Hajj 2026 – fraude aux visas : Tolérance zéro et poursuites judiciaires

Face à la prolifération d’offres illégales, la Délégation générale au pèlerinage (Dgp) monte au créneau. L’institution alerte les futurs pèlerins sur les manœuvres frauduleuses d’agences non agréées qui tentent de monnayer des inscriptions hors cadre légal, au mépris de l’éthique religieuse et des lois en vigueur.

Un réseau de «revente» de pèlerins démasqué ? Le processus d’organisation du Hajj 2026 fait face à ses premiers défis sécuritaires. Dans un communiqué officiel, la Délégation générale au pèlerinage (Dgp) a révélé l’existence de pratiques illicites orchestrées par des agences de voyages non habilitées. Le mode opératoire est désormais identifié : ces structures procèdent à l’enregistrement de candidats avec l’intention de «rétrocéder» ces pèlerins, moyennant finances, à des opérateurs officiellement agréés.

Cette forme de spéculation sur le désir des fidèles d’accomplir le cinquième pilier de l’islam est fermement condamnée par les autorités. La Dgp qualifie ces agissements de frauduleux, soulignant qu’ils se situent «à l’antipode de l’éthique et de la morale religieuse».

Un frein à la modernisation du Hajj

Au-delà de l’aspect moral, ces pratiques compromettent gravement les efforts d’assainissement entamés par l’Etat. Le Sénégal s’est engagé dans une vaste réforme visant à professionnaliser et à sécuriser le pèlerinage. Les initiatives de ces agences «clandestines» viennent fragiliser ce dispositif de réorganisation et menacent la fluidité de la prise en charge des fidèles une fois en Terre Sainte.

Tolérance zéro et poursuites judiciaires

La Dgp, qui a déjà diffusé la liste officielle des agences agréées pour l’édition 2026, rappelle les règles du jeu : interdiction formelle. Selon la Dgp, toutes les agences non autorisées doivent cesser immédiatement toute activité médiatique ou commerciale liée au Hajj.

Et des sanctions sont prévues, car tout contrevenant s’expose désormais à des poursuites judiciaires rigoureuses, conformément à la Législation sénégalaise. Aujourd’hui, les candidats sont invités à ne verser aucune somme d’argent sans avoir vérifié au préalable l’accréditation de l’agence auprès des services de la Dgp.

Appel à la collaboration citoyenne

En conclusion, l’institution appelle l’ensemble des acteurs du secteur et les futurs pèlerins à faire preuve de la plus grande prudence. La lutte contre ce «marché noir» de l’inscription est présentée comme une nécessité pour préserver l’image du Sénégal à l’international et garantir la sécurité des pèlerins. La Dgp exhorte les populations à signaler toute pratique suspecte afin de garantir un pèlerinage serein et conforme aux standards de qualité requis.