Appel à contribution-Sununet / Re-Source -90eme anniversaire du grand écrivain sénégalais Cheikh Hamidou Kane Les 26 et 0ctobre 2018 Cité Internationale /Paris

Les 26 et 0ctobre 2018, notre organisation Sununet / Re-Source (Rencontre des Sénégalais pour une Organisation Utile des Ressources de la Communauté des Expatriés) va célébrer le 90eme anniversaire du grand écrivain sénégalais Cheikh Hamidou Kane. Nous serions très heureux que vous acceptiez d'intervenir dans cette grande rencontre.


Cet évènement qui aura lieu à la Cité Universitaire de Paris, Fondation Lucien Paye (Maison de l'Afrique) à Paris, est une occasion pour rendre un hommage appuyé et mérité à l'illustre écrivain sénégalais, c'est également, un moment pour discuter et examiner avec lui de la pertinence de son travail aujourd'hui.


Nous proposons les grandes lignes provisoires du programme (voir plus de détail dans le fichier attaché) : projection de film (l'aventure ambiguë), témoignages, lecture de texte par des comédiens, danse, conférences, voire ateliers.


Cher(e)s ami(e)s, si vous êtes intéressés d'intervenir dans cette rencontre, nous souhaiterons recevoir vos propositions dans un premier temps,, au plus tard le 29 Septembre 2018 afin que nous fassions le programme définitif qui sera délivré au Média et diffusé à partir du 5 Octobre.
Nous souhaitons vivement que votre choix puisse être croisé ou étendu aux problématiques et aux questions posées par Kane dans les Gardiens du Temple et/ou dans l'Aventure Ambigüe.


En effet, face aux remontées en puissance des particularismes, des revendications identitaires et des conflits nationalistes voire tribaux, il est clair que les thèmes abordés par Cheikh Hamidou Kane peuvent être actualisés ou repensés de plusieurs manières, et à plusieurs niveaux. Dans tous les cas, nous voulons profiter de cette célébration pour réfléchir ensemble sur les questions de tensions, d'éthique, de confiance que la modernité conquérante continue à poser.
Nous sommes persuadés que votre contribution sera utile dans le dialogue transdisciplinaire entre chercheurs, activistes et artistes d'horizons intellectuels et géographiques divers.


En vous remerciant pour la confiance que vous portez à cette rencontre et en espérant vivement pouvoir vous compter parmi nos intervenants, nous vous prions de croire, Monsieur, Madame, à l'assurance de notre très haute considération.

Prière de distribuer et de recommender des intervenants. Par exemple Lamine, Malick et Gael, je sais que vous n'allez peut etre pas pouvoir mais please envoyez le mail a un slammeur, ecrivain ou rappeur


Priere de copier egalement Madame Bintou Dramé dans vos reponses


NB – Pour ceux que je n'ai pas pu informer je vis maintenant au Nigéria où j'enseigne à l'American University à Yola

Contacts :
Lamine Sagna- lsagna <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. >
bintou Dramé <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. >

--
Pr Lamine Sagna -American University à Yola-Nigéria

Rappel

Statuts de l'association Re-Source/Sununet

ARTICLE 1 – TITRE

Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts, une association régie par la loi ayant pour titre : Rencontre des Sénégalais pour une Organisation Utile des Ressources de la Communauté des Expatriés – Re-Source/Sununet Global. Sununet est également le nom porté par notre association. Les noms Re-Source et Sununet sont des appellations de notre organisation et constituent des labels. La durée de vie de notre association Re-Source/Sununet est illimitée.

ARTICLE 2 – BUTS

L'association a pour objet de :
◦Accompagner, contrôler la réalisation des projets validés par Re-source / Sununet Global
◦Mettre en relief les atouts et les réalisations de la diaspora sénégalaise.
◦Contribuer à l'amélioration des institutions de notre pays, le Sénégal.
◦Contribuer efficacement au rapprochement de la diaspora sénégalaise avec le Sénégal
◦Participer de façon méthodique au développement économique de notre pays
◦Définir, de concert avec les professionnels et les intellectuels résidents les besoins et actions nécessaires pour le développement économique et le renforcement de la démocratie.

 

"Ce titre peut choquer mais en réalité l'auteur nous incite à nous prendre en main et à bousculer les choses. Rester assis et attendre que tout vienne du ciel est un leuurre. Merci au Pr Siatpha Diédhiou de m'avoir soufflé cet article qui fera du bruit. A vos commentaires.P B Cissoko

La chance n'existe pas. Les talents, les pouvoirs, les possessions matérielles, intellectuelles et spirituelles sont le fruit de l'effort par Jean-Philippe Omotunde

La chance n'existe pas. Les talents, les pouvoirs, les possessions matérielles, intellectuelles et spirituelles sont le fruit de l'effort.

Eh oui ceci est une réalité, la chance n'existe vraiment pas, seules les opportunités se présentent à nous tous les jours.

Il y a ceux qui vont la laisser s'échapper sans réagir. Il y en a ceux qui vont mal réagir.

Et d'autres plus futés qui vont tout faire pour en profiter à la première occasion.

En Chine il est enseigné à partir du cours primaire jusqu'à l'Université que le hasard, la chance, et la divine providence n'existent pas.Le gouvernement a vite compris qu'il faut inculquer une certaine moralité aux jeunes, leaders de demain à s'auto suffire eux mêmes et non à compter sur l'aide d'un Allah ,Bouddha, Yahvé, bref d'un Dieu qui deciderait de leur réussite ou non.

Il faut impérativement réussir sa vie et non subordonner ses exploits et succès à une divinité quelconque.

Voilà ce genre d'enseignements que le gouvernement martèle dans l'oreille d'un petit chinois dès l'âge de 5 ans et véhicule ce message dans toute la Chine pour rassurer leur progéniture, relève de demain à défier n'importe quelle race au monde et à perpétuer leur hégémonie dans le monde du business

Au même moment le gamin africain du même âge est traîné dans une église où le pasteur formatera toute sa matière grise et va lui le expliquer que quoiqu'il fasse si Dieu même ne tranche pas en faveur de sa vie il ne réussira jamais.
La société dans laquelle il grandira lui martelera tout au long de sa vie << qu'on échappe jamais à son destin et ce que Dieu t'a réservé c'est ce que tu auras quoique tu fasses>>
Le pasteur à l'église lui dira que seul Dieu décide du succès et de l'échec sur ses créatures puisqu'un Dieu est au commande.

Conséquences 30 ans après:

Le petit chinois bien moulé dans la pratique et dans une formation de pointe débarquera en Afrique et prendra en otage tous les chantiers.

Il est plus facile qu'un chinois recrute un africain pour réaliser ses propres rêves en Afrique plutôt qu'un africain de trouver sa propre voie en Afrique même.
Le premier créé des opportunités et l'autre [ l'Africain] attend son jour de chance et l'aide de Dieu ou même que s'accomplisse les bénédictions et les prophéties dans sa vie

Chez moi au Benin quand tu demandes à un jeune si tout vas bien? << il te dira par la grâce de Dieu>> ou chez mes amis mahométans << ichallah >>

La plupart des jeunes de mon âge ont tous confié leur cerveau à un Dieu, ou à Jésus, ou Allah.


<< No Jesus no success >>scandent tous.

Pourtant Dieu ou un vodou n'a jamais fait un western union ou un transfert flooz à quelqu'un.

Dites a vos enfants qu'il n'existe aucun décideur pour l'humanité que lui même. Personne ne changera sa vie à part lui même

Qu'il n y a que des opportunités et non la chance, il n'y a aucun hasard nulle part. Et par conséquent qu'il vaut mieux compter sur les opportunités que sur la chance puisque c'est nous même qui allons nous les inventer les contrôler et les accompagner pour tirer le plus grand profit.
Ceux qui comptent sur la chance et sur l'intervention dune divine providence sont de gros paresseux.

AFRICAIN ALLUME TON CERVEAU.
Originaire de la Guadeloupe et diplômé de l'Ecole de Publicité de Paris, Jean-Philippe Omotunde a été formé à l'analyse historiographique par l'école Diopienne à Paris. Co-fondateur du site Africamaat.com, il enseigne à l'Institut Africamaat à Paris.
Depuis mai 2010, en collaboration avec l'association Menaibuc Caraïbes, il enseigne les Humanités Classiques Africaines Caraïbes à l'Institut Per Ankh.
Il est l'auteur de quatre ouvrages aux éditions Menaibuc, l'origine negro-africaine du savoir grec, les racines africaines de la civilisation européenne, la traite négrière : vérité et mensonges et les Humanités Classiques Africaines pour les enfants.
Il anime aussi la revue de vulgarisation scientifique " Afrik@raibes Mag ".

Nous poursuivons et terminons aujourd’hui l’entretien exclusif qu’a bien voulu accorder à Ichrono son excellence M. Bassirou SENE.

Q – Lors de la mise en place des parrainages pour l’élection présidentielle en février prochain l’opposition a parlé de tripatouillage constitutionnel, ce qui va un peu à l’encontre de la sérénité du président Macky Sall que vous évoquiez à l’instant.

B.S – C’est tout simplement la vitalité de la démocratie sénégalaise, on a cinquante quotidiens, presque une dizaine de télévisions …

Q - … dont on dit que la plupart sont aux ordres du pouvoir …

B.S – Oui, je sais et c’est de bonne guerre, chacun dit ce qu’il veut, mais en réalité la démocratie sénégalaise est reconnue à travers le monde car c’est une démocratie ouverte, respectueuse des droits des uns et des autres.

Q – Du fait de l’empêchement à se présenter aux présidentielles de deux des leaders de l’opposition que sont Karim Wade et Khalifa Sall ce dernier ayant été démis de maire de Dakar par un décret présidentiel, ne redoutez-vous pas des manifestations populaires dans les mois qui viennent ? N’y a-t-il pas là un risque d’agitation dans la rue ?

B.S – Les sénégalais sont très attachés à leurs institutions, et quand celles-ci se prononcent on les respecte. En 2012 un candidat a été reconnu par le conseil constitutionnel malgré l’opposition d’une partie de la population. Les sénégalais en bons démocrates sont respectueux de l’Etat de droit et je suis convaincu que cela prévaudra et que la raison l’emportera.

Q – Il n’empêche qu’à propos de ces deux hommes politiques certains évoquent une manipulation, une instrumentalisation de la justice et y ont vu là une façon par le pouvoir de se débarrasser de deux opposants notoires au président …

B.S – Vous n’avez pas manqué de suivre le processus judiciaire jusqu’à son terme, depuis deux ans. La justice s’est prononcée, je suis un républicain et je fais confiance à la justice du Sénégal. Nos magistrats sont bien formés et collaborent a des institutions internationales telles que la CPI ou encore au tribunal du droit de la mer où des juges sénégalais siègent en toute impartialité, avec compétence.

Q – Pour conclure, quels rapports entretenez-vous, ici à Paris, avec les partis d’opposition représentés en France ?

B.S – J’ai reçu leurs dirigeants à deux ou trois reprises. Chaque fois que des élections sont organisées ou encore récemment la révision des listes électorales l’opposition est réunie dans une sorte de plate-forme et est accueillie à l’ambassade. Ensemble nous avons examiné la situation et réglé les difficultés qui pouvaient exister comme leur présence dans les bureaux de vote, la question du transport des personnes. 

Disant cela l’ambassadeur pensait ainsi à la commémoration qui s’est tenue à l’ambassade le 2 mai dernier à l’occasion du 58èmeanniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, manifestation pour laquelle les sénégalais vivant en France s’étaient déplacés en nombre.

Interview réalisée par Jean-Yves Duval, directeur d’Ichrono  

PSE ou Décélération  /  Alerte pour éviter lamarche en arrière  par l'Economiste franco-SénégalaisA Samba NDIAYE

"Une écriture toujours argumentée qui va au delà des clivages. notre compatriote pense la Nation, lePeuple sénégalais. Sa pensée est productive pour qui veut l'écouter, le lire avec la Raison discursive non avec le coeur brouillon. J'apprends beaucoup ou j'améliore mes connaissances en économie en l'écoutant sur FB ou en le lisant".PB CISSOKO

CE TEXTE EST UNE CONTRIBUTION D'ALERTE POUR EVALUER RAPIDEMENT LE "PSE" A NE PAS CONFONDRE AVEC UNE POLITIQUE PUBLIQUE CLASSIQUE POUR QU IL 'FLEURTE' AVEC AVEC UN MINIMUM DE SUCCÈS IL EST IMPÉRATIF DE CHANGER NOTRE SOCLE SYSTÈME FAUTE DE CELA CE PLAN SERA L'ACCÉLÉRATEUR D'UN RECUL SANS PRÉCÉDANT DUNE SOIXANTAINE D'ANNÉES : RETOURS A LA CASE DÉPART NOUS Y SOMMES !

En quoi consiste l'évaluation des politiques publiques ?

Comment la distinguer des métiers de l'audit, du contrôle et de l'inspection.


L'évaluation d'une politique publique (...) a pour objet de rechercher si les moyens juridiques, administratifs ou financiers mis en œuvre permettent de produire les effets attendus de cette politique et d'atteindre les objectifs qui lui sont assignés.


Les avantages du modèle français d'évaluation reposent sur sa pluridisciplinarité, son regard transversal, l'interconnexion des échelles, la diversification des regards qu'apporte la composition des instances, associant fonctionnaires, experts et personnes de terrain. L'intérêt essentiel de l'évaluation est de se focaliser sur l'insertion de l'action de l'État dans un système d'acteurs (notamment l'Europe et les acteurs territoriaux). Il est aussi de se placer du point de vue de l'usager et du destinataire final des politiques. C'est une démarche complémentaire d'autres démarches de l'administration. La démarche d'inspection, tout comme celle de la Cour des comptes, s'attachent plus à vérifier le respect des procédures, à auditer des organismes, qu'à s'interroger sur l'adaptation aux besoins et la cohérence des diverses politiques.


Comment l'évaluation s'est-elle développée en France ?


L'évaluation connaît, sous des formes variées, une expansion continue et diffuse. En dehors du dispositif interministériel, conçu en 1990, réformé en 1998 et en cours de rénovation aujourd'hui, de nombreux opérateurs publics s'investissent dans l'évaluation. Beaucoup de départements ministériels conduisent des évaluations dans leur champ propre ou dans un cadre interministériel ; les établissements publics nationaux s'y sont mis ; le Parlement consacre des moyens nouveaux à l'évaluation, les corps de contrôle également. La pratique des politiques contractuelles a contribué à installer l'évaluation au niveau régional.

De nombreux exécutifs régionaux ou départementaux, les responsables de villes, d'agglomérations, de communautés urbaines ont identifié une fonction d'évaluation, voire développé des dispositifs institutionnels complets. L'évaluation ne s'est pas développée par hasard sur des objets particuliers tels que les politiques structurelles européennes ou les politiques contractuelles. Il faut en effet reconnaître la disponibilité de ces politiques partenariales pour une approche différente de l'action publique.


Malgré ces acquis, l'évaluation est à l'évidence encore en construction en France. Le rapport Moscovici de 1994, premier bilan du dispositif interministériel de 1990, se concluait sur une note d'espoir modeste, reflet des soubresauts de la première période : "Au-delà des enjeux bureaucratiques, bien minces, des querelles de boutiques, en l'occurrence aussi courtoises que sont petites les échoppes, je suis convaincu que le politique, à l'orée du XXIème siècle, saura faire sa place à cette discipline essentielle qu'est l'évaluation des politiques publiques." La proposition faite par le Commissaire au Plan au Premier ministre, en septembre 2003, de recentrer le Plan sur la prospective et de confier à un autre opérateur la conduite de l'évaluation au niveau interministériel ouvre une nouvelle ère. Celle qui se clôt témoignait à la fois des difficultés de positionnement au sein de l'appareil d'État et de l'importance des moyens à consacrer à la fonction d'évaluation pour porter les ambitions du modèle conçu à la fin des années quatre vingt.


Quels sont les principaux critères d'évaluation d'une politique publique ?


Parmi les contributions essentielles du Conseil scientifique de l'évaluation au début des années 90, il faut incontestablement citer la définition des critères d'évaluation des politiques publiques. Six critères simples ont ainsi été définis pour aider le commanditaire et le chargé d'évaluation à caractériser les principales "qualités" d'une "bonne" politique (voir le Petit guide de l'évaluation des politiques publiques publié en 1996 à la Documentation française).


Cohérence (dans la conception et la mise en œuvre) : les différents objectifs sont-ils cohérents entre eux ? Les moyens juridiques, humains et financiers mis en place sont-ils adaptés à ces objectifs ?
Atteinte des objectifs : dans quelle mesure les évolutions constatées de la réalité sociale sont-elles conformes aux objectifs de la politique ?


Efficacité : dans quelle mesure les effets propres de la politique sont-ils conformes à ces objectifs ?
Efficience : les ressources financières mobilisées par la politique ont-elles été bien utilisées ?

Les résultats de la politique sont-ils à la mesure des sommes dépensées ?
Impact (effectivité) : quelles sont les conséquences globales de la politique pour la société ? Ces conséquences sont-elles bénéfiques ?
Pertinence : une politique se justifie très généralement par l'identification d'un "problème de société" auquel les pouvoirs publics se sentent tenus de faire face. Une politique sera dite pertinente si ses objectifs explicites sont adaptés à la nature du (des) problème(s) qu'elle est censée résoudre ou prendre en charge.
Quels sont les grands principes méthodologiques d'une évaluation (commanditaire, questionnement, sources d'information, organisation, protagonistes, déroulement, durée) ?


On l'a dit, l'évaluation gagne du terrain dans les discours et dans les organigrammes, au niveau local comme au niveau national. Néanmoins, la grande diversité des finalités qui lui sont assignées (financière, politique, managériale...) fait qu'il est difficile de rassembler les pratiques sous une définition commune et un schéma procédural ou institutionnel cohérent. Dans les dispositifs d'évaluation interministérielle de 1990 et 1998, l'instance avait un rôle fondamental de mobilisation des données (qui existent bien souvent mais dispersées, non exploitées, parcellaires) et d'assemblage pour produire un jugement. Il n'en est pas de même dans l'évaluation des contrats de plan État-région où, dans la plupart des cas, l'évaluation est externalisée, confiée à un prestataire. En matière d'évaluation interministérielle, il y avait un certain nombre de tâches bien identifiées : la commande d'évaluation, de l'instruction du mandat à la décision ; la mise en œuvre par une instance disposant d'un mandat, d'un budget et d'une durée, cette instance étant distincte de la personne du commanditaire ; les contributions extérieures (études ou inspections) demandées par l'instance ; le rôle de conseil scientifique ou méthodologique.

La particularité de l'évaluation interministérielle était bien de ne confier la rédaction du rapport ni à l'administration en tant que telle ni à un prestataire extérieur. Ce rôle était celui de l'instance d'évaluation. Le fait que celle-ci mobilise des chercheurs, des acteurs de terrain, aux côtés des représentants de l'administration permet une confrontation permanente des points de vue. L'apport des sciences sociales est ici primordial : les économistes, les sociologues contribuent à plusieurs titres. Ils peuvent être auditionnés. Les études confiées à des prestataires extérieurs mobilisent par ailleurs massivement ces disciplines. Quant aux chercheurs membres de l'instance, ils jouent un rôle essentiel dans l'orientation des travaux et leur validation.
Quelle place accorde-t-on aux techniques quantitatives (indicateurs de performance, par exemple) pour juger de l'efficacité d'une politique publique ?


Compte tenu de la grande diversité des exercices d'évaluation, il n'y a évidemment pas de réponse univoque à cette question. Il existe des dispositifs d'évaluation qui mobilisent expressément une gamme d'indicateurs de performance et ce sera encore plus vrai quand la loi organique sur les lois de finances (LOLF) entrera en vigueur. Dans bien des cas, le faible degré de formalisation a priori des politiques et la qualité des systèmes d'information ne permettent pas cependant de faire reposer l'évaluation sur la ressource indicatrice. Dans le modèle de l'évaluation interministérielle, il revient à chaque instance de définir les études qu'elle entend conduire, compte tenu des matériaux déjà disponibles. Les techniques quantitatives figurent bien entendu parmi les outils mobilisés dans les travaux statistiques, les enquêtes auprès de usagers ou les tentatives de caractériser l'efficience des politiques.


Quelles sont les finalités de l'évaluation de l'action publique ? A-t-elle souvent des retombées concrètes ?


L'évaluateur ne saurait mépriser les usages qui peuvent être faits de son travail, son intelligibilité, son accessibilité auprès d'un public diversifié (décideurs politiques ou administratifs, médias, chercheurs, grand public) et quantité d'efforts sont à faire à tous les niveaux pour faciliter l'accès aux travaux et densifier les usages. Pour autant, c'est méconnaître la nature même du travail d'évaluation de l'apprécier à travers le seul caractère opérationnel de ses recommandations ou la seule visibilité de ses effets.

Dans la division du travail entre le commanditaire et le réalisateur de l'évaluation, le rôle prescriptif du second en termes de recommandations opérationnelles n'a rien d'évident. En tout état de cause, il ne saurait y avoir de recommandations non étayées par les constats de l'instance et extérieures à son mandat. Le chaînage questionnement-constats-recommandations est un critère de qualité des travaux.


En dehors de la consécration législative, réglementaire ou organisationnelle annoncée à grand renfort de publicité, consécration bien rare au demeurant, l'efficacité du travail d'évaluation vient, au moins au partie, de la diffusion des diagnostics, des résultats auprès des acteurs participant aux travaux d'évaluation ou associés à leur restitution. Il en a ainsi été du Rapport sur la politique de contrôle sanction en matière de sécurité routière (afin de contribuer aux décisions prises en décembre 2002 et au printemps 2003, notamment sur le contrôle automatisé de la vitesse), du Rapport sur le transport combiné rail-route (afin d'alimenter le débat parlementaire sur les transports du printemps 2003), ou du Rapport sur les politiques de développement rural (afin de contribuer à la mise au point de la loi présentée au Conseil des ministres en septembre 2003). D'autres rapports ont aussi, dans un passé récent, eu un certain retentissement sur la conduite de l'action publique : ainsi le Rapport sur la politique de lutte contre le sida a contribué à la refonte des politiques de communication à destination du grand public (dans le sens d'une plus grande visibilité des groupes à risques) et a fortement critiqué la carence du système de déclaration obligatoire de la séropositivité, mis en place depuis. L'impact d'une évaluation ne naît donc pas forcément des qualités de la programmation mais souvent de la rencontre improbable des préoccupations des politiques et d'un travail disponible.


Quels sont les freins au développement de l'évaluation ? L'évaluation ne comporte-t-elle pas certains effets pervers ?


Les tâtonnements de l'évaluation dans les administrations centrales et la dispersion des initiatives locales montrent que des questions clés ne sont toujours pas résolues, celles de la professionnalisation et du partage d'expérience notamment, à un moment où la décentralisation et la loi organique sur les lois de finances constituent des défis essentiels pour l'évaluation. Au-delà des conditions pratiques du succès de l'implantation de l'évaluation, il faut poser la question du sens que les commanditaires lui donnent. Une pratique qui idéalement sollicite à ce point la vertu autocritique, réversibilité de la décision face à l'échec, transparence et publicité de l'erreur - ne se décrète pas.

Elle doit trouver sa place dans un environnement structuré de préparation de la décision publique et dans un réseau d'acteurs à convaincre. La culture du résultat suppose que le décideur, le responsable soit d'abord jugé sur les effets concrets de sa politique (effets sur le destinataire final en particulier). L'évaluation a posteriori qui porte cette ambition de mesurer les effets d'une action n'entre donc pas spontanément, quoi qu'on dise de son ancrage dans la démocratie, dans les schémas d'action ordinaires des décideurs, cela quel que soit l'échelon territorial.


C'est un autre travers souvent souligné : la complexité de la politique soumise à l'évaluation ouvre sur l'indétermination de l'objet (d'où la préférence pour les objets flous et la montée en généralité) et du périmètre des acteurs : on rassemble un grand nombre d'acteurs a priori au titre de la démarche partenariale, au risque de les voir déserter les rangs très rapidement, faute d'intérêt évident ou en raison d'un engagement par trop périphérique dans l'action évaluée. L'évaluation doit prendre en charge la complexité : cela signifie identifier les objets (pour ne pas se perdre), identifier les acteurs (réellement impliqués) et calibrer le questionnement (au risque de l'indécision). La complexité ne doit pas devenir un alibi à l'indétermination, y compris de l'évaluation.


L'insertion de l'évaluation dans la décision publique et donc son utilité relève aussi de la capacité de réponse de l'évaluation aux questions que se pose effectivement le décideur et de sa capacité à déterminer des inflexions crédibles, à éclairer des chemins qu'il sera possible d'emprunter. La question de l'insertion de l'évaluation dans le calendrier de la décision recouvre plusieurs problèmes : celui de la durée des évaluations (à considérer évidemment avec attention compte tenu du temps politique) ; celui de la capacité réciproque à programmer la décision et l'évaluation ; celui, enfin, de la capacité de l'évaluation à mettre un problème à l'agenda. Si, comme l'expérience de nombre d'évaluations le prouve, les objectifs de la politique ne préexistent pas à l'évaluation, si ce n'est de façon dispersée et contradictoire, il apparaîtra assez vain de fabriquer a posteriori une politique avec les objectifs identifiés pour lui confronter la pratique des acteurs et jouer à nouveau le centre (censé définir rationnellement la politique) contre la périphérie. La confusion entretenue autour de la définition et des rôles de l'évaluation révèle la difficulté à se départir des schémas ordinaires de l'action publique.

En se trompant de cible (au sens d'objet et au sens de destinataire), le risque est grand pour l'évaluation de ne pas trouver sa place.


Quant aux effets pervers, certains évoquent les comportements "consuméristes" qu'entraîne la publication annuelle de l'évaluation des lycées, on peut dire au contraire qu'une évaluation bien conduite est une garantie face aux dérives possibles des palmarès : la rigueur des travaux permet de décliner les conditions de la performance (par exemple, la performance d'un lycée compte tenu des caractéristiques de son recrutement plutôt que la performance brute).

La question de la publicité des travaux est une autre question essentielle : elle a été prévue de droit dans le dispositif interministériel de 1998. Elle n'est cependant pas systématique en matière d'évaluation. Si l'on peut concevoir que l'aide à la décision publique requiert parfois une certaine discrétion, on voit bien toutes les dérives d'une transparence restreinte : la crédibilité de l'évaluation ne gagne rien au fait de conditionner la publication non pas à la rigueur des travaux mais à la nature des conclusions.


En France, l'évaluation de l'action publique concerne surtout ce qu'on appelle "les politiques publiques" (par exemple, la politique de la ville). Dans les pays anglo-saxons, elle porte plutôt sur des "programmes". Que traduit cette différence dans l'objet de l'évaluation ?


Avant la mise en œuvre de la loi organique sur les lois de finances, le flou entretenu en France autour de la notion de programme et l'ambition haute conférée à l'évaluation ont fait privilégier l'évaluation de politique publique, à partir des critères définis plus haut, par rapport à une évaluation plus ciblée sur des actions précises, identifiées a priori.

Au-delà de cette différence quant à l'objet, le détour par la comparaison internationale permet de mieux identifier les missions à accomplir et la nature des contributions des différents organismes dans les pays à forte maturité en matière d'évaluation. L'institution pivot dans ces pays relève du ministère des Finances, de la Cour des comptes ou du Parlement ; les pays à forte maturité combinent une structuration forte au niveau central (une institution pivot peu à peu dégagée des tâches de réalisation des évaluations et des institutions ministérielles ou sectorielles puissantes) et un développement autonome sur le territoire. La concurrence entre les organisations pratiquant l'évaluation est acceptée, voire revendiquée.

La part des travaux en régie est toujours importante ; le socle d'expertise public est donc primordial. L'externalisation se développe là où l'évaluation est puissante et largement répandue (ex : Pays-Bas, voir sur ce sujet : Steve Jacob, "Approche comparative des politiques publiques", Pyramides, Université libre de Bruxelles, n°1, printemps 2000). En termes de moyens, les disparités ne tiennent pas tant au volume d'évaluations réalisées (si on ajoutait tous les exercices disparates d'évaluation réalisés en France, on atteindrait des volumes non négligeables) qu'aux efforts consentis pour structurer l'offre de soutien (développement des centres de ressources et des systèmes d'information, mise en réseau des résultats produits, offre de formation des acteurs...).


Dans quelle mesure la mise en œuvre de la nouvelle loi organique sur les lois de finances (LOLF) ainsi que la réforme de la décentralisation peuvent-elles renforcer la place de l'évaluation dans la conduite des politiques publiques ? Le Parlement ne doit-il pas être appelé à jouer un rôle plus important, à l'image du Congrès américain avec la Division Évaluation du General Accounting Office ?


Dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle loi organique sur les lois de finances, les administrations de l'État ont été mobilisées, dans l'ensemble des ministères, par la préparation de la nomenclature des programmes et des outils de contrôle de gestion, de comptabilité et d'évaluation à mettre en place d'ici 2006. Le Parlement, de son côté, réfléchit aux outils d'évaluation qui lui seront nécessaires pour exercer pleinement ses attributions dans ce domaine. Ce mouvement engagé au niveau de l'État et du Parlement est susceptible d'enclencher des dynamiques nouvelles pour l'évaluation dans les territoires.


Les objectifs de l'évaluation dans le cadre de la décentralisation sont a priori multiples. Dans quelle mesure les objectifs affichés par les promoteurs des transferts de compétences (en termes de qualité du service rendu à la population, de préservation de telle ou telle ressource, de promotion de telle ou telle activité, d'efficience) sont-ils atteints ? Ce type d'évaluation doit se faire au niveau de chaque territoire se voyant transférer une compétence nouvelle. Le référentiel territorial pour dire si la décentralisation a rendu l'action publique plus efficace, plus cohérente, plus économe n'existe pas aujourd'hui dans quantité de domaines de l'action publique.

Autrement dit, quand bien même chaque territoire consentira à réaliser, pour ce qui le concerne, l'évaluation de la prise en charge de telle ou telle compétence, l'exercice de synthèse sera pour le moins difficile. Au-delà de la volonté de traiter de la décentralisation comme d'un processus avec un avant et un après transfert de compétences, les pouvoirs publics affichent aussi le souci de pouvoir garantir un égal traitement des citoyens sur le territoire : à l'instant t, comment accède-t-on à tel service public en différents points du territoire ? Dans quelle mesure bénéficie-t-on des mêmes prestations ?

Il s'agirait donc de constituer un système d'information à la fois adapté au périmètre des compétences transférées (si l'on veut rendre compte des progrès éventuellement réalisés) et cohérent pour permettre la comparaison à l'échelle du territoire. À vrai dire, il est peu probable que l'on ne puisse jamais juger globalement des progrès - ou des pertes - réalisés à la faveur du transfert des compétences. Il faudra se contenter d'approches partielles, monographiques le plus souvent, sans doute suffisantes pour le travail des historiens. En revanche, disposer d'un système d'observation pour rendre compte de la situation des territoires apparaît comme une exigence formelle de la décentralisation en cours. L'invisibilité entretenue dans un grand nombre de domaines de l'action publique, faute de règles quant à la constitution de l'information ou faute de contraintes pour les appliquer, dit assez l'ampleur de l'effort à accomplir (que l'on pense, par exemple, au RMI ou à l'ancienne aide médicale départementale).


L'expérimentation, quant à elle, consacre une forme de précarité de la décision : comme l'évaluation, elle postule qu'une politique est réversible en fonction de ses résultats. Il importe donc d'être en capacité de mesurer ces résultats et de revenir, le cas échéant, à la situation antérieure.


Samba Ndiaye  Economiste
Abdoulaye Samba Ndiaye
Professeur d'économie en Ile de France
Directeur Général de la société c2r-conseil.com
Consultant sénior en Création , Redressement, Reprise
Il a été diplômé de le l'IAE de Clermont Ferrand, Lyon 2 ( évaluations et politiques publiques)
Souvent il nous fait une chronique en direct sur FB sur la géo politique l'économie et l'actualité sénégalaise ( une mine d'informations précises et savantes-La lecture de ses articles très pointus mais accessibles à tous est un plus).
Ancien du Lycée A Sadji 1983

L’ambassadeur du Sénégal répond en exclusivité aux questions d’Ichrono

Pour une bonne préparation et un déroulement normal de l’année scolaire et universitaire 2018/2019, le Chef de l’Etat, Macky Sall, a invité, avant-hier, mercredi, en Conseil des ministres, le gouvernement à «prendre toutes les dispositions administratives, techniques, budgétaires et financières requises, en vue d’assurer une bonne année scolaire et universitaire, sur toute l’étendue du territoire national.» Aussi a-t-il insisté sur «l’impératif de veiller au respect des différents accords conclus avec les organisations syndicales d’enseignants ainsi qu’à l’orientation adéquate des nouveaux bacheliers dans nos établissements universitaires en fonction des critères académiques définis.» Non sans exhorter le Premier ministre «à suivre l’application effective des mesures volontaristes qu’il a prises en faveur des enseignants et des étudiants, afin d’améliorer significativement les conditions sociales et d’études dans la sphère universitaire.» Interpelés, le syndicaliste Saourou Sène, Secrétaire général du Saems et Cheikh Mbow, Coordinateur de la Cosydep, apprécient et livrent leurs secrets pour année scolaire et universitaire apaisée. 

SAOUROU SENE, SECRETAIRE GENERAL DU SAEMS : «L’appel du Chef de l’Etat s’adresse fondamentalement au gouvernement»

«C’est une invite qui s’adresse fondamentalement au gouvernement du Sénégal qui est appelé et qui est habilité à concrétiser les accords que nous avons signés depuis le 30 avril 2018. Dans le processus, il y a quand même quelques manquements. En ce qui concerne les passerelles professionnelles, la montagne a accouché d’une souris parce que pour le nombre d’enseignants qui se sont inscrits, on nous a indiqué, du point de vue du quota, qu’il n’y avait que soixante-sept (67) agents à passer. L’autre point, c’est que le corps des administrateurs scolaires peine à être matérialisé parce qu’ils n’ont pas encore tenu l’atelier. Nous avons effectivement tenu l’atelier qui portait sur la rémunération des agents de l’Etat. Encore que durant cet atelier, il a été noté des manquements liés au fait que nous n’avons pas reçu l’intégralité du rapport qui a été produit par le cabinet MGP Afrique. Sur les lenteurs administratives, il y a encore des efforts à faire. Je crois que c’est un appel qui vient à son heure et le gouvernement sénégalais doit tout faire pour que nous puissions aller vers la concrétisation des accords que nous avons signés pour un système éducatif stable»

CHEIKH MBOW, COORDINATEUR DE LA COSYDEP : «Nous espérons que le Pm a été «instruit» sur les réunions pour le respect des engagements»

«Nous savons que nous aurons sûrement une année scolaire menacée, menacée parce qu’on fait face à une année électorale. On devait pouvoir anticiper sur les problèmes. Une année aussi avec une menace liée aux respects des engagements. Nous espérons que le Chef de l’Etat a «instruit» son Premier ministre sur les réunions pour le respect des engagements. Les réunions devraient être trimestrielles, mais, jusque-là, elles ne sont pas encore tenues. Les menaces liées à la pression des étudiants concernant l’orientation des nouveaux bacheliers: on a vu ce qui s’est passé avec le privé. Des menaces qui sont liées aux syndicats des inspecteurs de l’éducation. Et nous savons qu’avec le déficit d’enseignants qu’il y a, nous devons compter sur le dispositif initial de formation pour permettre de combler en partie ce déficit des enseignants. Donc, tout ceci montre que ces vingt (20) jours de vacances qui restent devraient être mis à profit pour faire avancer le dossier. C’est ce qui pourrait nous assurer d’avoir une année scolaire correcte et aussi d’avoir un déroulement normal de l’année. Autrement, avec ces élections en vue, nous risquons d’avoir une année perturbée. Par ailleurs, nous invitons les différents acteurs à faire preuve d’évaluation. Il est important aujourd’hui qu’on ait cette culture de l’évaluation pour pouvoir nous permettre de discuter sur tout ce qui s’est passé l’année dernière».

Nous poursuivons aujourd’hui l’entretien que nous a accordé la semaine dernière à l’ambassade du Sénégal à Paris, avenue Robert Schuman, son excellence M. Bassirou SENE.

Q - M. l’ambassadeur, sur l’important dossier de l’immigration, quelles solutions entrevoyez-vous lorsqu’on sait que 340 millions d’africains vivent avec moins d’un dollar par jour, que l’espérance de vie est de seulement cinquante-quatre ans et que le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans est de 140/1000 ? Comment stopper, freiner la tentation à l’exode dans de telles conditions ?

B.S – La migration est dans l’ADN de l’homme depuis notre création. Il y a même eu par le passé des flux migratoires beaucoup plus importants que ce que nous connaissons actuellement. Aujourd’hui on pointe du doigt les migrants africains mais il y a quelques années c’était en sens inverse. Dans beaucoup de régions du monde si les migrants regagnaient aujourd’hui leur pays d’origine l’économie locale s’effondrerait du fait que beaucoup de professions, de métiers sont exercés par eux. Par ailleurs en raison de la pyramide des âges, près de 60% de la population de nombreux pays occidentaux a une moyenne d’âge supérieure à cinquante ans grâce à l’espérance de vie qui est plus grande en raison des découvertes scientifiques, des progrès médicaux et d’une meilleure alimentation et hygiène de vie. Par suite de leur vieillissement ces peuples ne peuvent plus être des opérateurs économiques. Ils ont donc besoin des migrants pour faire un travail, qu’au demeurant leurs nationaux n’acceptent pas le plus souvent. Il ne faut pas se voiler la face, or c’est cette situation bien réelle, concrète que l’on veut occulter. La migration est utile dans les deux sens, d’un côté pour l’Europe qui n’a plus les capacités humaines suffisantes pour faire face à son développement et de l’autre pour l’Afrique car l’apport en argent des migrants en direction de leurs pays d’origine représente une manne financière supérieure à l’aide publique au développement en Afrique. Pour le cas spécifique du Sénégal nous faisons en sorte de pouvoir retenir nos compatriotes qui veulent rester et vivre décemment au pays. Mais vous n’empêcherez jamais de partir des individus qui veulent explorer d’autres horizons, en dehors de tout besoin économique et social, d’aller à la rencontre d’autres milieux, d’autres communautés. Grâce à Dieu le Sénégal est un pays stable, où nous avons une nation sénégalaise, où il n’y a pas de tensions religieuses entre musulmans et chrétiens et où la démocratie fonctionne. Nous ne connaissons pas les problèmes politiques, religieux, sociaux, environnementaux qu’on voit ailleurs chez certains de nos voisins qui expliquent que les populations quittent ces pays. Nous sommes pour notre part épargnés par ce fléau.

Q - Dans ces conditions, comment interprétez-vous les signaux qui sont envoyés par certains pays européens qui entendent fermer leurs frontières aux nouveaux migrants ? 

B.S - Cela s’explique par la montée des populismes qui sont en mal de programme et qui jouent sur la corde sensible, sur la peur des populations à qui on présente les migrants comme des gens dangereux, qui apportent des maladies et nuisent à leur bien-être. Ce sont là des programmes de parti, mais pas un programme politique.

Q. - Redoutez-vous qu’un jour en France un mouvement de ce type puisse exister ?

B.S – Mais cela existe déjà ! Il y a ici des partis politiques qui professent le mépris de l’autre. Cette réaction est essentiellement le fait de pays développés qui possèdent 80 % des ressources alors qu’ils représentent à peine plus de 5% de la population. Dès lors ils ont une réaction de repli sur soi, de méfiance,voire d’hostilité pour l’autre, qu’on soupçonne de vouloir prendre ce que vous possédez. Or ces autres cherchent seulement à obtenir leur dû et il ne faut pas oublier que ces « autres » en question, qu’on chasse aujourd’hui, étaient hier colonisés, esclavagisés et privés de toutes leurs ressources, leurs biens, leurs enfants. Penser que la richesse d’aujourd’hui a été travaillée par ceux qui en bénéficient est une erreur.

Q – La Chine est de plus en plus présente économiquement sur le continent africain, le président Macky Sall a accueilli il y a peu le président chinois, cela signifie-t-il que le Sénégal entend faire de l’Empire du milieu un partenaire privilégié ?

B.S – Mon pays est ouvert à tous les partenaires potentiels, nous avons d’excellentes relations avec la Chine en effet, mais aussi avec l’Inde, le Brésil, l’Arabie Saoudite ou encore le Maroc, mais je le répète la France est notre premier partenaire en ce qui concerne notre développement et elle assure les subventions les plus importantes pour le Sénégal.

Q – J’en reviens à la Chine, pardonnez-moi, on l’accuse souvent de piller les ressources du continent africain, comme hier, vous le rappeliez à l’instant, les colonisateurs européens ont pu le faire.  C’est vrai pour les forêts, le bois, des terres mais aussi le sable dont ils ont besoin pour alimenter les cimenteries et faire face à leurs besoins énormes en matière de construction, etc.

B.S – A la différence du passé, aujourd’hui nous signons des marchés, des accords avec la Chine alors que du temps de la colonisation il n’y avait rien de cela. C’est la différence entre piller et commercialiser. En 2018 les dirigeants qui s’engagent dans ces partenariats économiques ont été démocratiquement élus par leur peuple et sont légitimes pour contracter ces marchés, dans l’intérêt de chacune des parties. 

Q – Vous ne redoutez donc pas de voir demain les chinois comme de nouveaux colonisateurs ?

B.S – L’Afrique à trop souffert de ce genre de situation dans l’histoire pour l’accepter aujourd’hui. La Chine met actuellement soixante milliards à la disposition de l’Afrique sur trois ans, vingt milliards par an, qui va refuser cela ? Nous avons des déficits d’infrastructures, il y a des pays où entre la capitale et les autres villes il n’y a pas de connexion, pas de ponts, il n’y a pas de ports, pas d’eau, pas d’électricité, comment voulez-vous que nous refusions cette main tendue.

Q – S’agissant des Etats-Unis, dont l’actuel président a eu des mots très durs, presque injurieux à l’égard des africains, quelle est votre position ?

B.S – Le président du Sénégal à réagi en son temps à cette attitude de D. Trump. Le plus important est qu’au-delà de tels propos le Sénégal entretient d’excellentes relations avec l’Amérique, d’Etat à Etat. Nous avons en commun plusieurs programmes, économiques mais aussi sur la santé, en particulier pour lutter contre le sida et ceux-ci fonctionnent bien.

Q – Dans sept mois, monsieur l’ambassadeur, des élections présidentielles vont avoir lieu au Sénégal. Aujourd’hui on est à plus de quatre-vingt candidats à la candidature (qui devront satisfaire au paiement d’une caution et à la réunion de milliers de parrainages avant d’être officiellement déclarés), face à un chiffre aussi pléthorique faut-il voir là un signe de vitalité ou plutôt caricatural de la démocratie ?

B.S – Nous pensons que c’est plutôt le signe de la pertinence, de la sagesse de notre président qui a fait du Sénégal un pays stable, où il fait bon vivre, où il y a des opportunités. D’ici 2021 nous serons peut-être le cinquième producteur de pétrole et de gaz, alors inévitablement cela nourrit quelques appétits. Quant au prochain président c’est Dieu qui en décidera, car le pouvoir sur les hommes est un prolongement du pouvoir divin. Peut-être aussi qu’en France aux prochaines élections il y aura une avalanche de candidats inconnus. Le système de parrainage que nous avons mis en place permettra cependant de filtrer les candidatures pour ne retenir que les plus représentatives.

suite et fin de notre interview de l’ambassadeur du Sénégal en France, Monsieur Bassirou SENE. 

dimanche, 16 septembre 2018 12:21

Exister : par A Samba Ndiaye

Poster par

 

Exister par A Samba Ndiaye 


Les jours s'égrènent péniblement,
Sans but, sans joie,
Trop lentement,
Un trop lourd fardeau,


Quel beau cadeau


Que je traîne depuis l'enfance,
Avec constance,
Prisonnière d'une phrase jetée au hasard d'une discussion,
Qui a transformé ma vie en négation,
Qui l'a éteinte
Comme on éteint une bougie
Dans un souffle interdit.
Mais je n'ai pas fini de crier que je suis,


Qui je suis,


Je ferai un ultime pied-de-nez
A cette vie si mesurée,
Trop bien réglée,
Je ne serai plus ce que vous attendez,
Je me battrai pour défendre des idées,
Que vous trouvez peut-être empreintes de trop de naïve humanité,


Poings levés,


Mais avec cette sérénité retrouvée,
J'en ferai ma destinée
Avec au bout,
Peut-être quelque chose de plus fou,
De plus doux aussi,
Finis les compromis,
Oubliée l'image que l'on veut laisser derrière soi,
Je serai enfin Moi,
Sans foi ni loi,
Avec cette joie de m'être enfin reconnue,

Abdoulaye Samba Ndiaye
Professeur d'économie en Ile de France
Directeur Général de la société c2r-conseil.com
Consultant sénior en Création , Redressement, Reprise
Il a été diplômé de le l'IAE de Clermont Ferrand, Lyon 2 ( évaluations et politiques publiques)
Souvent il nous fait une chronique en direct sur FB sur la géo politique l'économie et l'actualité sénégalaise ( une mine d'informations précises et savantes-La lecture de ses articles très pointus mais accessibles à tous est un plus).
Ancien du Lycée A Sadji 1983

Voici quelques jours son excellence Bassirou Sene, ambassadeur du Sénégal en France nous recevait dans ses bureaux de l’avenue Robert Schuman à Paris et nous accordait une interview exclusive. Cet homme, affable, avec qui notre directeur d’ Ichrono a pour point commun d’avoir été auditeur à l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN), n’a refusé aucune de nos questions, acceptant même de répondre à certaines malgré leur caractère légèrement provocateur. Ce dont la rédaction d’ Ichrono le remercie.

C’est le résultat de cet entretien, qui couvre aussi bien l’état des relations diplomatiques entre le Sénégal et la France, l’immigration, les accords économiques entre le Sénégal et la Chine que les prochaines élections présidentielles de février 2019, que nous publions à partir d’aujourd’hui.

Q. – Quel est, monsieur l’ambassadeur, l’état actuel des relations diplomatiques entre le Sénégal et la France ?

B.S – Comme vous le savez nos deux pays entretiennent des relations particulières compte-tenu de l’histoire qui lie le Sénégal et la France mais aussi du dynamisme des deux chefs d’Etat qui gouvernent actuellement. Il y a une communauté de vues et une orientation partagée pour le développement, les questions de paix et de démocratie, celles relatives à la façon d’endiguer les problèmes du terrorisme. Sur tous ces aspects nos chefs d’Etat sont sur la même longueur d’ondes. Comme vous le savez en 2016 et en 2018 il y a eu deux visites de chefs d’Etat, le président Macky Sall est venu ici en décembre 2016 et en février 2018 le président Macron s’est rendu au Sénégal. C’est dire l’importance de nos rapports sans parler des séminaires inter-gouvernementaux qui existent entre nos deux gouvernements et qui sont présidés de part et d’autre par les Premiers ministres. Nous en avons déjà tenu deux, un à Paris et un à Dakar avec Manuel Valls et chaque séminaire à son propre thème, son ordre du jour. Généralement il s’agit de questions d’actualité où l’enseignement est en pôle position, les questions d’éducation, de formation, de paix et de sécurité.

Q. – On se souvient par le passé des rapports, parfois agréables, parfois tumultueux, sur le mode « je t’aime moi non plus, » entre Chirac - Abdou Diouf, Sarkozy - Wade, quelle est aujourd’hui la nature des relations entre les présidents Macky Sall et Emmanuel Macron ?

B.S – Ce sont des relations solides, très suivies, amicales et fraternelles. Je les ai vus ensemble, je les ai entendus discuter de questions importantes, mais je les ai vus aussi en privé et à chaque fois c’était dans un climat fraternel et amical. 

Q. – En dépit de ce climat chaleureux entre les deux chefs d’Etat existe-t-il néanmoins des dossiers épineux, des sources de conflits entre les deux pays ?

B.S – Si je peux me permettre un trait d’humour je dirai qu’entre le Sénégal et la France la difficulté c’est qu’il n’y a pas de difficultés. Je pense en particulier à l’éducation où nous avons une vision commune par rapport à la nécessité d’apporter un maximum de savoir et de capacité professionnelle à nos populations. Cela passe par des outils nécessaires pour faire face au défi du développement du monde. En ce sens l’Agence française de développement joue un rôle essentiel dans le cadre du programme d’appui au développement de la diaspora. Et ce programme aujourd’hui joue un rôle important dans la construction de collèges à travers le Sénégal, afin de remédier à ce que nous appelons des « abris provisoires », autrement dit des classes dans une situation précaire. Nos enseignants viennent aussi en France pour renforcer leur formation, des bourses sont également accordés à nos étudiants pour augmenter leur capacité, au niveau du doctorat par exemple, avant de retourner au pays. Cette collaboration, très suivie, permet au système universitaire sénégalais d’être le plus performant possible en s’appuyant sur l’expertise française qui est avérée.

Q. – Malgré cela, 24% des diplômés sénégalais de l’enseignement supérieur quittent le Sénégal pour l’étranger. Comment pensez-vous enrayer cet exode des élites intellectuelles ?

B.S – La liberté de mouvement est un élément du développement. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’il faudrait le restreindre, les déplacements des uns et des autres sont un facteur d’enrichissement, de consolidation des acquits en bénéficiant de l’apport des autres. A propos des diplômés auxquels vous faites allusion je ne suis pas certain que ce soit une mauvaise chose pour le Sénégal. Par ailleurs le Président prend toutes les dispositions pour permettre aux étudiants diplômés sénégalais de pouvoir s’épanouir au pays grâces à des mécanismes qui sont mis en place. Si vous n’êtes pas salarié, vous pouvez créer votre propre entreprise avec un soutien de l’Etat avec différents d’aide. Nous avons des secteurs porteurs, l’agriculture, trois mille heures de soleil pour l’énergie, nous avons besoin de quinze mille logements par an et nous avons donc besoin d’expertise dans ces différents domaines.

Q. - Aujourd’hui la France est-elle pour le Sénégal le partenaire européen privilégié au sein de l’Union européenne, ou un partenaire comme les autres ? 

B.S – La France est notre premier partenaire, notre premier bailleur financier, sa place est indiscutable, du fait de l’histoire mais aussi de la réalité économique de nos pays.

Q. - Quelle idée vous faites-vous du rôle d’ambassadeur aujourd’hui, à un moment ou les bureaux économiques, commerciaux jouent un rôle de plus en plus important dans les relations internationales. Est-ce que cela ne bouleverse pas un peu le rôle traditionnel du diplomate que vous êtes ?

B.S – La diplomatie du développement n’est pas nouvelle. Elle a été professée du temps de Boutros Boutros Ghali *. Nous pensons que la vocation des diplomates n’est pas d’être en nœud papillon pour fréquenter les salons. Nous sommes des acteurs du développement et devons apporter notre contribution pour un maximum d’investissements dans notre pays, le rendre le plus intéressant pour les industriels et attractif pour les touristes. C’est la vocation première d’une mission diplomatique. Le Quai d’Orsay lui-même s’occupe désormais du commerce et du tourisme. Ici, à l’ambassade j’ai un bureau économique avec un staff important qui a vocation à négocier et à assumer cette dimension et quant il le faut je suis là pour porter la parole, ouvrir le débat, et montrer fortement notre présence dans les grandes manifestations, les salons, etc.

Q. - Ce n’est donc pas une mutation de la fonction d’ambassadeur à laquelle nous assisterions aujourd’hui ?

B.S – En tant que diplomate de carrière je ne le pense pas. Je vous rappelle qu’au cours de la formation à l’ENA nous avons des cours d’économie politique, de stratégie, de négociation, etc. ce qui fait de nous des fonctionnaires pluridisciplinaires, si j’ose dire multi sectoriels. Nous sommes formés au droit, à la politique et à l’économie.

Deuxième partie

Troisème partie

Entretien réalisé par Jean-Yves Duval, directeur de publication

 

*   Universitaire, juriste, politologue, né en Egypte, il fut diplomate, le sixième secrétaire général de l’ONU et le premier secrétaire général de la Francophonie. Il est décédé le 16 février 2016 à l’âge de 93 ans.

 

 

 

Au Burkina Faso, Biobag fabrique artisanalement des sacs en papier. © Photo bio bag, tous droits réservés


Lancée en 2015, la start-up burkinabè spécialisée dans la confection artisanale d'emballages en papier affirme avoir permis de remplacer au moins 150 000 sachets plastiques. L'entreprise compte désormais franchir un nouveau palier : étendre son rayon de distribution au Mali et au Niger.
Pour lutter contre la prolifération des sachets plastiques jugés polluants pour l'environnement, Aissa Traoré, 34 ans, a fondé Biobag Burkina Faso, une entreprise dédiée à la fabrication artisanale d'emballages en papier au Burkina.

Installée dans un modeste local au quartier Cissin, situé au sud de Ouagadougou, la start-up se targue d'avoir permis en deux ans d'activité de remplacer plus de 150 000 sachets plastiques alors que la loi interdisant l'usage de ces derniers peine à entrer en vigueur. « Nous fabriquons des emballages écologiques et esthétiques pour lutter contre les sachets plastiques qui causent des inondations et mettent entre 100 à 400 ans pour se dégrader dans la nature », explique la fondatrice de la jeune pousse qui indique avoir écoulé plus de 50 000 emballages en 2017, principalement auprès des boulangeries, des alimentations et des boutiques de prêt à porter.
Prolifération des sacs plastiques en Afrique de l'Ouest : faut-il les interdire ?


Si le projet de Biobag suscite un certain enthousiasme, l'entreprise doit faire face au frein de taille que constitue le prix de ses produits : alors que les sachets plastiques se monnayent de 10 à 50 francs CFA (1,5 à 7,8 centimes d'euros), les prix des sachets que la start-up propose aux grossistes vont de 12,5 à 300 francs CFA, en fonction du format et du grammage du papier. Les sachets de luxe, conçus en numérique à base de papier cartonné, peuvent même atteindre 2 000 à 2 500 F CFA.
Un chiffre d'affaires qui pourrait doubler en 2018


Mais Aissa Traoré, qui a commencé modestement son affaire – elle a investi 50 000 francs CFA pour fabriquer ses premiers sachets depuis son salon – n'en poursuit pas moins son aventure. « L'idée de créer Biobag m'est venue après un voyage en Europe de mon époux qui en a ramené des échantillons d'emballages en papier. Étant à l'époque employée alors dans une imprimerie, j'ai décidé de me former pour reproduire ces modèles », détaille la jeune femme, diplômée d'un brevet d'études professionnel en secrétariat.


« Je crée et conçois le design en fonction des besoins exprimés par le client. Chaque modèle unique est validé par lui avant que nous lançons sa production à grande échelle », assure Aissa Traoré. Avec une capacité de production mensuelle de 150 000 sacs, son entreprise emploie une dizaine d'agents formés aux techniques de pliage et de tissage. Le chiffre d'affaire, de 5 millions de F CFA en 2017, devrait doubler en 2018. Et sa fondatrice vise désormais l'ensemble de la région, avec une première étape au Mali et au Niger en 2019. « Nous sommes en négociations avec des distributeurs dans ces pays », précise-t-elle.


Montée en gamme et baisse de prix


L'entreprise s'est développée jusqu'ici sur fonds propres, mais vient de rejoindre la Fabrique, l'incubateur burkinabè des entrepreneurs sociaux, qui devrait l'aider à passer à la vitesse supérieure, avec notamment un projet de recyclage du papier. « L'expérience de Biobag est intéressante, car sa fondatrice sait ce qu'elle veut et où elle veut aller, mais sait aussi se nourrir de conseils pour tester de nouvelles idées », souligne Julie Van der Smissen, chargée d'accompagnement à La Fabrique.
Aissa Traoré a également candidaté à l'appel à projets financé par l'Institut de recherches pour le développement (IRD) visant à connecter des scientifiques et des entrepreneurs pour apporter des solutions techniques à des problématiques entrepreneuriales. Avec son partenaire la Fabrique, elle entend mobiliser des ressources pour l'acquisition d'équipements de production automatisés pour d'une part accélérer la cadence et d'autre part hisser les standards de qualité des produits.


« C'est un gros projet qui nécessite à la fois de l'expertise technique et un financement important », explique Mme Van der Smissen. Ce chantier une fois mis en branle va permettre à Biobag de s'émanciper des craintes de ruptures de stock auprès des fournisseurs comme ImpriColor ou Chez Toni et d'offrir des emballages meilleur marché.

vendredi, 14 septembre 2018 08:58

COHERENCE KID PAR David O'Hare

Poster par

COHERENCE KID PAR David O'Hare

La cohérence cardiaque pour les enfants. 47 respiroutines pour doter vos enfants de superpouvoirs.

Cohérence Kid s'adresse à vous, parents, enseignants ou soignants. Ce guide pratique va vous aider à installer et renforcer des ressources psychologiques qui serviront aux enfants (de 2 à 11 ans) toute leur vie. Il vous aidera aussi à résoudre les petits tracas du quotidien : peur du noir, anxiété, mal au ventre, insomnie, hypersensibilité...

Vous allez apprendre aux enfants à pratiquer la cohérence cardiaque, une respiration guidée qui a de multiples bienfaits. La cohérence cardiaque aide l'enfant à s'apaiser, se recentrer, augmente l'attention, la confiance en soi, améliore l'apprentissage et la mémorisation, favorise la résilience : l'enfant qui est régulièrement en cohérence cardiaque est plus enclin à être autonome et rebondir en toutes situations.

Pour doter vos enfants de tous ces superpouvoirs, le Dr David O'Hare propose 47 « respiroutines » comme Le calme papillon, Le coeur à deux bras, L'orchestre imaginaire, Le cercle de l'amitié, Le moulin à vent... Autant de jeux respiratoires qui permettent à l'adulte de guider la respiration de l'enfant et le placer en cohérence.

Ces exercices ludiques et simples ont fonctionné pour des milliers d'enfants. Ils sont testés à grande échelle dans des écoles en France et au Québec.

DR DAVID O'HARE

David O'Hare est médecin de famille. Diplômé en diététique, il s'intéresse au surpoids depuis 25 ans. Il s'est spécialisé en psychothérapie cognitive et comportementale et a mis en place un accompagnement psychologique des régimes jusqu'à ce qu'il découvre la cohérence cardiaque et l'utilise comme thérapie à part entière. Aujourd'hui, il enseigne la cohérence cardiaque au Québec et en France.

La cohérence cardiaque


Introduite en France par le Dr David Servan-Schreiber dans son best-seller Guérir, la cohérence cardiaque est un état d'harmonie des fonctions vitales induit par une fréquence respiratoire particulière : 6 inspirations/expirations par minute environ.

TOUT PART DU CŒUR

En mesurant le pouls, on se rend compte que l'intervalle entre deux battements de cœur n'est pas constant : le cœur accélère et ralentit en permanence, ajustant son activité en temps réel aux besoins de l'organisme.

La variabilité cardiaque est la capacité qu'a le cœur à accélérer et à ralentir sous l'effet des changements de l'environnement, l'amplitude de la variabilité cardiaque est le témoin de notre capacité d'adaptation (plus cette amplitude est élevée, meilleure est la santé).

Page 8 sur 323

AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

BANNIERE 03 UNE IKRONO

Banniere UAA 260x600

Video galleries

logotwitterFacebook