La Côte d’Ivoire aurait mérité mieux qu’une élimination en 16es de finale de la Coupe du monde contre la Norvège ce mardi à Dallas (2-1). Les Éléphants ont réalisé un bon match, presque maîtrisé, mais se sont fait surprendre par l’efficacité d’Erling Haaland et ses coéquipiers. Le beau parcours ivoirien s’arrête donc et les Norvégiens retrouveront le Brésil en huitièmes de finale.
Les visages ivoiriens enfouis dans la pelouse et les larmes en disaient long, après le coup de sifflet final. Car ils étaient nombreux les hommes d’Émerse Faé à avoir fait le job. Notamment en première période, durant laquelle ils ont constamment amené le danger sur le but norvégien, essentiellement par les ailes. Yan Diomandé a donné quelques très bons ballons, comme ce centre vers le deuxième poteau pour Pépé qui a raté sa volée en excellente position (28e). À l’opposé, côté droit, Pépé et Doué, ont plusieurs fois débordé, combiné et délivré de bons ballons, mais jamais Bonny, un cran en dessous par rapport à ses partenaires, n’est parvenu à couper une trajectoire.
Supérieurs collectivement, les Éléphants ne sont pas parvenus à concrétiser leur domination, jusqu’à finalement encaisser l’ouverture du score avant la pause. Une frappe venue de nulle part d’Antonio Nusa. Venu de la gauche, il s’est décalé sur son pied droit et a enroulé un ballon dans la lucarne de Yahia Fofana qui n’a rien pu faire (39e).
C’est à ce moment précis que les Éléphants ont fait preuve de trop de tendresse. Relâchés après avoir tant travaillé pour marquer, ils ont complètement oublié au marquage Patrick Berg plein axe, qui s’est glissé entre deux défenseurs pour filer au but et donner le ballon à Haaland, qui n’avait plus qu’à pousser dans le but vide (86e). Une énorme erreur de concentration, que le superbe coup-franc de Diallo dans le temps additionnel, détourné par une claquette d’Orjan Nyland, n’est pas venu effacer.
Les Ivoiriens avaient tous les droits de rêver d’une première victoire dans un match à élimination directe en Coupe du monde. Et surtout d’une affiche extraordinaire contre le Brésil en 8es de finale. Rien de tout ça pour les Éléphants, qui se souviendront longtemps de cette élimination rageante plutôt que de la phase de groupes réussie.

