Le 10 mai est la journée commémorative de l'abolition de l'esclavage en France. Ce jour a été célébré pour la première fois à Choisy-le-Roi à l'initiative de ma collègue et amie, Chantal GRASSET-PRIAN, conseillère municipale associée aux droits de l'homme et aux actions contre les discriminations.
Je voulais vous partager mon intervention prononcée à cette occasion dans le Parc de la Mairie au pied de la statue de la Paix de David Erevantzi.
"Mesdames, messieurs Nous voici réunis aujourd'hui pour rendre hommage à la mémoire des victimes de l'esclavage et de la traite négrière, et pour commémorer l'abolition de ces tragiques institutions.
Depuis 2006, les cérémonies du 10 mai participent de la construction d'une mémoire lucide, apaisée et réconciliatrice.
Cette journée est l'occasion de rappeler la France à son héritage, à son destin, et aux valeurs sur lesquelles repose notre pacte social.
C'est au nom de ces valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité, que des hommes et des femmes se sont élevés au-dessus de leur idéal pour prendre part à l'abolition de la traite et de l'esclavage. Je pense à Victor SCHOELCHER dont une partie des descendants résident à Choisy-le-Roi, à Louis DELGRÈS et son ami Joseph IGNACE qui font partie des premiers à s'être soulevés accompagnés de 200 autres camarades, à L'Abbé GRÉGOIRE, rédacteur d'une première loi d'abolition de l'esclavage avant qu'elle ne soit retirée par Napoléon Bonaparte, et une jeune femme prénommée "Solitude" qui s'est également révoltée, et à tous ceux qui, par leurs combats pour l'abolition, ont contribué à dessiner le visage de notre République et à forger son identité humaniste.
Mais célébrer l'abolition ne doit pas servir à oublier le sort qui a été réservé aux victimes de l'esclavage.
En mettant des êtres humains au rang de « biens meubles », en permettant que des êtres humains soient vendus, loués, achetés comme des marchandises, l'homme nous a prouvé qu'il pouvait devenir le pire ennemi de l'homme.
L'esclavage et la traite négrière nous montrent le danger encouru par l'humanité lorsque la barbarie prend le pas sur la civilisation. Bien évidemment nous préférons bien souvent célébrer les événements qui sont glorifiant.
Le désir est toujours grand d'enterrer ce que nous voudrions n'avoir jamais vu le jour. Mais, comme nous en avertissait Aimé Césaire :
« Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. »
Ces paroles d'Aimé Césaire conservent toute leur actualité et toute leur force de vérité.
Je pense que la grandeur d'une nation se mesure au courage dont elle fait preuve pour se retourner sur son Histoire. Toute son Histoire.
Pas par honte, mais par honneur. Pas par fragilité, mais par force.
Ce passé, s'il n'est pas dit, s'il n'est pas interrogé, s'il n'est pas mis en partage, continuera à faire le lit des blessures, des rancunes et des communautarismes.
A nous d'assumer notre passé si nous voulons assurer notre avenir commun. Certains pensent que pour aller de l'avant, il faut oublier.

Oublier ces victimes ?! Ce serait faire mourir une seconde fois les millions de vie qui furent dévastées par cette tragédie. Oublier ces combats, ce serait déshonorer la mémoire de tous ceux qui ont lutté contre l'esclavage au nom des principes de la République.
Oublier ces blessures, ce serait nous empêcher d'être solidaires les uns envers les autres et nous priver du bienfait de vivre ensemble. Oublier ces crimes, ce serait mettre en péril la lucidité dont nous avons besoin pour prendre garde à ce que ces désastres ne se reproduisent pas : c'est un appel à la vigilance.
Cette tragédie n'est pas seulement celle des descendants d'esclaves, mais celle de tous les citoyens. Cette mémoire ne saurait être seulement le patrimoine des originaires d'Outre-mer ou des descendants d'esclaves.
Nous devons continuer à œuvrer pour que cette mémoire devienne un bien commun à tous et un patrimoine de vigilance pour les générations. La mémoire et la transmission donc, mais aussi la vigilance.
Les dernières élections sont là pour nous rappeler que la barbarie et les forces de la haine ne sont jamais une fois pour toutes anéanties.
Les préjugés, les haines racistes et antisémites ne sont pas éteintes, je dirais même se ravivent et prospèrent. Il nous faut les combattre sans relâche, les pourchasser où qu'elles se trouvent et les terrasser sans hésitation.
Cette journée de commémoration est aussi là pour nous rappeler qu'être silencieux devant la haine de notre prochain revient à y consentir, à l'encourager et à la renforcer. Notre pays, notre ville, doit être fière de ses origines multiples.
Aujourd'hui encore, l'homme n'est toujours pas à l'abri de l'homme. Aujourd'hui encore dans le monde, le commerce d'êtres humains n'a pas encore disparu. Aujourd'hui encore des enfants, des femmes et des hommes sont victimes de traites d'un genre nouveau.
Cette journée de commémoration de l'esclavage, de la traite et de leurs abolitions est également décisive pour appeler chacun d'entre nous à être lucidité, à assumer ses responsabilités. L'esclavage continue d'exister à l'heure même où nous parlons.
Il doit être combattu sans atermoiement et sans faiblesse. Il doit être combattu avec force, avec courage et avec détermination.

Le combat pour la liberté n'est pas derrière nous. Les valeurs de notre République font notre fierté. Mais elles ne peuvent faire notre fierté que si elles font et sont d'abord, notre exigence.
Les Droits de l'homme, les valeurs de dignité, d'autonomie et de respect de ne doivent pas être réservés à ceux qui sont nés au « bon endroit » de la terre.
Liberté, égalité, fraternité : la devise républicaine ne doit pas être un slogan. Elle doit être un parti pris éthique qui alimente notre action. Ici, comme à travers le monde, ce combat pour la liberté, l'égalité, la justice sociale est plus que jamais d'actualité!
Tâchons d'être, ensemble, à la hauteur de cette responsabilité."

blog de Didier Guillaune Maire de Choisy-le-Roi Val de Marne France

"Les jeunes équipes  municipales, prennent en compte les attentes de la diversité. Un peuple qui s'accepte dans sa diversité, un peuple qui ne veut pas se métisser est un peuple qui s'étiole, la France quoi qu'on dise n'a pas son pareil dans ce monde moderne, les crises destabilsent nos esprits mais la cérité est ailleurs, prenons-garde et sachons reconnaître chez l'autre notre propre regard ( Levinas)". Pape CISSOKO

 

La religion occupe une grande place dans le quotidien des populations sénégalaises. Chaque année, ce sont des millions de croyants musulmans ou chrétiens qui parcourent le pays pour prendre part à des événements religieux ou pèlerinages. Des destinations culturelles et religieuses marquées d'histoires, et qui s'étendent peu à peu vers une cible internationale.
« Il y a énormément d'investisseurs qui veulent ouvrir des hôtels à Touba, Tivaoune, Ndiassane, Popenguine et autres. L'organisation annuelle de nombreuses manifestations religieuses dans de nombreuses villes constitue une importante opportunité en termes de retombées touristiques, aujourd'hui cette piste devrait être explorée pour relancer le secteur. Le tourisme religieux a montré son impact dans un pays comme le Maroc ou l'Arabie saoudite, le Sénégal a de nombreux atouts et devrait prendre exemple » explique Xavier Starkloff, directeur Afrique de l'ouest de la plateforme hôtelière jovago.com
Dans ces villes et villages, les visiteurs peuvent se rendre sur des lieux de culte historiques, parcourir des livres anciens dans des bibliothèques ou encore jeter un œil sur des manuscrits et se recueillir devant des mausolées.
Mise en avant des événements
L'histoire de grands noms comme Sérigne Touba, El Hadj Malick Sy, Baye Niasse, Seydina Limamoulaye ou encore Seydou Nourou Tall, pour ne citer que ceux-là, constituent de nombreuses inspirations religieuses et de grandes attractions pour de nombreux visiteurs, croyants de toutes nationalités qui font le déplacement chaque année pour le magal de Touba, le gamou de Tivaouane, le gamou de N'diassane, le gamou de Médina Baye. Certains événements et sites chrétiens comme le pèlerinage au sanctuaire marial de Popenguine, les recollections de Keur Moussa, ou la Cathédrale de Dakar sont également de véritables attractions pour le tourisme religieux. « Notre pays possède une histoire religieuse importante, et dans une ville comme Joal Fadiouth le dialogue inter-religieux est visible, ce qui nous manque c'est juste une bonne promotion » explique François Touré, de l'association des guides touristiques de Joal-Fadiouth. En effet, pour que le Sénégal devienne une destination importante dans le tourisme religieux, il demeure important que les événements religieux ainsi que l'histoire de ces grands hommes soient mis en avant à travers le monde.

Ismaël Cabral Kambell Resp Relations Publiques l'Afrique de l'Ouest
Tel: +221 76 644 38 93 l Skype: Is-kambel

"Et si vous saviez que Picasso, après sa traversée du désert, a retrouvé l'inspiration crétrice dans un cabinet de curiosité d'objets venus d'Afrique.

Après la période coloniale, les explorateurs, ethnologues, etc, avaient rammené des souvenirs, des objets d'art aux formes différentes et "impressionnantes" c'est par la forme que les deux continents se sont dits oui et voici le résultats. L'art sans frontière peut nous apporter beaucoup, instruisons nos regards et enseignons l'art aux enfants, puisse l'Afrique compter aussi avec l'art comme outil économique du 20 ème siécle, l'asie l'a déjà compris" Pape CISSOKO ichrono

Lundi soir à New York, le tableau de Picasso Les femmes d'Alger, version O est devenu l'oeuvre la plus chère adjugée en vente publique. Le tableau s'est envolé à près de 180 millions de dollars. La folle spirale du marché de l'art n'est apparemment pas en train de retomber.
Les enchères ont ouvert à 100 millions de dollars. Trois minutes plus tard, le tableau avait déjà atteint son estimation de 140 millions de dollars. Quelques minutes plus tard il égalait le record du Picasso le plus cher. Allait-on en rester là ? Non. Il restait encore assez d'enchérisseurs pour faire grimper Les femmes d'Alger au rideau.
En tout, il n'aura pas fallu plus de onze minutes et demi pour atteindre les 179,36 millions de dollars. "Sous vos applaudissements", comme on dit. Ce n'est pas le plus beau, ce n'est pas le plus grand, ce n'est même pas le plus historique des Picasso. Mais c'est désormais le plus cher.
Des harmonies de rouge, bleu et jaune vif
Il provient d'une série de 15 tableaux inspirée du célèbre chef d'œuvre de Delacroix : Les femmes d'Alger dans leur appartement, qui est aujourd'hui au Louvre. Le Picasso qui s'est vendu hier est-il le plus beau de la série ? Difficile à dire. Il est en tout cas le plus coloré. Des harmonies de rouge, bleu et jaune vif rappellent bien sûr l'Orient qui constituent, pour Picasso lui-même, un hommage à Matisse. Et pourtant ces femmes d'Alger est un tableau qui date des années 50, une période de Picasso qui n'est pas considérée comme la meilleure.
Mais ça change. Le marché découvre cette période durant laquelle Picasso peignait des variations d'après des chefs-d'oeuvre du passé. Comme les Ménines de Velasquez. Les raisons qui ont fait que le tableau de Picasso a battu tous les records hier soir sont multiples. D'abord, cest un grand tableau : 1m14 X1m46. Il y en a très peu de ce format sur le marché. Ensuite, sur les quinze tableaux de la série d'après les femmes d'Alger, 10 sont dans des musées. Enfin, un détail de grande importance pour les collectionneurs, ce tableau n'a eu que deux propriétaires depuis 1955. Celui qui le vendait hier l'avait acheté aux enchères en 1997 pour 31 millions de dollars.
L'acheteur va rester encore secret quelques temps
La maison de ventes Christie's semblait sûre de son coup. Elle avait garanti un prix d'adjudication minimum. Si elle a conçu sa campagne médiatique autour du Picasso, il ne faut pas oublier les 35 œuvres majeures que comportait la vente d'hier soir. À commencer par un Giacometti, qui lui aussi a battu tous les records en partant à 141,28 millions de dollars. L'ensemble de la vente était estimé à 500 millions. Christie's en espérait un peu plus, évidemment, elle n'a pas été déçue puisque c'est plus de 705 millions de dollars que cette vente aura rapporté.
L'acheteur va rester encore secret quelques temps. Mais on disait hier chez Christie's que chaque semaine apporte son nouveau lot de nouveaux collectionneurs de plus en plus fortunés. Il y a les historiques et des nouveaux, notamment des chinois et des asiatiques. Qui veulent mettre le paquet sur des valeurs sur qui n'en finissent pas de grimper.
Mais jusqu'où ira-t-on ? Un jeune expert a confié qu'il était certain de voir un jour une œuvre d'art atteindre le milliard de dollars. Il ajoutait qu'il est plus facile de lever le bras pour enchérir que pour peindre un chef d'œuvre. À ceux que ces chiffres scandalisent ou effraient, l'écho répond : Aimez-vous Picasso ? Aimez-vous Giacometti ? L'amour a-t-il un prix ?
Crédit Image : EDUARDO MUNOZ ALVAREZ / AFP Crédit Média : Monique Younès par Monique Younès , La rédaction numérique de RTL

Une statue de Giacometti détrônée
Dans un secteur où les prix ne cessent de grimper, Christie's a aussi battu le record mondial pour une statue avec L'Homme au doigt du Suisse, Alberto Giacometti. Ce bronze longiligne d'1,77 m, dont il n'existe que six moulages au monde, estimé à 130 millions de dollars, a été adjugé en trois minutes 141,28 millions de dollars, là encore sous les applaudissements.
Ici l'agent au téléphone avec son client qui vient de remporter l'enchère du Picasso.
Il a battu le record détenu par une autre œuvre Giacometti, L'homme qui marche, qui avait été adjugée 65 millions de livres (103,93 millions de dollars) en 2010 chez Sotheby's à Londres.
Les enchères, intitulées «Explorer l'avenir à travers le passé», ont vu aussi un record mondial tomber pour le Français Jean Dubuffet, dont la toile Paris Polka, a été adjugée 24,80 millions de dollars, soit trois fois plus que le record établi en novembre 2014 chez Sotheby's pour La Cité fantoche (7,44 millions).
«Je n'ai jamais vu une salle aussi pleine», s'est réjoui après les enchères Jussi Pylkkanen, soulignant qu'elles avaient opposé des acheteurs du monde entier.
Les ventes d'art de printemps à New York ont commencé le 5 mai avec l'art impressionniste et moderne chez Sotheby's, qui a fait sa deuxième meilleure soirée de son histoire dans cette catégorie, avec des ventes de 368,3 millions de dollars. Les ventes continuent les 12, 13 et 14 mai avec les enchères d'art contemporain chez Sotheby's le 12, celles de Christie's le 13 et les enchères d'art impressionniste et moderne chez Christie's le 14.
Les enchères d'œuvres d'art avaient déjà battu des records en 2014, avec un chiffre d'affaires mondial de 15,2 milliards de dollars, contre 12,5 en 2013, selon Artprice, leader mondial des données du marché d'art. Ce marché offre actuellement des rendements annuels de +10% à 15% pour les œuvres supérieures à 100.000 dollars, selon la même source.
www.figaro.fr

 

Le prof de philo, « Charlie », et la liberté d'enseigner : Jean-François Chazerans professeur de philo au lycée est accusé d'apologie du terrorisme ou quand réfléchir ou apprendre à prendre du recul pour mieux juger est un défaut

Où s'arrête la liberté de penser, de parler, d'enseigner ? La philosophie est-elle forcément subversive ? Peut-on être neutre ? L'histoire de Jean-François Chazerans pourrait se décliner en dizaines de sujets de philosophie. Depuis le mois de janvier, elle ne cesse de faire disserter.
Sur la Toile, ce professeur de philosophie de Poitiers, sanctionné pour des propos tenus en classe après l'attaque contre Charlie Hebdo, est devenu, en l'espace de quelques mois, la figure du professeur engagé, libre et anticonformiste, au service de l'émancipation des esprits. Provocateur et sans tabou. Et aujourd'hui victime d'une injustice. Mais dans « l'affaire Chazerans », difficile de démêler la part de mythe et de réalité. Ne serait-ce que parce qu'elle repose sur des propos rapportés, sortis de leur contexte, déformés, interprétés.
Il est 10 heures, jeudi 8 janvier. Depuis la veille défilent à la télé les images d'une rédaction décimée, la traque des frères Kouachi, des visages horrifiés par la tuerie. Au lycée Victor-Hugo − dans le centre-ville de Poitiers −, lorsque les élèves de terminale ES arrivent dans la classe de Jean-François Chazerans, ils sollicitent un débat sur l'attentat. Pourquoi pas. La veille, la ministre de l'éducation a demandé aux enseignants de « répondre favorablement aux demandes d'expression » des élèves. Et les cours de M. Chazerans commencent toujours ainsi : un élève ou le professeur propose un sujet, qui est voté puis débattu. Ce jour-là, pendant deux heures, on parle justice, liberté d'expression, racisme, origines du terrorisme... « Hormis le contexte, ce n'était pas un cours différent de d'habitude », souligne le professeur de 55 ans.
Dix jours plus tard, pourtant, il est convoqué chez la proviseure. Deux inspecteurs de l'éducation nationale l'y attendent. « Ils me disent : "Monsieur, on est là pour rédiger un rapport qui sera ce soir sur le bureau du recteur et demain sur celui de la ministre." » Il s'avère qu'un parent d'élève a envoyé un courrier à la proviseure, dénonçant certains de ses propos lors du cours. Selon cette lettre, il aurait dit : « Les militaires envoyés dans les pays en guerre, c'est de l'impérialisme » et « les crapules de Charlie Hebdo ont mérité d'être tuées ».
Un dossier « pas vierge »
Apologie du terrorisme ? Le recteur de l'académie de Poitiers, Jacques Moret, prend l'affaire très au sérieux. Il accorde d'autant plus d'importance à cette dénonciation que M. Chazerans est un enseignant qui « pose question », dit-il, et que « son dossier n'est pas vierge ». Il suspend le professeur, diligente une enquête administrative. Puis, comme celle-ci « n'a pas permis de démêler le vrai du faux », saisit le procureur de la République le 23 janvier.

L'enquête pénale écarte les soupçons d'apologie de terrorisme. Jean-François Chazerans a parlé de « crapules » au sujet des journalistes de Charlie Hebdo, mais « à aucun moment il n'a soutenu l'action des terroristes », souligne le procureur, Nicolas Jacquet. « J'ai prononcé le mot crapules en pensant au Charlie de ma jeunesse. Je n'aimais pas ce qu'ils étaient devenus ; pour moi, ils avaient un peu viré racistes. Alors oui, je me suis permis une petite provocation à la Charlie... », explique le professeur.

Côté justice, l'affaire est classée sans suite. Elle se prolonge côté éducation nationale, non plus sur l'apologie du terrorisme, mais sur les propos et la manière de faire cours de M. Chazerans. Car le procureur a mis en garde l'administration : le professeur aurait fait part de ses opinions en classe. Des élèves ont rapporté qu'il a « fait le lien entre terrorisme et impérialisme de l'Occident » − il a notamment projeté un article tiré d'un blog intitulé « Le terrorisme, produit authentique de l'impérialisme ». D'autres disent qu'il a assimilé les militaires français à des terroristes. « C'est un élève qui avait quitté le cours qui a rapporté ce qu'un camarade a cru entendre. Quoi qu'il en soit, je ne livre pas mes opinions, se défend M. Chazerans. C'est un cours de philosophie, je sème le doute, je pose des questions pour ébranler des certitudes. »

Toujours est-il que le 13 mars, un conseil de discipline se tient. Il vote en faveur de la sanction proposée par l'administration : le déplacement d'office. Jean-François Chazerans est muté à 80 kilomètres de Poitiers, dans un lycée des Deux-Sèvres. Son avocat et lui s'apprêtent à déposer un recours devant le tribunal administratif et envisagent de porter plainte pour dénonciation calomnieuse.
« Je ne livre pas mes opinions. C'est un cours de philosophie, je sème le doute, je pose des questions pour ébranler des certitudes. »

Que lui est-il reproché précisément ? Des mots, d'abord. Lors de leur enquête, les deux inspecteurs ont été agacés par sa façon de prétendre « prendre le contre-pied du discours ambiant dominant ». L'arrêté de sanction qualifie ses propos d'« inadaptés » eu égard au « contexte particulièrement tendu ». Jean-François Chazerans aurait franchi les limites de son devoir de réserve et porté atteinte à l'image de sa fonction. Sa méthode est aussi mise en cause : pas de cours, seulement des débats, qui seraient menés sans préparation, sans organisation, sans synthèse.
La sanction aurait sans doute été moins lourde si M. Chazerans n'avait pas reçu, en 2014, un blâme pour propos « déplacés ». Ou si, en 2012, il n'avait pas déjà eu affaire au procureur. Militant du Droit au logement, il avait projeté, lors d'un cours, une vidéo de l'expulsion d'un camp de mal-logés à Poitiers par la police. La fille du commissaire, élève à Victor-Hugo, en a entendu parler. Elle a rapporté l'histoire à son père, qui a porté plainte. L'affaire a été classée sans suite.
Autogestion

Voilà plusieurs années que M. Chazerans est dans le collimateur de l'administration. Celle-ci dit recevoir régulièrement des remontées de parents. Il faut dire qu'il n'est pas tout à fait un enseignant « dans le moule ». Sa classe fonctionne plus ou moins en autogestion. C'est collectivement qu'est décidé le sujet du jour. La prise de notes est recommandée, mais pas obligatoire. Deux contrôles par trimestre sont organisés ; ceux qui veulent s'entraîner davantage peuvent proposer un sujet ou en demander un. « Je ne considère pas mes élèves comme des gamins, mais comme des esprits qui s'émancipent, explique l'enseignant. Je n'exige pas grand-chose d'eux. Pour moi, ça fait partie de l'acquisition de l'autonomie, ce qui est le rôle du cours de philosophie et celui de l'école. »
Voilà pour le cadre. Pour ce qui est de son enseignement, M. Chazerans est plus Socrate que sophistes. Plus conversation que cours magistral. Les élèves sont en cercle et discutent. Le rôle du professeur est d'« accompagner la pensée collective » : poser des questions, recadrer, jouer le maître provocateur, se mettre en retrait quand il le faut. « Mais il y a aussi des moments où je donne des références, des clés méthodologiques, où l'on construit une dissertation à l'oral », assure-t-il. Cette méthode, certains élèves l'adorent. D'autres craignent de ne pas être suffisamment préparés au bac. Au lycée, le professeur a sa réputation : « Avec Chazerans, on ne fout rien. »
Cette petite musique a fini par remonter aux oreilles de l'inspectrice de philosophie, Brigitte Estève-Bellebeau. En 2014, elle est venue voir M. Chazerans pour lui dire que « le débat ne pouvait être l'alpha et l'oméga » de l'enseignement de philosophie. « Un débat se prépare, pour éviter de tomber dans le café du commerce ; il se dirige, donne lieu à une synthèse et repose sur un programme. » L'inspectrice lui a aussi demandé de contrôler son langage. « Les professeurs de philosophie aiment bien le registre de la provocation, et pourquoi pas. Mais il ne faut pas oublier qu'on est face à des esprits en construction, il y a une posture à avoir. Or, le lendemain de l'attentat, quand l'émotion était si forte, fallait-il amener un débat de nature aussi brûlante ? »
« Un débat se prépare, pour éviter de tomber dans le café du commerce ; il se dirige, donne lieu à une synthèse et repose sur un programme. »

Mais M. Chazerans reste droit dans ses bottes. Sa méthode, voilà vingt ans qu'il la construit. Elle est née un jour de 1994, lorsque, à la télévision, il tombe sur une émission avec Marc Sautet, le fondateur du premier café-philo, place de la Bastille. Une révélation. L'année suivante, il crée son propre café-philo à Poitiers. Et lorsqu'il obtient le Capes en 1998, c'est cette méthode fondée sur le dialogue qu'il tente d'importer dans ses cours.

Dans le monde enseignant, son histoire a heurté. Beaucoup l'interprètent comme une atteinte à la liberté pédagogique. L'association des professeurs de philosophie a fait part de son inquiétude face à « l'emballement » d'une procédure « sur le seul fondement du témoignage de quelques élèves ». « On est plus exposé que je ne le pensais, déplore Alain Quella-Villéger, professeur agrégé d'histoire-géographie au lycée Victor-Hugo. D'un côté, on nous demande de forger des esprits critiques. De l'autre, on ne peut sortir d'une langue de bois formatée sans risquer d'être sanctionné. »

Depuis l'affaire, certains disent même se censurer. « Mes cours sont plus plats, moins illustrés. Je laisse moins de place aux débats, regrette un collègue sous couvert d'anonymat. « Il faut garder à l'esprit que tout ce qu'on dit peut être mal interprété, renchérit un autre. Au lendemain d'un attentat, Jean-François Chazerans a pu être maladroit face à des élèves qui en avaient une vision manichéenne. Il a pris des risques et en paie le prix fort. »

www.lemonde.fr/education

 

Voici un sujet traité en 3 volets, ie 3 livrets pour bien comprendre le rein. Les sont des organes très importants dont il faut prendre soin. Notre façon de manger, notre oisiveté, la recherche de l'embonpoint pour montrer qu'on possède doivent être revus et corrigés. La maladie peut frapper à tout moment mais on peut de façon prophylactique retarder sa venue ou l'éviter. Nous sommes acteurs de notre vie, soyons acteurs de notre santé. Le café, les tisanes et infusion et surtout les fortes décoctions de racines fatiguent les reins, faisons-attention. Il est important d'avoir ces 3 ouvrages, je demande aux associations qui travaillent pour les insuffisants reinaux et autres d'acquérir ces ouvrages didactiques et pédagogiques. Pape cissoko ichrono
Association Ligue Rein Santé - Rein écho SANTÉ, MÉDECINE
Parce que l'insuffisance rénale est une maladie fréquente, et considérant que près de trois millions de Français en seraient touchés, les auteurs de ce livre, "malades lambdas", souhaitent transmettre leurs connaissances acquises. Ce troisième livret vous permettra d'entrer dans la phase terminale de l'insuffisance rénale chronique et de mieux comprendre ce qu'elle impose comme contraintes aux patients concernés, donc ce qu'ils doivent gérer au quotidien (dialyses ou transplantés).
Parce que l'insuffisance rénale est une maladie fréquente, et considérant que près de trois millions de Français en seraient touchés, certains sans le savoir, nous avons souhaité faire et partager notre propre synthèse des écrits sur le sujet en trois livrets et transmettre ainsi, nous, « malades lambda »
Impliqués dans le monde associatif (LRS – Rein échos), nos connaissances acquises via les médecins, notre expérience vécue, nos réflexions mûries sur le sujet...
Ce troisième livret vous permettra d'entrer dans la phase terminale de l'insuffisance rénale chronique et de mieux comprendre ce qu'elle impose comme contraintes aux patients concernés, donc ce qu'ils doivent gérer au quotidien (dialysés ou transplantés)

La ressemblance du discours des envoyés du Fmi avec celui du ministre de l’Economie, des finances et du plan rappelle tant les vieilles ficelles qui ont si bien réussi à l’ancien ministre des Finances Abdoulaye Diop, que l’on se demande si l’on ne revit pas les anciennes méthodes.

Une bonne partie de la presse nationale s’est fait hier l’écho des propos tenus par les membres de la mission du Fmi de passage à Dakar, concernant la masse salariale. M. Ali Mansoor, le chef de la mission du Fonds, a déclaré lors de sa rencontre avec la presse locale que le financement du Pse pourrait se heurter à des difficultés tant que la moitié des recettes fiscales de l’Etat sera con­sommée par les salaires. Cela, si l’on tient compte que le tiers du financement de ce Plan provient des ressources de l’Etat. Une grande place a été faite dans les discussions des salons de Dakar et sur les réseaux sociaux, à ces propos de M. Ali Mansoor. Or, ces déclarations, le ministre de l’Eco­nomie, des finances et du plan, Amadou Ba, ne cesse de les marteler depuis plus d’un an.
Déjà, au cours de la campagne de promotion du Plan Sénégal émergent, M. Ba insistait souvent sur le niveau insoutenable de la masse salariale qui menaçait de faire déraper tous les plans et projections si elle continuait à gonfler de la manière qu’elle faisait.
Il se dit même que si les négociations entre les syndicats des enseignants et le gouvernement ont tant traîné en longueur, c’est parce qu’à un certain moment, le Grand argentier de l’Etat a fait comprendre à ses collègues de l’Education, au chef du gouvernement, ainsi qu’au chef de l’Etat, que certaines concessions que les gens envisageaient de faire aux enseignants risquaient de bouleverser les équilibres macro-économiques, et de remettre en question les engagements extérieurs du pays sur de nombreux points. Car en réalité, ce que les gens ne disent pas, mais qui transparaît de manière claire dans le budget de l’Etat, est que la masse salariale a atteint près d’un milliard de francs Cfa.

Les rubriques du budget
Rappelons que le budget de 2015 s’élève à 2 776,782 milliards de francs Cfa, et s’équilibre en recettes et en dépenses. Dans cette rubrique de dépenses, il y a l’encours de la dette qui est de 598,010 milliards de francs Cfa, avec des intérêts et commissions qui s’élèvent à 158 milliards de Cfa.
Dans les dépenses, il y a également les salaires qui sont de l’ordre de 510 milliards de francs Cfa. Et ce montant ne concerne que les salaires des agents de la Fonction publique, et donc ne prend en compte les vacataires et autres maîtres contractuels qui, eux, sont payés sous la rubrique «autres dépenses courantes». Leur montant est estimé à plus de 150 milliards de Cfa. Les rémunérations et autres frais de fonctionnement des nombreuses agences que les différentes administrations ne parviennent pas à réduire se cachent sous le vocable de «transferts courants».
Ce budget 2015, voté par l’Assem­blée nationale, nous signale donc que les recettes collectées, qui sont de 1 601,700 milliards, suffisent à peine à payer nos dettes et notre train de vie, et que nous devons encore recourir à l’emprunt extérieur (570,082 mil­liards), et à la bonne volonté des «partenaires au développement» (405 milliards), auxquels il faut ajouter des «dons et legs», pour une valeur de 194 milliards. Est-il sé­rieux, est-il soutenable de baser toute la stratégie de développement du pays sur des ressources extérieures, alors que nous consommons tout ce que nous produisons ?
C’est ce discours que M. Ali Mansoor a traduit en ses mots à lui, mais que Amadou Ba ne cesse de clamer depuis des mois, presque sans être entendu. De là à se demander si ce n’est pas le ministre de l’Eco­nomie, des finances et du plan qui a soufflé au fonctionnaire international ce qu’il devait dire. Ce ne serait pas une première fois.
On sait que ce fut, pendant plus de dix ans, la méthode du prédécesseur de Amadou Ba, M. Abdoulaye Diop. Ce dernier avait compris que certaines réformes étaient plus facilement mises en œuvre quand elles apparaissaient comme des injonctions des «partenaires au développement», et il les «soufflait gentiment» à ces derniers, pour qu’ils les prennent en charge. Cela lui a si bien réussi qu’il a su appliquer les politiques qu’il a voulues sans faire aucune vague.
Est-ce la nouvelle méthode de Amadou Ba ? wait and see comme disent les Autres.

lequotidien.sn

Dr Mahamadou Yaya Touré est dans de sales draps. Après la publication d'un secret médical sur facebook
, il a été convoqué par la Commission de discipline de l'Ordre des médecins qui s'est saisie de cette affaire qui a plongé les internautes dans l'émoi et la consternation.

Dr Mahamadou Yaya Touré risque gros. Son incurie, qui a alimenté les discussions sur facebook, peut le perdre puisqu’il vient d’être convoqué par la Commission de discipline de l’Ordre des médecins. L’organe de veille pour le respect de la déontologie du médecin l’a en effet appelé hier pour d’abord l’interroger sur ce qui s’est passé avec sa «patiente», avant de l’inviter devant la commission.
Selon Dr Joseph Mendy, vice-président et secrétaire général de l’Ordre des médecins, Dr Mahamadou Yaya Touré a reconnu avoir dépassé les limites avant de battre sa coulpe. «Il dit que c’était une blague entre collègues et que rien de tout ça n’était sérieux», nous confie-t-il. Avant d’ajouter que l’Ordre est en train de réunir les preuves pour pouvoir trancher en toute équité à la suite de son audition.
Aussi, Dr Joseph Mendy a-t-il tenu à préciser que ce médecin n’est pas un gynécologue, mais plutôt un médecin généraliste, qui est de la promotion de 2014. «Il est en service dans un institut pédiatrique qui travaille avec les daaras», éclaire le vice-président et secrétaire général de l’Ordre des médecins qui n’a pas manqué de déplorer «la légèreté» dont Dr Touré a fait preuve sur les réseaux sociaux. «Même s’il s’est excusé, on pense quand même qu’il a tenu des propos déplacés. De toute façon, on va se retrouver bientôt et apprécier la suite à donner à cette affaire», indique Dr Mendy.

Il risque gros
Le moins qu’on puisse dire, c’est que Dr Mahamadou Yaya Touré a cristallisé les rancœurs de toute la communauté médicale du pays. Ses «blagues» ont indigné des gynécologues qui ont vite fait de le bannir de leur rang. Certains médecins, avec qui on s’est entretenu, estiment même que ce jeune médecin n’a pas d’échappatoire vu la «gravité» de son acte. Ne serait-ce que pour la postérité, souligne l’un de nos interlocuteurs, Dr Mahamadou Yaya Touré doit être sanctionné.
Le Quotidien rendait compte dans sa livraison d’hier du débat soulevé sur la toile par Dr Mahamadou Yaya Touré. Il a en effet posté sur sa page facebook ses discussions avec l’une de ses patientes qui lui aurait interdit d’introduire ses doigts dans ses parties intimes. Il s’en est donné à cœur joie, lui et ses amis, au point même de pousser Dr Abdoulaye Diop, secrétaire général de l’Association des gynécologues-obstétriciens, à demander sa suspension en tant que médecin.

lequotidien.sn

lundi, 11 mai 2015 18:42

Saint-Louis : Rewmi fait le procès du Pse

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Le Plan Sénégal émergent (Pse) ne convainc pas les Rewmistes de Saint-Louis. Lors d’un panel organisé par la coordination départementale du parti dirigé par Idrissa Seck, Déthié Fall a indiqué que Rewmi «travaille aujourd’hui à proposer le meilleur programme possible».

Selon lui, le parti a décidé de ne pas commettre les mêmes erreurs en convoquant des assises citoyennes. «Nous avons lancé les consultations citoyennes parce que nous comprenons que chaque Sénégalais est porteur d’une expertise qu’il faut dénicher. Nous avons décidé de les trouver dans les villes, dans les villages, dans les hameaux les plus reculés pour recueillir leurs points de vue sur la situation nationale et les traduire en idées pertinentes devant alimenter le programme alternatif que nous devons présenter aux Sénégalais plus tard», a dit le vice-président de Rewmi.
Les intervenants à ce panel ont déploré le «manque de préparation» dans l’élaboration et la conception du Pse qui, selon eux, «n’a pas suivi la démarche inclusive».
Pour Déthié Fall, «le Pse a, en quel­que sorte, brûlé les étapes ; ce qui lui vaut d’être encore dans une phase de promotion alors qu’en vérité le temps devait être au bilan d’étape».

lequotidien

Le Parti socialiste prend le contre-pied du président de la République, Macky Sall, sur la réduction du mandat présidentiel de 7 à 5 ans. Réunis en assemblée général ce samedi, les secrétaires généraux du Ps ont exigé la tenue du référendum cette année et non à l’année prochaine comme l’a annoncé le chef de l’Etat, rapporte le quotidien L’Observateur."Nous demandons la tenue du référendum au plus tard dans le dernier trimestre de l’année 2015 pour asseoir une meilleure équité entre les partis. Nous demandons solennellement au gouvernement de tout mettre en ouvre pour que ce référendum se tienne au courant de l’année 2015 et non en mai 2016, comme annoncé par le Président Macky Sall", lance le porte-parole adjoint du Ps, Me Moussa Bocar Thiam. Pour l’avocat, "si le référendum devrait se tenir en mai 2016, puis la Présidentielle en 2017, cela peut créer un déséquilibre entre les candidats". Même son de cloche chez Abdoulaye Wilane pour qui "organiser le référendum en 2015 permettra à tout le monde d’avoir des coudées franches ». Poursuivant son argumentaire, le porte-parole du Ps rappelle que "tous les partis préparent chaque jour les élections ».

Les camarades d’Ousmane Tanor Dieng estiment également que la question du référendum met le pays dans une campagne électorale permanent. "C’est pour que cette question qui pollue l’atmosphère puisse être définitivement tranchée afin que les Sénégalais soient édifiés s’il y aura élection ou non », argue Me Moussa Bocar Thiam. Plus précis, Abdoulaye Wilane avance que "presque 90% des cartes d’identité nationales arrivent à expiration en 2016. Ou bien, on produit de nouvelles cartes (pour le référendum), ou bien, il y aura une loi qui proroge la durée de validité de ces cartes".

Léral.

 

Après huit ans de procédure, un ancien étudiant de l'ESC Toulouse qui accusait la Société Générale d'avoir repris son projet innovant de transfert d'argent vers l'étranger sans son accord a finalement obtenu gain de cause. La banque devra lui verser 80.000 euros de dommages et intérêts.
La Société générale a été condamnée par la Cour d'appel de Toulouse à payer 80 000 euros de dommages et intérêts à Kéba Diop, pour "agissements parasitaires". Le groupe français a usurpé deux aspects clés d'un projet développé par le Sénégalais et visant la clientèle africaine.
La Société générale a été condamnée par la Cour d'appel de Toulouse à payer 80 000 euros de dommages et intérêts* à Kéba Diop, un jeune entrepreneur Sénégalais, pour "agissements parasitaires". Le service 'Votre banque ici et là-bas', commercialisé par la Société générale depuis 2008, a repris deux éléments innovants du projet "Transcompte" développé par Kéba Diop, a estimé la Cour dans une décision rendue le 29 janvier. Selon le jugement, les deux éléments copiés sont "la création d'un double compte, support indispensable à la phase épargne et investissement dans le pays d'origine" et "la création d'agences dédiées aux communautés étrangères avec du personnel de même origine".
Ce mécanisme avait été exposé par le jeune étudiant sénégalais dans un mémoire de fin d'études à l'Ecole supérieure de commerce de Toulouse en novembre 2003. Il avait été primé pour son originalité par la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse, dans le cadre du Concours régional des étudiants créateurs d'entreprise (Crece), en 2004. "C'est cette reconnaissance de l'originalité du projet qui a conduit aux premiers contacts avec la Société générale", explique Kéba Diop, contacté par Jeune Afrique. Durant le premier semestre de l'année 2004, plusieurs échanges ont lieu entre le jeune diplômé et des responsables de la banque. Le projet est même présenté "aux responsables du service direction de la stratégie et du marketing de la Société générale à Paris", reconnaît la Cour dans son arrêt.
Marché des migrants
En 2005, la Société générale, implantée de longue date en Afrique et plus récemment en Europe de l'Est, crée une structure spécialisée pour les migrants. Un projet de bi-bancarisation, basé sur l'ouverture simultanée de deux comptes bancaires est testé dès 2006 pour les immigrés roumains en France. Fin 2007, la banque démarre la commercialisation de son tout nouveau produit "Votre banque ici et là-bas" qui repose sur le principe de double relation bancaire avec l'ouverture de compte dans ses filiales à l'étranger. En 2008, le responsable du département marché des migrants reçoit le prix de l'innovation financière pour la Société générale aux European Business Awards.
Le jeune entrepreneur sénégalais porte plainte contre la banque française en 2009 pour "concurrence déloyale". Il sera débouté par le Tribunal de grande instance de Toulouse en janvier 2012 avant de faire appel. "Au moment d'interjeter appel contre cette décision, explique Ferdinand Nzepa, avocat de Kéba Diop, nous avons décidé de mettre l'accent sur la notion de "parasitisme" qui repose sur le fait pour un agent économique de s'inspirer sensiblement ou de copier une valeur économique d'autrui."
Contacté par Jeune Afrique, la Société générale n'a fait aucun commentaire sur le jugement de la Cour d'appel.
* Kéba Diop demandait 15 millions d'euros. Jeuneafrique.com

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