Un ouvrage qui peut choquer mais à lire de façon apaisée pour comprendre que l'humain s'embarrasse de beaucoup alors que la simplicité comme mode de vie peut soulager. P B CISSOKO


Qu'est-ce que ce livre ?


Et si le grand problème actuel était que la plupart des injonctions qui nous sont assénées pour nous calmer ne font que nous mettre une pression plus grande ? Il faudrait « méditer », manger comme ceci, faire tel entraînement pour être en forme, avoir de l'initiative, ne pas parler comme cela, être à la fois calme et dynamique, chaleureux et sérieux...

Et si au contraire il fallait plutôt commencer par se foutre la paix pour commencer à vivre ?

Mais comment lâcher-prise et se donner l'autorisation d'être soi-même ?


C'est ce que proposera d'explorer Fabrice Midal dans son nouveau livre Foutez-vous la paix ! Et commencez à vivre dont les différents chapitres inviteront à :


Chapitre 1- Cessez de méditer — Ne faites rien
Chapitre 2- Cessez d'obéir — Vous êtes intelligent
Chapitre 3- Cessez d'être sage — Soyez enthousiaste
Chapitre 4- Cessez d'être calme — Soyez en paix
Chapitre 5- Cessez de vous réfréner — Désirez !
Chapitre 6- Cessez d'être passif — Sachez attendre
Chapitre 7- Cessez d'être conscient — Soyez présent
Chapitre 8- Cessez de vouloir être parfait — Acceptez les intempéries
Chapitre 9- Cessez de chercher à tout comprendre — Découvrez le pouvoir de l'ignorance
Chapitre 10- Cessez de rationaliser — Laissez faire
Chapitre 11- Cessez de vous comparer — Soyez vous-même
Chapitre 12- Cessez d'avoir honte de vous — Soyez vulnérable
Chapitre 13- Cessez de vous torturer — Devenez votre meilleur ami
Chapitre 14- Cessez de vouloir aimer — Soyez bienveillant
Chapitre 15- Cessez de discipliner vos enfants — La méditation n'est pas de la Ritaline
Conclusion- L'émerveillement d'être
Entretien autour de « Foutez-vous la paix »


Voici l'entretien que j'ai eu avec quelques membres de l'École occidentale de méditation que j'ai plaisir à partager avec vous tous...


Vous venez de publier « Foutez-vous la paix... et commencez à vivre ! ». Un livre de plus dans votre impressionnante bibliographie ?


Fabrice Midal : Ce livre est un tournant dans mon existence. Depuis des années, j'essaye de transmettre la pratique de la méditation en Occident. Ce travail m'impose de réfléchir à la situation dans laquelle nous vivons, nous, Occidentaux, et aux défis que nous rencontrons. Il m'apparaît évident qu'année après année, il faut repenser à neuf le sens profond de la pratique ! On ne peut pas se contenter de répéter des usages qui ont existé un jour en Orient. « Foutez-vous la paix » marque une nouvelle étape qui m'est quasiment imposée par le monde d'aujourd'hui.


Qu'est-ce qui a donc tellement changé dans ce monde ?


Fabrice Midal : Sans doute la manière, jamais aussi violente, avec laquelle nous parvenons à intérioriser l'état de compétition de nos sociétés. Nous en arrivons à tout transformer en outils en vue de réussir quelque chose. Tout, y compris la méditation, devenue un instrument de plus de la violence économique qui est en train d'abîmer notre monde. Ou, à l'inverse, considérée comme le rêve d'un état de calme où nous serions à l'abri de cette violence sans nous y relier, comme si l'on pouvait prétendre s'abriter dans un bunker étanche.
La méditation pouvait nous offrir un cadeau : nous autoriser à être comme nous sommes. Mais ce cadeau est bloqué. Sans doute, aussi, parce que son énoncé est trop abstrait ? Je le dirais alors autrement : Foutez-vous la paix ! Arrêtez de vous torturer ! Dans ce livre, je me livre à un exercice : essayer de discerner ce qui peut, de manière très concrète, nous aider à trouver ce sens de paix, de présence, qui ne soit ni un nouvel instrument de torture, ni une illusion de calme.


Concrètement, qu'est-ce qu'une méditation où l'on se fout la paix ?


Fabrice Midal : C'est une méditation où l'on ne cherche rien : ni à être calme, ni à faire le vide dans sa tête, ni à atteindre un état spirituel quelconque. Rien, à part se foutre complètement la paix et s'autoriser à être un humain. Je ne fais au fond que reprendre la définition propre de la méditation : entrer en rapport au présent tel qu'il est, sans jugement. En réalité, je vois autour de moi que cette définition n'est pas comprise dans toute sa radicalité. Je vois aussi qu'un « Foutez-vous la paix ! » est le secret à la fois le plus simple et le plus profond pour comprendre la pratique. Ces deux termes sont, aujourd'hui, perçus comme contradictoires : on estime que si c'est profond, ça va être compliqué ; et que si c'est simple, ce sera simpliste.

C'est faux ! Le génie de la pratique réellement comprise est qu'elle est toute simple et extrêmement profonde. Je signale ici que j'ai mis en ligne, sur mon site internet, et en accès gratuit, les premiers exercices que j'ai conçus en ce sens. Ils seront suivis par d'autres exercices... pour apprendre à se foutre la paix.


Foutez-vous la paix ne serait pas une autre façon de dire : soyez présent ?


Fabrice Midal : « Soyez présent » est une injonction devenue très abstraite. Vous entrez en réunion, vous êtes stressé, angoissé. Vous répéter « Je dois être présent » ne vous sera pas très utile pour éloigner cette pression qui vous écrase et vos angoisses de mal faire. Etre présent en mangeant en pleine conscience ou en marchant en pleine conscience ne cible pas la cause de notre souffrance. Nous souffrons parce que nous voulons être parfaits, parce que nous ne nous autorisons pas à être. Ni même, d'ailleurs, à vivre dans un état de pleine présence.
Vous foutre la paix, c'est autre chose. C'est accepter que vous n'avez pas besoin d'être parfait : il vous suffit d'être vous-même, confronté à cette pression au moment d'entrer en réunion. C'est alors que vous serez ouvert au saut radical de la présence. Un saut libérateur sans lequel on ne vit pas le moment présent...
Foutez-vous la paix semble renfermer une promesse de laxisme...


Fabrice Midal : C'est la question centrale. Nous avons tous, y compris moi-même, l'impression que si nous nous foutons la paix, si nous arrêtons de nous torturer, nous ne ferons rien, nous cèderons au laxisme et à la procrastination – le fait de tout remettre au lendemain. Alors, nous nous torturons, persuadés que les coups de fouet nous sont indispensables pour avancer. Essayez, foutez-vous la paix. Curieusement, vous vous rendrez compte que vous êtes alors au sommet de l'activité et de la justesse en toute situation. Tout l'enjeu de mon livre est de reconnaître et de mettre en valeur les rouages de ce mécanisme.


N'est-il pas trop tard pour apprendre à se foutre la paix ?


Nous sommes conditionnés par notre éducation qui nous interdit de le faire !
Fabrice Midal : Nous sommes surtout éduqués à ne pas nous faire confiance. Depuis la plus tendre enfance, on nous enjoint de tout vérifier, de ne pas nous laisser aller, de maintenir et renforcer la pression sur nous-même. On a l'impression que si nous nous laissons aller, un horrible monstre apparaîtra. Et pour qu'il n'apparaisse pas, nous ne devons pas relâcher notre auto surveillance. C'est une manière de nous terroriser. Arrêtons de nous torturer, pour donner droit à la bienveillance, qui n'est pas le laxisme, et qui est aussi le cœur central de la méditation.


Torturer n'est pas un mot trop fort ?


Fabrice Midal : C'est le mot juste. La manière dont nous nous traitons relèverait, si on la pratiquait sur autrui, de la loi sur le harcèlement. Nous avons oublié d'acheter du café ? Nous nous insultons (« quel(le) imbécile je suis ! ») au lieu de nous réconforter comme on le ferait avec un ami (« Ce n'est pas grave, on ira au bistro du coin »). Nous arrêtons de courir pour nous poser entre deux tâches ? Ce sont encore des insultes et des coups de fouet. En fait, nous nous traitons exactement comme les esclaves du XVIIIe siècle : jamais encouragés, toujours insultés, traités de fainéants et de bons à rien.

Les esclavagistes craignaient que la moindre bienveillance à l'égard de leurs esclaves transforme ceux-ci en monstres. C'est l'attitude que nous avons avec nous-mêmes. Nous avons peur de nous foutre la paix, nous ne nous donnons pas les droits les plus élémentaires que nous accordons aux autres ! « Foutez-vous la paix » répond à un problème majeur de notre temps, révélé par le burn-out, une maladie étonnante puisque, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, des individus s'effondrent parce qu'ils veulent tellement bien faire qu'ils ne sont plus en rapport avec eux-mêmes. Foutez-vous la paix, c'est retrouver l'écoute de soi qui nous rend libres et créatifs.


Se foutre la paix, en méditant et dans la vie de tous les jours ?


Fabrice Midal : Evidemment ! Je voudrais éclairer la pratique de la méditation en tant que geste fondamental pour surmonter la violence sociale et la haine de soi. Je veux surtout montrer les applications concrètes de cette pratique dans tous les aspects de notre vie quotidienne. Chaque chapitre est une main tendue au lecteur en ce sens. Aujourd'hui, le défi n'est pas d'enseigner la méditation, mais d'appliquer la méditation à la vie quotidienne, non pas avec des exercices supplémentaires, mais avec l'idée que la perspective ouverte dans la méditation colore tout le reste de ma journée et transforme en profondeur mon rapport à moi, aux autres et au monde.

BY NINA GAMBIN  UP'NEU, LE RESEAU SOCIAL MADE IN SENEGALMICRO-MACRO


En Afrique de l'Ouest, 41% de la population a accès à Internet. Et notamment via un smartphone. Amadou Pouye, un jeune entrepreneur sénégalais, s'est donc lancé un pari fou: détrôner Facebook, avec son application « Up'Neu » 100% sénégalaise.
« Si j'atteins le million d'utilisateurs, je deviens millionnaire », rêve déjà Amadou Pouye, créateur de l'application Up'Neu (« c'est trop » en wolof, NDLR). A seulement 33 ans ce jeune entrepreneur sénégalais se voit déjà bousculer l'univers des réseaux sociaux en proposant aux internautes ce qu'il décrit comme « une expérience nouvelle qui permet aux Sénégalais de consommer local même en terme de réseau social ».


Ambitieux, il veut se mesurer aux plus grands, comme Facebook. Sur son application, les publications, dites « Up'Low », ont la particularité d'être à la fois manuscrites et audio. La transmission orale joue un rôle déterminant au Sénégal, notamment dans l'éducation des jeunes générations, et prend le pas sur l'écriture.
Cet aspect de la culture sénégalaise a motivé Amadou car « c'est plus intuitif ici au Sénégal, et cette nouvelle fonctionnalité n'existe pas sur Facebook ». De plus, elle rappelle les notes audios envoyées sur WhatsApp, très populaires au Sénégal.
Le premier réseau social sénégalais


C'est en discutant avec des amis qui habitent la ville de Touba qu'Amadou Pouye s'est lancé dans l'élaboration de Up'Neu. « Un design qui se rapproche de celui d'Instagram, épuré, le plus simple possible, avec la possibilité de faire des stories visibles de tous et des publications en accès libre aussi comme sur Facebook ». C'est ainsi qu'Amadou décrit son application, disponible sur Google Play, la plateforme de téléchargement du géant américain, notamment pour les téléphones sous Android.
Mais Amadou Pouye n'est qu'au début de son aventure. Au total ils sont 1740 utilisateurs à avoir téléchargé Up'Neu. Autant dire qu'Amadou est bien loin des deux millions d'utilisateurs que compte Facebook dans le pays.


L'application est encore en phase de test. Disponible depuis le mois de juin dernier uniquement sur Google Play, il n'a pas encore pu dupliquer son application sur l'App Store, plateforme d'Apple, ou ailleurs qu'en mobile. « L'App Store demande un codage propre à Apple et cela prend plus de temps« , souligne Amadou.


Du temps qu'il n'a pas car le concepteur a d'autres activités. Il s'occupe actuellement de la campagne du candidat à l'élection présidentielle Idrissa Seck, en réalisant des vidéos. Une activité chronophage à laquelle s'ajoute le manque de financement. « J'ai besoin d'aide financière, de ce que l'on appelle des business angels« , souligne-t-il. Il préfère donc attendre la fin de l'élection présidentielle pour développer et promouvoir Up'neu.


Au Sénégal, Facebook reste de loin, le réseau social le plus utilisé


« Mes clients potentiels restent les utilisateurs de Facebook, sur les deux millions d'utilisateurs que comptent le pays, ponctionner la moitié serait déjà un exploit », souligne le jeune entrepreneur.


Mais Amadou veut « peaufiner son projet » car il a « peur de se faire voler l'idée ». Le jeune homme a pour le moment investit 1.800.000 francs CFA (soit 2.800 euros). Pour lui Facebook est certes très populaire mais « ce n'est pas comme Snapchat qui propose un espace où l'extravagance est normale. Facebook, on ne sait pas vraiment ce qu'il vend, mise à part de l'audience en surfant sur le narcissisme de certains utilisateurs ».


Le défi de la modération


D'autres versions de l'application sont prévues. Notamment face aux risques de dérives auxquelles peuvent faire face les réseaux sociaux comme WhatsApp ou Facebook. Amadou Pouye préfère mettre en place un modérateur. Que cela soit pour éviter de choquer la communauté de « Up'neur » ou pour éviter la propagation de rumeurs, l'application permet aux utilisateurs de signaler des « Up'low » qu'ils jugent inappropriées ou choquantes.


« Au bout de seulement deux signalements, l'informaticien en charge de la modération décidera si oui ou non le post doit être supprimé », souligne l'entrepreneur. Car, ajoute-t-il, « ici les gens sont croyants et pudiques, donc il faut faire attention, les insultes aussi sont proscrites ». Bien loin de la logique de modération des géants américains.

 

Co-auteurs


• Antoine Huard, président, France Territoire Solaire, directeur international, Générale du Solaire
• Benjamin Fremaux, Senior Fellow, Institut Montaigne


645 millions, c'est le nombre d'Africains qui n'ont pas d'accès à une source d'électricité. Et ce chiffre continuera mécaniquement d'augmenter du fait d'une croissance démographique supérieure aux nouvelles capacités de production d'électricité. Pomper de l'eau douce, faire fonctionner des dispensaires médicaux, permettre aux écoliers de faire leurs devoirs le soir ou d'avoir accès à internet : aucun développement économique ou humain n'est possible sans énergie. Afin de répondre aux besoins futurs de ces habitants, le développement rapide de la production d'électricité est indispensable.


L'énergie solaire photovoltaïque (ou l'électricité produite à partir d'énergie solaire) représente une solution prometteuse car elle permet un déploiement rapide, à très grande échelle, d'une énergie décarbonée et économiquement accessible. Les atouts du photovoltaïque sont connus. Pourtant, à ce jour, un nombre insignifiant de centrales solaires ont été concrétisées en Afrique.


L'objectif de cette note est d'identifier les freins au déploiement de l'énergie solaire en Afrique et de proposer des solutions concrètes permettant à cette dernière de se déployer et ainsi de répondre aux défis démographique et climatique du continent africain. S'il est important de réduire les émissions de CO2 de pays comme la France - qui représentent 1,2 % des émissions mondiales -, ou l'Allemagne - 2,7 % -, l'une des priorités de la politique climatique globale doit également viser à contenir les émissions futures des habitants du continent africain, sans pour autant freiner son développement économique.

La production d'électricité en Afrique fait face à plusieurs difficultés


• Elle est encore rare dans la plupart des pays d'Afrique subsaharienne. Seuls 32 % de la population y a accès selon la Banque africaine de développement. C'est le taux le plus faible du monde, alors même que les besoins sont considérables, avec une population en augmentation constante (390 millions d'habitants en plus en 2017 par rapport à l'an 2000) ;

• Les capacités actuelles sont limitées. Les 48 pays d'Afrique subsaharienne ne disposent que de 46 gigawatts de capacité installée pour une population de plus d'un milliard d'habitants. En comparaison, l'Espagne dispose de 106 gigawatts pour une population de 45 millions d'habitants ;

• L'électricité est chère, son coût de production est de 0,20 à 0,50 USD/kWh, ce qui est très élevé par rapport à la moyenne mondiale qui se situe autour de 0,10 USD/kWh.

L'énergie solaire est faite pour le continent africain...
Au regard de ces difficultés, l'énergie solaire représente une solution particulièrement adaptée aux besoins et aux spécificités des pays africains :


• le continent bénéficie d'un ensoleillement privilégié ;

• l'énergie solaire est compétitive, ce qui la rend attractive face aux solutions thermiques ;

• elle bénéficie d'une simplicité de fonctionnement et d'une grande rapidité de construction ;

• elle s'adapte à toutes les réalités du terrain, du kit solaire équipant un foyer isolé, jusqu'à la gigantesque ferme solaire alimentant des villes entières ;

• elle peut fonctionner hors des réseaux de transport et de distribution et ainsi alimenter des populations isolées sans attendre le déploiement long et coûteux des lignes à haute tension.

... mais le continent africain n'est pas encore prêt pour l'énergie solaire


Si l'énergie solaire semble être parfaitement adaptée aux besoins des pays africains, comment expliquer que si peu de projets photovoltaïques aient été concrétisés ? Nous avons identifié un certain nombre de freins.


• Les outils de financement existants ne sont pas adaptés au caractère très capitalistique et à la petite taille des centrales solaires. L'essentiel de leur coût étant concentré sur l'investissement initial, qui s'amortit ensuite sur plusieurs décennies, les projets solaires nécessitent une visibilité de long terme. Des garanties doivent donc être accordées aux entreprises souhaitant investir dans le solaire en Afrique, pour couvrir ce coût initial. Or, les outils de garantie existant aujourd'hui sont incompatibles avec la spécificité des centrales solaires, notamment leur petite taille.

• La politique de subventions menée sans discernement par quelques États et banques de développement engendre un signal prix, certes très attractif, mais artificiel. Les initiatives subventionnées dans le domaine de l'énergie solaire ont des effets collatéraux néfastes : elles fixent des prix de référence inatteignables sans subventions, rendant ainsi irréalisable tout autre projet financé sur fonds privés dans la région. Ce faisant, elles dissuadent les développeurs privés de continuer à prendre des risques en entreprenant de nouveaux projets dans ces pays.

• Enfin, le recours quasiment systématique aux appels d'offres afin d'identifier et de sélectionner les projets solaires pose certains problèmes. D'une part, la lourdeur des procédures, disproportionnée par rapport à la taille de la plupart des projets, conduit à un allongement des délais et une augmentation des coûts. D'autre part, anticipant les baisses de prix des panneaux solaires, les candidats sont incités à sous-enchérir, de manière à ce que, dans de nombreux cas, les projets lauréats ne soient pas viables économiquement et ne voient jamais le jour.

Nos propositions pour faciliter le déploiement de l'énergie solaire sur le continent africain


1 Détails
Adapter le financement à la nature capitalistique et à la taille réduite des projets solaires.
Détails


Proposition n°1 - Promouvoir les efforts de planification, prérequis au développement de l'énergie solaire, notamment par l'adaptation des cadres réglementaires à la spécificité des projets solaires.

Proposition n°2 - Faciliter l'accès au financement. En particulier, mettre en place une documentation standardisée qui serait disponible gratuitement et acceptée par l'ensemble des parties, et réduire les frais d'instruction des dossiers en adaptant les exigences des bailleurs à la taille des projets.

Proposition n°3 - Réduire le coût du financement : faciliter l'accès aux outils de rehaussement de crédit (garanties, assurances) et rendre les prêts concessionnels accessibles à ces projets.
2 Détails
Restreindre les subventions publiques lorsqu'elles créent des distorsions de marché.
Détails
Proposition n°4 - Vérifier l'absence de tout projet privé implanté sur une zone donnée avant d'envisager d'y implanter un projet public.

Proposition n°5 - Limiter au maximum les signaux de prix artificiels : éviter les subventions (portant sur les études, le foncier, le raccordement, etc.) de nature à décourager l'investissement privé.

Proposition n°6 - Promouvoir une meilleure collaboration entre fonds publics et privés : cibler les fonds publics sur des projets qui n'attirent pas les fonds privés tels que les infrastructures de réseau de moyenne et basse tension, la mise à disposition d'outils de rehaussement de crédit des contreparties publiques ou l'accompagnement du renforcement des compétences.
3 Détails
Limiter le recours quasiment exclusif aux appels d'offres, notamment dans des contextes de marchés peu matures et pour des projets de petite taille.
Détails
Proposition n°7 - Privilégier des mécanismes adaptés à la taille des projets et au contexte de marchés peu matures.

Proposition n°8 - Accompagner les premiers développements, en mettant à disposition des Etats et donneurs d'ordres les expertises qui peuvent leur faire défaut, puis en organisant le transfert de compétences afin de créer une véritable filière industrielle pérenne.

Proposition n°9 - Une fois le marché plus mature, envisager progressivement des mécanismes d'appels d'offres mais en les limitant aux projets de grande envergure.
https://www.institutmontaigne.org/publications/energie-solaire-en-afrique-un-avenir-rayonnant

 

Le Sénégal ne doit-il pas sa paix, sa légendaire Téranga et son hospitalité à sa pauvreté d'avant ?

Hélas, en observant le climat de haine et de violence actuelles, l'on peut se demander si un avenir prometteur, sonnant et trébuchant, depuis la découverte d'énormes gisements de pétrole et de gaz, n'explique pas les véritables raisons de ce tohu-bohu. Ne dit-on pas que : "Le malheur de l'Afrique, a toujours été la richesse de son sous-sol" (Biaffra, RDC, Angola, Afrique du Sud, Soudan etc.), résultat : Guerres civiles, coups d'Etatet autres...

Souvenons-nous, qu'à la veille d'élections législatives au Japon dans les années 70, le pouvoir en place s'était adressé sans vergogne à la population.

Leur porte-parole disait : Nous savons que nous sommes tous corrompus, voleurs et vous voulez nous sanctionner. Nous vous avons assez volé et nous vous présentons humblement, nos très sincères
excuses. Voilà pourquoi pour être francs, nous vous demandons de ne pas voter pour nos adversaires.

Si nous, nous sommes très rassasiés, eux sont des ringards qui ont faim. Ils ne rêvent que d'arriver au
pouvoir, pour faire ce que nous avons fait voire meme pire. Et le temps qu'ils détournent les déniés publics, pour se procurer belles villas, belles voitures et comptes Offshore, le Japon perdra des années. De grâce votez utile, votez pour nous. Nous n'avons plus faim, maintenant nous allons réellement travailler pour notre beau pays... Et le peuple les a reconduits, étonnant non ?

Ah Ah Ah!!!... nos dirigeants africains sont-ils prêts, à prononcer ce genre d'aggiornamento ? Au lieu de reconnaître qu'ils sont milliardaires, mais qu'ils détiennent leur fortune de tel ancien président, qui le leur a  donnée par ses "fonds politiques" ? Alors quece dernier dément ? Comique Afrique...
Tidiane NDIAYE écrivain

mardi, 12 février 2019 12:16

Cécile Ladjali - Illettré

Poster par

 

Illettré raconte lhistoire de Léo, vingt ans, discret jeune homme de la cité Gagarine, porte de Saint-Ouen, qui chaque matin pointe à l'usine et s'installe devant sa presse ou son massicot. Dans le vacarme de l'atelier d'imprimerie, toute la journée défi lent des lettres que Léo identifie vaguement à leur forme. Élevé par une grand-mère analphabète, qui a inconsciemment maintenu au-dessus de lui la chape de plomb de l'ignorance, il a quitté le collège à treize ans, régressé et vite oublié les rudiments appris à l'école.

Puis les choses écrites lui sont devenues peu à peu de menaçantes énigmes. Désormais, sa vie d'adulte est entravée par cette tare invisible qui grippe tant ses sentiments que ses actes et l'oblige à tromper les apparences, notamment face à sa jolie voisine, Sibylle, l'infirmière venue le soigner après un accident. Réapprendre à lire ? Renouer avec les mots ? En lui et autour de lui la bonne volonté est sensible, mais la tâche est ardue et l'incapacité de Léo renvoie vite chacun à la réalité de ses manques : le ciel semble se refermer lentement devant celui que les signes fuient et que l'humanité des autres ignore.

Centré sur le combat de Léo contre son illettrisme, le nouveau roman de Cécile Ladjali est un livre d'énergie et de conviction qui ouvre une voie imprévue et poétique sur ce handicap invisible, poursuivant une réflexion qui lui est chère autour des mots, de l'école, de la dignité et de l'estime de soi, impossibles sans le langage.


Le combat d'une mère sur l'handicap ....

«Ça va être compliqué...» : quatre mots leur suffisent pour se débarrasser du problème. Le problème, c'est Ethan. Ethan est un petit garçon polyhandicapé. En soi, bien sûr, Ethan n'est pas un problème, c'est un petit garçon qui demande plus d'attention que les autres, une présence plus soutenue : il faut s'adapter à lui. Mais c'est précisément ce que tout le monde refuse de faire, et voilà comment, par mauvaise volonté plus que par malveillance, un enfant se voit privé d'école.
Il faut toute l'énergie et tout l'amour de sa mère pour se battre contre ceux qui baissent les bras avant même d'avoir levé le petit doigt.

Depuis plus de dix ans, Kristelle Chassang se bat pour que son fils aille à l'école, conformément à la loi du 11 février 2005. Malheureusement, ce combat quotidien, c'est aussi contre des soignants et des enseignants qu'elle le mène : cruel paradoxe... Ce témoignage bouleversant met en lumière les défaillances de notre système, la charge immense que portent les parents d'enfants handicapés et notre silence coupable, notre responsabilité collective.

Quelle société traite ainsi ses enfants?

Pourquoi avons-nous si peur de la différence?


Sur europe1


Cette année-là, Ethan avait été relégué dans le couloir, sans chauffage Parce qu'il faisait "trop de bruit" en classe pour sa maîtresse Sa mère, Kristelle Chassang, se bat aujourd'hui pour la scolarisation des enfants handicapés "Je sais jusqu'où mon fils peut aller et je pense même que je suis loin d'imaginer jusqu'où il peut aller. Je n'accepte pas qu'on lui mette des barrières, qu'on veuille l'enfermer dans une vie toute faite. Il a beaucoup à donner et il a toute sa place dans sa société" Pour les enfants comme Ethan, cette mère réclame plus d'auxiliaires de vie scolaire tempête Kristelle Chassang Retrouvez "Ethan ira-t-il à l'école ?" de Kristelle Chassang aux éditions Autrement Interview au micro de Nikos Aliagas. A retrouver tous les jours de 7h à 9h sur Europe 1 https://www.europe1.fr/societe/scolarisation-des-enfants-handicapes-jai-toujours-estime-quil-avait-sa-place-comme-tout-le-monde-dans-la-societe-3855572

 

Un ouvrage sensé qui raconte cette démarche citoyenne tout en mettant en avant cet élan de solidarité qui a favorisé la rencontre des peuples,les amenant à vivre ensemble,renforçant le sentiment d'appartenir à une même nation;;;en faisant évoluer les regards:le 21 février chez l'harmattan -21 bis rue des Ecoles 75005- de 17 à 21h un temps de dédicasse au milieu de l'exposition :caravane de la mémoire - les tirailleurs dits sénégalais

Préface d'Eric Deroo ; postface du Général Elrick Irastorza
SPM HISTOIRE PREMIÈRE GUERRE MONDIALE AFRIQUE SUBSAHARIENNE EUROPE

Rédigé par l'association Solidarité Internationale et ses collaborateurs, cet ouvrage retrace le parcours des forces noires africaines engagés sur les divers fronts pendant la Première Guerre mondiale. Tout en restituant la chronique des événements depuis les royaumes africains jusqu'à l'aube de la guerre 39-45, il permet de découvrir des aspects moins connus : le recrutement des soldats africains, leur vie quotidienne sur le front et dans les camps, leur retour au pays, la place des femmes, le rôle de la langue et de la religion, l'image de l'Africain en France et du Blanc en Afrique.

Ont collaboré à cet ouvrage : Joël Broquet, Camille Duparc, Eric Fous, Jean-Paul Gourévitch, Catherine Lahaye, Gilbert Lahaye, Laëtitia Lahaye, Philippe Roudier.

Broché - format : 18 x 25 cm
ISBN : 978-2-917232-82-8 • 23 novembre 2018 • 268 pages
EAN13 : 9782917232828
EAN PDF : 9782140106132

* Nos versions numériques sont compatibles avec l'ensemble des liseuses et lecteurs du marché.

 

"Les discussions centrées autour du vivre ensemble, du racisme et de la citoyenneté, de la place des français et des français issus de l'immigration. Aussi il a été question du devoir de mémoire ( une exposition bientôt du 22/02 au 28/02/2019 à Vitry sur Seine au centre culturel –la caravane de la mémoire-, l'initiation aux numériques avec des cours pratiques sur comment se connecter à la CAF, Améli, etc la discrimination au travail, dans l'accès au logement, etc.
Le logement au cœur des réflexions est une difficulté réelle pour les divorcés-éés, et personnes précaires, etc.
Les citoyens ont abordé aussi des questions politiques sur la gestion « macronienne ». Le député a écouté et apporté des réponses.il se bat pour que les regards sur les différences changent notamment sur les personnes atteintes du sida. mr MBAYE a été critiqué par certains compatriotes sénégalais qui n'ont pas compris qu'il puisse faire de la politique en France.

Aujourd'hui nous demandons aux jeunes issus de l'immigration de s'impliquer dans la politique du pays d'accueil et tant pis pour ceux qui ont du mal à accepter celà.


Selon Rachida membre active de ce pôle a souhaité qu'a travers cette rencontre que des propositions soient faites pour faire avancer la France de la mixité de des droits humains.
On ne peut pas payer des impôts, vivre sur un territoire pour être simplement perçu comme cet étranger qui n'apporte rien. L'étranger, ou celui devenu français doit être reconnu comme acteur de la cité , on ne doit pas l'ostraciser au contraire c'est en unissant les diversités que la France est forte. Ce travail doit passer par l'éducation, la formation. Qui reçoit une éducation, une instruction doit pouvoir accéder au travail puis au logement et à ses droits. Refusons la précarisation des citoyens tous ensemble pour que Vive la République française.

Le pole est un lieu de vie, un espace ressource. Véritable creuset où l'homme prend sa place, soutenu, écouté et orienté, ce genre de pole doit se multiplier et Rachida et ses collègues tissent des relations avec d'autres associations pour créer un réseau dense et efficace puisque personne ne sera à la marge. Il y aura toujours une association qui pourra vous prendre en main.
Le député du Val de Marne Mr Mbaye a pris acte de tout ce qui a été dit et un rendez-vous sera bientôt pris pour une rencontre (à Choisy-le-Roi) à grande échelle pour parler de la citoyenneté". P B CISSOKO


Voici une belle présentation du Pôle.


Le pôle des Navigateurs est un lieu ouvert et innovant qui regroupe un collectif d'associations qui œuvrent ensemble dans le domaine social. Madame Rachida Kabouri, présidente de l'association Lumière et liberté (Les 2L) répond à nos questions.


Qu'est-ce que c'est ?


Ces associations ont construit un réseau et mutualisent les projets et les ressources, notamment les locaux – mis à disposition par l'opérateur de logement social Valophis - qu'elles occupent chacune sur un créneau réservé.


Le pôle des Navigateurs est ouvert 7 jours sur 7, de 9 heures à 22 heures selon la programmation hebdomadaire. Toute personne, de tout âge et de toute provenance géographique et surtout les habitants du quartier des Navigateurs peuvent faire appel à ses services. Le projet est soutenu par Valophis Habitat, le Conseil départemental du Val-de-Marne, l'Établissement Public Territorial Grand-Orly Val-de-Bièvre Seine-Amont et la Mairie de Choisy-le-Roi.


Qui sont les associations du Pôle inter-associatifs des Navigateurs?


Pas moins d'une quinzaine d'associations collaborent au sein du pôle inter-associatif, dont dix qui sont fondatrices : parmi elles l'association Petite Main Tendue, l'association Les Uns et Les Autres (LULA), l'association Thérapie Art et Méditation (TAM), l'association Bukavu-Yetu, l'association Instruction et Partage, le Collectif Ne Touche Pas à Ma République et l'association Lumière et Liberté, Les 2 L, créée en 2016, porteuse et gestionnaire de ce projet fédérateur. L'ensemble des associations cofondatrices se sont constituées en Fédération du Pôle des Navigateurs.


Comment travaillent-elles ensemble ?


Avec une approche holistique de la précarité, elles proposent un parcours balisé par six thématiques :
 Un pôle « accès à la santé » avec la possibilité de rencontrer des professionnels de santé à travers des ateliers « bien-être » ou " Parentalité » (ethno-psychologue, art-thérapeute, nutritionniste, orthophoniste) ou de suivre des conférences (sur les dangers des écrans, par exemple). Le pôle est relais pour le dispositif de "Permanence d'Accès aux Soins de Santé" (PASS) qui permet une prise en charge médicale à l'Hôpital Intercommunal de Créteil, à Henri Mondor ou la Pitié Salpêtrière.


 Un pôle « accès aux droits » une juriste de l'association LULA et Les 2 L permettent un accompagnement dans les démarches administratives, de bénéficier de conseils juridiques, des services d'un écrivain public ou d'être accompagné dans l'accès aux services publics numériques.


 Un pôle « accès à l'éducation » : l'association Instruction et Partage propose des cours d'alphabétisation, d'anglais, d'arabe ou d'informatique. Dans le cadre d'une convention, des jeunes adultes des Apprentis d'Auteuil vont dispenser des heures de soutien scolaire dès janvier 2019. Un partenariat avec Uni-cités permet également d'accueillir des jeunes en service civique. Un accord avec certains collèges du quartier et des lycées, permet enfin l'accueil de stagiaires au sein du Pôle des Navigateurs. Ils habitent le quartier et sont très impliqués. Chaque samedi, la banque alimentaire, l'association Petite Main Tendue organise un repas convivial « linguistique » qui permet de sortir de chez soi et de mettre en pratique ses connaissances.


 Un pôle « accès à l'emploi » : aide à la réinsertion professionnelle via une agence d'intérim sociale et solidaire l'association EMPLOI DIRECT IDF, et un accompagnement de l'Association Lumière et Liberté et l'Association pour le Droit à l'Initiative Economique (ADIE) aident et accompagne à la création de microentreprises. Deux projets d'économie solidaire sont en cours, l'un autour des marchés avec le soutien du Syndicat et de la Fédération des Marchés de France, l'autre autour de la couture.


 Un pôle « accès au logement » : L'association Les 2 L lance la première agence immobilière solidaire qui ouvre l'accès au parc immobilier privé dans le cadre d'une collaboration constructive et solidaire entre des bailleurs privés et les jeunes ou personnes en situation de précarité à la recherche d'un meublé ou d'une colocation. Un contrat de bon fonctionnement et d'accompagnement personnalisé est signé entre les parties.


 Un pôle « solidarité en action » L'association Petite Main Tendu propose une banque alimentaire, aux vêtements et aux jouets. Des actions de solidarité internationale sont proposées par les association USJTO à Madagascar et l'association Bukavu-Yetu qui soutien au Congo RDC l'action du Docteur MUKWEGE, l'homme qui répare les femmes, Prix Nobel 2018.
Où vous trouver ?


Au local inter-associatif situé au cœur des Navigateurs, 4 rue Marco Polo à Choisy-le-Roi.


Pour en savoir plus et/ou adhérer, contactez Mme Rachida KABBOURI par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone : 06.64.38.96.09


Alors que l'opinion publique s'indigne après la fermeture pour maltraitances et abus sexuels d'une école coranique à Regueb (centre), des responsables du parti islamiste Ennahdha dénoncent une « conspiration ». Explications.


L'exploitation d'enfants et les pratiques peu pédagogiques de l'école El Rihanet, révélées par une enquête de l'émission de télévision « Les quatre vérités », diffusée sur la chaîne Elhiwar Ettounsi, a déclenché la fermeture de l'établissement et la mise en sécurité par les autorités de 42 élèves de 10 à 14 ans qui ont subi pour la plupart des maltraitances et des abus sexuels.
« Depuis la construction de l'école qui s'est faite à la hâte en 2012, on ne sait pas ce qui s'y passe », témoigne un habitant de Regueb, bourg agricole qui avait participé activement au soulèvement de 2011. Installée en rase campagne, El Rihanet fait en réalité office d'internat et accueille des pré-adolescents, mais aussi des adultes de 18 à 35 ans venus de toute la Tunisie et vivant dans une importante promiscuité.


Dans un isolement total qui favorise l'embrigadement et la dépersonnalisation, on y enseigne le Coran et on fait travailler aux champs les enfants, qui font l'objet de divers abus. À l'extérieur, rien ne filtrait, d'autant que personne ne pouvait accéder aux locaux de l'école, espace privé qui avec le statut d'association échappe à tout contrôle aussi bien fiscal qu'administratif, ainsi qu'à toute intervention des autorités.


Entre les mailles du filet


Cette structure, comme d'autres, a profité du fait que les institutions de l'enfance sont réparties entre plusieurs ministères, sans qu'il y ait de coordination entre départements. Elles échappent à la vigilance de tous et dispensent aussi des formations rapides à des instructeurs qui peuvent intégrer ensuite le secteur public ou privé.
La décision de fermeture demeure d'ordre administratif ; émise par le ministère des Affaires locales, son exécution revient aux municipalités. À ce dernier niveau interviennent copinage et corruption, si bien que souvent les ordres ne sont pas appliqués, comme cela a été le cas par deux fois pour El Rihanet.


On ignore quelle loi a été invoquée pour cette action : est-ce celle de la lutte contre le terrorisme, ou est-ce la loi contre la traite ?


Le démantèlement, mardi 29 janvier, de cette école qui opère comme une secte, a été possible grâce à l'intervention de l'Instance de lutte contre la traite des personnes, qui a agi en tant qu'autorité centrale, avant de passer le relais aux ministères de l'Intérieur et de la Justice. Suspecté de terrorisme, le propriétaire est en détention pour traite et exploitation des personnes, en attendant la clôture de l'instruction.
« La loi de prévention de la traite autorise cette intervention multisectorielle, tandis que le Code de l'enfance ne permet rien de tout cela. Mais on ignore quelle loi a été invoquée pour cette action : est-ce celle de la lutte contre le terrorisme, auquel cas on considère que ces enfants ont été en contact avec un réseau terroriste, ou est-ce la loi contre la traite, dont le mécanisme de protection permet d'agir en toute légalité ? », s'interroge Moez Cherif, président de l'Association tunisienne de défense des droits de l'enfant, qui dénonce la filière des écoles coraniques qui concerne « 12 000 enfants, même dans les milieux urbains les plus huppés ».


Des reponsables d'Ennahdha crient à une « conspiration »


Menaçant d'une nouvelle révolution par le Coran et appuyés par des avocats d'obédience islamiste, les pères des enfants ont protesté devant le ministère de la Justice pour dénoncer ce qu'ils considèrent comme un abus, réclamant que leurs enfants leur soient rendus, alors que leur responsabilité est engagée pour les avoir placés dans un lieu contrevenant à la loi et dangereux.
Hébergés dans un centre pour l'enfance à Tunis, ils sont actuellement accompagnés de psychologues et entendus par la police. Certains d'entre eux ont été soumis, sans leur consentement, à des tests anaux pour des présomptions de pédophilie. Des méthodes vivement critiquées d'autant que, selon les spécialistes de l'enfance, les abus sur les enfants peuvent aussi être le fait d'enfants à peine plus âgés.
Des ténors du parti à référentiel islamique Ennahdha, dont Abdellatif el-Mekki et Abdelhamid Jelassi, sont sortis du bois pour dénoncer « une conspiration contre le mouvement islamiste », actuellement pris dans la tourmente d'autres affaires. Certains évoquent même une stratégie.


L'un des fondateurs d'Ennahdha et actuel vice-président de l'Assemblée, Abdelfattah Mourou, avait pourtant assuré en 2012 au prédicateur égyptien Wajdi Ghanim : « Ce n'est pas les parents qu'il faut cibler, mais leurs enfants ». Le courant rigoriste religieux prône également que « la Tunisie n'est pas une terre de jihad, mais de prédication ».


Inerties du gouvernement et de l'Assemblée


D'un exécutif à l'autre, des décisions concernant l'éducation n'ont pas été prises, notamment pour des raisons politiques et sous la pression d'Ennahdha. Pourtant, depuis près d'un an, un projet de « politique intégrée de la protection de l'enfance », présenté par le ministère de la Femme et de la Famille pour améliorer la coordination entre départements, a été soumis au gouvernement, sans qu'il soit adopté.
La même indifférence prévaut au niveau des différentes commissions de l'Assemblée, alors que la protection des citoyens et l'accès à l'éducation sont des droits constitutionnels. « On ne peut pas dire qu'on ne savait pas. La société civile n'a cessé d'alerter sur le danger de l'embrigadement et la difficulté, voire l'impossibilité, de récupérer les enfants soumis à une vision sociétale aussi impactante », déplore Moez Cherif, évoquant notamment le refus de la mixité par des écoles coraniques.


https://www.jeuneafrique.com/729992/societe/tunisie-fermeture-dune-ecole-coranique-pour-maltraitances-on-ne-peut-pas-dire-quon-ne-savait-pas/

Ibramhima Thiam, président de notre mouvement Un Autre Avenir n’a malheureusement, on le sait, pas pu officialiser sa candidature à l’élection présidentielle par faute d’un nombre de parrainages suffisant. Il est vrai que le temps nous a manqué, la création d’Un Autre Avenir remontant seulement à un an et demi et malgré tous ses efforts, ceux des cadres et des militants du mouvement, qui se sont dépensés sans compter durant dix-huit mois, il n’a pu être au rendez-vous.

Efforts vains, mais pas inutiles car notre président est aujourd’hui plus riche d’une réelle expérience et d’une multitude de rencontres très fructueuses au Sénégal et parmi la diaspora ici en Europe. Notre mouvement à commencé aussi à s’implanter dans les principales régions du Sénégal à travers des permanences tenues par des hommes et des femmes soucieux de défendre notre projet et de propager nos idées en faveur d’un Sénégal plus ambitieux et plus juste.

Efforts vains mais pas inutiles car Ibrahima Thiam s’est efforcé durant tout ce temps de diffuser et de médiatiser nos idées notamment auprès des radios et des télévisions à Dakar et ailleurs dans le pays. Chaque occasion a été pour lui le moyen de faire la pédagogie sur leregard qu’il porte sur le Sénégal et les solutions que nous préconisons pour un avenir meilleurdes Sénégalais et Sénégalaises.

Efforts vains mais pas inutiles car Ibrahima Thiam a été l’un des rares candidats à s’opposer au président sortant qui a osé prendre le temps de la réflexion et rédiger un essai politique « Un nouveau souffle pour le Sénégal ». Livre dans lequel il ne se contente pas d’établir un constat critique de la situation dans notre pays mais de faire un certain nombre de propositions dans nombre de secteurs d’activité : Economie, enseignement et formation, culture, santé,justice, environnement, social, agriculture, pêche, etc. Le tout avec une grande objectivité et une grande cohérence au point de représenter un projet électoral dont chacun a bien voulu reconnaître la crédibilité.

Ce travail, notre président considère qu’il s’agit là d’un investissement sur l’avenir et que rien n’est terminé. Refusant de s’associer auprès d’un des quelconques candidats restés en lice, voulant conserver son entière liberté d’esprit et de manœuvre, il entend en effet se positionner au lendemain de l’élection présidentielle comme l’un des principaux leaders d’opposition.

Et donner rendez-vous dans cinq ans aux sénégalaises et sénégalais afin d’ouvrir une nouvelle page de l’histoire sénégalaise, pleine d’espoir. Je vous invite à nous rejoindre nombreux, à lire son livre « Un nouveau souffle pour le Sénégal » publié chez Ella Editions afin que ses recommandations inspirent votre actionau cours des mois à venir. Une bataille a été perdue mais le combat continue, plus confiant que jamais.

Fatoumata Chérif Dia

Vice-Présidente Un Autre avenir 

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