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Première déclaration publique, mercredi 31 décembre, du président gambien Yahya Jammeh, quelques heures après son retour à Banjul après une tentative de putsch manqué. Le chef de l'Etat s'est montré très menaçant. Yaya Jammeh s'est aussi brièvement montré dans les rues de la capitale, sous bonne escorte.

Yaya Jammeh n'a pas cité de nom, il n'a pas non plus ouvertement commenté les événements de la veille, mais dans son message de nouvelle année, le président gambien a lancé une mise en garde très claire à « ceux qui prônent et parrainent un changement de régime par la violence ». « Ceux qui jouent avec Dieu le paieront cher », a-t-il poursuivi.

Vingt-quatre heures après une attaque contre le palais présidentiel, la nervosité restait palpable mercredi 31 décembre dans les rues de Banjul. Si la ville avait repris son visage habituel, les principaux points d'accès à la capitale restaient contrôlés par des barrages militaires et, selon un témoin cité par l'Agence France Presse, ceux qui n'avaient pas de papiers à présenter étaient refoulés.

La crainte d'une répression au sein de l'armée se fait toujours sentir. Car l'identité et les motivations des assaillants de mardi restent peu claires. C'est un capitaine déserteur, Lamin Sanneh, tué dans les affrontements, qui est pointé du doigt. Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a réclamé une enquête « dans le respect de l'Etat de droit ». Le voisin sénégalais, lui, a condamné « fermement » le putsch manqué et réaffirmé « son opposition à la violence et à tout changement anticonstitutionnel de gouvernement comme mode d'accès au pouvoir ».

Rfi

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Les chefs d’Etat africains ont présenté leurs traditionnels vœux du Nouvel an, le 31 décembre 2014. Election présidentielle au Burkina Faso, loi contre le terrorisme au Cameroun, réforme constitutionnelle au Togo ou encore dialogue avec l’opposition au Gabon, retrouvez leurs principales déclarations.

    Burkina Faso : des élections présidentielles pour octobre 2015

Après les échanges avec la commission électorale, le président de la transition Michel Kafando prévoit l’organisation des élections présidentielles pour octobre 2015. « Nos différentes rencontres avec la Céni (Commission électorale nationale indépendante), ces derniers jours, permettent d’envisager des projections qui rendent possible le scrutin dès le début du mois d’octobre 2015 », a-t-il déclaré dans ses voeux à la nation, mercredi 31 décembre.

Le président a également décidé de lever la mesure de suspension du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), l'ancien parti présidentiel, et de l'ADF/RDA (Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain), qui était, sous l'ancien régime, la troisième force politique du pays. Le gouvernement reprochait à ces partis une « activité incompatible avec la loi ». « J’ai décidé, par mesure de clémence, de lever la suspension à l’encontre des partis politiques, frappés par cette décision. Mais je tiens à les avertir que la transition n’aura pas d’état d’âme s’il advenait que ces mêmes formations politiques s’adonnent à un activisme débordant, au point de menacer la sécurité de l’Etat. »

Enfin, « l’Etat a décidé de donner des moyens à la famille du président Thomas Sankara pour procéder aux travaux de prospection de sa tombe. On n’attend donc plus que la réaction de la famille du défunt », a annoncé Michel Kafando. Le capitaine Thomas Sankara, le père de la révolution burkinabè, a été tué lors du coup d'Etat qui a porté Blaise Compaoré au pouvoir en 1987. Thomas Sankara aurait été inhumé au cimetière de Dagnoën dans le quartier Est de Ouagadougou, mais sa famille et ses nombreux partisans doutent que son corps s'y trouve réellement.

    Gabon : le président se dit prêt à dialoguer avec ses opposants

Dans son discours à la nation, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, s’est déclaré prêt à dialoguer avec ses opposants, qui exigent sa démission parce qu’il ne serait pas un Gabonais d’origine, comme le prévoit la constitution du pays.

Mais attention, s'il a déclaré être ouvert au dialogue, Ali Bongo Ondimba a expliqué qu'un tel dialogue n'était pas possible avec des personnes qui ne respectent ni les institutions de la République, ni ceux qui les incarnent. « Dans notre pays, le dialogue a toujours été privilégié pour surmonter nos divergences et résoudre nos problèmes. Cependant, depuis un certain temps, quelques compatriotes, relayés par quelques médias internationaux, veulent faire croire aujourd’hui, comme ils le faisaient déjà en 2012, que je serai fermé à toute idée de dialogue. Comme je l’ai déjà dit, j’ai été, je suis et resterai un homme de dialogue et d’ouverture. »

«  Et ceux qui me connaissent bien savent aussi que le président de la République ne peut dialoguer avec des personnes qui ne respectent ni les institutions de la République, ni ceux qui les incarnent. Le président de la République ne peut pas dialoguer avec des personnes qui violent délibérément les lois de la République. Pour dialoguer et agir efficacement, il importe de jeter à la rivière la haine, la vengeance, la violence. »

    Cameroun : une loi contre le terrorisme qui s’imposait

A l'occasion de son discours des vœux à la nation, Paul Biya, le président camerounais s'est prononcé pour la première fois sur l'adoption et la promulgation récente d'une loi contre le terrorisme. Cette loi très controversée condamne à la peine de mort toute personne reconnue coupable de fait terroriste. L'opposition et les organisations de la société civile ont dénoncé une loi liberticide qui criminalise les manifestations publiques.

Mais pour le président camerounais, cette loi s'imposait à l'arsenal juridique du pays, le Cameroun étant sous la menace de la secte islamiste Boko Haram. « La montée des périls à nos frontières nous a amené à prévoir des dispositions concernant les effets que cette menace pourrait représenter pour notre sécurité intérieure. Tel est l’objet de la loi sur la répression du terrorisme, que le Parlement vient d’adopter, à une large majorité. Il ne s’agit aucunement, comme l’ont prétendu certains esprits mal intentionnés, d’en prendre prétexte, pour restreindre les libertés publiques. D’ailleurs, le texte est parfaitement clair à cet égard. »

« J’ajoute, que devant la multiplication des actes terroristes, la plupart des grands pays démocratiques ont dû, au cours des dernières années, compléter leur législation, dans le sens de la prévention du terrorisme. Ce faisant, ils se conformaient aux recommandations des organisations internationales, notamment les Nations unies et l’Union africaine. C’est ce que nous-mêmes avons jugé bon de faire. »

    Togo : une commission de réflexion sur la démocratie

Le débat sur les réformes constitutionnelles bat son plein au Togo. Il s'agit pour l'opposition d'exiger et d’obtenir la limitation des mandats à deux mandats consécutifs et d'organiser les élections à deux tours de scrutin. Après le rejet du projet sur ces réformes en juin par la majorité présidentielle, une autre proposition de loi est sur la table des députés.

S'adressant aux Togolais pour les habituels vœux du nouvel an, Faure Gnassingbé propose -quelle que soit l'issue du débat- une commission de réflexion composée de personnalités de tous horizons pour réfléchir et proposer dans un bref délai, une réforme en profondeur sur l'ancrage de la démocratie togolaise.

« Il me parait fondamental de dépasser les contingences immédiate pour ouvrir un vaste champ de réformes politiques en profondeur dans le but de consolider notre ancrage démocratique et le processus de réconciliation nationale, a déclaré Faure Gnassingbé. A cet effet et conformément à la huitième recommandation du rapport de la commission Vérité, justice et réconciliation, qui souligne la nécessité de régler la question des réformes institutionnelles, une commission de réflexion sur les réformes politiques sera mise en place. »

Rfi

Les membres de la coalition «Non aux APE», lors d’une conférence de presse hier, mardi 30 décembre ont exigé du président de la République Macky Sall un débat national sur la question des accords de partenariat économique (Ape). Ils ont déploré le processus de négociation notamment son  manque de transparence tout en demandant au chef de l’Etat le gel immédiat de ce processus  au Sénégal.
 
La coalition «Non aux APE» a réaffirmé hier, mardi 30 décembre lors d’une conférence de presse, son opposition aux accords de partenariat économique (Ape) et a exigé du président Macky Sall un débat national sur ces Ape dans les meilleurs délais.
 
«Nous exigeons du président de la République un débat national sur les Ape dans les meilleurs délais avant la consultation parlementaire. Nous exigeons de l’Exécutif qu’il soumette ces Ape au peuple et à l’assemblée nationale avant ratification», lance Guy Marius Sagna.
 
Selon lui le président de la république et son gouvernement refusent de soumettre aux fins de ratification l’accord de partenariat Economique (Ape) avec l’Union Européenne.
Par conséquent, il indique que les membres de la coalition Non aux Ape s’opposeront à toute tentative de forcer insidieusement ces accords  de pillage économique au peuple sans lui demander son avis.
 
«Si le président et son gouvernement n’ont pas le courage de dire non aux Ape, notre coalition dira non à l’Union Européenne (Ue) et poussera le chef de l’Etat et son gouvernement à dire non», a martelé Guy Marius Sagna, coordonnateur de la coalition nationale Non aux Ape.
 
Par ailleurs, la coalition nationale Non aux Ape invite l’exécutif dans les meilleurs délais à consulter le peuple sénégalais dans le cadre d’un dialogue national sur la question  des «politiques apocalyptiques» que sont les Ape.
 
«Nous interpellons l’assemblée nationale que le gouvernement exclut jusqu’à ce jour du débat sur les Ape. En excluant ainsi les représentants du peuple, le gouvernement décide pour le peuple,  par le peuple mais sans le peuple et donc contre le peuple sénégalais souverain», laisse-t-il entendre.
 
Déplorant le processus de négociation pour son manque de transparence et pour l’insuffisance de la participation et du débat politique et public, les membres de la coalition Non aux Ape demandent au président de la République, le gel immédiat du processus des Ape au Sénégal.
 
A la place de ces accords, la coalition propose entre autres solutions alternatives le développement l’économie nationale à travers la production locale, l’intégration africaine ou le patriotisme économique.
 
Pour conclure, Guy Marius Sagna a confié que dans les jours à venir la coalition déroulera son plan d’actions afin d’amener l’Etat du Sénégal à rejeter les Ape.

Le Sénégal va terminer l’année 2014 sur une bonne note concernant sa croissance économique.

D’après le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, notre pays qui avait tablé sur une croissance de 4,5% va atteindre ce niveau et pourrait même le dépasser. Ama­dou Bâ, qui effectuait une visite dans le stand dédié à son ministère dans le cadre de la 23e Foire internationale de Dakar (Fidak), soutient que «le Sénégal n’a pas réalisé un taux de croissance aussi élevé depuis une dizaine d’années». «Nous avons bien terminé l’année du point de vue de la mobilisation des ressources. L’année est excédentaire. Il y a eu une parfaite maîtrise des dépenses, ça nous a amené à faire une deuxième Loi des finances rectificative (Lfr) pour régler définitivement un certain nombre de questions», a-t-il expliqué. Se félicitant de cette prouesse qui a été réalisée, M. Bâ a déclaré, lors de cette visite, que 2015 sera extrêmement importante, car elle sera pleine de mises en œuvre, notamment avec le Plan Sénégal émergent (Pse). Le ministre de l’Economie et des Finances ajoute que «le budget a fait l’objet d’un diagnostic sans complaisance et les investissements sont clairement identifiés». «Avec la première Lfr, des investissements de près de 45 milliards ont démarré. On pense aux deux universités, au parc industriel de Diamniadio, la poursuite de l’autoroute Somone-Mbour, la route des Niayes. C’est un ensemble de projets qui vont démarrer de manière effective dans l’année 2015, sans compter l’autoroute Thiès-Touba dont la pose de la première pierre se fera incessamment», a-t-il annoncé.

lequotidien.sn

Malgré les nombreuses campagnes de prévention et de sensibilisation, les routes du Sénégal restent encore très meurtrières. Elles le sont davantage durant les grands événements religieux, notamment les Grand Magal et Gamou où des centaines d’accidents de la circulation sont enregistrés avec des dizaines de morts et plusieurs centaines de blessés.
 
Avec environ 1,3 million de personnes tuées (25 à 50 millions de blessés) chaque année dans le monde,  les accidents de la route constituent la première cause de décès chez les jeunes de 15 à 29 ans et la deuxième dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Pis, plus de 90% des décès sur les routes surviennent dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires. Et c’est au niveau des régions Afrique et la  Méditerranée orientale de l’Oms que les taux de mortalité sont les plus élevés.
 
En effet,  selon les statistiques de l’Oms, «avec seulement 2% du parc automobile mondial, l’Afrique enregistre 24,1% des victimes de la route». Et suivant les prévisions de l‘Oms, 2.4 millions individus mourront à la suite d’un accident de la route en 2030.
 
Au Sénégal, les chiffres des Bulletins d’analyse des accidents corporels (Bac) sont effrayants. 350 personnes meurent chaque année à cause des accidents de la route sans compter le nombre de personnes qui en sortent invalides. Rien qu’en 2013, plus 22.000 personnes ont été touchés par ce fléau au niveau national.
 
De l’avis du Colonel Mamadou Cissé de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, en 2013, les soldats du feu ont «effectué 9203 sorties de secours. Parmi ces sorties sont notés 15 250 blessés  et 365 morts». Et, si l’on en croit l’Association nationale des personnes accidentées vivant avec un handicap (Anpavh) entre 2002 et 2013 (soit 11 ans), 41926 cas d’accidents de la route ont été enregistrés, coûtant la vie à 2400 personnes.
 
Or, la route constitue un enjeu de taille au Sénégal avec environ 99% des déplacements intérieurs de personnes et au moins plus de 95% pour les marchandises. Suffisant pour qu’en perspective du «Maouloud» ou Gamou annuel de Tivaouane, célébré le 3 janvier prochain, le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement initie une campagne de sensibilisation sur la sécurité routière des usagers de la route. La cérémonie de lancement a eu lieu hier mardi 30 décembre 2014, dans l’enceinte de la gare routière des Baux Maraichers de Pikine. Cette initiative est d’autant plus d’actualité que tous les jours, plusieurs personnes, des soutiens et responsables de familles sont arrachées à l’affection de leurs parents, proches et amis suite à des accidents de la route qui contribuent largement à l’appauvrissement et à la désolation des familles. Car ils emportent des bras valides, prolifèrent des orphelins, des infirmes, etc.
 
Les accidents représentent 5% du Pib
 
Ce qui fait que les accidents coûtent aussi très chers aux pays pauvrex comme le notre parce que représentant 5% de leur Produit intérieur brut (Pib), privant les familles des victimes de revenus, pesant sur les systèmes de santé et gaspillant l’éducation donnée. Pire, la Banque mondiale évalue les pertes économiques dues aux accidents de la route entre 65 et 100 milliards de dollars (45 à 69 milliards d’euros), soit plus que le total de l’aide au développement apportée par les pays riches.
 
Et, les nombreuses mesures prises par le gouvernement du Sénégal, notamment la mise en place de ralentisseurs au niveau des agglomérations, la multiplication des échangeurs au niveau de certains axes urbains, les campagnes de prévention et de sensibilisation, la mise en place prochaine du permis à points, que des transporteurs rejettent, l’exécution du programme «route safe to school», etc. n’ont totalement pas réussi à endiguer le mal. Pourtant, beaucoup de ces accidents pourraient être évités en respectant certaines règles de sécurité routière, du Code de la route et en évitant les comportements à risque et les principales causes d’accidents de la route.

Sudonline

jeudi, 01 janvier 2015 11:13

Rétro 2014 : Ebola, homme de l’année

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Ebola. C’est «lui» qui s’impose à tous les pouvoirs : politique, économique, culturel, social, religieux. Il est le pouvoir.

Voyez comment il a changé les habitudes les plus tenaces, bousculé les tabous, «toubabisé» des Sénégalais et Africains plus enclins à s’obstiner à se serrer la main qu’à formuler des salamalecs.

Ebola a chassé toutes considérations sociologiques et fait valoir ses lois là où les leçons d’éducation sanitaire à l’école primaire n’ont pu être sues. C’est la maladie que même les prédicateurs qui voient des avions s’écraser n’ont pu voir venir. Que ceux ou- celle- qui donnent les verdicts de combat de lutte avant l’heure ne peuvent prévenir ni terrasser. Que les xoysn’ont pu apercevoir à Malango, comme ils le font pour la pluie. C’est aussi le «pèlerin» qui a envahi les champs de l’Afrique de l’Ouest notamment, puis de l’Occident et qui a restreint le nombre de pèlerins musulmans à la Mecque.

Ebola a été l’«homme» le plus célèbre. Il est chanté par les élèves à l’école et pourtant il n’est pas inscrit au programme scolaire. Il est dansé par Salam Diallo et pourtant il tue. Il fait trembler la terre entière sans secousse. Il provoque les plus puissants du monde, plus prompts à créer des guerres et tester leurs armes les plus sophistiquées. Il est encore un ennemi coriace comme l’Irak de Saddam Hussein puisque même des Gi’s sont entrés en lice pour lui mener la guerre dans les pays attaqués. Il fait plus peur que des missiles braqués parce qu’on peut les mettre en off. Il est plus meurtrier que des guerres tribales qu’un consensus peut arrêter, que le terrorisme qui est encore cloisonné dans certaines régions.

Ebola a imposé une course au remède plus qu’une course à l’armement : ZMapp aux Etats-Unis, Jk-05 en Chine, Favipiravir au Japon, etc. Trois puissances économiques qui, au fond, se livrent plutôt une guerre de la médecine. Aujourd’hui, tout le monde veut entendre : Ebola a été aboli, comme l’esclavage, par un tel pays. Quand Ebola dicte et change les enjeux !

Ebola c’est l’«homme» qui a brisé les frontières les plus sensibles, sans l’arbitrage d’une Cour internationale de justice (Cij). Qui a remué la sensibilité de la diplomatie de proximité (le cas Sénégal-Guinée) non sans tumulte. Il est partout sur terre, mer et air. Il reporte et délocalise non seulement des matchs, mais toute une compétition (la Can au Maroc qui va se jouer finalement en Guinée Equatoriale). Quel exploit !

Ebola, c’est plus «performant» qu’un drone. Il touche qui il veut et tue qui il veut. Même ceux qui sont censés secourir et soigner les malades. Bref, c’est la maladie sans frontières contre les médecins sans frontières. Il empêche de voyager et fait du tourisme un secteur tout risque. Bref, il fausse toutes les prévisions économiques. Pour tout cela, il est non pas la maladie de l’année, mais l’homme de l’année.

lequotidien.sn

Entendu à la barre hier, Bara Tall a décliné les tenants et aboutissants de ses rapports avec Karim Wade et Bibo Bourgi, révélant  qu’à travers la société Dahlia Sa, il devait en contrepartie de ses travaux bénéficier d’une villa sur trois devant revenir à Karim Wade et Bibo Bourgi. Le patron de Jean-Lefèvre Sénégal en a aussi profité pour solder ses comptes avec le régime libéral.
 
La société Dahlia Sa continue de faire parler d’elle, au procès de Karim Wade et co-prévenus. Evaluée à 01 milliard de Fcfa et référée dans le patrimoine de 117 milliards de Karim Wade, la société que Bibo Bourgi revendique comme sa propriété a amené à la barre hier, mardi 30 décembre, rien moins que ...Bara Tall, le patron de Jean-Lefèvre Sénégal. Appelé à témoigner, devant la Crei, il a fait des révélations sur les termes du contrat qui le lie à Bibo Bourgi et Karim Wade.  
 
Selon lui, tout est parti d’un rapport de l’Institut des Sciences de la Terre qui avertissait qu’au niveau de la corniche, la mer avançait d’à peu près 01 mètre par an. Et le raport de noter qu’il est important d’arrêter cet avancement, à travers des mesures protectrices. Grâce à l’efficacité d’un projet similaire qu’il avait conclu pour le compte de Me Abdoulaye Wade à Popenguine, Bara Tall est sollicité pour stopper l’avancement de la mer sur un terrain identifié à la Corniche Ouest.
 
Le patron de Jean-Lefèvre Sénégal a raconté que Karim Wade, muni d’un dossier, est venu lui expliquer l’urgence à lutter contre l’avancement de la mer. Mais la tâche ne sera pas facile puisque Bara Tall, ingénieur de son état, évalue la valeur de ses travaux à 1milliard pendant Abdoulaye Wade et Karim Wade estiment que la valeur des travaux est inférieure à la valeur vénale du terrain. Avec la négociation, le plan d’exécution des travaux est arrêté. Il s’agissait, en effet, de permettre à Bara Tall d’engager des travaux et d’avoir en contrepartie une villa sur les trois qui seront érigées sur le terrain. Et cela passe par la création d’une société, Dahlia Sa. Une société où Bara Tall accepte d’être Président du conseil d’administration sans jamais connaître ni voir son directeur général, Souleymane Sy (représentant de Bibo Bourgi dans ladite société)
 
« Trouver d’abord un bail avant d’avoir un titre foncier »
 
Le Président du conseil d’administration de Dahlia Sa a par suite raconté que Karim Wade lui a dit de trouver un bail sur le terrain avant d’avoir le titre foncier. Bibo Bourgi, qu’il explique n’avoir connu qu’après le démarrage de la société, a pourtant payé les frais de mutation du bail au titre foncier d’une somme de plus 43 millions.  
 
A la question d’un assesseur de la Cour de savoir pourquoi Bara Tall a accepté de s’engager sur une telle voix et surtout de prendre son domicile pour en faire le siège social de l’entreprise, le patron de Jean-Lefèvre Sénégal a répondu: “c’est un gage pour moi qui engageait des travaux qui ne lui appartenaient pas. C’est pourquoi, j’ai accepté que mon domicile soit le siège social de la société. J’ai souscrit une action symbolique de 10000 F Cfa”. La société, explique-t-il, ne lui a jamais été présentée dans sa globalité. Le substitut du procureur spécial, Antoine Félix Diome, a souligné alors une bizarrerie dans la création de Dahlia Sa. “la Société a été créée en mars 2004 et a bénéficié d’une attribution de ce terrain de la part de la commission de contrôle des opérations financières en sa séance du 2 novembre 2000”.
 
« Quand j’ai eu des problèmes avec l’Etat... »
 
L’espoir pour Karim Wade, Bibo Bourgi et Bara Tall d’avoir chacun une villa sur le terrain ne verra cependant pas le jour. Puisque, selon Bara Tall, ses problèmes avec l’Etat ont affecté son entreprise. “Quand j’ai eu des problèmes avec l’Etat, les travaux ont été arrêtés”, a-t-il avancé avant d’en profiter pour faire exploser sa colère. “Lorsque dans ton pays, on arrive à monter des dossiers pour détruire ton entreprise, alors que dans un autre pays où tu es étranger, tu n’as pas ses tracasseries, j’ai préféré créer une société de droit européen (Tallux international Luxembourg). J’ai tout investi et je me suis retrouvé pendant un moment dans l’incapacité de faire un mètre de goudron et que ceci soit, après le rachat d’une entreprise étrangère (Jean lefebre)”.  Au final, le terrain a été repris par l’Etat du Sénégal. “Le terrain, objet de la prévention, a été repris par l’Etat du sénégal par un décret présidentiel du 05 septembre 2014”, a informé Me Seydou Diagne, avocat de Karim Wade.
 
POURSUITES JUDICIAIRES POUR FAUX TEMOIGNAGE,  La Cour «rassure» les témoins
 
Les témoins qui étaient sur le point d’être poursuivis pour faux témoignage peuvent s’estimer heureux pour le moment .Et pour cause, ils ne pourront pas être attraits devant la barre pour « avoir déformé les faits pour lesquels ils sont appelés à témoigner ». Selon le Président Henri Grégoire Diop, « le jugement du témoin pour faux témoignage ne peut intervenir qu’après lecture du jugement de fond ». Et à ce titre, prévient-il, « après le jugement sur le fond, tous les témoins cités à comparaître pour faux témoignage pourront repasser pour être jugés ». Ceci, malgré l’interprétation différente de la défense et de la partie civile qui croyaient à un jugement des témoins cités avant le prononcé du jugement de fond. Pour rappel, la défense a jusque-là demandé à ce que le témoin Cheikh Diallo soit poursuivi pour faux témoignage. De son côté, la partie civile et le parquet spécial ont appelé Amadou Mansour Gaye, comptable dans la société An Média, à comparaître pour faux témoignage. Pour l’heure, après la décision de la Cour à laquelle toutes les parties ont adhéré, suite à une claire explication des dispositions pénales, les témoins peuvent pousser un ouf de soulagement.  

Sudonline

Les militants et responsables socialistes de Vélingara n’ont pas attendu longtemps pour réagir à l’annonce du Comité central de leur parti de préparer une candidature à l’élection présidentielle de 2017.

En conférence samedi dernier, initiée par les jeunesses socialistes, ils ont adopté une motion de soutien à l’endroit de leur secrétaire général Ousmane Tanor Dieng pour son «courage». Selon Ibrahima Barry, président du Conseil départemental, «par principe, et c’est l’évidence, le Ps ne peut pas rater le rendez-vous d’une élection au vu de son histoire, de ses acquis, de ce qu’il a fait pour ce pays». Aussi, M. Barry a-t-il invité ses camarades à «l’unité pour mieux engager la prochaine campagne électorale». Avant lui, le conférencier, Ismaïla Mané, qui traitait du thème «Le Parti socialiste d’hier à aujourd’hui : héritage et défis», a indiqué que le défi majeur auquel le Parti doit faire face, actuellement, est celui de son unification. Une position défendue par le responsable départemental des jeunesses socialistes, Aguibou Djigo, qui a noté que si tous les militants récusent le découpage de la fédération en deux coordinations autonomes, il n’y a pas de raisons que ce ne soit pas remis en cause. A rappeler que pour régler le problème de légitimité entre les responsables Ibrahima Barry et Seyfoulaye Baldé, le Ps a découpé la fédération départementale en deux coordinations. La première coordination qui regroupe les collectivités locales de Vélingara, Némataba, Kandia, Saré Coly Salé, Kandiaye, Kounkané et Diaobé-Kabendou dirigée par M. Barry, et la deuxième qui compte autant de localités pilotée par M. Baldé. Un découpage qui, selon les participants à cette rencontre, ne favorise pas l’animation du Parti, encore moins son unité.

lequotidien.sn

Sidiki Kaba se met déjà à la tâche pour la réélection du Président Macky Sall en 2017.

Le ministre de la Justice, qui était en tournée à Tamba, le week-end dernier, a appelé les populations à s’inscrire sur les registres de l’état-civil pour disposer d’extrait de naissance et obtenir une carte d’identité et d’électeur. «Des audiences foraines seront organisées pour vous accompagner en ce sens», annonce le Garde des sceaux, qui promet d’y «veiller particulièrement». Devant une foule acquise à sa cause, Sidiki Kaba a déclaré : «Bientôt nous feront face aux échéances de 2017. Et le Président vous demande d’être avec lui, dans sa dynamique de développer le pays, de le moderniser et de l’amener vers l’avant. C’est pourquoi il vous demande de voter massivement pour lui  pour qu’il soit réélu dès le premier tour.» A l’occasion de la commémoration des cent ans de Missira, une localité située à une trentaine de kilomètres de Tamba, Me Kaba a défendu la politique du chef de l’Etat en le Plan Sénégal émergent (Pse) qui ambitionne de sortir le pays du sous-développement.

lequotidien.sn


Sénégalaises, Sénégalais, mes chers compatriotes,

Hôtes étrangers qui vivez parmi nous,
Au seuil du nouvel an, je suis heureux de m’adresser à vous pour vous présenter mes vœux.

En pareille circonstance, je voudrais  d’abord joindre ma pensée aux vôtres, en souvenir de nos chers disparus, et prier avec vous pour qu’ils reposent en paix. Aux malades parmi nous, j’adresse mes souhaits ardents de prompt rétablissement.

Je salue nos concitoyens de la diaspora et nos Forces de défense et de sécurité engagées au service de la paix à travers le monde.

J’encourage les facilitateurs du dialogue avec le MFDC à poursuivre leurs louables efforts, pour bâtir, sur le socle des progrès  appréciables déjà réalisés, les fondements d’une paix durable en région naturelle de Casamance.

Je pense à tous ceux qui souffrent des aléas de la vie. Pour eux, nous devons toujours poser des actes qui donnent du sens à l’équité et à la justice sociale, dans notre société qui se veut solidaire.

Voilà pourquoi le développement dans la solidarité et le partage me tient tant à cœur.

C’est l’orientation que j’ai donnée à la Déclaration de Politique générale de Monsieur le Premier Ministre et au Budget national pour 2015 ; orientation traduisant   le choix volontariste d’une gouvernance axée sur l’investissement productif, qui protège le bien commun et améliore les conditions de vie du plus grand nombre.

Et c’est le sens des mesures sociales que nous avons prises, dont la baisse du coût des loyers, des prix du carburant et du gaz.

En soutien au monde rural, le prix rémunérateur de 200 F CFA le Kg sera maintenu pour la campagne arachidière.

A l’endroit des travailleurs du privé, je suis heureux d’annoncer qu’à la demande du Gouvernement, le Collège des Représentants de l’Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) a adopté à l’unanimité, le 23 décembre dernier, une importante décision portant l’âge de départ à la retraite dans le secteur privé de 55 à 60 ans. Je remercie le Patronat dont la collaboration a facilité la satisfaction de cette vieille revendication syndicale. C’est notre Pacte de stabilité sociale qui est ainsi consolidé.

Dans l’esprit de solidarité en faveur des plus démunis parmi nous, j’ai décidé que le Programme national de bourses familiales soit doté en 2015 d’une enveloppe de 20 milliards de F CFA, pour bénéficier à 100 000 nouvelles familles, soit 200 000 familles attributaires au total.

La solidarité nationale s’exprime également par la Couverture Maladie Universelle.

Avec un réseau de 372 mutuelles de santé, la CMU bénéficie à ce jour à 178 600 personnes. Nous devons mieux faire, parce qu’une Nation qui produit, c’est d’abord une Nation en bonne santé.

J’appelle les travailleurs du secteur formel et informel, les syndicats, le patronat et les Communautés de base, à se joindre aux efforts en cours pour que la Couverture Maladie Universelle remplisse pleinement sa vocation de complément indispensable des politiques de santé publique.

Vous le savez, mes chers compatriotes,  à l’épreuve du seul cas d’Ebola importé que nous avons connu, un cas traité et guéri, notre système de santé s’est montré résilient et efficace dans la riposte contre la maladie.

Mais la menace n’est pas définitivement écartée. Restons mobilisés et vigilants.Gardons les bons réflexes de précaution, d’hygiène et de prévention.

Mes chers compatriotes,

J’ai évoqué le développement inclusif, au service du plus grand nombre.

Mais pour plus de prospérité à partager, nous devons aussi produire plus et mieux. C’est la finalité du Plan Sénégal Emergent dont l’année 2014 constitue le premier test de mise en œuvre.

Nous sommes sur la bonne voie.

Au titre de la bonne Gouvernance, un des piliers majeurs du PSE, nous avons poursuivi la réduction du déficit budgétaire, grâce à nos efforts soutenus de rationalisation des dépenses publiques. Notre pays a fait des progrès significatifs sur tous les standards internationaux d’évaluation, y compris dans le classement Doing Business de la Banque Mondiale.

Il est vrai que pour certaines activités comme le tourisme, la conjoncture a été défavorable. Le dialogue déjà engagé avec les professionnels de ce secteur, pour convenir de mesures concertées de soutien, sera poursuivi. J’ai d’ailleurs demandé au Gouvernement de définir en collaboration avec le secteur privé un statut spécial pour l’encadrement de l’entreprise en difficulté.

Au plan économique, nos performances se sont améliorées au cours de l’année qui s’achève. Pour la première fois depuis 2005, notre pays a atteint un taux de croissance de 4,5%.

Les chantiers de l’émergence prennent forme, à commencer par le renouveau urbain et l’habitat, deux volets essentiels du PSE.

Outre la construction d’un grand Centre international de Conférences, nous avons lancé le Pôle urbain de Diamniadio en commençant par le logement, qui reste une préoccupation de premier ordre pour chaque Sénégalais. Avec les moyens innovants de financement et de partenariat public-privé, notre ambition est que chaque famille, selon ses moyens, puisse accéder à un logement décent.

Nous lancerons d’autres projets au titre du PSE, dont notamment:

* La Cité administrative de Diamniadio ;
* Le parc éolien de Taïba Ndiaye, pour lequel nous avons maintenant trouvé un partenaire capable de démarrer le projet en 2015 et produire 150 MW en phase pilote ;
* La liaison par train rapide Dakar-Aéroport International Blaise Diagne, avec des stations à Colobane, Hann, Pikine, Thiaroye, Mbao, Rufisque, Bargny et Diamniadio ;
* Le parc industriel multisectoriel de Diamniadio, qui devra générer 23 000 emplois  directs et indirects dans sa phase pilote ;
* Les ouvrages hydrauliques, dont l’important programme de 300 forages ruraux, pour 552 localités, et un programme d’urgence d’hydraulique urbaine, pour mettre Dakar à l’abri des graves pénuries consécutives à la panne de l’usine de Keur Momar Sarr en 2013 ;
* Le projet majeur d’autoroute Thiès-Touba, sur 120 km, pour 410 milliards, qui, par ses différentes connexions, va révolutionner le réseau routier national ;
* L’Université du Sine Saloum à Kaolack, avec des campus à Diourbel, Kaffrine, Toubacouta et Fatick, et la deuxième Université publique de Dakar.

Chacun de ces deux établissements aura une capacité de 30 000 étudiants. Les travaux démarreront le 19 janvier 2015 pour Dakar et en février pour Kaolack.

La réalisation de ces deux projets contribuera  à désengorger l’Université de Dakar en renforçant les capacités d’accueil de notre système universitaire.

En vue d’améliorer l’encadrement des étudiants, 210 enseignants seront recrutés en 2015.

A l’échelle du primaire, 200 écoles sont en cours de construction. Nous avons réalisé 20 collèges en 2014 et réhabilité plusieurs établissements, dont le Lycée d’excellence Mariama Ba et le Lycée Ameth Fall de Saint-Louis.

De même, le cadre juridique de modernisation des Daaras est en cours de finalisation et 100 établissements sont déjà sélectionnés pour une première phase pilote. Sur la période 2015-2016, 64 Daaras modernes seront construits.

Je tiens, en particulier, à ce que notre système éducatif s’adapte aux normes du Programme d’Amélioration de la Qualité, de l’Équité et de la Transparence (PAQUET), y compris dans le recrutement et la formation du personnel enseignant et la mise à jour des programmes scolaires.

C’est une exigence vitale, car lorsque nous confions nos enfants à l’école, c’est la qualité de nos ressources humaines que nous mettons en jeu. Et c’est l’avenir même de la Nation que nous engageons.

Je saisis l’occasion pour saluer les résultats exceptionnels de l’Université Cheikh Anta Diop au dernier concours d’agréation en Médecine.

Avec 34 candidats reçus sur 35, ces résultats inédits confirment l’excellence de nos ressources universitaires. Je félicite chaleureusement les nouveaux agrégés que je recevrai pour leur dire la fierté de la Nation. Ils méritent d’être cités en exemple pour les jeunes générations.

Je me réjouis, en outre, de la sélection des Universités Gaston Berger de Saint Louis et Cheikh Anta Diop de Dakar, à l’issue d’une compétition plurielle, pour abriter deux Centres d’Excellence Africains, financés par la Banque Mondiale.

Ces performances remarquables de nos Universités, ajoutées à la réalisation diligente du Centre International de Conférences Abdou Diouf, montrent que le Sénégal de nos rêves réside d’abord en chacun de nous.

Elles nous rappellent que le développement des Nations tient surtout à leur état d’esprit ; à l’organisation et à la méthode ; et au travail soumis à la rigueur des conditions et des délais requis. Rien ne doit freiner nos ambitions dans la quête de notre accomplissement individuel et collectif.
C’est dire que dans la logique d’émergence que nous avons entamée, aucune initiative, aucun projet ne peut souffrir de lenteurs indues.

J’engage par conséquent le Gouvernement à maintenir fermement un rythme accéléré dans la mise en œuvre des projets et politiques publics.

Il y va de notre avenir commun. Et cet avenir dépend d’abord de notre propre capacité à produire par nous-mêmes ce que nous consommons.

Le Programme national d’autosuffisance en riz à l’horizon 2017, l’aménagement de nouvelles fermes au titre des Domaines agricoles communautaires et les efforts de modernisation des filières de l’élevage et de la pêche répondent à cet objectif.

De Fass Ngom à Bakel, la détermination des agriculteurs,  pêcheurs et éleveurs que j’ai rencontrés lors de ma tournée économique d’octobre dernier m’a conforté dans la conviction que l’objectif d’autosuffisance alimentaire est à notre portée, si nous y mettons la volonté et les moyens.


Le Gouvernement y travaille, avec les mesures d’accompagnement dans ce sens. Ainsi, 1 400 000 unités de matériels agricoles divers, subventionnés à hauteur de 70%, seront mises à disposition ; en plus d’une fiscalité plus apte à soutenir les activités de production et de transformation du riz local.

L’autosuffisance alimentaire passera aussi par un système foncier propice à la production à grande échelle.

Une terre en jachère permanente, une terre juridiquement non sécurisée ou mal aménagée, ne peut être un facteur de  production fiable.

Il nous faut, au plus vite, achever la réforme foncière en cours pour un système tenant compte des besoins de l’exploitation familiale et de la production à grande échelle.

Le consommer local doit également bénéficier à notre production artisanale.

Je tiens à l’application rigoureuse des mesures que j’ai annoncées à Mékhé, à l’occasion de la Journée nationale de l’Artisanat.

Pour soutenir le développement de ce secteur à la fois créatif et pourvoyeur d’activités génératrices de revenus, 15% de la commande publique seront désormais réservés à l’artisanat local.

Mais en définitive, nous ne réussirons le  pari du consommer local que si nous consommons ce que nous produisons. J’y engage toute la Nation. C’est un devoir citoyen, individuel et collectif.

Le talent inépuisable de nos artisans, qu’ils soient couturiers, bijoutiers, cordonniers ou menuisiers,  est une fierté nationale que chacun de nous doit porter et promouvoir au quotidien par ses habitudes de consommation.

Et nous devons retrouver dans nos cuisines ce que nous produisons dans nos champs et nos fermes, de Thiagar à Djibanar, de Sindia à Patakour etWalidiala.

Mes chers compatriotes,

Ce soir, alors que s’annonce l’aube d’une nouvelle année, méditons, chacun dans son for intérieur, sur les valeurs élevées de paix, de solidarité et de fraternité humaine qui nous unissent et nous portent les uns vers les autres.

Souvenons nous que ces valeurs, qui font notre fortune et notre fierté, qui font la force et la vitalité de la Nation sénégalaise, tiennent moins à notre mérite personnel qu’à la sagesse des anciens qui nous les ont transmises en héritage.

Ces valeurs nous abritent et protègent cette Nation. Elles dépassent chacun de nous en force et en grandeur.

Elles nous invitent à plus d’humilité dans nos actes, et de gratitude à l’égard des anciens.

Ensemble, au-delà de nos diversités et de nos choix individuels, notre devoir, ce qui fera notre mérite et notre honneur, c’est de cultiver l’esprit des anciens ; c’est de puiser dans la sagesse des anciens les vertus qui nous rassemblent et nous préservent des turbulences de notre temps.

Nous le devons à nous-mêmes. Nous le devons à  nos enfants. Nous le devons aux générations futures.

Pour ma part, ayant à l’esprit les charges qui m’incombent, je vous renouvelle ma ferme détermination à consacrer tous mes efforts à la réalisation de nos idéaux communs : une Nation unie, des Institutions stables, une démocratie forte et apaisée, un développement inclusif et solidaire.

Du fond du cœur, j’exprime à chacun de vous mes sentiments les plus affectueux.

A tous et à toutes, j’adresse mes vœux  ardents de bonne santé, de bien être et de réussite, pour que vive et prospère notre chère patrie.

Bonsoir.

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