L’invite d’Idrissa Seck lancée à l’endroit de l’opposition, vendredi dernier, pour faire bloc contre la loi sur le parrainage citoyen et ester devant la Cour de justice de la Cedeao, est diversement appréciée par les acteurs en question. Si Mamadou Diop Decroix d’Aj/Pads et du Fdpr valide l’appel tout en envisageant d’en bonifier les contours, il en est autrement pour Ousmane Sonko de Pastef qui invite lui, le leader de Rewmi à se mettre dans les rangs du Front de résistance nationale déjà mise sur pied par l’opposition contre le pouvoir en place.

Après l’adoption par la majorité parlementaire de la loi sur le parrainage intégral et l’appel à l’union lancé par Idrissa Seck de Rewmi à l’opposition afin de saisir la Cour de justice de la Cedeao, Mamadou Diop Decroix d’Aj/Pads et du Fdpr s’est dit favorable à l’invite. Interpellé par Sud Fm sur le recours envisagé par Idrissa Seck au niveau de l’instance sous-régionale, il a tenu à faire savoir :«Je trouve personnellement que c’est une bonne idée. D’ailleurs hier (vendredi-ndlr) en marge de la réunion du Front démocratique et social de résistance nationale, certains en ont discuté. Ils sont arrivés aussi à cette même idée d’aller à la Cedeao et même à l’Union africaine et peut-être même ailleurs».

Toutefois, pour Mamadou Diop Decroix, il faut aller au-delà de la proposition du leader de Rewmi de faire front commun pour porter l’affaire devant la Cour de justice de la Cedeao.  Aussi a-t-il fait savoir qu’en parallèle de cette bataille judiciaire, d’autres fronts devront être ouverts. «C’est une lutte de longue haleine. Le 19 avril dernier n’est que le commencement. La rue sera encore occupée», a-t-il martelé avant de conclure que «Nous utiliserons tous les moyens en notre disposition pour faire reculer le régime».

A la différence de Mamadou Diop Decroix, le député Ousmane Sonko, leader de Pastef, s’est montré beaucoup moins flexible, quant à l’appel de l’ancien Premier ministre sous Wade. Pour lui, c’est plutôt Idrissa Seck qui doit venir rejoindre l’opposition regroupée au sein du Front de résistance nationale. De l’avis de Sonko, ce front qui fait l’objet de l’appel du patron de Rewmi existe déjà, et il serait donc plus judicieux de venir s’y intégrer que d’en fonder un nouveau. «Nous, nous considérons, en tout cas au  niveau de Pastef, qu’il y a un large front qui existe déjà et que ce front regroupe l’ensemble de l’opposition, exception faite du Rewmi de M. Idrissa Seck et du Grand parti de Malick Gakou », a-t-il déclaré au micro de Sud Fm.

Dans la foulée, l’ancien inspecteur principal des Impôts et Domaines expliquera que d’ailleurs, c’est ce front qui a été à l’origine de l’appel à manifester du 19 avril dernier, lors de l’examen du projet de loi portant révision de la Constitution. En conclusion, Ousmane Sonko dira tout simplement : «Le seul enjeu, c’est le Sénégal, donc tout le monde n’a qu’à se regrouper dans ce qui existe déjà au lieu de recréer la roue».   

Sud Quotidien

Le climat scolaire actuel n’est pas loin de confirmer l’hypothèse d’une prolongation de l’année académique ou pour les plus pessimistes, d’une «année blanche». La sortie du ministère de l’Education nationale, avant-hier, samedi, annonçant que «4 syndicats du G6 ont décidé de suspendre leur mouvement d’humeur», n’a fait qu’empirer une situation déjà chaotique. En effet, les syndicats dits représentatifs (G6), à l’exception du Snelas/Fc et du Sels qui ont pris la décision de suspendre leur mot d’ordre devant le Khalife général des Tidiane, Serigne Mbaye Sy Mansour, hier, dimanche, tous les autres ont désavoué Serigne Mbaye Thiam. Le syndicat autonome des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal (Saemss), le cadre unitaire des enseignants du moyen secondaire (Cusems), le syndicat des enseignants libres du Sénégal/Authentique (Sels/A) et l’Union démocratique des enseignants du Sénégal (Uden) taclent severemment l’attitude de leur ministre de tutelle et décident de poursuivre la lutte. Ainsi, le travail entamé jusqu’ici par les organisations de la société civile et le Haut conseil du dialogue social est anéanti. Même si la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) reste optimiste.

SERIGNE MBAYE THIAM, MINISTRE DE L’EDUCATION : «4 sur les 6 syndicats du G6 ont décidé de suspendre la grève»

«Nous avons 4 organisations syndicales sur les 6 que constituent les organisations syndicales du G6 qui nous ont, de manière informelle, informé de leur décision de suspendre la grève. Une décision qu’elles tiennent des délibérations de leurs propres bases. Les syndicats sont en train d’harmoniser et d’évaluer à leur niveau pour voir qu’elle est la conduite à tenir, à l’heure actuelle» a déclaré le ministre de l’éducation nationale. Cette sortie a déclenché le courroux chez les syndicalistes qui n’ont pas manqué de fustiger l’attitude de Sérigne Mbaye Thiam. La levée de bois vert qui s’est même suivie risque de plomber davantage l’école sénégalaise.

Réaménagement du calendrier scolaire

«Nous allons rencontrer ces quatre organisations syndicales, ce lundi 23 avril, à 10 heures, pour une concertation, avec les parents d’élèves, autour du réaménagement de l’année scolaire. Nos équipes techniques ont déjà travaillé sur un projet de réaménagement de l’année scolaire et de reprogrammation des examens et des concours. Une conférence de presse sera, peut-être, organisée pour annoncer les nouvelles dispositions de l’année scolaire et des examens et concours.

Dès le mardi, les syndicats ayant accepté de suspendre leur mot d’ordre, peuvent se retrouver avec l’administration pour commencer la rédaction du protocole d’accords. Ce document va sanctionner l’ensemble des engagements pris par le gouvernement».

Mesures constitutionnelles et  légales aux réfractaires

«J’appelle les enseignants qui sont dans les syndicats qui n’ont pas, pour l’heure, suspendu leur mot d’ordre de grève, pour leur dire qu’il arrive un moment où on ne s’adresse plus aux syndicats mais aux enseignants. Chacun, dans le cadre de sa responsabilité propre et personnelle, doit pouvoir mesurer la complexité de la situation et prendre la décision. Nous exhortons les enseignants à rejoindre les salles de classe dès lundi (aujourd’hui, Ndlr) pour reprendre les cours et suivre la voie de leurs camarades qui ont décidé de suspendre leur mouvement.

Le gouvernement avait envisagé d’engager des mesures constitutionnelles et légales que la situation impose.  C’est ainsi que depuis 72 heures, j’ai décidé de renouer le fil du dialogue avec toutes les organisations syndicales avec lesquelles j’ai eues à parler directement ou indirectement».                  

DES SYNDICALISTES S’INSURGENT CONTRE SERIGNE MBAYE THIAM

Si le ministre de l’éducation nationale, Sérigne Mbaye Thiam, pensait bien faire en rendant public une information non officielle, sur la fin de la crise scolaire, il s’est alors lourdement trompé. Sa sortie a déclenché plutôt une levée de bois vert qui risque de plomber les efforts déjà fournis.  

ABDOURAHMANE GUEYE, SG UDEN :  «Le ministre fait de l’intoxication»

«Le ministre n’a pas la prérogative de parler au nom des syndicats. Il revenait aux organisations de le faire eux-mêmes. Ce qui va dire que le ministre est en train de faire de l’intoxication. Je ne sais pas le mobile de son action, mais je peux vous dire clairement que l’Uden n’a pas suspendu son mot d’ordre de grève. Si nous devrions le faire, nous allons passer par nos instances. Nous allons continuer le 7ème plan d’actions, tout en poursuivant les négociations. Nous estimons que cette école est notre outil de travail, notre raison d’être».

Abdoulaye Ndoye, SG Cusems : «La sortie du ministre est gravissime»

«Le Cusems est une organisation syndicale, structurée et démocratique. Le Cusems n’ose pas demander à un ministre de suspendre un mot d’ordre. La sortie du ministre est gravissime. C’est une atteinte à la liberté syndicale. Le Cusems n’a pas suspendu mot d’ordre. Ce n’est pas à l’ordre du jour. Je n’ai pas rencontré le ministre de l’Education, ni discuté avec lui. Je n’ai pas eu de tête à tête avec le ministre de l’éducation nationale. Le ministre n’a pas de courage politique. Il devait avoir le courage de nommer les syndicats qui ont décidé de lever leur mot d’ordre ; encore qu’il parle d’une rencontre informelle. Nous sommes en train de dérouler notre 7ème plan d’actions avec une marche nationale à Diourbel».

Le ministre est dans une logique de compétitions

«Je considère qu’on est dans une dynamique unitaire si on doit rencontrer le ministre.

C’est une stratégie pour semer la confusion, la zizanie et le doute dans l’esprit des sénégalais. Il n’est pas fiable et crédible. Il est en train d’utiliser des stratégies dépassées qui remontent à l’époque féodale. Le ministre est un danger public. C’est un facteur bloquant, un obstacle pour l’éducation nationale. En réalité, le ministre est dans une logique de compétitions et de rivalité avec les institutions du dialogue social et la Cosydep. Il est malintentionné. Il était informé en ce moment que le G6 avait rencontré la Cosydep et le Haut conseil du dialogue social. L’école est assez sérieuse pour qu’on en fasse une compétition ou de politique politicienne. Il a eu une attitude irresponsable. C’est au président Macky Sall d’en tirer les conséquences.

Il a engagé des discussions de manière informelle dans un Etat sérieux, c’est un manque de respect à l’endroit de la Nation. Voilà une raison pour qu’il démissionne. Nous allons poursuivre le mouvement. S’il persiste, les choses vont aller de mal en pis.

Saourou Séne, SG Saemss : «Nous allons maintenir la lutte»

«Nous ne faisons pas partie de ces syndicats qui ont décidé de lever le mot d’ordre. Nous continuons la lutte jusqu’à la satisfaction de nos revendications. Donc, la matérialisation des accords mais aussi des propositions plus concrètes de l’indemnité de logement des enseignants du secondaire. Nous allons maintenir la lutte au niveau du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saemss), car nous considérons les propositions du gouvernement en-deçà de nos attentes. Nous attendons des propositions concrètes. Nous réaffirmons la détermination de nos camarades à continuer la lutte, même si nous respectons la décision des syndicats qui décident de suspendre».

Abdou Faty, Sels/A : «Cette attitude n’honore pas la République»

«Le ministre engage sa personne sur tout ce qu’il a dit. J’en profite pour dénoncer cette attitude. Nous sommes surpris par la déclaration du ministre de l’éducation parce qu’au moment où il tenait sa conférence de presse, nous étions dans une rencontre avec les ONG qui s’activent en éducation et la présidente du Haut conseil du dialogue social, pour ensemble voir les voies et moyens de sortie de crise. Ce qui ne favorise pas l’apaisement du climat scolaire. Cette attitude qui respectivement tient à diviser les enseignants, n’honore pas un homme d’Etat. Un ministre doit avoir une posture d’Etat. Nous le demandons franchement de ne pas parler au nom des organisations. Les syndicats sont seuls habilités à lever un mot d’ordre. Nous sommes des structures organisées qui décident autour d’une table.  Le Sels/A, va tenir une réunion de secrétariat permanent élargi pour discuter de la marche de Diourbel. On fera aussi un compte rendu des rencontres qu’on a eues avec la société civile et le Haut conseil du dialogue social ».

Cheikh Mbow, Coordinateur de la Cosydep ; «La sortie du ministre a radicalisé les syndicats»

«Les syndicats étaient dans de bonnes dispositions pour apaiser le climat scolaire, compte tenu du contexte de fin d’année académique. Il fallait y mettre la forme et la manière. Les syndicats avaient décidé, après les interventions des organisations de la société civile, des religieux, de formaliser leur suspension. L’espoir était permis autour de cette rencontre. Nous avions pris langue avec les organisations syndicales avec l’option de ne pas communiquer. La sortie du ministre a radicalisé les syndicats. Le système éducatif est tellement sérieux qu’il doit dépasser les contingences politiques. Nous restons optimistes pour l’apaisement de la crise. Nous allons continuer à démarcher. Nous n’allons pas se décourager à cause d’un homme (Sérigne Mbaye Thiam, Ndlr). Ce serait irresponsable de notre part ».

Tivaoune «suspend» la grève du Sels et du Snelas

Conformément à leur engagement devant la Cosydep et le Haut Conseil, le syndicat national des enseignants en langue arabe du Sénégal (Snelas/Fc) et le syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) ont décidé de suspendre leur mot d’ordre de grève. Ils ont pris l’engagement devant le Khalife général des Tidianes, Mbaye Sy Mansour hier, dimanche 22 avril.

Souleymane Diallo, SG SELS : « Nous avons suspendu le mot d’ordre de grève à Tivaouane »

«Nous, Sels, Sels/A, Uden et Snelas/Fc, avions pris l’engagement hier (samedi dernier, Ndlr) devant la Cosydep et le Haut conseil, de lever le mot d’ordre de grève et aujourd’hui (hier, dimanche Ndlr), à 17 heures devant le Khalife général des Tidianes. Conformément à cet engagement, le Sels s’est rendu à Tivaouane. Nous étions seuls pour respecter la parole donnée. Nous avons annoncé au Khalife notre décision de suspendre le mot d’ordre à partir de demain (aujourd’hui, lundi Ndrl). Le Khalife s’est engagé à demander au Président Macky Sall, de rapprocher l’échéancier de paiement de l’indemnité de logement initialement prévu en octobre 2018, au mois d’aout 2018. Il s’est engagé à veiller à ce que les engagements pris par le gouvernement soient respectés dans les brefs délais. On avait décidé de suspendre. Ce que nous avons fait».

Moustapha Segnane, SG Snelas/Fc : «Nous suspendons la grève»

«Notre position a évolué après avoir rencontré le Khalife général des Tidianes, Mbaye Sy Mansour. A l’issue de cette séance à Tivaoune, nous avons décidé de ne pas participer à la deuxième phase du 7ème plan d’actions entamé par le G6 depuis la semaine dernière. C’est une décision de la base qui a été consultée après notre tête-à-tête avec le Khalife.  Aussi, cette décision découle d’une série de rencontre avec les organisations de la société civile et le Haut conseil pour trouver des sorties de crise».

SudOnline

 

SENEGAL : Macky ; UN PRESIDENT EN SURSIS par l'Intellectuel Franco-Sénégalais : Seybani SOUGOU à la plume incisive et franche.
« Macky Sall le sait mieux que quiconque : la somme des colères finira par le perdre »


Pour Macky Sall, le 19 Avril 2018 sonne comme un avertissement sans frais. Il a fallu déployer des dizaines de milliers de policiers sur tous les artères de la capitale, mobiliser les corps de la République, faire entendre les bruits de bottes, et placer l'espace d'une journée, Dakar en quasi état de siège, pour pouvoir voter la loi relative au parrainage citoyen. Un enfantement dans la douleur. Une loi au forceps pour un régime au bilan « élogieux », en totale perdition.


Les images de pneus calcinés, de dizaines d'opposants arrêtés manu militari, de scènes de guérilla dans certains quartiers de la capitale (violents affrontements entre jeunes et forces de l'ordre à Médina) ont inondé la toile, et considérablement abîmé l'image du Sénégal au niveau international. Malgré le déploiement démesuré des forces de l'ordre placées en alerte maximale dans tout le pays, la contestation s'est propagée dans plusieurs localités du Sénégal (Thiès, Saint Louis, Mbacké, Touba, Kaolack...).

Des chefs religieux, à la société civile, en passant par l'Eglise, la loi sur le parrainage fait l'objet d'une réprobation unanime. L'exaspération de nos concitoyens est à son comble. Une colère sourde est perceptible dans le pays ; l'immense majorité des sénégalais ayant l'impression d'avoir confié les rênes du pays à un irresponsable. Ces événements démontrent une chose : la réélection de Macky Sall au 1er tour du scrutin présidentiel en 2019, relève du fantasme.

A moins d'une fraude massive et industrielle, ou d'une intervention des DJINNS (anges du malheur) dans le processus électoral, on ne voit pas ce qui pourrait sauver Macky Sall d'une débâcle en Février 2019.
L'adoption de la loi sur le parrainage vient fermer une longue séquence marquée par une rupture du pacte de confiance entre Macky Sall et le peuple. Une rupture ponctuée par des violations systématiques de la Constitution (Cour d'exception « CREI », atteinte aux libertés individuelles et collectives, multiplication des arrestations arbitraires), de multiples reniements (gigantesque WAKH WAKHEET sur la réduction du mandat, rétention des cartes d'électeurs de millions de sénégalais lors du scrutin faussé du 30 juillet 2017), et le recours à la ruse pour duper le peuple (énième tripatouillage de la Constitution, pour se frayer un boulevard en 2019).


Il n'y a plus de doute : aujourd'hui, Macky Sall n'a ni les moyens politiques, ni la capacité de garantir l'unité et la stabilité sociale du Sénégal, condition sine qua non pour impulser le développement du pays. Obnubilé par sa réélection, foulant au pied les dispositions de la Charte fondamentale (un chiffon à sa disposition), Macky Sall s'enferre dans une gestion patrimoniale du pouvoir, porte atteinte à l'équilibre des institutions et à l'exercice des libertés, s'immisce continuellement dans le fonctionnement de la justice, multiplie les dérives et engage le Sénégal, dans une voie synonyme d'impasse. Esseulé, entouré d'un carré de partisans jusqu'au-boutiste, Macky Sall enchaîne les coups de boutoir contre la Démocratie sénégalaise. Face à la situation extrêmement grave que traverse le Sénégal, le statu quo n'est plus tenable. Parce que le pays est entre des mains inexpertes (l'irrationalité au pouvoir), le silence complice est dévastateur. Restaurer l'Etat de Droit au Sénégal est un impératif.


Pour sauver la République sénégalaise à terre, du fait des agissements d'un homme qui a failli aux obligations liées à sa charge et dont l'honneur n'est point une vertu, c'est un devoir, et au-delà une obligation pour chaque citoyen sénégalais d'œuvrer pour fermer la parenthèse d'un régime déviant, en février 2019. A ce titre, Il convient d'assurer la jonction de toutes les forces vives, de mettre en place des stratégies pour déjouer la fraude à venir, et de rétablir les contrepouvoirs (la démocratie ne doit plus être un jouet entre les mains d'un saltimbanque).
L'équation est simple : c'est le sort de la Démocratie sénégalaise qui est en jeu.


Seybani SOUGOU – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Un patient est une personne à respecter. Pauvre ou riche il doit être pris en charge.
Il ne faut pas retarder les prises en charges urgentes au nom des tickets non payés etc.

Il faut prescrire les médicaments qu'il faut.

Les médecins et personnels soignants doivent être à leurs postes et non à l'extérieur ou entrain de se maquiller, de parloter, ou passer un coup de fil....

Combien de fois on a entendu les problèmes liés aux relations entre patients et praticiens ou le fonctionnement, la prise en charge, les erreurs de diagnostics, etc ...


Notre propos est pour alerter et faire prendre conscience.

Pourquoi une majorité médecins ne donne pas un compte rendu à leurs patients.
Pourquoi, quand le patient veut un compte-rendu le médecin ne le lui donne pas ?
De quel droit ?


Est-ce un problème de moyens ou une caporalisation de l'information ?


On peut comprendre que le généraliste ne le fasse pas systématiquement mais à la demande du patient il doit s'exécuter.
Quand c'est à l'hôpital ce compte rendu est systématique sous forme de copie ou que le patient recevra chez lui et une copie sera transmise à son médecin traitant pour le suivi.
Le spécialiste et le médecin traitant doivent communiquer pour qu'il n'y ait aucune contre indication. Plus le généraliste est au courant de l'état de sante du patient mieux il saura lui prescrire les médicaments adéquats et le patient doit être informé.


On est souvent surpris quand nos amis veulent trouver une solution alternative à leurs soucis de santé nous dire qu'ils n'ont aucun bilan. Comment dès lors communiquer avec les autres professionnels capables d'apporter une amélioration.


Il faut que nos spécialistes et autres aient cette culture de la communication pour redorer la relation entre le professionnel et son patient.
Le patient est libre si les soins prodigués ne sont pas à hauteur.
Il a le droit de voir un autre praticien et personne ne doit retenir son dossier médical.


En France on parle même de dossier médical partagé pour que tout praticien de santé puisse y accéder au besoin et ne pas faire d'erreur comme on le voit souvent avec les diabétiques à qui on donne quelquefois des médicaments proscrits.


Médecin est une personne qui doit être imbue d'une certaine bienveillance et d'une grande humanité.

Ce n'est pas parce que 57% de la population sénégalaise est analphabète qu'il faut lui refuser ses droits à être informé sur sa santé.

Que chacun face son travail et le sermon d'Hippocrate sera bien respecté.
P B CISSOKO

De l'hôpital en direction du Patient en France

L'accès aux informations de santé (dossier médical)
Charte


Toute personne a accès à l'ensemble des informations le concernant, détenues par les professionnels de santé et qui ont contribué à l'élaboration et au suivi du diagnostic et du traitement. L'accès au dossier médical du malade peut désormais se faire directement ou par l'intermédiaire d'un praticien.


• QUI PEUT DEMANDER L'ACCÈS AU DOSSIER MÉDICAL ?
• QUELLES SONT LES INFORMATIONS COMMUNICABLES ?
Qui peut demander l'accès au dossier médical ?


Tout patient peut demander à accéder à son dossier médical auprès d'un professionnel de santé ou d'un l'établissement de santé. Le patient peut y accéder directement ou par l'intermédiaire d'un médecin qu'il désigne. En dehors du patient lui-même, cette demande peut-être effectuée par le titulaire de l'autorité parentale (pour les mineurs), par le tuteur (pour les personnes sous tutelle), et, sous certaines conditions, par son ayant droit (en cas de décès de l'intéressé), par le titulaire de l'autorité parentale (pour les mineurs), par le tuteur (pour les personnes sous tutelle).ou par toute personne (comme son médecin traitant par exemple) désignée comme intermédiaire par l'usager. La communication du dossier médical doit intervenir au plus tard dans les huit jours suivant la demande et au plus tôt dans les 48 heures.
Si les informations remontent à plus de cinq ans, ce délai est porté à deux mois. Cette période de cinq ans court à partir de la date à laquelle l'information médicale a été constituée.

Quelles sont les informations communicables ?


Toute personne a accès à l'ensemble des informations concernant sa santé, c'est-à-dire à toutes les données qui sont formalisées et ont contribué à l'élaboration et au suivi du diagnostic et du traitement ou à une action de prévention, ou ont fait l'objet d'échanges écrits entre professionnels de santé.
Ceci correspond notamment aux résultats d'examen, aux comptes rendus de consultation, d'intervention, d'exploration ou d'hospitalisation, aux protocoles et prescriptions thérapeutiques mis en œuvre, aux feuilles de surveillance, ainsi qu'aux correspondances entre professionnels de santé, à l'exception des informations mentionnant qu'elles ont été recueillies auprès de tiers n'intervenant pas dans la prise en charge thérapeutique et des informations concernant des tiers.
Ces informations sont communicables quelle qu'en soit la forme (papier, support informatique...). La communication en langage clair (par exemple, par l'indication de la signification des codes utilisés) doit être conforme au contenu des enregistrements.


Quelles sont les modalités d'accès et de communication ?


La demande est adressée au professionnel de santé, au responsable de l'établissement de soins ou à la personne désignée à cet effet par ce dernier.
L'accès aux données se fait, au choix du demandeur, soit par consultation sur place avec éventuellement remise de copies, soit par l'envoi des documents (si possible en recommandé avec accusé de réception). Les frais de délivrance de ces copies sont à la charge du demandeur, sans pouvoir excéder le coût de la reproduction et, le cas échéant, de l'envoi des documents.
Avant toute communication, le destinataire de la demande doit vérifier l'identité du demandeur (ou la qualité de médecin de la personne désignée comme intermédiaire).

IL ÉTAIT UNE FOIS UNE MÉDECINE, UN MÉDECIN, DES PATIENTS
robert laurent
SANTÉ, MÉDECINE TÉMOIGNAGE, AUTOBIOGRAPHIE, RÉCIT EUROPE

 

A travers ces quelques lignes, la vie, le temps défile. La médecine générale, acteur principal de ce petit film qu'est la vie, se décline au présent mais surtout au passé. Et que sera-t-elle demain ? Par ces petites scènes de la vie, l'auteur nous invite à regarder filer le temps. Le lecteur se laisse vite aller. Il se découvre, se souvient des uns et des autres. Sans prétention, ce long poème nostalgique nous révèle le médecin généraliste face à ses patients. Ils vieillissent ensemble. La médecine, sa pratique, vieillit pour finalement entrer dans un autre cycle.
OUVRAGE


http://solidarites-sante.gouv.fr/systeme-de-sante-et-medico-social/parcours-de-sante-vos-droits/

samedi, 21 avril 2018 11:30

Tel Majnûn et Layla par Moussa DIOP kalime

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Tel Majnûn et Layla par Moussa DIOP kalime

Ta voix m'accompagne, me porte,
Tes murmures, chaque soir me bordent,
Oh Éternel, de Toute Vie,
Tu es d'une miséricorde infinie.

Je T'entends me parler,
Me souffler des mots doux,
Oh Toi, de Toute Éternité,
Ton murmure me procure la joie d'un Fou.

L'ivresse de l'amour,
Tel Majnûn et Layla,
Je rêve de ce jour,
Où mon Être, en Toi, disparaîtra.

Éternel oh Éternel,
Point d'Être si ce n'est Toi

 

Koun Fa Ya Koun: Les épîtres du Buisson Ardent Broché – de Moussa Diop Kalime poète et chroniqueur

MOUSSA DIOP POETE Consultant en communication junior- chroniqueur chez senenews.com, et conseiller en communication au sein de Teranga communication


« Quand nos jeunes ont du talent il faut les accompagner les saluer et faire leur publicité (mettre sur la place publique) Voici une rencontre fortuite comme il m'en arrive souvent à ichrono.info et facebook.

Un texte inspiré et qui nous informe sur le dire ; le langage comme outil.
J'ai volontairement choisi quelques phrases pour vous mettre l'eau à la bouche et vous découvrirez la suite en commandant l'ouvrage sur amazon.papeB CISSOKO


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 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Consultant en communication junior

« Avant-propos :


Au royaume du langage :
Dans ma conception du langage, je crois que les lettres ont leur monde, leur mode d'existence. Un monde uniquement à elles, avec un rôle ou une fonction appartenant à chaque lettre. Mais aussi, un monde en relation avec les autres, de sorte qu'il y ait un système de révélation de Dieu vers sa créature « Tannazoul » par l'intermédiation de l'Ange qui transmet le message sous forme de « wahyou » (inspiration de Dieu pour son prophète).

En plus d'un phénomène de montée des paroles de la créature vers Dieu. Cela est vrai par exemple pour des actes cultuels comme la prière canonique, les invocations (les suppliques), le zikr, établissant une communication, un dialogue voulu permanent entre le divin et le créé, ainsi de suite.

C'est peut-être tout le sens de cette parole répétée au retour de l'inclinaison (rouko'on) : « Sami' Allah li man Hamidah » (Allah exauce celui qui Le loue) / «Rabbâna wa lakal Hamd » (Ô notre Seigneur À toi la louange). ....


Imaginez-vous que même le silence se dit, s'entend et se vit. C'est comme si rien ne pouvait échapper aux lettres, aux mots, au langage. Dans la perspective coranique par exemple, il semble que l'acte de création soit au fond un acte de langage, et que finalement toute la création ne serait que signe du verbe divin, ou du divin Lui-même. En effet dans les versets 41-53 de la sourate Al Fussilat, Dieu dit : « Nous leur montrerons Nos signes dans l'univers et en eux-mêmes, jusqu'à ce qu'il leur devienne évident que c'est cela la vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute chose? ». Encore, dans les versets 81 à 83 de la sourate « Yâ Sîne » Dieu dit : « Quand Il veut une chose, Son commandement consiste à dire:


«Sois», et c'est. Louange donc, à Celui qui détient en Sa main la royauté sur toute chose! Et c'est vers Lui que vous serez ramenés».


D'autres passages du coran nous montrent de même d'autres aspects de l'action du verbe divin. C'est le cas dans le verset 82 de la sourate Younous où Dieu Dit : « Allâh réalise le réel par Ses paroles, quelques répulsions qu'en aient les criminels ». Qur'aan, kitaab, Qalam, Oumoul Kitaab, Rissala, Ayat, que vous rappellent ces termes ?


De ce point de vue, le langage semble être le Centre même de la révélation coranique, servant ainsi, à établir une relation entre Dieu et sa créature, ou encore les créatures entre elles. Examinons ensemble quelques versets du coran qui illustreraient nos propos :
Sourate Al Baqara (la vache) Versets 30 à 33
Sourate An nissa (Les femmes) Versets 163-164
Sourate Saba verset 10
« Nous avons certes accordé une grâce à David de Notre part. Ô montagnes et oiseaux, répétez avec lui (les louanges d'Allah). Et pour lui, Nous avons amolli le fer. »
Sourate Sad versets 17-19
« Endure ce qu'ils disent; et rappelle-toi David, Notre serviteur, doué de force [dans l'adoration] et plein de repentir [à Allah]. Nous soumîmes les montagnes à glorifier Allah, soir et matin, en sa compagnie, de même que les oiseaux assemblés en masse, tous ne faisant qu'obéir à lui [Allah] »
Sourate An naml (les fourmis) Versets 15-16
Sourate An najm (l'étoile) verset 10
« Il révéla à Son serviteur ce qu'Il révéla. »

Quand « Dire c'est faire » :

Sous ce rapport, il est aisé de penser le verbe comme un agissant à part entière : parler, dire c'est faire ! Ici, il faudrait peut être faire retour aux travaux de l'école d'oxford, notamment la théorie des actes de langage dit « speech act ». Cette théorie serait née avec la publication posthume en 1962 d'un recueil de conférences données en 1955 par John Austin, « How to do Things with Words ». ......
Parler, écrire, s'exprimer, c'est parfois comme une évidence. Ça semble si évident que beaucoup prennent la parole, se l'arrogent, ce droit de dire tout sur tout et de quelle manière ? Je m'interroge encore de ce déferlement langagier auquel nous faisons face chaque jour. On parle trop, mal, et souvent pour ne pas dire de grandes choses......
Le projet c'est de rappeler la place centrale de la méditation, de la contemplation et de la vie intérieure au sein de l''islam : ce qui est pris comme étant la spiritualité islamique. Pour nous, la poésie est un outil au service de cette dite spiritualité, dans la mesure où, celle-là nous permettrait de restaurer une sorte de silence, qui d'une part, extrait l'individu du désordre extérieur du monde pour le réintégrer en son fort intérieur, son soi.
D'autre part, cette même poésie poussée à son extrême réinstallerait l'individu dans un monde pacifié, beau, de toute harmonie, qui dans sa multiplicité apparente refléterait qu'une seule et même vérité.
Le Sénégal a l'honneur d'avoir accueilli sous ses cieux, d'illustres héritiers des prophètes de Dieu, des amoureux, fous du prophète Mouhammad (paix et bénédiction sur Lui). Leurs écrits sont une source intarissable de paix et de bonheur pour quiconque y accède. Il reste urgent que ces œuvres soient enseignées dans nos écoles, afin que nous y puisions tous, que nous soyons bien inspirés, par ceux-là même qui étaient bien inspirés. ....... »

Table des matières :
Table des matières : 4
Avant-propos : 7
Remerciements : 12
Dieuredieuf serigne Touba... 15
Le meilleur des réconforts 16
Seigneur fais de moi ton Iblis ! 17
Tel Majnûn et Layla 18
Les songes font notre malheur 19
Lettre à mon aimé confident 20
Destin d'Adam 21
Á la rencontre de mon Seigneur 22
Mes désirs sont pour toi 23
Oh toi Absolu Maître de Tout. 23
Et dans la meilleure des Formes il créa 24
Le chant des connaissants 25
Nulle peur sur eux 26
Les paroles du cœur 27
Le signe, le signifiant et le signifié 28
Parce que la meilleure demeure est en ta rencontre : 29
Que je meurs, que je meurs, pour moi point de sursis : 30
Eternelle contemplation : 31
Est-il parti vraiment ? 32
Cours, cours, suis le parcours 33
Oh Seigneur entend la complainte 34
Rend-moi noble de par un cœur pur et dénué 35
En attente d'un signe 36
Oh parfais mon cœur dans ta vision 37
S'est-il (asws) évanouit à la vue du mont ? 38
Éternel tu es mon bouclier 39
Ma pensée poursuit le parfum du détenteur de l'étendard (sws)... 40
En l'éternité il n'y a point de fin 41
Houbb cheikh tidjani faydoullahi... 42
Al Balad, mon cœur tend vers toi 43
Même nos pêchers vers toi nous poussent 44
Pèlerinage du cœur à la demeure du Seigneur de toute douceur 45
Al Fourqâne wal Qour'âne : 46
Aucun rappel ne profite à celui à qui Muhammad se révèle 47
Le vin qui nous est permis est un vin béni 48
Sa présence efface et dissout tout 49
Seigneur tue moi 50
Madinah, Médinah prend moi, porte-moi 51
Faut-il pleurer Barhama ? 52
Notes de fin de page 54

 

REGARDS SUR LE DÉVELOPPEMENT-De la nécessité de repenser les processus
Jean-Alain Goudiaby, Paul Diédhiou

Sous la direction de : DÉVELOPPEMENT AFRIQUE SUBSAHARIENNE


Quand les pays africains accèdent à la souveraineté internationale, la question du développement était déjà un axe privilégié. Il semble alors légitime de poser aujourd'hui un regard sur les différents processus de développement, pour les repenser, les ajuster voire les re-construire.

Le développement ne doit pas être pensé comme un état mais plutôt un processus englobant qui s'appuie sur la culture. Cette dimension culturelle réside dans le changement des comportements individuels et collectifs pour façonner l'envol de ce continent.

Jean Alain Goudiaby et Paul Diédhiou sont enseignants-chercheurs au département de sociologie de l'UFR Sciences économiques et sociales de l'Université Assane Seck de Ziguinchor au Sénégal.

Les forces de l’opposition qui prévoient de manifester  demain, jeudi 19 avril, à l’occasion du vote du projet de loi portant sur le parrainage, ne seront pas seules. Elles pourront compter sur le soutien du mouvement citoyen Y’en a marre. L’assurance a été donnée par le porte-parole du jour Fadel Barro hier, mardi, lors d’une conférence de presse.

« Ce combat commence, ce jeudi 19 avril prochain, par une vague de mobilisation citoyenne et pacifique, devant les grilles de l’Assemblée nationale et partout ailleurs à Dakar, mais aussi dans les régions et dans la diaspora pour manifester notre désapprobation et exprimer notre choix d’une démocratie apaisée », pouvait-on lire dans le texte liminaire transmis à la presse.

Pour Fadel Barro et le mouvement citoyen Y’en a marre, le président Macky Sall a enfourché le même cheval de bataille qui avait valu à son prédécesseur, Abdoulaye Wade, le courroux des Sénégalais et qui lui avait valu une cuisante défaite à la présidentielle de 2012. « La posture actuelle du Président Macky Sall nous rappelle l’épreuve malheureuse du 20 mars 2016, qui avait fait valider son Wax Waxeet sur la durée de son mandat, par le référendum constitutionnel », renseignent-ils dans leur déclaration liminaire.

Par ailleurs, Fadel Barro et les membres de Y’en a marre ont appelé le Président Macky Sall à revenir à la raison en suspendant temporairement le vote du projet de loi pour attendre que les négociations entamées par la société civile qui sillonne ne le pays pour rencontrer les autorités religieuses aboutissent.

Sudonline

Le système du parrainage élargi à tous les candidats à la magistrature suprême, une loi très controversée qui doit passer ce jeudi 19 avril à l’Assemblée nationale, fait couler beaucoup d’encre et de salive dans le pays. Opposants comme gens du pouvoir, sans oublier certaines organisations de la société civile, se livrent à une bataille de communication sans merci pour gagner l’opinion publique. L’enjeu reste ici sans équivoque la manifestation prévue par les opposants au système du parrainage, le jour de son vote par les parlementaires après-demain.

La manifestation prévue par les opposants au régime du président Macky Sall ainsi que certaines organisations de la société civile et autres mouvements citoyens, pour barrer la route à la loi sur le parrainage étendu à tous les candidats aux prochaines joutes, cristallise depuis un certain temps, toutes les attentions.

En effet, depuis que le sujet a été évoqué lors des concertations sur le processus électoral, confié au chef de l’Etat Macky Sall pour arbitrage, adopté sous forme de projet de loi modifiant le Code électoral et la Constitution en Conseil des ministres, et enfin soumis aux parlementaires pour vote, il ne se passe pas un seul jour sans que les acteurs politiques et même ceux de la société civile épiloguent sur la question. L’adrénaline est montée lorsque les pourfendeurs de ce système de «présélection» des candidats à la magistrature suprême ont décidé de manifester à la place Soweto, le jour de son vote, ce jeudi 19 avril. Les opérations d’explication et de mises en garde des partisans du pouvoir font face au refus du dialogue de l’opposition déterminée qu’elle est à en découdre avec le régime de Macky Sall.

EXPLICITER LE PARRAINAGE ET DISSUADER LES POTENTIELS MANIFESTANTS

En effet, dans cette bataille communicationnelle qui a pour but de convaincre les populations du bien-fondé de la loi sur le parrainage, destinée selon la majorité à rationaliser les candidatures pléthoriques aux différentes joutes électorales, le pouvoir ne lésine pas sur les moyens. Même le chef de l’Etat, Macky Sall, est en plein dans la danse. De Lomé où il s’était rendu pour le Sommet de la Cedeao, il a expliqué aux militants acquis à sa cause que le but dudit système était de rationaliser les candidatures, et par ricochet les dépenses électorales. Mieux, le président semble rejeter la balle entre les mains de l’opposition en l’invitant au dialogue sur les modalités de mise en œuvre dudit système.

Toutefois, il n’a pas manqué de prévenir qu’en cas de statu quo, «la loi de la majorité s’appliquera». Le chef de l’Etat n’a, cependant, pas été le seul dans le camp du pouvoir à procéder à des séances d’explication sur le parrainage. Son envoyé spécial, Aminata Touré, chargé de la mobilisation et du parrainage, ainsi que son Directeur de Cabinet, Oumar Youm, la présidente des femmes de Bby, Marième Badiane ou encore ses ministres, Mbaye Ndiaye, Mame Mbaye Niang, Pape Gorgui Ndong, bref…, beaucoup de pontes du régime s’y sont attelés le week-end dernier. Dans leur démarche, les séances de rétablissement de la vérité sur les raisons du parrainage se mélangent aux mises en garde contre les éventuels manifestants, lors du vote de la loi. Mimi Touré, comme Mame Mbaye Ndiaye ont prévenu que «force restera à la loi».

Quand l’opposition fait planer le spectre d’un 23 juin bis !

 Du côté de l’opposition, l’on semble tenir le bon bout pour vilipender le président Macky Sall et son régime devant les Sénégalais et le reste du monde. Les assauts contre le parrainage et autres propos de défiance à l’encontre du pouvoir, lors du vote de ladite loi, ne manquent pas. Si le patron du parti Rewmi, qui dit rejeter toute forme de dialogue avec le président Macky Sall, promet d’écourter son voyage à l’étranger pour prendre part à la manifestation du 19 avril, il n’en demeure pas moins qu’il récuse toute forme de confrontation avec les forces de l’ordre.

Pour Idrissa Seck, il n’est pas question d’en arriver aux mains avec ces dernières, mais de faire face au vote de la loi. Il a tout de même fait savoir que si l’actuel locataire du palais persiste à vouloir toucher la Constitution, «on va le dégager». L’axe de communication des pourfendeurs de la loi reste pratiquement le même pour tous : dénoncer «une manipulation de la Constitution» dans le but d’invalider la candidature de certains adversaires. Ne se limitant pas à protester contre ladite loi, ils promettent d’en découdre avec le régime pour le forcer à revenir sur sa décision et à organiser des élections transparentes.

Regroupés ainsi autour d’une nouvelle plateforme appelée «Front démocratique et sociale de résistance nationale contre les manipulations constitutionnelles et électorales au Sénégal», toutes les forces politiques de l’opposition, dont le mouvement And Doolel Khalifa, And Jëf de Mamadou Diop Decroix, Bokk Gis Gis de Pape Diop, Act d’Abdoul Mbaye, Fds/Bj de Cheikh Bamba Dièye, Pastef d’Ousmane Sonko, Pds de Me Wade, Pur du Pr Issa Sall, Ptp de Me El hadj Diouf, Tekki de Mamadou lamine Diallo, République des valeurs de Thierno Alassane Sall, etc. ainsi que des organisations syndicales promettent un «23 juin-bis». Ils ne ratent pas l’occasion de brocarder la loi et d’appeler à la mobilisation le jour de son vote.

Sudonline

« Le vote de tous les dangers », titre le Walf Quotidien, qui consacre une très large part de son édition du jour aux contestations et manifestations prévues un peu partout dans le pays.

Alors que « le centre-ville de la capitale et sa banlieue sont quadrillés par les forces de l’ordre », le journal relaie les appels de l’opposition, vent debout contre le projet, mais aussi de l’archevêque de Dakar. Pour Monseigneur Benjamin Ndiaye, « il ne faut pas jouer à se faire peur » et il vaut mieux « renoncer provisoirement à ce qui crée le conflit ».

Mais les points de vue sont partagés : le patron du parti And Jef Authentique Landing Savané affirme ainsi dans les colonnes de plusieurs journaux son soutien au projet alors que le chroniqueur Mamadou Sy Tounkara estime dans Rewmi.com que le parrainage peut permettre aux formations politiques « d’être en contact direct » avec la population et de combler ainsi « l’absence d’éducation politique des masses » en présentant directement son programme politique. Mais il reproche au pouvoir le timing de cette réforme « à 10 mois de l’élection présidentielle [et contraire] à la lettre et à l’esprit de notre Charte fondamentale ».

Bref, « la bataille de l’opinion fait rage », note le site d’information Sud Online pour qui « l’opposition est déterminée à en découdre avec le régime de Macky Sall », en lui promettant « un 23 juin bis », référence à ce jour de 2011 où face à la mobilisation populaire, Abdoulaye Wade avait renoncé à réformer la Constitution.

Journée de tension en perspective, mais en l’absence de Macky Sall

Le président sénégalais est en effet en France où il doit s’entretenir demain avec Emmanuel Macron. Une absence qui ne manque pas de lui être reprochée dans la presse sénégalaise. « Ça jase à Paris et ça se discute en France », estime ainsi Rewmi.com pour qui « les questions sérieuses du Sénégal se discutent encore » à Paris. « Le président français à son mot à dire » poursuit le site d’information, « et son avis est important ». En tout cas, estime la publication, « l’attitude de Macky Sall va être perçue par ses adversaires comme une façon de les snober ».

Mais l’opposition sénégalaise sait se faire entendre y compris à Paris, preuve en est cette mésaventure du président dans les rues de la capitale française où son cortège a été enfarinée par des manifestants. « Macky fuit le brasier de Dakar et tombe dans celui de Paris », ironise le site SeneNews qui poursuit « si cette visite était faite pour éviter la mobilisation, c’est raté ».

SeneWeb relate de son côté la grosse colère du chef de l’Etat sénégalais contre les responsables locaux de son parti après cet incident : « tout ça c’est vous », aurait lancé Macky Sall, « c’est parce que vous êtes divisés qu’une vingtaine de personnes arrivent à saboter notre arrivée à Paris. » Et le président sénégalais de s’inquiéter « de la guerre inutile et fratricide » qui agite son parti, avant de conclure : « la division et les querelles intestines ne nous aideront pas si nous voulons conserver le pouvoir. »

La contestation politique au Niger attire également l’attention des journaux

Après la mobilisation contre la Loi de finances, ce sont les étudiants de l’université de Niamey qui ont protesté mercredi. En cause selon ActuNiger « le non-respect par le gouvernement des engagements convenus » il y a quelques jours, alors qu’un bras de fer oppose les étudiants à leurs enseignants. Résultat, des « affrontements violents » selon le site, qui dénombre « au moins 3 blessés graves ».

Et la situation est loin d’être stabilisée, l’Union des scolaires nigériens maintient son appel à une grève de 3 jours et laisse toujours planer « le risque d’une nouvelle année blanche ». « Difficile pour l’instant de dire qui en sortira vainqueur », observe Le Pays. Le quotidien burkinabè s’interroge toutefois : « le Niger a-t-il mal à sa démocratie ? Ne dit-on pas que les manifs de rue traduisent une certaine vitalité démocratique ? », avant de lancer « Questions à un président. »

Autre question à un président, mais cette fois celui de la fédération internationale de football

Aujourd’hui au Faso interpelle Gianni Infantino après les arrestations au sein de la fédération congolaise de foot. « Perpétue-t-il les vieilles pratiques qui avaient cours sous le magistère de [son prédécesseur] Sepp Blatter ? », s’interroge le journal, alors que l’Observateur Paalga se demande « quel carton la justice va-t-elle brandir ? », à l’encontre notamment du président de la Fécofa, Constant Omari, remis en liberté hier soir.

Du côté de la presse congolaise, la prudence est de mise. La Prospérité explique ainsi que l’affaire, des soupçons de détournement dans le cadre de matchs de l’équipe nationale, est intimement lié à une bataille entre le ministère des Sports et la fédération. Et note que plusieurs acteurs centraux dans cette affaire n’ont toujours pas été entendus.

RFI

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