Le 16 janvier dernier, le Tchad envoyait un contingent au Cameroun pour combattre Boko Haram. Dans le même temps, le président Déby annonçait sa volonté de voir l'armée tchadienne reconquérir la ville de Baga au Nigeria occupée par les islamistes depuis le 3 janvier. Où en est-on du déploiement tchadien ?

Ils sont pressés d'en découdre avec Boko Haram et n'ont pas l'intention de s'éterniser au Cameroun. Voilà ce que disent les diplomates occidentaux et les journalistes qui ont pris le pouls du contingent tchadien parti au Cameroun le 16 janvier. Ce contingent, équipé de chars, de blindés et d'armes lourdes est positionné à Maltam, non loin de la frontière avec le Nigeria. Parallèlement, un autre contingent tchadien a contourné le lac Tchad et se trouve à la frontière entre le Niger et le Nigeria. Avec ce dispositif en étau, l'armée tchadienne est prête pour reconquérir la ville nigériane de Baga, occupée depuis le 3 janvier par Boko Haram.

Mais si les Tchadiens sont prêts à en découdre, rien ne dit que le Nigeria leur donnera le feu vert pour entrer sur son territoire avant quelques semaines. Certes, Ndjamena semble considérer avoir une autorisation de principe de Goodluck Jonathan, mais à deux semaines de l'élection présidentielle, on voit mal le numéro un nigérian accepter qu'une armée étrangère vienne sur son sol régler un problème qu'il n'a pas su régler lui-même. L'effet politique serait désastreux pour un homme qui brigue un second mandat présidentiel. Pour les semaines à venir donc, l'armée tchadienne devrait être réduite à poursuivre la surveillance de la zone frontalière en compagnie des bataillons camerounais.

Rfi

mercredi, 28 janvier 2015 08:10

Mali: une manifestation à Gao contre la Minusma tourne mal

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Au Mali, une manifestation a mal tourné à Gao, dans le nord du pays. Au moins trois personnes ont été tuées et de nombreux blessés sont également à déplorer. Les manifestants défilaient contre la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) qui a dû utiliser la force pour disperser la foule.
 

Selon plusieurs témoignages, ils étaient près d’un millier de manifestants et ils ont tenté de pénétrer au sein du siège de la Minusma, situé en plein centre-ville. Les casques bleus auraient essuyé des jets de pierre et des cocktails molotov avant de répondre par des tirs de grenades lacrymogènes pour disperser la foule.

Pas de tirs à balles réelles sur les manifestants, assure Olivier Salgado, porte-parole de la Mission onusienne, mais des tirs de sommation :

« Ce que je peux vous dire, c’est qu’une manifestation s’est déroulée ce mardi matin à Gao, place de l’Indépendance, et alors que nous recevions, à leur demande, les délégués de la manifestation dans le camp de la Minusma, une foule s’est amassée autour du camp, aux environs de 10h.

Après avoir jeté pierres et coktails molotov, des manifestants ont alors tenté de pénétrer dans le camp et c’est à ce moment que la police des Nations unies a utilisé des gaz lacrimogènes et effectué des tirs de sommation pour disperser la foule et l’empêcher de pénétrer dans le camp. »

Pourtant, la direction de l’hôpital de Gao confirme que les personnes tuées ont bien été tuées par balles. Un médecin décrit un service des urgences saturé par l’afflux massif de blessés, victimes des gaz lacrymogènes. Dans la rue, des pneus brûlent, de nombreux commerces sont restés fermés et les écoles ont suspendu leurs cours. Le directeur d’un lycée explique avoir attendu la mi-journée avant de renvoyer les élèves chez eux, quand la situation s’est peu à peu calmée, à l’appel des notables de la ville.

Les manifestants sont farouchement opposés à un projet d’accord en cours de discussion sous l’égide de la Minusma et qui prévoit la création d’un secteur démilitarisé au nord de Gao. Dans cette zone, des affrontements ont impliqué, la semaine dernière, des groupes armés rebelles, des groupes armés favorables à l’Etat malien ainsi que la force onusienne.

Pourquoi la tension est-elle montée d'un coup à Gao ?

C'est un document titré « accord pour l'établissement d'une zone temporaire de sécurité » qui a mis le feu aux poudres. Cette simple feuille A4 prévoit la sécurisation par la Minusma d'une zone de dix kilomètres autour de Tabankort, commune où la tension est vive depuis des semaines entre les groupes armés pro-Bamako et les groupes armés rebelles du nord du Mali. La semaine dernière la Minusma a tiré sur un pick-up du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Sept combattants ont été tués. Depuis, la force onusienne cherche donc à apaiser la situation.

Selon nos informations, ce sont les groupes pro-bamako qui ont proposé la création de la zone tampon. La Minusma a donc fait remonter la proposition à Kidal et la coordination des groupes armés a accepté les propositions, vendredi dernier.

Ce document de travail devait normalement repartir à Bamako pour être validé et signé par les autorités mais, ce week-end, il a été modifié. En effet, le drapeau de l'Azawad - certains disent du MNLA - et le logo de la Minusma ont été ajoutés, puis diffusés dans cette nouvelle version. La force onusienne a dénoncé cette récupération politique et la diffusion du document, à Gao - ville qui soutient dans sa majorité les autorités maliennes - a provoqué la colère de la population.

 

Marc Lavoine Lundi 26 Janvier -


En 2012, Alexandra Lange, femme battue, était jugée à Douai pour avoir tué son mari. Cette histoire sera racontée dans un téléfilm, « L'Emprise », ce lundi soir sur TF1. Odile Vuillemin joue Alexandra Lange, Fred Testot est son mari, alors que Marc Lavoine campe le rôle de l'avocat Luc Frémiot. Ce dernier, interrogé par La Voix du Nord, a été saisi par le travail de Marc Lavoine.
Alors que Top Chef reprend ce lundi sur M6, TF1 proposera le téléfilm « L'Emprise », à 20h55. Réalisé par Claude-Michel Rome, il réunit au casting Odile Vuillemin, Fred Testot et Marc Lavoine. Odile Villemin interprète le rôle d'Alexandra Lange, une femme jugée après avoir tué son mari violent (Fred Testot). Marc Lavoine est dans la peau du juge Luc Frémiot. « Il m'en restait quelques fragments dans la mémoire, parce que ce n'est pas si vieux que ça cette histoire. Et puis j'avais un petit peu oublié, mais on m'a bien rafraichi la mémoire en me proposant ce script, que j'ai reçu comme un boulet de canon et en même temps comme une opportunité d'être en accord entre notre fond et notre forme, c'est-à-dire de faire notre métier pour une raison plus grande que nous », a expliqué Marc Lavoine.
« J'ai été frappé par l'humilité de Marc Lavoine »
L'avocat général Luc Frémiot, interrogé par La Voix du Nord, a été consulté pour ce téléfilm : « J'ai échangé de longues heures avec le réalisateur et le producteur qui sont venus me voir à Douai. Nous avons parlé de mon métier, des violences faites aux femmes... Ils ont fait preuve d'énormément d'écoute et de précautions. J'ai aussi été invité sur le tournage puis j'ai vu le film en avant-première. J'ai été bouleversé. » Luc Frémiot s'est aussi montré très satisfait du travail de Marc Lavoine : « J'ai été frappé par son humilité. Il était très soucieux de connaître mon opinion et de ne pas trahir le propos. Il a un grand don d'observation et a pris quelques-uns de mes tics ! Le scénario retranscrit bien les échanges parfois durs avec Alexandra Lange et la façon dont ma conviction s'est forgée au fur et à mesure du procès. Des libertés ont été prises par rapport aux différents personnages de l'affaire mais le film ne tombe pas dans la caricature. » Le téléfilm « L'Emprise » permet d'aborder le sujet de la violence faite aux femmes : « Au cours de ma carrière, j'ai pu obtenir des avancées en la matière mais la société reste encore trop muette, sourde, aveugle, quand il s'agit de dénoncer ces violences conjugales. J'espère que ce film va bousculer. » Par Non Stop People TV
Lire dans 20 minutes
En parallèle, le chanteur est en librairie avec L'homme qui ment (Fayard), un récit inspiré de son enfance à Wissous, près des halles de Rungis et de la prison de Fresnes, avant son départ à 16 ans pour ses débuts de comédien, où il raconte son père, séducteur mythomane, et sa mère, qui aurait voulu d'une fille plutôt que d'un petit garçon aux yeux revolver.
Que connaissiez-vous de l'affaire Alexandra Lange?
Des fragments. Mais j'avais conscience du combat pour la défense des femmes battues de façon plus profonde. J'ai été bouleversé par le scénario. C'était d'utilité publique de le faire. J'étais très heureux d'apprendre que Fred Testot jouait le mari, c'est un acteur fantastique. Odile est fascinante dans ce rôle. En fait, on a l'impression de choisir les films, mais ils s'inscrivent dans votre nature, dans vos convictions. Parfois, vous tombez sur des films plus grands que vous.
Le réquisitoire de Luc Frémiot était votre première plaidoirie. Du théâtre, mais avec les caméras. Comment l'avez-vous préparé?
C'est un peu du théâtre, dans le monde de la justice qui a quelque chose de surnaturel. Le langage se veut juridique mais il faut écrire l'histoire de ces gens, une histoire universelle. C'est très intéressant à faire. Je l'ai abordé sans avoir entendu la voix de Luc Frémiot. J'ai essayé d'aller chercher ma ressemblance avec lui.
Vous l'avez rencontré?
Oui, à une projection du film où il était avec son épouse. Je les voyais commenter, j'étais anxieux! Il m'a finalement dit une chose, sans doute par gentillesse, par sincérité peut-être... «Vous avez honoré le combat d'une vie.»
20minutes.fr

"Dans ce téléfilm, plusieurs faits montrent à quel point ces vilences conjugales sont terribles sur le psyché des gens. Toute la famille, toute la société en patit. Il faut être vigilant et réagir à la première incartade. Il faut demander de l'aide et des soins quand on est victime ou enclin à tabasser..

Il nous faut transmettre à nos enfants l'amour et non la violence.

Trop de souffrance au nom de l'amour, il faut réeduquer la société et panser ses plaies". pape CISSOKO ichrono

 

Le Président Paul BIYA du Cameroun n'est pas " Charlie ", il le dit clairement et s'en moque !


Sous un autre angle, cet article pourrait s'intituler : « Un "africain" pourrait-il ou devrait-il être Charlie ? ». Les incursions des djihadistes de Boko Haram en provenance du Nigéria voisin font de nombreuses victimes au Cameroun. Bien à vous.n Modou. Luxembourg
Vu de la France, ce slogan se justifie amplement. Il peut être interprété comme un geste de solidarité et de compassion vis-à-vis des familles si durement éprouvées. Il peut aussi être compris comme l'attitude légitime d'un peuple révolté, qui refuse de se soumettre au diktat de quelques abrutis, mus par une volonté manifeste d' imposer à tous, leur vision étriquée et détraquée de Dieu ou du rapport au sacré.
La polémique ne cesse pas d'enfler autour du Slogan « je suis Charlie », apparu un peu après les attentats de ces derniers jours, notamment celui du 7 janvier, où des cinglés avaient décimé une partie de la rédaction de l'hebdomadaire satirique français, Charlie Hebdo.
« Je suis Charlie » peut traduire la détermination de la France profonde, de préserver la Liberté de presse et d'opinion en général qui est une valeur universelle essentielle, un Droit fondamental de l'Homme.
Qui peut alors, sans être de mauvaise foi, blâmer la France d'assumer son histoire, de pleurer ses morts ou de se protéger quand en Afrique on banalise la mort et on accepte la fatalité ?
Là où le problème semble véritablement se poser, c'est quand des africains reprennent en chœur le « je suis Charlie » ou pire, quand des dirigeant d'Afrique prennent sur eux d'assister aux côtés de François Hollande, à la marche organisée pour dire NON au terrorisme.
Un africain peut-il être Charlie ? La réponse est à la fois oui et non !
Oui, parce qu'aucun pays au monde n'est désormais à l'abri de ce que la France vient de subir. Des « fous » comme les Kouachi, Coulibaly et consorts peuvent frapper partout et à tout moment, au nom d'Allah, avec partout les mêmes conséquences : la désolation et la tristesse.
Le Cameroun par exemple ne le sait que trop bien, lui dont l'intégrité territoriale est violée au quotidien, par les incursions intempestives de barbares de Boko Haram, lui qui vient de recevoir une menace directe d'Aboubacar Chekaou, le chef de cette horde d'illuminés.
Des kouachi et des Coulibaly, sont nombreux en Afrique, aussi bien chez les chrétiens que chez les musulmans.
Les désastres sociaux causés par les inepties débitées par certains soi-disant pasteurs des Églises de réveil, ne sont peut-être pas aussi spectaculaires que les attentats de Charlie Hebdo, mais n'en n'ont pas moins des conséquences dramatiques sur l'ensemble de la structure sociale des pays concernés.
En outre, personne, en Afrique ou en Europe, en Asie ou en Amérique, ne doit mourir pour ses opinions ou son appartenance religieuse. On peut dire si on le pense et si on le veut que Dieu n'existe pas, que Marie n'était pas si vierge que ça ou que Mahomet était un crétin.
Aucun peuple ne doit être soumis à la peur par qui que ce soit, au nom de quoi que ce soit.
La mort tragique d'un seul être humain d'où qu'il soit, devrait forcément concerner l'humanité toute entière.
Dans ce sens, oui, tous les africains peuvent se dire des Charlie, au nom du principe universel de liberté si cher à tous les peuples de la terre.
Par contre, les africains peuvent ne pas s'identifier à Charlie pour plusieurs raisons :
D'abord parce que la violence dans le monde en général est générée par les puissances occidentales qui, au gré de leurs intérêts du moment, arment et combattent des groupes appelés tantôt des alliés, tantôt des terroristes, selon les circonstances.
Le massacre des palestiniens par l'armée israélienne, la décapitation de la Libye, de l'Irak de la Syrie de l'Afghanistan par l'Amérique et ses vassaux de l'OTAN dont la France, ainsi que la répartition inégale des richesses dans le monde, suscitent forcément des frustrations chez des jeunes épris de justice et de liberté.
Les groupes djihadistes les plus dangereux au monde ont, à un moment ou à un autre de leur existence, flirté avec les services secrets des grands puissances avant de s'affranchir et de se retourner contre elles, avec à la clé les tragédies qu'on déplore aujourd'hui.
Parlant du cas spécifique de la France, la difficulté pour des personnes d'origine étrangère de véritablement s'intégrer dans le tissu socioprofessionnel du pays, crée inéluctablement des frustrations, rapidement compensées par un formatage idéologique de type intégriste.
Vu dans sous cet angle, les africains peuvent penser, tout en respectant la mémoire des morts, que la France ne mérite que ce qu'elle a semé ouvertement ou en sous-main, en Afrique et partout dans le monde.
En plus, l'identification des africains à Charlie Hebdo aurait eu beaucoup plus de sens, s'il y avait une réciprocité dans l'échange des civilités en temps de malheur, entre les populations africaines et occidentales.
Malheureusement, les raids meurtriers de Boko Haram en territoire camerounais, le viol quotidien des femmes à l'Est de la RDC, les atrocités des al-shabab en Somalie et au Kenya n'émeuvent pas outre mesure les occidentaux, pour justifier cette mobilisation des africains derrière le peuple français. Le terrorisme et l'intégrisme sont la conséquence immédiate de l'arrogance du mépris et du cynisme des plus forts envers les plus faibles.
La France est donc complice de la tragédie de Charlie Hebdo, en quoi cela peut-il concerner l'Afrique ?
En définitive, Charlie est le symbole de la Liberté massacrée mais aussi de toutes les injustices cumulées, partout dans le monde.
Joli-Beau Koube Cameroonvoice merci
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LE COUP DE GUEULE DU PRÉSIDENT CAMEROUNAIS PAUL BIYA : « MES COLLÈGUES RENDENT HOMMAGE AUX MORTS FRANÇAIS MAIS LES MORTS DE CHEZ NOUS, ILS S'EN FOUTENT. VOUS FAITES HONTE À L'AFRIQUE »

Le Président Camerounais Paul Biya n'a pas approuvé le soutien de certains de ses collègues à la France lors de la marche Républicaine.

Même s'il dit condamner set attentat sanglant contre Charlie Hebdo, le dirigeant Camerounais n'est pas d'accord du soutien indéfectible de ses collègues à cet événement tragique alors qu'ils observent un silence troublant face aux multiples meurtres qui déciment le continent africain avec surtout les attaques de Boko Haram. Sur sa page facebook Biya n'y est pas allé du dos de la cuillère pour s'en prendre à Macky Sall et compagnie.

« Mes collègues Africains rendent des hommages aux morts Français mais les morts de chez nous ils s'en foutent. Vous faites honte à l'Afrique » a tweeté le président camerounais Paul Biya.

Le Chef de l'Etat du Cameroun condamne les présidents africains qui n'ont jamais manifesté un soutien à l'égard du Cameroun et du Nigéria qui ont perdu plus 10.000 personnes depuis 10 ans à cause du terrorisme.

Ces deux pays vivent des tensions politiques et sociales à cause de Boko Haram. Aujourd'hui des présidents africains participent à une marche de protestation en France.

Lors de la cérémonie d’ouverture du conseil des ministres de l’Union africaine (UA), lundi 26 janvier, à Addis-Abeba en Ethiopie, la présidente de la Commission de l’organisation, Nkosazana Dlamini-Zuma a appelé les Etats africains à réagir collectivement contre la menace Boko Haram. Par ailleurs, c'est une mesure économique qui a été évoquée pour aider les pays touchés par Ebola.

Nkosazana Dlamini Zuma ne fait traditionnellement pas de commentaires très politiques dans son discours d’ouverture mais la présidente de la commission de l’Union Africaine a fait une entorse à ses habitudes car l’heure est grave. « Si cette menace n’est pas contenue, nous serons tous en danger. Il est temps d’agir, d’agir collectivement » contre Boko Haram, a-t-elle tenu à souligner, donnant ainsi le ton de la réunion.

Ce n’est ni un problème local ni même purement régional, c’est bien le message qu’a voulu faire passer la présidente de la Commission qui dit avoir multiplié les consultations avec les Etats membres, les organisations sous-régionales et d’autres partenaires. Pour le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, Carlos Lopes, qui a ensuite pris la parole, face à la montée de l’extrémisme religieux comme Boko Haram, les Shebab ou Aqmi, la réponse à apporter « n’est pas que politique mais aussi économique ». Carlos Lopes a souligné que ces menaces sécuritaires étaient notamment « le résultat d’une incapacité à créer de l’activité pour les populations des régions concernées. Une instabilité qui a aussi un coût élevé pour le continent où la menace terroriste est perçue comme un risque pour les investisseurs », a-t-il précisé.

La lutte contre Boko Haram, ce sera le grand thème du conseil de paix et de sécurité du 29 janvier à Addis-Abeba. C’est là que doit être défini un agenda anti-Boko Haram avec au programme, le déploiement sur le terrain d’une vraie force multinationale et la création d’un fonds spécial pour financer cet effort de guerre. Hier, après le discours de Nkosazana Dlamani-Zuma, le ministre nigérian des Affaires étrangères n’a voulu faire aucun commentaire. Le Nigeria acceptera-t-il une force internationale sur son territoire ? Rien n’est joué (Lire notre encadré).

Annuler la dette des pays touchés par Ebola

D'Ebola il a aussi été question lundi à Addis-Abeba. Pour Carlos Lopes, secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, l’une des solutions pour permettre au Liberia, à la Sierra Leone et à la Guinée de se relever, c'est d’annuler la dette extérieure de ces trois pays touchés par le virus. Cela ne coûterait que 3 milliards de dollars à la communauté internationale, affirme-t-il, et cela serait une énorme bouffée d’oxygène pour ces pays qui tournent autour d’une croissance zéro.

Plan anti-Boko Haram: surmonter les réticences du Nigeria

Le sujet est sensible. Et tous les acteurs en sont conscients. Si au sein des pays de la région du lac Tchad, la colère gronde à l’égard du Nigeria qui n’a pas daigné envoyer de représentant de haut niveau à la réunion de Niamey la semaine dernière, tous reconnaissent qu’il n’y aura pas de solution sans Abuja.

L’un des problèmes évoqués, ce sont les élections dans trois semaines. Peut-on prendre une décision aujourd’hui sans connaître la position du vainqueur de la présidentielle au Nigeria ?

Mais surtout, comment contourner les réticences d’Abuja qui voit d’un très mauvais œil une internationalisation de la réponse au conflit qui pourrait porter atteinte à sa souveraineté. C’est pourtant ce que souhaite la commission de l’Union africaine. Et au-delà d’Addis-Abeba, les Nations unies. Pas question pour autant d’accepter une mission onusienne. Là-dessus, tous les pays de la région du lac Tchad sont d’accord. Beaucoup de réticences également à l’idée d’une opération chapeautée par l’Union africaine. On parle de renforcer les organisations sous-régionales, pourquoi ne pas laisser la commission du bassin du lac Tchad faire le travail et simplement l’appuyer financièrement ou logistiquement, murmure-t-on au sein des délégations des Etats concernés.

Mais l’hostilité à peine voilée entre le Nigeria et ses voisins rend une solution régionale difficile à trouver. Le Nigeria et son armée sont accusés d’incompétence, de mauvaise volonté, mais qui le pays n'est pas sans faire de reproches. Pourquoi nous refuser le droit de poursuite pour ensuite se plaindre ? S’agace un officiel nigérian, expliquant que cela faisait aussi partie des négociations en cours.

Rfi

 

LA RATIONALITÉ DE LA MÉDECINE TRADITIONNELLE EN AFRIQUE/Simon-Pierre E. Mvone Ndong

L'objet de cet ouvrage est, non seulement d'entrevoir un dialogue entre la médecine moderniste, scientiste et technoscientifique avec la médecine traditionnelle et ses représentations, mais surtout de parvenir à l'élaboration d'une médecine interculturelle qui présente un système de santé incorporant : médecine moderne et médecine traditionnelle africaine (la phytothérapie).
La rationalité de la médecine traditionnelle en Afrique
Nous poursuivons dans ce texte, notre étude de la rationalité médicale, entre médecine traditionnelle et médecine moderne, en Afrique, dans le contexte gabonais, notamment. L'objet est, non seulement d'entrevoir un dialogue entre la médecine moderniste,
scientiste et technoscientifique avec la médecine traditionnelle et ses représentations, mais surtout de parvenir à l'élaboration d'une médecine interculturelle qui présente un système de santé incorporant : médecine moderne et médecine traditionnelle africaine
(la phytothérapie).
Il est question d'un système qui se construit sur la symétrie des deux pôles dominants de la médecine gabonaise, l'un orienté vers la rationalité et l'autre vers la spiritualité.
Simon-Pierre Ezéchiel MVONE-NDONG est Diplômé d'Université "Philosophie du Vivant : connaître, soigner, transformer" (Éthique et épistémologie), docteur Nouveau
Régime en philosophie de l'Université Jean Moulin Lyon 3 et a obtenu des avis favorables pour sa soutenance d'une HDR en philosophie dans la même université. Chercheur à IRSH/CENAREST (Gabon),
Directeur du Centre Gabonais de Recherche en Ethique et Santé (CEGARES),
l'auteur est chercheur-invité à l'Institut de Recherches Philosophiques de Lyon (IrPhil), université Jean Moulin Lyon 3 et au Centre Interdisciplinaire d'Éthique (CIE) à l'Université Catholique de Lyon

 

Rien ne peut justifier un assassinat, a fortiori le meurtre de masse commis de sang-froid. Ce qui s'est passé à Paris, en ce début du mois de janvier constitue un crime absolument inexcusable. Dire cela n'a rien d'original : des millions de personnes pensent et le ressentent ainsi, à juste titre. Cependant, au vu de cette épouvantable tragédie, l'une des premières questions qui m'est venue à l'esprit est la suivante : le profond dégoût éprouvé face au meurtre doit-il obligatoirement conduire à s'identifier avec l'action des victimes ? Dois-je être Charlie parce que les victimes étaient l'incarnation suprême de la liberté d'expression, comme l'a déclaré le Président de la République ? Suis-je Charlie, non seulement parce que je suis un laïc athée, mais aussi du fait de mon antipathie fondamentale envers les bases oppressives des trois grandes religions monothéistes occidentales ?
Certaines caricatures publiées dans Charlie Hebdo, que j'avais vues bien antérieurement, m'étaient apparues de mauvais goût ; seule une minorité d'entre elles me faisaient rire. Mais, là n'est pas le problème ! Dans la majorité des caricatures sur l'islam publiées par l'hebdomadaire, au cours de la dernière décennie, j'ai relevé une haine manipulatrice destinée à séduire davantage de lecteurs, évidemment non-musulmans. La reproduction par Charlie des caricatures publiées dans le journal danois m'a semblé abominable. Déjà, en 2006, j'avais perçu comme une pure provocation, le dessin de Mahomet coiffé d'un turban flanqué d'une grenade. Ce n'était pas tant une caricature contre les islamistes qu'une assimilation stupide de l'islam à la terreur ; c'est comme si l'on identifiait le judaïsme avec l'argent !
On fait valoir que Charlie s'en prend, indistinctement, à toutes les religions, mais c'est un mensonge. Certes, il s'est moqué des chrétiens, et, parfois, des juifs ; toutefois, ni le journal danois, ni Charlie ne se seraient permis, et c'est heureux, de publier une caricature présentant le prophète Moïse, avec une kippa et des franges rituelles, sous la forme d'un usurier à l'air roublard, installé au coin d'une rue. Il est bon, en effet, que dans la civilisation appelée, de nos jours, « judéo-chrétienne », il ne soit plus possible de diffuser publiquement la haine antijuive, comme ce fut le cas dans un passé pas très éloigné. Je suis pour la liberté d'expression, tout en étant opposé à l'incitation raciste. Je reconnais m'accommoder, bien volontiers, de l'interdiction faite à Dieudonné d'exprimer trop publiquement, sa « critique » et ses « plaisanteries » à l'encontre des juifs. Je suis, en revanche, formellement opposé à ce qu'il lui soit physiquement porté atteinte, et si, d'aventure, je ne sais quel idiot l'agressait, j'en serais très choqué... mais je n'irais pas jusqu'à brandir une pancarte avec l'inscription : « je suis Dieudonné ».
En 1886, fut publiée à Paris La France juive d'Edouard Drumont, et en 2014, le jour des attentats commis par les trois idiots criminels, est parue, sous le titre : Soumission, « La France musulmane » de Michel Houellebecq. La France juive fut un véritable « bestseller » de la fin du 19ème siècle ; avant même sa parution en librairie, Soumission était déjà un bestseller ! Ces deux livres, chacun en son temps, ont bénéficié d'une large et chaleureuse réception journalistique. Quelle différence y a t'il entre eux ? Houellebecq sait qu'au début du 21ème siècle, il est interdit d'agiter une menace juive, mais qu'il est bien admis de vendre des livres faisant état de la menace musulmane. Alain Soral, moins futé, n'a pas encore compris cela, et de ce fait, il s'est marginalisé dans les médias... et c'est tant mieux ! Houellebecq, en revanche, a été invité, avec tous les honneurs, au journal de 20 heures sur la chaine de télévision du service public, à la veille de la sortie de son livre qui participe à la diffusion de la haine et de la peur, tout autant que les écrits pervers de Soral.
Un vent mauvais, un vent fétide de racisme dangereux, flotte sur l'Europe : il existe une différence fondamentale entre le fait de s'en prendre à une religion ou à une croyance dominante dans une société, et celui d'attenter ou d'inciter contre la religion d'une minorité dominée. Si, du sein de la civilisation judéo-musulmane : en Arabie saoudite, dans les Emirats du Golfe s'élevaient aujourd'hui des protestations et des mises en gardes contre la religion dominante qui opprime des travailleurs par milliers, et des millions de femmes, nous aurions le devoir de soutenir les protestataires persécutés. Or, comme l'on sait, les dirigeants occidentaux, loin d'encourager les « voltairiens et les rousseauistes » au Moyen-Orient, apportent tout leur soutien aux régimes religieux les plus répressifs.
En revanche, en France ou au Danemark, en Allemagne ou en Espagne où vivent des millions de travailleurs musulmans, le plus souvent affectés aux tâches les plus pénibles, au bas de l'échelle sociale, il faut faire preuve de la plus grande prudence avant de critiquer l'islam, et surtout ne pas le ridiculiser grossièrement. Aujourd'hui, et tout particulièrement après ce terrible massacre, ma sympathie va aux musulmans qui vivent dans les ghettos adjacents aux métropoles, qui risquent fort de devenir les secondes victimes des meurtres perpétrés à Charlie Hebdo et dans le supermarché Hyper casher. Je continue de prendre pour modèle de référence le « Charlie » originel : le grand Charlie Chaplin qui ne s'est jamais moqué des pauvres et des non instruits.
De plus, et sachant que tout texte s'inscrit dans un contexte, comment ne pas s'interroger sur le fait que, depuis plus d'un an, tant de soldats français sont présents en Afrique pour « combattre contre les djihadistes », alors même qu'aucun débat public sérieux n'a eu lieu en France sur l'utilité ou les dommages de ces interventions militaires ? Le gendarme colonialiste d'hier, qui porte une responsabilité incontestable dans l'héritage chaotique des frontières et des régimes, est aujourd'hui « rappelé » pour réinstaurer le « droit » à l'aide de sa force de gendarmerie néocoloniale. Avec le gendarme américain, responsable de l'énorme destruction en Irak, sans en avoir jamais émis le moindre regret, il participe aux bombardements des bases de « daesch ». Allié aux dirigeants saoudiens « éclairés », et à d'autres chauds partisans de la « liberté d'expression » au Moyen-Orient, il préserve les frontières du partage illogique qu'il a imposées, il y a un siècle, selon ses intérêts impérialistes. Il est appelé pour bombarder ceux qui menacent les précieux puits de pétrole dont il consomme le produit, sans comprendre que, ce faisant, il invite le risque de la terreur au sein de la métropole.
Mais au fond, il se peut qu'il ait bien compris ! L'Occident éclairé n'est peut-être pas la victime si naïve et innocente en laquelle il aime se présenter ! Bien sûr, il faut être un assassin cruel et pervers pour tuer de sang-froid des personnes innocentes et désarmées, mais il faut être hypocrite ou stupide pour fermer les yeux sur les données dans lesquelles s'inscrit cette tragédie.
C'est aussi faire preuve d'aveuglement que de ne pas comprendre que cette situation conflictuelle ira en s'aggravant si l'on ne s'emploie pas ensemble, athées et croyants, à œuvrer à de véritables perspectives du vivre ensemble sans la haine de l'autre.
Shlomo Sand (Traduit de l'hébreu par Michel Bilis) http://www.ujfp.org/spip.php?article3768

Merci Cécile et Fred. Fred, je suis d'accord avec toi que Shlomo Sand est encore excellent à l'image de ses bouquins . Pour l'anecdote, il était ami depuis leur jeunesse avec le regretté Mahmoud Darwich, Conscience du peuple palestinien et peut-être le plus grand poète de l'ensemble, qu'on appelle depuis "l'Occident", les "Proche" & "Moyen" Orients . C'est Mahmoud Darwich qui le convainquit de rester en Israël pour résister et lutter quand il voulut quitter pour retourner en Europe où il est né après son expérience traumatisante de la guerre de 1967 en tant que soldat . A l'issue de cette dite guerre des "6 jours", Israël occupe jusqu'aujourd'hui : Jérusalem-Est, la Cisjordanie et bien sûr Gaza qui est devenu une prison à ciel ouvert après "le retrait israélien".
Bien à vous Modou. Luxembourg

La Banque nationale pour le développement économique (Bnde) veut participer à l’atteinte de l’objectif d’autosuffisance en riz que s’est fixé le gouvernement et du coup accompagner le développement de la région de Saint-Louis. C’est ce qu’a fait savoir son directeur général qui justifiait l’ouverture au mois prochain de l’agence de Saint-Louis. Thierno Seydou Nourou Sy conduisait une mission de la Bnde en tournée dans la région.

Thierno Seydou Nourou Sy, le directeur général de la Bnde, en visite à Saint-Louis, a annoncé aux autorités locales, notamment le gouverneur, le préfet et le président de la Chambre de commerce la prochaine ouverture de l’agence de la Bnde de Saint-Louis dont la construction est déjà terminée.

Thierno Seydou Nourou Sy, dit avoir informé les autorités de sa volonté d’accompagner le développement de la région dans tous ses secteurs d’activité. Il a justifié l’ouverture de l’agence de Saint-Louis, pour le mois prochain, par le désir des responsables de la Bnde de participer à l’atteinte de l’autosuffisance en riz que s’est fixé le chef de l’Etat pour 2017. «Nous comptons ouvrir l’agence de Saint-Louis maintenant parce que nous voulons anticiper notre présence, afin de pouvoir accompagner les acteurs économiques qui vont développer l’activité de production de riz pour l’atteinte de l’autosuffisance en riz. Le chef de l’Etat l’a dit. En 2017 le Sénégal doit atteindre l’autosuffisance en riz. Et pour cela, il faut un accompagnement financier. Nous sommes là pour ça.»
Le Dg de la Bnde a invité les acteurs économiques de Saint-Louis et de toute la vallée à s’approcher de son institution pour présenter leurs programmes de financement afin de bénéficier d’un accompagnement. Dans sa lancée, Seydou Nourou Sy a appelé les autres acteurs de développement que sont les institutionnels, les professionnels ainsi que les  grandes entreprises intervenants dans certains secteurs stratégiques comme le tourisme et la pêche, à solliciter un accompagnement pour leur permettre de développer leurs activités.
Rappelant le rôle assigné à la Bnde qui est d’accompagner le développement économique dans toutes les régions du pays, le directeur général de la banque nationale a expliqué que Saint-Louis est une région stratégique sur laquelle son institution compte pour pouvoir mieux accompagner le développement économique du Sénégal.
Seydou Nourou Sy a par ailleurs souligné que la Bnde, dans sa démarche, a voulu se démarquer du système bancaire classique qui consiste à accompagner les acteurs par le financement de produits globaux, en s’engageant résolument dans le financement de la chaîne de valeur. «Notre souhait est d’accompagner les filières dès la production en passant par la distribution  et en finançant aussi la transformation de ces produits», a-t-il déclaré ajoutant que «la Bnde dispose d’un accès relationnel facile qui permet un accès facile au financement aux bénéficiaires tels que les grandes entreprises ou les Pme qui sont dans les activités industrielles, commerciales et de service qui pourront développer leur activité sans être contraints à subir les différents blocages qu’on connaît d’habitude dans le financement de Pme notamment la garantie, la structuration et la méconnaissance des secteurs d’activités». Mieux, a souligné M. Sy, la Bnde a l’avantage de bénéficier de l’accompagnement de structures mises en place par l’Etat, telles que le Fongip et le Fonsis et de structures d’appui non financiers comme l’Adepme, l’Asepex, l’Anida et l’Apd, qui lui permettent de se démarquer de l’approche bancaire classique et de proposer des produits d’accompagnement exclusif qui permettent de prendre en charge les besoins des Pme dans leur globalité.
La visite de la direction de la Bnde comportait également un volet social qui a permis aux responsables de la banque de faire des dons à certaines structures sanitaires comme le centre de santé des quartiers de Bango et de Darou, qui ont reçu des «appareils stratégiques» dont des scanners, qui permettront aux femmes d’éviter les longs déplacements pour la prise en charge de certaines pathologies.
Après Saint-Louis, la délégation de la Bnde se rendra également dans la vallée du fleuve Sénégal, où la banque a déjà financé plusieurs activités de développement, surtout dans le secteur de l’agriculture, à la rencontre des acteurs économiques qui ont bénéficié de ces financements pour une valeur d’environ 1 milliard 500 millions de francs Cfa. Cet accompagnement qui se faisait déjà à partir de Dakar, avec des financements d’activités  liées à l’aménagement des terres, à la production et la mécanisation, par l’achat de matériels agricoles, se poursuivra, assure Seydou Nourou Sy. Il a aussi sollicité l’accompagnement et le soutien de la Chambre consulaire de Saint-Louis et de tous les acteurs pour mieux réussir sa mission.

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Le Directeur de cabinet du ministre du Tourisme et des Transports aériens, Cheikh Dieng, a présidé avant-hier, samedi 24 janvier, le lancement du vol inaugural Dakar-Tambacounda à l’initiative du groupe Transair, une compagnie aérienne privée. A cette occasion, il a indiqué que pour désenclaver les zones périphériques du pays, l’Etat mise sur le développement du transport aérien.
 
Pour participer au désenclavement des zones périphériques à l’intérieur du pays, le gouvernement mise sur le développement du transport aérien. C’est en tout cas ce qu’à indiqué avant-hier, samedi 24 janvier, le directeur de cabinet du ministre du Tourisme et des Transports aériens, Cheikh Dieng. Il procédait au lancement du vol inaugural Dakar-Tambacounda d’une compagnie aérienne. Pour atteindre cette objectif, il a laissé entendre que l’Etat va agir sur les facteurs de productions afin d’influencer positivement sur le prix du billet de transport.
 
«L’Etat fera des efforts. Nous allons essayer d’influer positivement sur les choses afin d’alléger davantage les charges aux promoteurs de ces dessertes pour, au finish, avoir une répercussion sur le prix du billet de transport», a soutenu Cheikh Dieng. Cependant, il a précisé que l’effort de l’Etat pour  réduire les coûts du transport aérien à l’intérieur du pays n’est pas synonyme de subvention, mais d’allégement de certains facteurs de productions sur lesquels l’Etat a un contrôle notamment les taxes.
 
Revenant sur les rapports entre le transport aérien et le tourisme, M. Dieng soutient: «il y a des relations très fortes entre le transport aérien et le tourisme. Lorsque le gouvernement renforce le transport aérien, il renforce en même temps les possibilités de voir les touristes venir dans les zones à visiter dans les meilleures conditions». Avant de préciser que l’inauguration de ce vol Dakar-Tambacounda coïncide avec l’ouverture de la saison de la chasse dans cette région. Le tourisme cynégétique est très développé dans le pôle touristique du Sénégal oriental.
 
De son coté,  Mamadou Kassé, conseiller du président de la République, par ailleurs responsable de l’Apr à Tambacounda, qui a effectué le voyage, a fait part de sa fierté de voir sa région desserte par voie aérienne. «Nous avions presque une petite frustration que nous n’avons jamais clamé, mais que nous avons toujours vécu. Pourquoi desservir d’autres régions et pas la notre alors qu’elle reste la plus enclavée? C’est une question à laquelle nous avons un début de réponse aujourd’hui», s’est-il réjoui.

L’hôpital Le Dantec est le plus grand centre de recherches du Sénégal et même d’Afrique de l’Ouest et pas mal d’études dans beaucoup de revues scientifiques du monde y ont été réalisées. Raison pour laquelle la quasi-totalité des chefs de service plaident pour sa reconstruction pour permettre à leurs jeunes collègues de mieux s’exprimer, afin d’éviter les évacuations à l’étranger.  

Un Sénégal émergent s’accompagne d’un hôpital ultra moderne, digne de ce nom et en conformité avec «l’expertise médicale nationale». C’est du moins la conviction des chefs de service de l’hôpital Aristide Le Dantec, dont certains ont été au début et à la fin du projet de reconstruction de cet établissement, estimé à 82 milliards de francs Cfa.
Venu inaugurer le 20 janvier dernier des unités de radiologie et de cardiologie à Le Dantec, le chef de l’Etat semblait séduit par le projet, au point de s’engager à le réaliser. «J’accepte le document de présentation du projet. Nous allons accompagner l’hôpital Le Dantec dans sa reconstruction. Vous pouvez compter sur mon engagement et sur celui du gouvernement», a-t-il promis devant les agents de l’hôpital.
Pour le Professeur Cheikh Tidiane Touré, chef du service de Chirurgie générale à Le Dantec et à la Faculté de médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), l’expertise médicale sénégalaise est inégalée ailleurs en Afrique, mais malheureusement, ils ne peuvent pas s’exprimer à cause d’un plateau technique très pauvre. Ainsi, devant le Président Sall qui avait le projet entre ses mains, il dit : «Ce document est le projet d’établissement de l’hôpital Aristide Le Dantec. Il s’agit véritablement d’un projet de reconstruction. L’achève­ment de ce document consacre dix années de collaboration, de concertation, de travail participatif, inclusif qui a rassemblé toutes les catégories professionnelles de notre hôpital. Nous y avons travaillé avec engagement, passion, pour rendre à Le Dantec, la place qu’il mérite de centre d’excellence, de véritable centre national de référence, d’hôpital de niveau international, vitrine de la médecine sénégalaise, bâti au cœur de la ville, à l’instar de ses homologues des grandes capitales du monde.»
En fait, pour Pr Touré, l’expertise nationale doit empêcher les évacuations à l’étranger. Dans une interview accordée au journal Le Quotidien, le chirurgien rappelait en effet : «Nous avons étudié dans les plus grandes universités de médecine du monde, nous n’avons rien à envier à nos collègues d’autres pays, mais n’empêche que pour des cas de pathologie particulière, nous sommes obligés d’évacuer nos malades à l’étranger. Cela est très frustrant pour nous, mais également pour le Sénégal, pour la bonne raison que ces évacuations coûtent à l’Etat des milliards de francs Cfa chaque année.»
Tout comme le Professeur Touré, Pr Serigne Abdou Bâ, cardiologue, Pr El Hadji Niang, radiologue, Pr Souleymane Mboup, virologue ou encore Pr Baye Assane Diagne, urologue pour ne citer que ceux-là, plaident tous pour un Le Dantec new look, qui permettra aux jeunes spécialistes sénégalais qu’ils ont formés de mieux s’exprimer. «Nous serons certainement tous à la retraite dans quelques années, mais ce sera une fierté de voir nos jeunes médecins pratiquer ce qu’ils ont appris à nos côtés», réagit encore Pr Touré, interrogé au lendemain de la visite du Président Sall.
L’hôpital Le Dantec est le plus grand centre de recherches du Sénégal et même d’Afrique de l’Ouest et pas mal d’études dans beaucoup de revues scientifiques du monde y ont été réalisées. Aujourd’hui, plusieurs médecins agrégés se bousculent dans les services sans pour autant avoir la chance de s’exprimer. Les frustrations s’amoncèlent et les envies d’ailleurs se profilent pour beaucoup de jeunes spécialistes. D’où l’urgence d’un nouvel hôpital moderne et susceptible même de promouvoir le tourisme médical au Sénégal. C’est une possibilité, indiquent tous nos interlocuteurs, mais seule une volonté politique devra la matérialiser.

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