Le clip « Thiaroye 44 » de l’artiste sénégalais Dip Doundou Guiss a été sélectionné pour le World AI Film Festival (WAiFF), devenant ainsi le seul projet africain parmi plus de 1 500 candidatures provenant de 80 pays, révèle L’Observateur. Le journal précise que la première édition du WAiFF se déroulera à Nice, en France, les 11 et 12 avril prochains. Ce concours met à l’honneur le septième art et l’Intelligence Artificielle (IA).
La sélection a été effectuée par un jury composé de professionnels du cinéma et de l’IA, présidé par Claude Lelouch.
« Thiaroye 44 », alliant « hommage historique » et « prouesse technologique », raconte l’histoire des Tirailleurs sénégalais et leur sacrifice durant la Seconde Guerre mondiale, rappelle le quotidien du Groupe Futurs Médias (GFM). Le clip mêle habilement l’utilisation de l’Intelligence Artificielle (IA) à une reconstitution fidèle des événements de 1944, créant ainsi une expérience visuelle poignante, ajoute la même source. Le projet a été salué pour sa capacité à allier tradition et innovation, en reproduisant avec soin les décors, les uniformes et les scènes de combat de l’époque, tout en restant fidèle à la réalité historique.
La sélection au WAiFF, un événement célébrant l’intégration de l’IA dans le cinéma, constitue une véritable victoire pour la culture sénégalaise et africaine. Ce succès montre que l’industrie musicale sénégalaise peut non seulement raconter des histoires authentiques, mais aussi les partager avec le monde en utilisant des technologies modernes, commente le journal. Il rappelle que ce « chef-d’œuvre » a été réalisé en collaboration avec Pape Oumar Diagne et produit par Jean-Pierre Seck.
« […] S’il s’est distingué, se réjouit le rappeur sénégalais, interrogé par L’Observateur, c’est grâce à plusieurs éléments qui ont plaidé en sa faveur : la puissance du sujet, traité avec sincérité et sensibilité ; l’utilisation intelligente de l’IA, qui est ici au service de la mémoire et de l’émotion, et non simplement un effet technologique ; la qualité artistique poussée dans chaque détail, du visuel à la narration, afin d’émouvoir et d’interpeller ; et enfin, l’innovation technique qui permet de restituer l’atmosphère de 1944, tout en restant fidèle à la réalité historique. »
Dip Doundou Guiss poursuit : « L’inspiration est née d’un profond désir de faire connaître l’histoire tragique du massacre de Thiaroye, un épisode encore trop méconnu. Il était essentiel pour nous d’honorer la mémoire de ces hommes, tout en utilisant les outils de notre époque pour transmettre leur histoire avec respect et force. »
L’interlocuteur du journal annonce également un film plus vaste, « Thiaroye 44 », afin de continuer à honorer la mémoire de ces soldats et sensibiliser les jeunes générations à cet épisode tragique de l’histoire.
« Nous voulions rendre hommage à ces soldats oubliés et porter leur mémoire au-delà des frontières. À travers cette œuvre, notre ambition était de redonner dignité à leur combat, de sensibiliser les jeunes générations et de montrer que notre histoire est universelle et mérite d’être racontée avec les outils d’aujourd’hui. En outre, cela permet également de changer le narratif et de fournir aux élèves et aux professeurs un outil pédagogique pour les cours d’Histoire », renchérit-il.