Vainqueurs des Aigles du Mali (1-0), hier au Grand Stade de Tanger, les Lions de la Teranga ont validé leur qualification pour les demi-finales de la Can 2025. Un succès maîtrisé qui permet aux champions d’Afrique 2022 de poursuivre leur quête d’un second sacre continental.
Le choc tant attendu n’a pas tourné à la bataille rangée. Si le derby ouest-africain promettait des étincelles, le Sénégal a su imposer sa loi avec sérénité, ne laissant que peu d’espoir à une équipe malienne vaillante, mais trop tôt handicapée par les événements. En s’imposant sur la plus petite des marges (1-0), les hommes de Pape Thiaw rejoignent le dernier carré, et attendent désormais de pied ferme le vainqueur du choc entre la Côte d’Ivoire et l’Egypte.
Iliman Ndiaye, le choix gagnant
Le match a basculé à la 25e minute. Aligné d’entrée à la place de Ismaïla Sarr, Iliman Ndiaye a donné raison à son sélectionneur. Sur un débordement tranchant de Krépin Diatta côté droit, le centre de l’ailier monégasque a provoqué une sortie manquée de Djigui Diarra. En embuscade, Ndiaye n’avait plus qu’à pousser le ballon au fond des filets, libérant le camp sénégalais. Avant cette ouverture du score, les Lions avaient déjà affiché leurs intentions, notamment par Pape Guèye dont la frappe à la 20e minute avait été involontairement déviée par son propre partenaire, Habib Diallo.
La frayeur et le tournant du match
Pourtant, le Sénégal aurait pu se faire surprendre : une relance axiale hasardeuse du capitaine Kalidou Koulibaly a failli offrir l’égalisation au Mali. Il a fallu un retour salvateur de Krépin Diatta pour chiper le ballon dans les pieds de Lassina Coulibaly, qui s’apprêtait à défier Edouard Mendy.
Le sort du match s’est scellé juste avant la pause. Déjà sous pression, le Mali a vu son maître à jouer, Yves Bissouma, recevoir un second carton jaune synonyme d’expulsion. Réduits à dix, les Aigles se sont retrouvés face à une montagne infranchissable, rappelant leur scénario difficile contre la Tunisie, même si cette fois, le miracle n’a pas eu lieu.
Une gestion tactique rigoureuse
Au retour des vestiaires, malgré l’infériorité numérique, le Mali a tenté le tout pour le tout sur coups de pied arrêtés. Edouard Mendy a dû s’employer par deux fois : d’abord en intervenant dans les pieds de Coulibaly, puis en détournant une tête dangereuse de Abdoulaye Diaby au second poteau.
Sentant son équipe s’endormir, Pape Thiaw a opéré des changements stratégiques. Pour protéger ses joueurs sous le coup d’une suspension, il a lancé Lamine Camara et Pathé Ciss à la place de Pape Guèye et Habib Diarra. Ces entrées ont redonné du souffle au milieu sénégalais. Pathé Ciss, très percutant, a d’ailleurs manqué de peu le but du break, butant sur un Djigui Diarra décisif dans les 15 dernières minutes.
Tanger, la «Tanière» des Lions
En totale maîtrise technique, le Sénégal a géré la fin de match sans trembler. Les Lions confirment leur montée en puissance dans cette compétition. Solidité défensive, réalisme offensif et profondeur de banc : les ingrédients d’un favori sont là.
Désormais, les regards sont tournés vers l’affiche Côte d’Ivoire-Egypte. Peu importe l’adversaire, ce Sénégal-là, serein et conquérant, semble prêt à défendre son rang jusqu’au bout. Et ce sera à Tanger devenu leur antre depuis le début de la compétition…

