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C’est la fin, ce mardi, du mini-sommet Afrique de Berlin où neuf chefs d'Etat du continent sont réunis à l'invitation d'Angela Merkel, qui préside actuellement le G20. La chancelière veut promouvoir les investissements sur le continent et en parallèle s'attaquer aux causes de l'émigration vers l’Europe.

Avec notre envoyé spécial à Berlin,  Stanislas Ndayishimiye

Pas encore de conclusion générale, mais le Kenya notamment vient de signer une convention pour l’amélioration de la fiscalité. C’est l’Allemagne et l’Italie qui parrainent cette convention académique. La formation du personnel des services kényans des impôts sera assurée par des experts de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’idée, c’est que les pays africains sachent mobiliser leurs propres ressources financières.

Dans le cadre du partenariat du G20 avec l’Afrique, le ministère allemand de la Coopération et du développement a choisi lundi les trois premiers pays africains qui vont bénéficier du programme « Investir pour un avenir commun » : la Côte d’Ivoire, le Ghana et la Tunisie. Des pays qualifiés de réformateurs notamment par la Banque mondiale (BM), le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque africaine de développement (BAD).

L’implication de ces institutions financières internationales consistera à aider les pays du continent, à prendre en charge l’assurance des risques qui inquiètent les investisseurs privés. Les participants à la conférence de Berlin reconnaissent que le défi est immense. Pour avoir une économie capable de faire reculer la pauvreté, l’Afrique a besoin de créer entre 18 et 20 millions d’emplois chaque année. Or elle n’en crée que 3 millions aujourd’hui.

L’Allemagne a annoncé 300 millions d’euros supplémentaires à son apport public au partenariat avec l’Afrique, ouvert à tous les pays. Des futurs partenariats pour les investissements dans le cadre du programme « Compact with Africa » feront l’objet de délibérations entre les pays du G20 et 10 chefs d’Etat et de gouvernement africains, selon un communiqué du ministère allemand de la Coopération et du développement.

RFI

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Ce n’est plus une crise migratoire, mais une crise de l’accueil, affirment les associations. Dans le nord de Paris, le centre d’accueil des réfugiés, situé Porte-de la Chapelle, est aujourd’hui débordé. Faute de place, près de 500 migrants campent aujourd'hui dans la rue.

Des duvets sur des cartons, le ciel obstrué par le béton, des échangeurs du périphérique, des centaines de migrants dorment ici jour et nuit à l’entrée de la capitale française, à quelques dizaines de mètres seulement du centre humanitaire de la Porte de la Chapelle, le Centre de premier accueil (CPA), aujourd’hui débordé.

« En fait, ce sont des camps de fortune qui s’installent parce que là, clairement ils sont à 150 mètres de la prise en charge, explique Antoine Bazin, coordinateur de l’association Utopia 56. Donc ça veut dire l’arrêt de la galère, ça veut dire l’arrêt de la rue. Sauf que les conditions font qu’aujourd’hui, c’est très compliquées de rentrer dans le centre, par manque de place. »

Sous les couvertures, les silhouettes ouvrent un œil au passage des bénévoles, armés de pelles et de balais, pour aussitôt le refermer sur leurs rêves sans étoiles. Tiphaine, 24 ans, de l’association Utopia 56 : « Là on nettoie parce qu’ils n’ont pas de sacs poubelle. Ils n’ont pas de matériel pour nettoyer eux-mêmes. Et comme vous pouvez le voir, ils viennent nous aider. C’est aussi nous qui gérons les accompagnements hôpitaux. Donc aujourd’hui, on a six bénévoles qui sont à l’hôpital avec une quinzaine de réfugiés. »

Et les problèmes sont nombreux chez les migrants : « Des vomissements. La gale. La gale, c’est le plus courant. »

« Presque pire qu'en Afghanistan »

Fin de la route migratoire pour ces primo-arrivants. Parmi les duvets réveillés, Mohammed dit venir du Soudan : « Ça fait 11 jours maintenant que je suis ici. Toujours on me dit qu’il n’y a pas de place. Il y a beaucoup de bruit, je ne peux pas bien dormir. C’est très compliqué. »

Compliqué de dormir à quelques centimètres de la circulation parisienne. « Nous tombons malades, il y a les germes, les maladies », ajoute encore Aria et ses amis venus de Kaboul, qui ont amené avec eux la musique du pays. Et d’ajouter, « c’est presque pire que chez nous en Afghanistan ».

RFI

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Moussa Diaw, enseignant chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis met en garde sur le risque d’un fort taux d’abstention, lors des législatives du 30 juillet prochain, à la suite à la vague généralisée de protestation qui a suivi la publication des listes des candidats. Joint au téléphone par Sud quotidien hier, lundi 12 juin, Dr Moussa Diaw assure que les contestations et la pléthore des listes en compétition constituent des conditions pour que les électeurs décident de rester chez eux ou recourent au vote-sanction, le 30 juillet prochain.

Après la vague généralisée de protestations qui a suivi la publication des listes des candidats retenues pour les élections législatives du 30 juillet prochain, Moussa Diaw, enseignant chercheur à l’Université Gaston Berger n’écarte pas un déluge de défections dans les rangs des coalitions concernées, le jour du vote. Interpellé hier, lundi 12 juin, sur le sujet, l’enseignant-chercheur a prédit par ailleurs un fort taux d’abstention le jour du vote. Pour cause, souligne-t-il, il est évident que toutes les conditions sont réunies pour que les électeurs décident de rester chez eux ou fassent un vote-sanction le 30 juillet prochain».

«Cette contestation est non seulement en train d’installer un climat politique très tendu dans les rangs des coalitions mais aussi de prendre le dessus sur les programmes et les offres politiques. Cette situation ne rassurera pas le citoyen sur les propositions et les offres politiques des uns et des autres. Dans ces conditions, il me semble que le jour du vote, le citoyen risque de choisir de rester chez lui plutôt que d’aller passer toute la journée à faire la queue sous la chaleur sans pouvoir autant voter», prévient l’enseignant chercheur et analyste politique.

Poursuivant son analyse, Dr Moussa Diaw a estimé que l’autre obstacle qui pèse sur les prochaines élections reste également le nombre élevé de listes en compétition. En effet, selon lui, ce nombre très élevé de listes de coalitions en compétition avec des noms qui se ressemblent parfois pourraient constituer non seulement un risque de rendre plus confus l’effet de transparence recherché dans une élection mais aussi une situation de découragement de bon nombre de citoyens. «Le nombre des listes de coalitions (47) en compétition n-est pas également pour arranger les choses. Beaucoup de citoyens pourraient aussi choisir de ne pas se rendre dans leur bureau de vote par peur d’y passer leur journée sans être sûrs qu’ils vont pouvoir accomplir leur devoir civique. Toutes ces raisons me font croire qu’on va vers des élections avec un taux d’abstention jamais enregistré au Sénégal si les acteurs ne s’accordent pas sur une solution pour faciliter le vote des citoyens ».

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Michel Barnier s'inquiète d'un possible retard du début des négociations entre l'Union européenne et le Royaume-Uni dans le contexte d'une fragilisation du gouvernement de Theresa May après les récentes élections législatives qui ont privé les conservateurs d'une majorité franche. Le négociateur en chef du Brexit pour le compte de l'UE a donné une interview à un groupe de journaux européens, dont Le Monde français.

Tout en évitant de faire des commentaires sur la situation politique interne au Royaume-Uni lors de cet entretien avec la presse européenne (dont le quotidien français Le Monde), Michel Barnier souligne la nécessité d'avoir le plus rapidement possible un partenaire pour négocier le Brexit, c'est-à-dire une délégation britannique et un chef de délégation stable, responsable, et ayant un mandat clair pour négocier.

Michel Barnier rappelle aussi que la semaine prochaine cela fera trois mois que l'article 50 de sortie de l'Union a été activé par Theresa May. Or, les négociations, complexes, ne doivent pas excéder deux ans au total.

Trois groupes de travail distincts

Les priorités de Bruxelles sont, pour l'instant, la question des frontières, notamment celle entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, le statut des citoyens européens affectés par le Brexit et les obligations financières de Londres dans le cadre du budget de l'Union. cela suppose trois groupes de travail distincts, et sans doute un quatrième, sur les conséquences juridiques du Brexit.

Il est important, rajoute Michel Barnier, d'avoir une succession claire des choses, d'abord s'entendre sur le divorce et seulement ensuite parler de la relation future entre le Royaume Uni et l'UE. Cela n'est pas négociable, tout comme l'accès de Londres au marché unique est indissociable de la libre circulation des biens, des personnes, des capitaux et des services.

Sudonline

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Après la publication des listes des candidats à la députation, le constat semble unanime au sein de la coalition présidentielle Bby. Ou du moins, au niveau des alliés où c’est la déception totale dans la mesure où aucun parti allié n’a vu ses prétentions respectées, encore moins ses acquis consolidés en termes de sièges à l’Assemblée nationale.  Le vice-président de la Commission électorale de l’Afp, Aliou Badara Diouck, repris sur les ondes de la Rfm, laisse entendre que les progressistes sont largement en deçà de leurs attentes. Il en est de même au niveau d’Aj-Authentique, où les camarades de Landing Savané, à l’image du Dr Cheikh Lo, se sentent «humiliés». L’Union pour le renouveau démocratique (Urd) n’en dira pas moins, sinon qu’elle est « insultée et piétinée », selon le député Oumar Seck. Pour autant, aucune formation ne semble être dans la dynamique d’appeler à un vote-sanction. D’ailleurs, le porte-parole adjoint de l’Apr, Abdou Mbow qui s’en réjouit, appelle les partis alliés dans BBy à la raison.

ALIOU BADARA DIOUCK, VICE-PRESIDENT COMMISSION ELECTORALE AFP : «Même si Bby gagnait tous les départements, l’Afp n’aura pas plus de 6 députés»

En 2000, on était parti avec une coalition qu’on appelait Code 2000 And Defaraat Senegaal. L’Afp avait engrangé 17% des suffrages. Aux législatives de 2001, nous sommes partis seuls et nous avons réitéré le même score, 17% avec un groupe parlementaire. Depuis lors, tous les partis politiques vont à des élections sur la base de coalitions. J’ai écouté les analystes politiques qui spéculent sur ce que  l’Afp pèse aujourd’hui. Est-ce qu’ils se sont interrogés sur le poids des autres partis ? Est-ce qu’il y a un parti qui est allé aux élections seul, depuis 2000 ? Donc, c’est de la spéculation, tout simplement politique. Si l’Afp et la coalition Benno Siggil Sénégal n’avaient pas 13% à la présidentielle de 2012, je pense que sa position ne serait pas celle qu’elle occupe aujourd’hui au sein de la coalition Bby.  Nos aspirations sont simples. On a une philosophie de prendre ce qui nous appartient. Aux dernières législatures de 2012, du fait qu’on était sous la coalition Benno Siggil Sénégal, la coalition avait 21 députés. Sur les 21 députés, l’Afp avait les 13, le reste était réparti entre les alliés de l’Afp dans la coalition Benno Siggil Sénégal. On avait une grande coalition en 2012 où Rewmi figurait dans  Bby. Rewmi avait 10 postes qu’il a libérés aujourd’hui. On a créé 15 départements au niveau de la diaspora. Donc, si vous prenez les postes de Rewmi et les postes de la diaspora, ça fait 25. L’Afp n’a pas demandé plus qu’elle avait en 2012. Aujourd’hui, même si la coalition Bby gagnait l’ensemble des départements du Sénégal, l’Afp n’aurait pas plus de 6 députés.

DR CHEIKH LO, AND-JEF/A : «Il y a eu black-out concernant notre parti»

«Il faut dire d’abord que nous sommes totalement absents des listes. Ce qui, effectivement, révolte le parti. Nous avons tenu une réunion le samedi matin au niveau de notre Secrétariat exécutif parce que le président Landing Savané est hors du pays, pour apprécier la situation et calmer les uns et les autres. Parce que nos camarades qui sont à l’intérieur du pays sont mécontents. Nous avions des prétentions au niveau de Tambacounda avec Ibrahima Lo. C’est le cas à Kolda avec le Docteur Maturin Savané. Au Sud aussi, notamment à Bignona et à Ziguinchor où quoi que l’on dise, nous sommes présents et nous sommes bien représentés. Là aussi, il y a eu black-out concernant notre parti. Résultat : il y a un bouillonnement au niveau de ces différentes fédérations.

Ce que nous avons dit, lors de notre réunion, c’est que nous pensons que nous n’avons pas été pris en compte. Le président avait parlé de solidarité, d’équité et de justice. En 2012, nous avons été zappés. En son temps, nous étions dans la coalition de Benno Ak Tanor. On nous avait montré que c’est Tanor qui devait nous donner un député. Mais, cette fois-ci nous sommes dans la coalition Bby et par conséquent, c’est le président qui devait nous attribuer un poste, en tant que parti autonome, qui travaille à ses cotés nuit et jour. Donc, aujourd’hui, nous sommes en train de convaincre nos camarades. Nous savons que les choix sont difficiles. Mais, par rapport à la réunion de samedi, nous avons qu’en même retenu de rencontrer le président de la République. Nous avons aussi demandé à nos camarades de se calmer pour voir l’issue de cette rencontre, connaitre ses motivations et pourquoi nous avons été absents des listes. Donc, pour le moment, nous nous limitons à cela. Nous n’allons pas préjuger de la réponse».

OUMAR SECK, DEPUTE URD : «Nous estimons que Macky Sall nous a insultés et humiliés...»

«Il faut peut-être rappeler ce qui nous avait relié avec Bby et ce qui nous lie plus particulièrement à l’Apr et au président Macky Sall. Le président, dans un élan de générosité, est allé nuitamment rendre visite à notre Secrétaire général, et nous a reçus après au palais. Quand un président se rend nuitamment chez ton leader, pour l’honorer et lui demander de travailler pour le pays, la première chose à faire pour nous, c’est de rendre hommage à cet homme, l’accompagner et aller avec lui. C’est exactement que nous avons essayé de faire sans chercher à comprendre. C’est ça qui nous a allié à l’Apr et à Benno. Donc, entre 2016 et 2017, on a créé une coalition qui s’appelle Jappo Liguey Sunu Rew. Parce que vous savez que dans Benno, c’est des sous-coalitions. Notre sous-coalition est composée de 8 partis et de 2 grands mouvements. C’est fort de ça qu’on a décidé d’aller aux législatives dans le cadre de Benno.

Pour ce qui est de nos prétentions, je vous assure qu’au niveau de l’Urd, on est très humble, parce qu’on est conscient de nos forces et de nos faiblesses. En 1998, on a été très fort et on a été 3ième au niveau des élections. On a cassé la bipolarisation au niveau de l’hémicycle entre le Ps et le Pds. On a été le 3ième groupe parlementaire. Après 1998, on a traversé notre Waterloo. En 2012, on a eu 1 député sur la base du plus fort reste. Par l’alliance avec l’Apr, on est venu au moins avec un député. Pour ces élections, on avait exigé très peu. Ça veut dire 2 suppléants dans le cœur de notre parti, dans le département de Linguère et peut-être 4 ou 5 sur la liste nationale. Voila ce que nous avons proposé à Bby, espérant qu’au pire des cas, on aura le seul et l’unique poste de député qu’on avait.

Quand les listes sont sorties, on a vu une seule suppléante au niveau de la liste départementale de Linguère. Là, on avoue sincèrement que quel que soit le respect qu’on a pour le responsable de Benno qui avait demandé à ce qu’on lui donne carte blanche, cette carte blanche, il faut qu’il en assume toute la responsabilité. Nous, au niveau de l’Urd, on estime qu’il nous a insultés,  humiliés, piétinés. Parce qu’un parti, ce n’est pas des Dg, des Pca. Un parti, c’est d’être à l’Assemblée. Grâce à Dieu, on a toujours été à l’Assemblée. Qu’on se retrouve aujourd’hui, dans la 13ième législature, sans entendre la voie de l’Urd au niveau de l’hémicycle, ça nous fait très mal. On serait parti avec notre propre liste, on aurait eu au moins un seul député.  Dans les jours à venir, le parti se réunira pour en tirer toutes les conséquences. Mais, j’avoue sincèrement qu’autant Macky Sall nous avait honorés en rendant visite à Djibo Ka, autant il nous a humiliés et insultés. C’est plus qu’une déception, on a honte. Partout où le parti est présent et fort, c’est la désolation».

Sudonline

 

EUNESSE AFRICAINE "Bombe à retardement" ou opportunité historique?

African youth : "Time Bomb" or historic opportunity?
Bilingue français / anglais
Groupe Initiative Afrique
Harmattan Côte-d'Ivoire


ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE SOCIOLOGIE ETUDES SUR LA JEUNESSE AFRIQUE SUBSAHARIENNE


L'analyse en profondeur de la situation actuelle de la jeunesse africaine conduit à un pronostic très sombre pour le futur, à moins d'une véritable inversion des politiques actuelles vers de nouveaux "tropismes" : remettre la jeunesse "au cœur" de la politique et mettre l'emploi au centre de la politique économique. Cet enchaînement d'actions conduira à un véritable changement de paradigme, et l'implication de la jeunesse dans cette entreprise sera décisive (ouvrage bilingue).

Les dirigeants prennent conscience de la nécessité de créer des emplois


Par: Kingsley Ighobor Afrique Renouveau:

Cérémonie de remise des diplômes dans un lycée de Tanzanie. Photo: Jonathan Kalan
Lors de l'élection présidentielle de 2012, l'opposition sénégalaise a invoqué le taux élevé de chômage pour mobiliser les jeunes contre l'ancien Président Abdoulaye Wade. C'est principalement le manque d'emplois qui a incité de nombreux jeunes à investir les rues et à voter pour un nouveau gouvernement. Les manifestations ont fait au moins six morts et M. Wade a été vaincu par le président actuel, Macky Sall.


Principale leçon de ces violences pré-électorales : le chômage des jeunes, 15 % au Sénégal, risque d'attiser violence politique et troubles civils. Une enquête réalisée en 2011 par la Banque mondiale a montré qu'environ 40 % de ceux qui rejoignent des mouvements rebelles se disent motivés par le manque d'emplois.
Les gouvernements africains luttent donc contre le chômage à plusieurs niveaux. Au Sénégal, le président Sall a lancé en février 2013 un programme visant à créer 30 000 emplois d'ici la fin de l'année et éventuellement 300 000 d'ici 2017.
Une croissance sans emplois


Beaucoup d'analystes estiment qu'il existe une autre raison de s'intéresser davantage à la jeunesse africaine. Avec 200 millions d'habitants âgés de 15 à 24 ans, l'Afrique a la population la plus jeune au monde. Selon le rapport Perspectives économiques en Afrique, établi en 2012 notamment par la Banque africaine de développement (BAD), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Commission économique pour l'Afrique (CEA) et l'Organisation de coopération et de développement économiques des pays industrialisés (OCDE), ce chiffre devrait doubler d'ici à 2045.
Le taux de chômage inquiétant de la jeunesse africaine est souvent mis en parallèle avec la croissance économique rapide du continent. Selon la BAD, le taux de chômage en Afrique subsaharienne est de 6 %, alors que 6 des 10 économies à la croissance la plus rapide du monde se trouvent dans cette région. Ce taux peut ne pas sembler très élevé par rapport à la moyenne mondiale d'environ 5 %. Mais dans la plupart des pays africains, le chômage des jeunes « est au moins deux fois supérieur à celui des adultes », souligne la BAD.


Selon la Banque mondiale, les jeunes représentent 60 % de l'ensemble des chômeurs africains. En Afrique du Nord, le taux de chômage des jeunes atteint 30 %. Au Botswana, en République du Congo, au Sénégal, en Afrique du Sud et dans plusieurs autres pays, la situation est encore plus préoccupante.
Les jeunes femmes sont plus durement touchées. La BAD a constaté que dans la plupart des pays d'Afrique subsaharienne et dans tous ceux de l'Afrique du Nord, il est plus facile pour les hommes que pour les femmes d'obtenir un emploi, à niveau d'expérience et de compétences égal.


Réalité masquée


Une employée d'une banque de Dar es-Salaam (Tanzanie). Photo: Panos/Mikkel Ostergaard
Les statistiques du chômage en Afrique ne tiennent pas compte des emplois précaires et du sous-emploi dans le secteur informel. Selon un rapport de la Brookings Institution, organisme de réflexion indépendant basé à Washington, « Les jeunes [africains] trouvent du travail, mais pas à des rémunérations correctes et sans la possibilité de perfectionner leurs compétences ou d'avoir une certaine sécurité de l'emploi ». Plus de 70 % des jeunes de la
« République du Congo, de la République démocratique du Congo, de l'Éthiopie, du Ghana, du Malawi, du Mali, du Rwanda, du Sénégal et de l'Ouganda sont à leur compte ou contribuent à des activités familiales ».


Gabriel Benjamin, chômeur diplômé de l'université de Lagos (Nigéria), explique qu'on rencontre souvent de jeunes Nigérians diplômés qui font de petits boulots. « Ils nettoient les sols dans des hôtels, vendent des cartes de recharge téléphoniques ou sont même ouvriers dans des usines ». La Brookings Institution considère le sous-emploi comme un grave problème, qui masque la réalité dans les pays au faible taux de chômage.
Le sous-emploi ne constitue pas une solution à la pauvreté, reconnaît l'Organisation internationale du Travail (OIT), qui signale que jusqu'à 82 % des travailleurs africains sont des « travailleurs pauvres ». Selon les Perspectives économiques en Afrique, plus de 70 % des jeunes Africains en moyenne vivent avec moins de 2 dollars par jour, le seuil de pauvreté défini à l'échelle internationale.
Bombe à retardement


« C'est là une réalité inacceptable pour un continent possédant une réserve aussi impressionnante de jeunes, talentueux et créatifs », souligne Mthuli Ncube, économiste en chef de la BAD. Alexander Chikwanda, Ministre zambien des finances, résume ainsi la situation : « Le chômage des jeunes est une bombe à retardement », qui semble maintenant dangereusement proche de l'explosion.
M. Chikwanda entend ainsi attirer l'attention sur les conséquences d'un taux de chômage des jeunes aussi important sur un continent où chaque année près de 10 à 12 millions de jeunes arrivent sur le marché du travail. Ahmad Salkida, journaliste nigérian qui a été l'un des rares à avoir pu approcher les militants du groupe Boko Haram, a déclaré à Afrique Renouveau que, bien que la motivation de la secte soit principalement idéologique, l'omniprésence du chômage dans le nord du Nigéria facilite le recrutement de jeunes.


Intervention des dirigeants africains


En 2009, les dirigeants africains se sont réunis à Addis-Abeba (Éthiopie) pour tenter d'endiguer le chômage des jeunes. Ils ont proclamé la « Décennie de la jeunesse africaine » (2009-2018) et décidé de mobiliser des ressources, dont celles du secteur privé, en faveur de la promotion des jeunes. Leur plan d'action insistait sur la nécessité de lutter aussi bien contre le chômage que le sous-emploi. Deux ans plus tard, en Guinée équatoriale, ils ont promis une fois de plus la « création d'emplois sûrs, décents et compétitifs pour les jeunes ».


Les gouvernements africains se sont efforcés de joindre les actes à la parole. Ainsi, le Ghana a mis en place un service national de la jeunesse et des programmes d'autonomisation visant à doter les diplômés de l'enseignement supérieur des compétences requises et à les aider à trouver un emploi. Maurice a élaboré un plan visant à inciter les jeunes à se tourner vers l'enseignement technique et la formation professionnelle. La Zambie a adopté une politique nationale pour la jeunesse et créé un fonds pour les jeunes entrepreneurs afin de stimuler la création d'emplois. Le gouvernement nigérian a mis en place un programme d'acquisition de compétences et d'aide à la création d'entreprise dans le cadre du Service national de la jeunesse ; il a également instauré un concours de plan d'affaires, Youwin, qui accorde aux gagnants un financement de démarrage.


L'effet de ces initiatives nationales sur le taux de chômage des jeunes reste à évaluer. Mais il n'y a « pas de solution miracle », indique M. Ncube, qui recommande « de renforcer les mécanismes de création d'emplois ». La Banque mondiale propose également une stratégie pour l'emploi qui accorde plus d'attention au développement rural et à l'investissement dans l'agriculture, tient compte de l'exode rural et prépare les jeunes au marché du travail.
L'afflux de jeunes vers les zones urbaines d'Afrique y aggrave le chômage. Dans les grandes villes comme Lagos, Ibadan, le Caire, Nairobi et Johannesburg, les jeunes font le tour des bureaux à la recherche d'un emploi, quel qu'il soit. Selon les Perspectives économiques en Afrique, ils se heurtent à de nombreux obstacles, notamment à la discrimination, en raison de leur manque d'expérience. Même ceux qui ont la chance de trouver un emploi sont les premiers à être licenciés en période de ralentissement économique.


Les idées ne manquent pas


D'autres idées ont été proposées en vue de créer des emplois. La Brookings Institution préconise de mettre l'accent sur la production industrielle, « le secteur le plus étroitement associé à une forte croissance de l'emploi ». Elle encourage aussi l'accroissement des investissements dans l'agriculture, le tourisme, le bâtiment et dans les projets qui emploient des jeunes. « Les programmes de travaux publics donnent aux jeunes travailleurs, en particulier à ceux des zones rurales et aux personnes peu qualifiées, l'occasion d'acquérir une première expérience professionnelle. »
Le PNUD préconise également d'accroître les investissements dans l'agriculture. Dans son premier Rapport sur le développement humain en Afrique publié en mai 2012, il juge inacceptable que les gouvernements africains consacrent plus d'argent à l'armée qu'à l'agriculture.

Une affiche financée par US Aid : réduire le nombre d'enfants pourrait atténuer le chômage. Photo: Panos/Jenny Matthews
Selon la CEA, ce sont principalement les secteurs des mines et métaux produisant peu d'emplois qui attirent actuellement les investissements étrangers directs en Afrique. L'OCDE prévient que les économies axées sur les ressources naturelles comme « le Nigéria et l'Algérie, qui exportent du pétrole, les pays producteurs d'or, dont l'Afrique du Sud, et la Zambie, exportatrice de cuivre » doivent se diversifier.


En février 2013, le président nigérian Goodluck Jonathan a déclaré sur sa page Facebook que le pays avait déjà commencé à diversifier son économie. Il faisait ainsi allusion à la décision de General Electric d'investir au Nigéria un milliard de dollars dans la production d'électricité et de pétrole. « Ceci va créer des emplois pour des milliers de personnes et avoir un effet multiplicateur pour des dizaines de milliers de personnes », a souligné le président. L'an dernier, Walmart, premier distributeur mondial basé aux États-Unis, a investi 2,4 milliards de dollars dans Massmart Holdings, une grande chaîne de distribution d'Afrique du Sud. Beaucoup y ont vu un exemple des investissements générateurs d'emplois dont l'Afrique a besoin.


La plupart des analystes s'accordent également sur la nécessité d'intégrer dans les programmes scolaires de l'Afrique l'acquisition de compétences et l'entreprenariat. Bien que les dirigeants africains semblent s'intéresser davantage à la réalisation de l'objectif du Millénaire pour le développement relatif à l'éducation primaire universelle d'ici à 2015, la Brookings Institution propose de mettre de toute urgence l'accent sur l'enseignement post-primaire. Beaucoup estiment ainsi qu'il existe un « décalage entre les compétences des jeunes travailleurs [africains] et celles requises par les employeurs ».
La situation n'est pas complètement sombre : les jeunes d'Afrique, dont le nombre ne cesse de croître, sont en effet dotés de beaucoup d'énergie, de créativité et de talents, dont dépend « la prospérité future », lit-on dans Perspectives économiques en Afrique. Il reste désormais à savoir si les gouvernements africains sont prêts à s'attaquer au chômage.


http://www.un.org/africarenewal/fr/

 

Obésité-Comment les inégalités sociales impactent notre état de santé- France-Sénégal et Monde


Le dernier rapport de la Drees sur la santé des Français, publié jeudi, dépeint un état de santé "globalement bon". Mais selon le niveau social, les inégalités restent fortes.


Certes, "l'espérance de vie des Français est élevée", et "la réduction de la mortalité se poursuit". Mais en décortiquant le rapport 2017 sur "L'État de la santé de la population en France", publié par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) et l'agence Santé publique France, les inégalités sont frappantes.


Selon le niveau social des Français, les statistiques du rapport varient fortement.

En clair : l'état global de santé des populations les plus défavorisées n'est pas le même que celui des classes supérieures.


Alimentation, conditions de travail ou encore environnement quotidien : le cadre de vie des Français les plus pauvres touche directement leur état de santé.
Plus de risque d'obésité pour les enfants d'ouvriers. Les données relevées en 2014 sur un panel d'enfants de CM2 montrent une corrélation entre situation socio-économique et risques de surpoids. 12,7% des enfants de cadres étaient en surpoids ou en obésité. C'est 20% pour les enfants d'employés, et le chiffre grimpe encore d'un point et demi pour les enfants d'ouvriers.


Un travail qui rend malade. Face aux maladies professionnelles, les ouvriers sont là-aussi défavorisés.

Plus exposés à la pénibilité du travail et aux environnements polluants, ils tombent plus facilement malade à cause de leur travail. Les statistiques sont sans appel : 72% des maladies professionnelles déclarées touchent des ouvriers. 23% seulement concernent des employés du régime général. Pour les maladies liées à l'amiante, dont le cancer du poumon, 92% des victimes travaillaient en tant qu'ouvriers.


Les Français les plus défavorisés sont aussi plus vulnérables face aux affections cardio-vasculaires : la mortalité liée à ces pathologies est 50% plus importante que pour les classes supérieures.


Une vie plus longue pour les plus aisés ?

Ces inégalités face aux différents troubles et pathologies qui touchent l'état de santé des Français induit un écart non négligeable entre les espérances de vie des différents groupes socio-économiques. A 35 ans, un cadre homme peut ainsi espérer vivre au moins six ans de plus qu'un ouvrier. C'est un peu plus de 3 ans pour une femme.
Enfin, le rapport pointe des disparités territoriales.

La mortalité prématurée est beaucoup plus importante en Outre-mer, avec 30% de décès avant 65 ans, contre 18,5% en métropole. Le nombre d'enfants mort-nés en Outre-mer représente plus du double des décès de nourrissons en France métropolitaine.
Les fontaines de sodas sont maintenant interdites par la loi

Un arrêté publié jeudi dans le Journal Officiel interdit définitivement les fontaines de boissons sucrées dans les restaurants ou les établissements scolaires.
Les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants ne pourront plus être mises à disposition à volonté, gratuitement ou pour un prix forfaitaire, dans les lieux de restauration publique et dans les établissements scolaires, au terme d'un arrêté publié jeudi au Journal Officiel.


Toutes les boissons sucrées concernées. L'arrêté, signé conjointement par les ministres de la Santé, de l'Agriculture et de la Consommation fixe la liste des catégories de boissons touchées par cette interdiction : elle comprend "les boissons gazeuses et non gazeuses aromatisées, des concentrés comme les sirops de fruits, les boissons à base d'eau, de lait, de céréales, de légumes ou de fruits y compris les boissons pour sportifs ou les boissons énergisantes, les nectars de fruits, les nectars de légumes et produits similaires, dès lors que ces boissons contiennent des sucres ajoutés ou des édulcorants de synthèse".


Restauration, écoles et hôtels. L'arrêté a été pris en accord avec la loi Santé de janvier 2016 afin de limiter les risques d'obésité, de surpoids et de diabète, notamment chez les jeunes. Les lieux visés incluent tous les lieux de restauration ouverts au publics, y compris la restauration collective et sociale, l'hôtellerie et les clubs de vacances.

Les fontaines de sodas commençaient notamment à se développer dans le milieu de la restauration rapide. L'interdiction entrera en vigueur au lendemain de la publication de l'arrêté. Une taxe sur les boissons sucrées existe en France depuis 2012.
L'autorité de régulation de la publicité du Royaume-Uni a jugé que le mannequin qui y apparaît est "maladivement maigre".


La mannequin était trop maigre. Une publicité pour la marque de luxe française Yves Saint Laurent a été interdite par l'autorité de régulation de la publicité du Royaume-Uni en raison de l'extrême minceur de la jeune femme sur le cliché.


"Maladivement maigre". Sur la photo en noir et blanc publiée dans le magazine Elle UK, on peut voir une femme allongée sur le sol, les mains dans les cheveux. La mannequin filiforme est vêtue d'une courte robe noire avec un décolleté plongeant.
A la suite de la parution du cliché, l'autorité britannique de surveillance de la publicité (ASA) a été saisie d'une plainte. L'institution a rendu sa décision d'interdiction, mercredi. L'ASA a considéré que la pose du mannequin et l'éclairage de la publicité attiraient particulièrement l'attention sur son buste où "l'on voit les côtes et les jambes du modèle qui apparaissent très maigres".

"Nous considérons de ce fait que le mannequin semble maladivement maigre sur cette image et concluons que cette publicité est irresponsable", a ajouté l'organisme de contrôle. La décision d'interdiction signifie que la publicité ne doit plus être publiée sous sa forme actuelle.
YSL se défend. L'ASA a précisé que YSL "avait indiqué être en désaccord avec la vision des plaignants sur le fait que le mannequin était maladivement maigre" mais n'a pas fourni de réponse détaillée.

Le magazine Elle UK, dans lequel la publicité a été publiée, a dit à l'ASA n'avoir aucun commentaire à faire sur la plainte.
L'apologie de l'anorexie en question.Début avril, dans une offensive contre les ravages de l'anorexie, les députés français ont voté l'interdiction du recours à des mannequins trop maigres et dénutris, au grand dam d'agences qui se disent victimes d'une "stigmatisation". Cette nouvelle mesure était intervenue en France au lendemain de la création d'un délit d'incitation à la maigreur excessive.


D'autres pays comme l'Espagne, l'Italie, la Belgique, le Chili ou Israël ont déjà pris des dispositions législatives ou réglementaires sur ce sujet.
Une pathologie psychiatrique. L'anorexie mentale touche 30.000 à 40.000 personnes en France, des femmes à une écrasante majorité et compte parmi les pathologies psychiatriques présentant la plus forte mortalité.

http://www.europe1.fr/sante/comment-l

 

La cannelle contre l'obésité ? par Estelle B.


La cannelle est une épice déjà réputée pour différentes vertus thérapeutiques, antibactériennes, antispasmodiques et neuro-protectrices. De récentes données chez le rat semblent montrer son intérêt à la fois pour lutter contre l'obésité et pour préserver la santé du système cardiovasculaire. Santé Sur le Net vous dévoile ces résultats surprenants.

Cannelle et santé


La cannelle est une épice, obtenue à partir de l'écorce du Cannelier de Ceylan. Connue depuis l'Antiquité, elle est essentiellement produite au Sri Lanka, aux Seychelles et à Madagascar. Le plus souvent, elle est utilisée sous forme de poudre pour la préparation de desserts, par exemple le pain d'épice ou les spéculos.
A savoir ! En aromathérapie, l'huile essentielle de cannelle est utilisée pour ses propriétés anti-infectieuses (en particulier contre les diarrhées et les cystites) et stimulantes contre la fatigue.


De nombreuses études ont déjà mis en avant les bénéfices santé de la cannelle, grâce à ses propriétés antibactériennes, antispasmodiques (contre les ballonnements et les troubles digestifs) et neuro-protectrices (prévention du déclin cognitif et de la maladie d'Alzheimer). En 2003, une étude pakistanaise s'était déjà penchée sur les effets de la cannelle sur le système digestif. Elle avait notamment mis en évidence que l'épice pouvait diminuer la glycémie, mais aussi les taux sanguins de cholestérol et de triglycérides (classe de lipides), tout en calmant les ballonnements.
Très récemment, des chercheurs turcs ont étudié un lien entre cette épice, l'obésité et la santé cardiovasculaire. La cannelle ferait baisser le taux de lipides (graisses) ! Des résultats présentés lors du dernier Congrès de la Société Américaine de Cardiologie.

De la cannelle contre les graisses


Dans cette étude, deux groupes de rats ont été nourris pendant 12 semaines avec une alimentation très enrichie en graisses. L'un des deux groupes a bénéficié d'un complément alimentaire à base d'un extrait de cannelle.


Tout au long de l'étude, les rats supplémentés en cannelle présentent plusieurs différences importantes par rapport à l'autre groupe :


• Un poids plus faible ;
• Un ventre moins proéminent ;
• Une baisse des substances impliquées dans le stockage des graisses ;
• Un taux supérieur de substances anti-oxydantes et anti-inflammatoires ;
• De meilleurs taux sanguins d'insuline (principale hormone de régulation de la glycémie), de glucose et de lipides.
Selon les auteurs, ces effets positifs pourraient découler des propriétés anti-inflammatoires de la cannelle, notamment grâce aux polyphénols contenus dans l'extrait utilisé.
La cannelle un remède contre l'obésité !


La cannelle pourrait ainsi réduire la graisse abdominale, phénomène fréquemment observé dans l'obésité, mais aussi contribuer à préserver la santé cardiovasculaire, en agissant directement sur plusieurs facteurs de risque. En effet, des taux sanguins élevés de cholestérol, de triglycérides et de glucose, ainsi que l'obésité et l'inflammation constituent des facteurs de risque cardiovasculaire importants.


Des études complémentaires sont désormais nécessaires pour déterminer si ces résultats sont transposables chez l'Homme. Si tel est le cas, introduire régulièrement de la cannelle dans l'alimentation pourrait permettre de limiter la prise de poids et de préserver le cœur, particulièrement dans le cas d'une alimentation riche en graisses. De nouveaux avantages à porter au crédit de cette épice !
Estelle B.

Pharmacienne Spécialiste de l'information médicale et de l'éducation thérapeutique du patient.
Passionnée par les domaines de la santé et de l'environnement marin.
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Le président ivoirien Alassane Ouatarra ce dimanche 11 juin, le roi du Maroc Mohamed VI en milieu de semaine et Macky Sall ce lundi 12 juin : si l'actualité française se concentre sur les législatives, Emmanuel Macron engage lui ses relations avec différentes chefs d'Etat africains. Et c'était une volonté du président français qui souhaitait rencontrer son homologue sénégalais rapidement.

L'étape de Paris s'est ajoutée récemment pour Macky Sall. Ce rendez-vous, cette « prise de contact », comme l'appellent les deux parties, s'est greffée sur l'agenda du président sénégalais qui est actuellement en tournée en Europe. Paris est donc une escale entre Bruxelles et Berlin.

Visiblement, Emmanuel Macron, qui a pris ses fonctions il y a un mois, souhaitait que Macky Sall soit l'un des premiers chefs d'Etat africains salué car « le Sénégal est un partenaire privilégié » de la France, indique à Paris une source diplomatique. Les précédents présidents français ont tous salué, vanté la démocratie sénégalaise, Emmanuel Macron devrait visiblement faire la même chose. « Notre relation n'est pas nouvelle, cette rencontre est tout à fait normale », complète une source à la présidence sénégalaise.

Les deux chefs d'Etat ont d'ailleurs échangé dès la mi-mai, au téléphone et se sont visiblement accordés pour poursuivre la coopération bilatérale : la France reste le premier investisseur au Sénégal, la volonté de Dakar de créer l'Institut sénégalais du pétrole avec le soutien du groupe Total pourrait par exemple être évoquée. Les questions de sécurité devraient également être au menu de la rencontre; la France appuie en effet le Sénégal dans la formation de ses armées pour lutter contre le terrorisme.

RFI

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Le Sud-Africain Wayde van Niekerk a signé le samedi 10 juin à Kingston la meilleure performance mondiale de l'année sur 200 m avec un chrono de 19 sec 84/100e. Il s'agit d'un nouveau record personnel sur 200 m pour le champion olympique 2016 et détenteur du record du monde du 400 m. Van Niekerk s'est fixé pour objectif en 2017 de réussir le doublé 200/400 m aux Mondiaux de Londres en août prochain.

« Je n’ai jamais rien vu de pareil. C’est fou. Il les a massacrés. Il peut descendre sous les 43 secondes. J’avais essayé, mais sans succès. Au couloir 8, il a fait une course contre le temps, loin de James et Merritt. » Le légendaire Michael Johnson qui tenait depuis près de 17 ans le record du monde du 400 m en est resté bouche bée. Son record est tombé devant son nez de commentateur pour la BBC.

Premier athlète à battre le record du monde du 400 m en finale des JO

A Rio lors de l’été 2016, Wayde van Niekerk, 24 ans, claque un 43’’03, et efface le record du monde de l’Américain obtenu lors des Mondiaux de Séville. Ce tour de piste au Brésil restera dans la légende pour sa première médaille d’or olympique. Il est le premier athlète depuis Lee Evans en 1968 à Mexico à battre le record du monde du 400 m en finale des JO. Un authentique exploit pour un champion qui a explosé au plus haut niveau en 2015 avec un titre de champion du monde sur 400m à Pékin.

Quelques mois auparavant, le Sud-Africain était déjà entré dans l'histoire en signant un temps de 9'98 sur 100m au meeting de Bloemfontein. Il devenait ainsi le seul sprinter à courir le 100m en moins de 10 secondes, le 200m en moins de 20 secondes, et le 400m en moins de 44 secondes.

L’année 2016 restera comme une référence pour Wayde van Niekerk qui signe premier titre de champion d'Afrique en carrière sur le relais 4x100m devant son public à Durban. Toujours à Durban, Van Niekerk remporte son premier titre de champion d'Afrique en individuel sur 200m en dominant la finale. Van Niekerk est désigné porte-drapeau de la délégation sud-africaine pour les Jeux olympiques de Rio.

Coaché par une femme de 74 ans

Le week-end dernier, Wayde van Niekerk n’a évidemment pas pu voler la vedette à Usain Bolt lors du Racers Grand Prix de Kingston, pour la dernière sortie du sprinter jamaïcain devant son public. Mais Wayde van Niekerk a encore fait fort sur le 200m avec un nouveau record personnel en 19"84. Il obtient par la même occasion la meilleure performance mondiale de l’année sur la distance. Au Mondiaux de Londres en août prochain, il visera le doublé 200m-400m.

Le natif du Cap, né de deux parents qui pratiquaient le saut en hauteur, a été orienté sur le 400m par Anna-Sophia Botha, son entraîneur. Cette dernière souhaitait le protéger des pépins physiques, lui qui en a souvent connu. En octobre 2012, il intègre son groupe d’entraînement à l’université de Bloemfontein, où il étudie le marketing.

Depuis, la coach de 74 ans joue un rôle important dans sa carrière. « C’est une personne en qui j’ai la confiance la plus totale, racontait Wayde van Niekerk au Figaro. Au niveau de l’entraînement, elle sait parfaitement ce qu’elle fait. Je n’ai pas le moindre doute sur les plans qu’elle établit. Elle a des années et des années d’expérience. J’ai juste à écouter ce qu’elle me prodigue. » Anna-Sophia Botha, ancienne sprinteuse namibienne, a commencé sa carrière de coach en 1968 et s’est occupée notamment de Frankie Fredericks, champion du monde du 200 mètres 1993 et quadruple médaillé d'argent aux Jeux olympiques.

Usain Bolt comme modèle

Fan de football, Wayde van Niekerk, né prématuré et à qui les médecins prévoyaient le pire, a montré très tôt des dispositions pour le sprint. En 2010, il se classe 4e du 200m aux championnats du monde junior. Aujourd’hui, il avoue qu’il a encore du travail pour devenir la future grande star de l’athlétisme. Son modèle : Usain Bolt, le roi du sprint.

« Mon rêve est de parvenir à réaliser ce qu’il a réussi sur 100 m et 200 m, avoue-t-il. Il est une énorme source d’inspiration et de motivation pour m’améliorer, parce que je sais que c’est possible. Mon amour du sport fait que j’aime le 200m. Mon grand rêve, c’est de briller sur le 100 m et sur le 200m ».

Wayde van Niekerk qui avance avoir une relation d’amour-haine avec le 400m va désormais s’attacher à tenter d’abattre le mur des 43 secondes. « Avec tous ces dons, je suis béni et j’ai le ­désir d’aller au maximum de mes possibilités », lâche-t-il. Un nouveau record qui serait accueilli par certains avec enthousiasme et plein de suspicions par d’autres.

Rfi

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A nos sœurs et frères-Ne
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