L’Onusida annonce un objectif ambitieux pour la période 2016-2021 : mettre fin à l’épidémie du Vih d’ici 2030. Depuis hier et jusqu’à ce soir, des hommes politiques, des professionnels de santé et la Société civile se rencontrent à Dakar pour la consultation régionale de l’Onusida pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

 
Depuis hier, à Dakar, la Direction régionale de l’Onusida discute des méthodes à employer pour endiguer l’épidémie du Vih d’ici 15 ans. L’organisation espère des résultats probants pour 2030 : aucune infection, aucun décès et aucune discrimination liés au virus du Sida. «Il n’y a pas d’arme fatale pour supprimer le Vih, mais il existe des outils pour le contrôler», explique Mamadou Diallo, directeur du bureau régional Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Onusida. Selon lui, «il n’est pas possible de faire disparaître le Sida, mais on peut au moins endiguer la propagation du virus».
 
La stratégie des trois 90
Pour cela, une méthode radicale a été évoquée : la stratégie du 90-90-90. L’organisation souhaite que 90% de la population mondiale soient dépistés d’ici 2020, que 90% des personnes diagnostiquées séropositives prennent un traitement et 90% des personnes sous traitement ne puissent plus transmettre le virus. Aujourd’hui, 80% des Sénégalais n’ont pas effectué de tests de dépistage et 30% des Sénégalais diagnostiqués séropositifs n’ont pas de traitement.
 
Afin d’atteindre cet objectif rapidement, l’Onusida met en avant trois méthodes. La première consisterait à multiplier les missions d’information sur le terrain, en lien étroit avec les associations et les collectivités locales pour avertir la population. Dans un deuxième temps, l’organisation préconise d’augmenter le nombre de tests de sérologie. La dernière solution, pour accélérer la lutte contre le virus, serait de produire les antirétroviraux directement au Sénégal. Cela permettrait de réduire le coût du traitement et d’améliorer l’accès aux soins pour les personnes les plus défavorisées. «Le Sénégal serait un bon candidat», estime Luiz Loures, directeur adjoint de l’Onusida. «Ici, il y a une bonne production pharmaceutique et de bonnes compétences en matière de santé.»
 
«Il faut appliquer au Vih ce que le Sénégal a fait avec Ebola»
Pour le ministre ghanéen de la Protection sociale et des droits humains, John Alexander Ackon, le financement de ces mesures risque d’être compliqué car «Ebola a mobilisé beaucoup de moyens». Mais selon lui, «cela n’empêche pas d’investir pour se battre contre le sida».
Safiatou Thiam, directrice du Conseil national de la lutte contre le Sida (Cnls), propose de prendre le Sénégal en exemple : «Il faut appliquer au Vih, ce que le Sénégal a fait avec Ebola. Toutes les dispositions ont été prises et le travail a été si efficace qu’aucun cas n’a été enregistré dans le pays alors que les frontières sont restées ouvertes.»

Il n’y a pas de statistiques officielles, mais les élèves ont succombé à la tentation du chanvre indien. Dans certains lycées dakarois, ils grillent leurs joints devant les portails de leurs établissements. Comme si de rien n’était. Pis, le trafic s’instaure au vu et au su de tout le monde. Impuissante, l’administration essaie de mettre en place des garde-fous pour dissuader les potaches déjà accros à la substance. Conscients du danger, certains essaient de se remettre dans le droit chemin en retrouvant leur lucidité. Ce n’est pas toujours évident. Ceux qui ont déjà franchi la ligne rouge recherchent encore des issues dans un pays qui manque d’infrastructures curatives.

Il est 8 h. Des lycéens s’agglutinent devant le portail de leur établissement situé dans un quartier huppé de Dakar. Sur un coin de rue en face de leur lycée, ils convergent vers un marchand de café pour avoir leur dose matinale de caféine et de nicotine. Ils sont heureux comme des mômes dans ce coin pollué par l’odeur du chanvre indien. Le premier pétard est allumé et fait sa tournée entre des mains expertes. Insouciants, ils se plaisent dans leur paradis artificiel. Alors que leurs camarades ont fini de vider leur cartable en classe, certains s’attardent pour obtenir leur dose avant de rejoindre leurs professeurs. «Moi, je fume à peu près trois fois par jour, après chaque repas», avoue un lycéen adossé sur le mur en face de l’établissement. Au Sénégal, l’usage du chanvre indien ne semble pas être en déclin. Alors que le marché est en expansion dans les collèges et les lycées dakarois.
En cette matinée frisquette, la capitale est bruyante de mouvements de personnes qui vont à l’assaut d’une journée naissante. Mais, Karim (nom d’emprunt) et ses copains ne s’embarrassent pas des va-et-vient des inconnus qui traversent la rue. Elève en classe de seconde S2, le bonhomme assume sa dépendance à la drogue. Sans ciller, il assume : «J’ai commencé à fumer quand j’avais 12 ans. Il y avait des problèmes dans la famille, et mes parents ont divorcé, c’est ça qui m’a poussé à fumer.» Après avoir conjugué au passé ses problèmes familiaux, il grille maintenant ses joints pour convenance personnelle. Il dit : «Maintenant, je fume parce que ça m’aide à me détendre et à soulager le stress de la journée.» Ce geste n’est plus banal dans les lycées dakarois. Karim avoue que les 3/4 de ses camardes fument régulièrement du cannabis.

«3/4 de mes camarades de classe fument du cannabis»
Cette affirmation fait tressaillir de peur dans ces établissements où la régulation sociale est inexistante. Car, la consommation ne connaît pas des instants de répit. Situé sur une avenue très fréquentée de Dakar, un autre lycée cristallise les attentions. Depuis plusieurs années, une réputation sulfureuse précède ses résultats scolaires. Le lieu de rendez-vous est connu : les élèves se retrouvent sur le terrain de sport qui attire des lycéens et des étudiants des écoles de formation qui trouvent ici un réseau de trafiquants qui les alimente. Comme si de rien n’était. Et ils fument sans se cacher.
Le long des murs surplombés par le feuillage des manguiers et d’un grand baobab, des élèves et des habitants du quartier se retrouvent pour partager des joints. Alors qu’un poste de police est à quelques dizaines de mètres. Impuissants, les professeurs d’éducation physique, qui utilisent le terrain, observent la scène. Ils sont stupéfaits par autant d’audace. Réunis pour le repas de midi, les enseignant expliquent que le terrain est «devenu une plaque tournante pour le trafic du chanvre indien». Christian Mendy, qui sert dans ce lycée depuis 24 ans, dénonce l’impunité qui entoure le trafic et la consommation du chanvre dans ces lieux. Il cache mal son désespoir : «Nous qui faisons nos cours ici, on voit que le trafic se fait sous nos yeux. Les administrateurs sont là, voient tout, mais ferment les yeux. Ils n’admettront jamais que leurs élèves fument. Quant à la police, à part une ou deux descentes, elle n’a rien fait pour empêcher le commerce qui se fait à ciel ouvert.»
Aujourd’hui, le phénomène est en train de faire des ravages chez les lycéens. Il est vrai qu’il n’existe pas de statistiques fiables ni des programmes de sensibilisation chez les jeunes qui... grillent leur destin. Bocar (nom d’emprunt), élève en Terminale L, assume être accro à la drogue même s’il a tendance à baisser sa consommation. «Mais, depuis que je suis en Terminale, j’ai beaucoup réduit ma consommation», dit-il. Pourquoi ? «J’ai vu sur Youtube, des vidéos qui montrent que tu perds des neurones quand tu fumes... Ce sont ces vidéos qui m’ont aidé à beaucoup réduire ma consommation», constate-t-il.

«Je fume trois fois par jour»
Malgré la répression, la modicité du prix (500 ou 1000 F Cfa) et l’accessibilité de la substance favorisent le trafic. L’incinération de quatre tonnes de chanvre indien récemment, n’arrive pas à cacher la fâcheuse réalité. «Aujourd’hui, le chanvre indien se trouve facilement dans tous les quartiers de la capitale», regrette un autre élève. Par contre, le potache explique qu’à part quelques interventions mineures de certaines Ong, son lycée n’a jamais vraiment organisé des séances de travail sur la consommation et l’impact du cannabis sur la santé.
Au lycée Yalla Suur-En, le directeur Malick Anne essaie de dissuader la consommation de drogue dans son établissement. Il reconnaît, néanmoins, qu’il n’est pas facile de contrôler les élèves. «Ici, la consommation est strictement interdite et les élèves associés à ces activités sont blâmés. Mais le problème, c’est que l’essentiel de la consommation se passe à l’extérieur de l’école, dans les rues des quartiers qui entourent le lycée», dit Malick Anne. A ses yeux, la montée de la consommation chez les élèves s’explique par le manque de sensibilisation et la faiblesse des efforts consentis par le gouvernement sénégalais. «Si on mettait autant de moyens pour une sensibilisation sur le chanvre indien que sur le virus Ebola, on pourrait voir de vrais résultats. Je n’ai jamais vu le gouvernement faire de la sensibilisation dans nos écoles. Même dans notre école, il n’y a pas de programme de sensibilisation. Je demande à mes professeurs de parler de sensibilisation, mais elle doit être générale», explique-t-il. En attendant, les élèves ne ralentissent pas la cadence...

Le Quotidien.sn

Le débat sur la réduction du mandat présidentiel refait surface dans l’espace politique, avec les sorties controversées du parti présidentiel, à savoir l’Alliance pour la République (Apr). Si d’aucuns estiment que Macky Sall doit revenir sur son engagement, d’autres en revanche, soutiennent le Chef de l’Etat, dans sa volonté de ne pas se dédire sur le quinquennat promis aux sénégalais. Du côté de certains analystes politiques, notamment Moustapha Samb et Ndiaga Sylla, la constance de Macky Sall sur sa détermination à respecter son engagement ne laisse apparaitre aucun doute sur un possible «wax waxeet».
 
La polémique sur la réduction du mandat présidentiel, de 7 à 5 ans par voie référendaire, refait surface au sein même du parti présidentiel, à savoir l’Alliance pour la République (Apr). Si certains camarades et collaborateurs du président Macky Sall, notamment Moustapha Cissé Lô et Jean Paul Dias, estiment que le président doit revenir sur son engagement, d’autres en revanche, comme Abdou Mbow et Moustapha Diakhaté, soutiennent le Président dans son engagement de faire un quinquennat. Un débat remis au goût du jour alors qu’à moult sorties, Macky Sall a toujours réitéré sa volonté de respecter son engagement pris devant le peuple sénégalais.
 
Si les positions contradictoires des partisans même du président peuvent porter à confusion chez certains observateurs, tel n’est pas le cas pour Moustapha Samb, professeur au Cesti, non moins analyste politique. De l’avis de M. Samb, «les positions individuelles des partisans et camarades de parti du président n’engagent personne. Ce sont des gens qui disent ce qu’ils pensent et ça ne peut pas influencer le cours des choses». Pour lui, le comportement du président sur la question, à savoir son discours univoque, cohérent et très engagé sur cette logique, n’offre pour le moment aucun doute possible sur une reculade sur l’engagement. Il y aurait pu avoir des suspicions «si par exemple le président avait émis un discours qui va en porte-à-faux ou qui sème le doute par rapport à la tenue de cet engagement», soutient-il. Il a ainsi trouvé normal qu’il y ait dans un parti des gens qui dégagent des positions «extrémistes».
 
Une position qui semble rejoindre celle de Ndiaga Sylla, consultant et analyste politique, qui a trouvé qu’il est normal que «compte tenu des enjeux, que certains collaborateurs du président de la République, relativement aux chantiers qu’il a ouverts, avec notamment le Pse, trouvent qu’il ne serait pas du tout logique que le président procède à la réduction de son mandat avant de pouvoir cueillir les fruits de cet émergence».
 
A l’en croire, leur position est aussi fondée sur le fait que, du point de vue juridique, le président est élu pour un mandat de 7 ans. Toutefois, M. Sylla a estimé «qu’aujourd’hui les choses semblent se préciser d’autant plus que le président a annoncé la tenue de ce référendum au mois de mai 2016».
Ce qui rejoindrait d’ailleurs, selon lui, la position que lui même a tenu à l’époque, sur la nécessité de se pencher dans les meilleurs délais sur la question fondamentale de la réforme des institutions.
 
Cependant, le frère de Talla Sylla est d’avis qu’il ne serait pas judicieux d’amener les sénégalais à se prononcer uniquement sur la réduction ou non du mandat présidentiel. Pour lui, il faudrait, pour permettre aux sénégalais de se prononcer sur plusieurs questions, y intégrer la question du renouvellement du mandat. «Si on se lançait dans cette perspective du mandat unique, cela allait non seulement permettre au président de ne plus se focaliser dans une dynamique politique, mais aussi cela allait permettre une certaine stabilité, ne serait ce que par rapport à la réduction du nombre d’élection», a-t-il suggéré.

En attendant d’avoir des statistiques au sujet de la fraude sur le sucre dans notre pays, le bureau des Douanes de Dakar-Port-Nord (Môle 8) a mis en place un dispositif pour dévoiler les stratégies orchestrées par les fraudeurs pour faire entrer le sucre au Sénégal  sans payer les droits et taxes retenus à cet effet. En plus de la saisie de 189 tonnes de sucre évaluées à 132 millions FCfa par la Douane avant-hier mardi 01 avril, les soldats de l’économie avaient mis la main, la semaine dernière, sur  10 conteneurs de 27 tonnes de sucre d’une valeur d’environ 300 millions de F Cfa. Sans oublier le service régional du Commerce de Diourbel qui avait saisi 2 conteneurs de 27 tonnes de sucre appartenant à deux grands commerçants. Une véritable opération coup de poing réalisée par les hommes de Papa Ousmane Guèye, directeur général de la Douane, et qui en dit long sur les inquiétudes de méventes des industriels dans certains marchés.
 
Nonobstant la quantité de sucre produite par les industries locales qui oblige l’Etat du Sénégal à ouvrir ses vannes pour un approvisionnement correct du produit, la Douane sénégalaise continue de découvrir les stratégies des fraudeurs qui font entrer le sucre au Sénégal sans payer de droits et taxes retenus.
 
L’affaire qui commence à prendre de l’ampleur, inquiète certains acteurs du secteur qui en subissent les conséquences sur le plan financier. Car, le marché du sucre est parti pour aiguiser plus de convoitises au regard des bénéfices que peuvent engranger les importateurs.
 
En effet, les quelques 189 tonnes de sucre sur sept conteneurs en provenance de Dubaï (Emirats Arabes Unis) saisies par le Bureau des Douanes de Dakar-Port-Nord (Môle 8) sont évaluées à 132 millions de FCfa sur le marché intérieur. Cette importation frauduleuse a été décelée suite au contrôle physique fait par les agents du bureau du Môle 8, lit-on dans un communiqué que nous avons reçu avant-hier mardi. « Les conteneurs ont été faussement déclarés (dans le manifeste) contenir du zinc, de la peinture et du papier. Il s’agit là d’une stratégie savamment orchestrée pour tromper la vigilance des agents des Douanes afin de payer moins de droits et taxes d’entrée », lit-on dans le communiqué. Avant de poursuivre que les «véritables propriétaires de ces marchandises importées sans autorisation, n’ayant pas encore procédé à une déclaration en détail, sont en cours d’identification et encourent des sanctions pécuniaires et pénales».
 
Stratégie
 
Les soldats de l’économie avaient matérialisé cette nouvelle méthode de contournement des magouilleurs en mettant la main sur 270 tonnes de sucre évaluées à 300 millions FCfa alors que le transitaire avait déclaré des carreaux dans le seul but de payer moins à la douane sénégalaise.
 
Les hommes de Papa Ousmane Guèye, directeur général de la Douane, par le truchement du  bureau des douanes de Dakar, Port Nord communément appelé môle 8, avait auparavant saisi, à Diourbel, deux conteneurs de 54 tonnes de sucre appartenant à deux grands commerçants à Touba par le service régional du Commerce.
 
Ces saisines effectuées au Port autonome de Dakar et à Diourbel constituent une situation que les industriels ont toujours dénoncée pour expliquer une mévente du produit dans certaines régions, notamment à Diourbel.

Sudonline

 

Effondrement à Thiaroye un quartier relativement pauvre qui n'explique pas tout.
Des chiffres qui font froid et qui ne surprennent plus les sénégalais : Alioune Diao, architecte : « Seuls 13 % des bâtiments construits au Sénégal sont l'œuvre des architectes » APS
Il faut le dire et le redire, les sénégalais et les africains ne sont pas nés pour mourir bêtement.
Les Sénégalais eux-mêmes doivent se protéger en respectant des mesures sécuritaires drastiques si évidemment c'est possible, mais l'Etat doit veiller aux respects des normes en matière de bâti.
Mon propos porte sur les urgences et le secours dans nos pays.
Quand il y a un effondrement, il faut savoir que la solidarité humaine a tendance à se mobiliser et c'est bien mais il faut s'y prendre avec prudence pour éviter de compliquer les choses et de disperser les poches d'air qui sont des endroits délicats à préserver et nécessitent l'expertise des sapeurs- pompiers.
La solidarité locale et l'émotion des populations ne doit pas freiner le travail des spécialistes.
Je suis toujours surpris de l'organisation des secours en Afrique et au Sénégal en particulier.
Nos sapeurs-pompiers vus sur les images montrent des équipements spartiates et rudimentaires. Comment secourir des gens ayant subi un effondrement avec comme seuls outils des mains nues, ce n'est pas du karaté. Il s'agit de lever des blocs de pierres, de fer, etc, et cela exige de l'expertise.
Il est vrai qu'il faut faire vite parce que plus le temps passe plus les chances de retrouver des vivants s'amenuisent. Net c'est pourquoi les secours officiels doivent arriver vite avec des équipements importants. Les lieux doivent être sécurisés par les gendarmes ou policiers pour permettre aux professionnels de faire en toute tranquillité leur travail.
Dans ces équipements, il faut compter des gendarmes, policiers, SAMU, croix rouge ou autres structures qui savent faire, des chiens pour renifler les présences humaines. Une cellule psychologique doit être mise en place pour prendre en charge les familles, voisins ou rescapés.
Des solutions de relogement doivent être entreprises par les officiels et l'ETAT.

Rappelons que construire une maison n'est pas donnée à tout le monde sinon pourquoi faire des études pour étudier les sols, pourquoi faire des plans pour optimiser le bâti. ?
Ne nous improvisons pas architectes comme on le fait souvent en Afrique et au Sénégal. Il y a trop de charlatans qui s'improvisent constructeurs balayant d'un revers de main le travail de l'expert qu'est l'architecte. Il doit être consulté de façon obligatoire pour que toute construction se fasse dans le respect des normes de sécurité. Je me réjouis que les architectes du Sénégal aient crée une revue pour éduquer et sensibiliser sur leur métier et faciliter les relations.
Souvent on dit que prendre un architecte est cher mais combien coûte une vie ? Réfléchissons et l'ETAT doit lutter contre les mauvaises constructions et notifier des « Etats de périls » pour le bien et la sécurité publics. On ne doit pas construire dans des endroits inondables ou il faut l'intervention du géologue pour déterminer la qualité des sols.
Soyons rigoureux dans tout et ne laissons pas le hasard gérer nos vies, nos vie sont importantes et les Etats doivent s'impliquer dans la gestion de tous les constructions sur le territoire nationale.
Pour mieux s'informer voici une page sur la revue des architectes sénégalais.
« A4 Perspectives », un support médiatique pour les architectes
Dakar, (APS) - , par Mansoura Fall
Des architectes et professionnels du bâtiment ont procédé, samedi à Dakar, au lancement d'un magazine bimestriel qui ambitionne de s'imposer comme une revue d'information sur la gestion du cadre de vie à travers ''de nouvelles façons de faire.''

Intitulé "A4 Perspectives", ce nouveau magazine cible principalement les architectes et se veut un moyen d'expression pour les professionnels du bâtiment, a dit son directeur de publication Cheikh Sadibou Diop, lors de la cérémonie de lancement de la nouvelle publication.
"Le cadre de vie se détériore de plus en plus et notre rôle, c'est d'alerter les populations mais aussi les décideurs sur les dangers qui nous guettent (...). Nous avons donc senti le besoin d'avoir un support de communication pour exprimer ce que nous ressentons pour que les choses aillent mieux", a-t-il dit.
Des sujets relevant de l'actualité, de l'architecture, de l'aménagement et de l'art seront développés par cette revue qui "ne s'intéresse qu'aux faits (..), mais en mettant sur la table des propositions sur de nouvelles façons de faire, de penser les projets, de gérer notre cadre de vie, nos installations, d'améliorer notre sécurité", a-t-il indiqué.
M. Diop, par ailleurs architecte, a déploré que "dans tout ce qui se construit au Sénégal, l'architecte n'intervient que pour moins de 2 %." L'argument opposé aux architectes, c'est qu'ils "coûtent chers", mais cela relève selon lui d'une méconnaissance des dispositions prises pour faciliter l'assistance architecturale.
"Lorsque qu'un Sénégalais n'arrive pas à prouver qu'il n'a pas les moyens de financer des études architecturales, il y a une procédure qui veut que cette personne-là s'adresse au ministère et que ce ministère contacte l'Ordre des architectes qui à son tour va désigner un architecte gratuitement au bénéfice des usagers", a-t-il expliqué.
"Mais les gens passent outre, car ils méconnaissent cette procédure. L'un de nos objectifs, c'est de porter à la connaissance des populations tout ce qui est utile et nécessaire pour que les choses aillent mieux", a ajouté M. Diop.
Il a signalé que l'Ordre des architectes est un organe public dépendant du ministère de l'Urbanisme. Partant, a-t-il fait valoir, les architectes doivent être en mesure de donner leur point de vue sur les grands projets.
De son côté, Malick Mbow, directeur de publication adjoint du magazine "A4 Perspectives'', a plaidé pour la construction d'une Ecole nationale de formation en architecture, déplorant le nombre insuffisant (217) d'architectes au Sénégal.
Ce premier numéro traite de plusieurs sujets dont les cas d'effondrement de bâtiments au Sénégal, le projet de reconstruction de l'hôpital Aristide Le Dantec ou encore les solutions en énergie solaire pour le logement social.
La page ''Art et culture'' est animée par l'artiste plasticien Tita Mbaye qui rappelle les liens indissociables entre l'architecture et l'art plastique à travers le décor des bâtiments.
Agence de Presse Sénégalaise

 

Pourquoi diable me direz-vous vouloir générer du mieux-être en entreprise alors que la "simple" recherche du bien-être y semble déjà occuper tout l'espace de nos préoccupations quotidiennes ?
Se sentir bien dans son espace de travail, dans ses modes de travail, dans ses missions reste pour chaque collaborateur un vœu bien difficile qui ressemble bien souvent à une utopie. Une voie incongrue alors qu'elle semble devoir être une évidence.
La question m'est souvent posée comme un signe manifeste de notre désarroi : pourquoi ne sommes-nous pas plus heureux que cela dans nos vies professionnelles ? Pourquoi nos vies de travail sont-elles si pauvres en bien-être et épanouissements ?
Dans un sondage récent, seulement 22% des internautes témoignaient de leur bonheur affiché[1] chez leur employeur. À suivre ces indicateurs, je vais finir par croire que le monde de l'entreprise est un univers qui s'est interdit d'offrir toute forme de bien-être à ses salariés et à ses collaborateurs ?
Faudrait-il même se poser raisonnablement la question de savoir si l'entreprise a un devoir de bien-être ? Personnellement, je le crois. Je le crois avec d'autant plus de convictions qu'il s'agit pour nos organisations d'une des clés de leur avenir : attractivité, employabilité, flexibilité,... Ce que je sais aussi, c'est que si nous désirons que l'entreprise, et plus largement le monde du travail, devienne un espace propice à générer cet état « euphorique », cet état heureux qu'implique le bien-être pour chacun d'entre nous, nous devons faire face à quelques obligations pour initier du mieux-être.
Même si l'entreprise a du mal à le reconnaître cette « recherche du bien-être au travail » va devenir une de ses valeurs essentielles, peut-être tout aussi vitale que le profit, car un élément majeur de sa différenciation positive.
Le mieux-être illustrera toute la qualité de son esprit à entreprendre pour des ambitions d'avenir durable.
1/ Faire attention aux sirènes du verbe « avoir ».
Cet état de recherche du bien-être ou d'attention au bien-être, dans la réalité du quotidien des entreprises, se conjugue, par facilité ou par obligation, avec l'auxiliaire « avoir ».
Ainsi les « Dans mon entreprise, j'ai droit à un espace de relaxation, avec des fauteuils de massage, j'ai aussi droit à des sièges ergonomiques... », « J'ai à disposition un service de conciergerie, de co-voiturage... », « J'ai accès à des promotions culturelles, à des offres d'accompagnement, de coaching, de stages de yoga, à des soins corporels... », sont légion et deviennent autant d'arguments pour les uns à convaincre les autres de la qualité de leurs gains en matière de bien-être. Sauf que...
Sauf qu'avec le verbe « avoir » ne sonne que le glas d'un acquis en droits de plus. Il compense et ne se propose, en fait, qu'en tant que pansement au réel mal-être de nombre de collaborateurs à vivre la réalité de l'entreprise. Cette dernière a toujours tendance à préférer le plus facile et à oublier le plus difficile ou le moins dommageable pour elle !
Ainsi, beaucoup trop de managers et dirigeants en oublient les qualités de l'auxiliaire « être ». Ils oublient d'accompagner, d'être dans l'empathie, de considérer l'autre... Souvent, il faut le reconnaître aussi parce qu'ils n'en ont pas les moyens ou la formation alors qu'ils en ont la volonté.
L'idée du bien-être ne devrait pas se suffire à une recherche technocratique de données destinées à alimenter les matrices Excel de tel reporting ou de tel climat social. Ainsi la recherche du bien-être se manifeste par la recherche incessante d'acquis nouveaux. Alors que la recherche du mieux-être sous-tend un progrès individuel.
Le verbe « avoir » même s'il s'associe au bien-être ne soigne rien !
Alors que le verbe « être » est bien une promesse d'action d'amélioration individuelle et collective.
2/ Imaginer un monde entrepreneurial différent
La question d'initier du bien-être pour du mieux-être ne peut se résumer à une simple question de sémantique. Il n'est pas non plus question d'obéir à une mode de plus imaginée par une offre de communiquant bien « markétée » ou d'un vendeur de « zénitude » ! Il y en a bien trop !
L'idée de la recherche d'un mieux-être est d'oser initier, d'oser innover, en un mot d'oser entreprendre!
Mais nous reviendrons sur ce dernier point dans un prochain article. Pour imaginer un monde entrepreneurial initiant du mieux être, il semble en tout cas nécessaire d'oser déployer des innovations managériales[2] respectueuses des identités, soucieuses de ce qu'est chaque individu qu'il soit collaborateur, partenaire ou fournisseur. Des innovations qui expriment l'intégrité et la singularité dont chacun de nous fait montre, et ce, dans la durée. [3]
Les résultats de cette recherche vont impacter nos organisations et leurs modes de fonctionnement pour la simple raison que le mieux-être illustre notre capacité à accéder à une vie satisfaisante en combinant harmonieusement l'utilisation de nos ressources physiques, intellectuelles, sociales et matérielles.
Certainement, moins de superficialité alors mais cela va nous obliger à considérer la création de valeur de façon durable et de façon transverse (et non plus dans une logique castratrice en silos, ultra fragile car liée aux dispositions du moment des actionnaires).
3/ Considérer davantage l'individu comme une richesse qu'une simple ressource
Comment imaginer un monde différent sans le penser autre ? Quelle est la nature du capital qui doit nous animer demain ? Est-il social ? Collaboratif ? Il semble qu'il n'est plus celui qui était l'ennemi de l'ouvrier. Le capital est devenu autre, et répond à une autre forme de pouvoir.
Il engage désormais nos propres compétences, notre propre polyvalence individuelle à nous adapter[4], fait appel à notre propre faculté à nous (r)évolutionner nous-mêmes. Ceci est une grande nouveauté dont il faut avoir conscience. Ce néo-capital surligne toute l'importance de chacune de nos empreintes abandonnée à un monde dont les systèmes et les institutions ne sont plus en capacité de se révolutionner elles-mêmes.
Nos propres compétences survivront à tous nos postes et à toutes nos fonctions.
Ce nouveau capital se constitue de compétences mises en relation et d'un art particulier à générer du mieux-être.
C'est la première étape d'une nouvelle construction, celle du collaboratif, que l'on réduit la plus part du temps à sa dimension capacitaire mais qui est la brique élémentaire de l'autoréalisation de chaque individu.
4/ Privilégier l'« autoréalisation » de l'individu
L'objectif d'une société du mieux-être s'exprime dans la manière dont l'environnement social, culturel, économique ou politique va permettre aux individus de développer une identité autonome, d'établir et de consolider une image, une relation positive à soi-même.
Pour l'entreprise, il s'agit notamment de définir une organisation et un mode de management par lesquels tout collaborateur devrait pouvoir se réaliser sans avoir à en passer par l'expérience du mépris ou du déni de reconnaissance.
La réalisation de soi comme personne dépend très étroitement de cette reconnaissance mutuelle entre l'individu et l'entreprise.
Ainsi, au-delà de nos liens affectifs avec l'autre qui nous construisent et nous confèrent cette confiance en soi si indispensable dans notre vie de femme et d'homme, au-delà de la reconnaissance de nos droits et de nos devoirs, qui sont la manifestation de notre propre autonomie et du respect envers autrui (ceci englobant notre environnement), il existe une considération sociale qui est à même de valoriser positivement nos qualités singulières, et qui confère à chacun d'entre nous son identité. Cette estimation de soi-même est nécessaire pour prendre conscience de sa propre valeur et pour pouvoir ensuite s'autoréaliser.
Cette considération d'être en capacité de s'autoréaliser est indispensable au sentiment de mieux-être.
5/ Oser l'amélioration continue comme source durable d'épanouissement
De façon générale dans nos vies, les idéaux « d'émancipation » ont disparu au profit de nombreuses possibilités d'épanouissement individuel qui sont devenus autant de motifs de satisfaction que d'insatisfaction, les champs des possibles étant toujours de plus en plus large et pluriel. C'est un des éléments constituant ce que je nomme la décohérence de notre société. Les différents facteurs de décohérence sont abordés dans mon ouvrage « (R)évolutions-nous ! ».
Nos idéaux de réalisation ne se sont orientées que vers la recherche d'un profit devenue idéologie.
Il n'est plus question au sein de nos organisations et de nos conseils que d'une recherche sans fin pour toujours plus de performance économique. Le management en est le contre maître désigné, responsable soumis et contraint à l'hortator de la direction et achetés par des avantages qui annihilent toutes velléités de transgressions au pouvoir.
Quand le dogme devient profit à tout va et tout est possible pour toujours... le plus facile.
Cette idéologie du profit est un facteur éminemment régressif, car il inhibe toute forme d'initiative et ne génère que de l'insatisfaction, nul ne pouvant être reconnu pour sa véritable qualité de résultats ou de compétences qui, par principe de construction, sont amenées à ne jamais être assez suffisantes. Le meilleur d'un jour sera le nul de demain, et ceci pour aucune autre raison que celle du toujours plus...
Ne subsiste pour le collaborateur que le sentiment de vide intérieur, d'inutilité et de démotivation... qui se compense souvent par une montée d'anxiété et de stress permanente. Chacun a bien conscience de cela, même si parfois ce mécanisme est difficile à admettre.
Ce manque de consistance oblige l'humanus economicus[5], propre à Daniel Cohen, à se penser lui-même au sein de son entreprise employeuse comme un produit et à se vendre en permanence.
Sauf que cela pose question. D'une part, l'idée serait positive si le manager pouvait valoriser la question de l'amélioration continue de ses collaborateurs en en faisant un principe fondamental de l'expression de leur montée en compétences et de reconnaissance. D'autre part, c'est également un sujet sensible car il faudrait que tous deux, collaborateur et manager, se présentent, sans défaillances et sans cesse, comme étant hyper motivés, flexibles et adaptables à tout... Ce qui semble difficile aujourd'hui en l'état de nos cultures et de notre législation du travail. Il faudra prévoir une vaste phase de transition.
Les acquis managériaux espérés et chèrement financés par l'entreprise (ce qui est paradoxal) se réduisent souvent à pas grand-chose dans les faits des résultats.
Démotivation, déresponsabilisation et « désimplication » sont les seules expressions atteignables et dont les résultats sont quasiment les seuls à être garantis !
Ce modèle n'est donc pas viable et écorne encore un peu plus une posture managériale dont les principes sont de plus en plus controversés et, en premier lieu, par les acteurs eux-mêmes.
Pourtant il faut persévérer et, comme le souligne Michel Jonquères, Président du MEVO, « tout bien être est, à terme, source d'ennui, comme le plaisir répétitif, seul le mieux-être, amélioration continu du bien-être, est source d'épanouissement continu... La construction d'un mieux-être qui doit continuellement prendre en compte les changements sociétaux... » Vaste sujet à travailler...
6/ Ne plus avoir peur de l'erreur
Aucun n'aime faire des erreurs, et encore moins dans le monde prédateur du travail. L'erreur, qui est immanquablement prise pour une faute, est une marque de faiblesse, quelque chose de grave en tout cas qui identifie la qualité de l'individu à la dimension de son échec. Pour le collectif, ce dernier devient un porte-malheur invisible désigné à jamais comme un looser infamant, juste bon à servir de pâture au prédateur.
Ce réflexe est largement conditionné par notre propre éducation et nos traditions éducatives judéo-chrétiennes ainsi que par l'excessive violence de nos organisations à l'égard du faible. L'effet est direct et désastreux !
Le syndrome de l'erreur bloque par excès toute prise d'initiative, tout processus de sourcing d'innovations en tous genres, toutes remarques, favorise toutes les formes d'incompréhensions. Il impose également aux RH de ne considérer les collaborateurs que par leur signification de poste délaissant par là-même les vastes domaines de leurs expertises et de leurs compétences, ce qui alourdit encore le poids de la « non qualité comportementale ». Tout le monde fait semblant.
C'est le règne du management de l'artificiel.
Pourtant, les erreurs font partie de notre vie. Il faut constamment nous tester et ce depuis notre enfance. C'est le basique de l'apprentissage humain, un élément propre à l'évolution intelligente.
Nous marchons toutes et tous et nous partageons la même douleur de nos premières chutes.
Alors pourquoi ne partageons-nous pas plus ce qui forge notre expérience ?
Il faut bien reconnaître qu'aujourd'hui quiconque refuse de se remettre en question et d'expérimenter (innover, conduire le changement) est voué à l'immobilisme, laissant le champ des possibles aux concurrents les plus audacieux.
L'audace, même si elle est inscrite comme valeur pour de nombreuses entreprises, est rare.
Rarement, l'erreur est considérée autrement que comme un échec ou une faute.
Arrêtons de ricaner !
7/ Se débarrasser du sentiment de culpabilité lié à l'échec
Il nous faut accepter la part de risque, accepter et faire sien l'existence même du risque dans notre vie et refuser, au-delà de la peur de l'échec, l'échec lui-même.
La peur de l'échec est davantage qu'un sentiment, la perception d'une réalité potentielle pour celle ou celui qui se lance dans un nouveau projet. La peur de l'échec, le danger du déséquilibre, le risque d'être en perte d'équilibre...
L'échec est une réalité à laquelle nul ne peut se soustraire sans risque d'y être de nouveau confronté un jour.
Cette peur de l'échec a des conséquences fâcheuses pour l'entreprise, en particulier celle de générer un phénomène nouveau de procrastination.
Si un collaborateur a une mission à réaliser et qu'il n'est pas sûr de lui au point de douter de ses propres capacités à la mener à bien, alors il devient naturel pour lui de repousser sans cesse le moment où il devra « s'y mettre ». Les organisations matricielles favorisent ce phénomène car il en trouble l'appréciation et maintient artificiellement cette situation plus longtemps. Ainsi, chacun protège son propre égo, ses précarrés.
Avant même d'être un problème confiance en soi, le phénomène de procrastination est essentiellement lié au refus pour le collaborateur ou le manager d'envisager l'idée de l'échec.
Cette peur d'affronter le regard des autres en cas de défaillance (faire mal quelque chose) ne fait qu'empirer jusqu'au point où elle auto-bloque toute forme d'initiative.
Majoritairement (enquête PriceWaterHouse Coopers 2014) la peur de l'échec s'explique par la peur de passer pour une personne incompétente dans son domaine. Or, l'idée essentielle à retenir est que pour réussir, il faut accepter de se tromper et, donc, échouer !
Si l'innovation est le principal moteur de croissance des entreprises, il leur faut donc faire preuve d'audace et intégrer l'échec à leur stratégie.
D'autres vont savoir transgresser leur paradigme et se lancer des défis. Mais il n'y a pas que des succes story dans la vie.
L'idée qu'un manager performant est celui qui ne se trompe jamais est à proscrire.
De même, aujourd'hui, les concepts « nipponisants » visant la recherche de l'excellence de type O défauts, Qualité Totale, « 5S » t autre Lean Management n'ont plus grand-chose d'excellent tant leur ambition est utopique. Au mieux, ils brident l'individu et transforment la prise d'initiative en un facteur culpabilisant ou accusateur selon les cas. Le « c'est pas ma faute » est le syndrome de la défensive ruinant tous les investissements réalisés en amélioration continue et détruisant la confiance entre les collaborateurs ou entre les équipes.
8/ Faire le distinguo entre erreur et faute
Bien sûr, toutes les erreurs ne se valent pas. Il y a un abîme entre les conséquences d'une erreur et l'ambition d'une faute. L'une est à corriger, l'autre à condamner. Certains analysent ce distinguo en considérant l'erreur soit de manière active soit de manière passive. La faute serait donc une erreur active, c'est-à-dire volontaire. L'autre, l'erreur passive est celle qui résulterait de l'omission.
Tout management doit être en mesure, dans sa posture, de pouvoir faire le distinguo entre erreur et faute. L'erreur doit être perçue comme un fait valorisable. La faute, elle, est une action stérile et qui ne doit être considérée que comme telle car volontaire. Elle doit donc être reconnue et sanctionnée.
Là encore, choisir de ne rien faire vis-à-vis d'une faute avérée, c'est-à-dire faire le choix de ne pas traiter ce type de dysfonctionnements, c'est opter pour le non développement individuel et collectif. Pour compléter le précédent point sur la procrastination, je précise que le cas de l'erreur « active » s'inscrit dans une volonté positive de changement. Elle doit être prise en compte dans le risque global du projet et réclame de réaliser des tests et autres apprentissages.
Pour innover et mener à bien son développement, une entreprise doit accepter de prendre des initiatives et en accepter la part de risque.
Le bénéfice réel est de pouvoir objectivement analyser ce qui a « raté » afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs. Comme le rappelle Francis Boyer, « certaines entreprises, dans leurs rituels managériaux valorisent le phénomène en fêtant l'échec ». Par exemple, en Californie, l'éditeur de logiciel Intuit organise ce qu'il appelle la "fête de la défaite" au sein de laquelle sont évoqués les échecs de manière à « tourner collectivement la page » et de pouvoir apprendre collectivement de ses erreurs.
9/ Mieux être au travail pour mieux vivre
Comme j'ai pu le décrire dans mon ouvrage « (R)évolutions-nous ! », nos organisations, nos modes de management ne rémunèrent plus ce qui a objectivement amené l'homme à évoluer. Pourtant, notre quête vers toujours plus de progrès devait nous rassurer quant à la nature de notre existence et ses difficultés multiples. Aujourd'hui, la solidarité a disparu avec les derniers errements d'un syndicalisme dépassé et d'une politique sociale de gauche ou de droite largement perturbé par la financiarisation extrême de notre société. De même, notre capacité d'empathie, de comprendre l'autre et nous-mêmes s'effrite, s'érode au profit des besoins immédiats de possession ; seuls et derniers signes (marqueurs) tangibles de nos réussites et qui sont autant de vecteurs de reconnaissance en société.
Mieux vivre, mieux-être en entreprise résulte, à mes yeux, d'une triple aptitude à :
- Être critique vis-à-vis d'un rapport de plus en plus marchand et stratégique de soi par rapport aux autres,
- Être certain de sa singularité, - Être confiant de sa capacité à s'auto-réaliser.
Témoin de ce changement, la plate-forme de recrutement Glassdoor qui publie les résultats du palmarès des 25 entreprises les plus appréciées auprès de 27 millions de ses membres dans 190 pays, souligne toute l'importance chez les jeunes diplômés que revêtent l'identité de l'entreprise, l'équilibre qu'elle propose entre vie de travail / vie privée et la qualité de ses dirigeants.
Ce qui semble essentiel pour mieux-être en entreprise est de pouvoir donner du sens à sa vie professionnelle. À cela une obligation : l'entreprise doit considérer que la première richesse dont elle dispose est la diversité de ses collaborateurs.
10/ Rechercher une autre forme de rémunération : soyons heureux dans nos entreprises, entreprenons !
L'esprit d'entreprendre ! Voici un beau projet pour une belle vie de travail nécessairement épanouissante. La vertu quelle que soit son domaine n'a pas de prix mais doit exprimer de la valeur. Il faut initier, pousser de nouvelles idées, sans en craindre les erreurs possibles, car l'ADN de l'entreprendre est dans la culture du changement qui devient, alors, source d'enseignement.
Accepter la part de risque dans nos vies d'entreprise, c'est instituer une dynamique de l'audace qui se fonde sur l'interaction des compétences, la création de synergies, la co-construction, voire la coopétition.
Entreprendre pour mieux vivre son entreprise, pour mieux y être invite à l'exemplarité de ses dirigeants en matière d'animation de l'innovation, en matière de stimulation de la créativité.
La confiance initiée par cette démarche est de pouvoir consolider ce qui fonctionne bien et de tirer les meilleurs enseignements de ce qui a moins bien fonctionné. Autrement dit, c'est la fin programmée des organigrammes pesant et l'avènement prochain d'organisation agile qui sauront placer le client au centre de leurs préoccupations avec des collaborateurs investis au plus près de ces derniers.
Ainsi notre questionnement doit dépasser le comment mieux travailler pour le comment mieux être !
Initier et mobiliser une intelligence collective pour mieux entreprendre.
Il n'y aucune réconciliation à investir entre mieux travailler et mieux être. Jamais la question n'aurait dû se poser en ces termes. Sauf qu'aujourd'hui, pour des raisons sociales, générationnelles, technologiques, sociétales... le monde de l'entreprise voit ses modes de fonctionnement évoluer non pas par désir mais par obligation. Les critères de différenciation concurrentiels évoluent et pas seulement en raison de la globalisation des marchés ou de la mondialisation de la concurrence.
De même, la capacité d'attractivité des compétences n'est pas seulement liée à des éléments de notoriété ou d'image. La nature du projet, l'intérêt de la mission, la qualité humaine, pour ne citer que ces critères, font déjà la différence essentiellement parce que le cadre de l'expérience de vie de chacun de nous a changé. Profondément changé. Nos enfants savent qu'ils ne partageront que tout au plus trois à quatre ans chacune de leur aventure professionnelle. L'entreprise devient expérience. N'est et ne sera plus culture.
L'objectif du mieux-être pour l'entreprise est de favoriser l'anticipation.
Tout en sachant que l'hyper-connexion de nos états rend de plus en plus tenu le lien entre notre recherche de bien être et notre propre développement personnel : c'est-à-dire notre mieux-être.

[1] http://www.dossierfamilial.com/questionnaire/etes-vous-heureux-dans-votre-entreprise-6030.html
Le sondage de l'IFOP (Institut français d'opinion publique) paru le 25 mai 2014 dans Sud-Ouest Dimanche, nous enseigne que le travail n'aurait plus la cote en France. Pour la majorité (56%) des 1 200 personnes sondées entre le 21 et le 23 mai, le travail est dorénavant vécu seulement comme une «contrainte nécessaire pour subvenir à ses besoins ».
[2] Innovation managériale, Francis Boyer
[3] Bien que 85 % des dirigeants estiment que l'innovation est primordiale pour rester compétitif, les entreprises n'y accordent qu'environ 10 % de leur temps. Si 54 % des collaborateurs suggèrent de nouvelles idées à leurs managers, seulement 11 % d'entre elles sont prises en considération / .
[4] (R)évolutions-nous ! | Christophe Legendre 2014
[5] Homo Economicus, prophète (égaré) des temps nouveaux | Daniel Cohen 2013
www.journaldunet.com

Et de deux ! Les “Lions” du Sénégal version Aliou Cissé ont enregistré hier, après-midi au stade Jules Deschaseaux (France) leur deuxième victoire en autant de sorties. Les coéquipiers de Lamine Sané (capitaine) se sont imposés (2-1) devant la formation de Havre AC (Ligue 2). Pour sa deuxième sortie, Cissé a procédé à une large revue d’effectif. D’ailleurs, seul le onze de départ contre le Ghana, samedi dernier (2-1), il n’y a que Lamine Sané qui a été titularisé hier.
 
Sénégal 2, Havre AC 1. C’est le résultat du match amical qui a opposé hier, la sélection nationale sénégalaise au club français de la Ligue 2, au stade Jules Deschaseaux. Si Aliou Cissé en a profité pour procéder à une revue d’effectif afin de voir certains joueurs qui n’avaient pas pris part au match face au Ghana (2-1) samedi dernier, son homologue havrais Thierry Goudet, a, lui aussi eu droit à une bonne répétition avant Nancy ce vendredi, comme le relève le site du club que nous avons visité hier.  
 
La même source souligne d’emblée que «les Ciel & Marine se sont inclinés d’un petit but face à la sélection sénégalaise qui a régalé par instant les quelques centaines de spectateurs présents à Deschaseaux de très beaux gestes techniques».
 
«Un bon match de préparation avant le retour aux choses sérieuses vendredi au Stade Océane avec la réception de Nancy», ajoute le journaliste.
 
Il relève par la même occasion une blessure (sérieuse) de Gurtner à la 5’, une ouverture du score de Pape Ndiaye Souaré pour le Sénégal à la 14’, en précisant que le premier quart d’heure n’est pas du tout à l’avantage des Ciel & Marine pris sous l’étau d’une sélection sénégalaise qui n’est pas venue à Deschaseaux pour faire de la figuration.
 
L’engagement est constant. Le HAC se créée une première véritable occasion à la 21’ par Le Bihan dont le tir frôle le poteau gauche du portier africain.
 
A la 25’, Bonnet prend sa chance de loin, ça va un peu mieux pour les Hacmen, mais cette petite réaction ne suffit à contenir une formation sénégalaise très entreprenante offensivement qui double la mise par l’inévitable Moussa Konaté à la 31’.
 
Une tentative de reprise de Le Bihan après une bonne combinaison havraise à la 34’, ne trouve pas le cadre.
 
Il faut un coup de pied arrêté et la patte magique de Fontaine qui du frappe magnifique de 25 mètres à la 41’, pleine lucarne pour permettre au HAC de refaire surface. Une frappe excentrée de Malfleury à la 46’ aurait pu même permettre aux havrais de revenir au score mais l’arrêt de son portier permet au Sénégal de rentrer au vestiaire avec un but d’avance.
 
A la reprise, Thierry Goudet aligne une deuxième formation composée de joueurs qui pour la plupart évoluent peu en Ligue 2 ces derniers temps. Les deux meilleures occasions des 25 premières minutes de la deuxième période sont havraises et c’est Mendes qui par deux fois transperce la défense mais sans trouver le cadre au niveau de ses frappes. Le match s’est équilibré.
 
Les Sénégalais ont deux énormes occasions par Sadio Mané qui prend de vitesse à chaque fois la défense havraise mais sans parvenir à tromper Milosavljevic. Les coéquipiers de Moussa Konaté montrent toute leur aisance technique à de nombreuses reprises. En face les Ciel & Marine tentent de répondre par une bonne organisation collective mais au final rien ne sera marqué en seconde mi-temps.
 
Ce qui permet au Sénégal de s’imposer face à des Ciel & Marine qui ont ainsi pu préparer efficacement le match de vendredi face à Nancy au Stade Océane.
Quant à Aliou Cissé, il signe ainsi sa deuxième victoire sur le banc des «Lions» avec celle obtenue devant le Ghana, samedi dernier.
 
Fiche technique de la rencontre
 
HAC - Sénégal : 1 - 2 (mt 1-2)
Mardi 31 mars
Stade : Jules Deschaseaux
Temps ensoleillé
Terrain gras
500 spectateurs environ
Buts : Fontaine (41’) pour le HAC – Pape Ndiaye Souaré (14’), Moussa Konaté (31’)
HAC (1ère période) : Gurtner (puis Milosavljevic 7’) - Phamba - Chebake - Le Marchand - Mombris - Saïss - Fontaine -Malfleury - Bonnet - Gamboa - Le Bihan
Le HAC (2ème période) : Milosavljevic - Ikoko - Landini - Moukoudi - Samba - Flochon - Lekhal - Mousset - Agbetu - Manzala - Mendes
Entraîneur : Thierry Goudet
 
Sélection du Sénégal : Bouna Coundoul – Lamine Gassama (puis Diawandou Diagne, 46ème), Lamine Sané (Cap., puis, Ibrahima Mbaye, 65ème) Papy Djilabodji, Boukhary Dramé (puis, Cheikh Mbengue, 75ème); – Stéphane Badji, Cheikh Tidiane Ndoye (puis, Cheikhou Kouyaté, 65ème), Pape Kouly Diop (pui, Idrissa Gana Guèye, 46ème), Pape Ndiaye Souaré ; – Moussa Konaté (Sadio Mané, 46ème) et Babacar Khouma (puis, Demba Bâ, 76ème)
 
Entraîneur : Aliou Cissé

 (avec le site du Havre)

La précampagne électorale en vue de la présidentielle de 2017 aurait-elle été déjà lancée au Sénégal ? Tout porte à le croire. En effet, à mois de deux années de la tenue de cette prochaine consultation électorale, le compte à rebours semble déjà démarré au niveau de la plupart des grandes formations politiques du sérail. De l’Apr du chef de l’État en passant par le Pds de Me Abdoulaye Wade, le Ps d’Ousmane Tanor Dieng ou autre Rewmi d’Idrissa Seck, c’est le même constat au niveau des états-majors. La course à la massification et à la réorganisation est déclenchée. Trois années après l’élection de Macky Sall à la magistrature suprême, revoilà le Sénégal de nouveau engagé, même si c’est officieux (puisque le ministre de l’Intérieur n’a pas encore donné son feu vert) dans une précampagne pour une autre élection présidentielle. Un départ lancé avant le coup d’envoi !  
 
En effet, pour ce qui est du chef de l’État et de son parti, l’Alliance pour la République (Apr), le compte à rebours de 2017 est déjà déclenché. Ainsi, bien que Macky Sall n’ait pas encore déclaré officiellement sa candidature pour un second mandat et en perspective de la présidentielle de 2017, le parti présidentiel semble être déjà dans le tempo d’une précampagne électorale. À Dakar comme à l’intérieur du pays, le travail des responsables apéristes sur le terrain s’illustre par des débauchages et des ralliements tous azimuts des responsables et militants des partis adverses.
 
Dernière en date : la transhumance avec armes et barrages vers les prairies « marron » de l’Apr de Sitor Ndour de l’Elan, de l’ex-maire de Kolda et ministre libéral Bécaye Diop, du député de Mbour Khadim Thabet et de certains maires dudit département. À cela s’ajoute également la multiplication forcenée, ces derniers jours, des mouvements de soutien à la réélection du candidat de l’Apr. Des mouvements créés, à gauche et à droite, un peu partout à travers le pays, du genre Cofem (Convergence des femmes machyistes). Et pour ne point être en reste dans cette sorte de ruée générale vers 2017, le chef de l’Etat profitait de la reprise, depuis quelque temps, de ses tournées à l’intérieur du pays, rebaptisées «tournées économiques du chef de l’État» et intervenant dans la foulée des conseils des ministres décentralisés pour pêcher de potentielles voix et courtiser des porteurs de voix du camp adverse comme allié.
 
Nonobstant l’Afp de Moustapha Niasse dont le parti est au bord de l’implosion après sa décision due l’instance dirigeante de soutenir Macky Sall en 2017, la fronde de certains de ses principaux responsables dont Malick Gackou, l’ancien dauphin du patron, et l’exclusion de ceux-ci de la formation progressiste
 
RE-MOBILISATION DU PDS,  AU GRE DE LA TRAQUE
 
Dans ce jeu de dupes enrobé sous un épais écran de fumée qui ne trompe cependant personne,  les autres formations politiques n’ont pas manqué de jouer eux aussi leur partition. L’ancien parti au pouvoir et actuel principal parti de l’opposition, le Parti démocratique sénégalais (Pds), en léthargie depuis sa double défaite en 2012 (lors de la présidentielle et des législatives), s’est réveillé enfin du profond sommeil dans lequel il était plongé. Même si c’est sous le coup d’une rhétorique de combat qui semble plus le desservir : la guerre contre la traque des biens dits mal acquis et pour la libération de Karim Wade.
 
Depuis le retour de France de son secrétaire général national, Abdoulaye Wade, ancien président de la République pour porter le combat en vue de la libération de son fils, les libéraux n’ont de cesse de multiplier les actions politiques pour obtenir l’élargissement de leurs camarades détenus par Dame Justice, particulièrement Karim Wade. La bataille pour la libération de ces membres du parti considérés comme des prisonniers politiques a finalement plongé cette formation dans une situation de précampagne explicite. En perspective du verdict de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) et pilotage de l’ancien chef d’État, le comité directeur du Pds a organisé des primaires en vue de choisir le candidat libéral pour la présidentielle de 2017.
 
Cette opération s’est soldée le 21 mars dernier, veille de sa condamnation à 06 ans de prison ferme et 138 milliards d’amendes, par la désignation de Karim Wade comme candidat du Pds en 2017, lors d’une réunion du bureau politique transformé par la suite en congrès extraordinaire. Le seul hic pour le Pds est que ce choix risque de saborder l’assise électorale du parti, puisque beaucoup de pontes libéraux sont opposés à l’appel à candidature et son aboutissement. Souleymane Ndéné Ndiaye, l’ancien Pm de Wade, a ainsi coupé les ponts avant-hier seulement, avec son ancien parti pour déclarer sa candidature à la prochaine présidentielle, sous sa propre bannière. Une scission qui ne semble cependant en rien ébranler le Pape du Sopi qui envisage  une tournée nationale avec les membres du comité directeur du Pds, à partir de mi-avril, pour relancer la ferveur libérale dans certains ex-bastions dont Saint-Louis et Touba.
 
REWMI ET PS  EN EMBUSCADE
 
Avec un score de 7,86 % lors de la dernière présidentielle de 2012, le Rewmi d’Idrissa Seck  n’entend pas se laisser distancer  dans cette guerre sous-marine de massification des partis en vue de la présidentielle de 2017. Premier parmi les souteneurs de l’actuel chef de l’État, lors du second tour de la présidentielle de 2012 à quitter la barque Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), Idrissa Seck s’est lancé avec ses camarades, depuis bientôt deux années, dans une véritable opération de charme à l’intérieur du pays à travers une tournée nationale dite d’explication auprès des militants. Une opération en profondeur qui s’est soldée par des vagues de ralliements à Rewmi dont l’ambition a été toujours manifeste de présider aux destinées du Sénégal, voire de déloger du palais présidentiel Macky Sall. A preuve, le lancement au mois d’août 2014 du conseil d’administration du Sénégal 2017 (Ca 2017), pratiquement mort dans l’œuf en raison du faible engouement manifesté par ceux qui devaient en composer théoriquement le nombril, à savoir Khalifa Sall du Ps et autre Abdoulaye Baldé de l’Ucs.
 
Une autre formation politique déjà en ordre de bataille en perspective de cette présidentielle de 217 est bien le Parti socialiste d’Ousmane Tanor Dieng. Membre de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), la formation des Verts de Colobane a fini de se mettre lui-aussi dans cette ambiance de précampagne électorale. Outre la réorganisation de ses instances dirigeantes avec comme conséquence directe la tenue régulière des réunions du bureau politique et de tous ses autres organes, son secrétaire général s’est lancé lui-aussi dans une opération de remobilisation des troupes après avoir déclaré clairement que le Ps aura son candidat en 2017.
 
Bénéficiant d’un des appareils de parti les plus structurés du champ politique, d’un fidèle électorat même s’il s’amenuise d’élection en élection, le Ps entend briguer encore une fois, comme dans toutes les consultations électorales organisées au Sénégal avant et après les indépendances, les suffrages des gorgorlus sous sa bannière propre. Sans compromission de sa candidature. Mais deux années avant la prochaine présidentielle, le nom du porte-étendard du parti n’est toujours pas encore la chose la mieux partagée. Quid d’Ousmane Tanor Dieng (que certains disent vouloir passer le flambeau), Khalifa Sall (maître de Dakar et jeune loup aux dents longues), voire …Mamadou Lamine Loum, un candidat de compromis, pour porter le guimb vert !

Les leaders de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (Bby) ont rencontré hier, mardi 31 mars, les avocats de l’Etat dans le cadre de la traque des biens mal acquis. Au sortir de la rencontre qui a duré plus de 2 tours d’horloge, Mamadou Ndoye, porte-parole du jour, a indiqué que le procès contre Karim Wade est un signal fort lancé aux hommes politiques, non sans indiquer que Bby encourage la poursuite de toutes les personnes incriminées par la Crei, sans distinction de bord politique.
 
«Nous avons pensé qu’il était important de ne pas arrêter la traque des biens mal acquis à ce procès contre Karim Wade. Ce sont tous les auteurs d’enrichissement illicite qui doivent être poursuivis. Bennoo Bokk Yaakaar a une tache cardinale dans ce dossier». Ce message fort, lancé à l’endroit des personnes incriminées par la Crei est de Mamadou Ndoye, secrétaire général de la Ligue démocratique (Ld), non moins porte-parole du jour de la coalition Bby. Face à la presse hier, mardi 31 mars, au sortir de la rencontre de partage sur la lutte contre l’enrichissement illicite entre les avocats de l’Eta et ladite coalition, M. Ndoye a indiqué que  «la Crei est une institution opportune et adéquate».
 
A l’en croire, l’enjeu du procès contre Karim Wade et cie «est de dissuader la classe politique de se comporter de cette façon et qu’elle comprenne que lorsqu’on l’élit ou qui lui donne les richesses du pays, c’est pour le développement du pays et non  pas pour s’enrichir personnellement». D’où, selon lui, l’opportunité d’une telle rencontre avec les avocats de l’Etat, pour «aller vers le peuple et lui expliquer tous ces enjeux». Pour ce faire, M. Ndoye a estimé que «la bataille contre la mal gouvernance n’a pas seulement besoin de la justice», mais aussi «de la lutte politique, de la campagne d’opinion».
 
Le patron de la Ld a par ailleurs été catégorique, quant à la culpabilité de Karim Wade, condamné à 6 ans de prison, assortie d’une amende de 138 milliards. Visiblement revigoré par les arguments des conseils de l’Etat, M. Ndoye a déclaré que «les enquêtes ont confirmé à travers ses comptes, son patrimoine personnel et toutes les sociétés écrans car c’est lui qui a convoqué les notaires pour les créer». Pour lui, il ne saurait y avoir l’ombre d’un doute sur cette affaire

Youssou Touré et ses camarades enseignants de l’Apr approuvent le quinquennat. Et c’est pour se démarquer de Moustapha Cissé Lô qui prône le septennat.

Youssou Touré n’émet pas sur la même longueur d’ondes que Mous­tapha Cissé Lô sur le mandat du président de la République. Si le vice-président de l’Assemblée nationale milite pour un septennat, le leader des enseignants  de l’Apr dit plaider un quinquennat pour Macky Sall qui a affiché sa volonté de réduire son mandat. «Nous disons que, nous Réseau des enseignants, ce que Macky Sall a dit nous engage. Nous sommes dans le respect de l’engagement du Président dans la mesure du possible», a  déclaré M. Touré hier au cours d’un point  de presse. Pour lui, cet engagement «va dans le sens de l’approfondissement de la démocratie». ce qui, précise-t-il, ne les empêchent pas outre mesure de se demander si les  5 ans suffiront pour mener le travail pour lequel il a été porté à la tête de l’Etat. «De ce point de vue, on aurait préféré que le mandat soit maintenu à 7 ans. C’est pour permettre à n’importe quel président de la République de pouvoir poser, de façon durable, des actes allant dans le sens de prise en compte des préoccupations des populations», souligne-t-il.

Le secrétaire d’Etat à l’Alpha­bétisation précise que malgré ces interrogations, le Réseau des enseignants de l’Apr «n’a jamais remis en cause  l’engagement du président de la République de ramener son mandat de 7 à 5ans». A ceux qui cherchent au sein de leur parti à dissuader le Président de se détourner de cette voie, il dit : «Le Président Macky Sall est ouvert mais, sur les principes, il est très ferme. C’est la raison pour laquelle, nous ne nous faisons pas d’illusions. Si la loi le permet, il ramènera son mandat à 5 ans. La question doit être posée sur la table des juristes. 5 où 7 ans, c’est la même chose pour nous. Nous nous plierons à ce que Dieu décidera en 2017. Nous ne sommes pas des assoiffés de pouvoir.»

lequotidien.sn

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Les enfants ne sont pas
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