Placée entre deux réunions européennes consacrées à cet épineux dossier et à quelques heures d'une vive polémique opposant le nouveau ministre de l'Intérieur italien au président français, nul doute que la question des migrants sera au cœur de la discussion entre le pape François et Emmanuel Macron. D'ailleurs, le président français a pris soin de « déminer » le terrain puisqu'il a commencé sa journée à Rome par un petit déjeuner avec la communauté Sant'Egidio, ONG catholique de 60 000 membres, présente dans 70 pays et très en pointe sur le sujet. Son fondateur, l'historien Andrea Riccardi, est l'un des conseilleurs influents du pape François.

Lire aussi notre entretien avec Andrea Riccardi

François a été le premier leader à mettre le sujet des migrants sur la place publique, jalonnant son pontificat de gestes forts – déplacements à Lampedusa, à Ciudad Juárez, à Lesbos, accueil de réfugiés musulmans au Vatican... Dès 2014, à Strasbourg, ce pape qui se bat pour « construire des ponts » face à « ceux qui élèvent des murs » exhorte les parlementaires européens à ce que « la Méditerranée ne devienne pas un grand cimetière ». En 2015, dans son encyclique fondatrice Laudato si', dénonçant la « culture du déchet » qui caractérise nos sociétés prédatrices, il écrit : « Le manque de réaction face à ces drames de nos frères et sœurs est un signe de la perte de ce sens de responsabilité à l'égard de nos semblables, sur lequel se fonde toute société civile. »
« Accueillir, protéger, promouvoir, intégrer »

Le 15 août 2017, le souverain pontife interpelle le monde pour que la « sécurité personnelle » des migrants passe « avant la sécurité nationale », avant de tempérer le propos en s'en remettant à « la prudence » des gouvernants. François a de nouveau employé ce mot très récemment, le 21 juin, dans l'avion qui le ramenait de Genève, parlant aussi d'un « plan serein pour les réfugiés » en soulignant qu'« un pays doit accueillir autant de réfugiés qu'il le peut, qu'il peut intégrer et éduquer ». « Le pape François, rappelle Mgr Bruno-Marie Duffé, secrétaire du dicastère sur le développement humain intégral au Vatican, s'en tient à son texte publié le 1er janvier dernier pour la Journée mondiale de la paix et intitulé « Migrants, chercheurs de paix ». Pour lui, le rôle des États tient en quatre verbes : accueillir, protéger, promouvoir, intégrer.

Avec les discussions sur le projet de loi asile et immigration – actuellement devant le Sénat – et les pérégrinations médiatisées de l'Aquarius, Emmanuel Macron est mis sous pression sur ce dossier, en particulier de la part de l'épiscopat français, comme s'en est fait récemment l'écho dans nos colonnes Mgr Benoist de Sinety, vicaire général du diocèse de Paris. Le pape François, grand allié d'Angela Merkel, va-t-il « sermonner » le président français sur cette question ?
« Un messager »

« Le pape ne fait pas la leçon, il n'est pas dans cette posture, assure Mgr Duffé. Il dit tranquillement ses convictions, sa sensibilité profonde sur le sujet, notamment parce qu'il est lui-même petit-fils de migrants, mais surtout parce qu'il a la conviction depuis longtemps qu'il s'agit d'un enjeu majeur pour la planète. Il ne cesse de répéter aux gouvernants : Ne faites pas seulement des migrants des assistés, mais aussi des acteurs. Et il voit bien que les discussions politiques tournent plus à la restriction et au contrôle qu'à l'accueil. Le pape est très préoccupé par l'impossible consensus européen sur la question. »

Dans ce contexte, constate le prélat français, « vu les positions tranchées au sein de l'Union européenne » et « la situation politique italienne, comme allemande, qui ne simplifie pas les choses », Emmanuel Macron « peut devenir un interlocuteur privilégié, voire un messager pour le pape ». Voilà un positionnement qui serait on ne peut plus jésuite, puisqu'Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus, enjoignait à ses compagnons d'influencer les puissants… Las, sur ces questions, le spirituel, l'humanitaire et le politique, gestionnaire de son pays, comptable de l'ordre public et soumis aux mouvements de l'opinion publique, ont du mal à s'accorder.

Le Point.fr

Deux des personnes grièvement blessées samedi 23 juin dans l’explosion du meeting du président Mnangagwa à Bulawayo sont décédées. Perence Shiri, ministre de l'Agriculture et ancien chef de l’armée de l’air, prévient que les coupables, qu’il a qualifiés de « terroristes », sont en train de « jouer avec le feu ». Le maréchal n'a nommé personne, mais beaucoup de Zimbabwéens croient qu'il visait des rivaux au sein du parti au pouvoir, la Zanu-PF.

Qui est derrière l'explosion lors du meeting de samedi à Bulawayo ? Plusieurs thèses circulent.

Zenzele Ndebele, directeur de Cite, une ONG de Bulawayo, se trouvait sur les lieux de l’explosion samedi. Il contextualise les propos de Perence Shiri dans cette période post-Mugabe qui vient de s'ouvrir.

« L’ancien maréchal fait partie de la faction pro-Mnangagwa. C’est l’un des militaires qui ont participé au coup d’État qui l’ont porté au pouvoir. Il siège au gouvernement. Tout indique que sa mise en garde est destinée à ses anciens collègues, à ceux qui soutiennent Robert Mugabe encore aujourd'hui. Ils n’acceptent toujours pas, de toute évidence, sa mise à l’écart. On sait que quelques-uns d'entre eux ont lancé leur propre parti politique, le Front patriotique national, qui participera aux élections à la fin juillet. Dans ses rangs, on trouve l’ancien ministre Jonathan Moyo, un pro-Mugabe, qui a déjà déclaré que le "sang coulerait" au Zimbabwe si la communauté internationale n’intervenait pas pour se débarrasser de Mnangagwa. Ces gens-là sont encore très amers », confie-t-il à RFI.

Pour le président Mnangagwa - qui a succédé à Robert Mugabe en novembre à la faveur d’un coup d’État - l’affaire est également entendue. L’attentat de Bulawayo le visait lui. Et lorsqu’il déclare savoir qui est à l’origine de cette tentative d’assassinat, beaucoup de Zimbabwéens pensent aux nostalgiques de l’ère Mugabe.

« Le président s’est contenté de dire qu’il sait qui sont ses ennemis, il a expliqué qu’il n’avait pas l’intention de déclarer l’état d’urgence. Et cela me semble peu probable parce que le président veut que les élections se déroulent bien à tout prix, d’autant plus qu’il s’attend à gagner ! Il fera tout pour que tout se passe bien », analyse encore Zenzele Ndebele.

C’est aussi pour cela que le Zimbabwe a déroulé le tapis rouge pour les missions d’observation électorale. Pour l’instant, rien de moins que 46 missions sont attendues à l’occasion des élections présidentielle et législatives du 30 juillet. Pour le président Mnangagwa, une campagne électorale digne de ce nom est encore la meilleure façon pour lui de valider, non pas son arrivée, mais son maintien au pouvoir.

D'autres thèses circulent concernant les auteurs de cette attaque : celle d'une éventuelle vengeance contre l'actuel président pour son rôle dans les massacres du Matabéléland dans les années 1980. Autre hypothèse : celle d'une action programmée par son contre camp pour justifier par exemple une reprise en main de l'appareil sécuritaire.

Par RFI

Emmanuel Macron se rend à Rome pour une visite officielle au Vatican, mardi 26 juin. Le président de la République va rencontrer le pape François en audience privée. Mais il va aussi prendre possession de son titre de « premier et unique chanoine honoraire de l’archibasilique majeure de Saint-Jean-de-Latran », héritage d'une tradition historique.
Le titre de « premier et unique chanoine honoraire de l’archibasilique majeure de Saint-Jean-de-Latran » est avant tout honorifique. Il revient aux rois de France depuis Henri IV comme remerciement pour le don au Saint-Siège de l’abbaye de Clairac, dans le Lot-et-Garonne.

La tradition a perduré jusqu’à nos jours. Les présidents de la République française sont tous chanoines de Latran. Certains choisissent de venir prendre possession de leur titre, comme le général de Gaulle ou Jacques Chirac. D’autres, à l'instar de François Mitterrand ou François Hollande, ne le font pas.

Monseigneur Rougé, ancien directeur du service pastoral d’études politiques et prochain évêque des Hauts-de-Seine, se réjouit qu’Emmanuel Macron vienne recevoir ce titre. « Le fait de lerecevoir sobrement et simplement est une manière d’accueillir une histoire qui fait partie de la vie d’aujourd’hui où la France, comme le disait Emmanuel Macron aux Bernardins, a peut-être des racines mais aussi une sève chrétienne », estime-t-il.

Réparer le « lien abîmé »

Le président de la République a en effet prononcé un discours important devant la conférence des Evêques au Collège des Bernardins en avril dernier. S'adressant aux catholiques de France, il leur a dit : « Le lien entre l’Eglise et l’Etat s’est abîmé, il nous importe de le réparer. Pour cela, il n’est pas d’autre moyen qu’un dialogue en vérité. Ce dialogue est indispensable et si je devais résumer mon point de vue, je dirais qu’une Eglise prétendant se désintéresser des questions temporelles n’irait pas au bout de sa vocation et qu’un président de la République prétendant se désintéresser de l’Eglise et des catholiques manquerait à son devoir ».

Ces propos ont fait polémiques, car certains y ont vu une atteinte à la laïcité. Bruno Cautrès, politologue du centre de recherche politique de Science Po, explique pourquoi ce sujet est si sensible en France : « On peut voir qu’Emmanuel Macron prête beaucoup d’attention à montrer qu’il lui tient à cœur [d'avoir] des bonnes relations entre la France et l’Eglise catholique. Ca pose toujours la question de cette tension : peut-on être un chef d’un Etat laïc et en même temps entretenir des rapports avec les Eglises ? ».

Des convergences avec le pape ?

Dans l’entourage du chef de l’Etat, on assume totalement ce message aux catholiques et on explique qu’Emmanuel Macron a voulu réaffirmer l’importance de leur contribution dans la vie publique, les inviter à s’engager. La notion d’engagement, c’est un point de convergence avec le pape François. Les deux hommes ont une autre chose en commun : une éducation jésuite. Emmanuel Macron, qui a été baptisé à 12 ans à sa demande, a étudié au lycée La Providence à Amiens.

Quant au titre de chanoine de Latran, le président de la République n’a pas hésité à choisir de le recevoir. Pourtant, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, estime que cela ne va pas forcément de soi. « Pourquoi ni François Mitterrand, ni François Hollande n’ont pas été cherchés ce titre ? Tout simplement parce qu’ils avaient le souci de rappeler que nous sommes une République laïque et de ne pas donner le sentiment qu’il y a un lien particulier établi entre l’Eglise catholique et l’Etat français », explique-t-il.

La comparaison avec Nicolas Sarkozy

Emmanuel Macron doit donc prendre des précautions lors de cette visite. D’autant plus que le dernier président qui est allé recevoir son titre de chanoine de Latran, Nicolas Sarkozy, avait provoqué beaucoup de remous avec le discours prononcé à Rome. « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé même s’il est important qu’il s’en approche parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance », avait-il déclaré.

A l’Elysée, on s’attendait à la comparaison avec Nicolas Sarkozy et on explique que les deux démarches n’ont rien à voir. Emmanuel Macron a d’ailleurs choisi de ne pas prononcer pas de discours au Latran. Le meilleur moyen pour éviter de prêter le flanc aux critiques.

LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

Le Nigeria affronte l'Argentine mardi 26 juin à Saint-Pétersbourg dans un des chocs les plus attendus du premier tour de la Coupe du monde 2018. En cas de victoire, les « Super Eagles » assureraient leur billet pour les huitièmes de finale et élimineraient les vice-champions du monde. Mais au-delà, ils pourraient aussi précipiter la retraite internationale d'un Lionel Messi méconnaissable qui, à 31 ans, ne paraît plus vraiment motivé par l'équipe d'Argentine.

De notre envoyé spécial à Saint-Pétersbourg,

Le Nigeria est depuis plus de vingt ans un adversaire de prédilection pour l’Argentine. En 1996, les « Super Eagles » avaient certes battu en finale du tournoi olympique les Argentins. Mais ces derniers avaient pris leur revanche douze ans plus tard, à Pékin, de la main d'un certain Lionel Messi...

En Coupe du monde, les deux équipes ne se quittent pratiquement plus depuis le Mondial 1994 aux Etats-Unis. Les Nigérians ont en effet croisé le chemin des Argentins en 2002, en 2010 et en 2014, dans des duels à chaque fois favorables aux Sud-Américains.

Le 25 juin 1994, à Boston, les Nigérians avaient même été les témoins privilégiés du dernier match de Diego Maradona en Coupe du monde, en tant que joueur... Ce jour-là, les Argentins, vainqueurs (2-1), avaient vu leur idole subir un contrôle anti-dopage à l'issue du match, contrôle positif à l'éphédrine qui allait marquer une triste issue pour la carrière internationale du « Pibe de Oro »...

L’Argentine au bord de la bérézina

Le match que Nigérians et Argentins livreront ce mardi 26 juin restera-t-il lui aussi dans l'histoire ? Assurément, surtout si les « Super Eagles » dominent leurs adversaires et précipitent l'élimination de l'Argentine. Une équipe ciel et blanc en perdition depuis le début de cette Coupe du monde 2018.

Tenue en échec 1-1 par des valeureux Islandais qui faisaient leurs débuts en phase finale, lourdement battue par la Croatie (3-0), l'armada du Rio de la Plata sombrerait dans une grave crise aux conséquences incertaines. Enjeu de querelles politiques (le président de la fédération, Claudio Tapia, successeur du tout-puissant Julio Grondona qui la dirigea d'une main de fer pendant 35 ans jusqu'à sa mort en 2014, est fortement contesté), l'équipe nationale est aussi le théâtre de conflits générationnels. Le sélectionneur Jorge Sampaoli doit faire face en outre à une violente opposition d'une partie de la presse. Le tout sous le regard consterné de dizaines de milliers de supporteurs qui ont fait le voyage jusqu'en Russie et qui voient leur rêve tourner au vaudeville...

« Ça a été une semaine difficile... Mais je ne veux pas penser à autre chose que le match contre le Nigeria, a assuré Jorge Sampaoli, en conférence de presse. Il faut travailler dans la réalité. Je suis persuadé que l'Argentine a de très sérieuses raisons de se qualifier. Il y a un monde virtuel qui te transforme en délinquant quand tu perds un match. Je ne veux pas faire partie de ce monde-là... »

Messi comme Maradona ?

Ce supporter nigérian est au micro de notre correspondant à Moscou: «Leo et moi on a le même nom, mais je vais devoir soutenir mon pays ! Car mon pays est toujours premier dans mon cœur ! J’aime Leo Messi, mais j’y peux rien, je suis pour le Nigeria...» 26/06/2018 - par Daniel Vallot Écouter

Et Lionel Messi dans tout ça ? Le capitaine argentin, qui venait de remporter un nouveau Soulier d'or quelques semaines plus tôt, trophée qui l'accrédite comme  meilleur buteur des championnats du monde entier, n'a toujours pas inscrit un but durant cette édition. Sa meilleure occasion, un penalty face à l'Islande, n'a pas trouvé le chemin des filets. Et depuis, l'homme aux cinq Ballons d'or semble étrangement absent, enfermé dans son mutisme, ne quittant sa chambre que pour s'entraîner ou pour prendre ses repas.

Dimanche, à l'occasion de son 31e anniversaire, Lionel Messi a enfin souri, il a soufflé les bougies sous les acclamations de ses coéquipiers. Et ce mardi, son épouse Antonella et ses trois enfants seront à Saint-Pétersbourg pour le soutenir durant ce match si important. La presse argentine affirme également que le capitaine aurait participé à une importante réunion avec les cadres de l'équipe, le staff technique et le président de la fédération pour demander un retour aux schémas habituels et la titularisation des joueurs confirmés... Une manière de signifier au sélectionneur Jorge Sampaoli que les errements tactiques qu'il a tenté d'imposer depuis un an et les changements de joueurs doivent cesser...

Ce retour aux sources pourrait être la dernière chance pour un des plus grands joueurs de l'histoire de soulever la Coupe du monde. Les Nigérians seront-ils la victime expiatoire de la renaissance argentine en cette Coupe du monde ? Ou précipiteront-ils la retraite internationale de Lionel Messi, 24 ans presque jour pour jour après avoir vu celle de Diego Maradona ? « Je n’y avais même pas pensé, a réagi le défenseur nigérian Brian Idowu, à la veille de la rencontre. Ce sera quelque part notre objectif, le fait que ce soit son dernier match de Coupe du monde. Même si nous adorons voir Messi jouer, c’est contre nous qu’il va le faire. Et il n’y a donc qu’une seule option pour nous : qu’il dispute sa dernière rencontre, ici, à Saint-Pétersbourg. »

REUTERS/Matthew Childs

Le Maroc a terminé son Mondial 2018 avec un nul face à l’Espagne lundi 25 juin à Kaliningrad (2-2). Les Lions de l’Atlas ont sauvé l'honneur après les deux premières défaites face à l’Iran et au Portugal. Khaled Boutaïb a inscrit le premier but de la sélection depuis vingt ans en Coupe du monde. Réactions.
De notre envoyé spécial à Kaliningrad

Déjà en souffrance pour battre l'Iran (1-0), l'Espagne a failli cette fois-ci se faire surprendre par le Maroc, qui sauve toutefois son honneur avec ce nul au goût amer.

Car si Isco avait réussi à répondre (19e) à l'ouverture du score de Khalid Boutaïb (14e), l'entrant Youssef En-Nesyri pensait avoir sanctionné la trop grande passivité de la défense espagnole (81e). Mais Iago Aspas a finalement vu son but égalisateur en toute fin match être validé par l'assistance vidéo alors qu’il avait été signalé hors-jeu dans un premier temps (90e+1).

« Le VAR, ce n’est pas pour les petites équipes »

Et cette fameuse assistance vidéo (VAR) restera comme un vrai cauchemar pour les Lions de l’Atlas, qui n’ont pas digéré la rencontre face au Portugal. Hervé Renard et ses hommes reprochent à l’arbitrage de ne pas avoir fait appel aux images après trois fautes litigieuses des Portugais.

« Le VAR, ce n’est pas pour les petites équipes », avait déjà affirmé Younès Belhanda. Ce soir, c’était au tour de Fayçal Fajr de mettre en cause ce système en abondant dans le sens de son coéquipier. « Je ne digère pas le VAR. C’est ma plus grande déception même si c’était une grande aventure. Mais c’est le foot. On est plus clément avec les grosses équipes », raconte le milieu de terrain de Getafe en Espagne.

Le capitaine Mehdi Benatia, lui, ne voulait plus polémiquer sur le sujet. « C’est une belle compétition, il faut la respecter même si notre pays ne l’a pas été », avance le joueur de la Juventus Turin non titulaire face à la Roja. « C’est frustrant. Mais l’Espagne a des grands champions. On leur souhaite le meilleur, même si on n’a pas été très juste avec nous », ajoute-t-il.

Le réconfort des supporters

Mais comme le souligne Fayçal Fajr, le Maroc a pu compter durant tout ce Mondial sur ses supporters. « Ceux qui aiment le foot ont vu ce que c’était que le Maroc. Avant le Mondial, beaucoup de gens ne connaissaient pas cette sélection. Tous les joueurs rêvent d’avoir avec eux des gens qui les accompagnent. Certains ont privilégié l’équipe nationale plutôt que de partir en vacances en famille, d’autres ont fait des crédits. Je suis triste d’être éliminé et je suis triste aussi pour eux. Dans mon pays, le foot transmet de la joie », explique Fayçal Fajr, un ballon sous le bras pour l’offrir à son neveu au Maroc.

« On en avait parlé tous ensemble avant, c’était un match important pour nous et pour nos supporters », avoue Aziz Bouhaddouz, auteur malheureux du but contre son camp face à l’Iran.

« Maintenant on va se préparer pour faire mieux que le quart de finale de la dernière CAN au Gabon », lance Romain Saiss qui pense tout de même prendre un peu de vacances.

RFI

Le Cedaf centre de Fatick a abrite avant-hier, samedi 23 juin, la cérémonie de passation de service entre Mme Aïssatou Ly Niang, la présidente sortante du Comité national de la scolarisation des filles (CNSCOFI) et Mme Awa Sène Diop la nouvelle présidente. Cette dernière, qui inscrit son action dans la continuité,  veut relever le taux de transition des filles dans les filières scientifiques dans le moyen-secondaire. Un plan  stratégique a été élaboré dans ce sens, en corrélation avec les objectifs du système éducatif.
 
Mme Awa Sène Diop a été officiellement installée dans sa nouvelle fonction de présidente du Comite national de la scolarisation des filles (CNSCOFI). Elle remplace à ce poste Mme Aïssatou Ly Niang, après 23 ans d’exercice. Cette dernière explique que «les  résultats sont probants. Et il y a des défis à relever. Je n’ai pas de doute que les défis seront relevés par l’équipe dirigée par Mme Awa Sène Diop. Je quitte le CNSCOFI avec des résultats laissés sur place.»
Et elle poursuit: «à notre début, moins de 35% des filles allaient à l’école. Aujourd’hui, au niveau de l’enseignement élémentaire, nous avons la parité à l’avantage des filles. Les filles sont plus nombreuses que les garçons.

Au niveau de l’enseignement moyen, les filles sont plus nombreuses que les garçons. Les filles, au niveau de l’enseignement élémentaire, achèvent mieux que les garçons. Même au plan  des résultats scolaires, les filles se positionnent. Les nombreuses fêtes de l’excellence le montrent. Elles sont toujours devant. Et le résultat le plus important, c’est l’impact de nos actions sur le terrain parce que, changer  des comportements, c’est difficile. Il y avait des localités au Sénégal où il était impensable d’inscrire une fille à l’école. Aujourd’hui, nous avons changé ces comportements.

Mais, cela nous le devons aux différents partenaires de l’éducation, les IA (Inspections d’académies), le ministère et le président de la République qui a toujours accompagné la CNSCOFI par des subventions.  Notre   lutte a toujours été: ‘’à diplôme égal, poste égal’’.»
La nouvelle présidente, Mme Awa Sène Diop, soutient qu’elle a beaucoup d’ambitions pour cette nouvelle mission. «L’équipe sortante a beaucoup contribué à l’atteinte de ces bons résultats. Nous avons élaboré un plan stratégique qui est en corrélation avec les objectifs du système éducatif. Il nous faut une large concertation pour pouvoir mettre en œuvre ce plan stratégique». Et d’ajouter: «notre défi majeur est le maintien des filles à l’école.

Nous voulons aussi améliorer davantage les performances des filles mais aussi relever le taux de transition des filles dans les filières scientifiques dans le moyen-secondaire car, les filles n’osent pas affronter les matières scientifiques. La stratégie qui sera mise en œuvre pour atteindre ces différents objectifs repose sur l’élargissement du partenariat, l’organisation de campagnes de sensibilisation mais aussi l’implication de tous les acteurs de l’école.»

Sud quotidien

23 juin 2011-23 juin 2018. Voilà 7 ans, jour pour jour, que le Sénégal a connu un mouvement populaire hors du commun. Comme un seul homme, les citoyens sénégalais, notamment les partis d’opposition, les organisations de la société civile et les mouvements citoyens, se sont ligués contre le projet de loi constitutionnelle instituant un ticket pour les candidatures à la présidentielle, poussant ainsi le régime d’alors à faire marche arrière et à retirer ledit projet de loi de l’Assemblée nationale. En perspective de la commémoration de ce jour historique, Sud Quotidien prête la parole à certains acteurs pour poser leur diagnostic sur la gouvernance politique au Sénégal, voire sur la réalité ou non de ruptures significatives dans le mode de gestion actuelle du pouvoir.
 
ZAHRA IYANE THIAM, CONSEILLERE SPECIALE DU PRESIDENT
«LES CONDITIONS QUI AVAIENT PREVALU AU MOUVEMENT DU 23 JUIN NE SONT PLUS D’ACTUALITE»

Si nous devons faire une lecture de la gouvernance politique actuelle, comparée à ce qui avait conduit au mouvement du 23 juin, je pense qu’il faudrait également camper la situation d’alors qui n’était pas axée sur une gestion de la politique, mais sur l’utilisation des Institutions et un peu l’instrumentalisation de la loi. D’ailleurs, le slogan «Touche pas à ma Constitution» est assez révélateur de l’esprit de la plateforme…Donc, c’était loin d’être une question de gestion des affaires publiques. Maintenant, il est vrai que ces situations-là ont des incidences sur la gestion et l’exécution des politiques publiques. Puisque nous avons constaté la corruption qu’on voulait faire surtout vis-à-vis ces Institutions financières. Tout le monde se rappelle du cas Alex Ségura.

Il y a aussi la privation des droits de la classe politique, notamment celle de l’opposition. Il faut noter, à ce sujet-là, que l’opposition d’alors avait toujours souhaité s’assoir autour d’une table avec le président Wade. D’ailleurs, nous avions proposé à l’époque, la mise sur pied d’une Commission paritaire pour discuter de plusieurs questions, notamment de celle du processus électoral, qui en définitive était un élément de stabilité au niveau des pays.

Donc, si nous voulons faire une comparaison avec ce qui se fait aujourd’hui, je pense qu’il est aisé de voir que les conditions qui avaient prévalu à un mouvement du 23 juin, ne sont plus d’actualité. Que nous avons quand même une gouvernance qui renforce les droits des citoyens, à travers le référendum. Nous avons des Institutions plus fortes qui s’attellent de plus en plus à leur tâche. Voyez ce que nous faisons avec la représentation nationale, autour du contrôle de l’action du gouvernement. Nous avons également le dialogue, qui est rejeté malheureusement par une frange de l’opposition.

DETHIE FALL, DEPUTE DE REWMI
«MACKY SALL S'EST AUTO-EXCLU DU CERCLE DES PRINCIPAUX ACTEURS DU 23 JUIN»

Le président Macky Sall a trahi l'esprit et la lettre du 23 juin. Il est en train de poser des actes pires que ceux qui avaient soulevé les Sénégalais ce jour-là pour une démocratie moderne et contre un tripatouillage de la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Aujourd'hui, le président de l'Apr a introduit, entres autres, le parrainage pour tous les partis politiques par le biais d'une loi constitutionnelle pour chercher à avoir un deuxième mandat par la voie électronique.

Et cela, suite au recul connu sur le terrain politique le rendant minoritaire lors des législatives avec 49, 48%. Avec lui comme président de la République, le Sénégal n'a pas tiré bénéfice de cette prise de conscience collective et manifestée devant l'Assemblée nationale pour un processus électoral remarquable et une démocratie soustraite de la basse volonté d'un Président de confisquer le suffrage universel de ses compatriotes. Tous les Sénégalais doivent célébrer le 23 juin, sauf l'actuel «gardien de la Constitution».  Il s'est auto-exclu du cercle des principaux acteurs. Et c'est regrettable.
 
PAPE ZATOR MBAYE DIALLO, DEPUTE SORTANT MEMBRE DE L’AFP
«LA RUPTURE EST AU RENDEZ-VOUS»

Je voudrais saluer les bonds quantitatifs et qualitatifs qui sont en train d’être faits, depuis la survenue de la deuxième alternance. Quand je parle de bonds qualitatifs, c'est-à-dire des ruptures profondes sur le plan de la gouvernance, sur le plan des options politiques et même sur le plan des options programmatiques, avec notre cheval de batail qui est le Plan Sénégal émergent et qui est le lit sur lequel sont couchés tous les projets et toutes les réformes qui sont déroulées depuis la survenue de la deuxième alternance. Demain (Ndlr : aujourd’hui) sera le 23 juin, on sera déjà à quelque chose comme 7 ans.

Pour nous autres qui étions des acteurs du 23 juin, ces manifestations découlaient d’un tripatouillage abusif de la Constitution. Je rappelle quand même, il y a eu 16 réformes déconsolidantes qui avaient été faites. Le clou pour couronner tout cela, il fallait que le régime d’alors puisse changer la Constitution en faisant sauter le quart bloquant et pouvoir permettre à un éventuel candidat de passer dès le premier tour avec juste 25%.

C’est cela qui avait provoqué l’ire des populations qui s’étaient mobilisées comme un seul homme pour dire non. Ça été un moment important, une leçon pour tous les gouvernants, qu’ils soient d’aujourd’hui, de demain…Heureusement que le président Macky Sall l’a compris depuis son arrivée. Il essaie, autant que faire se peut, de poser des actes concrets dans le sens de permettre au Sénégal de faire des bonds qualitatifs et quantitatifs. La rupture est au rendez-vous… C’est cela que les Sénégalais attendaient. Le visage du pays est en train de changer.

 MALICK GAKOU, DU GRAND PARTI SUR LA GOUVERNANCE POLITIQUE DU SENEGAL
«EN MATIERE DE DEMOCRATIE, NOTRE PAYS EST RELEGUE A LA QUEUE DU PELOTON»

La gouvernance démocratique se porte mal au Sénégal du fait de l’incurie et de l’incompétence manifeste du régime du Président Macky Sall qui a foulé au pied les attentes historiques de la charte de gouvernance démocratique des Assises Nationales.  Le référendum et la loi scélérate sur le parrainage sont à la dimension de cette mégalomanie institutionnelle de réformes constitutionnelles totalement en porte-à-faux avec la défense des intérêts supérieurs de la Nation et de la pérennisation des acquis démocratiques de notre pays.

A tel enseigne que notre pays, naguère cité en exemple en matière de démocratie, est relégué à la queue du peloton. Pour rétablir les grands équilibres institutionnels et remettre notre pays sur la voie de la modernité démocratique, de l’innovation et des réformes pour le développement, il faut engager, sans conteste, les transformations structurelles de la gouvernance au Sénégal. Et cela passe nécessairement par le respect des conclusions des Assises Nationales soutenues par une forte volonté politique de développement dont le socle réside dans le patriotisme économique.  

Personne ne développera le Sénégal à la place des Sénégalais. C'est clair qu’à la lumière des errements du gouvernement et de sa volonté de tailler la gouvernance à la mesure d’un hypothétique deuxième mandat, il nous faut beaucoup de sueurs et de jérémiades pour redresser la situation de la gouvernance calamiteuse de notre pays.  Le Programme Alternatif Suxxali Senegaal (Pass) que je propose aux Sénégalais se veut d’être le premier rempart des Assises Nationales et engagera notre pays à partir du mois d’avril 2019 dans la voie des réformes et du développement économique et social pour le bien-être du peuple sénégalais.

SudOnline

Selon Cheikh Sadibou Fall, ancien ministre de l'intérieur du Sénégal (avril 2004-novembre 2004) et membre du comité directeur du Parti démocratique Sénégalais (Pds), Karim Wade devrait rentrer au bercail pour parler aux Sénégalais et leur présenter son programme politique. Invité de l’émission Grand Jury de la Radio Futurs médias (Rfm privée) hier, dimanche 24 juin, Cheikh Sadibou Fall a réaffirmé lui-aussi que le Pds n'a pas de candidat de rechange.
 
L’ancien ministre de l'intérieur du Sénégal et membre du comité directeur du Pds, Cheikh Sadibou Fall, met la pression sur Karim Wade, ex-ministre d’Etat chargé de la Coopération internationale, de l’aménagement du territoire, des transports aériens et des infrastructures et candidat des Libéraux pour la prochaine présidentielle. Invité de l’émission Grand Jury de la Radio Futurs médias (Rfm privée) hier, dimanche 24 juin, Cheikh Sadibou Fall, également ancien ambassadeur du Sénégal en Italie, soulignant d’emblée qu’il n’a aucune information au sujet du calendrier de Wade fils, a toutefois estimé que le moment est venu pour celui-ci de rentrer au bercail pour porter sa candidature pour la prochaine présidentielle.

«Il est temps que Karim rentre au bercail». Pour cela, le responsable du Pds invite Karim Wade à braver les menaces des tenants actuels du pouvoir qui, selon lui, sont en train de tout faire pour empêcher son retour. «Le Pds n'a pas de candidat de rechange. Karim Wade est et reste le candidat du Pds à la Présidentielle de 2019. Il est grand temps qu'il soit là. C'est un combat politique et un combat politique comporte des risques. Qu'il revienne dans son pays pour parler aux Sénégalais et leur présenter son programme politique. On ne peut pas faire une campagne politique, via les réseaux sociaux ou par correspondance épistolaire», a soutenu Cheikh Sadibou Fall.

Par ailleurs, s’exprimant sur la controverse au sujet de l’inscription ou non de Karim Wade sur le fichier électoral, l’ancien ministre libéral n’est pas allé par quatre chemins pour recadrer son successeur, Aly Ngouille Ndiaye qui avait indiqué, lors de son passage à l'Assemblée nationale pour le vote du projet de loi modifiant le Code électoral, que Karim Wade n’est pas inscrit sur les listes électorales. «Aly Ngouille raconte n'importe quoi. Karim a bien son récépissé. Il s'est présenté devant une commission administrative, il a été inscrit sur les listes électorales. Donc, Aly Ngouille Ndiaye et son collègue de la Justice, Ismaïla Madior Fall, sont en train de tout faire pour que Karim ne participe pas à la présidentielle».

Sudonline

 

                                                                                            Les figures marquantes de l'Afrique subsaharienne par Gaspard Hubert- LONSI KOKO

Il est une évidence : l'histoire de l'Afrique constitue le plus gros mensonge civilisationnel des plus criminogènes qui ait existé. Elle avait été sciemment falsifiée pour des raisons économiques et culturelles, philosophiques et religieuses, dès l'exploration européenne du continent africain commencée par les Grecs anciens et les Romains.

Certes, l'histoire de l'Afrique est faite de personnalités fortes mais sanguinaires et souvent au service des puissances extracontinentales dont les actes, meurtriers et inhumains, doivent inciter à refuser de sombrer dans l'obscurantisme et dans l'asservissement. Ils doivent plutôt pousser les futures générations à souhaiter davantage une Afrique meilleure et plus éclairée sur les plans matériel, économique, social, spirituel, politique...


Mais l'histoire de l'Afrique est avant tout l'œuvre des personnalités exceptionnelles dont les actions, les convictions et les principes, ainsi que les rêves, ont respectivement façonné les différentes époques dans le but de baliser le chemin qu'emprunteraient les futures générations. Gens d'armes, guerriers, conquérants et résistants à la colonisation, messianistes, prophètes et hommes d'église, panafricanistes et acteurs politiques en vue des indépendances, intellectuels et militants révolutionnaires..., ils ont souvent connu une mort tragique. Mais, passés à la postérité, ils représentent des modèles auxquels doivent se référer les Africains – l'objectif consistant à renouer avec les gloires étatiques de jadis afin de faire triompher un autre modèle de société.


https://atelieregregore.selz.com/fr

Un commentaire osé
 Une vision africaine -


« Enfin, l'Histoire de l'Afrique vue sous un prisme typiquement africain ! Il était temps. Cela permettra une autre vision, surtout quand on sait que ce sont les vainqueurs d'hier qui ont donné leurs points de vue sur la colonisation, la décolonisation, l'esclavage... "Le jour où l'antilope racontera son histoire, on ne fera plus l'éloge du chasseur." Un vieux proverbe africain »
Critique
« « Les figures marquantes de l'Afrique subsaharienne » : G.-H. Lonsi Koko à l'assaut du trucage de l'histoire des grands hommes d'Afrique


Pour que "le Berceau de l'Humanité" se réapproprie ses gloires éternelles, l'essayiste, romancier et analyste et homme politique congolais (RDC), Gaspard-Hubert Lonsi Koko va à l'assaut de la falsification de l'histoire de l'Afrique à travers ses grands hommes, dans un nouvel essai de 320 pages, publié aux éditions "L'Atelier de l'Égrégore",
Pour que "le Berceau de l'Humanité" se réapproprie ses gloires éternelles, l'essayiste, romancier et analyste et homme politique congolais (RDC), Gaspard-Hubert Lonsi Koko va à l'assaut de la falsification de l'histoire de l'Afrique à travers ses grands hommes, dans un nouvel essai de 320 pages, publié aux éditions "L'Atelier de l'Égrégore", dont la sortie est prévue pour le début du mois de novembre 2017 : « Les figures marquantes de l'Afrique subsaharienne ».


En passant ici en revue, et aussi en profondeur que les données disponibles le lui permettent, Gaspard-Hubert Lonsi Koko s'inscrit dans le sillage de ses illustres prédécesseurs de la littérature africaine engagée, la démarche scientifique en prime, en déconstruisant le mythe de la non-historicité de l'Afrique proclamée urbi et orbi par des esprits raidis par le préjugé racial à dessein justificateur des atrocités coloniales puis néocoloniales.

Le ton de ce combat éditorial, mieux de la combativité de l'auteur de « Les figures marquantes de l'Afrique subsaharienne » est donné dans le synopsis qui vous invite tout de suite à vous balader à travers la vie de ces hommes et femmes qui ont marqué d'une empreinte indélébile l'histoire du continent, avant, pendant et après la colonisation :
« Il est une évidence : l'histoire de l'Afrique constitue le plus gros mensonge civilisationnel des plus criminogènes qui ait existé. Elle avait été sciemment falsifiée pour des raisons économiques et culturelles, philosophiques et religieuses, dès l'exploration européenne du continent africain commencée avec les Grecs anciens et les Romains.

Certes, l'histoire de l'Afrique est faite de personnalités fortes mais sanguinaires et souvent au service des puissances extracontinentales dont les actes, meurtriers et inhumains, doivent inciter à refuser de sombrer dans l'obscurantisme et dans l'asservissement. Ils doivent plutôt pousser les futures générations à souhaiter davantage une Afrique meilleure et plus éclairée sur les plans matériels, économique, social, spirituel, politique...

Mais l'histoire de l'Afrique est avant tout l'œuvre des personnalités exceptionnelles dont les actions, les convictions et les principes, ainsi que les rêves, ont respectivement façonné les différentes époques dans le but de baliser le chemin qu'emprunteraient les futures générations. Gens d'armes, guerriers, conquérants et résistants à la colonisation, messianistes, prophètes et hommes d'église, panafricanistes et acteurs politiques en vue des indépendances, intellectuels et militants révolutionnaires..., ils ont souvent connu une mort tragique. Mais, passés à la postérité, ils représentent des modèles auxquels doivent se référer les Africains – l'objectif consistant à renouer avec les gloires étatiques de jadis afin de faire triompher un autre modèle de société. ».

Et s'il vous promène à travers "Guerriers, rebelles et conquérants" ; "Prophètes, messianistes et hommes d'église" ; "femmes courageuses et exemplaires" ; "panafricanistes et pères des indépendances" ; "révolutionnaires et nationalistes" ; "intellectuels et militants"(1), ou vous embarque dans "La salutaire métamorphose du caméléon"(2), non sans scruter le parcours et le schéma fonctionnel d'un "dirigeant légitime"(3), l'œuvre de Gaspard-Hubert Lonsi Koko n'est cependant pas dénuée de tout parti pris. Mais il s'agit visiblement d'un parti pris que l'on pourrait qualifier sinon d'objectif, du moins de "stratégique", en ce sens qu'il se veut le contrepied du regard posé par les "autres" sur l'histoire des grands Africains : « L'objectif de cet ouvrage consiste notamment à évoquer les filles et fils d'Afrique qui, malgré un contexte très défavorable, ont surtout pensé, à travers leur passage terrestre, à creuser des sillons pouvant permettre la construction de l'avenir sur des bases saines et solides. Raison pour laquelle des personnalités cyniquement fabuleuses mais humainement immorales – comme le tyran Idi Amin Dada, l'effronté maréchal Mobutu Sese Seko, l'empereur de pacotille Jean-Bedel Bokassa, le destructeur Eugène Gnassingbé Eyadéma... – ne font pas l'objet d'une étude approfondie dans cet ouvrage censé montrer ce que l'Afrique a produit de bien, ou de moins mauvais. »


Titre : Les figures marquantes de l'Afrique subsaharienne
Auteur : Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Éditeur : L'Atelier de l'Égrégore
Genre : Essai
Collection : Démocratie & Histoire
Formats :
- Papier : ISBN : 979-10-91580-23-6 - EAN : 9791091580236 ;
- Numérique : ISBN : 979-10-91580-24-3 - EAN : 9791091580243.
Dimension : 13,97 x 1,8 x 21,5 cm
Pagination : 320 pages


Notes :
(1), (2) et (3) : « Les figures marquantes de l'Afrique subsaharienne » de Gaspard-Hubert Lonsi Koko est constitué de huit (8) principaux chapitres : I – Guerriers, rebelles et conquérants, II – Prophètes, messianistes et hommes d'église, III – Des femmes courageuses et exemplaires, V – Les panafricanistes et les pères des indépendances, VI – La salutaire métamorphose du caméléon VII – Quelques révolutionnaires et nationalistes, VIII – Quelques intellectuels et militants


Ndam Njoya Nzoméné
http://www.cameroonvoice.com/news/article

La tension reste vive dans la région de Mopti après une attaque dans la localité de Koumaga, dans le cercle de Djenné au Mali. Les faits se sont produit samedi 23 juin. Au moins 32 civils peuls ont été tués, selon la principale association peule du Mali. Le gouvernement, dans un communiqué, indique qu'« une mission des FAMA d'interposition dépêchée sur les lieux a découvert seize corps et d'importants dégâts matériels ». Les assaillants portaient des habits de chasseurs traditionnels dozo. Les leaders de la communauté peule du Mali, citant des survivants de l'attaque, s'interrogeaient toutefois dans la matinée de ce dimanche sur l'identité réelle de ces assaillants.

Abdoul Aziz Diallo est le président de Tabital Pulaaku, la plus importante association des Peuls du Mali. A son domicile de Bamako, les informations sur les tragiques événements du terrain arrivent.

Koumaga, gros village du centre du Mali. C’est là, ce samedi, que les chasseurs traditionnels communément appelés « dozo », armés, arrivent. « Ils ont d'abord exécuté un homme avant d'entrer dans le village... Puis ils ont tiré sur tous les hommes dont ils croisaient la route », explique Ousmane Dicko, administrateur de l'association à Mopti.

« Ils ont encerclé tous les villages. Il y a les Peuls, il y a les Dogons, il y a les Soninkés, il y a les Malinkés et il y a d’autres personnes, mais ils ont ciblé les familles peules. Ils se sont mis à tuer. Ils ont tué. Ils ont tué… Ils ont tué des femmes, ils ont tué des enfants. Généralement, le matin, les gens sortent les animaux. Donc, tous les gens qu’ils ont trouvés dehors avec les animaux, même des petits enfants, ils les ont tués. Ils les ont froidement assassinés », précise Abdoul Aziz Diallo.

Sur place, un commerçant peul raconte : « Personne ne s'attendait à une tuerie... Des enfants de 7 à 12 ans ont été tués », poursuit-il, « ainsi que des personnes de plus de 60 ans ». Il a été contraint de fuir dans un village voisin.
Deux élus du centre du Mali, interrogés séparément par RFI, confirment cette version des faits. L'un d'eux précise même que les assaillants viendraient du cercle du Macina... dans la région de Ségou.

Après l’intervention des assaillants, un bilan provisoire des victimes civiles a été établi.

« Actuellement, on a pu retrouver 32 corps et nous avons les noms. Il y a à peu près huit que l’on n’a pas retrouvés », rapporte Abdoul Aziz Diallo.

« Ce qui se passe est grave. Evitons les amalgames. Evitons de considérer tous les Peuls comme des terroristes jihadistes », a ajouté ce leader de la communauté peule du Mali.

Le gouvernement a également réagi par l'intermédiaire de son porte-parole.

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Communiqué du gouvernement du Mali sur l'attaque de Koumaga le 23 juin 2018. © Communiqué du Gouvernement du Mali
AFP

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