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Morgan Howen

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Oh, mes Champs-Elysées, qu’êtes-vous devenus ?

En l’espace de quelques mois l’image, idyllique, des Champs-Elysées s’est dégradée d’une façon phénoménale, et ces dernières heures encore un peu plus.

Cette avenue, d’un peu plus de deux kilomètres de long, située dans le 8ème arrondissement de Paris, était jusqu’alors considérée comme « l’une des plus belles avenues du monde », enviée et admirée par des millions de touristes chaque année. Elle constituait la plus belle vitrine de la capitale et accueille les enseignes commerciales les plus prestigieuses. Faut-il donc désormais en parler au passé et conjuguer la situation à l’imparfait en faisant fi du présent ?

Un peu d’histoire

Reliant la place Charles de Gaulle à la place de la Concorde l’avenue tire son nom du lieu des Enfers où séjournaient les âmes vertueuses dans la mythologie grecque. Elle fut inspirée comme un lieu de promenade par Marie de Médicis, ouverte au public en 1616 mais ne prit son véritable nom qu’en 1789. C’est par là que la famille royale avec Louis XVI est revenue dans Paris le 25 juin 1791 après la fuite à Varennes. Mais ça « c’était hier » ! Depuis les choses ont bien changé même si lé 26 août 1944, Charles de Gaulle, après la libération de Paris les a descendus, précédé par quatre chars de la 2ème D. B, même si également le 12 juillet 1998 à l’heure de la victoire 3-0 de l’équipe de France de football en finale de la Coupe du monde, plus d’un million de personnes ont fait la fête et si les Bleus y ont paradé le lendemain à bord d’un bus.

Des lieux de mémoire en péril

Depuis quelques mois, les Champs-Elysées lieu parisien emblématique s’il en est sont le théâtre de manifestations violents inspirées par les « gilets jaunes » et l’objet de scènes d’émeutes, de casse et de pillage. Jusqu’à l’Arc de Triomphe qui a été vandalisé par des individus sans foi ni loi, en dépit de son caractère sacré comme lieu de mémoire pour les soldats morts à la guerre.

Le 14 juillet, jour de fête nationale

Ce dimanche, 14 juillet, c’est un autre symbole de la République qui a été foulé au pieds par des manifestants, plus proches des barbares que des contestataires traditionnels, à savoir le jour de notre Fête nationale qui devrait être pour tous un moment de concorde, d’unité. Désormais ces tristes sires ne respectent plus rien, même ce qui est le plus cher au cœur de la Nation et du peuple Français. En s’en prenant à nouveau aux vitrines des commerçants, en cherchant l’affrontement délibéré avec les forces de l’ordre à peine le défilé militaire terminé ils se sont mis, une fois encore hors-la-loi, en marge de la République et font honte à cette grande démocratie qu’est la France. Quelques heures auparavant c’étaient de soi-disant supporters de l’équipe d’Algérie qui, pour fêter l’accession de leur équipe à la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations, s’en étaient pris aux vitrines des commerçants et aux équipements publics. Les Champs-Elysées sont-ils appelés à devenir le lieu ou chacun peut se défouler à loisir ?

La liberté n’autorise pas tous les excès

Il est plus qu’urgent que les autorités en chargent du pouvoir mettent fin une bonne fois pour toutes à ces excès de violence que les français, en particulier les parisiens, ne supportent plus. N’acceptent plus. Qui donnent une image dévastatrice de la France et mettent en danger son économie. Que le ministre de l’Intérieur en particulier à qui revient cette charge stoppe ces attaques envers les symboles de la République par respect pour ceux qui l’ont fondée et défendue au cours des siècles suivants, le plus souvent au prix de leur vie. Aucune faiblesse n’est acceptable et ne doit être admise lorsqu’on s’en prend ainsi aux fondements d’une société car la liberté de manifester n’excuse pas, et encore moins n’autorise pas de tels débordements. Car à ce petit jeu un jour c’est notre propre liberté qui sera menacée.

Jean-Yves Duval, directeur d’Ichrono