Face aux tensions persistantes qui secouent le monde universitaire, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation passe à l’offensive diplomatique. Par voie d’arrêté, un nouveau Comité de dialogue social vient d’être officiellement mis en place pour pacifier le sous-secteur.
Une équipe de 18 sages pour éteindre le feu : le dispositif se veut robuste. Issu de divers horizons académiques et administratifs, ce comité a pour mission principale de restaurer un climat de sérénité dans les amphithéâtres et laboratoires. L’objectif est clair : sortir de la gestion de crise réactive pour entrer dans une ère de prévention et de gestion proactive des conflits. Le comité servira d’interface permanente entre la tutelle et les différents partenaires sociaux (syndicats d’enseignants, personnels administratifs et organisations estudiantines).
Le Pr Lamine Guèye : le choix de l’expérience
Pour piloter cette structure névralgique, le choix du ministre s’est porté sur une figure d’autorité et de consensus : le professeur Lamine Guèye. Ancien Recteur des universités publiques et Professeur titulaire de physiologie, l’homme n’est pas en terrain inconnu. Actuellement Recteur de l’Université Cheikh Ahmadoul Khadim (Ucak) de Touba, il apporte avec lui une double expertise : une connaissance profonde des rouages de l’enseignement supérieur, une capacité reconnue à naviguer entre les exigences de l’Etat et les revendications de la base.
Les missions prioritaires
Sous la coordination du Pr Guèye, le comité devra s’atteler à plusieurs chantiers urgents : intervenir comme arbitre dans les différends en cours, identifier les germes de tensions avant qu’ils ne dégénèrent en grèves ou en paralysie du système, et veiller à ce que les engagements pris par les différentes parties soient respectés dans la durée. «Ce comité est un levier essentiel pour stabiliser notre calendrier académique et garantir la qualité de notre recherche», confie une source proche du ministère.

