vendredi, 25 janvier 2019 19:13

Un TER sénégalais à la française et un calcul politique

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Il fallait s’y attendre, c’est de bonne guerre, voici quelques jours le président Macky Sall a inauguré le premier tronçon des voies ferrées du Train Express Régional (TER), qu’il n’a cessé de présenter comme une vitrine du Plan Sénégal émergent. Coût de l’opération : 656 milliards de CFA soit un milliard d’euros. Une facture salée pour un des vingt-cinq pays les plus pauvres du monde selon les chiffres de la Banque mondiale. En ce compris les surcouts entraînés pour précipiter la fin du chantier et respecter la promesse de Macky du 14 janvier. Pour le chef de l’Etat sénégalais tenir ses engagements n’a pas de prix, mais cher quand même pour un calcul politique.

Un coup de com’ ?

La date choisie, le 14 janvier, n’est pas innocente, c’est quasiment jour pour jour un mois avant l’élection présidentielle de février. C’est ce qui s’appelle un coup de com’ où je ne m’y connais pas.

Dakar - Diamniado

Et le chef de l’Etat de rappeler, non sans une certaine modestie que le 14 janvier 2017 était donné le premier coup de pioche de travaux. Deux ans après un premier wagon à donc roulé sur les trente-six kilomètres entre Diamniado et Dakar avec à son bord une ribambelle de personnalités politiques, d’entrepreneurs et de financiers. Sans oublier bien sûr le maître d’œuvre du projet en personne, son excellence Macky Sall en personne. A tout seigneur, tout honneur. Pour la circonstance la gare de Dakar a été récemment rafraîchie afin d’ajouter un lustre supplémentaire à la cérémonie et toutes les éminentes personnes invitées au voyage ne boudaient pas leur plaisir.

A quand les 55 kms pour Blaise Diagne ?

Reste maintenant à prolonger la voie d’un second tronçon, de 55 kilomètres, pour relier la ville nouvelle à l’aéroport international Blaise Diagne avec au total quelques quatorze gares réparties sur le trajet. L’objectif, indiscutable, est clair, il s’agit de désengorger la capitale sénégalaise et réduire les embouteillages qui polluent la vie des habitants, 30% environ de la population sénégalaise répartie sur seulement 0,28% de la surface du pays. Macky aura un quinquennat devant lui pour inaugurer le dernier tronçon … et pourquoi pas à la veille de 2024 ?

115 000 passagers/jour

Une projection réalisée estime que 115 000 passagers emprunteront le TER quotidiennement à raison de 565 personnes par wagon roulant à 160 km/h lorsqu’il sera achevé. Alors, merci qui ? Merci Macky. Merci aussi aux entreprises franco-turco-sénégalaises, dont Eiffage, Engie, Alstom et Thales et merci aussi à la SNCF et à la RATP qui ont signé l’exploitation de la ligne pour cinq années.

Entre Dakar et Paris, pas un nuage

Décidemment sous Macky les relations franco-sénégalaises sont au beau fixe et sa réélection prochaine ne manquera pas de réjouir Paris. Et surtout qu’on ne parle pas de françafrique.

Jean-Yves Duval, Directeur d’Ichrono

 

Cameroun: cinq candidats accusent les médias publics de favoriser Paul Biya


a campagne officielle pour l'élection présidentielle du 7 octobre prochain démarre ce samedi au Cameroun. Et déjà cinq candidats d'opposition dénoncent dans un communiqué conjoint un « traitement biaisé et volontairement déséquilibré (... ) des activités des personnalités en course pour la présidentielle » par la CRTV, la Radio Télévision du Cameroun.


C'est une note interne de la CRTV datée du 12 septembre 2018 qui a fait déborder le vase. Selon le texte que RFI a pu consulter, le directeur de l'audiovisuel public camerounais a affecté treize équipes de reportage pour suivre les neuf candidats à l'élection présidentielle.


Chacun des huit candidats d'opposition a droit à une équipe contre cinq pour le président sortant et sa formation de campagne.


« Habituellement ils biaisent le temps d'antenne de chaque candidat, mais cette fois ils ont exagéré, s'insurge Jean-Robert Wafo, porte-parole de Joshua Osih, le candidat du Social Democratic Front (SDF). Un seul candidat a cinq équipes : une équipe qui lui est dédiée, une équipe qui est dédiée à sa majorité présidentielle, une équipe qui est dédiée à son directeur de campagne, une équipe qui est dédiée au président du Sénat qui lui est acquis et au candidat de l'Assemblée nationale qui lui est acquis. On n'a jamais vu ça au Cameroun ! »


Pour les cinq candidats d'opposition signataires du communiqué conjoint de protestation, cette partialité est « outrancière ».


« Nous demandons à la CRTV de redresser l'équilibre au niveau du traitement de l'information, que tout le monde soit logé à la même enseigne, qu'il soit affecté au candidat du RDPC une équipe de reportage avec le même nombre de reporters que pour tous les autres candidats, explique Paul Mahel, porte-parole d'Akere Muna, candidat du Mouvement Now !. Nous demandons que le temps d'antenne sur la télévision à capitaux publics soit le même pour tout le monde, que les tranches d'antenne qui sont consacrées aux candidats le soient pour tous les candidats au même niveau, faute de quoi nous allons non seulement boycotter la CRTV, mais nous allons également récuser les équipes de campagne qu'ils mettront à notre disposition. »
Selon une étude d'audience Médiamétrie, la CRTV et la chaîne privée Canal 2 sont les deux chaînes les plus regardées du Cameroun.
Joint par RFI, le directeur de la CRTV, Charles Ndongo, n'a pas donné suite à nos appels.
Lisons ceci au sujet du principal opposant
«Présidentielle au Cameroun: Joshua Osih, candidat du Social Democratic Front (SDF)
Par Christophe Boisbouvier
Diffusion : mercredi 19 septembre 2018

Joshua Osih, le nouveau candidat du SDF. Joshua Osih/Wikimedia/CC
Il est l'un des favoris à la présidentielle du 7 octobre au Cameroun. Logique, Joshua Osih est le candidat du Social Democratic Front, SDF, le premier parti d'opposition à l'Assemblée nationale. Joshua Osih, 49 ans, reprend le flambeau laissé par l'opposant historique John Fru Ndi et annonce que, s'il est élu, le salaire minimum sera multiplié par cinq. N'est ce pas une promesse démagogique ? En ligne de Yaoundé, le député Joshua Osih est notre invité.


Vous êtes neuf candidats à cette élection, pourquoi pensez-vous être le mieux placé ?
Je suis issu d'une formation politique, qui a une certaine expérience, je suis passé par des primaires et un congrès électif. Il n'y a que deux candidats qui ont une expérience élective et politique dans cette élection, c'est le président sortant Paul Biya et moi-même et je pense que mon expérience au niveau de l'Assemblée nationale, au niveau communal et en entreprise me permet de penser que je suis le mieux placé ou le mieux outillé pour diriger le Cameroun après cette élection.
»

La suite logique à méditer

Par RFI Publié le 23-10-2018 Modifié le 23-10-2018 à 19:27
Paul Biya, 85 ans, a été officiellement réélu pour un septième mandat au Cameroun lundi 22 octobre. Depuis hier, la victoire du président octogénaire est officielle. Les scores - 71% des voix pour le président, 14% pour le premier opposant Maurice Kamto, 6% pour Cabral Libii, 3% pour Joshua Osih - sont définitifs. Revue de presse camerounaise et réactions internationales.


L'Anecdote, un journal proche du pouvoir, présente à sa Une Paul Biya sous son meilleur jour et le qualifie comme un « indomptable », en référence à l'équipe fanion de football du Cameroun.
La Voix du Centre constate qu'avec cette victoire, Paul Biya sera au pouvoir jusqu'à ses 92 ans et culminera 43 ans de règne sans discontinuer, tout simplement inédit.


Le quotidien Mutations relève, pour sa part, que malgré un pourcentage plus que confortable de plus de 111 %, Paul Biya perd dans la région du Littoral, dans la grande cité portuaire de Douala et s'en tire de peu dans la capitale Yaoundé. Le confrère souligne surtout que près de la moitié du corps électoral n'a pas voté. Conclusion pour Mutations : cette victoire a un goût de défaite.
Le Messager, un quotidien très critique vis-à-vis du pouvoir, estime qu'on est reparti pour un septennat où prospéreront la corruption, l'enfumage et la politique des slogans creux face à un peuple impuissant.
« Maurice Kamto, moi ou le chaos », annonce pour sa part l'hebdomadaire Politica, qui juge le candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de mégalomaniaque.
La presse anglophone analyse, quant à elle, les codes de l'échec du SDF dont le candidat Joshua Osih n'a pu faire mieux que quatrième, alors que ce parti depuis sa création a toujours été leader de l'opposition camerounaise.
→ RELIRE : Fred Eboko (IRD): «Le système politique est verrouillé» au Cameroun


Des débats enflammés sur Internet


L'une des nouveautés de cette présidentielle au Cameroun, c'est cette dynamique sur les réseaux sociaux. Ils ont été très utilisés pendant la campagne et même après l'annonce des résultats.
Le débat est même très enflammé sur Internet. Sur sa page Facebook, l'écrivain Eric Essono Tsimi raille assez durement la vidéo de Maurice Kamto diffusée hier sur les réseaux sociaux. Un « baroud d'honneur ridicule », estime-t-il, ou encore « l'énergie du désespoir ». Et osant une comparaison avec un pays voisin, le Gabon, l'écrivain relève que « Jean Ping avait eu bien plus de succès internationaux » et que malgré tout il n'est arrivé à rien.


Un chef d'entreprise ayant pignon sur rue à Douala dénonce selon ses termes « l'arrogance régnante et exultante » et invite à « ne jamais insulter l'avenir ». Thierry Gervais Gango, un journaliste, prend le contre-pied de l'écrivain Eric Essono Tsimi et estime que son texte « souffre de trop de passion et s'acharne de manière inutile sur une figure de l'opposition dont le travail devrait consister par toutes les saisons à essayer d'être en contre-pouvoir ».


Autre sortie qui est abondamment commentée sur les réseaux sociaux, c'est celle de Cabral Libii sur une radio internationale, où il a laissé entendre qu'il n'était a priori pas contre l'idée de travailler avec le vainqueur déclaré de ces élections, en l'occurrence le président Biya. Beaucoup estiment qu'il fait acte de trahison envers le peuple, ce qui a obligé Cabral Libii à repréciser le sens de cette sortie, indiquant que les confrères n'avaient pas diffusé tout son propos et avaient délibérément détourné la compréhension de son message.
Mais de manière plus globale, beaucoup d'intervenants estiment qu'il est temps de tourner la page, que cette élection présidentielle aura été très tendue et aura autant passionné que divisé l'opinion comme jamais auparavant.


→ RELIRE : Elections au Cameroun : les leçons du scrutin
Il manquait dans les réactions d'après-résultats celle du candidat du SDF, Joshua Osih. Il dit « prendre acte » de la proclamation des résultats de la présidentielle malgré, écrit-il, « toutes les preuves d'irrégularités ». Joshua Ossi dénonce également « une volonté manifeste de marginaliser les populations des régions du nord-ouest et du sud-ouest » ; il promet de s'engager pour aider à trouver une issue à la guerre en zone anglophone. « Nous avons, poursuit-il, une honte nationale à effacer ».
Chers ami(es),


À la suite de la proclamation des résultats de l'élection présidentielle du 7 octobre, retrouvez ici mon sentiment profond quant à ce scrutin et l'avenir de notre pays. #Etoudi2018 #Cameroon #Cameroun pic.twitter.com/OheJ0x8SuZ


Joshua Osih (@JoshuaOsih) 23 octobre 2018
Réactions internationales


Paris salue une élection qui s'est, selon les mots du Quai d'Orsay, « globalement déroulée dans le calme ». La France dit néanmoins regretter que « de nombreux Camerounais n'aient pu exprimer leur choix, notamment dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays ».
#Cameroun


Le Conseil constitutionnel camerounais a proclamé la réélection du Président @PR_Paul_Biya lors du scrutin présidentiel du 7 octobre dernier. La France adresse ses vœux de réussite au Président Biya pour ce nouveau mandat.



Lire pour se préparer au sénégal P B CISSOKO

Fred Eboko, directeur de recherche à l'IRD, l'Institut de recherche pour le développement (capture d'écran). lesateliersdelapensee.com


71% pour le sortant Paul Biya et 14% pour l'opposant Maurice Kamto. Tels sont les résultats officiels de la présidentielle camerounaise du 7 octobre. Pour le Franco-Camerounais Fred Eboko, directeur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), ces chiffres traduisent un verrouillage du système politique camerounais.


RFI : Paul Biya est largement vainqueur et Maurice Kamto deuxième. Quelle est votre première analyse sur ces résultats ?


Fred Eboko : Au-delà des résultats statistiques, ce qui s'est passé cette année c'est une véritable césure, à mon sens. Sous la victoire du président Paul Biya, sous le rituel de sa victoire, émerge un changement des Camerounais vis-à-vis de la démocratie, un changement de la vie politique camerounaise. Je dis bien au-delà de la victoire politique du président Biya.


Cette très large victoire de Paul Biya est-elle due seulement à ses talents et à son bilan ou n'est-elle pas due aussi à une redoutable machine électorale du parti au pouvoir RDPC ?


C'est dû, à mon sens, à quelque chose qui est de l'ordre du verrouillage du système politique camerounais. Il y a d'abord une large couverture du parti au pouvoir sur le territoire camerounais. Mais il y a aussi – et on l'a vu au cours des récents débats du Conseil constitutionnel – le fait que le système est verrouillé de telle sorte que la légalité du système ne soit plus forcément en lien avec sa légitimité.
Selon Maurice Kamto, le candidat Biya se serait vu accorder de façon abusive quelque 1,3 million de voix sur la base de procès-verbaux non signés.


Oui, c'est ce que l'on a entendu au cours des débats au sein du Conseil constitutionnel. Je ne sais pas très bien quoi en penser. Mais ce qui me semble assez clair, c'est que les résultats tels qu'ils sont présentés aujourd'hui ne rendent pas forcément compte de la dynamique électorale qui s'est produite au Cameroun. Le fait que toutes les requêtes et toutes les réclamations aient été rejetées laisse quand même à penser que le Conseil constitutionnel, certes, a fait son travail, mais n'en sort pas forcément grandi. Non pas du point de vue de ce qui est légal, mais du point de vue de ce qui est crédible et du point de vue de ce qui est juste. Parce qu'il n'avait pas seulement la responsabilité de rendre les résultats. Comme l'a dit une brillante avocate au cours des débats, il avait aussi la responsabilité de rendre la vérité de l'élection présidentielle au Cameroun.


Vous parlez du Conseil constitutionnel, c'est le deuxième niveau. Mais avant il y avait un premier niveau, c'était Elecam, qui est l'instance camerounaise des élections. Est-elle crédible ? Est-elle indépendante ?


Le problème au niveau du Cameroun, qu'il s'agisse de premier niveau d'Elecam ou du niveau ultime du Conseil constitutionnel, la question qui se pose est celle de l'indépendance de toutes les institutions par rapport au pouvoir exécutif, qui a une espèce de prééminence.


Il y a un parti qui ressemble beaucoup à ce qu'on appelait sur le parti unique, le parti-Etat, qui écrase un peu l'ensemble des institutions, mais qui n'écrase pas forcément la parole des Camerounais qui s'est libérée notamment via les réseaux sociaux et via la dynamique incarnée par Maurice Kamto et sa coalition, qui ont pu quand même montrer qu'un autre Cameroun est possible.


Vous parlez de Maurice Kamto. Le 1er septembre dernier, dans votre précédente interview sur RFI, vous parliez plus volontiers d'Akéré Muna ou de Joshua Osih comme les challengers possibles de Paul Biya.
Oui. A ce moment-là je disais que Akéré Muna me semblait être un des candidats les moins clivants. Il s'est trouvé qu'Akéré Muna a rejoint la coalition autour de Maurice Kamto et que Maurice Kamto est monté en puissance juste après le scrutin. Il est monté en puissance avant, d'abord par rapport à cette coalition et juste après dans la manière avec laquelle il a fait front face au pouvoir et au système politique en place.


Oui, il a surpris tout le monde le 8 octobre dernier en se déclarant vainqueur et en prenant de vitesse Elecam.


C'est pour cela que je dis qu'en mettant en avant la diversité géographique et générationnelle des personnes qui étaient autour de lui, cette diversité a été incarnée par le pool des avocats qui l'ont accompagné au sein du Conseil constitutionnel et qui ont fait une véritable démonstration politique et intellectuelle face aux membres du Conseil constitutionnel du Cameroun. Maurice Kamto a mis en avant la diversité géographique, politique et intellectuelle, des personnes qui sont autour de lui. Il l'a fait de manière absolument magistrale.


Est-ce qu'il y a, justement, au vu de cette présidentielle 2018, un repli des Camerounais sur certaines valeurs identitaires et ethniques ou pas ?


Il y a plutôt la mise en lumière de ces clivages qui minent la société camerounaise depuis plusieurs années et qui ont été mis en exergue à la faveur de cette consultation électorale et notamment des débats parfois très houleux qui ont eu lieu sur les réseaux sociaux. Ces clivages et cette tentation du repli identitaire existent au Cameroun depuis fort longtemps. Mais ils n'ont jamais été médiatisés de manière aussi forte que pendant cette campagne électorale.


En arrivant deuxième, loin devant Cabral Libii et Joshua Osih, est-ce que Maurice Kamto a gagné ou a perdu ?


Maurice Kamto a en même temps perdu officiellement les élections, mais il a gagné, à mon sens, bien plus que les élections. Il a gagné en matière de crédibilité de sa proposition politique. Crédibilité de sa personne, médiatisation aussi – alors là c'est le plus exceptionnel, parce que c'était inattendu – de sa capacité à rassembler une bonne part des Camerounais sous son nom et sous le nom de sa coalition surtout. Et il a pu le faire notamment grâce à l'occasion qu'il a eue de pouvoir s'exprimer, de pouvoir laisser s'exprimer ses confrères au sein du Conseil constitutionnel du Cameroun.


Et l'effondrement électoral du SDF de Joshua Osih, qu'en pensez-vous ? Etes-vous surpris ?


Je suis moyennement surpris parce que je pense que la candidature de Joshua Osih a été un peu prise de court par les autres candidatures et pas seulement celle de Maurice Kamto, celle, aussi, de Cabral Libii, qui ont un peu damé le pion à la proposition du SDF qui semble marquer un peu le pas dans le paysage politique camerounais.


Et que peut faire à présent Maurice Kamto, lui, qui s'est déclaré vainqueur le 8 octobre dernier ?


C'était aussi une stratégie pour marquer le coup, puisqu'il avait déjà anticipé sur ce qu'il pensait être des irrégularités, voire des malversations du camp d'en-face. Maintenant, il a quand même une zone de confort. Pourquoi ? Parce que, si vous regardez ce qui s'est passé pour le candidat proclamé gagnant, Paul Biya a fait juste un meeting politique avec une intervention qui a duré moins de dix minutes. Maurice Kamto a fait des dizaines et des dizaines de meetings et aujourd'hui il peut prendre la parole, sa parole aura un poids tout à fait considérable et c'est peut-être un jour nouveau qui s'ouvre dans le débat politique camerounais avec cette présence de Maurice Kamto et de sa coalition.


C'est à dire qu'il y aura désormais un vrai chef de l'opposition et une vraie dualité dans la vie politique camerounaise ?


Je pense que si la sécurité de monsieur Maurice Kamto est garantie – et je pense que le pouvoir en place a tout intérêt à garantir la sécurité de Maurice Kamto –, nous sommes peut-être au début de la naissance d'au moins une dualité politique, comme vous avez dit, ou d'une pluralité des voix. Y compris des autres partis d'opposition. Il ne faut pas oublier la magnifique campagne électorale qu'a menée Cabral Libii. On peut aussi penser que d'autres figures de proue de l'opposition peuvent aussi reconstituer leur panel électoral.


Joshua Osih et Cabral Libii sont, l'un un quadra, l'autre un trentenaire, qui ont l'avenir devant eux.


Voilà, ils ont l'avenir devant eux. Au-delà du MRC qui est manifestement un des gagnants, même dans la défaite de cette élection présidentielle, il ne faut pas oublier que Cabral Libii et Joshua Osih sont relativement jeunes et qu'ils sont dans une dynamique tout à fait particulière.


http://www.rfi.fr/emission/20181023-fred-eboko-ird-le-systeme-politique-est-verrouille-cameroun

 

 

SIDIKI BAKABA ET SES OEUVRES EN 26 LETTRES -André Banhouman Kamaté
Préface de Diandué bi Kacou Parfait

Culture Africaine


ARTS, ESTHÉTIQUE, VIE CULTURELLE AFRIQUE SUBSAHARIENNE Côte d'Ivoire


Sidiki Bakaba est un artiste pluriel. L'homme, comme ses oeuvres, témoigne d'un engagement profond en faveur de la promotion des arts et de la culture africains. Sidiki Bakaba fut tour à tour comédien, acteur, metteur en scène, producteur, trapéziste, enseignant.

Le but de ce livre est d'une part, de faire oeuvre de mémoire pour rappeler ce que Sidiki Bakaba a fait pour les scènes théâtrales et les écrans de cinéma, tant dans son pays, la Côte d'Ivoire, qu'ailleurs dans le monde ; et d'autre part de révéler les valeurs qu'il a incarnées.


André Banhouman Kamaté est Maître de Conférences à l'Université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan. Il fut sous-directeur des établissements d'enseignement artistique et culturel (2008-2011). De juin 2011 à avril 2018, il a assumé la fonction de Directeur de la Promotion des Droits de l'Homme au Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme.


Préface de Jacques Fialaire


Études africaines


EDUCATION RELIGIONS ISLAM AFRIQUE SUBSAHARIENNE Mauritanie


Ce livre s'intéresse à l'enseignement non formel de type mahadra en Mauritanie. Il passe en revue les différentes typologies de l'éducation et esquisse l'ébauche d'un modèle de classification. Il lie cette discussion avec la place qu'occupe l'enseignement islamique mahadra dans le système éducatif à la lumière des mutations socio-économiques et éducatives de la société mauritanienne. En annexe, des entretiens avec des leaders religieux, des écrivains, des universitaires et des journalistes constituent des témoignages extrêmement précieux sur la mahadra, ses problèmes, son histoire, ses perspectives et sa place dans la société mauritanienne.


Mohamed Salem OULD MAOULOUD est un expert en analyse et évaluation des systèmes éducatifs, il est titulaire d'un DEA en sciences de l'éducation de la Chaire Unesco des sciences d el'éducation de Dakar. Il est actuellement enseignant vacataire de planification de l'éducation à l'École normale supérieure de Nouakchott (Mauritanie). Il est doctorant à l'École pratique des hautes études (EPHE) de la Sorbonne et auteur de plusieurs articles et nouvelles.

 

Justice, littérature, éthique des soins, anthropologie du droit, esthétique... Les champs de recherche du philosophe de la "traversée", Jean-Godefroy Bidima, sont extrêmement larges. Pour ce spécialiste camerounais de l'école de Francfort, enseignant à l'université Tulane (Nouvelle-Orléans), la pensée doit être une "faille toujours ouverte qui se refuse aussi bien au repli identitaire [...] qu'à la dissolution dans un universalisme coagulant" (L'Art négro-africain, 1997). Traditions africaines et philosophie occidentale nourrissent sa réflexion sur la justice et la manière de renouer le lien social lorsqu'il est brisé (La Palabre, 1997). Pour sa réflexion actuelle sur l'architecture en Afrique, Bidima emprunte autant au Latin Vitruve (vers 90 av. J.-C.-20 av. J.-C.) qu'au Japonais Nishida (1870-1945). Il s'inscrit ainsi pleinement dans ce qu'Ernst Bloch appelle l'"expérience du monde" (...)

[Lire l'entretien de Séverine Kodjo-Grandvaux avec Jean-Godefroy Bidima]
Publié par Jeune Afrique, le 19 août 2013.

Méditations africaines : à la rencontre des intellectuels africains
Jeune Afrique : Quel est le rôle des philosophes africains aujourd'hui ?


Jean-Godefroy Bidima : Il est multiple. Il s'agit de rappeler à l'Afrique que son histoire doit s'inscrire dans la durée et qu'il faut donc développer les notions de prospection, de projection et d'utopie. Et protéger le patrimoine. Nous devons également réfléchir avec les exigences et les intérêts africains propres non seulement sur les migrations des hommes, des idées et des religions, mais aussi sur les nouvelles modifications du lien social. Et enfin proclamer un nouvel athéisme contre la consommation techno¬logique.


Que manque-t-il aux philosophes africains pour qu'ils se fassent davantage entendre ?


Il ne leur manque pas de bibliothèques, ni de moyens et d'espaces d'expression à l'ère du numérique, ni le brio de la rhétorique, ni même des colères... très conventionnelles. Il leur manque la violence libératrice et honnête, celle qui s'exerce au-dedans de soi-même quand on a mis de côté les fictions qui nous protègent comme les corporations, la Bourse, la banque, la peur, le salaire, le confort, la réputation et les honneurs. Les philosophes africains ne seront crédibles – et entendus – que quand ils feront cette "réforme de l'entendement" (Spinoza).


Aujourd'hui, quels sont les principaux enjeux de la philosophie africaine ?


Au niveau local, il faudrait développer une approche de la culture matérielle en Afrique afin de se pencher aussi bien sur la question de la technique que sur celle de l'invention technologique et scientifique, gages du principe de puissance. Au niveau global, la philosophie africaine doit centrer sa réflexion sur les diverses manipulations actuelles de la vie, les risques alimentaires, médicaux, biotech¬nologiques, nucléaires et sur les crises économiques. Elle doit être une réflexion sur la biopolitique.


https://www.jeuneafrique.com/136413/societe/jean-godefroy-bidima-il-manque-aux-philosophes-la-violence-lib-ratrice/

 


Philosopher en Afrique : de la domination à l'indiscipline Par Nicolas Michel


«Après le grand débat sur « la philosophie africaine » des années 1960-1970, il était nécessaire de faire le point sur les thématiques et les enjeux qui mobilisent les philosophes africains en ce début de XXIème siècle. Et ce dautant plus que les enseignements en philosophie dite Africana se sont considérablement développés, dans les universités américaines principalement. »
Les 4 et 8 mai, notre collaboratrice Séverine Kodjo-Grandvaux dédicacera à Abidjan son ouvrage "Philosophies africaines", une histoire et un état des lieux de la discipline sur le continent.


C'est sans doute un télescopage involontaire, mais le hasard de l'actualité veut que, quelques mois après l'autodafé de manuscrits précieux, dans ce centre de la pensée que fut Tombouctou, la maison d'édition Présence africaine lance La philosophie en toutes lettres, une collection d'essais philosophiques dirigée par le Sénégalais Souleymane Bachir Diagne, professeur à l'université de Columbia (New York).

Dense introduction aux ouvrages à venir, le premier opus est en toute logique intitulé Philosophies africaines, signé de notre collaboratrice Séverine Kodjo-Grandvaux, qui adapte là sa thèse de doctorat soutenue en 2006, à l'Université de Rouen, sous la direction d'Yves Michaud.


De quoi parle-t-on quand on accole au mot philosophie l'épithète « africaine » ?

Sur quelles fondations repose aujourd'hui cette discipline ?

Comment peut-elle, comment doit-elle évoluer ?

En archéologue des idées, Séverine Kodjo-Grandvaux explore les strates d'une épistémologie qui, au cours du dernier siècle, s'est construite essentiellement en réaction à l'Occident. D'abord sous le joug de son influence impérialiste, puis en réaction contre cette emprise.

L'ethnophilosophie représente ainsi une première tentative d'échapper au pouvoir colonial, mais qui ne parvient pas à se détacher de savoirs « à prétentions pratiques » comme l'ethnologie ou l'anthropologie qui ont servi « une politique d'asservissement, de domination et d'exploitation ». Puis, avec le mouvement des Indépendances et l'injonction à la décolonisation des esprits, vient le temps d'une pensée cherchant à se replier sur « l'identité africaine », contre le moule occidental. Un « retour au sources » risqué :

« Dès lors que la philosophie cherche à se penser de manière « nationalitaire », c'est-à-dire continentale, nationale, ethnique, elle doit éviter plusieurs écueils, notamment celui de l'esprit collectif et celui de la particularisation excessive », écrit l'auteur. L'apport de la philosophie occidentale comme celui des autres courants de pensée ne doit pas être rejeté, entre autres parce que les écrits africains en la matière sont rares.


"Indiscipline"


S'attardant sur le travail des philosophes Paulin Hountondji (Bénin), Henry Odera Oruka (Kenya), Jean-Godefroy Bidima (Cameroun), Kwasi Wiredu (Ghana) et Souleymane Bachir Diagne (Sénégal), Séverine Kodjo-Grandvaux plaide in fine pour une philosophie ouverte et dynamique s'appuyant « sur le paradigme de la rencontre » et du dialogue – à l'image de ce que représenta sans doute Tombouctou, à une autre époque. Mais peut-être que les termes « confrontation » ou « palabre » conviendraient mieux, puisqu'il s'agit aussi d'agir directement sur le réel : « Penser la philosophie africaine, ce n'est pas seulement étudier les textes (...), mais c'est aussi penser ce que la philosophie peut apporter aux sociétés africaines, ce qu'elle a à dire des réalités africaines, ce qu'elle a à proposer comme conception du politique qui permette aux sociétés de se développer dans un monde économique et politique nouveau... »

Mais, pour reprendre l'idée de Jean-Godefroy Bidima selon laquelle « le premier effet des discours politiques en Afrique noire francophone, consiste en la privation/confiscation de l'espace du discours », la philosophie africaine ne peut exister, pour l'heure, que comme une « indiscipline ».

C'est d'ailleurs peut-être à ce titre – comme en Occident, du reste – que les pouvoirs se méfient toujours des philosophes, rétifs aux asservissements et trop prompts à questionner l'ordre établi comme l'état de fait.


Philosophies africaines, de Séverine Kodjo-Grandvaux, Présence Africaine, 306 pages, 18 euros.


https://www.jeuneafrique.com/170995/societe/philosopher-en-afrique-de-la-domination-l-indiscipline/

 


Imaginé par l'association Earthwake qu'il a fondée, cet engin serait capable de transformer un kilo de plastique par heure.


ENVIRONNEMENT - Le comédien Samuel le Bihan a présenté ce lundi 10 septembre à Antibes le prototype d'une machine visant à transformer les déchets plastiques en carburants, développée par une association dont il est le fondateur.


https://www.europe1.fr/emissions/vous-etes-ou-ce-matin/a-puget-theniers-dans-les-alpes-maritimes-il-transforme-le-plastique-en-carburant-3843839 video


Cette invention alternative moins polluante pourra dépanner l'Afrique qui utilise les groupes électrogènes dans les écoles, hopitaux, etc. Donner une seconde vie au déchets plastiques. P B Cissoko


Baptisée Chrysalis, la machine a été inventée et développée par un technicien salarié de l'association Earthwake, Christopher Costes. Earthwake assure qu'elle est déjà capable de traiter un kilo de plastique par heure et de fournir ainsi de 500 à 600 grammes de diesel.


"Le but de l'association, c'est de développer des technologies pour revaloriser les déchets plastiques et stimuler le ramassage, et donc de valoriser les déchets pour créer une économie, car selon moi la vraie solution à ce problème des déchets sera économique", a indiqué le comédien de 52 ans.

Le principe est simple : une fois broyé, le plastique (polyéthylène et polypropylène) est chauffé à haute température avant d'être distillé. De l'eau pour le refroidissement et une petite alimentation électrique sont également nécessaires au processus. Le diesel est quant à lui récupéré comme carburant pour un moteur de bateau, de voiture ou pour un générateur.
"L'étape suivante, d'ici 3 à 6 mois, est de fabriquer une machine plus grande, de la taille d'un demi-container et donc facilement transportable sur une zone polluée, qui sera capable de traiter 70 kg de déchets par heure", a assuré Samuel Le Bihan, qui estime à 50.000 euros le coût de fabrication d'une telle installation et son amortissement à moins d'un an.


Prototype sur un bateau


"Nous-mêmes allons l'utiliser pour des applications vertueuses en la mettant à disposition de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) et ainsi lui fournir du carburant, mais on peut aussi imaginer dans les pays émergents, d'en installer une dans un village qui serait submergé par les déchets et qui pourrait ainsi alimenter un générateur, par exemple pour une école", a expliqué encore Samuel Le Bihan.
Son association, Earthwake, qui dispose aujourd'hui de financements de la part de fondations familiales, pourrait à terme adopter un statut d'entrprise de manière à développer ce type de solutions, a enfin précisé le comédien.


Reste à voir si des applications concrètes et rentables pourront en découler. Earthwake n'est pas la seule a s'intéresser à ce type de recyclage. En juin a déjà été mis à l'eau un prototype de bateau de 6 mètres de long, préfigurant un catamaran de 25 mètres qui doit être mis à l'eau en 2020, propulsé grâce à des déchets plastiques transformé en carburant.


Construit notamment pour tester ce système de plastique-carburant, le démonstrateur Ulysse est d'ailleurs "le premier bateau au monde à avancer aux déchets plastiques", selon ses concepteurs. Le prototype a une capacité de 5 kg/heure de plastique traité, pour une production de 3 litres de diesel et 2 litres d'essence maximum.


Une filiale de Suez travaille également sur cette question depuis 2012. De même que la société britannique Recycling Technologies qui ambitionne de produire 1000 machines de ce type d'ici 2025.


https://www.huffingtonpost.fr/2018/09/10/samuel-le-bihan-a-devoile-une-machine-cense-transformer-le-plastique-en-diesel_a_23522384/

 

Christophe Dabiré a été nommé Premier ministre du Burkina Faso. © DR / Présidence du Burkina Faso.


Christophe Dabiré a été nommé Premier ministre par le président Roch Marc Christian Kaboré. Il prend la suite de Paul Kaba Thieba, qui a récemment présenté sa démission ainsi que celle de son gouvernement. L'économiste aura la lourde tâche de conduire un exécutif confronté à un contexte sécuritaire et économique délicat.
Roch Marc Christian Kaboré aura déjoué tous les pronostics. Après plusieurs jours de rumeurs sur les réseaux sociaux, l'identité du successeur de Paul Kaba Thieba – qui a présenté sa démission ainsi que celle de son gouvernement le 18 janvier – a été dévoilée sur la télévision nationale, le 21 janvier. À la surprise générale, le chef de l'État a choisi un économiste expérimenté pour conduire l'action gouvernementale : Christophe Joseph Marie Dabiré.


« J'ai confié à Christophe Dabiré la mission de conduire le gouvernement », a écrit Roch Marc Christian Kaboré sur Twitter, lui adressant par ailleurs « tous [ses] vœux de succès dans ses fonctions de Premier ministre ».


J'ai confié à M.Christophe Dabiré, la mission de conduire le gouvernement.
Je lui adresse tous mes voeux de succès dans ses fonctions de Premier Ministre. RK
— Roch KABORE (@rochkaborepf) January 21, 2019
Un profil « intéressant »


Plusieurs fois ministre sous Blaise Compaoré, le nouveau Premier ministre sexagénaire avait notamment été commis au département de la Santé (de 1992 à 1997) et de l'Enseignement supérieur. Élu député sous la bannière du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) alors au pouvoir (1997-2002), puis également de 2002 à 2007, il avait été promu Commissaire chargé du Commerce de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) jusqu'en 2017.


Sa nomination incarne l'espoir d'un renouveau pour l'intérêt du Burkina Faso


« C'est un économiste d'un certain âge qui a l'avantage de la connaissance du terrain et de la sagesse. Sa nomination incarne l'espoir d'un renouveau pour l'intérêt du Burkina Faso », décrypte un cadre du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le parti au pouvoir.


« Le profil du nouveau Premier ministre est intéressant et prouve que le président veut continuer dans la gestion économique. Il faut maintenant voir quelles nominations politiques suivront dans la composition du gouvernement », glisse un proche du chef de l'État.


Des défis sécuritaire et économique

La nomination de Christophe Dabiré intervient trois jours après la démission de Paul Kaba Thieba, ainsi que celle de son gouvernement, acceptée par le président Roch Marc Christian Kaboré. Décrit par ses compagnons comme un homme politique averti et un technocrate modéré, il aura fort à faire à la tête du gouvernement. Relance économique, grogne des fonctionnaires et surtout lutte contre le terrorisme feront partie des priorités de la nouvelle équipe.


Depuis l'élection de Kaboré en novembre 2015, la question sécuritaire a rapidement été primordiale avec la première attaque jihadiste à Ouagadougou (30 morts), peu après sa nomination. Les attaques, présentes dans le nord du pays début 2015, se sont étendues à une large partie du territoire, devenant de plus en plus fréquentes et meurtrières.


Au total, les attaques contre les forces de sécurité et de défense ont fait près de 300 victimes. En dépit des critiques virulentes de l'opposition et même d'une frange de la majorité présidentielle, Paul Kaba Thieba avait cependant été reconduit deux fois à la tête du gouvernement après des précédents remaniements.


Dans un contexte d'explosion de la masse salariale – qui a bondi de 334,36 milliards de francs CFA en 2013 à plus de 700 milliards de F CFA l'an dernier -, le gouvernement de Christophe Dabiré devra également relancer l'économie et maîtriser l'équilibre budget. À commencer par l'investissement public, qui accuse une baisse de 5% à 258,725 milliards de F CFA dans le budget 2019.
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Harmattan Sénégal


ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE AFRIQUE SUBSAHARIENNE Sénégal


Ndoumbélane est un condensé des points de vue d'un jeune militant sénégalais indigné sur la situation actuelle du pays. L'auteur tente d'approfondir des thèmes déjà abordés dans l'émission Ndoumbélane qui est diffusée sur la SenTV et dont il est l'un des chroniqueurs, tels que : « Où va la République ? » ; « Les douanes sénégalaises », « L'école sénégalaise, Le foncier au Sénégal », « La violence politique au Sénégal », « L'Assemblée nationale », « Le vote des jeunes », entre autres.

 


Auteur du livre Je m'indigne donc je suis (Harmattan Sénégal, 2017) et co-auteur de l'ouvrage collectif Sen Njaxas, Papa Makhtar Diallo est aussi chroniqueur à la chaine de télévision SenTV. Acteur politique, président-fondateur du mouvement politique « Senegal REC », il dirige également le mouvement des indignés du Sénégal.

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