A la tête du Comité national olympique et sportif sénégalais (Cnoss) depuis 2006, Mamadou Diagna Ndiaye a annoncé son départ de la présidence à la fin de l’année. Une décision prise lors de l’Assemblée générale du Cnoss tenue ce samedi.
L’Assemblée générale du Comité national olympique et sportif sénégalais (Cnoss), réunie ce samedi à Dakar, a été le théâtre d’une annonce qui marque un tournant dans l’histoire du mouvement olympique sénégalais : Mamadou Diagna Ndiaye ne briguera pas un nouveau mandat à la tête de l’institution au terme de la prorogation accordée jusqu’au 22 décembre 2026. Une décision librement exprimée, accueillie avec solennité.
En effet, c’est au cours de cette rencontre statutaire, réunissant les représentants de l’ensemble des fédérations nationales et groupements sportifs membres de la famille olympique du Sénégal, que le président du Cnoss a lui-même informé les membres de sa décision. Selon le communiqué officiel de l’instance, «le président du Cnoss a informé les membres de sa décision librement exprimée de ne pas briguer un nouveau mandat à la tête de l’instance olympique nationale au terme du mandat prorogé». L’assemblée, après avoir unanimement «salué l’œuvre gigantesque du président à la tête du Cnoss», a pris acte de cette décision avec respect et solennité.
Un mandat prorogé pour assurer la continuité des Joj
Avant cette annonce fracassante, l’Assemblée générale avait, dans un premier temps, voté à l’unanimité la prorogation du mandat de Diagna Ndiaye et de l’ensemble des instances dirigeantes du Cnoss -Comité directeur et Bureau exécutif inclus- pour une durée d’un an à compter du 22 décembre 2025, soit jusqu’au 22 décembre 2026.
Cette décision, prise «par dérogation aux dispositions de l’article 11.1.2.C des statuts», s’explique par un impératif de continuité institutionnelle : le Cnoss est membre à part entière du Comité d’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 (Cojoj) dont Diagna Ndiaye assure également la présidence. Interrompre ce mandat à quelques mois de l’ouverture des Jeux aurait fragilisé une organisation déjà bien engagée dans ses préparatifs.
Un bilan salué à l’unanimité
L’assemblée a également approuvé à l’unanimité les rapports d’activités, financier et du commissaire aux comptes couvrant la période 2022-2025. Les délégués ont exprimé leur «grande satisfaction au président et aux membres du Bureau exécutif pour le travail accompli». Une attention particulière a été portée aux avancées liées à l’organisation des Joj Dakar 2026, premier événement olympique organisé sur le continent africain. L’assemblée a adressé ses félicitations au président du Cojoj et à son Coordonnateur général, tout en saluant «l’héritage dont bénéficiera le monde sportif national après les Jeux».
L’Ag n’a pas été que cérémoniale. Les représentants des fédérations nationales et groupements sportifs ont, à l’unanimité, fait part de leurs vives préoccupations quant aux conditions de préparation des athlètes appelés à défendre les couleurs du Sénégal lors des Joj Dakar 2026. Ils ont dénoncé «l’absence d’un programme de préparation clair et un manque d’accompagnement approprié par la tutelle», estimant que ces lacunes compromettent toute ambition de médailles. En réponse, l’assemblée a mandaté le président Diagna Ndiaye pour «engager le dialogue avec les hautes autorités gouvernementales afin de les sensibiliser et informer sur cette situation».
Avec cette annonce, c’est une longue page de l’olympisme sénégalais qui se tourne. Diagna Ndiaye, figure tutélaire du sport africain et sénégalais, aura conduit le Cnoss à travers plusieurs décennies de développement du mouvement olympique national, jusqu’à décrocher l’organisation des premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse sur le sol africain -une consécration historique qui restera son legs le plus symbolique. La succession à la tête du Cnoss s’ouvrira donc après les Joj Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026.

