Aps) – Des députés de l’Assemblée nationale, qui séjournent depuis dimanche à Ziguinchor, se sont dits rassurés par les autorités militaires de la zone militaire n°5 sur la ‘’tendance d’accalmie’’ en Casamance où la situation sécuritaire est ‘’sous contrôle’’, a appris lundi l’Aps.
 
Composée de 25 parlementaires, des conseillers du président de l’Assemblée nationale et de la directrice de la communication de l’institution parlementaire, cette délégation a été reçue lundi par le gouverneur de Ziguinchor, Guédj Diouf. Membres de la Commission défense et sécurité et de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains, ils ont tenu une séance de travail avec le gouverneur autour des ‘’riches potentialités économiques de la région, des défis sécuritaires et des enjeux économiques de la filière anacarde’’.

‘’Nous nous félicitons de cette mission menée par des députés pour s’imprégner des défis sécuritaires en Casamance, mais aussi des défis économiques dans la zone. L’Assemblée nationale doit aussi se féliciter du courage des autorités pour faire transporter les noix de cajou par des bateaux à grand tirant d’eau’’, a déclaré Gueji Diouf. Après cette rencontre avec le gouverneur, la délégation a rendu visite au commandement de la zone militaire numéro 5, où elle a été reçue par le Colonel Khar Diouf, en présence de Ute Bocandé, de la Fondation Konrard Adenauer, partenaire de cette mission parlementaire à Ziguinchor. ‘’Ici, nous sommes les garants de la sécurité des personnes et des biens.

En Casamance, la tendance est à l’accalmie malgré quelques regains de tension et quelques phénomènes récurrents amplifiés par des effets médiatiques’’, a rassuré le commandant de la zone militaire numéro 5, Khar Diouf. La situation (sécuritaire) est sous contrôle. Il n’y a rien d’inquiétant’’, a poursuivi le Colonel Diouf après être briefé sur les objectifs de cette mission, dont le thème principal tourne autour de la ‘’Sécurité dans les zones frontalières’’.

SudOnline

Alors que le débat au plan juridique semble plus que jamais s’enliser dans une sorte de statu quo entre les conseillers du député-maire de Dakar et les avocats de l’Etat, au plan politique, les choses semblent se présenter autrement, si on en croit l’avis du Dr Maurice Soudieck Dione et de Momar Seyni Ndiaye. Interpellés par Sud Quotidien sur les enjeux au plan politique de la condamnation de l’Etat du Sénégal par la Cour de justice de la Cedeao dans l’affaire Khalifa Sall, nos deux analystes politiques sont presque formels. « «Cette décision écorne l’image et le leadership du Sénégal » et crédibilise les récriminations de l’opposition face aux violations récurrentes des principes de la démocratie et de l’État de droit au Sénégal, selon Dr Maurice Soudieck Dione, Enseignant-chercheur à l’UBG de Saint-Louis. Abondant dans le même sens, le journaliste formateur et analyste politique Momar Seyni Ndiaye soutient pour sa part qu’«au plan international, la voix du Sénégal pourrait s’affaiblir» si notre pays ne respecte pas l’esprit de cet arrêt.
 
MAURICE SOUDIECK DIONE, DR EN SCIENCE POLITIQUE ET ENSEIGNANT-CHERCHEUR À L’UGB DE SAINT-LOUIS
 «CETTE DECISION ECORNE L’IMAGE ET LE LEADERSHIP DU SENEGAL ET CREDIBILISE… »
 
Au plan international, cette décision de la Cedeao condamnant l’État du Sénégal écorche et écorne l’image du pays. D’abord, en ce qui concerne le leadership que le Sénégal a toujours incarné en Afrique et dans le monde, bien au-delà de son poids démographique et économique. D’emblée, il faut se rappeler que dans la traque dévoyée des biens mal acquis, la Cour de justice de la Cedeao a déjà rendu des décisions condamnant le Sénégal, mais qui ont été royalement ignorées, précisément en ce qui concerne le privilège de juridiction de Karim Wade et les mesures illégales d’interdiction d’aller et de venir prises à l’encontre de certains dignitaires du régime d’Abdoulaye Wade. Le Sénégal ne peut pas jouer dans la Cedeao un rôle de promotion et de protection des valeurs démocratiques de liberté, de dignité et d’égalité de tous, ainsi que de primauté du droit, si le pays est lui-même régulièrement condamné par les juridictions supranationales pour violation desdits principes.

Cela amoindrit effectivement le prestige du Président Sall, quant à prendre les devants dans toute crise au sein de l’espace Cedeao ou en Afrique, notamment lorsque l’origine relève, comme c’est souvent le cas, d’une violation des principes de l’État de droit et de la démocratie.  Dans le même ordre d’idées, le mouvement d’approfondissement de la démocratie dans la Cedeao et en Afrique peut également être réfréné si des pays comme le Sénégal, traditionnellement considérés comme des pionniers en la matière, s’illustrent si allègrement dans le piétinement des droits et libertés des citoyens pour des raisons politiciennes liées à la conservation du pouvoir. Sur le plan international toujours, on se souvient que le Groupe de travail des Nations-unies sur la détention arbitraire avait épinglé le Sénégal, considérant que la détention de Karim Wade était arbitraire. En définitive, les tenants du pouvoir ne peuvent pas continuer à se cacher frileusement et fallacieusement sur une prétendue souveraineté pour violer les droits et libertés des citoyens, des opposants notamment ; lesquels droits et libertés sont prévus par notre Constitution et tous les instruments juridiques internationaux d’affirmation et de défense des droits humains auxquels le Sénégal a adhéré. D’autant plus que ces pratiques recoupent des objectifs pernicieux de liquidation d’adversaires politiques.


Au plan national, l’impact de la décision va aller dans le sens d’une amplification et d’une crédibilisation des revendications et protestations de l’opposition face aux violations récurrentes des principes de la démocratie et de l’État de droit au Sénégal. La manière expéditive dont Khalifa Sall a été envoyé en prison, la violation de la règle communautaire d’être assisté par un avocat, le non-respect de son immunité parlementaire, la rapidité inhabituelle à enrôler son dossier pour être jugé en appel, alors qu’il y a d’innombrables autres dossiers de droit commun non encore traités, comme si à tout prix, il fallait qu’une décision définitive intervînt avant quelque acte de candidature à la présidentielle de 2019 de la part de Khalifa Sall, encore présumé innocent dans ce contentieux en cours, tout cela prouve encore une fois que cette affaire est éminemment politique.
 
MOMAR SEYNI NDIAYE, JOURNALISTE FORMATEUR ET ANALYSTE POLITIQUE
«AU PLAN INTERNATIONAL, LA VOIX DU SENEGAL POURRAIT S’AFFAIBLIR SI… »
 
Il va de soi que, quand le Sénégal signe des conventions communautaires et internationales, il n’a d’autre choix que de s’y conformer. Il devrait en être ainsi de cet arrêt de la Cour de Justice de la Cedeao comme des précédents. L’arrêt de la Cour de Justice porte sur la forme et non le fond de l’affaire. Il importe d’en analyser correctement les conséquences sur la suite. Il ne demande pas expressément l’arrêt des poursuites et la libération du prévenu Khalifa Sall. Mais, il est de notoriété qu’en matière de justice, le constat de vices de forme dans la menée des procédures impose de fait la reprise du procès. Je ne suis certain que les organes juridictionnels sénégalais soient décidés à envisager cette perspective. Condamné à verser 35 millions à Khalifa Sall et compagnie, l’Etat devrait respecter l’esprit de cet arrêt. Autrement, au plan interne, les Sénégalais pourraient continuer de prendre Khalifa Sall comme une victime expiatoire d’une machination politique. Cette victimisation pourrait lui profiter à plus ou moins long terme.


Au plan international, la voix du Sénégal pourrait s’affaiblir et sa posture de vitrine démocratique écorchée. Notre justice souffre d’un déficit d’indépendance. Et le ressenti d’une justice à deux vitesses est fort. On devrait comme à la Cour de Justice européenne, imposer des sanctions comme la limitation du droit de vote aux assemblées générales du Parlement, et à l’accès à certains financements communautaires. Ceci dit, les Sénégalais si avides d’équité soient-ils, ne comprennent pas que les hommes politiques, parce qu’ils disposent de puissants moyens de défense, utilisent ces artifices pour échapper à la loi. Je ne suis pas certain pour ma part que le maire de Dakar ait fait preuve d’exemplarité dans la gestion de la caisse d’avance. Le devoir de reddition des comptes s’impose à tous les responsables coupables d’écarts dans la gestion des deniers publics. Dans l’espace communautaire, je partage l’idée selon laquelle il faut désormais imposer, avec rigueur, des critères de convergence en matière de bonne gouvernance judiciaire.


DR MAURICE S. DIONE
« CETTE DECISION MODIFIE L’ORDONNANCEMENT JURIDIQUE EN FAVEUR DE KHALIFA SALL»
 
La décision de la Cour de justice de la Cedeao en principe s’impose aux institutions judiciaires nationales. Elle modifie l’ordonnancement juridique en faveur de Khalifa Sall. En effet, d’après la décision, des droits essentiels ont été bafoués : le droit à l’assistance d’un conseil à l'enquête préliminaire, le droit à la présomption d'innocence et le droit à un procès équitable. Or, en droit, la forme est intimement liée au fond : le respect des règles de forme est ce qui autorise et valide qu’on puisse aller dans le fond. Donc si la forme est substantiellement viciée, le fond ne saurait tenir. Reste à attendre de savoir quelles conséquences le juge d’appel va tirer de cette décision de la Cour de justice de la Cedeao, lors du réexamen de l’affaire dite de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, prévu le 9 juillet prochain.

Sud Quotidien

 

Théorie du désengagement moral de Bandura : comment les gens peuvent faire du tort et garder bonne conscience

Figure de proue de la psychologie sociale, Albert Bandura a montré le rôle du sentiment d'efficacité personnelle.

Ses théories partent d'une conception résolument optimiste de l'être humain.
À 92 ans, il fait toujours parler de lui. Avec son dernier livre Le Désengagement moral sorti en 2016, il est encore une fois au cœur de l'actualité, fustigeant les dérives de notre société contemporaine. Mais bien avant cela, Albert Bandura s'est fait un nom en proposant dès les années 1960 une nouvelle approche en psychologie. Avec le cognitivisme social, il introduit une troisième voie se situant à l'interface des approches béhavioristes centrées sur le comportement, et des théories psychanalytiques focalisées sur l'inconscient. Bandura est donc avant tout un précurseur des thérapies cognitives qui mettent au cœur de leur réflexion nos manières de penser et d'interpréter nos évènements quotidiens. Sa théorie de l'autoefficacité s'inscrit dans la suite logique de ce mouvement. Elle met l'accent sur les croyances en nos capacités & [ lire la suite... ]


https://www.scienceshumaines.com/albert-bandura-croire-en-soi-pour-agir_fr_39805.html

Théorie du désengagement moral de Bandura : comment les gens peuvent faire du tort et garder bonne conscience


Psychomédia

Le psychologue américain Albert Bandura, a publié en décembre 2015, à l'âge de 90 ans, un livre intitulé « Moral Disengagement : How People Do Harm and Live with Themselves » (1) dans lequel il expose sa théorie du désengagement moral qu'il développe depuis les années 1980.


Bandura est considéré comme l'un des psychologues les plus influents du XXe siècle. À la différence de ses nombreuses publications académiques, ce dernier livre est destiné à un large public.
Comment des gens, par ailleurs normalement prévenants et attentionnés, font des choses cruelles et vivent encore en paix avec eux-mêmes ? Se basant sur sa théorie de l'agentivité, Bandura expose les mécanismes psychologiques par lesquels les gens désengagent sélectivement leur « autosanction morale » faisant normalement partie de leurs processus d'autorégulation.


Ces mécanismes sont les suivants :


• ils sanctifient leur comportement dommageable comme servant des causes louables, comme étant mieux que certains comportements des autres... ;
• ils se déchargent du blâme pour le préjudice qu'ils causent en déplaçant et en diffusant la responsabilité ;
• ils minimisent ou nient les effets néfastes de leurs actions ;
• ils déshumanisent ceux qu'ils maltraitent ;
• ils blâment leurs victimes en attribuant leurs malheurs à leurs défauts et leurs défaillances.


La plupart des théories de la moralité sont presque exclusivement centrées sur le niveau individuel. « La théorie de Bandura étend le désengagement moral au niveau des systèmes sociaux à travers lesquels des inhumanités sont commises, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives », indique la présentation de l'éditeur.
Le livre analyse, à la lumière de ce modèle, le désengagement moral impliqué dans plusieurs problèmes sociaux contemporains : peine de mort, crise financière de 2008, déni du réchauffement climatique, terrorisme, comportements de grandes industries...


Dans certaines industries, note l'auteur, le climat social de désengagement moral facilite la production de produits dangereux (tels que les cigarettes) et de résidus chimiques toxiques (dont le plomb, le chlorure de vinyle, la silice et la poussière de charbon) qui représentent des menaces importantes pour la santé et le bien-être.
Son objectif, écrit-il, n'est pas d'excuser ou de tolérer les conduites analysées, mais plutôt d'utiliser les connaissances scientifiques pour informer les efforts pour « prévenir et contrer la suspension de la morale dans la perpétration d'inhumanités ».


(1) Littéralement : « Désengagement moral : Comment les gens font du tort et vivent avec eux-mêmes ».
http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie/2016-05-27/desengagement-moral-albert-bandura

 

La psychologie s'intéresse depuis longtemps aux mécanismes nous amenant à commettre des actes contraires à nos valeurs. Dans un nouvel ouvrage, Albert Bandura renouvelle ce champ de recherches.

La finance folle, les industries polluantes, les lobbies du tabac et des armes, le management autoritaire... Les comportements immoraux s'érigent en systèmes et ne sont pas l'apanage de psychopathes solitaires. Pourtant, qui se satisfait que la Terre vive à crédit de ses ressources naturelles, que notre santé soit exposée à des risques importants dans notre environnement quotidien (air, alimentation...), que des réfugiés meurent en Méditerranée, que la souffrance au travail se répande comme une épidémie ? Personne ne répondra par l'affirmative, même parmi les responsables ou les soldats du désastre. Mais combien sommes-nous à lutter contre des systèmes que l'on ne cautionne pas ? Pire, combien sommes-nous à y participer et à le faire vivre ? Cette équation paradoxale pourrait trouver sa solution dans un phénomène théorisé dans un nouvel ouvrage signé par le psychologue canadien, Albert Bandura : le désengagement moral (1).


Se persuader qu'on respecte sa morale


Ralentir pour se retrouver...


https://le-cercle-psy.scienceshumaines.com/la-theorie-du-desengagement-moral_sh_38358
Connaître ce penseur
Qui est le psychologue Albert Bandura ayant reçu une « médaille nationale de la science » américaine ?
Psychomédia

Le 19 mai 2016, le président américain Barack Obama a remis l'une des 9 « médailles nationales en sciences » (National Medals of Science) 2015 au psychologue Albert Bandura dont la candidature avait été présentée par l'American Psychological Association.


Le psychologue, aujourd'hui âgé de 90 ans, professeur émérite à l'Université Stanford, est considéré comme l'un des chercheurs en psychologie les plus influents dans le monde.
Le prix reconnaît notamment le développement de la théorie cognitive sociale, qui a transformé la compréhension de la psychologie de l'apprentissage, et son application généralisée aux niveaux individuel et sociétal. « La théorie cognitive sociale était un changement transformateur par rapport au béhaviorisme qui était en vogue à l'époque », explique Bandura.


Cette théorie a notamment mené aux travaux subséquents sur le sentiment d'efficacité personnelle, aussi appelé « auto-efficacité », qui réfère aux croyances des individus sur leur propre capacité d'accomplir des tâches ou de relever des défis et plus généralement d'avoir une influence sur le cours de leur vie.

Ces croyances affectent les choix et les motivations ainsi que le bien-être et même la santé.


« Les scientifiques du comportement reçoivent rarement ce genre de prix », a-t-il déclaré. « Ceci est une occasion de reconnaître notre discipline, et non seulement moi-même ».
Le dernier livre de Bandura, intitulé « Moral Disengagement: How Good People Can Do Harm and Feel Good about Themselves » a été publié en décembre 2015. À la différence de ses nombreuses publications académiques, ce dernier livre est destiné à un large public.
Dans un classement des plus éminents psychologues établi par une étude américaine en 2014, Albert Bandura figurait en première place. Ce classement, listant 200 psychologues, était basé sur le nombre de citations dans les publications scientifiques et les manuels d'enseignement ainsi que les grands prix scientifiques reçus.


• Théorie du désengagement moral de Bandura : comment les gens peuvent faire du tort et garder bonne conscience (2016)
• Qu'est-ce que le sentiment d'efficacité personnelle ?

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Le Parti démocratique sénégalais (PDS) créé par Abdoulaye Wade souhaite que le fils de l'ex-président, Karim, soit candidat à l'élection présidentielle de 2019. La direction générale des élections vient cependant de rejeter son inscription sur les listes électorales, désormais obligatoire pour être candidat à la présidence.

Le dossier est explosif au Sénégal. La majorité et le Parti démocratique sénégalais (PDS) de l'ex-président Abdoulaye Wade s’écharpent depuis des mois sur le cas du fils de l'ancien chef d'Etat, Karim Wade, gracié après trente-huit mois de prison par le président Macky Sall et qui vit désormais en exil au Qatar.

La direction générale des élections, qui a rejeté son inscription sur les listes électorales, indique cependant n’avoir fait qu’appliquer l’article L31 du code électoral qui stipule notamment qu’un individu condamné à une peine de prison de cinq ans ou plus ne peut devenir électeur.

Six ans de prison ferme

« Il a introduit une demande d’inscription sur les listes électorales, explique Bernard Casimir Cissé, responsable au sein de cette instance. Sa demande a été rejetée pour l’un des motifs que nous avons cités tout à l’heure, le cas des personnes figurant et cité à l’article L31 du code électoral ».

En mars 2015, Karim Wade a été condamné par la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI) à six ans de prison ferme et plus de 200 millions d'euros d'amende avant d'être gracié en juin 2016 par le président Macky Sall. D’où le rejet de sa demande d’inscription sur les listes électorales qui l’empêche pour le moment de déposer sa candidature à l’élection présidentielle.

Son parti, le PDS, n’a pas réagi pour le moment. Karim Wade a désormais quinze jours pour déposer une réclamation au niveau du consul du Koweït où il a déposé sa demande d’inscription.

RFI

L’équipe de Belgique s’est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2018 de football, ce 2 juillet à Rostov, en battant le Japon 3-2. Les Belges menés 2-0 ont dû puiser dans leurs ressources pour s’imposer. Les « Diables Rouges » sont bien conscients que ça ne suffira toutefois pas face au Brésil, le 6 juillet prochain.

De notre envoyé spécial à Rostov,

« Moi, je pensais que c’était fini. » Quelques minutes après l’incroyable victoire 3-2 de la Belgique face au Japon, Marouane Fellaini n’en revenait toujours pas. Menés 2-0 par les Japonais en 8e de finale de la Coupe du monde 2018, les Belges ont en effet inversé la tendance durant les arrêts de jeu. « On est tous heureux, sourit le milieu de terrain défensif, entré en jeu à la 65e minute et auteur de l’égalisation à la 74e minute. C’est une grande émotion. Ce sont des grands matches ».

Le milieu de terrain offensif Nacer Chadli, lui aussi remplaçant et buteur décisif (90e+4), analyse : « On savait que ça allait être un match difficile parce que les Japonais ont une bonne équipe et qu’ils sont super bien préparés. Ils ont un système de jeu avec lequel on a eu du mal. Ils ont marqué ces deux buts [par Genki Haraguchi à la 48e et Takashi Inui à la 52e, Ndlr] et ils étaient vraiment bien dans le match. Mais durant les trente dernières minutes, on a pu changer la donne. On a mis le but du 2-1 et on a senti que tout le monde y croyait. »

«Avant, on aurait perdu un match comme ça»

De fait, la réduction du score un peu improbable, signée Jan Vertonghen (69e), a relancé les « Diables Rouges ». Mais le milieu de terrain Axel Witsel ne veut pas y voir qu’un grand coup de chance. « Ce qu’il faut retenir aujourd’hui, c’est le retournement de situation, assure-t-il. A 2-0, si tu décroches psychologiquement à ce moment-là, le match est plié. Mais il restait pas mal de temps ». Il ajoute : « Avant, on aurait clairement perdu un match comme ça. On n’aurait pas eu ce calme, cette manière de savoir gérer la situation. Aujourd’hui, on a l’expérience nécessaire pour réussir ça. »

Les Belges qui restent sur deux éliminations en quarts de finale d'un grand tournoi, face à l’Argentine lors du Mondial 2014 et contre le Pays de Galles lors de l’Euro 2016, ont certes affiché une sérénité et une maturité nouvelles. Mais ils se méfient avant de défier les Brésiliens, le 6 juillet 2018 à Kazan. « Il faudra hausser notre niveau de jeu si on veut battre le Brésil, prévient Marouane Fellaini. Si on joue comme on a joué aujourd’hui, on va vite rentrer à la maison » !

REUTERS/Sergio Perez

Une grande partie du 31e sommet de l’Union africaine en Mauritanie a été consacrée aux attaques terroristes des derniers jours. Les cinq chefs d'Etat du G5 Sahel se sont enfermés pendant deux heures avec Emmanuel Macron pour réfléchir à la réponse à apporter aux jihadistes, qui ont frappé le QG de la force conjointe du G5, vendredi 29 juin à Sévaré, au centre du Mali.

Lundi 2 juillet à son arrivée à Nouakchott, Emmanuel Macron a dénoncé la barbarie des jihadistes, qui ont causé la mort de sept civils maliens à l’occasion des deux attentats de vendredi 29 juin et dimanche 1er juillet. « Avant chaque sommet, les jihadistes font cela, c’est de la guerre psychologique, a confié un proche du chef de l’État français. Il ne faut rien leur céder. »
«Après l’attaque du Quartier Général de Sévaré, un nouveau commandement va se mettre en place», annonce le président Tchadien Idriss Déby
03-07-2018 - Par Christophe Boisbouvier
00:00
00:51

Le président français s’est entretenu deux longues heures avec les cinq chefs d’Etat du G5 Sahel, et visiblement, si l’on en croit le Tchadien Idriss Déby, un calendrier opérationnel a été mis en place, en vue de passer à l’offensive après la saison des pluies.

Manque de confiance entre les chefs d'Etat du G5

L’un des soucis d’Emmanuel Macron, c'est le manque de confiance qui s’est longtemps manifesté entre les cinq chefs d’Etat du G5 Sahel. Ces dernières années, en effet, la Mauritanie et le Tchad, dont les armées sont aguerries, ont souvent reproché au Mali, au Burkina Faso et au Niger d’avoir des armées beaucoup moins performantes. Pas facile de combattre ensemble dans ces conditions.

Aujourd’hui, les Français veulent pourtant croire que la confiance est revenue et que les cinq pays du Sahel vont enfin mutualiser leurs troupes.

Pour Emmanuel Macron, «nous gagnerons cette bataille ensemble et nous le gagnerons par cet engagement militaire (…) mais nous la gagnerons aussi par un travail diplomatique»
03-07-2018 - Par Christophe Boisbouvier
00:00
00:50

En visite au Collège de défense du G5 Sahel basée à Nouakchott, la toute première école de guerre du Sahel qui ouvrira ses portes en octobre, le président Emmanuel Macron en a profité pour réaffirmer l'engagement de la France dans cette lutte contre le terrorisme dans la région Sahel.

Une force africaine pérenne financée par la communauté internationale et par les pays

Un autre problème est le financement de ce G5 Sahel et aussi des autres forces de paix sur le continent africain. Les missions actuelles des Nations unies ont mauvaise presse.

Une nouvelle idée fait alors son chemin : une force africaine pérenne, qui serait financée à 75% par la communauté internationale et à 25% par les Africains eux-mêmes, verrait le jour. Une force coup de poing, qui ne resterait qu’un an ou deux sur un théâtre d’opérations et qui serait plus efficace que les opérations actuelles de l’ONU.

Reste néanmoins à convaincre Donald Trump de la pertinence de ce nouveau schéma tactique.

Rfi

 

Mondial Russie 2018 : Les salaires de l'entraîneur et le gardien de but Aliou CISSE et Khadim NDIAYE mal payés et il faut réagir.


Deux personnes sont à aider au Sénégal. L'entraîneur Aliou CISSE et le gardien de but Khadim NDIAYE du Sénégal sont les plus mal payés de la coupe du monde et ce serait bien de les aider si l'Etat ne le fait pas. L'équipe du Sénégal a bien joué. Il y a toujours des erreurs à pointer mais il faut les porter et les critiquer sans manquer de les féliciter. Une critique doit toujours être constructive. Cette jeune génération


Moi je remercie


L'entraîneur de l'équipe sénégalaise de football, Aliou Cissé, est le moins bien payé parmi les 32 sélectionneurs qui vont prendre part au Mondial-2018 en Russie (14 juin – 15 juillet) avec un salaire annuel estimé à 200.000 euros, selon une étude diffusée par le média néerlandais Zoomin TV.


Sans surprise, les grandes nations dominent la hiérarchie. Sur le banc de l'Allemagne, tenante du titre, Joachim Low sera ainsi le sélectionneur le mieux payé en Russie avec un salaire de 3,8 millions d'euros annuels. Suivent Tite (Brésil) et Didier Deschamps (France) avec 3,4 millions d'euros chacun. 4e, l'Espagnol Julen Lopetegui se trouve juste en-dessous avec 2,9 millions d'euros.
Pour trouver trace du premier sélectionneur d'une nation africaine, il faut descendre au 11e rang avec l'entraîneur argentin de l'Egypte, Hector Cuper (1,5 million d'euros).
Le Français Hervé Renard (Maroc) pointe à la 21e place avec 778.000 euros et le Franco-Allemand, Gernot Rohr, (Nigeria) à la 24e avec 497.000 euros.
28e, Nabil Maâloul (Tunisie) est le sélectionneur de nationalité africaine le mieux payé avec 348.000 euros. Son homologue du Sénégal, Aliou Cissé, est quant à lui le sélectionneur le moins bien payé parmi les 32 qualifiés avec 200.000 euros par an, soit 19 fois moins que Low.


En revanche, le sélectionneur le mieux payé au monde reste très nettement l'Italien Marcello Lippi, à la tête de la Chine, non-qualifiée pour le Mondial, avec un salaire annuel de 23 millions d'euros.
Classement des sélectionneurs qualifiés pour le Mondial-2018 (salaire annuel en euros) :


1er – Joachim Low (Allemagne) : 3,8 millions d'euros
2e – Tite (Brésil) : 3,4 millions
— – Didier Deschamps (France) : 3,4 millions
4e – Julen Lopetegui (Espagne) : 2,9 millions
5e – Stanislav Cherchesov (Russie) : 2,5 millions
6e – Fernando Santos (Portugal) : 2,18 millions
7e – Carlos Queiroz (Iran) : 1,9 million
— – Gareth Southgate (Angleterre) : 1,9 million
9e – Jorge Sampaoli (Argentine) : 1,77 million
10e – Oscar Tabarez (Uruguay) : 1,7 million
11e – Hector Cuper (Egypte) : 1,5 million
— – Jose Peckerman (Colombie) : 1,5 million
13e – Juan Pizzi (Arabie saoudite) : 1,4 million
14e – Bert van Marwijk (Australie) : 1,17 million
15e – Ricardo Gareca (Pérou) : 1,1 million
16e – Juan Osorio (Mexique) : 1 million
17e – Age Hareide (Danemark) : 925.000
— – Akira Nishino (Japon) : 925.000
— – Roberto Martinez (Belgique) : 925.000
20e – Vladimir Petkovic (Suisse) : 845.000
21e – Hervé Renard (Maroc) : 778.000
22e – Helmir Hallgrimsson (Islande) : 697.000
23e – Zlatko Dalic (Croatie) : 546.000
24e – Gernot Rohr (Nigeria) : 497.000
25e – Janne Andersson (Suède) : 448.000
— – Shin Tae-Young (Corée du Sud) : 448.000
27e – Hernan Gomez (Panama) : 398.000
28e – Nabil Maaloul (Tunisie) : 348.000
— – Oscar Ramirez (Costa Rica) : 348.000
30e – Mladen Krstajic (Serbie) : 298.000
31e – Adam Nawalka (Pologne) : 268.000
32e – Aliou Cissé (Sénégal) : 200.000


https://www.webmanagercenter.com/2018/05/14/419866/mondial-russie-2018-les-salaires-des-entraineurs/
Découvrez le salaire ridicule de Tony Sylva sur le banc des Lions


Source: : Seneweb.com


Découvrez le salaire ridicule de Tony Sylva sur le banc des Lions


Pour un ancien footballeur, qui titillait les étoiles et ramassait les millions à la pelle chaque semaine, le traitement est ridicule. Certes les temps ont changé, Tony Sylva est à la retraite. Mais on parle du préparateur des gardiens de buts de l'équipe du Sénégal A, qualifiée pour le Mondial-2018.
Figurez-vous que Tony touche un salaire de 500 mille francs Cfa par mois. Le quotidien sportif Record, qui donne l'information dans son édition de ce vendredi, souligne qu'il est le moins bien payé du staff technique des Lions. Aliou Cissé, le sélectionneur national, touchant 9 millions, et son adjoint, Regis Bogaert, 2,5 millions, selon le journal.
Record affirme que c'est du fait de ce bas niveau de traitement que le meilleur gardien de la Can-2002 se limite à préparer les gardiens de buts de l'équipe du Sénégal. Sans plus. Le minimum syndical, pour tout dire.


Auteur: Seneweb news-RP - Seneweb.com


Petite histoire du Mondial] Khadim Ndiaye, le gardien « sans complexe » du Sénégal


Sénégal


À 33 ans, Khadim Ndiaye, le portier sénégalais vit sa première Coupe du monde. Au milieu de stars de clubs européens tels que Liverpool dont son compatriote Sadio Mané partage le banc, le Paris Saint-Germain ou encore le Real Madrid, Khadim Ndiaye, lui, est arrivé en Russie avec un parcours bien atypique. Il est le seul joueur de l'équipe sénégalaise à évoluer sur le continent.
Le gardien de but sénégalais est en effet la star du Horoya Athletic Club, qui domine le modeste championnat de Guinée. Mais pas de quoi le complexer face à ses coéquipiers. "Pas de complexe, je suis professionnel comme eux", expliquait-il à l'AFP à l'issue d'un entraînement de fin de championnat à Conakry. "Eux, ils sont à Liverpool, moi je suis à Horoya, mais on partage la même sélection, j'ai le même niveau de compétitivité, les mêmes valeurs", ajoute le natif de Dakar.
En Guinée, Khadim Ndiaye a en effet trôné au sommet. Il a notamment remporté quatre titres de champion, dont celui de la saison 2017/18 est encore chaud, trois Coupes de Guinée et trois Super coupes. En sélection, il était de l'aventure à la Coupe d'Afrique des Nations de 2017, pendant laquelle le Sénégal a atteint les quarts de finale.
Avec 23 sélections depuis la première en 2010, Khadim Ndiaye s'est imposé comme un taulier du vestiaire sénégalais. Même si, aujourd'hui, il doit faire avec la concurrence Rennais Abdoulaye Diallo.
Les critiques sont de plus acerbes depuis la dernière sortie des Lions de la Teranga face au Japon (2-2) où Ndiaye a été accusé d'incompétence. Les commentateurs du match sur une chaîne cryptée du bouquet affirmaient du reste que le Sénégal a une équipe, mais pas de gardien de but. Kharim Ndiaye le sait, il doit redoubler d'efforts s'il veut rester titulaire et montrer que le club où on évolue n'a de valeur que le talent.

lundi, 02 juillet 2018 12:23

France: revivez l'entrée de Simone Veil au Panthéon

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Décédée il y a un an à l’âge de 89 ans, le 30 juin 2017, Simone Veil a fait ce dimanche son entrée au Panthéon où elle repose désormais aux côtés de son mari Antoine Veil, intronisé en même temps qu'elle. Survivante de la Shoah, Simone Veil a marqué son époque pour avoir mené à bien la loi qui porte son nom pour la dépénalistaion de l’avortement avant de devenir la présidente du premier Parlement européen en 1979 puis de faire son entrée à l’Académie française en 2010. Elle avait témoigné de cette existence hors du commun dans son autobiographie sobrement intitulée « Une Vie ».

Élue à l’Académie française en 2010, elle était déjà « immortelle ». Son cercueil transféré aujourd’hui au Panthéon, un an et un jour après sa disparition, voilà désormais Simone Veil « éternelle ». C’est un destin à tous points de vue hors du commun pour une femme au parcours exemplaire qui fut d’abord et avant tout la survivante d’un drame à la fois collectif et personnel qui l’aura marquée pour une vie entière. Survivante de la Shoah, le génocide des juifs durant la Seconde Guerre mondiale, Simone Jacob, son nom de jeune fille, avait été déportée en mars 1944 à l’âge de 16 ans au camp d’Auschwitz avec ses parents André et Yvonne et son frère Jean qui n’en sont pas revenus, et l'une de ses deux soeurs, Madeleine, surnommée Milou. Son autre soeur, Denise, sera arrêtée par la Gestapo et déportée en juillet de la même année au camp de Ravensbrück.

Réchappée de justesse de l’Holocauste, elle avait rencontré Antoine, son futur mari, en février 1946 à Sciences Po alors qu’elle n’avait que dix-huit ans et lui dix-neuf. Le coup de foudre avait été mutuel entre les deux jeunes gens qui s'étaient mariés huit mois plus tard. Couple qualifié de fusionnel par tous leurs proches, Simone et Antoine, mariés durant 67 ans, vont continuer à reposer ensemble mais sous la coupole du Panthéon. C’est un petit clin d’œil de l’Histoire en direction de celle qui avait milité auprès du président François Mitterrand pour que les femmes, à l’égal des hommes, soient célébrées dans ce monument à la gloire des plus grands Français, situé en plein cœur de Paris, dans le Vearrondissement.

Une femme déterminée

Simone Veil dans les années 1950, une beauté magnétique.© MPP

« Ses yeux pers dans un visage éclatant réfléchissaient le vécu d'une tragédie indélébile », avait écrit à son propos Antoine Veil, lequel avait pour sa part échappé à la déportation, contrairement à sa sœur. Leur vie conjugale s’était d’abord construite autour de sa carrière à lui, jeune énarque vite engagé comme conseiller d'ambassade. Simone Veil l'avait ainsi accompagné à la fin des années 1940 à Wiesbaden puis à Stuttgart où il avait été nommé. À des proches qui s'en étaient indignés, elle avait expliqué qu'il fallait « distinguer les nazis des Allemands dans leur ensemble », une attitude lucide mais témoignant aussi d’une grandeur d’âme particulière. Durant les premières années de la vie du couple, c’est donc le mari qui tient le haut de l'affiche. Peu enclin à pousser sa femme à travailler, Antoine Veil voit d’ailleurs d'un mauvais œil le souhait de Simone de devenir avocate.

À (re)lire : Simone Veil, une combattante éternelle (juin 2017)

Simone Veil sur l'avortement 01/07/2018 - par Archives RFI Écouter

Se souvenant que son père avait empêché sa mère de poursuivre ses études après son mariage, Simone Veil décide quand même de devenir magistrate, preuve d’une détermination qui fera toujours sa force. Auparavant, elle a déjà donné naissance à trois fils (Jean en 1947, Claude-Nicolas en 1948, décédé en 2002, et Pierre-François en 1954). À la Chancellerie, sa capacité de travail ne passe pas inaperçue et elle devient, en 1970, la première femme désignée secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature. C’est là que Jacques Chirac la repère. Nommé Premier ministre en 1974, il la propulse ministre de la Santé. C’est une première pour une femme, une voie de pionnière qu’elle poursuivra en devenant, en 1979, la présidente du premier Parlement européen puis, en 1993, la première femme ministre d'État en France et, dans la dernière partie de sa vie, seulement la sixième femme à être admise à l'Académie française, en 2010.

C’est son combat pour faire adopter en 1975 la loi sur l'interruption volontaire de grossesse - contre une partie de la droite, son propre camp - qui l'avait fait connaître du grand public. Elle était devenue un peu plus tard la personnalité politique la plus populaire du pays. Passé au second plan dans le couple, Antoine Veil eut l’intelligence et l’humilité d’accompagner la carrière de son épouse sans en concevoir ni jalousie ni aigreur. Remisant ses ambitions de jouer un rôle en politique, il aura privilégié les affaires, enchaînant les hauts postes : directeur général de la compagnie aérienne UTA, président du comité stratégique du groupe Bolloré, PDG de Manurhin, de Matra transport, d'Orlyval, administrateur d'Havas.

« Je pense avoir su l'écouter et avoir su la lire entre les lignes. Mais les déportés parlent surtout entre eux », a dit celui qui fut aussi conseiller régional centriste d'Ile-de-France, et conseiller municipal de Paris. En 2010, après une visite au camp d'Auschwitz-Birkenau, où elle avait été déportée, Simone Veil avait dit de son inséparable « Tony », qui tenait à voir ce camp avant leur mort : « Il vit beaucoup plus pour moi que je ne vis pour lui » .Grand Officier de la Légion d'honneur et Commandeur de l'Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne, Antoine Veil est décédé en avril 2013.

L’hommage de la nation

Simone Veil avec Jacques Chirac, lors de son entrée à l'Académie Française.Foto: Reuters/Charles Platiau

Vendredi et samedi, les cercueils de Simone et Antoine Veil avaient été exposés dans la crypte du Mémorial de la Shoah à Paris – mémorial dont Simone Veil était l’un des membres fondateur avant d’en être, de 2001 à 2007, la présidente. Pour la journée d’intronisation de dimanche, l'Elysée et le Centre des monuments nationaux ont mis en scène une cérémonie solennelle forte en symboles. Depuis un an, partout en France, un grand travail a été fourni sur la mémoire de Simone Veil, notamment dans les classes mais aussi à l'occasion d'inaugurations de rues ou de places à son nom, notamment à Paris où la station de métro Europe et la place de l’Europe, dans le 17e arrondissement, ont été rebaptisées du nom de la grande dame.

À (ré)écouter : L'hommage national à Simone Veil (juillet 2017)

L'hommage à Simone Veil au Mémorial de la Shoah 01/07/2018 - par Laurence Théault Écouter

Ce dimanche matin, le cortège funèbre a traversé la Seine et le Quartier latin, puis les cercueils ont remonté la rue Soufflot jusqu'au Panthéon sur une moquette bleue, « couleur de la paix, de l'ONU et bien sûr de l'Europe », a précisé l'Elysée. La cérémonie du Panthéon en elle-même a rassemblé un millier d'invités, dont les anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande ainsi que les membres du gouvernement et de nombreux élus. L'Elysée avait annoncé dès vendredi 29 juin que le président en exercice Emmanuel Macron prononcerait un discours sur « cette figure contemporaine qui a mené ses combats avec un temps d'avance » et n'a cessé d'agir « dans un esprit de réconciliation ».

La famille entre honneur et déchirement

Les portrait de Simone Veil et son mari Antoine Veil au Panthéon, à Paris.REUTERS/Benoit Tessier

L'entrée de sa mère au Panthéon est « un immense honneur », a reconnu Pierre-François Veil, son second fils encore vivant, à Madame Figaro. Mais c'est aussi «  un second arrachement » parce que « nous devons désormais partager notre mère » et que « le Panthéon et sa crypte n'incitent guère à la conversation intime ». A l'Elysée, on s’est dit conscient que, pour leurs descendants, « l'annonce de la panthéonisation a rendu leur deuil impossible », avec « l'étrange déchirement entre la fierté de voir leurs parents entrer au Panthéon et une forme de douleur de les voir exhumés, transférés, réinhumés... ».

L’an dernier, lors de l'hommage national aux Invalides, Emmanuel Macron avait déjà salué les « combats du siècle » dernier menés par Simone Veil. Notamment sa « bataille pour que cessent les conditions sordides et meurtrières dans lesquelles se déroulaient les avortements » lorsque, ministre de la Santé de Valéry Giscard d'Estaing, elle avait porté en 1974 la loi sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG). La cérémonie de dimanche a commencé comme prévu à 11H00 précises (9H00TU) au son d’un violoncelle sur le parvis du Panthéon et sous le chaud soleil de ce début de juillet.

Portés chacun par six gardes républicains, les deux cercueils de Simone et Antoine Veil sont arrivés sur le tapis bleu couleur Europe. Ensuite, un texte témoignage préenregistré de Simone Veil a été diffusé dans les hauts-parleurs, texte dans lequel elle a parlé de ses parents morts en déportation. Puis les porteurs des cercueils se sont avancés le long de la rue Soufflot, accompagnés d'applaudissements pleins de retenue des spectateurs massés de part et d'autre de l'artère qui mène à la place du Panthéon.

« Merci Simone »

Les deux cercueils place Edmond Rostand avant leur arrivée rue Soufflot.REUTERS/Pascal Rossignol

Sur le parcours, plusieurs femmes portaient des t-shirts barrés d'un « Merci Simone ». « Elle a brisé tous les plafonds de verre, celui de la place des femmes dans la société, mais aussi celui de l'extermination des juifs: c'était un tabou qu'elle a brisé », a expliqué à l'Agence France-Presse Bernard Greensfeld, un badaud, devant le Mémorial. « Elle n'entre pas au Panthéon en tant que victime de la Shoah, mais comme quelqu'un qui a vaincu cette horreur. Et c'est pour ça qu'elle est dans le cœur des gens », a-t-il encore estimé.« Simone Veil est d'abord pour moi l'héroïne du XXe siècle », avait pour sa part déclaré l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy au Journal Du Dimanche. « Elle ne cédait pas sur ses valeurs. Elle pouvait tolérer des désaccords, mais elle ne supportait ni la lâcheté, ni l'hypocrisie, ni le mensonge ».

Seulement la cinquième femme au Panthéon

Pendant le discours d'Emmanuel Macron sur le parvis.Ludovic Marin/Pool via Reuters

Le président Emmanuel Macron a prononcé un discours de 25 mn durant lequel il a rendu hommage aux combats de Simone Veil. « La France aimait Simone Veil » a-t-il appuyé. Il a rappelé que la décision de la transférer avec son mari au Panthéon « ne fut pas seulement la (sienne), ce ne fut pas non plus celle de sa famille qui cependant y consentit, cette décision fut celle de tous les Français ».

« C'est intensément, tacitement, ce que toutes les Françaises et tous les Français souhaitaient (...) Avec Simone Veil, entrent ici ces femmes qui ont fait la France sans que la Nation leur offre la reconnaissance et la liberté qui leur était due », a ajouté le chef de l'État. Il a également rendu hommage à Yvonne Jacob, née Steinmetz, la mère tant aimée de Simone Veil, morte du typhus quelques jours avant la libération du camp où elle avait été déportée. Puis à Antoine Veil « son chevalier servant », ce « haut fonctionnaire doué pour la vie ».

Je suis une enfant de la guerre, j'ai vécu l'antisémitisme
Jeanine Rekzanec, une dame âgée venu assister à la cérémonie 01/07/2018 - par María Carolina Piña Écouter

À l’issue du discours, La Marseillaise interprétée par la chanteuse lyrique Barbara Hendricks accompagnée par le chœur de l’Armée française a retentit sur le parvis. Puis a été observée une minute de silence durant laquelle a été diffusé le son du « silence » du camp d’Auschwitz Birkenau, où a été internée Simone Veil, moment enregistré sur place en Pologne, le 17 juin dernier à l'aube, par le réalisateur David Teboul. Les deux cercueils recouverts du drapeau français sont entrés par le portail monumental du Panthéon en présence du président et de son épouse Brigitte, des deux fils encore vivants du couple Veil et de leurs descendants, au son d'un solo de violoncelle de la suite numéro 5 de Jean Sébastien Bach. Cette entrée a été applaudie par le millier d'invités et les nombreux anonymes qui avaient suivi la cérémonie autour du Panthéon.

Qu'il n'y ait aucune femme au Panthéon, c'est nier ce que dans le passé les femmes ont apporté à la patrie
Réécoutez l'Édition spéciale de dimanche diffusée sur RFI 01/07/2018 - par RFI Écouter

Simone Veil reposera à partir de lundi avec son époux dans le sixième caveau de la crypte aux côtés de Jean Moulin, André Malraux, René Cassin et Jean Monnet, « quatre grands personnages de notre Histoire », qui « furent comme elle des maîtres d'espérance », selon Emmanuel Macron. Avec elle, c'est aussi le martyr juif de la Seconde Guerre mondiale qui fait, pour la première fois, son entrée sous la coupole du monument. Simone Veil est par ailleus seulement la cinquième femme à être inhumée au Panthéon après Simone Berthelot, Marie Curie, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillon. Le monument sera exceptionnellement ouvert gratuitement au public jusqu'au 8 juillet.

Simone Veil en 13 dates
  • 13 juillet 1927: naissance à Nice (Alpes-Maritimes) de Simone Jacob, benjamine d'une famille de quatre enfants.
  • mars 1944: déportée à Auschwitz avec sa soeur Madeleine (Milou) et sa mère. Cette dernière y mourra. Les trois soeurs Jacob retrouveront la liberté en 1945.
  • 1946: mariage avec Antoine Veil, futur inspecteur des finances.
  • 1970: première femme à devenir secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
  • 1974-1978: ministre de la Santé (gouvernements Chirac et Barre).
  • 17 janvier 1975: promulgation de la «loi Veil» autorisant l'avortement en France, après des débats houleux
  • 1979-1982: présidente du Parlement européen.
  • 1993-1995: ministre d'Etat, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville (gouvernement Balladur)
  • 1998-2007: membre du Conseil constitutionnel.
  • 2000-2007: présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Elle en restera présidente d'honneur
  • 2008: élue à l'Académie française.
  • avril 2013: mort de son mari, Antoine.
  • 30 juin 2017: décès.
  • François Guillot/AFP

Redoine Faïd, un braqueur récidiviste, s'est évadé ce dimanche 1er juillet au matin par hélicoptère de la prison de la région parisienne où il était incarcéré.

L'opération « de quelques minutes » n'a fait ni blessé ni otage, selon l'administration pénitentiaire.

Redoine Faïd était incarcéré à la maison centrale de Réau (région parisienne). Lors de son évasion, il a bénéficié de l'aide d'hommes « lourdement armés », a-t-on précisé de source proche de l'enquête. Redoine Faïd s'était déjà évadé de la prison de Lille-Séquedin (nord de la France) en 2013.

De source proche du dossier, on précise que l'évasion s'est faite « par hélicoptère, avec trois complices ». « L'hélicoptère a été retrouvé » à Gonesse, à une soixantaine de kilomètres de la prison, et « un dispositif de recherche a été activé dans toute l'île-de-France », a-t-on ajouté. Selon une source policière, l'hélicoptère, qui a été retrouvé brûlé, serait parti du Bourget, au nord de Paris.

Selon Nicole Belloubet, ministre de la Justice, les complices « avaient sans doute repéré les lieux par le biais de drones ». La police judiciaire a été saisie et « tous les moyens sont mobilisés pour localiser le fugitif », indique une source au ministère français de l'Intérieur. Les unités territoriales de la police et de la gendarmerie « ont été immédiatement alertées » et « des dispositifs coordonnées de contrôle et d'interception sont mis en place, qui tiennent compte de la dangerosité du fugitif et de ses possibles complices ».

Croquis d'audience qui montre Redoine Faïd devant la cour d'assises de Paris, le 2 mars 2016.BENOIT PEYRUCQ / AFP

Sa spécialité : l’évasion

La spécialité de Redoine Faïd c'est l'évasion. Durant l'évasion de la maison d'arrêt de Lille-Sequedin en 2013, il fait sauter cinq portes à l'explosif et prend quatre surveillants en otage. Après un mois et demi de cavale, il avait été rattrapé par la police dans un hôtel de la banlieue parisienne.

Son inspiration, Redoine Faïd l'a trouvé dans le cinéma. Il est notamment un grand fan du film Heat du réalisateur américain Michael Mann. Un film de 1995 dans lequel un policier incarné par Al Pacino pourchasse un braqueur à l'explosif.

Dans un livre qu'il a publié en 2010 et qui est intitulé Braqueur : des cités au grand banditisme, il confie qu'il a vu le film des dizaines de fois. C'est cela qui l'a poussé à se spécialiser dans le braquage de fourgons blindés de transport de fonds.

L'homme de 46 ans a été condamné en appel en avril à 25 ans de prison. Il avait organisé un braquage raté en région parisienne qui avait causé la mort en 2010 d'Aurélie Fouquet, une policière municipale.

« Un commando très bien renseigné »

Martial Delabroye est le secrétaire du syndicat Force ouvrière de la prison de Réau. Il est arrivé trente minutes après l'évasion de Redoine Faïd et de ses complices. Ses collègues lui ont parlé d'un commando « très bien renseigné, organisé et déterminé » : « Un hélicoptère s’est posé dans la cour d’honneur de l’établissement. C’est le seul endroit où il n’y a pas de filet antiaérien parce que à cet endroit-là, normalement il n’y a aucun détenu. Des individus lourdement armés de fusils d’assaut et de kalachnikovs sont descendus de l’hélicoptère, deux ou trois individus cagoulés. »

Quand ces individus sont descendus de l’hélicoptère, poursuit Martial Delabroye, ils ont « craqué des fumigènes de part et d’autre de la cour. Je pense que c’était pour créer un mouvement de panique. Ils ont disqué la première porte qui menait au parloir côté famille. Une fois arrivés au parloir, ils ont disqué les grilles palières pour accéder jusqu’au parloir de Redoine Faïd. Arrivés devant la porte du parloir, ils ont ouvert la porte, toujours à l’aide de la disqueuse, et l’ont fait sortir et l’ont extrait via l’hélicoptère. »

Une défaillance ?

La ministre française de la Justice a reconnu lundi sur Europe 1 qu'il y avait « peut-être » eu une défaillance à la prison d'où s'est évadé dimanche par hélicoptère le braqueur récidiviste Redoine Faïd, toujours en fuite. « J'ai demandé à ce qu'une mission d'inspection générale de la justice se rende sur place dès aujourd'hui et puisse voir comment les mesures de sécurité auraient été le cas échéant défaillantes pour que nous puissions y remédier », a encore déclaré la ministre.

Thomas SAMSON / AFP

Le Brésil affronte le Mexique en huitièmes de finale de Coupe du monde 2018, ce 2 juillet à Samara à partir de 14h TU. Avec les éliminations de l’Argentin Lionel Messi et du Portugais Cristiano Ronaldo, le Brésilien Neymar a le champ libre pour faire du Mondial 2018 son tournoi, après un début de compétition correct.

De notre envoyé spécial en Russie,

Ses coéquipiers d’attaque au Paris Saint-Germain, le Français Kylian Mbappé et l’Uruguayen Edinson Cavani, ont inscrit chacun un doublé en huitième de finale de la Coupe du monde 2018 et régalé la planète football. Les performances des deux Parisiens ne sont sûrement pas passées inaperçues aux yeux du Brésilien Neymar, à la veille de son match face au Mexique, ce 2 juillet à Samara à partir de 14h TU.

A 26 ans, l’attaquant du PSG a une nouvelle occasion d’être le héros de la Coupe du monde, quatre ans après une édition à domicile qui avait tourné au cauchemar, entre une blessure au dos en quart de finale et l’humiliation subie par ses partenaires face à l’Allemagne en demis (1-7).

Grâce aux éclats de Mbappé et Cavani, Neymar est en effet débarrassé des deux meilleurs footballeurs au monde, l’Argentin Lionel Messi et le Portugais Cristiano Ronaldo, éliminés en huitièmes de finale. Comme le Croate Luka Modric, le Brésilien peut contester la future victoire de Ronaldo pour le Ballon d’Or 2018, à condition de remporter le Mondial russe, le 15 juillet à Moscou.

Une montée en puissance ?

Contrairement aux deux superstars, usées après une longue saison, Neymar dispute ce tournoi en pleine forme physique. Une blessure au pied droit l’a tenu éloigné des terrains pendant trois mois. Cela lui a paradoxalement permis de souffler et de livrer trois matches corrects au premier tour, face à la Suisse (1-1), au Costa Rica (2-0) et à la Serbie (2-0), avec à la clé un but et une passe décisive.

Les ingrédients semblent donc en place pour que le concerné hausse son niveau de jeu face au Mexique, une équipe qui reste sur six éliminations en huitièmes de finale de la Coupe du monde. Mais ses coéquipiers, conscients de la pression démentielle que Neymar a parfois eu sur les épaules, ont tenté de recentrer le débat sur le collectif. « En football, il y a toujours un joueur dont on parle plus que les autres. Mais vous avez toujours besoin d’une très bonne équipe, a rappelé le milieu de terrain Casemiro. C’est inévitable. Les gens vont dire que le joueur qui doit être au-dessus du lot, c’est Neymar. Mais on ne doit pas oublier que le Brésil a d’autres grands joueurs ».

Pour l’heure, c’est surtout la propension de Neymar à chambrer ses adversaires et à plonger de manière théâtrale après certains contacts, qui a surtout fait causer. Dans une vidéo sur le site d’Eurosport, l’ex-footballeur français Eric Cantona s’est payé l’ancien joueur du FC Barcelone : « Neymar, tu es un grand joueur... et un grand acteur. Mais attention aux erreurs de logique. Si on te touche à l'épaule droite, tu ne peux pas hurler de douleur en te tenant la joue gauche ! »

REUTERS/Kai Pfaffenbach/File Photo

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