dimanche, 21 décembre 2014 00:46

Guinée: des centaines de personnes saccagent un centre Ebola

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En Guinée, des centaines de personnes se sont violemment opposées, vendredi 19 décembre, à l'installation d'un centre Ebola à Kissidougou, en Guinée Forestière. Selon des sources sanitaires et sécuritaires, ils ont chassé le personnel, les officiels et saccagé ces installations gérées par Médecins sans frontières.

Pour Médecins sans frontières (MSF), la création de ce nouveau site répondait à une situation d'urgence. 38 cas d'Ebola venaient d'être détectés à Kissidougou en seulement trois jours. L'ONG avait donc décidé d'envoyer une équipe pour installer un centre de transit chargé d'accueillir les malades et de les transférer vers Guéckédou.

Mais les habitants ont violemment refusé, explique Gabriele Casini, chargé de communication de MSF Guinée : « Les gens ont peur qu’il y ait un centre, d’avoir plus de chance d’être contaminés. C’est-à-dire qu’ils ont peur d’avoir la maladie à côté d’eux. »

MSF appelle donc tous les acteurs de la crise à mieux expliquer l'intérêt de ces centres pour la population. « Il y a toujours un manque de sensibilisation. Il faut faire plus, affirme-t-il. C’est extrêmement important de se rendre dans un centre très tôt au début des symptômes. Et c’est dans l’intérêt des populations de pouvoir installer des centres de traitement. Les centres suivent toujours des règles de sécurité très strictes. Pour la population autour, il n’y a pas de risques de contamination. »

Selon Gabriele Casini, ce déficit de sensibilisation est une conséquence du retard pris par l'intervention humanitaire. Celle-ci a été déployée massivement depuis septembre, alors que MSF, explique-t-il, est arrivé dès le mois de mars.

Rfi

dimanche, 21 décembre 2014 00:44

Tunisie: deux hommes pour un siège de président

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Les Tunisiens élisent pour la première fois librement leur président, dimanche 21 décembre. Deux finalistes s’opposent après une campagne houleuse aux propos parfois incendiaires : le président sortant Moncef Marzouki, 69 ans, et l’ancien Premier ministre Beji Caïd Essebsi, 88 ans.

Avec notre envoyé spécial à Tunis,

Dans leur parcours, tout ou presque oppose les deux candidats. Sous Ben Ali, Moncef Marzouki, opposant de gauche et défenseur des droits de l’homme, exerçait sa profession de médecin en exil en France. Après le coup d’État de 1987, Beji Caïd Essebsi est déjà ancien ministre de l’Intérieur de Bourguiba et devient président du Parlement, avant de se tourner vers une carrière de diplomate.

Au lendemain de la révolution, les deux hommes font leur retour en politique. Beji Caïd Essebsi devient le Premier ministre de transition pour mener la Tunisie vers ses premières élections libres. Marzouki est président provisoire grâce à son alliance avec les islamistes d’Ennahda, vainqueurs des élections en 2011.

C’est à ce moment-là que Beji Caïd Essebsi fonde son parti Nidaa Tounes. Il devient en deux ans la première force d’opposition héritière du « bourguibisme » et remporte les législatives d’octobre. Le parti capitalise sur l’anti-islamisme, le bilan sécuritaire et économique très contesté d’Ennahda.

Ces deux trajectoires expliquent aujourd’hui les positionnements de chacun : Beji Caid Essebsi en rempart contre l’islamisme et Moncef Marzouki en garant des acquis de la révolution contre le retour de l’ancien régime.

Les enjeux de ce vote historique

Le premier enjeu du scrutin sera que son résultat soit accepté. Distancé de six points par son rival au premier tour, Moncef Marzouki accusait pendant la campagne son rival de préparer des fraudes et s’est vu rappeler à l’ordre par la commission électorale. Quelle que soit l’issue du vote, ce sera de toute façon au parti de Beji Caïd Essebsi, vainqueur des législatives en octobre, de former le futur gouvernement. Pour cela, Nidaa Tounes, dont la victoire n’a pas été suffisamment large pour gouverner seul, devra s’allier avec d’autres partis pour trouver une coalition et obtenir une majorité parlementaire.

Dans la nouvelle Constitution adoptée en janvier 2014, les pouvoirs du président de la République sont volontairement limités pour éviter tout retour à la dictature d’un seul homme après 23 ans de « benalisme ». Pour autant, l’élection pour la première fois du président au suffrage universel direct confère une onction et une légitimité nouvelle à la fonction. Une fois au pouvoir, le président devra ensuite répondre à deux urgences : la montée du jihadisme et une économie toujours plombée par un taux de chômage très élevé.

Rfi

La progression du diabète et de l’hypertension artérielle dans nos pays, inquiète les laboratoires Sanofi qui entreprennent en guise de réponse, de promouvoir les cliniques du diabète et de l’hypertension, pour renforcer le diagnostic à la base, afin de réduire la mortalité liée à ces deux pathologies.   

Les indicateurs, relatifs au diabète et à l’hypertension au Sénégal, sont très préoccupants. Si l’on en croit les prévisions de l’Organi­sation mondiale de la santé (Oms), les chiffres de la prévalence du diabète et de l’hypertension vont doubler dans nos pays, dans les prochaines années. Il est donc important, de promouvoir la prévention pour faire face à ces deux pathologies qui constituent de vrais problèmes de santé publique.

C’est en ce sens que les laboratoires Sanofi / Afrique de l’Ouest développent un programme de renforcement de la prévention dans nos pays, en misant plus sur le diabète et l’hypertension artérielle. Ainsi au Sénégal, après l’hôpital Maguilène Sengor de Yoff, Matlaboul Fawzény de Touba et Saint-Jean de Dieu de Thiès, les laboratoires Sanofi ont installé depuis hier, de nouvelles cliniques du diabète et de l’hypertension au centre de santé Abdoul Aziz Sy Dabakh des Parcelles Assainies et à celui de Popenguine.
Selon Dr Mor Diop, directeur des Laboratoire Sanofi pour le Sénégal, ces deux choix ont été faits sur la base d’une évaluation géographique et d’un besoin exprimé, avec les conseils du centre Marc Sankalé (centre de traitement du diabète) et avec l’appui du ministère de la Santé qui intervient dans les choix stratégiques pour l’installation de ces cliniques du diabète. «Nous sommes ici au centre de santé Abdoul Aziz Dabakh des Parcelles Assainies, parce qu’il y a déjà quelqu’un qui s’occupe du diabète, il suffit juste de l’aider avec du matériel, pour relever le plateau technique et aussi l’accompagner en formation, pour qu’il puisse bénéficier de tous les atouts pour pouvoir accompagner les malades. Cela dit, les Parcelles sont une zone très peuplée et vu qu’on veut se rapprocher davantage des populations pour leur faciliter le suivi, il était important d’y installer cet outil», indique Dr Diop.
Se disant satisfait des résultats obtenus précédemment avec les premières cliniques du diabète et de l’hypertension, Dr Mor Diop annonce le relèvement prochain, du plateau technique des hôpitaux concernés, comme ça faisait partie des conditions. Pour lui, le matériel supplémentaire qui va être déployé va aider à la prise en charge des patients hypertendus, vu que le premier matériel mis à disposition servait plus pour les diabétiques.
Venu assister à cette cérémonie de remise des cliniques au centre de santé Abdoul Aziz Dabakh des Parcelles Assainies, tout comme le Directeur général de la Santé, le coordonnateur de l’Association de soutien aux diabétiques (Assad), Baye Oumar Guèye, a magnifié le geste, tout en encourageant de telles initiatives, car devant permettre de renforcer le diagnostic à la base, d’entamer les traitements de façon précoce et d’assurer le suivi pour réduire le taux de mortalité.

lequotidien.sn

Erigé en collectivité locale, à la faveur de l’Acte 3 de la décentralisation, le département de Sédhiou reste très mal loti en termes d’infrastructures. C’est du moins la  ferme conviction de Balla Moussa Daffé lors du débat d’orientation du budget 2015 du Conseil départemental la semaine dernière.

L’ancien maire se dit, en effet, préoccupé par le fonctionnement de la commune qui  fait face à «d’énormes défis» et qui ne dispose «pas suffisamment» de ressources parce que n’ayant «pas de recettes fiscales propres», L’ancien député libéral qui roule désormais pour Macky Sall fait remarquer que le soutien de partenaires étrangers, notamment la Belgique, est,  pour l’heure, «à l’état de promesses» et que la réalisation peut se faire «dans trois ans ou plus». C’est pourquoi le conseiller départemental sollicite l’assistance de l’Etat à la hauteur de l’appui au défunt Conseil régional, sinon plus pour combler le gap qui est «si profond». 

Pour lui, le Conseil départemental ne peut, pour le moment, compter «que sur les dotations budgétaires de l’Etat et les fonds d’équipement des collectivités locales appelés fonds de concours». Balla Moussa Daffé d’ajouter : «Quand on n’a même pas de siège, de véhicules et avec un personnel pléthorique de 55 personnes transférées de la région, on ne peut pas nous demander de privilégier le budget d’investissement par rapport au budget de fonctionnement. Ce n’est pas possible dans la situation actuelle. On a une tare congénitale, déjà. Il faut que l’Etat aille plus loin. C’est lui qui nous a créés (le Conseil départemental) ; il faut qu’il nous accompagne, Sédhiou, voire la Casamance doit bénéficier d’une discrimination positive.»
Un plaidoyer de M. Daffé bien accueilli par ses collègues, tout comme celui du président du Conseil départemental, Boubacar Wilhembo Biaye, qui revendique un «Plan Marshall» pour le redressement de Sédhiou. Il s’agira, selon lui, d’un «plan spécial pour réduire l’écart astronomique qui sépare  Sédhiou des autres régions et départements du pays».

lequotidien.sn 

Dans ses réponses aux interpellations de Wade, le Premier ministre avait publié les documents de l’accord entre l’Etat du Sénégal et Mittal en nettoyant volontairement des noms des avocats. Au départ, Me Rasseck Bourgi et Sébastien Bonnard défendaient les intérêts de Dakar avant de céder la place à François Meyer qui a finalisé l’opération. Et l’argent aurait été versé dans son compte. Alors que Mes Bonnard et Bourgi avaient chiffré à plus de 2000 milliards de F Cfa le préjudice subi, Dakar s’est contentée de 72 milliards. Et ça fait rager Wade.

Depuis l’éclatement de l’affaire Mittal, un flux d’informations contradictoires se cogne sur la place publique. Stratège politique, Me Abdoulaye Wade a réussi à instaurer un débat politique et public sur l’affaire Arcelor Mittal. Alors que le litige entre l’Etat et le géant sidérurgique aurait dû être théoriquement rangé aux oubliettes après un accord signé entre les deux parties. Mais, l’ex-chef de l’Etat a réussi à instaurer un débat autour de «nombreuses opacités» qui entourent ce dossier qui a contraint les ministres de l’Economie et des Finances, des Mines et le Premier ministre à monter au créneau pour démentir Me Wade.

Dans cette affaire, il n’y a peut-être que les avocats, au cœur de la transaction et des tractations, qui seraient capables de lever les équivoques. Dés le début du contentieux, Mes Rasseck Bourgi et Sébastien défendaient les intérêts de Dakar avant «d’être ostensiblement tenus à l’écart des négociations». Ils ont informé, selon la Lettre du continent, la Cour internationale d’arbitrage de Paris, par lettre séparée de leur décision de se retirer de cette affaire.
Entre temps, Me François Meyer, avocat personnel de Macky Sall et de l’Etat sénégalais entre dans la danse. Il est «recruté» au bon moment avec l’accord signé entre les deux parties. En septembre, informe la Lettre du continent, Arcelor Mittal verse 150 millions de dollars (72,2 milliards de Francs Cfa) pour régler le litige. L’argent est viré à l’Agence centrale parisienne Bnp Paribas sur le compte de Me François Meyer via deux transfèrements distincts (140 millions et 10 millions de dollars).
Cette compensation jugée «dérisoire» par les Libéraux aurait pu rapporter beaucoup plus à l’Etat et reste largement «en deçà des prétentions» initiales de Mes Bourgi et Bonnard. Ils avaient réclamé à Mittal sur la base d’une étude confiée à «Gustavson Associates» qui avait évalué à 5 milliards de dollars (plus de 2000 milliards de F Cfa) le montant des réparations dues au Sénégal.

L’agent judicaire contourné
En tout cas, Me Wade n’est pas convaincu par les arguments de l’Etat en demandant la publication des honoraires des conseils de l’Etat dans ce juteux dossier et leurs noms. En écho à ces interpellations, le gouvernement a publié le protocole d’accord avec Arcelor Mittal en gommant volontairement les noms des robes noires sur les documents publiés sur le site du gouvernement (gouv.sn). Pour quelles raisons ? Au sommet de l’Etat, on invoque la clause de confidentialité pour expliquer le silence qui entoure cette procédure.
Il faut savoir que d’autres rebondissements entourent ce dossier né de l’abandon unilatéral par le groupe indo-britannique du projet d’exploitation des mines de fer de la Falémé, si l’on en croit la publication de la Lettre du continent. D’après elle, la Cour internationale d’arbitrage de la Cci de Paris, initialement saisie de cette affaire, attendait toujours un courrier en bonne et due forme de l’Agent judiciaire de l’Etat (Aje), Aissé Gassama Tall, pour classer le dossier. «L’intéressée refuse toujours de s’exécuter car elle estime n’avoir jamais été associée aux négociations encore moins à la transaction finalement intervenue le 30 mai entre Dakar et Arcelor Mittal», estime la publication française.
Questions : L’Agent judicaire de l’Etat est-elle une nouvelle fois contournée pour solder définitivement le litige ? Dans son enquête, la Lettre du continent informe qu’une «personne se faisant passer pour l’Aje a téléphoné à deux reprises à la Cour internationale d’arbitrage de Paris, courant novembre, pour demander la clôture du dossier». Face à l’impossibilité d’identifier Aissé Tall Gassa­ma, la juridiction n’a pas jugé opportun d’obtempérer. On connaît la suite…

lequotidien.sn

La vente des produits illicites et périmés est interdite dans la cité religieuse. La remarque est du porte-parole de la famille Sy, Serigne Abdoul Aziz Al Amin qui rencontrait la presse hier, jeudi 19 décembre à son domicile à Tivaouane. La rencontre a pour objectif de rendre compte des directives du Khalife général des Tidianes, Serigne Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum à l’endroit des pèlerins. «La vente de l’alcool, la drogue et des produits périmés est strictement interdite dans la ville de Tivaouane». Cette déclaration est de Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amin qui, parlant au nom du Khalife Serigne Cheikh Ameth Tidiane Sy, a rappelé aux fidèles la conduite à tenir. Le porte-parole des tidianes reste convaincu que ces pratiques bannies par la religion musulmane ne doivent en aucun cas être perpétrer dans la cité religieuse. Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amin a tenu aussi à mettre en garde les commerçants qui profitent de la célébration du maouloud (naissance du Prophète Mohamed – Psl) pour augmenter les coûts de leurs produits. S’agissant des fidèles qui vont rallier Tivaounane, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amin a invité les habitants de la cité religieuse à réserver un accueil chaleureux aux pèlerins à qui il demande de venir nombreux et dans la discipline perpétrer l’œuvre de Maodo. Pour la célébration du Gamou, le porte-parole du Khalife indique que toutes les confréries religieuses sont invitées à prendre part à la commémoration. Pour ce qui est de la mobilité des pèlerins, il a aussi plaidé pour un respect des recommandations du comité d’organisation. Al Amin a également appelé les chauffeurs à se conformer aux prescriptions des agents de la circulation et du Code de la route afin d’éviter les accidents. Dans son adresse aux pèlerins, le porte-parole de la famille Sy a rappelé le sens du Gamou et a requis, de ce fait, un engagement sans faille des fidèles dans l’apprentissage des enseignements du Prophète Mouhamad (Psl). En vue de se conformer au sens de la célébration du maouloud, le comité scientifique a, pour cette année, choisi comme thème, «La science et le culte du travail pour la réalisation des ambitions». Un tel choix se justifie aussi par une volonté de vulgariser le savoir religieux afin que les fidèles puissent maitriser les exigences de leur religion, souligne Serigne Abdoul Aziz Am Amin. En dehors de la célébration de la nuit du Gamou, d’autres activités seront organisées à Tivaouane et dans les régions pour commémorer la naissance du Prophète Mouhamad (Psl). Un symposium se tiendra à Dakar, le samedi 20 décembre, les «bourdes», des séances de prières avant le Gamou, seront entamées le 23 décembre. Une exposition sur le maouloud est prévue à la vielle du de la commémoration de la naissance du Prophète Mouhamad (Psl).

20 décembre 2001-20 décembre 2014 : treize années se sont écoulées, jour pour jour, depuis la disparition du président Léopold Sédar Senghor. A l’occasion, Sud Quotidien revisite les divers modes de gouvernance posés par les différents Présidents du Sénégal. De Senghor à Macky Sall, en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, la gestion des secteurs politique, économique, social, culturel tout comme la diplomatie sénégalaise de 1960 à nos jours, sont passés au tamis. Zoom sur les péripéties du mode de gouvernance au Sénégal, ses succés, ratés, pannes ou profondes mutations. 20 DECEMBRE 2001- L. S. SENGHOR TIRE SA REVERENCE, LA NATION REND HOMMAGE AU « PERE » FONDATEUR Emoi et consternation en ce jeudi 20 décembre 2001 : Léopold Sédar Senghor, premier Président du Sénégal indépendant venait d’être rappelé à son Seigneur, à l’âge de 95 ans (il est né en 1906), à Verson en France, où il vivait depuis son départ de la tête de son pays. Dès l’annonce de ce décès qui avait fini de frapper les esprits, le chef de l’Etat en exercice, Me Abdoulaye Wade, absent du territoire national, rend un vibrant hommage au premier président de la République du Sénégal indépendant, chantre de la “négritude” et fervent défenseur du dialogue des cultures. En effet, c’est en plein sommet de la Cedeao que Me Wade annonce la disparition du président-poète. Un deuil national de quinze jours est décrété. Pour rendre les derniers honneurs et célébrer la mémoire de son défunt Président, le Sénégal se mobilise dans l’unité. En plus de la messe célébrée à la cathédrale de Dakar, une “cérémonie républicaine” est organisée à la Présidence de la République. On y assiste à une scène dantesque : Trois présidents du Sénégal, réunis au Palais sous trois postures différentes : Abdoulaye Wade, le président de la République en exercice, en position debout, en train de prononcer son discours d’hommage, Abdou Diouf à qui il a succédé, assis juste derrière en première ligne de la tribune officielle et Léopold Sédar Senghor inerte dans un cercueil. Les images immortalisées par la télévision tournent encore en boucle dans les la mémoires des Sénégalais, en ce jour commémorant la disparition du président-poète. La nation sénégalaire toute entière, unie dans sa diversité, rend hommage au père de l’indépendance. Des hommages de grande ferveur populaire, depuis le transfert de la dépouille à Dakar, jeudi 27 décembre 2001. Dakar vit dans le recueillement: des milliers de Sénégalais se sont inclinés ainsi en silence devant le cercueil de leur Premier chef d’Etat. Les corps constitués et les personnalités officielles ne sont pas en reste. Sur le parvis de l’Assemblée nationale où a été exposée la dépouille mortelle, une procession continue défile pour se recueillir devant Léo-le poète. Tout au long de la journée de vendredi qui précède l’enterrement arrêté au samedi, une foule calme et disciplinée n’a cessé par ailleurs d’envahir les rues bordant la grande bâtisse blanche de l’Assemblée nationale. Des citoyens, de tous âges, toutes confessions confondues, tenaient à voir, pour une dernière fois, le Président Senghor. La cantatrice, Yandé Codou Sène, qui avait longtemps chanté le Président, entonne pour la dernière fois, les chansons qu’ils aimait écouter de son vivant, surtout quand il était locataire du Palais de l’avenue Roume. C’est dans cette ambiance de recueillement général que les obsèques nationales de Léopold Sédar Senghor ont eu lieu, le samedi 29 décembre 2001, au Sénégal. Le père de l’indépendance est inhumé à Dakar, au cimetière catholique de Bel-air, à coté de son fils Philippe Maguilène, conformément à son voeu. Depuis lors, Joal, sa ville natale, demande l’exhumation de son corps afin de l’enterrer dans la terre de ses ancêtres. ABSENTE AUX FUNERAILLES DE SENGHOR, La France rate son rendez-vous avec l’Immortel Une demi-douzaine de chefs d’Etat africains ont rendu un dernier hommage au président poète, Léopold Sédar Senghor, aux côtés du peuple sénégalais. Seule fausse note, la France où il s’était installé et dont il était académicien, n’est pas représenté à un haut niveau. Un peu plus d’une semaine après sa mort, le 29 décembre, les Sénégalais se pressaient sur le parcours du cortège funèbre qui conduisait l’ancien président à sa dernière demeure, le cimetière de Bel-Air de Dakar, où il allait reposer auprès de son fils Philippe-Maguilen, décédé accidentellement en 1981 à l’âge de 22 ans. Le monde entier ou presque a tenu à immortaliser le chantre de la “Négritude” et de la “Civilisation de l’universel”. La France fait toutefois faux bond. Ni Jacques Chirac, le président de la République, ni Lionel Jospin, le Premier ministre, et encore moins leurs prédécesseurs ne daignent effectuer le déplacement à Dakar pour un dernier adieu à l’ancien chef d’Etat, démocrate, homme de culture et immortel à l’Académie française. Il faudra attendre un an après, le 29 janvier 2002, pour que la France essaie de se racheter en organisant une séance de rattrapage à l’Eglise Saint-Germain-des-Prés, à Paris. Une bonne partie du personnel politique hexagonal ainsi que de nombreuses personnalités du monde culturel assisteront à l’office aux côtés du président Wade et de son prédécesseur Abdou Diouf. Mais, comme l’écrira le quotidien français Le Monde, la France avait déjà “raté son rendez-vous avec l’Immortel”. Pourtant, il ne s’agissait pas seulement d’un très grand écrivain et d’un chef d’État africain exceptionnel que l’on portait en terre ce 29 décembre 2001. Membre de l’Assemblée nationale française dès 1946, secrétaire d’État à la présidence du Conseil en 1956, Senghor avait même participé à la rédaction de la Constitution de la IVe République. Et, au cours des vingt années qu’il avait passées à la tête du Sénégal, il avait manifesté une amitié sans faille pour l’ancienne «mère patrie». Ce que ses adversaires lui avaient d’ailleurs toujours vertement reproché. Le Sénégal perd son “père de la nation” N’empêche, de nombreux dirigeants africains avaient fait le déplacement, notamment les présidents Alpha Oumar Konaré du Mali, Maaouiya Ould Taya de Mauritanie, Pedro Pires du Cap-Vert. La présence des chefs d’État de ces pays voisins rappelait à chacun le rôle joué par Senghor en faveur de la paix dans la région, mais aussi dans l’ensemble de l’Afrique. Des témoignages étaient variés, mais tous mettaient en exergue la grandeur de l’homme de lettre. Du Roi Mohamed VI du Maroc à Omar Bongo du Gabon en passant par Koffi Annan, alors Secrétaire général de l’ONU, les hommages sont unanimes envers le chantre de la “Négritude”, premier écrivain noir reçu à l’Académie en 1984. 20 ANS DE REGIME SENGHORIEN, Un pouvoir taillé sur mesure au Président-poète Colistier de Lamine Guèye aux élections législatives de 1945, Léopod Sédar Senghor s’est affranchi de l’ancienne icône de la vie politique en 1948 pour créer le Bloc démocratique sénégalais ( Bds). Il devient le président de la République et reste à la tête d’un exécutif bicéphale. Le duo sera vite rompu avec les événements de mai 1962 qui aboutissent à l’arrestation du Président du conseil, Mamadou Dia. La nouvelle constitution taillée sur mesure permet au président poète d’asseoir et de consolider son pouvoir durant les deux décennies qui suivent les indépendances, en dépit des fortes agitations sociales qui ont ébranlé un moment son régime. Les années qui ont suivi la deuxiéme guerre mondiale et la mise en place d’une Constituante en 1946 avaient fini de consacrer l’irruption de Léopold Senghor sur la scéne politique, occupée depuis plusieurs décennies, par Maitre Lamine Guéye, leader de la Sfio section locale. Celui-ci s’affranchit pourtant vite de la tutelle du doyen Lamine Guéye pour fonder en 1948 le Bloc démocratique sénégalais (Bps). A l’aube des indépendances africaines, Léopold Senghor avait fini d’occuper le devant de la scène et de devenir le leader incontesté de la vie politique sénégalaise. L’adoption de la Constitition du 26 août 1960 lui ouvre la voie à la consacration en l’investissant comme premier président du Sénégal indépendant. Mais à ce niveau, on ne pouvait encore parler d’une gouvernance senghorienne. L’essentiel du pouvoir était exercé par Mamadou Dia, le président du conseil du gouvernement. Evénement de décembre 1962 ou la Crise de jeunesse La crise de 1962 sonne le glas de la premiére République qui se caractérise par un rapport de force opposant les deux hommes à la tête de l’Exécutif. Le bras de fer aboutit au renversement du gouvernement de Mamadou Dia accusé d’avoir fomenté un coup d’Etat. Une crise dont les historiens peinent encore à livrer tous les secrets. Cette péripétie assimilée à une crise de jeunesse va conduire à la suppression du bicéphalisme issu du régime parlementaire. Elle marque un tournant dans l’évolution de la jeune république et la fin de la dyarchie au sommet de l’Etat. La réforme constitutionnelle de 1963 instaure un régime présidentiel qui concentre et attribue tous les pouvoirs au Chef de l’Etat. Le Sénégal vit un régime de parti unique. La deuxième république fut placée sous le signe d’un combat contre les partis d’opposition. Le Président Senghor parvient, en faveur d’une loi contre les associations séditieuses votée en 1965 à faire disparaître les partis de l’opposition. Grand paradoxe : il conteste fortement que son parti fût un parti unique. Les évènements de mai 1968 marqués par un mouvement de contestations estudiantines écorne la popularité du Président Senghor. La période de contestation généralisée rendit compte de l’urgence de procéder à des réformes, de procéder à une nouvelle révision constitutionnelle. Celle-ci intervient en 1970 avec l’institution du poste de Premier ministre qui sera confié à Abdou Diouf.

vendredi, 19 décembre 2014 10:15

Le Congo doit-il se passer du régime présidentiel ?

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Le Congo doit-il se passer du régime présidentiel ?

Par Starducongo.com | Jeudi 18 Décembre 2014 | Lu 151 fois

Congo, (Starducongo.com) - Il m'a paru naturel et surtout essentiel de m'épancher sur cette question, car il faut savoir que le choix d'un régime politique est tributaire de la manière dont les pouvoirs sont séparés dans un état, ceci étant, pour mener à bien ses reformes le Congo doit il pour autant changer de régime politique ?

Ravel Thombet Le système politique est une forme d'organisation d'un État, il comprend notamment le régime politique, comme mode de fonctionnement structurel, la structure économique, mais aussi l'organisation sociale...
Je le dis sans sourciller, il faut des réformes structurelles profondes au Congo, elles sont certes difficiles, pour les populations surtout, mais indispensables. L'absence de réformes pénalise l'économie congolaise, tributaire du pétrole, plus de 80 du PIB, cela se fait ressentir au niveau de la croissance, de l'emploi et des infrastructures. Une correction durable et significative des déséquilibres budgétaires requiert la mise en œuvre crédible de réformes structurelles ambitieuses pour accroître la croissance et l'emploi. Avec cette mondialisation économique, il nous faut améliorer la résilience face aux changements technologiques, climatiques, et accélérer la démarche vers une économie de la connaissance et de la croissance.
Or, toutes ces reformes ne peuvent se faire si le système politique ne plaide pas en faveur d'une croissance pour tous, sachant que la refonte économique passe par celle du système politique qui, à certains égards, me parait plus que nécessaire au Congo.
Les régimes politiques sont le fruit du jeu des forces politiques dans le cadre institutionnel défini par la Constitution ou par la coutume, s'ajoutent d'autres facteurs, historiques, idéologiques, culturels, qui déterminent la nature des régimes politiques.
Abandonner le système présidentiel pour un régime parlementaire peut faciliter un ancrage démocratique, promouvoir un système dans lequel le chef du gouvernement est élu à la majorité parlementaire, cela peut hérisser certains, mais aurait le mérite de consolider le jeu démocratique et faciliter les alternances.
Tous les régimes ne sont pas démocratiques. Les démocraties se distinguent par l'existence d'une pluralité de partis politiques, par la liberté de choix laissée aux citoyens et par la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.
Par ailleurs, on peut classer les différents types de régimes démocratiques selon qu'ils privilégient la collaboration des différents pouvoirs (régime d'assemblée, régime parlementaire) ou leur stricte séparation (régime présidentiel). Certains régimes présentent par ailleurs un caractère mixte, à la fois parlementaire et présidentiel.
Le régime parlementaire, dont Les origines sont à rechercher en Suède autour de 1718, mais c'est en Grande-Bretagne qu'il prend tout son sens, il se distingue une plus grande séparation des différents pouvoirs et par l'existence de mécanismes de régulation en cas de désaccord entre l'exécutif et les assemblées parlementaires. C'est un système constitutionnel caractérisé par l'équilibre entre les pouvoirs du cabinet ministériel et du Parlement, le cabinet est politiquement et collectivement responsable devant le Parlement ; et de ce fait devant le peuple, en contrepartie, le cabinet peut recourir au droit de dissolution. Le Gouvernement et le Parlement travaillent ensemble et ont des moyens d'interaction réciproques, dans ce sens, l'exécutif peut dissoudre l'Assemblée, et le législatif peut renverser le Gouvernement en votant une motion de censure. On dit que le Gouvernement est politiquement responsable devant le Parlement dont il est issu, le Parlement peut être monocaméral ou bicaméral (une chambre haute et une chambre basse), on peut se retrouver dans un système de régime parlementaire dualiste (si le gouvernement est également responsable devant le Chef de l'état) ou dans un régime parlementaire moniste (si le Chef de l'état s'efface et que le gouvernement n'est responsable que devant le Parlement).
Par opposition au régime présidentiel qui se caractérise au contraire par l'absence de responsabilité et de dissolution. Pour l'histoire, le régime présidentiel mis en œuvre en 1787 par les États-Unis, se caractérise par une séparation des pouvoirs, entre le pouvoir législatif qui a le monopole de l'initiative et la pleine maîtrise de la procédure législative, le pouvoir exécutif, qui dispose d'une légitimité fondée sur le suffrage universel, ne peut être renversé, et le pouvoir judiciaire qui dispose de larges prérogatives. Mais ce système montre d'énormes limites.

La principale caractéristique du modèle parlementaire sur lequel je me fonde, réside de manière intrinsèque dans la nécessité pour un gouvernement de disposer de la confiance de la majorité parlementaire, il est donc responsable devant elle et doit remettre sa démission s'il ne dispose plus d'une majorité.
Pour cette raison, l'exécutif est dissocié entre le chef de l'État et le Gouvernement. Le premier, qui peut être un monarque ou un président, cas de la Grande Bretagne ou de l'Allemagne, incarne la continuité de l'État et ne participe pas à l'exercice du pouvoir en dehors de la nomination du chef du Gouvernement. N'ayant pas, en principe, de rôle actif, il est politiquement irresponsable.
En revanche, le chef du Gouvernement et ses ministres assument la conduite de la politique nationale sous le contrôle des assemblées parlementaires : l'autorité et la responsabilité politiques sont ainsi étroitement liées. Pour cette raison, la plupart des actes du chef de l'État doivent être contresignés par les membres du Gouvernement concernés.
Le fonctionnement du régime parlementaire implique une étroite collaboration entre le Gouvernement et les assemblées. Les membres du Gouvernement, qui le plus souvent sont choisis parmi les parlementaires, ont accès aux assemblées. Le Gouvernement dispose par ailleurs de l'initiative législative et participe à l'élaboration de la loi.
Compte tenu des risques de blocage pouvant résulter de la mise en cause de la responsabilité du Gouvernement ou de la perte de confiance dans l'une des chambres, un pouvoir de dissolution, acte par lequel le Chef de l'Etat met fin par anticipation au mandat de l'ensemble des membres d'une assemblée parlementaire est reconnu au chef de l'État ou au chef de Gouvernement. Le renversement du Gouvernement ou la dissolution apparaissent ainsi comme deux mécanismes de régulation permettant de surmonter les tensions qui peuvent survenir entre le Gouvernement et sa majorité. La dissolution présente, en outre, l'intérêt de solliciter l'arbitrage des électeurs.
Je milite pour l'instauration d'un régime parlementaire au Congo un président qui garderait un pouvoir symbolique, comme c'est le cas en Allemagne, Cependant, le régime parlementaire n'est pas la panacée à tous les maux ; il est loin d'être exempt de tout risque
Mais ce système a l'avantage de mettre un terme au risque de l'émergence d'un président qui profiterait de la légitimité du suffrage universel pour se tailler une constitution sur mesure et accaparer tous les leviers du pouvoir. Il est vrai que la dérive monarchique du système présidentiel existe même dans des pays de longue tradition démocratique comme la France, et Il est de l'avis de presque tous les grands auteurs, de Jean-Claude Colliard à Marie-Anne Chendet, et à la Grande-Bretagne qui l'applique au mieux, le régime parlementaire présente des avantages indéniables, il a le principal mérite d'assurer un équilibre des pouvoirs, Cette idée d'équilibre des pouvoirs, évoqué plus haut, est liée à l'existence de moyens d'actions réciproques entre le Parlement et le Gouvernement. Et revêt caractère démocratique réel.
Dans le cas du régime présidentiel, le chef du pouvoir exécutif et les députés sont élus au suffrage universel direct, et aucun de ces deux pouvoirs ne peut renverser l'autre.
Le principal inconvénient du régime parlementaire, c'est le risque d'impuissance des gouvernements à cause d'un rythme de renouvellement de leurs membres et de leurs chefs selon les alliances du moment des partis présents au Parlement.
Le risque principal du régime présidentiel, c'est le blocage et l'affrontement entre les deux pouvoirs, ce qui peut inciter au coup d'Etat en certaines circonstances. Le désordre ou le chaos ne peuvent être des solutions idoines ou durables, toute société quelle qu'elle soit a besoin de stabilité et d'équilibre.

Une bonne manière de réfléchir à la réponse à cette interrogation se trouve, dans l'indispensable questionnement critique des conditions actuelles que l'on a rapidement décrites ci-dessus: sur nos institutions, sur notre cadre de vie, sur nos politiques, sur la forme et le rôle des partis politiques eux-mêmes.

En Somme, bien qu'un régime parlementaire montre des avantages irréfutables, il faut noter que sans une véritable séparation de pouvoirs, sans une justice indépendante, sans la liberté d'expression, de rassemblement et de la presse et sans la liberté d'association, pour ne citer que ceux la, aucun système politique, qu'il soit parlementaire ou présidentiel, ne débouchera sur une véritable démocratie sans promouvoir les alternances, mais aussi sans le respect des institutions. Toutes ces réformes sont génératrices d'économie, et le pays en a grandement besoin.

Ravel THOMBET
Cap sur le Changement

vendredi, 19 décembre 2014 10:11

CONGO : TERRE DE TECHNOLOGIES / Vérone Mankou

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CONGO : TERRE DE TECHNOLOGIES Vérone Mankou
Vérone Mankou invite les Africains à entreprendre, certain que le numérique et les nouvelles technologies vont soutenir le développement et représenter une opportunité pour le continent. Concepteur de la première tablette tactile et du premier smartphone Africain, il se lance aujourd'hui dans de nouveaux projets et une seule ambition "faire du Congo une terre de technologies". Il veut développer chez les jeunes "l'esprit start-up" et l'entrepreneuriat.

Le fondateur de la société VMK, de la première tablette et du smartphone africains, Vérone Mankou, vient de publier chez l'harmattan son premier ouvrage intitulé : Congo terre de technologies objectives 2025. Loin d'être un manuel d'informatique, ce livre expose la vision de son auteur à travers un diagnostic et une thérapie sur la situation des technologies au Congo et en Afrique en général. Ce livre a été présenté et dédicacé lundi dernier à Brazzaville.
Ce livre comme ceux de technologies n'est pas un manuel d'informatique mais d'un projet de société, avec une vision, un programme et des moyens pour l'exécuter. « Lorsque j'ai lu ce livre la première chose qui m'a frappé c'est que j'avais affaire à un homme qui pourrait servir de modèle aux nouvelles générations, un homme qui montre et qui nous dit comment il est devenu ce qu'il est aujourd'hui, comment il s'est construit à partir d'une expérience anodine des jeux vidéo "nintendo". Voilà comment sa vocation est née et comment il s'est décidé à devenir l'une des personnalités importantes du Congo », a souligné le critique littéraire Mukala Kadima Nzuji.
A travers les soixante-cinq pages de cet ouvrage Vérone Mankou déploie sa vision de faire du Congo une terre de technologies. À aucun moment il ne parle de municipalisation accélérée comme condition de développement mais du numérique qui est son centre d'intérêt.
L'auteur puise dans son expérience un programme qu'il propose et repose sur deux piliers à savoir la formation et l'entrepreneuriat. Il préconise une formation qui doit commencer non seulement à l'université mais dès le berceau. Aussi se penche-t-il sur l'entrepreneuriat où les jeunes pourraient se donner les moyens de mettre en place de petites sociétés à coup d'effort. « Ce livre qui est à la fois une vision, un programme et une ambition nous éloigne de l'informatique pure et dure. C'est l'expérience d'un homme qui s'exprime. il n'y a pas ce langage rébarbatif de l'informatique. Il est d'une dimension pédagogique », a conclu Mukala Kadima Nzuji.
Dans un regard croisé, Idriss Bossoto, enseignant à l'université Marien Ngouabi, a souligné l'idée fondamentale de cet ouvrage qui se focalise sur l'accès aux technologies de l'information et de la communication comme pilier du développement et de l'émergence du Congo. « Cet ouvrage est une façon de positionner le Congo, montrer la voie que le Congo doit prendre pour atteindre cette émergence qui ne pourra se faire que par ces piliers d'esprit start up ; d'entreprise, un volet de la formation. Car étant dans une société de connaissance elle est la matière première du développement économique ».
Dans cet essai Vérone Mankou s'exprime sans fioriture sur son parcours à travers des chapitres comme I have a dream, là où tout a commencé. Il propose ce que doit être le Congo en 2025 et parle de la fondation Bantuhub qui propulse les jeunes créateurs de projets.
Consacré comme l'un des cent jeunes dirigeants africains de quarante ans et moins appelés à jouer un rôle important dans le développement de l'Afrique par l'institut Choiseul en 2014, Vérone Mankou a été désigné en 2013 parmi les 30 meilleurs jeunes entrepreneurs africains et en 2014 dans le top 20 des bâtisseurs de demain pour l'Afrique par Forbes.
adiac-congo.com

jeudi, 18 décembre 2014 13:32

Mame Mbaye Niang un petit porteur de boules puantes.

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La déclaration de Mame Mbaye Niang au sujet du Président Pape Diop est minable, mais elle ne nous étonne pas. Son arrogance et son agressivité verbale permanentes confortent son image de personnage sans aucune envergure, ni aucune limite.  En effet Mame Mbaye Niang n'apporte aucun éclairage dans ses déclarations concernant les affaires Arcelor-Mittal et Petro -Tim. Il  fait parti de ces jeunes arrivistes sans talent qui ont envahi  la cour présidentielle avec comme seule arme l'insulte.
 
Ce n'est un secret pour personne que Mame Mbaye Niang n'est qu'un  courtisan sans état d’âme. Il n’est mû que par sa propre ascension. Il ne vit qu'au rythme du moment avec des outrances langagières et se distingue plus par son  insolence que par son intelligence.
 
Trop occupés à discuter et à se chamailler entre eux pour les postes ou la visibilité médiatique, ces nouveaux polémistes de  Macky ont perdu le fil avec le peuple, perdu l'ordre des priorités, perdu le vocabulaire qui permettrait de redonner l'espoir au peuple.

Par le manque de transparence et les zones d'ombres dans la gestion des affaires de l'Etat, la confiance des Sénégalais à l’égard de ce régime s’amenuise de jour en jour.

Le président Pape Diop soucieux des difficultés de nos concitoyens  ne participera pas au débat de bas niveau  et ne se détournera pas de son objectif premier qui est de redorer l'image du Sénégal.


La fédération Bokk Gis Gis de France

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