Tensions nées de la finale de la Can : LE ROI SIFFLE LA FIN

Alors que les incidents survenus lors de la finale Maroc-Sénégal le 18 janvier dernier continuent de secouer la sphère sportive et diplomatique, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a pris la parole via un communiqué du Cabinet royal. Entre célébration d’une organisation réussie et regret face aux «agissements déplorables», le Souverain chérifien appelle à préserver la fraternité africaine malgré les tensions.

La fête a failli tourner au fiasco. Dans les dernières minutes d’une finale électrique à Rabat, l’attribution d’un penalty au Maroc a provoqué le retrait temporaire des joueurs sénégalais du terrain, un arrêt de jeu de plus de 20 minutes et des scènes de confusion totale. Si le Sénégal l’a finalement emporté (1-0), le climat d’après-match est resté lourd, marqué par des arrestations de supporters et des procédures disciplinaires ouvertes par la Caf.

Le Roi Mohammed VI : «La passion doit laisser place à la fraternité»

C’est dans ce contexte de «crise» que le Souverain a choisi de s’adresser à la Nation et au continent. Tout en qualifiant les incidents des dernières minutes de «fâcheux» et «déplorables», Sa Majesté a insisté sur la nécessité de prendre de la hauteur : le Souverain rappelle que la réussite du Maroc est «aussi une réussite africaine». Une fois l’amertume sportive dissipée, c’est la solidarité historique entre Dakar et Rabat qui doit primer. Le message royal dénonce fermement les «tentatives de discrédit» et les «desseins hostiles» qui tentent d’instrumentaliser ces tensions pour diviser les deux peuples. En tout cas, le Roi Mohammed VI se dit persuadé que le Peuple marocain «sait faire la part des choses» et ne se laissera pas entraîner dans la rancœur.

Le message est clair : le Maroc refuse que cet «épisode malheureux» efface le bilan d’un mois de progrès et d’excellence infrastructurelle. Le Royaume réaffirme son rôle de pilier du football africain et son engagement constant pour une Afrique unie, loin des polémiques de terrain. «Rien ne saurait altérer la proximité cultivée au fil des siècles entre nos peuples africains», persiste le communiqué du Cabinet royal.