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Emmanuel Macron élu président, c’était il y a un mois précisément, le 8 mai dernier. Le nouveau chef de l’Etat français rêve maintenant de disposer d’une majorité à l’Assemblée nationale pour faire passer ses réformes. Le premier tour des élections législatives a lieu ce dimanche 11 juin. Et l'affaire semble bien engagée pour la formation du chef de l'Etat.

La République en marche - c’est le nom du parti - est en passe de réaliser un véritable raz-de-marée au palais Bourbon. Tous les sondages donnent la formation centriste largement en tête des intentions de vote. LREM est ainsi créditée de 31 % dans la dernière enquête Ifop, soit 12 points d’avance sur Les Républicains, 13 sur le Front national et 19 sur France insoumise. Une avance qui, selon les projections en sièges, pourrait permettre au mouvement présidentiel de disposer d’une très large majorité à l'Assemblée.

Cela n'allait pas de soi, il y a encore quelques semaines. « Avant la présidentielle, c’est vrai que certains imaginaient une cohabitation et d’autres se disaient que c’était impossible qu’un parti si jeune puisse réussir à avoir la majorité absolue, rappelle Frédéric Dabi, directeur adjoint de l’institut de sondages Ifop. Il y a l’effet de souffle présidentiel. Il y a la déconfiture générale des partis de gouvernement. Il y a aussi une certaine bienveillance à droite, les premiers pas jugés très réussis d’Emmanuel Macron. »

Un parti qui perd sa principale raison d'être est-il voué à la disparition instantanée ?

Signe peut-être précurseur : LREM a quasiment fait un carton plein le week-end dernier dans les 11 circonscriptions des Français de l’étranger, dépassant les 50 % dans huit d’entre elles. Des sondages qui marquent également la chute des partis traditionnels. Le parti LR est plus inquiet que jamais : selon plusieurs instituts, il ne glanerait que 115 à 135 sièges. Loin, très loin des 228 qu’ils avaient jusqu’alors.

Mais la situation est encore plus alarmante pour le PS, qui ferait pire qu’en 1993 (57 circonscriptions). Cette année, les projections en octroient au Parti socialiste que la moitié. Le début de la fin pour la formation du congrès d'Epinay et du président Mitterrand ? « Les partis politiques, ça ne disparaît pas comme ça. C’est une mémoire, c’est une culture. Il y a encore beaucoup d’élus, malgré tout, du Parti socialiste. Et surtout, il y a un espace politique, à mon avis, entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon », rappelle l’historien Rémi Lefebvre, spécialiste du PS.

Les partis de Mélenchon et de Le Pen auront-ils un groupe parlementaire ?

Et l'historien de rappeler que le successeur de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) n'en est pas à sa première crise et que les partis ne disparaissent pas toujours quand ils s'effondrent : « Evidemment, le Parti socialiste va entrer dans une période extrêmement compliquée, où son avenir est en jeu. Mais il est tout à fait possible que le parti résiste à cette crise, se recompose, se réinvente. Le Parti communiste, ça fait trente ans qu’on dit qu’il est mort, il est toujours là. Le Parti radical de gauche existe aussi. »

Néanmoins, dans la future Assemblée, le PS pourrait être clairement menacé par la France insoumise. Car la formation de Jean-Luc Mélenchon apparaît en mesure de constituer un groupe, c’est-à-dire d’avoir au moins 15 députés. Un enjeu crucial pour le poids d'un parti au palais Bourbon.

Disposer d’un groupe, c’est d'ailleurs l’objectif aussi du Front national. Mais là, le FN de Marine Le Pen est de moins en moins assuré de pouvoir y parvenir...

Vers une Assemblée nationale plus jeune, plus féminisée et moins expérimentée

Pour Marine Le Pen et pour le Front national, ne pas pouvoir atteindre le seuil du groupe parlementaire « serait une énorme déception », observe le sociologue Sylvain Crépon. « 2017 devait être la consécration, rappelle-t-il, avec la qualification du Front national pour le second tour de la présidentielle et surtout la constitution d’un groupe suffisamment important pour faire du Front national le principal parti d’opposition. »

Un vrai renouvellement s’annonce. Avec l’entrée en vigueur de la loi sur le non-cumul des mandats, avec l'abandon de certains députés et ce désir de renouveau dont font part les électeurs, c’est un bouleversement d’une ampleur sans précédent qui se prépare. Plus d’un tiers des sortants ne se représentent pas. La nouvelle Assemblée sera donc plus jeune, plus féminine et moins expérimentée. La question que tout le monde se pose : comment se comporteront les parlementaires de La République en marche ?

Le retour de la « chambre d'enregistrement », ou des Commissions mieux remplies ?

Les députés du président seront-ils des élus « godillots » ? « Emmanuel Macron va être pris entre des injonctions contradictoires - agir, agir vite -, et on le voit avec les ordonnances sur le Code du travail : produire des résultats, donner l’impression effectivement que la vie politique a changé. Il n’a quand même pas grand-chose dans sa besace programmatique sur les institutions. On ne peut pas dire qu’il rejette le présidentialisme », fait remarquer l’historien Rémi Lefebvre.

« Donc, poursuit-il, on est plutôt sur une logique de management politique, d’efficacité, d’efficience, plus au fond que de démocratisation et de transformation du jeu politique. Mais après, on va voir ce qu'il va se passer ! » Le risque, à terme : que cette future Assemblée nationale ne soit qu’une simple « chambre d’enregistrement », et que les débats qui secouent la société se déplacent en dehors de l'hémicycle.

RFI

 

Sous la direction de Cahiers Africains
ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE AFRIQUE SUBSAHARIENNE République Démocratique du Congo

En 2016, le changement tant attendu n'a pas eu lieu. Kabila est resté au pouvoir. 2016 aura aussi été l'année de grandes difficultés politiques dont la Majorité présidentielle est encore loin de se remettre : les schismes qu'elle a connus et qui ont conduit au départ de grands ténors dans l'opposition politique. Plus grave encore, 2016 a vu s'effondrer certaines transformations économiques et sociales qui constituaient les principales réussites du Gouvernement, comme le déclin de la production dans le Copperbelt entraînant un ralentissement de la croissance.

L'année 2016 s'annonçait cruciale, non seulement parce que, conformément à la Constitution congolaise, elle devait sonner le glas de seize années de règne de Joseph Kabila, mais également parce qu'une large partie de l'opposition et de la société civile congolaise avait juré que le président devrait partir le 19 décembre 2016 au plus tard, au besoin de force. Rien ne s'est passé dans ce sens. Le changement tant attendu n'a pas eu lieu. Kabila est resté au pouvoir et continue à se renforcer des divisions qui existent au sein de l'opposition politique congolaise. Le temps a été le principal allié de la Majorité présidentielle ; il a été gagné notamment grâce aux dialogues politiques qui n'en finissaient plus. Il a ensuite suffi que la Cour constitutionnelle interprète l'article 70 de la Constitution : en cas de non-organisation d'élections, il appartiendrait au président de continuer à exercer le pouvoir.

Mais 2016 aura aussi été l'année de grandes difficultés politiques dont la Majorité présidentielle est encore très loin de se remettre aujourd'hui : il s'agit surtout des schismes qu'elle a connus et qui ont conduit au départ de certains de ses grands ténors dans l'opposition politique. Elle reste profondément affaiblie, même si, en fin d'année, on en parlait moins, les projecteurs se tournant plutôt vers l'opposition congolaise. Plus grave encore, 2016 a vu s'effondrer progressivement certaines transformations économiques et sociales qui constituaient les principales réussites du Gouvernement, comme nous le soulignions en 2015.

En effet, les fluctuations économiques en RDC, dont une des causes premières est le déclin de la production dans le Copperbelt, ont eu pour conséquence un ralentissement de la croissance. Si ces problèmes justifient la baisse des prévisions budgétaires, ils ont aussi des effets négatifs sur les avancées dans le domaine social, de même que sur le financement du processus électoral en cours.

mercredi, 07 juin 2017 17:13

Angleterre: Vardy forfait contre l'Écosse et la France

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L'attaquant de Leicester City Jamie Vardy a déclaré forfait pour les matches de l'Angleterre contre l’Écosse et la France en raison d'une blessure "mineure", a annoncé mercredi la fédération anglaise (FA).

Vardy, 30 ans, s'est blessé à l'entraînement mardi et manquera le match de qualification au Mondial-2018 contre l’Écosse samedi et la rencontre amicale face à la France mardi 13 juin au Stade de France.

"Jamie Vardy a quitté l'équipe d'Angleterre par précaution après avoir contracté une blessure mineure à l'entraînement hier (mardi)", a déclaré la FA dans un communiqué.

Il ne sera pas remplacé dans l'effectif.

Vardy a marqué six buts en 16 sélections avec l'Angleterre. En son absence, Harry Kane, Jermain Defoe et Marcus Rashford sont en lice pour une place de titulaire.

RFI

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Les fuites se multiplient dans la presse sur la prochaine réforme du code du travail. Après «Le Parisien» en début de semaine, c’est au tour du quotidien «Libération» de dévoiler des documents du ministère du Travail qui détaillent les pistes auxquelles le gouvernement réfléchit. Des documents bien plus inquiétants que la présentation livrée par le gouvernement hier, mardi, et qui proposent une vraie révolution libérale du droit du travail en France.

Ces documents posent une série de pistes de travail explosives comme notamment la négociation du contrat de travail et des motifs de licenciements, à l’échelle de l’entreprise.

C'est toujours au sein de l'entreprise, que pourraient être négociés, le niveau des indemnités légales de licenciements, la durée de la période d’essai ou bien encore le préavis. Des revendications de longue date du patronat. Le motif du recours au contrat court, sa durée et son renouvellement seraient aussi décidés au niveau de l'entreprise.

Enfin, les patrons auraient la main libre sur le seuil de déclenchement du PSE, le Plan de sauvegarde de l’emploi. Ce seuil est revu à la hausse. Ils auraient, ainsi, la possibilité de licencier un plus grand nombre de salariés pour motif économique tout en s’affranchissant des contraintes d’un PSE : obligation de reclassement, formation ou primes de départ volontaire.

« Pas de plan caché » assure la ministre du Travail

« Il n'y a pas de plan caché », et ces documents n’engagent en rien le gouvernement, a déclaré la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Sans attendre, le secrétaire général du syndicat Force Ouvrière Jean-Claude Mailly a dénoncé des pistes de travail « inacceptables », alors que Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT s'inquiétait d'un risque de parasitage des négociations. « Si le gouvernement veut travailler sur un certain nombre de pistes qui sont amenées dans certains journaux ces jours-ci, il faut qu'il arrête tout de suite, ça ne sert à rien de mener la réflexion car pour la CFDT, c'est non ! », a assuré ce mercredi Laurent Berger. La CGT a quand à elle déjà annoncé des mobilisations contre ce projet de réforme.

La concertation avec les partenaires sociaux doit reprendre vendredi plusieurs dizaines de réunions jusqu'au 21 juillet. Une autre série de rencontres suivra d'août à début septembre.

RFI

mercredi, 07 juin 2017 17:06

Le Palu

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Ce n’est pas la soif qui fait craindre le Ramadan à Tons, mais bien la faim. Il a ses habitudes alimentaires et son régime. Tout petit, il accompagnait son pater qui fut boy cuisinier de la résidence de l’ambassade du Royaume Unis. Le mot breakfast qu’aimait à prononcer la femme de l’ambassadeur sonnait à  l’oreille du  jeune Tons comme une douce chanson. Et, quand il voyait son père pousser le chariot du petit déjeuner de l’ambassadeur et de son épouse, il se disait quand: «Je serais grand, j’aurais une table tout aussi garnie, sinon plus fournie.»

Sur le chariot  du petit déj… étaient posés des pots de confiture   de kumquat, de nèfle, de kaki; une corbeille de fruits avec pommes, poires, oranges, en plus des jus: cerise, ananas, orange, tomate. La variété des pains: seigle, orge, avoine, maïs et sarrasin faisait clignoter l’œil du jeune Tons. Les œufs, le bacon et la marmelade couronnaient le tout.

Tons donc depuis son enfance vouait un culte au petit déjeuner, calé bien entendu, sur la maigreur de sa bourse et quand il découvrit le consommer sénégalais,  là alors ! Il se mit à jouer au nationaliste. Plus de pain,  maïs,  beignet dougoup, beignet farine, nopu peul, pastelles, kinkéliba, jus de bissap, de dakhar, de madde,  de bingueul ou de ditakh, selon la saison, omelettes et reste de repas de la veille.  Pour tout dire, les petits déj… de Tons sont «Tasonesques».

Avant le Ramadan Tons se dit qu’un bon paludisme le dispenserait du jeûne pour le plus grand bonheur de son petit déjeuner. Tous les soirs, il partait s’assoir sur le banc des moustiques, mais point de piqures, comme si les bestioles l’évitaient. Trois jours que cela dure. Quand il demanda à son ami rival, Modou Khabane, ce dernier, pris d’un fou rire, lui dit: «Bang bobu Yoo yi dagnoul woor goudy.» (1) Tons déménagea pour aller s’assoir sur le banc tout près de l’église se disant «Ouf ! fii yoo yi chretiens koor gui du sen affaire» (2)

1- Ici ce sont des moustiques musulmans qui jeunent la nuit

2 - Ouf ici au moins les moustiques sont des chrétiens, le jeûne n’est pas leur affaire.

Sudonline

mercredi, 07 juin 2017 17:01

Les confidences d’Amadou Makhtar Mbow

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Amadou Makhtar Mbow brise le silence et dit tout ! Il est d’abord retourné à l’Unesco (1974-1987) où son nom restera à jamais graver dans les annales avec le fameux NOMIC (Nouvel Ordre Mondial de l’Information et de la Communication) et ses bisbilles avec les Etats-Unis d’Amérique. Dans l’interview exclusive qu’il a accordée au groupe Sud Communication (Sud Quotidien et Sud FM Sen Radio), le Professeur Mbow revisite les Assises nationales qui avaient sorti Me Abdoulaye Wade, alors président de la République, de ses gonds mais aussi la controverse née de la publication du rapport de la Commission nationale de reforme des institutions (CNRI) qu’il a également pilotée. Ayant toujours répondu à l’appel du peuple, nonobstant ses 96 ans, Mbow, telle une bibliothèque ambulante, nous retrace avec précision le film des douloureux événements de décembre 1962. Entre anecdotes et confidences, il admettra que l’envol du Sénégal a été plombé par la rupture entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia et que l’indépendance d’alors n’en est était une. Aujourd’hui, non plus.

«Naissance de l’UPS»

«Nous décidons alors d’adhérer au parti de Senghor. Mais avant de le faire, nous sommes allés quand même voir les autres partis, notamment Lamine Guèye, l’UDS  et d’autres. Nous leur avons dit que nous allons dans le parti de Senghor qui était d’accord en faisant un appel pour l’unification des partis politiques. C’est de là qu’est sorti l’UPS. Et nous avons unifié les partis sénégalais. Nous avons voulu unifier les partis de l’Afrique de l’Ouest. La RDA n’est pas venue avec nous. Mais nous avons tenu un congrès à Cotonou, en juillet 1958, et ce congrès constitutif, sans la RDA, a créé le PRA (Parti du regroupement africain) et qui a opté pour l’indépendance immédiate, la fédération africaine, la confédération avec la France disant: «nous ne pouvons pas discuter avec la France tant que nous n’avons pas, nous-mêmes, notre indépendance. Et, notre indépendance, nous la voulions avec la Fédération africaine».

En 1958, le conseil de l’UPS se réunit à Rufisque. Senghor et Mamadou Dia optent pour la communauté. Nous, nous disons non. Nous sommes pour l’indépendance et nous quittons le Congrès pour créer, dans la nuit même, chez Gabin Guèye, à Rufisque, le Parti du regroupement africain Sénégal (PRA/Sénégal) en disant: «nous restons fidèles au mot d’ordre de Cotonou».

Nous quittons le gouvernement. J’étais ministre de l’Education, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports ; Latyr Camara était ministre de la Fonction publique ; Jaraf Diouf était ministre des Travaux publics ; Abdoulaye Ly avait été ministre du Commerce mais il avait auparavant démissionné. Nous avons, à notre tour, démissionné et formé le PRA/Sénégal et nous avons continué notre bataille pour l’indépendance du Sénégal. Evidement, nous avons perdu le référendum, mais nous avons continué à lutter.

La visite de De Gaulle à Dakar

Le Général Charles De Gaulle est venu à Dakar en 1958. Je n’y étais pas. Lamine Guèye et le gouvernement dont je faisais partie, l’ont reçu par la voix de Valdiodio Ndiaye. Evidemment, les étudiants sénégalais en France et les étudiants sénégalais à Dakar, qui étaient pour l’indépendance, tiendront une manifestation avec les partis politiques, comme l’UDS d’ailleurs, mais également l’UPS. Le mot d’ordre de Cotonou était l’indépendance. En ce moment, on n’avait pas encore fait la réunion de Rufisque où Senghor et Mamadou Dia vont nous entrainer dans la communauté.

Nous nous sommes réunis à Rufisque pour le conseil de l’Ups. Senghor et Dia disent qu’ils vont opter pour la communauté. Dia expliquera pourquoi. Je rappelle que quand Dia est venu à Cotonou, Senghor devait faire le rapport politique, mais il avait refusé de nous le donner.

J’étais dans la délégation sénégalaise avec Abdoulaye Ly. Pr Assane Seck devrait y être, mais à la dernière minute, il y a eu quelqu’un de sa famille qui était malade. La majorité était pour l’indépendance immédiate. On s’est réuni et on a dit à Mamadou Dia: «Senghor refuse de nous donner le rapport politique qu’il a fait mais nous sommes pour l’indépendance immédiate». Mamadou Dia répond: «je suis la majorité».

Il a défendu qu’il était pour l’indépendance immédiate à Cotonou. Après, parait-il que Senghor lui a dit : «Mamadou, j’ai promis à De Gaulle et à Pompidou de voter pour la communauté». Dia dit à Senghor que ce n’est pas possible. Senghor lui dit : «rentrons dans  la communauté et au bout de quelque temps, on demande à sortir».

Quand on a fait Cotonou, ils ont obtenu de De Gaulle qu’on mette dans la nouvelle Constitution qu’on peut sortir de la communauté. Senghor a dit à Dia que nous ne sommes pas prêts pour l’indépendance. On demandera l’indépendance quand on sera prêt. Dia lui a répondu: «dans combien de temps ?» Senghor aurait dit : «dans 25 ans !».

Je n’étais pas là, je ne peux pas te dire comment ça s’est passé. Mais, quoi qu’il en soit, quand ils sont venus, ils ont fait la fédération avec le Mali. De Gaulle a dit: «on construit maintenant des gouvernements autonomes, la France s’occupe de la défense et des affaires étrangères, tout le reste dépend de la communauté. Il devait y avoir un gouvernement de la communauté en France qui n’a pas été créé. Bref, le Mali est constitué et c’est la fédération du Mali qui va demander l’indépendance. Et c’est Mamadou Dia qui ira signer l’indépendance. De Gaulle n’a pas voulu donner l’indépendance à la fédération malienne, il a voulu donné l’indépendance aux Sénégalais et au Soudan. Evidemment, on a eu l’indépendance. Il y a eu l’éclatement de l’indépendance parce que les Soudanais voulaient donner la présidence du Mali à Lamine Guèye or, Senghor et le Sénégal voulaient la présidence du Mali.

Mais quand de Gaulle était venu, il y a longtemps, Senghor et Dia étaient absents. Mamadou Dia lui, avait le glaucome. Il était parti se soigner en France. Ils ont laissé donc les seconds couteaux s’arranger avec De Gaulle.

«L’indépendance n’a jamais été une indépendance»

«Nous, nous étions dans l’opposition. Il y avait, à mon avis, une divergence politique profonde entre Mamadou Dia et Léopold Sédar Senghor. Les orientations n’étaient pas les mêmes. Mamadou Dia est allé en Russie ou quelque part dans un pays du bloc de l’Est. N’oubliez pas que nous sommes en pleine guerre froide et on reprochait certainement à Mamadou Dia de vouloir s’approcher des soviétiques. Mais en réalité, l’indépendance n’a jamais été une indépendance. Il faut être honnête et dire les choses telles qu’elles sont. On nous a donné l’indépendance, mais il faut reconnaitre que toutes nos orientations allaient dans le sens des intérêts français et des intérêts français qui existaient ici au moment de la colonisation même à l’heure actuelle, nous en sommes encore là.

Il faut être honnête. Evidemment, est-ce qu’on pourrait choisir une autre voie ? Certains diront non, d’autres diront oui. Nous, nous disions, qu’il fallait quand même rompre avec le système colonial, c’était notre option quand nous étions en France. Nous nous disions: «nous n’aurons justes que des relations amicales et cordiales avec la France. Je l’ai fait d’ailleurs à l’Unesco. Mais nous disons que la colonisation c’est fini ! Il faut en finir avec toutes les structures nées de la colonisation. Il faut que nous prenions nos responsabilités, il faut que nous essayions de bâtir notre nation, nous-mêmes, par nous-mêmes, avec nos moyens».

Où se situe l’échec ?

«Je ne veux pas situer de responsabilités. Je peux simplement redire une chose. C’est que nous, nous sommes revenus en politique avec Senghor en 1966. C’est le PRA qui va négocier avec Senghor, pas moi. Des bruits courraient, des rumeurs dans les années 1964 faisant état d’un coup d’état au Sénégal. On a même cité les noms d’officiers, mais je ne les cite pas, parce qu’en réalité ils n’ont pas fait de coup d’Etat.

En 1967, quand je suis affecté, on est venu me chercher, on m’a demandé de venir servir à l’Ecole normale supérieure pour former les professeurs de premier cycle de l’école de l’enseignement secondaire, aussi bien du point de vue historique, géographique et pédagogique. Un beau jour, un des amis de mon oncle, Mix Guèye, m’interpelle: «Il y a un de ses amis, Jean Alfred Diallo avait voulu me connaître». Il est arrivé au Sénégal comme capitaine et comme commandant du génie militaire français à Bargny et il avait suivi mon parcours comme ministre de l’Education sous la loi Cadre. C’est moi qui avais créé les collèges d’enseignement général. Pourquoi ? D’abord j’ai créé les collèges parce que quand je suis devenu ministre en 1957, le concours d’entrée en 6ème a lieu en juin. Il y a eu beaucoup d’élèves admis en 6ème. J’ai demandé à l’inspecteur d’académie, il me dit: «on ne peut admettre que selon les disponibilités dans les lycées et collèges qui existaient». Or, il n’y avait que les lycées Faidherbe et Peytavin à Saint-Louis (technique), les Collèges Maurice de Lafosse, le lycée Van Vo Dakar, le Collège Blanchot à Saint-Louis. Ça ne faisait pas la moitié des élèves qui avaient la moyenne.

J’ai dit qu’il faut qu’on les recrute tous. Je suis allé en France pour recruter les bons instituteurs pour les affecter dans les 6ème et des Professeurs.

 Jean Alfred Diallo me dit: «je sais que vous êtes dans l’opposition. J’ai dit au président (Senghor) que le pays ne peut plus continuer comme ça». Il me dit ensuite: «il y a des ministres qui sont non seulement incompétents mais aussi corrompus. J’ai dit au président que les gens compétents sont à l’extérieur, dans l’opposition».

Je lui ai répondu: «Jean Alfred, si Senghor veut discuter, il n’a qu’à discuter avec l’opposition et avec le PRA, pas avec moi. Je ne suis pas l’opposition».

Par la suite, le PRA s’est réuni. Il y avait évidemment des points de vue différents. Il y en a qui étaient d’accord avec Senghor, d’autres non. Mais nous nous sommes réunis en Conseil national. Senghor a fini par s’adresser au PRA. Je ne cache pas que j’ai rencontré Senghor à l’époque et je lui dis: «je ne discuterais pas avec vous des problèmes politiques. Vous allez le faire avec le PRA/Sénégal dont je suis membre».

                            Senghor a dû appeler Abdoulaye Ly qu’il avait mis en prison. Sur les raisons de l’arrestation de Abdoulaye Ly, j’ai demandé à ce que son communiqué soit signé par tous les membres du Bureau politique. J’ai dit à Senghor nous mettra tous en prison ou ne mettra personne en prison. Abdoulaye Ly qui état le secrétaire général du parti, a voulu épargner les autres.

Senghor l’a appelé et a discuté avec lui jusqu’à ce qu’on soit d’accord qu’il y ait une négociation. Je n’ai pas fait partie de la délégation du Pra/Sénégal qui a négocié avec Senghor. On a constitué une délégation avec Abdoulaye Guèye et d’autres. On a négocié et Senghor était d’accord avec nous sur, d’abord, qu’on change l’orientation politique. Malheureusement, ça ne s’est pas fait et ça a abouti aux événements de 1968».

Ce que les Sénégalais ignorent des événements de 1968

«En 1968, il y a eu quelque chose que les Sénégalais ne savent pas. Il y a eu une délégation militaire qui est allée voir Senghor. Un de mes neveux en faisait partie pour régler les problèmes et dire à Senghor qu’il faut discuter avec le syndicat pour lever la grève.

En réalité, quand Senghor est arrivé, parait-il, il leur a dit: «vous prenez le pouvoir, faites ceci, faites cela». Ils ont répondu: «Non Président ! Nous ne sommes pas venus pour prendre le pouvoir. Vous êtes le Président, c’est vous qui avez le pouvoir, mais nous demandons de faire ceci, ceci, cela pour sauver le pays».

Le Sénégal est un pays assez singulier dans la mesure où nous sommes un pays attaché à certaines valeurs démocratiques. Les militaires n’ont jamais considéré qu’ils doivent prendre le pouvoir. Ils ont d’abord une éducation africaine qui les y écarte. Ensuite, ils ont une éducation moderne qui les y écarte. Nous ne sommes pas des aventuriers, c’est ça notre avantage. Les gens sont éduqués de telle sorte, il y a eu peut-être quelques uns qui ont été tentés par l’aventure, je le sais (éclats de rire) mais qui n’ont pas réussi à entrainer leurs camarades dans l’aventure. Quoi qu’il en soit, Senghor demande à Alfred Diallo de lui faire une proposition. Alfred Diallo, lui demanda d’écarter des gens du gouvernement. J’ai la note dans mes archives quelque part. Jean Alfred Diallo a agi de façon très diplomatique. Il n’a pas dit qu’ils étaient venus dire à Senghor de ne pas changer les choses. Il a dit : «vous m’avez dit de vous faire des suggestions, voici les suggestions». Jean Alfred Diallo était un homme de grande qualité humaine mais les gens ne le connaissent pas.

Selon certains, l’envol du Sénégal a été plombé par cette rupture entre Senghor et Mamadou Dia ? Est-ce votre avis ?

Ça a certainement joué un rôle. Les points de vue étaient différents sur la façon de percevoir le Sénégal. Il faut reconnaitre que Mamadou Dia était un homme très têtu, il croyait au pays, il a fait des erreurs. Ce sont ces erreurs qui l’ont perdu. Ces erreurs, c’est le renvoi des fonctionnaires en 1959. Moi, j’ai été suspendu en 1959. Mais Senghor m’a envoyé son chef de cabinet pour me dire qu’il n’en était pour rien, que c’était Mamadou Dia. Pourtant, j’étais un proche de Mamadou Dia quand nous étions dans le gouvernement. Il était un grand patriote, il a peut-être commis des erreurs, comme tout le monde en commet. Mais, je crois qu’il y a eu plusieurs évènements qui ont contribué à créer la situation».

L’école sénégalaise d’hier à aujourd’hui

«Au Sénégal, il y a du tout. Il y a des meilleures personnes du monde, comme on trouve également des gens qui ne sont pas bien du tout dans ce pays. Mais, ce pays avait des valeurs. Il y a des choses qu’un sénégalais ne pouvait pas se permettre de faire en regardant les autres sénégalais en face.

Notre génération avait été élevée comme ça, peut-être qu’il y a eu d’autres qui l’ont commencé. Parce que les gens s’entraidaient. Nos pères nous avaient appris, nous, qu’on n’était pas seul au monde, qu’on ne pouvait pas manger alors que nos voisins n’avaient pas mangé. On nous élevait pour que jamais, on nous mente. On nous élevait dans la solidarité, dans la responsabilité. Mêmes gosses, nous étions responsables dans nos familles. Nous étions responsables vis-à-vis de nos voisins. Moi, je le crois avoir transmis à mes enfants. Quand je suis allé en France pour la première fois, en 1940, à mon retour, ma tante me dit: «Makhtar, tu es allé jusqu’en France. Mais, est-ce  que tu es allé une seule fois chez ton grand-père ?».

En 1941, je suis allé au village natal de mon père, de mon arrière grand-père, du côté de mon père à Ngaye. Et, depuis ce temps, je suis lié aux gens de Mekhé, de Ngaye».

Relations et amour pour Haïti

«J’ai épousé une haïtienne. Haïti est un pays extraordinaire. J’ai connu ma femme à Paris, à la Sorbonne, elle était étudiante en histoire comme moi. Son père était ambassadeur à Bruxelles. Nous nous sommes connus, nous avons noué des relations amicales et nous sommes fiancés, nous nous sommes mariés. Son père était un universitaire et un diplomate à Bruxelles. J’étais comme un fils pour mon beau-père parce qu’il n’avait que des filles. Son parcours me rappelait un peu le mien. Mon beau-père a été mis en prison pendant 5 ans par son propre cousin, par le ministre de l’Intérieur, parce qu’il était consul général d’Haïti à Saint Domingue. Il avait dénoncé le ministre de l’Intérieur qui trafiquait les Haïtiens comme des esclaves avec des Planteurs de la République dominicaine.

Il a alors démissionné de son poste, il est revenu à Haïti, a fondé son parti et s’est mis à attaquer ce ministre de l’Intérieur. Il est arrêté et mis en prison. Mais sa chance, c’est que le chef de la prison qui était un colonel avait beaucoup d’admiration pour lui. Quand ma femme allait le voir en prison, ce n’était pas au parloir, c’était au bureau du commandant du camp.

La famille de ma femme était une famille d’intellectuels, des gens qui ont toujours combattu au côté du peuple. Ma famille est très liée aux gens de mon village».

Ma famille avant tout

«Quand on est venu me chercher pour présider les assisses nationales, avant de répondre, j’avais consulté tout le monde. J’ai consulté ma femme, mes enfants parce que je me suis dit que tout ce que j’engage dans ma vie, a des répercussions sur ma famille.

Mes enfants, je les ai toujours mis au courant. J’ai toujours élevé mes enfants en leur disant: «votre père fera tout ce qu’il peut pour vous, mais c’est par votre propre travail que vous arriviez à quoi que ce soit».

Wade, moi et les assises nationales

«Avant d’accepter d’être président des Assises, je suis allé voir Abdoulaye Wade. J’ai consulté les membres de ma famille, j’ai consulté Abdoulaye Wade. J’ai consulté aussi des amis qui me sont chers comme Mamoudou Touré, Cheikh Hamidou Kane etc. parce que ce sont des gens avec lesquels j’ai été de très grands liens et tous m’ont dit d’accepter. Quand je suis allé voir Wade, il était avec quatre personnes de son parti. J’étais  seul. Je lui ai dit: «Abdoulaye, je suis venu te consultait pour te dire pourquoi j’ai accepté de présider les Assises nationales et je te demande de venir aux Assises». Je lui ai dit: «Abdoulaye, Dieu a beaucoup fait pour le Sénégal. Au  lieu de passer notre temps à vous battre les uns et les autres, pourquoi ne pas se mettre ensemble, faire l’analyse de la situation du pays depuis l’indépendance, voir pourquoi depuis l’indépendance, on n’a pas pu résoudre les problèmes essentiels, comme donner du travail aux populations, permettre à chacun de vivre  décemment».

Et il me répond: «Non, moi, je ne viens pas aux Assises parce que ces gens-là ne me reconnaissent pas» ; et il avait raison. Les gens ne le reconnaissent pas. Je suis parti et j’ai donné mon accord pour présider les Assises. Au bout de quelques temps, Wade m’a appelé pour me dire: «Makhtar, j’ai besoin de te voir». Je ne vous dirai pas ce qu’il m’a dit, mais ce n’est que de bonnes choses. Je lui ai posé la question de savoir: si depuis que je préside les assises, est-ce qu’il a entendu une seule personne dire qu’elle ne te reconnait pas. Je lui ai dit: «tu n’as pas lu mon discours ?». Dans le discours, j’ai dit que je reconnaissais le gouvernement en place, nous ne ferions rien dans les Assises qui puisse contribuer à porter préjudice à son gouvernement mais nous sommes des Sénégalais, d’un pays libre et indépendant, que nous avons le droit et même le devoir, de réfléchir sur les problèmes de notre pays et que nous le ferons. Il m’a dit OK. C’est tout !

La suite, on la connaît ?

Oui ! La suite, on l’a connaît. J’ai accepté de présider la Commission nationale de régulation des institutions (CNRI). Je l’ai présidée, c’est moi-même qui ai choisi les membres. Je les ai proposé au Président et il les a accepté. Nous avons donné des résultats et nous pensons, je pense, que c’est l’une des meilleures Constitutions qu’on ait faites pour le Sénégal. Maintenant, d’autres peuvent avoir des points de vue différents. Mais, ce que je peux dire, c’est que malgré que nous nous venions des horizons très divers, nous avions réussi à nous mettre d’accord sur le contenu de la Constitution.

Vous n’avez pas de regrets que ce travail soit rangé dans les tiroirs. Pis, que le conseiller juridique du Président de la République déchire même votre «Constitution» en soutenant que vous avez outrepassé vos compétences ?

J’ai simplement publié la lettre que le président de la République nous avait envoyée. Mais, je ne polémique pas. Il est jeune. La vie lui apprendra beaucoup de choses, ce conseil du Président (Professeur Ismaïlia Madior Fall, Ndlr).

Moi, je crois que nous avons fait notre devoir, nous avons donné une Constitution, le reste ça intéresse le Président de la République et le peuple sénégalais.

Votre nom est lié au NOMIC à l’Unesco, aux Assises nationales, à la CNRI. Qu’est ce qui n’a pas marché pour que les gens ne vous suivent pas dans votre volonté de changer les choses ?

Ah non ! En ce qui concerne le NOMIC (Nouvel ordre mondial de l’information et de la communication, Ndlr)  je ne peux pas dire que les gens ne m’ont pas suivi quand même. Il est vrai que certains pays ont été convaincus sur les propositions que j’ai faites mais, en réalité, il y a eu beaucoup de choses qui ont changé en ce qui concerne l’information. N’oubliez pas que quand on fait le Nomic, le Sénégal n’avait pas un journal indépendant et libre. Et c’est Sud qui était le premier. Et nous vous avons quand-même aidé dans le cadre du PIDC (Programme international de développement de la communication).

Nous avions essayé de changer les mentalités. On a eu des acquis en ce qui concerne le NOMIC.

L’information joue un très grand rôle dans le monde, d’ailleurs on l’appelle même le quatrième pouvoir dans beaucoup de pays. Malheureusement, nous avons constaté que l’information est souvent manipulée par tous les pouvoirs, politique, syndical, religieux, professionnel, entre autres. Tout le monde veut manipuler l’information en fonction de ses intérêts et non pas en fonction de la réalité de telle sorte que l’information qu’on diffuse dans le monde n’est pas toujours correcte, même si  on ne peut pas dire qu’il n’y pas d’information correcte. Il y en a mais, quand-même, il y a beaucoup de désinformation.

A l’époque, il n’y avait que les 4 grandes agences de l’information (Afp, Tass, Upi et AP). Quand je disais aux journalistes que j’ai participé à nos événements, quand c’était rapporté, on donnait les noms des journalistes qui signaient des dépêches pour rendre compte des évènements auxquels j’étais mêlé. Quand je leur disais: «mais ce que vous avez raconté, vous savez que c’est faux !» Il y en a qui me répondaient: «j’ai envoyé une dépêche correcte.  Ça a été modifié au desk principal, c’est-à-dire chez les patrons». En parlant du NOMIC, j’ai voulu juste normaliser. Il y a eu des réunions avec des agences de presse, des journalistes et j’ai proposé, étant à l’Unesco, une réunion pour définir une déontologie de la presse, à Paris. J’ai dit qu’on fixe les règles c’est-à dire qu’un journaliste a la responsabilité de ce qu’il écrit et que plus jamais, on ne change une dépêche qu’envoie un reporter. Et que le journaliste doit assumer sa responsabilité. C’est tout !

Pourquoi, les Américains vous ont-ils combattu ?

Les Amériques ! Il y a plusieurs choses. Je crois que les grandes puissances ont toujours tendance à vouloir dicter aux dirigeants des instances internationales quelques unes de leur volonté. Je ne l’ai jamais accepté dans ma vie. Il y a eu des faits, je ne les dirais jamais. Je dois garder des réserves.

Personne dans le gouvernement du Sénégal ne m’a amené à prendre une décision que je ne voulais pas. Au contraire ! J’ai toujours insisté pour qu’on ne fasse pas de mauvais coups. Quand je suis redevenu ministre de l’Education en 1966, j’ai dit à Senghor : «Président, il faut laisser tous les membres du PAI que vous avez condamnés, revenir au Sénégal». Il a accepté. J’ai su que dans le gouvernement, certains ne voulaient pas qu’il accepte.

Vous avez parlé du NOMIC, des Assises, de la CNRI. J’ai un défaut, mais c’est mon défaut et je l’accepte. Il ne faut jamais obliger aux gens d’accepter ce qu’ils ne veulent pas accepter. Mais si vous voulez réunir tout le monde, il faut avoir la patience d’écouter tout le monde et de ne pas considérer qu’on a un point de vue et que ce point de vue est le seul juste. J’ai toujours donc obtenu le consensus même avec le Nomic. Tout le monde a voté y compris les Etats-Unis.

A chaque fois que je présidais quelque chose j’ai toujours eu la patience parce que je respecte tout le monde.

A suivre…

SudOnline

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Nous sommes tenus par une mentalité prélogique qui nous conduit dans des chemins criminels.
Pour s'enrichir il faut faire un sacrifice humain
Pour être élu il faut faire un sacrifice d'albinos, disons-le il faut tuer pour récupérer les parties
Pour gagner beaucoup d'argent il faut faire des sacrifices, il égorger un mouton, un bœuf, une fille vierge, un albinos, etc.
Quand allons-nous croire en nous et nous mettre au travail.
Comment accepter de tuer pour posséder.
Comment expliquer la disparition de ces nombreux enfants en Afrique et au Sénégal ?
Le cas de cette petite fille est horrible. Adoptée elle sera kidnapée puis démembrée pour satisfaire les élucubrations criminelle d'un magicien.
La pauvreté doit-elle nous rendre indigne et sans vertu ?
L'Afrique est-elle maudite, quand acceptera –elle de vivre dans la lumière du travail, de l'effort. Nous sommes jaloux du voisin, nous allons voir le marabout ou le guérisseurs du coin qui nuira à ce dernier.
Vous arrivez dans votre bureau et vous y trouver des œufs, des potions magiques, etc.
J'ai écrit un article il n'y a pas longtemps au sujet de cette jeune fille qui est recrutée pour travailler loin de son pays et qui sera exécutée et filmée en Chine ou je ne sais où.
Nous essayons de protéger nos filles et nos frères des violences et crimes causés par des tiers venus d'ailleurs alors qu'en notre sein nous pratiquons des choses horribles et indignes. C'est paradoxal. La gendarmerie guinéenne a demandé aux citoyens de l'aider à arrêter les malfras.
Peuple d'Afrique debout pour combattre les pratiques criminelles et mettons-nous au travail pour gagner notre vie à la sueur de notre front.
Une histoire trouvée : un homme très riche a accumulé de l'argent par la fraude et de façon malhonnête et vile. Il a tout fait pour s'enrichir et effectivement il est devenu riche mais un jour il perd toute sa famille et il a du remord . Sa fortune ne peut pas lui éviter la perte de sa famille, il regarde sa fortune et comme Diogène il offre ses maisons et sa fortune pour vivre tranquillement sans posséder regrettant ainsi sa vie antérieure. A méditer
P B CISSOKO


Par Guinee7 -


Ce lundi 5 juin 2017, le Haut commandement de la gendarmerie nationale, direction de la justice militaire, a présenté à la presse les présumés bandits qui auraient mutilé la petite fille Mariam Ciré, âgée de trois ans, la semaine dernière à Lambagni dans la commune de Ratoma.


Lieutenant-Colonel Mamadou Alpha Barry, responsable de la communication du Haut commandement de la gendarmerie revient sur les faits. ''Le chef de quartier de Lambagni Wariah nous informe d'une odeur qui s'échappe d'une chambre hermétiquement fermée. Immédiatement une équipe de la brigade de recherches a été dépêchée sur les lieux. Les gendarmes ont ouvert la porte et dans la chambre les gendarmes se sont rendu compte qu'il s'agit d'une fille de trois ans qui répondait au nom de Mariam Ciré qui a été mutilé. Mariam Ciré était arrivé ce même jour dans cette concession pour une adoption'', explique-t-il.


''Donc, les enquêtes nous permis d'interpeler des présumés auteurs, Mamadouba Soumah et Sayon Doumbouya alias Symbo qui ont commis ce sacrifice humain pour de l'argent. Et quand on a posé la question à Mamadouba Soumah, il nous a fait savoir que c'est Sayon Doumbouya qui lui a dit pour avoir de l'argent il faut un sacrifice humain. Donc Mamadouba Soumah a profité de cette situation pour mutiler la fille et la mettre dans un sac'', ajoute le Lieutenant-Colonel.


L'un des présumés auteurs du crime crapuleux, Mamadouba Soumah a reconnu les faits qui lui sont reprochés, contrairement à Sayon Doumbouya qui les a niés.
Le commandant de la Brigade de recherche de Kipé, Adjudant Mohamed Kouyaté invite la population à collaborer avec Gendarmerie pour pouvoir mettre main sur des bandits de grand chemin : ''je tiens à rassurer les populations de ma circonscription, de tout mettre en œuvre pour rechercher et interpeler tous les bandits de grand chemin. En ce qui concerne les enquêtes enregistrées ces derniers temps dans ma circonscription, l'assassinat du jeune motard Boubacar Diallo à Lambagni dans la matinée du jeudi 25 mai 2017 ; l'assassinat du jeune Djiba Keita neveu de madame N'nagnouma Faro perpétré dans la nuit du 26 mai 2017 et du lynchage du jeune Adama Oularé. Que les enquêtes sont en cours. Nous demandons la collaboration de la population pour dénicher ces grands bandits.''


Bhoye Barry pour guinee7.com

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Dans le cadre de l’amélioration de la qualité du service, Senelec a entrepris un programme de modernisation de son réseau de distribution  électrique à Dakar, via le remplacement des câbles vétustes par de nouveaux câbles avec une meilleure qualité de tension. Selon le directeur général de Senelec Mouhamadou Makhtar Cissé, ce projet estimé à prés de 7 milliards de francs Cfa permettra de faire passer les tensions de 6600 volts à 30 mille volts.

«Le programme important d’investissement que Senelec est en train de dérouler consiste à transformer la tension dans la capitale sénégalaise. On est passé de 6.600 volts  à 30 mille volts ». L’information est livrée par le directeur général de Senelec Mouhamadou Makhtar Cissé qui effectuait, samedi 3 juin, une visite de chantiers.

 « Cette montée en puissance traduit une hausse de la qualité. Elle sera multipliée par 5. C’est un travail extrêmement important, un investissement pour près de 200 postes pour un montant d’environ 7 milliards de francs CFA. Le projet est réalisé en partenariat avec Eiffage. Il couvre l’ensemble du territoire national», a-t-il fait comprendre.

Pour lui, des mutations profondes sont en train d’être faites à partir du moment où l’Etat, dans sa vision volontariste, a permis de régler en grande partie le problème de la production de l’énergie, en diversifiant l’offre avec un mix qui intègre en bonne partie l’énergie solaire. D’ailleurs, M Cissé informe que  d’ici la fin du mois de juin, la plus grande centrale solaire du Sénégal, notamment celle de Méouane, sera inaugurée. «C’est une centrale de 30 mégawatts solaire photovoltaïque», a-t-il rappelé.

Avec le projet que nous déroulons actuellement, soulignera-t-il, la qualité de la distribution  sera améliorée et le travail de maintenance va aussi se poursuivre, de même celui de dépannage dans les meilleures conditions.

Parlant de l’hivernage, le patron de Senelec rassure que toutes les dispositions sont prises pour qu’il y ait l’hivernage le plus paisible possible par rapport à la fourniture de l’électricité. «Nous avons au total sept équipes de dépannage qui couvrent la région de Dakar. D’ailleurs, Senelec va lancer un important programme de sensibilisation », a-t-il conclu.

Sudonline

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Près de 1,3—million de Français de l'étranger étaient appelés aux urnes samedi 3 et dimanche 4—juin pour le premier tour des élections législatives, une semaine avant le vote en France. Il s’agissait d’élire 11—députés sur les 577 que compte l'hémicycle. La République en Marche (LREM), le mouvement du président Macron, arrive en tête de ce scrutin dans 10 des 11—circonscriptions de l'étranger.

Sans surprise, les Français de l’étranger qui avaient voté à 93% pour Emmanuel Macron à la présidentielle semblent bien décidés à lui donner une majorité pour ce premier tour des élections législatives.

La République en Marche arrive en tête dans 10 des 11 circonscriptions avec des scores souvent élevés comme c’est le cas dans la 10e circonscription, qui avec la 9e regroupe les pays africains. La candidate LREM, Amélia Lakrafi, une franco-marocaine survole le scrutin avec 60,08% des voix. Seul le taux de participation trop bas à 11% l’empêche de se qualifier dès le premier tour. Le député sortant Les Républicains, Alain Marsaud, aura bien du mal à rattraper son retard.

Dans la 9e circonscription, le résultat est beaucoup moins clair : Leila Aïchi, qui avait un temps été investie, a finalement été récusée après le tollé né de sa position sur le Sahara occidental. Elle arrive légèrement en tête avec 20,29%, mais sous l’étiquette divers droite. Elle est suivie de très peu par M'jid El Guerrab, un Franco-Tunisien, lui, pas soutenu par LREM depuis Paris mais par les comités locaux du mouvement. Pour le 18 juin, dans le camp Macron on se dit confiant et on soutient donc localement, Monsieur El Guerrab.

Une constante : les expatriés et les binationaux en Afrique ont voté pour le renouvellement de leurs représentants, en termes d'âge et d'origine puisque les députés élus seront binationaux. Des représentants plus proches aussi de leurs préoccupations.

En Amérique du Nord, première circonscription, Frédéric Lefebvre (LR) a fait 12,68%, il est nettement distancé par Roland Lescure, candidat du parti de LREM qui fait 52,80 %. Il y aura un second tour en raison du faible taux de participation.

Dans la 11e circonscription, Asie/Russie, le sortant Thierry Mariani (LR) est lui aussi largement devancé par la candidate LREM Anne Genetet : 52,72% pour cette dernière contre 18,28% pour le sortant avec plus de 70% d'abstention.

A l'issue de ce scrutin marqué par une participation en baisse à 19,1% contre 20,73% en 2012, les députés sortants ont donc obtenu de faibles scores. Le second tour des législatives se tiendra dans ces circonscriptions, les 17 et 18 juin, en métropole ce sera le 18 juin.

RFI

Dans son homélie du jour, l’évêque de Kolda, Mgr Jean Pierre Bassène  a appelé les hommes politiques à une campagne électorale « paisible et élégante » en vue des prochaines joutes législatives. A la jeunesse, il a demandé d’aller voter massivement en respectant scrupuleusement le choix de leur conscience. Il a en outre fait cas de la recrudescence des violences causée d’une partie par la perte de nos valeurs et par la démission des parents dans l’éducation des enfants. Des propos tenus hier, lundi, lors du 129ème pèlerinage Marial de Popenguine.

La société actuelle est en proie à la violence, à la recrudescence de la délinquance au niveau de la jeunesse, à des sc-nes de ménages politiques et autres, a constaté en premier lieu  Mgr Jean Pierre Bassène. Pour autant, à l’approche des élections législatives qui auront lieu au mois de juillet, l’évêque de Kolda qui présidait hier, lundi, la messe du 129ème pèlerinage marial de Poponguine a lancé un vibrant appel à la paix et au calme. Dans la foulée, le pasteur du diocèse de Kolda a invité « les politiciens s’ils veulent l’entendre à une campagne électorale paisible  et élégante en vue des prochaines joutes législatives ».

Toutefois, Mgr Jean Pierre Bassène a déclaré que tous les protagonistes de cette prochaine campagne ont suffisamment de quoi se munir dans ce sens.  « Ils ont les valeurs de notre culture qui prônent le respect de l’autre et de sa dignité. Ces derniers ont les préceptes de leurs religions respectives qui bannissent l’insulte, la diffamation, et autre outrage à l’égard d’autrui. Oublier cela ou l’ignorer constituerait une grave menace à l’écologie humaine ou à la couche d’ozone éthique abimée, et n’offrirait nullement une sécurité pour la jeune génération de notre pays ou celle à venir qui a tout à apprendre de l’exemple des ainés », a-t-il souligné.  S’adressant aux jeunes, l’évêque a demandé de prendre l’exemple sur Marie qui a répondu à l’appel lors du recensement.  A cet effet, il a attesté que « Marie nous invite à aller voter massivement en respectant scrupuleusement le choix de notre conscience».

Revenant sur la violence sur toutes ses formes, l’évêque de Kolda a soutenu : « nous le savons, la violence sous toutes ses formes est comme une mauvaise herbe qui  pousse plus rapidement que la bonne semence, qu’elle risque d’étouffer à la longue ».  Pour le prélat, les parents, la famille, la communauté ont une grande part de responsabilité dans une situation qui est due dans la majorité des cas à un abandon des parents dans l’éducation de leurs enfants.  « La montée en puissance de la délinquance et de la violence dans nos communautés  a, sans aucun doute, son explication, du moins en  partie dans cette démission de la société en matière d’éducation collective», a-t-il ainsi précisé. Avant d’appeler les parents à un retour à nos valeurs et à prendre Marie comme modèle dans l’éducation de leurs enfants.  «Comme Marie, ayons foi à nos valeurs culturelles et pratiquons-les», a-t-il avancé.

A contrario, le pasteur de Kolda a aussi appelé les Sénégalais à avoir une oreille attentive aux  appels ponctuels de nos gouvernants qui les invitent à être coresponsables de leur sécurité individuelle et collective en dénonçant toute attitude suspecte qui pourrait représenter un danger pour la société. « Comme Marie et Joseph, désirons la présence de Dieu dans nos cultures et au sein de nos familles, car il peut en être absent avec des risques certains en conséquences. Une société sans Dieu serait comme une maison hantée.  Soyons des familles et communautés porteuses de Dieu, au cœur de la société, dans l’accomplissement de nos devoirs civiques» a exhorté le guide.

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A nos sœurs et frères-Ne
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