Les élections municipales de dimanche ont révélé une fois de plus, la lâcheté et la médiocrité de notre classe politique, j’entends tous ces responsables et élus qui ont, en l’espace de quelques heures seulement, dit tout et son contraire, elle a bon dos la rhétorique ! Le pire d’entre eux étant Olivier Faure, le neuneu socialiste, premier secrétaire du PS, qui a dit « Ne pas faire alliance avec LFI au niveau national, mais OK au niveau local « , le même qui, quelques jours plus tôt, avait également dit : « La stratégie de conflictualisation de Jean-Luc Mélenchon a atteint ses limites », le comble de l’hypocrisi . Voir autant d’hommes sans convictions et de si peu de foi, qui se sont reniés pour un plat de lentilles, est consternant, affligeant que ce soit à Toulouse, Tours, Besançon, Brest, Limoges, Lyon, etc. Honte à eux !
Cherchez la lâcheté dans l’armée, vous ne la trouverez pas, comme l’a encore démontré le sacrifice, il y a quelques jours, d’un adjudant-chef français des chasseurs alpins, mort pour la patrie en Irak ! Cherchez la lâcheté en politique, vous la trouverez aux quatre coins de la rue, y compris chez nos représentants de la nation ! Hier encore, avec leurs propos antisémites, leur politique de racialisation, leur islamisme corrompu par l’électoralisme, leur bordélisation dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, leurs violences dans la rue avec la mort du jeune Quentin à Lyon, lynché par des militants de la « Jeune Garde » dont le fondateur est un député Insoumis, la brutalisation de la vie politique, LFI était jugé infréquentable, indigne du champ républicain. Il aura suffit d’une élection municipale, de quelques sièges à sauver, pour faire sauter tous les verrous de la démocratie, qu’on efface l’ardoise et annule la dette ! C’est minable et indigne de nos grands anciens qui ont donné ses lettres de noblesse à la politique, avant que celle-ci ne se retrouve dans le caniveau, souillée par une bande de sans grades.
Les résultats ne se sont pas fait attendre : A Roubaix, ancien bastion ouvrier et de gauche, avant d’être dirigé par la droite durant dix ans, le vote communautaire a permis de placer en tête au premier tour la liste LFI, conduite par David Guiraud le sulfureux député et gardien de la révolution de Mélenchon. Elu, il entend faire de cette ville la vitrine de la « Nouvelle France », racisée, créolisée, chère à son champion, le chef de la secte des Insoumis. Après Saint-Denis, ce serait la deuxième ville de plus de 100 000 habitants à tomber dans l’escarcelle LFI. Je ne suis pas sûr que dimanche soir nos compatriotes juifs de Roubaix ont pu s’endormir tranquilles.
Mais là, où LFI a décroché le pompon, c’est avec Saint-Denis, où, avec 50,77% dès le premier tour, Ballly Bagayoko, malien naturalisé français, a été élu maire d’une ville dont la cathédrale abrite la nécropole des rois de France, ce qui est tout un symbole. Le drapeau palestinien va remplacer celui à fleur de lys, et le keffieh d’Arafat les couronnes de Saint-Louis et du roi Dagobert. Et nul doute, que là aussi, le nouveau maire va faire de la ville un laboratoire de la « Nouvelle France » après que Sébastien Delogu, député LFI de Marseille, l’ait soutenu durant la campagne municipale dans ces termes, je cite : « Vous avez une opportunité en or, qu’enfin un racisé dirige la ville et fasse en sorte que le réel peuple de France reprenne le pouvoir ici. Saint-Denis a été une terre où beaucoup d’immigrés et de racisés sont passés ». Le nouveau mot d’ordre est clair : choisissez vos élus en fonction de leur couleur de peau. Les « petits blancs » de Saint-Denis ont des soucis à se faire.
La France s’enfonce ainsi un peu plus chaque jour dans un champ de bataille communautaire, un séparatisme dangereux, une « logique de tri, destructrice » comme a dit, révoltée, Naïma Moutchou la ministre de l’Outre-Mer. Eric Coquerel, lui-même député de Seine-Saint-Denis, estimait, il y a peu dans le journal « Marianne », qu’il fallait que « les candidats du 93 aient la couleur de peau des gens qui vivent dans le 93″. Avec un tel raisonnement, autant ouvrir les vannes de l’immigration dans chaque département de l’Hexagone et la question sera réglée.
Bienvenu dans la France insoumise de demain, avec la complicité de certains socialistes fêlons, chez qui l’honnêteté intellectuelle et le courage ont laissé la place à la couardise et la lâcheté.
L’histoire est un perpétuel recommencement, hier, les communistes pensaient que les socialistes n’était que de « la volaille tout juste bonne à plumer », aujourd’hui ces derniers vont à Canossa se soumettre devant les Insoumis, tels, hier, les bourgeois de Calais qui se sont rendus devant Edouard III, roi d’Angleterre, une corde autour du cou.
Comme eux, ils ont remis les clés de plusieurs villes au grand gourou de la secte LFI.
Jean-Yves Duval, journaliste écrivain

