Cette année le continent africain compte 47 universités au classement contre 25 en 2018. © © Sylvain Cherkaoui/Jeune Afrique/2015.


En un an, le nombre d'universités africaines figurant au classement du Times Higher Education consacré aux pays émergents a doublé. Une percée inédite portée essentiellement par l'Égypte et le Maroc.
47 universités africaines figurent au dernier classement 2019 des meilleures universités des économies émergentes, publié par le magazine Times Higher Education. Elles n'étaient que 25 parmi 378 établissements évalués en 2018. Cette percée est due à l'importante présence des universités sud-africaines mais aussi à l'Égypte qui, cette année, place 19 universités au palmarès contre seulement neuf en 2018.


L'Égypte et le Maroc à l'offensive


L'Afrique du Sud demeure le premier pays africain quant à la qualité de son enseignement supérieur. Comme chaque année, les prestigieuses universités de Cape Town, du Witwatersrand, Stellenbosch ou du Kwazulu-Natal figurent parmi les 15 premières. Six autres établissements sud-africains figurent au classement.
L'Égypte est sans doute le pays qui progresse le plus avec 19 universités égyptiennes alors qu'elles n'étaient que neuf l'année précédente. L'université du Canal de Suez se place ainsi 114ème, l'université américaine du Caire (122ème), l'université de Sohag dans la tranche des 200 à 250 et l'université phare d'Al Azhar (351 et plus).
Au Maroc, l'université Hassan II de Casablanca fait une entrée timide au bas du classement. L'université Cadi Ayyad de Marrakech se maintient, elle, au top 50 du classement. De leur côté les universités Mohammed V de Rabat et Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès progressent au classement.
Une importante progression est à noter au Nigéria ou l'université d'Ibadan gagne 100 places, passant de la tranche des 250ème à celle des 150 meilleurs établissements universitaires au sein des économies émergentes. Le pays place en outre les universités de Nsukka et de Convenant, renforçant ainsi la présence africaine dans ce classement annuel.


Statu quo pour la Tunisie


Dans le reste du Maghreb, la Tunisie a quant à elle conservé sa représentation par ses trois universités d'Al Manar, Monastir et Sfax mais qui reste entre les 300 et 350 meilleures établissements des pays émergents.


L'Asie domine


Bien que les universités africaines aient connu un grand progrès pour l'année 2019, les premières places dans ce classement régional demeurent dominées par les universités chinoises avec à leur tête la Tsinghua University, Peking University, University of Hong Kong et la Chinese University of Hong Kong.


Publié chaque année, le classement Times Higher Education des meilleures universités dans les pays émergents étudie la qualité de centaine d'universités publiques (442 cette année). Ses principaux critères prennent en compte l'ouverture sur l'international mais aussi les recherches scientifiques publiées et la qualité des enseignement transmis aux étudiants.


L'Afrique du Sud et l'Égypte sont à nouveau les pays les plus représentés à l'édition 2018 de l'Academic ranking of world universities (ARWU), mieux connu sous le nom de classement de Shanghai.
Le trio de tête reste le même, mais les places changent selon les années. Les universités sud-africaines de Witwatersrand et du Cap ainsi que l'université du Caire en Égypte sont à nouveau les trois meilleures universités africaines selon le dernier classement de l'Academic ranking of world universities (ARWU), aussi appelé classement de Shanghai. Cette année, le palmarès qui évalue annuellement 1 500 établissements sélectionnées selon des critères particuliers comme le nombre de prix Nobel ou de médailles Fields formés et le nombre de recherches publiées dans les prestigieuses revues scientifiques Nature et Science, fait figurer 16 universités africaines.


 LIRE AUSSI : 17 universités africaines parmi les meilleures au monde


Établissements anglophones


Si toutes sont publiques, la majorité sont anglophones (14) et la moitié se trouvent en Afrique du Sud (8) dont quatre dans la moitié haute du classement mondial. L'Égypte est le second pays représenté avec cinq établissements classés mais dont trois se situent dans la moitié basse.


https://www.jeuneafrique.com/emploi-formation/707752/lafrique-progresse-au-classement-times-higher-education-des-pays-emergents-2019/?utm_source=newsletter-ja-actu-non-abonnes&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter-ja-actu-non-abonnes-18-01-19


Familles d'accueil débordées, foyers surchargés... Pièces à conviction enquête sur

« En France les communautés étrangères viennent dans le pays d'accueil avec toutes leurs coutumes.. Etre ailleurs, exige de respecter les lois et les pratiques. On ne tape pas pour éduquer, on sait aussi qu'un enfant doit obéissance à ses parents, mais au nom de la liberté l'enfant se croit roi et les parents qui perdent patience se lancent dans des conflits intergénérationnels. Nous devons toujours montrer expliquer comment on doit agir avec les enfants pour éviter les conflits et les placements qui font mal. Les enfants confiés sont coupés des parents et cela crée une honte dans la communauté. On doit pouvoir trouver des alternatives sinon les enfants dévient vite, en voulant être libres, ils deviennent licencieux et hors la loi et fréquentent des milieux malsains ce qui se terminent par l'incarcération. Drogue, prostitution, violence, suicides, etc, évitons à nos enfants les dérivent et acceptons de discuter, parler avec eux.

Faire des enfants en Europe est un projet. L'éducation n'est pas facile mais il faut assumer. Les familles nombreuses en France ne sont pas faciles à gérer bien que certaines y arrivent. Chacun est libre de faire le nombre d'enfants qu'il veut mais il faut pour autant se donner les moyens pour les éduquer, les accompagner. Il faut prendre le temps et passer du temps avec ses enfants sa famille. Il faut changer certaines pratiques. Il faut rompre avec certaines violences, et pratique, il faut parler, parce que dans la famille on ne veut rien dire, on veut protéger alors que l'autre souffre. Les violences intrafamiliales sont à dénoncer et à panser. Il faut être mesuré, cette violence peut venir de partout, il n'y a pas de famille type. Mais la précarité, l'alcoolisme, la pauvreté, etc, peuvent faire basculer les gens dans un cercle vicieux et il faut être vite repéré pour être vite aidé. » P B CISSOKO


Ce mercredi soir, l'émission "Pièces à conviction" est consacrée à l'enfance en danger. Le département du Nord est celui qui enregistre le plus de placements en France... Mais les places en foyer, elles, se réduisent à vue d'oeil. En 3 ans, le Conseil départemental en a supprimé 700.


Par France 3 Nord Pas-de-Calais Publié le 16/01/2019 à 19:00


Des enfants en danger, des accueils saturés. Le magazine de France 3 "Pièces à conviction" a enquêté sur la situation de l'aide à l'enfance en danger dans le Nord, département qui gère 7800 enfants placés. Elle a notamment donné la parole à Guillaume, éducateur.

Premier constat : certains foyers sont saturés. "Tu vois, raconte-t-il en montrant des photos sur sa tablette, cet établissement est censé en accueillir 17. Ce jour là, ils étaient 45, un autre jour 38. C'est-à dire qu'on a des jeunes qui n'ont pas de lit, qui dorment sur des canapés, sur des lits de camps...Parce que chaque jour, ils ont une vingtaine de gamins en plus qu'ils ne veulent pas laisser dehors... Ce sont des conditions d'hébergement qui ne sont pas acceptables."

"Evidemment, on se laisse attendrir, c'est de l'humain avant tout notre métier"

Dans le Nord, les foyers ne sont pas les seuls à être touchés par ce phénomène de surpopulation. Les assistantes familiales sont elles aussi parfois dans une situation critique. L'éducateur présente l'une d'entre elles. Elle a voulu conserver l'anonymat... Nous l'appellerons Lucille.

Elle accueille en ce moment 9 enfants de 6 à 18 ans. Un travail difficile qui la mobilise 7 jours sur 7. Officiellement pourtant, Lucille n'a pourtant le droit d'accueillir que 3 enfants maximum. Mais depuis la suppression de 700 places et l'engorgement des foyers, le département n'hésiterait pas, selon les syndicats, à flirter avec l'illégalité en poussant les familles à accueillir toujours plus d'enfants.

Familles d'accueil débordées, foyers surchargés... Enquête sur l'enfance en danger dans le Nord

"C'est du placement d'urgence, explique Lucille. Souvent, ils nous appellent, ils n'ont pas d'autres solutions. Evidemment, on se laisse attendrir, c'est de l'humain avant tout notre métier." "Potentiellement on a 200 familles d'accueil dans le Nord qui sont dans cette situation", ajoute Guillaume.

Familles d'accueil débordées, foyers surchargés... Dans le Nord, les places sont donc chères. Certains jeunes seraient même laissés sur le carreau.
Malgré des décisions de placement, en danger dans leur famille, ils n'auraient d'autre choix que de fuguer pour se protéger.

Comme cet adolescent de 15 ans, qui depuis 3 ans demande à être placé. "Etre chez moi c'est compliqué... C'est parfois violent. Ma mère est bipolaire. Elle a déjà essayé de m'assommer avec une perceuse. Je demande à être placé depuis 3/4 ans."

De plus en plus de jeunes sont dans ce cas, sans solution.

"De l'argent, je n'en ai plus"

Des enfants en danger...la faute à qui ? Les éducateurs pointent du doigt le président du conseil départemental, Jean René Lecerf. Ils lui reprochent une coupe de plus de 30 millions d'euros dans le budget « Enfance, famille, jeunesse », et la suppression de 700 places en foyer.

"Pour créer des places il faut du temps et de l'argent, et du temps, je n'en ai pas, et de l'argent je n'en ai pas non plus, a répondu Jean-René Lecerf aux journalistes de "Pièces à conviction". Je ne veux pas enlever 30 millions aux personnes âgées, aux personnes handicapées, parce qu'aujourd'hui votre reportage, il porte sur l'aide sociale à l'enfance et pas sur la maltraitance des personnes âgées...Tout est au même niveau de priorité."

Jean-René Lecerf recevra ce jeudi une délégation de personnels de l'aide sociale à l'enfance. Ce sera une première après plusieurs mois de mobilisation. Le 11 décembre dernier, ils étaient 1500 dans les rues de Lille pour alerter sur cette enfance en danger.

Pièces à conviction, ce mercredi soir sur France 3


Ce 16 janvier 2019, "Pièces à conviction" propose une soirée spéciale en deux parties présentée par Virna Sacchi. A 21 heures, une enquête au cœur de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) révèle l'ampleur d'une réalité jusqu'ici étouffée : éducateurs dépassés et parfois violents, enfants sexuellement abusés par d'autres mineurs, adolescents livrés à eux-mêmes dans des chambres d'hôtel, familles d'accueil peu contrôlées et parfois maltraitantes...
A 22h35, un débat : comment mieux protéger les enfants placés ? Avec des témoignages d'ex-enfants placés, et des réflexions de responsables de l'Aide sociale à l'enfance, de représentants de l'Etat, d'experts et de juges pour améliorer le sort des mineurs en situation de placement.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/video-familles-accueil-debordees-foyers-surcharges-pieces-conviction-enquete-enfance-danger-nord-1607853.html

Les jeunes en difficulté sont à toute épreuve


Ils ont à peine 20 ans et sont déjà passés par des moments difficiles : rupture familiale, violences, rue... Ils sont 14, comme Mariéta et Lewis, à être hébergés par le service Urgence Jeunes de Gagny où ils reçoivent le soutien dont ils ont besoin pour rebondir.
« Ils ont été rejetés par leur famille alors même qu'ils n'avaient pas fini de se construire. Ils sont orientés par le 115 et arrivent ici dépressifs, exténués, sans repère» explique Ouardia, éducatrice spécialisée.
« Ils sont hébergés environ 9 mois, au sein du pavillon que nous louons, ou dans les chambres des Foyers de Jeunes Travailleurs de Rosny ou Bondy. On se voit très régulièrement. Ils se rendent ainsi compte qu'il est encore possible de compter sur un adulte ». Sa collègue, Caroline confirme : « Nous sommes à la fois leur référente, leur conseillère, mais aussi quelqu'un sur qui s'appuyer ; parce qu'ils n'ont pas seulement besoin qu'on mette de l'ordre dans leurs papiers. Ils ont besoin qu'on les aide à trouver leurs repères pour continuer à se construire », souligne-t-elle.
Cette aide, Mariéta, 22 ans et Lewis, 20 ans en bénéficient depuis plusieurs mois. Discrets, leur parcours et leur détermination à avancer sont représentatifs des combats que mènent les jeunes accompagnés par Caroline et Ouardia, mais également Samia, la conseillère santé et Islande, la psychologue du service.


Entretien avec Mariéta et Lewis


Qu'est-ce qui vous a amené à être hébergés par Aurore ?


Mariéta : Je suis née en France, mais je suis partie au Sénégal quand j'avais 5 ans. J'ai voulu revenir en France pour les études. J'ai vécu d'abord chez ma tante, mais ça s'est mal passé, puis je suis allée chez un oncle et finalement ça n'a pas été non plus. Alors, j'ai passé quelques temps en foyer d'urgence, puis je suis arrivée ici.
Lewis : Je viens de Centre-Afrique où je vivais avec ma mère. Un jour, mon père, qui vivait en France, que je ne connaissais pas bien, est venu me chercher pour que je fasse mes études. Il était très exigeant avec moi, je n'avais pas le droit de faire autre chose qu'étudier. Mais il avait refait sa vie en France, alors je n'étais pas vraiment le bienvenu. Un jour il m'a mis à la porte. C'était en hiver et l'année du bac. La journée j'allais à l'école, et le soir je dormais dans un foyer d'urgence, avec des vieux, parfois des hommes sales. Le week-end, je ne savais pas où aller pour réviser. Ça a duré 2 ou 3 mois avant que je n'arrive ici.


Pourquoi cet hébergement et l'accompagnement de Caroline et Ouardia sont-ils importants pour vous ?


Lewis : Grâce à cette chambre, j'étais un peu plus tranquille dans ma tête pour finir de réviser et j'ai finalement réussi à avoir mon bac. Caroline est quelqu'un d'important pour moi, elle m'aide dans mes démarches, elle me donne des conseils, elle est là aussi quand je n'ai pas le moral.
Mariéta : On m'a orientée vers un bac pro sanitaire et social, alors que j'ai toujours voulu être hôtesse de l'air. Chaque fois que je suis allée dans des missions locales, on me disait de faire des études dans le social parce qu'il y avait du travail, mais je ne suis vraiment pas faite pour ça. Ici, on m'a accueillie et surtout, on m'a écoutée. Grâce à Ouardia, j'ai pu faire un séjour de 3 mois en Irlande pour améliorer mon niveau d'anglais et apprendre à me débrouiller toute seule. Elle m'aide beaucoup dans mes démarches parce que j'ai plein de projets, elle m'aide à les concrétiser.

A ce propos, quels sont vos projets ?


Lewis : J'aimerais faire un BTS en alternance, mais je suis très timide, alors j'ai du mal à trouver des entreprises. Caroline m'a proposé de participer à des ateliers « entretiens d'embauche ». Ça me servira sans doute aussi pour trouver un petit boulot pour cet été.
Mariéta : J'attends une réponse du GRETA pour passer mon bac en candidat libre et tenter ensuite le concours d'agent d'escale. En attendant, je cherche du travail pour payer mon permis.
Qu'est-ce qui pourrait être amélioré pour aider des jeunes en difficulté ?
Lewis : J'ai passé presque 3 mois dans un foyer pour SDF à Pantin. Je n'avais pas de PASS Navigo, donc j'ai fraudé pour pouvoir aller en cours, et j'ai reçu des amendes. C'aurait été bien qu'on me propose d'aller à l'Urgence Jeunes plus tôt.
Mariéta : On a beaucoup de projets, mais c'est dur quand on n'a pas un sou. Je n'ai pas le RSA par exemple. En fait, on a juste de quoi manger et faire quelques démarches (120€/mois pour l'alimentation ; 10 € pour le téléphone ; un peu d'argent pour les vêtements...). Si j'avais plus d'argent, je n'en ferais pas n'importe quoi. Ce n'est pas parce que j'ai 22 ans que je ne suis pas mûre ! Il faut aider les jeunes. Après tout, c'est nous le futur !


https://www.aurore.asso.fr/pole-urgence-sociale-et-hebergement/

 

Le Savoir Africain représente un parcours initiatique dans la maîtrise de l'Être africain sans doute vécu de façon intuitive par certains d'entre nous, donc du dedans, mais incontrôlé du dehors, sur le plan rationnel, c'est-à-dire philosophique et scientifique.


L'Africain moderne n'a pas conscience que son modèle de création est, en toute chose, conforme à la loi du cosmos et qu'en fait, il demeure un maître de l'Univers malgré la régression de sa pensée et de sa science traditionnelles. Avec l'ordre cartésien-capitaliste du savoir et de l'avoir, nous avons cessé d'être nous-mêmes. Cette coupure entre l'Être du dedans et l'Être du dehors explique à bien d'égards, nos errances spirituelles, morales, religieuses, culturelles et scientifiques, avec leurs cortèges de comportements paradoxaux. Une analyse des représentations scientifiques de la réalité laisse entrevoir la façon dont les sages d'Afrique ont pensé l'Univers et rendu sa complexité intelligible pour tous.


Ce faisant, elle nous permet d'évaluer la portée fondamentale des mythes à partir desquels ont été édifiées la connaissance rationnelle (la science, la philosophie) et l'expérience de cette connaissance (la spiritualité, la religion, l'âme, la conscience, l'initiation). Notre constat est clair : la Connaissance rationnelle n'a jamais quitté la terre africaine. Ce qui a fait défaut à son essor, ce sont les contradictions engendrées par la greffe, contre nature, des modèles religieux, sociaux et culturels exogènes, naguère incapables d'en décrypter la Valeur (Maât, axiologie). En faisant écho à un Principe d'Ordre universel indépassable par la rationalité humaine, la pensée africaine formalise un mode d'accès à ce qui est (ontologie), sur le plan de l'organisation des phénomènes de création physique, chimique, biologique, humaine et sociale. Nous refondons, sur cette base, la Science de la science ou encore la théorie de la connaissance (épistémologie) appelée à s'imposer pour le salut de l'Afrique et de l'Humanité.


Mbog Bassong est en service au Ministère de la Culture (Yaoundé-Cameroun). Géologue de formation et Planétologue, il approfondit la réflexion sur les rapports entre les sciences de l'univers et la régulation des sociétés humaines. Il est en outre Mbombog initié dans l'ordre ancestral du Mbog chez les Bassa du Cameroun.


Partout en Afrique noire, le modèle de l'Etat-nation montre ses limites : le néocolonialisme, la corruption, la pauvreté, le chômage, la traite des enfants, les déviances sexuelles, les conflits fratricides, les guerres civiles, les génocides, les élections truquées, la ruse constitutionnelle, les putschs militaires, le pillage des ressources, etc., nous fondent à penser autrement l'Etat de droit.

L'idée qui émerge de ce constat d'échec est celle d'une indispensable réhabilitation politique du pouvoir africain authentique.

Nous formalisons sur cette base la théorie de l'Universisme ; l'enjeu est de conjurer le chaos engendré par le modèle de l'Etat-nation et sa démocratie libérale, présumée à tort, légitime et universelle. Il apparaît urgent de restructurer les normes et valeurs de l'Afrique « profonde ». Nous risquerions, dans le cas contraire, d'hypothéquer les chances de survie des jeunes générations en renonçant à la pensée africaine, seule susceptible de faire écran au modèle dominant qui aliène, depuis bientôt cinq siècles, les intérêts matériels et immatériels du Monde noir.

Mbog Bassong est en service au Ministère de la Culture (Yaoundé-Cameroun). Géologue de formation et Planétologue, il approfondit la réflexion sur les rapports entre les sciences de l'univers et la régulation des sociétés humaines. Il est en outre Mbombog initié dans l'ordre ancestral du Mbog chez les Bassa du Cameroun.


Europe 1 a testé le nouveau Mac mini d'Apple, un ordinateur abordable qui s'adapte à tous les usages.


TEST


Un Mac sans écran, ni clavier, mais un Mac quand même. C'est l'idée du Mac mini qui, loin d'être une solution au rabais, reste l'ordinateur le plus accessible d'Apple. Mis à jour pour la première fois depuis des années fin 2018, il fonctionne comme une unité centrale, mais est ultra-compact. Mais est-il aussi efficace que les autres modèles de la gamme Mac ? Et peut-on l'utiliser comme ordinateur principal ? Europe 1 l'a testé.


Facilité d'installation.

Le Mac mini s'utilise comme n'importe quelle unité centrale. Lors de l'installation, il est donc nécessaire de lui connecter un clavier, une souris et un écran externe. Une fois cette installation, très simple, effectuée, il est possible d'utiliser le Mac mini comme tout autre Mac. Plusieurs déclinaisons de l'appareil existent : une première équipée de 128Go de mémoire et d'un processeur Intel Core i3 avec 8Go de mémoire vive et une seconde dotée de 256Go de mémoire, d'un processeur Intel Core i5 avec 8Go de mémoire vive. De nombreuses options peuvent être ajoutées, un processeur plus puissant, jusqu'à 64Go de mémoire vive ou jusqu'à 2To de stockage par exemple. Avec de telles options, il est tout à fait possible de faire du Mac mini un ordinateur ultra-puissant apte au montage vidéo, à l'animation 3D ou encore aux logiciels de dessins gourmands. Dans notre cas, nous avons testé la deuxième version, celle équipée d'un processeur i5.


Efficace au quotidien. Une fois démarré le Mac mini ressemble à n'importe quel Mac avec la même interface. La simplicité de la navigation dans macOS permet à ceux qui découvrent le système de le prendre en main facilement et rapidement. Au quotidien, le Mac mini fait parfaitement l'affaire. Il est adapté à la bureautique, à la navigation sur internet ou encore à l'envoi de mails. Toutes les tâches s'effectuent sans aucun problème et avec une grande fluidité. La possibilité de connecter un ou deux écrans au Mac mini offre un confort supplémentaire. Surtout, grâce à la richesse de la connectique, 4 ports USB C, deux ports USB "traditionnels", un port HDMI et port Ethernet il est facile de relier tous ses accessoires à l'ordinateur sans câbles ou adaptateurs supplémentaires.


Bon élève pour la vidéo et les tâches gourmandes.

Grâce à ces caractéristiques et la possibilité de lui connecter plusieurs écrans et appareils, le Mac mini est également un très bon compagnon pour les utilisateurs professionnels désireux de réaliser du montage vidéo ou des animations 3D. Les montages à base de fichiers vidéo Ultra HD 4K que nous avons réalisé lors de notre test n'ont posé aucun problème à l'ordinateur et l'export de la vidéo à l'issue du travail était rapide. Pour ceux qui souhaitent aller encore plus loin, l'ajout de quelques Go de mémoire vive peut être utile, mais le 8Go fait déjà bien l'affaire. La carte graphique, nettement améliorée par rapport au modèle précédent, explique notamment ce résultat. Il semble en revanche indispensable d'ajouter du stockage, les 128 et 256Go des modèles 'de base' étant trop limités. Il aurait même été préférable que plus de mémoire soit inclus dès le départ.


La sécurité en plus.

En plus des caractéristiques habituelles, Apple a également ajouté une puce de sécurité à son Mac mini, la puce T2. Cette dernière permet d'éviter tout vol de données sur le disque dur en le rendant illisible lorsqu'il est retiré de l'ordinateur et en vérifiant lors de chaque démarrage de l'appareil que le système d'exploitation est bien celui d'origine.

Notre avis.

Après plusieurs semaines d'utilisation, le Mac mini apparaît comme l'ordinateur de bureau idéal. A la fois compact, personnalisable, puissant et fluide, il se prête aussi bien aux tâches du quotidien qu'aux usages les plus gourmands en puissance et en énergie. Son design désormais 100% en aluminium recyclé lui offre un ressenti de haut de gamme. Il peut donc tout à fait être adopté pour de la bureautique ou par les professionnels.


Mac Mini, déjà disponible, à partir de 879 euros


« Le généticien James Watson, pionnier de l'ADN et prix Nobel, déchu de ses titres pour ses propos controversés sur la race et l'intelligence Par Koba

« Il faut lutter contre cette plaie, il faut que les citoyens du monde se battent pour stopper ces idées reçues qui polluent les relations. Il faut que nos politiques fassent que l'Afrique ne soit pas le coin pauvre du monde sur qui on balance tout ce qui exprime la suprématie. L'intelligence n'a rien à voir avec la couleur»P B CISSOKO


Le scientifique américain James Watson, lauréat du prix Nobel, a été déchu de ses titres honorifiques après avoir répété ses commentaires sur la race et l'intelligence.
Dans une émission télévisée, le pionnier des études sur l'ADN a fait référence à une idée selon laquelle les gènes causent une différence moyenne entre les Noirs et les Blancs lors des tests de QI (Quotient Intellectuel)


Le laboratoire de Cold Spring Harbor a déclaré que les remarques du scientifique âgé de 90 ans étaient « non fondées et imprudentes ».


(...) Il a partagé le prix Nobel en 1962 avec Maurice Wilkins et Francis Crick pour leur découverte en 1953 de la structure à double hélice de l'ADN.
Le Dr Watson a vendu sa médaille d'or en 2014, affirmant qu'il avait été ostracisé par la communauté scientifique après ses remarques sur la race.
En 2007, le scientifique, qui travaillait autrefois au laboratoire Cavendish de l'Université de Cambridge, a déclaré au journal Times qu'il était « sombre par nature pour la perspective de l'Afrique » car « toutes nos politiques sociales sont fondées sur le fait que leur intelligence est la même que la nôtre – alors que tous les tests ne le montrent pas vraiment » . » https://www.fdesouche.com/1140949-le-geneticien-james-watson-pionnier-de-ladn-et-prix-nobel-dechu-de-ses-titres-honorifiques-pour-ses-propos-controverses-sur-la-race-et-lintelligence


Ic l'article de Franck Salin


Le généticien américain James Watson, à qui le prix Nobel a été décerné en 1962, ne fait pas dans la demi-mesure. A la une d'un journal britannique, il défend la thèse de l'inégalité des races. Il n'en est hélas pas à son coup d'essai. Actuellement en tournée en Grande-Bretagne pour présenter son dernier ouvrage, il s'apprête à diffuser ses théories frelatées.


Gobineau et ses adorateurs fascistes ne l'auraient pas renié, Mr Watson. Codécouvreur de l'ADN, Nobel de médecine en 1962, le professeur américain a déclaré le 14 octobre dernier dans les colonnes du journal britannique Sunday Times que « les Africains sont moins intelligents que les Occidentaux ». Particulièrement en forme, la sommité ne s'est pas arrêtée en si bon chemin. Sans doute mis en confiance par son intervieweuse, la journaliste Charlotte Hunt-Grubbe, une ex-scientifique qu'il avait hébergée il y a dix ans, il a ajouté qu'il était « fondamentalement pessimiste quant à l'avenir de l'Afrique » car « toutes nos politiques [occidentales] d'aide sont fondées sur le fait que leur intelligence est la même que la nôtre, alors que tous les tests disent que ce n'est pas vraiment le cas ». Bien décidé à montrer qu'il ne croit pas en l'égalité des hommes, il affirme que « les gens qui ont des employés noirs découvrent que ce n'est pas vrai ». Forcé de reconnaître que les exemples de non-blancs brillants sont pléthore, il se fait conseiller et lâche que « beaucoup de gens de couleur sont très talentueux, mais ne leur donnez pas de promotion quand ils n'ont pas fait leur preuve à un niveau inférieur. »


A l'heure où la France inscrit le test ADN dans la loi, alors que rien ne l'obligeait à légiférer sur le sujet, et où les discours xénophobes font florès en Occident, entendre un scientifique de renom défendre de telles positions ne fait pas que nous révolter. Il y a en effet matière à s'inquiéter lorsqu'un chercheur couronné par ses pairs, récipiendaire du prix le plus prestigieux de sa discipline, s'inscrit dans la droite ligne du racisme scientifique qui s'est développé en Europe et aux Etats-Unis dès le courant du XIXe siècle. Watson déclare que ses conclusions s'appuient sur « des tests ». Cependant, aucun de ces prétendus tests – en particulier ceux du QI –, nombreux au cours de ces deux derniers siècles, n'a tenu la route face à la recherche scientifique qui a, chaque fois, prouvé combien les méthodes employées pour les réaliser étaient biaisées. Combien de fois faudra-t-il encore le dire ? Il n'y a pas de races humaines ! Des morphotypes et des cultures différentes n'impliquent pas d'inégalités intellectuelles entre les êtres humains.


Il défend l'idée d'une supériorité de l'homme blanc et hétérosexuel


L'on pourrait mettre les errements de James Watson sur le compte de l'âge. A 79 ans, il pourrait ne plus avoir toute sa tête. Cependant, il paraît être encore assez lucide pour garder la confiance du conseil d'administration d'un grand institut de recherche aux Etats-Unis. Il est l'actuel directeur du Cold Spring Harbor Laboratory (CSHL) de New York. D'autre part, le généticien émérite, père d'un enfant atteint d'un retard mental, n'en est pas à son premier esclandre. Critiqué pour ses positions misogynes et homophobes – en 1997, il évoque la possibilité de trouver un gène de l'homosexualité, prétextant que «les femmes doivent pouvoir avorter si leur enfant est testé homosexuel » -, il a, il y a une dizaine d'années, tenu des propos douteux sur la libido des noirs.
Le professeur Watson est actuellement en tournée en Grande Bretagne pour présenter son dernier ouvrage, Avoid Boring People : Lessons from a life in science (Eviter les gens ennuyeux : leçons d'une vie passée dans les sciences ), dans lequel il développerait l'idée selon laquelle rien ne prouve que l'intelligence de peuples géographiquement éloignés ait évolué de la même façon. Ses récentes déclarations ont créé quelques remous dans la presse et le milieu scientifique.

Pour la direction du Muséum des Sciences de Londres, le chercheur américain est allé « au-delà d'un niveau de débat acceptable ». Elle a annulé la conférence qu'il devait donner dans ses locaux. Des associations de défense des droits de l'homme lui ont demandé de s'excuser publiquement. Cependant, les autres institutions où le généticien doit s'exprimer ont préféré maintenir ses interventions en donnant au public la possibilité de l'interroger sur ses propos. Par conséquent, l'apôtre de l'inégalité des races, auréolé d'un prix Nobel en partie usurpé à la scientifique juive Rosalind Franklin, pourra distiller son prêche nauséabond en toute tranquillité. Une mobilisation plus active des médias et des politiques paraît plus que jamais nécessaire pour couper court aux élucubrations du Dr. Watson. S'il n'était qu'un citoyen lambda, ses propos n'auraient pas mérité que nous nous y arrêtions. Mais sa position pourrait redonner du crédit à des théories qu'il est urgent de jeter aux oubliettes de l'humanité.
Conseil de lecture :


https://www.afrik.com/racisme-un-nobel-de-medecine-affirme-que-les-noirs-sont-moins-intelligents-que-les-blancs


Le pays des pharaons désigné pour organiser la prochaine CAN, Mohamed Salah nommé meilleur footballeur africain de l'année : les CAF Awards ont concrétisé une journée pleine d'honneur pour l'Égypte.
Le Point Afrique


Ballon d'or africain pour la deuxième fois consécutive, Mohamed Salah tient son trophée entre Ahmad Ahmad, président de la Confédération africaine de football, et George Weah, président du Liberia, en ce mardi 8 janvier 2019.


C'est donc l'Égypte qui va abriter la prochaine Coupe d'Afrique des nations (CAN), comme l'a indiqué à Dakar Ahmad Ahmad, le président de la Confédération africaine de football (CAF). Pour rappel, l'organisation de la CAN avait été retirée au Cameroun en novembre dernier compte tenu des retards dans les travaux d'infrastructures et de la situation délicate du pays sur le plan sécuritaire. Depuis, deux pays s'étaient manifestés comme candidats : l'Égypte et l'Afrique du Sud.


La journée de l'Égypte


Quoi qu'il en soit, cette journée du mardi était partie pour être particulière pour l'Égypte. En effet, après cette annonce de l'organisation de la CAN en Égypte, la question s'était posée de savoir si un deuxième événement mettant à l'honneur le pays des pharaons allait avoir lieu. Elle s'imposait au regard du fait que Mohamed Salah, évoluant à Liverpool, apparaissait comme le favori du Ballon d'or à côté de Sadio Mané (Liverpool aussi) et Pierre-Emerick Aubameyang (Arsenal). Il faut dire que ses statistiques impressionnantes de la saison dernière plaidaient en sa faveur : avec Liverpool, Salah a inscrit 44 buts toutes compétitions confondues en 2017-2018 et a terminé en tête du classement des buteurs du championnat d'Angleterre avec 32 réalisations. L'ailier de 26 ans fut ainsi l'un des grands artisans du parcours des Reds jusqu'en finale de Ligue des champions, perdue contre le Real Madrid (3-1), lors d'une rencontre douloureuse pour le Pharaon, blessé à l'épaule et contraint de quitter ses partenaires après un accrochage avec le défenseur madrilène Sergio Ramos.

Diminué pour la Coupe du monde, Salah n'était pas parvenu dans la foulée à éviter une élimination de la sélection égyptienne dès le premier tour. Cette saison, il lui a d'ailleurs fallu un peu de temps pour retrouver ses sensations en club, d'autant qu'il semble renouer avec son meilleur niveau, à l'image de ses 13 buts inscrits en Premier League. Mi-décembre, la BBC lui a d'ailleurs décerné pour la deuxième année consécutive le prix du joueur africain de l'année, après un vote de ses auditeurs. Un avant-goût du Ballon d'or africain de ce mardi  ? Pour sûr, puisque Mohamed Salah a été couronné Ballon d'or africain devant Sadio Mané (Liverpool) et Pierre-Emerick Aubameyang (Arsenal). Il imite ainsi le Sénégalais El Hadji Diouf (2001, 2002), l'Ivoirien Yaya Touré (2011, 2012) et le Camerounais Samuel Eto'o (2003, 2004), seuls joueurs à avoir remporté le trophée deux fois d'affilée.


Sadio Mané, Ballon d'argent


Juste derrière dans les pronostics, son coéquipier en club, le Sénégalais Sadio Mané, a finalement raté le coche, même s'il était un concurrent sérieux. Faut-il rappeler qu'il avait d'ailleurs déjà terminé en deuxième position en 2017, après une troisième place en 2016. En effet, Mané, 26 ans, a lui aussi été déterminant sur le front de l'attaque de Liverpool lors la précédente campagne de Ligue des champions, comme en témoignent ses 10 buts en C1 la saison dernière. À l'instar de Salah avec l'Égypte, il n'a ensuite pas réussi à dépasser le premier tour de la Coupe du monde avec le Sénégal. « Salah, Mané, je pense que ça va être dans cet ordre-là », avait estimé l'ancien gardien emblématique du Cameroun Joseph-Antoine Bell, interrogé par l'AFP. « Sur l'impression générale et les statistiques, ce serait plutôt Salah, mais il ne faut pas les opposer. L'un sera Ballon d'or et l'autre Ballon d'argent », avait-il conclu.


Aubameyang complète le podium


Quant au Gabonais d'Arsenal Pierre-Emerick Aubameyang, il a terminé à la troisième place malgré ses performances qui le font pointer cette saison en tête du classement des buteurs de Premier League grâce à ses 14 réalisations. Mais le Ballon d'or africain 2015 a dû digérer son transfert du Borussia Dortmund à Arsenal à l'hiver 2018 et les Gunners ont peiné en championnat en terminant à la 6e place, derrièrele « Big Five » Manchester City, Manchester United, Tottenham, Liverpool et Chelsea.


D'autres prix ont également été remis par la CAF ce mardi à Dakar, notamment celui dumeilleur entraîneur de l'année 2018. C'est le sélectionneur des Lions de l'Atlas, Hervé Renard, qui a damé le pion à ses deux concurrents : le sélectionneur du Sénégal, Aliou Cissé, et l'entraîneur de l'Espérance sportive de Tunis, Mouine Chaâbani.


http://afrique.lepoint.fr/sport/football-apres-la-can-2019-a-l-egypte-le-ballon-d-or-a-salah-08-01-2019-2284066_2265.php?boc=2205359&m_i=bj_bm6CtRkDpODlzrpwE04h0QIxcqummaK0RzrYFDs1yRN0yW8PKEM5HHubBEYGvixtgpGhzSb1CtOBVwBXJ4SoaI4LCbJ&M_BT=2197751517047#xtor=EPR-6-[Newsletter-lepoint-afrique]-20190115

 

 

A tout seigneur tout honneur! Puisque l'Afrique se targue à juste titre d'honorer ses vieillards, commençons par Abdoulaye Wade, qui a perdu l'élection présidentielle au Sénégal face à Macky Sall.

Gorgui (le Vieux) aimerait sans doute que l'on se souvienne de lui à travers ce proverbe berbère:

«Le corps de l'homme est bien petit par rapport à l'esprit qui l'habite.»

Hélas, le pape du Sopi (le changement), perçu comme un homme vaniteux, risque davantage de faire parler de lui au travers de cette sentence peule:

«Si tu fais d'une grenouille un roi, ne t'étonne pas de l'entendre coasser.»

Alpha Condé, le président guinéen semble bien parti pour lui succéder au palmarès des présidents ayant une très forte estime de soi, pour ne pas dire un ego surdimensionné. Hélas,

«un morceau de bois aura beau rester longtemps dans le marigot, il ne deviendra pas un caïman».

Et, en matière politique, le boubou ne fait pas le marabout. A force d'être resté trop longtemps dans le marigot de l'opposition, Alpha Condé n'a pas (encore) su devenir un président, disent ses anciens alliés de l'opposition. Ou plutôt, il n'a pas compris que,

«c'est en essayant encore et encore que le singe apprend à sauter».

Alpha Condé croit tout savoir sur la fonction de président? Sans doute, à l'instar d'Abdoulaye Wade, lui manque-t-il l'humilité de l'élève.

Amadou Toumani Touré a eu, pour sa part, dix ans pour apprendre. Entre la transition de 1992 et son élection de 2002. Hélas,

«sans un guide, le chemin seul ne te mène pas où tu aimerais aller».

Le Malien, évincé par un coup d'Etat militaire le 22 mars, eût été bien avisé de trouver un bon guide pour sortir son pays de l'ornière. Mais, ne dit-on pas que

«le chameau ne voit pas sa bosse»?

L'animal politique qui traîne sa bosse dans la savane politique avec le plus de ténacité est indéniablement Alassane Ouattara. Son accession au pouvoir en Côte d'Ivoire a été une rude bataille contre le TSO, le Tout Sauf Ouattara. Au point que, aujourd'hui, ce proverbe semble avoir été écrit pour lui:

«Assieds-toi au bord du fleuve et tu y verras passer le corps de tes ennemis.»

Revenu de quinze ans de luttes politiques, tour à tour contre Henri Konan Bédié, Robert Gueï, et Laurent Gbagbo, le phénix de Korogo peut désormais tranquillement méditer cette phrase:

«Même à sec, la rivière garde son nom.»

A sec, Paul Biya ne l'est assurément pas.

«Même le poisson qui vit dans l'eau a toujours soif», dit-on au Cameroun.

Combien d'années au pouvoir —il commence la trentième— lui faudra-t-il avant d'être suffisamment désaltéré? Et si pour les Congolais,

«la force du baobab est dans ses racines»,

alors il est clair que Paul Biya a su s'enraciner avec force dans le paysage politique camerounais.

«Jamais le maïs n'a raison contre la poule»

Pour l'avoir compris très tôt, (le 15 octobre 1987, date de la mort de Thomas Sankara), le Burkinabè Blaise Compaoré a toujours cultivé un sens de la realpolitik qui ressemble de plus en plus à du cynisme. Si certains princes acquirent une importance à coup de pétrodollars, lui l'a gagnée en jouant le «parrain» dans la sous-région d'Afrique de l'Ouest. Aujourd'hui, il peut, comme les Gabonais, méditer cette maxime ancestrale:

«Quelle que soit la maigreur de l'éléphant, ses testicules emplissent une marmite.»

Ali Bongo est encore une jeune pousse, surtout comparé à l'exceptionnelle longévité de son père. Mais, si l'on en croit les Nigériens,

«ce n'est pas le jour de la chasse qu'il faut élever un chien».

Et le père d'Ali, Omar Bongo, a formé celui-ci longuement et patiemment à la succession dynastique.

Et puisque «l'eau chaude n'oublie pas qu'elle a été froide»,

nul doute que le jeune président gabonais Ali Bongo n'oubliera pas de sitôt d'où il vient et par où il est passé. Il n'y a plus qu'à espérer qu'Ali n'engendre pas un successeur, dans cette famille où l'on applique cette maxime:

«l'éléphant ne se lasse jamais de porter sa trompe».

En parlant d'héritier, Faure Gnassingbé ressemble à ce proverbe:

«L'héritier du léopard, hérite aussi de ses tâches».

L'opposition togolaise en sait quelque chose, et ne voit pas grande différence entre le pelage du fils et celui du père.

Et s'il est vrai que «la figue ne tombe jamais en plein dans la bouche»,

il existe aussi des pays où les figues ne risquent pas de tomber dans certaines bouches...

Mais, s'il est vrai que «l'œuf ne danse pas avec la pierre»,

les opposants d'Idriss Deby feraient bien d'arrêter de vouloir danser dans les compétitions électorales.

En effet, «on n'attrape pas l'hippopotame avec un hameçon», dit-on en Côte d'ivoire, pas plus qu'«on ne pile le mil avec une banane mûre».

Quant au président tchadien, s'il lui arrive de méditer, ces deux phrases sont faites pour lui:

«Un homme sans culture est un zèbre sans rayures» et «une pirogue n'est jamais trop grande pour chavirer».

http://m.slateafrique.com/84411/les-proverbes-qui-collent-a-la-peau-des-dirigeants-africains

 

La crise du Muntu: Authenticité africaine et philosophie : essai Broché de Fabien Eboussi-Boulaga (Auteur)

Comment un discours philosophique peut aujourd'hui s'instaurer en Afrique Noire, dépassant les obstacles qui oblitèrent encore son avènement : soit, celui de la rhétorique ethnophilosophique que supporte, dans l'oubli de l'aliénation subie, la nostalgie d'une authenticité perdue ; soit, celui du renoncement à soi en posant comme instance de tout discours légitime, la " Philosophie ", produit prestigieux de l'omniprésent pouvoir occidental. Telle est l'intention de cet ouvrage important. F. Eboussi-Boulaga, au-delà de tout abandon et échappatoire, entreprend de fonder en toute rigueur un discours philosophique qui assume le devenir pour-soi de l'homme africain dans la totalité de ses déterminations et de ses exigences

Cameroun : Fabien Eboussi Boulaga, le penseur camerounais quitte la scène Par Emmanuel Batamag
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Fabien Eboussi Boulaga, philosophe camerounais de renom, a rendu l'âme le samedi13 octobre 2018 à l'âge de 84 ans après avoir passé deux semaines à la clinique Jourdain de Yaoundé.
Né le 17 janvier 1934 à Bafia, Fabien Eboussi Boulaga a fait ses études secondaires au petit séminaire d'Akono dans le Sud du Cameroun, avant d'entrer dans la Compagnie de Jésus (les Jésuites) en 1955. Il est ordonné prêtre en 1969 et est définitivement incorporé dans la compagnie de Jésus en 1973.

Il se fait remarquer par ses prises de positions notamment dans la publication du Bantou problématique en 1968, et par ses prises de position théologiques, notamment dans La démission en 1974 qui provoqua un tollé dans les milieux ecclésiastiques ; en effet, le document appelait au départ organisé des missionnaires. Trois ans plus tard, il publie La Crise du Muntu qui se penche sur les questions d'authenticité et de tradition très en vogue dans les années 1970. En 1980, il décide de quitter les Jésuites et demande son retour à l'état laïc ; ce départ de la vie sacerdotale et religieuse vient à la suite d'une réflexion bien murie et nourrie : en effet Eboussi affirme avoir « perdu la foi » dès 1969. Il publie une année plus tard Christianisme sans fétiche.

C'est une critique des prétentions dogmatiques et métaphysiques du catholicisme en contexte colonial. Titulaire d'une licence de théologie obtenue à l'Université de Lyon, docteur en philosophie puis en lettres, il fut enseignant à Abidjan, puis professeur à l'Université de Yaoundé.
Il s'engage dans les années 1980 dans des associations de défense des droits de l'homme. Il publie des ouvrages, d'abord sur la théologie, puis sur la politique. Depuis 1994, il est professeur de l'Institut catholique de Yaoundé.


– Ses Œuvres :


La crise du Muntu, Authenticité africaine et philosophie, Présence africaine, Paris, 1977 et 1997.
Christianisme sans fétiche, Présence africaine, Paris, 1981.
A contretemps, L'enjeu de Dieu en Afrique, Karthala, Paris 1992.
Les conférences nationales en Afrique, Une affaire à suivre, Karthala, Paris, 1993.
La démocratie de transit au Cameroun, L'Harmattan, Paris, 1997.
Lignes de résistance, Éditions CLE, Yaoundé, 1999.
Christianity without fetishes, Orbis, New York , 1985.
Christianity without fetishes, Lit Verlag, Germany , 2002
Le génocide rwandais – Les interrogations des intellectuels africains, (Sous dir.), Éditions CLE, Yaoundé, 2006.
La dialectique de la foi et de la raison (Sous la direction), éditions terroirs, Yaoundé, 319 pages, 2007.
L'Affaire de la philosophie africaine. Au-delà des querelles, Karthala-éditions terroirs, Paris-Yaoundé, 2011.


https://www.afrik.com/cameroun-fabien-eboussi-boulaga-le-penseur-camerounais-quitte-la-scene

L'homme aurait-il définitivement déraillé ? - Communiqué de l'association Energie Environnement - Ile de La Réunion. François-Michel MAUGIS

De nombreux auteurs, de nombreux scientifiques découvrent et nous expliquent depuis quelque temps que les choses de la vie sont beaucoup moins simples que ce que l'on croyait jusqu'à présent. La maxime : « Plus j'apprends plus je prends conscience de l'énormité de mon ignorance », n'a jamais été aussi vraie. Adieu nos certitudes, bonjour l'inconfortable incertitude.


Prenons le cas d'une espèce animale très particulière. Notre grande famille des mammifères n'est pas née d'hier. Si l'on s'en tient à la génétique et l'épigénétique, cette longue histoire a laissé des traces dans notre cerveau, dans notre comportement. En tant que mammifère, nous avons subi une curieuse évolution.

En effet, cette famille animale est apparue sur Terre il y a 240 millions d'années et a vécu terrorisée par la présence des dinosaures pendant plus de 150 millions d'années. Mais, avec leur disparition, le calvaire de notre famille de mammifères, ne s'est pas arrêté.

Il y eut ensuite l'apparition de mammifères carnivores tout aussi dangereux et terrifiant que les dinosaures. Et cela a duré quasiment jusqu'à la période préhistorique, soit plus de 60 millions d'années. Pourquoi croyez-vous que nos ancêtres étaient perchés dans les arbres ? Qui sont donc nos ancêtres les Anthropoïdes ?

Une famille de mammifères soumis, ayant vécu dans la terreur pendant plusieurs millions d'années ?

Si l'on en croit ces fameuses règles de la génétique et de l'épigénétique, cela laisse des traces.

D'ailleurs, pour ce qui est des humains proprement dit, cela se complique. La station debout entamée il y a 6 millions d'années, ne lui a pas réussi. Le bassin de nos femelles s'étant considérablement rétrécis, ne sont parvenu à naître que des petits humains prématurés. Et voilà la raison pour laquelle nous sommes le seul animal à ne produire que des enfants immatures que l'on doit élever et aider à survivre pendant plusieurs années.

Le petit poulain gambade sur ses quatre pattes, quelques minutes à peine après sa naissance. Cela fait mal de savoir que nous sommes tous les descendants de prématurés, c'est pourtant l'exacte vérité (1). Connaissant cette histoire, beaucoup de choses pourtant s'éclairent.

C'est un peu comme un enfant mal dans sa peau qui découvre sur le tard, ses véritables origines. Ça fait mal mais c'est indispensable pour se construire.


Au vu de tout cela, peut-on continuer à dire que l'homme n'est pas animal ?

Pire que tout, peut-on continuer à dire que l'homme est un être supérieur ?

Pas si sûr. Certains penseurs, certains philosophes, en tout cas, ont franchi le pas. Ayant tant subi, l'homme serait en réalité un sous-produit de la création, un être veule, soumis, agressif et quasiment schizophrène et notre prétendue intelligence ne servirait qu'à masquer cette tare congénitale. Sa folie des grandeurs et du « Toujours plus » ne serait qu'une réaction violente aux souffrances du passé. Et, nous le savons aujourd'hui, la colère, même rentrée, peut faire bouger les montagnes. Nous nous contentons de détruire notre planète.

Alors, être supérieur ? Je vous laisse juge.


(1) Ref: SAPIENS de Harari - Ed. Albin Michel.


François-Michel MAUGIS – La Réunion   Économiste, écrivain, philosophe et conférencier.     http://www.assee.fr

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