En marge des épreuves sportives des 4es Jeux Olympiques de la Jeunesse (Joj), le ministre de la Culture, de l’artisanat et du tourisme, Alpha Thiam, a officiellement coupé le ruban du Village olympique de Saly. Conçu comme une vitrine vivante du «Sénégal en miniature», cet espace multifonctionnel ambitionne d’allier ferveur festive, promotion de l’artisanat local et dynamisation du tourisme sur la Petite-Côte, tout en s’inscrivant dans la vision de développement territorial durable à l’horizon 2050.
La ferveur olympique ne se limite pas à la capitale sénégalaise. Quelques jours seulement après la cérémonie d’ouverture historique donnée le 31 octobre 2026 dans l’écrin du Stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, les Joj Dakar 2026 déploient désormais leurs ramifications culturelles et touristiques à travers les territoires clés du pays. Pour les autorités sénégalaises, l’accueil de cette toute première compétition planétaire sous l’égide du Cio en terre africaine dépasse le strict cadre du sport : il s’agit d’une affirmation éclatante de la souveraineté culturelle et d’une démonstration du savoir-faire organisationnel du Sénégal.
Revenant avec émotion sur les premiers temps forts de cette grande fête de la jeunesse mondiale, le ministre de la Culture, de l’artisanat et du tourisme, Alpha Thiam, a rappelé la portée symbolique du rendez-vous lors de son allocution d’inauguration : «Ce soir-là, le monde ne nous a pas seulement regardés : il nous a découverts. Il a découvert un Peuple fier de son histoire, riche de ses cultures, confiant dans sa jeunesse. Il a vu l’Afrique se dresser au centre de la scène mondiale, monumentale, fraternelle et lumineuse.»
Cette impulsion donnée à la décentralisation des festivités s’inscrit en droite ligne des orientations stratégiques de la «Vision Sénégal 2050» insufflée par le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Ce référentiel national place en effet la jeunesse au cœur des leviers de transformation sociale et fait de la culture et du tourisme des moteurs essentiels pour une croissance économique équilibrée et créatrice de valeur dans toutes les régions.
Saly, carrefour stratégique de l’animation olympique
Parmi les 558 communes que compte le Sénégal, seules trois ont le privilège d’abriter des sites officiels et des espaces de compétition liés aux Joj 2026. En devenant l’un des ancrages majeurs de l’événement, la station balnéaire de Saly confirme son statut central sur l’échiquier touristique et événementiel du pays.
Ce nouveau village vient enrichir un maillage national d’animation culturelle particulièrement ambitieux, aux côtés du Village africain implanté à Dakar, de la Maison de la culture Douta Seck et de la Grande Scène culturelle de Keur Massar. Il offre ainsi aux athlètes, aux visiteurs étrangers et aux populations locales une porte d’entrée privilégiée sur la diversité du patrimoine sénégalais.
Dans son propos, le ministre Alpha Thiam a tenu à saluer la synergie exemplaire entre les acteurs institutionnels et les partenaires privés, qui a permis d’ériger ce site dans des délais remarquablement maîtrisés. Le projet rassemble notamment les autorités municipales de Saly, la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (Sapco-Sénégal), l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt), l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (Apda), ainsi que des fleurons du secteur économique et immobilier comme la Sicap, la Caisse des dépôts et consignations (Cdc), Sablux et le Groupe Dall Bi.
Une immersion au cœur des richesses nationales
Pensé pour être bien plus qu’un simple lieu de passage, le Village olympique de Saly a été conçu comme une expérience immersive et interactive. «Ce village n’est pas simplement un espace d’exposition ou de divertissement. Il est une vitrine vivante du Sénégal, un lieu de rencontres, de transmission, de découverte et de création de valeur autour de nos richesses nationales», a martelé le ministre de la Culture.
Au-delà de la quête des médailles sur les terrains de jeu, le véritable enjeu retenu par les autorités réside dans la pérennité des retombées pour les acteurs économiques locaux. Au sein du village, la commune de Saly met à l’honneur des artisans venus des quatorze régions du pays, des créateurs de la mode et du design, ainsi que des maîtres d’art aux savoir-faire ancestraux.
En parallèle, un pavillon institutionnel dédié à la Sapco-Sénégal y a été installé pour présenter les opportunités d’investissement, avec l’ambition de capter des capitaux publics et privés afin de moderniser durablement les infrastructures de la station balnéaire historique et d’en diversifier l’offre touristique.
Des retombées durables pour les populations
En invitant le grand public et les visiteurs à s’approprier les lieux jusqu’au 14 novembre 2026, au rythme d’une programmation artistique quotidienne alliant musiques traditionnelles et sonorités urbaines contemporaines, le gouvernement mise sur un tourisme inclusif et résilient, capable de générer des emplois directs et indirects pour les jeunes et les femmes de la Petite-Côte.
Insistant sur l’héritage que devra laisser cette manifestation internationale, Alpha Thiam a conclu son discours en réaffirmant l’ambition à long terme de l’Etat : «La réussite d’un événement d’une telle envergure ne se mesure pas uniquement à la qualité de son organisation logistique ou au déroulement sans faille des compétitions sportives. Elle se mesure surtout à la capacité de notre pays à transformer cette expérience exceptionnelle en opportunités durables pour ses territoires, son économie locale et ses populations.»

