Pour moderniser et rendre ses services plus performants, la Cour des comptes s’est dotée d’un nouveau Plan stratégique de développement (Psd) pour la période 2026-2030. Le document a été soumis à l’appréciation des différentes parties prenantes et aux Partenaires techniques et financiers (Ptf) pour sa validation.
Après avoir élaboré son nouveau Plan stratégique de développement (Psd), la Cour des comptes a présenté hier le document aux différentes parties prenantes et aux Partenaires techniques et financiers (Ptf) pour sa validation. A travers ce document qui couvre la période 2026-2030, l’institution supérieure de contrôle vise à moderniser et rendre ses services plus performants. «La validation de ce plan marque un nouveau départ dans leur quête permanente de progrès vers la réalisation de leurs ambitions d’ériger la Cour des comptes en une institution supérieure de contrôle performante qui assure le leadership dans la promotion de la transparence et de la bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques», a expliqué le Premier président de la Cour des comptes. Pour atteindre ces objectifs, indique Mamadou Faye, la Cour des comptes veut s’appuyer sur des leviers en faisant un suivi-évaluation des actions afin de pouvoir faire des rectifications à temps.
Le Psd 2026-2030 prend en compte, selon le magistrat, «les résultats tangibles d’un précédent plan, celui mis en œuvre par la Cour des comptes de 2020 à 2024. Ce qui nécessite une correction des insuffisances relevées dans le rapport d’évaluation du Plan stratégique 2020-2024. Ces insuffisances sont essentiellement relatives au cadre juridique de la Cour des comptes, qui doit être révisé pour prendre en compte les nouvelles priorités de l’institution. Elles sont relatives en même temps à son cadre organisationnel, qui doit s’adapter aux mutations technologiques en cours, la transformation digitale notamment, dans le but d’améliorer les procédures de contrôle et de gestion».
Toutefois, rappelle M. Faye, la Cour des comptes doit jouir d’une indépendance totale dans l’exercice de ses fonctions. «Chers collègues, il nous faudra rester magistrats. Nous ne devons pas perdre de vue les exigences que nous impose la Cour, à savoir l’exigence de conformité avec notre statut, qui nous impose des obligations importantes ; l’exigence d’indépendance et d’impartialité, que nous confère notre statut, et sans lesquelles il ne saurait y avoir de contrôle externe digne d’un système démocratique ; indépendance vis-à-vis de l’Exécutif, vis-à-vis du Législatif et vis-à-vis du politique, mais aussi indépendance vis-à-vis de tous les autres lobbies. Exigence de compétence et d’expertise, gage de la crédibilité de l’institution, qui appelle une mise à jour permanente des savoirs et compétences que nous nous transmettons au fil des ans.
Cette exigence nous oblige à faire montre, dans notre travail, d’une expertise d’autant plus impartiale qu’elle s’exerce dans la collégialité, dans le respect du secret de l’institution et de la procédure contradictoire… en un mot dans le souci d’une Justice équitable. Exigence de professionnalisation de nos personnels de contrôle, magistrats assistants de vérification, par le développement de leurs capacités techniques et professionnelles. Exigence de réalisation d’une production de haute qualité, en quantité et dans les délais. Exigence d’objectivité et d’humilité, pour mieux prendre en compte les droits des justiciables et fournir une information fiable.
Exigence de célérité dans le traitement des dossiers, pour garantir l’actualité de la production de l’institution, notamment celles relatives au rapport public et au rapport sur l’exécution des droits des finances, que nous devons à l’Assemblée nationale», recommande le Premier président de la Cour. Qui précise qu’il n’a jamais été appelé par un homme politique ou un membre d’un lobby depuis qu’il a pris fonction en 2018 à la tête de cette institution de contrôle. «Je peux vous assurer que depuis que je suis à la tête de cet important organisme, je n’ai jamais eu l’occasion d’être contacté par un homme politique ou bien par un autre levier», assure M. Faye.
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