Donald Trump reçoit, ce mercredi 11 février, Benyamin Netanyahu à la Maison Blanche. Le Premier ministre israélien veut, avant tout, « parler de l’Iran » dans un moment particulier. Les États-Unis et l’Iran ont entamé la semaine dernière des pourparlers pour, notamment, aborder la question du programme nucléaire de Téhéran alors que Washington maintient ses menaces d’une attaque sur la République islamique. Le chef du gouvernement israélien devrait donc insister pour que son allié américain garde une ligne dure vis-à-vis de l’Iran.
Washington est l’une des rares capitales qui continue à accueillir le Premier ministre israélien, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans la bande de Gaza. Jusqu’à présent, les États-Unis ont affiché leur soutien à Israël, notamment au moment de la « guerre des douze jours » en juin 2025, lorsque l’armée israélienne avait lancé une attaque contre l’Israël.
Mais, aujourd’hui, Donald Trump semble moins enthousiaste pour l’option militaire. Pour autant, il informait, mardi 10 février, auprès de deux médias qu’il envisage tout de même d’envoyer un deuxième porte-avions au Moyen-Orient, tout en précisant que Benjamin Netanyahu souhaite « une bonne affaire : pas d’armes nucléaires, pas de missiles ».
Un point de tension
Si le Premier ministre israélien est un habitué du Bureau ovale, sa proximité affichée avec le président américain a ses limites. Ces derniers jours, Israël a pris des mesures pour renforcer son contrôle sur la Cisjordanie occupée et, ainsi, accélérer la colonisation. La réaction, ferme, de Washington ne s’est pas fait attendre. Alors que Donald Trump prévoit de tenir, la semaine prochaine, la première réunion de son Conseil de la paix, les États-Unis ont réaffirmé leur opposition à toute tentative d’annexion de la Cisjordanie.
Difficile à dire, pour autant, si le président américain désavouera publiquement son allié israélien qui, de son côté, arrive également avec un message : à Gaza, le « Plan Trump » n’avance que très peu et peine à faire émerger une nouvelle réalité sécuritaire, humanitaire et politique.

