Au Sénégal, le bilan du violent incendie qui a touché mercredi 12 avril 2017 un pèlerinage à Médina Gounass, à environ 530 km au sud-est de Dakar, s'est alourdi. Le ministère de la Santé dénombre 29 morts, alors que des dizaines de blessés sont encore soignés, notamment dans la ville de Tambacounda. Deux personnes dans un état grave reçoivent des soins à Dakar où ils ont été transférés en urgence. La ministre de la Santé s'est rendue sur place.

C'est à l'hôpital Aristide-Le-Dantec et à l'hôpital Principal de Dakar qu'ont été transférés les quatre cas les plus préoccupants. Deux de ces personnes sont depuis décédées. Deux autres blessés graves soignés dans la ville de Kolda sont eux aussi en train d'être évacués vers la capitale en raison de la vague de chaleur qui touche actuellement le Sénégal. Leur hospitalisation sera prise en charge par les autorités.

« Bon travail »

Awa Marie Coll seck, ministre de la Santé du Sénégal, s'est rendue samedi 15 avril dans les deux services de réanimation de Dakar où sont soignées les victimes de l'incendie. Elle a tenu à y souligner les efforts du personnel médical qui « a tout fait avec parfois des moyens pas toujours au top ». Les soignants « se sont battus » et la ministre « leur tire [son] chapeau ». Elle explique avoir trouvé « un service bien organisé, une équipe vraiment qui fait du bon travail ».

Deuil national

Des dizaines d'autres blessés, entre 50 et 70 selon la ministre de la Santé, sont pris en charge à Tambacounda, l'une des villes les plus proches du lieu de l'incendie.

Selon le président Macky Sall, il y a parmi les victimes des citoyens gambiens et mauritaniens. Le président sénégalais, qui s'est rendu sur les lieux de l'incendie ce vendredi, a décrété un deuil national de trois jours qui prend effet à partir du mardi 18 avril.

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Ce dimanche 16 avril, la cérémonie officielle de commémoration du centenaire de l'offensive Nivelle rend hommage aux combattants du Chemin des Dames. Un siècle plus tôt, des hommes venus de toutes les régions de France mais aussi de différentes nations d'Europe et de tous les continents se sont affrontés dans l’Aisne, au nord de la France, au cours de l'une des plus terribles batailles de la Première Guerre mondiale. L'Afrique a notamment payé un lourd tribut, des milliers de tirailleurs sénégalais sont morts au cours de l’offensive du Chemin des Dames.

Au matin du 16 avril 1917, d’incessantes rafales de pluie et de neige, accompagnées d’un vent glacial balayent le département de l'Aisne. A l'est de Reims et dans le secteur de Craonne, au nord-est de Soissons, deux attaques menées simultanément par l'armée française, marquent le début d'une opération d'envergure qui s'étend sur plus de 40 km. Conduite par le général Nivelle, cette offensive doit permettre une percée décisive et foudroyante du front allemand. Mais son plan a des faiblesses. Les préparatifs d’artillerie commencés le 2 avril, n'ont pas été menés avec suffisamment de discrétion et surtout, n'ont détruit que très partiellement les défenses allemandes. De plus, la rapidité des combats ce 16 avril, n'est pas celle escomptée par le général Nivelle. Les trous d'obus, les chemins défoncés, vestiges de la bataille de la Somme qui s'est déroulée l'année précédente, ajoutés au sol boueux gênent la progression des troupes, tout particulièrement celle des tirailleurs sénégalais affaiblis par des conditions climatiques difficiles d'un hiver qui n'en finit pas.

L'hécatombe des tirailleurs sénégalais sur le Chemin des Dames

Environ 161 250 Africains ont été recrutés au cours de la Première Guerre mondiale, dont plus de 50 000 en 1915-1916 pour compenser les lourdes pertes de l'armée française. Incorporés dans les bataillons de tirailleurs sénégalais, ils sont originaires de pays qui constituaient l’Afrique occidentale française (actuels : Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin, Guinée, Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie et Madagascar). Ces soldats, venus défendre la République française, sont confrontés à de nombreuses difficultés, ne jouissent pas des droits civiques et pour la plupart comprennent à peine le français.

Le 16 avril 1917, 15 000 d'entre eux sont lancés, en première ligne, à l’assaut des crêtes du Chemin des Dames. Incorporés à la VIe armée, ils sont sous le commandement du général Mangin qui espère démontrer la valeur de la « Force noire », décrite dans son livre paru en 1910. Malgré l'engagement de chars d'assaut, la bataille menée massivement entre la Somme et l'Oise se révèle désastreuse. A la fin de cette journée effroyable, près de 1 400 tirailleurs sénégalais paralysés par le froid, sont tombés sous le feu des mitraillettes allemandes.

Les troupes coloniales affaiblies combattent jusqu'à la fin de l'offensive Nivelle

Nivelle avait promis la victoire « en 24 ou 48 heures ». Une dizaine de jours plus tard l'offensive n'est toujours pas terminée, les combats ont entraîné la mort de 30 000 soldats français dont 7 500 tirailleurs sénégalais, soit environ 45% des effectifs. Une telle hécatombe ajoutée à l'espoir avorté d'une fin de la guerre, provoque une immense désillusion chez les poilus. Plus d'une centaine de mutineries éclatent entre le 20 mai et le 10 juin.

Après ce terrible échec, le général Pétain, vainqueur de Verdun, est nommé à la place de Nivelle et parvient à endiguer les mutineries. Le général Mangin est remplacé le 29 avril par le général Maistre. Début mai, les soldats coloniaux sont de retour sur le Chemin des Dames et participent aux combats qui s'y déroulent jusqu’au début de l’automne et notamment à la prise du fort de la Malmaison le 23 octobre. Cette victoire des troupes françaises oblige les Allemands à abandonner le Chemin des Dames et marque un point final à l’une des batailles les plus meurtrières de la Grande Guerre.

RFI

Le président de la République, était l’hôte du Daaka à Madina Gounass hier, vendredi 14 avril, deux jours après l’incendie meurtrier qui a fait 25 morts, 102 blessés et d’importants dégâts matériels. Macky Sall a décrété trois jours de deuil national et s’est engagé à moderniser ce foyer de retraite spirituelle en fonction, des secteurs d’activités pour prévenir des sinistres du genre. Le président de la République a également annoncé la construction de deux forages pour résoudre l’équation de l’accès à l’eau potable.

Après la prière du vendredi à la Grande Mosquée de Madina Gounass à laquelle a pris part le chef de l’Etat Macky Sall, le cortège présidentiel s’est ensuite dirigé au Daaka où ont lieu les allocutions en présence de plusieurs milliers de fidèles. Dans un premier temps, le Président Sall a présenté ses condoléances à toute la communauté de Gounass et s’est longuement adressé aux populations du Dental Daaka en langue poular sur les modalités d’organisation de Daaka.

Macky Sall s’est engagé à appuyer à la modernisation des différents compartiments du Daaka de sorte que les activités de commerce, de restauration et de prière soient menées séparément pour humaniser l’espace selon ses propres termes.

«Je voudrais dans un premier temps transmettre mes condoléances les plus attristées aux familles des victimes y compris nos parents de la Gambie et de la Mauritanie. Je voudrais dire que c’est une tragédie que nous vivons. Le Daaka de Madina Gounass est un événement exceptionnel qui regroupe plusieurs centaines de milliers de personnes dans un environnement hostile. L’Etat, depuis plusieurs années a déjà engagé des efforts pour humaniser l’espace».

Et de poursuivre «je m’engage aussi à construire deux nouveaux forages pour un accès à l’eau potable, à l’électricité, des routes. Mais, il nous manque des conditions de l’aménagement surtout les procédures pour organiser le séjour des pèlerins en vue d’éviter des accidents aussi regrettables que ce que nous venons de vivre», a indiqué Macky Sall.

UN BLESSE GRAVE SUCCOMBE ET PORTE LE BILAN A 25 MORTS

C’est durant son adresse à l’assistance que Macky Sall a annoncé que le bilan s’est alourdi à 25 morts avec un pèlerin qui a succombé à ses blessures. Il a au demeurant décrété un deuil national de trois jours à compter de mardi 18 jusqu’au jeudi 20 avril. «Un des blessés a rendu l’âme ce qui fait un total de 25 morts. Et j’ai décidé de décréter trois jours de deuil national», a soutenu le Chef de l’Etat.

Face à la récurrence de la problématique de l’accès à l’eau potable, Macky Sall s’est aussi engagé à construire deux forages. Le maire de la commune de Madina Gounass et président du comité d’organisation du Daaka satisfait des engagements du président Sall, Saydou Bâ dira ceci : «le temps nous a donné raison car j’ai toujours posé le problème de l’eau et la sécurité des lieux. Nous sommes satisfaits que le Président soit revenu sur ça. Maintenant, nous attendons la réalisation de ces engagements».

MAURITANIENS ET GAMBIENS PARMI LES MORTS, DES CORPS CALCINES NON IDENTIFIABLES

Parmi les victimes figurent des citoyens mauritaniens et de gambiens dit-on mais en raison de l’état d’incinération de 14 corps, aucune indication claire est encore disponible à ce sujet. L’ambassadeur de la Mauritanie au Sénégal a effectué le déplacement à Madina Gounass au nom dit-il de son président Abdoul Aziz. En signe de compassion également, le président Alpha Kondé de la Guinée a appelé son homologue Sall qui a simultanément rendu compte à la grande assistance.

Enfin, les administratifs, les élus et autres partenaires se sont engagés à apporter leur pierre à l’édifice pour faire du Daaka une bonne destination où plus jamais un pèlerin ne va craindre y laisser la vie.

Le khalife général de Madina Gounass Thierno Ahmadou Tidiane Bâ souhaite que les engagements du président de la République se réalisent très vite afin d’abréger le calvaire vécu par les pèlerins à l’occasion des retraites spirituelles du Daaka. Il a enfin prié pour le repos de l’âme des disparus et pour un Sénégal qui émerge dans le concert des nations.

Moussa DRAME

(Envoyé Spécial à Madina Gounass)

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Sauf imprévu, il est le dernier chef d'Etat africain à être reçu à l'Elysée avant le départ de François Hollande. Le président burkinabé est en visite officielle à Paris depuis hier. Roch-Marc Christian Kaboré a eu une réunion de travail avec Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, avant d' être reçu ce vendredi matin par son homologue français. C'est la deuxième fois qu'il est reçu par François Hollande. Au menu des discussions, la sécurité essentiellement.

C'est le sujet incontournable du moment, la situation au Sahel et les questions sécuritaires en particulier qui, depuis un an, concernent directement le Burkina Faso et qui font l'objet d'une coopération rapprochée entre Paris et Ouagadougou.

Ce vendredi matin, le président burkinabè a réitéré sa volonté de participer à des opérations mixtes avec ses pays voisins et la force française Barkhane. Une opération du genre est en train de se terminer avec le Mali, la prochaine devrait associer le Niger, au mois de mai.

Roch-Marc Christian Kaboré a aussi confirmé qu'il avait besoin que Paris appuie ses militaires. Plusieurs bataillons pourraient bénéficier d'un soutien français. Cette formation qui devrait débuter dans les prochaines semaines devrait aussi concerner une centaine d'hommes des forces spéciales burkinabè.

Pour aider par ailleurs les secteurs de la santé de l'énergie et de l'éducation, 461 millions d'euros seront débloqués par Paris. Ils serviront entre autres à la construction de plusieurs centrales photovoltaïques et à la création d'une Caisse des Dépôts burkinabè. Dans cette enveloppe, 80 millions d'euros seront affectés aussi à la rénovation de la capitale Ouagadougou.

RFI

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Le méga-scandale de corruption qui secoue actuellement le Brésil n’a pas épargné le monde du sport, touché par des accusations en série concernant la construction des stades de la Coupe du monde de football 2014 et des Jeux olympiques de Rio 2016. Le géant du BTP Odebrecht a distribué des sommes colossales en pots-de-vin à des politiques de premier plan au Brésil.

La Coupe du monde en 2014 et les Jeux olympiques en 2016 ont engendré des travaux gigantesques et coûteux au Brésil. Ceci a facilité le détournement d’argent dans un pays où l'ONG anti-corruption Transparency International pointe encore une fois les dérives. Le Brésil est placé dans les nations les moins vertueuses du globe. Surfacturations, pots-de-vin tous azimuts, le méga-scandale de corruption au Brésil n'épargne donc pas le monde du sport.

Le géant du BTP Odebrecht au centre des affaires

Les dernières révélations en date sont issues des confessions explosives d'anciens cadres du géant du BTP Odebrecht, dont le PDG Marcelo Odebrecht a été condamné en mars 2016 à dix-neuf années de prison en première instance. Après avoir noué des accords avec la justice brésilienne en échange de futures remises de peine, ces anciens salariés d’Odebrecht ont mis en cause toute l'élite politique brésilienne. «Je ne connais pas un politicien au Brésil qui a réussi une élection sans caisse noire », a confessé aux juges depuis sa prison Marcelo Odebrecht.

Accusé d'avoir formé un cartel illicite avec les autres grands groupes du secteur pour truquer systématiquement les marchés publics, Odebrecht était omniprésent dans la construction des installations sportives des méga-événements qui ont rythmé la vie du Brésil ces dernières années.

Selon le journal Estado de Sao Paulo, l'ensemble des confessions rendues publiques mardi 11 avril par la Cour suprême du Brésil permet d'identifier des irrégularités dans la construction d'au moins six des 12 stades utilisés lors du Mondial 2014. En ce qui concerne les Jeux olympiques, Odebrecht a construit entre autres le Parc olympique et le Village qui a hébergé les sportifs.

Un « département des pots-de-vin » chez Odebrecht

Pour s'assurer les meilleurs contrats, l'entreprise disposait d'un service comptable spécialement dédié à graisser la patte de politiciens. Nommé le « secteur d'opérations structurées », il était plus connu en interne comme le « département des pots-de-vin ». Chaque dépense était compilée dans une comptabilité informatique où chaque politicien répondait à un sobriquet ironique.

Parmi elles, Eduardo Paes, ancien maire de Rio (2009-2016), affublé du surnom de « petit nerveux » et gratifié « du fait de son intérêt dans la facilitation de contrats relatifs aux Jeux olympiques », selon un ancien cadre d'Odebrecht.

Odebrecht affirme lui avoir remis des dessous-de-table pour « au moins 15 millions de réais » (environ 7,5 millions de dollars) en 2012, alors qu'il faisait campagne pour sa réélection. Eduardo Paes, qui figure donc dans la liste de dizaines de personnalités politiques de premier plan visées par des enquêtes autorisées par le juge de la Cour suprême Edson Fachin, nie en bloc ces accusations, qu'il considère « absurdes » et mensongères.

Temple du football brésilien, le stade Maracana lui-même est sous le coup de nombreuses accusations de surfacturation, qui seraient survenues à l'occasion de sa rénovation totale pour un coût pharaonique de 1,2 milliard de réais (350 millions d'euros), plus du double du devis initial. Selon un rapport du Tribunal des comptes de Rio, même le ciment était trois fois plus cher que le prix du marché, entraînant à lui seul un surcoût total de 23 millions de réais.

L'Arena Corinthians de Sao Paulo au cœur de la tourmente

Autre cas emblématique : l'Arena Corinthians de Sao Paulo, stade du match d'ouverture du Mondial 2014. Dans une confession filmée et diffusée en boucle par les chaînes de télévision brésiliennes, Marcelo Odebrecht explique que le mode de financement complexe des travaux a été fixé de façon « informelle » lors d'un dîner organisé à son domicile, en 2011. Parmi les convives, le gouverneur et le maire de Sao Paulo de l'époque, ainsi que l'ancien attaquant Ronaldo, qui s'est illustré en fin de carrière dans le club de Corinthians, propriétaire du stade.

Selon l'ancien numéro un d'Odebrecht, son entreprise a été impliquée dans le projet à la demande de l'ancien président Lula, inculpé dans plusieurs volets de l'enquête, qui porte notamment sur un réseau de détournement de fonds qui a coûté plus de deux milliards de dollars à la compagnie pétrolière d'État Petrobras.

Huit ministres, 24 sénateurs, 37 députés, trois gouverneurs, les présidents du Sénat et de la Chambre des députés et les dirigeants des principaux partis sont impliqués dans ces affaires de corruption. Le président de la République Michel Temer, qui dément, est pour sa part accusé de corruption au profit de son parti politique, le PMDB (centre-droit).

Fin 2016, un autre géant du BTP brésilien, Andrade Gutierrez, avait aussi reconnu avoir participé à un cartel pour truquer les marchés d'attribution des travaux de construction ou rénovation « d'au moins cinq stades » du Mondial 2014 de football.

Rfi

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Présidentielle: Le big data met un coup (de vieux) aux sondages mais n'est qu'une façon de voir une tendance ....


A l'approche du premier tour de la présidentielle, faut-il troquer les sondages contre le big data?... Camelia.boban / Wikimedia Commons

Le big data est-il en train de gagner la bataille de la prédiction ? Personne n'avait vraiment vu venir Donald Trump à la Maison Blanche ni François Fillon au premier tour de la primaire de la droite et du centre. Le big data, si. La boule de cristal des sondages a l'air moins performante depuis le Brexit et l'opinion, de plus en plus volatile, semble difficile à saisir. A l'approche du premier tour de la présidentielle le 23 avril prochain, faut-il se tourner vers le big data et abandonner les sondages ? Quand même pas, non.
« Les résultats ne sont écrits nulle part sur Internet »


Qui dit « big data », dit flot des données - tweets, commentaires, bots, articles... - qui inondent le Web en continu. Filteris, basée au Canada, ou Linkfluence, en France, ont toutes les deux développé une technologie : des algorithmes capables de récolter l'ensemble de ces contenus publics en temps réel. Un méta-moteur de recherche récupère ces data qui sont ensuite catégorisées. Filteris, par exemple, utilise l'axiologie pour analyser les valeurs, elle regarde à qui sont associés les tweets et commentaires positifs (ou négatifs). Et les résultats sont publiés brut, sans être réajustés. « L'élection de Donald Trump, on l'a annoncée un mois avant. Son poids numérique était supérieur à celui de Hillary Clinton » Et, tenez-vous bien : « On peut être élu parce qu'on est plus visible sur le Web quand bien même on nous critiquerait ». Pour Jérôme Coutard, le président de Filteris, il y a une corrélation entre le poids numérique et le résultat du scrutin.
Mais prudence.

« Les résultats de la présidentielle ne sont écrits nulle part sur Internet », explique Guilhem Fouetillou, cofondateur de 'inkfluence, qui est beaucoup moins affirmatif que son confrère de la Belle Province. « On peut croiser les data dans tous les sens, tout dépend de ce qu'on mesure ». Jean-Luc Mélenchon est en tête du websocial car c'est le candidat qui l'utilise le mieux. Par contre, il se fait écraser par François Fillon si on regarde l'influence des partisans et des soutiens. Et celui qui a le plus gros écho en ligne sans bouger le petit doigt, c'est Emmanuel Macron. Et puis ces data, il faut en tirer quelque chose. C'est là qu'intervient Jean-Daniel Levy. Le directeur du département politique et opinion chez Harris Interactive (hoho, un institution de sondages...) donne un coup de main à Linkfluence pour interpréter avec finesse ces données.


Le big data est loin d'être parfait


Le big data ne mesure pas les intentions de vote, mais offre un nouvel angle de vue. Il donne des tendances, pas un classement d'opinions. « On peut suivre le terrain en temps réel, on arrive à avoir des indicateurs, mais il faut l'utiliser en complément », insiste Guilhem Fouetillou. Dire que les sondages ne voient plus rien, c'est faux. « Ils ont vu François Hollande en 2012, Nicolas Sarkozy en 2007. Aux Etats-Unis, si on s'en tenait au vote populaire, Hillary Clinton gagnait en voix », souligne Bruno Cautrès, directeur de recherche du CNRS au CEVIPOF à Sciences Po. La candidate démocrate a remporté deux millions de voix de plus que son rival. Certes, ils ont de plus en plus de mal à faire des photographies de l'opinion à un temps T et ils reposent sur du déclaratif, leur principale faiblesse. « C'est une bonne chose de comprendre quelles sont les limites de chacun, mais présenter le big data comme un sondage n'est pas exact. Les sondages restent des mesures de l'opinion, mais ils deviennent un outil parmi d'autres », reprend le chercheur.


Le big data observe son objet dans son écosystème naturel, mais il faut arrêter, il est loin d'être parfait le bonhomme. « Les algorithmes produisent leurs propres marges d'erreur vu qu'ils ne comprennent pas tout », met en garde Guilhem Fouetillou. Ils peinent à détecter l'ironie, le double-sens. Et surtout, ils n'ont pas accès à l'ensemble de la population de manière représentative. « Sur Twitter, on aura les moins de 35 ans mais pas les autres », note

David Chavalarias, directeur de recherche au CNRS au Centre d'analyses de mathématiques sociales. Et si vous ne vous exprimez pas en ligne, votre avis ne sera tout simplement jamais pris en compte.


Le big data crée une rupture


La limite est surtout éthique. « La méthodologie n'est pas toujours transparente », rappelle David Chavalarias. Et les résultats ont un impact sur le vote. « Si on pense que Fillon a des chances au second tour, il sera renforcé », note le chercheur. « Il va falloir intégrer les données du big data aux sondages », analyse Jérôme Coutard de Filteris. Ce qui commence à être le cas. Les instituts s'y mettent doucement. Loin de mettre une claque aux enquêtes d'opinion, le big data crée une rupture dans les façons de faire. C'est l'avènement d'un système hybride. Et pour savoir qui passe au second tour ? Il va falloir attendre le 23 avril...


http://m.20minutes.fr/culture/2049471-20170414-presidentielle-big-data-met-coup-vieux-sondages

Big Data : 7 points clés pour comprendre un phénomène vertigineux Par Thierry Lévy-Abégnoli


Le concept du Big Data vise à analyser en temps réel des données disparates se comptant en péta-octets. Les coûts de ces applications baissent grâce à de nouveaux algorithmes exécutés dans le nuage.

1. Volume, vélocité, variété des données


Le Big Data recouvre des applications cherchant à analyser des données pour en tirer du sens. Elles répondent à la règle dite des 3V : volume, vélocité, variété. Les volumes passent en effet du téra-octet au péta-octet, à cause de leurs types (vidéos, photos, sons...) et de leur génération en masse par des populations entières (réseaux sociaux, mobiles). "De plus, elles sont aussi produites par des machines telles que des GPS, bornes RFID, caméras ou capteurs de température", ajoute Romain Chaumais, cofondateur d'Ysance. Par exemple, alors que des agents EDF relevaient les consommations une fois par an, les nouveaux "compteurs intelligents" comme le Linky transmettent quatre mesures par heure.
Deuxième V, la vélocité spécifie une notion de temps réel. Les données arrivent en flux et les applications – on parle de big analytics – doivent réagir en 24 heures, une minute, voire moins d'une seconde. Par exemple, il s'agit de détecter une fraude à la carte de crédit, de faire du trading automatique ou de surveiller un site industriel.
"Le troisième V évoque la variété des données dont 80 % sont non structurés : fichiers log de sites web, sons, vidéos, contenus de blogs ou de réseaux sociaux", énumère Isabelle Carcassonne (photo), directeur marketing business & analytics optimization chez IBM.


2. Une rupture avec le décisionnel traditionnel


"La Business Intelligence classique part de la stratégie de l'entreprise et allume des voyants correspondant aux objectifs", résume Romain Chaumais. À l'inverse, le Big Analytics dégage une logique dans un océan de données bien trop nombreuses pour qu'un humain puisse les analyser. "Le datamining automatisait déjà cette analyse mais avec des échantillons représentatifs. Le Big Data attaque les données dans leur totalité, ce qui permet d'identifier la moindre anomalie", détaille Romain Chaumais.


3. Six exemples d'applications Big Data


Grâce au Big Data, une marque d'équipements sportifs analyse le sentiment des consommateurs au travers des messages déposés sur 2 600 blogs pour comprendre si leur égérie véhicule bien le bon message. Pour sa part, la ville d'Ottawa analyse des données météo pour placer en temps réel ses équipes urgentistes. Un acteur du e-commerce cherche à comprendre ce qui fait basculer l'internaute dans l'acte d'achat, en fonction des clics ou des formulaires remplis, etc. Voyages-SNCF met à jour plus de 100 millions d'offres toutes les cinq minutes. Un géant de la grande distribution crée des prix spécifiques pour chacun de ses magasins afin d'optimiser ses marges.
"Tout cela représente plus de 200 000 références interdépendantes, à multiplier par le nombre de magasins et de contraintes", commente Mouloud Dey (photo), directeur business solutions chez SAS. Enfin, les opérateurs télécoms analysent les données de smartphones (géolocalisation, numéros appelés, sites visités) afin de pouvoir retrouver tout événement en moins de 30 minutes, puis probablement d'optimiser leurs réseaux.


4. Des projets économiquement viables


"Ces applications étaient impossibles à des coûts raisonnables il y a deux ans. Aujourd'hui, même les PME peuvent se les offrir !" affirme Isabelle Carcassonne. Le retour sur investissement peut même être rapide à condition de se concentrer sur une question précise. Ainsi, une PME proposant des jeux sur Facebook (1,5 million de joueurs) voulait comprendre comment un joueur devient addictif. Une analyse a conclu que ce joueur basculait quand au moins dix de ses amis virtuels jouent au même jeu. La stratégie a été adaptée en conséquence. "Le coût de quelques milliers d'euros a permis un ROI de quelques jours", précise Romain Chaumais.


5. Des solutions d'un nouveau type


Pour réaliser ces analyses, SGBD-R et algorithmes classiques sont hors course. Il faut de nouvelles technologies dites de Business Analytics & Optimization (BAO). "Ces technologies sont arrivées par des acteurs comme Google ou Yahoo. Ils ont développé des algorithmes massivement parallèles de type Map & Reduce, qui fonctionnent sur des clusters de serveurs", explique Romain Chaumais (photo). Ces algorithmes sont dans l'open source, avec par exemple le logiciel Hadoop. Peu d'entreprises ont toutefois les moyens de les exécuter en interne. Mais même les PME peuvent louer les ressources suffisantes sur un cloud.


6. Des acteurs traditionnels qui se positionnent


En 2011, tous les grands acteurs se sont positionnés. IBM, Oracle et Microsoft proposent des offres basées sur Map Reduce. IBM cible plutôt les grandes entreprises ayant déployé un cloud privé, même si son offre Cognos Consumer Insight peut être proposée en mode SaaS. De son côté, Teradata a racheté le spécialiste Aster Data et propose de déployer un cluster dans une ferme de machines classiques. Microsoft a lancé une offre packagée sur Windows Azure, tandis qu'Oracle fait de même sur le cloud Amazon AWS, tout en proposant un logiciel. Quant à SAS, son offre High Performance Analytics est déclinée sous forme de logiciel et d'un service cloud.


7. Un travail en amont pour collecter et préparer les données


Ces services et ces logiciels travaillent sur des données non structurées qui doivent faire l'objet d'un travail en amont de collecte et de mise en cohérence de l'information. "Mais ce travail est classique et certaines données, comme des fichiers logs de sites Web, peuvent être envoyées sous leur forme brute", affirme Romain Chaumais.


http://www.indexel.net/infrastructure/big-data-7-points-cles-

 

Seins énormes, injections de mélanine : une Allemande veut être une « Barbie exotique » par Karine Hernandez / voici.fr( xessal ou leral ou gnoulal  à la Sénégalaise ?)

Le teint naturel est le plus beau mais on l'ignore, il faut savoir que des leucodermes cherchent parfois à trop bronzer jusqu'à se bruler la peau ce qui peut donner le cancer ...P B CISSOKO


Martina Big a un rêve dans la vie : ressembler à une « Barbie exotique ». Pour atteindre ce but, cette Allemande est prête à aller loin. Très loin même...
C'est une histoire des plus impro¬bables que nous allons vous conter. Celle de Martina, une Alle¬mande qui est prête à tout pour atteindre son rêve : deve¬nir une poupée « Barbie exotique ». Pour cela, la jeune femme qui dit avoir 28 ans, a subi de nombreuses inter¬ven¬tions de chirur¬gie esthé¬tique, y consacrant un budget de 59 000 euros.

Elle est ainsi l'heureuse détentrice de la plus grosse (fausse) poitrine d'Europe, comme l'indique le Daily Mail, avec des mensurations qui atteignent le 32S. On vous aurait bien converti ça en taille française mais c'est impossible car cette taille n'existe pas. Ce qu'on peut vous dire en revanche, c'est que c'est gros. Vraiment très gros.


Mais elle a beau avoir des seins plus énormes que des pastèques, cela ne suffit pas à Martina. Elle a donc opté pour des prothèses mammaires modifiables à l'infini : grâce à un système de pompe, elle peut les augmenter elle-même à sa guise...

On peut la voir faire sur certaines vidéos (que vous pouvez découvrir – si le cœur vous en dit – ici)...
Une transformation physique débutée en 2012 et qui a pris un tournant encore plus fou il y a neuf semaines. Prête à tout pour foncer sa peau au maximum, Martina a décidé de subir des injections de mélanine qui furent très efficaces : « Je ne m'attendais pas à deve¬nir si foncée mais ça a super bien marché. J'adore ça et je veux vraiment aller jusqu'à l'extrême. Maintenant je veux juste être de plus en plus foncée et voir où sont les limites. J'adore le contraste entre mes cheveux blonds et ma peau brune et croustillante (sic). Mais je ne prétends pas être une femme noire. Je vais créer une Barbie unique et exotique avec la peau foncée, des cheveux blonds [platine] et des courbes exagérées. J'aime ce look ».


Non contente de ces injecctions de mélanine, qu'elle compte bien poursuivre, l'Alemande mande fait régulèrement des séances d'UV ultrapuissants grâce à la machine à bronzer qu'elle a fait installer chez elle.

Des transformations extrêmes qui n'ont pas manqué de choquer bon nombre de gens à qui Martina a répondu sur sa page Facebook. Rappellant qu'elle ne cherche à « offenser personne » avec son changement de couleur de peau, elle répète qu'elle n'a fait cela que parce qu'elle « aime beaucoup les peaux sombres ».


Celle qui confie être « inspirée par Barbie ou Jessica Rabbit » confie d'ailleurs qu'elle ne compte pas s'arrêter en si bon chemin et qu'elle compte parfaire son « look extrême » par d'autres inter¬ven¬tions. Prochaine étape : augmenter le volume de ses fesses grâce à la pose d'implants fessiers. On en reste sans voix.

'I love my skin like this. I love the extreme look.'


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C'est à réflêchir .....Chacun voit midi à sa porte

 

Le Ngalakh, la bouillie pascale qui symbolise l'unité au Sénégal par Marie Josèphe / Jumia Travel

Au Sénégal, une fin de carême chrétien sans Ngalakh est simplement inimaginable vous dira-t-on au pays de la téranga. Ce plat à base de mil, de pâte d'arachides et de « bouye » (fruit du baobab), au goût de yaourt à la cacahuète est distribué par les familles chrétiennes le vendredi Saint (marquant la fin du carême) aux voisins musulmans. Une tradition de partage propre aux Sénégalais, et qui symbolise l'unité.

Nous sommes au marché Castor, il est 10h. Comme chaque matin à cette heure, ce célèbre marché de la capitale sénégalaise accueille grand nombre de personnes. La particularité de ce jeudi est que nous sommes à la veille du vendredi Saint, marquant la fin du carême pour les millions de chrétiens sénégalais.

Les préparatifs vont bon train, mais surtout, on est venu s'approvisionner en mil, pâte d'arachides et de bouye, comme l'indique Madame Marie Jeanne. « C'est important pour nous de préparer du Ngalakh, que nous partagerons par la suite avec notre famille et notre voisinage. Le Christ nous enseigne le partage, donc entant que chrétien, c'est important de montrer notre attachement à ces enseignements, mais surtout de fêter avec nos frères musulmans, car le Sénégal est un pays d'hospitalité et de paix. Cette façon de faire nous l'avons appris de nos ancêtres », confie-t-elle.

« Si nous sénégalais continuons avec cet esprit de partage, notre pays ne pourra jamais connaître de problèmes religieux comme on en rencontre ailleurs. Dans chaque famille chrétienne, il y a un musulman comme dans chaque famille musulmane, il y a un parent chrétien. C'est toujours avec plaisir que nous recevons notre part de ngalakh. Moi, je suis un grand consommateur et j'espère que cette année, j'en aurais assez », argumente, tout sourire, monsieur Ndiaye, un musulman commerçant au marché castor.

Il faut dire que le Sénégal est un Etat laïque à dominance musulmane, et en ce week-end pascal, les chrétiens ont l'occasion de consolider les liens de bons voisinages avec leurs frères musulmans qui à leur tour, le leur rendent bien lors de la fête de la tabaski. L'échange lors de ces fêtes montre bien la fraternité entre les deux religions. « Je crois que la tradition de partage qui existe au Sénégal est une bonne chose. Il permet d'avoir un climat calme, surtout dans un contexte où les gens deviennent de plus en plus méfiants. C'est aussi une bonne chose pour le tourisme, et les autres activités qui nécessitent des déplacements des populations. Le partage est une valeur que nous devons continuer à promouvoir dans notre pays, c'est un atout majeur », explique Ismaël Cabral Kambell de la plateforme Jumia Travel, acteur du tourisme.

Au Sénégal, chaque famille chrétienne à son petit secret culinaire du ngalakh. Pour la circonstance la famille en prépare une importante quantité (plusieurs dizaines) qu'elle partage avec tout le voisinage, une bouillie très légère qui fait la joie des grands comme des plus petits. Mais attention, comme on le dit au pays de la téranga, « Défal ndank si ngalakh bi bala moulay yobou ardo », ce qui veut dire « mange le ngalakh doucement, sinon le ngalakh va te manger ».

Marie Josèphe / Jumia Travel

Le Ngalakh : le plat qui rassemble ! par Stelle Djisébénia


Autour d'un bon Ngalakh, les sénégalais se rassemblent chrétiens et musulmans...
En ce week-end pascal, les chrétiens ont l'occasion de consolider les liens de bons voisinages avec leurs frères musulmans qui à leur tour, leur rendent la pareille avec de la viande de mouton lors de la fête de la tabaski.

Le Sénégal est un pays laïc où les deux communautés vivent en communion sans trop de problèmes. L'échange lors de ces fêtes montrent bien la fraternité entre les deux religions.
Aujourd'hui vendredi saint, marquant la fin du carême, nous mangeons le Ngalakh ! Ce plat à base de mil, de pâte d'arachide et de bouye (fruit du baobab) lui donne l'aspect et le goût d'un yaourt à la cacahuète !


Recette du Ngalakh


Ingrédients :


• 750 g de Karaw (couscous de mil) cuit à la vapeur
• 375 g de pâte d'arachide
• 1 kg de bouye
• 500 g de sucre
• 2,5 L d'eau
• essence de vanille
• Muscade
• 60 g de raisins secs
• Fleur d'oranger
• 40 g de beurre


Préparation:


Tremper le bouye dans l'eau pendant 2 à 3 heures, jusqu'à la partie blanche se dettache des noyaux;
Faire cuire le Karaw à la vapeur;
Fouettez le bouye jusqu'à obtenir un liquide beige épais;
Passer ce liquide au tamis pour enlever les fils et noyaux;
Mélanger à la pâte d'arachide puis passer au tamis;
Ajouter le sucre et les épices. Mélanger et réserver au frais 1 heure.
Ajouter les raisins, un sucre et le beurre au couscous. Mélanger;
Verser la préparation de bouye et d'arachide au couscous


http://paysdelaterenga.over-blog.com

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Le prochain championnat d’Afrique des nations masculin de basket-ball (Afrobasket 2017) ne devrait finalement pas avoir lieu au Congo-Brazzaville. Les autorités congolaises ont renoncé à organiser l’Afrobasket 2017 du 19 au 30 août prochain, officiellement pour des motifs financiers. La confédération africaine de basket a pourtant tenté d'infléchir cette position.

Sauf revirement, le prochain Championnat d’Afrique des nations masculin de basket-ball (Afrobasket 2017) n’aura pas lieu au Congo-Brazzaville, du 19 au 30 août prochain. Le 8 avril dernier, les autorités congolaises ont en effet transmis à la confédération africaine de basket-ball (FIBA-Afrique) une lettre de renoncement.

«Malheureusement, la conjoncture nationale et internationale marquée par la chute du prix du baril du pétrole, aggravée par un environnement socio-économique très morose, ne permet plus à la République du Congo d'honorer cet engagement », explique entre autre ce document.

Le Congo était-il réellement motivé ?

Depuis cinq jours, la FIBA-Afrique tentait de faire revenir discrètement le Congo sur cette position. Les dirigeants du basket-ball africain ont été surpris et choqués. Car ce pays dispose d’infrastructures parfaites, héritées des Jeux africains 2015, avec au moins une grande et belle salle sous-exploitée, à Kintélé. Mais la volonté politique était-elle forte ?

Des contacts entre le ministère des Sports local et la FIBA-Afrique avaient certes été approfondis durant les Jeux africains. Maisle souhait d’organiser l’Afrobasket 2017 près de Brazzaville semblait surtout être du côté de la confédération africaine… Quant à la partie congolaise, elle était vraisemblablement désireuse de prouver que son Palais des Sports de 10.000 places n'allait pas devenir un « Eléphant blanc ».

Quel plan B ?

Ce Championnat d’Afrique des nations devait être le premier organisé en Afrique centrale depuis l’édition 1974 en République centrafricaine.

Celle de 2017 pourrait être délocalisée dans un pays d’Afrique australe (Angola, Afrique du Sud) ou d’Afrique du Nord, voire en Afrique de l’Ouest, si la Côte d’Ivoire, hôte de l’édition 2013 acceptait d’aider une organisation dont le siège a récemment été installé à Abidjan.

RFI

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Trois ans jour pour jour après l’enlèvement de 276 jeunes lycéennes à Chibok, une localité dans le nord-est du Nigeria, 195 d’entre elles sont toujours portées disparues. Mais cet enlèvement de masse semble aujourd'hui être tombé dans l'oubli. Cette question suscite peu d'intérêt des Nigérians, qui sont davantage préoccupés par la récession qui les affecte au quotidien.

A Lagos, le groupe local du collectif #BringBackOurGirls est pile à l’heure ce jeudi pour son rendez-vous avec le gouverneur Akinwunmi Ambode. Tout de rouge vêtus, ils ont convergé vers le quartier d'Alausa, le siège de l'Etat de Lagos. « On nous a informés qu'il fallait patienter un peu. Que quelqu'un allait sortir. Nous sommes là, nous chantons, nous parlons. C'est très important, parce que pour nous les enfants sont précieux, vraiment précieux », confie Habiba Balogun, à la tête du cortège.

L'accès au palais du gouverneur est bloqué par un cordon de policiers en tenue et des barrières métalliques. Des agents en costume se rapprochent, talkie-walkie à l'oreille. Puis arrivent deux émissaires du gouverneur de Lagos. Habiba les interpelle : « Je sais que vous ne nous considérez pas comme des criminels. Mais qu'est-ce qui fait que maintenant on ne nous donne plus accès au gouverneur comme auparavant ? »

L'un des deux hommes transmet le message officiel du gouverneur. « Notre sincère sympathie, en tant qu'Etat confédéré, va aux familles de ces filles. Et cela me conduit à vous dire, que le gouvernement fédéral et spécialement sous la présidence de Muhammadu Buhari n'a pas économisé ses efforts pour leur libération », assure Seye Oledejo, commissaire aux affaires spéciales.

Dans les rangs des manifestants, Ayo Obe est cependant loin d'être convaincue. Elle est mobilisée depuis trois ans pour la libération des lycéennes de Chibok. « Quand vous n'avez pas de réseau, quand vous êtes pauvre, le message est vous devriez disparaître. Vous devriez emporter avec vous vos problèmes et ne pas déranger les autorités. Ce gouvernement pense que cette affaire va être mise sous le tapis. C'est la même chose que sous le gouvernement précédent », dénonce-t-elle.

Un manque d'informations

Trois ans après l'enlèvement des lycéennes de Chibok, c'est avec amertume que les familles de victimes tentent de sensibiliser les Nigérians. Pendant une semaine, le collectif #BringBackOurGirls était ainsi en campagne à Abuja, Lagos et Maiduguri. Ce vendredi, le collectif organise une conférence avec l'émir de Kano, très sensible au sort des jeunes disparues.

Mais de manière générale, « nous n'avons pas d'informations sur les filles kidnappées par Boko Haram », affirme Allen Manasseh, un des membres du mouvement. Ce manque d'information pèse sur les familles de victimes, laissant place à une série d'interrogations et de doutes. « Les 21 lycéennes libérées en octobre dernier sont enfermées par les services secrets qui continuent de les interroger », dénonce un membre du collectif. Ce père de famille déplore le manque de communication des autorités autour de leur santé physique et morale. « Comment vont-elles ? Quel type d'éducation leur inculque-t-on ? » s'interroge cette source.

De son côté, Amnesty International profite de ce triste anniversaire pour interpeller le gouvernement sur la sécurité de ces nombreuses autres jeunes filles enlevées de force par Boko Haram. L’ONG a documenté 41 cas d'enlèvements massifs depuis 2014. Des enlèvements qui n'ont, selon Amnesty, pas du tout été médiatisés et peu évoqués par les autorités nigérianes.

RFI

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