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mercredi, 22 août 2018 12:22

Le Maroc veut rétablir le service militaire obligatoire

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Le Maroc va rétablir le service militaire obligatoire pour tous les jeunes de 19 à 25 ans. Contrairement au programme précédent, celui-ci a cependant une particularité : il sera également obligatoire pour les femmes de la même génération, sans aucune autre condition. Un projet de loi en ce sens a été approuvé lundi, selon un communiqué du cabinet royal.

Depuis 2006, les jeunes marocains de 19 à 25 ans n'étaient plus appelés à effectuer un service militaire obligatoire pendant un an. Une obligation qui va donc revenir. Avec une particularité : il sera désormais obligatoire pour les femmes. Ce qui n’était pas le cas avec l’ancien service militaire supprimé il y a 12 ans.

Il était obligatoire pour les hommes, mais il restait ouvert aux candidatures féminines. Il fallait être célibataires, sans enfants et âgées de 20 à 27 ans, sur base du volontariat. C’est là toute la différence, cette fois le texte ne mentionne aucune condition pour les femmes.

L’objectif de cette résolution, c’est avant tout de promouvoir le patriotisme chez les jeunes et d’améliorer l’intégration dans la vie professionnelle et sociale, souligne le communiqué publié par le palais royal.

Certains observateurs estiment que cette mesure est liée aux troubles sociaux de ces dernières années ; certains parlent même d’une mesure disciplinaire. Elle intervient alors que depuis 2016, d'importantes manifestations contre la pauvreté, auxquelles participent de nombreux jeunes ont lieu dans le nord du pays; celles-ci se sont même étendues ces derniers mois vers l'Est.

Le texte doit encore passer devant le Parlement en octobre. Il n'entrera en vigueur qu'après son éventuelle publication au Bulletin officiel.

RFI

  • "Je veux gagner la Ligue des champions avec la Juve", a déclaré Cristiano Ronaldo, la recrue-star du club italien, mercredi dans une interview à Dazn, nouveau diffuseur du championnat d'Italie dont il vient d'être nommé ambassadeur.

Débarqué à Turin cet été après son transfert pour 100 millions d'euros du Real Madrid, Cristiano Ronaldo a affirmé qu'il allait "se concentrer sur elle, avec (ses) coéquipiers, mais sans que ça soit une obsession, un pas après l'autre". "Et on va voir ce que ça donne, si c'est cette année, la suivante ou celle d'après", a expliqué le Portugais.

"Je suis très heureux, l'équipe est forte et comme tout le monde le sait, la Juve est l'un des plus grands clubs du monde", a poursuivi le quintuple Ballon d'Or, qui a fait ses débuts en Serie A samedi lors d'une victoire 3-2 à Vérone face au Chievo.

"J'ai été surpris de façon positive. On s'entraîne durement, deux fois par jour. J'aime les méthodes d'entraînement, la mentalité. C'est très, très professionnel", a-t-il ajouté.

A propos de son transfert, Ronaldo a parlé de "décision facile".

"Bien sûr, ce que j'ai fait au Real Madrid était incroyable. J'ai tout gagné et j'ai tellement d'amis là-bas, c'est ma famille. Mais la Juve a montré qu'elle me voulait plus que tout. Ils m'ont donné une opportunité et j'en suis heureux. Je veux essayer d'écrire aussi l'histoire avec ce club", a encore dit CR7.

Dazn, qui fait partie du groupe Perform, a acquis les droits pour la diffusion en Italie de trois matches de Serie A lors de chaque journée, en exclusivité et en streaming. Les sept autres matches sont diffusés par la chaîne Sky, un des diffuseurs traditionnels du championnat d'Italie.

 

AFP

Le président des Etats-Unis Donald Trump a essuyé mardi 21 août un double coup dur judiciaire, avec de spectaculaires rebondissements dans deux affaires qui le touchent de près. Paul Manafort, son ex-directeur de campagne a été jugé coupable mardi de fraudes fiscale et bancaire pour huit des 18 chefs d'inculpation qui le visaient. Plus grave pour la Maison Blanche, au cours de la même journée, Michael Cohen, l'ancien avocat personnel de Donald Trump a plaidé coupable pour huit chefs d'inculpation, six pour fraudes fiscale et bancaire et deux pour financement illégal de campagne électorale. Pire, L'ancien avocat du président a assuré devant la justice avoir violé la loi à la demande du président.

 Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet

C'est un coup très rude pour le président américain et il vient de l'homme en qui il a placé toute sa confiance pendant plus d'une décennie. Michael Cohen se présentait comme « le pitbull » de Donald Trump, il a occupé pendant dix ans un bureau dans la Trump tower, à New York. Il expliquait être là pour régler ses problèmes. Mais l'ancien avocat personnel du président risque désormais de devenir la source des plus importants ennuis de l'hôte de la Maison Blanche.

Devant le juge fédéral, Michael Cohen a affirmé avoir versé 130 000 et 150 000 dollars à deux femmes pour acheter leur silence sur des liaisons avec Donald Trump à la demande de celui-ci et dans l'intention d'influencer les élections.

Une déclaration qui sous-entend que le président a commis un délit. Michael Avenatti, l'avocat deStormy Daniels, l'une de ces deux femmes, souligne la responsabilité de Donald Trump dans ce dossier. « Le président avait déclaré à bord d'Air Force One qu'il ignorait tout du paiement de ces 130 000 dollars mais nous savons désormais la vérité grâce à Michael Cohen et nous pouvons affirmer que le président des Etats-Unis a menti au peuple américain alors qu'il se trouvait à bord de l'avion du peuple. »

« Un message fort » et « une rude leçon »

De ces paiements résultent deux chefs d'inculpation pour financement illégal de la campagne. A la sortie du tribunal mardi soir, le procureur de New York a eu des mots rudes pour l'ancien avocat de Donald Trump.

« Ce sont des inculpations très sérieuses qui reflètent une tendance au mensonge et à la malhonnêteté sur une longue période. Elles sont significatives en soi, mais en particulier parce que ces infractions ont été commises par un avocat. Un avocat qui par sa formation et la tradition de sa profession sait ce que veut dire le respect de la loi. Monsieur Cohen a renié sa formation et a décidé qu'il se plaçait au-dessus des lois. Pour cela il va payer un prix très élevé », a commenté Robert Khuzami.

« Les lois sur le financement des campagnes sont conçues pour empêcher l'utilisation illégale d'argent au cours des élections et pour maintenir l'intégrité de ces scrutins. Monsieur Cohen a plaidé coupable pour ces violations de la loi. C'est un message fort aujourd'hui et nous ne craindrons pas de poursuivre d'autres violations à la loi sur le financement des campagnes électorales. La loi s'applique. Nous sommes un pays de droit et la loi s'applique à tous. C'est une leçon que monsieur Cohen a apprise aujourd'hui et elle est rude. »

Une coopération avec la justice ?

Michael Cohen pourrait être tenté de coopérer pleinement avec la justice pour réduire les peines de prison qui le menacent. Il s'est résolu à « dire la vérité au sujet de Donald Trump », a assuré son avocat avant d'interroger : « Si ces versements constituent un crime pour Michael Cohen, pourquoi ne constitueraient-ils pas un crime pour Donald Trump ? ».

Et comme si cela ne suffisait pas, un autre tribunal a le même jour reconnu l'ancien directeur de campagne de Donald Trump coupable de huit chefs d'accusation, pour fraude bancaire et fiscale. Paul Manafort risque de passer le reste de ses jours en prison. S'il a observé un prudent silence après les déclarations de son ancien avocat, Donald Trump a réagi à cette condamnation « je me sens très triste pour lui, c'est un homme bien » a déclaré le président.

RFI

 

Achille Mbembe, Felwine Sarr et leurs tristes rêveries. Le blog de Charles Tsimi


« Un intellectuel lu et écouté ne fait pas le printemps. Certes il y a une pensée originale chez nos jeunes intellectuels mais au fonds est-ce que cette production est efficiente au-delà de cette volonté de se dire ou exister en tant que tel ? Il y a des préalables pour entamer une amorce et il me semble que c'est là où le bât blesse chez nous auteurs. Tant que l'Afrique ne prendra pas en compte la mentalité les avancées seront freinées et l'Afrique marquera le pas et la question de son collage sera omniprésente. J'aime lire et écouter Felwine et Achille et Mabanckou mais j'attends plus du concret et non de l'aérien B CISSOKO


• Le blog de Charles Tsimi


Achille Mbembe et son compagnon Felwine Sarr signent une tribune magistrale sur le site du journal le Monde Afrique. La France n'a qu'à bien se tenir, ces deux sont révolutionnaires de ouf....Mieux que Marx et Engels, voici Mbembe et Sarr. Bientôt, ils publieront un Manifeste de la Circulation. Petit livre de 30 pages destiné aux dirigeants démocrates, pour la suppression complète des frontières.


Tout d'abord, lecteurs de Mediapart, il faut savoir qu'il y a le Monde et le Tiers-Monde. Il y a l'ONU et la Communauté internationale. Il y a lemonde.fr et lemonde.fr/afrique. A ne pas confondre. Certes, il s'agit du même groupe, mais comme indiqué, ce n'est pas le même monde, enfin si, mais disons qu'ils ont jugé là-bas, que l'Afrique avait besoin d'un peu d'intimité. Ou alors, c'est simplement qu'il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes. L'un est effectivement destiné au Monde, on y parle de Trump, du CETA, des Rohingyas, de l'Union Européenne, du Qatar, de Daesh, des choses sérieuses quoi! et l'autre est destiné à l'Afrique,. Unique continent qui bénéficie, de la part du grand groupe de presse, de cette attention délicate.
Les mauvais esprits croiront qu'il s'agit d'un apartheid, ou tout au moins, d'une discrimination POSITIVE. Personnellement, je crois que le Monde est un journal qui aime l'Afrique.C'est de notoriété publique. La Francophonie c'est sacré! Et quand on aime, on le prouve. C'est fait.


Sur lemonde.fr/afrique donc, la parole est régulièrement donnée à certains intellectuels "africains" , lesquels s'amusent à parler, à penser au nom des "africains", pour les "africains" aux officiels du Monde, de l'Occident. Parmi ces intellectuels, figurent deux noms désormais célèbres, deux pourvoyeurs attitrés de la "pensée africaine", deux diseurs de ce qu'il faut faire, deux prescripteurs, deux censeurs, deux archevêques, deux think-thankers, deux compagnons: l'historien camerounais Achille Mbembe et l'économiste sénégalais Felwine Sarr. Ils dirigent l'un et l'autre Les Ateliers de la pensée de Dakar, une sorte de kermesse intellectuelle qui réunit les Afro-consort éparpillés dans le monde.


Felwine Sarr et Achille Mbembe: les doux panseurs


Ils ont donc publié, à l'occasion de la visite du président Emmanuel Macron en Afrique, une tribune: Africains, il n'y a rien à attendre de la France que nous ne puissions nous offrir à nous-mêmes ! sur le site lemonde.fr/Afrique. Bien!


Vu les auteurs, en vérité, j'aurais pu ne pas lire l'article. Mais, comme j'ai été apostrophé par un vocable des plus insignifiants :"Africains,"....il me fallait, au moins par curiosité imbécile, lire la suite : "il n'y a rien à attendre de la France que nous ne puissions nous offrir à nous-mêmes ! ". Leur histoire a commencé très mal, très très mal, me suis-je dit,. Qui attend quoi de la France? Les africains ?

Qu'est-ce cette manière d'infantiliser, d'essentialiser des millions de Femmes, d'Hommes ?

Ma pauvre mère, retraitée, ne connait pas ces deux messieurs, et elle n'attend et n'a jamais rien attendu de la France, et des gens comme elles sont légions en Afrique, alors un peu de considération chers messieurs, pour ces anonymes légions qui ne vous ont pas sonnés. La fin de ce début de titre catastrophique : "...que nous ne puissions nous offrir à nous-mêmes!". Bref.... le titre de l'article m'a paru, très vite abscons et con, hélas, j'ai quand même décidé de poursuivre ma lecture.


J'ai lu la tribune, sans émotion particulière, sans interrogation subite....je m'ennuyais presque. A un moment donné, des mots, des bouts de phrases, quelques arguments ont commencé à m'agacer terriblement. Je ne comprenais pas comment deux têtes aussi illustres pouvaient se complaire dans une pensée aussi molle, futile, et s'octroyer le beau rôle de m'interpeller moi, africain, de la "nouvelle génération".


Ne pouvant commenter tout l'article, car je le fais à titre gratuit, je vais juste m'attaquer à quelques arguments, bouts de phrases, paragraphes, éminemment ridicules de nos deux panseurs africains. Que disent-ils:


- "Dans la poursuite de ses intérêts en Afrique, la France a, depuis l'époque coloniale, clairement choisi ses alliés locaux. En règle générale, il s'agit non pas des peuples eux-mêmes ou encore des sociétés civiles, mais de potentats souvent cruels et sanguinaires. Entourés d'une caste servile déterminée à se reproduire indéfiniment au pouvoir, il s'agit, dans la plupart des cas, de tyrans disposés à traiter les leurs comme des captifs de guerre".
L'Histoire n'est pas avare de potentats cruels et sanguinaires, de véritables tyrans. ça ne sert à rien d'affubler l'Afrique de mots extravagants, alors que celle-ci souffre déjà, simplement, pour ce qu'elle est. Des dirigeants qu'on peut faire et défaire depuis l'étranger, des dirigeants que de petites associations étrangères peuvent poursuivre en justice, des dirigeants dont on peut bloquer des comptes et saisir quelques biens à l'étranger, des dirigeants soumis aux "droits de l'homme" et à la "démocratie", des dirigeants qui ont peur de leur population ...hé bien, pour moi, c'est autre chose que des potentats (souverain absolu d'un grand Etat).


Il n'existe pas de potentats en Afrique (peut-être le Roi du Maroc, et encore!). Pourquoi utiliser donc ce mot qui ne rend compte de rien? Dans l'optique de bien se faire voir. Et cruels? La cruauté des dirigeants africains est surtout une cruauté de médiocrité, d'impuissance, de cupidité. Ils ne sont pas cruels au sens des grands massacres qui jonchent l'Histoire....l'Afrique compte les dirigeants les moins criminels de toute l'Histoire de l'humanité. Ils sont ceux qui ont le moins massacré leurs peuples, et les peuples étrangers. Ce qui ne veut pas dire qu'ils sont les plus vertueux, ni que cela constitue un mérite particulier. C'est simplement un fait qui peut se comprendre trop aisément: moins criminels, car moins puissants, moins conquérants. Si les conditions étaient réunies, ils auraient été, sans nul doute, aussi cruels que Caligula, Bismark, Napoléon, Léopold II, Ferry, Pol-Pot, De Gaulle, Bush, Sarkozy....

je passe sur le cas d'Hitler et de Staline. Sanguinaires?

Là aussi, on peut faire le décompte, et on verra qu'en litre de sang versé, les dirigeants africains sont de petits joueurs. Véritables tyrans? Archi faux! Ce sont surtout de médiocres tyrans. Là encore, on peut convoquer l'Histoire....Et la tyrannie, c'est autre chose que vivre au Cameroun, au Zimbabwe, en Angola. Je ne le dis pas parce que je suis défenseur d'un quelconque régime famélique en Afrique, bien au contraire, soucieux de bien nommer le mal qui mine ces pays, je refuse d'utiliser des mots qui se baladent d'une bouche à l'autre, sans qu'on ne cherche à comprendre ce qui se cache derrière, et pourquoi on l'utilise.


- "L'un des procès les plus significatifs intentés contre la France par les nouvelles générations d'Africains est d'avoir lié son sort à celui de classes dirigeantes ..."


Qu'est ce que ce charabia? nouvelles générations d'Africains, une réalité trop imprécise et trop confuse. Cela dit, 41% de la population en Afrique a moins de 15 ans, et les jeunes de moins de 25 ans représentent 65% de la population. Ces jeunes sont très peu politisés, ils sont surtout confrontés aux problèmes d'accès à l'éducation, d'emploi et de soins de santé. Où est ce que nos deux panseurs ont vu "ces nouvelles générations qui intentent des procès significatifs à la "France"? Ne confond-on pas ici les jeunes issus de l'immigration vivant à l'étranger, et la "jeunesse africaine"? Il y a une différence spectaculaire entre la jeunesse urbaine de Douala (ou de Malabo,Abidjan...) et son rapport à la politique et la jeunesse africaine vivant à l'étranger. Tout comme il y a une différence entre la jeunesse urbaine de Douala et la jeunesse rurale de Mbandjock, au Cameroun. La jeunesse urbaine d'Abidjan et la jeunesse rurale de Côte d'Ivoire. Et les jeunes ruraux viennent, de plus en plus, dans les villes, non pour se liguer contre les pouvoirs en place ou contre la France, mais pour vivre plus confortablement. Ils échappent, à l'heure d'internet, à l'ennui des villages et regagnent nos étroites capitales, des pétaudières, pour se connecter avec le "monde".


-"Ne pas se tromper de diagnostic signifie aussi ne point faire de la France le bouc émissaire de tant de malheurs que nous aurions pu éviter, mais que, plus que de coutume, nous nous auto-infligeons."
C'est Achille Mbembe et Felwine Sarr qui font semblant de croire qu'il y a assez de gens stupides pour se tromper de diagnostic. Et qu'il faudrait leur bonne parole à eux, pour nous guider vers le droit chemin. Aucun parti politique en Afrique ne prospère sur la base d'un anti impérialisme. Contrairement en France, où on voit des hommes politiques jouer avec la corde de l'immigration par exemple, pour des raisons "démocratiques". Il n'y a pas une opinion dominante, en Afrique en tout cas, qui fait de la France un quelconque bouc-émissaire...Dans les marchés, les lieux populaires, les gens ne se mettent pas du matin au soir, sous le soleil, pour raconter que c'est à cause de la France qu'ils sont ce qu'ils sont. Dans les bars, ça ne cause pas esclavage, colonisation...


Au Cameroun, pays africain je rappelle, il y a quelques années, un activiste très anti français, André Blaise Essama vandalisait quelques sites qui portaient la trace de la présence française à l'époque coloniale. Ce dernier, aux yeux de l'opinion, avait plus l'air d'un fou que d'un activiste. Ils n'étaient suivi, acclamé par personne. C'était une espèce de Kemi Séba, mais en plus authentique, qui n'intéressait personne...même pas mes camarades d'alors, en faculté de Sciences Juridiques et Politiques de Yaoundé II. Même pas par l'UPC, ce parti nationaliste qui a combattu les envahisseurs.
- "Mais, par-dessus tout, les nouvelles générations ont pris conscience que les rapports franco-africains postcoloniaux reposent sur très peu de valeurs que la France et l'Afrique auraient en partage. Dans un contexte de tarissement des rentes de la circulation, cette vacuité morale et le défaut de légitimité qui s'ensuit expliquent, plus qu'on ne l'a laissé entendre, le recul de l'influence française en Afrique."
Encore leur vague truc de "nouvelles générations". Et pour le reste, je ne comprends rien.


- "Plus que leurs aînés, les jeunes Africains savent que la survie de l'Afrique ne dépend pas de la France, tout comme la survie de la France ne devrait guère dépendre de l'Afrique. Elles ont compris que le fait d'avoir eu, à un moment donné, un passé en commun ne nous condamne pas à envisager un futur ensemble, surtout si ce futur doit se construire à notre détriment."
Sur quoi repose de telles affirmations? Leurs aînés, c'est à dire Quelle génération? Les "nouvelles générations", celles qui représentent plus de la moitié du continent sont surtout à éduquer, à soigner. Depuis leurs écrans de télévision, leurs smartphones pour ceux qui en ont, leur ordinateur, la France veut surtout dire le bien-être. Ils constatent les conditions matérielles d'existence qui diffèrent. Ces "nouvelles générations" contrairement à ce que prétendent nos deux prescripteurs, n'ont pas davantage compris ce qu'ils appellent passé en commun et futur ensemble, faute d'intellectuels présents avec eux.
- "Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir à un moment où le processus de décolonisation de l'imaginaire africain est en phase d'accélération....".


Quels doux rêveurs! Quelle bêtise! Le désir d'occident (voir Alain Badiou) n'a jamais été aussi violent en Afrique et dans le monde. Partout les gens aspirent à vivre comme en Occident. Et ce désir d'Occident est la preuve que s'il y a bel et bien un lieu qui est loin d'être en pleine décolonisation, c'est l'imaginaire. Partout en Afrique on aspire à la "DEMOCRATIE" (notez les guillemets), une fascination extrêmement béate des élections de Macron ou de Trump. Là encore, c'est la preuve que le processus de décolonisation de l'imaginaire est loin d'avoir commencé. Si nos deux faiseurs de tribune étaient assez dans le réel, ils se rendraient compte que l'élection française passionne en Afrique subsaharienne, plus que n'importe quel autre élection locale.


N'appelle t-on pas déjà, au Cameroun, un candidat aux prochaines élections présidentielles en 2018, le Macron camerounais? N'a t-on pas vu la jeune diaspora gabonaise supplier l'ultra démocrate François Hollande, pour qu'il aille chasser Ali Bongo du pouvoir? Il n'y a pas de processus de décolonisation de l'imaginaire entamé, c'est l'inverse, en sa phase d'accélération.


- "Les structures fondamentales de cette décolonisation se donnent le mieux à voir dans la production artistique et esthétique et dans le renouveau de la pensée critique"


N'importe quoi! Production artistique?

Intéressons-nous donc à cette production. Prenons la musique urbaine. Au Nigéria, au Cameroun, et en Côte d'Ivoire....elle n'est rien d'autres que la reproduction tiers-mondisée de ce qui se passe aux USA. Il suffit de regarder les clips. Les techniques utilisées. L'habillement. On parle Cinéma?

Théâtre? Arts vivants? Littérature? Achille Mbembe et bien d'autres écrivains noirs, si ils sont connus et jouissent d'une réputation en Afrique, c'est grâce à la France ou disons à l'Occident. La majeur partie des grands intellectuels et des grands écrivains africains re-connus en Afrique le sont parce qu'ils ont été proclamés comme tel depuis les instances européennes. Il n'y a pas d'écrivains publiés au Cameroun dont la popularité dépasse le seul cadre de sa famille ou de son village. J'exclus les quelques oeuvres au programme scolaire.


Quant au renouveau de la pensée critique, franchement, quelle imposture! Là encore, je demande à nos deux savants de faire le tour des universités en Afrique subsaharienne, de regarder le niveau de la recherche...et de nous dire s'il y a de quoi bomber le torse. Renouveau ?

mais où? Quelles sont donc les revues scientifiques africaines qui bousculent le monde du savoir?


- "Les arts du XXIe siècle seront africains"


Tel est le titre d'un de leurs paragraphes. Alors qu'ils énoncent des conneries, rappelons à nos tranquilles intellectuels que, pendant que l'on vendait des migrants à 400 euros la pièce, en plein XXIe siècle, un tableau de la Renaissance, Salvator Mundi de Léonard De Vinci, s'est vendu à 450 millions de dollars à New York.


- Que dire par ailleurs de la production artistique et de la création esthétique ?

Puisque les arts du XXIe siècle seront africains, comment ne pas s'en servir pour faire éclore , ensemble, de nouvelles virtualités ?


On ne sait pas toujours, pourquoi et à partir de quoi ces messieurs déclarent que les arts du XXIe siècle seront africains...les chinois ne sont pas créatifs j'imagine, et les argentins des bons à rien, et les iraniens trop nuclérairés pour briller dans l'art, et les turcs pas assez démocrates pour inventer.... D'où ça leur sort que l'Afrique serait au XXIe siècle le continent par excellence de l'art? "comment ne pas s'en servir pour faire éclore , ensemble, de nouvelles virtualités ?"...Se servir de quoi exactement? ce qui n'existe pas encore? Quelles virtualités? bref....pathétique!
- "La réinvention des rapports entre la France et l'Afrique n'a de sens que si ces rapports contribuent à une nouvelle imagination du monde et de la planète. La grande question philosophique, esthétique et culturelle, mais aussi politique et économique du siècle en cours est celle de la mutualité, de la mobilité et de la circulation."


Tout porte à croire qu'avec les Etats-Unis, avec la Chine, le Japon, l'Inde, la Russie...l'Afrique a d'excellents rapports. Ne reste plus que la France. En outre, cette histoire de nouvelle imagination du monde et de la planète est assez risible. On est dans un monde capitaliste. Qu'ils continuent d'imaginer.... Et puis, la réinvention, ça tombe du ciel?

ou alors, sont-ils vraiment convaincus qu'à la suite des élections libres et transparentes en Afrique, ils auront ce "nouveau monde et cette nouvelle planète"? N'est-ce pas d'une naïveté proche de l'ignorance?


Ils disent, ils osent dire: La grande question philosophique, esthétique et culturelle, mais aussi politique et économique du siècle en cours est celle de la mutualité, de la mobilité et de la circulation. Alors qu'on sait depuis peu que Le patrimoine cumulé des 1 % les plus riches du monde a dépassé l'an dernier celui des 99 % restants. Alors qu'on vit tous les jours l'expérience d'un monde cruellement injuste et inégalitaire, alors que l'Afrique piétine et reste le théâtre d'affrontements étrangers, alors que des populations entières vivent de l'aide humanitaire, nos deux Africains déclarent que LA GRANDE QUESTION PHILOSOPHIQUE...est celle de la mutualité. La mobilité.

La circulation. LA GRANDE QUESTION ESTHÉTIQUE..POLITIQUE..LA GRANDE QUESTION ECONOMIQUE....CULTURELLE. Quelle médiocrité!
Mutualité. Mobilité. Circulation ne sont pas de grandes questions.....Elles n'ont strictement rien de politique. Et d'ailleurs, ce monde-ci est déjà mutuelle, mobile et circulaire. A moins donc, de vouloir, aller plus ou moins loin, se poser la question de la mutualité, la mobilité, la circulation est sans intérêt.


- "Réinventer la relation avec l'ex-puissance coloniale exige de remplacer le colonialisme par de nouveaux rapports de mutualité, de réciprocité et d'égalité." Qui réinvente? Les Etats? a t-on déjà vu les Etats réinventer quoi que ce soit si ce n'est leurs intérêts nationaux? Alors balancer comme réinventer la relation ...n'a pas de sens. Cette réinvention n'aura pas lieu. Parce que l'Histoire politique est une histoire de rapports de force, de luttes, de conquêtes. Ce n'est pas deux démocrates qui vont aller se mettre à table et convenir, parce que ayant lu Mbembe et Felwine, que le colonialisme c'est pas bon, place donc à l'égalité, à la réciprocité.


- "Au-delà des jeux de puissance, la seule discussion d'avenir avec la France, le seul débat philosophique digne d'intérêt avec ce pays qui a significativement contribué à la vie de l'esprit, c'est celui-là : comment assurer la durabilité de ce monde, le seul que nous avons en partage."


Ces deux naïfs parlent comme si l'Afrique était un pays. Ils font comme si l'avènement d'une unité politique du continent était une affaire de claquement de doigts. Ils affirment arrogamment: "la seule discussion d'avenir avec la France, le seul débat philosophique digne d'intérêt avec ce pays qui a significativement contribué à la vie de l'esprit, c'est celui-là : comment assurer la durabilité de ce monde, le seul que nous avons en partage".

C'est donc ça?

Assurer la durabilité de ce monde...Le monde est très bien comme il est. Il faut simplement "assurer" qu'il dure toujours comme il est.
L'historien et l'économiste veulent une chose et son contraire. Ils veulent imaginer un nouveau monde, et en même temps ils veulent "assurer" à "ce monde" une durabilité. A quoi renvoie "ce monde" si ce n'est le monde capitaliste régit par les intérêts, l'exploitation, les guerres? Ou alors, ils sont en train de nous dire que la seule discussion qui vaut le coup avec la France est celle de l'écologie? C'est du n'importe quoi. Après nous avoir posé leur GRANDE QUESTION PHILOSOPHIQUE de l'année, ils nous imposent la SEULE DISCUSSION d'AVENIR: durabilité. Pendant ce temps, 100 congolais peuvent mourir dans le silence complet de la communauté internationale et quand un français meurt, c'est l'humanité entière qui pleure.


Comment peuvent-ils, au vu des conditions d'existence des millions d'Africains, dire que la seule discussion possible est "d'assurer". Et pourquoi se limitent-ils à la France? On croyait pourtant qu'ils étaient fraîchement et impeccablement décolonisés.


- "Cette durabilité exige la redistribution la plus équitable possible du droit universel à la mobilité et à la circulation".


J'avoue, en lisant ceci, j'ai éprouvé un peu de la colère. De mépris. Est-ce pour ça que ces messieurs ont interpellé les Africains? Un monde juste repose t-il d'abord et fondamentalement sur la mobilité et la circulation? Qu'est ce que cette histoire de mobilité et de circulation dans ce qui se passe actuellement au Soudan, en Somalie, en Érythrée, au Somaliland, au Swaziland? Ignore t-on sur quoi repose le privilège de ceux qui, aujourd'hui peuvent tranquillement circuler dans la surface du globe? Va t-on dans un monde aussi horriblement gouverné par l'argent commencer à réfléchir sagement sur le droit universel à la mobilité, à la circulation, et donc à se porter soi même en esclavage, pour ceux qui n'ont rien et qui croiront aller trouver ailleurs quelque chose.


- "Cette politique de la circulation planétaire, il nous revient d'en imaginer les fondements éthiques, à l'heure où le rêve d'apartheid semble s'être à nouveau emparé du monde."


Pur charabia. Quelle pensée maigrichonne! Lorsque Marx demandait aux prolétaires de tous les pays de s'unir, il n'exigeait pas au préalable un droit universel de la circulation. Il existe déjà un droit universel à la santé, à l'éducation....et pourtant! Alors un droit universel de la circulation, c'est aussi imbécile que la fermeture des frontières. Car, dans un cas, comme dans l'autre, l'Homme circule.....depuis ses origines. Et il y a une circulation qui doit nous interpeller, celle des migrants. Et ce qu'elle révèle, ce n'est pas tant qu'il nous faut un droit d'aller et venir, c'est surtout que le monde se résume un peu à l'Occident. Qu'un blanc c'est pas tout à fait un noir....Qu'un riche c'est pas tout à fait comme un pauvre...Qu'un anglais c'est pas comme un nigérian.


La question de l'égalité est la question de l'Humanité par excellence. Il faut travailler à son avènement, de façon explicite et déterminée, ou sinon on travaille contre-elle, comme nos deux pauvres savants.


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LE NEEM, Le margousier- L'ARBRE AUX 1001 VERTUS pour purifier le corps

Merci à l'ami seydina MBAYE qui utilise cette plante comme herbicide naturel / traitement bio des plantes.P B CISSOKO

 

Arbre tropical originaire du sud de l'Himalaya, le neem (Azadirachta indica), dont le nom commun français est « margousier », appartient comme l'acajou (Swietenia) à la famille des Meliaceae.

C'est une plante aux vertus légendaires et pourtant avérées, qui aujourd'hui fascine par son potentiel d'exception.

Dans la culture traditionnelle de l'Inde, le neem est considéré comme sacré et protecteur. Il fait partie intégrante de la culture Harappa, une des plus grandes civilisations qui s'est développée dans la vallée de l'Indus (nord-ouest de l'Inde) dès le sixième millénaire av. J.-C. En sanskrit, les textes Veda, datant d'il y a 4500 ans, mentionnent la plante. Dans cette langue, le neem se nomme « nimba », terme qui dérive d'un mot signifiant : « qui donne la bonne santé ». Dans ces anciens écrits religieux, l'arbre est « celui qui guérit tous les maux ». Le neem fait partie des ingrédients courants de la médecine ayurvédique. Dans les campagnes de l'Inde, on l'appelle « le pharmacien du village ».

Selon la mythologie indienne, le neem serait issu de la crème du « lait de l'océan », ce nectar des dieux, dont quelques gouttes seraient tombées sur terre suite à une maladresse de Indra, le dieu de la guerre et du temps. Ces perles d'ambroisie auraient germé pour produire cet arbre merveilleux.

Connues de manière empirique, les propriétés du neem ont été confirmées scientifiquement dès 1942, à la suite des travaux du chimiste pakistanais Salimuzzaman Siddiqui (1897-1994) qui le premier isola trois composés amers dans l'huile extraite de graines. Depuis, plus d'une centaine de substances actives ont pu être extraites des diverses parties de la plante.

Imprégné dans la culture ancestrale et mystérieuse de l'Inde, le neem est resté jusqu'à tout récemment un de ses secrets les mieux gardés. Les vertus exceptionnelles et multiples de cet arbre n'ont été que récemment reconnues en Occident. Mais elles sont si prometteuses que les Nations Unies ont officiellement qualifié Azadirachta indica de « arbre du XXIe siècle ».

Tout est bon dans le Neem : écorce, bois, graines, feuilles regorgent de bienfaits pour les hommes, les animaux et les plantes. L'huile de Neem contient des principes actifs connus et utilisés depuis des millénaires en pharmacopée indienne et cosmétologie. Pour l'agriculture, c'est « l'arbre aux merveilles » en raison de ses nombreuses propriétés insecticides, nématicides, antifongiques et fertilisantes pour le sol.

Process de fabrication :


Une fois les graines de Neem récoltées, elles sont décortiquées. On ne garde que « l'amande » de ces graines qui passent alors au pressage. Sont ainsi produits l'huile de neem d'une part, mais aussi les tourteaux de neem constitués des résidus solides après pressage.

Matières actives et modes d'actions :


Le Neem contient différentes matières activent qui agissent efficacement de la manière suivante :


· L'Azadirachtine interrompt la croissance de l'insecte, en bloquant la métamorphose.
· La Nimbidine, la Salannine, le Meliantriol et l'Azadirachtine bloquent l'alimentation de l'insecte (paralyse l'appareil piquer-suceur de l'insecte et le mouvement de l'intestin).
· La Nimbidine est une molécule amère qui empêche les insectes de se nourrir des parties traitées (foliaires et racinaires).
· L'ensemble des matières actives du Neem sont répulsives par l'odeur « soufrée » qu'elles dégagent, perturbent la ponte et le comportement sexuel des adultes.

Actions sur les pathogènes (insectes, maladies, nématodes) :

JARDINEEM :
Lutte contre les Insectes :


· Larves des insectes du sol
· Larves de doryphores, larves de mouches (légumes)
· Vers blancs
· Tipules.

Lutte contre les Nématodes :
· Nématodes de la tomate
· Nématodes de la pomme de terre
· Nématodes de l'aubergine
· Nématodes du concombre

ARENE :
Lutte contre les Insectes :
· Pucerons (vert, noir, cendré)
· Aleurodes
· Thrips
· Cochenilles farineuses
· Noctuelles
· Mineuses
· Fausses-teignes
· Tordeuses
· Chrysomèles
· Sauterelles
· Criquets
· Cicadelles
· Charançons

Lutte contre les Maladies :


· Oïdium
· Botrytis
· Alternania
· Verticiliose
· Fusariose
· Phomopsis
· Rhizoctone de la pomme de terre


https://m.fermedesaintemarthe.com/A-7747-decouvrez-le-neem-l-arbre-aux-1001-vertus.aspx
Autre lecture
Le margousier pour purifier le corps

 

Le margousier, Azadirachta indica de son nom latin, est un grand arbre originaire d'Asie et qui pousse en climat tropical. Attention, il ne faut pas le confondre avec l'argousier, un arbre de petite taille produisant des petits fruits oranges et très nutritifs.


On retrouve le margousier jusqu'en Amérique, notamment en Jamaïque où les colons d'origine indienne l'on laissé en héritage. Il a été déclaré l'arbre du 21e siècle par les Nations Unies à cause de ses bienfaits pour les populations villageoises à travers le monde. À ce jour, plus de 140 constituants actifs ont été identifiés dans les diverses parties de la plante.
Dans cet article, nous utiliserons aussi son nom d'origine qui nous provient de la pharmacopée ayurvédique : le neem. Plusieurs compagnies occidentales offrent désormais des produits à base de neem puisque du haut de ses 20 mètres, cet arbre produit une abondance de feuilles que l'on utilise dans les produits cosmétiques et les produits naturels. L'écorce et les branches de l'arbre sont également utilisées, ces dernières font d'ailleurs office de brosse à dent pour l'hygiène buccale.


Nettoyer le sang


La principale vertu de cet arbre remarquable est sa capacité à éliminer les toxines en excès qui se retrouvent dans le sang et causent des problèmes de peau. Parmi la vaste sélection de plantes utilisées pour la désintoxication, le neem permet d'éliminer les toxines en circulation, sans nécessairement déloger les toxines enfouies plus profondément dans le corps.
Certains aspects de la désintoxication font remonter à la surface les toxines enfouies dans les graisses, la lymphe et les articulations, augmentant ainsi les effets secondaires des cures et des protocoles de nettoyages du corps, notamment les problèmes de peau, les odeurs et une sensation de lourdeur.


En médecine naturelle indienne, l'ayurvéda, on utilise donc le neem pour soigner les problématiques de peau de type « pitta » soit les symptômes « de feu » ainsi que les excès de liquide et/ou de gras : acné et autres éruptions cutanées, rougeurs, inflammations, infections, champignons, peau grasse, suintements et suppurations.
Cet effet purificateur s'exprime d'ailleurs par la saveur très amère du margousier (neem), ce qui laisse présager ses fonctions utiles à la désintoxication. On retrouve les bases de cette science des saveurs dans l'article « Comment et pourquoi utiliser les six saveurs en alimentation ayurvédique ».


Fortifier la muqueuse intestinale


Il est très courant parmi la population occidentale de souffrir de dysbiose intestinale. Cela signifie que notre flore intestinale n'est pas optimale et que certaines bactéries prolifèrent en trop grand nombre, réduisant par le fait même la quantité de nutriments bien digérés et absorbés par le corps. La plupart des pathologies modernes sont associées ou reliées du moins en partie à une flore intestinale déséquilibrée.
L'effet antibactérien prononcé du neem aide à élaguer les populations bactériennes excessives. De plus, il stimule l'excrétion de la bile dont la qualité et la libre circulation influe grandement sur l'état de la flore intestinale. Enfin, le neem fortifie peu à peu le tissu épithélial qui recouvre la muqueuse intestinale, lui redonnant toute son intégrité et maximisant ses fonctions.
Concernant les fonctions digestives, notez aussi que le neem régularise la glycémie, active le foie et aide à réveiller l'appétit.


Élimine parasites et champignons


Le neem est puissamment antiseptique, capable de repousser des parasites, des vers intestinaux et des champignons coriaces. On l'emploie autant à l'interne sous forme de capsules qu'à l'externe sous forme d'huile végétale ou d'huile essentielle. Le neem dégage une forte odeur déplaisante lorsque pure mais elle est habilement dosée et camouflée parmi les parfums exotiques des produits corporels indiens.
Son huile végétale est si antiseptique que l'on peut s'en servir pour combattre les punaises de lits et tuer les poux. Le margousier figure parmi les antiparasitaires les plus efficaces que l'on puisse trouver et sa matière première est très peu couteuse.


Usages cosmétiques


Il est quasiment impossible de commercialiser un produit corporel en Inde qui ne contient pas au moins un peu de neem... Dentifrices, crèmes, shampooing, savon, lotions capillaires, on retrouve le neem absolument partout ! Ce sont ses effets antiseptiques, nettoyants mais aussi astringents qui sont sollicités dans ce cas. La désintoxication opérée par le neem est également efficace pour réduire les odeurs corporelles.
L'astringence est considérée comme une « saveur » en herboristerie ayurvédique et ses effets sont décrits avec force de détails. L'astringence resserre et protège les tissus des attaques bactériennes tout en éliminant peu à peu les masses indésirables comme les agglomérations de gras, les tissus cicatriciels et les kystes.


En cas d'excès


Au-delà d'un ou deux grammes par jour et dans certaines circonstances, le neem consommé à l'interne peut provoquer des effets secondaires tels que diarrhées ou vomissements. On évite aussi d'ingérer son huile essentielle et ses graines. Les femmes enceintes doivent éviter le neem en usage interne ainsi que son huile essentielle en usage externe, bien que les produits cosmétiques à base de neem soient sans problèmes car beaucoup moins concentrés. Le neem peut aussi affecter à la baisse la glycémie et la pression artérielle en combinaison avec des médicaments ayant ces mêmes effets.


http://www.mangersantebio.org/20400/margousier-purifier-corps

 

COMMENTAIRE DE L'EUTHYPHRON DE PLATON par le Pr Djibril Samb

Je suis très reconnaissant au Pr Djibril Samb de m'avoir initié à la lecture assidue de Platon. Les premiers dialogues requièrent une technique d'étude qu'on nomme l'exégèse interne ou externe. Ces dialogues ont une structure particulière. Beaucoup de spécialistes ont attaqué ce livre et le commentaire de notre compatriote le Professeur, le savant, l'érudit, Djibril Samb est référencé au Master de Philo à la Sorbonne en 2018, c'est dire la qualité insoupçonnée du travail qu'il a abattu pour le présent et la postérité, lui le disciple de P.HADOT et de P. AUBENQUE. P B. CISSOKO

Je dédie cette page à notre ami commun Pap NDOYE de St-Louis qui aime tant le travail de concept, la pensée profonde. P B C

Ouverture Philosophique

Aux Etats-Unis, "L'Euthyphron" est un dialogue très prisé au point de servir d'introduction à des enseignements de logique. Ce morceau "logique" revêt également une dimension "théologique", dans la mesure où une tendance significative du commentarisme voit dans le dilemme l'expression d'un débat théologique général : le Bien est-il le Bien parce que Dieu le commande ou bien Dieu commande-t-il le Bien parce qu'il est le Bien ? Le but de ce travail est de comblent le retard de la France par rapport au monde anglo-saxon dans le commentarisme de "L'Euthyphron".


« Aux États-Unis surtout, mais aussi, à divers degrés, dans les pays d'obédience anglo-saxone, l'Euthyphron est un dialogue très prisé au point de servir d'introduction à des enseignements de logique dans la mesure où il est considéré comme un bon exercice dans ce domaine en raison du morceau 10 a-11 b, si âprement disputé. »

« Ce morceau «logique» revêt également une dimension que l'on est forcé de considérer comme «théologique» dans la mesure où une tendance significative du commentarisme, allant sans doute bien au-delà de la préoccupation initiale de Platon, voit dans le dilemme («Le pieux est-il pieux parce que les dieux l'aiment, ou les dieux aiment-ils le pieux parce qu'il est pieux ?») l'expression d'un débat théologique général : le Bien est-il le Bien parce que Dieu le commande ou bien Dieu commande-t-il le Bien parce qu'il est le Bien ? » [C'est ce problème que les Anglo-Saxons appellent Euthyphro Dilemma.]

« Deux autres thèmes retiennent également l'attention, et cette fois davantage celle des spécialistes. L'un, qui ouvre le dialogue, porte, au-delà de la distinction entre dikē et graphē, sur des aspects essentiels du droit grec ancien.

Le second, qui conclut le dialogue, à la suite du fameux morceau 10 a-11 b, retrouve un problème classique du premier platonisme, la nature et/ou l'unité des vertus à travers le rapport entre Piété et Justice. » « En France, et dans le monde francophone en général, on peut déplorer un certain retard qu'accusent les travaux d'interprétation de l'Euthyphron. En dehors de l'Euthyphron de Platon, dû à Jean-Yves Chateau, il n'y a guère que le récent ouvrage de Dan Solcan :

La piété chez Platon. Une lecture comparée de l'Euthyphron et de l'Apologie (Paris, L'Harmattan, 2009). » Le but de ce travail très méticuleux de D. Samb est de combler le retard de la France et du monde francophone par rapport au monde anglo-saxon dans le commentarisme de l'Euthyphron. Djibril Samb est Grand Prix de la Ville de Toulon (1997), Prix La Bruyère/ Médaille d'Argent de l'Académie française (1998) pour son ouvrage intitulé Les Premiers Dialogues de Platon : Structure dialectique et ligne doctrinale, et Prix Noma (1999) pour son Interprétation des rêves en Afrique noire.

Broché - format : 13,5 x 21,5 cm
ISBN : 978-2-343-11895-6 • 15 juin 2017 • 462 pages
EAN13 : 9782343118956
EAN PDF : 9782140040009

* Nos versions numériques sont compatibles avec l'ensemble des liseuses et lecteurs du marché.

L'Euthyphron
Conférence par Brigitte Boudon

Dialogue de jeunesse, première des trois grandes périodes que l'on a coutume de distinguer au sein de la production philosophique de Platon. Il aurait été écrit entre 399 (mort de Socrate) et 388 (premier voyage de Platon en Sicile).
C'est un dialogue "en direct" entre seulement deux personnages : Socrate et Euthyphron.
Il porte sur la définition de la piété : qu'est-ce que le pieux et l'impie.

Socrate et Euthyphron se rencontrent sous le Portique de l'Archonte-roi, à Athènes. L'archonte est le magistrat instructeur des affaires criminelles en matière de religion, le second des neuf archontes. Il a hérité des fonctions religieuses autrefois exercées par les rois, d'où le nom d'Archonte-roi.
Pourquoi se rencontrent-ils là ?

. Socrate est accusé d'impiété, de ne pas croire aux dieux de la cité, d'en inventer de nouveaux et de corrompre la jeunesse. Son cas relève de sa compétence. A l'age de soixante-dix ans, il n'a jamais eu affaire à la justice d'Athènes.

. Euthyphron poursuit son propre père pour meurtre et son cas relève aussi de la compétence de l'archonte-roi, dans la mesure où un meurtre peut entraîner pour toute la communauté une souillure de nature religieuse.


Pourquoi Euthyphron poursuit-il son père pour meurtre ?

Lecture du récit p 254-257 (Editions Garnier-Flammarion)

Socrate est étonné face à ce fils qui attaque son propre père. Pour un Grec, la piété filiale s'apparente à la piété religieuse. L'action d'Euthyphron semble aller à l'encontre de l'opinion commune. C'est pourquoi Socrate pense qu'Euthyphron doit être très savant en matière de piété.

C'est un dialogue socratique , qui illustrerait la méthode du Socrate historique :

. recherches sur des domaines éthique et politique

. formuler des définitions universelles : exemple ici de la piété

. raisonnement inductif, à partir de propositions particulières arriver à une proposition générale

. Socrate invoque son ignorance et a recours à l'ironie, pour motiver l'interlocuteur à s'engager dans l'entretien dialectique

. Une des meilleures illustrations de la dialectique socratique, avec les notions de réfutation des arguments, d'ascension vers le monde des Idées, puis de redescente dans le plan concret.

La réfutation est un mode d'argumentation très technique, procédant par questions et réponses brèves, qui amène l'interlocuteur à une contradiction. S'il se prend en flagrant délit d'auto-contradiction, l'interlocuteur peut reprendre la recherche sur de nouvelles bases ....

. Thèse philosophique traditionnellement attribuée à Socrate, la vertu-science : la vertu morale est un savoir. Si nous savons ce qu'est la piété, il s'ensuivra que nous serons nécessairement pieux. La connaissance de la nature de la piété est une condition nécessaire et suffisante pour adopter un comportement conforme à l'essence de la piété. Il en va de même pour toutes les autres vertus morales.

C'est pourquoi Socrate attache tant d'importance à la définition des vertus.
Pour être vertueux, il faut savoir et celui qui sait ne peut agir mal. "Nul n'est méchant volontairement". Savoir ce qu'est la vertu, c'est l'acquérir et le désir de savoir est aussi un désir de s'améliorer, de se rendre meilleur.

. C'est un dialogue aporétique, se terminant en apparence sur une aporie, une impasse. Constat d'échec pour la définition de la piété. Nous verrons que ce jugement peut être largement nuancé....Il contient en fait un enseignement positif sur la nature de la piété.

Euthyphron


C'est un personnage probablement réel. Euthyphron est un prêtre, spécialiste des questions religieuses et qui revendique hautement sa science. Son rôle officiel dans la Cité est d'examiner le bien-fondé des accusations telles celles dirigées contre Socrate.

Pendant très longtemps, on a considéré que ce devin incarnait l'orthodoxie religieuse, les croyances religieuses traditionnelles populaires et Platon aurait voulu démontrer qu'un tel représentant était incapable de définir la piété, et donc d'empêcher que Socrate soit condamné pour impiété. Socrate victime des zélateurs de la religion traditionnelle.

Cette thèse a été critiquée au début du 20ème siècle et a vu le jour une toute autre interprétation qui a régné sans partage pendant soixante-dix ans : Euthyphron serait plutôt un excentrique, un fanatique se distinguant nettement de la religiosité moyenne de ses concitoyens.... Le procès qu'il intente à son père suscite la réprobation de ses proches, mais aussi de ses concitoyens....

La question a été réexaminée et finalement, la thèse traditionnelle de l'orthodoxie d'Euthyphron est aujourd'hui réhabilitée. Il est une sorte de défenseur de l'orthodoxie religieuse.

La crainte d'être souillé par le crime de son père est conforme aux prescriptions de la religion populaire. Très orthodoxe et conforme aux croyances populaires.

Le thème de la souillure est en effet très important en Grèce..


Le mot grec souillure signifie aussi le sacrifice qui efface la souillure. L'expiation, c'est l'acte qui permet au criminel de reprendre son activité normale et sa place dans la communauté. C'est une purification, une catharsis.

Or Euthyphron prétend purifier la souillure par un procès ! S'il voulait être fidèle à sa tradition religieuse, il devrait se purifier et aider à la purification de son père par des rites religieux qui lui permettraient d'expier la faute de sa famille. Or c'est par un acte juridique qu'il prétend le faire. Un procès est-il un acte religieux ou politique ?
C'est le début d'une réflexion majeure entre religion et politique.

Socrate
Lorsqu'il s'entretient avec Euthyphron devant le Portique de l'Archonte-roi, Socrate est âgé de soixante-dix ans. Il est sur le point de comparaître devant l'Archonte-roi, à la veille de son procès qui le condamnera à mort. Condamné pour impiété, il est important pour lui d'affûter ses arguments.

On a donc un double paradoxe :
. Socrate, considéré comme l'homme le plus sage d'Athènes, est condamné pour impiété ;
. Un fils, religieux de profession, poursuit son père pour meurtre ....

Les deux questions initiales sont :


. Le procès fait à Socrate est-il juste ?
. Celui d'Euthyphron contre son père est-il juste ?
Conduisent à de nouvelles interrogations : quid de la confusion entre politique et religion ? qu'est-ce que la justice ? qu'est-ce que la piété ?


Socrate essaie de faire comprendre à Euthyphron que pour répondre aux deux questions initiales, il est nécessaire de définir la piété.


Exigence d'unité et d'universalité.


Non pas décrire des actes pieux; mais déterminer ce qui fait que ces actes sont pieux.

Schéma de la trame du dialogue

Première réponse :


est pieux ce que je fais, c'est-à-dire poursuivre un criminel

Euthyphron ne comprend pas les exigences de Socrate et se contente d'une image, d'un exemple de piété. Il répond par un cas particulier.

Il ne quitte pas le domaine des opinions ou du multiple pour parvenir à l'unité de l'essence.
Insatisfait de la réponse d'Euthyphron, Socrate se contente de rappeler les exigences rationnelles : peut-être, mais il y a beaucoup d'autres choses dont tu dis qu'elles sont pieuses ....

Euthyphron accepte les critiques de Socrate et propose une nouvelle définition qui présente cette fois un caractère général.

Deuxième réponse :


Est pieux ce qui est cher aux dieux (ce qui est aimé des dieux). Ce qu'ils n'aiment pas est impie.
Socrate décompose la réponse et l'examine en deux étapes : d'abord les dieux, ensuite ce qui est cher.

. Socrate répond que les dieux ont des différends entre eux et ne sont pas toujours d'accord sur la valeur de telle ou telle situation ; un même acte peut être jugé pieux par un dieu et impie par un autre dieu. Alors comment juger ?


. Ce n'est pas parce qu'il est aimé des dieux que le pieux est tel, mais parce qu'il est le pieux que les dieux l'aiment. Socrate reproche à Euthyphron de confondre la cause et l'effet.

Seconde formulation de la seconde réponse : Est pieux ce qui est cher à tous les dieux
Répond à la première réfutation mais pas à la seconde. Qu'il soit aimé des dieux ou pas, cela ne change rien au pieux.


Intermède


Euthyphron s'énerve et se décourage. Il n'est pas convaincu de l'utilité de la discussion.
En face de lui, Socrate reste calme et déterminé.
A partir de là, c'est Socrate qui va faire les propositions.

Troisième réponse : tout ce qui est pieux est juste
N'oublions pas que Socrate pense à son procès et qu'il cherche des arguments pour se défendre ; la relation entre le juste et le pieux est alors essentielle.
Quelle relation ? Si tout ce qui est pieux est juste, tout ce qui est juste est-il pieux ?
Le pieux n'est-il qu'une partie du juste ? Oui, répond Socrate. Tout ce qui est juste n'est pas forcément pieux.

Pour aider Euthyphron qui a vraiment du mal à suivre, Socrate va proposer deux analogies :

. la crainte et le respect : deux notions proches doivent être distinguées. On peut craindre quelque chose ou quelqu'un sans le respecter. Au contraire, si on respecte, on craint....

. Les nombres et les nombres impairs. Pair et impair sont deux espèces d'un même genre.
Rapport qu'entretient la partie au tout.

L'analogie revêt une importance fondamentale chez Platon. Elle est l'auxiliaire de la dialectique.

Quatrième réponse : le pieux, ce sont les soins aux dieux

Euthyphron est éclairé par les analogies et reprend courage ; la part du juste qui est pieuse, ce sont les soins aux dieux ; les soins concernant les hommes constituant l'autre partie du juste.

Socrate trouve la réponse insuffisante. Il va mettre Euthyphron sur la voie avec de nombreux exemples.

Les soins aux dieux leur sont-ils utiles ? Les rendent-ils meilleurs ?


Réfutation : non, on ne peut pas définir la piété par un de ses objets.

Euthyphron propose une seconde formulation de la 4ème réponse : le pieux, ce sont les services rendus aux dieux.
Les soins aux dieux se fondent sur les besoins des hommes qui prient et qui sacrifient pour obtenir satisfaction. Le pieux, c'est dire et faire ce qui est agréable aux dieux en priant et en sacrifiant.
Savoir dire et savoir faire. Mode de relation désintéressée de l'homme aux dieux.

Socrate y voit une sorte de relation commerciale, qu'il juge indigne, et même immorale, puisqu'elle amène à corrompre les dieux eux-mêmes.

Toute la discussion qui précède revient en réalité à la seconde définition : le pieux est ce qui est aimé des dieux.


Conclusion


C'est donc l'aporie.


En apparence, le dialogue semble tourner en rond. En fait, ce fut un détour nécessaire.
Pas forcément pour Euthyphron, mais utile pour Socrate. Derrière l'aporie apparente, se dessine une réponse.

Il y a donc un rapport d'identité entre le pieux et le juste. Le pieux est le juste, plus précisément la justice est l'essence du pieux.
Les hommes apportent respect, honneur et attention aux dieux, en dehors de ce qu'ils peuvent aimer ou pas.
Etre juste, c'est traiter chacun selon son être (son essence) en oubliant les déterminations accidentelles.

Le dialogue permet de situer la philosophie par rapport à la religion.
Euthyphron se présente comme savant en matière de religion, Socrate, lui, soutient qu'il ne sait rien de la piété.

Le thème de l'ignorance socratique est récurrent dans l'œuvre de Platon : ce n'est pas une ignorance négative, elle n'est pas un manque comme celle des prisonniers dans l'allégorie de la caverne, mais le résultat d'une longue réflexion qui le conduit à reconnaître le caractère inconnaissable du divin. Et comme les dieux sont inconnaissables, ils ne peuvent être des valeurs en eux-mêmes.

L'ignorance de Socrate en matière religieuse signifie que la religion ne peut fonder la morale. Dans son apologie, Socrate affirme que même le dieu Apollon ne peut pas mentir, cela ne lui est pas permis...Cette précision indique clairement que le dieu obéit lui aussi à une norme supérieure.

Alors que l'opinion commune trouve le fondement de la morale dans la religion, Socrate opère un renversement essentiel : seule la philosophie comme réflexion sur les valeurs est capable de réaliser la piété véritable.
Il n'y a pas de vraie religion sans réflexion sur les valeurs et leur origine.
C'est donc dans l'activité théorique, de réflexion, que se fonde la pratique pieuse.

Etre pieux, c'est être juste


Etre juste, c'est considérer chaque être pour ce qu'il est, lui donner selon ses besoins, en fonction de sa nature et de ses actes
Alors, être pieux, c'est philosopher, chercher, désirer l'essence, se mettre en quête des véritables valeurs qui se reconnaissent à leur universalité et à leur fondement rationnel.

La philosophie ne se confond pas avec la religion.


La philosophie exige un usage personnel de la réflexion.
La philosophie porte en elle les germes de la diversité et du dialogue. Le dialogue entre les philosophes eux-mêmes est essentiel ; c'est pourquoi Platon reprend des thèses de ses prédécesseurs.
Forme stylistique choisie par Platon : ni poème, ni prose, mais dialogues où la parole des autres est mise en scène. Platon ne parle jamais en son nom propre dans ses textes.
Le philosophe n'invente rien, il se contente de chercher ce qui existe déjà.

Religion et superstition


Socrate condamne l'anthropomorphisme et l'anthropocentrisme de la conception populaire et commune de la religion.
Le divin n'est pas un aspect de l'humain, ni une création de l'humain.
Etre pieux, c'est reconnaître l'être absolument autre du divin, le reconnaître comme tout autre.
Les pratiques cultuelles variables ne sont que des images de la piété, à mi-chemin entre la religion et la superstition.
"L'homme des temps homériques se croit toujours et partout entouré de dieux. Qu'une entreprise échoue ou réussisse, c'est toujours par la faveur ou l'hostilité d'un dieu que cela arrive ....

Si la piété ne se fonde pas sur une véritable exigence morale (ce que Socrate appelle son fameux daïmon, voix de la conscience supérieure), alors elle n'est au mieux que l'expression d'un conformisme social, utile à la cité, mais injustifiable car reposant sur des valeurs relatives. Au pire, la piété ne renvoie qu'à la crainte ou à l'ignorance.

Tout le dialogue est animé par une volonté d'intérioriser la piété. Dans sa quête de la vérité, l'âme accède au Bien comme Idée, c'est-à-dire comme principe universel inconditionné.
Raison véritable de sa mise en accusation : erreur d'Aristophane très significative. Comme la foule, à laquelle s'adresse la comédie, il confond Socrate et les sophistes et interprète la position de Socrate comme un athéisme. Mais comme le dira plus tard Epicure, "nier les dieux de la foule, ce n'est pas être impie", c'est simplement refuser la superstition et la croyance aveugle. L'impie n'est pas celui qui fait table rase des dieux de la foule, mais celui qui pare les dieux des représentations de la foule."

Le double mouvement de la dialectique : ascension et descente
La dialectique n'est pas une tension entre des réalités contraires.
Le savoir véritable consiste non pas à posséder la vérité, mais bien à la construire méthodiquement à travers des processus logiques d'unification (ascension dialectique vers le simple), puis de distribution (descente dialectique vers le multiple).
La descente est appelée diérèse, du grec diairésis, division.

L'ascension ultime que réclame la dialectique ne vise pas une intuition intellectuelle du vrai mais plutôt une vue d'ensemble, synoptique.
Elle exige l'examen d'un dernier rapport : celui de toutes les vérités scientifiques à l'idée de Bien. L'idée de Bien n'apporte aucune vérité supplémentaire ni aucune certitude absolue.
Pour Platon, il ne suffit pas, pour être philosophe, d'être intelligent et savant, comme le sont les sophistes ; encore faut-il mettre sa science au service de l'homme.

Note :
Les pages des textes cités correspondent à l'édition Garnier-Flammarion.
http://www.amis-de-platon.com/universite-populaire/les-dialogues-de-platon/leuthyphron.html

 

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Dans son rapport sur l'examen périodique universel des Nations unies, Amnesty International juge inéquitable un certain nombre de procès au Sénégal, dont celui du maire de Dakar, Khalifa Sall, candidat à la présidentielle de 2019 et dont on connaîtra le verdict en appel le 30 août. L'organisation de défense des droits de l'homme cite également le cas de Karim Wade, dont le procès n'a pas respecté « les normes internationales », et celui de jihadistes présumés, condamnés après « une longue détention préventive et sans assistance de leurs avocats ».

Les gens se posent des questions sur la politisation des affaires traitées par la justice, et notamment quand il s'agit de militants de l'opposition.

François Patuel, chercheur chez Amnesty International, pointe l'absence d'indépendance de la justice sénégalaise

RFI

lundi, 20 août 2018 15:45

LE SENEGAL MERITE MIEUX QUE DES VOCIFERATIONS

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Il y a quelques jours une partie de l’opposition a mobilisé ses troupes lors d’un défilé à Pikine et à Guédiawaye. Celui-ci se voulait une manifestation populaire hostile au régime de Maky Sall.

En soi une telle démonstration de force ne peut qu’être encouragée mais elle aurait été assurément plus efficace si au lieu d’apparaître de façon disparate et désorganisée elle avait présenté un caractère unitaire. 

On a en effet eu l’impression que chacun cherchait avant tout à tirer la couverture à soi, à se mettre en avant au détriment des autres. La meilleure illustration en a été la bousculade qui s’est produite lorsque certains jeunes militants politiques ont cherché à occuper le devant de la scène du défilé dans le seul but d’obtenir une meilleure visibilité auprès des médias.

La diversité des slogans clamés par les uns et les autres et la mise en avant des leaders politiques respectifs a donné également une impression de cacophonie. Mieux vaudrait à l’avenir s’organiser, se structurer et choisir un thème en particulier, une bannière derrière laquelle tout le monde pourrait se ranger. Ce ne sont pas les sujets qui manquent :

  • Libération des prisonniers politiques,
  • Etablissement d’un dialogue entre pouvoir et opposition,
  • Suppression de la loi sur les parrainages, etc.

Oui, Macky Sall doit partir ! Tout le monde est d’accord sur ce point, tant l’échec de sa politique est patent, que ce soit sur le plan économique, social, dans le domaine de l’éducation comme celui de la santé. Oui, nos compatriotes sénégalais sont en droit d’attendre de son successeur un changement radical, une véritable transparence, une lutte quotidienne contre la corruption, un programme ambitieux de réformes dans les domaines cités précédemment.

Mais cela ne peut se faire que dans la cohérence et non la discordance et la population sénégalaise attend que l’opposition fasse preuve de maturité, d’imagination, de responsabilité. Et pas qu’elle se donne en spectacle comme cela a été le cas à Pikine et à Guédiawaye. On ne bâtit pas le renouveau indispensable à un régime déclinant sur des vociférations, mais sur des propositions réfléchies pour le pays et un comportement respectueux des institutions. En ce sens, réclamer la candidature de Karim Wade et la libération de Khalifa Sall est tout à fait légitime.

Pour ce qui concerne le mouvement UN AUTRE AVENIR nous nous faisons une autre idée de la politique, de notre engagement. Cela passe notamment par un renouvellement des générations face à des dirigeants qui ont fait leur temps et doivent laisser leur place à des jeunes, par une ambition pour un Sénégal plus juste en matière d’éducation et de santé, plus dynamique, plus respectueux des droits de l’homme mais aussi de l’environnement, plus soucieux de l’avenir de sa jeunesse et enfin de la place de notre pays au sein de la communauté internationale.

En clair, il s’agit pour nous de redonner un Nouveau Souffle au Sénégal.

L’élection ne se fera pas dans la rue, mais au cours des mois qui viennent dans un combat d’idées à travers des meetings, dans la presse, à la radio, sur les plateaux de télévision. Ce moment est proche. Pour notre part nous y sommes prêts et nos compatriotes ont droit à cette confrontation démocratique, pacifique car il en va de l’avenir du pays.

Le renouvellement des hommes et des idées est en marche, rien ne l’arrêtera désormais.

Ibrahima Thiam

Président d’UN AUTRE AVENIR

 

JUSTICE SENEGALAISE : LA GANGRENE DE LA CORRUPTION-Par Seybani SOUGOU  Cadre franco-sénégalais


« Les magistrats qui violent leur serment ne méritent aucun respect. Ce sont les délinquants des temps modernes »
Lorsqu'un corps est infecté par un virus, il faut l'en extraire pour éviter sa propagation. Indexée par la Cour de Justice de la CEDEAO, (cf arrêt du 29 juin 2018) pour des actes de délinquance judiciaire à l'endroit du Député-Maire Khalifa SALL, et vilipendée par Amnesty International dans un récent rapport rendu public, la Justice sénégalaise est en train de sombrer dans un profond coma. Le niveau de défiance vis à vis des magistrats sénégalais atteint un niveau record, et traduit une véritable rupture de confiance entre les sénégalais et l'institution judiciaire. Il faut appeler un chat, un chat : la magistrature sénégalaise recèle des personnages sulfureux, corrompus jusqu'à la moelle des os, qui jettent le discrédit sur la Justice et nourrissent les suspicions légitimes de nos concitoyens. En 2014, 3 hauts magistrats : Taïfour Diop (1er Président de la Cour d'appel de Saint-Louis), Pape Amadou Sow (Président de la Chambre correctionnelle de la Cour d'appel de Saint-Louis) et Serigne Pape Aliou Sané (Président de la Chambre d'accusation de la Cour d'appel de Saint-Louis) étaient cités expressément, dans une affaire de gros sous (près d'un milliard de CFA) opposant la société Wartsila West Africain (WWA) à « Résidence Les Jardins ». A l'époque, le Président de l'UMS, Abdoul Aziz Seck avait clairement pris ses distances à l'égard des 3 magistrats et exigé une saisine de l'Inspection Générale de l'Administration de la Justice, « pour qu'une enquête diligente soit menée afin de situer clairement les responsabilités dans cette affaire ». Par la suite, le bureau exécutif de l'Union des Magistrats Sénégalais s'était fendu d'un communiqué précisant que « l'UMS défendrait tout magistrat qui remplit les devoirs de sa charge dans l'honneur et la dignité mais se désolidariserait des magistrats, qui, délibérément et de mauvaise foi, violent leur serment ». Durant cette période, un haut magistrat (récidiviste) s'est particulièrement illustré pour ses frasques : Taïfour DIOP 1erPrésident de la Cour d'appel de Saint-Louis, avait commis une forfaiture inouïe lors des élections locales de 2014, en invalidant les résultats issus des urnes, à Podor, qui donnaient une victoire sans appel à Aissata Tall SALL. On connaît la suite : la Maire de Podor a été rétablie in extrémis dans ses droits (le régime ayant fait le choix de sacrifier Racine Sy à Podor pour faire passer la pilule de la forfaiture de Mansour Faye à Saint Louis).Le même TaïfourDIOP a proclamé la victoire du beau frère du Président, Mansour Faye à Saint Louis, réalisant un hold up électoral sans précèdent, alorsque la victoire de Ahmet Fall Braya ne faisait l'ombre d'un doute. Un tel magistrat qui a jeté le déshonneur sur sa corporation ne mérite aucun soutien de ses pairs.

L'UMS est une association qui regroupe des centaines de magistrats anonymes, intègres, épris de justice, qui honorent notre pays et rendent la Justice au nom du peuple sénégalais. Des magistrats comme Souleymane TELIKO, Ibrahima Amadou DEME, Yaya Amadou DIA, et Aliou NIANE inspirent le respect. Par conséquent, Il ne s'agit pasd'accabler l'Institution Judiciaire dans sa globalité. Pour autant, l'UMS faire le grand ménage en son sein, car « le ver est dans le fruit ». Lorsque des magistrats se comportent comme des malfrats, ils doivent être traités comme des délinquants, quel que soit leur statut dans l'organisation judicaire. Le manteau du « Magistrat » ne saurait être un parapluie permettant de s'exonérer des lois, et de faire n'importe quoi. Magistrat ne rime pas impunité. Ilfaut rétablir les choses à l'endroit : les sénégalais n'ont pas un problème avec la Justice de leur pays, mais avec certains hauts magistrats qui abusent de leur position, s'autorisent tous les écarts et rendent la justice au nom de Macky SALL (bénéficiaire des décisions de justice rendues de 2012 à 2018) :

• Le Procureur de la République, Bassirou GUEYE et le Doyen des Juges, Samba SALL spécialisés dans les arrestations d'opposants, ont été indexés par la Cour de Justice de la CEDEAO qui a clairement assimilé leurs pratiques à du « banditisme judicaire ». Dans un Etat de Droit, ce duo à l'origine de la détention arbitraire du Député Khalifa SALL, serait sanctionné lourdement pour un tel fiasco judiciaire,

• Le 1er Président de la Cour d'appel de Dakar, Demba KANDJI, qui lorgne le juteux fauteuil de Mamadou Badio CAMARA (1er Président de la Cour suprême) a balayé d'un revers de main, l'arrêt de la CEDEAO, violant littéralement l'article 55 du code de procédure pénale et le règlement N°05/CM de l'UEMOA,

• Le Président du Conseil Constitutionnel, Pape Oumar SAKHO, qui, dans une contribution intitulée : Quelle Justice pour la démocratie en Afrique? publiée en 2009, dans la Revue française d'études constitutionnelles et politiques, écrivait, « En Afrique, la loi sert d'alibi à des dirigeants politiques qui ont bâti leur pouvoir sur la terreur et la barbarie pour satisfaire des intérêts sordides », a tourné casaque, validant depuis 2016, toutes les forfaitures du pouvoir,

• Le 1er Président de la Cour suprême, Mamadou Badio CAMARA, bénéficiaire d'une loi taillée sur mesure lui permettant d'exercer jusqu'à 68 ans, d'un salaire de plus de 5 millions de francs CFA, d'un rutilant parc automobile (voitures de luxe) et de privilèges exorbitants liés à la fonction (gratuité de certains services) n'est pas dans les dispositions pour « gêner le pouvoir ».

Toutes les décisions de justice conférant une « légalité » aux actions de Macky SALL portent l'empreinte des 5 hauts magistrats précités.Quel que soit son rang, aucun magistrat n'a pas le Droit d'interférer dans le jeu politique pour satisfaire les caprices « du Prince SALL ». Le Lynchage de la Justice sénégalaise par nos concitoyens et par des Institutions régionales (Cour de Justice de la CEDEAO) et internationales (Amnesty International)est le signe que l'Institution judiciaire a perdu toute crédibilité. Ceux qui poussent des cris d'orfraie lorsque la Justice est mise au banc des accusés, doivent savoir qu'en 2011, le candidat Macky SALL a fait pire, traitant de tous les noms d'oiseaux les membres du Conseil Constitutionnel, allant même jusqu'à affirmer que certains hauts magistrats ont été corrompus par le régime de WADE (qui leur a attribué des terrains et augmenté de manière exponentielle leur salaire). Cette déclaration publique (audio) est disponible et demeure à la portée de tous. Plus grave, dans la supposée affaire de fraude des 690 élèves maîtres, le Président Macky SALL a publiquement soutenu le Ministre de l'éducation nationale, qui a refusé de se conformer à l'arrêt de la Cour suprême (un banditisme d'Etat).Mieux, lorsque le MinistreMoustapha Diop a défié la Justice, et tenu des propos outrageants, à l'encontre des magistrats de la Cour des Comptes,le Procureur de la République n'a paslevé le plus petit doigt pour défendre ses pairs.A vrai dire, les membres du régime sont très mal placés pour donner des leçons de morale aux citoyens qui critiquent à bon droit, le fonctionnement d'une Justice synonyme d'injustice.

Il y a plus de 500 magistrats qui exercent au Sénégal. Ceux qui disent le Droit et rendent la justice au nom du peuple ne sont nullement concernés par les critiques formulées à l'endroit d'une partie de la Justice. En revanche, les magistrats qui abusent de leur de pouvoir, et jouent avec la liberté des sénégalais ainsi que les magistrats membres de l'Alliance pour la République (APR),qui agissent en violation del'article 11 de la Loi organique n° 2017-10 du 17 janvier 2017 portant Statut des magistrats (qui leur interdit de faire de la politique) sont frappés du sceau de l'Indignité. Tous les magistrats corrompus doivent être classés dans la même rubrique que les « transhumants » : ce sont des rebuts de la société.L'UMS ne doit pas accepter que le corps de la magistrature soit souillé par des « magistrats corrompus, à la remorque du pouvoir exécutif » qui décrédibilisent l'Institution. Ce ne sont pas les citoyens sénégalais qui portent atteinte à l'honorabilité de l'Institution judiciaire, mais certains magistrats cupides, qui, pour des intérêts matériels et des logiques de carrière professionnelle entachent l'image et la crédibilité de la Justice.

La Justice est une affaire sérieuse.Le sentiment de puissance et la jouissance que procure le « pouvoir d'emprisonner » ne doivent pas conduire à certaines dérives. L'Objectivité, l'Intégrité, l'Impartialité et la Vérité doivent constamment guider l'action des Magistrats. En 2014, le Président de l'UMS, Abdoul Aziz SECK disait que le pouvoir exécutif entravait l'indépendance de la Justice. 4 ans après, leproblème est entier pour l'actuel Président de l'UMS, Souleymane TELIKO. Il appartient à l'UMS et aux acteurs judiciaires, d'agir pour obtenir des garanties statutaires (gage d'indépendance),assainir le corps et redorer le blason de l'Institution fortement décriée. Ne l'oublions jamais, la Justice doit être rendue au nom du peuple.

Seybani SOUGOU – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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