la vie d'une femme », a-t-elle avancé. Elle continue en affirmant que la femme est synonyme d'argent parce qu'elle doit prendre soin de son corps. Pour la deuxième déléguée du Ceg Houéyiho, Samaké Yasminatou, « quand on envie sa copine qui s'habille mieux et qui a de l'argent, ça pousse à aller demander aux hommes de l'argent mais en retour, ces derniers demandent le sexe. Et comme on a besoin de l'argent, on cède ».


Le niveau d'instruction amplifie aussi le multi partenariat sexuel car, au fur et à mesure que le jeune évolue dans ses études, ce comportement devient plus récurrent. Dans la tranche d'âge de 20 à 24 ans, les jeunes hommes deviennent plus intéressés par le phénomène du multi partenariat sexuel. mais, chez certaines filles, lorsque l'âge augmente surtout dans la tranche de 20 à 24 ans, elles deviennent de plus en plus sérieuses. Car, il y a la hantise de devenir de vieilles demoiselles et de se retrouver au nombre de celles qui n'ont pas eu le bonheur de goûter aux délices du mariage qui les amène à prendre conscience du retard qu'elles accusent et du coup, mettre un terme au multi partenariat sexuel.


Evidentes répercussions


Selon les explications du docteur en fonction à la direction de la santé de la mère et de l'enfant, Mabou Ahokpossi, en adoptant le comportement de multi partenariat sexuel, l'intéressé s'expose aux risques de perdre le contrôle de sa sexualité, aux grossesses précoces et non désirées, à l'avortement et à la mortalité maternelle sans oublier les maladies sexuellement transmissibles telles que : la blennorragie, la gonococcie, le condylome, la syphilis, les hépatites, le Sida... Samuel, un jeune homme, après avoir fait son expérience dans le multi partenariat sexuel s'exprime : « Depuis le cours secondaire, moi j'ai toujours vécu dans un désordre sexuel. Je changeais de filles chaque semaine. Pendant les vacances après la classe de Tle, j'ai même enceinté deux filles. Aujourd'hui, poursuit-il, je souffre de la syphilis et je n'ai même pas les moyens de me traiter correctement ». « Les jeunes hommes qui se livrent à cette pratique se détruisent car, c'est de l'énergie qu'ils déploient. Dans certains cas, ils sont victimes de troubles mentaux », a expliqué le psychothérapeute Ildevert Egué.

Il continue en affirmant que le multi partenariat est l'un des facteurs qui poussent certains hommes à se laisser corrompre et à détourner. Ceci, puisqu'ils seront appelés de par leur comportement sexuel, à prendre en charge plusieurs femmes. Pour le père André Quenum, l'excès de sexe chez un jeune gêne la croissance normale de sa vie affective et crée des risques de dépréciation de soi. « Il est presque impossible pour le jeune qui s'est adonné à cela, qu'il soit homme ou femme de désapprendre et de rester dans un foyer avec fidélité », a-t-il affirmé. Selon ses dires, « une société a aussi besoin d'être psychologiquement saine et quelqu'un qui n'a pas appris à mettre de l'ordre dans sa vie ne peut pas avoir des projets porteurs pour son pays ».
Ildevert Egué Psychologue et psychothérapeute : je ne juge pas ces gens, même si j'ai mes appréhensions sur le phénomène


Il existe deux sortes de multi partenariat sexuel : la polygamie et la polyandrie (femme avec plusieurs hommes). La polyandrie existait dans l'ancien temps mais aujourd'hui, ce n'est plus accepté par la société. La sexualité, c'est aussi un besoin comme la faim et la soif. Le garçon adolescent, voulant s'affirmer pour montrer qu'il est audacieux et courageux cherche à avoir plusieurs filles à la fois. C'est la loi des 3T (Tout Trou est Trou), peu importe la qualité, il suffit juste qu'elle soit une femme. La névrose peut aussi conduire à un tel comportement ; Très souvent, les garçons sont à la recherche de leur mère à travers les filles et les filles à la recherche de leur père à travers les hommes. On dit souvent que l'enfant est à l'image de ses parents. Parce qu'il a vécu avec un père qui change régulièrement de femmes, le garçon peut vouloir l'imiter.

Les fondements peuvent être endogènes comme exogènes. Ainsi, ne trouvant pas ce réconfort, le jeune peut se livrer à l'hypersexualité, la toxicomanie, l'ambition... Moi je ne juge pas ces gens, même si j'ai mes appréhensions sur le phénomène. Au lieu de juger, mieux vaut chercher à connaître les motivations qui ont poussé la personne à avoir ce comportement. Lorsqu'un individu se lance dans le multi partenariat sexuel, il faut comprendre que c'est un message qu'il transmet à la société afin de dire : « j'ai des difficultés dans la vie, venez à mon aide ». Mais quand ça devient excessif, on parle de la nymphomanie. Certains sont à la recherche d'une satisfaction et lorsque l'objectif est atteint, leur comportement peut changer. Mais lorsque l'individu atteint l'étape de dépendance, il faut solliciter l'aide d'un spécialiste. Il y a des anti-dépressions pour limiter la réaction. D'où la nécessité des séances de psychothérapie pour permettre à l'individu de verbaliser ses problèmes. Si vous demandez à quelqu'un qui a des rapports sexuels tous les jours d'arrêter, il y aura un vide que le spécialiste ne pourrait combler.

Il faut trouver par quel comportement peut-on le remplacer.
Père André Quenum : ce n'est pas parce que j'ai des désirs sexuels que je dois l'assouvir n'importe comment et avec n'importe qui


Outre la polygamie, le multi partenariat sexuel est un désordre, une dérive qui blesse non seulement l'intéressé mais aussi sa victime. C'est un phénomène qu'il faut décrier. Certes, la vie affective est un don de Dieu, un désir positif. Mais ce n'est pas parce que j'ai des désirs sexuels que je dois l'assouvir n'importe comment et avec n'importe qui. Je dois vivre ma vie sexuelle pour mon bien et pour celui de ma partenaire. Comme Saint Paul l'a dit : « tout m'est permis mais tout ne m'est pas profitable ». Ce n'est pas parce que vous avez l'impression que tout le monde le fait que vous allez aussi le faire. J'ai besoin d'éduquer mon corps et de maîtriser ma sexualité. Sinon, je vais me nuire. Il faut aussi que les jeunes aillent vers leurs parents pour discuter de ces choses au lieu de se confier à des gens de leur âge car ces derniers ne leur diront que ce qu'ils veulent entendre. Le grand problème qu'il y a, c'est la question de la confiance en soi. On a l'impression que c'est en faisant cela qu'on est quelqu'un alors que ça peut détruire toute votre vie. Le jeune homme ou la jeune femme doit avoir des ambitions beaucoup plus grandes.


Docteur Mabou Ahokpossi : ..0nous avons des rapports sexuels tarifés


Le multi partenariat sexuel est le fait d'avoir connu au bout d'une année plus d'un ami intime. Depuis plusieurs années, ce mal prend de l'ampleur, surtout chez les jeunes. Il faut aussi dire que la pauvreté favorise cet état de choses. C'est pour cela qu'aujourd'hui, nous avons des rapports sexuels tarifés, c'est-à-dire basés sur des intérêts financiers. C'est un problème multisectoriel. Le ministère de la santé n'est pas le seul concerné car si la population est malade, c'est clair qu'on ne puisse pas parler de développement. Au ministère de la santé, beaucoup de choses se font dans ce sens. Il y a un programme national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles. Nous aidons les jeunes à prendre conscience de leurs potentialités et à mieux les gérer. L'approche consiste à aider les jeunes qui sont sexuellement actifs à éviter les maladies. Et aussi les jeunes qui n'ont pas encore connu le sexe à repousser le désir.

Il faut noter que nous accompagnons aussi tout ce qui se fait par nos partenaires, c'est-à-dire des campagnes de dépistage gratuit et de conseils, la campagne « Plus tard plus sûr », qui consiste à amener les jeunes à repousser leur date d'entre en activité sexuelle, les centres « amis pour jeunes » qui permettent aux jeunes d'avoir toutes les informations et les services cliniques. Les conditions de vie aujourd'hui font que le désir est de plus en plus grand, mais il vous est toujours possible de faire un choix et le bon choix, c'est « avoir une bonne santé de reproduction ».
Félicienne HOUESSOU (Coll.) & Sandric DIKPE (Stag)

Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient » Érasme : "On ne naît pas homme, on le devient"

 

Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient » Érasme : "On ne naît pas homme, on le devient"


En 1949, la philosophe publie « Le Deuxième Sexe », un coup de tonnerre qui fait scandale et servira de matrice aux études de genre.


Par Marie-Sandrine Sgherri

Simone de Beauvoir en 1945. © akg-images / Denise Bellon


Plus qu'une simple citation, cette phrase qui ouvre le 2e tome du Deuxième Sexe, publié en 1949, est devenue un slogan qui résume à lui seul le féminisme, soit la revendication par les femmes de l'égalité avec les hommes. À l'origine, elle s'inscrit dans le droit fil de l'existentialisme que Simone de Beauvoir (1908-1986) applique à la cause des femmes. Pour ce mouvement philosophique, l'être humain est libre. Il ne peut être soumis à un quelconque destin préétabli, mais doit s'inventer lui-même. Il en est de même pour la femme : Beauvoir récuse l'idée qu'il existe une « nature féminine...
Le.point.fr


Érasme : "On ne naît pas homme, on le devient"


Érasme n'est ni le premier ni le dernier à utiliser la célèbre formule. Tertullien l'utilisa avant lui et Beauvoir la déclinera au féminin. Explications.


Par Victoria Gairin | Le Point.fr

Portrait d'Érasme de Rotterdam (1468- 1536). Peinture de Hans Holbein le jeune (1497-1543). Galerie nazionale di Parma. © leemage/ Electa


D'où vient cet adage, dont la déclinaison féminine a été rendue célèbre par Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir   ? Point de machisme chez Érasme. Par «  homme  », il entend l'Homme au sens générique, avec une majuscule. Et pour le devenir, il faut «  faire ses humanités  », se cultiver. Il résume dans De pueris statim ac liberaliter instituendis (1529), traité consacré à l'éducation, ses idéaux pédagogiques et sa vision de l'homme dans le monde.
Ces principes seront à l'origine de la conception «  libérale  » de l'homme, forgé davantage par la culture que par la nature, ...

Analyse du Professeur d'Etudes Strategiques A Montreal, Charles-Philippe David, son point de vue sur l'avenir de l'Afrique.

Un fidèle de ichrono.info  nous a proposé cet article : merci à Mamadou CISSOKHO/QUEBEC

Analyse du Professeur d'Etudes Strategiques A Montreal, Charles-Philippe David, son point de vue sur l'avenir de l'Afrique.

« Cela fait maintenant plus de 25 ans que j'enseigne la stratégie. Dans ma carrière, j'ai eu affaire à des dizaines d'officiers et de hauts fonctionnaires africains.

Je suis obligé de confesser que le malheur de l'Afrique, et de plusieurs nations prospères dans le monde, vient de sa rencontre avec l'occident. L'Afrique était en pleine construction au 15e siècle, avec des cités qui n'avaient rien à envier aux villes occidentales. Il y avait de grands hommes militaires et de grands stratèges. Mais tout cela a été sciemment effacé de la mémoire des africains. Mais aujourd'hui, à une allure extraordinaire, l'Afrique se reconstruit.

Le problème c'est que les gens ne le savent pas.

Un exemple, la population africaine qui était tombée en dessous de 100 millions d'habitants vers la 2e moitié du 19e siècle est en passe de devenir la plus forte au monde. D'autres peuples ayant subi moins que les africains ont totalement disparu. Je vais vous expliquer pourquoi l'Afrique fait peur au monde.

Au moment où je parle, le monde fait face à trois enjeux principaux : l'énergie, la défense stratégique et la mondialisation. L'Afrique est au carrefour de tout ça ! Commençons par l'énergie: Toutes les ressources énergétiques stratégiques les plus rares du monde sont en Afrique. Même si nos pays de l'ouest se sont vulgairement servis, personne ne peut parler d'une extinction des réserves car chaque jour, on en découvre de nouveaux. Vous allez constater que les médias n'en parlent jamais. On préfère détourner les regards des africains et du monde vers les guerres et la pauvreté. C'est de l'arnaque pour celui qui est éveillé. Vous a t-on jamais parlé de la ressource extraordinaire que constitue le vaste désert du Sahara ?

Vous a t-on jamais parlé de l'immensité des ressources en eau douce du sous-sol africain ?

C'est conscients de cette richesse phénoménale que constitue l'Afrique que des pays comme les USA, la France, la Chine, le Royaume Uni, etc. sont décidés à la maintenir dans une position de réservoir et déversoir mondial. Il y a aujourd'hui des task force un peu partout, chargés d'étudier et de proposer des solutions qui permettront à ces nations de faire main basse sur les ressources mondiales, de s'assurer que quoi qu'il advienne, leur approvisionnement sera assuré.

Que peut l'Afrique ? L'Afrique, c'est 54 minuscules états écartelés entre la banque mondiale, le fmi, le club de Paris, le club de Londres, les vendeurs d'armes, les mercenaires, les médias occidentaux, etc. Ces États n'ont même pas eu le temps de reconstituer leur histoire, qu'ils tombent dans la mondialisation. Que peuvent faire les présidents de ces États ? Soit ils obéissent, soit ils sont écartés. La marge de manoeuvre existe, mais très faible. L'occident a su mettre en place un vaste système pour gouverner le monde. Et jusqu'à présent, aucun pays n'est arrivé à tenir, excepté la Chine. Regardez l'Amérique latine et dites moi quel pays s'en sort ?

Aucun. Que pensez-vous des pays arabes ? Aucun n'est réellement indépendant, même l'Arabie Saoudite. Ensuite, la défense stratégique: L'état de déliquescence des armées est organisé à dessein. On ne colonise pas une région en y laissant une armée forte. Les armées africaines ont donc été transformées en armées de répression intérieure que de guerre ou de défense intelligente. Pourquoi ? Parce que nos nations ont besoin que vos armées se retournent contre vos peuples pour nous garantir l'accès aux richesses.

Les États ne peuvent non plus avoir accès au financement militaire. Les Chefs d'État ont peur de financer l'armée parce qu'elle peut être retournée à tout moment et les renverser. Prenez par exemple le cas de la défense anti- aérienne. Il n'y a quasiment aucun pays qui possède un système de défense équipé de missiles anti-aériens modernes. L'accès a été extrêmement verrouillé. Ce qui laisse le champ libre aux avions de reconnaissance occidentaux pour pénétrer les territoires africains en toute quiétude. Et aucun pays n'a accès à des satellites capables de le renseigner sur les mouvements de personnes ou d'aéronefs suspects dans son espace aérien sans l'aide de forces étrangères.

Tout cela est fait exprès pour créer de la dépendance et avoir des chefs d'état dociles. Aujourd'hui, des pays comme les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni peuvent détruire, en une journée, toutes les structures d'une armée africaine sans envoyer un seul soldat au sol... Rien qu'en se servant des satellites, des missiles de croisière et des bombardiers stratégiques. A mon avis cela ne durera pas longtemps. Les africains commencent par comprendre les enjeux. Si les pays africains se mettent ensemble, et que chacun accepte de donner seulement 10 % de son budget militaire à un centre continental de recherche et d'application sur les systèmes de défense, le continent peut faire un pas de géant. Il y a en Russie, en Ukraine, en Chine, en Inde, des centaines de scientifiques de très haut niveau qui accepteraient de travailler pour 3000 dollars US par mois afin de vous livrer des armes sophistiquées fabriquées sur le continent et servant à votre défense.

Ne croyez pas que je rigole. Il ne faut jamais être naïf. Si la survie de l'Occident passe par une re-colonisation de l'Afrique et la mainmise sur ses ressources naturelles vitales, cela se fera sans état d'âme. Ne croyez pas trop au droit international et aux principes de paix, ce sont toujours les faibles qui s'accrochent à ces chimères. Je pense qu'il est temps de transformer vos officiers en scientifiques capables de faire de la recherche et du développement. Vos petits États ne disposent pas de la ressource pour cela. Vous êtes en guerre, depuis votre rencontre avec l'occident. Enfin, la mondialisation: si vous comprenez que vous êtes en guerre, vous avez tout compris. Ne faites pas attention à tout ce qui se raconte dans les médias occidentaux. A savoir, l'aide aux pays sous-développés, aider les pays pauvres à faire face à la mondialisation, etc. Quel intérêt avons nos pays à vous voir développés ?

Aucun. Vous savez, dans mes fonctions, il y a des réalités que je ne peux dire, mais je vais vous les dire.

La mondialisation est juste la forme moderne de perpétuation de l'inégalité économique. Pour être clair, je vous dirai que ce concept a un but : garder certains pays comme sources d'approvisionnement en biens et ressources qui permettraient à d'autres de conserver leur niveau de vie. Les notions même de pays pauvres et pays riches sont biaisées. Autrement dit, le travail dur, pénible, à faible valeur ajoutée et impraticable en Occident sera fait dans le Tiers-monde. Ainsi, les appareils électroniques qui coûtaient 300 dollars US en 1980 reviennent toujours au même prix en 2006. Certains petits pays sont gardés pour être un réservoir de consommation où seront déversés tous les produits fabriqués dans le monde.

Et ce n'est pas l'Afrique seule. Pour moi, l'indépendance signifie d'abord un certain degré d'autonomie. Mais, quand je vois que des pays comme le Sénégal, le Mali, le Niger, le Tchad ou la Centrafrique importent quasiment 45 % de leur propre nourriture de l'étranger, vous comprendrez qu'un simple embargo militaire sur les livraisons de biens et services suffirait à les anéantir. Sans oublier l'indépendance militaire et monétaire. Mais cela ne s'acquiert pas subitement ! Pour terminer, je vais vous raconter une anecdote: Je parlais avec un colonel sénégalais venu en stage chez nous il y a quelques mois.

Nous regardions à la télévision les images de millions de Libanais qui défilaient dans les rues pour réclamer le retrait des soldats syriens de leur pays. Je lui ai demandé ce qu'il en pensait. Il m'a simplement répondu : « géopolitique ». Ce qui est exact ! Tout est géopolitique et géostrategie. Dans ces manifestations, Israël piaffe d'impatience d'en découdre avec le Hezbollah et puisque Tel-Aviv ne peut faire la guerre en même temps aux Palestiniens, au Hezbollah et à la Syrie, son souhait est que Damas se retire.

Une fois le Liban à découvert, Israël aura carte blanche pour l'envahir et y faire ce qu'elle veut. Tous les conflits dans le monde sont l'expression de jeux et lutte pour une ressource précise. Ce qui est certain, l'Afrique a progressé et les africains ont de plus en plus conscience de la nécessité de l'union, de l'analyse et de l'anticipation.

L'Histoire nous démontre que la coexistence entre peuples a toujours été et sera toujours un rapport de force. Le jour où vous aurez votre arme nucléaire comme la Chine et l'Inde, vous pourrez vous consacrer tranquillement à votre développement. Je suis optimiste. Car, si demain l'Union Africaine ou la CEDEAO décide de créer un Institut africain d'études stratégiques crédible et fiable, cela ne décollera pas forcément immédiatement, mais cela marquera la fin d'une ère.

L'Afrique doit d'abord s'unir. Ensuite il vous faudra développer votre manière de voir le monde, une manière africaine tenant compte des intérêts de l'Afrique. Alors, les fonctionnaires qui seront là devront arrêter de faire du copier-coller. Ils devront créer des outils et stratégies propres à l'Afrique. Avant que vos ministères des Affaires étrangères ne fassent des analyses sur la marche du monde, ils feraient mieux d'en faire d'abord pour votre propre « intérêt ». O.S. (journaliste, Montréal) Veuillez transmettre ce message aux amis et connaissances africains et à tous ceux qui se soucient.

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