Explication


Les trois Académies des sciences, des technologies et de médecine, apportent des recommandations sur l'usage des écrans, dans un avis publié le 9 avril.
Le pédopsychiatre Bruno Falissard, membre du groupe de travail à l'origine de cet appel (1), invite aussi les parents à une « vigilance raisonnée »... pour eux-mêmes.

• Recueilli par France Lebreton,


Pourquoi les scientifiques appellent-ils les parents à faire preuve d'une « vigilance raisonnée » sur leurs propres usages numériques ?


Bruno Falissard : Au cours des cinquante dernières années, la parentalité est devenue plus bienveillante, avec moins d'inégalités de genre, moins de violence au sein du foyer, plus d'investissement des parents dans le travail scolaire de leurs enfants. On ne peut que s'en réjouir. Mais on peut aussi regretter que le temps passé avec eux ait diminué. Notamment à cause des nouveaux usages numériques.
La génération qui a grandi avec Facebook et YouTube arrive à l'âge de la parentalité. Pour ces adultes, les écrans sont naturels. Ils ont l'habitude d'envoyer des SMS ou de consulter leurs mails tout en continuant à discuter entre eux. Le problème est que beaucoup de ces parents se comportent de la même façon en présence de leur jeune enfant. Ils continuent à envoyer des SMS, certains envoient même des tweets en donnant le biberon !


La Croix vous explique, avec lumière et clarté, le monde qui vous entoure, afin que vous puissiez bâtir votre opinion.


Quelles sont les conséquences sur le développement de l'enfant ?


B. F. : Ils ne sont pas concentrés sur leur enfant. Même si ce n'est pas encore prouvé scientifiquement, on peut craindre que la communication non verbale soit plus pauvre en présence d'un adulte lorsque ce dernier est plongé sur son écran. On ne va pas attendre la preuve pour commencer à s'en inquiéter. Pour bien se développer au plan psychologique, un jeune enfant a besoin de l'attention de ses parents, de voir leurs réactions, leurs mimiques. Pour se construire sur le plan social, il a besoin d'être porté, regardé et qu'on lui parle.


Les enfants et les écrans, un risque mal évalué


Par ailleurs, quand ces parents ont besoin de souffler un moment, ils n'hésitent pas à poser une tablette sous les yeux de leur tout-petit, ce qui peut entraîner, pour les enfants les plus exposés, des attitudes de retrait social, comme l'observent de plus en plus ds médecins cliniciens de protection maternelle et infantile (PMI). Quand ces mêmes enfants sont éloignés des écrans, ils vont tout de suite mieux.
L'avis souligne aussi l'impact des inégalités sociales sur le temps d'accès aux écrans...
B. F. : Les enfants ne sont pas tous égaux devant les écrans. Plus le niveau socio-économique de la famille est précaire, plus celle-ci a du mal à gérer cette question. Les parents des milieux défavorisés ne sont pas toujours assez informés des risques liés aux écrans et à leurs contenus. Or, leurs enfants sont parmi ceux qui sont les plus exposés.
Dans tous les cas, et quelle que soit la classe sociale, il est important de ne pas laisser un tout-petit seul, et de façon prolongée, devant un écran. »

Bien utilisés, les écrans sont un outil « d'ouverture au monde »


Dans son appel, l'Académie invite à la prudence, mais aussi à la mesure. Les effets négatifs d'une surexposition aux écrans « ne doivent pas occulter le fait que, bien utilisés,
les écrans, et l'information dont ils permettent l'échange, constituent des outils de connaissance et d'ouverture sur le monde dont l'intérêt est incontestable », insiste l'Académie, soulignant les « avantages potentiels des technologies numériques » pour les éducateurs et les parents. Elle recommande :


– Avant 3 ans, un « usage accompagné, récréatif, que l'on peut encourager avec modération et prudence ».
– Entre 3 et 10 ans, un usage durant « un temps ritualisé dédié aux écrans afin d'apprendre à l'enfant à attendre », de préférence à distance du coucher.
– Après 10 ans, un usage accompagné d'un « dialogue positif sur l'utilisation des écrans », en restant attentif aux potentiels troubles du sommeil, signes d'isolement ou fléchissement des résultats scolaires.
(1) www.academie-sciences.fr/fr


https://www.la-croix.com/Famille/Education/Ecrans-appel-vigilance-parents-connectes-2019-04-09-1201014518?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20190409&utm_campaign=newsletter__crx_parents&utm_term=1541288&PMID=413912dfa1c9b54d223029a6d31336ce

 

Christophe Piquet, éleveur et cultivateur de céréales en Mayenne, a décidé de planter 1.000 arbres. Une façon de se racheter après avoir pratiqué pendant des années une agriculture intensive.
TÉMOIGNAGE EUROPE 1


"Pendant 30 ans, j'ai dévasté". Mercredi, sur Europe 1, Christophe Piquet, éleveur et cultivateur de céréales à Azé, près de Château-Gontier, en Mayenne, a fait son mea culpa pour avoir pratiqué pendant des années une agriculture intensive et utilisé des pesticides. Car l'utilisation d'engrais chimiques n'est pas sans conséquences sur l'environnement. Fin mars, l'association de consommateurs UFC s'inquiétait ainsi de la pollution "massive" des cours d'eau causée par des pratiques agricoles intensives.
"Je demande pardon, surtout aux jeunes"


"J'ai utilisé des produits chimiques, des engrais, j'ai arraché des arbres. Toutes les bêtises qu'il y avait à faire, je les ai faites. Vous ne pouvez pas imaginer comment je regrette aujourd'hui...", assure l'agriculteur qui a pris conscience de l'effet néfaste de cette pratique il y a dix ans, lors de la naissance du premier de ses sept petits-enfants.

"J'ai usé la terre, j'ai massacré la matière organique, l'humus, dont on a tant besoin. Je demande pardon, surtout aux jeunes parce qu'ils vont en subir les conséquences"
1.000 arbres pour se racheter


Pour se racheter, et tenter de réparer cette terre, Christophe Piquet a changé de méthode. Il est passé au bio et a décidé de planter 1.000 arbres sur une parcelle de 32 hectares. "Les arbres vont puiser tous les éléments fertilisants très profonds, vont descendre la température du sol d'un degré et vont favoriser toute la vie microbienne des sols" explique-t-il. "Quand on plante un arbre, on redonne la vie. Tout démarre de là", insiste-t-il. Et d'ajouter : "Aujourd'hui, j'ai la fierté de pouvoir produire en dépolluant, n'est-ce pas formidable ?

 

mardi, 09 avril 2019 15:07

Nouveau gouvernement au Sénégal, la mascarade

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On pourrait ergoter à l’infini sur la composition qui vient d’être rendue publique du nouveau gouvernement de Macky Sall et on ne se joindra pas au chœur des courtisans qui depuis quelques heures encensent, de façon dithyrambique, la formation placée, provisoirement, sous l’autorité de Mahammad Dionne.

 

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Il y a déjà matière à dire quand on voit que 32 ministres plus 3 secrétaires d’Etat composent ce gouvernement d’un pays de moins de 16 millions d’habitants. Il y a là un pourcentage de ministre par habitant qui frise l’inflation. Peut-être est-ce une façon d’endiguer le chômage. Surtout qu’à l’image du précédent septennat on peut s’attendre dans les temps à venir à la nomination par Macky de ministres sans portefeuille histoire encore d’élargir son spectre électoral. On avait ainsi compté près d’une centaine de personnes au total ayant rang de ministresEn réduire significativement le nombre aurait pourtant été un signe positif envoyé au peuple qui aurait vu là une volontéd’assainissement des dépenses publiques. Une belle occasion manquée !

Un calcul politique

Alors bien sûr on peut s’interroger, ici et là, sur l’intérêt de tel ou tel ministère. Est-il indispensable d’avoir un ministre « de la Microfinance », un ministre des « Mines et de la géologie » etc. ces attributions n’auraient-elles pas pu être rattachées à un autre ministère. Ce chiffre pléthorique sent à plein nez le calcul politique. De même, le président a-t-il pris soin « d’arroser » les principales régions du pays afin que chacune d’entre elles puisse s’honorer d’avoir un représentant au plus haut niveau de l’Etat. Flatter les électeurs « dans le sens du poil » est un bon investissement à l’orée d’un nouveau quinquennat. Ce sont là autant de manœuvres politiciennes éprouvées.

De nouvelles têtes, mais où sont les femmes ?

On constate par ailleurs la présence de cinquante nouvelles têtes dans ce gouvernement. Est-ce par souci de renouveler l’équipe ministérielle et d’apporter un peu de fraîcheur ou n’est-ce pas plutôt qu’un certain nombre de ministres du septennat précédent ontrévélé leur insignifiance ? Heureusement que Ndèye Saly Diop Dieng a été nommée ministre de « la Femme et de la famille » cela fait (un peu) oublier que seulement 25 % des ministres sont des femmes. On est loin de la parité souhaitable dans une société ou justement celles-ci jouent un rôle important. C’est là un très mauvais symbole qui est adressée à la population féminine Sénégalaise.

Premier ministre « provisoirement »

Quant à la mascarade, elle concerne la nomination de Mahammad Dionne à un moment où Macky Sall va prochainement demander à l’Assemblée nationale la suppression du poste de Premier ministre, ce qui lui permettra de cumuler les deux postes et ainsi de « présider »et de « gouverner ».Pour mieux faire passer la pilule à Dione il l’a nommé celui-ci ministre d’Etat et secrétaire général de la Présidence, un peu comme on donne un os à ronger à son toutou.

Tuer dans l’œuf toute rivalité

Voilà autant de signes qui ne sont pas de très bon augure à l’aube d’un quinquennat qui dès son avènement voit Macky Sall s’adjuger les pleins pouvoirs. Ce n’est pas là le meilleur exemple démocratique qui soit. Est-ce cela qu’ont voulu les Sénégalais en votant pour lui On peut en douter !

Jean-Yves Duval, Directeur d’Ichrono

dimanche, 07 avril 2019 10:45

Liga: Barcelone fonce vers son 26e sacre

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En faisant craquer l’Atlético de Madrid au Camp Nou ce samedi 6 avril (2-0) grâce à Luis Suarez et l'inévitable Lionel Messi, le FC Barcelone a fait un pas de géant vers le titre de champion d’Espagne. Les Blaugrana ont désormais onze points d’avance sur les Colchoneros au classement de la Liga 2018-2019. Il n'y a plus rien en travers de leur route vers une 26e couronne nationale.

Il flottait comme un parfum de finale ce samedi au Camp Nou, l’antre du Barça. Sur sa pelouse, le leader du championnat d’Espagne accueillait son dauphin, l’Atlético, dans le cadre de la 31e journée. Des Colchoneros qui avaient huit longueurs de retard avant de défier les champions d’Espagne en titre. Un écart important, à huit matches de la fin de cette saison 2018-2019. L’Atlético de Madrid avait besoin de réaliser l’exploit en s’imposant à l’extérieur pour revenir à cinq points et relancer le suspense en Liga.

A dix contre onze, l'Atlético d'Oblak a longtemps tenu bon

Ce choc, parti sur de très bonnes bases, a basculé un peu trop tôt. A la 28e minute, le sanguin Diego Costa a reçu un carton rouge direct. L’arbitre venait lui adresser un simple carton jaune, mais les vociférations de l’attaquant sous son nez l’ont décidé à l’exclure. Le spectacle s’en est ressenti ; réduit à dix contre un adversaire sûr de lui, l’Atlético de Madrid a un peu plus abandonné le ballon et a plié sans rompre pendant longtemps.

Le Barça dispose d’une force de frappe fabuleuse avec le quintuple Ballon d’or Lionel Messi, Luis Suarez, Philippe Coutinho… Mais Diego Simeone, le coach des Matelassiers, peut lui compter sur Jan Oblak, l’un des meilleurs gardiens du monde. Une réputation que le grand Slovène (1,89m) a encore assumée face aux flèches catalanes. A son actif : une dizaine de parades, dont certaines très autoritaires et surtout salvatrices sur des frappes de Messi ou des duels avec Suarez.

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Le duo Messi-Suarez envoie le Barça au sommet

 

Mais à force d’insister, le Barça a, comme souvent, fini par faire céder la muraille des Rojiblancos. De l’extérieur de la surface, l’Uruguayen Suarez a trouvé la faille d’une frappe enroulée au ras du poteau (85e). Oblak s’est déplié, mais le ballon est passé sous son bras. Le Camp Nou s’est alors libéré en même temps que l’Atlético a baissé pavillon. Dans la foulée, Leo Messi, tenace et solide sur ses appuis, a fait le break (87e). C’est le 33e but du pichichi de la Liga, qui est en plus devenu le joueur comptant le plus victoires dans ce championnat (335). Rideau.

 

Voilà le FC Barcelone leader avec cette septième victoire de rang (2-0) et surtout onze longueurs d’avance sur l’Atlético de Madrid. Sauf cataclysme très improbable, les Blaugrana pourront bientôt sabrer le champagne avec un 26e titre de champions d’Espagne. Le printemps s’annonce sous de beaux auspices, avec également les quarts de finale de la Ligue des champions contre Manchester United (aller le 10 avril, retour le 16 avril) et la finale de la Coupe du Roi contre Valence (25 mai). L’Atlético doit lui cravacher pour garder sa deuxième place, sachant que le Real Madrid est revenu tant bien que mal à seulement deux points. En Espagne cette saison, le Barça n’évolue pas dans la même galaxie que ses deux rivaux.

RFI

Des centaines de milliers d'Algériens ont de nouveau manifesté ce vendredi dans les rues de la capitale pour réclamer « la fin du système » et une refonte du paysage politique. Il s’agissait du septième vendredi consécutif de mobilisation, trois jours après la démission du président Abdelaziz Bouteflika.

Une marée humaine a envahi les rues d’Alger. Le message est clair :la démission d’Abdelaziz Bouteflika ne suffit pas. Les Algériens exigent un changement total au sommet de l’État. Les slogans n’épargnent personne et même pas l’institution militaire, avec à sa tête, le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah.

« Gaïd Salah ne fait que recycler le système, lance une manifestante. Bouteflika est parti. La clique de Bouteflika est partie. Mais le système n’est pas parti. On ne peut pas faire du neuf avec du vieux. » Les manifestants le reconnaissent : certes, l’armée s’est érigée les derniers jours en garante de la Constitution, mais ce n’est pas son rôle de prendre le pouvoir pour diriger le pays. Tout le monde ici redoute un scénario à l’égyptienne.

« Le pouvoir doit absolument rester civil, estime Hassan, drapeau algérien sur les épaules. Parce que le fondement d’une autre république doit se faire sur le principe de la primauté du civil sur le militaire. Si nous n’avons pas changé les fondements, nous n’avons rien fait. On retournera au même problème que nous avons vécu les 50 dernières années. »

Les responsables « doivent être jugés », réclament les manifestants

Mais l’engagement se poursuit, avec un objectif : la naissance d’une nouvelle République, débarrassée de ce régime qui a conduit le pays à la crise. La mobilisation est en tout cas impressionnante. Et comme les semaines précédentes, pas de débordements, pas d’incivilités. Ils le disent tous : c’est une Révolution souriante.

Semaine après semaine, le peuple gagne aussi en confiance. Sa mobilisation paye. Il ose même de nouvelles revendications. « Nous voulions chasser les responsables, mais désormais, ils devront aussi être jugés », scande ce soir la foule à Alger. « La démission du président ne suffit pas, affirme un manifestant. Ce n’était qu’une des demandes du peuple. » « Devant l’Histoire, il faut les juger, renchérit une autre. Ne serait-ce que pour savoir réellement ce qu’ils ont fait, parce qu’il y a des tas de choses qu’on ignore. »

Tous s'accordent sur le fait qu'il est indispensable de maintenir la pression. « Les responsables actuels n’ont pas leur place dans l’Algérie de demain, résume un manifestant. Et nous les chasserons pacifiquement. Nous exigeons que le peuple incarne le pouvoir. Nous sommes optimistes, nous n’avons aucune crainte. La peur a disparue. Le peuple est souverain et c'est le peuple lui-même, et non la police, qui veille au bon déroulement des manifestations. »

Dans les rues d’Alger, les revendications sont scandées, mais elles sont aussi écrites sur des pancartes, on peut notamment y lire : « il n’y aura pas de pardon », en référence à la lettre d’adieu du président Bouteflika aux Algériens et dans laquelle il présentait ses excuses.

Le système il est bien en place et juste avant la démission du président, tout a été mis en place pour la continuité du système. Donc nous on dit encore : le système doit partir. Et Gaïd Salah doit partir aussi.

Le slogan «Qu'ils partent sous» donne le ton

dimanche, 07 avril 2019 10:25

Le badbuzz de Ségolène et de Sibeth

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Alors que Ségolène Royale, une française née à Dakar, se trouvait au Sénégal pour l’investiture de Macky Sall, en France, une Sénégalaise fraîchement naturalisée française, Sybeth Ndiaye changeait d’employeur pour passer d’Emmanuel Macron à Edouard Philippe et de chargée de communication à l’Elysée pour la fonction de porte-parole du gouvernement. Deux évènements pas si anodins qu’ils paraissent.

 

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Premièreréflexion, ils témoignent l’un comme l’autre, que soixante ans après l’indépendance du Sénégal les relations franco-sénégalaises demeurent très vivaces. 

Deuxièmeréflexion, il s’agit là de deux femmes politiques peu ordinaires, la première a été candidate à la présidence de la République française et la seconde devient la première africaine porte-parole du gouvernement français. Une femme noire à ce poste de responsabilité (secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre) apparaît comme un symbole fort à un moment où le racisme est toujours très présent dans notre pays Il faut dire que la jeune femme ancienne militante de l’UNEF et du PS, titulaire d’un DESS d’économie publique et qui aura quarante ans à la fin de l’année a de qui tenir avec un père ancien numéro 2 du Parti démocratique sénégalais (PDS) d’Abdoulaye Wade et une mère ancienne présidente du conseil constitutionnel, de 2002 à 2010.

Troisièmeréflexion, elles sont dotées l’une et l’autre d’une forte personnalité, d’un tempérament à toute épreuve. Ségolène l’a démontré en surmontant l’humiliation dont elle a été la victime lors de la relation François-Valérie et Sybeth d’avoir déclaré : « J’assume parfaitement mentir pour protéger le président ». Que des responsables politiques mentent n’est pas très honorable, qu’ils le reconnaissent relèvent de la provocation, pire de l’inconscience. Et aucune explication ne saurait justifier un tel comportement. On se souvient du sort que les américains ont réservé à Richard Nixon, alors présidents des Etats-Unis, à la suite du scandale du Watergate. 

Quatrièmeréflexion, elles ont en commun le sens des petites phrases choc. A la première : « Qui vient sur la grande muraille (de Chine) conquiert la bravitude », à propos de Fidel Castro : « Il est le symbole d’une amitié très profonde entre Cuba et la France », ou encore « Je m’adresse à vous, cette génération qui n’est pas encore née », « La justice chinoise, un modèle de rapidité »etc.  A la seconde, parlant à des journalistes : « Faites votre boulot les gars, c’est pas du travail de journalistes, c’est du travail de sagouins »,plus grave, confirmant le décès de Simone Veil : « Yes, la meuf est dead ». Au concours du badbuzz politique difficile de départager les deux femmes mais a ce petit jeu Sybeth risque d’avoir un avantage sur Ségolène si l’on en croit l’origine de son prénom qui évoque les reines combattantes de la Casamance et qui signifie « qui a gagné beaucoup de combats » en langue diola. Il lui faudra pour cela éviter de renouveler certaines expériences malencontreuses comme la diffusion en 2018 sur son compte Twitter d’une vidéo d’Emmanuel Macron commentant un projet de discours sur les aides sociales : « On met un pognon de dingue dans les minimas sociaux et les gens ne s’en sortent pas ». Une expression, stigmatisante, qui tranchait avec la solennité « jupitérienne » affichée jusque-là par le chef de l’Etat. De là, à évoquer les casseroles de Sybeth Ndiagne il n’y a qu’un pas que beaucoup d’observateurs n’ont pas hésité à franchir.

Cinquième réflexion, il est clair que ses relations houleuses avec les journalistes, (certains d’entre eux avouent avoir été « blacklistés » par la collaboratrice de l’Elysée, d’autres avoir été menacés d’être exclus du pool des accrédités au Palais  : « Vous devez obéir »), risquent de ne pas s’améliorer à l’avenir et ce n’est pas son langage cru, ses coups de gueule, son habitude du franglais (elle a tweeté sa fierté d’un nouveau « job » au lendemain de sa nomination) qui vont arranger les choses. A moins que Edouard Philippe ne musèle ses sorties tonitruantes.

Quant aux journalistes qui se risqueront à critiquer la nouvelle porte-parole de Matignon peut être s’exposeront-ils à être traités de racistes, ce qui serait regrettable. Pour notre part, nous ne lui faisons aucun procès d’intention et nous attendons avec intérêt et curiosité ses prochains compte-rendu lors de la sortie du conseil des ministres.  

Jean-Yves Duval, directeur d’Ichrono

 

 

 

 « j'ai eu un grand plaisir de reprendre cet ouvrage de Lucrèce parce que je me posais des questions et à défaut d'avoir un interlocuteur à côté on va Chercher dans ses livres et sa bibliothèque des textes et des pensées ou des réponses ou des éclairages et Lucrèce loin de me soigner ou de me calmer a encore contribué à exciter ma curiosité insatiable »P B Cissoko

" La poésie vit d'une vie virtuelle. Les sciences peuvent étendre sa sphère, non augmenter sa puissance. " Victor Hugo justifie en ces termes l'intérêt extrême que l'oeuvre de Lucrèce suscite chez les lecteurs modernes. Or, de récentes découvertes scientifiques ont encore élargi sa sphère d'influence. Au Ier siècle avant J.C., le poète latin ne se contenta pas d'offrir à ses compatriotes la doctrine " salvatrice "d'Epicure, leur permettant d'accéder pleinement à la philosophie, mais il traduisit en visionnaire le mouvement incessant des atomes et le perpétuel devenir des choses au sein du vide infini.

Son oeuvre explore l'univers physique et le savoir grec, mais aussi notre vie quotidienne.

Gardien essentiel de la doctrine épicurienne, visant à une époque de violence et d'oppression, Lucrèce révéla non sans ferveur les moyens d'un bonheur accessible à tous. La version française que l'on présente ici se veut l'écho de la tension jamais abolie entre la poésie et la raison dans le De rerum natura. Inventant un langage de la nature, Lucrèce lui a donné des cadences que cette traduction essaie de transposer.

Le poème de Lucrèce (98 ou 94 av. J.-C.- 55 av. J.-C.) est un des textes fondateurs de la philosophie en Occident. Car Lucrèce s'y montre plus qu'un simple sectateur d'Épicure : disciple fécond, il est comme le refondateur à Rome de l'épicurisme athénien.
Loin de se présenter comme un système rigoureusement ordonné par des prémisses ou dicté par des axiomes, cette philosophie n'a d'autre but que l'apaisement moral de l'homme, plutôt que la connaissance du monde.

Tout au long des siècles, une fois ce poème redécouvert au début de la Renaissance, La Nature des choses n'a cessé d'être une référence philosophique.


Qu'on lise, au dernier livre, les passages consacrés à la peste. La peste est un argument que toute théodicée doit réfuter puisqu'elle pose, de manière spectaculaire, le scandale de la mort du juste et de l'innocent.
Or Lucrèce ne réfute pas la peste, il s'en sert, au contraire, pour montrer l'absence de Providence, et du même coup guérir l'âme d'une maladie autrement essentielle, la peur de la mort.
Ce qui fait scandale, ce n'est plus la peste, c'est tout simplement Lucrèce.


J'ai voulu t'exposer cette doctrine à nous / en un chant possédant le doux accent des Muses, / et sur elle poser la douceur de leur miel, / dans l'espoir que nos vers sachent, par ce moyen, / te retenir l'esprit tandis que tu perçois / des choses la nature en sa totalité, / et te pénètres bien de leur utilité.
Lucrèce.

Donner la plus grande force persuasive à la parole philosophique salvatrice, celle qui mène au bien et éloigne des maux, qui guérit des vaines peurs, celles des dieux et de la mort en particulier, tel est le projet de Lucrèce (ier s. av. J.-C.), qui compose en latin son célèbre poème, De rerum natura, à la gloire d'Epicure et de sa philosophie. Exposé doctrinal d'une richesse exceptionnelle et oeuvre littéraire majeure, ce poème se donne comme une oeuvre totale, où le vrai s'allie au beau, et les séductions de l'imagination à la rigueur de l'analyse.


Pour s'approcher de sa singularité, il fallait une transposition précise et poétique à la fois : ce sont là les mérites de la traduction de Bernard Pautrat - faite en alexandrins non rimés - qui permet d'appréhender dans notre langue le style philosophique propre à Lucrèce.

Traduction nouvelle de Bernard Pautrat, avec le texte latin en regard. Introduction et notes par Alain Gigandet.

En plus
LIVRE TROISIÈME
ARGUMENT


Ce livre est employé tout entier à traiter de l'âme humaine : c'était l'objet essentiel de la philosophie d'Épicure. Après une invocation à Épicure, il fait sentir l'importance du sujet qu'il va traiter, en ce que l'ignorance où sont les hommes sur la nature de leur âme leur inspire cette crainte de la mort, qu'il regarde comme l'unique source de tous les maux et de tous les crimes.

Il entre ensuite en matière, et s'efforce de prouver :

1° que l'âme est une partie réelle de nous-mêmes, et non pas une affection générale de la machine, une harmonie, comme l'ont voulu quelques philosophes ; 2° que l'âme ne forme qu'une même substance conjointement avec l'esprit, qui réside au centre de la poitrine, tandis que l'âme est répandue dans tout le corps ; 3° qu'ils sont l'un et l'autre corporels, quoique formés des atomes les plus subtils de la nature ; 4° que, bien loin d'être simples, ils résultent au contraire de quatre principes, le souffle, l'air, la chaleur, et un quatrième (qui paraît n'être autre chose que les esprits animaux), auquel le poète ne donne pas de nom, et qu'il regarde comme l'âme de notre âme ; 5° que ces quatre principes sont mélangés et combinés, sans pouvoir jamais agir à part, n'étant, pour ainsi dire, que différentes propriétés d'une même substance, mais qu'ils peuvent dominer plus ou moins, et que de là naît la différence des caractères ; 6° que l'âme et le corps sont tellement unis, qu'ils ne peuvent subsister l'un sans l'autre, mais qu'il ne faut pas croire pourtant, comme l'a prétendu Démocrite, qu'à chaque élément du corps réponde un élément de l'âme. Après tous ces détails, il tâche de prouver que l'âme naît et meurt en même temps que le corps, d'où il conclut que la mort n'est pas à craindre, et que les hommes ont tort de se désespérer d'un état qui les rend ce qu'ils étaient avant que de naître.


LIVRE TROISIÈME


Toi qui le premier au fond d'affreuses ténèbres as brandi un si lumineux flambeau pour nous révéler les vrais biens de la vie, je te suis, ô gloire de la Grèce, et j'ose aujourd'hui poser mes pas dans tes pas, non que je veuille devenir ton rival, mais plutôt parce que ton amour me guide et m'exhorte à t'imiter.

L'hirondelle ose-t-elle défier les cygnes, les chevreaux aux membres tremblants pourraient-ils lutter à la course avec le cheval fougueux ? Toi, père, qui es l'initiateur, tu prodigues à tes enfants de sages leçons ; c'est dans tes traités, maître glorieux, que semblables aux abeilles butinant çà et là parmi les fleurs des prés, nous allons cueillir nous aussi, pour nous en repaître, des paroles d'or, oui, d'or vraiment, et telles qu'il n'en fut jamais de plus dignes d'une vie éternelle.


A peine ta sagesse a-t-elle commencé à proclamer avec puissance un système de la nature né de ton divin génie, aussitôt s'évanouissent les terreurs de l'esprit, s'écartent les murailles du monde ; je vois à travers le vide immense les choses s'accomplir ; je vois les dieux puissants dans leurs tranquilles demeures que n'ébranlent pas les vents, que les nuages ne battent pas de leur pluie, que la blanche neige glacée n'outrage pas dans sa chute, car un éther toujours serein leur sert de voûte et leur verse à larges flots sa lumière en riant.

Tous leurs besoins, la nature y pourvoit et rien en aucun temps n'altère la paix de leurs âmes. Mais par contre, nulle part je n'aperçois les régions de l'Achéron et la terre ne m'empêche point de contempler sous mes pieds tout ce qui s'accomplit dans le vide. Devant de telles visions, une joie divine, un saint frémissement me saisissent à la pensée que ton génie contraignit la nature à se dévoiler tout entière.


Ma doctrine enseigne les principes de l'univers : j'ai dit leur nature, la variété de leurs formes, le mouvement éternel dont ils s'envolent spontanément dans l'espace et comment ils sont capables de créer toutes choses. Mon objet est maintenant, je crois, la nature de l'esprit, et c'est l'âme, le principe vital, qu'il me faut éclairer dans mes vers. Je dois chasser et renverser cette peur de l'Achéron qui pénétrant l'homme jusqu'au cœur, trouble sa vie, la teint tout entière de la couleur de la mort et ne laisse subsister aucun plaisir limpide et pur.
Tant d'hommes prétendent que les maladies et la honte sont plus à craindre que les abîmes de la mort ! Ils savent bien, proclament-ils, que le principe de la vie relève du sang, sinon même du vent, si jusque-là se porte leur fantaisie, et qu'auraient-ils donc besoin de nos leçons ? Mais tu vas voir comme c'est là propos vides de fanfarons, non conviction réelle.

Car ces mêmes hommes, chassés de leur patrie, proscrits loin de leurs semblables, flétris d'accusations infamantes, accablés enfin de tous les maux, ces hommes vivent ; où qu'ils soient venus traîner leur misère, ils célèbrent des funérailles, ils immolent des brebis noires, ils sacrifient aux mânes, et plus l'adversité leur est rude, plus leurs esprits se tournent vers la religion. Ah ! c'est dans les dangers qu'il faut observer l'homme, c'est dans l'adversité qu'il se révèle : alors seulement la vérité jaillit de son cœur ; le masque tombe, le visage réel apparaît.

 

samedi, 06 avril 2019 11:23

ARMEE ALGERIENNE : ARBITRE OU RECOURS ?

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Cela fait plusieurs semaines que les grandes villes d’Algérie sont le théâtre de manifestations monstres contre le pouvoir politique en place depuis vingt ans à Alger.

Cette période a fait l’effet d’un roman feuilleton aux multiples rebondissements. Dans un premier temps, l’armée, premier pilier du régime à soutenu Abdelaziz Bouteflika puis, sentant l’opposition grandissante monter dans le pays, a pris ses distances avec un chef d’Etat moribond. Elle a obligé celui-ci à renoncer à l’exercice d’un cinquième mandat présidentiel et Bouteflika a alors annoncé, sous la pression de la foule, qu’il quitterait le pouvoir après avoir prolongé son mandat, prévu se terminer le 27 avril, jusqu’à la fin de l’année. Prétexte invoqué : la promulgation d’une nouvelle constitution. Une véritable pantalonnade et une décision considérée par la foule qui grondait dans les rues de la capitale comme une « mascarade », une « insulte au peuple algérien », une « provocation supplémentaire ».

Quatorze millions de personnes dans la rue

Il faut se souvenir qu’au plus fort de la contestation ce sont près de quatorze millions d’algériens, dont une majorité de jeunes, qui ont participé aux marches à travers le pays. Face à des manifestations d’une telle ampleur l’armée ne pouvait rester silencieuse et par la voix de son chef d’Etat-Major, le général Gaïd Salah « la grande muette » a finalement appelé à l’empêchement de Bouteflika évitant que les manifestants ne fassent d’elle une complice du pouvoir et qu’elle soit emportée dans la tourmente populaire. Et le 2 avril dernier la démission de celui-ci était annoncée avec la perspective de l’organisation d’une élection présidentielle dans les 90 jours.

« Ils ont des millions, nous sommes des millions »

Exigeant une plus grande démocratie, une société moins corrompue avec des slogans du genre : « Ils ont des millions, nous sommes des millions » ou « C’est une République, pas un royaume » les algériens ont finalement obtenu gain de cause. Le départ de Bouteflika a été acté après que le chef d’Etat-Major l’ait exhorté à quitter immédiatement le pouvoir. Il est des amitiés qui ne résistent pas aux épreuves du temps et les fidèles de la veille peuvent compter parmi les plus hostiles le lendemain. Les retournements de veste sont d’autant plus violents lorsqu’il s’agit d’uniformes. Le vieux chef pourra méditer sur cette leçon dans sa propriété, où il va se réfugier et vivre les derniers moments de sa vie, au terme d’un pouvoir absolu qui aura duré vingt ans. Piteusement, il aura même demandé pardon au peuple des erreurs commises sous son règne. L’histoire est pleine de ces puissants qu’on disait indéboulonnables dont la vindicte populaire a eu finalement raison.

Un Etat dans l’Etat

La question qui se pose maintenant est la suivante : l’armée algérienne, considérée comme un Etat dans l’Etat, va-t-elle se contenter d’arbitrer le débat démocratique en cours ou va-t-elle s’imposer comme un recours face à d’éventuels désordres, ou le risque d’un danger islamiste ? Personne en Algérie ne veut voir resurgir le spectre de la guerre civile qui a endeuillé le pays de 1992 à 1999 et a fait une centaine de milliers de morts. Garantir une transition propre à sortir l’Algérie de l’impasse actuelle - en faisant respecter la volonté du peuple, qui selon l’art. 7 de la constitution est « la source de tout pouvoir, la souveraineté nationale » - telle devrait être la mission de l’armée dans les semaines et mois à venir.

A moins qu’elle ne décide de sortir de ses casernes et de suppléer à la vacance du pouvoir, la nature ayant horreur du vide.

Jean-Yves Duval

samedi, 06 avril 2019 11:15

L1: Encore raté pour Marseille qui tombe à Bordeaux

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Marseille a fortement compromis ses chances de participer à la prochaine Ligue des champions, en s'inclinant 2-0 à Bordeaux, terre maudite depuis bientôt 42 ans, vendredi soir en ouverture de la 31e journée de L1.

Encore une fois, l'histoire s'est répétée pour les Olympiens en panne de confiance depuis leur défaite au Parc des Princes et qui ont paru sans réelle solution face au bloc bordelais solidaire, qui a fini à dix après l'exclusion de Pablo (82e).

Avec désormais huit points de retard sur le podium, la mission s'annonce compliquée pour les hommes d'un Rudi Garcia, qui a un peu plus fragilisé sa situation avec cet échec.

Ne pas perdre face à l'OM, tel était le dernier objectif des Bordelais dans cette saison de transition suite à la vente du club aux Américains de GACP. Mission accomplie, mais aussi de quoi raviver des regrets.

Comme souvent cette saison contre les grosses écuries, que ce soit Paris (2-2), Lille (1-0) ou Saint-Etienne (3-2), ils ont été à la hauteur de l'événement, au niveau du réalisme avec un De Préville essentiel dans le système de Paulo Sousa et récompensé, mais surtout défensivement.

Avec Balotelli, leur buteur en série sur le banc au coup d'envoi en raison de petits soucis musculaires, les arguments offensifs des visiteurs ont reposé sur Valère Germain un peu trop esseulé sans son compère italien en pointe, censé être alimenté par Florian Thauvin, Nemanja Radonjic et le revenant Dimitri Payet, qui n'avait plus débuté en L1 depuis le 20 janvier à Caen.

On n'a pas beaucoup vu le capitaine marseillais, préposé aux coups de pied arrêtés et en situation idéale juste avant la pause, mais son tir est passé au dessus.

Au regard de leur premier acte, maîtrisé techniquement pendant vingt minutes, les hommes de Rudi Garcia ont pu se sentir lésés par l'arbitrage de M. Ben El Hadj, notamment Strootman dont la reprise puissante a été repoussée dans sa surface par la cuisse et surtout la main de Pablo (10e)

- Pas d'effet Balotelli -

Au non de la cohérence et de la jurisprudence du Rennais Benjamin André mardi en demi-finale de la Coupe de France contre Lyon pour une action en tout point similaire, l'OM aurait dû bénéficier d'un penalty, que les Girondins, eux, ont su obtenir un quart d'heure plus tard.

Le fautif, Radonjic, remplaçant de Ocampos, présent offensivement mais malheureux quand il s'est agi de prêter main forte à sa défense.

Déjà, deux minutes avant cette sanction, le Serbe avait remis involontairement dans la course de Briand un centre mal jugé par Amavi mais Mandanda sauvait son camp en opposant son pied gauche à la frappe de l'attaquant bordelais.

Puis, sur un centre rentrant de Kamano qui lobait Kamara, le ballon rebondissait sur le bras de Radonjic, synonyme de penalty que Kamano transformait (1-0, 27e).

Sûrement en quête de rachat, le Serbe a entamé en fanfare le deuxième acte. En l'espace de sept minutes, il s'est procuré trois occasions, deux sur des offrandes de Thauvin (49e, 51e), une dernière sur un corner en retrait de Payet (56e) mais il n'a pas réussi à trouver le cadre.

Jusqu'à l'heure de jeu, seul Kamara sur un corner précoce de Payet était parvenu d'une tête puissante à inquiéter Costil, efficace sur sa ligne (8e).

L'entrée de Balotelli à la place de Payet (69e) n'a pas eu non plus l'effet escompté, surtout que dans la minute suivante, De Préville, lancé par Briand, s'est joué de Kamara avant de tromper Mandanda d'une frappe enroulée au ras du poteau et faire exploser le Matmut Atlantique (2-0).

La tête basse, les Marseillais ont tenté en vain de revenir. Balotelli s'est essayé de loin (73e), a rameuté ses troupes, a chauffé ses adversaires dont Pablo, exclu pour un coup d'épaule sur l'Italien au sang chaud, loin du ballon.

 

AFP

 

La France bénéficiera de 79 sièges au Parlement européen à Strasbourg.AFP/Frederick Florin

Le premier débat des Européennes entre les douze têtes de liste, organisé jeudi 4 avril par France 2, a tourné à la cacophonie. Parfois au détriment du fond. L’un des enjeux principaux est pourtant de mobiliser les électeurs qui perçoivent souvent ce scrutin comme étant peu lisible.

Dans moins de deux mois, plus de 300 millions d’Européens sont appelés à choisir leurs 705 députés au Parlement européen. En France, le scrutin se tiendra le 26 mai. Enjeux, candidats, rapport de forces : le point sur ce scrutin.

 

A quoi servent les élections européennes ?

Tous les cinq ans, les citoyens sont appelés à voter pour élire leurs députés au Parlement européen. Il s’agit de la seule institution de l'Union européenne élue au suffrage universel direct, instauré en 1979. Cette année, les électeurs de 27 pays doivent désigner 705 eurodéputés (si le Brexit est acté d'ici le scrutin). Le nombre de sièges alloués à la France est de 79.

Le Parlement européen partage le pouvoir législatif et budgétaire avec le Conseil de l'UE, composé d'un ministre de chaque pays. Il dispose aussi de moyens de contrôle sur la Commission européenne, l'organe exécutif de l'UE. Les eurodéputés doivent aussi approuver le nom du futur président de la Commission qui succédera à Jean-Claude Juncker.

Quelles sont les conséquences concrètes des politiques européennes au quotidien ? Les citoyens européens peuvent par exemple utiliser leurs forfaits mobiles nationaux au sein de l'Union européenne sans surcoût, le Parlement européen ayant adopté en 2017 la disparition des frais d'itinérance. Le 26 mars, les députés européens se sont prononcés pour la suppression du changement d'heure saisonnier dans l'Union, en 2021. Le lendemain, ils ont entériné la fin des produits en plastique à usage unique, à partir de 2021.

 

Vers quelle composition pour le Parlement européen ?

Actuellement, les conservateurs du Parti populaire européen (PPE), sont majoritaire au Parlement avec 217 députés. Le deuxième groupe le plus important est celui de l'Alliance Progressiste des Socialistes & Démocrates au Parlement européen (S&D, centre gauche), avec 186 députés.

Sur la base des sondages réalisés dans chaque Etat, le Parlement européen a réalisé, le 27 mars, une projection de la composition du futur hémicycle.

L’axe PPE-S&D subirait un recul sensible (avec respectivement 29 et 44 députés en moins), perdant ainsi la majorité absolue. Cette situation les forcera sans doute à nouer des alliances avec les libéraux (ALDE) ou les Verts.

Les mouvements nationalistes et populistes, progressant dans la plupart des pays européens, espèrent réaliser une percée lors de ces élections. Mais suite au Brexit (s’il a lieu) et donc au départ des députés britanniques, le groupe Conservateurs et réformistes européens (CRE) devrait subir un recul sensible (23 députés en moins) tout comme celui de l’Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD, 11 députés en moins). Le groupe L'Europe des nations et des libertés (ENL), créé par Marine Le Pen, devrait au contraire sortir renforcé (24 députés en plus).

 

Qui sont les candidats en France ?

Les électeurs français auront le choix entre au moins une quinzaine de listes, qui contiendront chacune 79 noms. Chaque liste ayant obtenu au moins 5% des voix se verra attribuer un nombre de sièges proportionnel à son score. Si la composition complète de ces listes n’est pas encore connue (les partis devant les déposer entre le 23 avril et le 3 mai), les têtes de liste ont déjà été désignées.

 

Plusieurs partis font le pari de la jeunesse comme par exemple le Rassemblement national (ex-FN) ayant investi Jordan Bardella, 23 ans, La France insoumise avec Manon Aubry (29 ans), les Républicains avec François-Xavier Bellamy (33 ans) ou le Parti communiste avec Ian Brossat (38 ans).

La gauche part en ordre dispersée. Europe Ecologie-Les Verts présente sa propre liste conduite par Yannick Jadot, comme Génération.s avec Benoît Hamon et Place publique, le mouvement de l'essayiste Raphaël Glucksmann, derrière lequel s'est rangé le Parti socialiste. A l'extrême gauche, Lutte ouvrière présente sa liste avec à sa tête Nathalie Artaud. 

 

A droite, les Républicains avec François-Xavier Bellamy pourraient être concurrencés par le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. L'UDI de Jean-Christophe Lagarde, l'UPR de François Asselineau et Les Patriotes de Florian Philippot mènent aussi campagne. Jean Lassalle compte également présenter une liste.

L'incertitude règne toujours quant à la présence ou non d'une ou plusieurs listes « gilets jaunes ». L'une des figures du mouvement, Ingrid Levavasseur, avait annoncé prendre la tête de la liste du Ralliement d’initiative citoyenne (RIC) avant de renoncer, mi-février.

 

Quelle est la participation en France ?

Les élections européennes sont traditionnellement boudées par les électeurs français. Par rapport aux autres élections, l’abstention y bat des records. En 1979, elle était de 39,30%. Depuis, elle ne cesse de progresser à chaque scrutin (léger recul en 2014). Depuis 1999, l’abstention a toujours dépassé la barre des 50%.

Les électeurs utilisent parfois ce scrutin pour sanctionner le pouvoir politique en place au niveau national. En 2014, deux ans après le début du quinquennat de François Hollande, les listes du Parti socialiste avaient subi une déroute historique aux européennes, avec moins de 14% des voix (en troisième position derrière le Front national, 24,9 %, et l'UMP, 20,8 %). Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon appellent ainsi à faire de ces élections un « référendum anti-Macron ».

 

RFI

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