Mondial 2026 – Avec le Visa mis en place par l’Administration Trump : Les supporters sénégalais devront payer 15 000 dollars

Certains pays seront-ils privés de supporters lors de la Coupe du monde 2026 aux Etats-Unis ? Pour cinq d’entre eux, l’Algérie, le Cap-Vert, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la Tunisie, l’accès au territoire américain va en tout cas se compliquer. Le 2 avril, le «programme-pilote de cautionnement des visas» entrera en vigueur et imposera le paiement de cautions très onéreuses aux ressortissants de 50 pays pour obtenir l’un de ces précieux sésames.

La perspective de la Coupe du monde 2026 organisée aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique pourrait coûter extrêmement cher à certains supporters africains. Dans le cadre d’un nouveau dispositif baptisé «Visa Bond Pilot Program», mis en place par l’Adminis­tration de Donald Trump, les ressortissants d’une cinquantaine de pays doivent désormais verser une caution pouvant atteindre 15 000 dollars pour obtenir un visa touristique ou d’affaires (B-1/B-2) afin d’entrer aux Etats-Unis. Parmi ces pays, figure notamment le Sénégal, qui sera présent lors du Mondial. Cette caution, remboursable uniquement si le visiteur quitte le territoire américain avant l’expiration de son visa, s’ajoute aux coûts déjà élevés du tournoi entre les billets, le transport et l’hébergement, rendant le déplacement particulièrement difficile pour de nombreux supporters.

La mesure concerne également d’autres pays qualifiés comme l’Algérie, la Tunisie ou la Côte d’Ivoire. Chaque voyageur doit payer la caution individuellement. Pour les supporters et les familles des joueurs, ce ne sera toutefois pas possible. A moins de trois mois du début du Mondial, leur venue semble donc être difficile à imaginer, en tout cas pour les matchs aux Etats-Unis. Le Sénégal et la Côte d’Ivoire joueront deux matchs aux Etats-Unis. Alors que l’Algérie et le Cap-Vert en joueront trois. La Tunisie n’en a qu’un au programme sur le territoire américain.

Si la Fifa tente en coulisse d’obtenir des exemptions pour les joueurs, les entraîneurs et les officiels des délégations nationales, aucune dérogation n’est envisagée pour les fans. Cette situation pourrait donc limiter fortement la présence de supporters venus de ces pays, malgré les promesses du tournoi «le plus inclusif de l’histoire» régulièrement mises en avant par le président de la Fifa, Gianni Infantino. Le texte devrait entrer en vigueur le 2 avril.