Abdoulaye Wade a choisi un jour particulier, le 26 septembre, date des célébrations des 15 ans du naufrage du Joola, pour répondre au président Macky Sall. L’ex-chef de l’Etat sénégalais arrivé deuxième des législatives avec sa coalition a été invité à participer au dialogue national. Pour le moment, il a adressé un refus catégorique à son successeur.

C’est au siège du Parti démocratique sénégalais, bondé, dans une atmosphère électrique qu’Abdoulaye Wade a pris la parole mardi. Pour la première fois depuis son retour en juillet, l’homme fort du parti qu’il a créé en 1974, a présidé la réunion du comité directeur. Il estime que Macky Sall ne montre aucun signe de bonne volonté pour dialoguer.

« S’agissant de ce que Macky Sall appelle le dialogue, le comité directeur note qu’il n’est pas dans l’attitude d’un homme qui veut dialoguer », a estimé l'ex-chef de l'Etat.

Abdoulaye Wade s’est exprimé durant 40 minutes, le plus souvent en wolof. Visiblement, il considère que les récentes législatives, ratées et truquées d’après lui, auraient dû entraîner des réformes en vue de la présidentielle 2019. « Il est en présence d’une série de problèmes qu’il pourrait résoudre aussi rapidement qu’il les a créés, mais qu’il n’aborde même pas, espérant faire passer le produit de sa turpitude au compte des profits et des pertes de l’élection. Macky Sall veut tromper l’opinion », a-t-il lancé.

Même s’il se veut direct, Abdoulaye Wade, en fin politicien, cherche clairement à faire pression sur Macky Sall, mais ne ferme pas la porte à des discussions. S’ils s’opposent, les deux hommes appartiennent néanmoins à la même famille des libéraux.

RFI

Les deux poids lourds de la classe politique sénégalaise se toisent. Il y a quinze jours, le président Macky Sall a appelé au dialogue politique. Il souhaite discuter notamment du statut du leader de l'opposition et de l'organisation de la prochaine présidentielle en 2019. Un dialogue refusé pour le moment par l'ex-chef de l'Etat Abdoulaye Wade. Un blocus politique qui fatigue la population.

Ils n'ont qu'à travailler. Il n'ont qu'à travailler ensemble, main dans la main.

Les Sénégalais lassés des éternelles querelles politiques

RFI

Une Tunisienne, un Marocain, un Ivoirien et un Sénégalais apparaissent dans le "classement 2017 des 100 jeunes leaders mondiaux" du Forum économique mondial de Davos.

Plusieurs Africains figurent dans la prestigieuse liste des 100 « jeunes leaders mondiaux » (« Young Global Leaders ») rendue publique par le Forum économique mondial. Connu pour sa réunion annuelle des dirigeants du globe à Davos, cet organisme choisit chaque année une centaine de personnalités de moins de 40 ans  – hommes et femmes d’affaires, fondateurs d’ONG, engagés en politique, scientifiques – qui « relèvent les défis les plus complexes avec une approche innovante ».

« Chaque année, nous sélectionnons les hommes et femmes de moins de 40 ans les plus innovants, entreprenants et soucieux des questions sociales, et qui repoussent les limites pour repenser le monde dans lequel nous vivons », détaille dans un communiqué l’institution qui récompensait l’an dernier des personnalités telles qu’Emmanuel Macron ou Amal Clooney.

La moitié des lauréats sont issus de pays émergents.

Petite particularité de cette année : sur la cuvée 2017, non seulement les femmes sont majoritaires mais la moitié des lauréats sont issus de pays émergents, « ce qui reflète une évolution vers plus de diversité dans le leadership global », note le Forum, même si les lauréats originaires d’Amérique du Nord et d’Europe trustent toujours une part importante des places − respectivement 24 et 17 −. On retrouve tout de même dans ce classement une Tunisienne, un Marocain, un Sénégalais et un Ivoirien.

Mouhamed Moustapha Fall fait ainsi partie cette année des heureux élus. Après avoir  obtenu une bourse de recherche postdoctorale de la prestigieuse fondation Alexander-Humboldt de l’Université Goethe de Francfort, en Allemagne, ce jeune Sénégalais est désormais titulaire de la chaire de mathématiques à l’Institut africain des sciences mathématiques (AIMS) du Sénégal, financée par cette même fondation.

Abdourahmane Cissé nominé

Du côté des personnalités politiques, on retrouve le nom d’Abdourahmane Cissé, titulaire du portefeuille du Budget en Côte d’Ivoire. Né en 1981, ce diplômé de l’École Polytechnique, ancien trader pour Goldman Sachs, est revenu au pays après la victoire d’Alassane Dramane Ouattara avant de devenir à 32 ans, en 2013, le plus jeune membre du gouvernement actuel.

Vient ensuite Mohamed Alami Berrada, directeur général chez Yasmine Orfèvres de l’Immobilier, une agence de construction de logements qui privilégie les espaces verts et les jardins suspendus. Le Marocain est l’un des co-fondateurs de l’Initiative Tariq Ibnou Ziyad (Tizi), qui se présente comme un « réseau politique indépendant et non-partisan ».

Enfin, Faten Kallel permet à nouveau à la Tunisie de tirer son épingle du jeu dans le classement. Titulaire d’un MBA de Paris-Dauphine, cette ancienne consultante en management, membre du parti Afek Tounes, a intégré le gouvernement de son pays en tant que secrétaire d’État chargée de la Jeunesse auprès de la ministre de la Jeunesse et des Sports.

Les Tunisiennes en force dans le classement

L’an dernier déjà, deux autres Tunisiennes intégraient le classement des « Young Global Leaders ». La première, Amira Yahyaoui, n’est autre que la présidente et co-fondatrice de l’ONG de défense de la transparence politique Al Bawsala (« la Boussole », en arabe).

Wafa Makhlouf Sayadi, à la tête de la société Proclean, s’est quant à elle lancée dans l’entrepreneuriat social dès 2003 avec un projet consacré à la collecte des déchets ménagers et le nettoyage des plages tunisiennes. En 2011, elle a aussi été élue à la présidence du Centre des jeunes dirigeants d’entreprise de Tunisie (CJD), et est désormais députée du parti Nidaa Tounes.

jeudi, 28 septembre 2017 08:07

Compétitivité : la Tunisie fait du surplace

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Freiné par sa bureaucratie et une corruption endémique, le pays ne décolle pas dans le classement de compétitivité de Davos. Ces piètres performances ne sont pas sans inquiéter les observateurs économiques, qui regrettent le manque de réactivité des pouvoirs publics.

La Tunisie se maintient au 95e rang (sur 137) dans le classement 2017-1018 de la compétitivité réalisé par le Forum économique mondial (FEM), avec le même score de 3,93 sur 7 qu’en 2016. 32e et premier pays africain en 2010, la Tunisie est désormais le troisième pays maghrébin et le 9e du continent, derrière Maurice (45e), le Rwanda (58e), l’Afrique du sud (61e), le Botswana (63e), le Maroc (71e), l’Algérie (86e), la Namibie (90e) et le Kenya (91e).

« Ce niveau médiocre laisse un goût amer, car chaque année, les commentaires sont les mêmes, notamment sur l’absence d’une politique d’investissement », se désole Walid Bel Hadj Amor, vice-président d’Instauring an Advocacy Champion for Economy (IACE), un think-tank entrepreneurial partenaire du Forum économique mondial.

Sans surprise, l’inefficacité de la bureaucratie (18,1%) et la corruption (11,6%) sont les deux principaux freins à la compétitivité, selon cette étude menée auprès des décideurs tunisiens. « Le pouvoir politique alimente le cercle vicieux en laissant proliférer la corruption et le marché parallèle et en renforçant la pression fiscale sur le marché formel », dénonce le dirigeant de l’IACE dans une critique du projet de loi de financement qui prévoit d’augmenter la TVA de 12% à 19%.

Des progrès dans l’enseignement supérieur et la formation

La Tunisie a cependant progressé sur sept des douze piliers de l’indice, dont un bond de onze places pour l’enseignement supérieur et la formation. Le pays a, en revanche, reculé sur quatre autres catégories dont la flexibilité du marché de l’emploi (-2 places), une catégorie dans laquelle il ne devance que le Yémen et la Mauritanie. « C’est un résultat inquiétant pour l’attractivité notamment du sud du pays », commente Majdi Hassen, directeur exécutif de l’IACE. L’environnement macro-économique passe, lui, de la 99e à la 109e place. La dégradation du dinar, qui plombe les critères de déficit budgétaire (-10 places) et de la dette publique (-7 places), n’y est pas étrangère.

Majdi Hassen met également en garde contre l’absence d’investissement dans les infrastructures de transport ferroviaire, aérien et portuaire, ainsi que contre le vieillissement des équipements technologiques, notamment des réseaux de connexion internet, qui se développent très vite dans les autres pays. « Cela pourrait nous coûter des places dans le prochain classement », assure-t-il.

L’IACE estime en revanche que la Tunisie pourrait facilement rattraper son retard dans les domaines de la sécurité, de la lutte contre la criminalité et du terrorisme grâce à une amélioration notable des politiques en la matière. La Tunisie est passée du 28e au 128e rang concernant le coût du terrorisme depuis la révolution.

Jeune  Afrique

PHILOSOPHIE / Un philosophe est un flambeur par Jean-Toussaint Desanti


Dans notre série Qu'est-ce qu'un philosophe ?

Jean-Toussaint Desanti : Un philosophe est un flambeur
Propos recueillis par François Ewald
In magazine littéraire n° 339 Janvier 1996

Jean-Toussaint Desanti est né en 1914. Il fait un peu figure de patriarche de la philosophie française. Spécialiste de philosophie des mathématiques, il a publié en 1992 un livre d'entretiens (Réflexions sur le temps, variations philosophiques I, avec Dominique-Antoine Grisoni, éd.Grasset) sur la notion de temps, et est en train d'élaborer, à son tour, une réponse à la question : qu'est-ce que la philosophie ? Après avoir donné sa vision de la situation de la philosophie, il illustre la figure du professeur à travers un émouvant portrait de François Châtelet.

Q - Il y a dix ans disparaissait une grande figure de la philosophie française, François Châtelet.

J.T. Desanti - François Châtelet était un professeur : quelqu'un qui donne ce qu'il croit savoir en partage, quelqu'un qui a sinon la certitude, du moins la conscience assurée de posséder ce qu'il croit savoir que dans le moment où il le fait partager, dans le moment où il y a non seulement échange mais mise en œuvre commune. En ce sens, c'était un homme de communication, dans le sens profond du mot ; c'était un homme d'accueil, un homme de partage du sens ; ce n'était pas un gardien jaloux de ce qu'il croyait savoir. Cela transparaissait dans son aspect, dans sa façon d'être. La stature de François Châtelet, sa façon de se poser comme corps, était celle d'un homme rassurant. Il se présentait dans le monde comme témoin d'une région de tranquillité. En tout cas j'avais tendance, moi qui suis très petit et lui très grand, à me sentir à l'abri lorsque j'étais près de lui.

Q - J'ai le souvenir d'une très grande générosité.

J.T. Desanti - C'était à la fois de la générosité, et plus que de la générosité. Sa générosité se fondait sur le fait qu'il ne pouvait pas se définir ni s'accepter comme un penseur solitaire. La communication lui était pour ainsi dire substantiellement immanente.

Q - Dans l'histoire de la philosophie, y a-t-il d'autes exemples de cette figure philosophique ?

J.T. Desanti - Socrate était sans doute comme ça. Mais je suppose que la plupart des philosophes ont à un moment de leur vie éprouvé cette exigence du partage, cette recherche du partage. Tous ne l'ont pas satisfaite, mais tous l'ont éprouvée, tous ont cherché à réassurer leur parole dans la parole de l'autre.

Q - La différence de François Châtelet n'était-elle pas que la générosité chez lui était attentive à la demande de l'autre ?

J.T. Desanti - Elle consistait à se réassurer, en répondant à la demande de l'autre, de ce qu'il projetait lui-même comme travail pour la vérité. François Châtelet était un travailleur du vrai. Si on n'a pas de projet pour l'assurance concernant le sens de ce qui est dit, il n'y a pas de travail de la pensée possible. Même si on ne sait pas ce que veut dire être vrai, il reste qu'on garde l'exigence de parvenir à la prise de possession d'un sens communicable, répétable, susceptible d'être prolongé devant l'autre. Car ce que l'on dit, on le dit toujours devant l'autre même si on parle tout seul, même lorsqu'on lit un texte. Le déjà pensé, il faut se le recommuniquer à soi-même comme à un autre. On est toujours dans cette situation. François Châtelet avait compris cela, pour ainsi dire par abondance de nature. C'est ce qui fait son poids dans l'histoire de la philosophie.

Q - Peut-on dire que la philosophie soit aujourd'hui " éclatée " ?

J.T. Desanti - Elle est en effet éclatée, parce qu'il n'y a pas de point fixe, ni de région repérable où le travail de la pensée puisse s'installer de façon à mettre en œuvre une démarche unitaire. Il n'y a de point fixe ni du côté du sujet ni du côté de ce qu'on pourrait nommer un concept fondamental, un maître concept. Le champ d'expériences signifiant se trouve privé de connections fondamentales. C'est ainsi, par exemple, que l'on ne peut pas actuellement constituer un concept du temps qui permettrait de saisir l'ensemble de ses expériences - le temps de l'histoire, le temps de la physique, le temps de l'expérience interne, le temps du remords, le temps de l'angoisse, le temps de la mort et le temps de la naissance, le temps de l'écart et le temps de l'oubli, le temps dans lequel les choses changent et demeurent -, dans une démarche unitaire, alors même que nous soupçonnons que toutes ces formes d'expériences du temps renvoient à un temps unique. Ramener l'une de ces expériences à l'autre vous place devant une région de failles, devant un problème, celui-là même que Kant avait repéré lorsqu'il explique que le temps de l'appréhension du phénomène n'est pas le temps dans le phénomène.

Q - Cette situation de la philosophie est-elle neuve ?

J.T. Desanti - On a toujours eu affaire à des formes d'expériences, à des formes de cultures différenciées. Le travail de la pensée consiste à la ressaisir avec l'exigence de s'installer dans un point vide, un point zéro, un point d'où il semble qu'on doive tout reprendre. Malheureusement ou heureusement, ce point zéro, ce point de recommencement, ce point de rebroussement ne se laisse pas déterminer avec évidence.

Q - Vous avez pourtant connu la domination sinon de grands systèmes, du moins de grandes synthèses comme le marxisme ou la phénoménologie.

J.T. Desanti - On n'a jamais à faire qu'à une apparence du système. Prenons Hegel : voilà un bloc d'énoncés qui se présente comme " le " système. Mais pour y entrer, on doit s'installer en un point déterminé et le remettre en mouvement. Sinon le système reste incompris, jusque dans sa nature même. Ou bien vous le répétez et c'est inutile, ou bien vous le mettez en œuvre, et vous le remettez à zéro. La difficulté aujourd'hui est de trouver le point zéro.
Cela dit, ce n'est pas arbitrairement que l'on décide de penser dans telle direction ou dans telle autre. Toute configuration conceptuelle ou sensible donnée montre ses failles, ses régions d'effondrement. C'est dans la reconnaissance de ces régions de faille et d'effondrement que la grande structure qui paraît aller de soi exige d'être mise en mouvement. C'est ce qu'on appelle le travail de la pensée.

Q - L'activité philosophique fait éclater les systèmes.

J.T. Desanti - Nécessairement. Prenez la phénoménologie. Elle n'a pas été pour rien dans cet éclatement. Sa démarche se présente comme un projet de recommencement, orienté à l'origine vers l'idée d'une philosophie première, d'une science fondamentale : il fallait découvrir un point où s'installer pour déployer le champ du travail. Du même coup, au départ, l'idée même de système paraît ineffectuable ou tout au moins ajournée, parce qu'en projet. Or un système en projet n'est plus un système fermé. Husserl, par exemple, recherche une philosophie fondamentale autofondée, susceptible de constituer l'autoconscience de l'humanité pensante. Merleau-Ponty s'est toujours efforcé de saisir la connexion des divers champs d'expériences ; il a toujours cherché à savoir comment s'agence la région de ce qui peut avoir sens ou non-sens. S'il y a donc dans la phénoménologie une sorte de systématicité en projet, une sorte de systématicité en devenir, cette systématicité en devenir, cette systématicité est sans cesse à l'épreuve et toujours à recommencer.

Q - Y a-t-il aujourd'hui des figures qui ressembleraient à celle de François Châtelet ?

J.T. Desanti - Je n'en vois pas mais j'en souhaite. Parce que, à mon sens, le philosophe ne doit pas simplement écrire, se retrancher, solitaire, dans ses écritures. Il doit parler avec les gens, partager. Cela peut se faire dans bien des endroits : les classes de philo, l'université, les cafés.

Q - Peut-on définir ce que c'est que la philosophie ?

J.T. Desanti - On m'a proposé de rédiger un ouvrage qui répondrait à cette question. J'ai dit que je ne répondrais pas, que je ne voulais pas répondre, que je ne savais pas. Pourtant ça fait plus de soixante ans que j'enseigne la philosophie. Je suis comme le mathématicien Lagrange avec l'espace : je crois savoir de quoi je parle, mais si on me demande ce que c'est, je ne peux pas répondre. La seule chose que je puisse faire lorsqu'on me pose la question : qu'est-ce que la philosophie ? c'est dire, venez voir, nous allons nous mettre en chemin et voir ce qui se passe. Exactement comme lorsqu'on joue au poker, on met sa mise sur le tapis et puis on voit si on gagne ou on perd. La philosophie exige que nous mettions en jeu tout ce que nous savons, tout le savoir, qu'on voie comment il se gagne ou se perd, comment il se détruit ou subsiste. Finalement, c'est une sorte de jeu, le jeu de la mise en mouvement, de la mise en désordre, de la mise en éclatement. Si on s'installe dans un savoir donné, peu importe lequel, on est perdu parce qu'on y est installé, on y est assujetti à ses normes. La première démarche est de se désassujettir pour arriver au point où il paraît n'avoir aucun sens. Répondre à la question : qu'est-ce que c'est que le poker ? en ne donnant que les règles du jeu ne peut satisfaire personne. Celui qui pose la question veut savoir pourquoi on a envie de jouer au poker. Il y a des gens qui misent tout ce qu'ils ont pour continuer à jouer, pour continuer à gagner de l'argent et le jouer, pour le risquer. La philosophie, c'est comme le poker. Un philosophe, c'est un flambeur.

Il a donné sa voix :
JEAN-TOUSSAINT DESANTI
L'ANTHOLOGIE SONORE - ENREGISTREMENTS (1969-2000)

Direction artistique : CHRISTINE GOEME
Label : FREMEAUX & ASSOCIES / INA
Nombre de CD : 3

Ce coffret présente pour la première fois des entretiens de Jean-Toussaint Desanti (1914-2002), réunis par Christine Goémé à partir des archives de l'INA et de l'Institut Jean-Toussaint Desanti. Il donne à entendre, pendant près de trois heures, la voix d'un philosophe majeur de son temps, qui fit réellement partie de son siècle : en tant qu'homme d'engagement, en tant que passeur et en tant que penseur.


Engagement dans la Résistance puis, un temps, dans le communisme ; Passeur déterminant auprès de génération d'élèves – en lycée, à l'École Normale Supérieure, puis à l'Université (il eut pour élèves, entre autres, Michel Foucault, Louis Althusser, dirigea la thèse de Jacques Derrida) ; Penseur justement célèbre pour son apport à la philosophie des mathématiques, avec sa thèse éditée en 1968 : "Les Idéalités mathématiques", Desanti laisse cette science exacte traverser son oeuvre. Accompagné d'un livret contenant un entretien inédit avec Maurice Caveing – spécialiste de l'histoire des mathématiques et ami de Desanti – cette sélectiond'archives sonores permet de suivre l'itinéraire de ce penseur hors-pair et rend justice à l'aura qui reste attachée au philosophe et au pédagogue.
Patrick Frémeaux

Ces trois CD proposent de rencontrer Jean- Toussaint Desanti.
Le premier, avec son travail de philosophe et de philosophe des mathématiques, avec son objet et avec ses maîtres et les pensées qui l'ont, en partie, formé.
Le second avec sa subjectivité : ses rencontres personnelles, ses amitiés et une confidence mais aussi ses craintes face à un monde en crise.
Le troisième avec Sartre, qui fut son ami, dans une conférence donnée le 15 novembre 1990. Celle-ci donne une parfaite idée de la manière dont enseignait Desanti : il prenait son auditeur "par la main", en commençant par le plus simple et le mieux connu, puis "l'entraînait" avec lui pour faire partager sa démarche intellectuelle et ses découvertes.
Christine Goémé

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Au Mali, le ministre des Droits de l'homme est rentré mardi 26 septembre d'une mission dans le centre du pays. Il s'y est rendu pour enquêter sur des allégations de violations des droits de l'homme commis entre autres par les forces armées maliennes. Des allégations portées notamment par l'ONG Human Rights Watch qui dénonçait l'existence de charniers.

Détentions arbitraires, violences, meurtres, sont quelqu'unes des allégations de violation des droits de l'homme, imputées aux militaires maliens par des rapports de l'ONU, des ex-rebelles de la CMA, de la Plateforme, mais aussi par l'organisation Human Rights Watch.

Interpellé de toute part, le ministre des Droits de l'homme, Kassoum Tapo, a donc décidé « d'aller voir ». Il a visité les prisons, les gendarmeries, les bases militaires et les commissariats du centre du pays. Il s'est entretenu avec les autorités locales et traditionnelles dans le but de vérifier la plus grosse des allégations : des fosses communes qui contiendraient 14 corps, tous victimes des militaires maliens selon Human Rights Watch.

« Parlant de charniers, avec le meilleur GPS sophistiqué du monde je ne peux pas les localiser si on ne me donne pas de repères. Si vous avez des repères venez, nous allons ensemble le vérifier ! Mais sur des affirmations des "on dit", je ne vois pas ce que je peux constater, a expliqué Kassoum Tapo. Ceux qui reprochent à nos forces armées, qu’ils viennent me voir, qu’ils nous conduisent sur les lieux. S’il y a des charniers, qu’ils viennent les identifier avec nous ».

L'ONU, également mise en cause par le ministre, précise « qu'une visite sur le terrain n'est pas considérée comme une enquête des droits de l'homme ». Quant à l'auteure du rapport de Human Rights Watch, contactée par téléphone, elle précise la localisation des présumées fosses communes, en l'occurence les villages Yirima, Isseye et Mougnoukana.

RFI

L’AS Monaco est mal partie en phase de groupes de la Ligue des champions de football, après un match nul 1-1 sur le terrain de Leipzig et une défaite à domicile 0-3 face au FC Porto. Les Monégasques devront gagner contre Besiktas, le 17 octobre, sous peine de voir s’éloigner une qualification en huitième de finale de la coupe d’Europe.

Après avoir été le demi-finaliste surprise de la coupe d’Europe 2016-2017, l’AS Monaco (SM) va-t-elle être le bide du football français en Ligue des champions (C1) 2017-2018 ? Après deux matches de C1, le champion de France ne compte en effet qu’un point pris au classement du groupe G.

Plus inquiétant pour l’entraîneur de l’ASM, Leonardo Jardim, ses joueurs ont souvent été en manque d’inspiration face au FC Porto, ce 26 septembre 2017.

Balayé par le trio Aboubakar-Brahimi-Marega

Le club portugais s’est ainsi procuré les occasions de but les plus franches et a ouvert le score à la demi-heure de jeu.

A la 31e minute, le gardien monégasque Diego Benaglio s’interpose consécutivement sur une reprise de volée du milieu Danilo Pereira et une tentative de l’attaquant Vincent Aboubakar mais s’incline sur la frappe à bout portant du Camerounais.

A la 60e, le Malien Moussa Marega a le 2-0 au bout du pied mais tire sur Benaglio. L’attaquant du FC Porto est plus efficace dans le rôle du passeur décisif. Lancé sur le côté droit par le milieu de terrain Yacine Brahimi, Marega transmet le ballon à Aboubakar qui creuse l’écart au score avec un tir du plat du pied : 0-2, 69e.

Les efforts de Falcao

Le trio d’attaquants du FC Porto est dans un bon soir, contrairement au duo offensif de l’ASM : Adama Diakhaby-Falcao. Ce dernier ne ménage pourtant pas ses efforts, face à un club où il a joué de 2009 à 2011. Le Colombien, blessé à l’arcade sourcilière, envoie notamment la balle sur la transversale adverse à la 72e minute.

Mais ce sont bien les visiteurs qui marquent une dernière fois par l’entremise du Mexicain Miguel Layun, après un cafouillage dans la surface de réparation de Monaco : 0-3, 89e.

Le club de la principauté devra s’imposer le 17 octobre face à Besiktas, lors de la 3e journée de la phase de groupes, s’il veut conserver une solide chance de disputer les huitièmes de finale de la Ligue des champions.

mercredi, 27 septembre 2017 08:34

Droits de l'homme en RDC: un rapport de l'ONU accablant

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Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies s'est réuni mardi 26 septembre à Genève, avec au programme le rapport annuel sur la situation des droits de l'homme en RDC. Une déclaration dure, accablante même pour les autorités de Kinshasa, directement mises en cause pour les vagues de répression meurtrières menées dans le pays. Les forces de sécurité et les donneurs d'ordres sont pointés du doigt.

« Peu de choses ont été faites pour mener des enquêtes crédibles, impartiales et indépendantes sur les graves violations des droits de l'homme commises par les forces congolaises de défense et de sécurité » dans le Kasaï. Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies regrette que Kinshasa ne se soit pas saisi des informations transmises au sujet des 87 fosses communes recensées dans le Kasaï, et que l'action des forces congolaises, avec un usage jugé « disproportionné » de la force, ait conduit à « l'une des pires crises humanitaires du monde » : 5 000 morts et 1,6 million de déplacés et réfugiés en un an, selon l'organe onusien.

Maman Sidikou, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la mission onusienne en RDC (Monusco), a demandé la mise en œuvre de procédures judiciaires. « L’impunité chronique ne fait qu’encourager la violence », a-t-il souligné. « Des mesures fortes seront requises, a-t-il poursuivi, de la part du gouvernement afin de traduire en justice les éléments des groupes armés, de la police nationale et des FARDC impliqués dans des violations des droits de l’homme, y compris ceux ayant des responsabilités à tous les niveaux de la chaîne de commandement. Mettre fin à l’impunité doit être une priorité pour le gouvernement congolais et la communauté internationale. »

Les violences dans le Nord et le Sud-Kivu ou dans la région du Tanganyika sont également citées, perçues comme une conséquence de l'instabilité politique entretenue par les autorités de Kinshasa.

« Manque de volonté politique »

Car pour la Commission des droits de l'homme, ce qui a été mis en place à l'issue du dialogue national de décembre dernier, est « l'antithèse » de l'accord signé, avec une répression systématique des opposants politiques, des défenseurs des droits de l'homme et des journalistes. Les prisonniers politiques devaient être libérés ? Leur nombre a triplé, accuse le Conseil. Le report incessant de l'annonce d'une date pour les élections promises ? Un « manque de volonté politique », pointe enfin l'instance onusienne qui estime que Kinshasa ne souhaite pas « réellement poursuivre un processus démocratique pacifique ».

A (RE)LIRE → RDC : « Les élections auront nécessairement lieu dans les prochains mois »

« Le tableau brossé sur les droits de l’homme dans mon pays est tellement sombre que l’on donne l’impression qu’il n’y a plus d’espace pour respirer en République démocratique du Congo, a réagi la ministre congolaise des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa. Et pourtant, on y respire, on y exerce des activités économiques, des enfants vont à l’école, les ONG exercent leurs activités, et même près de 600 partis politiques et une soixantaine de chaînes de télévision fonctionnent en toute liberté. »

Sur la situation politique et sécuritaire, la ministre précise que « l’accord du 31 décembre 2016 est en train d’être mis en œuvre ». Et rappelle que le président Kabila a confirmé à l’Assemblée générale de l’ONU que « les élections auront bel et bien lieu. Mais ça sera, ajoute-t-elle, sans interférences étrangères. »

RFI

 

Voici un texte paradoxal. A la question classique, qu'est-ce que la philosophie ?, pour la première fois un philosophe ne répond pas en développant un discours sur la philosophie. Il avoue même ne pas savoir de quoi elle est faite et en quoi elle consiste. Tout lui échappe, dit-il, jusqu'à son fonctionnement.
Philosophie : un rêve de flambeur est, de ce fait, un livre étonnant. S'ouvrant sur une partie de poker, il s'achève par une fable.

Dans l'intervalle, le lecteur aura rencontré Parménide, Platon, Aristote, Husserl, d'autres encore, et revisité quelques maîtres de littérature comme Borges ou Dante.

Il aura vu le philosophe jouer avec ces étranges cartes que sont les thèses et les conceptions de ses prédécesseurs, se comporter aussi comme un "flambeur " pour finalement admettre que philosopher consiste à miser sur le tapis des questions auxquelles on espère une réponse, tout en sachant que le gain sera toujours nul.


A la fin du périple, le travail philosophique apparaît dans ce qu'il a de singulier : une activité de l'esprit qui adhère au réel, traque ses zones d'ombre, les rêves et les illusions qu'il suscite, et débouche sur des " solutions " nécessairement provisoires, éphémères, peut-être insensées. La question initiale n'était donc pas la bonne. La seule qui vaut est celle à laquelle répond Jean-Toussaint Desanti : comment et à quelles conditions est-il possible de philosopher ?

Jean-Toussaint Desanti, le plus important des philosophes français d'aujourd'hui, a notamment publié aux éditions Grasset Un destin philosophique (1982) et Réflexions sur le temps (1992).

 

PHILOSOPHER!  Par pap NDOY,penseur libre et indépendant.   St-Louis du Sénégal


L'Agrégé en Philosophie est un Enseignant spécialiste formé à, la recherche, et l'enseignement de la Philosophie.


Ses recherches sont essentiellement fondées sur les études et travaux d'autres spécialistes, faits sur l'oeuvre du PHILOSOPHE.


Son enseignement également, est basé sur les principes fondamentaux contenus dans de telle oeuvre.
Il transfert donc des connaissances en savoir-être à acquérir par la réflexion, SAVOIR reçu et normalisé.
Tout en suscitant leur esprit critique, il explique aux apprenants comment bien réfléchir et rester rigoureux dans le raisonnement, car la Philosophie constitue une discipline dont l'enseignement est bien structuré.
Le PHILOSOPHE lui, c'est le Grand Penseur Diagnostiqueur des affaires psycho sociales de la Cité.
Son mental d'observateur de la société en mouvement, étant son unique Directeur de Conscience!
C'est LUI, l'éminent Concepteur des projets de société, et le réformateur des systèmes et modèles socio culturels existants.


C'est lui, donc, le Développeur de la Science Philosophique, qui aide les communautés à bien s'organiser pour mieux Vivre socialement.
Ses réflexions tirent la misère du Petit Peuple, des caniveaux du système social, qu'il étale sur la surface de la place publique, d'une façon à déclencher les remises en cause des certitudes populaires du moment.


Une fois réveillé, ce Petit Peuple se verra ainsi capaciter à comprendre que son dénuement spirituel n'était pas une fatalité, mais un leurre subi par ignorance de ses prérogatives de créature privilégiée par ALLAH.


QU'Il avait bien la possibilité de faire le choix de changer son quotidien en se reformattant pour un devenir révolutionnaire plus confortable, comme son destin d'homme maître de la nature, l'y invite.
Enfin Éveillé, la différence entre Vivant et Existant, lui apparait froidement comme une lumière tamisée.
A cet instant, il comprend que lui, Petit Peuple a perdu trop de temps à travailler pour seulement manger, dormir, se vêtir et se procréer, sans vraiment s'épanouir, au moment ou les plus intelligents d'entre eux, pensaient déjà à comment améliorer leur futur. Ceux-là, n'ont pas accepter la médiocrité dans laquelle la majorité des leurs, se complaisait.


Dès lors ces Messieurs réduisaient leur train de vie en Moins, mangeant et dormant, ne se réjouissant que d'un minimum vital pour mieux faire Exister dans leur conscience, la volonté de Vivre autrement, par l'atteinte de l'objectif d'un meilleur ÊTRE. ILs se sont ainsi détachés des petites réjouissances acquises de la vie, pour récupérer et utiliser, le temps y consacré jadis, -à des préoccupations beaucoup plus valorisantes, telle que l'élaboration de stratégies de développement spirituel, aptes à restructurer les mentalités par une reformulation de la façon de penser.


Le Philosophe est ce phénomène à l'Esprit purement scientifique qui, de par ses réflexions prospectives devance toujours les sociétés dans leur mutation, dont il est le précurseur.
Toute division sociale du travail a son Philosophe, pour la théorie des méthodes, et pour une meilleure appropriation de l'esprit directeur.


A cet égard, on peut dire que les activités cérébrales du Philosophe sont alors transcendantes et transversales; elles survolent la conscience populaire ordinaire, et traversent les Siècles pour se loger dans les méandres de l'Esprit Scientifique.


PHILOSOPHER, c'est réinventer la vie sociale!


C'est ainsi que l'oeuvre du Philosophe prendre la forme écrite ou orale, en tout cas, sera suffisamment révolutionnaire pour tirer vers le haut la conscience populaire fédérée.
N'est pas PHILOSOPHE qui veut!


On NAÎT Philosophe, mais on APPREND à Philosopher!

Saint Louis le 24/03/2017

Pap Ndoy

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