Sérigne Touba et ses deux principes de vie : 'Abdulaahi ( esclave de Dieu) et Xadimu Rasuul ( serviteur du Prophète)....par Mouhammadou Moustapha Diop/Sénégal

Un fait rare au Sénégal, et dans certaines contrées du monde, j'ai trouvé un article d'un fidèle mouride et le sujet m'intéressait. J'ai hésité comme d'habitude sur des questions religieuses les citoyens réfléchissent plus avec le cœur qu'avec la raison mais j'ai décidé de m'embarquait et j'ai bien fait.
J'ai dans mon propos répondu en opposant ndiguel et liberté de choix pas pour offenser ou pour faire dans la critique dé constructive mais pour apprendre des uns et des autres.
L'auteur de l'article de façon prudentielle me dit avant de me répondre de lui proposer une définition de la liberté.
J'ai compris que j'avais affaire à un fidèle sérieux, prudent et qui savait coupler la foi et la raison, un homme qui agit sans passion.
Une fois que j'ai donné ma définition il a accepté ma définition.
Mais une Dame se lance et c'est normal, quand un débat est lancé il faut assumer ou se mettre en retrait.
On dirait qu'elle était en colère et elle me dit qu'elle ne comprend pas que je puisse couple Ndigel et liberté, etc.
Illico l'auteur de l'article lui dit que Mr Gueye pose une question et intime à Mme GAYE d'écouter, de répondre calmement à l'interrogation.
C'était le seul moment de tension, normal certain sujets réveillent des passions et des sensibilités.
Mais c'est ici l'occasion de dire que c'est possible d'échanger sur des concepts, des idées sans se battre comme le font certains ennemis de l'islam. Il n' y a pas de tabou, tout peut être l'objet de discussion si cette discussion est saine et faite pour comprendre et non pour saboter ou se moquer.

Le Ndigel selon Sérin faliilu joop serait plus une recommandation qu'un diktat.


Je voudrai ici remercier Mouhammadou Moustapha Diop ; Serin Faliilu Joop ; Mame Pathé ; Mme Mami Khouma MBAYE ; etc ,
Nous devons continuer à libérer la parole saine et refuser l'obscurantisme qui conduit au fanatisme et au radicalisme. Le fanatique ne comprend pas il interprète et se base sur le contexte et c'est ce qui le rend dangereux. L'ignorance est mère de tous les vices.
Mes interlocuteurs diplômés et savants dans divers domaines avec des activités denses ont été mesurés, courtois et disposés à affronter mes «critiques – positives ou négatives». J'en conclut que c'est possible de parler en toute sérénité sur des sujets quelconques et trouver un consensus ce qui n'enlève rien à notre foi.
Et dans les livres sacrés il est toujours demandé au fidèle d'aller chercher le savoir, de choisir des érudits qui savent et qui donnent la véritable définition ou explication.
Il y a comme d'habitude des gens qu'on doit suivre et d'autre qu'on doit écouter et d'autres qu'on doit fuir.
Quand quelqu'un vous parle d'autre chose que ce que le texte dit il faut s'en méfier, si dans son comportement tout est contraire aux préceptes coraniques ou bibliques, il faut s'en méfier.
J'ai lu dans un article une jongoma qui disait dans un journal : mon sérigne est trés fort mais il aime trop les belles femmes. Quand il parle du coran , il est écouté, mais quand on est seul, il s'intéresse à mes jolies fesses et c'est ce qu'il fait à beaucoup de femmes qu'il divorce ensuite.
Bref la prudence est bonne dans toute action humaine et le devoir de vigilance doit être la norme pour bien se conduire. Les religions dictent les bonnes conduites dans la vie sur terre.
Voici les échanges sur face book le mardi 11 mai 2017

Serigne Touba et ses deux principes de vie...par Mouhammadou Moustapha Diop ( il a lancé le débat sur facebook)

Sérigne Touba se définit par deux fonctions : 'Abdulaahi ( esclave de Dieu) et Xadimu Rasuul ( serviteur du Prophète). Ces deux fonctions organisent son identité. Tout au long de son parcours, il ne s'est identifié qu'à travers ces deux titres. Toute son activité n'était que la matérialisation de ces deux fonctions. Il a accordé à ces deux fonctions tout son temps, sa disponibilité, et son énergie. Sa perception, ses sentiments, sa foi, sa raison s'organisaient à partir de ces deux principes. Son essence et même le support de son être ne sont que les reflets de ces deux fonctions. Le secret de son secret, son intellect, son cœur, ses facultés sentimentales et rationnelles s'illuminaient qu'à partir de ces deux fonctions. Et pourquoi les a-t-il choisis comme crédo : Abdulaahi (esclave de Dieu) dans le sens qu'il n'a jamais ignoré la fonction pour laquelle Dieu a dit « Je n'ai créé les djinns et les hommes qu'afin qu'ils M'adorent ; je n'attends d'eux aucune substance ; Je n'attends pas d'eux qu'ils me sustentent ! », Xadimu Rasuul ( serviteur du Prophète) dans le sens que Dieu a aussi dit « Certes, Allah est Ses Anges prient sur le Prophète; ò vous qui croyez priez sur lui et adressez [lui] vos salutations. » ou bien « En vérité, tu es d'un caractère sublime ». Serigne Fallou dans sa sagesse illimitée nous dit : ici, « ...priez...adressez (lui) vos salutations » signifient œuvrez pour le prophète.

Ainsi, la conduite observée par Serigne Touba en toutes les circonstances de la vie quotidienne n'était que la matérialisation de ces deux principes. Il a pleinement assumé sa condition de « abdullahi » et celle de « Xadimu Rassul » au point de renoncer à toute volonté propre, à toute prétendue autonomie jusqu'à dissiper en lui toute trace de son ego. Serigne Touba a asservi tout son être à la Loi divine par le biais d'une imitation absolue au Prophète qui, à chaque instant et en toutes circonstances lui dictent sa conduite.

Serigne Touba n'a jamais trahi la mission dont Dieu l'informe et l'instruit explicitement dans le Coran. Ce dernier dont la pieuse dame A'sha dit à propos du Prophète ;

«Son caractère , c'était le Coran. ». En d'autres termes, ce que le Coran, parole de Dieu, exprime sous forme de Livre, Serigne Touba le signifie en sa personne, l'incarne dans son exemple, celui de la servitude la plus absolue en vertu de laquelle il est devenu Asnal Xadim ( le serviteur privilégié du Prophète).

Pape Cissoko /France

Mais pourquoi le fidèle mouride croit au ndiguel et non à sa liberté ?
Mon interrogation est pour comprendre.
J'entends bien Sérigne Bamba Touba, mais pourquoi on ne suit pas son exemple qui aurait fait plus de bien aux fidèles.
En réalité on communique mal sur ce saint homme et la compréhension du ndiguel polluerait les visions.
Ce sujet m'intéresse beaucoup du point de vue de la connaissance, de la noésis.
Je voulais même rencontrer les universitaires du centre de Tavergny en France pour discuter de ces sujets. ce centre est un univers de connaissance avec une excellente bibliothèque.
P b c

Mouhammadou Moustapha Diop


C'est quoi la liberté ? Oui je sais, mais définissons le mot liberté et puis on parlera du ndiguel.

Le ndiguel et la liberté de choix


Quand un chef qui qu' il soit vous dicte en politique de choisir le contraire de vos convictions je dis que la liberté de choix est fait compromise
Lors des élections présidentielles au Sénégal tous les leaders vont rechercher l'adhésion du chef et par conséquent les voix de ses fidèles
Et c'est là que j'ai une difficulté
Et ce que vous dites sur Sergine Bamba dans votre contribution est un appel à la liberté de choix éclairé. Ce grand saint homme qui nous dit ça lui qui est un homme doublé d'une sainteté nous exhorte à chercher pour comprendre et adhérer
Cdt
Je suis d'accord avec vous s'agissant de la liberté et la définition. Justement, c'est ce dépouillement que fait l'aspirant ( murid) vis à vis de son maitre spirituel mais juste dans le cadre de son cheminement spirituel. Le contrat entre le murid et son maître s'inscrit dans le cadre divin. Partant de là, le ndigeul s'inscrit dans ce cadre. Venons-en au maitre spirituel ( Serigne chez nous) et l'aspirant. Le premier est à l'image d'un médecin, le second un malade. Que souffre le second , les maladies du cœur qui l'empêchent de retrouver sa servitude initiale. En cela, quel est le rôle du maitre spirituel? C'est comme le médecin spécialiste, le maître spirituel est spécialiste du cœur lequel est la surface qui doit refléter la lumière divine. Le maitre spirituel le diagnostic et lui prescrit un traitement contre les sentiments d'égocentrisme, les passions, les instincts qui risquent de le faire perdre sa nature primordiale c'est à dire le serviteur de Dieu.
Mouhammadou Moustapha Diop

Merci Mouhammadou Moustapha Diop

Encore une fois je suis dans une démarche de compréhension je ne suis pas dans la foi du charbonnier cet je pense que si vous entendez mon propos on peut réfléchir sur ce sujet hautement important pour le mouridisme
Je dirai en préambule que les religions ne sont jamais en conflit ce sont les fidèles qui le sont en général
Chacun tire le drap de son cote regardez les islamistes contre les coptes en Egypte
Et c'est le fait de l'ignorance de la mauvaise compréhension et des égarements
La liberté c et la faculté de choisir sans être guidé par qui que ce soit
C'est l'esprit libre qui se dépouille de sa culture pour choisir en son fort-intérieur
Cette définition est une convention
Si Sérigne Bamba ne suit que dieu et son prophète :
La question est la suivante qui doit on suivre ?
Est ce le médiateur le marabout ou le prophete ?
On peut et on doit suivre les grands marabouts ce sont des modeles et nous devont les ecouter
Ils nous disent pour demontrer leur simplicité U ils ne sont rien et ils ne sont que de simples disciples qui essaient de précher la bonne parole.
On voit cette figure dans l'Aventure ambigüe de C hamidou kane.


P B Cissoko

Le ndiguel et la liberte de choix


Quand un chef qui qu'il soit vous dicte en politique de choisir le contraire de vos convictions je dis que la liberté de choix est de fait compromise.
Lors des élections presidentielles du Senegal tous les leaders vont rechercher l'adhésion du chef et par conséquent les voix de ses fidèles. Cf L'ouvrage du Pr Ibrahima SOW de l'IFAN sur le mandt unique.
Et c est là que j ai une difficulté
Et ce que vous dites sur Serigne bamba dans votre cobtribution est un appel à la liberté de choix eclairé. Ce grand saint homme qui nous dit ça lui qui est un homme doublé d'une sainteté nous exhorte à chercher pour comprendre et adhérer


Cdt P B Cissoko

Mme Mami Khouma MBAYE
Monsieur B Gueye pourquoi vous mettez NDIGUEL et LBERTE ?
Voyant que le beau débat qui commençait à naître risque de déraper Mouhammadou Moustapha Diop reprend la main et dit
« Mamy , il demande rek, boul aalou nakk ! Wakhal ak moom.
Leegi discutez dans le calme nakk, j'arrive...


Mme MBAYE


Mouhammadou Moustapha Diop ok seulement il ne faut pas comparer deux éléments qui n'ont rien na voir l'un à l'autre. arriver au ndigeul est l'aboutissement pour un talibé qui est dans un processus de tarbiya et de tarkhiya , l'apprentissage de connaissance divine dans son sens large du terme et de sa réalisation; tout ce qui se conçoit aisément n'annonce facilement et les mots pour le dire arrivent aisément.

voilà un résumé Bakary


P B CISSOKO répond : D'abord je suis libre de conduire ma pensée comme je l'entends et personne ne me dictera ma conduite des lors que le débat est posé ie que le consentement ou la critique objective est attendue. Je peux associe ndigel et liberté, ngiguel et choix, ndigel et islam, etc et quand je le fais ce n'est point pour critiquer mais poser une question appelle une réflexion pour comprendre et être éclairée par des gens qui savent comme le font Mouhamadou, serin et autres.

Mr Gueye    Vous vous trompez gravement sur le ndigël qui veut en fait dire recommandation.

La relation entre le maître et le disciple telle explicitée par Mouhammadou Moustapha Diop explique l'attitude du disciple face à cette recommandation
Serin Joop

Serin Faliilu Joop de dire « je note la confusion entre ndigêl et sas/santané
Ndigel ne signifie pas Diktat

Je réponds à Mme Mbaye

Dans le livre La doctrine de cheikh a bamba page 47 il dit ceci "quiconque nous avait rejoint pour uniquement se faire ibstruire est libre de pqrtit là où il puisse trouver sa satisfaction; mais quiconque a les memes aspirations que nous est invité a suivre notre chemin et a executer nos ordres) khadim sylla

Page129 Sérigne Bamba très pédagogue disait "il ne faut pas m imiter dans mes macerationscqr je ne suis pas qu meme niveau spirituel que vous que chacun agisse selon ses aptitudes"
Mouhammadou Moustapha Diop vous voyez que nous disons la meme chose sur cet homme
Bref c'est un pédagogue et un visionnaire
Dieureudieuf
A la prochaine fois
Merci pour votre calme a discuter religion

Je verrai bien l'avis de Mami Khouma Mbaye et Mouhammadou Moustapha Diop mais le sens étymologique en Wolof est bien ça et la pratique aussi.
Cependant certains sont plus enclins à penser diktat sous l'influence des préjugés.
Certaienement vous m'etiez apparu comme un de ces provocateurs en faisant ce postulat unilatéralement et en rabrouant Mme Mbaye de la sorte.

Mme Mbaye je vous présente mes excuses au nom de mon nouvel ami Bakary Gueye.

Serin faliilu joop

Ok serin je ne suis pas le genre et je n ai pas senti chez vous une quelconque agressivité

Je voudrai tellement que les musulmans acceptent de parler calmement de religion en France on a de gros probleke sur ça et ca cree des tensions inutiles regardez cecque nous venons de fai re de demontrer c est possible et j ai appris beaucoup merci merci
Dieureudieuf

Pbc

Merci Bakary Gueye pour votre sollicitude et inclinaison à discuter.
Je partage votre avis que Cheikh Ahmadou Bamba était un visionnaire et un grand pédagogue.
Beaucoup d'entre nous œuvre pour un retour à l'orthodoxie et l'humanisme dont il a fait montre en des moments très durs.

Je ne cherche pas l'unanimité autour de lui. Chacun est libre de penser et croire comme il veut.
Mais dans une discussion qu'on veut enrichissante cette capacité d'écoute et de dépassement est crucial, nécessaire même donc à saluer.

Je ne connais pas beaucoup la France donc je ne que me taire sur ce sujet.

Encore merci pour l'opportunité de vous servir, l'honneur est pour moi qui ne sait rien daal

Il me demande ceci :

Votre rendition est fidèle. Rien à ajouter.
Je vous demanderai de mettre l'insistance sur le fait que ndigël signifie recommandation et non diktat.
Le taalibé est libre de le considérer selon la nature de sa relation avec son maître.

J'ai entendu beucoup de gens dire que le ndigël est synonyme d'ordre. D'autres circonscrivent le ndigël à la sphère religieuse et mystique. D'autres encore n'y voient que recommandations.

Donc la liberté dont vous parliez est bien présente et exprimée dans la manière de percevoir le ndigël.

Encore une fois merci pour votre urbanité. J'ai aussi beaucoup appris de vous.
Serign faliilu joop

"Je voudrais vous informer que:
- je suis un guide spirituel (Serigne ) et non un roi (buur )
- Ma maison est un centre de formation spirituel ( daara) et non une agglomération (péey)
- Vous êtes des aspirants ( taalibés) et non des Courtisans (dag)"
Parole de Serigne Touba.


Mame Pathé
Merci Pathé


Je terminerai par cette belle réflexion d'un de nos concitoyens Professeur des Universités à Laval au Canada : La mort musulmane en contexte d'immigration et d'Islam minoritaire. Enjeux religieux, culturels, identitaires et espaces de négociations Sous la direction de : Khadiyatoulah Fall, Mamadou Dimé
« page 17 –Lorsqu'il est dit dans le Coran » mafar ratna fil kitabi min chay in » je n'ai rien oublié dans le Coran, « waneuzalna aleykal kitabi kib yanam likoulichay in » j'ai fait descendre pour toi le Coran qui éclaire toute chose., Allah n'indiquait pas le figement du sens. Il proclamait la fin de la prophétie mais ouvrait en même temps le Coran à l'épreuve de la raison et des temps pour retrouver l'intelligence des principes d'émancipation de l'être humain et des sociétés qui motivaient les messages premiers. Comme le dit Abdes-Salam SINACEUR : ' L'islam n'est pas sécurité de l'acceptation mais le risque et les périls de l'interrogation, de la recherche, du débat, de l'explication » Cette phrase est à méditer pour éviter tout amalgame, on peut porter une critique objective à l'islam pour mieux le comprendre. L'islam refuse la foi du charbonnier il préfère une foi qui est issue d'une vraie compréhension. Pape CISSOKO


Collection: Intercultures Discipline: Culture, Sciences religieuses Publié en: Novembre 2011 238 pages 34.95 $
Bonjour Mme Mami Khouma Mbaye
D'abord je suis libre de me poser des questions pour comprendre je peux librement combiner des concepts pour mieux comprendre c'est que dit le coran exercez-vous au questionnement pour asseoir votre fois sur du solide du roc

Le ndiguel si je comprends bien est un ordre donne par le supérieur religieux et qu'il faut suivre sans rechigner
De ce fait il y a imposition de choix
Une autre analyse que je conçois est que quand un fidèle orthodoxe exécute ce que le chef dit c'est ce qu'il fait

J'espère avoir répondu à votre question

P b cissoko

Nous pouvons critiquer discuter de la religion sans se battre comme le font les ennemis de l'islam

https://www.google.fr/url?sa=t&source=web&rct=j&url=http://www.ichrono.info/index.php/blog/item/2450-la-doctrine-du-cheikh-ahmadou-bamba-origines-et-enseignements-par-ahmadou-khadim-sylla-senegal&ved=0ahUKEwj45c7585zTAhVDBBoKHf6JCgMQFggaMAA&usg=AFQjCNHiY6jrvs7KmNQaGVK_obIRhGcxJw

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Le quart de finale aller de coupe d’Europe de football (Ligue des champions UEFA) entre le Borussia Dortmund et l’AS Monaco prévu ce mardi 11 avril 2017 a été reporté au lendemain suite à trois explosions près du bus du club allemand. Le défenseur espagnol Marc Bartra a été blessé au bras. Le bus de l'équipe de Dortmund était directement «visé», selon la police.

Stupeur en Allemagne où un match de coupe d’Europe de football (Ligue des champions) a été reporté, fait plutôt rare. Le quart de finale aller entre le Borussia Dortmund et l’AS Monaco, prévu ce mardi 11 avril 2017, a en effet été repoussé de 24 heures suite à des explosions ayant endommagé le bus du club allemand.

La confédération européenne de football (UEFA) n’a souhaité prendre aucun risque alors que le défenseur de Dortmund, Marc Bartra, a été blessé. « Il est touché au bras » et a été transporté à l'hôpital, a indiqué le patron du Borussia Hans-Joachim Watzke. « Toute l'équipe est en état de choc, a-t-il ajouté. On ne peut pas se retirer de la tête de telles images, comme ça ».

Marc Barta a dû être opéré dans la soirée d'une fracture du radius dans le poignet droit, a indiqué le porte-parole de Dortmund.

Le bus allemand directement visé

« Trois charges ont explosé » peu après que le bus du club allemand a quitté son hôtel, a expliqué un porte-parole de la police locale (Polizei Nordrhein-Westfalen). Des vitres du véhicule ont été brisées. « Les explosifs pourraient avoir été dissimulés dans une haie à proximité d'un parking », a souligné Polizei Nordrhein-Westfalen dans un communiqué.

Les autorités allemandes ne disposent pas à ce stade d'éléments indiquant qu'il s'agit d'un acte d'origine « terroriste ». La police évoque néanmoins une « attaque grave ». « Nous partons du principe qu'il s'agissait d'une attaque qui le visait directement », a précisé la police lors d'une conférence de presse, a rapporté notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut. La police a découvert sur les lieux une lettre. « La lettre endosse la responsabilité des faits », a indiqué une magistrate du parquet en fin de soirée, mais elle n’a pas voulu en dire plus sur son contenu soulignant que son authenticité devait d’abord être vérifiée. Les autorités n’excluent aucune hypothèse dans leur enquête, y compris celle d’une attaque terroriste.

L'Allemagne est sous pression depuis un attentat au camion-bélier survenu le 19 décembre 2016 et ayant fait 12 morts.

Une enquête pour « tentative d'homicide » a été ouverte par le parquet.

Une première depuis septembre 2016

Les services du Borussia Dortmund et les autorités locales ont fait évacuer les quelque 80 000 spectateurs du Signal Iduna Park. Les autorités se sont félicitées du calme qui a règné dans le stade à plusieurs kilomètres du lieu de l’attentat. Mais des mesures de sécurité sensiblement renforcées seront prises lors du match repoussé de 24 heures et qui se déroulera ce mercredi soir.

Dans une première réaction, un responsable du club allemand affirmait : « J’espère que l’équipe sera en état de jouer [mercredi]. »

La dernière rencontre de Ligue des champions UEFA reportée était Manchester City-Borussia Mönchengladbach, le 13 septembre 2016, suite à des intempéries.

rfi

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Crédité de 1 % d'intentions de vote dans les sondages, le candidat Jean Lassalle laboure le terrain électoral, à commencer par la ruralité, sa grande priorité. Le député centriste, élu depuis 15 ans, détone dans cette campagne, avec sa carrure imposante et son franc-parler emprunt d'un fort accent du Béarn. Mardi 11 avril 2017, il était dans Gard auprès de la France des « oubliés ».

Dans cette dernière ligne droite, il dédie son énergie à la France des « oubliés », comme il l'appelle.

Jean Lassalle était ce mardi dans le petit village de Vénéjan, 1 200 habitants, dans le sud de la France, pour visiter un domaine viti-vinicole en difficulté financière.

D'un pas tranquille, toujours à l'écoute, le candidat arpente les vignes. Et affiche sa science de la viticulture : « C’est un merveilleux cépage ! Tu vois ? C’est du grenache. »

« Oui, tout à fait ! Mais ce qui est dommage, c’est que cette année, on subit un petit peu la crise. On arrive difficilement à vendre », lui répond son interlocuteur.

« C'est un gars qui a travaillé de ses mains, qui a les mains calleuses »

Lui qui avait parcouru le pays à pied en 2013, il sait y faire pour prendre le pouls de cette France dont il se veut le défenseur.

« Nous avons des bouteilles qui sont de 1999 », explique Gilbert Louche, le gestionnaire de ce domaine. « Là aussi ça n’a pas l’air mal ça. Là vous avez sorti des grands vins quand même », fanfaronne Jean Lassalle.

Gilles Louche est séduit par ce tempérament. « C'est un gars qui a travaillé de ses mains, qui a les mains calleuses, n’est-ce pas ! »

Et du champ a la ville, Jean Lassale, qui sent « une montée de sève » et de « désir » à l'égard de sa candidature, ouvre sa campagne aux citadins en se rendant ce mercredi 12 avril à Marseille.

RFI

Au moins 1032 personnes ont été exécutées sur 3117 personnes condamnées dans 23 pays en 2016, soit 37% de moins qu’en 2015 où 1634 condamnés à mort ont effectivement subi la sentence. Et la Chine est le pays où l’on exécute le plus de condamnés. Ces informations sont contenues dans le rapport 2016 sur l’utilisation judiciaire de la peine de mort d’Amnesty International publié hier. En ce qui concerne l’Afrique Subsaharienne, malgré la réduction significative du nombre d’exécutions d’environs 48%, au total 22 ont été exécutées en 2016 contre 43 en 2015. Toutefois, selon Amnesty International des condamnés à mort ont vu leur peine commuée ou ont bénéficié d’une grâce dans 28 pays et, au moins 60 condamnés ont été innocentés dans neuf pays en 2016.

C’est au minimum le nombre de personnes condamnées à mort qui été exécutées dans 23 pays en 2016, soit 37% de moins qu’en 2015 où 1634 prisonniers ont subi la sentence. En excluant la Chine qui a exécuté plus de personnes dans le monde. Amnesty International qui a rendu public hier, mardi 11 mars, son rapport sur l’utilisation judiciaire de la peine de mort pour la période allant de janvier à décembre 2016.

Lors d’une conférence de presse organisée à cet effet dans les locaux du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre d’Amnesty international, le directeur  régional Alioune Tine, son adjointe Samira Daoud et le chargé de la campagne en Afrique de l’Ouest sont revenu en long et en large sur ce rapport. En outre Amnesty International a enregistré 3117 condamnations à des peines de mort dans 55 pays en 2016, un chiffre en hausse par rapport à 2015. Selon les informations dont dispose Amnesty, des condamnés à mort ont vu leur peine commuée ou ont bénéficié d’une grâce dans 28 pays et au moins 60 condamnés ont été innocentés dans neuf pays en 2016.

A en croire Alioune Tine, ces chiffres sont des minimas puisqu’en Chine, le pays qui caracole en tête de par son nombre très élevé d’exécutions par rapport au reste du monde, les informations sur la peine de mort demeurent secrètent. Ici, les autorités ont élaborés un système  pour garder secret l’ampleur des exécutions dans le pays, alors qu’elles ne cessent d’affirmer avoir accompli des progrès quant à la transparence en matière judiciaire.

Dans ses recherches Amnesty a retrouvé dans bon nombres d’articles publiés dans les médias des informations faisant état de 931 exécutions de condamnés entre 2014 et 2016, ce qui ne représente qu’une fraction du nombre total d’exécutions en Chine, mais 85 d’entre elles seulement figurent dans la base  de données. Et quid des pays comme l’Arabie Saoudite, et l’Iran où peu d’informations son fournies sur la question également ?

 De même, pour 2016, il n’existe que très peu d’informations, voire aucune, sur certains pays, en particulier la Corée du Nord, le Laos, la Syrie et le Yémen du fait de pratiques restrictives ou d’une situation de conflit, ou les deux raisons. Par ailleurs, pour la première fois depuis 2006, les Etats-Unis ne font pas partie des cinq (5) pays ayant exécuté le plus grand nombre de condamnés. Le nombre d’exécutions, 20 recensées en 2016, est le plus faible depuis 1991. Et, ce chiffre est à moitié moins élevé que celui de 1996, et presque cinq (5) fois plus faible que celui de 1999. Le nombre d’exécutions baisse chaque année depuis 2009, à l’exception de 2012 où il est resté identique. Comme les années précédentes, les informations proviennent des différentes sources telles que les données officielles, les renseignements fournis par des condamnés à mort et leurs familles ou représentants, les rapports des autres organisations de la société civile et autres informations parues dans les médias.

AFRIQUE SUBSAHARIENNE : 22 exécutions enregistrées en 2016 contre 43 en 2015

En l’Afrique Subsaharienne, en tout 22 exécutions, dont 14 en Somalie, ont été enregistrées en 2016 contre 43 en 2015. Donc l’année 2016 a été marquée par une évolution contrastée en matière de recours à la peine de mort. La bonne  nouvelle, pour Amnesty, c’est la réduction significative du nombre d’exécutions menées dans cette partie du monde à environs 48%.

Par contre le nombre de condamnations à mort prononcées a nettement augmenté, passant de 443 en 2015 à, au moins, 1086 en 2016.

Cette hausse s’explique en grande partie par une forte augmentation au Nigéria où les tribunaux ont prononcé 527 condamnations à mort, le nombre le plus élève en Afrique. Donc le Nigéria est la tache noire avec un accroissement considérable de 145% du nombre de condamnations à mort prononcées dans la région. Cette augmentation est grande partie attribuable à la hausse importante observée au Nigeria ou les tribunaux ont prononcé 527 condamnations a mort le nombre le plus élève en Afrique.

A l’heure actuelle, 19 pays de la région ont aboli la peine pour tous les crimes. Cependant malgré des avancées notoires enregistrées dans la région l’année dernière, la reprise des exécutions par le Nigeria et le Botswana, deux pays qui n’ont pas connu d’exécution depuis 2013, constitue un mauvais signal. Le  Botswana a exécuté une personne en 2016. Et, en décembre, dans l’Etat d’Edo au Nigeria, 3 personnes ont été exécutées, une première depuis 2013.

Pour ce qui est de l’Afrique de l’Ouest, le Bénin qui a aboli la peine de mort et la Guinée pour les crimes de droit commun ne font que confirmer la tendance positive notée en 2015 où deux pays du continent, Madagascar et la République du Congo avait également aboli la peine de mort. Du coup on a une abolition régulière et prometteuse, sur ce l’Amnesty avait commencé à faire une campagne au niveau mondial et a défendre l’abolition de le peine de mort aucun pays d’Afrique subsaharienne n’avait aboli la peine de mort.

SudOnline

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Les invectives et autres attaques que servent les proches du chef de l’Etat  au Mouvement Y’en a marre, après leur rassemblement du vendredi 7 avril dernier, ne sont que la preuve du désarroi et de la psychose qui habitent le camp présidentiel, suite à la «pédagogie de la cohabitation politique», que tente de construire l’opposition Mankoo Wattu Senegaal. C’est du moins la conviction du journaliste analyste politique, Momar Seyni Ndiaye, qui reste convaincu que cette stratégie des membres de l’Alliance pour la République (Apr), semble rapprocher «la société civile en dormance et une opposition émiettée». Il a, par ailleurs, invité les responsables de l’Apr à décortiquer ce message des Sénégalais.

Beaucoup de responsables de l’Apr se sont attaqués au mouvement Y’en a marre, après son rassemblement à la Place de la Nation. Comment analysez-vous une telle attitude des proches du président Macky Sall ?

Les attaques menées par des responsables de l’Apr à l’encontre des membres de Y’en a marre relèvent tout simplement de la réaction épidermique, signe d’une frilosité certaine. Ce mauvais réflexe est d’autant plus incompréhensible que l’interdiction de cette manifestation pacifique et protestataire aurait eu des conséquences fâcheuses sur l’image externe de notre démocratie marquée par une succession de dysfonctionnements, synonymes de restrictions de libertés et limites dans la séparation des pouvoirs, notamment entre l’exécutif et le judiciaire. Il est à ce niveau symbolique que des juges et l’Union des Magistrats du Sénégal aient manifesté leur ressentiment à l’égard de ce qu’ils considèrent comme une immixtion du pouvoir politique dans les affaires de la justice.  La libre conscience des juges, fondement d’une justice universelle et impersonnelle, est incompatible avec la prévalence des  consignes politiques. Fort heureusement, la manifestation a eu lieu sans bavures, sans débordement.

Et l’intervention, semble-t-il, du Président Sall pour retenir ses partisans tentés par une désastreuse contre-manifestation est salutaire. Faut-il rappeler que nous sommes dans un régime de déclaration préalable pour toute manifestation politique. Il y a certes des conditions limitatives, en cas de risques de troubles ou de danger. Cependant, aucune autorité administrative ne devrait se réfugier derrières les conditions limitatives, pour instaurer un régime d’interdiction. La tenue de cette manifestation redore le blason de notre démocratie. Elle fournit la preuve que les cassandres et autres va-t-en guerre, qui ont souvent le verbe acide et haut, la bave aux lèvres, sont dangereux pour notre démocratie. Il est heureux que le Président Sall ne les ait pas suivis dans cette escalade.

Quelles peuvent être les conséquences de la ligne de défense, notamment celle des invectives choisie par le camp au pouvoir, pour discréditer la bande à la bande à Y’en a marre?

Il est difficile de comprendre les foucades de certains membres de l’Apr, dont certains du reste étaient des acharnés pourfendeurs du Président Sall, lors de sa traversée du désert. On a souvent l’impression que ces faucons cherchent à attiser les tensions pour mieux cacher leurs forfaits d’hier. Sinon comment comprendre cette volée insensée de bois vert, alors que la majorité, forte de ses 300 composantes, a remporté toutes les élections depuis 2012 ? En quoi une manifestation, même géante de la société civile, pourrait-elle à ce point les ébranler pour susciter une telle débauche d’invectives ? Le mouvement Y’en a marre avait été sérieusement affecté par les accusations de corruption suite à l’affaire Lamine Diack. Il s’était même entiché dans une posture de mutisme permanent, son image passablement en berne, malgré son label international valorisant, qui en fait à tort ou à raison, une icône de la lutte pour les droits humains, menée par des jeunes de la génération consciente.

L’adversité irraisonnée suscitée par l’annonce et la tenue de leur rassemblement leur a redonné de l’entrain. Elle a eu pour autre effet de rapprocher la société civile en dormance et une opposition émiettée. C’est la preuve que ces éléments de l’Apr sont dans le désarroi et restent l’habités par la psychose d’une pédagogie de la cohabitation politique que les opposants, en quête de leader fédérateur, veulent construire, avec toutes les difficultés qu’on peut imaginer.

Face aux inquiétudes formulées par les manifestants à la Place de la Nation, quelle devrait être la stratégie à adopter pour les partisans du chef de l’Etat ? 

Plus ces responsables de l’Apr s’en prennent à Y’en a marre, plus ils accréditent l’idée que le bilan présenté par le Président Sall et Bennoo Bokk Yaakaar ne peut suffire à alimenter leurs thèmes de campagne en vue des législatives. Ils pourraient ainsi en arriver à rater de jeter un regard critique sur le mode de gouvernance démocratique, sociale et économique en cours depuis ces cinq dernières années. Se focaliser violemment sur Y’en a marre est certes plus commode que de tirer le bilan des ruptures promises aux Sénégalais et de se pencher sur les querelles byzantines qui minent l’Apr.

En 2012, le Sénégal a pris un tournant démocratique irréversible. Le tournant économique prend forme, mais le contexte politique et démocratique est en retrait par rapport aux espoirs d’émergence. Des mesures restrictives des libertés démocratiques, alors qu’on les attendait plus incitatives de notre écosystème politique, risquent d’obérer cette envolée vers l’émergence. Il est impérieux que les responsables de l’Apr comprennent enfin ce profond ressentiment des Sénégalais contre ces dysfonctionnements démocratiques récurrents. L’adversité en politique fait partie du décor démocratique. Mais, l’acharnement politique est corrosif et facteur d’instabilité sociale et d’enlisement économique. En contrariant l’expression libre et démocratique, on crée «l’art» ruineux de la violence politique et sociale.

RFI

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La Juventus Turin a battu le FC Barcelone 3-0 en quart de finale aller de la coupe d’Europe de clubs de football (Ligue des champions UEFA), ce 11 avril 2017 en Italie. Le club espagnol devra une nouvelle fois inverser une tendance largement défavorable, en Ligue des champions.

Le FC Barcelone est décidément abonné aux missions impossibles, cette année, en Ligue des champions... Après avoir dû battre le Paris Saint-Germain 6-1 en huitième de finale retour, le Barça est condmané à rattraper trois buts de retard en quarts de finale retour.

Le club espagnol s’est en effet incliné 3-0 sur le terrain de la Juventus Turin, ce 11 avril 2017. Les Barcelonais ont notamment été victimes de l'efficacité de Paulo Dybala. L’attaquant argentin a ouvert le score d’une frappe enroulée (7e), avant de doubler la mise avec un tir sans contrôle (22e).

Le défenseur italien Giorgio Chiellini a creusé l’écart peu après la pause, en reprenant de la tête un ballon délivré sur corner (55e).

Un Lionel Messi impuissant

Les assauts du Barça ont en revanche été vains. Gianluigi Buffon, le gardien de but turinois, s’est ainsi imposé face au milieu de terrain Andrés Iniesta (21e). Puis l’attaquant-vedette du FC Barcelone, Lionel Messi, s’est vu refuser un but pour hors-jeu (30e).

Les autres attaquants catalans, Luis Suarez (68e) et Neymar (69e), n’ont pas  davantage fait trembler les filets. Messi et ses partenaires devront donc réussir une autre « remontada ». Comme lorsqu’ils avaient été battus 4-0 par le PSG avant de réaliser un exploit inédit en coupe d’Europe…

RFI

mercredi, 12 avril 2017 09:48

France: SOS Racisme dit non à la haine, non à Le Pen

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L'association SOS Racisme a lancé, mardi 11 avril 2017, une campagne de lutte contre le Front national (FN), intitulée « On est pareil ». La campagne devrait mobiliser les électeurs contre Marine Le Pen, que les sondages annoncent en tête du premier tour de la présidentielle, ce qui constituerait un 21 avril 2002, « en pire ». L'association constate que la mobilisation contre le FN n'est pas au rendez-vous, « comme s'il y avait une forme d'atonie ». Durant les douze jours avant le premier tour, l'association martèlera un message « positif et pas anxiogène » sur une France « unie et heureuse de sa diversité », à travers des tracts et des affiches clamant « Non à la haine, non à Le Pen », ou sur les réseaux sociaux autour du hashtag #Onestpareil.

L'affiche de la campagne de SOS Racisme, lancée mardi 11 avril, met en scène deux jeunes garçons qui n'ont pas la même couleur de peau mais le même sourire complice, les mêmes lunettes, les mêmes yeux rieurs et la même marinière. Ils se tiennent par l'épaule. Un slogan écrit au pinceau, en rouge, barre l'affiche « mon pote et moi, #On est pareil ». L'idée est, bien sûr, de montrer avec enthousiasme ce qui rassemble malgré les différences.

Pour Dominique Sopo, président de SOS Racisme, l'intention est claire: c'est une campagne contre le Front national, sous-titrée « Non à la haine, non à le Pen ».

« Cette campagne vise à mobiliser les jeunes, dont on sait qu’ils sont davantage abstentionnistes, en règle générale, que le reste de la population, explique Dominique Sopo. Alors même que dans la jeunesse française, on voit bien qu’il y a un métissage extrêmement important : on voit bien, qu’en général, les amis que l’on peut avoir sont d’origines différentes, de religions différentes.

Une société qui soit un « modèle de la rencontre »

Et donc, c’est ce modèle de société-là, qui est un modèle de la rencontre, qui est un modèle de l’enrichissement par le fait de se côtoyer les uns par rapport aux autres, qui est un modèle des possibilités et non pas des enfermements identitaires, eh bien, c’est ce modèle-là qu’il faut défendre en se mobilisant pour l’élection présidentielle et en disant au Front national : « nous, la jeunesse, on ne se laissera pas faire ».

SOS Racisme appelle au rassemblement et à la mobilisation samedi 15 avril 2017 dans toutes les grandes villes de France.

RFI

mercredi, 12 avril 2017 09:31

Mali: un nouveau gouvernement et quelques surprises

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Après la nomination du nouveau Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga, la liste des membres du nouveau gouvernement malien a été rendue publique mardi 11 avril. Très peu de changement au niveau des principaux portefeuilles, le ministère des Affaires étrangères, de la Justice et de la Sécurité publique. La Coordination des mouvements de l'Azawad ne fait pas partie du nouveau gouvernement.

Une décision n'a pas surpris : l'éviction de la ministre de la Santé. Les hôpitaux publics sont paralysés depuis un mois, on s'attendait à une telle mesure.

Le nouveau gouvernement malien d'Abdoulaye Idrissa Maïga voit une dizaine d'entrées. Et dans cette équipe pléthorique de 36 membres, on compte huit femmes.

La véritable surprise se situe au niveau de l’Administration territoriale. Mohamed Ag Erlaf, qui a eu la lourde tâche d'installer les autorités intérimaires au Mali, et l'a fait non sans peine à Kidal, Ménaka et Gao, a été débarqué de ce ministère pourtant clef au sein du gouvernement malien. La situation toujours bloquée au niveau de Tombouctou et Taoudéni et la lenteur du processus pourrait bien avoir joué dans son éviction en forme de désaveu. A sa place, on note le retour remarqué de Hubert Tiéman Coulibaly. Ancien ministre de la Défense, il avait dû quitter ce poste il y a quelques mois après une défaite de l'armée sur le terrain. Proche du président malien, réputé rigoureux, il est l'homme qui organisera la prochaine élection présidentielle.

Le ministère de la Communication et celui de la Défense changent de titulaires.

L'ancien titulaire de de l’Administration territoriale devient ministre de l’Education.

L'avocat et ancien bâtonnier Kassoum Tapo hérite du ministère des Droits de l’homme et de la Réforme de l'Etat.

Dans la nouvelle équipe, des portefeuilles régaliens comme les Affaires étrangères et la Sécurité ne changent pas de titulaires.

Parmi les départs, deux grandes figures du parti au pouvoir, le RPM : Ousmane Koné et Mahamane Baby, qui étaient respectivement en charge de l'Environnement et de l'Emploi.

Enfin, le ministre du Commerce, Abdel Karim Konaté, considéré comme l'un des plus performants du gouvernement, selon les dernières évaluations officielles, a désormais une autre casquette, celle de porte-parole du gouvernement. La CMA absente

La Coordination des mouvements de l’Azawad, elle, ne figure pas dans ce nouveau casting. Elle explique avoir été approchée par le nouveau Premier ministre, mais que les propositions « n’étaient pas de bonne foi », selon Ilad Ag Mohamed, porte-parole des ex-rebelles. Ils revendiquaient notamment le ministère de l'Elévage, qu'ils n'ont donc pas obtenu.

Nous avons espoir qu'il puisse faire beaucoup mieux que le gouvernement précédent. Maintenant, quant à nous, nous pensons que la ligne directrice pour un gouvernement aujourd'hui, c'est un gouvernement qui saura se concentrer sur la mise en œuvre du processus d'Alger, parce que pour nous c'est la mise en œuvre de cet accord qui est primordiale.

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L'ONU tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme. La famine menace des millions de personnes dans la Corne de l'Afrique mais aussi au Nigéria. La sécheresse et les conflits armés en sont les principales causes. Vendus en esclaves pour quelques centaines de dollars. C'est ce qu'ont vécu des migrants subsahariens en Libye. "Bienvenue au Gondwana !", le film de l'humoriste Mamane sort en salle, une comédie politique grinçante.

RFI Par Mounia KACEM , Agnès LE COSSEC , Nicolas GERMAIN

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Le drapeau vert, jaune, rouge flotte sur les Champs-Elysées à Paris, ce mardi 11 avril, pour la visite officielle d'Alpha Condé en France, la première d'un chef d'Etat guinéen depuis 35 ans. Alpha Condé est l'invité d'honneur de François Hollande pendant 48h.

Le président français, qui termine son mandat dans quelques semaines, a souligné la portée symbolique de cette rencontre. Car les relations entre Paris et Conakry, qui a proclamé son indépendance dès 1958, ont longtemps été « tumultueuses », a-t-il rappelé.

« La France n’intervient pas pour gérer ses propres intérêts, assure François Hollande. Elle a à faire valoir la qualité de ses entreprises. La France n’intervient pas pour faire infléchir ou faire changer des règles politiques ou des régimes électoraux. La France, elle est en soutien de l’Afrique parce qu’elle pense que ce continent a un grand potentiel, mais aussi des difficultés qu’il faut régler et que ce qui se passe en Afrique a des conséquences en Europe, ne serait-ce que l’immigration, le terrorisme, l’instabilité. Donc notre intérêt commun - la France, l’Europe, l’Afrique - c’est d’agir pour le développement, pour la paix et pour la sécurité. Et c’est pourquoi il était si important que le président de l’Union africaine vienne ici. C’est la dernière visite d’Etat que j’organise et j’ai souhaité que ce soit à la fois pour Alpha Condé, pour la Guinée et pour l’Union africaine. »

« La Guinée doit trouver sa propre voie »

De son côté, Alpha Condé a souligné l'évolution des relations entre les deux pays. « La Guinée comme l'Union africaine, doit trouver sa propre voie », a déclaré le président guinéen :

« L’Union africaine ne s’autofinançait pas, c’était souvent l’Europe. Or, nous avons décidé à partir de Kigali de consacrer 0,2 % de nos importations au financement pour être autonomes. Mais surtout que les problèmes africains soient désormais résolus par les Africains et je pense que c’est le point de vue du président Hollande. J’espère que ça continuera à être le point de vue des dirigeants français, parce qu’aujourd’hui nous sommes déterminés. Nous voulons coopérer avec les autres pays, mais en tant que pays majeur. C’est-à-dire coopération d’Etat à Etat et avec intérêts réciproques, opération gagnant-gagnant. Pour cela donc, il faut qu’on accepte que l’Afrique définisse sa voie pour le développement et sa voie démocratique. Bien sûr, il y a des principes universels de la démocratie, mais il faut qu’on cesse de prendre l’Afrique comme un seul Etat, il y a beaucoup d’Etats avec des différences, donc il y a moins de dogmatisme. Et qu’on nous laisse définir nos voies parce que s’il n’y a pas de stabilité de continuité nous ne pourrons pas nous développer. »

Alpha Condé sera de retour à l'Elysée ce mardi soir pour un dîner d'Etat.

RFI

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