Le cancer du col de l’utérus continue de faire des ravages chez la gent féminine. Il se positionne comme le premier cancer chez la femme, au Sénégal. Cependant, beaucoup d’entre-elles méconnaissent leur statut  du fait qu’elles ne sont pas adeptes des hôpitaux. Pourquoi les femmes ne fréquentent-elles pas les structures de santé ? Comment éviter la maladie ? Réponse dans cette rubrique de Sud Santé.

Le cancer du col de l’utérus est une maladie qui se développe sur la muqueuse du col de l’utérus, autrement dit sur le tissu qui le recouvre. Plus précisément, elle prend naissance dans la première couche de la muqueuse qui porte le nom d’épithélium. Cette maladie très sournoise se développement et touche beaucoup de femmes.

Seulement, beaucoup d’entre-elles n’arrivent dans les structures de santé que tardivement, quand la maladie s’est déjà développée. Des femmes interrogées sur la prise en charge de leur santé sont partagées entre ignorance et négligence.

Pour cette dame trouvée dans une structure de santé des HLM, le cancer du col de l’utérus, c’est du nouveau. «Je fais mes visites pré et post-natales et c’est fini. Je n’ai jamais fait de dépistage du  cancer du col de l’utérus.  Je  ne connais même pas cette maladie», a-t-elle fait savoir. Cette dernière, la trentaine révolue, se réfère à la prescription de son soignant. «Je ne suis pas malade, je ne ressens rien au niveau de mes parties génitales. Donc je n’éprouve pas le besoin d’aller en faire (dépistage). Et autre chose, il y a la sage-femme  qui est là, si rien ne va, elle va me référer dans un autre hôpital. Et, comme elle ne dit rien, je crois que je me porte bien», a-t-elle conclu.

Comme cette dame, beaucoup de ses paires se trouvent dans cette situation. Le manque de communication entre le personnel soignant et les malades est une des causes de cette ignorance. Des femmes, durant toute leur vie, n’ont jamais été orientées pour faire le frottis afin de connaitre l’état de leur col. Mariètou Diallo, une dame habitant les HLM témoigne: «j’ai fait quatre enfants. Ils sont devenus des adultes. Mais, au cours de mes consultations, en aucun moment les sages-femmes ne m’ont demandé d’aller faire le dépistage. Certes, ces dernières années, on parle de dépistage du cancer de col de l’utérus, du sein, mais je pense que c’est le personnel soignant très proche de la population qui doit porter le combat et faire de telle sorte que celles qui ont les moyens puissent aller faire le frottis. Aux moins nantis d’attendre les campagnes gratuites pour aller le faire. Car il y va de notre santé», a-t-elle fait comprendre.

Dans les hôpitaux, le coût de la prise en charge du dépistage du col de l’utérus, appelé frottis, est très élevé. Il faut débourser 10 à15 mille pour le faire, à défaut de prise en charge. Un coût qui décourage et qui amène certaines femmes à se barricader sur leur sort. «La prise en charge du dépistage du cancer du col de l’utérus, n’est pas à la portée des petites bourses. C’est très cher et ça n’encourage pas», a avancé Juliette Sarr, une autre dame du quartier des HLM.

Et de poursuivre: «le besoin est tellement important que quand on organise des séances de dépistage (gratuit), les femmes répondent massivement. Je pense qu’il faut augmenter l’offre pour permettre à toutes les femmes de tout âge d’en bénéficier pendant les campagnes gratuites et profiter de ces moments pour faire passer des messages».

Rappelons que le col de l’utérus fait partie de l’appareil de reproduction féminine. C’est la partie inférieure étroite de l’utérus aussi appelé matrice. Il s’agit du passage reliant l’utérus au vagin.

En séminaire avec les cadres de son parti au cours du week-end, à Saly, Idrissa Seck, le leader de Rewmi et candidat à la succession de Macky Sall, a lancé les bases de sa gouvernance, si bien évidemment, il est porté à la tête du pays au soir du 24 février 2019.  Dans un discours séquencé, parfois même railleur, ou aussi anecdotique, le patron des «Oranges» a décliné quelques pans d’une feuille de route devant être soumis au crible des cadres du Rewmi et du citoyen lambda. Avant de pouvoir solliciter le suffrage des Sénégalais et matérialiser ce programme alternatif pour le Sénégal, Idrissa Seck a toutefois demandé «pardon» à tous ceux qu’il a eu à heurter par ses paroles et gestes en tant qu’homme politique et homme d’Etat. Non sans manquer de jeter quelques piques au régime de Macky Sall.

Il faudra compter avec le président du parti Rewmi pour les prochaines joutes électorales qui s’annoncent déjà épiques. En effet, Idrissa Seck fera face au président de la République, Macky Sall, candidat à sa propre succession. Même si le patron des «Oranges» ne le dit pas explicitement, il a posé des actes clairs, le samedi 14 avril dernier, lors du séminaire consacré aux Cadres de son parti, en vue de présenter un programme alternatif aux Sénégalais. En effet, le président du Conseil départemental de Thiès a tenu d’abord à régler un préalable avant de solliciter le suffrage des Sénégalais. Devant des militants acquis à sa cause, sans oublier les invités venus nombreux assister à cette rencontre tenue dans un hôtel à Saly, Idrissa Seck a présenté ses excuses au peuple sénégalais. Il déclarera ainsi : «Je voudrais, aujourd’hui, avant de solliciter le suffrage des Sénégalais, vous regarder dans les yeux et convoiter d’Allah, qu’ils me pardonnent mes offenses comme je pardonne aussi à ceux qui m’ont offensé». L’ancien Premier ministre d’Abdoulaye Wade présente ainsi ses excuses à tous ceux qu’il a eu à heurter, blesser ou choquer par la parole ou par son comportement tout au long de sa carrière d’homme politique ou d’homme d’Etat. Faisant d’une pierre deux coups, il a demandé pardon à Fatou Sock, une responsable de son parti qui aurait gelé ses activités politiques. Pour avoir reconnu publiquement ses erreurs, la mise en cause a appelé à l’instant pour annoncer son retour aux affaires à Rewmi. Des propos tenus après avoir répondu à un appel.

LE SENEGAL SOUS IDRISSA SECK

Tout en annonçant un programme qui sera concocté par les cadres de son parti et discuté avec l’ensemble des corps de métier, puis enfin posté sur le net pour recueillir les avis des uns et des autres, l’ancien maire de Thiès a décliné sa feuille de route dans bien des domaines. Ainsi donc, dans le secteur éducatif, en rendant hommage aux enseignants et chercheurs, il a annoncé la création d’un Conseil supérieur de l’éducation. Cette institution, qui ne sera confiée ni à un Premier ministre, encore moins à un ministre, sera présidée par le président de la République. Elle inclura, à son avis, les meilleurs dans tous les domaines, notamment recteurs d’université, proviseurs de lycée, directeurs de collège, d’écoles élémentaires et d’écoles maternelles. Faisant ainsi les yeux doux aux enseignants, dans un contexte marqué par une tension entre ledit corps et le régime, il dira «qu’il est inadmissible que, qui que ce soit, soit mieux payé que les enseignants». Il trouve ainsi inacceptable qu’au Sénégal, les enseignants soient négligés.

INAUGURER L’ERE D’UNE GESTION JUSTE, EFFICACE ET AMBITIEUSE

Poursuivant son esquisse de programme à mettre en œuvre, si toutefois les Sénégalais lui faisaient confiance au soir du 24 février 2019, le président de Rewmi a promis d’inaugurer, au Sénégal et en Afrique, l’ère d’une gestion «juste, efficace et ambitieuse». Jetant des piques aux tenants du pouvoir, il a trouvé que «les notions de gouvernance sobre et vertueuse sont vagues». Ainsi donc, à l’image des Américains qui soutiennent vaille que vaille leur fils, “Idy“ a promis d’augmenter les pensions des anciens combattants et celles des blessés de guerre. Il a donné la garantie de faire en sorte que les soldats sachent qu’il veillera personnellement à ce qu’ils aient des conditions convenables, quand il les enverrait en mission.

Sur la justice, Idrissa Seck a certifié qu’il fera en sorte que le président ne préside plus le Conseil supérieur de la magistrature, une des doléances des magistrats. Toutefois, il précise qu’il ne veut pas «un gouvernement des juges». «Je veux un Conseil supérieur de la magistrature dont la composition sera remaniée», préconise-t-il. Pour avoir fait le constat selon lequel, «aucun magistrat n’est hors de sanction en dehors d’un seul cas», le natif de Thiès pense qu’il n’est pas question de laisser aux juges libre cours. Ainsi donc, il pense «qu’il faut associer à l’indépendance de la magistrature, leur responsabilité». Ce qui suppose qu’il faut les sanctionner quand ils fautent.

Déclinant ses ambitions dans le domaine économique, il a révélé qu’il fera en sorte qu’en 2029, fin de son deuxième mandat, que plus personne au Sénégal ne demande de l’électricité et que l’accès soit universel. Avec la découverte du pétrole et du gaz, «s’il n’est pas volé par la famille Sall d’ici là», raille-t-il, Idrissa dit vouloir faire du Sénégal «un hub de production d’électricité». Dans la même veine, notamment sur le mix-énergétique, il a exprimé son souhait de voir environ 30% de la puissance installée en énergie renouvelable. Tout en déplorant les taxes imposées au niveau du secteur tertiaire, il a promis de revoir la fiscalité des entreprises du secteur numérique.

VOTE DE LA LOI SUR LE PARRAINAGE : Rewmi manifestera le 19 avril prochain

Le président du parti Rewmi n’a pas manqué de décrocher quelques flèches en direction du président Macky Sall. Il a ainsi accusé le chef de l’Etat et son gouvernement d’avoir tenté d’empêcher la réunion de son parti à Saly, Mbour. «Ils ont exercé des pressions sur les réceptifs hôteliers de Saly, y compris sur des propriétaires de domiciles privés que nous avions réservés pour accueillir nos hôtes étrangers et dont les contrats ont été annulés cette après-midi même (le samedi) pour motif de travaux. Alors que les maisons avaient été visitées et étaient dans un excellent état», déplore-t-il. En effet, la manifestation allait tomber à l’eau à cause d’un désistement de dernière minute d’un propriétaire d’hôtel. Finalement, elle a été tenue dans un jardin d’un hôtel à Saly, avec tous les désagréments qui en ont suivi, notamment l’exiguïté des lieux pour contenir tout le monde.

S’agissant du vote de loi modifiant la Constitution et le Code électoral, le président du conseil départemental de Thiès a confirmé sa présence à la manifestation prévue par l’opposition et certaines organisations de la société civile. En ce qui concerne la médiation entreprise par la Société civile, Idrissa refuse la main tendue du chef de l’Etat car, à son avis, la société civile «cherche à renouer les fils d’un dialogue rompu». Il a dit clairement qu’il ne dialoguera pas avec Macky Sall «parce que sa parole n’est pas stable». En revanche, il a demandé aux médiateurs, d’aller dire au président de faire ce qu’il doit faire, à savoir : «de ne pas violer notre Constitution, de ne pas instaurer ce parrainage». Cela, tout en précisant qu’ils ne veulent pas brûler le pays, mais qu’ils resteront déterminés. Il a promis par ailleurs que «si Macky Sall viole la Constitution du Sénégal, nous le dégagerons de là». 

Sudonline

Le candidat du Parti Démocratique Sénégalais (Pds) à l’élection présidentielle du 24 février 2019, Karim Meïssa Wade,  s’est inscrit hier, lundi 16 avril, sur les listes électorales.

L’ancien ministre d’Etat libéral, résidant hors du Sénégal depuis sa grâce présidentielle a accompli cet acte civique depuis le Koweït avant de recevoir son récépissé en bonne et due forme, comme le note le Pds dont il devrait porter les couleurs dans la course à la magistrature suprême, dans une dizaine de mois.

Du coup, Karim Wade semble mettre un bémol à tous ceux qui soulignaient son incapacité de pouvoir participer à toute forme d’élection, parce que non inscrit sur les listes électorales. Reste maintenant à savoir si l’ancien ministre libéral, challenger déclaré du Pds contre Macky Sall, pourra venir voter dans son centre de Fann/Point-E à Dakar.  

Sud Quotidien

 

Parcours d'un penseur libre et indépendant TRANCHE DE VIE du sage ! Pap Ndoye dit- Abdoulaye Ndoyede St- Louis du Sénégal.

Il nous gratifie de sa générosité en échangeant avec nous sans apriori et sur des sujets délicats. L'homme s'est construit pratiquement seul à force de résilience et d'abnégation. Une vie ou du moins une trajectoire non droite comme pour beaucoup. Ce parcours semé d'embuches forge le caractère et comme un destin, destin qui ne manque pas de donner un libre arbitre à m'homme.
De qui vais-je parler ?
De pap NDOYE sur FB, Abdoulaye NDOYE de Léona ST-LOUIS. Un parcours existentiel mouvementé faites de ruptures, d'arrêts qui invitent à la pensée active, lisez et retrouvez-vous,tel un livre ouvert qui nous fait voir un autre nous-même. P B C

Abdoulaye Ndoye, 61 ans et à la retraite professionnelle depuis 1 an déjà.
Il a gravi tous les échelons accessibles dans son métier. Et voici ce qu'il dit «
Cela n'était pas évident, car je n'y étais point prédestiné.
Mais j'ai dû beaucoup travailler pour que notre bon Dieu me gratifie de sa providence.
J'ai eu donc beaucoup de chance dans la Vie. Mais j'ai dû la provoquer pour qu'elle s'offre à moi. 


"Chez Pap la foi guide tout et lui faire dire ceci « Ainsi j'ai eu l'occasion de comprendre que l'homme jouissait de son libre arbitre pour donner des orientations à son existence ».


Pap Parle beaucoup de ce libre arbitre comme une liberté que Dieu donne laisse à l'individu mais au final c'est le tout puissant qui décide.


« Feu mon Père fut un ancien combattant de la guerre 39/45.
Il était très strict et m'a mis dans toutes les conditions de réussite scolaire.
Malheureusement, mon esprit n'était jamais concentré sur les études.Je n'étais pas suffisamment intelligent et éveillé pour comprendre les enseignements dispensés à l'école. »


Ne vous y prenez pas Pap est de cette classe, de gens très critique avec lui-même, qu'est-ce qu'être intelligent ? Est-ce réussir à ses examens ? Ce n'est pas si sûr et si l'institution était inadaptée à notre doyen.
Seul l'approche systémique pourrait nous le dire, mais le temps est passé de rechercher cela d'autant qu'à cet instant nous avons un homme expérimenté, cultivé, rigoureux et qui nous livre sans ambages ses connaissances.


Son parcours scolaire est ainsi déroulé « J'ai été inscrit au CI à 6 ans, alors que c'était 7 ou 8 pour les autres.
J'étais ainsi à l'école de Bopp à Dakar, ou je partageais la classe avec le Ministre d'État Cheikh T.Gadio et l'Ambassadeur Amadou Diop en poste en Belgique.
Suis donc passé du Ci au CM2 sans jamais savoir comment, j'étais médiocre en Tout.
Je passais mon temps dans des rêveries imprécises et improductives.
Je voyais tout le temps Père à l'école discuter avec mon maître.
Il m'inscrivit au concours du Prytanée militaire de Saint Louis, et en salle d'examen le gendarme surveillant ne se gênait point pour me demander d'écrire ceci ou cela sur ma copie »


Il est dur avec lui–même comment peut-il nous faire admettre qu'il n'était pas bon,

Hélas, je n'avais pas le niveau. Lâche-t-il.

Père devenu malade, en fin d'année 1969, me confia à mon oncle maternel. Oui l (oncle dans notre socio-culture joue un rôle important dans l'éducation et la transmission.

« Je me retrouvais ainsi dans la maison familiale à Ndar, avec cousins, cousines, tante, oncles et grands-parents maternels.
Là je commençais à prendre goût à la vie: j'étais enfin LIBRE de faire tout ce que je voulais sans aucune crainte.
Je venais de comprendre l'étouffement dont je souffrais dans la maison paternel.
Père était trop strict, c'était l'école française, coranique et la maison.
Je n'ai jamais pu supporter cet enfermement pendant que tous mes amis de quartier étaient tout le temps dans la rue.


C'en était trop pour moi, et j'en voulais à Papa.
Enfin j'étais libre, une fois à Ndar.
Contre l'autorité il s'exprime ;;;;;

J'avais plus cette autorité qui m'impose une conduite qui m'était insupportable.
Je suis le seul garçon d'une fratrie composée de 5 sœurs et moi-même.
Toutefois, il y avait cela de bien, dans l'éducation paternelle:
-je ne connaissais pas la faim,
-chez grand -ère, il fallait être présent aux heures de manger, sinon....c'est la faim.
Donc, la raison de mon ventre pris rapidement le dessus.
La discipline héritée de Papa était restée dans mon subconscient.
Et je pouvais la convoquer à mon secours, à tout moment. » Cette éducation austère était un palliatif une roue de secours qui servait de soupape pour réfléchir avant d'agir....
Papp continue à nous parler de sa vie, ses rencontres...

Je me suis fait ainsi de nouveaux amis de quartier à Ndar. Un quartier qui compte de grandes sommités de la médecine et de la philosophie de l'Ucad, (Professeurs Agrégés Seydina I. L.Seye, Lamine Sow, Pr Djibril Samb...).
Ceux-là sont nos aînés de notre génération.
Mais, je me suis vite rendu compte que les jeux pour lesquels je me rebellais chez Papa, n'étaient pas réellement ce qui me manquait à Dakar:-c'est la Liberté de décider pour moi, dont je souffrais.
Ainsi, je partageais tous les jeux avec mes nouveaux amis:
- de la nage au fleuve toute la journée-au football et autres distractions.
Nous avions tous, presque le même âge.
Mais le Gab entre mes amis saint-louisiens, dakarois et moi-même, c'est la double culture CITADINE dont j'ai bénéficié.
J'avais acquis la possibilité de comparer les modes de vie « aiguiser son esprit critique, penser par soi-même » :
-entre deux villes différentes, le fleuve et la mer accessible; ailleurs inexistant. Ce n'était pas donc les mêmes loisirs juvéniles.
-l'éducation reçue dans une famille originelle (papa, maman, frères et soeurs).
Alors très tôt, je saisis ces différences et comprit que désormais, je ne pouvais compter que sur moi-même. ' Il s'est construit à force)
Cependant, j'étais aidé par mon oncle qui n'hésitait pas pour me remettre sur les rails.
Comme d'un refrain il ne cessait de me rappeler et me terroriser en même temps par ces termes:
-.
Ah un hic mais aussi un rappel. La pesanteur sociale a plombé beaucoup de gens. En vous chargeant dès l'enfance vous pouvez avoir peur d'affronter l'existence, c'est peut-être ce qui expliquerait les difficultés à l'école chez beaucoup de garçons. Une enquête systémique aurait pu nous aider à comprendre, mais ;;;;; etc.

Ainsi, à chaque fois que j'étais en phase avec ce rappel, j'en mourrai.
L'avenir était très sombre pour moi et j'avais le devoir de m'en sortir pour soutenir ma famille.
C'était comme si, sans moi, cette famille devait sombrer.
Personne n'avait le droit de me charger ainsi, alors que j'étais très jeune (12 ans).
Cette situation est bien connue au Sénégal et en Afrique et cela nous fait comprendre les origines de la misogynie.

Donc j'avais échoué à mes examens d'entrée en 6ème et CEPE à Dakar.
A Saint Louis, mon oncle m'inscrivit dans l'école ou il enseignait, École Eaux Claires.
J'y repris la classe CM2 (1970) avec beaucoup plus de succès qu'à Dakar.
En fin d'année, je décroche mon CEPE sans l'entrée en 6ème que je n'ai pu avoir que l'année suivante.
J'ai donc doublé 2 fois la classe de Cm2; 3 années pour une même classe!
C'était ahurissant et médiocre, mais il fallait le faire, car c'est à l'issue de ce périple, que mes idées sont devenues précises en Tout.
Les chemins des destins ne sont pas toujours droits.... Redoubler n'est pas en soi un échec c'est mieux se préparer, assimiler pour continuer

Comme je devais faire la 6ème secondaire (1972) à la prochaine ouverture, déjà pendant ces vacances scolaires, je parlais l'Anglais que j'avais appris tout seul.
Au Ceg de Sor, je suivis alors normalement les cours jusqu'en classe de 4eme secondaire.
Toutefois, chaque vacance scolaire, je me débrouillais pour aller à Dakar voir maman et soeurs, Papa étant décédé depuis 1970.
Le voyage se faisait par train et je me dirigeais seul, en veillant:
-sur ma valise, pour éviter qu'elle ne soit volée,
-sur la gare de descente de Colobane pour ne pas aller jusqu'à la grande gare par ce qu'il fallait marcher jusqu'à la maison.
Le voyage construit

En début d'année de 3ème je fus renvoyé de l'école pour conduite subversive. (Qui peut imaginer ça chez notre sage qui nous enseigne le calme et la tempérance)
Mon niveau mental dépassait de loin celui de mes amis de même âge à Dakar comme à Saint Louis.
Et je commençais à m'ennuyer en leur compagnie. (Un jeune atypique par sa précocité)

C'est ainsi que je ne m'accompagnais plus qu'occasionnellement avec Eux.
Je me forçais à lier amitié avec de Grandes Personnes plus âgées, le plus jeune de celles-là pouvant être mon Aîné de plus de 15 années.
Malheureusement, ou heureusement, je me retrouvais ainsi introduit dans le milieu pas moral.
Mais j'ai toujours considéré cela, comme un passage expérimental qui ne devait durer toute ma vie.
Et je ne l'ai jamais fait par plaisir, plutôt avec beaucoup de dégoût, mais il fallait y aller jusqu'au bout pour voir et plus apprendre.
Je venais d'avoir entre 17 et 19 ans.
Mais je n'ai jamais pu oublier que je n'avais pas Droit à l'Échec, beaucoup plus maintenant que Papa ne vit plus.
Donc, je vaquais avec les plus grands que moi, j'avais toujours en Conscience que ce n'était qu'un apprentissage de la Vie, que cela ne pouvait durer, que tôt ou tard il faudra que je me fasse une vie plus saine.
Le milieu ou je me défonçais le plus, c'était celui avec des Militaires qui avaient loué une maison près de chez grand-mère.
J'y étais adopté par un des leurs, qui, très influent, y imposait ma présence malgré mon jeune âge.
C'est ainsi que j'étais initié à cette vie de «clochard».
Mais malgré mon renvoi de l'école, je me suis laborieusement débrouillé pour décrocher mon BEPC, le Seul Diplôme que j'ai pu avoir de ma vie scolaire.
Papa voulait que je sois un Brillant Cadre, j'étais devenu une Loque Humaine avec (trop dur avec lui-même, c'est le fort des forts):
-comme Seul repère: les paroles de mon cher oncle,
-comme seuls habits, 2 pantalons, 3 chemises toujours sales et mal odorants, une paire de sandales noués avec du fil de fer.
(Le Président Abdou Diouf, lors d'un reportage nous disait peut-être il y avait sa paire de chaussure rafistolée dans cette décharge)
Cette misère est aussi connue et beaucoup se reconnaîtront dans cette figure.

Je ne pouvais être orienté en classe de seconde par ce que j'étais admis à l'examen après oral de contrôle.
Alors l'oncle m'inscrivit pour reprendre la 3ème, pour pouvoir passer en classe supérieure avec une bonne moyenne.
C'était trop tard et j'avais plus la motivation pour continuer, avec le train de vie que j'avais.
La vie professionnelle commence

A ce moment précis, un de mes oncles décéda et son Frère syndicaliste s'arrangeait pour que je le remplace à son poste.
Je suis embauché à 20 ans, dans une grande Société d'État où j'accomplis une carrière de 40 années successives.
J'étais affecté au Service du Personnel et de la Solde.
J'ai eu la chance d'y trouver des Vieux/doyens qui étaient en fin de carrière.
Ils m'apprirent les rudiments du Job, et disparaissaient pour des mois.
J'étais toujours presque seul à m'occuper de la rédaction de tous les actes administratifs de la gestion des ressources humaines.
Je devais me prendre en charge pour assumer.
J'ai commencé par chercher, lire et apprendre Seul toute la législation du Travail, par les Textes, Décrets et Lois disponibles.
Mes amis qui avaient la chance de continuer leurs études jusqu'en Maitrise, pour certains, m'ont trouvé en fonction depuis déjà des années.
Et j'ai eu le privilège d'instruire leur dossier d'embauche.
Ce qu'ils ont étudié pendant de si longues années, j'avais l'avantage de le pratiquer avant eux, en partant des détails à l'essentiel de ce qui se faisait en la matière.
Malheureusement j'ai sombré et mon état était précaire.
Notre médecin d'entreprise me recommanda de consulter.
Mais un de mes oncle me proposa son ami médecin. Nous avons commencé par une audition, à travers laquelle je lui assurai qu'il ne pouvait me guérir par ce que mon problème était d'ordre psycho socio-économique.
Il me dit qu'on pouvait essayer.
Après Audition ou je faisais part de mes préoccupations, c'était ensuite pour le traitement externe et enfin l'internement pendant 2 mois.
J'ai toujours été conscient de ce qui se passait autour de moi. La charge, le poids que l'on posait sur cette jeunesse qui n'a pas fini de croître ;;;;
Mais il me fallait prouver au monde entier que je n'étais pas inadapté.
Alors bien qu'étant suivi médicalement, je continuais à entretenir le même train de vie qu'avant par des sorties régulières.
Et ce jusqu'au jour où plus que mal en point, je me résolus à comprendre que je n'avais en fait, rien à prouver à qui que ce soit; sinon qu'à moi-même: .
C'est ainsi que j'ai pu me relever au bout de 2 mois pour demander au staff de l'hôpital réuni de me libérer par ce que j'étais ok de ce qui avait motivé mon internement.
Tous les médecins, étonnés; furent contre cette idée alors que j'avais déjà une avance sur eux et leur traitement.


Je refusais la dépendance médicale.


Ils étaient obligés de me libérer au vu de mon insistance.
Ils n'étaient pas tous d'accord.
Mais j'ai imposé ma volonté de sortir et d'arrêter tout médicament, ce qui n'est pas d'usage en la matière.
Tous les patients doivent suivre un traitement à domicile ou le sevrage des médicaments s'opère progressivement suite à de multiples RV médicaux.
Le traitement s'effectue en termes de tranquillisant et relaxant.
Personnellement, j'ai décidé de changer de vie. -cigarettes et cola,
-thé et café, piment et tout repas assaisonné. (Sevrage et hygiène de vie)
Je devais me reconstruire définitivement une autre PERSONNALITÉ.
J'ai compris que je ne pouvais être Responsable que de mes Actes. La priorité c'est d'abord MOI-MEME.
Il s'agit de Ma Vie, et il m'appartenait de décider et de prendre ou donner un sens à ma vie. C'était en 1981, je venais d'avoir 24 ans quand je devais me fabriquer une Nouvelle Apparence de forme de Vie.
Hélas, j'étais endetté et sous la complicité de mon DG qui s'inquiétait de mon état de déchéance, je dus rester chez maman à Dakar 6 mois en convalescence.
C'était donc l'occasion de payer toutes mes dettes par des procurations émises.
Pour rappel, je gagnais tout juste un salaire de CFA 24 000, ainsi réparti:
-10 000 à maman et grand-mère,
-4 000 à petites soeurs élèves,
-3 500 paiement eaux et électricité grand-mère.
Que peut-on faire avec 6 500 CFA, pendant que mes amis Maitrisards gagnaient déjà 180 000 CFA.
Vous pouvez mesurer la misère dans laquelle j'ai vécu, et il fallait survivre.
8 mois après, je rejoins mon poste de travail, ou l'environnement avait totalement changé avec de nouvelles recrues.
Il me fallait me réhabiliter, ce que j'ai fait en allant à l'hôpital.
Il fallait aussi se réinsérer vite ou retomber dans les chaos.
Mais le milieu m'était hostile pour quelqu'un qui sortait fraîchement d'un centre de santé.


Les gens ne voulaient plus de moi dans leur société.


C'est alors que  j'ai commencé à jouer un Jeu d'intelligence avec beaucoup de prouesse alors, avec mon Dg, mon Daf et le Médecin d'entreprise.

Un pur jeu de Victimisation digne des grands politiciens!
On me taille sur mesures des Postes, car je me considérais d'un niveau intellectuel et professionnel qui me permettait d'occuper tout Emploi Administratif.
Quelle prétention de ma part!
C'est ainsi que je partis:
-de simple Commis à Commis d'administration,
-d'Agent Administratif, d'Agent Administratif Caissier à Contrôleur Vérificateur,
-de Chef de Section Administration à Chef de Service Convention des Financements Extérieurs (en charge du suivi financier de centaines de Milliards sous forme de Projets de Développement).
Mais pour la mise en oeuvre de tout ce parcours, je devais sortir de Saint Louis pour la campagne, pour 18 années de conditions de vie défavorables et difficiles.
Ross Bethio!


Aujourd'hui j'ai le sentiment d'être une personne libre socialement.


Je oui, Réussir SA Vie ou Réussir Dans La Vie, une grande nuance!
Du bas de l'échelle, j'ai gravi tous les échelons de ma Vie sociale et professionnelle.
En fin de carrière, j'ai redistribué à mes enfants tout un patrimoine immobilier, intelligemment gagné et accumulé depuis mes 24 ans.
C'est à ma retraite en Janvier 2017 que j'ai soldé le Prêt bancaire de ma dernière acquisition.
Alhamdoulilah, je vis d'une toute petite pension, HEUREUX, avec une Épouse qui m'a fait 3 filles depuis 1982.
Alhamdoulilah!
Les seuls loisirs de ma vie, restent cependant, les séries Telenovelas ou la compréhension est simple.
Avec des films de ce genre, nous apprenons à maîtriser nos émotions.
Ce sont nos scènes de vie racontées en images.
Et cela démontre comment l'intelligence humaine peut être mise en valeur à travers des interprétations de personnages dynamiques.
Les informations radiophoniques nous permettent également d'être à niveau sur les événements locaux et mondiaux.
La quête mystique

Par ailleurs, nous soutenons que <l'on naÎt="" philosophe,="" mais="" que="" l'on="" apprend="" À="" philosopher="">.


Cette thèse nous a conduits d'abord, à la négation et à la remise en question de tous les enseignements sociétaux reçus du système social. (La révolte, la remise en question)

Nous avons commencé avec le nihilisme divin, comme tous jeunes d'une certaine formation spirituelle.' Nier pour découvrir)
Nous sommes allés rechercher les preuves palpables de l'Existence de Dieu, auprès de toutes personnes symbolisant l'autorité religieuse.
Hélas, personne n'était en mesure de nous apporter des réponses satisfaisantes.
Alors nous comprimes que la résolution des problèmes divins ne se trouvait pas nécessairement dans la religion.
Des lors, nous étions alors convaincus que Dieu ne pouvait pas être plus loin de nous-mêmes.
Il est effectivement en nous, dans notre corps et Esprit. Il est bien Existant en Nous.
Et c'est cette Croyance qui a fini par Apaiser notre Âme dans notre corps périssable.
Nous avons finalement appris que l'Âme ne meurt pas (Cf. PLATON), elle demeure à jamais le Seul Compagnon du Bon Dieu devant l'éternité.
Alhamdoulilah!!!


D'autres parts, en matière livresque, nous avons juste lu:
-les Misérables de Victor Hugo,
-Madame Bovary de Gustave Flaubert,
-Paul Loup Pulitzer et -2 ou 3 autres dont la lecture n'a jamais pu être achevée.


En définitive, nous n'avons subi l'influence d'aucun Auteur, Penseur, Philosophe ou autre illustre personnalité intellectuelle.


Tout ce que nous produisons est simplement original.


Un pur produit de nos propres réflexions.


Très jeune, nous avons toujours ressenti le besoin de communiquer ce que nous détenons spirituellement.
Toute notre vie, avons recherché à transmettre et partager notre Savoir.
Mais c'est la forme du véhicule de ce partage qui nous avait jusque-là, handicapés.
Aujourd'hui à 61 ans; nous y sommes arrivés, Seul.
Nous savons communiquer par l'écriture toutes nos sensations.
Nous nous sommes recherchés et finalement, nous sommes retrouvés.
Seul le travail et la détermination paient!
Alhamdoulilah!!! Gloire à ALLAH!!!!
Notre ami a ses idée propres sur le  LIBRE ARBITRE

Juste dire, que pour glorifier notre Bon Dieu, qui a décidé de nous créer Humain, nous devrions le mériter par un meilleur exercice de notre LIBRE ARBITRE.
En effet Allah nous permet de Réfléchir et de faire des choix dans le Bon Sens ou le Mauvais.
Effectivement, Dieu Avertit de sanctionner toutes nos Actions, en Bien comme en Mal.
Toutefois, comme il nous a doués de Raison, je ne crois pas qu'il admettra que l'on se réfugia dans la fatalité du Destin pour justifier tous nos Actes.
L'homme se voit ainsi Prédestiné à n'accomplir que des bienfaits utiles à sa postérité.
L'homme peut bien donner de belles ou vilaines orientations à sa propre vie, par ses simples choix.
C'est donc après l'accomplissement final de telles orientations, que nous dirons .
Le Destin c'est la Destin-ation fin-ale, l'aboutissant de toute chose!
Le résultat de nos Actes et Inter-actes!
Cependant, Dieu décide seul, de notre Naissance et de notre Mort.
Et entre ces deux événements, il nous a Prédestinés à la Vie, en nous dotant de bon Sens, notre Raison.
C'est cette Raison qui fait la différence, en nous permettant de faire progresser notre simple Survie Biologique vers une véritable Existence Humaine.
Ainsi nous jouissons tous, de la faculté de discernement du Bien et du Mal.
Des lors, c'est notre LIBRE ARBITRE qui est le Juge de notre Conscience.


Sur la foi Pap nous dit ceci sur le créateur-ALLAH!


Et Dieu créa son Univers qu'il peupla de Ses Mondes à espèces uniques reproductibles!
Il est bien sûr le Seul à pouvoir Créer à partir d'un Néant Absolu.
C'est bien Lui, le Créateur de tout ce qui est VIE.
Hé oui, nul autre que Lui, ne sait Créer cette AME qui donne VIE.
Oui, tout confirme qu'il est l'Omniscient et l'Omnipotent!
Alors à LUI, l'ESSENCE de toute Science et de toute Puissance!
Et toute l'ingéniosité de l'homme ne s'appliquera que sur la Procréation.
Hé oui pendant tout son règne terrestre, l'homme ne saura que Transformer ce que Dieu a déjà Créé, lui-même inclus!
L'homme invente à partir de son imagination portée sur lui-même et son environnement!
Il est Matière, Dieu LUI, est Immatériel!
Et il est certain que, de cette Matière, dans laquelle IL a insufflé une Âme, IL en ôtera toute Vie!
De ce cadavre, il ne restera que des OS anonymes!
Mais chacune de leur ÂME demeurera distincte dans le souvenir des Vivants.
Seul, Dieu notre Créateur, pouvait Réussir cette si parfaite oeuvre qui est cet Être Humain, qu'IL a fait Matière et Esprit.
L'une périssable, et l'autre impérissable, le Tout en UN!
Nous disons humblement: Gloire à ALLAH!


Et il ajoute cette pensée forte qui peut être discutée : » Ce qui est certain, c'est qu'il n'y a aucun hasard dans le système universel, tout y est justement paramétré ».
Au total, nous retiendrons un parcours sinueux qui est l'apanage des grands. Il y a des gens qui ont une vie toute tracée et rectiligne c'est tant mieux. Notre ami Pap NDOY est un personnage qui nous apprend beaucoup sur sa vie qui ressemblerait à la vie de beaucoup avec des nuances prêtes.
Mais la force interne cette force vitale qui est en lui telle une lumière qui lui indique le chemin à suivre et qui aboutira quelque part d'attendu.
Ici dans face book notre ami nous fait partager ses idées sur sa fois, il ne fait que glorifier le Dieu créateur et c'est son droit. Sa façon de faire intéresse et conforte certains et tant mieux. Le partage est une générosité qui ne quitte pas cet esprit fertile et lucide.
Notre frère et doyen Pap dans sa façon de s'exprimer dans son écriture incite sans le dire certains à se calmer et à engager un débat apaisé.
Notre bonhomme aime la philosophie même si paradoxalement il n'a pas beaucoup lu, oui on peut faire abstraction des grands auteurs et penser par soi. Bien souvent quand je le lis je retrouve des concepts développés par certains grands auteurs.
La vie est semée d'embuche et Dieu nous a donné des outils pour les intégrer et les dépasser, notre ami Pap est de ces gens qui se sont forgés et construits tout seul et- c'est en cela qu'il est un modèle. J'apprécie beaucoup un autre aspect de Pap c'est quand il parle de ses enfants de sa femme, de la famille.
En Afrique on ne montre pas qu'on aime sa femme ses enfants tout est caché mais Pap dans un texte nous exprime cette facette de lui et j'ai apprécié. Mais je me suis dit que c'est aussi le charme des St Louisiens ou je me trompe c'est notre Pap NDOTY qui est comme ça.
Regard sur la femme /éloge

• Le mariage ne pourra jamais enlever aux époux leur individualité.
• Chacun d'eux, devra vivre sa propre vie du ménage en tenant compte de l'autre et de ce qui les unit.
• Quand l'un ne se préoccupe que des jouissances de sa personne, l'autre s'en trouve lésé, et blessé dans son âme; s'il est gagné par la frustration, alors là, les relations se déséquilibrent.
• Dans un couple, c'est donnant, recevant, et vis versa, en temps normal.
• En cas de carence manifeste d'un des époux à bien assumer son statut conjugal, en raison d'un formatage socio culturel très coincé, l'autre devra développer une stratégie pour maintenir l'équilibre

• En vérité pour un bon équilibre durable dans nos ménages, nous devons avoir l'intelligence d'aménager un espace légitime pour nos bonnes dames qui savent mieux faire certaines choses, que nous qui nous réclamons Chefs de famille.
Il est donc temps que chacun reste à sa place, car un ménage se fait à deux!
C'est notre orgueil et notre fierté mal fondée qui cassent la belle harmonie de nos ménages.
Nos enfants nous regardent, nous copient inconsciemment et vont nous juger!

-un système social qui ne permet pas à la femme de demander la main d'un homme pour mariage.
-la position naturelle de l'acte sexuelle disposant aussi que l'Homme se couche sur la femme et entre en elle.

Mais Dieu à doté cette dernière d'une PUISSANCE exceptionnelle nourrie par une SENSUALITÉ IRRÉSISTIBLE: aucun homme ne pouvant se passer de cette océan de plaisir; et cela, toutes les femmes en sont convaincues.
C'est leur arme fatale sur l'homme.
Alors ménageons-nous mutuellement dans un respect réciproque, pour le bonheur de tous, et pour une famille équilibrée.

Par ce que aussi, la femme est problématique, capricieuse et difficile à supporter dans son ( une idée que je ne partage pas mais que j'ai souvent entendu hélas).


Djigueine khamoul loudoul louko neikhe, donc c'est avec beaucoup de tacts et d'intelligence qu'il faut les .
Le coran nous demande d'essayer de nous rapprocher du comportement de notre prophète, mais seulement, tout le monde n'en a pas les capacités et aptitudes.
Le ménage se fait à deux dans la compréhension et la tolérance mutuelle.
Mais si l'on fixe tout aux prescriptions religieuses, personne ne saura être à niveau, par ce que c'est le meilleur qui est requis à ce niveau de perfection.
Dites-moi, qu'elle épouse SATISFAIT intégralement aux besoins de son mari?
De la tolérance alors!
La religion unit les liens du mariage, mais cela aussi peut se faire devant le Maire ou traditionnellement.
Donc, c'est un Jeu dans lequel chaque acteur doit jouer sa partition, c'est d'abord un lien de responsabilité, de devoirs et d'obligations réciproques guidés par la Raison et le Bon Sens; surtout des liens de complémentarité dans ce qui arrange la survie du couple.
La poursuite des intérêts du ménage, c'est cela l'objectif à atteindre à tous prix de concessions mutuelles.
Élevons nous alors au dessus des religions pour jour nous gérer en HUMAINS ADULTES, car la religion unit mais c'est le tribunal qui désunit, PENSONS -Y!

D'où que la domination physique ou spirituelle de l'homme en général n'est pas discutable.
Cependant qu'il y ait des exceptions de femmes leaders, cela se limite à la vie publique ou ce sont les capacités intellectuelles qui font leur loi.
Mais la religion, elle, gère nos Vies privées à l'intérieur des ménages.
En fin, les couples seront ce qu'ils sont tant qu'ils ne seront pas régis par la seule HAUTE VÉRITÉ DIVINE et loin des clivages de GENRE

Seuls ceux qui doivent rester en couple, le resteront, par ce que compatibles.
Alors cessons de situer les responsabilités d'un seul côté Homme ou Femme, on est tous responsables de nos échecs.
Personnellement je ne cesse de m'effacer, de m'éclipser, de me faire petit, d'avaler des couleuvres pour avancer et donner beaucoup plus de chances de survie à mon couple. (C'est une hauteur de vue et une intelligence qui manque a beaucoup, il faut agir à froid pour éviter le conflit, c'est un acte noble et non de faiblesse)

Aujourd'hui, je n'en regrette rien de mes attitudes, par ce qu'il s'est agit de jouer ma part de partition, que j'ai si bien jouer au point de vivre épanoui et détaché des turbulences socio-économiques, culturelles et familiales.
Alhamdoulilah, maa shaa Allah, pour ÊTRE GRAND IL FAUT APPRENDRE À ÊTRE PETIT, car il s'agit de sa propre vie à manager dans une UNION DOUBLE (mariage) OU MULTIPLE (société)!
Faisons l'effort individuel et Dieu s'occupe de tout ce qui nous dépasse physiquement et psychologiquement!


Lors d'un sujet brûlant sur le refus opposé par certaines femmes à participer à la gestion de la famille notre sage Pap Ndoy a joué le modérateur entre Salimata et Bakary et il dit «
Mon Professeur Bakary Gueye, je crois que chacun agit en fonction des valeurs qui fondent sa mentalité.
-Salimata Fall, yaw tamitte!!!
Il est vrai que le niveau de contribution des femmes africaines à la charge du ménage est diversement appréciée.
Déjà les activités ménagères souffrent d'une sous évaluation des maris qui ne les considèrent pas comme job.
Alors qu'il s'agit bien d'un travail physique et mental très épuisant.
La préparation des repas, l'entretien de la maison et des enfants, et surtout les exigences du mari ; tout cela devrait être évalué en terme de salaires.
Et on oublie souvent que, même très fatiguée par tout ce job à feu continue, elle doit encore apprendre à SOURIRE, à cacher son besoin d'affection et d'assistance matérielle que le mari ou les enfants n'arrivent pas à satisfaire.

Nos femmes sont fragilisées par toute cette charge socioculturelle et économique qui fait d'elles une sorte d'ESCLAVE qui n'a qu'un seul Devoir : celui d'obéir, de travailler, de donner du Plaisir, même quand elle est morte de fièvre, et enfin de porter des grossesses tout en continuant à satisfaire le besoin des autres.
Elle est une sorte de mécanique infatigable et insignifiante.

Professeur Bakary Gueye, c'est vrai que le problème est autre dans un ménage de salariés.
Nos sociétés ont effectivement ce problème de gestion matérielle de nos ménages; toutes les dépenses se trouvent naturellement à la charge du mari chef de famille.
Je considère cette façon de voir les choses un peu rétrograde.
Le ménage doit être le lieu de SOLIDARITÉ par excellence.
En réponse à notre amie il dit ; »

Oui Mariama Sarr, un rapport de complicité, d'entre aide et de générosité mutuelle!
Le ménage c'est la poursuite d'objectifs qui enrichissent en bienfaits bénéfiques surtout à la descendance qui observe et copie
Nous sommes leur premier modèle.

Professeur Bakary Gueye, la question est tellement simple que je n'irai pas chercher solution loin d'un ménage dans lequel j'ai participé à l'édification: le mien
En effet, je totalise 36 années de vie commune.
Aujourd'hui j'ai 61 ans.
J'ai eu l'avantage de comprendre que le problème majeur des couples c'est:
- quand et comment faire du SEXE,
--la gestion des charges matérielles et financières du foyer (la hiérarchisation des dépenses).
J'ai aussi compris qu'un de nos blocages c'était, notre mentalité d'Assister et de dépendance.


Au vu de ce décor compliqué, il fallait agir avec Raison et bon Sens.
Rien ne vaut la Paix en soi et au tour de soi!

D'abord jouer franc jeu en exhibant Revenu avec bulletin de Salaire sur la Table.


« Une pratique inconnue et révolutionnaire au Sénégal : Pap NDOY est en avance sur sa société- le budget vivre en fonction de ses moyens, dire ou exposer la vérité –Une femme
qui comprend sait mieux aider qu'une femme qui se fait des idées »
« Il y a longtemps le caricaturiste du Soleil Samba Fall montrait un petit mari planton de son état pour faire plaisir à sa femme dirianké revenir à la maison avec le plus gros mouton de tabaski du quartier. Ce mouton était largement au dessus de ses moyens, il fallait émerveiller son épouse quitte à s'endetter et survivre après ».P B C

Ensuite à la dame d'inventorier les besoins du ménage en fonction des moyens disponibles.
Après marchandage, un budget est arrêté d'un commun accord avec mes seuls revenus.
Et je n'ai d'exigence que pour ce que pour ce qui arrange la communauté familiale.

Pour tout le reste, c'est du <mougnalanter, et="" soutoura="">.
Pourquoi imposer à nos bonnes dames de contribuer, si cela débouche sur des conflits.
Nous convoquons l'islam sur des débats; alors que nous n'observons pas toutes ses prescriptions.
Nous en faisons ce que l'on en peut et qui nous arrange.

Le ménage ce n'est pas la guerre, ce doit être une recherche de bonne cohabitation.
C'est l'occasion de se diriger mutuellement avec intelligence.

Il s'agit plus de rééduquer SEXUELLEMENT les Grandes Personnes que nos enfants!
Combien sommes-nous à comprendre que l'acte sexuel est tout d'abord un Acte de générosité et d'abandon de soi pour le plaisir de son partenaire!

Combien de Grandes Dames restent non épanouies toute leur Vie à cause d'un mari qui ne se soucie que de son plaisir presque volé!
N'est ce pas une autre forme de violence!
Avant qu'elle ne profite de l'acte, l'homme est déjà !

Il faut apprendre à cultiver le contrôle de Ses Sens, avec le DJIHAD NAFS.
Il faut aussi apprendre à arriver à un niveau de perception qui ne nous fait Voir , qu'en ce qui est licite pour nous, toutes les autres n'étant que de simples Humains habillées et autrement présentées.
Des lors rien ne devrait nous divertir au point de nous faire agir INSTINCTIVEMENT, mais plutôt AVEC RAISON.
Il y'a tellement de choses dans cette vie qui sont plus Passionnantes que le Sexe.
Il nous faut de la mesure en tout!

Oui, à la condition que cette personne détienne des aptitudes capables d'une telle prouesse!
Dans un compagnonnage que l'on souhaite sincère et durable, il faudra, à chaque fois que de besoin, que le plus performant des acteurs s'oublie pour mettre l'autre à l'aise et à niveau.
C'est cela l'équilibre!

N'est ce pas cela la complémentarité ? Qu'il plaise à notre bon Dieu d'insuffler à nos pauvres Âmes l'indulgence et la tolérance, pour qu'enfin nous soyons libérés de l'égocentrisme; ce vice qui, en tout, met en évidence notre EGO! A méditer, l'homme à travers son parcours tel Cheikh Amidou Kane dans l'Aventure Ambiguë nous dresse le portrait de ce jeune homme surdoué et qui subissait les colère de son maître qui manifestait autrement son affection ;;;


Dans les idées de Pap on notera ici beaucoup de connivences accidentelles, lui qui n'a pas une grande culture livresque, ce qui ne lui a pas empêché de penser comme beaucoup de nos grands auteurs
Une somme de sagesse à lire et à méditer sur soi, le monde et ses mutations. Nous saluerons ici notre ami Pap qui a voulu nous partager sa vie, son épouse sa partenaire fidèle qui le met dans un état d'ataraxie nécessaire à la pensée et à la vie bonne et ses merveilleuses filles qui le protègent comme elles peuvent.
Grand merci à Pap, dresser ce parcours n'a pas été facile, que prendre que laisser ;
nous avons choisi de ne pas réduire la pensée de cet homme singulier, ce penseur libre et autonome qui nous gratifie chaque fois qu'il le peut de sa sagacité et de sa générosité.


Notre grand Professeur et savant le Pr Djibril Samb ne dit-il pas de Pap Ndoy que c'est un philosophe.
Et j'ajoute qu'il n'est pas un historien de la philosophie mais un philosophe comme Socrate, Kocc, Ndamal gossas, etc .


Nous espérons qu'il pourra faire de sa belle vie de son existence singulière et exemplaire un ouvrage pour la postérité.


Merci de la part ichrono.info
Saint Louis, ndar 2018

Pap Ndoy penseur libre et indépendant

à suivre sur FB et ichrono.info

 

ENTRE LUTTES POLITIQUES ET LUTTE AVEC FRAPPE-La démocratie sénégalaise à l'épreuve d'une nouvelle figure de la politique-Samba Diao


Harmattan Sénégal
SCIENCES POLITIQUES AFRIQUE SUBSAHARIENNESénégal

"Cet ouvrage nous arrive quand la politique montre ses facettes violentes au point de manquer de respect à des autorités religieuses qui ne demandent qu'à prier pour un Sénégal juste et apaisé.
Je dois remercier le Pr Alpha SY de m'avoir présenté ce jeune professeur de philo venu de la sociologie et de la science politique. Depuis il n'a cessé de me suivre, de me demander de lire ses textes en gestation et pour vous dire je n'avais en réalité aucune suggestion à faire tellement le jeune à l'art d'interroger les faits pour en extirper des concepts nouveaux. Le sénégalais croit comprendre sa société qui l'échappe bien souvent ; en cause les imbrications inattendues, les compromissions, les mélanges de genres.
Au Sénégal la politique fait feu de tout bois et c'est la démocratie (rencontre internationale à Dakar pour faire le point sur la Démocratie) perd ainsi son «parler grec».Un ouvrage dense et agréable à lire, un ouvrage qui ouvre les yeux de l'esprit de tout homme citoyen qui veut comprendre e pays et mesurer les difficultés qui se présentent massivement". Pape B CISSOKO_Paris

Samba Diao montre que l'extrême politisation de la lutte avec frappe est solidaire de l'apparition d'un phénomène de « luttification » de la politique. De cette intrication de la lutte et de la politique, il en résulte diverses formes de perversion et de la « démocratie » sénégalaise et de l'espace public. Voici des moyens qui pourraient sortir le peuple sénégalais du gouffre de la politique politicienne, pour faire advenir une citoyenneté véritablement démocratique.

Au Sénégal, politiciens et acteurs de la lutte avec frappe ont toujours entretenu le mythe de l'autonomie, voire de la séparation de leurs domaines d'activités.

Contre cet apolitisme spécieux, cet ouvrage explore les différentes modalités de présence de la politique dans le champ de la lutte sénégalaise avec frappe, et vice versa. Samba Diao montre que l'extrême politisation de la lutte avec frappe est solidaire de l'apparition d'un phénomène de « luttification » de la politique.
L'analyse de l'auteur débouche sur un examen des voies et moyens qui pourraient sortir le peuple sénégalais du gouffre de la politique politicienne, pour faire advenir une citoyenneté véritablement démocratique

Titulaire d'une maîtrise en sociologie et d'un D.E.A. en sciences politiques de l'université Gaston Berger de Saint-Louis, Samba Diao est professeur de philosophie dans l'enseignement secondaire public. Il est l'auteur de Comprendre Du contrat social de Jean-Jacques Rousseau (L'Harmatan, 2015).

Broché - format : 13,5 x 21,5 cm
ISBN : 978-2-343-14554-9 • 6 avril 2018 • 144 pages
EAN13 : 9782343145549
EAN PDF : 9782140086076

LE CLAN FAYE-SALL AU CŒUR DES SCANDALES POLITIQUES ET ECONOMIQUES DU SENEGAL par Seybani SOUGOU( CADRE FRANCO-SENEGALAIS)


« Les tyrans ont une grande connaissance des hommes. Ce ne sont pas des idiots. Ils savent exactement comment on manipule les peuples. Ils avancent jusqu'au bout, jusqu'au moment où la situation leur échappe » Emil CIORAN


Inexorablement, Macky Sall poursuit son projet d'asservissement des sénégalais, de confiscation des libertés, et de dépeçage de l'économie sénégalaise. Sans coup férir. Envers et Contre Tout.Après avoir érigé la mauvaise gouvernance en véritable mode de fonctionnement, vidé le code des marchés publics de sa substance afin d'organiser la captation des deniers publics par des réseaux affairistes (qui gravitent autour du pouvoir) et réservé des pans entiers de l'économie à son clan, l'un des plus grands coups portés contre le Sénégal est le choix de Macky Sall de placer son frère Aliou Sall à la tête de la Caisse des Dépôts et consignations.

Cet acte de népotisme ouvertement assumé traduit le mépris total de Macky Sall à l'endroit des sénégalais et constitue une violation manifeste des règles de bienséance qui régissent le fonctionnement d'un régime démocratique. La nomination du frère du Président, Aliou Sall comme Directeur de la Caisse des Dépôts et Consignations en 2017 (un an avant le scrutin présidentiel), est d'une extrême gravité puisque que cet Etablissement Public à caractère spécial est chargé de recueillir l'ensemble des cautions déposées par des candidats à une élection présidentielle et de délivrer le précieux sésame(attestation signée par Aliou Sall himself) sans lequel aucune candidature aux présidentielles ne peut être validée.


L'immixtion directe et officielle du frère du Président dans le processus électoral, révèle une interférence jusque-là, jamais connue dans l'histoire politique du Sénégal, et doit être combattue avec la plus grande vigueur par tous les démocrates. Il s'y ajoute que de par sa position à la tête de la CDC, Aliou Sall dispose d'un trésor de guerre inestimable (des centaines de milliards de F CFA) qu'il ne se privera nullement d'injecter dans le scrutin présidentiel pour appuyer son frère, Macky Sall, Président de la République (CF article 14 de la Loi n° 2006-03 du 4 février 2006 portant création de la Caisse des Dépôts et Consignations qui permet au Directeur de la CDC de faire appel aux comptables du trésor ou de l'Administration pour effectuer des opérations de recettes et de dépenses.....).

Une sérieuse entorse au principe d'égalité entre candidats. L'existence d'une situation inouïe de conflits d'intérêts, prouve le mélange des genres par les 2 frères SALL, unis par des intérêts convergents (Macky Sall œuvrant pour sa réélection en 2019, et Aliou Sall agissant pour préserver sa mainmise sur l'économie du pays). A la veille d'un scrutin présidentiel capital pour le devenir des sénégalais, Aliou Sall doit être démis de ses fonctions de Directeur de la CDC, dans les meilleurs délais, et céder sa place à une personnalité de la société civile, offrant toutes les garanties d'indépendance et de neutralité vis-à-vis du pouvoir exécutif. La mise en place d'un scrutin libre, sincère et démocratique en 2019, exige qu'Aliou Sall soit mis à l'écart de la Caisse des Dépôts et Consignations. Libre à Macky Sall, s'il le souhaite de nommer son frère comme Conseiller (encore que le pouvoir de nomination prévu par l'article 20 de la Constitution n'est pas une prime au laxisme) !

Dans le cas d'espèce, ce dont il s'agit, c'est de priver le frère du Président de tout pouvoir institutionnel lui permettant d'agir ou d'intervenir, de quelque façon que ce soit dans les joutes présidentielles. Nous dénions vigoureusement à Aliou Sall cet attribut.
Dans le clan FAYE-SALL, le beau-frère du Président, Mansour Faye n'est pas en reste. Tout le monde se souvient que lors des élections locales de 2014, le résultat du scrutin a été inversé à Saint Louis (grâce à un impressionnant déploiement des forces de l'ordre avant la proclamation des résultats) pour permettre à un des piliers du clan, de devenir le Maire de Saint Louis. Celui qui cumule les casquettes de Maire et Ministre de l'Hydraulique est davantage célébré pour son incompétence notoire et son exploit de ramener le Sénégal à l'âge de la pierre (persistance des pénuries d'eau à Dakar et sa périphérie). Quant à la fondation « Servir le Sénégal » déclarée d'utilité publique ; son fonctionnement pour le moins opaque interpelle tous les sénégalais.

D'où tire t'elle ses subventions et quelles en sont les contreparties ? Qui en sont les bénéficiaires ? Qui contrôle les activités de cette fondation ? Mystère et boule de gomme. La galaxie FAYE-SALL c'est une kyrielle de flagorneurs, de courtisans, et de distributeurs de billets automatiques, au service exclusif de la défense des intérêts du clan.


En 2012, les sénégalais se mobilisaient pour contrecarrer une dévolution monarchique du pouvoir (du père au fils). En 2018, les sénégalais ont affaire à la galaxie FAYE-SALL, un clan dont la boulimie est sans limite, et qui, telle une pieuvre, étale ses tentacules partout, avec une mainmise totale sur tous les leviers administratifs, politiques et économiques du Sénégal.


Ne nous y trompons pas : le projet de loi sur le parrainage citoyen et le projet de révision de l'article L57 du code électoral (ajout de la mention "ELECTEUR") ne sont que la face visible d'une stratégie globale pour le forcing électoral qui se prépare en Février 2019. S'agissant des multiples entraves mis en place par le régime pour le bon déroulement du scrutin présidentiel à venir, l'un des plus grands dangers réside dans l'édition des bulletins de vote des candidats. En effet, la tentation est grande d'éditer des bulletins suffisants pour le candidat Macky Sall et de produire, volontairement, en nombre limité les bulletins des adversaires du Président, prétendants à la magistrature suprême.


Cette technique vieille comme le monde, est utilisée par certains régimes impopulaires, adeptes de fraudes, lors de scrutins présidentiels. Elle permet mécaniquement, le jour J (jour du vote) au Président sortant de se retrouver avec un nombre global de voix supérieur à celui de ses concurrents, en toute « légalité », du fait d'un dysfonctionnement volontaire parfaitement planifié dans les centres de vote. A ce niveau, le bulletin unique adopté par de nombreux pays africains (Côte d'Ivoire, Kenya, Libéria, Congo Brazzaville) et plébiscité par tous les démocrates y compris, l'ex-Ministre, Aminata Touré, membre de l'APR (à moins d'un revirement à 180 degrés), constitue par excellence l'outil permettant de parer à ce type de fraude (le principe d'égalité est garanti, puisque tous figurent dans le même bulletin). Il y a lieu de se demander pourquoi le bulletin unique qui permet de réduire en pièce l'achat de conscience, de réaliser un gain de temps, et des économies substantielles pour le budget national n'a pas les faveurs du régime qui clame sous tous les cieux une transparence, dont elle ne veut jamais.


En réalité, le « parrainage citoyen » entre dans le cadre d'une stratégie globale de conservation du pouvoir, murie, planifiée et dont l'exécution est en train de se dérouler sous nos yeux. De la rétention illégale des cartes d'électeurs de millions de sénégalais à la nomination d'Aliou Sall à la tête de la CDC, en passant par le parrainage citoyen, Macky Sall et ses conseillers comptent une nouvelle fois se défaire de la vigilance des sénégalais, et rééditer le coup parfait. Par surprise. La forte opposition au parrainage contrecarre le plan d'un passage en douceur, mais ne modifie pas l'axe nodal du projet de Macky Sall qui peut se résumer en ces termes « Que vous le vouliez ou non, j'ai décidé de rempiler en 2019 ». D'où sa détermination vaille que vaille à faire adopter ses 2 projets de lois.


Compte tenu de la fébrilité du régime, il est fort à parier, que Dakar sera en quasi état de siège la veille du 19 avril 2018, Macky Sall ayant prévu d'instaurer une nouvelle épreuve de force contre le peuple.
Curieux paradoxe pour un régime auréolé de 65% en 2012, qui entonne partout, un bilan élogieux, mais qui, pour faire voter 2 projets de lois décriés à l'Assemblée Nationale en 2018, est désormais contraint d'appeler à la rescousse, les forces de « l'Ordre » ! La preuve que Macky Sall a perdu la main et la confiance des sénégalais.


Seybani SOUGOU – E-mail :Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Battue 3-0 à l’aller par le Real Madrid chez elle, la Juventus de Turin a réalisé un match de folie ce mercredi soir en quart de finale retour de la Ligue des champions. Les Turinois ont mené 3-0 face aux Madrilènes avec de voir leurs espoirs de qualification s’échapper après un but sur penalty dans les toutes dernières minutes du match. Dans l’autre rencontre de la soirée, le Bayern Munich s’est également qualifié face à Séville après un match nul 0-0. Les Bavarois l’avaient emporté 2-1 lors du match aller.

L’exploit de l’AS Roma face au FC Barcelone la veille avait certainement donné des idées aux Turinois pour leur quart de finale retour face au Real. A l’aller à Turin, les Bianconeri s’étaient inclinés 3 à 0, autant dire que peu de gens donnaient cher de la peau de Gigi Buffon et de ses coéquipiers à Santiago Bernabeu.

Les Turinois ont donc commencé la rencontre tambour battant sans aucun complexe. Dès la 2eminute de jeu, Mario Mandzukic a inscrit le premier but de la rencontre de la tête à la réception d’un centre de Sami Khedira. L’infatigable croate a remis ça toujours de la tête à la 37eminute, plongeant ainsi les joueurs de Zinedine Zidane en plein doute.

Un pénalty litigieux brise l’élan Turinois

Toujours aussi précis techniquement mais dominés physiquement, les Madrilènes vont une nouvelles fois craquer à la 61eminute sur une faute de main de leur gardien de but bien exploitée par le Français Blaise Matuidi. A 3-0, Ronaldo et ses coéquipiers ont commencé à retrouver de leurs couleurs sans pour autant réussir à trouver la faille dans le jeu.

Les deux équipes filaient dès lors vers les prolongations jusqu’à ce que l’arbitre siffle un penalty discutable en faveur du Real suite à une faute du Marocain Mehdi Benatia sur Lucas Vazquez. Hors de lui, Gianluigi Buffon s’est fait exclure pour contestation, le premier carton rouge de sa carrière en Ligue des champions.

L’incontournable Cristiano Ronaldo, pourtant très discret tout au long de la partie, s’est chargé de transformer ce penalty pour ouvrir au Real les portes des demi-finales aux dépends d’une Juve qui aurait toutefois bien mérité de défendre sa peau en prolongation.

Le Bayern tout en contrôle

Dans l’autre rencontre de la soirée, le Bayern Munich a lui aussi validé son ticket pour les demi-finales en obtenant un match nul 0-0 sur son terrain face au FC Séville. Battus 2-1 à l’aller chez eux, les Sévillans devaient s’imposer par au moins deux buts d’écart pour se qualifier.

Le Bayern s’est toutefois montré nettement plus dangereux que les Espagnols incapables de cadrer la moindre frappe. Même s’ils sont restés muets, les Bavarois ont une nouvelle fois rappelé qu’ils restaient des prétendants sérieux à la victoire finale. Ribéry et ses coéquipiers sont d’ailleurs la seule équipe en lice à pouvoir encore rêver d’un doublé Ligue des champions / championnat.

Deux cent cinquante-sept personnes sont mortes ce mercredi 11 avril dans le crash d'un avion militaire algérien près de la base aérienne de Boufarik, à une trentaine de kilomètres au sud d'Alger. Un deuil national de trois jours a été décrété. Il s'agit de la pire catastrophe aérienne qu'ait connu le pays.

C'est la pire catastrophe aérienne que l'Algérie ait jamais connue. Ce mercredi matin, à 7h50 heure locale, un avion militaire Iliouchine II-76, de fabrication russe, s'est écrasé juste après son décollage de la base aérienne de Boufarik, à une trentaine de kilomètres au sud d'Alger. L'épave calcinée gît dans un champ à une centaine de mètres de la base.

A bord de l'avion se trouvaient 257 passagers, en majorité des militaires et leur famille. Tous ont été tués. Leurs portraits tournent en boucle sur les chaînes de télévision privées du pays.

Le président Abdelaziz Bouteflika a décrété un deuil national de trois jours à compter de ce mercredi. Il a également « ordonné » que soit récitée vendredi la Prière de l'absent en mémoire des victimes, après la grande prière hebdomadaire.

Car ce mercredi soir, c'est toute l'Algérie qui est sous le choc, témoignage Fayçal Métaoui, journaliste à Tout sur l'Algérie. « Certains parlent déjà d'un mercredi noir », dit-il. Par solidarité, les médecins résidents, en grève depuis cinq mois, ont mis fin à leur mouvement pour venir en aide aux services de secours, indique Fayçal Métaoui.

Les réfugiés sahraouis endeuillés

Pour l'instant, l'accident demeure inexpliqué. « Une aile de l'avion a pris feu dès son décollage, selon des témoins qui étaient à côté du lieu de l'accident. L'avion a commencé à perdre son équilibre. Le crash a été très rapide : il est tombé seulement 3 à 4 minutes après. » Selon la télévision officielle algérienne, le pilote aurait effectué un « acte héroïque » en opérant une manoeuvre pour éviter de tomber sur la grande autoroute très fréquentée qui relie Oran à Alger, et en pointant vers un champ à proximité.

L'avion a-t-il subi une défaillance technique ? Etait-il vétuste ? « On n'a pas de date de sa fabrication. Ce quadriréacteur est avion sûr, l'armée algérienne en possède beaucoup pour transporter des troupes notamment », précise le journaliste Fayçal Métaoui. L'accident est-il lié à la surcharge de l'appareil, les appareils de ce type étant prévus pour transporter entre 126 et 225 passagers ? Le ministère de la Défense algérien a annoncé la mise en place immédiate d'une commission d'enquête pour en déterminer les circonstances.

L'avion devait se rendre à Tindouf, à 1 800 kilomètres d'Alger, où sont installés les camp de réfugiés sahraouis. Le représentant du Front polisario à Paris indique que 30 ressortissants sahraouis, dont deux membres du mouvement indépendantiste, se trouvaient à bord de l'appareil. « Ce sont des civils sahraouis, des étudiants ou bien des malades et leurs accompagnateurs qui étaient soignés à Alger dans le cadre d'un accord de coopération signé entre l'Algérie et la République saharouie depuis les années 1970, explique Bachir Oubi Bouchraya, représentant du Front polisario à Paris. C'est un sentiment de douleur, de deuil. Le leadership du Polisario a décrété un deuil d'une semaine. C'est terrible dans les camps de réfugiés, parce que c'est la première fois que la population des camps se trouve dans une situation pareille. »

RFI

Le président français a lancé sa grande opération communication de la semaine, ce jeudi 12 avril 2018 à Berd’huis. Dans une classe d'école de cette localité normande, Emmanuel Macron a répondu aux questions de Jean-Pierre Pernaut, en direct sur TF1, pendant une heure. Il était question de Syrie, d'éducation, d'impôts, d'emploi, mais aussi de la réforme en cours à la société des chemins de fer, la SNCF. Extraits.

C'est au sujet de l'actualité la plus brûlante que le chef de l'Etat s'est d'abord exprimé ce jeudi sur TF1. Il a promis qu'une décision serait prise en « temps voulu » pour riposter à la possible attaque chimique survenue samedi dernier à Douma, dans la Ghouta orientale. Emmanuel Macron a assuré que la France avait la preuve qu'une attaque avait eu lieu, et l'a clairement imputée au régime.

Le président français a plus tard été interrogé sur le rapport de la France avec l'islam et sur les radicalisations. « C'est un problème dans notre pays. Mais il ne faut pas confondre avec tous nos concitoyens qui croient dans l'islam », a-t-il lancé.

Et d'annoncer notamment une clarification des règles de fonctionnement et de financement de l'islam, notamment concernant l'argent venant de l'étranger.

Puis le chef de l'Etat a été invité à discuter de la grève en cours au sein de la SNCF. Emmanuel Macron a confirmé son intention d'aller jusqu'au bout sur l'ouverture à la concurrence, la réforme du statut de l'entreprise et celle du statut des cheminots à l'embauche. Il a aussi confirmé que l'Etat reprendrait la dette de la future entité, « progressivement » mais « pour partie ».

Autre sujet évoqué, les occupations sur le site de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique, où l'Etat a renoncé à construire un aéroport. Les forces de l'ordre sécurisaient jeudi les alentours de la ZAD, dans un calme inhabituel, afin de permettre le déblaiement de la trentaine de « squats » en cours de destruction depuis trois jours. Le président s'est montré sur ce sujet droit dans ses bottes.

Emmanuel Macron aura aussi eu l'opportunité de réexpliquer quel est le cap poursuivi dans les différentes réformes fiscales engagées au début de son mandat, rejettant notamment le quolibet de « président des riches », ou encore quelle est son ambition pour le système de soins français, qu'il a notamment promis de réorganiser et de doter en moyens supplémentaires dans les années à venir.

RFI

 

Amélioration de la santé au Sénégal et si la solution était numérique ? Par Cécile Thiakane, Actrice du développement social


Pour rappel


« Le Sénégal compte un total de 3 084 structures de santé, indique l'Enquête démographique et de santé du Sénégal continue 2014 (EDS-Continue 2014) réalisée par l'Agence de la statistique et de la démographie (ANSD).
Un document reçu à l'APS, jeudi, fait état de 86 hôpitaux, 242 centres de santé y compris les centres médicaux de garnison (CMG), 1 250 postes de santé y compris les infirmeries des maisons d'arrêt et de correction (MAC) et 1 506 cases de santé.
''Cependant, souligne le rapport, en termes de couverture en infrastructures sanitaires, le Sénégal n'a pas encore atteint les normes3 préconisées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)''.
Par ailleurs l'EDS-Continue 2014 souligne que la part du budget de l'État allouée au secteur de la santé ''a été en hausse régulière ces dernières années''.
''La priorité accordée au secteur de la santé s'est traduite par une augmentation constante du budget du ministère de la Santé qui est passé de 36 milliards de Francs CFA en 1998, à 90,5 en 2008, 105,9 en 2011 et à 110,5 milliards en 2012'', selon le rapport. Le document précise que ce budget représente aujourd'hui 10,4 % du budget de fonctionnement de l'État.
L'EDS-Continue 2014 a été réalisée par l'ANSD, avec le concours technique d'ICF International et du laboratoire de parasitologie de l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD).
OID/AD/APS »


http://yveslebelge.skynetblogs.be/archive/

 

Amélioration de la santé au Sénégal et si la solution était numérique ? Par Cécile Thiakane, Actrice du développement social

Le 7 avril, Journée Mondiale de la Santé, une occasion de plus pour s'interroger sur le modèle sénégalais de santé et notre système horizontal de santé. Je fais référence à celui qui doit couvrir la santé en général pour donner accès aux soins et aux médicaments à toute la population, de façon équitable.
Ce système doit avoir pour objectif premier une réduction de la mortalité infantile, de la mortalité maternelle et autres maladies qualifiées à tort, de « banales », car dues à l'extrême pauvreté. Elles tuent encore beaucoup trop de personnes au Sénégal.


Même si on note de grands progrès dans des programmes de santé verticaux ciblés, en préventif et curatif, pour éradiquer des pathologies bien précises : Tuberculose, Polio, SIDA..., ces avancées semblent tirer bénéfice de l'aide au développement. La santé au Sénégal des temps modernes, nécessite davantage de ressources dans le budget de l'Etat et exige une optimisation de la carte infrastructures sanitaires. Dans certaines contrées du Sénégal, l'offre de soins semble être d'une inconsistance pathologique. Malheureusement, l'on fait un constat alarmant, dans ces zones où les populations vivent majoritairement en milieu rural, elles doivent, en grande partie dans l'année, faire face à des urgences de survie. L'état de santé de ces populations peut être fragilisé par leur situation économique favorisant une sous-alimentation ou une malnutrition, mais aussi par la pénibilité de leurs conditions de vie. Dès lors, améliorer lesdites conditions seront corrélées à l'évolution de leur état de santé en général résultant de la réduction de leur vulnérabilité devant certaines infections bactériennes ou virales.


Urgence à mieux soigner les populations


Un peu partout au Sénégal, un secteur privé se développe dans le domaine de la santé et c'est une bonne chose. Malheureusement, il est limité à ceux qui ont les moyens de recourir à cette solution pour se soigner. Donner accès aux soins à toute la population dans des hôpitaux, dispensaires et cases de santé doit rester une priorité absolue dans nos politiques publiques de santé. Dans ces zones rurales difficiles d'accès, l'offre de soins reste insuffisante. Toute la population n'y a pas accès non plus, pour cause d'impécuniosité. Les infrastructures de santé existantes sont loin de couvrir les besoins basiques de soins médicaux de la population tant en préventif qu'en curatif. L'accès aux médicaments est tout aussi problématique. Beaucoup de décès dus à des infections bénignes pourraient être évités avec de meilleures et promptes prises en charge. La mortalité due aux morsures de serpents, d'animaux sauvages ou domestiques, mais aussi piqûres d'arthropodes requiert une attention toute particulière.
Il y a quelques mois, des images d'hôpitaux vétustes au Sénégal ont suscité beaucoup d'émotion dans les réseaux sociaux et l'on se demande comment on peut y recevoir des soins de qualité ou y échapper à des maladies nosocomiales ?


A cette vétusté des hôpitaux et autres centres d'accueil, s'ajoutent un déficit chronique de lits pour assurer des hospitalisations nécessaires pour sauver des vies. On y déplore aussi des plateaux techniques archaïques pour soigner de manière idoine les maux dont souffrent ces populations. Cette situation reste un mal qui gangrène l'efficacité de notre politique de santé pour bonifier certains indicateurs : espérance de vie, mortalité infantile et maternelle etc... Bon nombre de zones rurales affichent encore des taux « préoccupants » en termes de mortalité maternelle et infantile. Elles méritent un focus spécifique pour davantage sécuriser les grossesses et les accouchements. Hormis l'aspect purement médical, certaines de nos croyances, restent des freins à l'épanouissement et au suivi des grossesses. Effectivement, trop nombreuses sont les femmes enceintes qui n'ont aucun suivi médical sur le premier trimestre de leur grossesse, car une certaine tradition ou croyance veut qu'on ne parle de sa grossesse que le plus tard possible pour éviter le mauvais œil ! Un travail de déconstruction de ces croyances populaires est à opérer pour faire mieux comprendre à ces femmes enceintes l'importance capitale des consultations néonatales, des soins obstétricaux pour la future maman et l'enfant à naître.


Améliorer la santé, gage de progrès économique


Dans un cadre plus ciblé, faire un focus sur la santé des femmes et en particulier, celle du monde rural et celle des analphabètes, est indéniablement un levier de progrès socio-économique. Il n'est plus à démontrer qu'améliorer la santé des femmes en général, permet d'adresser de nombreux enjeux qui vont au-delà des soins de santé. Elles ont un rôle de pilier social à valoriser ! Tant qu'elles ne sont pas en bonne santé, elles ne peuvent pas tourner leur attention vers des activités plus créatrices de valeur au bénéfice de toute leur communauté à l'instar de l'éducation, du travail et encore du fait d'élever une famille. Tandis qu'une amélioration de leur santé porte les germes d'une embellie de beaucoup de composants de la vie et in fine au développement économique du pays.
Dans nos pays encore gangrénés par la pauvreté de la moitié de la population qui doit faire face à de nombreuses urgences de survie, assurer un accès large aux soins, mais aussi fertiliser une culture de la prévention est un facteur d'augmentation de l'espérance de vie, de développement et de bien-être.


Quelques solutions


L'amélioration des politiques publiques de santé au Sénégal sera un savant mélange entre solutions opérationnelles et applicables rapidement et au surplus la mise en mouvement d'une démarche prospectiviste de eSanté. De manière très opérationnelle il y a urgence à :
Premièrement, allouer une part plus conséquente du budget de l'Etat à la santé avec le développement de plus d'infrastructures sanitaires publiques dans la totalité du pays tout en jouant sur leur attractivité. Le personnel de santé, médecins, sages-femmes et infirmiers déplorent l'insuffisance de politique d'accompagnement quand ils sont affectés dans les zones rurales. On sait qu'en brousse, les plateaux techniques sont insuffisants ce qui complique leur travail au quotidien.


Deuxièmement, lutter contre les médicaments contrefaits qui inondent encore le marché. Favoriser une médecine alternative pourquoi pas les plantes médicinales et le savoir-faire de certaines méthodes de grand-mère et de tradipratique réglementée pour en tirer le meilleur profit est une voie de progrès.


Troisièmement, faire preuve de plus de justice sociale et d'équité en réglementant mieux les transferts médicalisés en Europe ou dans d'autres pays africains plus avancés que nous sur ces questions. Cela représenterait une réduction des coûts tout en faisant des économies considérables. Ils sont couteux et ne bénéficient pas à l'ensemble des nécessiteux, et ne répondent pas à l'urgence de certaines situations d'extrême urgence. Aujourd'hui force est de constater que seule une classe de privilégiés bénéficie de ce traitement « de faveur ».
Quatrièmement, au niveau des populations, mettre en œuvre plus d'actions visant à transformer la santé mère-enfant. La Réduction des grossesses à répétition qui inhibent le développement d'un point de vu socio-professionnel, car les maintenant dans une situation précaire de dépendance financière et les enfonçant davantage dans le dénuement, reste un défi majeur. Dans le changement des mentalités nécessaires à ces volets, les hommes auront aussi un rôle, et pas des moindres, à jouer pour davantage de femmes ayant recours à la santé de la reproduction. Tout aussi préoccupant, les grossesses précoces fréquentes chez les jeunes filles qui représentent un coup d'arrêt à leur scolarité en général. Au-delà de ce facteur, se pose aussi un problème de fragilisation de leur santé avec les fréquentes complications médicales spécifiques à leur jeune âge.


Toutefois, même si toutes ces méthodes constituent des réponses pour préserver la santé des populations, pour une transformation durable, il faudrait une approche holistique au-delà de l'aspect médical. Apporter une réponse idoine aux : a) questions alimentaires, b) style de vie et c) environnementales serait sans conteste un pas de géant sur la qualité de vie, la santé et du bien-être des populations.


La eSanté, une réponse à l'amélioration de la santé


Dans la perspective de s'arrimer au train du numérique pour la santé, Les NTIC , le Big Data et les avancées de l'Intelligence Artificielle (IA) offrent une pléthore de solutions. Celles-ci visant à renforcer la santé des populations dans les pays en développement. Mobiliser ces technologies permet de mettre en production des offres de télémédecine pouvant pallier au manque de spécialistes, mais aussi établir des diagnostics de maladies via de l'imagerie médicale grâce à des algorithmes de Machine-Learning (apprentissage d'ordinateur). La révolution du big-data qui est en marche dans la société actuelle, mais aussi l'émergence des objets connectés (IoT) offrent d'immenses perspectives pour améliorer la santé et le bien-être des populations. Notons que le Big Data offre aux pouvoirs publics de reconfigurer leur manière de fonctionner en ce qui concerne autant l'innovation que la gouvernance de leurs administrés. En considérant les avantages qu'offre ces technologies d'Intelligence Artificielle (IA) pour le diagnostic et la prévention de certaines pathologies, on pourrait dire que l'IA et le big data sont une chance pour l'homme de défier et pousser encore plus loin les limites de la médecine. La solution développée par l'entreprise DreamQuark via sa Spin Off DreamUp Vision illustre bien cet exemple : automatiser grâce au deep learning (apprentissage machine en profondeur) la détection de maladies de la rétine, notamment la rétinopathie diabétique (1ère cause de cécité chez les adultes) sur des images de fonds d'œil avec des performances aussi bonnes que celles des ophtalmologistes. Cette méthode démocratise le dépistage précoce et permet au plus grand nombre de diabétiques atteints de cette maladie de l'œil d'en profiter et d'éviter des cas de cécité.
Une réponse adéquate pour solutionner les nombreux cas de décès dus à des défaillances dans la disponibilité du sang est le transport des poches de sang par des drones comme c'est déjà le cas dans des pays comme le Rwanda. Cela les rend vite accessibles dans les zones difficiles d'accès via les voies de transports terrestres.


En Afrique et spécialement au Sénégal, même si certaines applications peuvent être onéreuses et difficilement supportables par le budget de nos Etats, il y a une fenêtre d'opportunité à explorer via de l'open innovation (innovation ouverte) et des hackathons (projet collaboratif de programmation informatique) spécial santé. Nous pourrions tirer un meilleur parti du potentiel de nos geeks (fans d'informatique) pour concevoir des applications adressant nos défis actuels. Sur le champ des Web/App nous avons la chance d'avoir un vivier de développeurs experts. En dynamisant leur écosystème par des programmes de financements, d'incubation et d'accélération, dans des FabLab et LivingLab, nous pourrions rendre favorable l'émergence de Start up en eSanté. Les geeks africains pourraient rivaliser sans aucun complexe avec leurs pairs des pays développés et rentrer pleinement dans la compétition mondiale.


A près de six décennies d'indépendance, si nous convenons que l'Afrique est aux Africains, nous serons bien inspirés de faire intervenir sur nos territoires des experts de l'émergence africaine par la mutation des mentalités. Nous pouvons tour à tour citer les travaux en sociologie prospective de Moussa Sarr PhD, sur le bien-être des populations du Dr Mathias Mondo ... etc.
Ces infimes exemples démontrent à eux tous seuls, qu'avec de la volonté, de la vision et du leadership, que nous avons une opportunité en mobilisant ces nouvelles technologies, de nous sortir de nos cercles vicieux du non développement et de son cortège d'urgences de survie pour entrer dans des cercles vertueux d'une économie inclusive.

Aurons-nous cette volonté au Sénégal ?
Cécile Thiakane, Actrice du développement social
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(Source : Thiey Sénégal, 7 avril 2018) http://www.osiris.sn/Amelioration-de-la-sante-au.html

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