Alors que les négociations diplomatiques prennent une nouvelle dimension, avec une rencontre au sommet prévue à Minsk, en Biélorussie, mercredi 11 février, les combats redoublent de violence dans le Donbass. Il semble que chaque camp tente de conquérir un peu plus de territoire avant l’annonce d’un nouveau cessez-le-feu. Militaires et civils attendent avec impatience les résultats des pourparlers.

Comme tous les Ukrainiens, le commandant de la garde nationale ukrainienne Andriy Balan retient son souffle en observant de loin les négociations de paix qui pourraient décider du sort du Donbass. En tant que militaire, il ne cache pas son désir de paix auprès de notre envoyé spécial à Kramatorsk, Sébastien Gobert.

« On espère que cela va déboucher sur quelque chose parce qu’on en a marre de cette guerre, explique-t-il. Peut-être que les nouvelles négociations vont permettre de trouver une solution à ce conflit parce qu’on ne peut pas résoudre ces problèmes avec les moyens militaires. »

Pour Andriy Balan, l’armée ukrainienne est une bonne armée, et relativement bien dirigée par le gouvernement de Kiev. Mais une des raisons de l’enlisement sanglant des derniers mois est évidente : « Nous nous battons contre la troisième armée du monde, l’armée russe et non contre les séparatistes de notre pays. »

L’Ukraine doit se battre sur trois fronts

Andriy Balan tient aussi à rappeler la complexité de cette guerre, qui se joue au moins sur trois fronts : « Le premier front c’est ici à l’Est, le deuxième front c’est la corruption dans notre gouvernement et le troisième front c’est les gens en Ukraine qui pensent que cette guerre ne les concerne pas. »

Comme des millions d’autres, Andriy Balan observera de très près les résultats des négociations diplomatiques. Lui et ses camarades n’ont qu’une seule envie désormais, rentrer à la maison, sains et saufs.

En attendant, les combats se poursuivent. Séparatistes pro-russes d'un côté, forces ukrainiennes de l'autre. Et dans les deux camps, le nombre de victimes ne cesse de croître. Une grande partie d'entre elles sont des civils. Et pour cause : les règles du droit international humanitaire, censées protéger les personnes qui ne participent pas aux combats, sont bafouées dans les deux camps, selon Nina Walch, chargée des crises à Amnesty International.

Un million de déplacés selon l’ONU

« Les deux camps utilisent des roquettes tirées au hasard et des obus de mortier non guidés, et cela dans des zones très densément peuplées, détaille-t-elle. Ils installent des soldats, de l’armement dans des zones résidentielles et ne prennent très clairement pas les précautions nécessaires qui sont quand même prescrites par le droit international militaire pour épargner les civils.  »

Les civils sont souvent coincés dans leurs villes ou villages, incapables de s’éloigner des combats tant ils sont pris entre deux feux. Une situation qui détériore considérablement les conditions humanitaires sur place. « Les habitants des zones visées passent leurs nuits dans les sous-sols ou dans des abris souterrains qui sont surpeuplés, raconte Nina Walch. Parce qu’ils cherchent à se protéger des bombardements et des tirs de roquettes qui sont incessants. Du coup, beaucoup d’entre eux n’ont pas accès aux services de base. C’est-à-dire, l’eau courante, il n’y a pas assez de nourriture, il n’y a pas de médicaments. » Selon l'ONU, 5 000 personnes auraient été tuées, 12 000 blessées et près d'un million de civils seraient en fuite, depuis le début du conflit.

Le ministre malien des Affaires étrangères, chef de la délégation malienne aux négociations d'Alger séjourne à partir de ce mardi dans la capitale algérienne pour un nouveau round décisif des discussions avec les groupes armés. Avec le ministre de la Communication, il a rencontré lundi 9 février la presse.

Le ministre malien des Affaires étrangères arrive ce mardi à Alger pour un nouveau round des négociations. « Nous y allons dans un état d’esprit toujours confiant mais en même temps conscient de la gravité de la situation sur le terrain », affirme Abdulaye Diop.

Sur le projet d’accord proposé par la médiation, le chef de la diplomatie malienne note des avancées significatives. « Ce document préserve le respect de l’intégrité territoriale, le respect de la souveraineté nationale du pays, le respect du caractère laïc et républicain, de même que la forme unitaire de l’Etat malien », se réjouit le ministre.

En revanche sur d’autres points, il demandera que la copie soit revue. « La question des quotas visant que les institutions de la République doivent fonctionner sur la base de quotas attribués à différents groupes ethniques ou à différentes minorités. Aller dans le sens de quotas aujourd’hui, nous pensons créera une instabilité permanente pour le pays, déclare-t-il. Aussi, nous rejetons l’Azawad dans sa connotation politique et géographique qui considèrerait Tombouctou, Gao et Kidal comme une seule entité politique. »

Et pour donner un coup d’accélérateur à ce nouveau round des négociations d’Alger, le Premier ministre malien Modibo Keïta effectuera de son côté, ce mardi, un court séjour dans la capitale algérienne.

Le roi du Maroc Mohammed VI a été reçu ce lundi 9 février par François Hollande à l’Elysée. Cette rencontre relance les discussions entre les deux pays et met surtout officiellement fin à un froid diplomatique qui a duré un an. Une reprise des discussions qui intervient au moment où le quotidien français Le Monde publie une enquête sur les comptes privés de la famille royale marocaine.

Une heure pile pour officialiser le rétablissement de relations apaisées entre le Maroc et la France. Le roi Mohammed VI a été accueilli vers 17h par la sonnerie de la garde présidentielle. Court sourire courtois en direction des photographes. Puis le chef de l'Etat marocain s'est engouffré dans l'enceinte du palais de l'Elysée avec son homologue français, sans faire de déclaration.

C'est une visite importante, car les relations entre les deux pays n'étaient plus au beau fixe depuis un an. Au départ de cette brouille, une descente de police à la résidence de l'ambassadeur du Maroc en banlieue parisienne, en février 2014. Des policiers venus notifier au patron du renseignement marocain, Abdellatif Hammouchi, une demande d'audition de la justice française saisie par des ONG. Ces dernières avaient porté plainte contre lui pour « apologie de torture ». En réponse, Rabat suspendait sa coopération judiciaire avec Paris.

Une série d'incidents et de « couacs » diplomatiques sont aussi survenus, que les coups de fil de François Hollande au roi du Maroc ou les excuses de Laurent Fabius à son homologue n'étaient pas parvenus à faire oublier : fouille inopinée du chef de la diplomatie marocaine à l’aéroport, menaces reçues par un haut gradé dans sa chambre d’hôpital, placement du Maroc parmi les pays sous vigilance par le quai d’Orsay, ce qui avait entrainé l’annulation de milliers de séjours touristiques en quelques jours.

Fin janvier, pour permettre un réchauffement, la coopération judiciaire avait été rétablie à l'occasion d'une visite du ministre marocain de la Justice à Paris. Il faut dire que les attentats de Paris ont donné un coup d'accélérateur à la reprise des relations judiciaires et sécuritaires entre les deux pays. Le Maroc, qui lutte aussi contre les filières de recrutement jihadistes, est en effet un allié incontournable dans la région. Désormais, Rabat et Paris sont déterminés « à lutter ensemble contre le terrorisme ».

Le nouvel accord de coopération judiciaire conclu entre les gardes des Sceaux des deux pays favorise notamment les échanges de renseignements et d'informations. Mais d’autres rencontres sont programmées après ce tête-à-tête entre chefs d'Etat. Selon l'Elysée, le Premier ministre Manuel Valls et le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius devraient se rendre tout prochainement au Maroc pour poursuivre les discussions.

Au lendemain de la rencontre, ce mardi 10 février, la fermeté de Rabat a payé, commente en substance la presse marocaine. Le fait de freiner l’échange de renseignements dans la lutte antiterroriste a servi d'argument de poids pour renégocier les conditions des relations bilatérales. Pour les médias du pays, le Royaume ressort ainsi renforcé de ce bras de fer.

La renégociation de la coopération judiciaire sonne comme une réparation aux affronts successifs subis par les officiels marocains en France. Et vu de Rabat, la brouille aura aussi été l’occasion de réformer l’action diplomatique du Maroc, en affirmant vouloir s’affranchir d’une certaine tutelle française, alors que Rabat oriente de plus en plus sa diplomatie économique vers le continent africain.

Que faire si la diplomatie échoue en Ukraine, c’est la question à laquelle le président des Etats-Unis et la chancelière allemande sont confrontés. Angela Merkel a pris la direction de Washington pour s'entretenir de ce dossier sensible avec Barack Obama. Elle est venue défendre la solution diplomatique portée également par Paris pour résoudre la crise ukrainienne.
 

Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

Barack Obama et Angela Merkel ne sont manifestement pas à l’aise face à la question des livraisons d’armes à Kiev. Le président des Etats-Unis et la chancelière allemande ont répété sur tous les tons qu’il fallait donner une chance à la diplomatie dans la crise ukrainienne. Et continuer, si besoin, d’augmenter la pression sur Moscou en appliquant de nouvelles sanctions économiques.

Des livraisons d’armes ne sont toutefois pas totalement exclues, si la diplomatie échoue. « Mon équipe travaille sur toutes les hypothèses », explique Barack Obama, précisant qu’il n’envisage pas une offensive de l’armée ukrainienne contre une armée russe beaucoup plus puissante. « C’est plutôt dans l’objectif de voir ce que nous pouvons faire pour aider l’Ukraine à renforcer sa défense face à l’agression séparatiste. Mais je veux souligner le fait qu’aucune décision n’a encore été prise ».

Si livraisons d’armes il y a, il s’agirait d’armes défensives, ce que demande le président Porochenko sur tous les tons. Une requête soutenue au Congrès américain. Mais le président des Etats-Unis refuse de parler d’ultimatum. C’est, dit-il, « une situation évolutive que nous étudions jour après jour ».

Barack Obama et Angela Merkel enfin ont consacré une large partie de cette conférence de presse à montrer une entente parfaite sur la stratégie à adopter face à la crise en Ukraine. Il s’agissait de démentir les divergences que les observateurs ont cru déceler ces derniers jours.

Niger: des cellules dormantes de Boko Haram dans le sud-estCe sont des éléments dormants de Boko Haram à Diffa et Bosso qui ont attaqué les premiers les soldats nigériens, vendredi 6 février 2015. La nébuleuse islamiste a en effet recruté en masse dans la région de Diffa, et nombre de ses membres ont infiltré les camps de réfugiés.

En trois ans d’existence dans le lit du lac Tchad, Boko Haram a eu largement le temps de s’installer, de s’armer, et de recruter parmi les jeunes dans l’extrême sud-est du Niger, sur plus de 400 km le long de la frontière dans cette région de Diffa. De Menestroa à Bosso, de Mamouri à Nguigmi, Boko Haram a recruté des adeptes issus des écoles coraniques pour servir d’abord de ravitailleurs, en carburant, armes et munitions par exemple, et ensuite en combattants le temps venu. Au nom de l’islam, ces « fous de Dieu » sont prêts à tout, pourvu qu’une fois morts, ils accèdent au paradis.

Ce sont ces cellules dormantes, aujourd’hui planquées dans cette région, qui ont engagé les premiers combats contre les soldats nigériens à Bosso et Diffa. A Bosso, les membres de cette cellule sont rentrés au Niger dans le lot de réfugiés qui fuyaient Boko Haram. C’est du camp de réfugiés situé juste en face du camp de la gendarmerie nationale que les premiers éléments de Boko Haram ont fait irruption, vendredi 6 février, pour attaquer les forces de l'ordre. Selon un général tchadien, plus de 200 corps d’islamistes en décomposition sont visibles dans les vallées de Bosso et Mamouri.

Ce sont toujours les mêmes cellules dormantes, à Diffa cette fois-ci, qui sont sorties de leurs cachettes des quartiers, celui de Diffa Koura notamment (mais pas uniquement), pour attaquer la prison civile entre autres. Des fouilles méthodiques s’avèrent nécessaires dans certains camps de réfugiés de Bosso et Diffa, précise une source sécuritaire. Coupés de leurs camarades, bloqués de l’autre côté du Koumadougou Yobé - le fleuve qui sert de frontière avec le Nigeria voisin -, ces cellules dormantes pourraient être amenées à utiliser des bombes artisanales et des kamikazes, pour créer la psychose au sein de la population.

Rfi

Dans la capitale économique ivoirienne, lundi 9 février, ils étaient des centaines de milliers, peut-être un million, à attendre le retour de leurs héros. Les Elephants, sacrés champions d'Afrique 2015 de football la veille au terme d'une séance de tirs au but épique contre le Ghana, ainsi que leur sélectionneur Hervé Renard, sont entrés triomphalement à Abidjan et ont présenté leur trophée devant un stade Houphouët-Boigny plein comme un œuf.

Désormais double vainqueur de la CAN, Hervé Renard savoure le bain de foule. Son retour à Abidjan et l'ovation réservée par le stade Houphouët-Boigny lui rappelle le triomphe qu'il avait obtenu avec l'équipe de Zambie, dans des circonstances similaires, il y a trois ans. « J’ai eu la chance de vivre ce même moment en 2012, c’est quelque chose de fantastique, d’indescriptible, explique le Français au micro de RFI. Voilà, je crois qu’ils l’ont ressenti, c’est tout un pays qui est en liesse, c’est toute une nation qui est fière de ses couleurs. »

Le sélectionneur Hervé Renard et le président Alassane Ouattara, le 9 février 2015 à Abidjan. AFP PHOTO / SIA KAMBOU

Le président Ouattara a accueilli l'ancien entraineur de Sochaux et ses ouailles en grande pompe. Conscient de l'enjeu politique que revêt le sport, et particulièrement le football, Hervé Renard commente : « On oublie tout, on oublie les conflits, on oublie d’où on vient, qui on est. On est tous sur le même point d’égalité pour fêter la victoire des Eléphants et de la Côte d’Ivoire. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’aujourd’hui, c’est le plus beau jour ; le lendemain, c’est toujours le plus beau jour. Après, ça s’estompe petit à petit, mais aujourd’hui, il faut vraiment savourer, il faut tout oublier, ne penser qu’à la victoire, qu’à la joie et après on verra bien ce qu’il se passera. »

Lors des tirs au but en finale de la CAN face au Ghana, dimanche soir, l'Ivoirien Gervinho, qui évolue à la Roma en Italie, n'avait pas pu regarder le spectacle intégralement, découragé par le début chaotique de son équipe lors de la séance (deux tirs ratés). Il était alors assis sur une chaise à attendre que cela se termine, à côté du banc de touche, dos au but le regard vide. Au lendemain de ce moment éprouvant à l'issue miraculeuse, il décrit la sensation incroyable qu'il a ressentie en traversant Abidjan jusqu'au centre-ville : « A chaque carrefour, il y avait toujours une foule qui sautait. C’est impressionnant, je n’ai jamais vécu ça. J’ai vécu ça d’une autre façon à Lille, mais là c’est un autre monde de pouvoir vivre ça. Gagner un trophée pour son pays, je pense que c’est extraordinaire. »

A droite, Gervinho après la victoire ivoirienne à Bata, le 8 février 2015. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Le président ivoirien a dit qu’une équipe comme celle-là pouvait aller en quart de finale de la Coupe du monde, fait remarquer RFI à Gervinho. Celui-ci de répondre : « C’est impressionnant d’entendre un président dire ça de ses joueurs. On est contents. Comme je le dis, on revient de très loin, on a fait un long chemin, ça n’a pas était facile pour nous depuis le début. Voilà, on partait dans cette compétition en n'étant... pas favori je dirais, mais on a prouvé que l’on reste toujours la Côte d’Ivoire. Quels que soient les joueurs qui étaient avec nous, on pouvait faire quelque chose. »

Rfi

L’Inspection générale des affaires financières (Igaf) est sur les traces de l’ancien Doyen de la Faculté de médecine et d’odontostomatologie, Pr Abdourahmane Dia dit Ardo. Il nous est revenu que des «malversations effarantes», qui n’arrivent pas à être justifiées corsent les présomptions de détournement de deniers publics qui pèsent sur «Ardo et autres». Des poursuites judiciaires ne sont pas écartées, selon les sources du journal Le Quotidien.

L’ancien Doyen de la Faculté de médecine et d’Odontostomatologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Dr Abdourahmane Dia dit Ardo, a des soucis à se faire. Le Quotidien a en effet appris ces derniers jours que l’Inspection générale des affaires financières (Igaf) est en train de retracer l’usage d’importantes sommes d’argent, évaluées à près de 400 millions de francs Cfa et mises à la disposition de la Faculté, par le ministère de tutelle, sous forme de subventions entre 2011 et 2013.

Il nous est revenu de sources généralement bien informées, que le Doyen Ardo est perdu par les révélations du rapport d’audit commandité par Mary Teuw Niane. Un audit qui avait d’ailleurs recommandé des poursuites judiciaires contre les personnes soupçonnées d’avoir détourné de l’argent destiné à la bonne marche de la Faculté. Nos sources très au fait de l’enquête en cours, indiquent que des factures suspectes imputées à des plombiers et autres ouvriers sont versées dans le dossier Ardo et autres. En effet, l’on nous donne l’exemple d’un ouvrier à qui on a imputé un chèque de 65 millions de francs pour des travaux qui n’ont jamais été réalisés dans la Faculté. Nos interlocuteurs estiment que ce sont des «malversations effarantes», qui ont été découvertes et qui risquent de troubler le sommeil de l’ancien Doyen de la Faculté de médecine. D’autant plus que personne ni le Professeur Dia ni les autres personnes incriminées ne peuvent démontrer les pièces comptables relatives aux dépenses effectuées. A la Fac médecine, les enquêteurs ont appris qu’on n’a pas «la culture de garder des pièces comptables», même si c’est de l’argent public dont il faut justifier la traçabilité.
A la lumière des découvertes qui s’accumulent au fil de l’enquête, nos sources laissent entendre que des poursuites judiciaires contre «Ardo et autres» sont fortement envisagées. Il faut rappeler que c’est suite au rapport d’enquête évoqué plus haut, que le chef de l’Etat a pris un décret, mettant fin à ses fonctions de Doyen de la Faculté de médecine et d’odontostomatologie. Lequel décret avait été menacé de recours par des responsables des personnels administratifs et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Depuis lundi dernier Le Quotidien a tenté de joindre, en vain, Pr Abdourahmane Dia. Son téléphone est constamment sur boîte vocale et il n’a pas souhaité réagir aux textes qui lui sont envoyés.

lequotidien.sn

Le premier secrétaire du Parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng a limogé Me Aïssata Tall Sall de son poste de porte-parole du parti. S’exprimant, samedi dernier, en marge de la première réunion du Bureau politique de son parti, Ousmane Tanor Dieng a indiqué qu’Abdoulaye Wilane, maire de Kaffrine, est le nouveau secrétaire à la communication de son parti. Par contre, la présidente du Mouvement national des femmes du Ps, Aminata Mbengue Ndiaye, a été désignée numéro 2 du Ps. La rencontre a été enfin l’occasion d’une réorganisation en profondeur des structures du Ps.
 
Me Aïssata Tall Sall n’est plus porte-parole du Parti socialiste. La mairesse de Podor a été débarquée au profit de son ex-adjoint, Abdoulaye Wilane, maire de Kaffrine désormais nommé au poste de secrétaire à la communication du Ps. L’information est du premier secrétaire du Ps, Ousmane Tanor Dieng, qui se prononçait à l’issue de la première réunion du bureau politique de son parti, ce samedi 7 février. A Wilane sera secondé à ce poste par Me Moussa Bocar Thiam, maire d’Ourossogui.
 
Interpelé sur les raisons du changement de son ex-concurrent, lors du dernier congrès de renouvellement du parti, Ousmane Tanor Dieng a fait dans le clair-obscur. «Il reste certains postes qui ne sont pas encore occupés et je ne veux pas mettre qui que ce soit sur un poste avant de l’avoir consulté et nous être mis d’accord. J’ai appelé Aïssata, elle est à Podor. Quand elle reviendra, je discuterai avec elle comme j’ai eu à le faire avec certains camarades avant de leur faire des propositions. C’est ça, la démocratie».
 
Cette mise à l’écart du député-maire de Podor Aïssata Tall Sall intervient dans un contexte où la relation entre les deux camarades du Ps est restée plus ou moins froide depuis le dernier congrès de renouvellement des instances du Ps, avant les locales du 29 juin dernier. Me Aïssata Tall Sall, candidat au poste de Sg du Ps, avait fustigé le fait qu’il n’y ait pas de changement à la tête du Parti à l’issue de cette compétition qui a conforté Tanor Dieng à son poste de Sg. Le maire de Dakar, également absent lors de cette réunion du bureau politique, est maintenu à son poste de secrétaire à la vie politique.
 
AMINATA MBENGUE NDIAYE, NOMMEE N° 2 DU PS
 
Outre cle départ de Me Aïssata Tall Sall à la tête du secrétariat à la communication du Ps, Ousmane Tanor Dieng a également annoncé que la présidente du Mouvement national des femmes du Ps, Aminata Mbengue Ndiaye, a été désignée numéro 2 du Ps. Aminata Mbengue Ndiaye remplace à ce poste Abdoul Khadre Cissokho, rétrogradé à la troisième position dans le rang protocolaire du Ps. S’exprimant en marge de cette réunion élargie du bureau politique, le premier secrétaire du Ps a indiqué que cette décision a été prise pour respecter la loi sur la parité.
 
UN BUREAU POLITIQUE QUI PASSE DE 80 A ENVIRON 150 MEMBRES
 
Le nouveau bureau politique élargi du Ps passe désormais de 80 à 150 membres. S’exprimant en marge de cette session inaugurale, Ousmane Tanor Dieng a exprimé ses attentes vis-à vis de cette réorganisation de l’instance dirigeante du Ps.   «Comme je l’ai indiqué tout à l’heure, le Bureau politique a été élargi pour que tous les départements, toutes les composantes de notre parti y soient représentés. Que ce soit, en quelque sorte une deuxième instance à côté de la chambre que constitue le Comité central avec des membres de droit et des membres cooptés en fonction de leur profil mais cooptés aussi en fonction des grands équilibres. Je pense que cela a été apprécié et j’ai aussi indiqué pour ceux qui ne le savent pas, que ce bureau politique a été élargi parce que nous n’avons plus de conseil national. On a un comité central, un bureau politique élargi, un secrétariat exécutif». Selon lui, ce bureau politique élargi va se réunir une fois tous les mois pour échanger sur la situation nationale, internationale et sur la vie du parti. Il est composé des maires, des députés, jeunes et femmes ».
 
S’agissant du Bureau exécutif national, le Sg du Ps a informé que c’est l’organe le plus représentatif et le plus déterminant. «Il est composé de secrétaires d’Unions nationales, autrement dit les piliers du parti dans les quatorze régions qui sont des membres de droit plus les structures comme les mouvements de jeunes et de femmes mais aussi des structures périphériques. Aujourd’hui, ils sont les principaux responsables et se réunissent une fois tous les quinze jours pour se prononcer sur la situation nationale et internationale, la vie du parti mais aussi prépare les réunions du bureau exécutif et celle du comité central».
 
«Nous avons aussi mis en place un secrétariat exécutif restreint, composé de membres de droits que sont les responsables des Unions régionales (Ur) auxquels s’ajoutent les représentants des femmes et des jeunes, plus des autres structures périphériques que nous avons au niveau du parti. Cette structure est plus légère, elle va être composée d’une trente de membres et se réunira tous les quinze jours», ajoute-t-il.  «Enfin, le Comité central (Cc) lui-même va se réunir tous les trois ou quatre mois. Au cours de cette réunion du comité central, les secrétaires généraux d’Unions régionales vont faire des rapports. Ils sont obligés de se réunir, d’ici le temps qui nous sépare du prochain comité central, les instances de base que sont les coordinations et les sections».
 
DIALOGUE POLITIQUE  POUVOIR-OPPOSITION : Tanor se dit favorable mais prône le respect des pouvoirs
 
Le secrétaire général du Parti socialiste a aussi salué l‘ouverture du président de la République à répondre à l’appel au dialogue politique de l’ex-chef de l’Etat Abdoulaye Wade. Soulignant que le pouvoir et l’opposition doivent avoir un dialogue direct, parce qu’ils ont tous des attributs, Ousmane Tanor Dieng a précisé tout de même que ce dialogue doit avoir lieu dans le respect de la séparation des différents pouvoirs : exécutif, judiciaire et législatif.
«Le respect de la séparation des pouvoirs est un principe tangible. Il y’a l’Exécutif, il y a le pouvoir judiciaire et le pouvoir législatif. Je pense qu’il faut respecter cette séparation des pouvoirs. Une fois que cela est fait, le dialogue est consubstantiel à toute démocratie», a notamment rappelé le premier secrétaire du Ps. Et de poursuivre : «Dans une démocratie, le pouvoir et l’opposition doivent discuter, échanger et voir ce qu’ils peuvent faire ensemble. A mon avis, il y a des points sur lesquels un consensus peut être construit. C’est ma conviction. Les questions concernant la défense, la sécurité nationale, les questions concernant le Plan Sénégal Emergent (Pse), les questions concernant l’agriculture, en tant que levier principal pour le développement de notre croissance, c’est indispensable qu’on essaie de construire un consensus autour de cela». «Sur l’essentiel, on doit pouvoir discuter mais cela ne doit pas se faire dans le cadre d’un chantage ou de conditionnalités fixées par les uns et les autres. Cela n’est pas acceptable. Aucun Etat ne doit l’accepter», a-t-il tenu à préciser.
 
A QUELQUES ENCABLURES DE... 2017 : Tanor exhorte ses camarades au travail
 
A quelques encablures de la présidentielle de 2017, Ousmane Tanor Dieng sonne la remobilisation des troupes socialistes. S’exprimant en marge de la première réunion du Bureau politique, le Premier Secrétaire du Ps a exhorté ses camarades au travail. Assurant qu’il prendra le temps nécessaire afin de mener des consultations avec les uns et les autres avant de leur proposer des postes, le Sg du Ps est formel. «Il ne s’agit pas d’imposer un poste à quelqu’un, c’est du volontariat. Chacun verra si le poste qu’on lui propose le convient, une fois qu’il accepte, il faut qu’il se mette au travail». Ousmane Tanor Dieng affirmera dans la foulée : « Aujourd’hui, l’architecture est très claire. Ce qu’il nous faut à présent, c’est que tous nos camarades se mettent au travail. Un parti doit être animé, un parti doit être mobilisé, un parti doit être massifié. Je pense que ça c’est normal parce qu’un parti doit vivre», a-t-il ajouté. Avant de poursuivre : «On a constaté une léthargie des instances qui étaient bien établies mais qui ne se réunissaient pas. Et ça, ce n’est pas bon. Si des camarades prennent des responsabilités, il faut qu’ils acceptent de les assumer. Je leur indiquais que si on constate que telle ou telle structure ne fonctionne plus ou que tel ou tel responsable n’est plus actif, le Bureau politique prendra ses dispositions pour le changer et mettre des gens qui veulent travailler».

Sudonline

Nuit blanche en Côte d’Ivoire après la victoire des Eléphants, dimanche 8 février, en finale de la Coupe d’Afrique des nations 2015. L'histoire s'est répétée : comme en 1992, la Côte d'Ivoire a battu le Ghana au terme d'une interminable séance de tirs au but. Et c’est le gardien ivoirien Copa Barry qui a fait la différence, libérant la joie de millions d'Ivoiriens et causant la déception pour des millions de Ghanéens.

Article mis à jour en fonction des dernières informations parvenant d'Abidjan

Explosion de joie à Abidjan et dans le reste du pays ! Vingt-trois ans après leur dernier sacre, les Ivoiriens remportent enfin la Coupe d’Afrique des nations. Au crépuscule de son ère, et même sans Drogba, la « génération dorée » du football ivoirien est enfin sacrée. Une victoire au bout d’un suspense insoutenable pour les supporters.

Dans la foule de supporters à Abidjan, depuis dimanche, c’est la liesse : « On a eu peur, mais on a eu confiance, car ils sont forts les Eléphants, ils sont très forts, on a eu la coupe ! », hurle un jeune homme. A ses côtés, un autre surenchérit : « Ça y est, notre génération a eu la coupe ! Je pense que cette victoire va permettre aux Ivoiriens de se consolider, de se réconcilier, de s’aimer et d’aller de l’avant. »La présidence a décrété cette journée de lundi jour férié, donc payé mais chômé. Les supporters sont des milliers dans les rues d'Abidjan à crier, klaxonner et chanter. Sur le boulevard Valéry Giscard d'Estaing, pas mal de bouchons !

L'avion ramenant les Eléphants à la maison devait arriver à la mi-journée. Il est en retard ! Notre envoyé spécial à l'aéroport international se prépare à attendre un bon moment, puisque l'avion n'a décollé qu'aux alentour de 13h. Mais le pavillon d'honneur est prêt. Le chef de l'Etat doit accueillir les joueurs d'Hervé Renard en personne avec l'ensemble du gouvernement.

L'équipe nationale de Côte d'Ivoire devait ensuite traverser toute la ville jusqu'au stade Houphouët-Boigny, dans le centre d'Abidjan, pour présenter le fameux trophée. Le stade est plein comme un œuf. Les autorités ont d'ailleurs demandé aux Abidjanais de cesser de s'y rendre par mesure de sécurité, et de suivre les évènements le long du parcours ou à la télévision. Mais un « grand tour » d'Abidjan est prévu pour présenter le trophée et communier avec la foule ce mardi. Il y aura aussi une cérémonie à la présidence.

Le Ghana sèche ses larmes

Les Ghanéens ont soutenu leur équipe jusqu'au bout, mais au dernier tir au but ivoirien, c'est la déception pour les supporters. A ce moment, un silence a alors envahi la plage du quartier Ossou qui était juste là très bruyante. Rapidement, chaises ont été rangées, la musique baissée et l’écran géant replié. Les nombreux spectateurs n’ont même pas vu la cérémonie de clôture. Dans la foule sur le départ, un homme se confie et la déception est grande : « Je suis déçu, déçu, rien de plus, rien de moins. Pour moi, il n'y a de commentaire à faire, les jeunes ont fait de leur mieux. »

La revanche n’a pas eu lieu. Bis repetita, les Ivoiriens arrachent la coupe comme en 1992. Les Ghanéens déçus depuis la dernière campagne des Blacks Stars au Mondial avaient pourtant fini par croire en leur équipe. Et les jeunes n’ont pas démérité, disent-ils : « Ecoutez, les jeunes ont fait de leur mieux, nous pensions tous qu'ils ramèneraient la coupe pour une revanche de 1992, malheureusement la Côte d’Ivoire l'a emportée. Les enfants ont fait une belle prestation malgré tout, je suis fier de leur prestation. »

Rfi

L’Alliance pour la République constate que le Pds et ses alliés «veulent installer une tension artificielle dans le pays».

Dans un communiqué, le Secrétariat exécutif national (Sen) du parti présidentiel estime, de toute façon, que les Sénégalais «n’ont pas massivement répondu à l’appel» du Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr) lors de son rassemblement à la Place de l’Obélisque mercredi dernier. «Ils ont compris, soulignent Seydou Guèye et ses camarades, que «Me Abdoulaye Wade, en défiant ouvertement l’Etat de droit et la République, ne vise que la libération de son fils, aujourd’hui entre les mains de la justice». Le Sen réaffirme son «option résolue pour la stabilité» du pays et sa «détermination à enrayer toute dynamique de mise en péril de notre démocratie».

Le Quotidien

Page 305 sur 333

AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

Video galleries

logotwitterFacebook