jeudi, 16 novembre 2017 21:13

Quelle politique des NTIC au Sénégal?

Poster par

Au Sénégal, sommes-nous au courant des transformations technologiques qui sont en train de s’opérer au niveau mondial et ne risque-t-on pas de rater encore une fois, «d’être mal parti» comme à chaque fois qu’une transformation du monde s’opère ? 

Il y a un jour, j’ai assisté à Namur en Belgique à un forum sur les NTIC. On nous parlait d’un nouveau monde qui est en train de naître sous nos yeux et que rien ni personne ne peut arrêter et, ne pas prendre le train en marche serait synonyme de sombrer dans le sous-développement.

Dans ce monde, rien ne sera plus comme avant, et la révolution technologique en cours serait le marqueur essentiel des mutations à venir.

Les intervenants nous parlaient d'intelligence artificielle, dans le monde de la santé, dans le secteur de l’automobile, dans l’automatisation de tous les systèmes, ce qui va concerner l'éducation, l'agriculture, les services, tout le monde du travail etc.

Dans un futur proche, les logiciels vont transformer la plupart des industries traditionnelles et le robot va de plus en plus prendre la place de l’homme dans tous les circuits de fabrication et de production. Avec un simple logiciel, on peut posséder tout et dominer quasi tout le monde et avoir des influences sur toutes les entreprises et dans la vie de tout être humain quel que soit l’endroit où il se situe sur cette planète. 

On a donné l’exemple de Uber qui, avec un simplement logiciel, et ne possédant aucune voiture, est devenu la plus grosse compagnie de taxi au monde. Airbnb est présentement la plus grosse chaîne hôtelière au monde alors qu'il ne possède aucun établissement hôtelier.

Aux États-Unis, les avocats ne trouvent plus de travail, parce que l'ordinateur Watson de IBM peut donner un avis légal en quelques fractions de secondes, pour des cas plus ou moins compliqués, et avec un taux de satisfaction de 90% en comparaison des 70% pour les avocats.

Le modèle économique que nous connaissons actuellement va disparaître et tous les emplois avec et une nouvelle forme de travail va prendre le relai avec de nouveaux emplois.

Mais en écoutant tous ces discours, j’ai une pensée pour mon pays le Sénégal, et je me suis posé la question de savoir si nous sommes conscients des transformations qui sont en train de s’opérer dans le monde.  Tous ces nouveaux emplois qui vont se créer nécessitent une bonne formation de notre jeunesse et en voyant la situation de l’école sénégalaise, on se demande si nous n’allons pas rater encore une fois le départ du train et rester en retard par rapport au reste du monde.

Au moment où les pays développés entrent dans l’ère de l’alphabet numérique, 70% des Sénégalais sont analphabètes et 90% ne maitrisent pas ou non pas accès aux NTIC.

Nous sentons non plus aucun engagement de nos gouvernants pour connecter notre pays à ce train en marche qui risque de passer la gare Sénégal sans prendre aucun passager. Notre ambition devrait être de créer des Google, WhatsApp et autre Facebook à la sénégalaise. De pouvoir créer des logiciels pour accompagner le développement de notre agriculture, de pouvoir penser et concevoir des systèmes informatiques made in Sénégal, qui donneraient à l’humain la place qu’il mérite dans ce big-bang technologique qui risque de nous anéantir si on n’y pas garde.

C’est aujourd’hui que nous devons élaborer les stratégies nécessaires pour éviter à nos enfants et petits-enfants d’être les analphabètes numériques comme notre génération qui a été victime de l’analphabétisme, qui nous a maintenu dans cette pauvreté car étant incapable de penser et créer des solutions par nous-mêmes et pour nous-mêmes.

Si nous voulons vivre un Autre Avenir différent de celui des damnés éternels de la terre, nous devons insuffler un nouveau souffle, dynamique et énergique à notre pays et travailler ensemble pour l’accrocher sur le train déjà en mouvement de la révolution numérique.

Ibrahima Wade

Secrétaire général Un Autre Avenir

Assoication kieke.enfant-En phase avec les peuples autochtones du Gabon et de centre Afrique-spectacles et expositions-Paris 1 décembre 2019

De : Hermine Boucavel mailto:Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ]

Bienvenue dans la forêt du Bassin du Congo
Nouveau départ pour les enfants de la forêt! →

Hermine Boucavel a permis à 368 enfants pygmées d'être scolarisés en République ... L'ONG kièlè les enfants de la forêt a besoin de dons afin de permettre la .


A la rencontre d'une jeune femme formidable Hermine Boucavel


Hermine Boucavel, créatrice de l'association » Kièlè les enfants de la forêt » est française d'origine gabonaise.


Educatrice depuis 15 ans auprès d'enfants et adolescents, elle contribue à l'aide sociale en France, à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne en France-

Agent du Conseil Départemenatl du Val de Marne 


Elle a effectué un voyage en République Centrafricaine et au Congo en février 2010 avec sa grand-mère afin de rendre visite à sa famille. Durant ce voyage elle a visité la forêt et a rencontré les peuples autochtones. Accueilli dans une hutte pendant 1 semaine, les jeunes adolescents ont eu une conversation avec elle, et ont senti sa sensibilité pour les enfants. Ils lui ont parlé un peu français etça l'a beaucoup fait rire et elle leur a demandé si ils voulaient apprendre le français ; ils ont di qu'effectivement ils le souhaitaient et l'ont sollicité sur le besoin d'apprendre à lire et à écrire.
De ce fait, sensibilisée par l'état d'abandon de ces jeunes pygmées, sans accès à l'éducation scolaire, Hermine s'est engagée avec ses propres euros à monter la première école de la forêt en République Centrafrique qu'elle a reformulé sous l'appelation de l'Association Kièlè les enfants de la forêt.


« Ce que je souhaite? Protéger l'identité des peuples autochtones, préserver la forêt, la nature et assurer une autonomie pérrene. »


https://kieleenfants.wordpress.com/2011/06/15/a-la-rencontre-dune-jeune-femme-formidable-hermine-boucavel/


Merci à Massar de nous avoir mis en contact avec hermine, ichrono.info informe, transmet pour que le savoir soit partagé

 

16ème EDITION DE LA FILDAK-PRECOLLOQUE DU THEATRE NATIONAL DANIEL SORANO - HOMMAGE À FATOU NIANG SIGA- par Alpha Amadou SY

Fatou Niang Siga, que la République, par le biais du ministère de la Culture, honore aujourd'hui, est originaire du nord de notre pays. Pour être plus précis, elle est née en 1932 dans cette ville où le fleuve flirte densément avec l'Océan avant de tomber littéralement dans ses bras, nous voulons nommer Saint-Louis du Sénégal.


Fatou Niang Siga reste l'une des rares Sénégalaises à avoir eu le privilège d'assumer avec épanouissement son triple statut de d'épouse, de mère et de citoyenne.
Enseignante, elle a successivement servi à Saint-Louis, à Louga, avant de revenir « au royaume d'enfance » pour y terminer sa carrière comme Directrice de l'école Léona Fille, devenue école SAER SEYE.
Sur le plan politique, elle a d'abord milité à la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière) y assumant les charges de Présidente de l'Association des jeunes. Ayant rejoint, l'UPS, l'ancêtre de l'actuel Parti socialiste du Sénégal, elle s'y verra confier les charges de secrétaire chargée des relations extérieures du Conseil des Femmes ; Mme caroline en était la Présidente.
Son dynamisme et son sens de l'initiative l'amèneront à être membre fondatrice du Cercle de la Jeunesse et de la 1ère équipe féminine de basket Ball de Louga.


Enfin, sur demande de Son Excellence Le Président Me A WADE, elle a préparé l'exposition sur la mode (habillement, coiffure et parure), à l'occasion de la remise du prix Houphouët Boigny à l'UNESCO.
Les textes qui composent son œuvre, d'une densité et d'une originalité suffisamment reconnues pour lui valoir l'hommage de la République, ont comme prétexte originel l'unique souci d'aider ses enfants et petits- enfants à s'approprier des pans de leur culture dangereusement menacée par les effets conjugués de l'érosion du temps, des contrecoups de la mondialisation et de l'absence du réflexe de la conservation.


Cette préoccupation, parfois aux allures obsessionnelles, s'explique par la conjugaison d'un certain nombre de facteurs. La fille, dont la précocité était assez frappante pour que l'institutrice du coin suggère ses parents de l'inscrire à l'école des Blancs, a dû être séduite par la magie de l'écrit. Il s'y ajoute que durant son séjour au mythique Lycée Faidherbe - devenu aujourd'hui Lycée Cheikh Oumar Foutiyou Tall - elle a sans doute réalisé, de quelque manière, la fragilité d'un patrimoine confiné à l'oralité. En outre, pour avoir embrassé le noble métier d'enseignante, elle ne manqua pas de prendre conscience de l'urgence de consigner, pour la postérité, ce qu'elle avait appris à « l'école du soir », à l'heure du conte. Le dernier mais pas le moindre, ce souci constant, dans le double axe de la préservation et de la transmission témoignait aussi, de quelque façon, de l'influence du père, premier archiviste africain du Sénégal.


En tout état de cause, à la lecture de « Reflets de modes et traditions saint-louisiennes », (éditions Khoudia, Dakar, 1990), de « Saint-Louis et sa mythologie », (édité chez Xamal, à Saint-Louis, (avant d'être repris à compte d'auteurs en mai 2005) « Costumes saint-louisien d'hier à aujourd'hui » (à compte d'auteur, en mai 2005), il est loisible de réaliser, non sans bonheur, que Fatou Niang Siga est allée bien au-delà de cet objectif. Son œuvre s'intègre parfaitement dans cette problématique qui a certainement l'âge de la littérature africaine d'expression française, à savoir l'affirmation de l'identité culturelle.


Consciente, comme dirait ce puissant esprit allemand qu'est Hegel, que tout rapport, de quelque ordre que ce soit avec l'Autre, suppose l'affirmation de soi, Fatou Niang Siga inscrit la transmission des valeurs cardinales dans la trajectoire d'une affirmation identitaire qui, au demeurant, n'a rien de meurtrière : « Nous pensons que, à travers les informations que nous donnons sur certaines modes et traditions anciennes de notre pays, la jeunesse sentira la nécessité et la valeur de la solidarité dans la vie en société. Si cet objectif est atteint, nous aurions alors apporté notre contribution à la réhabilitation des valeurs morales qui ont marqué la vie de nos ancêtres : une épuisable source de références »


Dans cet esprit, Fatou Ninag Siga publie« Reflets de modes et traditions saint-louisiennes dont la quintessence est généreusement mise en évidence par Dr Mamadou Abib Kébé : il s'est agi de montrer « que la coiffure, le Fanal et le Sanjay sont des objets sémiotiques qui témoignent de l'identité culturelle propre à la société ouolof saint-louisienne : la coiffure est l'élément structurant de base qui informe des faits sociaux tels que le mariage, le baptême et la circoncision. Le Fanal est le produit de cette intersubjectivité née de la rencontre de l'homme blanc et de l'homme noir dans le contexte colonial ; le Sanjay, aux origines mythiques, rappelle les racines profondes de cette culture saint-louisienne qui s'inscrit dans un vaste ensemble qui témoigne de l'unité culturelle du monde noir »


L'appétit venant en mangeant, Fatou Niang Siga, qui avait nourri la modeste ambition d'écrire et même de n'écrire que « pour ses enfants et ses petits-enfants » , se retrouva dans une aventure intellectuelle dont l'originalité n'a pas échappé à la vigilance du critique Kébé : « Dans une entreprise qui tient de l'essai et du récit, qui se veut descriptive et normative, l'auteure nous peint, à travers des faits de cultures spécifiques, les aspects fondamentaux de l'identité saint-louisienne. Cette peinture, qui se veut systématique et diachronique, met en relief les éléments structurants, les facteurs dynamiques qui présentent les faits de culture, moins comme des objets de musée à conserver, que comme un esprit vivant qui se reproduit dans la permanence et la variation. »


Cette démarche, d'une remarquable fécondité intellectuelle, sera de rigueur dans ces deux autres ouvrages susmentionnés. Aussi parviendra-t-elle, par ce truchement, à trier au volet ce qui est reconnu comme l'atout majeur des Saint-Louisiens : l'expression d'une belle synthèse entre les civilisations négro-africaine, arabo-islamique et occidentale.
À la lumière des investigations de Fatou Niang Siga, il est loisible de comprendre comment ce syncrétisme a fini par produire une personne typique dont elle décrit ainsi le profil : « L'élégance du geste, de la parole, de l'habit, de la démarche et de la cuisine (avec le goût naturellement) était cultivé comme une vertu cardinale au même degré tels que l'honnêteté, le sens de l'honneur, du respect de l'autre, de la dignité et de l'hospitalité.

Etre débraillé ou négligé était un pêché capital. Chacun à son niveau, avec les moyens dont il disposait, se devait d'offrir à la communauté l'image la plus positive de sa personne...


À petits pas, lentement: une manière de célébrer la parfaite corrélation entre l'indispensable sérénité de l'esprit, la dignité de l'habillement et la poésie du corps humain. Il faut mériter l'insigne honneur d'avoir été créé à l'image de Dieu ».


Du reste, cette image est tellement intériorisée que les Sénégalais en général considèrent dans le cadre de la polygamie que c'est peine perdue que de déployer un quelconque effort pour rivaliser avec les Saint-louisiennes, réputées « mokk pooc ».


Saint-lousienne jusqu'au bout des ongles, elle a su s'approprier de ce patrimoine singulier qui fait de sa Cité natale, « la civilisation de l'Universel en miniature ».
Monsieur le Ministre, Honorables invités,


La République, en honorant de si belle manière, une des figures de proue de Ndar, honore une dame qui le mérite, honore les Lettres saint-louisiennes et honore tout Saint-Louis.
Cette conviction mienne résulte de ma conscience du fait que la générosité de Fatou Niang Siga ne s'épuise guère dans l'écriture, quoiqu'elle soit l'une des expressions la plus achevée de l'ouverture vers l'Autre et du sens du partage. Débordant de loin la sphère de la création, elle a été déclinée par un geste légitimement salué comme « hautement social et civique » , consistant en un don de 1240 ouvrages aux cinq universités publiques de notre pays.

Comment aussi ne pas évoquer, dans la même veine, le soutien de Fatou Niang Siga aux acteurs culturels, ses dons aux dahiras, aux daras et aux mosquées et son assistance discrète aux déshérités ?


Dans sa retraite du moment, Fatou Niang Siga, en fervente mouride, fait montre d'une piété remarquable sur toile de fond d'une spiritualité d'une rare intensité, tout en gardant cette joie de vivre et ce sens de l'humour d'une fraîcheur évidente. Pour s'en persuader, il suffit de rappeler ses propos, tenus lors de l'organisation de la première édition du Festival International de Poésie Itinérant en Afrique, en mai 2006. S'adressant aux organisateurs et invités, au nombre desquels Paul Dakeyo du Cameroun, Poète- éditeur, Alioune Badara Coulibaly du Sénégal, Poète, Président du Cercle des Ecrivains et Poète de Saint- Louis, Josée Lapeyrére de la France, Poétesse et Psychiatre, Marouba Fall du Sénégal, Poète et Romancier, Louis Camara du Sénégal, Poète et Conteur, Taijin Tendo du Japon, Poète, Mohamed Toihiri des Comores, Poète et Professeur de littérature comparée, elle déclarait :


« Plus que des souhaits de bienvenue : depuis que la nouvelle d'un mouvement d'une partie du monde m'est parvenue, je me suis mise à égrener mon chapelet, priant pour que votre voyage se fasse sans encombre et que toutes vos activités répondent à votre attente. Et, j'ai regretté de ne pouvoir être à l'accueil avec mes collègues de Saint- louis, pour ma contribution à la téranga que nous vous devons. »


Fatou Niang Siga ajoutait pour conclure :


Vous l'avez sûrement constaté : le saint-louisien est naturellement ouvert, accueillant à souhait, aimant vivre en association pour échanger. Ne pouvant tricher avec ses sentiments, sa spontanéité parfois surprend ou déconcerte. Vous l'auriez constaté si la pesanteur de l'âge ne m'indisposait pas, car ce serait avec chants et quelques pas de danse que je vous aurais exprimé la joie et la fierté qui m'habitent aujourd'hui. »


Monsieur Le Ministre de la Culture, par ma voix, Saint-Louis, Fatou Niang Siga et sa famille exprime leur profonde gratitude à la République reconnaissante ; merci aussi au Comité scientifique pour le choix porté, à la fois, sur cette grande femme des lettres et sur ma modeste personne pour ce redoutable exercice de présentation d'une citoyenne si complexe ;
Enfin, merci à toutes et à tous pour votre bien aimable attention.

REFERENCES
Aïdara, Abdoul Hadir; Saint-Louis du Sénégal d'hier à aujourd'hui, Éditions Granvaux, octobre 2004 ;
Dia, Fadel, «Adieu Saint-Louis, bonjour Ndar », CRDS, D 84 ;
Diakhité, Cheikhou, « Le parler sait-louisien », inédit ;
Diop, Mame Séye, « Témoignage lors de la présentation-dédicace des ouvrages de Fatou Niang Siga, le 28 décembre 2005 à la Chambre de Commerce de Saint-Louis ;
Kébé, Mamadou Abib, « Reflets de modes et traditions saint-louisiennes de Fatou Niang Siga : une ingénieuse défense et illustration de l'identité culturelle de Saint-Louis. », colloque du FIPIA, mai 2009, Saint-Louis ;
Ndar Info : Don de 1240 livres ; http://www.ndarinfo.com/DON-1-240-ouvrages-offerts-aux-cinq-universites-publiques-du-Senegal-L-acte-hautement-social-et-civique-de-Fatou-Niang_a17702.html
Niang , El Hadj Ndiouga, Témoignage à la Cérémonie de présentation-dédicace du 28 mai 2005 à la Chambre de Commerce de Saint-Louis ;
Niang, Siga Fatou :
- « Costumes saint-louisien d'hier à aujourd'hui » (à compte d'auteur, en mai 2005) ;
- « Discours de bienvenue à la Délégation du FIPIA, 17 mai 2006 » ;
- « Reflets de modes et traditions saint-louisiennes », Dakar, éditions Khoudia, Dakar, 1990) ;
- « Saint-Louis et sa mythologie », Saint-Louis, éditions Xamal, à Saint-Louis, (avant d'être repris à compte d'auteurs en mai 2005) ;
Sy, Alpha Amadou :
- « Fatou Niang Siga ou quelques considérations d'une Saint-louisienne sur l'esthétique saint-louisienne » ;
- L'imaginaire saint-louisien (doomou Ndar à l'épreuve du temps) », Paris l'harmattan, 2015 ;
- « Saint-Louis du Sénégal ou la « Civilisation de l'Universel en miniature », Forum de Saint-Louis du 15/06/2017.

ALPHA AMADOU SY PHILOSOPHE/ECRIVAIN TEl: 221775230504 Email :Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Fax : 221339611793 BP : 319 Sie :www.ifrance.com:mnas

Transmission de savoir, ne pas oublier.

Reflets de modes et Traditions Saint-Louisiennes . par Niang Fatou Niang Siga Dakar: Khoudia, 1990 (141p.). Essai.

Une enquête a permis de découvrir qu'en milieu ouolof, il existait une relation entre la coiffure et le mariage.

C'est là une des raisons qui nous ont poussée à faire l'historique de la coiffure et à déterminer le rôle qu'elle a joué dans la société sénégalaise, en suivant son évolution à travers les âges, dans la tradition Saint-Louisienne.
Au début, la coiffure a été un moyen d'identification de personnes et de groupes différents. Ensuite, elle a figuré l'appartenance à une famille et a revêtu un caractère supersticieux. Mais comme toutes nos traditions africaines, la coiffure a subi l'influence du modernisme.


Les titres des six parties du livre sont les suivantes:


Chronique de la coiffure ouolof
Coiffure et mariage
Coiffure et baptême
Coiffure et circoncision
Il était une fois...LE FANAL
Sanjay

Chronique de la coiffure Ouolof
Extrait de l'ouvrage
Reflets de modes et traditions Saint-Louisiennes de Niang Fatou Niang Siga
Dakar : Centre Africain d'Animation et d'Echanges Culturels- Editions Khoudia, 1990.

Republié avec l'aimable autorisation de l'auteur et des éditions Khoudia.

La coiffure a été une forme d'expression, un signe qui a facilité la reconnaissance du nom, de la famille voire même du clan. C'est dire qu'à l'origine, elle a été un symbole pour identifier des personnes de même groupe consanguin. La coiffure a pu ainsi servir de signalement aux parents de victimes allant à la poursuite des Maures et autres voleurs d'enfants à emporter comme esclaves à "Gannar". Et une anecdote rapporte:


A Rosso, l'attention du Général Dodds fut attirée sur un enfant esseulé qui portait "paq, jubb et giri", il était probablement surveillé à distance. Après l'avoir interrogé, le général apprit que le garçon avait été enlevé avec sa soeur par des inconnus. Malheureusement, celle-ci avait été déjà transférée au-delà du fleuve, en zone mauritanienne.
Ainsi grâce à la coiffure, ce fils du pays put échapper à un asservissement et retrouver ses parents.

Cet événement entre autres, justifie bien l'adage owolof:
"KU WAT PAQ BI ÑULA XAAME WOON ÑU FÁK LA".
* * *
Tout ce qui est en rapport avec la formation ou la vie de l'être humain étant sacré, tout événement chez l'homme prenait facilement un caractère rituel. Ainsi, par atavisme, certaines familles laissaient-elles intacts les cheveux du nouveau-né, en attendant que l'enfant puisse demander d'être rasé. Dès qu'il l'exigeait, les parents le faisaient séance tenante.
Cependant, par respect pour la religion islamique, d'autres familles rasaient le bébé avant le "Tudd". Alors à la sortie des premières pousses de cheveux, la marraine ou sa mandataire, avec une fine lame traçait sur la tête du bébé des figures qui variaient entre le carré, le rectangle, le cercle, la couronne et même le triangle.
Chacune de ces figures matérialisées par une touffe de cheveux, selon sa position, indiquait l'appartenance de l'enfant à une famille. C'était le "baax" de la famille. Il le portait depuis la naissance jusqu'à l'adolescence.

La mère le renouvelait chaque fois que les cheveux rasés repoussaient.


L'enfant grandissant, la coiffure se transformait progressivement en ornement, surtout chez la fillette qu'on nattait et parait de bijoux ou de perles appelées "Bandal".
Les personnes des deux sexes ont porté le "Baax". Celles du nom de Diop avaient au milieu de la tête un cercle de cheveux ciselés à ras et de grandeur variable: "Jubb Njoobéen".
Les Niang en plus du "Jubb" portaient juste derrière un petit rectangle. Les deux figures séparées l'une de l'autre par un espace rasé constituaient le "Jubb Njoobéen".
Le "Baax" des NDiaye, deux "Giri" séparés du "Jubb", était matérialisé par un favori de part et d'autre du cercle de cheveux tracé au-dessus du front. Le reste du cuir chevelu était rasé.
Pour les Dial, un demi-cercle de cheveux occupait tout le côté gauche de la tête. Il était découpé en bandes parallèles et verticales alternant avec des espaces rasés. On l'appelait: "Geen Wallu Kampa".
S'ils étaient originaires de la région nordique du Sénégal, les Fall portaient un "Jubb" et, principalement au milieu de la tête, une bande de cheveux de quelques centimètres de large qui descendait jusqu'à la nuque: "le Xuur". Parfois, on y ajoutait un ou deux "Pàq" c'était un cercle de cheveux situé sur un côté de la tête, au-dessus de l'oreille. Quant aux Fall des autres régions et pays, ils se coiffaient de "Giri" et même de "Geen Wallu Kampa".
Pour certains de nom différent, les Bâ par exemple, une couronne longeait le dessus des oreilles, traversait un petit triangle au niveau de la nuque avant de rejoindre le "Jubb" de la fontanelle. C'était le "Mbege".
I1 existait autant de "Baax" que de noms, avec des variantes dans la coiffure de familles de même nom; mais la touffe principale respectée comme un totem permettait toujours l'identification.
L'importance attachée à la première coiffure du nouve au-né et la rigueur des chefs de famille pour le port du "Baax" jusqu'à l'âge requis en firent un mythe. Alors on attribua au "Baax" le pouvoir de préserver l'enfant de certains mauvais sorts. On s'étonnait qu'un enfant n'eût pas porté le baax et on craignait qu'un malheur ne s'abattît sur lui. C'est ainsi que la coutume s'entacha de superstition.
Généralement, le garçonnet ne se coiffait que du"Baax" tandis que la fillette arborait un "Jubb" et un "Paq" qui ne faisaient pas toujours partie du "Baax". Ce "Jubb" chevelu que prolongeaient les "Giri" ciselés à même la peau prenait une forme plutôt ovoïde.
Après la circoncision, le jeune homme n'avait plus le "Baax". Il se rasait en "Nel" durant toute l'adolescence. Quant à la jeune fille, à l'âge de la puberté, elle laissait pousser les cheveux que la mère avait coutume de couper à ras. Elle faisait le "Sëqëlu". Désormais, elle entretenait correctement sa nouvelle coiffure sachant qu'elle était un indice attrayant pour les prétendants au mariage.
Le "Sëqël" prenait le nom de "Ngarsokk" quand on pouvait le tresser; lorsqu'il atteignait la longueur du " Pàq " qui ressemblait à un petit béret plaqué au-dessus de l'oreille, la coiffure changeait. Le "Jubb" agrandi, la gracieuse faisait du reste de la chevelure bien peignée, une sorte de gerbe amincie du côté des oreilles. Elle la lustrait de pommade odorante. Une fois le "Ngarsokk" achevé, la jeune fille portait son premier "Per".
Cette coiffure consistait à boucler les cheveux en les enroulant autour de fines brindilles de bois que l'on retirait ensuite méticuleusement.
Les délicates bouclettes étaient plaquées au cuir chevelu à l'aide d'un produit à base de matière gluante. Le "Dàx", le "Yoor" et le "Yoroxlaan" entraient dans la composition du mélange qui, par la pression des doigts de la coiffeuse retenait toutes les bouclettes en une seule pièce au ras du cou.


Très souvent, après le premier "Per" un prétendant s'annonçait. Le "Per" était donc une porte pour le mariage. Chez la fillette en âge d'aller à l'école coranique, la coiffure jusque-là symbole, changeait en parure. Elle était faite de fines tresses plates: les "Nar" dont les plus connues coiffent encore certaines jeunes filles. On les nomme actuellement "Faar", "Tatu-pane", écaille etc... Une des tresses faite au milieu du "Jubb" se terminait en une petite queue sur le front et portait le "Bandal".
Vers l'âge de douze ans, la jeune fille était coiffée par une spécialiste en la matière, de préférence choisie parmi les "neño" de la famille. L'artiste employait des mèches de faux-cheveux, le "Yoos" qu'elle fabriquait à partir de fibres de sisal teintes en noir par décoction de "Neb-neb".
La natte commençait en haut du "Giri" gauche. Cheveux et "Yoos" étaient régulièrement entrelacés jusqu'au début de l'autre "Giri". Cette tresse plate le "Datt" dégageait nettement la forme ovoïde du "Jubb". La griotte y appliquait une grosse mèche de "Yoos" retenue par d'autres plus fines et travaillées en torsade. Cette partie de la natte, très rigide et recourbée en forme de croissant descendait jusqu'à la tempe droite. On l'appelait "Yettu Jubb".


Elle était faite en moins d'une heure de temps.


Les griottes firent preuve d'intelligence et d'ingéniosité et créèrent de véritables chefs-d'oeuvre: des nattes postiches comprenant plusieurs figures géométriques harmonieusement agencées. Il fallait deux jours pour en confectionner une. La postiche terminée, l'artiste l'adaptait au support en "Yoos" qui prolongeait le "Datt". Elle fixait au sommet une perle en turquoise et à l'extrémité un ou plusieurs louis d'or, à défaut, une perle en cornaline de forme conique, pour les jeunes filles peu nanties.
Les griottes donnèrent à leurs ouvrages les noms de ceux qu'elles voulaient glorifier le plus ou de ce qu'elles aimaient le mieux. Aussi, entendait-on d'extravagantes appellations telles: l'escalier de Monsieur le Général, le salut du Général de Gaulle etc...

 

A l'écoute de Yaya Mouhamadou DIALLO franco-sénégalais : il siffle, il arbitre les matchs de foot, et il court partout, suivons-le si on a le fond nécessaire...


Arrivé en France en février 2000...il s'inscrit à l'IUT de Reims en Génie civile en vue de devenir architecte mais après 3 mois de galère car étant en situation irrégulière et sans hébergement possible il était obligé de démissionner en décembre 2001 : un coup très dur mais il n'avait pas trop le choix...mais résiliant il a su entreprendre grâce à son flair et son intelligence et le voici salarié et père de famille.
Il affronte le marteau piqueur par courage puis il laisse tomber trop difficile et destructeur pour un jeune espoir, écoutons-le et prenons de la graine, la détermination et couplée à l'intelligence donne des résultats, chez Yaya la paresse, l'inactivité et l'absence de projets sont hors-jeu, jeu....


Nos jeunes savent se débrouiller, ils utilisent les rudiments de leurs différentes cultures pour innover, créer et s'en sortir. L'Afrique est une grande école de débrouillardise, avec rien on arrive à faire et par conséquent quand on possède on doit plus aisément faire. Yaya notre jeune du jour a un parcours qui a commencé avec un espoir ; réussir à s'inscrire en Faculté pour devenir architecte ; lui qui avait un bon niveau dans les sciences le voici avec la réalité responsable dans un service d'espace vert et il n'en n'est pas malheureux. Avec ça, notre franco-sénégalais touche à tout ; aide, écoute, accompagne les concitoyens qui font appel à lui. Il n'hésite pas à se mettre au service des gens ; mais prenez garde il sait tracer son chemin et il ne faut surtout pas abuser : c'est lui qui décide et c'est son mode de vie : gentil mais pas con. Suivons-le.


Mais pourquoi partir, un contexte difficile, un système éducatif défaillant et une crise économique ambiante, un espoir flou.


Il nous dit :


« J'ai décidé de quitter mon pays parce je ne croyais plus au système de l'époque l'avenir était incertain.
J'avais un niveau DUES 2 (deuxième année universitaire en physique chimie).à l'UCAD de Dakar, j'étais bien parti..Mais le contexte des grèves n'était pas enchanteur pour des jeunes qui en veulent ...
Il y avait chez moi comme la plupart de mes copains, une frustration de voir les autres s'en sortir alors qu'ils ne sont pas mieux que nous... Un sentiment d'être un oublié du système... Un système qui voulait perpétuer la réussite des élites et de de leurs héritiers.

Les débuts en France étaient très durs pour yaya qui n'est pas habitué à rester enfermé entre 4 murs dans un appartement. C'était devenu un quotidien or à Dakar aux parcelles Assainies on vit dehors les copains; le foot; le thé (shine), la mer ou la soirée dansante...


Quand je suis arrivé en France il faisait tellement froid que je voulais rentrer le lendemain à Dakar, et moi de dire que c'est le lot de beaucoup de gens qui vivaient au soleil : le choc thermique...
Yaya est intarissable sur ses débuts et il en parle à ses enfants aux jeunes qui arrivent pour leurs expliquer que rien n'est facile mais avec la volonté et le courage on peut y arriver écoutons –le -
« Après avoir décroché les études universitaires il fallait travailler et comme j'étais "sans-papiers" j'avais un objectif travailler et aider ma famille restée au pays... Le premier Job que j'ai fait c'était déménageur ou il fallait faire de la manutention; porter des charges lourdes et dès fois pas facile (monter ou démonter des meubles, bureaux... ) avec un souvenir d'avoir participé à déménager les mobiliers et archives de bureau d'une tour de 111 étages à la Défense», c'était impressionnant.


Yaya a fait beaucoup de jobs avant de trouver un CDI et c'est le lot quotidien de pratiquement tous les étrangers en France ou ailleurs ( 80% ne travaillent pas dans leur domaine de compétence et font un job alimentaire de nécessité). Courageux mais inconscient de la pénibilité de certains jobs dont un « être sur la route et creuse avec quoi : un marteau piqueur. Cet outil est redoutable la preuve ceux qui l'utilisent pendant plus de 20 ans marocains algériens décèdent aussitôt qu'ils sont à la retraite.


Je ne vais pas vous cacher que ce jeune homme est mon neveu et son courage m'a inspiré et je me suis dit il faut le mettre dans la lumière, c'est un modèle, vous verrez.
Au sujet de marteau piqueur je me suis dit ; est-ce que moi je le ferai, certainement oui si je suis en difficulté, est-ce que je le ferai longtemps ? Tout dépend : si j'ai quelque chose dans mon assiette.
Chaque fois que mon neveu venait me voir le week-end, parce que c'est chez moi qu'il venait se reposer, échanger sur la vie et les difficultés : Je lui donnais à chaque fois un médicament du « Guronson –un fortifiant efficace pour les courbatures» pour le soulager et finalement je lui ai demandé d'arrêter quitte à ce qu'on lui donne de l'argent. Le garçon est très intelligent, très courageux mais il y a des limites. Il a arrêté et a cherché mieux puis a trouvé.


Actuellement on peut dire que Yaya Mahamadou a tourné la page, il est passé à autre chose puisqu'il est l'heureux papa de 2 garçons et une jeune fille qui est aussi dynamique que le père. Il dit ceci «
Je suis marié en France et papa de 3 enfants 11; 6 et 4ans (une fille la plus grande qui sait danser le moulay tegguine ( rires) et deux garçons- le plus grand des garçons fait rires les adultes parce que quand il vous rencontre il vous salue et ajoute « mais ça fait longtemps que je ne t'ai pas vu « guedj na le djiss) ; j'ai aussi une soeur et deux frères qui sont sur le territoire. Bocar Diallo ex hôpital principal de Dakar ; et Tidiane Diallo "boy town-boy dakar-rires" ex chambre de commerce de Dakar et koudy Diallo.. Après,  comme tout bon sénégalais je vois et rencontre des cousins ; oncles et tantes... »

Yaya ne vit pas seul, il est entouré par sa propre famille mais aussi par la grande famille africaine puisque comme son père mon ami feu Kaw Demba Diallo ex-agent médical de l'Hôpital Principal de Dakar, il est d'une générosité sans faille, un sens du partage qui traduit son humanisme et sa reconnaissance. Chez lui à Dakar tous les gens du Boundou élisaient domicile dans la grande maison avant de prendre l'avion pour le monde ou pour se soigner dans les hôpitaux de la capitale.


Oui on continue sur le travail, et voici :


« Après un an d'intérim j'ai fini par trouver un CDI dans une boite d'espaces verts ou j'étais simple ouvrier et maintenant j'occupe le poste de Chef de chantier avec la responsabilité de trois équipes... J'ai passé des formations internes qui me sont proposées y compris le permis E(B)... J'y suis depuis 15ans.. »
Ses qualités intellectuelles et son niveau avaient surpris ses collègues et son chef». Un noir qui parle si bien, c'est qui, d'où vient-il ?
Quand un étranger parle bien, c'est suspect et inquiétant et celà remet en question tous les préjugés habituels : ce sont des réflexions en sourdine qui sont avancées .
Modestement mais sûrement Yaya, sait de quoi il parle, comment il doit parler, quand il faut parler et agir pour défendre les uns et les autres. Un médiateur. Un facilitateur.


Oui il a dévié et a mis son intelligence au profit de sa nouvelle activité.


Il court toujours et le voilà dans une autre sphère celle du ballon rond. Yaya a appris à faire l'arbitrage et j'ai eu le plaisir avant d'écrire cet article de le voir officier. Il y avait du vent, du bruit, des spectateurs excités et un arbitre central vigilant, ferme et qui n'hésite pas à sermonner les mauvais joueurs. Il nous dira ceci :
« Parallèlement je suis rentré dans l'arbitrage depuis 8 ans,  il fallait faire des tests théoriques et physiques toute l'année. Pour moi c'était des formalités, rien de complexe et je suis arrivé R3 à deux portes de la fédération, étant conscient de mon handicap de ne pouvoir devenir arbitre fédéral de par la limite d'âge, je me suis retourné à la base et j'ai intégré la CDA (commission départementale de l'arbitrage) ou j'occupe la vice-Présidence...


Aussi j'ai passé deux diplômes en arbitrage (initiateur en arbitrage et le 1er degré en formateur initiale donc formateur d'arbitre), je suis observateur d'arbitre régional et en charge de désigner tous les observateurs et leurs formations au niveau départemental...


Je continue à arbitrer tous les week-ends et c'est devenu une vraie passion... »


Quand Yaya est au centre du terrain, il est un autre homme, tout doit être carré ; le foot et l'arbitrage sont comme une science : il y a des choses à faire et à ne pas faire dans le match et celui qui ne respecte pas sera puni selon une échelle de sanctions bien définie par la fédération.
Certains joueurs essaient de le déboussoler, lui faire peur ; mais il reste impassible et maître du jeu.
Le WE quand il n'officie pas Yaya est souvent interpelé par ses collègues soit pour remplir la feuille de match, soit pour trouver une astuce quand l'informatique ne marche pas ou quand il y a eu arrêt du match pour diverses raisons. C'est dire qu'il connait ce domaine et y est bien remarqué et reconnu.


Il n'y a pas de sot métier et il faut saisir les opportunités et tout ceci pour remplir la vie.
Quand on n'a pas ce qu'on voulait on peut trouver des alternatives pour être heureux.
L'intelligence et l'esprit vif et alerte de Yaya lui ont permis de trouver des moyens ou des activités qui équilibrent son existence et l'épanouissent sans frustration.


« C'est vrai avec un bon niveau scientifique ça m'a beaucoup aidé dans tous les domaines de la vie et professionnel... »
Oui un oubli qu'il faut combler, Yaya sait monter et démonter les meubles, il vous refait votre cuisine «d'équerre» n'est-ce pas qu'il voulait être architecte, d'ailleurs rien n'est perdu, je suis certain que ce jeune pourra assouvir son désir en se formant en ligne. Il a son attirail du parfait bricoleur, perceuse dévisseuse, diverses clefs, clous, etc ; sa mallette est pleine de pièces (quincaillerie) récupérées lors des déménagements.


Il nous dit qu'il a compris une chose ; quand les gens jettent les meubles ils ne récupèrent pas ce qui est utiles ( la quincaillerie) alors que ces objets ' écrous, vices, etc, coûtent chers dans les magasins de bricolage, alors lui il les récupère et ça rend service. C'est ni plus ni moins une forme éco-citoyenne.
Depuis, sans vous le cacher j'ai moi-même acheté une petite visseuse et dévisseuse à moins de 10 euros et je collectionne ces petites pièces de quincaillerie au cas ou.


Yaya au service de la communauté


«Je suis aussi dans une association sénégalaise pour aider les 13000 familles adhérentes ou toute personne décédée sur le territoire d'être rapatriée sans problème... AIVE (association inter-villageois d'entre aide) existe depuis 31ans et tout adhérent doit s'acquitter d'un forfait de 30€ annuel.
Le décédé est rapatrié avec un billet aller-retour pour l'accompagnateur du corps et un montant de 300 à 500€ est remis en fonction des zones géographiques de la destination final du défunt pour l'acheminement du corps à partir de Dakar... »


Cette mesure est très développée dans les communautés haal poular, soninke, malienne, etc .
Certains n'intègre pas la mort alors que quand on est à l'étranger c'est une donnée à ne pas négliger pour ne pas mettre en difficulté les familles : le rapatriement du corps coûte cher il faut adhérer aux associations.


Le quotidien de Yaya


« Il faut souligner que j'ai été accueilli par des gens qui sont dans des foyers d'immigrés ou on s'entasse à 9 voire plus dans des chambres de 12m2 mais ils sont d'une générosité immense et la plupart illettrés ou analphabètes, j'ai été amené par le fait à les aider dans leurs démarches administratives et avec le temps j'ai acquis une expérience dans ce domaine (demande de régularisation, d'asile, de naturalisation, regroupement familial, recours, caf,...).


Je suis souvent sollicité pour des demandes de tout genre que je fais toujours avec grand plaisir et au nom de la solidarité... Je n'oublie jamais d'où je viens ».


Yaya aime transmettre, partager et servir...


« Mes enfants ont une double culture étant donné qu'ils sont français mais aussi j'ai la culture sénégalaise. Ils vont à l'école coranique en dehors de l'école et des activités périscolaires.. Foot pour les garçons et danse, tennis de table et karaté pour ma fille... Ils vont en vacances au Sénégal pour s'enraciner très important.... » des enfants qui sont ouverts, oui très ouverts, ils savent recevoir, accueillir et céder la place. Je le dis puisque comme vous le savez dans mes vidéos je parlais de ce jeune sénégalais qui ne voulait pas quitter le salon alors qu'il y avait des invités et lui devait suivre son film, ou qu'il refuse de céder sa place à un plus grand, etc ; Yaya et son épouse Mamy éduqués et formée à bonne école ont su transmettre les valeurs importantes à leurs enfants.

Quand il va dans une famille il est proche des enfants à qui il sait parler et dans chaque échange il rappelle les relations avec la famille et demandent aux enfants de ne jamais oublier de travailler, de « bouger-dans le bon sens». Oui vous savez que dans nos traditions le cousin ou l'oncle ou la tante–oncle joue un rôle dans l'éducation ou la formation des uns et des autres et c'est important de garder cela en tête.


Yaya Diallo : Oui j'ai appris le Coran comme tous mes frères et soeurs car mon père nous mettait à l'école coranique pendant les grandes vacances... J'ai de quoi faire mes prières et de ne pas rentrer dans le fanatisme...


Yaya n'oublie pas son pays d'origine et Il essaie d'aider comme il peut ses frères et sœurs et neveux ou nièces à entreprendre pour se faire un salaire ou un revenu source entre autre de dignité :
« Mes rapports avec mon pays d'origine sont restés intacts car mon but premier en venant en France était d'améliorer ma condition de vie et surtout celle de mes proches restés au Sénégal même si dès fois on a le sentiment qu'eux ne font pas des efforts pour s'en sortir et de tendre souvent la main... Du coup j'ai opté d'aider utile plutôt que d'envoyer tout le temps de l'argent...


L'exil c'est bien si on a une bonne prise en charge sur place ce qui n'est pas souvent évident. l'Afrique doit trouver les moyens pour que ses enfants restent sur le continent et les éviter de prendre les bateaux de la mort et quelle mort : humiliation, esclavage, brimade, et mort violente, ( voir sur les réseaux sociaux le sort réservé aux candidats à l'immigration clandestine dans les pays de transit le long de la méditérannée etc ... Je pense que l'exil peut changer de camp car on peut y arriver et nous sommes condamnés à la réussite.... L'Afrique doit se réveiller et se mettre en marche... Pour ma part je n'ai aucun regret de mon exil mais on peut y arriver si on reste chez soi ; nous avons le temps, le talent et l'expérience...nécessaire pour s'exprimer et créer.


Vivre sa passion et la vie de famille


Yaya est un passionné, un hyper actif et pour ça il faut que son épouse soit à ses côtés, l'aide à s'épanouir sans nuire à la famille. Les enfants comprennent que papa doit bouger mais ils savent aussi qu'il sait être présent.
Chacun joue un rôle, ils discutent et trouvent les bonnes formules. La vie de couple en Europe exige dialogue, échange, partage des tâches et mutualisations des forces et faiblesses-entraide. C'est l'occasion de dire que derrière ou à côté d'un grand homme il y a une grande dame et nous saluons ici Mamy Mme DIALLO et lui disons merci pour la complicité avec son mari qui ne perd jamais le Nord, il sait où mettre les pieds avec qui et pourquoi. De la prudence dans toute chose.


Notre jeune arbitre, hyper actif a des idées ou projets en tête . Outre l'architecture, Yaya souhaiterait visiter le japon et faire une croisière. Nous souhaitons qu'il puisse assouvir ces désirs et le connaissant organisé et pragmatique il y arrivera.

 

SORTIES DE SECOURS (13 novembre Bataclan) par Caroline LANGLADE- Préface de François HOLLANDE

Ils se sont retranchés dans une loge de 7 m2 à plus de 40 personnes entassées les unes contre les autres pendant 3 h avec les vas et vient de l'intégriste qui leur dit : Vous ne sortirez pas vivant d'ici.

« Elle aurait pu garder son chagrin pour elle et chercher une sortie en solitaire. Elle a choisi un autre destin. Porter à la fois le souvenir des morts et la parole des vivants. Se battre, pour la dignité. » François Hollande.


Le 13 novembre 2015, au Bataclan, Caroline Langlade est l'une des quarante personnes qui vont se retrouver otages des terroristes dans une loge de sept mètres carrés pendant plus de trois heures d'une attente effroyable. Elle en sort vivante, mais « bien amochée », comme elle dit pudiquement. Un mois plus tard, avec d'autres rescapés, elle fonde l'association Life for Paris, qui va regrouper plus de sept cents victimes du 13 Novembre. Parce que « aider les autres, c'est s'aider soi-même ». Et il y a tant à faire pour guérir les blessures visibles ou invisibles de cette nuit en enfer... Sur le parcours de prise en charge, la reconnaissance des droits, les devoirs de l'État envers les victimes d'hier et, potentiellement, celles de demain.


Comment réapprendre à vivre quand on a ainsi fait face à la mort ? Du sidérant huis clos pendant l'attaque au combat quotidien que mène cette jeune femme hors norme, depuis, voici un témoignage d'une rare intensité. Cash, rock et généreux, il est aussi une magnifi que histoire de solidarité. De celles, fragiles mais portées par un coeur énorme, qui redonnent foi en l'humanité.

Jeune Parisienne d'une trentaine d'années, Caroline Langlade est passionnée par l'écriture depuis l'enfance. Après avoir passé les vingt premières années de sa vie à raconter des histoires en images, et ses débuts professionnels comme réalisatrice audiovisuelle, elle nous livre aujourd'hui son premier récit en mots. Une façon pour elle de répondre aux maux laissés par l'expérience du 13 novembre 2015. Rescapée du Bataclan, cofondatrice puis présidente bénévole pendant près de deux ans de Life for Paris, qui regroupe plus de sept cents victimes du 13 Novembre, elle développe aujourd'hui un projet destiné à améliorer la gestion du stress post-traumatique.

Évaluer cet élément
(0 Votes)

L’intérêt sécuritaire porté au continent par les Américains découle d’une menace terroriste en plein accroissement L’administration Obama a mis en avant, dans son bilan sur l’Afrique, ses initiatives phares dans les domaines de l’éducation, de l’énergie et des échanges commerciaux. Cette présentation omet toutefois une autre caractéristique de ce bilan : la militarisation croissante de la politique américaine, une tendance qui risque de s’accentuer avec son successeur Donald Trump.

La lutte contre le terrorisme pourrait même devenir le prisme dominant de l’approche américaine du continent. Cette évolution découle de l’estimation de la menace à Washington, du poids croissant du Pentagone dans la mise en œuvre de la politique étrangère américaine en général, et en Afrique en particulier. Précisons d’emblée qu’elle est soutenue par le Congrès.

Des « solutions africaines aux problèmes africains »

Cette évolution signale aussi la transformation d’Africom – créé par George W. Bush en 2007 – d’un commandement censé mettre en œuvre une approche globale civilo-militaire à un commandement de plus en plus combattant. Un tournant lié à l’intervention en Libye en 2011 et à l’attaque du consulat américain de Benghazi en 2012, dans laquelle l’ambassadeur de l’époque trouva la mort.

Les militaires américains présents en Afrique – environ 6 000 sur le continent, dont 4 000 sur la principale base de Djibouti – ont avant tout un rôle d’appui, de formation et d’assistance aux forces locales : il s’agit de ne pas apparaître comme un cobelligérant (le traumatisme de Mogadiscio en 1993 sous Clinton reste vif), le mot d’ordre sur le long terme demeurant celui des « solutions africaines aux problèmes africains ».

Lire aussi :   Nikki Haley, émissaire sans boussole de Donald Trump en Afrique

Obama a en effet poursuivi la guerre globale des Etats-Unis contre les groupes djihadistes où qu’ils soient, tout en modifiant son approche militaire. Avec l’augmentation des groupes terroristes et de leurs activités en Afrique, le continent a constitué un laboratoire de la transformation opérée par Obama dans les engagements militaires américains. Cette mutation est elle-même guidée par le concept d’« empreinte légère » reposant sur la formation, l’équipement et l’appui aux forces armées des pays directement concernés par ces menaces sur le terrain.

En témoigne la multiplication des références à des régions et pays africains dans plusieurs discours emblématiques d’Obama sur le terrorisme, en particulier le discours de West Point, ou celui de septembre 2014 annonçant la stratégie américaine vis-à-vis de l’organisation Etat islamique, dans lequel Obama citait en référence la stratégie mise en œuvre depuis plusieurs années en Somalie ainsi qu’au Yémen.

La montée en puissance de la présence de l’Afrique dans les intérêts américains découle de l’évaluation en hausse constante de la menace terroriste venue du continent. Ainsi, en 2012, le département d’Etat identifiait quatre organisations terroristes en Afrique subsaharienne. Aujourd’hui, il en identifie quatre fois plus.

La première priorité des Etats-Unis en Afrique demeure la Somalie, les Chabab étant identifiés par Africom chaque année dans sa présentation au Congrès comme la menace principale visant les intérêts américains.

Lire aussi :   Obama, « chef de guerre » contre le terrorisme en Afrique

La deuxième priorité est, aujourd’hui, l’Afrique du Nord et de l’Ouest, en particulier le Sahel où les Etats-Unis agissent en soutien de l’opération française « Barkhane » (ou l’inverse), et la Libye, où Washington intervient également directement depuis l’été 2016.

La troisième priorité sur le continent est la lutte contre Boko Haram, affilié au groupe Etat islamique, aux côtés des autorités nigérianes et camerounaises, en coopération avec la France et la Grande-Bretagne. Le chef de l’US Army déclarait récemment que 80 % des activités prévues en 2018 pour les forces terrestres américaines en Afrique concernaient le bassin du lac Tchad (Tchad, Niger, Nigeria, Cameroun). Le département d’Etat, de son côté, a confirmé l’engagement financier supplémentaire des Etats-Unis pour le Sahel, à hauteur de 60 millions de dollars.

Montée en puissance du dispositif américain

Les Américains ont semblé découvrir avec la mort récente de quatre soldats des forces spéciales l’ampleur de leur présence au Niger, pays qui compte aujourd’hui 800 militaires américains sur son sol, et plusieurs bases, dont une d’« ampleur historique » (pour l’US Air Force) en construction, destinées en priorité aux drones de surveillance – le débat serait en cours aux Etats-Unis sur la question de les armer, le Niger en ayant confirmé la demande.

Cette présence au sol, la plus importante dans un pays africain hors Djibouti, est liée à l’alourdissement de l’empreinte américaine depuis l’élection de Donald Trump. La même évolution est observable en Somalie, où la présence américaine a quadruplé depuis janvier, pour atteindre 400 soldats.

Enfin, les frappes et raids se sont également intensifiés en Libye et en Somalie : 500 frappes en Libye, plus d’une douzaine de raids en Somalie depuis un an, la tendance étant donc antérieure à Trump, en particulier en Libye.

La priorité reste toutefois la formation et l’entraînement des armées partenaires. Mais les conditions sur le terrain ont changé, et la politique américaine a elle aussi évolué. Au vu des déclarations récentes du secrétaire à la défense, James Mattis, suite à l’affaire du Niger, le focus africain du contre-terrorisme américain pourrait s’accentuer.

Lire aussi :   Que font les forces spéciales américaines en Afrique ?

On rappellera tout de même ici que plus des trois-quarts de l’aide américaine à l’Afrique vont à des programmes de santé, en particulier de lutte contre le sida, mis en place par George W. Bush. Ce sont ces programmes, en particulier, qu’un questionnaire envoyé aux diplomates américains par la nouvelle équipe Trump à son arrivée semblait vouloir remettre en question (le processus est en cours). La militarisation de l’approche américaine en serait renforcée, alors même que la diplomatie américaine devrait voir ses moyens diminuer.

Les limites de l’empreinte légère

L’empreinte légère repose, en particulier, sur l’emploi des forces spéciales. Le commandement américain des forces spéciales (Socom, Special Operations Command) a été protégé des coupes du budget défense américain. Son commandement opérationnel (JSOC, Joint Special Operations Command), a pris une importance croissante en tant que planificateur et acteur central de la lutte contre le terrorisme, place entérinée officiellement par Obama dans les dernières semaines de son mandat.

Pour mémoire, les effectifs des forces spéciales américaines sont d’environ 70 000 hommes (moins de 5 % forces militaires totales américaines) pour un budget en 2012 de 10,5 milliards de dollars (1,4 % du total budget défense). En 2016, pour la première fois, les forces spéciales ont eu davantage de pertes que les forces régulières, une évolution significative qui découle directement du choix de l’empreinte légère. Or cette orientation devrait se maintenir en raison de la contrainte budgétaire et de la prévalence des guerres et menaces irrégulières ; elle est d’ailleurs est soutenue par le Congrès, en particulier pour l’Afrique.

La Somalie, invoquée comme modèle par Obama, est aussi un cas d’étude des risques liés à l’empreinte légère. La lutte contre les Chabab représente le plus gros budget d’assistance militaire américaine en Afrique, avec un total de 1,4 milliard de dollars sur la dernière décennie (2007-2016), pour l’essentiel sous la forme d’assistance sécuritaire bilatérale aux armées des pays engagés sur le terrain, Kenya et Ethiopie en tête. Ce montant reste très largement inférieur (1 000 fois) au coût des guerres en Irak et Afghanistan.

Lire aussi :   Qui sont les Chabab, soupçonnés d’être à l’origine de l’attentat de Mogadiscio ?

Mais si l’approche indirecte somalienne coûte moins cher, elle illustre également les conséquences contre-productives de cette option. Le cas somalien montre en effet les limites de l’efficacité de la stratégie indirecte, puisque la menace perdure, voire augmente, plus de dix ans après que les Etats-Unis en aient fait leur première priorité sur le continent. Washington a d’ailleurs adopté ces derniers temps une approche de plus en plus directe, qui semble relativiser la réussite du « modèle somalien » vanté en son temps par Obama.

Il faut surtout rappeler ici que les efforts lancés par Washington après les attentats de 2001 pour prévenir puis contenir la menace terroriste en Afrique de l’Est, en finançant les efforts des principaux partenaires africains (Ethiopie, Kenya, Ouganda, Burundi, Djibouti) engagés dans la résolution de la crise politique somalienne, ont contribué à faire du mouvement Al-Chabab une menace au niveau régional qu’il ne constituait pas nécessairement au départ. Demain, le même scénario pourrait se produire au Niger, et ailleurs en Afrique.


Le Monde.fr

Une secousse de magnitude 7,3 a frappé dimanche 12 novembre le nord-est de l’Irak et des régions frontalières en Iran et en Turquie. Le dernier bilan officiel fait état de plus de 200 morts et 1700 blessés côté iranien, six côté irakien.

Les habitants de Bagdad ont pu ressentir cette forte secousse pendant une vingtaine de secondes. Parfois plus dans d'autres provinces d'Irak, selon des témoignages rapportés par l'Agence France-Presse.

L'épicentre du séisme a été enregistré dimanche, aux alentours de 18h TU, à une profondeur de 25 kilomètres à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la ville d’Halabja, dans une zone montagneuse de la province irakienne de Souleimaniyeh, indique l’Institut géologique américain (USGS).

L'Iran le plus durement frappé

Le séisme a également été ressenti en Iran, qui enregistre pour l’heure le bilan le plus lourd. Selon les médias locaux, le bilan, qui n'a cessé de croître dans la nuit et demeure encore provisoire, s'élève à plus de 200 morts et plus de 1700 blessés. Des chiffres annoncés par la cellule de crise mise en place par le ministère de l'Intérieur.

Les villes les plus touchées semblent être celle de Qasr-e Shirin, à la frontière, Azgaleh ou encore Sar pol Zahab et Islamabad. « Nous sommes en train d'installer trois camps d'urgence » dans cette zone, a déclaré à la télévision d'Etat le gouverneur adjoint de Kermanshah où au moins une cinquantaine de répliques ont été ressenties depuis deimanche soir rapporte ce lundi notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

D'après l'agence de presse officielle Irna, des équipes de secouristes du Croissant-Rouge iranien, du Bassidj, des Gardiens de la révolution et de l’armée ont été mobilisées pour aider la population dans l'ouest de l'Iran. Mais les opérations s’annoncent difficiles, certaines routes étant coupées.

Selon le site internet de la radiotélévision d'Etat, les écoles seront fermées ce lundi dans les provinces de Kermanshah et d'Ilam. Les médias publics ont appelé la population au calme. « La situation est sous contrôle dans les zones frappées par le séisme », a assuré la télévision d’État.

Trois jours de deuil ont été décrétés dans la province de Kermanshah.

En décembre 2003, la ville historique de Bam, située dans le sud de l’Iran, avait été totalement dévastée, par un fort séisme qui avait fait à l’époque 31.000 morts. En juin 1990, un séisme d'une magnitude de 7,4 en Iran près de la mer Caspienne avait fait 40 000 morts, plus de 300 000 blessés et 500 000 sans-abri.

Six morts au Kurdistan irakien

En Irak, six victimes ont été signalées dans la province de Souleimaniyeh, dans le Kurdistan irakien, selon des responsables.

Dans certaines zones des deux pays, l’électricité est coupée. Et les habitants ont été appelés à dormir à l’extérieur de leurs maisons par précaution.

En Turquie, où la secousse a également été ressentie, aucun dégât ni victime ne sont à déplorer, selon les autorités.

et avec AFP

lundi, 13 novembre 2017 09:06

Mondial 2018: l’Afrique fait sa révolution

Poster par

Depuis la Coupe du monde 2006, qui avait vu les premières participations conjuguées au Mondial du Togo, de l’Angola, de la Côte d’Ivoire, et du Ghana, l’Afrique n’avait pas connu une phase de qualification aussi surprenante. Des cinq équipes présentes au Mondial 2014, seul, le Nigeria a survécu au renouvellement des élites du foot africain. L’Egypte, le Maroc, le Sénégal, et la Tunisie sont désormais aux commandes. Retour sur des éliminatoires qui ont redessiné la carte du foot africain.

   Le paradoxe nigérian

On peut rater les deux dernières Coupes d’Afrique des Nations, et être la seule équipe africaine présente aux Coupes du monde du Brésil et de la Russie. C’est tout le paradoxe de l’équipe du Nigeria, incapable de se qualifier pour les CAN 2015 et 2017, mais qui a survolé (quatre victoires, deux nuls) sa poule de qualification devant la Zambie, le Cameroun, et l’Algérie. Il faut dire que les Super Eagles ont pris l’habitude d’honorer leur rendez-vous mondial depuis leur première participation en 1994. Depuis la Coupe du monde américaine, le Nigeria n’a manqué en effet qu’un Mondial (2006) sur sept.

En Russie, l’équipe dirigée par l’entraîneur franco-allemand Gernot Rorh tentera de disputer son premier quart de finale d’une Coupe du monde. Un défi sur mesure pour John Obi Mikel, le capitaine et les Supers Eagles. De quoi honorer la mémoire de Stephen Keshi, disparu en juin 2016 à l'âge de 54 ans, qui avait remporté la CAN 2013 avec les Super Eagles à sa tête, et celle de 1994 en tant que joueur.

   L'Afrique du Nord se retrouve

Vingt-huit ans ! C’est le nombre d’années qui séparent l’Egypte de sa dernière Coupe du monde (1990) à sa prochaine. Une éternité pharaonique pour un pays qui demeure la référence du foot africain (recordman des CAN remportées, 7). Mais au niveau Mondial, l’Egypte n’a jamais su se faire inviter à la table des grands de façon régulière. Si elle a été la toute première nation africaine à participer au Mondial (1934), elle a attendu 56 ans pour disputer le deuxième, et 28 pour le troisième. Il lui a fallu écarter le Ghana qui l’avait, lui-même, barrer la route du Mondial 2014. C’est avec appétit que les Pharaons, finalistes de la CAN 2017, dirigés par l’Argentin Hector Cuper, vont débarquer en Russie.

Pour le Maroc, l’attente fut moins longue, mais a duré tout de même 20 ans. Pour prendre la succession des Bassir, et Hadji, qui ont représenté les Lions de l’Atlas à la Coupe du monde française (1998), les Boussoufa, Benatia ont dû sortir le géant ivoirien qui restait sur trois Mondials d’affilée (2006, 2010, 2014). Les hommes d’Hervé Renard offrent l’image d’une équipe avec un gros potentiel, de grosses individualités, et une très bonne défense (zéro but encaissé en éliminatoires). Tous les ingrédients d'un cocktail que le technicien français devrait servir en Russie.

Pour la Tunisie, les retrouvailles avec la Coupe du monde, après des absences en 2010 et 2014, étaient plus ou moins attendues. Les Aigles de Carthage ont tenu leur rang dans une poule où la RD Congo aura été un outsider très crédible. Les Tunisiens doivent leur qualification aux quatre points pris en confrontations directes avec les Léopards. Equipe très joueuse avec une attaque imprévisible, la Tunisie peut avoir des absences en cours de matches comme lors de la dernière CAN. C’est certainement sur ce point que le technicien local, Nabil Maaloul, devra travailler avec son groupe. Car pour ce qui du talent, les Aigles en ont assurément.

   Sénégal, Aliou Cissé en symbole

Pour le Sénégal, il était écrit qu’une qualification à la Coupe du monde 2018 devait venir de l’héritage de la Coupe du monde 2002. Alors que les Lions du Sénégal couraient derrière une présence au Mondial depuis l’exploit de la bande à El Hadji Diouf, quart-de-finaliste en 2002, c’est le capitaine de cette équipe, devenu sélectionneur, qui a mené le Sénégal à sa deuxième Coupe du monde. Aliou Cissé prend la succession de son mentor Bruno Metsu (décédé en 2013) et peut être fier de son exploit malgré une qualification qui fut plus dure que prévu. La faute à l’affaire du match de la deuxième journée finalement rejoué face à l’Afrique du Sud, et au Burkina Faso qui a contesté l’hégémonie des Lions dans ce groupe D. Au final, le Sénégal demeure invaincu dans ces éliminatoires en attendant son dernier match mardi 14 novembre face à l’Afrique du Sud à Dakar. L’occasion de fêter la qualification et célébrer un héros de 2002, devenu guide éclairé de 2018.

RFI

Le Sénégal accueille du 13 au 14 novembre la nouvelle édition 2017 du Forum de Dakar, devenu en quatre années d’existence un rendez-vous incontournable des experts de la sécurité africaine. Au menu cette année, une stratégie intégrale contre le terrorisme, mais aussi la réforme du secteur de la sécurité, la cybersécurité, la piraterie maritime ou encore la lutte contre le financement du terrorisme.

Ce lundi matin s’ouvre dans la capitale sénégalaise le Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique. Organisé par l’Etat sénégalais, en collaboration avec le ministère français de la Défense, cette rencontre informelle réunit depuis quatre ans des diplomates, des militaires et des civils (chercheurs, universitaires et experts), qui réfléchissent ensemble et à haute voix sur les enjeux sécuritaires africains. Impulsé par la France lors du Sommet de l’Elysée qui s’est tenu dans la foulée de l’intervention française au Mali (opération Serval), le Forum de Dakar s’est imposé en l’espace de quatre années comme un rendez-vous stratégique annuel incontournable, au même titre que le Forum européen de la Werkhunde de Munich ou le Dialogue de Shangri-la en Asie.

Selon les organisateurs de ce Forum de Dakar, son succès se mesure au nombre croissant des participants, qui étaient 300 la première année et près de 1 000 l’année dernière. Le succès se mesure aussi par la qualité des débats, notamment dans les ateliers thématiques où décideurs et experts confrontent leurs points de vue et leurs expériences sur la portée des menaces sécuritaires et leur gestion. Les idées qui surgissent lors de ces débats influent à terme sur les décisions prises par les Etats africains et leurs partenaires engagés dans l’endiguement des crises sécuritaires sur le continent.

Seule ombre au tableau, la rencontre semble moins intéresser cette année les pays non-francophones, comme l’indique la liste des chefs d’Etat et de gouvernement qui ont confirmé leur venue à Dakar à cette occasion. Aucun représentant de haut niveau des pays de la Corne de l’Afrique, de l’Afrique du Sud ou du Nigeria, qui connaissent pourtant des crises sécuritaires majeures, ne fera le déplacement. Cela ne risque-t-il pas de limiter la portée des débats ?

Contexte

Le jihadisme et la piraterie constituent les nouveaux défis sécuritaires auxquels l’Afrique est confrontée depuis la fin de la guerre froide. Selon l’Union africaine, la liste de groupes qualifiés de terroristes et opérants sur le sol du continent ne cesse de s’allonger. Pas moins de seize groupes seraient aujourd’hui actifs.

Les trois principaux foyers du terrorisme sur le continent sont le nord-est du Nigeria où sévit la secte Boko Haram, la Somalie et la Corne de l’Afrique en général qui sont aux prises avec les milices shebab et enfin, la région du Sahel, au sud du Sahara, où prolifèrent des groupes extrémistes liés à al-Qaïda (Aqmi et Ansar Dine), notamment depuis que la Libye a sombré dans le chaos après la chute du régime de Kadhafi en 2011. Quant à la piraterie, elle s’est développée dans les années 2000 dans le golfe d’Aden, avant d’étendre sa zone d’action, qui va aujourd’hui du golfe d’Oman (au nord) jusqu’au canal de Mozambique (au sud).

Premier acteur de la lutte contre le terrorisme en Afrique, la France a dépêché dès janvier 2013 des troupes au Mali, dans le cadre de la force Serval, relayée à partir d’août 2014 par l’opération Barkhane, qui s’articule autour d’une présence militaire légère (4 000 soldats) mais mobile et permanente, étendue à toute la bande sahélo-saharienne. Parallèlement, l’ONU a déployé dans la région 13 000 casques bleus dans la cadre de sa mission de maintien de la paix au Mali (Minusma).

La ministre française des Armées, Florence Parly, sur une base de Barkhane près de Niamey, le 31 juillet 2017. © BOUREIMA HAMA / AFP

Malgré ce déploiement de forces occidentales et onusiennes, le nord du Mali est devenu le principal sanctuaire des groupes islamistes en Afrique. Les violences perpétrées par ces jihadistes ensanglantent le Mali, mais elles touchent aussi les pays voisins. Plus de 200 militaires africains ont été tués en 2017. Début octobre, une patrouille américano-nigérienne est tombée dans une embuscade dans le nord du Niger, faisant neuf morts dont quatre Américains. La Minusma a, elle aussi, perdu 17 casques bleus lors d’attaques subies cette année.

Selon les spécialistes, la situation sécuritaire continue de se détériorer dans le Sahel. Les militaires qui sont sur le terrain, évoquent la transformation de la menace terroriste avec des jihadistes cherchant à contrôler des régions entières avec une véritable stratégie de conquête. « Le problème, analyse Hugo Sada, conseiller spécial au Forum de Dakar, c’est la capacité d’adaptation de ces groupes qui sont, pour l’essentiel, non-étatiques et ont partie liée à toutes sortes de trafics illicites, à des réseaux criminels organisés et autres menaces nouvelles telles la piraterie. En face, les Etats ont du mal à mettre en place des réponses adaptées à la complexité des menaces. Ils connaissent de gros déficits de capacités d’équipement et de formation. Il faudrait que les réponses soient collectives, impliquant des sous-régions, voire même l’Union africaine, mais dans ce domaine les progrès sont très lents. »

Enjeux

C’est dans ce contexte de recul de la sécurité que s’ouvre ce lundi la rencontre stratégique de Dakar. Il y sera beaucoup question du défi existentiel que représente pour les Etats africains, souvent faibles et corrompus, la gestion de la terreur et de la nécessité d'apporter des réponses « intégrées », harmonisant un ensemble d’approches selon l’adversaire et les théâtres d’opérations. « Ces réponses, on les connaît, explique Hugo Sada. Il y a d’une part la prévention ou la lutte contre la radicalisation. D’autre part, il y a le volet sécuritaire qui implique des moyens très importants. Il faut des moyens de surveillance, des drones, des outils de renseignement, des capacités terrestres pour effectuer des patrouilles frontalières. Les Etats africains ne peuvent mobiliser, seuls, ces moyens et ont besoin de la communauté internationale pour les aider financièrement pour qu’ils puissent mettre en œuvre rapidement leurs projets sécuritaires. »

Les militaires de la force conjointe du G5 Sahel, dans la régfion d'In Tillit, au Mali, lors de leur première opération, Hawbi, début novembre 2017. © RFI / Anthony Fouchard

Autrement dit, l’argent demeure le nerf de la guerre. En Afrique comme ailleurs. Rien n’illustre mieux ce phénomène que les débats en cours autour de la mise en place de la force interafricaine du G5. Le G5 est une organisation régionale de coopération réunissant la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad, cinq pays directement menacés par les organisations jihadistes qui sévissent dans la région. Ces pays ont lancé en 2015 l’idée de créer une force régionale exclusivement africaine dans le but de combler les lacunes des dispositifs militaires nationaux et internationaux engagés dans la guerre contre le terrorisme.

Soucieuse de voir les Africains prendre eux-mêmes en charge leur sécurité – ce qui a été le leitmotiv des trois dernières éditions du Forum de Dakar –, la France a soutenu cette initiative devant le Conseil de sécurité de l’ONU, sans toutefois parvenir à obtenir que l’organisation multilatérale avalise et finance la création de cette force antiterroriste menée par les Africains. Conséquence : la poursuite des opérations de la force du G5 dépend désormais des contributions financières bilatérales, qui seront finalisées lors de la conférence des donateurs prévue le 16 décembre prochain. En attendant, tous les leaders de la majorité sont priés de passer le mot. La nécessité de soutenir financièrement la mise en œuvre de la force régionale africaine figurera en bonne place dans le discours de la ministre française de la Défense, Florence Parly, à la séance d’ouverture du Forum ce lundi matin, a laissé entendre l'un des ses proches lors du briefing des journalistes en partance pour Dakar.

RFI

Page 8 sur 255

AUDIO

Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

Video galleries

logotwitterFacebook