Albert Einstein : Comment je vois le monde


Albert Einstein
 
Comment je vois le monde

    • Traduction : Régis Hanrion, Maurice Solovine
    • Il est bon de comprendre le parcours des gens et ne pas se limiter à ce qui parait ou ce que nous voyons. Il est des choses qui sont cachées ou invisibles et c’est à nous de travailler pour les voir Mieux. L’humanisme se voit souvent mal, alors qu’il habite les gens… P B CISSOKO

Qui n’a jamais entendu parler d’Albert Einstein? de ses grandes découvertes? Son génie a fait l’unanimité, son nom a été mis sur le même plan que celui de Descartes, de Galilée ou de Newton. Mais il aura fallu la tragique apparition du nazisme, la Seconde Guerre mondiale et toutes ses conséquences pour laisser entrevoir, derrière la grande figure du savant, un homme d’une humanité exemplaire, partisan de l’entente entre les peuples, observateur attentif du monde.
Cet ouvrage rend compte, à partir de textes écrits entre 1930 et 1935, des grandes questions sur lesquelles ce génie solitaire souhaitait s’expliquer publiquement : le pacifisme, la lutte contre le national-socialisme, la défense du judaïsme, la religion et la science, la culture morale, l’éducation ; et de son admiration pour quelques grandes personnalités, comme Hendrik A. Lorentz, George B. Shaw, Bertrand Russell. Il traite également de problèmes scientifiques majeurs, parmi lesquels la théorie de la relativité restreinte et généralisée, la mécanique de Newton, l’influence de Maxwell…
Autant de sujets qui conduisent Einstein à s’interroger sur la vérité scientifique et sur les responsabilités de l’homme de science face à l’histoire.

Lu ailleurs

« Comment je vois le monde » (ou « Mein Weltbild ») est un essai d’Albert Einstein, publié pour la première fois en 1934. Cet ouvrage rassemble des articles et des réflexions d’Einstein sur divers sujets, notamment la science, la religion, la politique, et l’éthique. Il aborde des questions fondamentales sur la nature de l’univers et la place de l’humanité dans celui-ci.

« Ma condition humaine me fascine. Je sais mon existence limitée et j’ignore pourquoi je suis sur cette terre, mais parfois je le pressens. Et chaque jour, mille fois, je ressens ma vie, corps et âme, intégralement tributaire du travail des vivants et des morts. »

Thèmes Principaux

  1. Science et Religion: Einstein soutient que la science et la religion ne sont pas mutuellement exclusives, mais plutôt complémentaires. Il insiste sur l’importance d’une recherche de vérité qui transcende les dogmes et les préjugés. 
  2. Humanité et Pacifisme: L’auteur exprime sa vision d’un monde pacifique, où la science et la technologie sont mises au service de l’humanité. Il met en garde contre les dangers de l’utilisation imprudente des avancées technologiques, notamment en ce qui concerne la guerre et la destruction de l’environnement. 
  3. Réflexions sur la Condition Humaine: Einstein partage ses pensées sur la vie, la mort, et le sens de l’existence. Il évoque la fragilité de la condition humaine et l’importance de la solidarité entre les individus. 
  4. Citations Marquantes

Einstein est connu pour ses réflexions profondes et poétiques. Par exemple, il déclare : « La plus belle chose que nous puissions éprouver, c’est le côté mystérieux de la vie. » Cette citation souligne son admiration pour le mystère et la curiosité qui animent la science et l’art. 

Conclusion

« Comment je vois le monde » est un ouvrage qui offre un aperçu précieux de la pensée d’Einstein, non seulement en tant que scientifique, mais aussi en tant qu’humaniste engagé. Ses réflexions continuent d’inspirer et de provoquer des discussions sur la responsabilité de la science et le rôle de l’individu dans la société.

Né à Ulm en Allemagne en 1879, Albert Einstein est physicien théoricien. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands scientifiques de l’histoire, connu notamment pour ses théories de la relativité restreinte et da la gravitation.

Un parcours atypique

Malgré des résultats scolaires très moyens, le jeune Einstein parvient en 1896 à intégrer la prestigieuse école polytechnique fédérale de Zurich. C’est durant cette période qu’il rencontre Mileva Maric, qui deviendra sa première femme. Il obtient de justesse son diplôme en 1900,

 

Il entame alors un parcours d’autodidacte et approfondit ses connaissances, par la lecture d’ouvrages de références. Jusqu’en 1902, il vit dans la précarité, cherchant un emploi qu’il ne trouve. Embauché par l’office des brevets de Berne 1902, il peut vivre correctement avec sa femme, ses enfants tout en poursuivant ses recherches.

 

1905 Annus mirabilis

Il publie cette année-là quatre grands articles fondamentaux.

Une hypothèse des quantas de lumière, qui confirme l’hypothèse des quantas de Max Planck.

La théorie du mouvement brownien, preuve théorique de l’existence des atomes.

L’électrodynamique des corps en mouvement, qui se conclut par la relativité du temps et de l’espace, concept qui mènera Einstein directement à son quatrième article.

La relativité restreinte et le célèbre E=mc2

Ces thèses révolutionnaires ouvrent de nouvelles voies de recherche, en physique nucléaire et quantique, entre autres. C’est grâce à ces recherches sur le mouvement brownien qu’il obtient son doctorat en 1906.

La reconnaissance par ses pairs (notamment Planck et Nernst) viendra en 1909 et il sera professeur à l’université de Zurich, puis à l’université allemande de Prague. En 1914, il emménage à Berlin et devient membre de l’Académie royale des sciences et des lettres, poste qui lui permet de se consacrer tout entier à ses recherches, qui mèneront en 1916 à la publication de sa Théorie de la gravitation, connue sous le nom de relativité générale. La somme de ses thèses de 1905 et 1916 forment la base de la physique moderne, et ouvrent la voie aux recherches fondamentales de la physique quantique.

 

Il reçoit le Prix Nobel de physique 1921, pour « ses contributions à la physique théorique ».

Durant les années 20 ; la situation politique en Allemagne se dégrade, et Einstein subit des attaques visant ses origines juives et ses positions pacifistes. Sa théorie de la relativité est également fermement visée. En 1933, en tant que président d’honneur de la Ligue contre l’antisémitisme, il lance un appel aux peuples civilisés, dans lequel il s’élève contre « les actes de force brutal et d’oppression contre tous les gens d’esprit libre et contre les juifs, qui ont lieu en Allemagne ».

Menacé par l’arrivée au pouvoir du parti nazi, il émigre d’abord en Belgique, puis aux Etats-Unis, invité par Abraham Flexner. Einstein poursuivra ses travaux pour élaborer une théorie globale des champs expliquant les quatre interactions élémentaires (gravitation, électromagnétique, interaction faible et forte).

En août 1939, il co-signe avec Léo Szilard et Eugène Wigner une lettre destinée à Roosevelt qui aurait contribué les Etats-Unis à enclencher le projet Manhattan. Après la Seconde guerre mondiale, il militera, jusqu’à sa mort en 1955, pour un désarmement atomique mondial, et s’exprimera contre la course aux armements liée à la guerre froide.

Il marque également ses convictions socialistes dès 1949, en plein maccarthysme. Il publie un essai Pourquoi le Socialisme. Il est attaqué par Joseph McCarthy par rapport à ces prises de positions, traitant Einstein « d’ennemi de l’Amérique ». L’affaire fait grand bruit et seules quelques personnalités, comme Bertrand Russel prennent sa défense. L’affaire sera classée en 1954, pour manque de preuve.

Einstein meurt d’une rupture d’anévrisme en 1955.

« Il est hélas devenu évident aujourd’hui que notre technologie a dépassé notre humanité. » Albert Einstein