La Bceao injecte mensuellement plus de 560 milliards de francs Cfa en refinancement des banques secondaires. Aussi bien de manière hebdomadaire que mensuelle. Cela, pour les encourager à jouer leur rôle dans le financement des entreprises et des particuliers.

Les banques de la zone de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa) se justifient régulièrement de ce que s’ils ne parviennent pas à injecter des montants importants pour financer des entreprises, c’est qu’ils ne disposent que des dépôts à vue, ou à très court terme. Depuis un certain temps, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), a pris des mesures pour renverser le cours des choses, et permettre aux banques, non seulement de pouvoir prêter à plus ou moins long terme, mais surtout, à des taux moins prohibitifs.Ainsi, indique M. Papa M. Sall, Dg Adjoint de Citibank Sénégal, depuis 2012, la banque centrale a entrepris d’injecter des liquidités de façon hebdomadaire et mensuelle auprès des banques de toute la zone. Chaque semaine, c’est 1 400 milliards de francs Cfa que la Banque centrale met à la disposition des banques secondaires. Et mensuellement, ce sont 850 milliards de francs Cfa qui rentrent ainsi dans les comptes de ces banques. M. Sall a expliqué que les taux de refinancement de la banque centrale sont passés de 4,75 à 3,50%. «Cela veut dire», a-t-il expliqué hier, que «toutes les banques de la zone peuvent aller se refinancer auprès de la Banque centrale, à un taux de 2,50, c’est-à-dire à -1% du taux benchmarking». Mais pour les refinancements mensuels, le taux d’intérêt est de 2,60%.Mais il faut croire que c’est cette forme de refinancement qui intéresse le plus les banques sénégalaises car elles prennent mensuellement, en moyenne 172 milliards de francs, tandis que pour les ressources hebdomadaires, les banques sénégalaises ne puisent que 70 milliards, ce qui fait un taux d’environ 5,5%.Il faut donc croire que la banque centrale ne fléchit pas dans sa volonté de voir les entreprises de la sous-région bénéficier des performances de l’économie, et de faire en sorte que la croissance soit le plus inclusive possible. Il s’agit maintenant de souhaiter que les banquiers secondaires aient moins une vision à court terme, et puissent mieux faire confiance à leurs clients. D’autant plus que les injections des fonds de la Bceao étaient de 250 milliards hebdomadaire il y a quatre ans, avant d’atteindre leur taux actuel.M. Papa Sall s’exprimait au cours d’une rencontre avec quelques membres de la presse économique, hier à Dakar.
Citibank, un dynamisme discretLa même rencontre a offert l’occasion à la directrice de Citibank Sénégal, Mme Khady Dior Ndiaye, de donner un aperçu des activités de sa banque. Ce qui a permis de se rendre compte que l’un des plus anciens établissements financiers du Sénégal, la Citibank, est aussi l’une des plus dynamiques, malgré sa discrétion. En effet, spécialisée dans le service à une clientèle institutionnelle, des multinationales et Ong internationales, plus en rapport avec le Système des Nations-Unies, la Citi est pourtant  fortement impliquée dans toutes les innovations qui ont lieu dans ce pays, depuis son installation dans ce pays en 1975. Ainsi, Khady Dior Ndiaye peut dire avec fierté que son institution a participé à l’emprunt de sukuk de l’Etat du Sénégal, la première en Afrique et qui a rapporté 100 milliards sur 4 ans. Citi a été co-arrangeur de l’Eurobond de 500 millions sur le marché international.De la même manière, la banque avait participé à la première levée des fonds sur le marché international en 2009, pour 200 millions. Mme Ndiaye de se permettre d’affirmer que ce qui différencie son institution de toutes les autres de la place de Dakar, c’est «notre capacité à innover, afin d’apporter de la valeur ajoutée à nos clients». Cela lui a valu plusieurs distinctions au niveau international. L’Etat du Sénégal, qui doit son premier Boeing à un financement de cette banque, il y a plusieurs années, ne les contesterait certainement pas.

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jeudi, 18 décembre 2014 13:15

Rélexions pour la fortification des denrées alimentaires

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Le comité national du Codex alimentarius, en partenariat avec le comité sénégalais pour la fortification des éléments, la Cellule de lutte contre la malnutrition et la société Nestlé ont organisé hier, une journée de réflexion sur les stratégies obligatoires et volontaires de fortification des aliments. Une journée de réflexion qui leur a permis de faire une ébauche d’évaluation de la fortification des aliments.

La sécurité alimentaire des populations est une nécessité, aux yeux du Codex alimentarius, qui s’est donné la mission de mettre au point, des normes alimentaires, des lignes directrices et des codes d’usage internationaux et harmonisés visant à protéger la santé des consommateurs et à assurer des pratiques loyales dans le commerce des aliments. Selon le président du Codex alimentarius/Sénégal, Pr Amadou Diouf,  «la sécurité alimentaire est éternellement menacée, alors il ne faut pas rester les bras croisés et consommer ce qui nous vient de l’extérieur. Ce qu’on consomme, il faut s’assurer qu’il n’y est pas d’éléments nuisibles à la santé, même quand on récolte quelque chose, on doit s’assurer en le consommant, si ça va nous apporter ce qu’on veut, pour éviter des maladies».Le Professeur Diouf l’a dit hier, au cours d’une réflexion qui a réuni les différents acteurs de la fortification, dans le sens de mieux fédérer et optimiser les différentes actions au bénéfice des populations. Il explique : «Le but de notre action est de faire une évaluation et un bilan provisoire ainsi que de la fortification au Sénégal.»La lutte contre la malnutrition, qui mobilise les acteurs de la fortification des aliments, est due à la carence ou à l’absence des micronutriments. C’est un phénomène très prégnant en Afrique, qui affecte les populations de tous les âges et de tous les groupes socio-économiques. Cependant, les enfants âgés de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les femmes allaitantes sont la frange la plus vulnérable. Mais, il existe des stratégies efficaces pour prévenir et contrôler les déficiences et carences en micronutriments. Entre autres stratégies, le Codex alimentarius promeut la supplémentation de l’alimentation équilibrée, les mesures de santé publique et la fortification des produits de base, largement consommés par les populations. Toutefois, la fortification des produits alimentaires, y compris les aliments commerciaux, peut constituer un moyen efficace pour atteindre bon nombre de populations ayant besoin des micronutriments. Le sel iodé est un bon exemple de programme national de fortification en micronutriments, rappelle-t-on. Aussi, des participants à la rencontre ont-ils estimé que le fer revêt une importance capitale pour le bon fonctionnement de certaines fonctions de base du corps humain. Une faible dose de fer dans l’organisme peut, selon eux, conduire à une carence en fer. Il importe alors de mentionner que la carence en fer constitue la déficience en micronutriments la plus fréquente dans le monde et peut causer des maladies comme l’anémie qui constitue un risque de mortalité surtout maternelle. Les initiateurs de la rencontre ont fini par faire une ébauche d’évaluation de la fortification des aliments et comptent approfondir la réflexion pour arriver à une protection solide de la santé des consommateurs au Sénégal.

Le Mouvement des amis de Cheikh Kanté, section Université Cheikh Anta Diop (Ucad) veut défendre bec et ongles son mentor politique Cheikh Kanté, directeur général du Port.

Alors que la rumeur de sa convocation à l’As­semblée nationale pour répondre aux questions des députés sur l’affaire Necotrans prend de l’ampleur, le mouvement de soutien, après réunion, assure à la suite de son secrétaire général Abdourah­mane Mbengue : «Nous républicains et amis de Cheikh Kanté, nous nous érigeons désormais en boucliers contre toute personne malintentionnée qui portera at­teinte à nos autorités.»

Visant particulièrement, le député Mamadou Lamine Diallo, les amis de Cheikh Kanté ajoutent : «il s’acharne sur un serviteur de la Nation qui bénéficie de la confiance de son Excellence Monsieur le président de la République Macky Sall, et qui ne cesse de poser des jalons portuaires et maritimes transparents et compétitifs avec comme slogan ‘’Dakar le port de l’excellence de la côte ouest africaine’’.» Pour eux, il s’agit plutôt de louer la largeur d’esprit du Dr Cheikh Kanté : «Nous saluons la grandeur d’esprit du Dr Cheikh Kanté d’avoir introduit une de­mande d’être reçu à l’Hémicycle afin d’exposer de façon détaillée sa gestion transparente du Port. Sur ce nous nous engageons à l’accompagner avec tout le peuple sénégalais afin de contribuer de façon effective à la politique de développement du chef de l’Etat à travers son Plan Sénégal émergent.»

L’interprétation de la religion constitue une entrave à la participation  des femmes dans le dialogue interreligieux. C’est la perception de la sociologue et chercheur Selli Bâ qui s’exprimait hier, mercredi 17 décembre à l’ouverture du colloque sur le plaidoyer pour un dialogue interreligieux portant sur «Femme, religion et société».
 
«Les limites du rôle de la femme dans le dialogue interreligieux sont liés à l’interprétation de la religion. On interprète la religion en portant des lunettes culturelles». Cette déclaration est de la sociologue et chercheur Selli Bâ qui s’exprimer, hier mercredi 17 décembre à l’ouverture du colloque portant sur le plaidoyer pour le dialogue interreligieux: «Femme, religion et société».
 
Selli Bâ d’ajouter que «le rôle de la femme est limité parce que le plus souvent la femme est enfermée dans les rôles de mère et d’épouse», Pis renchérit-elle, «la culture est fortement patriarcale c’est à dire que l’homme est au centre de tout. Donc forcément l’interprétation qu’on va faire va exclure les femmes des affaires importantes».     
                           
La sociologue, enseignante trouve que cette façon de voir doit changer. «La femme doit jouer le même rôle que son homologue masculin dans ce dialogue parce que tous les deux sont des vicaires de Dieu. Ainsi, ils doivent jouer le même rôle qui est de promouvoir le dialogue interreligieux mais également de remplir d’autres obligations liées aux différentes activités de la vie sociale», confie-t-elle.  
 
La sociologue relève que le choix ne doit être autre que d’intégrer les femmes dans ce dialogue car la religion musulmane l’a toujours faite. «Si nous nous référons à la religion musulmane, la femme était intégrée, associée dans des affaires politiques importantes. Le Prophète Mouhamed (Psl) avait une femme (Oumou Salamata) comme conseillère politique, dans les moments où il était incompris de tous. Durant cette période également le Prophète (Psl) essayait de restaurer, en tout cas, les droits des femmes parce que les femmes n’étaient pas considérées comme des êtres humains. Il faisait tout pour que les femmes ne soient pas subordonnées, que ce soit avec le mari, le père et autres, que les femmes simplement aient leur droit».
 
Afin de se débarrasser des préjugés culturels, la sociologue mise sur une conscientisation des masses. «Il est question aujourd’hui de plaidoyer pour que les femmes puissent être au cœur de ce dialogue interreligieux». Ainsi plaide-t-elle pour une appropriation des textes religieux, car juge-t-elle, «si nous ne connaissons pas notre religion, nous allons prendre tout ce qui va nous tomber sur la tête. Nous allons emmagasiner tout ce que l’autre va nous dire sans connaître la véracité de ce qu’il dit».

Les leaders de la coalition Benno Siggil Senegaal ont apprécié hier la polémique suscitée par l’invite qu’ils avaient lancée, lors de leur réunion traditionnelle, au Prési­dent Macky Sall et à son gouvernement de clarifier les affaires Arcelor-Mittal et Petro-Tim soulevées par Me Abdoulaye Wade. «Dire que des alliés ne doutent pas, c’est une manière d’affirmer  que des alliés doutent, si on sait décrypter le français», a rapporté le porte-parole du jour, le Pr Madior Diouf. Ces alliés de Macky Sall répondent ainsi au directeur de cabinet politique du chef de l’Etat, Mahmout Saleh.

Ce dernier avait déclaré qu’«un allié ne doute pas de son ami», lorsque la coalition avait évoqué «le doute suscité dans l’opinion publique» par les accusations du secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds) pour inviter l’exécutif à jouer le jeu de la transparence. Les  camarades de Amath Dansokho se sont alors réjouis de la sortie du Premier ministre par rapport au contentieux entre Etat du Sénégal et Arcelor-Mittal qui a aboutit à la transaction de 75 milliards de francs de Cfa mais aussi au contrat d’exploration de pétrole avec la firme Petro-Tim. «Le gouvernement a donc bien apprécié notre conférence de presse.  Nous estimions qu’il ne fallait pas laisser les bruits se développer. Ils étaient négatifs. Il ne fallait pas laisser Abdoulaye Wade développer des amalgames et tromper l’opinion. Le Premier ministre l’a fait d’une belle manière et nous le félicitons»,  a dit le porte-parole du jour au téléphone. Pour ses camarades, c’est tant mieux pour la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) car les chargés de la mise en œuvre de ce projet doivent travailler dans la «sérénité». Au lendemain de leur «demande d’explications» adressée au gouvernement, Zator Mbaye, militant de l’Afp, un membre de la coalition, avait affirmé que son parti se suffit aux éclairages apportés par le ministre des Mines et de l’In­dustrie, Aly Ngouille Ndiaye. Mais à l’issue de la réunion de ses leaders d’hier, Bss a retenu «qu’aucun responsable de l’Afp ne s’est officiellement prononcé sur la question». Par conséquent, ils n’ont pas jugé opportun de lui apporter la réplique. Madior Diouf a fait savoir que l’Afp a été d’ailleurs représentée à la rencontre par son deuxième plénipotentiaire Babou Dieng, à la place du Dr Malick Diop.

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La Comission de Régulation du Secteur de l’Electricité (Crse) a rendu hier, mercredi 17 décembre, son pré-rapport sur le projet de sécurisation des systèmes de comptage de la Sénélec. Dans ses conclusions, elle a jugé fiables les nouveaux compteurs de la Sénélec, source de contestation à Grand Médine, site pilote retenu pour le projet de relance du prépaiement. Elle a toutefois émis certaines recommandations au fournisseur d’électricité, notamment la formation des clients sur l’utilisation des compteurs intelligents.
 
«Les nouveaux compteurs fournis par la Senelec sont fiables. C’est claire et net», a déclaré Mamadou Ndoye Diagne, président de la Comission Régulation du Secteur de l’Electricité (Crse). Selon lui, l’enquête a été menée dans le respect des dispositions légales relatives aux procédures d’enquête de la commission avec une démarche participative et concertée avec les différentes parties prenantes que sont la Senelec, le collectif de Grand Médine et les Associations de consommateurs. Ainsi, a-t-il conclu, «qu’en définitif, tous ces éléments concourent à assoir la fiabilité du système de comptage». Il se prononçait hier, mercredi 17 décembre, en marge de la présentation du pré-rapport de l’enquête sur le projet de sécurisation des systèmes de comptage de la Senelec.
 
En effet, dans ce dit rapport de 21 pages, effectué dans un contexte de vives contestations des premières factures à Grand Médine, la commission a travaillé sur le projet de sécurisation des systèmes de comptages de la Senelec, la fiabilité des compteurs, ainsi que les factures contestées. L’étude a été réalisée sur les factures de 125 clients faisant l’objet de contestation et transmis à la Crse.
 
Concernant le projet de sécurisation, il est établi dans le rapport que «les nouveaux appareils de mesures sont des compteurs électriques blindés de classe 1 fonctionnant entre 165 et 275V». Ces compteurs peuvent être utilisés en mode prépaiement ou post paiement et sont conformes au standard STS (Standard Transfert Spécification), selon le rapport. Ainsi, «la mise en œuvre du système prépaiement devrait permettre aux usagers de gérer leur consommation d’énergie» a conclut le rapport.
 
Dans un autre registre, notamment la fiabilité des compteurs, le Crse note dans ses présentations que non seulement les dispositions relatives au marché portant sur l’acquisition des compteurs est conforme aux dispositions législatives, mais aussi les essaies métrologies effectués sur les 15 compteurs litigieux l’ont été aussi. Cela, avec l’acceptation de toutes les parties prenantes, à savoir le ministère chargé du commerce, la Senelec et les représentants des consommateurs de Grand Médine, selon la Crse.
 
En outre, le Crse indique dans son pré-rapport, que pour ce qui est des factures contestées, «les paramètres de la facturation relatifs à la tarification des tranches, à la fiscalité et à la redevance de la location des compteurs sont correctement appliqués». Mieux, elle a jugé «incohérente» le niveau d’équipement de la majeure partie des ménages visités. Selon elle, la moyenne dans les différents ménages visités est de 9 lampes, 3 téléviseurs, 3 ventilateurs, 1 congélateur, ainsi qu’un réfrigérateur.
 
Par ailleurs, aillant constaté un manque de maitrise de l’utilisation de l’interface chez les clients, le Crse a recommandé à la Senelec de veiller à la formation des clients sur l’utilisation de l’interface du compteur.      

 

Rapprochement diplomatique historique entre Cuba et les Etats-Unis

Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters | 17.12.2014 à 16h17 • Mis à jour le 17.12.2014 à 21h03

Après plus d'un demi-siècle d'embargo, les relations entre les Etats-Unis et Cuba vont être presque normalisées. Le président américain, Barack Obama, et son homologue cubain, Raul Castro, ont confirmé dans deux discours prononcés en même temps, mercredi 17 décembre, le rapprochement historique entre les deux pays, dont les relations diplomatiques sont rompues depuis 1961.

« Nous commençons un nouveau chapitre entre les nations des Amériques », a dit le président américain. « Nous sommes séparés par quelques kilomètres, mais une barrière psychologique nous éloignait. Etant donné que nous avons des relations avec la Chine, un pays communiste, et avec le Vietnam, j'ai souhaité revoir nos relations avec Cuba », a-t-il ajouté, avant de lancer en fin de discours : « Todos somos Americanos » (« Nous sommes tous américains », en espagnol.)

Lire le décryptage : Que va changer le rapprochement entre les Etats-Unis et Cuba ?

LEVÉE DE L'EMBARGO AVANT 2017 ?

Concrètement, les Etats-Unis vont « rouvrir une ambassade à La Havane », dans un délai qui n'a pas été donné par M. Obama, et l'embargo, en vigueur depuis 1962, sera examiné par le Congrès, seul habilité à décider d'une éventuelle levée. La Maison Blanche souhaite que cet embargo commercial soit levé avant que le président Barack Obama ne quitte ses fonctions, en 2017. Une visite du président américain sur le sol cubain n'est « pas exclue », a également déclaré le porte-parole de la Maison Blanche.

L'objectif de cet embargo était de précipiter la chute du régime cubain mis en place après la révolution de 1959, les Etats-Unis étant le débouché traditionnel de l'économie cubaine. Mais les décennies ont passé sans que les restrictions économiques et financières produisent de résultats probants. « Les sanctions ont eu relativement peu d'effet, l'isolement n'a pas fonctionné », a d'ailleurs reconnu M. Obama.

Après des mois de négociations secrètes, le président cubain, Raul Castro, et son homologue américain, Barack Obama, ont annoncé la restauration des relations diplomatiques entre leurs deux pays. | AFP/YAMIL LAGE

CASTRO : « NOUS AVONS DÉCIDÉ DE RÉTABLIR LES RELATIONS AVEC LES ÉTATS-UNIS »

Lire notre décryptage : Le plus ancien embargo vit-il ses dernières heures ?

« Nous avons décidé de rétablir les relations avec les Etats-Unis », a dit presque au même moment Raul Castro, prônant « un dialogue respectueux avec les Etats-Unis » et « des mesures mutuelles pour aller vers la normalisation ». « Cela ne veut pas dire que le principal est résolu, l'embargo doit cesser », a-t-il ajouté, reconnaissant « nos différences en matière de démocratie et de droits de l'homme, mais nous sommes disposés à discuter ».

Avant ces discours, plusieurs responsables américains cités par l'agence Associated Press et le New York Times affirmaient que les Etats-Unis allaient alléger les restrictions sur les voyages et le commerce qui touchaient l'île.

Dans l'après-midi, le gouvernement cubain avait libéré l'Américain Alan Gross, 65 ans, en prison sur l'île depuis cinq ans pour espionnage. Washington a toujours conditionné une détente avec Cuba à la libération de cet ancien contractuel de l'agence fédérale américaine pour le développement international (Usaid). Dans la foulée, le gouvernement cubain a aussi libéré cinquante-trois prisonniers politiques, selon un responsable américain. Aux Etats-Unis, trois personnes considérées comme des prisonniers politiques par Cuba ont été libérées.

« Nous avons décidé de rétablir les relations avec les Etats-Unis », a dit presque au même moment Raul Castro. | REUTERS/REUTERS TV

LE RÔLE CLÉ DU PAPE

Le pape François a joué un rôle d'intermédiaire essentiel dans ce rapprochement historique. A l'annonce des deux chefs d'Etat, le Vatican a fait part de la « grande satisfaction » du pape concernant « une décision historique ». Selon un haut responsable américain, cité par le New York Times, François avait lancé un appel personnel à Barack Obama dans une lettre « cet été », et séparément à Raul Castro. Le Vatican, dont Cuba est un des dossiers diplomatiques privilégiés, avait accueilli des délégations des deux pays pour finaliser le rapprochement. Par contre, Fidel Castro n'aurait « pas été impliqué dans les discussions ».

Des signes de détente étaient apparus ces dernières années. Raul Castro, qui a succédé à son frère Fidel en 2006, a mis un frein aux diatribes antiaméricaines. Barack Obama a lui pour sa part assoupli les règles qui s'appliquent aux voyages vers l'île communiste. La publication, il y a quelques mois, d'un éditorial du New York Times intitulé « Il est temps d'en finir avec l'embargo sur Cuba », avait été jugé « d'une grande habileté » par Fidel Castro.

 

Ce mercredi 17 décembre, la rédaction de RTL s'est désolidarisée d'Eric Zemmour en réaction à ses propos tenus dans un quotidien italien.

Jusqu'où Eric Zemmour ira-t-il dans la surenchère ? C'est en tout cas la question que se posent politiques et journalistes en réaction aux propos que le polémiste a tenus dans le quotidien italien Corriere della Sera. Même si le journaliste auquel il accordé son entretien a fait savoir que l'auteur du Suicide français n'avait pas employé le mot "déportation", les idées diffusées sont marquées par le sceau de l'islamophobie envisageant l'hypothèse de l'expulsion de 5 millions de musulmans français.

Lire aussi : Zemmour et la déportation : Cazeneuve condamne ses propos sur les musulmans

Mardi 16 décembre, c'est Bruno Leroux, le ministre en charge des relations avec le Parlement, qui a interpellé les médias sur leur responsabilité à accorder une tribune au polémiste. "Il est temps que les plateaux télé et les colonnes des journaux cessent d'abriter de tels propos. L'islamophobie est un racisme qui ne doit plus avoir pignon sur rue dans la République" a-t-il indiqué dans un communiqué. Et pour avoir pignon sur rue, Eric Zemmour est plutôt doué. Outre ses passages réguliers sur les plateaux de télévision, le polémiste est employé par RTL, Le Figaro et iTélé. Et cela n'est pas sans poser problème.

Au mois de mai déjà, soit avant la publication de son brûlot, le CSA avait "mis fermement en garde RTL" suite à une réclamation du Cran (Conseil représentatif des associations noires) en réaction à une chronique dans laquelle Eric Zemmour évoquait des "bandes" d'étrangers qui "dévalisent, violentent ou dépouillent".

Aujourd'hui, se sont ses confrères de RTL qui se désolidarisent de ses propos. En effet, la rédaction via la société des journalistes a fait savoir par communiqué que les récents propos d'Eric Zemmour "ternissaient les valeurs de vivre ensemble qui ont toujours été soutenues" par la radio.

Employé par deux autres médias, iTélé et Le Figaro, Eric Zemmour n'a pour l'instant pas fait l'objet de grogne similaire de la part de ses autres confrères. Mais jusqu'à quand ? La question mérite en effet d'être posée dans la mesure où le système de surenchère dans lequel il s'est enfermé pourrait en effet avoir des conséquences juridiques sur ses employeurs notamment concernant l'incitation à la haine entre autres.

A titre d'exemple, l'association SOS Racisme a annoncé mardi qu'elle allait porter plainte contre Eric Zemmour pour incitation à la haine raciale.

Vidéo sur le même thème - "On n'est pas couché" : le clash entre Léa Salamé et Eric Zemmour

 

* ichrono veut marquer sa différence en donnant la parole aux acteurs de terrain, qui connaissent les réalités de leurs métiers. le tourisme au Sénégal est en grande difficulté, il nous a semblé bon de convoquer un" un notable de la chose" pour nous livrer avec force, rigueur, critique, ses idées  et propositions. Pape CISSOKO ichrono

C'est, encore une fois, la répétition de dire que le secteur du tourisme, au Sénégal, va mal, très mal.
Ça revient à dire que, en plein midi, le soleil brille et que la mer subit les marées en fonction de la lune ; les faits sont bien réels et le constat visible malheureusement.
C'est une analyse simpliste que de vouloir coller la situation actuelle à l'épidémie d'Ebola ! Ebola arrive juste au moment du dernier souffle pour refermer les yeux du cadavre.
L'alerte a sonné depuis bien longtemps ! C'est même rigolo, comme un singe patas ou singe rouge juché sur un acacia seyal pour nous narguer !
Certaines de nos autorités attendent le moment du bain mortuaire du tourisme pour nous dire :
• Le secteur du tourisme est à l'agonie !
Le tourisme est une chaîne dont les maillons sont constitués par l'ensemble des secteurs clés pour le développement d'un peuple, d'une nation. La conscience collective doit en être le fermoir pour faire une parure à porter avec délicatesse et fierté.
Depuis plus d'une décennie, aux vus et aux sus de tous les professionnels avertis, le tourisme s'engouffre dans la décadence. Les raisons en sont multiples et la liste bien longue.
Le manque de professionnalisme et de rigueur, dans ce secteur, a provoqué une brèche qui a permis au laxisme de s'y installer. A qui veut, il est possible d'investir dans le tourisme sans aucune connaissance de base, il suffit d'avoir l'argent pour l'investissement. Souvent ces personnes se cassent les dents au bout de quelque temps ; ensuite ils mettent la faillite sur le dos de la population ou de nos autorités, mais surtout pas sur leur ignorance dans le tourisme.
Aucune initiative sérieuse et pérenne n'est prise pour éduquer la population aux atouts et aux inconvénients du tourisme.
Comment peut-on, alors, développer un secteur dans l'ignorance, la négligence totale de ses piliers fondamentaux ?
La plupart des gens prennent également le touriste pour une vache à lait, sans le moindre égare à son encontre.
Au Sénégal, nous sommes les bourreaux du tourisme : nous avons empoisonné, décapité le secteur, sans nous en rendre compte ou, plus grave, avec hypocrisie.
La pollution, tant décriée, est de tout bord et pas uniquement ordurière : depuis le voyagiste qui fourni un programme bien embelli, mais très loin des réalités et du qualité/prix, tel une termite dans le bois, jusqu'au petit vendeur du coin de rue qui augmente son prix dès qu'il s'agit d'un touriste.
L'arnaque permanente est pire qu'un sac plastique jeté par un enfant qui ignore les méfaits que cela engendre, par manque d'éducation.
Le touriste cherche la quiétude, la propreté, la gentillesse de la population, la qualité/prix que lui offre une destination.
Malheureusement, le harcèlement est présent partout, de l'arrivée à l'aéroport jusque dans sa chambre d'hôtel, en passant par les contrôles sur la route et les vendeurs.
Il faut quand même reconnaitre quelques améliorations, pour ne pas rester sur la liste noire. Le prix des billets d'avion a connu une légère baisse par rapport aux années passées. Il n'est pas rare de trouver un billet entre 400 et 500 €, depuis la France, notre principal marché émetteur. A savoir, est-ce la politique gouvernementale ou bien, est-ce la crise qui étrangle les compagnies aériennes, au point de faire baisser les tarifs ?
Le prix du baril de pétrole, en baisse depuis quelques temps (presque 30 %) devrait mieux se répercuter sur le tarif des billets, au lieu d'engranger des bénéfices.
Il y a, également, un accueil plus sobre à la descente de l'avion ; il faudrait juste augmenter les guichets de police, car, lorsque deux avions arrivent en même temps, l'attente dure trop longtemps.
Il serait peut-être bon d'ouvrir des guichets pour les touristes et d'autres pour les ressortissants sans visa qui passeront plus vite : la salle serait libérée plus rapidement.
Obtenir des informations sur les vols est une vraie galère : un ou deux grands écrans, tels que celui qui est placé et que l'on voit de loin, à l'entrée de l'aéroport (celui qui diffuse des publicités) pourrait régler le problème en affichant les informations sur les vols. Cela éviterait à l'accueil l'attroupement comme des sans-papiers parqués derrière les barrières.
La bonne qualité de nos routes, à l'exception de quelques tronçons, est une fierté pour accueillir les visiteurs.
Certaines villes affichent une nette amélioration de propreté publique, mais il reste encore beaucoup à faire.
La présence des ASP (agent de sécurité de proximité) sur les sites touristiques est à saluer, car c'est dissuasif pour les inconditionnels traqueurs de toubabs. Ils font un travail remarquable pour la sécurité ; pourvu que cela dure et qu'ils ne se laissent pas entrainer dans le laxisme et l'arnaque qui gangrène le secteur.
En citant ces avancées très importantes, on ose croire à la résurrection du tourisme au Sénégal. Il suffit d'un sursaut national, à commencer par nos autorités, étatiques, politiques, religieuses, forums civiles, etc.... la tâche semble hardie mais nécessaire et faisable dans le court, le moyen et le long terme.
En semant la bonne graine dans des cendres, il peut bien pousser une belle plante ; sans éducation, l'enfant deviendra un adulte ignorant.
Il faut introduire dans notre système scolaire l'éducation touristique, au moins dans les localités à vocation touristique, à défaut nationale. Ce ne sera pas un programme technique et professionnel du tourisme, mais des bases civiques, morales, sanitaires et culturelles pour une vision plus adaptée à nos réalités.
Par exemple, il est formellement interdit, dans notre éducation, qu'un enfant dise : « mayma khaliss »* ; c'est choquant au point de recevoir une bonne correction. Alors, pourquoi accepte-t-on que les enfants disent : « toubab, donne-moi de l'argent » ? Croyez vous que cela honore nos valeurs en matière d'éducation ? Pourtant, c'est presque une chanson dans la bouche des enfants, si ce ne sont pas les adultes qui entonnent : « toubab, cadeau, toubab cadeau ! » Une grande tare sera enlevée le jour où le touriste sillonnera le pays sans être interpellé ou agacé par des demandeurs de cadeaux, souvent masqués derrière un projet fantôme.
Pour ce faire, il faut mettre, dans les écoles, un programme avec des exemples qui attirent l'attention sur le vécu au quotidien :
• Un enfant bien poli ne demande pas de cadeau aux touristes,
• Je participe à l'amélioration du cadre de vie de mon quartier pour accueillir les touristes,
• Je garde mon village propre pour accueillir mes amis touristes,
• Non au tourisme sexuel pour la dignité humaine.
Tant d'exemples peuvent sortir des idées de nos éminents pédagogues afin d'éduquer nos jeunes sur le tourisme.
En l'état actuel de la situation, seul l'Etat peut apporter un massage cardiaque pour réanimer le secteur.
Quand le pays traverse une crise, l'Etat prend toujours les mesures adéquates pour y remédier : plan Takkal* pour l'énergie, plan Orsec pour les inondations, aliment de soudure pour le bétail, bourse familiale pour le monde rural, etc....
On brandi la baisse de la TVA 10 % pour le tourisme comme arme. Certes ce n'est pas négligeable mais cela n'est répercuté nulle part sur les prix au profit du touriste. Cela n'a rien changé. De plus, sans client, point d'argent encaissé pour défalquer la TVA. La meilleure méthode pour que cette baisse profite aux touristes, c'est d'imposer des prix homologués de certains produits pour tout le secteur.
Dans notre tradition, quand le visiteur arrive, la première chose, c'est de lui présenter un pot ou une calebasse d'eau fraîche.
Le ministère du tourisme peut, en collaboration avec KIRENE qui est un produit bien local, homologuer la vente de la bouteille d'eau à 500 Fcfa dans tous les hôtels, restaurants, bars. A moins que ces derniers nous expliquent les raisons de vendre la bouteille d'eau entre 1000 et 1500 Fcfa alors que sur le marché on l'achète entre 300 et 500 Fcfa.
Il est encore possible de redynamiser nos coutumes à travers le tourisme : offrir une bouteille d'eau à la descente de l'avion à tous les visiteurs serait un acte noble pour le Pays de la Téranga. En plus, une bonne opportunité de faire passer des messages sur les étiquettes des bouteilles et également une manne financière et source d'emploi pour les fournisseurs. C'est une idée basique que peuvent explorer et exploiter nos experts en communication et marketing pour apporter un pan sur la bannière du tourisme au Sénégal.
A l'heure actuelle, nous avons l'impression que le secteur du tourisme est inconsidéré, relégué au plus bas de l'échelle. Le secteur traverse une crise hors du commun et aucune action immédiate n'est prise pour venir en aide aux familles directes ou indirectes qui sont au bord de l'abîme.
Je demande solennellement à nos autorités, de sonner l'alerte et de lancer un PDT (Plan Dékil* Tourisme) :
1. Surseoir à toutes les taxes pour deux ans : sans touristes, point d'argent pour payer les taxes,
2. Eponger les dettes des entreprises touristiques, au même égard que les paysans,
3. Mieux équiper les services régionaux du tourisme pour un meilleur contrôle des qualités/prix, du laxisme et l'arnaque dans le secteur,
4. Mettre l'école au chevet du tourisme : l'ignorance est mère de tous les vices.
Nos experts en la matière peuvent compléter la liste pour redynamiser le Tourisme au Sénégal.

Abou BA*Guide touristique/M'BOUR Sénégal /Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
*Mayma Khaliss : donne-moi de l'argent *Takkal : éclairer *Dékil : la résurrection

 

Ce livre éclaire sur les principaux enseignements de l'islam transmis par les prophètes, messagers et envoyés d'Allah. L'auteur décrit l'identité du musulman pieux, explique comment devenir pieux, acquérir la sagesse, l'intelligence, la connaissance divine, la science. Ce livre traite également des méfaits de l'association de co-dieux et de la divergence entre croyants.

Ce livre éclaire sur les principaux et riches enseignements de l'islam et du « christianisme » transmis par les prophètes, messagers et envoyés d'Allah.

L'auteur nous décrit l'identité du musulman pieux et celle du non-croyant, procède à la narration de récits d'origine divine et prophétique pour approfondir la foi des musulmans en Allah.

Il explique comment on peut embrasser l'Islam, devenir pieux,

acquérir la sagesse, l'intelligence, la connaissance divine, la science, communiquer et s'approcher d'Allah.

Il enseigne à ceux qui ont cru en Allah et au jour dernier, quelques rituels islamiques suivant la « Sunna » du prophète

Muhammad, ain de les aider à devenir pieux.

Ce livre traite également des méfaits de l'association de codieux et de la divergence entre les croyants.

Cheikh Kissima Wakary Doucouré est chercheur en sciences religieuses.

Illustration de couverture : macbrianmun.

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