Le Maroc en parade, à Laâyoune, ancienne capitale du Sahara occidental. Les autorités ont organisé lundi 9 avril une grande journée patriotique pour «défendre l'intégrité territoriale du royaume». Chefs de partis politiques, responsables locaux et régionaux et chefs de tribus ont défilé pour faire allégeance au roi Mohammed VI. Un appel a été signé par l'ensemble des partis politiques marocains pour dénoncer les incursions à répétitions de troupes du Polisario dans la zone tampon. Des mouvements qui remettent en question selon Rabat les accords de cessez-le-feu signés en 1991.

Regalvaniser l’opinion en faveur de la cause dite nationale… Chefs de partis, notables sahraouis, responsables régionaux, soit près d’un millier de personnes étaient réunies au Palais des congrès de la place el-Mechouar de Laâyoune, avec en chef de cérémonie Saad Eddine el-Othmani, un Premier ministre venu sous la casquette de chef du Parti de la Justice et du Développement. « Les anciens combattants, les notables du Sahara… Ils étaient tous présents quand on a signé ce mémorandum, qui stipule l’unanimité du peuple marocain derrière Sa Majesté, pour défendre l’intégrité territoriale et dire qu’on refuse totalement toute manipulation des séparatistes contre le Maroc… »

Un message de fermeté marocain, avec en toile de fond la voie ouverte à une opération militaire, si les incursions se poursuivent dans la zone tampon.

La députée de l’opposition Fatima Zahra Mansouri, membre du Bureau politique du PAM, Parti Authenticité et Modernité, renchérit. « Nous n’accepterons pas de changement de statut ou de changement juridique. Parce que nous voyons bien ce que le Front Polisario essaie de faire, c’est passer d’une volonté de faire valoir son existence à une guerre des frontières. Or, il n’y a pas de guerre de frontières. Ceci est le sol marocain, il n’y a pas de relecture possible sur cet état de fait ».

Cet appel symbolique intervient à moins de trois semaines des débats à l’ONU sur le renouvellement de la Minurso, la force onusienne en charge du maintien du cessez-le-feu entre le Polisario et le Maroc. Le Sahara occidental est le seul territoire d'Afrique dont le statut n'a pas été réglé depuis la décolonisation. Le Maroc en contrôle 80%, le reste est administré par le Front polisario qui réclame l'intégralité du pays au moyen d'un référendum d'autodertermination.

Pour le Polisario, ce rassemblement est juste de la « mise en scène »

Pour Oubi Bouchraïa Bachir, représentant du Front Polisario à Paris, la manifestation de lundi n'est qu'une mascarade organisée par un Maroc de plus en plus isolé, sur cette question, sur la scène internationale. « Quand les autorités marocaines commencent à sentir une pression forte de la part des Nations unies, elles commencent des actions orchestrées, comme [celle de] Laâyoune occupée, qui démontre une fois de plus le manque de volonté politique du gouvernement marocain pour coopérer avec les Nations unies à décoloniser le territoire du Sahara occidental ».

Un dossier source de tensions pour le Maroc sur la scène internationale, rappelle Oubi Bouchraïa Bachir. « Donc, le Maroc ayant des problèmes avec l’Union africaine après la dernière décision du sommet d’Addis-Abeba en janvier, avec la décision de la Cour de justice européenne concernant les accords de pêche entre l’Union européenne et le Maroc, le Maroc a recours à ce genre de mises en scènes qui sont habituelles. On se souvient toujours des marches gigantesques qui étaient organisées contre Ban Ki-moon en mars 2016, après sa visite dans la région.

Pour nous, le Polisario est un non-événement par excellence. Ce que le Maroc craint aujourd’hui le plus, c’est le référendum d’autodétermination, parce que le résultat est connu: les Sahraouis voteront d’une façon massive pour l’indépendance ».

Le derby madrilène entre le Real et l’Atletico s’est achevé sur un match nul 1-1, ce 8 avril 2018, en Championnat d’Espagne de football (Liga). Résultat : le FC Barcelone reste toujours largement en tête de la Liga devant les « Colchoneros », deuxièmes, et les « Merengue », troisièmes.

L'ersatz de suspense en tête du Championnat d’Espagne de football (Liga) a sans doute pris fin, ce 8 avril 2018 à Madrid. Le FC Barcelone file désormais vers un 25e titre en Liga. L’Atletico Madrid est en effet deuxième avec 11 points de moins que le Barça, à sept journées de la fin de saison.

Les « Colchoneros » ont en revanche repoussé les assauts du Real Madrid, troisième à 4 points. Ils ont en effet décroché le match nul 1-1 chez leurs voisins et rivaux.

Le Real Madrid reste sous la menace du Valence CF

L’attaquant Cristiano Ronaldo a pourtant mis son 23e but en Championnat avec une reprise de demi-volée (53e). Mais l’attaquant Antoine Griezmann a égalisé pour les visiteurs, dans la foulée (57e).

La frappe à bout portant du Français a toutefois été un moindre mal pour les « Merengue ». L’Atletico Madrid aurait ainsi pu s’imposer si Keylor Navas, le portier du Real, ne s’était pas interposé devant Koke (59e) et si Saul Niguez avait cadré sa tentative (70e).

Une chose est toutefois sûre : ce score fait encore moins les affaires de l’équipe entraînée par Zinedine Zidane. Car, au classement de la Liga, le Valence CF n’est qu’à deux longueurs des double champions d’Europe en titre…

RFI

L’opération des forces de l'ordre à Notre-Dame-des-Landes (ouest de la France) se poursuit ce mardi 10 avril. La mission des 2 500 gendarmes mobilisés est d’expulser les occupants illégaux de la Zad (Zone à défendre). Sept personnes ont été interpellées lundi, et près de dix lieux évacués. Les zadistes pourraient compter sur de nouveaux renforts sur place. Dans l'Ouest, mais aussi à Paris, Lyon et Marseille, des rassemblements de soutien ont eu lieu dans la soirée. A Nantes, la manifestation a rassemblé près de 1 200 personnes, selon la police.

« Inexpulzad » ou encore « La terre à ceux qui en prennent soin », proclament des pancartes brandies par des manifestants très remontés dans les rues de Nantes. Pas de heurts avec les CRS, mais sur les visages, beaucoup de tristesse après les premières expulsions de zadistes, rapporte notre envoyé spécial sur place, Alexis Bédu. L'évacuation de la Ferme des « 100 noms », lieu de vie emblématique de la Zad, a particulièrement choqué ce jeune manifestant.

« L’expulsion de la ferme des "100 noms" est symptomatique du fait qu’on ne peut absolument pas faire confiance à l’Etat et en particulier à l’Etat macroniste puisque derrière la communication millimétrée et les grands sourires, la parole de la préfète c’était qu’évidemment les projets agricoles ne seraient pas attaqués et ils les ont attaqués avec une force totalement délirante. C’est un gouvernement qui passe son temps à parler de dialogue et à planter le couteau dans le dos des gens. Donc il faut évidemment ne plus écouter ce qui dit ce gouvernement », dit-il.

Henri, lui, estime que malgré l'abandon de l'aéroport, rien n'est encore décidé pour ce territoire. Il est prêt à aller sur place pour le défendre : « Il y a eu tellement de malversations et de mensonges dans cette histoire. Est qu’on devrait croire les gens parce qu’ils se sont engagés à ne pas le faire cet aéroport. Rien n’a encore été fait sur ce territoire, donc il est encore bon à être protégé et surtout par les gens qui ont mené cette lutte et qui sont en fait les héros de l’histoire. »

La pluie et quelques jets de gaz lacrymogènes des CRS ont mis fin à ce rassemblement. Il y en aura d'autres si les expulsions se poursuivent.

Opération massive d’expulsions et heurts

Les forces de l'ordre ont déclenché lundi à l'aube dans la Zad de Notre-Dame-des-Landes une opération massive d'expulsions d'occupants illégaux, qui a donné lieu à des affrontements, près de trois mois après l'abandon d'un projet d'aéroport.

L'opération de grande ampleur entamée vise à expulser toute personne n'ayant pas régularisé sa situation en déclarant de nouveaux projets agricoles individuels. La quasi-totalité des quelque 250 zadistes ne l'ont pas fait, préférant une gestion collective du territoire et la possibilité de réaliser des projets non agricoles.

Des affrontements ont éclaté une demi-heure après le début de l'opération entre zadistes et gendarmes. Une dizaine de tracteurs barraient la route, ainsi que des meules de foin et des poteaux électriques. En milieu de matinée, des engins de chantier sont arrivés. Un mirador et un chapiteau ont été détruits par deux pelleteuses.

Un peu plus tard, c'est le squat des « 100 noms » dont les habitants ont été expulsés. Un lieu de vie qui « portait un vrai projet agricole, un projet solide et pérenne », déplore L'Acipa, la principale association d'opposants à l'ex-projet d'aéroport, parlant de « ligne rouge franchie ».

Les gendarmes ont dû déloger plusieurs dizaines de personnes présentes pour s'opposer pacifiquement à la destruction du lieu. « Les " 100 noms " n'ont pas déposé de projet agricole », a déclaré la préfète, assurant aussi que seules les installations précaires seraient détruites et « rien qui soit en dur ».

« Au moins neuf lieux de vie collectifs ont péri, avec leurs divers habitats particuliers brisés, leurs ateliers en miettes, leurs jardins piétinés », a indiqué le mouvement d’occupation.

Selon un bilan du ministère français de l'Intérieur, 13 squats ont été démantelés et dix personnes expulsées. Sept personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Un gendarme a été légèrement blessé.

La journée s’est terminée par des tirs de grenades de gaz lacrymogène de la police après de longues heures de résistance des zadistes. Des opposants qui entendent « empêcher » les forces de l'ordre de poursuivre leur intervention et de « s'enraciner » sur les lieux. Ils appellent « tous ceux qui le peuvent à se rendre sur place dès l'aube » mardi « pour leur faire obstacle ».

Rfi

Invité par Conférence des évêques de France, lundi 9 avril 2018 au collège des Bernardins, Emmanuel Macron, dans un discours inédit, s'est livré à une longue réflexion sur la place de l’Eglise catholique au sein de la société, l'appelant à exprimer sa voix. Le chef de l'Etat a salué l'engagement des catholiques, qui a « fortifié la France ». Quitte à prêter le flanc sur sa conception de la laïcité.

Porté par la beauté des lieux de l’ancien couvent cistercien, le président Macron s’est livré à un exercice dans lequel il excelle, à la croisée du politique et de la philosophie, rythmé par des envolées lyriques mettant en avant son goût prononcé pour les questions métaphysiques et une solide culture humaniste d’inspiration chrétienne.

La question du sens, du bien commun, de l'aspiration de l'individu à la transcendance, une laïcité qui a pour fonction d’assurer la liberté religieuse et de conscience mais pas de déraciner la part sacrée qui peut nourrir le citoyen, c’est cette ligne étroite d’une laïcité refondée qu'a tenue pendant près d'une petite heure le chef de l'Etat français.

« Je suis, comme chef de l'Etat, garant de la liberté de croire et de ne pas croire. Mais je ne suis ni l'inventeur, ni le promoteur d'une religion d'Etat substituant à la transcendance divine un crédo républicain. » Et d'aller jusqu'à exprimer ce souhait : « Le lien entre l'Eglise et l'Etat s'est abîmé, il vous importe à vous comme à moi de le réparer. »

« Ce à quoi je veux vous appeler ce soir, c'est à vous engager politiquement »

En répondant à l'invitation de la Conférence des évêques et en s'exprimant ainsi au collège des Bernardins lundi soir, Emmanuel Macron a envoyé un message aux catholiques, notamment à l'évocation du sacrifice du gendarme Arnaud Beltrame. Il s'agissait même d'un long développement sur l'importance de la foi et sur leur engagement dans la société.

« Je sais que l'on a débattu, comme du sexe des anges, des racines chrétiennes de l'Europe, et que cette dénomination a été écartée par les parlementaires européens. Mais après tout, l'évidence historique se passe parfois de symboles. Et surtout, ce ne sont pas les racines qui nous importent, car elles peuvent aussi bien être mortes », estime le président.

« Ce qui importe, a-t-il poursuivi, c'est la sève. Et je suis convaincu que la sève catholique doit contribuer encore et toujours à faire vivre notre nation. » Le chef de l'Etat l'a répété plusieurs fois comment : « Ce à quoi je veux vous appeler ce soir, c'est à vous engager politiquement. » Un discours en rupture par rapport à son prédécesseur.

« Certains pourront considérer que de tels propos sont en infraction avec la laïcité »

Faisant l’éloge de « la part catholique de la France », Emmanuel Macron appelle l’Eglise à faire entendre sa voix sur des sujets où elle peut apparaître à contretemps. Il est allé jusqu'à toucher des sujets très polémiques, comme les questions de bioéthique, ou l’accueil des migrants, sur lequel le pape a développé une position très ouverte.

Emmanuel Macron est venu ouvrir une ère nouvelle entre l’Etat et l’Eglise, prenant tout de même clairement le risque d’ouvrir un nouveau front. Le chef de l'Etat s'est d'ailleurs interrogé en plein discours : « Certains pourront considérer que de tels propos sont en infraction avec la laïcité. Mais après tout, reconnaître les uns, ce n'est pas diminuer les autres. »

De fait, ses propos ont provoqué une levée de boucliers de la gauche, qui a dénoncé une mise en cause de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, mais aussi le dirigeant du mouvement La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, et celui de la formation Génération.s, Benoît Hamon, ont réagi via le réseau Twitter.

« Cette voix de l'Eglise, nous savons au fond vous et moi qu'elle ne peut être injonctive »

« Macron en plein délire métaphysique. On attend un président, on entend un sous-curé », a lancé Jean-Luc Mélenchon, alors que le socialiste Emmanuel Maurel l'a trouvé « plus chanoine de Latran que président de la République laïque ». Même Manuel Valls, qui s'est pourtant rapproché du parti présidentiel, a jugé bon de rappeler que « la laïcité, c'est la France et qu'elle n'a qu'un fondement, la loi de 1905 ».

De son côté, Benoît Hamon a posé la question de savoir si le lien « abimé » devait être « réparé lors de la révision des lois bioéthiques » au sujet de la procréation médicalement assistée (PMA). Mais concernant les sujets politiques délicats sur lesquels les catholiques ont des revendications, Emmanuel Macron n'avait finalement pas fait de concessions.

Concernant les migrants, il a réaffirmé le fondement de sa politique : un « humanisme réaliste ». Une manière d'adresser une fin de non recevoir à ceux qui demandent plus d'humanité dans l'accueil. Et sur la bioéthique, s'il a affirmé qu'il entendait l'Eglise sur les questions de filiation, « cette voix de l'Eglise, nous savons au fond vous et moi qu'elle ne peut être injonctive », a-t-il lancé.

RFI

Les propos d'Emmanuel Macron devant la conférence des évêques de France font polémique. A l'Assemblée nationale, l'opposition de gauche dénonce une atteinte à la laïcité. La droite parle elle de  chasse aux électeurs catholiques.

Les élus de La France insoumise se disent sidérés. Ils ont attaqué dès lundi soir Emmanuel Macron, l’accusant de mettre en danger la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Le député Eric Coquerel est inquiet :« Vous connaissez son côté monarque. Maintenant, il se prend pour le pape. Ça fait un peu beaucoup. Et là, le chef de l’Etat, à mon avis, met le doigt dans un engrenage qui est vraiment problématique ».

C’est une pente dangereuse aussi aux yeux du député socialiste François Pupponi : « Que le président de la République parle de 'liens abîmés' entre l’Etat et la religion catholique, c’est tout simplement sidérant depuis la loi de 1905. Les relations n’ont pas été abîmées, les liens ont été rompus ».

La droite, au contraire, salue les propos du chef de l’Etat. Philippe Gosselin ne voit aucune raison de polémiquer, même s’il s’amuse de l’attitude du président Macron :« Il dit et il réaffirme que les religions ont des choses à dire. C’est assez amusant de voir comment Jupiter s’estime peut-être au-dessus de Dieu, en distribuant les bons et les mauvais points. C’est le décalogue, peut-être, ou le droit canon à la mode élyséenne. Ça ne manque pas de sel ».

Pour le député Les Républicains, l’opération séduction d’Emmanuel Macron auprès des évêques français est aussi un moyen de gagner des points dans l’électorat catholique, en vue des prochaines élections européennes.

Marine Le Pen, de son côté, a estimé que le discours d'Emmanuel Macron visait à « anesthésier » les catholiques pour « changer » la loi de 1905 de séparation des cultes et de l'État. « Il s'agit, dans l'esprit du président de la République, d'anesthésier les catholiques pour pouvoir s'attaquer demain à la loi de 1905 », a déclaré sur RTL la présidente du Front national, qui se dit catholique mais refuse qu'on « touche » à la loi de 1905. « Tout cela vise en réalité à changer la loi de 1905 et je peux dire aux catholiques (que) ce ne sont pas eux qui seront les bénéficiaires de ce changement », a ajouté la finaliste de la dernière présidentielle.

RFI

mardi, 10 avril 2018 13:08

Présidentielle : Macky Sall remobilise ses troupes

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Le président de la coalition Benno bokk Yakkar, Macky Sall multiplie les audiences avec les différentes instances de la mouvance présidentielle afin d’apporter une réplique cinglante à l’opposition qui multiplie les assauts.

Ainsi, pour préparer ses troupes au combat qui sera après, le président Sall a reçu il y a de cela quelques jours la conférence des leaders de Benno bokk Yakkar pour échanger autour de la feuille de route pour la présidentielle de 2019, mais aussi sur la stratégie à mettre en place pour sortir victorieux.

Sans doute, la question du parrainage qui n’était pas encore adoptée par le chef de l’état et ses alliées. Alors que le débat fait rage coïncidant avec la condamnation de Khalifa Sall à cinq ans de prison, le chef de l’état a reçu les sages était conduite par le jallarbiste Yero Deh.

Les échanges se sont inscrits dans le même sens que ceux des leaders des partis de la mouvance présidentielle. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, le président Sall a reçu également les cadres de Benno sous la houlette du responsable socialiste, Alpha Baila Gueye.

Ils sont invités à la remobilisation des troupes pour gagner la bataille de l’opinion et la présidentielle de 2019.

D’après des sources, Macky Sall va recevoir les sous coalitions, notamment Macky 2012, les alliés non alignés et les jeunes de Benno bokk Yakkar les jours à venir. Ces derniers doivent jouer, pour lui, un rôle important dans la mobilisation des militants tout en étant le fer de lance de la coalition. Il s’’y ajoute la rencontre qu’il préside aujourd’hui au palais avec le secrétariat exécutif national de son parti.

En définitive, toutes ces rencontres s’inscrivent dans la dynamique d’armer et de remobiliser les responsables en vue de sa réélection en 2019.

L’As

Le jugement rendu contre Khalifa Sall, dans l’affaire dite de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, par le Tribunal de grande instance de Dakar statuant en matière correctionnelle, n’indiffère pas  l’Association internationale des maires francophones (Aimf). Se prononçant sur la peine de prison ferme de 05 ans infligée à l’édile de la capitale sénégalaise, les maires francophones ont dit prendre acte du verdict, non sans renouveler leur confiance à Khalifa Sall, secrétaire général de l’Aimf de surcroit.

 Le maire de Dakar, Khalifa Sall, peut continuer de compter sur le soutien inconditionnel de ses pairs francophones. Pour cause, malgré sa condamnation par la justice sénégalaise à 05 ans de prison ferme, dans l’affaire dite de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, l’Association internationale des maires francophones (Aimf) lui renouvelle sa  confiance. Près de 10 jours après le délibéré du juge Malick Lamotte er de sa Cour, les maires francophones (Aimf) se sont exprimés sur le jugement rendu. «Suite au verdict du 30 mars dernier, les membres du Bureau de l’Aimf réitèrent au Secrétaire Général de l’Association Khalifa Ababacar Sall leur soutien le plus total, leur haute considération et leur reconnaissance pour ses inestimables contributions à la promotion de la bonne gouvernance, de la décentralisation et du développement local au Sénégal, en Afrique et surtout dans le monde francophone», indique un document de Aimf  transmis à la presse.

Dans la foulée, les maires francophones ont dit regretter «la condamnation à 5 ans de prison prononcée à l’encontre de M. le Député-Maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall, Secrétaire général de l’Association».  Concernant de même le verdict, les pairs de Khalifa Sall ont dit prendre «acte du jugement rendu par la chambre correctionnelle spéciale du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Dakar, le 30 mars dernier ayant décidé la relaxe pour les délits d’association de malfaiteurs, de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux, et note qu’aucun preuve d’enrichissement personnel n’a été retenue ni la commission d’un acte de gestion administrative et financière dans un but d’intérêt personnel».

Rappelant pour finir les «inestimables contributions à la promotion de la bonne gouvernance, de la décentralisation et du développement local au Sénégal, en Afrique et surtout dans le monde francophone », du maire de Dakar, l’Aimf a exhorté les autorités judiciaires à veiller à ce qu’il bénéficie «de toutes les garanties prévues par les lois, règlements et textes internationaux dans l’exercice de son droit de recours contre cette décision». Parmi ces maires francophones signataires du document, on relève ceux de Paris, Abidjan, Kinshasa, Liège, Libreville, Bamako, Beyrouth, Casablanca, Genève…

Sudonline

La tension autour du projet de généralisation du système de parrainage à tous les candidats à l’élection présidentielle n’est pas partie pour baisser, en dépit de la disposition affichée par le régime à «dialoguer» avec l’opposition en vue de revoir à la baisse le pourcentage de signatures de 1% de l’électorat.  Interpellés hier, lundi 9 avril, dans la foulée du ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall qui avait esquissé les contours possibles d’un gentleman agreement  sur le pourcentage de parrains, le Professeur Issa Sall, député et leader du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur), Pape Médoune Sow, président des Cadres du Grand parti et Dr Cheikh Tidiane Seck, président de la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl) et membre du comité directeur du Pds, ont pratiquement réitéré la position de principe de leur formation politique. En rejetant sans fioritures la main tendue du chef de l’Etat qui serait disposé, selon certaines sources, à recevoir l’opposition pour une solution de sortie de crise.

PROFESSEUR ISSA SALL, DEPUTE ET LEADER DU PARTI DE L’UNITÉ ET DU RASSEMBLEMENT (PUR) : «Même avec deux signatures, nous ne sommes pas d’accord»

La diminution du nombre de signatures ne règle pas le parrainage. Nous demandons qu’il soit purement et simplement retiré pour les raisons suivantes : son inconstitutionnalité et sa faisabilité. Il n’y a pas d’arrangement que les gens peuvent faire car cette réforme est déjà anticonstitutionnelle. Si vous lisez l’article 103, il est mentionné que la forme républicaine de l’Etat, le mode d’élection, la durée et le nombre de mandats consécutifs du président de la République ne peuvent faire l’objet de révision. Alors que le fait de parler de parrainage entre dans le mode d’élection. Les gens sont en train de faire la distinction entre le mode d’élection et le scrutin, alors que c’est la même chose. C’est un tout parce que c’est un processus qui va des inscriptions au scrutin, même au-delà du scrutin, même du recours au niveau du Conseil constitutionnel. Rien que l’article 103 fait voir que cette mesure est anticonstitutionnelle. Donc, nous voulons qu’on le supprime tout simplement. Il n’y a pas à mettre 10% ou 20%. La Constitution dit que les candidats indépendants doivent être parrainés et les partis politiques ne doivent pas être parrainés. Ça, c’est la Constitution.

En plus, on ne peut pas attendre qu’on soit à quelques mois des élections pour tripatouiller la Constitution. Donc, pour nous, il s’agit de supprimer purement et simplement ce parrainage... Nous, ce que nous demandons, ce n’est pas une réduction des 1%, 2% ou la moitié ou encore 1/3 des signatures, mais simplement qu’on retire le parrainage pour la paix dans ce pays et qu’on aille aux élections. On aurait demandé à l’actuel chef de l’Etat cette affaire en 2012, mais il n’aurait même pas 5000 signatures. Donc, pourquoi veut-il demander 70000 signatures aux gens ? Ce n’est pas parce qu’il a peur d’être battu qu’il doit le faire. Il faut qu’on parte sur le même pied, nous tous, et que le meilleur gagne. De toutes les façons, le Bon Dieu, lui, il a déjà ses résultats. Il (Macky-ndlr) aurait mis 100 000 ou 200 000 signatures, les gens l’auront. Nous, on avait 155 000 voix aux législatives, on aurait pu redoubler d’effort et avoir même deux fois plus que ça. Mais, c’est une question de principe, c’est pourquoi même avec deux signatures, nous ne sommes pas d’accord.

PAPE MÉDOUNE SOW, PRÉSIDENT DES CADRES DU GRAND PARTI : «Au niveau du Grand parti, on n’est pas disposé à dialoguer…»

«Nous, au niveau du Grand parti, on n’est pas disposé à dialoguer dans l’application du parrainage tel qu’il est défini actuellement pour la prochaine élection présidentielle. Il n’en est pas question. Les gens ont déjà commencé à travailler leur stratégie pour cette prochaine présidentielle prévue dans dix mois et on ne peut pas accepter qu’on change de règles du jeu. Le régime en place avait toute la latitude de proposer ce changement, lors des réformes constitutionnelles de 2016. Il a préféré attendre après les législatives du 30 juillet dernier parce qu’il prévoyait d’inciter la multiplication des listes afin de remporter cette élection à un seul tour. Maintenant, comme on va vers une élection à deux tours, le régime veut maximiser ses chances en jouant sur le nombre de candidatures, à travers le système de parrainage.   

L’opposition n’a jamais refusé de dialoguer avec qui que ce soit. Cependant, on voudrait que le dialogue soit sincère. Que les décisions qui vont être prises soient appliquées afin que ce ne soit pas la volonté d’une seule personne, en l’occurrence le président de la République qui impose ce qu’il veut aux autres. On a tous vu ce qui s’est passé lors des dernières concertations autour du processus électoral auxquelles nous n’avons pas pris part. Le président de la République a tranché en faveur du parrainage alors que tout le monde était contre ce parrainage, à part les représentants du pouvoir. On a également vu que le bulletin unique que tout le monde avait approuvé, sauf les représentants du pouvoir, a été mis de côté. Ensuite, ce qu’on est en train de faire implique un tripatouillage de la Constitution. Comment dans un environnement de suspicion par rapport à tout ce qui a été fait lors des dernières élections législatives, on veut se permettre encore une fois de plus de toucher la Constitution, à dix mois de l’élection présidentielle. Si vous regardez dans l’acte du projet de loi envoyé à l’Assemblée nationale même, il n’a pas fait état d’un dialogue. Est-ce qu’il ne fallait pas au préalable échanger sur ce texte avec toutes les parties prenantes du processus électoral avant de le soumettre à l’Assemblée nationale, vu que ce qu’ils (Macky Sall et ses alliés-ndlr) veulent modifier ne concerne pas le président de la République mais le candidat qui va à l’élection. Parce qu’en 2019, l’élection ne concernera pas le président de la République mais plutôt le président du parti au pouvoir.

Pis encore, dans le projet de loi envoyé à l’Assemblée nationale, on demande la signature d’un pourcentage du fichier électoral et, en même temps, on dit qu’une personne ne peut parrainer qu’un seul candidat. Sur le plan juridique, le parrainage n’est pas pris en charge par les articles 3 et 4 de la Constitution mais par l’article 29. Cela démontre que c’est une exception. Le régime en place veut prendre le parrainage qui est une exception au niveau de la Constitution pour en faire une règle générale.

DR CHEIKH TIDIANE SECK, PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DES CADRES LIBÉRAUX (FNCL) ET MEMBRE DU COMITÉ DIRECTEUR DU PDS : «Il n’est pas question pour nous de dialoguer sur le parrainage»

La position de principe du Parti démocratique sénégalais, c’est de rejeter tout ce qui est parrainage et tout ce qui est sorti des négociations autour du dialogue dit politique et de poser le débat sur le processus électoral dans son ensemble. Nous rejetons le parrainage, y compris le taux de 1% et même de 0.5%. Cela ne nous intéresse pas. Nous ne pouvons pas accepter qu’on tripatouille la Constitution à la veille de l’élection présidentielle. L’opposition, dans le cadre de l’Initiative pour des élections démocratiques (Ied), a adressé une correspondance au président de la République, il y a de cela six mois pour demander à le rencontrer autour de huit points mais le chef de l’Etat est resté silencieux et n’a pas, jusqu’à l’heure où je vous parle, voulu répondre à cette lettre.

Maintenant, s’il est dans les dispositions de rencontrer l’opposition, il sait comment faire pour y parvenir. Cependant, je précise seulement que nous, partis de l’opposition réunis autour de l’Ied, avons toujours été dans les dispositions pour discuter autour du processus électoral. Pour autant, il n’est pas question pour nous de dialoguer sur le parrainage. Nous rejetons tout simplement ce système, nous ne pouvons pas accepter qu’à la veille de l’élection présidentielle, on retouche les règles du jeu en apportant des modifications au Code électoral et à la Constitution sans qu’il ait au préalable un large consensus des acteurs. Nous sommes disposés à négocier avec le président de la République sur les huit points concernant le processus électoral mais pas sur le parrainage.

Sudonline

« RELIGION, SPIRITUALITÉ ET PENSÉE AFRICAINES », PAR DOMINIQUE ZAHAN NOTE DU PHILOSOPHE ET ANTHROPOLOQUE LOUIS-VINCENT THOMAS

Un article d'autorité  à lire. P B CISSOKO


« RELIGION, SPIRITUALITÉ ET PENSÉE AFRICAINES », PAR DOMINIQUE ZAHAN
NOTE DU PHILOSOPHE ET ANTHROPOLOQUE LOUIS-VINCENT THOMAS
(Éditions, Payot, Paris, 1970)


Zahan titulaire de la chaire ethnologie et de sociologie africaines l'Université de Paris-V (Sciences humaines Sorbonne), reste un des meilleurs connaisseurs actuels des religions négro-africaines traditionnelles. Spécialisé tout particulièrement dans étude des Bambara auxquels il a déjà consacré deux remarquables ouvrages qui font autorité (Sociétés d'initiation bambara : Le N'domo, le Koré, Mouton, 1960 ; La dialectique du verbe chez les Bambara, Mouton 1963) et des populations maliennes (Mosi Dogo), il nous livre avec le présent ouvrage sa première synthèse articulée autour des trois pôles majeurs de l'âme noire : religion, spiritualité, pensée africaine. Sujet difficile s'il en est un, non seule ment parce que l'on se heurte à l'étonnante diversité des croyances, à la multiplicité des rites et des pratiques, mais encore et surtout parce que l'Auteur s'efforce d'appréhender « du dedans » une réalité complexe, profonde, malaisément saisissable et on ne livre qu'avec réticence surtout à l'observateur occidental. Précisément si Dominique Zahan parvient nous donner une anthropologie voire une théologie africaine, c'est parce qu'il attache moins aux éléments ou aux produits qu'inventorie habituellement le chercheur africaniste qu'à l'attitude de l'homme noir face au numineux et à l'univers au sein duquel il inscrit son action : telle est originalité principale de ce remarquable ouvrage. En s'appuyant sur sa propre expérience et des lectures riches et variées, l'Auteur ne veut pas faire œuvre d'érudition mais plutôt s'efforce de « pénétrer en profondeur dans l'âme noire afin découvrir le principe animateur de vie » (page14) ; c'est en tout cas par ce biais que l'on parvient plus aisément à la compréhension de l'« Universel africain ».


Un tel projet suppose, au préalable, une mise en situation de homme noir, « microcosme où aboutissent, invisibles, innombrables fils qui tissent les choses et les êtres entre eux, en vertu des règles de correspondance fournies par les catégories et les classifications. Il est pas le « Roi » de la création, mais plutôt l'élément central d'un système auquel il imprime une orientation centripète » (page 16). Les rapports de homme à Dieu et aux « esprits subalternes » que fondent les mythes et que révèlent les pratiques, puis au monde, sorte de tissu de signifiants, de locuteur privilégie,́ nous sont rappelés avec finesse Là encore ce qui frappe est la modestie des apparences : « Des petits amas de sable et de terre, des cônes en pise,́ se distinguant souvent peine des autres éléments d'un décor désordonne,́ des pierres des arbustes et des arbres, tels sont les autels sur lesquels des milliers de victimes ont expiré depuis des générations, en imprimant à leur sang, dans un dernier sursaut de vie, le rythme qui ouvre au fidèle la porte de Invisible » (page 61).

C'est également ce primat de intériorité qui apparaît dans les formes supérieures de initiation : par le médias de la connaissance et des épreuves le sujet se dépasse, tait en lui l'ancienne personnalité (il y a là une mise à mort symbolique suivie une renaissance rituelle) et accède à l'union en Dieu. Ainsi comprise, la voie mystique du Koré, revêt son plein sens. « Elle est une ascension vers le ''mariage'' et l'union intime avec Dieu ; elle est une échelle permettant de monter jusqu'à l'être divin. Plus on s y élève plus profonde est l'union avec l'être convoite »́ (page 218). Mais ce mysticisme rien de l'évanouissement dans la transcendance ; jamais il ne coupe homme du milieu qui est le sien, jamais il ne l'éloigne de ses occupations habituelles ; bien au contraire, il lui permet « de se réaliser plus pleinement dans son activité quotidienne ». En fait, l'état de béatitude, « les moments de communication de homme avec l'invisible sont, semble-t-il, tout aussi naturels et conformes aux fonctions de la vie que tout autre genre activité » (p. 196). Ce souci de la réalité quotidienne, quête à la fois de la certitude et de la paix, maintien de ordre (garanti par les ancêtres) et désir de réussite transparaît dans certaines pratiques : l'art de la divination (« les messagers de l'inconnu » : devins interprètes et devins messagers (p. 129-43), le recours aux magiciens (nyctosophes et guérisseurs, (p.144-70). Qu'on ne s'étonne pas par ailleurs, si le contenu de la déontologie reste en étroit rapport au « metier » : ainsi l'homme chez le Bambara, « recoit sa définition sociale et éthique par rapport au métier qu'il exerce, ou aux matières qu'il manipule » (p. 187). Un des traits les plus typiques de la pensée négro-africaine est bien, en effet l'amour de la vie ; d'où le respect pour la femme « donneuse de vie et de nourriture », d'où la richesse des mythes justifiant l'apparition de la mort (p. 62-86 ; le chapitre de loin le plus original du livre), d'où les rites et leur symbolique niant la mort comme destruction pour ne plus y voir qu'un passage...


Un mot enfin pourrait résumer la spiritualité africaine : la maîtrise de soi, clef de voûte de toute l'architecture religieuse du Noir singulièrement lors de l'initiation et dont le silence constitue l'un des aspects le plus typique (p. 175). Ce pouvoir sur soi source principale de l'estime de soi : de la dignité.

« Ce légitime orgueil est la ''foi'' très vive dans la valeur de l'homme, la conscience aussi de la supériorité de l'être humain par rapport au reste de la création ; il est ce quelque chose qui explique, au moins en partie, non seulement le penchant du Noir pour le sacrifice sanglant, mais surtout le sacrifice de soi dont la forme la plus subtile apparaît dans la mystique, lors du don de soi de l'adepte devenu épouse « de Dieu » (p. 239).


Il était difficile d'en dire d'avantage dans un cadre aussi restreint. Déplorant cependant que Dominique Zahan ne dégage pas suffisamment la signification profonde des rites comme le fait par exemple V. W. Turner ou la portée exacte des symboles comme le réalise Luc de Heusch.


La perspective anthropologique ne devrait pas non plus se priver de l'apport si enrichissant de la psychanalyse (il y a pourtant beaucoup de choses stimulantes dans l'Œdipe africain de M. C. et ED. Ortigues jamais cité) ; pas plus qu'il ne devrait négliger la place qu'il revient à la sociologie (rôle des structures politiques ; importance des tensions, des déséquilibres ; primat de la formation sociale au sens marxiste du terme). Si la religion est l'instance dominante en Afrique, n'oublions pas, pour reprendre le langage d'Althusser, que l'économique (mode de reproduction) reste déterminant en dernier ressort. Dire que le Noir est incurablement religieux est une affirmation que gagnerait sans aucun doute à être nuancée ; oublier pourquoi il l'est reste une position mutilante. Certes tel n'était pas le projet de D. Zahan ; disons seulement qu'il nous a présenté avec beaucoup de talent et de perspicacité un volet de la réalité et nul avant lui ne l'avait fait avec autant de réussite ; mais en oubliant de nous dire que ce n'est qu'un volet, il risque d'égarer un lecteur non averti. Ainsi une autre lecture de l'âme africaine reste possible et souhaitable.

 

Pape Bakary CISSOKO Philosophe et animateur de cafés philos (Tahiti, Besançon, Belfort, etc)   y sera sur invitation de Alain ROULOS que je remercie d'ailleurs.

CAFE THEO du 11 avril 2018- Paris 13-Cité U-Les religions de l'ombre : vaudou, sorcellerie, satanisme.
Animé par Jean-Luc Berlet, docteur en philosophie
Entrée libre
Mercredi 11 Avril 2018, 19h30


Café-Théo


Espace Barrault, 98 rue Barrault, 75013 Paris (Métro Cité Universitaire)
Les religions de l'ombre : vaudou, sorcellerie, satanisme.
Animé par Jean-Luc Berlet, docteur en philosophie

Entrée libre, café/thé offert, libre participation


C'est quoi un café théo


« Le café-théo est de même nature que le café-philo, ce n'est donc pas une réunion universitaire ni confessionnelle, juste une soirée à thème particulier
ouverte à tous dans la cordialité ! Et pas de point de suspension, ni d'interrogation à l'intitulé de cet exposé débat dans l'esprit des nouvelles
pratiques philosophiques. Il ne s'agit ni d'affirmer, ni de nier ou de douter,
chacun est libre ! Osez penser par vous-mêmes !

Osez Philosopher !

Osez sortir des carcans académiques et du prêt-à-penser médiatique!
Osez sortir de la bienséance et de la bienpensance !
Osez discuter l'état "indiscutable" du monde !
Osez sortir du consentement !
Soyez curieux et venez interroger notre époque avec les philosophes, auteurs, penseurs du temps présent.
»

Jean-Luc BERLET Le Complexe de Dieu La Révolte métaphysique en Occident


« Etre homme, c'est tendre à être Dieu », écrit Sartre. Depuis l'humanisme séculier du XVIe siècle, la pensée athée n'a cessé de tendre vers cette idée que l'homme doit rejeter son statut de créature pour procéder à son autodivinisation. Obsédé par le désir de renverser le Dieu tyrannique de sa tradition monothéiste, l'homme moderne ne célèbre sa Mort que pour mieux s'élever sur Son trône vacant.

Cette pulsion qui obsède et tourmente l'Occident constitue le « complexe de Dieu ». Dionysos, Prométhée et Lucifer sont ses trois emblèmes : Dionysos, figure de référence de Nietzsche, incarne le désir de puissance créatrice illimitée ; Prométhée, héros de Marx, incarne le défi lancé au Créateur au nom de la justice ; Lucifer, auquel font allusion certains poètes romantiques, incarne la pure violence destructrice.

Aujourd'hui, l'aspiration de l'homme à la maîtrise totale du monde et à l'absolutisation de ses désirs s'incarne principalement dans la saturation technologique et dans l'omnipotence de l'Argent. Mais paradoxalement, c'est aussi là que, tel le monstre de Frankenstein, le rêve de divinisation de l'homme lui échappe en lui confisquant sa liberté et sa créativité.
Jean-Luc Berlet est docteur en philosophie et anime, à Paris, un café philosophique.

Du même auteur

Le syndrome de Kierkegaard est un essai libre de Jean- Luc Berlet, consacré à l'un de ses penseurs de prédilection, le Danois Seren Kierkegaard (1813-1855). Ce syndrome dont il est question, tel que défini par l'auteur, pourrait être conçu comme la tension qui résulte de l'impossible choix entre l'amour de la femme et l'amour de Dieu. Kierkegaard renonça en effet à l'amour charnel de la femme au profit d'une vie ascétique consacrée à I écriture et à la réflexion sur l'Amour.


A plus grande échelle ce syndrome pourrait être compris comme l'abandon du temporel au profit d'un idéal spirituel Et les regrets qui en découlent. En effet, comme nombre de contemporains opérant ce type de choix, Kierkegaard connut bien des tourments. Ces affres permirent néanmoins à Kierkegaard de développer une conception de l'Amour et du Divin d'une grande originalité qu'il est bon de redécouvrir dans notre époque marquée par le consumérisme sentimental.


Tout au long des quatorze chapitres qui jalonnent cet ouvrage, Jean-Luc Berlet retrace le parcours littéraire de ce philosophe danois considéré par beaucoup comme le père de l'existentialisme, brossant ici un tableau complet de son énigmatique personnalité. En outre, chaque chapitre est accompagné d'un code QR, donnant chacun actes à une vidéo en ligne où Jean - Luc Berlet approfondit son développement et fournit des clefs de lecture pour une meilleure compréhension de l'oeuvre de Kierkegaard.


Sommaire
• L'ESPION DE DIEU
• LA PUTAIN DU DIABLE
• LE COMPLEXE D'ABRAHAM
• UN SOCRATE POUR JEUNES FEMMES
• LE DON GIOVANNI DE MOZART
• LE PORTE-PLUME DE JESUS
• REGINE OLSEN
• PENSER LE MAL D'AMOUR
• LA PROSTITUE DE DIEU
• UNE THEOLOGIE "VENUSIENNE"

PROCHAINES RENCONTRES


Jeudi 12 avril 2018, 17H45
Ciné-débat, place des fêtes Paris 19è
THÈME : POURQUOI CHOISIR LE CIEL ? - COMMENT ÉVITER LA RADICALISATION ?
Invité: Vincent de Gaulejac

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