Accueilli à Tambacounda pour un séjour de 48 heures, le chef de l’Etat a pris le pouls des grands chantiers de la zone orientale. De l’Université du Sénégal oriental dont il a confirmé l’ouverture prochaine, à la gare ferroviaire, symbole d’une ambition logistique retrouvée, Bassirou Diomaye Faye pose les jalons d’un désenclavement structurel et d’une formation adaptée aux richesses du sous-sol local.
En tournée économique de 48 heures dans le Sénégal oriental, le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, a entamé son périple à Tambacounda par deux étapes stratégiques : le chantier de l’Université du Sénégal oriental (Uso) et la gare ferroviaire. Entre promesses de livraison académique pour la prochaine rentrée et ambition ferme de relancer le rail, le Président dessine les contours d’un développement endogène porté par la formation et les infrastructures logistiques.
L’Université du Sénégal oriental : une livraison attendue pour la rentrée ?
Dès sa descente d’avion, le chef de l’Etat s’est rendu sur le site de l’Université du Sénégal oriental (Uso). Accompagné des ministres de l’Enseignement supérieur et des Infrastructures, il a pu constater l’état d’avancement des travaux. «Je suis satisfait de l’évolution, et optimiste quant à la réception des bâtiments à date», a-t-il déclaré, rassurant ainsi une population impatiente de voir ce pôle du savoir ouvrir ses portes. Le projet est colossal : 27 bâtiments sont déjà sortis de terre, et le gros œuvre est quasiment achevé. Le Président a tenu à féliciter les autorités et l’entreprise exécutante, tout en les exhortant à maintenir, voire accélérer la cadence pour respecter les délais. Le chantier emploie actuellement 1200 travailleurs directs et 300 indirects. De plus, l’infrastructure mise sur la durabilité, avec 40% d’énergies renouvelables.
Une formation alignée sur le potentiel local
Au-delà des murs, c’est la vision pédagogique qui séduit. Le chef de l’Etat a salué la pertinence des incubateurs et l’adéquation entre les formations prévues et les ressources minières et géologiques de la région. Cette synergie entre théorie et pratique constitue, selon lui, un levier de croissance majeur pour le Sénégal oriental.
Relance du rail : «Rompre avec les choix du passé»
La seconde étape de cette matinée a conduit la délégation présidentielle à la gare ferroviaire de Tambacounda. Pour Bassirou Diomaye Faye, la réhabilitation du chemin de fer n’est pas une option, mais une priorité absolue inscrite dans l’agenda Sénégal 2050. «Il va falloir nécessairement rompre avec les choix économiques antérieurs», a-t-il martelé. Le Président a insisté sur deux axes majeurs : éponger le passif social des cheminots et régulariser leurs droits, relancer l’activité ferroviaire à court terme, puis construire une ligne aux standards internationaux pour le fret et le transport de voyageurs. Cette relance vise à désengorger les routes, réduire les accidents et revitaliser les localités situées le long du rail, renouant ainsi avec la vision du Président Senghor.
Cap sur l’agriculture
Après cette matinée marathon, le chef de l’Etat a poursuivi sa tournée dans l’après-midi d’hier dans les bananeraies du Groupe Yelitaré, dirigé par Mamadou Omar Sall, figure emblématique de la filière, pour aborder les enjeux de souveraineté alimentaire.
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