Toute domination est empreinte de force et finit par une exploitation inhumaine. PB CISSOKO
Quelle qu’elle soit, la domination est régie par une logique dont les principes et les enjeux survivent à la disparité de ses modalités historiques. La logique de la domination et ses enjeux sont les mêmes tant dans l’ancien ordre colonial et impérial de domination que dans les nouveaux modes d’existence du colonialisme et de l’impérialisme.
Contre « l’idéologie missionnaire » selon laquelle la colonisation et l’impérialisme sont porteurs de civilisation, l’auteur de cet essai établit que la domination est, en réalité, un crime contre l’humanité parce qu’il s’agit d’une entreprise dont la fin est l’asservissement et l’exploitation du dominé. Il pense que la construction d’un monde sans maîtres ni esclaves est possible grâce au fraternalisme adossé à l’égalitarisme.

