L’approche intégrée de la lutte contre la dégradation des terres est une nécessité pour les pays du Sahel. C’est ce qui explique la mise en place du projet Logme II. Une session de renforcement se tient depuis avant-hier à Dakar, et ce jusqu’à demain. Organisée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn), la rencontre regroupe plus de 30 participants venant de pays d’Afrique.
Une rencontre régionale se tient depuis avant-hier à Dakar, et ce jusqu’à demain, pour trouver une méthode harmonisée dans la conservation et la restauration des terres dégradées. Organisée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn), dans le cadre du projet Paysages sahéliens, une terre d’opportunités «Elargir les sillons éprouvés-Logme II», cette formation régionale est dédiée à la Méthodologie d’évaluation des opportunités de restauration des paysages forestiers (Meor), au Top Secac et aux Solutions fondées sur la nature (Sin).
Jacques Somda, coordonnateur du Programme régional d’Afrique centrale et occidentale de l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn), relève l’idée de la nécessité d’harmoniser la méthode de restauration des terres.
«Nous travaillons dans cinq pays pour ce projet, et chaque pays a sa manière de restaurer les terres. Chaque année, pratiquement chaque pays fait des journées nationales de l’arbre, et nous pensons qu’au-delà de l’arbre, il faut qu’on regarde ce que l’arbre rapporte à la communauté. Et c’est pour ça qu’on s’est dit, si on met en place une méthodologie d’évaluation des opportunités de restauration, on saura pourquoi on reçoit, pourquoi on plante un arbre, pourquoi on plante un pâturage, pourquoi on plante tout ce qui est vivant. Et donc, harmoniser les approches permet aux pays de tirer le meilleur profit et d’avoir plus d’engagement des communautés locales dans les politiques de reboisement qu’ils mettent en place», souligne le coordonnateur du Programme régional de l’Afrique centrale et occidentale de l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn).
La rencontre, qui regroupe plus de 30 parties prenantes du projet venant du Burkina Faso, du Bénin, du Ghana, du Niger et du Sénégal, trouve sa pertinence avec surtout la dégradation des terres dans le Sahel. «Le minimum des pays concernés par la dégradation, ce sont au moins 30% de ces terres qui sont dégradées du fait des humains, mais aussi des aléas climatiques qui aridifient la terre. Donc, c’est un minimum de 30%. C’est déjà beaucoup. Sachant que la totalité de nos terres ne sont pas exploitées. Si vous ajoutez 30% non exploitables, ça fait beaucoup de superficies non mises en valeur et qui ne profitent pas aux communautés locales», explique Jacques Somda. Il urge de ne surtout pas laisser les terres se dégrader, pour le bénéfice des communautés.
Dans un contexte marqué par la dégradation des terres, la variabilité climatique, la pression sur les ressources naturelles et la vulnérabilité socio-économique, l’initiative vise à promouvoir des approches de restauration fondées sur des bases scientifiques solides, inclusives et orientées vers l’impact. Revenant sur la session de renforcement de capacités des acteurs de la lutte contre la dégradation des terres, il faut souligner que c’est une formation régionale dédiée à la Méthodologie d’évaluation des opportunités de restauration des paysages forestiers (Meor), au Top Secac et aux Solutions fondées sur la nature (Sin). Mme le Colonel Oulimata Faye, adjointe au directeur des Eaux et forêts, chargée de la conservation des sols, des méthodes d’adaptation, de conservation et de restauration des sols dégradés, salue cette session de formation qui, selon elle, permettra un échange d’expérience qui va être bénéfique aux populations de la zone du Sahel.

