jeudi, 30 novembre 2017 18:27

UA-UE: un sommet sous la pression de la crise migratoire

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Comme lors de chaque grand rendez-vous international, un thème s’invite en général en marge de la réunion. Pour ce sommet Union africaine - Union européenne, la jeunesse devait avoir tous les projecteurs braqués sur elle, finalement, ce sont les migrants qui ont retenu la majeure partie de l’attention.

De notre envoyée spéciale à Abidjan,

Deux déclarations communes marquent la fin de ce sommet entre l’Union africaine et l’Union européenne à Abidjan. La première était attendue. Elle concerne notamment le partenariat Afrique - Europe, mais aussi les jeunes qui étaient au cœur de la thématique de cette rencontre : « Investir dans la jeunesse pour un avenir durable ». La seconde déclaration s’est, elle, imposée en raison de l’actualité avec la mise en lumière ces dernières semaines du calvaire des migrants africains en Libye.

La situation des migrants en Libye est « dramatique » pour Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine. Selon des estimations données lors de conférence de presse de fin de sommet, il y aurait « entre 400 000 et 700 000 migrants africains en Libye ». L’UA, avec les autorités libyennes, aurait déjà identifié près d’une quarantaine de camps. « Mais il y en aurait beaucoup plus », selon le haut responsable de l’UA. Il faut donc agir rapidement avec déjà près de 3 800 Africains identifiés à évacuer de toute urgence du pays pour la commissaire de l’Union africaine aux Affaires sociales, Amira Elfadil.

Les responsables présents au sommet condamnent donc collectivement dans cette déclaration les images qui ont montré la vente de migrants comme esclaves en Libye. Ils saluent les efforts des autorités libyennes et l’enquête qui a été ouverte. Les migrants qui le souhaitent doivent pouvoir rentrer dans leurs pays d’origine et donc les responsables soulignent la nécessité de toutes les parties libyennes de faciliter l’accès des organisations internationales et des autorités consulaires au territoire libyen. Ils appellent également à une action internationale pour accélérer la résolution de la crise libyenne.

Une « task force » UA-UE-ONU

C’est notamment le rôle qui sera donnée à la « task force » annoncée dès mercredi soir. Des sources européennes et au sein de l’Union africaine ont été claires « il ne s’agit pas d’une intervention militaire », mais plutôt d’une action conjointe, une action renforcée entre des acteurs déjà présents sur le terrain. Pas question d’envisager l’envoi de militaires étrangers sur place, confirme Moussa Faki Mahamat qui dément une divergence avec les propos du président français Emmanuel Macron tenus sur RFI et France 24 où il évoquait une « initiative policière et militaire ». Pour Moussa Faki Mahamat, ces actions auront lieu dans les pays où les passeurs et trafiquants sont aussi présents pour les traduire en justice. Et elles seront menées par les autorités des pays concernés.

Pour cette « task force », « on ne démarre pas de zéro, insiste une source européenne. L’Organisation internationale des migrations est sur terrain, le Haut-Commissariat aux réfugiés est sur le terrain. L’ONU est là ainsi que les pays d’origine. Des actions contre les trafiquants sont déjà menées, mais il s’agira d’arriver à un changement d’échelle et à une plus grande coordination ».

Une annonce loin d’être une solution pour Oxfam. Pour l’ONG, c’est encore une fois une réponse à court terme à un problème conjoncturel. Ces décisions ne prennent pas en « compte la complexité du problème libyen ». « Vous vous imaginez, il y a en Libye, en plus des migrants, près de 350 000 déplacés, affirme la responsable de l’ONG en Afrique de l’Ouest, Imma de Miguel. Qu’est-ce qu’on fait pour eux ? On ne s’attaque pas aux causes ».

Nouveau partenariat Afrique – Europe

Et pourtant, les raisons de la situation en Libye, il en a été question lors de la conférence de presse de fin de sommet. Alpha Condé, le président guinéen et président en exercice de l’UA, a rappelé que les pays africains subissent aujourd’hui les conséquences d’une intervention militaire « que nous ne voulions pas ». Il a insisté sur la voix de l’Afrique qui n’avait pas eu d’écho à l’époque, en 2011, expliquant que désormais ce ne serait plus jamais pareil. L’occasion d’évoquer pour le chef de l’Etat, le nouveau partenariat entre le continent africain et l’Union européenne.

« L’Afrique parle désormais d’une seule voix, ce qui n’était pas le cas avant. Nous sommes unis et nos partenaires ont compris que nous avons pris notre destin en main ». Le président l’a dit et redit « les choses changent ». Avoir une relation plus équilibrée, c’était l’ambition de la délégation européenne pour ce rendez-vous. Il y a eu à Abidjan dans ce domaine comme dans d’autres beaucoup d’intentions, mais finalement peu de réalisations.

C’est notamment le cas pour tout ce qui concerne les jeunes. Le sommet leur était dédié. Pourtant, il n’y a pas eu d’annonce concrète les concernant. Tous les dirigeants et responsables se sont accordés sur un point : la jeunesse est aujourd’hui en Afrique un des secteurs clés pour le développement du continent. « Nous avons écouté les jeunes, car nous ne pouvons pas faire le bonheur de quelqu'un à son insu », a même déclaré Alpha Condé dans son discours de clôture.

C’est « une opportunité gâchée » pour Friederike Röder de l’ONG One. « On avait la possibilité de définir un plan global, une véritable stratégie commune. Finalement, il n’est pas là ce plan dont on a besoin alors que la population africaine va doubler d’ici 2050 ». Et même si la responsable salue la déclaration sur la Libye, « cela ne fait qu’éteindre les feux de forêt, il n’y a pas de mesures à moyen et long terme ».

Et le défi est majeur puisque l’Afrique a désormais besoin de plus de 20 millions de créations d’emplois par an pour répondre à la démographie galopante. Dans les débats et les échanges, il a donc été question d’éducation, de formation, de la place des jeunes filles. Mais pour les grandes annonces, il faudra attendre. Attendre le 8 février 2018 et la Conférence de financement du Partenariat mondial pour l’éducation qui aura lieu à Dakar, qui se tiendra au Sénégal.

RFI

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Emmanuel Macron a quitté Abidjan et pris la direction d'Accra, la capitale du Ghana. Il est arrivé ce jeudi 30 novembre dans ce pays anglophone, ce qui constitue une première pour un président français. Le chef de l'Etat français est d'ailleurs accompagné par le Premier ministre des Pays-Bas. Emmanuel Macron va s'entretenir avec son homologue ghanéen Nana Akufo-Addo.

Les deux hommes vont parler nécessairement du Togo. Nana Akufo-Addo a été mandaté par ses pairs d'Afrique de l'Ouest pour piloter une tentative de dialogue entre le pouvoir et l'opposition du Togo.

De son côté, Emmanuel Macron a déclaré au micro de RFI et France 24 qu'il « souhaitait des élections libres qui rendent possible une éventuelle alternance ». Et c'est en réponse à une question sur le Togo, qu'il a affirmé que « la conservation longue du pouvoir sans processus électoral pluraliste » n'était pas « une bonne chose ».

Promouvoir le français au Ghana

Au-delà du Togo, les deux chefs d'Etat partagent la même ambition pour la démocratie sur tout le continent africain, puisque Nana Akufo-Addo a été élu l'an dernier dans des conditions tout à fait transparentes.

Autre point commun entre les deux chefs d'Etat français et ghanéen : le bilinguisme. L'un parle aussi bien l'anglais que l'autre le français. Depuis son arrivée au pouvoir, le président ghanéen veut promouvoir l'apprentissage du français dans les écoles de son pays. Une initiative saluée par Emmanuel Macron qui se veut le promoteur d'une francophonie plus offensive.

RFI

La Jeunesse pour la démocratie et le socialisme (Jds) ne croit pas à la sincérité du dialogue initié par le régime du président Macky Sall sur le processus électoral. Dans une note rendue publique hier, mardi 28 novembre, le coordonateur de la Jds, Babacar Diop et compagnie pensent, en fait, que «c’est une perte de temps», non sans estimer que c’est la résistance et le combat qui permettront de réunir les conditions électorales favorables pour mettre fin «à ce régime cynique et dangereux».

Au moment où des acteurs de la société civile, notamment la Plateforme des acteurs de la société civile pour la transparence des élections (Pacte) et le Collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce) se positionnent pour jouer aux facilitateurs face au rejet d’une bonne frange de l’opposition du dialogue initié par le régime du président Macky Sall, la Jeunesse pour la démocratie et le socialisme (Jds) ne croie pas à la franchise du dialogue.

Dans une note parvenue à Sud quotidien hier, mardi 28 novembre, Babacar Diop, coordonateur de la Jds et compagnie semblent se démarquer de ce dialogue. Dans le communiqué, la Jds estime que «dialoguer avec Macky Sall par le biais de son Ministre de l’intérieur, c’est une perte de temps». Donc, pour elle, «ceux qui pensent obtenir, par le dialogue, des changements majeurs dans le processus électoral, nagent dans la naïveté politique». Le jeune Babacar Diop et ses camarades pensent en réalité qu’il faut mener une autre stratégie pour arriver à avoir un processus électoral approprié.

Ainsi donc, ils soutiennent que «c’est la résistance et le combat qui permettront de réunir les conditions électorales favorables pour mettre fin à ce régime cynique et dangereux». Invitant les participants à arrêter de prendre part à ces échanges avec le régime, la Jds reste persuadée que «le combat de rue est la seule issue qui reste à l’opposition».

L’origine du courroux des jeunes socialistes n’est rien d’autre que la levée de l’immunité parlementaire du député-maire Khalifa Sall, en prison dans le cadre de la caisse d’avance de la mairie de la ville de Dakar. Dans la note, Babacar Diop et sa bande trouvent qu’en levant ladite immunité parlementaire, «la majorité aveuglée par des règlements de comptes politiques a sapé le fondement démocratique de nos institutions». Pis, ils croient que cet acte posé par le chef de l’Etat donne une lecture sur ses ambitions.

Pour eux, cela montre «jusqu’où Macky Sall est prêt à aller pour assouvir son désir politique qui l’obsède tant au point de le rendre complètement lâche : c’est-à-dire, avoir par tous les moyens un second mandat». Plus acerbe dans ses attaques contre Macky Sall et son régime, la Jds soutient que le régime est prêt à passer par «les violations flagrantes et élémentaires des règles qui régissent la vie de nos institutions». Donc, pour ces jeunes «Macky Sall menace dangereusement la paix civile», non sans prédire que «le Sénégal n’est pas à l’abri de troubles violentes».

GAMOU 2017 : LES KHALIFES DE TIVAOUANE DE BABACAR À MBAYE SY

SÉRIGNE ABDOUL AZIZ SY AL AMINE SERA L’ABSENT LE PLUS PRÉSENT LORS DE CETTE  ÉDITION 2017 DU GAMOU QUI SERA CÉLÉBRÉ DANS LA NUIT DE JEUDI À DEMAIN VENDREDI DANS LA CITÉ RELIGIEUSE DE SEYDI EL HADJI MALICK SY.  CHEVILLE OUVRIÈRE DE L’ÉVÉNEMENT  PENDANT PLUSIEURS DÉCENNIES ET PORTE-PAROLE DE LA FAMILLE, LE SIXIÈME KHALIFE N’AURA EFFECTUÉ QUE SIX MOIS LA CHARGE. C’EST SON ILLUSTRE PÈRE SERIGNE BABACAR SY QUI A INAUGURÉ LE KHALIFA DE MAODO EN LE PORTANT DE 1922 À 1957.  APRÈS SÉRIGNE MANSOUR  SY MALICK QUI S’INSTALLA QUE QUATRE JOURS À LA TÊTE DE LA COMMUNAUTÉ, EL HADJI ABDOUL AZIZ  SY DABAKH (1957-2007), SÉRIGNE MANSOUR SY «DABAKH» (2007-2012), SÉRIGNE CHEIKH TIDIANE SY «AL MAKHTOUM» ( 2012-2017) ET  SERIGNE ABDOUL AZIZ SY «AL AMINE» (2017)  SE SONT SUCCÉDÉ DANS LA CITÉ RELIGIEUSE DE TIVAOUANE. FOCUS SUR LA BIOGRAPHIE SUCCINTE  DES PREMIERS GUIDES AU SEPTIÈME ET ACTUEL KHAIF GÉNÉRAL DES TIDIANES, SERIGNE MBAYE  SY MANSOUR.

SERIGNE BABACAR SY : LE GARDIEN DE L’ORTHODOXIE

APRÈS L’AFFAISSEMENT DE CE PILIER DE L’ISLAM COMME L’AVAIT CHANTÉ SERIGNE MBACKÉ BOUSSO ENVOYÉ PAR CHEIKH AHMADOU BAMBA POUR PRÉSENTER SES CONDOLÉANCES,  C’EST ABABACAR SY  CONNU SOUS L’APPELLATION DE SERIGNE BABACAR SY OU KHALIFA QUI  FUT DÉSIGNÉ POUR CONDUIRE LA MISSION  DE SUCCÉDER, DE CONDUIRE ET DE CONTINUER L’ŒUVRE DE SEYDI EL HADJI  MALICK SY.

NÉ À SAINT-LOUIS EN 1885 À SAINT-LOUIS, ALORS CAPITALE DU SÉNÉGAL, SERIGNE BABACAR SY  S’INSTALLE  À TIVAOUANE. RESPECTUEUX DES LOIS DE DIEU ET IMBU DE CULTURE ISLAMIQUE, CHEIKHAL KHALIFA  S’EST INSCRIT EN DROITE LIGNE DE L'ŒUVRE DE CHEIKH AHMED TIDIANE CHÉRIF, FONDATEUR DE LA TARIKHA TIDIANIA, ET DE SON PÈRE  EL HADJI MALICK SY. AYANT ACQUIS UNE SOLIDE FORMATION, SERIGNE BABACAR SY SE DISTINGUA COMME UN GUIDE RELIGIEUX EXEMPLAIRE ET FUT LE DIGNE SUCCESSEUR.  IL S’ILLUSTRA VITE PAR SON SENS DE L‘ORGANISATION ET PAR SON AUTORITÉ. IL NE TARDE PAS À MARQUER SON EMPREINTE  AVEC LA MISE EN PLACE DES «DAHIRA» (CERCLE DE FIDÈLES)  À TRAVERS LE PAYS DONT LE PREMIER FUT LE DAHIRA KIRAM CRÉÉ EN 1927 À DAKAR AU BOULEVARD DE LA RÉPUBLIQUE CHEZ IBRA NDIAYE DIOP.

SERIGNE BABACAR SY JOUISSAIT AINSI D’UNE  RÉPUTATION  D’ÊTRE INTRANSIGEANT SUR TOUT CE QUI TRANSGRESSE L’ISLAM, DE SA SUNNA OU ENCORE DE CRITIQUE SUR LA TARIKHA TIJANE DONT IL DEVIENT UN DE SES INFATIGABLES DÉFENSEURS. COMME L’ATTESTE CET HOMMAGE QUE LUI A RENDU  SON FRÈRE EL HADJI ABDOUL AZIZ SY DABAKH ET RAPPELER PAR LE CHERCHEUR BAKARY SAMB : «IL EST PERMIS DE LUI ADJOINDRE TOUS LES QUALIFICATIFS EXPRIMANT LA VERTU DANS SON ESSENCE AVEC DES SUPERLATIFS ABSOLUS, À QUOI BON ALORS S’ÉTENDRE DANS LA DESCRIPTION DU COMMUNÉMENT ADMIS ? QUL ?  MÂ TASHÂ’U MIN-AL-AMDÂHI MOO LAKO MAY ! (DIS CE QUE TU VEUX DANS SON APOLOGIE, TU Y ES AUTORISÉ !) POUR EXALTER LES QUALITÉS HUMAINE, MORALE, SPIRITUELLE QUE L’ON RETROUVE CHEZ  L’HOMME AU BONNET CARRÉ LÉGENDAIRE. SERIGNE  BABACAR SY QUITTA CE BAS MONDE LE 25 MARS 1957.

EL HADJI MANSOUR SY : AU NOM DU PÈRE

FILS DE EL HADJI MALICK SY ET DE SOKHNA SAFIÉTOU NIANG, SERIGNE MANSOUR BALKHAWMI  A VU LE JOUR EN 1900 À TIVAOUANE. TRÈS TÔT, LE PÈRE DE L’ACTUEL KHALIF DE TIVAOUANE  SE SIGNALE PAR SON INTELLIGENCE ET SA MATURITÉ. DE TOUS LES FILS DE MAODO, IL EST CELUI QUI EST RESTÉ LE PLUS AVEC SON PÈRE. LE  GUIDE  DE TIVAOUANE EN FAIT NATURELLEMENT SON «SECRÉTAIRE». DOTÉ D'UNE VASTE CULTURE, IL  PRENDRA SUR LUI CETTE CHARGE DE VEILLER SUR LA TARIKHA ET D’ASSURER L'HÉRITAGE DE EL HADJI MALICK SY SOUS LA DIRECTION DE SERIGNE BABACAR SY. D’OÙ SON SURNOM QU’ON LUI ATTRIBUA : «INSPECTEUR DE LA TARIKHA», LE GARDIEN DE L’ORTHODOXIE DE LA CONFRÉRIE. IL PRÉSIDE LES CONFÉRENCES RELIGIEUSES. SERIGNE MANSOUR SY MALICK QUITTA CE BAS MONDE LE 29 MARS 1957, SOIT QUATRE JOURS SEULEMENT APRÈS LE RAPPEL À  ALLAH DE SON  FRÈRE SERIGNE BABACAR SY. SERIGNE ABDOUL AZIZ SY, AFFECTUEUSEMENT APPELÉ MOULAYE DABAKH, ACCÉDA À LA CHARGE DE KHALIFE.

EL HADJ ABDOUL AZIZ SY DABAKH :L’INFATIGABLE RÉGULATEUR

QUATRIÈME FILS DE SEYDI EL HADJ ABDOUL AZIZ SY DABAKH  A VU LE JOUR EN 1904, DE SOKHNA SAFIÉTOU NIANG. IL EUT LA CHANCE D'ÊTRE ÉDUQUÉ PAR SON PÈRE, SES GRANDS FRÈRES ET LES MOUKHADAMS. DOTÉ D’UNE SOLIDE  FORMATION À TIVAOUANE. EL HADJ ABDOUL AZIZ SY  ENTREPRIS, À L’IMAGE DE SON PÈRE, DES VOYAGES STUDIEUX DANS LES AUTRES CONTRÉES DU PAYS ET PARTICULIÈREMENT, AUPRÈS DU GRAND ÉRUDIT MAODO SERIGNE HADY TOURÉ. IL FRÉQUENTE ENSUITE  MBACOUMÉ, DANS LE CAYOR AVANT DE RALLIER EN 1930, À L'ÂGE DE 26 ANS, SAINT-LOUIS QUI ÉTAIT UN PASSAGE INDIQUÉ POUR NOMBRE D’ÉRUDITS, IL Y RESTA JUSQU'EN 1937 CHEZ SERIGNE BIRAHIM DIOP, UN DES MOHADAMS DE EL HADJI MALICK SY.  SERIGNE ABDOU ACQUIERT RAPIDEMENT CETTE  RÉPUTATION DE POÈTE ET DE CHANTEUR. IL SE CHARGE  DE DIRIGER LES CHŒURS DES TALIBÉS DE SON PÈRE CE QUI CONTRIBUERA À LUI ASSURER UNE SOLIDE POPULARITÉ PARMI LES MEMBRES DE LA CONFRÉRIE. IL S'ILLUSTRE NON SEULEMENT PAR SON ÉRUDITION, SON ÉLOQUENCE MAIS AUSSI, SON ENGAGEMENT POUR LA CAUSE ISLAMIQUE, SES ÉCRITS EN ARABE, SERIGNE ABDOU AZIZ A SU TISSER DANS LES PAYS ARABES, NOTAMMENT AU MAROC ET EN ARABIE SAOUDITE, UN TISSU RELATIONNEL TRÈS DENSE, AVEC UN SEUL ET UNIQUE OBJECTIF: CIMENTER LA UMMA ISLAMIQUE. AU POINT QUE SON AURA DÉPASSERA AUSSI BIEN  LES LIMITES DE LA CONFRÉRIES ET MÊME DE LA RELIGION MUSULMANE. APRÈS AVOIR VEILLÉ QUARANTE (40) ANS SUR L'HÉRITAGE ET LE TEMPLE DE MAODO, IL EST RAPPELÉ À DIEU LE 14 SEPTEMBRE 1997.

SERIGNE MANSOUR SY : LE RECTEUR DE L’UNIVERSITÉ

QUATRIÈME KHALIFE DE SON VÉNÉRÉ GRAND-PÈRE MAODO MALICK SY, SERIGNE MANSOUR SY EST LE PREMIER PETIT-FILS DANS L’ORDRE SUCCESSORAL. AYANT VU LE JOUR EN 1925, «BOROM DARAJI» A DÉMONTRÉ DÉS SON JEUNE ÂGE SES QUALITÉS DE PRÉSERVATEURS DES ŒUVRES DE SES DEVANCIERS. ON SOULIGNE À CET ÉGARD, QUE DANS LA REDISTRIBUTION DES  TÂCHES ET DE MISSIONS DE SON PÈRE SERIGNE BABACAR SY, LUI EST REVENU DE PÉRENNISER L’ÉCOLE DE MAODO. AU POINT QU’IL CONSACRE L’ESSENTIEL DE SES ACTIVITÉS À LA DIFFUSION DES SCIENCES ISLAMIQUES, DE LA CHARIA ET LA SUNNA.  D’OÙ  LE SURNOM DE BOROM DARAJI LUI DONNANT EN LE PRÉSENTANT À UNE DÉLÉGATION VENUE DE LA CÔTE D’IVOIRE. IL AVAIT REÇU DE SON ONCLE SERIGNE ABDOUL AZIZ SY DABAKH, LA LÉGITIMATION DE LA CHARGE LE 11 SEPTEMBRE 1997.  SOIT TROIS JOURS AVANT LE RAPPEL À DIEU DE CE GUIDE LE 14 SEPTEMBRE. APRÈS 15 ANS DE KHALIFA, SERIGNE MANSOUR SY S’ÉTEIGNIT  LE 8 DÉCEMBRE  2012

CHEIKH AHMED TIDIANE SY : UN GUIDE ATYPIQUE

TROISIÈME FILS DE SÉRIGNE BABACAR SY, SÉRIGNE CHEIKH TIDIANE SY A VU LE JOUR EN 1926 À SAINT-LOUIS. SELON  LE SITE ASFIYA, L’ACTUEL KHALIFE A TRÈS TÔT TENTÉ DE RÉFORMER SON ENTOURAGE FAMILIAL. DÉJÀ À L’ÂGE DE 14 ANS, IL A BOUCLÉ PRÉMATURÉMENT LES CYCLES INFÉRIEURS ET MOYENS DES ÉTUDES ISLAMIQUES. DANS SA FORMATION SPIRITUELLE, CHEIKH AHMAD TIDIANE AL MAKHTOUM REVENDIQUE “UNE FIDÉLITÉ SANS FAILLE AUX ENSEIGNEMENTS DE SERIGNE BABACAR SY”, SON PÈRE QU’IL PREND POUR “SEUL ET UNIQUE MAÎTRE SPIRITUEL”. TOUTEFOIS, IL NE CACHE PAS UNE PLEINE ADMIRATION POUR SON FORMATEUR SERIGNE ALIOUNE GUÈYE, AINSI QU’IL AIME À CITER SES AUTRES PROFESSEURS DE SCIENCES ISLAMIQUES NOTAMMENT L’IMAM MOUSSA NIANG, CHAYBATOU FALL. IL RAPPELLE AUSSI SON PASSAGE ENTRE LES MAINS DE SON ONCLE EL HADJI ABDOUL AZIZ SY. A 16 ANS, IL PUBLIE SON PREMIER LIVRE : “LES VICES DES MARABOUTS” ET ÉCRIVIT “L’INCONNU DE LA NATION SÉNÉGALAISE : EL-HADJI MALICK SY”. A LA TRENTAINE, IL EFFECTUE SON PREMIER VOYAGE À PARIS OÙ IL VIT, BIEN PLUS TARD PENDANT CINQ ANS, UNE SORTE D’EXIL.  CETTE PRÉCOCITÉ INTELLECTUELLE FAIT LUI QU’IL JOUE LES PREMIERS RÔLES DANS L’ENTOURAGE DE SON PÈRE.  IL A HÉRITÉ DU KHALIFAT EN 2012 APRÈS LE RAPPEL À DIEU EN DÉCEMBRE DE SERIGNE MANSOUR SY. APRÈS CINQ ANNÉES DE KHALIFA, AL MAKHTOM EST RAPPELÉ À DIEU,  LE MERCREDI 15 MARS 2017 À L’ÂGE DE  91 ANS.

SERIGNE ABDOUL AZIZ AL AMINE : L’ABSENT LE PLUS PRÉSENT DU GAMOU 2017

 KHALIFE GÉNÉRAL DE TIDIANE DEPUIS LE 15 MARS 2017, SÉRIGNE ABDOUL AZIZ SY  AVAIT PARACHEVÉ SA MISSION DE KHALIFA QUE DURANT SIX MOIS.  AYANT VU LE JOUR EN 1927, AL AMINE  EST AUSSI FORMÉ À LA BONNE ÉCOLE ET A SUIVI LES MÊME PAS QUE SERIGNE MANSOUR SY ET SERIGNE CHEIKH TIDIANE SY QUI ONT REÇU UN SOLIDE ENSEIGNEMENT DU GRAND ÉRUDIT ET COMPAGNON D’EL HADJI MALICK SY, SERIGNE ALIOUNE GUÈYE. TRÈS TÔT,  SON PÈRE SERIGNE BABACAR SY L’AVAIT CHOISI  COMM BRAS DROIT. CE QUI LUI OUVRE VITE LA VOIE À D’IMPORTANTES RESPONSABILITÉS FAMILIALES ET  LUI PERMET DE DEVENIR PENDANT DES DÉCENNIES, LE MAITRE D’ŒUVRE DU GAMOU, LE PORTE-PAROLE DE LA FAMILLE SY. SA COMPTER SON RÔLE DE MÉDIATEUR SOCIALE ET MÊME POLITIQUE QU’IL EXERÇA.

SERIGNE MBAYE SY MANSOUR : LE NOUVEAU GARDIEN DU TEMPLE

ÂGÉ AUJOURD'HUI DE 85 ANS, LA VOIX OFFICIELLE DE TIVAOUANE DEPUIS LE RAPPEL À DIEU DE SERIGNE ABDOU AZIZ SY EN MARS DERNIER, EST DEVENUE LE KHALIFE GÉNÉRAL DES TIDIANES. DEPUIS CE DIMANCHE 24 SEPTEMBRE 2017, SERIGNE MBAYE SY MANSOUR EST  DEVENU LE SEPTIÈME  KHALIFE  APRÈS LE RAPPEL À DIEU D’AL AMINE. NÉ EN 1932, LE FILS AÎNÉ DE SERIGNE MOUHAMADOU MANSOUR SY ET DE SOKHNA AMINATA SECK EST CONNU POUR SA RIGUEUR, SA FRANCHISE ET SA DROITURE. PORTE-PAROLE PENDANT SIX MOIS DE LA FAMILLE SY APRÈS LE RAPPEL À DIEU DE  SÉRIGNE ABDOUL AZIZ SY AL AMINE,  SERIGNE MBAYE SY MANSOUR SE CARACTÉRISE  PAR UN DISCOURS SANS AMBAGES QUI TRADUIT VISIBLEMENT  SON   INTRANSIGEANCE SUR DE NOMBREUX DOMAINES LIÉS À LA VIE EN SOCIÉTÉ, À L’UNITÉ NATIONALE OU ENCORE LES VALEURS MORALES. AU POINT QUE CERTAINS DISCIPLES L’AVAIENT SURNOMMÉ «PA ALLEMAND» OU KHOMEINY.

SudOnline

 

Ecoutons Mme Isis Noor Yalagi : La jeunesse africaine tiraillée entre la ville et le monde rural-retour aux valeurs africaines
Isis Noor Yalagi ancienne manager culturel, activiste panafricaine, écologiste et permacultrice


 La jeunesse africaine tiraillée entre la ville et le monde rural


L'équipe de WATHI a reçu dans ses locaux Madame Isis Noor Yalagi le 21 mars 2017 lors d'un séjour à Dakar. Cette rencontre a permis d'aborder de nombreux sujets cruciaux pour l'avenir de l'Afrique de l'Ouest et du continent : jeunesse africaine entre milieu urbain et monde rural, questions écologiques et place des pays africains dans la mondialisation, le discours sur le panafricanisme et la gouvernance politique des Etats, question de l'autosuffisance alimentaire et la place des femmes dans nos Etats. Isis Noor Yalagi est une femme d'expérience attachée au continent. WATHI s'est entretenu avec une femme libre proposant une vision personnelle de l'état du continent.


Extraits de l'entretien avec Isis Noor Yalagi


« Je crois qu'il y a une coupure entre la ville et le monde rural. La jeunesse du monde rural, elle aussi est dans cette démarche de globalisation et de mondialisation. Il y a Internet partout, même au fin fond de la campagne, cependant il faut dire que cela marche très mal. D'ailleurs, il serait bien que nous ayons des réseaux partout. La jeunesse des campagnes est au fait de ce qui se passe. Elle est confrontée a plus de difficultés, mais elle est au fait des mutations. Qu'est ce qu'elle est censée faire cette jeunesse? Partir, quitter le village. Elle répond aux sirènes de la ville. D'abord, de la grande ville qui est à côté du village. Ensuite, elle va aller dans les villes moyennes, et finalement elle va se rendre dans la grande métropole.


Nous avons également un phénomène inverse et intéressant à observer. Il y a une amorce d'un exode urbain, très petit voire insignifiant. Des jeunes disent « nous, on revient au village, on revient à la terre ». Ils reviennent avec leurs diplômes, ils n'ont pas beaucoup de moyens, mais il faut revenir. Le monde rural est moins fourni en moyens, en connaissances, en éducation. Au Sénégal, vous avez encore des classes de 80 à 100 élèves. Vous avez encore des classes qui ne sont pas des classes en dur. C'est une désolation. Le milieu rural est un milieu oublié. Les gens quittent la terre, quittent le monde rural pour s'entasser dans les villes et faire ni plus ni mieux, parce que les villes africaines ne donnent pas à manger et à boire à toute cette population. Il y aurait intérêt à investir en milieu rural et faire en sorte qu'ils y restent.
Il y a une amorce d'un exode urbain, très petit voire insignifiant. Des jeunes disent « nous, on revient au village, on revient à la terre ». Ils reviennent avec leurs diplômes, ils n'ont pas beaucoup de moyens, mais il faut revenir


Il y a coupure entre les jeunes des milieux ruraux et les jeunes des villes. Il y a même coupure dans les grandes villes entre les différentes classes sociales de jeunes. C'est moins visible, c'est moins palpable, mais cela existe aussi. Comment faire le lien? Je ne sais pas. Ou bien peut-être si, j'aurais une solution : au lieu de passer ses vacances aux Etats-Unis ou en Europe, ce serait bien d'aller découvrir son pays et de se dire que je retourne dans mon village, dans ma région, ou que je découvre une région de mon Sénégal profond.


Pendant les vacances, même si c'est la saison des pluies, il y a des jeunes qui sont présents et qui peuvent donner des cours. J'en reviens à ce que j'appelle du bénévolat. C'est cela l'amour du continent africain, c'est-à-dire que l'énergie qu'a la jeunesse africaine, elle doit la reservir au continent africain et le milieu rural en a un grand besoin.


Je pense que revenir en milieu rural peut être intéressant. Parce que la grande illusion, c'est le fait de penser que la ville donne tout, qu'elle peut tout vous offrir, alors pourquoi ils reviennent? Ce serait intéressant qu'au village, ceux qui restent se posent ces questions, et qu'ils se disent que « notre base est ici », c'est de là que nous sommes partis, nous avons beaucoup à apporter d'une part mais aussi à échanger avec vous pour voir et faire en sorte que cet exode urbain puisse se faire de la meilleure des façons avec toutes les possibilités offertes, qu'il y ait une vie tranquille, agréable et possible en milieu rural ».


Biographie


Isis Noor Yalagi est née en France d'un père togolais et d'une mère martiniquaise. Son père est un homme de radio. Il a travaillé à Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF) et à Radio France internationale (RFI). « Avec mon père nous avons voyagé sur le continent africain, parce qu'il structurait les radios africaines en Afrique de l'Ouest ». Il a été le directeur des programmes pour l'Afrique de l'Ouest à Radio France Internationale. Ces voyages multiples ont favorisé chez Isis Noor Yalagi un profond sentiment d'attachement pour le continent. Son parcours lui a non seulement permis d'avoir un regard sur l'histoire du continent africain et sur sa diaspora.
Les années 60 sont marquées par les indépendances pour de nombreux pays africains qui ont une histoire avec l'Occident. C'est également une période de revendication que ce soit en Afrique, en Inde et en Amérique latine. Aux Etats-Unis, cette période a été marquée par le combat des Black Panthers pour la liberté des populations noires. L'arrestation de Nelson Mandela en 1962 en Afrique du Sud fut un événement marquant pour la jeune Isis.


Se définissant de la « génération mai 68 », Isis Noor Yalagi avait quinze, seize ans quand ces événements ont éclaté en France. Ils ont été des événements sociaux profonds de revendications de la jeunesse française et occidentale par rapport à leurs pères et à leurs aînés.
Les revendications étaient légions, « cela a été un moment important parce que c'était le début de mon activisme ». C'était aussi le début de la vision d'un autre monde, avec ce mouvement que certains peuvent considérer comme « ringard », mais très important dans la démarche écologique, le mouvement hippie. Il revendiquait déjà une autre vision sur le plan du rapport de l'humain à l'environnement et à la nature.


« Ma démarche panafricaniste survint durant cette période ». La connaissance de notre histoire, des anciens, des aînés, des mutations et des dynamiques sur le continent, la rencontre avec ce que j'appelle l'écologie globale. Puis bien sûr, dans ces mêmes années, nous allons avoir ce mouvement de revendication pour l'émancipation des femmes.


Elle a embrassé le métier de manager culturel et artistique. C'est dans ces années là que tout a pris corps, et qu'elle est fortement inspirée par le combat de la militante des droits de l'homme, féministe et activite américaine Angela Davis. « J'avais tout juste quinze ans, je partais à Paris quand j'ai vu quelqu'un qui lisait un journal avec la photo d'une femme qui avait une coiffure « Afro » superbe, je ne savais pas qui était cette personne. Je descends donc à la station de métro, je vais au kiosque, j'explique au vendeur qu'il s'agit d'un journal avec une femme ayant une coiffure « Afro ».


C'était la une du journal Nouvel Obs. On venait d'arrêter Angela Davis en 1970. Dans cette édition spéciale du Nouvel Obs, on relatait dans une centaine de pages l'histoire de l'Afrique, du peuple africain et de sa diaspora, de la terre mère jusqu'à l'arrestation de Angela Davis. Je découvre un continent immense, avec une histoire extraordinaire, avec un vécu humain de souffrances des peuples africains, de ceux qui sont restés comme de ceux qui ont quitté le continent africain.
« Aujourd'hui encore, je suis inspirée par le courage de Angela Davis, je la remercie beaucoup pour cette étape décisive dans ma vie. Elle fait partie des femmes qui ont été un détonateur pour mon engagement. Quand je pense au combat des femme, je pense aussi à ma mère. Dans l'histoire qui est la sienne, en tant que femme née dans les Caraïbes, dans les Antilles, avec toutes les problématiques, elle avait fait le choix de l'Afrique sans en avoir toutes les données. C'était quelque chose d'instinctif chez elle. Elle a toujours cru en ce continent ». Isis Noor Yalagi vit entre le Togo et le Sénégal.


Entretien réalisé par Babacar Ndiaye, WATHI


https://www.wathi.org/laboratoire/passerelle/isis-noor-yalagi-ancienne-manager-culturel-activiste-panafricaine-ecologiste-permacultrice/
Isis Noor Yalagi, militante d'une spiritualité africaine. (E-jicom)


L'Ecole Supérieure de Journalisme des Métiers de l'Internet et de la Communication (E-jicom) a reçu ce mercredi 6 juin 2013 Isis Noor Yalagi. Dans le cadre des activités pédagogiques internes de l'école, les étudiants ont eu à discuter avec elle d'une spiritualité africaine à retrouver. Elle a par ailleurs convié les étudiants à mieux s'imprégner de valeurs culturelles et spirituelles africaines pour le devenir du continent.


« Avons-nous de la considération pour nous-mêmes? Où se situe notre conscience collective ? Que voulons-nous ? Qu'attendons-nous ? Que sommes-nous ? Quel est notre rêve en tant qu'Africain ? » Telles ont été les principales questions soulevées par Isis lors de sa présentation à E-jicom.


La Martinico-togolaise a sensibilisé les étudiants de l'école de par son engagement pour la jeunesse, ses idéologies et sa croyance en une spiritualité africaine. « Les démarches spirituelles sont les fondements de l'existence et de la société » disait-elle.
Sa présence a suscité un grand intérêt pour certains étudiants. Leurs idées ont appuyé celles d'Isis. Pour mieux comprendre le monde il serait bon de trouver une paix intérieure en étant en phase avec soi-même à travers la spiritualité.


Contrairement aux rencontres habituelles, Isis a proposé aux étudiants de s'asseoir en cercle et non en rang. Une première à E-jicom qui accueille des invités depuis sa création dans le cadre de ses activités pédagogiques internes. Ornée de parure africaine, assortie d'un boubou traditionnel, Isis Noor Yalagi la cinquantaine est revenue sur une partie de l'histoire de l'Afrique.


Du « génocide esclavagiste » à la mondialisation en passant par la colonisation, elle affirme que les Africains ont été dépossédés de ce qu'ils sont, de ce qu'ils ont. Ainsi, elle estime que la jeunesse doit retrouver sa propre foi afin de reconstruire « l'être africain ».
A travers son message engagé, Isis Noor n'a pas manqué d'exhorter les futurs journalistes et communicants à se départir de leurs vêtements d'emprunts et à affirmer leur « être africain ».


Rédaction : Fatima Kane ; Babacar Mbengue; Famory Bathily.


11 juin 2013 - Isis NoorYalagi, une blogueuse martinico-togolaise, ne croit pas en l'Union africaine. Invitée d'E-jicom (Ecole Supérieure de Journalisme des Métiers de l'Internet et de la Communication), le mercredi 05 juin 2013, elle revient dans cet entretien sur ses ambitions pour la jeunesse africaine et son désaccord ...
Une femme énigmatique aux idées généreuses Une dame énigmatique aux idées révolutionnaires, Isis Noor Yalagi a séduit l'auditoire du jour de par la profondeur de ses pensées et la franchise de ses propos. De son vrai nom Auset Noor Yalagi, elle prône le retour aux valeurs africaines. Elle est une ...

 

 

"Donner un nom, c'est donner une vie" Alphonse Tierou- Chorégraphe et chercheur- la Danse

La danse est un mode d'expression, germaine Acogny et Senghor ont tenté de donner à cet art ses lettres de noblesse au Sénégal. Nous n'oublions pas feu Doudou Ndiaye ROSE dans ses élans. Quand tu danses  .

Et ce poème dit long sur le geste :

Me plait ton regard de fauve
Et ta bouche à la saveur de mangue
Rama Kam
Ton corps est le piment noir
Qui fait chanter le désir
Rama Kam
Quand tu passes
La plus belle est jalouse
Du rythme chaleureux de tes hanches
Rama Kam
Quand tu danses
Le tam-tam Rama Kam
Le tam-tam tendu comme un sexe de victoire
Halète sous les doigts bondissants du griot
Et quand tu aimes Rama Kam
C'est la tornade qui tremble
Dans ta chair de nuit d'éclairs
Et me laisse plein du souffre de toi
O Rama Kam

De David DIOP


La pièce chorégraphique présentée par Alphonse Tierou au Café de la Danse s'intitule « Donner un nom, c'est donner une vie ».
Nous sommes dans un petit village africain, perdu au fin fond de la forêt vierge. Le nouveau-né reçoit son nom, son identité, sa vérité. Sous l'autorité du Masque de Sagesse, la cérémonie de la dation du nom accueille l'enfant dans la grande famille humaine, bâtie sur le roc de la spiritualité absolue. Le village est en fête. Les éclats de la lune tombent en nappe d'argent des hauteurs du ciel tropical.


En Afrique, le nom de personne est d'utilité didactique. Il fait fonction de message et véhicule un enseignement d'ordre spirituel ou philosophique. Concret ou abstrait, le nom peut être un mot, un groupe de mots composés ou une expression. Il est souvent inspiré par un événement. Le nom reste l'essence, la vérité de celui qui le porte. Il a une signification qui est fixe et l'étendue de cette signification qui est variable. Il donne lieu à des commentaires improvisés des plus intéressants auxquels chaque personne est invitée à prendre part librement. La dation du nom constitue l'une des techniques de transmission des savoirs dans la culture orale.


Portée par une authentique technique africaine de la danse, cette chorégraphie dont les interprètes font l'éloge du dialogue des cultures, du vivre ensemble et du respect de l'altérité, est une nouvelle approche de la danse africaine, présentée comme une discipline artistique, pensée en termes d'art dans toute sa noblesse et non comme un phénomène sociologique. C'est une danse nouvelle, enracinée dans les valeurs de la culture africaine et respirée, sentie, goûtée, touchée par toutes les femmes et tous les hommes de toutes les civilisations, parce que participant à l'universel

Alphonse TIEROU est chercheur - chorégraphe - écrivain - pédagogue,
directeur scientifique et artistique du Centre de Ressources de Pédagogie et
de Recherche pour la Création africaine à Paris, concepteur et organisateur
d'expositions scientifiques et artistiques sur les arts et la culture
africains, fut Consultant de l'Unesco pour la recherche sur la danse en
Afrique, fut à la fois l'initiateur, le directeur artistique et scientifique
de 1992 à 1996 du projet Pour une danse africaine innovante, projet mis en
place par le gouvernement français et qui a donné naissance au premier
concours panafricain de danse contemporaine africaine à Luanda (Angola ) en
1995. Alphonse Tierou est reconnu comme la référence mondiale de
l'enseignement de la danse africaine.

CANOPE est une branche du CNDP (Centre national de documentation
pédagogique) qui relève du ministère français de l'Education nationale.
Depuis plusieurs années, elle nous fait donner des cours théoriques et
pratiques à des enseignants du premier et du second degré.
Son nouveau livre « Alphabet de la danse africaine » est considéré comme un
document pédagogique exceptionnel et vivement recommandé aux professeurs de
danse et chorégraphes et à ceux ou celles qui souhaitent comprendre la
richesse de l'art africain en se détachant des idées reçues.
* Alphonse TIEROU a collaboré avec des personnalités de premier plan
et des institutions notamment :
- Aimé Césaire ;
- Léopold Sédar Senghor ;
- Plusieurs Ambassades de France dont celle de Copenhague ;
- Plusieurs Centres culturels français à l'international ;
- Plusieurs Centres Chorégraphiques
- Plusieurs musées, dont le musée du quai Branly, le musée de l'Homme,
le musée d'Angoulême.

Attention !! A ce niveau, « Les publications sur la danse africaine sont
rares » (Télérama)

* Un livre qui présente la danse africaine comme une discipline
artistique pensée en termes d'art dans toute sa noblesse, et non comme un
phénomène sociologique.
* Un livre qui valorise à la fois tous les peuples d'Europe et
d'Afrique, et toutes les personnes qui, de par le monde, aiment ou
pratiquent la danse africaine.
* Un livre qui ne se contente pas de nous donner des poissons, mais
nous apprend à pêcher à partir de nos propres valeurs, pour faire de la
beauté de notre Art chorégraphique une saillie de l'utile.
* Un livre qui tord le cou au tribalisme, une des sources des guerres
qui déchirent l'Afrique depuis le soleil des indépendances, en rassemblant
tous les peuples d'Afrique autour d'un même vocabulaire panafricain, dans
l'enseignement de la danse africaine artistique.
* Un livre qui nous rappelle que l'éducation doit viser à apporter à
l'enfant des connaissances et une formation qui lui permettront de devenir
un adulte responsable et autonome et non un futur perroquet.

La Presse en parle
"Avec Alphonse Tierou , on est loin des phénomènes de magie et de transe,
mais on entre dans l'analyse des lignes courbes brisées, horizontales".
Dominique Frétard, Le Monde.
"Avec le Dooplé, les bases théoriques de la danse africaine ont été posées
pour la première fois par écrit, offrant ainsi un so cle à la création
chorégraphique contemporaine", in "Une danse, un style : danse africaines",
Aurélie Louchart. evene.fr
"Ce qui caractérise Alphonse Tiérou est so n regard nouveau posé sur les
productions artistiques africaines, sa volonté de s'approprier un domaine
jusqu'alors ignoré ou étudié uniquement par des Occidentaux". Africultures
Chloé Maurel.
" Alphonse Tiérou, chorégraphe et chercheur, continue de briser les
stéréotypes conçus par les spécialistes européens et américains autour de la
danse africaine". A.C. L'Autre Afrique
"On doit à Alphonse Tiérou pas mal de choses dans le domaine de la danse
africaine : beaucoup de réflexions et de connaissances sur le sujet...Et
puis aussi un livre de référence Dooplé loi éternelle de la danse
africaine". Jean Claude Dienis. Magazine Danser


Chorégraphe et chercheur en danse africaine, auteur de plus d'une dizaine de livres, Alphonse Tierou dirige le Centre de Ressources, de Pédagogie et de Recherche pour la Création africaine (Paris). Il est le premier, sur le plan international, à avoir défini la danse africaine, ainsi que la conception africaine de l'art et du Masque, à laquelle il a consacré son livre Paroles de Masques. Un regard africain sur l'art africain.


En Afrique, il est étudié dans les Écoles de Beaux-arts, au même titre que de grands auteurs tel le prix Nobel de littérature nigérian, Wole Soyinka.
• Aux USA, ses ouvrages sur la danse sont classés dans la rubrique "choreography and dance studies" et non dans la rubrique "folklore". Ils figurent au programme de plusieurs universités.


• À Paris, Alphonse Tierou anime des cours hebdomadaires de Danse africaine & Bien-Être avec percussionnistes. Grâce à sa méthode pédagogique, il est reconnu comme la référence mondiale de l'enseignement de la danse africaine.
• À travers le monde, il est régulièrement sollicité pour donner des cours théoriques et pratiques, au sein d'universités, d'écoles nationales ou supérieures de musique et de danse. Il prépare, pour 2018, quatre séminaires sur la danse et le masque africains à l'Université populaire de Caen présidée par le philosophe Michel Onfray.
Alphonse Tierou a été officiellement reçu par le célèbre écrivain Aimé Césaire et le maire de Fort-de-France (Martinique), en décembre 2005. Dans ce contexte, il a réalisé Amae-Poyouzon, une création chorégraphique pour la Commémoration de l'abolition de l'esclavage, présentée pour la première fois à Fort-de-France, en mai 2006.
Alphonse Tierou a également travaillé avec Léopold S. Senghor en de multiples occasions.


Son ouvrage Alphabet de la danse africaine est considéré comme un document pédagogique exceptionnel et vivement recommandé aux amateurs, aux professeurs de danse et chorégraphes, et à ceux et celles qui souhaitent comprendre la richesse de l'art africain en se détachant des idées reçues.
Il a été le premier à définir un vocabulaire chorégraphique pour la danse africaine. Pour cela, il a identifié les mouvements de base communs à toutes les danses africaines, à commencer par le "dooplé", une figure matricielle dont découlent tous les autres mouvements.

Une semaine après l'échec surprise des négociations entre les conservateurs allemands d'Angela Merkel, les libéraux et les Verts, une nouvelle grande coalition entre les chrétiens-démocrates et le SPD, qui ont gouverné ensemble l'Allemagne ces quatre dernières années pourrait être la solution à l'impasse actuelle, deux mois après les dernières élections générales. Le président de la République allemand Steinmeier qui joue un rôle central veut à tout prix éviter de nouvelles élections.

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

« Des négociations sérieuses et loyales ». Angela Merkel avec l’appui des instances dirigeantes de la CDU tend la main au parti social-démocrate pour une nouvelle grande coalition.

Les chrétiens-démocrates rejettent une coalition minoritaire qui serait dépendante au Parlement sur chaque dossier du bon vouloir d’autres forces. Une nouvelle grande coalition reste donc la seule option pour éviter de nouvelles élections.

Martin Schulz, dont le parti social-démocrate avait il y a encore une semaine rejeté à l’unanimité toute nouvelle grande coalition, se montre plus conciliant même s’il ne veut écarter aucune option.

Le président de la République Frank-Walter Steinmeier recevra jeudi soir, Angela Merkel, Martin Schulz et le chef de la CSU bavaroise Seehofer. Le SPD discutera le lendemain de la marche à suivre.

Le congrès du SPD dans dix jours sera aussi l’occasion de débattre de l’hypothèse d’une nouvelle grande coalition droite/gauche. Martin Schulz dans une situation délicate après son refus catégorique d’une telle option veut en cas de négociations faire voter les membres de son parti sur un éventuel accord de gouvernement.

Le SPD, dernier espoir d’Angela Merkel, veut placer la barre haute et espère arracher des concessions de poids à la chancelière.

RFI

La lutte contre les actes discriminatoires ou racistes « est une de nos grandes priorités », a déclaré, ce lundi 27 novembre, Gianni Infantino, le président de la FIFA, dans un enregistrement vidéo. Le championnat russe a souvent été le théâtre d’actes racistes envers les joueurs étrangers.

Gianni Infantino l’assure, la FIFA se montrera « extrêmement ferme » en cas d’actes discriminatoires ou racistes lors du Mondial 2018 en Russie. Au point de rappeler que les arbitres pourraient aller jusqu’à « interrompre voire mettre fin » à un match. Visiblement, la lutte contre le racisme est une priorité pour la FIFA. Gianni Infantino souhaite « un Mondial du fair-play sur et en dehors du terrain ». Les autorités russes assurent avoir pris le problème à bras le corps alors que le pays accueillera la Coupe du monde du 14 juin au 15 juillet prochain.

Hulk victime de racisme durant presque tous ses matches en Russie

Sur les terrains russes, le racisme a souvent été à la Une. Les incidents se sont souvent répétés. En juillet 2015, l'attaquant brésilien du Zenit Saint-Pétersbourg Hulk affirmait en être victime « à presque tous les matches en Russie ». Son compatriote Roberto Carlos avait été en 2012 visé à deux reprises par des jets de banane. A l’époque, Vitaly Mukto, ministre des Sports, soulignait que le racisme dans le football n’était pas spécifique à la Russie. « C’est une honte », avait même commenté en 2015 Hulk, à l’époque l’une des plus grandes stars jouant en Russie, après un nouvel incident visant le milieu de terrain ghanéen Emmanuel Frimpong.

Frimpong avait été expulsé après avoir réagi avec virulence à des injures racistes, lors d’une rencontre de championnat. Sa plainte pour racisme avait été jugée irrecevable par la commission de discipline de la Fédération de football russe. Et il n’a pas eu le soutien de son club.

En décembre 2013, une « loi sur les supporters » avait été votée en Russie. Celle-ci sanctionnait toute incitation à la haine, à la violence ou au racisme. L’arsenal jurique prévoyait même une peine pouvant aller jusqu’à 7 ans d’interdiction de stade. « Les autorités ont commencé à s’attaquer au racisme très récemment. Il y a cinq ans, c’était l’impunité, elles ne s’en souciaient pas », avait fait remarquer Alexander Verkhovsky de l’ONG anti-raciste SOVA.

« Cela vient du fait que c'est un pays très peu cosmopolite »

En 2014, l’international gabonais Guelor Kanga qui jouait au FC Rostov avait été condamné à trois matches de suspension pour avoir répondu par un doigt d’honneur à des cris de singe, proférés à son encontre, par des supporters du Spartak Moscou. Un doigt d'honneur est-il plus grave que des actes racistes ? Il avait dû s’acquitter d’une amende pour « geste insultant envers les fans ». De son côté, le Spartak Moscou avait été condamné pour « cris insultants de la part des supporters ».

Quelques semaines auparavant, Christopher Samba, ex-international du Congo-Brazzaville, formé en France, avait été suspendu pour deux matches dans des circonstances similaires. « Il y a toujours quelques imbéciles qui ne comprennent pas que la couleur ne fait pas de différence. Ce sont des gens qui ne sont jamais sortis de chez eux. En Russie, il y a quand même beaucoup plus de racisme qu'autre part. Mais je pense que ça vient du fait que c'est un pays très peu cosmopolite », avait-il déclaré en 2014 à SO FOOT. Le nouveau joueur d’Aston Villa en Angleterre avait ajouté : « Si j'évite de trop sortir avec ma femme et mes enfants, c'est par rapport aux regards des gens... Je n'ai pas envie qu'on me regarde comme ça... »

Yaya Touré, victime de chants hostiles

L’Ivoirien Yaya Touré, victime de chants hostiles dans l’Arena CSKA en 2013, avait appelé les joueurs noirs à boycotter ce Mondial, « si les choses n’évoluent pas, nous n’irons pas en Russie ». En 2015, un rapport de l’ONG Football Against Racism in Europe (FARE) avait dressé un état des lieux accablant. Entre mai 2012 et mai 2014, FARE avait identifié 99 comportements racistes ou d’extrême-droite et 21 agressions à caractère raciste dans les stades russes.

Le football russe a longtemps été terni par des incidents racistes répétés visant les joueurs étrangers. Et les responsables sportifs ainsi que les arbitres ont souvent été accusés de ne pas prendre ce problème au sérieux. Ce rappel à l’ordre de la FIFA suffira-t-il en l’endiguer une bonne fois pour toutes ?

RFI

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3 000 migrants ont disparus en Méditerranée depuis le début de l’année. 164 000 sont arrivés par la mer en Europe, les trois quarts en Italie, selon les dernières statistiques publiées par l’OIM (l’Organisation internationale des migrations). Malgré des chiffres en baisse par rapport à 2016, la question constitue toujours un enjeu colossal pour l’Europe qui a du mal à gérer cet afflux, comme pour l’Afrique qui voit sa jeunesse fuir massivement le continent. Depuis des semaines et la diffusion des fameuses images de migrants vendus aux enchères, cette question est remontée en tête des préoccupations des gouvernements africains. La question migratoire est d’ailleurs l’un des deux grands thèmes du sommet Afrique-Europe qui s’ouvre pour deux jours à Abidjan.

Devant les 800 étudiants réunis, mardi 28 novembre, dans un amphithéâtre de l’université Joseph-Ki-Zerbo de Ouagadougou au Burkina Faso, le président français Emmanuel Macron est revenu d’emblée et longuement sur ces images qui ont suscité une onde de choc diplomatique et politique en Afrique, évoquant « un crime contre l’humanité », « stade ultime d’une tragédie que nous avons laissé prospérer sur les routes de la nécessité ».

Face à cette « atteinte à notre dignité humaine », « premier péril qui pèse sur nos consciences », le président français doit présenter ce mercredi à Abidjan une « initiative euro-africaine » sur le sujet. « Une initiative qui doit commencer par frapper les organisations criminelles, les réseaux de passeurs qui agissent impunément depuis les centres urbains de la corne de l’Afrique et de l’Afrique de l’Ouest jusqu’aux côtes européennes. Je proposerai également que l’Afrique et l’Europe viennent en aide aux populations prises au piège en Libye en apportant un soutien massif à l’évacuation des personnes en danger » avait déclaré Emmanuel Macron.

La traite des êtres humains en Libye est un fléau que les ONG ne cessent de dénoncer depuis des années. Les images de CNN, sur lesquels nombre de dirigeants européens et africains ont feint de découvrir une réalité, ont eu le mérite de relancer le débat sur les responsabilités et les méthodes. Comme elle l’a fait avec la Turquie pour tarir le flux de migrants et réfugiés en provenance du Moyen-Orient vers la Grèce, l’UE traite depuis plusieurs mois avec plusieurs « autorités » libyennes pour contenir ces mêmes flux en provenance d’Afrique sur la rive sud de la Méditerranée.

Parmi les « autorités » financées directement ou indirectement par l’UE en Libye, les garde-côtes. Sur le papier cette politique semble donner des résultats puisqu’à en juger par les derniers chiffres publiés par l’OIM, le nombre de migrants arrivés en Europe par la mer a été plus que divisé par deux par rapport à l’an dernier (164 000 depuis le 1er janvier 2017 contre 348 600 sur la même période en 2016).

L’Europe pointée du doigt

Mi-novembre, le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a fustigé cette coopération de l’Union européenne avec la Libye, décrivant une situation « catastrophique ». « La politique de l’UE consistant à aider les garde-côtes libyens, à intercepter et renvoyer les migrants est inhumaine. La souffrance des migrants détenus en Libye est un outrage à la conscience de l’humanité », a déclaré dans un communiqué Zeid Ra’ad al-Hussein.

Depuis des mois, les ONG et organisations internationales critiquent cette politique européenne, qui s’accompagne selon elles d’une certaine passivité face aux conditions de vie désastreuses des candidats à l’exil et aux sévices qu’ils subissent, notamment dans les centres où ils sont parqués.

« Il y a ce discours de lutter contre les trafiquants, mais en même temps l’Union européenne finance les garde-côtes libyens, dont on sait pertinemment - et l’ONU a pu le vérifier - qu'ils participent eux-mêmes au trafic. C’est quand même assez paradoxal de vouloir lutter contre les trafiquants sans tirer les conséquences sur où vont les fonds européens, où va l’aide technique et opérationnelle de l’UE auprès des Libyens, qui par ailleurs placent les migrants et réfugiés dans des centres de détention où ils sont persécutés, torturés et parfois exécutés », explique Jean-François Dubost, chargé de la « Protection des populations » pour Amnesty International France

« Responsabilité partagée »

Certains dirigeants n’hésitent pas à pointer la responsabilité de l’Europe dans ce drame. « Ce sont les Européens qui ont demandé aux Libyens de bloquer les gens là-bas. Donc il y a aussi la responsabilité de l’Europe », commentait il y a quelques jours sur RFI le Guinéen Alpha Condé président en exercice de l’Union africaine. « Comment voulez-vous qu’un Etat où il n’y a pas de gouvernement, où des milices se partagent le pays, ait les moyens de garder les gens dans des conditions décentes ? C’est les livrer clairement à une vie de bête sauvage. Comment on peut accepter que les milices prennent les gens et les gardent dans des conditions totalement inadmissibles, inhumaines », a-t-il ajouté.

Faut-il pour autant occulter la responsabilité des dirigeants africains incapables d’offrir à leurs jeunesses des perspectives d’avenir dans leurs pays respectifs ? « La responsabilité est partagée », tempère Moussa Faki Mahamat. Pour le président de la Commission de l’Union africaine, il faut désormais se concentrer sur des solutions en amont du cas libyen. « Je ne pense pas que ce problème puisse trouver une solution en empêchant les gens de partir [de Libye] en Europe. Je souhaite vivement qu’au lieu de bloquer le passage, il faut plutôt faire en sorte que les gens ne se ruent pas en Libye pour chercher à traverser la Méditerranée. Donc il faut s’attaquer aux racines par le développement, par des projets concrets dans ces pays », ajoute-t-il.

Aider à leur retour

A long terme, le développement, mais à court terme, le tri. En octobre, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a commencé à identifier dans deux pays de transit, le Niger et le Tchad, les migrants susceptibles d’obtenir le statut de réfugiés en France. Ils pourraient être 3 000 en deux ans à l’obtenir avec ce programme. Quant aux migrants déboutés, ils devront être reconduits dans leur pays, avec le concours de l’Organisation internationale des migrations.

« Nous devons aussi encourager le travail de l’OIM avec tous les Etats africains d’origine, et aider au retour dans ces Etats d’origine. Nous ne pouvons pas laisser des centaines de milliers d’Africains qui n’ont aucune chance d’obtenir le droit d’asile, qui vont passer parfois des années en Libye prendre tous les risques en méditerranée, courir à ce drame. Il est donc indispensable d’œuvrer à leur retour et d’aider à cet égard l’OIM. La France a commencé à faire ce travail en lien étroit avec les autorités tchadienne et nigérienne. Mais face à l’ampleur de la tragédie nous devons changer d’échelle », a plaidé le président français à Ouagadougou.

Mais au-delà du défi logistique et des considérations philosophiques que cela pose, une gageure diplomatique s’impose à Emmanuel Macron : convaincre non seulement les pays d’Europe à participer à la sélection des migrants dans les pays de transit comme la France le fait au Niger et au Tchad. Mais surtout convaincre les pays d’origine, pour qui souvent la diaspora est une manne financière, d’accepter le rapatriement de leurs candidats à l’exil, voire de participer à ce retour.

RFI

Le président du Grand parti se met en ordre de bataille contre le pouvoir actuel. Se prononçant pour la première fois dans une déclaration reçue du Bureau communication sur la levée de l’immunité parlementaire de Khalifa Ababacar Sall, effectuée le samedi 25 novembre dernier par l’Assemblée nationale, El Hadji Malick Gakou a vigoureusement dénoncé cette décision adoptée par 125 députés de la majorité qui, selon lui, «nous rend tristes et désabusés».

La fracture démocratique instaurée à présent comme modèle politique met en péril l’avenir de notre nation et hypothèque celui des générations futures», a déploré El Hadji Malick Gakou. «C’est évident, plus rien ne peut arrêter le président Macky Sall dans sa quête d’un second mandat. Absolument rien ! Alors tout est possible, quitte même à mettre le pays à genoux», ajoute également le leader du Grand parti pour qui «l’instrumentalisation de l’Assemblée nationale et de la justice est manifeste dans cette cabale inique incontestablement que nous touchons le fond».

Poursuivant son propos, l’ancien numéro 2 de l’Alliance des forces de progrès (Afp) du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, souligne ainsi «l’urgence d’intensifier le combat sur le terrain pour la sauvegarde des acquis de notre démocratie et la pérennisation des valeurs cardinales de notre si grande nation». «Soulevons notre dignité nationale pour vaincre et triompher contre les avatars de cette dictature fantasmagorique qui nous envahit et que le régime du président Macky Sall veut instaurer dans notre pays», lance Malick Gakou. «J’engage le Grand Parti à demeurer au premier rang du combat pour la libération de Khalifa Ababacar Sall, la valorisation systématique des principes démocratiques et la consolidation des vertus de notre nation», ajoute encore le président du Grand parti tout en promettant que des «initiatives hardies seront entreprises à cet égard avec les forces vives afin de gagner ce combat pour le Sénégal».  

SudOnline

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