La révélation faite par l’ancien Secrétaire général de la Ld, Mamadou Ndoye, sur la façon dont l’actuel chef de l’Etat traite avec certains de ses alliés de Bennoo Bokk Yaakaar témoigne au-delà des ruptures promises aux Sénégalais, de la persistance des mauvaises pratiques de gestion pourtant dénoncées sous le régime de Wade.

Idrissa Seck avait-t-,  raison en partie quand il disait de l’actuel chef de l’Etat qu’«il a tous les défauts de son prédécesseur au Palais de la République, Me Abdoulaye Wade mais pas une de ses qualités». Après les révélations fracassantes de l’ancien Secrétaire général de la Ld, Mamadou Ndoye sur la façon dont l’actuel chef de l’Etat traite avec certains de ses alliés de Bby, cette question mérite bien d’être posée. Pour cause, après seulement cinq ans de gestion à la tête du pays, le président Macky Sall qui est pourtant arrivé au pouvoir sous le sceau de «la gouvernance sobre et vertueuse» en rupture avec certaines pratiques de gestion aux antipodes des règles de bonne gouvernance que l’ancien régime avait fini d’ériger en droit ne cesse d’être cité dans de grosses affaires politico-financières. Aujourd’hui, on peut bien dire sans risque de se tromper que le président Sall qui a occupé tous les postes de l’administration sénégalaise jusqu’à devenir président de l’Assemblée nationale en passant par la fonction de Premier ministre sous le régime du président Wade a fini de reproduire toutes les mauvaises pratiques de gouvernance de son prédécesseur.

Politique sélective de reddition des comptes avec à la clé une protection assurée aux personnalités de son camp pourtant épinglés par des rapports d’audits pendant que celles hors Bby sont trainées devant les juridictions. La promotion de la transhumance politique avec des campagnes de débauchage au sein même ses formations alliées, des marchés de gré à gré à coût de milliards sans oublier le reniement de certains engagements à l’image de la taille du gouvernement, la réforme du Conseil constitutionnel avec la possibilité offerte au président de l’Assemblée nationale et au Conseil supérieur de la magistrature de nommer des membres. À cela s’ajoute la sortie de l’ancien secrétaire général de la Ligue démocratique, Mamadou Ndoye chez nos confrères de Sud fm (radio privée). Qui révèle que Macky Sall lui avait proposé de choisir entre un poste de ministre-conseiller et un traitement de 4 millions par mois.

Cette révélation qui n’est certainement qu’un petit rayon de lumière sur l’immense obscurité qui entoure la façon dont l’actuel chef de l’Exécutif diligente ses rapports avec ses alliés de Bby témoigne qu’on est non seulement encore très loin des ruptures promises mais aussi de la persistance des mauvaises pratiques notées lors du régime précédent au sommet de l’Exécutif. Car le président Macky Sall est loin d’être le premier chef d’Etat sénégalais à utiliser de l’argent public pour asservir ses alliés politiques. Avant lui, son prédécesseur Me Abdoulaye Wade faisait également recours à ses transactions obscures avec de l’argent public avec certains de ses alliés de la Cap 21. D’ailleurs, c’est à cause de ces transactions obscures que And-Jëf s’est disloqué en trois blocs : Aj/Pads authentique pro Landing Savané, Aj/Pads pro Mamadou Diop decroix et Yoonu Askan wi.

Ceci à la suite aux révélations de l’ancien Premier ministre et directeur de campagne du candidat Wade pour la présidentielle de février 2012 au sujet du versement par Wade à Landing Savané Sg de Aj/Pads d’un montant mensuel de 30 millions de francs à l’insu de ses camarades de parti. En réaction, Decroix avait non seulement refusé de suivre son ex-patron dans sa décision de quitter la mouvance présidentielle mais aussi avait engagé devant la justice la bataille pour le contrôle du parti qu’il a finalement remportée. À l’époque, cette révélation qui venait ainsi confirmer les rumeurs concernant l’utilisation de l’agent public par le président Wade pour entretenir ses alliés avait suscité une vague d’indignation au sein de l’opinion publique sénégalaise.

Sudonline

 

Je vous invite à lire ce doyen qui me fascine par la clarté de son article,  la pertinence des mots choisis :une langue maitrisée suivie d'une pensée profonde. P B CISSOKO

PENSEUR LIBRE ET INDÉPENDANT in   face book

Les vertus et les vices sont des valeurs qui ennoblissent, ou avilissent, l'âme des êtres humains.
Ils sont évalués à la suite de nos actes quotidiens:


- en bien ou, en mal,
- en bon ou, en mauvais.


En vérité, notre corps est une matière vivante, périssable, qui disparaîtra un jour.
Seul, son esprit restera dans la conscience des Vivants.
Néanmoins, l'homme sentira toujours le besoin d'être au moins égal ou, supérieur, à l'autre.
En tout cas, il tentera d'être meilleur que lui-même, et tout le reste.
Cela est normal, c'est la loi de la nature qui nous oblige à cette compétition.
Cependant, cette concurrence doit se dérouler sainement!
Car nous avons tous, l'exigence d'affirmer notre personnalité pour nous protéger et justifier notre Existence.


Mais, d'autres expriment le malin plaisir de briller plus et au dessus de tout le monde, en piétinant toutes les règles de bienséance.


C'est donc, devant cette contrainte sociale d'Exister et non, de simplement Vivre, que l'homme, évitant de se faire écraser par le système social,- se façonne un personnage.
Ainsi, en tant qu'acteur dans le théâtre social, le rôle qu'il y joue, sera soit:


-nul,
-modéré ou,
-excessif.


Et c'est, à l'édification d'un comportement moral ou immoral (vertueux ou vicieux) à l'égard de ses semblables et de lui-même, qu'on reconnaîtra ses qualités et imperfections.
Il peut donc, avoir l'apparence d'un homme aux caractères:


- bon, serviable et complaisant,
- mauvais, méchant et égoïste,
- servile,
- ingénu.


Cet individu se présentera comme un :


- mythomane, ou mégalomane,
- jaloux, ou envieux,
- hypocrite, ou sournois.
Il pourra aussi être quelqu'un de:
- franc, loyal et sincère,
- véridique, humble et discret,
- indifferent.


En effet, le MÉGALOMANE et le MYTHOMANE se valorisent par usurpation d'une fausse identité.
Ils ont la folie des grandeurs et nourrissent un complexe criard d'infériorité.
Ils n'aiment pas leur vraie nature d'homme, et passent leur vie à tricher, et à vouloir tromper les autres.
Ils sont tout simplement bêtes!


Comme ces derniers, le JALOUX aussi, est un malade mental incurable, toujours insatisfait de ses attributs personnels.


Son état envieux le trahit constamment à la convoitise de la chose ou de la situation d'autrui.
Et il s'en suit alors, un sentiment confus de tristesse et d'aigreur, qui conduit à la haine contre un innocent qui lui, n'a que la malchance d'être l'objet du désir.


Quant à L'HYPOCRITE, il est généralement très intelligent, mais également d'une malveillance assassine.
À la différence du bruissement produit par le mouvement des autres, son déploiement épouse le silence du guetteur averti.
Par rapport aux deux premiers, lui est bien conscient de sa méchanceté, mais par des subterfuges, tente de se dissimuler pour tuer sa proie par traîtrise.
Pendant que les autres sont des déséquilibrés, lui est en fait un Être nuisible, malicieusement embusqué.
Voilà un farouche dominateur, qui avance à visage caché, et qui n'a de considération que pour ceux qui lui sont soumis.


Dans tous les cas de figure, nous oublions souvent, que chacun de nous est seul, comptable de ses propres actes, et que, les masques finissent toujours par tomber, pour laisser place à la vulnérabilité et misérabilité de l'Être.


Ainsi, la nudité de l'hypocrisie se dévoile, pour révéler au grand monde, le visage de la véritable personne qui s'est longtemps évértuée à paraître angélique.
Aussi, au crépuscule de notre vie, à l'exemple du jugement dernier, chaque homme fera face à ses propres actes.


Dans le silence du plus profond de notre être, le tribunal de notre propre conscience s'activera automatiquement pour évaluer toutes nos bonnes et mauvaises actions.
Il sera alors terrifiant, de nous rendre compte, au moment de ce tribunal que, tout ce que nous croyions Utile auparavant, soit aujourd'hui devenu futile.


Notre Vie aura simplement perdu la valeur qu'on lui portait, entraînant dans sa chute toutes nos actions depuis lors, souillées par la tromperie, la duperie et la méchanceté gratuite.
A ce moment précis, la vérité de notre dépréciation physique et mentale s'impose à notre corps si frêle, qui, naguère faisait notre fierté et notre arme de répression contre tout ce qui dérangeait notre égo dans son affirmation.


Hélas, pendant que nos regrets nous tuent, le peu temps qu'il nous reste à vivre, devient interminable!


MOURONS ALORS AVANT DE MOURIR POUR DE BON!


Saint Louis le, 24/09/2017
Pape Ndoye

 


Préface de Pierre Fonkoua
Harmattan Cameroun
EDUCATION AFRIQUE SUBSAHARIENNE Cameroun

Afin d'améliorer la qualité des contenus scientifiques, développer davantage de compétences professionnelles et contribuer au déploiement d'une formation de qualité dans les Ecoles normales d'instituteurs de l'enseignement général (ENIEG) du Cameroun, ce livre apporte des éléments de réponse aux questions suivantes : quels contenus scientifiques faut-il sélectionner ? Comment mobiliser les ressources de l'approche par les compétences ? A quelles activités d'intégration faut-il soumettre les futurs instituteurs et institutrices et quels projets faut-il amener à entreprendre ?

Ain d'améliorer la qualité des contenus scientifiques, développer davantage de compétences professionnelles et contribuer au déploiement d'une formation de qualité dans les Écoles normales d'instituteurs de l'enseignement général (ENIEG) du Cameroun, les contenus de ce support didactique apportent des éléments de réponse aux questions suivantes :


– pour l'opérationnalisation de tous les thèmes du programme de philosophie et de sociologie de l'éducation, quels contenus scientifiques faut-il sélectionner ?


– pour la construction des connaissances, le développement des attitudes et compétences en philosophie et sociologie de l'éducation, comment mobiliser les ressources de l'approche par les compétences ?


– pour une mobilisation efficace des ressources de la philosophie et de la sociologie de l'éducation dans une classe de maternelle ou du primaire, à quelles activités d'intégration faut-il soumettre les futurs instituteurs et institutrices, et quels projets faut-il les amener à entreprendre ?

Enseignante des sciences de l'éducation, Yolande Angèle KAMAHA est en service à l'ENIEG de Mbalmayo, région du Centre-Cameroun. Elle enseigne la philosophie et la sociologie de l'éducation depuis sept ans. Ayant au départ une licence en philosophie, elle est titulaire d'un DEA en sciences de l'éducation et attend de soutenir sa thèse de doctorat PhD dans le même ordre du discours, option didactique des disciplines, à l'école doctorale de l'université de Yaoundé-I.

Yolande Angèle Kamaha enseigne les sciences de l'éducation à l'ENIEG de Mbalmayo dans le Centre Cameroun. Elle enseigne la philosophie et la sociologie de l'éducation depuis sept ans. Elle attend de de soutenir sa thèse de doctorat PhD à l'université de Yaoundé-1.

Le Sénégal est en deuil après le décès vendredi matin 22 septembre du khalife général des Tidianes. Des milliers de Sénégalais sont venus de tout le pays pour lui rendre un dernier hommage à Tivaouane, la cité religieuse des Tidianes au Sénégal, où des prières ont eu lieu jusque tard dans la nuit. Le président Macky Sall a lui aussi fait le déplacement pour saluer la mémoire d'un homme ayant selon lui incarné « le dialogue et le respect mutuel ».

Soixante années passées à porter la voix de la confrérie Tidiane lorsqu'il en était le porte-parole, un franc-parler et un sens du dialogue lors de crises sociales et politiques, tout cela aura fait du khalife Al Amine un leader religieux particulièrement apprécié des Sénégalais.

En attendant le dernier hommage qui lui sera rendu dimanche, les témoignages se succèdent parmi les leaders politiques et religieux. Première réaction officielle, celle du président Macky Sall à la sortie de l’avion qui le ramenait de New York vendredi. Avant de se rendre dans la cité tidiane de Tivavoune, il a déclaré que le pays venait de perdre « l'un de ses remparts les plus solides ».

De nombreuses personnalités se sont rendues dans la ville tidiane vendredi, dont plusieurs ministres, des leaders religieux aussi, notamment mourides, autre grande confrérie du Sénégal avec laquelle Al Amine entretenait de très bonnes relations. L'archevêque de Dakar, monseigneur Benjamin Ndiaye, a également présenté vendredi ses condoléances et celle de l'Eglise catholique à la communauté musulmane.

Chronologie et chiffres clés

RFI

Victorieuse mais affaiblie par un score électoral décevant, Angela Merkel s'attelle lundi à la tâche difficile de former une nouvelle majorité dans un paysage politique éclaté, sous l'effet de la percée historique de la droite nationaliste.

Ca passe, mais de justesse. Avec 33% des voix, le parti CDU d'Angela Merkel obtient son score le plus bas depuis l'après-guerre, en 1949. Sans surprise, c'est donc un bel oxymore qui barre la une du quotidienBildce lundi 25 septembre : « Une victoire cauchemardesque».

Dès 9h du matin, l'état-major de la CDU s'est réuni pour tirer les premières leçons d'un scrutin législatif. La quatrième victoire consécutive de la chancelière, au pouvoir depuis 2005, a un goût amer pour elle.

Et les premiers signes de contestation sont apparus du côté de ses alliés conservateurs bavarois de la CSU, qui militent depuis deux ans pour que Mme Merkel entame un virage à droite. Car une partie de l'électorat conservateur - un million de personnes selon les sondages - a rejoint l'AfD, qui obtient 12,6% des voix et fait son entrée au Bundestag. Ce mouvement populiste a fait du rejet de l'accueil massif des migrants décidé par la chancelière en 2015 son grand cheval de bataille. L'un des chefs de file de l'AfD, Alexander Gauland, a déclaré « la chasse » ouverte « à Madame Merkel ».

Une ère plus conflictuelle se dessine

« La consternation règne dans les rangs conservateurs et la principale responsable est toute désignée », estime lundi le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung. « La progression spectaculaire des populistes de droite constitue un tournant historique pour la vie politique allemande », faite de culture du consensus et de débats policés, et qui entre dans une ère beaucoup plus rude et conflictuelle, relève le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Mais les problèmes de Mme Merkel ne s'arrêtent pas là. La formation d'un gouvernement s'annonce très compliquée. Laminés avec leur plus mauvais score (20,5%), les sociaux-démocrates du SPD ont décidé de quitter la coalition avec la chancelière et de rejoindre les bancs opposition.

Ne reste qu'une solution majoritaire dans le nouveau Bundestag: une alliance inédite au niveau national réunissant les conservateurs, les libéraux du FDP, qui reviennent au Bundestag avec 10,7%, et les Verts, qui ont atteint 8,9%. Cette coalition est dite « Jamaïque » - référence aux couleurs noir-jaune-vert des trois partis, n'existe pas encore, hormis au niveau local, dans un seul petit Land.

Ces deux partis s'opposent sur bien des dossiers

Problème, ces deux derniers partis s'opposent sur bien des dossiers clés comme l'immigration, l'avenir du diesel et la sortie du charbon. Ils ont aussi chacun des désaccords de fond avec les conservateurs.

« Nous allons voir dans le calme, après analyses et possibles pourparlers, si on peut arriver à une collaboration », a dit, prudente, Katrin Göring-Eckardt, co-tête de liste écologiste aux législatives.

Le chef des libéraux, Christian Lindner, a lui déjà fixé une condition pour entrer au gouvernement: le rejet des idées de réforme de la zone euro portées par le président français Emmanuel Macron. Un budget commun est ainsi « une ligne rouge », car Berlin ne doit pas se retrouver à payer les dérapages financiers des autres.

(avec AFP)

Les membres de la confrérie des Tidianes au Sénégal ont un nouveau chef spirituel. Il s'appelle Serigne Mbaye Sy Mansour et était jusqu'ici le porte-parole de la famille religieuse, la plus importante du pays en nombre de fidèles. Dimanche 24 septembre, une cérémonie s'est tenue dans la capitale sénégalaise des Tidianes, la ville de Tivaouane, lors de laquelle le nom du nouveau khalife a été révélé en présence de représentants d'autres confréries soufies, mais aussi de représentants catholiques et de dignitaires étrangers.

Il pleut sur la cité religieuse de Tivaouane, alors que le nom du nouveau khalife des Tidianes est donné publiquement. « C'est de l'eau bénie qui vient du ciel. » Un signe divin selon Amadou Sy, fils du khalife décédé : « Chacun a un lopin de terre qu’il laboure, qu’il sème et qu’il partage avec d’autres. Ses prédécesseurs lui ont légué une voie, la voie tracée par ses frères, par ses pères, par ses grands-pères et nous serons tous derrière à l’unanimité pour l’accompagner dans ses fonctions. » 

Des fidèles tidianes, il y en a aussi en Gambie et au Maroc. Ahmed Toufiq, ministre marocain des Fondations pieuses et des Affaires islamiques, a donc fait le déplacement à Tivavounae pour la désignation du nouveau khalife.

« C’est un des liens essentiels humains entre le Maroc et le Sénégal, entre le Maroc et les Tidianes en Afrique, entre le Maroc et tous les Tidianes dans le monde », souligne-t-il.

Comme le veut la tradition, c'est l'homme le plus âgé issu de la lignée du fondateur de la confrérie qui a été désigné khalife ce dimanche 24 septembre. Serigne Mbaye Sy Mansour devra œuvrer, explique la famille religieuse, pour les fidèles, mais aussi plus largement pour le Sénégal et la paix entre communautés.

Cheick Oumar Sy est membre de la famille omarienne, autre branche de la confrérie des Tidianes. « Aujourd’hui, avec toutes les tensions religieuses qui peuvent subvenir, du point de vue économique, du point de vue social, on attend de Serigne Mbaye Sy Mansour de jouer son rôle de régulateur des discussions, des dialogues politiques, des dialogues religieux entre les religions, mais aussi avec l’Etat pour qu’il y ait toujours cette paix sociale au Sénégal ».

RFI

Nous avons reçu sous la signature d’Ibrahima Thiam ancien coordinateur pour la France du parti Bokk Gis Gis le communiqué de presse suivant :

« Voici déjà plusieurs jours que la presse sénégalaise s’est faite l’écho de certaines démissions au sein de la diaspora sénégalaise de Bokk Gis Gis. Nous avons, les uns et les autres fait valoir des désaccords profonds sur la stratégie suivie par son leader Pape Diop, celle-ci étant selon nous vouée à l’échec car n’étant pas en mesure d’offrir une alternative crédible au pouvoir en place au Sénégal. Constatant à regret que nous n’étions pas entendus, et encore moins écoutés, nous n’avons pas eu d’autre alternative que de démissionner. Nous souhaitons en ce qui nous concerne offrir un nouveau souffle à notre pays en nous appuyant sur un projet lié au renouvellement des idées et des hommes et en modernisant les méthodes de gouvernance. Au cours des semaines qui viennent nous allons contribuer au débat public, mobiliser la jeunesse et présenter à nos compatriotes de nouvelles perspectives d’avenir. Notre objectif est en effet de favoriser l’innovation, libérer les énergies et la créativité. C’est le message dont quelques-uns d’entre nous étions porteurs voici quelques jours à Bruxelles lors de notre rencontre au siège du parlement fédéral de Belgique avec le député Jean-Jacques Flahaux du Mouvement Réformateur (MR) affilié à l’Internationale libérale. A l’issue d’un entretien qui nous a permis de faire un large tour d’horizon politique nous avons confirmé à notre interlocuteur la création d’un nouveau mouvement politique : UN AUTRE AVENIR, dont le nom en dit long sur notre volonté de réformes pour le Sénégal. J’en assure la présidence tandis que Fatoumata Chérif Dia en est la vice-présidente, Ibrahima Wade le Secrétaire général et qu’une dizaine de personnes constitue le comité directeur. Nous avons tenu à préciser à notre interlocuteur que notre mouvement, qui se situe au-delà de toute idéologie partisane, entendait rassembler le plus grand nombre de Sénégalais à qui nous voulons redonner espoir et être une force de proposition au nom des valeurs humanistes et démocratiques qui sont les nôtres afin de faire du Sénégal un exemple en matière de développement à l’orée du 21ème siècle.

Une présentation officielle du mouvement UN AUTRE AVENIR ainsi que de notre site Internet sera faiteen présence de plusieurs membres du comité directeur dans les prochains jours à l’occasion d’une conférence de presse à laquelle les médias seront conviés ».

Ichrono.info

 

Harmattan Sénégal
ECONOMIE TÉMOIGNAGE, AUTOBIOGRAPHIE, RÉCITAFRIQUE SUBSAHARIENNE Sénégal

Legs colonial au départ, l'arachide n'a cessé depuis lors de s'incruster durablement dans l'imaginaire collectif des populations sénégalaises, se confondant ainsi avec l'Histoire politique, économique et sociale de ce pays. L'auteur nous invite à un voyage éclairant au coeur de cette technostructure qui, de l'ONCAD à la Sonagraines, en passant par la SONAR, a accompagné les vicissitudes de la filière arachidière au Sénégal, depuis les premières années de l'Indépendance jusqu'à nos jours.

Legs colonial au départ, l'arachide n'a cessé depuis lors de s'incruster durablement dans l'imaginaire collectif des populations sénégalaises, se confondant ainsi avec l'Histoire politique, économique et sociale de ce pays sahélien d'Afrique occidentale. Élément structurant clé du PIB, l'arachide a très vite permis au Sénégal de figurer pendant plusieurs décennies, dans le top 5 des plus grands producteurs mondiaux, derrière les États-Unis, la Chine, l'Inde et le Nigeria.

L'arachide, au Sénégal, c'est aussi et surtout une technostructure tentaculaire imposée par les nécessités de la production, du stockage, de la transformation et de la commercialisation de l'oléagineux et de ses dérivés et mobilisant une pluralité d'acteurs politiques, administratifs, économiques et religieux, aux intérêts très souvent disparates et pas toujours convergents. Dans cet ouvrage, l'auteur nous invite précisément à un voyage éclairant au cœur de cette technostructure qui, de l'ONCAD à la Sonagraines, en passant par la SONAR, a accompagné les vicissitudes de la filière arachidière au Sénégal, depuis les premières années de l'Indépendance jusqu'à nos jours.

Ibrahima Samba BOCOUM est né en 1947 à M'Boumba, dans le département de Podor.

Après ses études primaires au « royaume de son enfance » il alla poursuivre ses études secondaires à Dakar. C'est à Dakar qu'il connaîtra l'école de la vie : la rue, les bibliothèques, les centres de conférence et autres écoles de formation idéologique de partis politiques reconnus ou clandestins... Au bout de cette aventure de quarante ans, riche et passionnante qui le mène successivement de l'ONCAD à la Sonagraines, en passant par la SOSEN et le CNIA, l'auteur et le témoin suggère une refondation urgente de la filière arachidière et préconise un management volontariste du système agricole, en vue d'atteindre sans délai une véritable autosuffisance alimentaire.

Le Sénégal vient de vivre l’une des pires crises électorales depuis l’instauration du multipartisme par le président Senghor. A la question de savoir « comment en est-on arrivé là ? », une objectivité globale doit guider la réponse. Cette crise a le mérite de faire surgir l’exaspération des populations sur la façon dont la politique se pratique au Sénégal. Cette pratique peut se résumer à « Tout est bon pour arriver à ces fins ».

Aujourd’hui, tout le monde tape sur le président Macky Sall, mais ses prédécesseurs ont-ils toujours été à la hauteur en matière d’organisation d’élections libres et transparentes ? De Senghor à Abdoulaye Wade, en passant par le président Abdou Diouf, les élections n’ont jamais été toujours exemptes de reproches. A chaque fois, on a eu droit à du chipotage électoraliste pour sortir vainqueur des joutes électorales. Le problème est qu’au Sénégal, on oublie vite. Ceux qui crient haro sur Abdoulaye Daouda Diallo, défendaient bec et ongles Ousmane Ngom lorsqu’il organisait des élections taillées sur mesures pour Abdoulaye Wade. Nous devons dès lors être plus objectifs sur les positions que nous prenons face au comportement du pouvoir organisateur des élections qui n’est ni neutre, ni totalement indépendant vis-à-vis d’un Exécutif qui cherche à se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible.

Toutes les composantes de ce qui peut garantir un Etat de droit sont trop inféodées au président de la République, et quasi tous les acteurs politiques qui le dénoncent en étant dans l’opposition, s’y adaptent facilement et perpétuent les mêmes pratiques une fois aux affaires. Donc, à mon avis le mal se trouve dans le système ; il faut le reconnaître et avoir l’audace du changement. Mais qui pour le changer et quel est le meilleur timing pour le faire, puisque ceux qui le combattent avant d’arriver au pouvoir le défendent lorsqu’ils arrivent au gouvernement.

La solution ne peut venir que d’une mobilisation de tous les citoyens, conscientisés de l’existence de ce qu’on pourrait appeler un bourrelet de notre démocratie. Le pouvoir appartient au Peuple dit-on, mais il faut qu’il en soit conscient et qu’il se donne les moyens de l’exercer pleinement. Mais si le Peuple se laisse tromper ou accepte de subir la domination d’une élite opportuniste, la situation risque de perdurer. Les citoyens doivent imposer ces changements en initiant des référendum populaires sur l’exemple de la Suisse où les populations peuvent être à l’initiative d’un changement sociétal. Le peuple a délégué son pouvoir de légiférer à ses représentants à l’Assemblée Nationale et accordé au président de la République les pleins pouvoirs en matière réglementaire. Mais souvent, les lois qui se discutent entre ces deux délégataires sont à mille lieux des préoccupations des Sénégalais. Par exemple, on a assisté à l’Assemblée Nationale à de longues passes d’armes entre majorité et opposition sur une loi organisant les groupes parlementaires, mais en quoi l’issue de ces débats peut-elle influer positivement sur le vécu des Sénégalais ?

Le mouvement AUTRE AVENIR que nous venons de créer, s’engage à donner aux populations à travers une loi, la possibilité de prendre des initiatives populaires par des référendum pour créer de nouvelles lois ou abolir des lois jugées non conformes aux intérêts du Sénégal.

Si le Sénégal ambitionne de garder sa place de meilleure démocratie en Afrique sub-saharienne, il doit être irréprochable en matière électorale et c’est ce sur quoi, nous nous engageons à AUTRE AVENIR.

Ibrahima Wade - Bruxelles

Secrétaire Général Autre Avenir

 


Sur cette boule terrestre, symbole de cohésion, de simplicité et d'unité, les humains semblent perdus. On sait depuis fort longtemps que la connaissance, la culture et la sagesse ne s'improvisent pas. Vouloir tout comprendre tout de suite est aussi absurde que vouloir posséder tout de suite tout ce que l'on désire. Le temps ne pardonne pas ce qui se fait sans lui.

On voit où nous mène la moderne précipitation. Les humains s'évertuent à couper les cheveux en quatre. Personne n'est aujourd'hui crédible si ses propos ne s'appuient pas sur ce qu'un autre aurait dit avant lui. Où sont les idées personnelles, l'esprit critique, l'innovation, l'imagination, l'intelligence, la création ? Et surtout, comment élaborer les synthèses qui permettent de comprendre et d'avancer lorsque notre esprit est englué par mille démarches intellectuelles différentes ?

Je me souviens du conseil de l'un de mes maîtres : « Vois, juge, agis ». Le temps a passé et je réalise aujourd'hui seulement que ces trois attitudes correspondent en réalité aux trois étapes de la vie. Le propre de la jeunesse (les 30 premières années de la vie) est ou devrait être la curiosité, l'observation des choses et du Monde. De 30 à 60 ans, on peut commencer à juger. Mais pour agir sereinement, en toute connaissance de cause et sans trop de risques d'erreur,

il faudrait, raisonnablement, attendre la soixantaine. Hélas, nous en sommes loin et, même si les vieux n'ont pas fait beaucoup mieux que lui, la jeunesse de notre nouveau président n'est pas de bon augure. À mon âge avancé, je commence à peine à comprendre l'humanité, mon biotope, mon environnement, ma planète. Et finalement, les choses ne sont pas très compliquées. La moitié des humains en ont trop, l'autre moitié n'en n'a pas assez et surtout, les humains ont perdu leur humanité. Il y a parmi nous des petits malins qui n'ont d'autres références du bonheur que la richesse. Ils en oublient tout le reste et sont finalement très malheureux ou pour le moins, très insatisfaits. Le drame pour l'humanité c'est que cette logique du bonheur impossible, gangrène la Terre entière.

Avec cet instrument diabolique qu'est la monnaie, ils profitent sauvagement du déséquilibre mondial que d'ailleurs ils amplifient chaque jour en faisant produire par les pauvres ce qu'ils vendent aux riches. La prétendue mondialisation n'est que la généralisation et la globalisation de ce principe. Et, tenez-vous bien, ce principe est en train de supplanter tous les autres. Les usines construites dans les pays pauvres finissent par les enrichir au détriment des anciens riches qui ferment les leurs et deviennent pauvres à leur tour. Il n'est pas nécessaire de parler de complot, sachez simplement que les structures ou les individus détenteurs de ces richesses sont toujours les mêmes (des apatrides en quelque sorte). Ils sont de plus en plus riches (résultat des concentrations industrielles et financières) et, fatalement, de moins en moins nombreux.

Cela, rassurez-vous ne pourra plus durer très longtemps.


François MAUGIS – La Réunion
http://assee.free.fr

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