Parler aux enfants noirs du racisme : 8 suggestions judicieuses sur la manière de faire 

1° N'ayez pas peur d'en parler :

Lorsque nous évitons de parler de racisme à nos enfants, nous ne le faisons pas pour les protéger, nous le faisons pour nous protéger en évitant les choses qui nous mettent mal à l'aise. Ne laissez pas vos enfants être confronté au racisme dans les rues. Les racistes / suprématistes blancs tuent nos enfants tous les jours, donc l'idée que parler de racisme "traumatisera les enfants noirs" n'a absolument aucun sens si l'on considère les conséquences de leur incompréhension.

2° Soyez honnête au sujet du racisme/Suprématie Blanche:

Il ne faut jamais adoucir (ou falsifier) vos discussions sur le racisme / la suprématie blanche avec des inepties du genre "la couleur n'a aucune importance", "tout le monde est pareil", "il n'y a pas de couleur pour aimer", "certains Noirs sont trop racistes" ou n'importe quelle non-sens "politiquement correct" qui signifie que le locuteur ne dit pas la vérité sur le racisme. Les preuves parlent d'elle-mêmes. Cela implique que les parents aient la meilleure compréhension possible de la façon dont le racisme / la suprématie blanche fonctionne.

3° Commencez avec le meilleur moyen de communication:

Beaucoup de jeunes (et d'adultes d'ailleurs) ne s'intéressent pas aux livres sur l'Histoire des Noirs (bien qu'il existe quelques exceptions), mais ils pourraient regarder un film ou une vidéo. Il faut les inciter en organisant une soirée TV / Film / pizzas, avec un débat avant, pendant et / ou après le film.

4° Recherchez des Moments propices d'enseignements:

Regarder et discuter des événements récents ou articles de presse peut donner aux enfants plus de perspicacité à propos de ce qu'ils voient dans leur monde. Ils sont susceptibles de voir avec leurs propres yeux et d'en parler avec leurs amis. La mort de Trayvon Martin, l'acquittement de George Zimmerman et d'autres incidents très médiatisés comme la mort de Mike Brown sont de bonnes possibilités d'enseignements.

5° Expliquez comment l'industrie du divertissement perpétue le racisme:

L'idéal serait de réduire considérablement ou d'éliminer la télévision, les films et la musique pop dans votre maison, mais cela peut être irréaliste pour beaucoup de gens. Par conséquent, ce que nous pouvons faire est d'au moins surveiller ce que les enfants regardent et écoutent et discuter des nombreuses façons dont le racisme / la suprématie blanche est propagée à travers ces médias. Par exemple, dites honnêtement pourquoi les hommes noirs sont incités à porter des robes dans les films, pourquoi les plus célèbres artistes noires ont la peau claire, portent des tissages et des cheveux blonds, pourquoi les acteurs noirs ne sont pas représentés aimant ou faisant l'amour à des femmes noires dans les films et les publicités télévisées et pourquoi les Noirs sont souvent représentés s'agitant, se battant, manquant de respect et se rabaissant les uns les autres à la télévision.

6°Parlez de votre propre expérience du racisme:

Votre propre expérience personnelle avec le racisme peut être un matériel pédagogique efficace pour que vos enfants en tirent des leçons. Dites-leur la vérité sur ce que vous avez vécu, comment cela vous a affecté, comment cela vous a blesser, et leur permettre de voir que vous avez survécu à cela. Partagez les stratégies que vous avez utilisé pour essayer de résoudre vos problèmes.

7° Restez calme:

De plus, il est très important de ne pas aller dans une diatribe de jurons en parlant de ce ​​sujet. Il suffit de laisser les faits parler d'eux-mêmes. Cela vous aidera à apprendre à contrôler leurs émotions, à rester logique, à avoir du sang-froid et lorsqu'ils seront confrontés au racisme.

8° Apprenez à vos enfants à s'aimer eux-mêmes ainsi que leur race:

Des études récentes centrées sur le développement de la petite enfance ont constaté que les enfants afro-américains élevés dans une perspective de fierté, d'information et d'examen objectif de leur race, sont non seulement plus stables émotionnellement que leurs homologues "colorblind" [ceux pour qui la couleur n'a plus d'importance, NDLR] mais sont également plus susceptibles de de mieux réussir à l'école.

Enseignez-leur que le racisme n'est pas une réflexion sur les Noirs ou sur notre humanité; c'est une réflexion sur l'inhumanité des gens qui le pratiquent. Les Noirs ont été esclaves, mais beaucoup n'ont pas accepter les mauvais traitements et se sont levés pour eux-mêmes.

Source : http://atlantablackstar.com/

Les bienfaits des graines de Moringa ou Nébéday au Sénégal
by Sarah


Au Sénégal les médecins l'ajoutent dans les ordonnances pour renforcer le système immunitaire des enfants et pour lutter contre les carences.


 1 A propos des graines de Moringa
 1.1 La plante de Moringa
 1.2 Les nutriments de la plante de Moringa
 2 Les bienfaits des graines de Moringa
 2.1 Pression artérielle
 2.2 Taux de sucre dans le sang
 2.3 Les graines de Moringa sont riches en fibres
 2.4 Cholestérol
 2.5 Une peau plus belle
 2.6 Les graines de Moringa et la perte de poids
 2.7 Cancer
 2.8 Anti-Inflammatoire
 2.9 Les graines de Moringa améliorent la vue
 2.10 Système Immunitaire
 2.11 Dents et Os
 2.12 Les graines de Moringa encouragent la poussée des cheveux
 2.13 Le traitement de l'eau
 3 Comment utiliser les graines de Moringa
 3.1 Quelles quantités dois-je utiliser?
 4 Précautions à prendre pour consommer des graines de Moringa
 5 Note finale

                                                                                                                         A propos des graines de Moringa


Les graines de Moringa sont récoltées chaque année en Asie subtropicale et en Afrique. Elles sont trés appréciées pour leur forte valeur nutritionnelle, tout comme la plante elle-même.
Les graines de Moringa sont riches en vitamines et en minéraux dont le corps a besoin pour survivre. C'est cela qui prodigue aux graines ses qualités anioxydantes, anti-inflammatoires ainsi que contre le cholestérol.


En plus de ces bienfait « généraux », les graines de Moringa et leur forte valeur en vitamines nous prodiguent plus de vertus que les sources de nutriments vers lesquelles nous nous tournons habituellement:


 Les graines de Moringa ont plus de vitamine C que les oranges;
 Quatre fois plus de vitamine A que les carottes;
 Quatre fois plus de Calcium qu'un verre de lait;
 Trois fois plus de Potassium qu'une banane
 Et deux fois plus de protéines qu'un yaourt.


Au vu de ces résultats frappant, ce n'est pas une surprise de voir que les graines de Moringa sont devenues un super-aliment bien connu autour du globe. Ces vitamines sont essentielles pour permettre au corps de combattre les radicaux libres ( espèce chimique (atome ou molécule) qui possède un électron célibataire c'est-à-dire non apparié. Cette caractéristique le rend instable et lui procure une grande réactivité vis-à-vis des molécules environnantes. Un radical libre se stabilise au détriment de la molécule voisine qui devient à son tour un radical libre et ainsi de suite) et lutter contre l'oxydation.
La graine elle-même a une apparence particulière. Conçues de façon évolutive avec des ailes grises, les graines sont portées par le vent sur des terres fertiles afin qu'elles puissent se développer dans un endroit éloigné de l'arbre parent.


Elles ont une forme circulaire et sont plutôt grandes pour des graines. Elles se trouvent dans des gousses vertes semblables à des haricots verts.
Ces gousses peuvent atteindre une taille impressionnante et détenir jusqu'à des dizaines de graines. Durant les mois de reproduction, les arbres de Moringa produisent des centaines, voire des millier de gousses. Malgré le fait que les graines ne puissent êtres récoltées qu'une fois par ans, leur forte valeur en nutriment vaut la peine qu'on attende pour elles.


La plante de Moringa


La plante de Moringa_ aussi connue sous le nom « d'Arbre de Vie » a été une importante source de nourriture pour les cultures indigènes depuis des milliers d'années. Riche en nutriments et en minéraux, la plante fournit les acides aminés dont le corps a besoin pour devenir plus fort. Ces nutriments importants sont également présents dans le quinoa et les viandes, mais en moindres quantités.
Cette plante a toujours été utilisée dans les pratiques Ayurveda issues de l'Inde antique pour soigner et apporter de l'énergie. Elle traite également les problèmes de sommeil, de cheveux et de peau. De plus, elle permet de soigner pas moins de trois cent maladies.
Le Moringa est cultivé en Asie du sud et dans les tropiques, de plus sa croissance est rapide. Il peut être cultivé sur un sol dur ou dans de mauvaises conditions météorologiques sans aucun problème_ ce qui en fait une source de nourriture idéale pour les pays du Tiers Monde. Il peut être récolté à tout moment de l'année et fait office d'un véritable enrichissement nutritionnel dans des pays comme le Malawi et le Sénégal.


Les nutriments de la plante de Moringa
Afin de constater la richesse de la plante et de ses graines, il vous suffit de vérifier sa valeur nutritionnelle:
 8.53mg de Glucides
 2.1mg de Protéine
 3.2mg de fibres alimentaires
 0 de Cholestérol
 0.62mg de Niacine
 30mg de Calcium
 45mg de Magnésium
 50mg de Phosphore
 461mg de Potassium


Comme vous pouvez le voir, cette plante n'est pas avare en bienfaits!
Les bienfaits des graines de Moringa
Chaque parti de la plante de Moringa possède ses propres bienfaits. Que vous usiez les feuilles, les fleurs, les racines ou les graines, chacune aidera votre corps d'une manière différente.
Voici quelques un des bienfaits des graines de Moringa :
Pression artérielle
Les graines de Moringa permettent d'abaisser la tension artérielle. L'hypertension artérielle est un problème auquel le monde occidental doit faire de plus en plus face de par la montée du niveau d'obésité. L'hypertension peut causer de sérieux problèmes cardiovasculaires comment des attaques cardiaques ou des AVC. Moringa seeds .
Afin de réduire naturellement la tension artérielle, il est conseillé de faire de l'exercice régulièrement et de mener un mode de vie sain. Toutefois, pour les personnes ayant déjà atteint un stade critique, l'exercice peut être prohibé, et les médicaments seront la seule solution.
Des études préliminaires montrent que le Moringa et ses graines peuvent réduire la tension artérielle; toutefois d'autres recherches sont toujours en cours afin de totalement confirmer ces thèses. Les résultats actuels prouvent que les graines de Moringa éliminent les lipides oxydés et protège les tissus cardiaques des dommages. N'hésitez pas à consulter votre médecin avant de commencer la prise de Moringa afin d'équilibrer la tension artérielle.


Taux de sucre dans le sang


En plus de réduire la pression artérielle, les graines de Moringa permettent également de réduire le taux de sucre dans le sang.
Les graines, riches en zinc, aident le corps à réguler la sécrétion d'insuline. Quand celle-ci se stabilise, le taux de sucre dans le sens se trouve également régulé.
Malgré le fait que les études n'aient été jusque ici uniquement effectuées sur des rats de laboratoire, cette découverte pourrait encourager la prévention et la prise en charge thérapeutique de personnes touchées par des troubles tels que le diabète.


Les graines de Moringa sont riches en fibres


Comme écrit plus haut, les graines de Moringa sont riches en fibres. Les fibres travaillent « main dans la main » avec le corps pour maintenir un système digestif en bonne santé. Elle sont également importante pour le système cardiovasculaire. Les fibres présentes dans les graines de Moringa permettent de déplacer la nourriture dans le système digestif et de distribuer les nutriments dans tout le corps.
Cholestérol
Sans aucune présence de cholestérol dans les graines, le Moringa est connu pour inverser les effets d'un fort taux de cholestérol. Le fort taux de cholestérol dans le sang est lié au développement de maladies cardiaques. Dans la médecine antique Thaïlandaise, le Moringa est classé en tant que cardiotonique qui contrôle et améliore la façon dont le cœur se contracte.
Le Moringa produit des acides gras mono-saturés appelés acides oléiques. L'acide oléique (également présent dans l'huile d'olive) possède de nombreux bienfaits pour notre santé et prévient les caillots dans le sang ou les maladies cardiovasculaires. Si vous cherchez à améliorer votre régime alimentaire, remplacez les graisses animales saturées par du Moringa pour maintenir un bas niveau de cholestérol.


Une peau plus belle


Les huiles sont extraites à partir des graines afin de créer de nombreux produits cosmétiques. Les huiles contiennent jusqu'à trente antioxydants et un surplus de vitamine A qui en fait le choix idéal en ce qui concerne les produits pour la peau.
La vitamine A raffermit la peau, lui donnant un aspect rajeunit, et combat contre les signes de vieillissement et de stress. Cela est rendu possible en favorisant la formation de collagène entre les cellules de la peau.
Les huiles grasses qui sont également connues sous le nom « d'huile de Ben » forment 40% des graines. Elles sont incolores, inodores et possèdent une saveur douce. La peau absorbe les huiles sans qu'il y ai saturation à la surface de la peau_ tout en recevant toutes les qualités nutritives que l'huile a à offrir. L'huile fonctionne en tant qu'hydratant et que nettoyant antiseptique qui débarrasse de l'acné, des boutons et points noirs.


Pour l'utiliser sur le visage, il suffit d'appliquer quelques gouttes sur la peau et masser, tout comme avec n'importe quelle crème hydratante ou huile de massage.
Les graines de Moringa et la perte de poids
« L'huile de Ben » extraite des graines de Moringa décompose les graisses animales saturées dans le corps et travaille avec le système digestif pour éliminer les graisses dont le corps n'a pas besoin. Ainsi, l'huile réduit les graisses du ventre.
Cancer
D'après certains scientifiques, les qualités anti-cancérigènes que possède le Moringa peut accélérer la mort des cellules cancéreuses et empêcher leur développement et leur prolifération. Des chercheurs pense que consommer des graines de Moringa pendant trois semaines consécutifs peut effectivement entraver et prévenir le cancer du colon.


Anti-Inflammatoire


La plante de Moringa est bien connu pour être un anti-inflammatoire naturel; et les graines le sont également. Les graines de Moringa peuvent réduire la douleur et stimuler la santé de nos articulations. Les articulations sont fortifiées grâce aux acides aminés et aux protéines présents dans la graine, et ceci permet de redonner aux personnes souffrant d'arthrite un peu d'indépendance.
Les graines de Moringa améliorent la vue
La vitamine A renforce le système immunitaire et répare la membrane muqueuse. Grâce à cela, les graines de Moringa permettent de maintenir un bonne vue.


Système Immunitaire


Nous sommes tous au courant des qualités impressionnantes de la vitamine C. Les graines de Moringa ont un fort taux de vitamine C, ce en fait une solution idéale pour stimuler le système immunitaire. Ces vitamines servent à combattre les radicaux libres et les agents infectieux.
L'énorme apport en nutriments que prodigue la consommation de la plante de Moringa stimule le système immunitaire et aide à soigner les ecchymoses, les coupures, les brûlures et les blessures mineures plus rapidement.


Dents et Os


Riche en zinc, en calcium et en d'autres minéraux. , les graines de Moringa assurent un bien-être général. D'autres minéraux se trouvent dans les graines, comme par exemple le fer qui réduit et prévient les symptômes d'anémie. Le calcium maintient des dents et des os forts. Le zinc est également connu pour faciliter la spermatogenèse (le processus de production du sperme chez l'homme).
Les graines de Moringa encouragent la poussée des cheveux


Tout en veillant sur notre corps en interne, les graines de Moringa peuvent également prodiguer des bienfaits aux cheveux. La vitamine C présente dans les graine peut encourager et améliorer la circulation du sang dans le cuir chevelu pour aider les follicules pileux à se développer et à se fortifier. Cela résulte en une chevelure plus saine.
Le zinc et la vitamine A favorisent également la pousse du cheveu. Tout en nourrissant le tissu capillaire et en réparant les cellules, les zinc maintient les glandes sébacées (glandes présentes dans la peau, annexées au poils, sécrétant le sébum qui limite le dessèchement de la peau, joue un rôle bactéricide et lubrifie le poil) écartées afin que les follicules puissent absorber autant de nutriments que possible.
Les huiles extraites des graines peuvent être utilisées comme shampoing_ afin d'apaiser les cuirs chevelu qui démangent et de se débarrasser des pellicules.

Le traitement de l'eau


Les graines de Moringa, ainsi que leur huile, sont actuellement testées pour traiter l'eau sale. Cela pourrait permettre aux habitants des pays du Tiers Monde de bénéficier d'eau potable et propre beaucoup plus facilement. Cela faciliterai également la lutte contre les maladies liées à l'eau, très présentes dans ces zones.
Les graines de Moringa possèdent de nombreux autres bienfaits, comme par exemple en ce qui concerne la perte de poids, la constipation ou l'insomnie. Assurez-vous de prendre conseils auprès de votre médecin afin de savoir dans quelles mesures la consommation de Moringa peut vous être bénéfique.


Comment utiliser les graines de Moringa

Les graines sont plutôt uniques de par leur apparence; avec des « ailes » d'un blanc grisâtre les entourant. Toutefois, tout comme d'autres graines, les graines de Moringa peuvent être mangées tout comme des noix et ajoutées aux céréales. Quand elles sont mélangées aux graines de chanvre, les graines de Moringa vous fournissent un stimulant d'énergie.
Autrement, si vous avez la possibilité de vous procurer des graines de Moringa fraîches, vous pouvez les servir bouillies en accompagnement, tout comme des petits pois. Elles peuvent également êtres cuites à la vapeur ou rôties pour des sauces ou ragoûts.
D'autres suggèrent que les graines peuvent être explosées tout comme du maïs soufflé.


Quelles quantités dois-je utiliser?


Jusqu'ici, le Moringa est relativement nouveau pour le monde occidental. De ce fait, aucun niveaux stricts de dosage n'a été établi. Si vous avez peur de consommer trop ou pas assez de graines de Moringa, demandez conseil à votre vendeur ou à un nutritionniste.
D'après les recherches effectuées en laboratoire, la dose « idéale » actuelle semble être de 150 à 200 mg par kg. Voici ci-dessous des estimations approximatives des dosages selon le poids :


 65 kg – 1600-2200 mg
 90kg – 2100-2900 mg
 110 kg – 2700 -3600 mg


Le Moringa devrait être consommé sans modération. Les données ci-dessus sont les dosages maximum. Avant d'atteindre ces niveaux, essayez de petites doses car chaque personne réagit différemment.
Si vous ressentez des effets secondaires ou dont vous n'aviez pas connaissances dus à la consommation de Moringa, mettez y un terme immédiatement et consultez votre médecin généraliste.
Précautions à prendre pour consommer des graines de Moringa


Tout comme n'importe quel autre complément ou médicament, il y a quelques précautions à prendre en considération avant d'utiliser les graines de Moringa pour son bénéfice personnel.
Malgré le fait que ce complément soit entièrement naturel, il peut tout de même y avoir des complications ou des effets secondaires; il est donc préférable de prendre connaissance des quelques précautions à prendre avant de commencer n'importe quel traitement.


 Ne pas consommer en ayant l'estomac vide


Il n'est pas conseillé de consommer des graines de Moringa tout en ayant l'estomac vide, cela pouvant entraîner des vomissements.


 Peler les graines avant de consommer


Certaines personnes suggèrent que garder la peau autour des graines et les laver dans de l'eau salée peut être bénéfique pour la perte de poids ou une désintoxication.
Toutefois, nous ne vous conseillons pas de manger les graines avec la peau.


 Ne pas consommer de graines si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.


Si consommer des feuilles ou de la poudre de Moringa en étant enceinte est sans danger, les graines ont un taux très élevé en fibres et en vitamines, et il n'est pas conseillé d'en consommer durant la grossesse.
En revanche, les graines de Moringa sont très efficace pour améliorer la libido et maintenir les cellules reproductives. Cela peut aider si vous cherchez à concevoir.
Note finale
Il est facile de voir comme la plante de Moringa et ses feuilles peuvent être bénéfiques pour le corps humain. De plus elle prévient les maladies, soigne et améliore la santé, c'est vraiment un des meilleurs super-aliments existants.
Avec cette capacité à prodiguer des soins naturels et des compléments alimentaires, tout en améliorant les conditions de vie dans le Tiers Monde, cette plante n'a vraiment aucun inconvénient.
Il existe un bon nombre de recettes en ligne qui intègrent les feuilles et les graines de Moringa, il y a donc de nombreuses façon de bénéficier des vertus des graines de Moringa.


https://www.moringasiam.com/fr/

Ne jamais laisser tomber ses méddicments prescrits par le médecin. Ces plantes sont des alicaments. P BC

 

Sur internet, vous sachant surveillé, vous n'êtes plus vous-même : le refroidissement social.
Tijman Shep, critique hollandais des technologies, appelle cela le "refroidissement social".


Emilie Brouze

Avez-vous déjà hésité à cliquer sur un lien ou une vidéo, en vous disant que vos agissements d'internaute sont enregistrés et pourront un jour se retourner contre vous ?
Si oui, vos réticences pourraient s'inscrire dans ce que Tijman Shep, critique hollandais des technologies, appelle le "refroidissement social" (ou "social cooling"), une notion qu'il détaille sur son site.


Si vous vous savez épié, vous allez sans doute changer votre comportement. Devant une caméra, vous ne dites pas à voix haute tout ce qui vous passe par la tête mais vous filtrez ce qui est acceptable ou pas de formuler.


On commence à observer la même chose sur internet, développe Tijman Shep : les internautes sont de plus en plus conscients que leurs agissements sont transformés en données qui pourraient, à terme, leur porter préjudice.

Alors pour leur bonne réputation numérique, ils s'autocensurent, se conforment, restent prudents. Ce sont les effets secondaires d'une société qui baigne dans le big data.


Obsession de la notation


Une théorie aux airs de "Nosedive" ou "Chute libre" en français, le premier épisode de la saison 3 de "Black Mirror". Les personnages qui évoluent dans un monde pastel passent leur temps à se noter de 0 à 5 sur leur téléphone et à surveiller constamment leur nombre d'étoiles. Lacie en fait une obsession et s'évertue à être charmante, douce et souriante pour plaire et ainsi améliorer sa note qui lui permettra de décrocher les avantages qui vont avec (l'appartement rêvé).
Parce que la chute a de graves conséquences, les relations sociales dans ce monde régi par la notation sonnent fausses, superficielles.
Lacie observe envieuse Naomi, une amie d'enfance, qui se répand sur les réseaux sociaux avec son insolent 4,6/5. Quand elle lui propose d'être sa demoiselle d'honneur, la jeune femme, interprétée par Bryce Dallas Howard, y voit l'occasion rêvée d'exploser sa note en déclamant le discours parfait devant un parterre d'invités bien notés. Jusqu'au faux pas... Et à la dégringolade sociale (moins de trois étoiles sur cinq).
Sur le site communautaire Reddit, où est consacré une discussion au "refroidissement social", un internaute écrit éviter d'utiliser Gmail ou Facebook Messenger, "car sinon, quand j'écris quelque chose, j'ai en tête ce que l'algorithme en retiendra".


Données perso


"Les gens commencent à comprendre que leur 'réputation numérique' peut restreindre leurs opportunités", expose Tijman Shep.
Les données brutes extraites des comportements numériques des internautes sont analysées et transformées par les "data-brokers" (courtier de données), qui monnaient ces "données dérivées".


Les "données dérivées" sont construites à partir des "likes", des historiques de navigation et d'achat ou encore des commentaires. Elles vont permettre aux sociétés de calculer et déduire qu'untel ou unetelle aime le bricolage, les romans d'aventure, attend ou veut un enfant, a des problèmes psychologiques, suit un régime, est extravertie, gentille, sympa, plutôt de droite, juive, catho, etc.


Des renseignements personnels utiles pour cibler les internautes/consommateurs.


En 2015, des chercheurs avaient montré que les femmes sont moins enclines à recevoir sur Google des publicités pour des emplois de service très bien payés. L'algorithme semblait privilégier les hommes pour ces annonces.


Autre exemple : le big data est utilisé par certaines sociétés de crédit pour évaluer la solvabilité des demandeurs.


Réchauffement climatique


Comme dans "Black Mirror", Tijman Shep explique que les internautes conscients de ce que leurs données pourraient laisser à penser d'eux vont changer leurs comportements pour ne pas être évalués négativement.


Le "refroidissement social" décrit les impacts négatifs à long terme
• une culture du conformisme (avec l'autocensure) ;
• une culture d'évitement du risque ;
• une rigidité sociale accrue (qui limite notre capacité et volonté à lutter contre l'injustice).
Le critique interroge : allons-nous devenir plus raisonnable, moins humain ? Des points de vue minoritaires vont-ils encore pouvoir émerger dans cette économie de la réputation ?
Tijman Shep dessine un parallèle avec le réchauffement climatique. Tout comme la pollution l'était, le refroidissement social est invisible, subtile. Complexe. Et la prise de conscience lente.

"Lorsque les algorithmes jugent tout ce que nous faisons, nous devons protéger le droit à l'erreur", lit-on sur SocialCooling.fr.

"Tout est mémorisé par le 'big data', le droit à ce que nos erreurs puissent être oubliées est nécessaire."

"Effet d'intimidation"


Mais le "refroidissement social" n'est pas un concept si nouveau.
Les révélations sur la NSA d'Edward Snowden, en 2013, marquent le début d'une prise de conscience sur la surveillance de masse. Plusieurs chercheurs ont étudié les effets d'intimidation qui en ont découlé.


On parle en anglais du "chilling effect" : lorsqu'un individu hésite ou refuse d'exercer sa liberté d'expression par peur des sanctions légales possibles.
Jon Penney, chercheur associé au Citizen Lab de l'université de Toronto, a ainsi étudié la consultation de 48 articles de la version anglophone de Wikipédia contenant des termes relatifs au terrorisme. Il constatait une chute de la consultation de ces articles dans les deux mois qui ont suivi les premières révélations de Snowden, rapportait "Libération".


Des chercheurs ont enregistré une diminution des requêtes Google portant sur des mots-clés dits sensibles dans les mois qui ont suivi les révélations de 2013.
Signe des temps : l'autocensure gagne sur les réseaux sociaux


La chercheuse américaine Elizabeth Stoycheff avait interrogé 255 individus via une enquête en ligne, au cours de laquelle on leur demandait de réagir à un article clivant. Il était rappelé à une partie des participants que leurs agissements pouvaient être potentiellement surveillés par la NSA :
"Pour la majorité des participants, la probabilité d'exprimer son opinion dans un climat hostile diminuait significativement lorsqu'un rappel de la surveillance du gouvernement avait été lu."


La chercheuse concluait que les programmes de surveillance en ligne renforcent l'opinion dominante et non l'expression des voix minoritaires. "Il est difficile de protéger et d'étendre les droits des populations vulnérables quand leur point de vue ne se fait entendre nulle part", expliquait-elle au "Washington Post".
"La démocratie a besoin de diversité intellectuelle pour s'épanouir et l'autocensure l'assèche."
A noter que l'autocensure d'opinions minoritaires peut aussi s'expliquer par la peur de se retrouver isolé : c'est la "spirale du silence".


Pire que les codes sociaux ?


Fin juin, notre collègue Xavier de La Porte traitait du concept de "refroidissement social" dans sa chronique matinale sur France-Culture. Il interrogeait :
"Pourquoi cela serait-il pire que d'obéir aux codes sociaux de l'environnement que nous habitons dans la vie physique ?

Après tout, il n'y a pas que la vie en réseau qui exige de nous une forme d'auto-contrôle sur ce que nous disons ou faisons ?

Est-ce pire de répondre à ces exigences à cause des algorithmes que sous la pression de la morale, la religion ou tout simplement la bienséance ?

Et même – soyons un peu de mauvaise foi –, est-ce que cela nous ferait tant de mal un peu de retenue ?Et si, au fond, les algorithmes se transformaient en une sorte de surmoi automatique et extérieur, serait-ce bien grave ?"


Emilie Brouze


http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-nos-vies-connectees/20170724.OBS2496/sur-internet-vous-sachant-surveilles-vous-n-etes-plus-vous-meme.html#

 

L'islam et le statut de la femme


L'Humanité


Pour Ghaleb Bencheikh, les passages du Coran « durs » contre la femme, concernant l'héritage, la polygamie ou le voile, sont obsolètes. Il n'y a, en matière de Code civil, aucune raison de se référer au Coran, affirme-t-il, dénonçant « ces façons de plier le religieux aux considérations politiques ». Le penseur considère que « le XXIe siècle sera féminin ou ne sera pas ». Et en appelle à d'autres relations hommes-femmes, de portée universelle.


Peut-on vouloir imposer un statut de la femme, lui fixer une place dans la société, des droits et des devoirs, en invoquant le Coran ou la charia ? La question est au coeur de la bataille ouverte en Algérie sur la révision du Code de la famille, instaurée il y a vingt ans sous la pression des islamistes. Elle est aussi présente dans bien des débats, de ce côté-ci de la Méditerranée, en particulier à propos du port du voile. Physicien, docteur ès sciences, Ghaleb Bencheikh est un spécialiste de l'islam. Vice-président de la conférence mondiale des religions pour la paix, auteur de plusieurs ouvrages (1), il anime l'émission Connaissance de l'islam, le dimanche matin, sur France 2.

Dans l'entretien qu'il a accordé à l'Humanité, avec beaucoup de pédagogie, de conviction, et dans un esprit profondément humaniste, il répond aux arguments des islamistes. Bien au-delà de la question féminine, il pourfend la tentative, au coeur de l'islamisme, de « plier le religieux pour des considérations politiques ».
Le projet de réforme du Code de la famille en Algérie a déclenché une vive confrontation politique. Alors que les partisans du projet s'en défendent, les partis islamistes attaquent en affirmant qu'il contrevient aux textes sacrés de l'islam. Mais peut-on trouver dans le Coran des prescriptions correspondant à un Code de la famille, ou un statut de la femme ?


Ghaleb Bencheikh. Les islamistes sont les partisans de l'« idéologisation » de la religion islamique. Ils veulent en faire un projet social, politique, ce qui, en soi, est une innovation, récente dans l'histoire de l'islam ; elle date en gros des années vingt, avec l'affaire des Frères musulmans. Elle est venue comme une contre-réforme par rapport à la fameuse « nahda », la nahda étant le renouveau, la renaissance, à la charnière du XIXe et du XXe siècle. Donc, voilà l'idée de l'islamisme, comme projet politique, domestication, étatisation, manipulation de la tradition islamique, pour des fins sociales et politiques. Il n'y a pas dans le Coran un code bien établi, qui soit aussi clair, explicite, que celui auquel se réfèrent ces islamistes. Parce que l'idée que nous nous faisons du progrès, de la modernité, de la civilisation, c'est qu'il appartient aux hommes de légiférer dans les affaires de la cité. Il est vrai que, pour les croyants musulmans, Dieu parle dans le Coran. Mais tout ça est très compliqué. Par définition, si Dieu est omnipotent, omniscient, s'il peut tout, fait tout, sa parole est inépuisable.

En revanche, le Coran est contingent, fini, il s'articule dans l'histoire, il est transmis dans une culture. Cela veut dire qu'il y a là une manière de laisser place à l'interprétation des hommes. Donc, les quelques passages dans le Coran, qui seraient rudes contre la femme, ne sont à prendre de nos jours que comme une jurisprudence - d'origine divine pour ceux qui croient - à un moment donné de l'histoire, pour une société particulière qui se trouve être la société tribale dans la péninsule arabique au VIIe siècle. Vouloir donner une valeur intemporelle, normative, universelle à ce qui est contingent et fini, et articulé dans l'histoire, c'est une erreur grave. Ces passages du Coran qui, pris tels quels, sont durs contre la femme, on ne peut les intégrer dans le grand oeuvre social de ce début de siècle. Simplement, il faut dire qu'ils tombent en désuétude. Leur incidence sociale est caduque. Ce à quoi ils font allusion est obsolète. De nos jours, par exemple, on ne peut pas demander sérieusement qu'en cas de témoignage (devant la justice - NDLR), il faut qu'il y ait deux femmes pour un homme. C'est une atteinte gravissime à la dignité de la femme.


Pourtant, les autorités algériennes elles-mêmes affirment haut et fort que le Code de la famille doit respecter la charia...


Ghaleb Bencheikh. En 1984, lorsque le Code de la famille a été adopté, la pusillanimité, la frilosité, la lâcheté du législateur, voulant céder aux sirènes islamisantes qui grondaient, a fait qu'on a été plus royaliste que le roi. Dans ce code, il y a des choses que même la charia - mot qui ne veut rien dire d'autre que loi d'inspiration religieuse -, dans sa forme la plus rigoriste, n'a pas prévues. Un exemple : quand une femme a divorcé, cette charia prévoyait qu'elle garde les enfants, qu'elle reste à la maison. Or le Code de la famille ne lui a pas octroyé la garde des enfants ni le logement, ce qui est inique ! Récemment, on est donc revenu sur ces cas graves, mais à mon avis on est encore très en deçà de ce qu'il faudrait dire et faire pour simplement avoir un Code civil, pour les questions matrimoniales, qui respecte la dignité humaine dans sa composante féminine, comme dans sa composante masculine.


Que répondez-vous à ceux qui prétendent s'appuyer sur les textes sacrés, la tradition islamique, pour dire que la femme n'est pas l'égale de l'homme ? Ou bien qu'elle « doit obéir à l'homme » ?


Ghaleb Bencheikh. Obéir à quoi et pour quoi ? ! Pourquoi voudrait-on qu'il y ait au sein du couple une relation de dominant à dominé, un donneur d'ordres et quelqu'un qui doive obéir ? Ça n'a pas de sens ! C'est même en contradiction avec la Constitution algérienne qui prévoit qu'une citoyenne peut postuler à la magistrature suprême. Alors, comment voudrait-on que le plus haut magistrat du pays, le chef des armées, celui qui incarne la nation et l'État, doive obéir, dans les considérations privées et familiales, à un de ses administrés ? Ce n'est pas sérieux. Quant aux textes sur lesquels on se fonde, au niveau ontologique, de l'égalité foncière, véritable, il n'y a pas de différence entre l'homme et la femme. On ne trouve pas dans le Coran que la femme est née de la côte flottante de l'homme, on ne trouve pas qu'elle est tentée, tentatrice à son tour, et on ne trouve pas une théologie qui fait de la femme la cause de tous nos péchés, tous nos maux, etc. En revanche, au niveau statutaire, il y a des passages qui affirment, hélas !, une prééminence de l'homme par rapport à la femme sur certains points : le témoignage, que j'évoquais tout à l'heure, la polygamie, l'héritage, et ces histoires de voile. Mais là aussi, il faudrait savoir les relativiser à leur contexte, expliquer pourquoi ils ont été révélés pour leur époque. Ce sont ces passages-là dont, de nos jours, les jurisconsultes machos, sexistes, phallocrates, misogynes, ont pris prétexte pour justifier cette sujétion de la femme. Mais cette façon de plier le religieux pour des considérations psychologiques, personnelles, politiques, sociales npas de fondement légitime au niveau de l'exégèse, de l'interprétation.
Prenons l'héritage. Il est vrai qu'il est dit que la femme a la moitié de ce qui revient à l'homme. Mais, et le « mais » est de taille, d'abord, elle n'héritait pas avant : le fait de lui donner une part d'héritage, c'est déjà la reconnaître comme un sujet, acteur de son destin, alors qu'avant elle faisait partie du patrimoine allégué, du bien transmissible. Certes, elle n'a que la moitié de l'héritage, mais elle n'est pas tenue, religieusement, de subvenir aux besoins de la famille ; à l'époque, c'est le mari qui en a le devoir. De nos jours, la situation a changé, l'homme et la femme subviennent ensemble aux besoins de leur foyer. Du coup, les raisons qui faisaient qu'on donnait la moitié de l'héritage à la femme ne sont plus valables. Dès lors, les conséquences ne doivent plus non plus être valables.


Vous rappelez les croyants au devoir permanent d'interprétation des textes...


Ghaleb Bencheikh. Le Coran dit en effet qu'il faut exercer la raison, l'intelligence. Il y a mieux que ça. Dans le Coran, un passage dit : « Et leurs affaires sont objet de consultations entre eux. » Donc, ça fait partie de nos affaires, à nous musulmans, au début du XXIe siècle. En Algérie, c'est déjà gravissime d'avoir mis dans la Constitution que l'islam est religion d'État. L'État ne doit pas avoir de religion en principe. L'État est le garant du libre exercice des cultes. Si on se veut moderne, on doit se doter d'institutions modernes, respecter toutes les traditions religieuses et laisser la gestion du culte islamique à un organisme autonome, indépendant. De nos jours, on devrait donc dire qu'il n'y a aucune raison en matière de considération matrimoniale, ou de dévolution successorale, ou de Code civil, d'aller se référer au Coran. D'autant plus que ce Coran-là a donné lieu à travers l'histoire à moult interprétations. Je ne vois pas pourquoi aujourd'hui on en privilégierait une sur une autre. Et comme par hasard on privilégie la plus drastique.


L'opposition des islamistes à la réforme du Code de la famille se focalise surtout sur la suppression du tutorat sur la femme pour le mariage, qu'ils considèrent comme « une protection ». Qu'en pensez-vous ?


Ghaleb Bencheikh. C'est une ineptie. Cela part de l'idée que la femme est une mineure à vie. Considérer que c'est une protection, c'est la confiner dans un rôle infériorisant, et dans un statut qui n'est pas digne de sa condition d'être humain. Il est vrai qu'à travers lla jeune fille encore vierge avait besoin de l'avis de son père, qui était un peu son tuteur, les sociétés étant ce qu'elles étaient à l'époque. Mais ce n'est pas une obligation religieuse contraignante, une prescription coranique. La seule question qui vaille, c'est de savoir si elle est majeure ou pas. Si elle a atteint la majorité, elle n'a plus besoin d'aucune tutelle, fût-ce celle de son père, pour se marier, voyager, etc. Il faut sortir de l'archaïsme.


Les islamistes font aussi grand cas du maintien de la polygamie, au motif, là encore, qu'elle est inscrite dans le Coran...


Ghaleb Bencheikh. Le Coran n'a jamais dit aux hommes : vous avez le droit d'avoir quatre épouses. Ce n'est pas un droit, c'est une virtualité dans un contexte bien particulier. Il est dit : « Dans le cadre de la prise en charge des veuves et des orphelines, il vous est possible d'épouser parmi celles qui vous plairont une, deux, trois ou quatre femmes à condition que vous soyez équitable. Et comme vous ne pourrez être équitable, alors une seule épouse vous est meilleure ; c'est la conduite la plus proche de la justice. Dieu n'a pas placé deux coeurs dans la poitrine de l'homme. Vous ne pouvez être équitable envers vos épouses, même si tel était votre désir le plus ardent. » Voilà les textes qui parlent de cette fameuse polygamie. Trois observations. Un, c'est dans un cadre particulier, la prise en charge des veuves et des orphelines. Deux, dans une société tribale où la polygamie était anarchique, sans limite : par rapport au nombre des femmes de Salomon ou de David, les ramener à quatre, pour l'époque, c'était un progrès spectaculaire. Trois, de nos jours, c'est la stricte monogamie qui doit prévaloir ; on ne peut pas sérieusement continuer à tergiverser en se demandant s'il faudrait assujettir la polygamie au consentement de la première épouse (2). On a affaire avec des hommes machos, sexistes, phallocrates, misogynes et qui veulent assouvir leurs besoins libidineux en se fondant sur le Coran. Il n'y a rien d'autre. Une nation démocratique, moderne, qui croit au progrès, abolit ce genre de choses. Il n'y a pas à vouloir la limiter par la loi - qui doit être une loi relevant du droit positif -, à théoriser sur la polygamie.


Que pensez-vous de l'interdiction, également stipulée dans le Code de la famille, du mariage d'une femme ou d'un homme musulman avec un homme ou une femme non-musulman ?


Ghaleb Bencheikh. De tout temps, on autorisait l'homme musulman à épouser une juive ou une chrétienne, une croyante adepte des autres traditions religieuses - pas une athée. Mais l'inverse n'était pas possible : une femme n'épousait personne d'autre que le musulman.

Pourquoi ? L'argument avancé était : dans une société patrilinéaire, c'est-à-dire où les valeurs métaphysiques ont toujours été transmises par le père, et virolocale, c'est-à-dire où c'est la femme qui vient dans le foyer du mari, les musulmans reconnaissaient l'enseignement de Moïse, de Jésus, mais pas l'inverse. Donc, on raisonnait en disant : la femme va être brimée dans sa religion, dès lors que le juif et le chrétien ne reconnaissent pas la prophétie mahométienne ; cela sous-entendait qu'ils allaient lui interdire le libre exercice de son culte. Et comme il y a la patrilinéarité, les enfants qui vont naître vont être perdus, par rapport à la oumma, la communauté musulmane. De nos jours, ces arguments tombent en désuétude. Un État laïque moderne fera en sorte que le juif, le chrétien, l'athée ou le musulman n'a plus aucune raison d'avoir l'avantage sur la conscience de son épouse. C'est l'État qui doit lui garantir le libre exercice de son culte.

Quel que soit son époux, son islamité et sa foi sont garanties. Et on ne peut même pas dire que son islamité est atteinte du fait qu'elle a épousé un non-musulman, puisque celui-ci n'aura pas à interférer dans sa manière de vivre sa spiritualité. Et puis, il faudrait sortir de cette idée comptable de la oumma, on perd quelques-uns par ci, on gagne quelques-uns par là. Non, les questions de salut, de religion, de spiritualité engagent avant tout la conscience humaine dans l'intimité de chacun, ce n'est pas une question de nombre. Enfin, une femme vivant avec un mari non musulman dans l'harmonie, le respect, l'amour, c'est beaucoup plus porteur et gratifiant pour elle, que si elle épousait un musulman qui va la battre, l'opprimer.


À entendre les attaques contre la réforme du code, on a le sentiment d'une peur profonde vis-à-vis de la femme...


Ghaleb Bencheikh. Sans flagornerie aucune, je suis de ceux qui pensent que le XXIe siècle sera féminin ou ne sera pas. Je suis de ceux qui croient que si on avait conféré aux femmes la gestion des affaires du monde, il y aurait eu moins de violences, moins de guerres. Je suis de ceux qui déplorent que la civilisation a toujours été masculine ; la femme, depuis qu'elle est sortie du gynécée grec, elle fut tour à tour ménade, bacchanale, odalisque, geisha, égérie, meuf, tout ce qu'on veut, jamais définie intrinsèquement. Les relations hommes-femmes doivent être fondées sur l'harmonie, l'attrait physique, l'amour, la miséricorde, la complicité, le fait de vivre ensemble, simultanément, une belle aventure. Pas sur la peur, la négation d'autrui, la sujétion ou l'asservissement de l'autre. Il y a à essayer de vivre ensemble en harmonie, et en parfaite égalité ontologique, de droit, de respect, avec pour seul critérium déterminant la dignité humaine, que ce soit chez l'homme ou chez la femme.


La question du voile est aussi symptomatique de cette peur. Pour les islamistes, en Algérie comme en France, ce serait encore une protection de la femme. Que répondez-vous sur ce sujet ?


Ghaleb Bencheikh. Là aussi, il s'agit de fadaises. La femme n'a pas besoin d'un tissu pour être protégée. Ce qui la protège avant tout, ce sont son instruction, son éducation, sa culture, son acquisition du savoir, son sens de l'honneur, sa vertu, sa pudeur. Si le Coran a mentionné le voile, ce n'est pas une nouveauté. La femme juive se rase le crâne et met une perruque : on considère que les cheveux sont un attribut érotique. L'épître de saint Paul aux Corinthiens dit : « Si une femme n'était pas voilée, c'est comme si elle était tondue, et comme il n'est pas préférable d'être tondue, il est préférable d'être voilée. » Ça pouvait s'expliquer pour l'époque. On oublie aussi que le calife Omar, tout puissant, tout pieux, auquel les islamistes se réfèrent toujours, a battu une femme musulmane dite de basse extraction lorsqu'elle a voulu se voiler. On ne va pas se battre à coups de versets coraniques, mais il y en a un, le verset 60 de la sourate 24, la sourate de la lumière, qui dit en substance : « Et celles qui n'escomptent plus aucun mariage ne seront point blâmées si elles n'étaient pas voilées. » Ça règle d'emblée le problème de nos mères et de nos grands-mères, même si derrière ce passage il y a une idée machiste. Quant aux jeunes filles à peine nubiles qu'on emmitoufle dans un tissu bigarré qui les enlaidit, c'est une catastrophe, un non-sens, et les séquelles psychologiques que cela va laisser sont gravissimes. Pourquoi ? Lors d'un débat contre Tariq Ramadan, à l'UNESCO, j'avais dit : « Si vous nous dites qu'il faudrait préserver la femme, cacher ses cheveux pour que les garçons ne fantasment pas là-dessus, il faudrait plutôt éduquer les garçons qui fantasment sur ça que culpabiliser la jeune fille dès son jeune âge. » Nous sommes dans cette situation simplement parce que nous n'avons pas connu le « moment Freud » chez nous.

Nous n'avions pas eu tout le débat sur les relations hommes-femmes, pudeur-impudeur, etc. Ce qu'on oublie, c'est que, à Samarkand, à Tachkent, à Boukhara, ou, mieux encore, à Cordoue, à Séville, la licence était perçue du côté des musulmanes : les juives et les chrétiennes voyaient les musulmanes comme étant des filles plutôt dissolues, alors que la pudibonderie, les bondieuseries étaient plutôt du côté, pour cette époque-là, des juives et des chrétiennes, qui avaient une relation au corps, au rapport charnel, exclusivement restreinte à la procréation. Ce qui n'était pas le cas, ce qui n'est en principe toujours pas le cas, dans la vision islamique. De nos jours, ça s'est inversé, malheureusement. Simplement parce qu'on a accusé un énorme retard dans tous les domaines, y compris celui des rapports hommes-femmes. L'équivalent, de nos jours, du verset coranique qui demande aux femmes de ramener sur elles leur voile, de ne pas piaffer afin de ne pas attirer le regard des hommes, c'est de recommander aux croyantes de s'habiller de manière pudique, et ce, de part et d'autre.
Entretien réalisé par Karima Goulmamine


(1) Notamment : Alors, c'est quoi l'islam ? Éditions Presses de la Renaissance, écrit et publié à la suite des attentats du 11 septembre 2001 à New York ;
l'Islam et le Judaïsme en dialogue, Éditions de l'Atelier, 2002.
(2) Le projet de réforme du Code algérien prévoit de soumettre la polygamie à l'accord de la première épouse et au juge.
http://www.humanite.fr/

Amnesty International a publié son rapport sur les cas de torture dans la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram au Cameroun. Selon l’enquête qui donne des informations sur 101 cas de détention au secret basées sur des témoignages, des vidéos, des images, Amnesty International dénonce le «recours à la torture des Forces de sécurité». L’Organisation non gouvernementale appelle ainsi les autorités camerounaises à ouvrir des enquêtes pour mettre un terme à ces «actes de barbarie».

Les cas de torture dans la lutte contre le groupe terroriste, Boko Haram au Cameroun inquiètent au plus haut niveau Amnesty International. Dans un rapport rendu public, jeudi 20 juillet, l’Ong met en lumière et dénonce des crimes de guerre dans cette lutte, dont le «recours à la torture». Le document intitulé «Chambres de tortures secrètes au Cameroun: violations des droits humains et crimes de guerre dans la lutte contre Boko Haram» a été conçu sur la base de dizaines de «témoignages corroborés par des images satellitaires, des photos et des vidéos». Le rapport contient des informations sur «101 cas de détention au secret et de torture qui auraient eu lieu entre 2013 et 2017 sur plus de 20 sites différents dont quatre bases militaires, deux centres dirigés par les services de renseignement, une résidence privée et une école». En effet, il  des «détenus passés à tabac, placés dans des positions insoutenables et soumis à des simulacres de noyade, parfois torturés à mort», y racontent leur calvaire.

Sur ce, Amnesty International tire la sonnette d’alarme pour mettre un terme à ces «cas de torture». «Nous avons toujours condamné sans équivoque les atrocités et les crimes de guerre commis par Boko Haram au Cameroun. Néanmoins, rien ne saurait justifier le recours impitoyable et généralisé à la torture par les Forces de sécurité contre des camerounais ordinaires, qui sont souvent arrêtés sans preuve et se voient infliger des souffrances inimaginables», a déclaré le directeur d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Alioune Tine. Et de poursuivre que vu le phénomène, Amnesty International appelle les autorités à situer les responsabilités éventuelles aussi au «niveau individuel que dans la chaîne de commandement». Non sans relever que le rapport ayant mis également en lumière la présence des Armées américaine et française sur la base du Bataillon d’intervention rapide, Amnesty International appelle les Etats concernés à enquêter afin d’établir dans «quelle mesure leur personnel stationné à Salak, ou s’y rendent régulièrement, a pu avoir connaissances des détentions illégales et des actes de torture qui s’y déroulaient».

Toutefois, a tenu à préciser le directeur adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre d’Amnesty International, Stephen Cockburn, il ne s’agit surtout pas de dénoncer la lutte contre les groupes terroristes, mais insister à le faire dans le respect des droits humains. «Nous ne sommes pas opposés aux mesures sécuritaires pour privilégier les populations, mais le faire en respect des obligations internationales». Il a par ailleurs fait savoir que de «hauts fonctionnaires camerounais sont au courant de ces tortures». Amnesty International qui déplore le fait de n’avoir pas de réponse de la part des autorités camerounaises dans cette bataille, conseille, entre autres recommandations, de donner publiquement l’ordre aux Forces de sécurité de mettre un terme à la pratique qui consiste à arrêter et à interroger des individus hors des lieux de détention officielle, mettre un terme aux détentions au secret.

RFI

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Au Sénégal, la tension autour des législatives de dimanche prochain n’est pas prête de retomber. En effet, les règles du vote viennent d’être modifiées sur proposition du président Macky Sall. L’Etat a des problèmes d’organisation, de fabrication notamment des nouvelles cartes d’identité qui sont aussi les cartes d’électeurs. La loi qui indique que seul ce nouveau document Cédéao permet de voter vient donc d’être contournée par le Conseil constitutionnel.

Signée ce mercredi 26 juillet au soir par les sept membres, diffusées dans la nuit, la décision du Conseil constitutionnel valide la proposition du président Macky Sall. « A titre exceptionnel, pour les élections législatives du 30 juillet, l’électeur n’ayant pu retirer sa carte d’identité biométrique faisant office de carte d’électeur peut voter sur présentation de son récépissé d’inscription avec sa carte d’identité ou carte d’électeur numérisée avec son passeport ».

Cette décision est « une forfaiture », estiment les responsables de l’opposition,du camp Wadecomme celui de Khalifa Sall. Ils estiment que le Conseil constitutionnel n’a pas le droit de trancher sur ce point, que ce n’est pas son rôle de modifier la loi.

Pressées par le temps, cette validation du Conseil constitutionnel confirme en tout cas les difficultés des autorités. Car faute de temps, près de 700 000 cartes ne seront pas fabriquées, cela représente plus de 10% des 6,2 millions d’électeurs inscrits sur le nouveau fichier électoral. Si cette décision doit permettre au plus grand nombre de voter, elle va sans aucun doute compliquer le scrutin.

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Les députés ont voté ce jeudi l'interdiction des emplois familiaux pour les parlementaires et les élus locaux. Cette mesure phare du projet de loi pour la confiance dans la vie publique débattue depuis le début de la semaine dans l'hémicycle est une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. La nuit dernière les députés avaient déjà voté l'interdiction des emplois familiaux pour les ministres. Des débats qui ne se sont pas faits sans désaccord.

Un vote à main levée et les députés actent cette mesure emblématique, promesse de campagne du candidat Macron, qui a pour but d'éviter les emplois fictifs. En effet, l'ombre de l'affaire Fillon plane encore dans l'hémicycle.

Cette proposition ne fait néanmoins pas l'unanimité. « On a un cochon qui est malade, donc on abat tout le troupeau. Le vrai sujet ce sont les emplois fictifs, mais on comprend bien que demain, avec l’application de cette loi, je pourrai continuer à ne pas faire travailler quelqu’un qui n’est pas de ma famille de manière fictive. Par contre, je ne pourrai pas employer quelqu’un qui travaille et qui serait de ma famille », regrette le député Les Républicains Julien Aubert.

Une peine encourue de trois ans de prison et 45 000 euros d'amende

Mettre fin aux emplois familiaux est pourtant le prix à payer pour retrouver la confiance des Français selon la majorité. « Il s’agit de mettre un terme à des pratiques qui ne sont plus tolérées ni acceptées par nos concitoyens. Il ne s’agit pas de remettre en cause celles et ceux qui ont réellement travaillé auprès de leur conjoint », assure Alice Thourot, députée La République en Marche de la Drôme.

Les parlementaires n'auront plus le droit d'embaucher un membre de la famille proche : conjoint, concubin, parents et enfants. Mais ça ne va pas assez loin pour certains députés comme Philippe Vigier, élu UDI de l'Eure-et-Loir : « La femme du député X ne pourra pas travailler avec lui, mais travaillera dans le groupe parlementaire auquel adhère son mari ou le contraire, mais de qui se moque-t-on ? Les Français nous regardent ».

Sans surprise cette disposition a été votée à une large majorité. Les ministres, députés ou élus locaux qui ne respecteront pas la règle encourront une peine de trois ans de prison et 45 000 euros d'amende.

RFI

jeudi, 27 juillet 2017 17:44

Migrants: la France veut traiter les demandes en amont

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Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé ce jeudi sa volonté d'une «réduction drastique» des délais de traitement des dossiers des migrants. Le gouvernement veut réduire ce délai de 18 à 6 mois. Le chef de l'Etat se déplaçait à Orléans dans un centre d'hébergement de réfugiés.

Avec notre envoyée spéciale à Orléans,  Alice Pozycki

« Aujourd’hui le défi de l’Europe, c’est de mieux s’organiser, c’est de mieux coopérer, mais c’est de tout faire pour là aussi se protéger et savoir accueillir celles et ceux que nous devons accueillir parce que leur vie est en danger ».

En matière de demande d’asile, Emmanuel Macron veut donc agir plus tôt. Avant que les migrants n’atteignent le sol français et surtout avant qu’ils ne traversent la Méditerranée. C’est donc sur le sol africain que le chef de l’Etat français souhaite concentrer ses efforts.

« Il y a aujourd’hui au moment où je vous parle entre 800 000 et 1 million de femmes et d’hommes qui attendent dans les camps en Libye. Pensez-vous que ce sont 800 000 à 1 million de réfugiés demandant l’asile politique ? Non. Il y en a beaucoup et de plus en plus qui viennent de pays sûrs et qui suivent les routes de migrations économiques qui nourrissent les passeurs, le grand banditisme, parfois le terrorisme. Réussir à briser ces routes de la peur de la nécessité du terrorisme qui aujourd’hui font s'écrouler ce pays sous l’afflux de migrants, c’est la même aventure, c’est le même rôle qui est celui de la France ».

Emmanuel Macron souhaite donc traiter les demandes d’asile directement dans les pays voisins de la Libye avec l’envoi d’équipe de l’OFPRA, l’Office français de protection des réfugiés apatrides. Au cours de la matinée, le président français n’a toutefois apporté aucune précision sur le financement de ces missions ni sur le calendrier de leur mise en place.

La France veut des hotspots en Libye dès cet été

« La France va créer dès cet été en Libye des hotspots », des centres d'examen pour les candidats à l'asile, a annoncé le président Emmanuel Macron ce jeudi. « L'idée est de créer en Libye des hotspots afin d'éviter aux gens de prendre des risques fous alors qu'ils ne sont pas tous éligibles à l'asile. Les gens, on va aller les chercher. Je compte le faire dès cet été », avec ou sans l'Europe, a-t-il ajouté.RFI

 

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Le Conseil constitutionnel, réuni hier, mercredi 26 juillet, a accédé à la demande du Président Macky Sall. Les Sénégalais inscrits sur les listes électorales et ne pouvant pas disposer de leurs cartes d’identité biométriques avant dimanche prochain, jour du scrutin, peuvent voter aux législatives.

Ce, à condition de pouvoir présenter un récépissé d’inscription accompagné d’une carte d’identité numérisée, d’une carte d’électeur numérisée, d’un passeport ou, pour les primo-inscrits ne disposant pas des trois pièces administratives précédentes, d’un document d’immatriculation.

Le chef de l’État avait sollicité l’autorisation du Conseil constitutionnel dans ce sens, évoquant les «lenteurs notées dans le retrait des cartes d'identité biométriques».

«L'article 3, alinéa 4 de la Constitution stipule que ‘tous les nationaux sénégalais des deux sexes, âgés de 18 ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques, sont électeurs dans les conditions déterminées par la loi’», appuyait Macky Sall. Qui n’a pas manqué de souligner que sa requête «avait été proposée par la société civile».

La coalition Mànkoo Taxawu Senegaal devrait s’arracher les cheveux. Elle a saisi le Conseil constitutionnel, à son tour, pour lui demander de se déclarer incompétent.

Auteur: Source : Enquête - Seneweb.com

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La coalition Benno Bokk Yakaar, mouvance présidentielle, peut ajouter désormais le nom de Thierno Alassane Sall à la longue liste de l’opposition dans le département de Thiès. En officialisant son départ de l’Alliance pour la République (Apr), parti au pouvoir, hier, mercredi 26 juillet, l’ancien ministre de l’Energie tacle sévèrement le président de la République, Macky Sall et son gouvernement sur leur incapacité à résoudre le problème de la carte d’identité biométrique…

En annonçant sa démission de l’Alliance pour la République (Apr) pour poursuivre son combat politique dans un autre cadre approprié, l’ancien ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall ouvre déjà le feu sur le gouvernement. Il s’en est pris hier, mercredi, au cours d’un meeting organisé à Grand Thiès, au président de la République, Macky Sall, son ancien mentor.

Il a vertement critiqué les membres du régime actuel en les traitant «d’incompétents» pour conduire le Sénégal vers la voie de l’émergence. Devant ses militants, il déclare : «si les autorités ne peuvent ni confectionner ni distribuer les cartes biométriques, organiser correctement le Bac, construire un mur solide au stade Demba Diop, elles ne seront pas capables de conduire le Sénégal vers l’émergence».

Les responsables départementaux de la coalition Benno Book Yakaar de Thiès peuvent compter désormais sur Thierno Alassane pour leur remonter les bretelles. Car, l’ancien ministre de l’Energie attaque et contre-attaque. Dans ce contexte électoral, il dénonce les agissements de la coalition Bby qui compte, selon lui, procéder à  l’achat de conscience pour gagner les élections législatives à Thiès.

«Les autorités ne verront que du feu. Les millions qu’elles investissent, s’envoleront. La décision revienne aux thiessois. Si la coalition BBY gagne, je peux maintenant croire que l’argent peut acheter la dignité d’un thiessois», explique Thierno Alassane à Grand Thiès.

Echec dans la confection et distribution des cartes d’identité biométriques

En revenant sur les retards constatés dans la confection et la distribution des cartes d’identité biométriques, Thierno Alassane parle d’un «échec lamentable du gouvernement». Non sans déplorer les 50 milliards FCfa jetés par la fenêtre au profit des malaisiens. «Les jeunes diplômés de l’école polytechnique de Thiès peuvent faire ce travail. Les Malaisiens n’ont créé que le logiciel. Ils ont acheté tout le matériel», a relevé Thierno Alassane.

Dans la matinée d’hier, l’ancien ministre de l’Energie avait annoncé officiellement sa démission. Il quitte les rangs de l’Alliance pour la République, dans un contexte électoral très chargé avec les législatives. C’est une ponte de moins et pas des moindres, dans l’équipe de la coalition de Benno Book Yakaar, pour espérer détrôner l’actuel président du conseil départemental, Idrissa Seck.

Macky ne supporte la moindre critique

«Ce parti n’est plus une alliance de femmes et d’hommes d’égale dignité, mais la propriété d’un seul homme qui décide de tout, ne supporte la moindre critique», déclare-t-il.

Pour étayer les tenants et les aboutissants d’une telle décision, Thierno Alassane explique que «cette alliance n’est plus fidèle aux idéaux qui fondent la République et inspirent la démocratie. Les exemples sont légion». Il prend l’exemple de la campagne électorale, en indexant les responsables de la coalition Bby qui sont dans une dynamique de «débauchages iniques de candidats inscrits sur des listes concurrentes».

«Combien la conscience des électeurs est prise pour une marchandise. Le processus électoral chahuté, l’improvisation semblant être seule aux commandes», soutient Thierno Alassane. Non sans préciser que «les acquis démocratiques les plus fondamentaux sont remis en cause».

Contre cette «affaiblissement» de la démocratie sénégalaise et de ses institutions, Thierno Alassane Sall entend poursuivre son combat politique dans un cadre d’action approprié, avec, dit-il, des compatriotes fidèles aux mêmes idéaux. «Les initiateurs de ce nouveau cadre d’action vous donnent rendez-vous dans quelques semaines pour en dire plus», nous fait savoir Thierno Alassane, avant de prendre congé des journalistes qui attendaient des détails de son «limogeage» ou «démission».

Ibrahima Baldé (ENVOYÉ SPÉCIAL)

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La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

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