Tout un continent aura  les yeux tournés vers Bata, où s’ouvre la 30e édition de la Coupe d’Afrique des nations. Le coup d’envoi sera donné  ce samedi 17 Janvier, en Guinée Equatoriale à Malabo stadium (Guinée Equatoriale). Seize équipes seront sur la Ligne de départ pour soulever, au soir du 8 février prochain, le trophée continental. En l’absence du Nigeria, tenant du titre ou encore de l’Egypte (7 trophées), les gros cylindrées du football africain mondialistes sont présents. Le match d’ouverture oppose la Guinée Equatoriale, pays organisateur au Congo-Brazzaville qui effectue son retour en phase finale après quinze ans d'absence. Cette rencontre sera suivie  du match Burkina Faso-Gabon, deuxième rencontre du groupe A. Pendant trois semaines (du 17 janvier au 8 février), la compétition réunira 368 joueurs. L’Afrique retient son souffle.
 
Groupe  A
 
Guinée équatoriale : Franchir le cap des quarts
La Guinée équatoriale pu sauver les meubles suite au désistement du Maroc pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de football (Can). Elle accueille désormais la 30ème édition à deux mois seulement de la plus haute compétition africaine en football. Malabo, Bata, Mongomo et Ebebiyin sont les quatre sites retenus où les 16 équipes disputeront la phase finale. Ainsi, le pays de Teodoro Obiang NguemaMbasogo, président de la Guinée équatoriale s’offre une deuxième participation à la Can, après celle Co-organisée par le Gabon en 2012. Le NzalangNacional n’a jamais joué cette compétition ailleurs que chez eux. Elle a toujours été éliminée lors des tours préliminaires. Son seul palmarès inscrit jusqu’ici dans leur agenda reste un quart de finale de Can où ils ont été éliminés par les Eléphants de la Côte d’Ivoire sur un large score, 3-0. Ecartée des qualifications en juillet pour avoir aligné un joueur non éligible, l’équipe la moins bien classée de la Can tentera de jouer son va-tout, afin de s’inviter encore dans le top 8 africain. En tout cas ils ont mis les moyens faisant recours à des mercenaires, notamment des  Brésiliens.
 
Burkina Faso : Et si le remake se produisait ?
C’est l’équipe qui a créé la sensation lors de la dernière CAN tenue en Afrique du Sud en accédant à la finale de cette compétition. Les Etalons écrivent une nouvelle page de leur histoire à ce stade de la compétition où ils n’ont pas pu franchir le carré d’as. C’est donc avec une équipe au quasi complet amenée par leur capitaine, Charles Kaboré et une attaque de feu avec Pitroipa et Aristide Bancé (seul Alain Traoré blessé manque à l’appel) que les étalons vont perdre la finale devant les Super Eagles par le plus petit score (1-0) à Johannesburg pour la finale de cette édition. Les hommes de Paul Put qui se contenteront de la deuxième place entendent jouer les premiers rôles de la Can 2015.
 
Gabon : Des Panthères attendus
Amenée par l’homme fort de la Bundesliga (Allemagne), Pierre-EmerickAubameyang de Dortmund, l’équipe nationale du Gabon participera à cette 30ème édition de la CAN. Les Panthèresqui avaient été stoppés par le Mali (1-1, 4-5 t.a.b) lors de la 28ème édition entendent se rattraper lors de cette compétition en terre équato-guinéenne. En plus de la publication de la liste définitive des joueurs retenus pour la Can par le sélectionneur Jorge Costa, les Panthères logés dans le groupe A, avec le Congo, la Guinée Equatoriale, pays hôte et le Burkina Faso, comptent aller le plus loin possible dans la compétition.
 
Congo :15 ans après
C’est en 2000 que le Congo a enregistré sa dernière participation à une CAN. Quinze ans après, les Diables rouges participent à une phase finale de la compétition la plus prestigieuse du continent en profitant du nul du Nigéria face à l’Afrique du Sud pour se qualifier deuxième de cette poule, éliminant ainsi le tenant du titre. Il enregistre sa septième  compris celle de Guinée équatoriale 2015 sous la houlette de Claude Le Roy. Le technicien français compte se préparer au Sénégal.
 
Groupe  B
Zambie : Le succès de 2012 plane
La Zambie à l’occasion de faire oublier sa mauvaise performance en 2013 en Afrique du Sud où elle a été éliminée dès le premier tour de la compétition. Pourtant championne d’Afrique au terme de la 28e édition de la Coupe d’Afrique amenée par le capitaine Chris Katongo qui termine meilleur joueur de la compétition, la Zambie avait fait un excellent parcours. Elle avait terminé premier de son groupe devant la Guinée équatoriale, la Libye et le Sénégal. Lors des trois matchs du groupe A, la Zambie obtient deux victoires et un nul. Elle bat le Sénégal lors du premier match : 1-2, ensuite elle partage les points avec la Libye 2-2, et pour finir elle bat la Guinée équatoriale 0-1. Leur 17ème participation tentera néanmoins de couronner ce beau parcours dans cette compétition africaine où elle avait participé une finale en 1974. Pour cette fois ci, les Chipolopolo y seront sans la participation de Christopher Katongo qui a été écarté par le sélectionneur, HonourJanza, pour des raisons de discipline. A cela s’ajoutent trois autres joueurs, notamment NyambeMulenga (Zesco United), ChangweKalale (Power Dynamos) et SatchmoChakawa (Green Eagles) grièvement blessés dans un accident de la route. Les hommes de HonourJanza seront logés dans une poule assez relevée où ils seront aux prises avec la RD Congo, la Tunisie et le Cap-Vert.
 
Tunisie : Maintenir le cap du tour préliminaire
Après un parcours sans faute lors des éliminatoires où elle  a occupé la première place du groupe devant le Sénégal et l’Egypte, la Tunisie part comme l’un des favoris de la Can 2015 en terre équato-guinéenne. Une performance qui la classe troisième place africaine, selon le classement de la FIFA du mois rendu public au mois d’octobre dernier, derrière l’Algérie qui s’est propulsée pour la première fois de son histoire à la 15e position mondiale, et la Côte d’Ivoire qui a perdu trois rangs dans ce nouveau classement (25e). Amenés par le technicien Belge, Georges Leekens, les Aigles de Carthage n’ont pas atteint le carré d’as depuis leur sacre en 2004, chez eux où ils se sont défaits du Maroc en finale, remportant ainsi leur premier trophée.
 
Cap Vert : Si les Requins bleus créent la surprise
Principal adversaire de la Tunisie et de la Zambie, le Cap-Vert est logé dans la poule B à sa deuxième participation de la CAN après celle tenue en Afrique du Sud.  Les Cap-Verdiens avaient réussi à atteindre le tableau final pour cette première apparition en compétition continentale. Après avoir fini deuxième de leur groupe, derrière le pays hôte, l’Afrique du Sud et devant le Maroc et l’Angola, ils s’inclinent en quart face au Ghana. Les Requins bleus ont été amenés par Ryan Mendes et Djaninyqui terminent meilleurs buteurs cap-verdiens des éliminatoires puisqu’ils ont inscrit deux buts chacun, sur les dix de leur formation, en quatre rencontres. Luís Carlos Almada Soares, plus connu sous le surnom de Platini devient le premier joueur à inscrire un but pour le Cap-Vert en phase finale d’une compétition internationale après avoir ouvert le score face au Maroc lors de cette CAN. Que ce soit au niveau mondial ou au niveau continental, la sélection cap-verdienne est en progrès constant depuis les années 1990. Après avoir connu un creux vers 1999 avec par conséquent une 177e place au classement mondial et une 47e place en Afrique, la plus mauvaise performance des Requins Bleus. Depuis la fin des années 2000, le Cap-Vert ne cesse de monter au classement FIFA, jusqu’à entrer dans le top 100, position occupée depuis 2007. Il a même atteint le 9e rang africain à la fin de l’année 2011 après la Can sud-africaine.
 
RD Congo : Semeur de troubles  
L’équipe de République démocratique du Congo de football, surnommée les Léopards (appelés les Simba entre 1997 et le 18 février 2006), enregistre sa 17ème participation à la CAN. Les Léopards font partie des équipes ayant remportées plus de trophées à cette compétition africaine.  Ils ont enregistré leur premier succès continental en 1968 (en Éthiopie) en dominant le Congo Brazzaville sur le score de 3-0. Six ans plus tard, sous le nom de Zaïre, elle récidive en remportant la CAN organisée en Égypte devant la Zambie. Les deux équipes qui s’étaient quittées par un match nul 2-2 après prolongations (doublé de Pierre Mulamba), ont rejouéle match deux jours plus tard. Les Léopards remportent le titre par un but de Pierre Mulamba, ce qui fait de lui le meilleur de la compétition et en plus, il détient le record de buts marqués en une phase finale de Coupe d’Afrique des nations avec 9 buts en 6 matchs lors de la CAN 1974 en Égypte. Vite éliminé à la Can 2013 dans une poule B où le Mali s’est qualifié en compagnie du Ghana, les Léopards auront fort à faire avec la Tunisie et la Zambiepour accéder aux quarts de finale.
 
Groupe  D
Mali : La Constance
Il est l’équipe la plus constante des deux dernières Can. Atteignantdeux fois de suite le carré d’as en 2012 et 2013, le Mali a réussi à occuper la troisième place de cette compétition africaine du 17 janvier au 8 février prochain en Guinée Équatoriale. Mieux encore en 2002, le Mali organise la coupe d’Afrique des nations et crée la surprise à domicile en atteignant les demi-finales malgré des ambitions limitées. Il s’incline lourdement (3-0) face au Cameroun futur vainqueur de la compétition et termine 4e après sa défaite face au Nigeria (1-0). En 2004 le Mali atteint à nouveau les demi-finales mais s’incline encore lourdement (4-0) face au Maroc et termine quatrième après leur défaite encore une fois face au Nigeria (2-1). Frédéric Kanouté se distingue lors de cette CAN en figurant dans l’équipe-type du tournoi et comme meilleur buteur. Pour cette Can 2015, les Aigles du Mali enregistrent leur 9ème participation en terre équato-guinéenne.  Qualifiée aux dépens de l’Algérie déjà à l’abri à Bamako (2-0), l’équipe malienne sera amenée par le capitaine emblématique, Seydou Keita qui est le porteur du brassard dans une poule de feu où il compte se frotter contre la Côte d’ivoire et le Cameroun.
 
Côte d’Ivoire : Une génération en quête du trophée
Seule l’Egypte a fait mieux que lui. La Côte d’Ivoire a remporté la Coupe d’Afrique des nations en 1992 et compte en 2013 vingt qualifications pour la phase finale de la compétition continentale et sept podiums. Les « Éléphants » ont participé par ailleurs à trois phases finales de la Coupe du monde, en 2006, 2010 et 2014, sans jamais franchir le premier tour. Vingt-deux ans après leur unique titre africain, la génération dorée ivoirienne portée par l’éclosion des talents sortis de l’Académie Mimosifcom (Kolo et Yaya Touré, DidierDrogba et Zokora, Gervinhoetc.) joue pour certains leur va-tout dans cette CAN 2015. Ils atteignent deux fois de plus la finale de la CAN respectivement contre l’Egypte en 2006 et la Zambie en 2012. Parmi les joueurs de football ayant marqué l’histoire de la sélection, deux ont remporté le trophée du Joueur africain de l’année : Didier Drogba et Yaya Touré, respectivement deux et trois fois.Cette défaite inattendue en 2012 fait le désespoir des supporters ivoiriensSous la direction du Français SabriLamouchi, les Ivoiriens se qualifient pour la CAN 2013 face au Sénégal, la dernière annoncée pour Drogba, mais y déçoivent une nouvelle fois en étant éliminés dès les quarts de finale face au Nigeria (1-2).Pour cette année, la Côte d’ivoire y va sans Drogba et Zokora. Le sélectionneur Hervé Renard  a  donné confiance aux jeunes, notamment Gervinho (AS Roma/Italie), Wilfried Bony (Swansea/Angleterre), Salomon Kalou (Hertha Berlin/Allemagne). Les cadres comme Kolo et Yaya Touré feront le déplacement aussi.
 
Cameroun : Le pari du rachat
Quatre fois vainqueur de la CAN (1984, 1988, 2000 et 2002), l’équipe nationale du Cameroun n’a depuis lors rugit. Elle a d’ailleurs même raté les deux dernières CAN tenues en Afrique du Sud et Gabon-Guinée équatoriale. Les Lions indomptables doivent se racheter pour cette Can pour ses résultats décevants durant les éliminatoires de 2012 et 2013. Leurs parcours perfides commencent en 2004 ou le Cameroun, double tenant du titre, est éliminé en quart de finale par le Nigeria, malgré son fameux duo d’attaque Eto’o-Mboma, dont le dernier dispute là sa dernière compétition internationale. À la CAN 2006, le Cameroun est une nouvelle fois éliminé en quart de finale, bien qu’il reste invaincu durant la compétition. La Côte d’Ivoire, encore une fois, sort le Cameroun, au bout d’une interminable séance aux tirs au but (11-12). En 2008, le Cameroun élimine la Tunisie (3-2), puis le pays organisateur et favori Ghanéen (1-0) en demi-finale. Les Lions perdent une nouvelle fois contre les Pharaons d’Égypte. Samuel Eto’o bat le record de buts dans l’histoire de la CAN. Lors de la CAN 2010 en Angola, les Lions indomptables s’inclinent face à leur bête noire égyptienne, futur vainqueur pour la 3e fois consécutive (1-3).Pour les éliminatoires de la CAN 2012 ont été catastrophiques pour la sélection camerounaise étant devancée par le Sénégal. Le Cameroun manque la qualification tout comme en 2013 où une défaite face à l’inattendu Cap-Vert leur prive de compétition. Cette présente Can 2015, le sélectionneur Allemand Volker Finke arrivé le 22 mai 2013 à la tête de l’équipe  aura la lourde tâche de relever le défi en essayant de hisser les Indomptables sur le haut du tableau sans certains cadres. Il s’agit de Alexandre Song, Charles Itandje, AurelienChedjou, Benoît Assou-Ekotto.
 
Guinée :  Et si « Ebola » motivait le Syli?
La Guinée Conakry parte avec un double enjeu à cette CAN 2015 : relever le défi d’une participation à cette compétition et montrer à la face du monde que le virus à hémorragique Ebola  qui  a fait des milliers de victimes n’impactera guère sur leur performance. Le Syli Nationalqui ne s’est pas qualifié à l’occasion de la dernière Can de 2013 entend redorer leur image qu’il avait entre 2004, 2006 et 2008  où les partenaires de Pascal Feindouno ont été éliminés en quart de final. À la CAN 2004, après avoir fini second du groupe derrière la Tunisie mais devant le Rwanda et la RD Congo, l’équipe de Guinée fut éliminée en quarts par le Mali (1-2, malgré l’ouverture du score de Pascal Feindouno). L’équipe de Guinée de 2006 emmenée par Patrice Neveu est sortie vainqueur en battant même l’Afrique du Sud et la Tunisie. Au quart de finale, la Guinée se battit vaillamment face au Sénégal (2-3). Avec 9 buts inscrits dans 4 matches, la Guinée convainquit particulièrement par son jeu offensif.
Pour l’édition de la CAN 2010 et de la Coupe du monde 2010, elle sera éliminée lors du tour final en compagnie de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, et du Malawi en terminant dernière du groupe E et ne se qualifie ni pour la Coupe du Monde 2010, ni pour la CAN 2010 alors qu’elle s’était hissée au niveau des quarts de finale au cours des trois éditions précédentes. C’est le cas aussi pour la précédente Can 2012 où elle a été éliminée au premier tour de la phase finale co-organisée par le Gabon et la Guinée Equatoriale. En 2013, le Syli est éliminé au tour préliminaire.

 

Que se passe-t-il au Parti socialiste ? C’est la question qui se pose au sein de la formation dirigée par Ousmane Tanor Dieng. L’Alliance pour la République (Apr) a trouvé un consensus autour de la candidature de Aliou Sall à la présidence de l’Association des maires du Sénégal (Ams) alors qu’il avait au moins cinq adversaires, tous membres de son parti.

Cette question réglée, il ne restait au maire de Guédiawaye que le Socialiste Alioune Ndoye, investi mercredi en présence du maire de Dakar, Khalifa Sall, de celui de Mermoz-Sacré-Cœur, Barthélémy Dias et de celui de la Patte-d’Oie, Banda Diop. C’est donc son candidat qui, comme la presque totalité des élus de la Capitale, a rempilé sous la bannière de Taxawu Dakar. L’on peut en déduire que c’est la seule candidature officielle, même si Bamba Fall de la Médina a encore réaffirmé hier sa candidature à la présidence de l’Ams. «Je ne vais pas accepter, au niveau du Ps, qu’il y ait deux candidatures», avait rassuré Alioune Ndoye lors de sa conférence de presse. C’est dire que soit il se désiste au profit de Bamba Fall soit ce dernier lui-même cède. «Il va se désister, c’est évident», espère le maire de Dakar-Plateau, joint par téléphone hier. Et cette option est plus plausible puisque le maire de la Médina est un «khalifaïste» invétéré. Mais surprise, chez les Socialistes hier. Leur porte-parole, Abdoulaye Wilane, annonce que le Ps vote Aliou Sall.

Le Ps donne feu vert à Aliou Sall
«Le Ps félicite solennellement l’Apr pour le processus mis en œuvre pour aboutir à un candidat consensuel», a dit Abdoulaye Wilane. Mais «consensuel» pour qui ? Le porte-parole adjoint du Ps estime que l’Ams n’a pas de couleur, mais il y a quelque chose de symbolique dans son geste : Assister à la présentation du candidat de l’Apr et au siège du même parti. On ne peut soutenir qu’il s’agit du choix de Benno bokk yaakaar (Bby), à moins que cette position confirme le duel continu entre la coalition au pouvoir et celle de Taxawu Dakar. «Non, Taxawu Dakar, c’était juste pour les Locales», reprécise Alioune Ndoye. Mais Abdoulaye Wilane est encore plus clair : «Nous soutenons cette démarche et cette candidature (de Aliou Sall). Nous allons aider à mettre en place un bureau afin de répondre à l’attente du chef de l’Etat. Nous devons l’accompagner dans la loyauté et dans la solidarité pour qu’il accomplisse son mandat.» Wilane est déjà dans l’après élection de Aliou Sall!

Premier accroc entre Tanor et Khalifa Sall ?
Alors, si le Ps vote Aliou Sall, c’est qu’il vote aussi contre Alioune Ndoye, donc contre un candidat soutenu et parrainé par un de ses leaders, Khalifa Sall en l’occurrence. Pourtant, le porte-parole adjoint du Ps porte aussi la parole de Tanor. Alioune Ndoye est formelle : «La déclaration de Wilane n’engage que lui. Il n’y a pas eu de décision officielle émanant du parti. Nos instances, comme le Bureau politique dont je suis membre, n’ont pas fini d’être installées, et donc ne se sont pas prononcées. Que je sache, le seul porte-parole du Ps c’est encore Aïssata Tall Sall. En tout cas, Wilane est décevant ; c’est un forcing médiatique et c’est une tentative d’orienter les élus socialistes.» Mais Wilane peut-il faire une telle déclaration sans l’aval de Tanor, surtout pour un parti qui se dit «organisé» ?
Les discussions pour faire rallier le maire de Dakar-Plateau à la cause de Aliou Sall se sont poursuivies hier. Tout est possible. Mais dans la soirée, Ndoye a fait savoir que c’est le candidat de l’Apr qui doit se désister. «Je ne suis pas jusqu’au-boutiste, mais j’espère convaincre Aliou Sall.» Consensus ou pas, le soutien socialiste à Aliou Sall au détriment de «son» maire, béni par Khalifa Sall, installe un malaise qui laisse entrevoir une polémique au sien du Ps. Certains camarades de Tanor sont restés bouche bée. «Comment a-t-il pu dire pareille chose et au nom du parti ?», soupire un haut responsable socialiste qui n’était même pas au courant de cette sortie du porte-parole.

lequotidien.sn

Le club parisien a saisi la Ligue à la suite d'une banderole brandie par des supporteurs bastiais accusant le Qatar de "financer le PSG et le terrorisme". Drôles, offensantes ou offensives, les banderoles déployées à Furiani passent rarement inaperçues. La dernière en date, "Le Qatar finance le PSG... et le terrorisme", brandie dans la bouillante tribune Est avant la rencontre de samedi, n'a pas dérogé à la règle. D'autant que le contexte émotionnel et médiatique lié à l'attentat de Charlie Hebdo a fait caisse de résonance. Pourtant, cette banderole était prévue "depuis le début de la saison" et a été faite "avant les attentats", affirme l'un des supporteurs à l'origine de l'étendard.

Le but du message ? "Pointer du doigt l'hypocrisie de la politique française, qui soutient militairement les rebelles islamistes en Syrie et leur fait la guerre ailleurs. La France dénonce le terrorisme comme la première menace mondiale et fait des courbettes au Qatar et aux pays du Golfe qui, de notoriété publique, financent directement ou indirectement les djihadistes."

Malgré les attentats, les auteurs de la banderole n'ont pas hésité un seul instant à la brandir, au contraire. "Nous étions en plein dans le sujet, même si au départ ce n'était pas un hommage à Charlie Hebdo, mais ça l'est devenu malgré nous, puisque la banderole était en plein dans leur ton."

Pour preuve, le journal satirique avait publié sur son compte Twitter, il y a quelques semaines, deux éloquents messages associant explicitement le terrorisme et le Qatar. Et c'est avec "le plus grand des bonheurs" que les personnes à l'origine de la banderole se sont aperçu, une fois la polémique lancée, que Charlie Hebdo avait émis le même avis quelque temps auparavant. C'est dire si le débat de fond n'est pas nouveau. Certes, le lieu et le contexte n'étaient certainement pas aux accusations de toutes sortes.Reste que, comme toujours à Furiani, la minute de silence a été exemplaire. Et on sait trop bien pourquoi, dans ce stade marqué au fer rouge par la catastrophe du 5 mai 1992.

Pour ne pas faire d'amalgame, la banderole n'a pas été déployée dans la partie de la tribune dévolue au groupe de supporteurs emblématique de Furiani, Bastia 1905, mais au côté opposé. "Elle n'émane pas du groupe, mais d'une initiative isolée, précise un supporteur. Et elle ne représente certainement pas une insulte aux morts de la semaine dernière à Paris."
Le PSG ne porte finalement pas plainte

Le message dépassant largement l'univers du sport et du football, le PSG n'était donc pas directement en ligne de mire. Cependant, après leur lourde défaite face aux Bastiais (4 buts à 2), les Parisiens n'auraient pas hésité à stigmatiser la banderole, en insinuant que le message avait déstabilisé les joueurs. Si la solidité mentale du Paris Saint-Germain est comparable à celle d'un tissu de banderole, on peut alors s'interroger sur sa capacité à conserver son titre de champion de France...

Le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, a annoncé mardi que son club devait porter plainte contre la banderole affichée à Bastia. Mais cela ne sera finalement pas le cas pour des raisons légales, puisque le PSG ne peut se substituer à l'État qatarien. En revanche, la Ligue, saisie par le club de la capitale qui a demandé un rapport, devrait hériter du dossier dès aujourd'hui à travers sa commission de discipline qui devrait mettre l'affaire en instruction.

Nasser Al-Khelaïfi ne lâche pas l'affaire. Il a officiellement demandé à la LFP de "prendre des sanctions". Le club corse est déjà sous le coup d'un sursis pour un match à huis clos et un point.

Mais du côté des supporteurs, pas d'inquiétude : "Il n'y a aucune insulte, aucune diffamation, et aucune agressivité. Simplement une vérité maintes fois dénoncée dans de nombreux journaux. La polémique ne devrait pas se jouer autour de cette banderole, mais autour de ce qu'elle dénonce."

Le Point.fr

vendredi, 16 janvier 2015 17:05

Dieudonné autorisé par la justice à jouer à Metz

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Le polémiste avait contesté en justice l'annulation du spectacle décidée par l'exploitant de la salle après qu'il avait dit se sentir "Charlie Coulibaly".

La juge des référés du tribunal de Metz a enjoint vendredi les Arènes de Metz à ouvrir leurs portes au polémiste Dieudonné, alors que l'exploitant de la salle avait décidé d'annuler son spectacle prévu dans la soirée. Saisie en référé par l'avocat de Dieudonné, la magistrate a enjoint la société exploitant les Arènes de "laisser pénétrer immédiatement dans la salle de spectacle" l'artiste et son personnel technique, ainsi que d'ouvrir "l'accès au public au moins une heure avant le spectacle". La juge a également condamné les Arènes de Metz à 50 000 euros de pénalités en cas de non-respect de cette injonction.

L'avocat de Dieudonné, Me Sanjay Mirabeau, a salué "un bon signal, une décision juste". "C'est le plancher de la liberté d'expression nécessaire", a-t-il dit. "Il n'y a aucun vainqueur, c'est juste le droit qui a gagné", a-t-il ajouté, en espérant que l'actionnaire des Arènes de Metz et du Zénith de Strasbourg, Vega, retire à présent la lettre de résiliation du spectacle prévu samedi à Strasbourg. Une audience en référé, sollicitée par la défense de Dieudonné, est prévue samedi matin dans la capitale alsacienne, a-t-on appris de source judiciaire. Les organisateurs s'attendaient à accueillir quelque 4 000 personnes à Metz - où le spectacle devrait commencer avec probablement deux heures de retard, vers 22 heures, selon les organisateurs - et à Strasbourg. Le groupe Vega avait annoncé jeudi l'annulation du spectacle à la suite de la "résiliation du contrat d'accueil" signé avec l'artiste. Il en a fait de même vendredi matin pour le spectacle prévu samedi au Zénith de Strasbourg. Il s'agissait des premières annulations de spectacles de Dieudonné après la polémique provoquée par ses récents propos sur sa page Facebook. Il y avait écrit se sentir "Charlie Coulibaly", associant le nom de l'auteur de la sanglante prise d'otages raciste dans un supermarché casher à Paris au slogan de soutien à Charlie Hebdo.
Jugé pour "apologie du terrorisme"

"Il n'y a aucun motif pour la résiliation", a plaidé l'avocat à la barre, vendredi. "Notre intérêt n'est pas l'argent", a-t-il ajouté, assurant que l'objectif était de "normaliser l'usage de la liberté d'expression, exactement comme cela s'est fait avec la une de Charlie Hebdo". Il a également rappelé que le spectacle avait été vu par les autorités et avait déjà été joué "sans trouble à l'ordre public" à Paris, à Nantes fin décembre et à Toulouse samedi dernier, après les attentats à Paris. L'avocate de Vega, Me Frédérique Stéphanelli-Dumour, a argué que le juge des référés était incompétent, la salle étant exploitée en délégation de service public accordée par la ville de Metz. Elle a présenté une lettre de la ville de Metz, datée de jeudi, qui juge la résiliation "pleinement justifiée" et invoque un "risque de trouble à l'ordre public".

À l'issue d'une garde à vue mercredi, le parquet de Paris a convoqué Dieudonné le 4 février devant le tribunal correctionnel, où il sera jugé pour "apologie du terrorisme". Plusieurs villes de province, dont Metz, Limoges, Nice et Strasbourg, avaient indiqué qu'elles souhaitaient que son spectacle soit annulé. Le groupe Vega, qui est aussi actionnaire d'autres Zéniths en France, n'a pas donné de précisions concernant d'autres spectacles prévus ultérieurement dans d'autres salles qu'il exploite.

Après les attentats qui ont touché la France, y a-t-il des leçons diplomatiques à tirer ? Les interventions militaires au Mali ou au Proche-Orient doivent-elle être reportées ? « Pas question, a déjà prévenu Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, de céder à la tentation du repli et de renoncer à la lutte contre le terrorisme. » Un message confirmé par François Hollande, ce vendredi matin, lors de ses voeux adressés au corps diplomatique. Il a d'ailleurs appelé à une réponse collective face au terrorisme.

Avec notre envoyé spécial à l’Elysée, Daniel Vallot

François Hollande a réaffirmé ce principe : l’action extérieure de la France ne changera pas face aux attentats et face à la menace terroriste (intervention au Sahel, intervention en Irak). « Nous ne cédons à rien, a-t-il martelé. Nous ne sommes sensibles à aucune pression, d’où qu’elle vienne. Nous n’avons pas peur. Nous agissons parce que nous sommes la France et parce que nous sommes conscients que la France est attendue sur la scène internationale pour promouvoir des valeurs que nous partageons. »

Le président de la République française appelle concrètement à davantage de collaboration au niveau international pour lutter contre le terrorisme, avec la nécessité d’adopter au niveau européen le fichier PNR sur le transport aérien. « Il faut des mesures, a poursuivile chef de l'Etat, pour lutter contre le phénomène des combattants étrangers qui reviennent d’Irak et de Syrie. Cette guerre n’est pas une guerre contre une religion mais une guerre contre la haine. »

Le chef de l’Etat a d'ailleurprofité de ses vœux au corps diplomatique pour remercier la communauté internationale de sa réponse et de sa solidarité face au drame vécu la semaine dernière par la France.

« Crime contre l’humanité »

Mais ce discours a aussi été l'occasion pour le chef de l’Etat de revenir sur les actions terroristes qui jour après jour frappent plusieurs pays d’Afrique. Notamment le Nigeria où sévit le groupe islamiste radical Boko Haram que François Hollande a particulièrement pointé du doigt : « J’évoquais le Sahel, l’Afrique de l’Ouest, le Nigeria où Boko Haram se livre à un véritable crime contre l’humanité. Ce ne sont plus simplement des femmes qui sont enlevées, et c’est déjà suffisamment atroce, ce sont des enfants qui se trouvent massacrés par les actions de ce groupe. Ce sont des villages, des villes entières qui sont rasés », a déclaré le président Hollande en référence aux derniers massacres commis dans le nord du pays la semaine dernière.

Une solidarité nationale et internationale s'est manifestée.
François HollandePrésident français

Rfi

Le Tchad va envoyer des renforts au Cameroun, pour l'aider dans sa lutte contre Boko Haram. L'Assemblée nationale du pays a autorisé l'envoi des soldats tchadiens par un vote unanime de 155 voix pour et aucune voix contre, ce vendredi. La veille, l'annonce avait été faite dans un communiqué du président camerounais Paul Biya qui remerciait le chef de l'Etat tchadien pour ce geste. Depuis des mois, le Cameroun doit faire face à la multiplication des attaques du mouvement terroriste nigérian, dans le nord de son territoire. Cette aide est donc la bienvenue.

La secte nigériane Boko Haram multiplie des raids meurtriers dans l'extrême nord du Cameroun. Le pays se réjouit donc de l'annonce de l'arrivée d'un renfort tchadien pour l'aider dans sa lutte. Le ministre camerounais de la Communication Issa Tchiroma Bakary, qui se fait le porte-parole de la satisfaction du président et du pays, rappelle l'importance de l'allié tchadien dans ce combat : « C’est la manifestation concrète de la solidarité, de l’entente parfaite entre deux chefs d’Etat dont les peuples sont des peuples amis, en raison également de l’interdépendance économique des uns vis-vis des autres. »

Le Tchad a en effet pour débouché maritime le port camerounais de Douala. Désormais, la route stratégique Douala-Ndjamena est menacée de manière permanente par les attaques de Boko Haram.

Issa Tchiroma Bakary salue ce renfort militaire apprécié autant par le gouvernement que les Camerounais : « Le chef de l’Etat du Cameroun a salué ce geste fraternel, à manifester sa reconnaissance vis-à-vis du Tchad qui à ce moment précis de notre histoire se tient solidement au côté du Cameroun pour aider ces derniers à faire face à cette agression barbare. Et à travers ce communiqué, c’est toute la nation camerounaise qui se réjouit de la présence des armées du Tchad, des forces armées tchadiennes qui sont des forces armées que nous connaissons tous aguerries. »

Cette annonce tchadienne est intervenue quelques heures après l'accusation lancée par le secrétaire d'Etat américain à propos de Boko Haram. En évoquant l'attaque de début janvier, qui a été la plus destructrice depuis 2009, John Kerry a dénoncé « un crime contre l'humanité ». Selon l'organisation Amnesty international, durant la destruction de Baga, le carrefour commercial du nord-est du Nigeria au bord du lac Tchad, des centaines de personnes, « voire plus », ont été tuées..

Pour Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication, il est urgent que les engagements pris par les pays africains et la communauté internationale soient honorés.Source : http://www.spm.gov.cm/

Si un renfort militaire tchadien est annoncé, le communiqué présidentiel ne précise pas les effectifs qui seront envoyés. Pour le ministre camerounais de la Communication, il ne s'agit que d'un détail : « Ce sont des questions techniques qui seront discutées au niveau des deux états-majors. Notre ministre de la Défense a eu le privilège d’être reçu par le chef de l’Etat du Tchad. Ce dernier lui a confié un message pour son frère et ami le président Biya. D’après moi, ils ont dû évoquer la question de l’organisation. C’est le temps qui nous dira exactement comment cela va se passer. »

Seul contre Boko Haram

Le Cameroun se sent abandonné, seul à faire face à Boko Haram. Alors, il rappelle les  autres pays dits « de la ligne de front » - ceux qui ont une frontière commune -, mais aussi la communauté internationale, à leurs engagements pris il y a près d'un an lors de la conférence de Paris.

Le ministre camerounais de la Communication Issa Tchiroma Bakary déplore ainsi l'inaction de certains pays : « Nous aurions bien aimé que tous les pays de la ligne de front, que chaque pays fasse le ménage chez lui. Vous avez bien vu ce que nos forces de défense et de sécurité font chaque fois. Nous avons fait l’objet d’une quarantaine d’agressions. Chaque fois, nos forces ont infligé une leçon inoubliable pour les insurgés. »

Saluant le travail effectué sur le terrain par les forces armées camerounaises et les résultats obtenus malgré « le caractère asymétrique de cette bataille », le ministre de la Communication ne peut oublier, lui non plus, les décisions annoncées en France : « A l’occasion du sommet de Paris, les grandes puissances, à commencer par la France pays hôte, l’Union européenne, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis d’Amérique, la Chine, l’Allemagne, tous ces pays donc s’étaient engagés à apporter leur soutien et assistance d’une manière ou d’une autre aux pays de la ligne de front. »

Pour Issa Tchiroma Bakary, il est urgent que les engagements soient honorés : « Evidemment, ce que nous souhaitons, c’est que toutes les puissances qui s’étaient portées volontaires pour aider les pays de la ligne de front, que ceux-là se manifestent de manière concrète. Et le président de la France avait pris le parti d’être le facilitateur, d’être le dénominateur commun qui permet la construction de cet ensemble. Nous souhaitons simplement voir la concrétisation de cette chose-là. »

Rfi

Le ministre du Budget Birima Managara a présidé hier, jeudi 15 janvier, l’ouverture de l’atelier de partage sur la Gestion budgétaire 2015, organisé par le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan. L’objectif de cette rencontre est de partir des enseignements de 2014 aux fins  d’assurer une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques pour la gestion 2015, dans le respect des règles et procédures légales et réglementaires en vigueur. A cette occasion, le ministre du Budget a précisé que le budget de l’année 2015 est un budget responsable.
 
«Le budget 2015 est un  budget responsable puisqu’il concilie: soutenabilité de la dette (avec allongement des maturités), maitrise de la masse salariale 31,5% du Pib intérieur au plafond Uemoa de 35 %), performance du système fiscal (avec 19,5 % des taux de pression fiscale, le meilleur dans l’Uemoa, rationalisation des dépenses courantes, et choix judicieux des investissements publics». C’est, en tout cas, la conviction du ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, chargé du Budget, Birima  Mangara. Il présidait hier, jeudi 15 janvier, lors d’un atelier  de partage sur la Gestion budgétaire 2015.
 
L’objectif général de cette rencontre c’est de partir des enseignements de 2014 pour assurer une gestion rigoureuse, transparente des finances publiques pour la gestion 2015 dans le respect des règles et procédures légales et réglementaires en vigueur. Par ailleurs, Birima Mangara a souligné que budget 2015 est un budget de développement avec  des dépenses dédiées à l’investissement qui atteindront de nouveaux sommets avec 962 milliards de F Cfa, soit 20 milliards de plus comparativement à la loi de finance initiale 2014, avec une prépondérance pour les projets  du Plan Sénégal émergent (Pse).
 
Aussi, a-t-il ajouté que «le budget 2015 n’a pas oublié d’être un budget social. Et  cela se reflète dans les 48 milliards de F Cfa  consacrés aux dépenses sociales pour les ménages et le recrutement de 4902 agents dont 1000 pour le secteur de la santé». Poursuivant, il a rappelé que la loi de finance initiale pour l’année 2015 a été promulguée le 16 décembre 2014 et les crédits qu’elle a ouverts ont été mis en place par la  circulaire depuis le 6 janvier 2015.
 
Selon lui, les techniciens qui exécutent les lignes budgétaires  allouées à l’administration centrale doivent mener une réflexion sur les failles et les aspects qui constituent des sources de blocage dans l’exécution budgétaire. Ainsi invite-t-il à jeter les bases de la mise en place d’un cadre d’échange. Ce cadre doit permettre, a-t-il soutenu, de traiter les questions qui bloquent l’exécution efficace et efficiente du budget général et plus particulièrement les blocages liés au rejet de dossier de dépense.

Sudonline

vendredi, 16 janvier 2015 16:04

Après le feu, le Pds projette de marcher

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Les Libéraux comptent battre le macadam à Dakar la semaine prochaine. Ils veulent surtout protester contre la riposte de la police  qui a occasionné des blessés au siège de leur parti.

Mardi ou mercredi prochain, le Parti démocratique sénégalais (Pds) veut marcher dans des rues de Dakar. La décision a été prise hier, à l’issue de la réunion du Comité directeur. «Il y a beaucoup de marches cette semaine. Nous allons respecter le délai franc. Dès demain (aujourd’hui), nous allons déposer une déclaration d’une marche de protestation auprès de l’autorité», a déclaré le coordonnateur national du Pds. Oumar Sarr révèle que son mentor Abdoulaye Wade a été informé que des grenades ont été tirées sur la permanence du parti par les Forces de l’ordre, suite au feu allumé sur la Vdn par des militants libéraux. Par ailleurs, l’instance dirigeante de cette formation politique a décidé de «porter plainte contre l’Etat et contre X», informe le coordonnateur. «Un huissier a été commis. Il va boucler son travail. Nous allons porter plainte.»

Dans la même logique de dénonciation, les Libéraux envisagent de prendre langue avec toutes les organisations de défense des droits humains pour les sensibiliser davantage sur la situation du procès de Karim Wade.
Mécontents du sort qui lui a été réservé hier matin lors de son audience (lire plus haut), ses partisans ont brûlé des pneus sur la Vdn, à hauteur de leur siège. La riposte de la police ne s’est pas fait attendre. Des grenades lacrymogènes ont été tirées jusque dans les bureaux des Libéraux. Une quinzaine de douilles ont été d’ailleurs présentées à la presse. «Une fille blessée au genou est actuellement à l’hôpital général de Grand Yoff. Pour le reste, ce sont des blessés légers», a révélé Oumar Sarr. Pour veiller au grain, des gendarmes étaient déployés en masse dans le secteur, jusque tard dans la soirée. Pour autant, le Pds ne veut baisser les bras. Il compte protester contre ce qu’il appelle «l’utilisation des armes non conventionnelles dans une démocratie», par le pouvoir en place. Et pour commencer, les responsables se sont engagés à boycotter le procès de Karim Wade jusqu’à lundi.

lequotidien.sn

Suite à l’agression dont il a fait l’objet avant-hier, mercredi 14 janvier,  considérant que ses droits à la défense sont bafoués depuis plus de trois ans, et craignant aussi pour sa sécurité, Karim Wade entame une grève de la faim, depuis le soir de mercredi. Une diète forcée qui ne s’arrêtera  tant qu’il ne sera pas rétabli dans ses droits. L’ancien ministre d’Etat l’a fait savoir hier, jeudi 15 janvier, devant la barre, tout en tenant pour responsables le président de la Crei, Henri Grégoire Diop, et le président de la République, Macky Sall.
 
«J’ai entamé une grève de la faim depuis hier soir, que j’entends poursuivre tant que mes droits ne sont pas rétablis», a déclaré Karim Meissa Wade hier, jeudi 15 janvier, à la barre de la Crei. Invité par le président de la Cour à venir poser des questions au témoin, Mathieu Bessang, ancien directeur de l’aviation civile, Karim Wade a rappelé à la Cour qu’il ne comptait pas poser de questions tant que ses conseils ne sont pas dans la salle. Qui plus est, il a fait part de sa grève de la faim qu’il a entamée depuis le mercredi 14 janvier.
 
Sur les raisons de la diète forcée, ‘’Wade fils’’ a estimé que «depuis plus de 3 ans, mes droits sont violés ainsi que les droits d’autres personnes». Mieux, il a expliqué à la Cour que sa sécurité est menacée et que «ce qui se passe dans cette Cour est extrêmement grave». Il en outre fait état de l’incident de la veille, à savoir l’agression dont il a été victime à l’intérieur du box des accusés.
 
S’adressant au juge Henry Grégoire Diop, Karim Wade a déclaré : «je vous tiens responsable de tout ce qui m’arrivera, vous et Macky Sall». L’ancien ministre d’Etat a dans la même veine demandé au juge s’il est à mesure d’assumer tout ce qui lui arrivera. Ce que Henry Grégoire Diop a répondu par l’affirmatif, tout en lui rappelant qu’il n’a jamais fait sortir ses avocats, mais plutôt un de ses avocats.
 
A noter par ailleurs que Karim Wade a tenu à demander pardon à Serigne Touba pour ce qui risque de lui arriver avec cette grève de la faim, mais aussi à ses parents et proches. Certains de ses proches ont fondu en larmes, suite à ses propos. D’ailleurs, d’autres parmi ceux-ci ont préféré sortir de la salle.

Sudonline

vendredi, 16 janvier 2015 15:47

Affaire Charlie Hebdo : Macky Sall boucle la polémique

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Après que l’opinion et les médias se sont écharpés sur la présence de Macky Sall à Paris et l’interdiction de vente de dernier numéro de Charlie Hebdo et du quotidien français Libération du mercredi qui a reproduit la Une du journal satirique français, le chef de l’Etat a tenu à dégonfler la polémique en précisant davantage les raisons qui l’ont poussé à participer à la Marche républicaine du dimanche. A Ouagadougou, le chef de l’Etat a tenu à tracer la frontière entre la liberté d’expression et la liberté de culte.

Il est rattrapé par la polémique. Présent lors de la Marche républicaine à Paris dimanche, Macky Sall faisait partie des «Charlie» indignés par l’attentat qui a décimé la rédaction du journal satirique.  Mais, il a été contraint de composer avec une partie de son opinion nationale qui a du mal à accepter sa présence dans les rues parisiennes à coté des caricatures du Prophète. En visite au Burkina-Faso, il s’est exprimé aussi au micro de Rfi sur l’interdiction de parution de Charlie Hebdo et de Libération. Depuis son voyage à Paris de dimanche dernier, Macky Sall ne s’était pas exprimé sur un sujet qui a suscité des réactions en chaîne. Il tient à relever les équivoques : «Le soutien à la France dans la lutte contre le terrorisme, il est resté constant et nous sommes pleinement dans ce combat avec la France. Mais, nous ne pouvons pas aussi au nom de la liberté de la presse en tout cas cautionner ou ne pas réagir face à ce qui pourrait être des sources de tensions sérieuses sur l’ensemble de la planète, parce qu’il faudrait savoir aussi que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.» Résumant le  pourquoi  de l’interdiction et sa cohérence avec son déplacement parisien, il dit: «Cela ne permet pas et cela ne facilite pas une coexistence pacifique. Voilà le sens de l’interdiction du journal qui ne remet pas en cause le soutien fraternel vivement exprimé à Paris le dimanche 11 janvier.» Macky Sall poursuit en invoquant des principes inviolables : «Donc, c’est dans la compréhension et la veillée commune que nous pourrons en tout cas respecter ces principes de liberté de presse, d’expression et d’opinion, mais aussi de liberté de culte. Ceux qui croient en leur religion, il ne faut pas aller chercher des difficultés à leur prophète ou à leur croyance».  

lequotidien.sn

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