vendredi, 19 décembre 2014 10:15

Le Congo doit-il se passer du régime présidentiel ?

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Le Congo doit-il se passer du régime présidentiel ?

Par Starducongo.com | Jeudi 18 Décembre 2014 | Lu 151 fois

Congo, (Starducongo.com) - Il m'a paru naturel et surtout essentiel de m'épancher sur cette question, car il faut savoir que le choix d'un régime politique est tributaire de la manière dont les pouvoirs sont séparés dans un état, ceci étant, pour mener à bien ses reformes le Congo doit il pour autant changer de régime politique ?

Ravel Thombet Le système politique est une forme d'organisation d'un État, il comprend notamment le régime politique, comme mode de fonctionnement structurel, la structure économique, mais aussi l'organisation sociale...
Je le dis sans sourciller, il faut des réformes structurelles profondes au Congo, elles sont certes difficiles, pour les populations surtout, mais indispensables. L'absence de réformes pénalise l'économie congolaise, tributaire du pétrole, plus de 80 du PIB, cela se fait ressentir au niveau de la croissance, de l'emploi et des infrastructures. Une correction durable et significative des déséquilibres budgétaires requiert la mise en œuvre crédible de réformes structurelles ambitieuses pour accroître la croissance et l'emploi. Avec cette mondialisation économique, il nous faut améliorer la résilience face aux changements technologiques, climatiques, et accélérer la démarche vers une économie de la connaissance et de la croissance.
Or, toutes ces reformes ne peuvent se faire si le système politique ne plaide pas en faveur d'une croissance pour tous, sachant que la refonte économique passe par celle du système politique qui, à certains égards, me parait plus que nécessaire au Congo.
Les régimes politiques sont le fruit du jeu des forces politiques dans le cadre institutionnel défini par la Constitution ou par la coutume, s'ajoutent d'autres facteurs, historiques, idéologiques, culturels, qui déterminent la nature des régimes politiques.
Abandonner le système présidentiel pour un régime parlementaire peut faciliter un ancrage démocratique, promouvoir un système dans lequel le chef du gouvernement est élu à la majorité parlementaire, cela peut hérisser certains, mais aurait le mérite de consolider le jeu démocratique et faciliter les alternances.
Tous les régimes ne sont pas démocratiques. Les démocraties se distinguent par l'existence d'une pluralité de partis politiques, par la liberté de choix laissée aux citoyens et par la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.
Par ailleurs, on peut classer les différents types de régimes démocratiques selon qu'ils privilégient la collaboration des différents pouvoirs (régime d'assemblée, régime parlementaire) ou leur stricte séparation (régime présidentiel). Certains régimes présentent par ailleurs un caractère mixte, à la fois parlementaire et présidentiel.
Le régime parlementaire, dont Les origines sont à rechercher en Suède autour de 1718, mais c'est en Grande-Bretagne qu'il prend tout son sens, il se distingue une plus grande séparation des différents pouvoirs et par l'existence de mécanismes de régulation en cas de désaccord entre l'exécutif et les assemblées parlementaires. C'est un système constitutionnel caractérisé par l'équilibre entre les pouvoirs du cabinet ministériel et du Parlement, le cabinet est politiquement et collectivement responsable devant le Parlement ; et de ce fait devant le peuple, en contrepartie, le cabinet peut recourir au droit de dissolution. Le Gouvernement et le Parlement travaillent ensemble et ont des moyens d'interaction réciproques, dans ce sens, l'exécutif peut dissoudre l'Assemblée, et le législatif peut renverser le Gouvernement en votant une motion de censure. On dit que le Gouvernement est politiquement responsable devant le Parlement dont il est issu, le Parlement peut être monocaméral ou bicaméral (une chambre haute et une chambre basse), on peut se retrouver dans un système de régime parlementaire dualiste (si le gouvernement est également responsable devant le Chef de l'état) ou dans un régime parlementaire moniste (si le Chef de l'état s'efface et que le gouvernement n'est responsable que devant le Parlement).
Par opposition au régime présidentiel qui se caractérise au contraire par l'absence de responsabilité et de dissolution. Pour l'histoire, le régime présidentiel mis en œuvre en 1787 par les États-Unis, se caractérise par une séparation des pouvoirs, entre le pouvoir législatif qui a le monopole de l'initiative et la pleine maîtrise de la procédure législative, le pouvoir exécutif, qui dispose d'une légitimité fondée sur le suffrage universel, ne peut être renversé, et le pouvoir judiciaire qui dispose de larges prérogatives. Mais ce système montre d'énormes limites.

La principale caractéristique du modèle parlementaire sur lequel je me fonde, réside de manière intrinsèque dans la nécessité pour un gouvernement de disposer de la confiance de la majorité parlementaire, il est donc responsable devant elle et doit remettre sa démission s'il ne dispose plus d'une majorité.
Pour cette raison, l'exécutif est dissocié entre le chef de l'État et le Gouvernement. Le premier, qui peut être un monarque ou un président, cas de la Grande Bretagne ou de l'Allemagne, incarne la continuité de l'État et ne participe pas à l'exercice du pouvoir en dehors de la nomination du chef du Gouvernement. N'ayant pas, en principe, de rôle actif, il est politiquement irresponsable.
En revanche, le chef du Gouvernement et ses ministres assument la conduite de la politique nationale sous le contrôle des assemblées parlementaires : l'autorité et la responsabilité politiques sont ainsi étroitement liées. Pour cette raison, la plupart des actes du chef de l'État doivent être contresignés par les membres du Gouvernement concernés.
Le fonctionnement du régime parlementaire implique une étroite collaboration entre le Gouvernement et les assemblées. Les membres du Gouvernement, qui le plus souvent sont choisis parmi les parlementaires, ont accès aux assemblées. Le Gouvernement dispose par ailleurs de l'initiative législative et participe à l'élaboration de la loi.
Compte tenu des risques de blocage pouvant résulter de la mise en cause de la responsabilité du Gouvernement ou de la perte de confiance dans l'une des chambres, un pouvoir de dissolution, acte par lequel le Chef de l'Etat met fin par anticipation au mandat de l'ensemble des membres d'une assemblée parlementaire est reconnu au chef de l'État ou au chef de Gouvernement. Le renversement du Gouvernement ou la dissolution apparaissent ainsi comme deux mécanismes de régulation permettant de surmonter les tensions qui peuvent survenir entre le Gouvernement et sa majorité. La dissolution présente, en outre, l'intérêt de solliciter l'arbitrage des électeurs.
Je milite pour l'instauration d'un régime parlementaire au Congo un président qui garderait un pouvoir symbolique, comme c'est le cas en Allemagne, Cependant, le régime parlementaire n'est pas la panacée à tous les maux ; il est loin d'être exempt de tout risque
Mais ce système a l'avantage de mettre un terme au risque de l'émergence d'un président qui profiterait de la légitimité du suffrage universel pour se tailler une constitution sur mesure et accaparer tous les leviers du pouvoir. Il est vrai que la dérive monarchique du système présidentiel existe même dans des pays de longue tradition démocratique comme la France, et Il est de l'avis de presque tous les grands auteurs, de Jean-Claude Colliard à Marie-Anne Chendet, et à la Grande-Bretagne qui l'applique au mieux, le régime parlementaire présente des avantages indéniables, il a le principal mérite d'assurer un équilibre des pouvoirs, Cette idée d'équilibre des pouvoirs, évoqué plus haut, est liée à l'existence de moyens d'actions réciproques entre le Parlement et le Gouvernement. Et revêt caractère démocratique réel.
Dans le cas du régime présidentiel, le chef du pouvoir exécutif et les députés sont élus au suffrage universel direct, et aucun de ces deux pouvoirs ne peut renverser l'autre.
Le principal inconvénient du régime parlementaire, c'est le risque d'impuissance des gouvernements à cause d'un rythme de renouvellement de leurs membres et de leurs chefs selon les alliances du moment des partis présents au Parlement.
Le risque principal du régime présidentiel, c'est le blocage et l'affrontement entre les deux pouvoirs, ce qui peut inciter au coup d'Etat en certaines circonstances. Le désordre ou le chaos ne peuvent être des solutions idoines ou durables, toute société quelle qu'elle soit a besoin de stabilité et d'équilibre.

Une bonne manière de réfléchir à la réponse à cette interrogation se trouve, dans l'indispensable questionnement critique des conditions actuelles que l'on a rapidement décrites ci-dessus: sur nos institutions, sur notre cadre de vie, sur nos politiques, sur la forme et le rôle des partis politiques eux-mêmes.

En Somme, bien qu'un régime parlementaire montre des avantages irréfutables, il faut noter que sans une véritable séparation de pouvoirs, sans une justice indépendante, sans la liberté d'expression, de rassemblement et de la presse et sans la liberté d'association, pour ne citer que ceux la, aucun système politique, qu'il soit parlementaire ou présidentiel, ne débouchera sur une véritable démocratie sans promouvoir les alternances, mais aussi sans le respect des institutions. Toutes ces réformes sont génératrices d'économie, et le pays en a grandement besoin.

Ravel THOMBET
Cap sur le Changement

vendredi, 19 décembre 2014 10:11

CONGO : TERRE DE TECHNOLOGIES / Vérone Mankou

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CONGO : TERRE DE TECHNOLOGIES Vérone Mankou
Vérone Mankou invite les Africains à entreprendre, certain que le numérique et les nouvelles technologies vont soutenir le développement et représenter une opportunité pour le continent. Concepteur de la première tablette tactile et du premier smartphone Africain, il se lance aujourd'hui dans de nouveaux projets et une seule ambition "faire du Congo une terre de technologies". Il veut développer chez les jeunes "l'esprit start-up" et l'entrepreneuriat.

Le fondateur de la société VMK, de la première tablette et du smartphone africains, Vérone Mankou, vient de publier chez l'harmattan son premier ouvrage intitulé : Congo terre de technologies objectives 2025. Loin d'être un manuel d'informatique, ce livre expose la vision de son auteur à travers un diagnostic et une thérapie sur la situation des technologies au Congo et en Afrique en général. Ce livre a été présenté et dédicacé lundi dernier à Brazzaville.
Ce livre comme ceux de technologies n'est pas un manuel d'informatique mais d'un projet de société, avec une vision, un programme et des moyens pour l'exécuter. « Lorsque j'ai lu ce livre la première chose qui m'a frappé c'est que j'avais affaire à un homme qui pourrait servir de modèle aux nouvelles générations, un homme qui montre et qui nous dit comment il est devenu ce qu'il est aujourd'hui, comment il s'est construit à partir d'une expérience anodine des jeux vidéo "nintendo". Voilà comment sa vocation est née et comment il s'est décidé à devenir l'une des personnalités importantes du Congo », a souligné le critique littéraire Mukala Kadima Nzuji.
A travers les soixante-cinq pages de cet ouvrage Vérone Mankou déploie sa vision de faire du Congo une terre de technologies. À aucun moment il ne parle de municipalisation accélérée comme condition de développement mais du numérique qui est son centre d'intérêt.
L'auteur puise dans son expérience un programme qu'il propose et repose sur deux piliers à savoir la formation et l'entrepreneuriat. Il préconise une formation qui doit commencer non seulement à l'université mais dès le berceau. Aussi se penche-t-il sur l'entrepreneuriat où les jeunes pourraient se donner les moyens de mettre en place de petites sociétés à coup d'effort. « Ce livre qui est à la fois une vision, un programme et une ambition nous éloigne de l'informatique pure et dure. C'est l'expérience d'un homme qui s'exprime. il n'y a pas ce langage rébarbatif de l'informatique. Il est d'une dimension pédagogique », a conclu Mukala Kadima Nzuji.
Dans un regard croisé, Idriss Bossoto, enseignant à l'université Marien Ngouabi, a souligné l'idée fondamentale de cet ouvrage qui se focalise sur l'accès aux technologies de l'information et de la communication comme pilier du développement et de l'émergence du Congo. « Cet ouvrage est une façon de positionner le Congo, montrer la voie que le Congo doit prendre pour atteindre cette émergence qui ne pourra se faire que par ces piliers d'esprit start up ; d'entreprise, un volet de la formation. Car étant dans une société de connaissance elle est la matière première du développement économique ».
Dans cet essai Vérone Mankou s'exprime sans fioriture sur son parcours à travers des chapitres comme I have a dream, là où tout a commencé. Il propose ce que doit être le Congo en 2025 et parle de la fondation Bantuhub qui propulse les jeunes créateurs de projets.
Consacré comme l'un des cent jeunes dirigeants africains de quarante ans et moins appelés à jouer un rôle important dans le développement de l'Afrique par l'institut Choiseul en 2014, Vérone Mankou a été désigné en 2013 parmi les 30 meilleurs jeunes entrepreneurs africains et en 2014 dans le top 20 des bâtisseurs de demain pour l'Afrique par Forbes.
adiac-congo.com

jeudi, 18 décembre 2014 13:32

Mame Mbaye Niang un petit porteur de boules puantes.

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La déclaration de Mame Mbaye Niang au sujet du Président Pape Diop est minable, mais elle ne nous étonne pas. Son arrogance et son agressivité verbale permanentes confortent son image de personnage sans aucune envergure, ni aucune limite.  En effet Mame Mbaye Niang n'apporte aucun éclairage dans ses déclarations concernant les affaires Arcelor-Mittal et Petro -Tim. Il  fait parti de ces jeunes arrivistes sans talent qui ont envahi  la cour présidentielle avec comme seule arme l'insulte.
 
Ce n'est un secret pour personne que Mame Mbaye Niang n'est qu'un  courtisan sans état d’âme. Il n’est mû que par sa propre ascension. Il ne vit qu'au rythme du moment avec des outrances langagières et se distingue plus par son  insolence que par son intelligence.
 
Trop occupés à discuter et à se chamailler entre eux pour les postes ou la visibilité médiatique, ces nouveaux polémistes de  Macky ont perdu le fil avec le peuple, perdu l'ordre des priorités, perdu le vocabulaire qui permettrait de redonner l'espoir au peuple.

Par le manque de transparence et les zones d'ombres dans la gestion des affaires de l'Etat, la confiance des Sénégalais à l’égard de ce régime s’amenuise de jour en jour.

Le président Pape Diop soucieux des difficultés de nos concitoyens  ne participera pas au débat de bas niveau  et ne se détournera pas de son objectif premier qui est de redorer l'image du Sénégal.


La fédération Bokk Gis Gis de France

La Bceao injecte mensuellement plus de 560 milliards de francs Cfa en refinancement des banques secondaires. Aussi bien de manière hebdomadaire que mensuelle. Cela, pour les encourager à jouer leur rôle dans le financement des entreprises et des particuliers.

Les banques de la zone de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa) se justifient régulièrement de ce que s’ils ne parviennent pas à injecter des montants importants pour financer des entreprises, c’est qu’ils ne disposent que des dépôts à vue, ou à très court terme. Depuis un certain temps, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), a pris des mesures pour renverser le cours des choses, et permettre aux banques, non seulement de pouvoir prêter à plus ou moins long terme, mais surtout, à des taux moins prohibitifs.Ainsi, indique M. Papa M. Sall, Dg Adjoint de Citibank Sénégal, depuis 2012, la banque centrale a entrepris d’injecter des liquidités de façon hebdomadaire et mensuelle auprès des banques de toute la zone. Chaque semaine, c’est 1 400 milliards de francs Cfa que la Banque centrale met à la disposition des banques secondaires. Et mensuellement, ce sont 850 milliards de francs Cfa qui rentrent ainsi dans les comptes de ces banques. M. Sall a expliqué que les taux de refinancement de la banque centrale sont passés de 4,75 à 3,50%. «Cela veut dire», a-t-il expliqué hier, que «toutes les banques de la zone peuvent aller se refinancer auprès de la Banque centrale, à un taux de 2,50, c’est-à-dire à -1% du taux benchmarking». Mais pour les refinancements mensuels, le taux d’intérêt est de 2,60%.Mais il faut croire que c’est cette forme de refinancement qui intéresse le plus les banques sénégalaises car elles prennent mensuellement, en moyenne 172 milliards de francs, tandis que pour les ressources hebdomadaires, les banques sénégalaises ne puisent que 70 milliards, ce qui fait un taux d’environ 5,5%.Il faut donc croire que la banque centrale ne fléchit pas dans sa volonté de voir les entreprises de la sous-région bénéficier des performances de l’économie, et de faire en sorte que la croissance soit le plus inclusive possible. Il s’agit maintenant de souhaiter que les banquiers secondaires aient moins une vision à court terme, et puissent mieux faire confiance à leurs clients. D’autant plus que les injections des fonds de la Bceao étaient de 250 milliards hebdomadaire il y a quatre ans, avant d’atteindre leur taux actuel.M. Papa Sall s’exprimait au cours d’une rencontre avec quelques membres de la presse économique, hier à Dakar.
Citibank, un dynamisme discretLa même rencontre a offert l’occasion à la directrice de Citibank Sénégal, Mme Khady Dior Ndiaye, de donner un aperçu des activités de sa banque. Ce qui a permis de se rendre compte que l’un des plus anciens établissements financiers du Sénégal, la Citibank, est aussi l’une des plus dynamiques, malgré sa discrétion. En effet, spécialisée dans le service à une clientèle institutionnelle, des multinationales et Ong internationales, plus en rapport avec le Système des Nations-Unies, la Citi est pourtant  fortement impliquée dans toutes les innovations qui ont lieu dans ce pays, depuis son installation dans ce pays en 1975. Ainsi, Khady Dior Ndiaye peut dire avec fierté que son institution a participé à l’emprunt de sukuk de l’Etat du Sénégal, la première en Afrique et qui a rapporté 100 milliards sur 4 ans. Citi a été co-arrangeur de l’Eurobond de 500 millions sur le marché international.De la même manière, la banque avait participé à la première levée des fonds sur le marché international en 2009, pour 200 millions. Mme Ndiaye de se permettre d’affirmer que ce qui différencie son institution de toutes les autres de la place de Dakar, c’est «notre capacité à innover, afin d’apporter de la valeur ajoutée à nos clients». Cela lui a valu plusieurs distinctions au niveau international. L’Etat du Sénégal, qui doit son premier Boeing à un financement de cette banque, il y a plusieurs années, ne les contesterait certainement pas.

lequotidien.sn

jeudi, 18 décembre 2014 13:15

Rélexions pour la fortification des denrées alimentaires

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Le comité national du Codex alimentarius, en partenariat avec le comité sénégalais pour la fortification des éléments, la Cellule de lutte contre la malnutrition et la société Nestlé ont organisé hier, une journée de réflexion sur les stratégies obligatoires et volontaires de fortification des aliments. Une journée de réflexion qui leur a permis de faire une ébauche d’évaluation de la fortification des aliments.

La sécurité alimentaire des populations est une nécessité, aux yeux du Codex alimentarius, qui s’est donné la mission de mettre au point, des normes alimentaires, des lignes directrices et des codes d’usage internationaux et harmonisés visant à protéger la santé des consommateurs et à assurer des pratiques loyales dans le commerce des aliments. Selon le président du Codex alimentarius/Sénégal, Pr Amadou Diouf,  «la sécurité alimentaire est éternellement menacée, alors il ne faut pas rester les bras croisés et consommer ce qui nous vient de l’extérieur. Ce qu’on consomme, il faut s’assurer qu’il n’y est pas d’éléments nuisibles à la santé, même quand on récolte quelque chose, on doit s’assurer en le consommant, si ça va nous apporter ce qu’on veut, pour éviter des maladies».Le Professeur Diouf l’a dit hier, au cours d’une réflexion qui a réuni les différents acteurs de la fortification, dans le sens de mieux fédérer et optimiser les différentes actions au bénéfice des populations. Il explique : «Le but de notre action est de faire une évaluation et un bilan provisoire ainsi que de la fortification au Sénégal.»La lutte contre la malnutrition, qui mobilise les acteurs de la fortification des aliments, est due à la carence ou à l’absence des micronutriments. C’est un phénomène très prégnant en Afrique, qui affecte les populations de tous les âges et de tous les groupes socio-économiques. Cependant, les enfants âgés de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les femmes allaitantes sont la frange la plus vulnérable. Mais, il existe des stratégies efficaces pour prévenir et contrôler les déficiences et carences en micronutriments. Entre autres stratégies, le Codex alimentarius promeut la supplémentation de l’alimentation équilibrée, les mesures de santé publique et la fortification des produits de base, largement consommés par les populations. Toutefois, la fortification des produits alimentaires, y compris les aliments commerciaux, peut constituer un moyen efficace pour atteindre bon nombre de populations ayant besoin des micronutriments. Le sel iodé est un bon exemple de programme national de fortification en micronutriments, rappelle-t-on. Aussi, des participants à la rencontre ont-ils estimé que le fer revêt une importance capitale pour le bon fonctionnement de certaines fonctions de base du corps humain. Une faible dose de fer dans l’organisme peut, selon eux, conduire à une carence en fer. Il importe alors de mentionner que la carence en fer constitue la déficience en micronutriments la plus fréquente dans le monde et peut causer des maladies comme l’anémie qui constitue un risque de mortalité surtout maternelle. Les initiateurs de la rencontre ont fini par faire une ébauche d’évaluation de la fortification des aliments et comptent approfondir la réflexion pour arriver à une protection solide de la santé des consommateurs au Sénégal.

Le Mouvement des amis de Cheikh Kanté, section Université Cheikh Anta Diop (Ucad) veut défendre bec et ongles son mentor politique Cheikh Kanté, directeur général du Port.

Alors que la rumeur de sa convocation à l’As­semblée nationale pour répondre aux questions des députés sur l’affaire Necotrans prend de l’ampleur, le mouvement de soutien, après réunion, assure à la suite de son secrétaire général Abdourah­mane Mbengue : «Nous républicains et amis de Cheikh Kanté, nous nous érigeons désormais en boucliers contre toute personne malintentionnée qui portera at­teinte à nos autorités.»

Visant particulièrement, le député Mamadou Lamine Diallo, les amis de Cheikh Kanté ajoutent : «il s’acharne sur un serviteur de la Nation qui bénéficie de la confiance de son Excellence Monsieur le président de la République Macky Sall, et qui ne cesse de poser des jalons portuaires et maritimes transparents et compétitifs avec comme slogan ‘’Dakar le port de l’excellence de la côte ouest africaine’’.» Pour eux, il s’agit plutôt de louer la largeur d’esprit du Dr Cheikh Kanté : «Nous saluons la grandeur d’esprit du Dr Cheikh Kanté d’avoir introduit une de­mande d’être reçu à l’Hémicycle afin d’exposer de façon détaillée sa gestion transparente du Port. Sur ce nous nous engageons à l’accompagner avec tout le peuple sénégalais afin de contribuer de façon effective à la politique de développement du chef de l’Etat à travers son Plan Sénégal émergent.»

L’interprétation de la religion constitue une entrave à la participation  des femmes dans le dialogue interreligieux. C’est la perception de la sociologue et chercheur Selli Bâ qui s’exprimait hier, mercredi 17 décembre à l’ouverture du colloque sur le plaidoyer pour un dialogue interreligieux portant sur «Femme, religion et société».
 
«Les limites du rôle de la femme dans le dialogue interreligieux sont liés à l’interprétation de la religion. On interprète la religion en portant des lunettes culturelles». Cette déclaration est de la sociologue et chercheur Selli Bâ qui s’exprimer, hier mercredi 17 décembre à l’ouverture du colloque portant sur le plaidoyer pour le dialogue interreligieux: «Femme, religion et société».
 
Selli Bâ d’ajouter que «le rôle de la femme est limité parce que le plus souvent la femme est enfermée dans les rôles de mère et d’épouse», Pis renchérit-elle, «la culture est fortement patriarcale c’est à dire que l’homme est au centre de tout. Donc forcément l’interprétation qu’on va faire va exclure les femmes des affaires importantes».     
                           
La sociologue, enseignante trouve que cette façon de voir doit changer. «La femme doit jouer le même rôle que son homologue masculin dans ce dialogue parce que tous les deux sont des vicaires de Dieu. Ainsi, ils doivent jouer le même rôle qui est de promouvoir le dialogue interreligieux mais également de remplir d’autres obligations liées aux différentes activités de la vie sociale», confie-t-elle.  
 
La sociologue relève que le choix ne doit être autre que d’intégrer les femmes dans ce dialogue car la religion musulmane l’a toujours faite. «Si nous nous référons à la religion musulmane, la femme était intégrée, associée dans des affaires politiques importantes. Le Prophète Mouhamed (Psl) avait une femme (Oumou Salamata) comme conseillère politique, dans les moments où il était incompris de tous. Durant cette période également le Prophète (Psl) essayait de restaurer, en tout cas, les droits des femmes parce que les femmes n’étaient pas considérées comme des êtres humains. Il faisait tout pour que les femmes ne soient pas subordonnées, que ce soit avec le mari, le père et autres, que les femmes simplement aient leur droit».
 
Afin de se débarrasser des préjugés culturels, la sociologue mise sur une conscientisation des masses. «Il est question aujourd’hui de plaidoyer pour que les femmes puissent être au cœur de ce dialogue interreligieux». Ainsi plaide-t-elle pour une appropriation des textes religieux, car juge-t-elle, «si nous ne connaissons pas notre religion, nous allons prendre tout ce qui va nous tomber sur la tête. Nous allons emmagasiner tout ce que l’autre va nous dire sans connaître la véracité de ce qu’il dit».

Les leaders de la coalition Benno Siggil Senegaal ont apprécié hier la polémique suscitée par l’invite qu’ils avaient lancée, lors de leur réunion traditionnelle, au Prési­dent Macky Sall et à son gouvernement de clarifier les affaires Arcelor-Mittal et Petro-Tim soulevées par Me Abdoulaye Wade. «Dire que des alliés ne doutent pas, c’est une manière d’affirmer  que des alliés doutent, si on sait décrypter le français», a rapporté le porte-parole du jour, le Pr Madior Diouf. Ces alliés de Macky Sall répondent ainsi au directeur de cabinet politique du chef de l’Etat, Mahmout Saleh.

Ce dernier avait déclaré qu’«un allié ne doute pas de son ami», lorsque la coalition avait évoqué «le doute suscité dans l’opinion publique» par les accusations du secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds) pour inviter l’exécutif à jouer le jeu de la transparence. Les  camarades de Amath Dansokho se sont alors réjouis de la sortie du Premier ministre par rapport au contentieux entre Etat du Sénégal et Arcelor-Mittal qui a aboutit à la transaction de 75 milliards de francs de Cfa mais aussi au contrat d’exploration de pétrole avec la firme Petro-Tim. «Le gouvernement a donc bien apprécié notre conférence de presse.  Nous estimions qu’il ne fallait pas laisser les bruits se développer. Ils étaient négatifs. Il ne fallait pas laisser Abdoulaye Wade développer des amalgames et tromper l’opinion. Le Premier ministre l’a fait d’une belle manière et nous le félicitons»,  a dit le porte-parole du jour au téléphone. Pour ses camarades, c’est tant mieux pour la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) car les chargés de la mise en œuvre de ce projet doivent travailler dans la «sérénité». Au lendemain de leur «demande d’explications» adressée au gouvernement, Zator Mbaye, militant de l’Afp, un membre de la coalition, avait affirmé que son parti se suffit aux éclairages apportés par le ministre des Mines et de l’In­dustrie, Aly Ngouille Ndiaye. Mais à l’issue de la réunion de ses leaders d’hier, Bss a retenu «qu’aucun responsable de l’Afp ne s’est officiellement prononcé sur la question». Par conséquent, ils n’ont pas jugé opportun de lui apporter la réplique. Madior Diouf a fait savoir que l’Afp a été d’ailleurs représentée à la rencontre par son deuxième plénipotentiaire Babou Dieng, à la place du Dr Malick Diop.

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La Comission de Régulation du Secteur de l’Electricité (Crse) a rendu hier, mercredi 17 décembre, son pré-rapport sur le projet de sécurisation des systèmes de comptage de la Sénélec. Dans ses conclusions, elle a jugé fiables les nouveaux compteurs de la Sénélec, source de contestation à Grand Médine, site pilote retenu pour le projet de relance du prépaiement. Elle a toutefois émis certaines recommandations au fournisseur d’électricité, notamment la formation des clients sur l’utilisation des compteurs intelligents.
 
«Les nouveaux compteurs fournis par la Senelec sont fiables. C’est claire et net», a déclaré Mamadou Ndoye Diagne, président de la Comission Régulation du Secteur de l’Electricité (Crse). Selon lui, l’enquête a été menée dans le respect des dispositions légales relatives aux procédures d’enquête de la commission avec une démarche participative et concertée avec les différentes parties prenantes que sont la Senelec, le collectif de Grand Médine et les Associations de consommateurs. Ainsi, a-t-il conclu, «qu’en définitif, tous ces éléments concourent à assoir la fiabilité du système de comptage». Il se prononçait hier, mercredi 17 décembre, en marge de la présentation du pré-rapport de l’enquête sur le projet de sécurisation des systèmes de comptage de la Senelec.
 
En effet, dans ce dit rapport de 21 pages, effectué dans un contexte de vives contestations des premières factures à Grand Médine, la commission a travaillé sur le projet de sécurisation des systèmes de comptages de la Senelec, la fiabilité des compteurs, ainsi que les factures contestées. L’étude a été réalisée sur les factures de 125 clients faisant l’objet de contestation et transmis à la Crse.
 
Concernant le projet de sécurisation, il est établi dans le rapport que «les nouveaux appareils de mesures sont des compteurs électriques blindés de classe 1 fonctionnant entre 165 et 275V». Ces compteurs peuvent être utilisés en mode prépaiement ou post paiement et sont conformes au standard STS (Standard Transfert Spécification), selon le rapport. Ainsi, «la mise en œuvre du système prépaiement devrait permettre aux usagers de gérer leur consommation d’énergie» a conclut le rapport.
 
Dans un autre registre, notamment la fiabilité des compteurs, le Crse note dans ses présentations que non seulement les dispositions relatives au marché portant sur l’acquisition des compteurs est conforme aux dispositions législatives, mais aussi les essaies métrologies effectués sur les 15 compteurs litigieux l’ont été aussi. Cela, avec l’acceptation de toutes les parties prenantes, à savoir le ministère chargé du commerce, la Senelec et les représentants des consommateurs de Grand Médine, selon la Crse.
 
En outre, le Crse indique dans son pré-rapport, que pour ce qui est des factures contestées, «les paramètres de la facturation relatifs à la tarification des tranches, à la fiscalité et à la redevance de la location des compteurs sont correctement appliqués». Mieux, elle a jugé «incohérente» le niveau d’équipement de la majeure partie des ménages visités. Selon elle, la moyenne dans les différents ménages visités est de 9 lampes, 3 téléviseurs, 3 ventilateurs, 1 congélateur, ainsi qu’un réfrigérateur.
 
Par ailleurs, aillant constaté un manque de maitrise de l’utilisation de l’interface chez les clients, le Crse a recommandé à la Senelec de veiller à la formation des clients sur l’utilisation de l’interface du compteur.      

 

Rapprochement diplomatique historique entre Cuba et les Etats-Unis

Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters | 17.12.2014 à 16h17 • Mis à jour le 17.12.2014 à 21h03

Après plus d'un demi-siècle d'embargo, les relations entre les Etats-Unis et Cuba vont être presque normalisées. Le président américain, Barack Obama, et son homologue cubain, Raul Castro, ont confirmé dans deux discours prononcés en même temps, mercredi 17 décembre, le rapprochement historique entre les deux pays, dont les relations diplomatiques sont rompues depuis 1961.

« Nous commençons un nouveau chapitre entre les nations des Amériques », a dit le président américain. « Nous sommes séparés par quelques kilomètres, mais une barrière psychologique nous éloignait. Etant donné que nous avons des relations avec la Chine, un pays communiste, et avec le Vietnam, j'ai souhaité revoir nos relations avec Cuba », a-t-il ajouté, avant de lancer en fin de discours : « Todos somos Americanos » (« Nous sommes tous américains », en espagnol.)

Lire le décryptage : Que va changer le rapprochement entre les Etats-Unis et Cuba ?

LEVÉE DE L'EMBARGO AVANT 2017 ?

Concrètement, les Etats-Unis vont « rouvrir une ambassade à La Havane », dans un délai qui n'a pas été donné par M. Obama, et l'embargo, en vigueur depuis 1962, sera examiné par le Congrès, seul habilité à décider d'une éventuelle levée. La Maison Blanche souhaite que cet embargo commercial soit levé avant que le président Barack Obama ne quitte ses fonctions, en 2017. Une visite du président américain sur le sol cubain n'est « pas exclue », a également déclaré le porte-parole de la Maison Blanche.

L'objectif de cet embargo était de précipiter la chute du régime cubain mis en place après la révolution de 1959, les Etats-Unis étant le débouché traditionnel de l'économie cubaine. Mais les décennies ont passé sans que les restrictions économiques et financières produisent de résultats probants. « Les sanctions ont eu relativement peu d'effet, l'isolement n'a pas fonctionné », a d'ailleurs reconnu M. Obama.

Après des mois de négociations secrètes, le président cubain, Raul Castro, et son homologue américain, Barack Obama, ont annoncé la restauration des relations diplomatiques entre leurs deux pays. | AFP/YAMIL LAGE

CASTRO : « NOUS AVONS DÉCIDÉ DE RÉTABLIR LES RELATIONS AVEC LES ÉTATS-UNIS »

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« Nous avons décidé de rétablir les relations avec les Etats-Unis », a dit presque au même moment Raul Castro, prônant « un dialogue respectueux avec les Etats-Unis » et « des mesures mutuelles pour aller vers la normalisation ». « Cela ne veut pas dire que le principal est résolu, l'embargo doit cesser », a-t-il ajouté, reconnaissant « nos différences en matière de démocratie et de droits de l'homme, mais nous sommes disposés à discuter ».

Avant ces discours, plusieurs responsables américains cités par l'agence Associated Press et le New York Times affirmaient que les Etats-Unis allaient alléger les restrictions sur les voyages et le commerce qui touchaient l'île.

Dans l'après-midi, le gouvernement cubain avait libéré l'Américain Alan Gross, 65 ans, en prison sur l'île depuis cinq ans pour espionnage. Washington a toujours conditionné une détente avec Cuba à la libération de cet ancien contractuel de l'agence fédérale américaine pour le développement international (Usaid). Dans la foulée, le gouvernement cubain a aussi libéré cinquante-trois prisonniers politiques, selon un responsable américain. Aux Etats-Unis, trois personnes considérées comme des prisonniers politiques par Cuba ont été libérées.

« Nous avons décidé de rétablir les relations avec les Etats-Unis », a dit presque au même moment Raul Castro. | REUTERS/REUTERS TV

LE RÔLE CLÉ DU PAPE

Le pape François a joué un rôle d'intermédiaire essentiel dans ce rapprochement historique. A l'annonce des deux chefs d'Etat, le Vatican a fait part de la « grande satisfaction » du pape concernant « une décision historique ». Selon un haut responsable américain, cité par le New York Times, François avait lancé un appel personnel à Barack Obama dans une lettre « cet été », et séparément à Raul Castro. Le Vatican, dont Cuba est un des dossiers diplomatiques privilégiés, avait accueilli des délégations des deux pays pour finaliser le rapprochement. Par contre, Fidel Castro n'aurait « pas été impliqué dans les discussions ».

Des signes de détente étaient apparus ces dernières années. Raul Castro, qui a succédé à son frère Fidel en 2006, a mis un frein aux diatribes antiaméricaines. Barack Obama a lui pour sa part assoupli les règles qui s'appliquent aux voyages vers l'île communiste. La publication, il y a quelques mois, d'un éditorial du New York Times intitulé « Il est temps d'en finir avec l'embargo sur Cuba », avait été jugé « d'une grande habileté » par Fidel Castro.

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