Balayée d’ouest en est par la tempête tropicale Fytia le week-end du 31 janvier au 1er février, Madagascar tente désormais d’évaluer les dégâts causés par les intempéries. S’ils peuvent paraître limités, notamment à Antananarivo, les habitants de plusieurs quartiers de la capitale vivent néanmoins les pieds dans l’eau.
La tempête tropicale Fytia a traversé Madagascar d’ouest en est ce week-end. Selon le dernier bilan du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), Fytia laisse derrière lui 7 morts et 54 518 sinistrés. Après avoir touché terre à l’aube du samedi 31 janvier près de Majunga, dans le nord-ouest de l’île, accompagné de rafales de vent pouvant atteindre jusqu’à 210 km/h, la tempête tropicale est ressortie en mer affaiblie – elle a été rabaissé au rang de tempête tropicale modérée – par la côte est, dans la matinée du dimanche 1er février.
Entretemps, celui-ci a notamment balayé la capitale, Antananarivo, où des pluies intenses se sont abattues durant toute la nuit, à tel point que dans certains quartiers, l’eau a tout envahi, contraignant par exemple des habitants à embarquer sur des charrettes tirées à la main moyennant le paiement de 300 ariary (l’équivalent de 50 centimes d’euro) pour traverser à pieds secs des rues entièrement submergées.
Dans le quartier du « district IV », les occupants d’une petite centaine de maisons vivent eux les pieds dans l’eau – ils en ont même parfois jusqu’aux genoux –, à l’instar de Seheno, une grand-mère qui habite avec ses deux petits-enfants. Contrainte d’évacuer son logement en pleine nuit avant de découvrir au matin que l’un de ses murs s’était effondré, celle-ci confie n’avoir « nulle part où aller » en constatant les dégâts, désemparée…
Sur fond d’épidémie de mpox, une vigilance sanitaire accrue
À l’échelle d’Antananarivo, ces dégâts peuvent certes paraître limités. Mais, pour les familles dont les logements ont été endommagés, le choc n’en est pas moins brutal, ces destructions représentant une difficulté de plus dans un quotidien déjà précaire. En réponse, le BNGRC a d’ores et déjà promis qu’il allait se « mobiliser », indiquant que des pompes pour évacuer l’eau stagnante allaient être mises à la disposition de ceux qui le souhaitent, bien que les canaux vétustes de la ville saturent très vite.
Face à cette situation, les autorités exhortent en outre la population de la capitale à faire preuve d’une vigilance sanitaire accrue, Antananarivo étant par ailleurs confrontée à une épidémie de mpox qui pourrait compliquer la situation dans les jours qui viennent.

