Ce mercredi matin sort le nouveau numéro de Charlie Hebdo, le deuxième depuis l'attentat de janvier dernier qui avait décimé la rédaction. Patrick Pelloux, collaborateur à l'hebdomadaire satirique, explique pourquoi et comment le journal doit continuer à vivre à l'occasion de la sortie de ce numéro post-attentat qui, dit-il, s'inscrit dans la continuité.

La promotion de la culture scientifique est en marche. Une caravane va en effet matérialiser la première édition du lancement du 1er au 31 mars prochains et sillonner le territoire national. Il s’agira pour ce projet, dénommé «Bus de l’espace» (space bus en Anglais) de garder le caractère international qu’il veut ultérieurement donner à cette initiative.

Selon Maram Kaïré, président de l’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie (Aspa) et directeur de la caravane «Bus de l’espace», l’Aspa veut initier les jeunes générations à s’orienter davantage vers les disciplines scientifiques.

Cette campagne va débuter par Thiès pour se terminer à Dakar où elle va rester 5 jours durant. Il y aura au cours de cette caravane des conférences, des ateliers, des expositions, des observations, des expériences amusantes, des dons de livres de science, des campagnes de prévention médicale, du théâtre ou encore des concerts.
L’idée de la caravane est partie du fait que de plus en plus, les élèves abandonnent les matières scientifiques ; d’où l’urgence de les sensibiliser sur l’importance des disciplines scientifiques. Si l’on prend l’exemple de l’astrologie, M. Kaïré fait remarquer que c’est une discipline non enseignée au Sénégal et pourtant, elle offre des perspectives de carrière aux étudiants qui ont opté pour ces filières. Pour M. Kaïré, cette caravane est en quelque sorte une caravane de vulgarisation de l’Astronomie. «Chaque étape sera une occasion pour rappeler la nécessité d’une culture scientifique pour asseoir le développement du Sénégal, les applications directes de la science dans notre quotidien, l’importance des filières scientifiques en Afrique, l’apport de l’Astronomie dans la compréhension des phases de la lune et des marées», a-t-il indiqué.
Cette rencontre préparatoire de la caravane a enregistré la présence de Coumba Thiandoum, directrice de la Promo culture et science, Sophie Dème, chef de division de partenariat de la Communication et de la documentation au niveau de la Direction de l’enseignement moyen secondaire général (Demsg) et la participation de Imagination Afrika et de l’Association des amis de l’aviation et de l’espace (Asaae).

mercredi, 25 février 2015 08:10

Ce que l’on sait de la jeune Française enlevée au Yémen

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Les forces de sécurité yéménites devant l'ambassade de France à Sanaa, qui a fermé ses portes le 13 février 2015.AFP PHOTO / MOHAMMED HUWAIS

Une Française et son accompagnatrice ont été enlevées par des hommes armés au Yémen, alors qu'elles se trouvaient à bord d'un taxi à Sanaa, la capitale contrôlée par la milice chiite houthie depuis des semaines. Le président français François Hollande demande sa libération « dans les meilleurs délais ».

Isabelle Prime, 30 ans, est originaire d’Angers. La jeune femme ne travaille pas pour la Banque mondiale, comme l’ont laissé entendre au départ les autorités françaises, mais pour la branche américaine d’un groupe spécialisé dans la protection sociale. A ce titre, celle qui aurait une longue expérience dans le pays, était responsable d’un projet pour le Fonds social yéménite, autrement dit une entité gouvernementale.

Or, depuis janvier dernier, les rebelles houthis tiennent à nouveau Sanaa. Le président yéménite se trouve à Aden où il a affirmé reprendre pleinement ses fonctions, mais les institutions sont plus que jamais désorganisées.

Selon une source des services de sécurité yéménites à L’Agence France-Presse, l’enlèvement se serait produit au cœur de la capitale près d’un barrage. Des barrages généralement tenus par la milice chiite houthiste. La Française et son accompagnatrice se rendaient au travail en taxi. Leur taxi a été arrêté sur une voie très fréquentée, les deux jeunes femmes ont alors disparu. Le chauffeur de taxi a été libéré plus tard les yeux bandés, raconte le journal Le Monde.

« Compte tenu de la dégradation des conditions sécuritaires, nous renouvelons avec insistance la recommandation de quitter le pays », fait savoir le ministère français des Affaires étrangères qui n’a plus de représentation diplomatique au Yémen.

mercredi, 25 février 2015 08:04

Nigeria: une Américaine enlevée par des hommes armés

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Au Nigeria, une missionnaire a été enlevée lundi 23 février par des hommes armés et emmenée vers la brousse. Elle a été kidnappée dans le centre du pays, selon la police de l’Etat de Kogi, au sud de la capitale Abuja. La police privilégie la piste du crime crapuleux.

L'enlèvement s'est produit lundi matin dans la Hope Academy, une école d'enfants Fulanis où intervenait la missionnaire américaine, Phillys Sortor, déployée par l'organisation protestante Free Methodist Church au Nigeria.

« Les ravisseurs ont tiré plusieurs fois en l'air avant de prendre la fuite et de gagner la brousse », a indiqué le porte-parole de la police de l'Etat de Kogi, situé au sud de la capitale Abuja, à environ mille kilomètre de Borno, le fief de Boko Haram, et très loin du champ d'action habituel des insurgés islamistes.

Les enlèvements crapuleux sans aucun motif politique aucun sont assez fréquents au Nigeria, même si les groupes Boko Haram et Ansaru, un autre groupe islamiste, ont enlevé des Occidentaux par le passé. On pense, en effet, à la famille française Moulin Fournier mais aussi à Francis Collomp et au prêtre Georges Vandenbeusch, tous libérés.

La Free Methodist Church a posté sur son site internet une photo de Phillys Sortor qui a entre 65 et 70 ans, lèvres fines et visage émacié. L’Eglise méthodiste libre indique également que l'ambassade américaine a été alertée. Le secrétariat d'Etat américain ne souhaite pas commenter l'enlèvement pour l'heure. Rappelons que le gouvernement américain est réputé pour ne pas verser de rançons quelles que soient les circonstances.

Rfi

Dans le sud-est du Niger, le transport du poisson fumé est temporairement interdit dans le cadre de la lutte contre Boko Haram. Le gouvernorat de Diffa a adopté la mesure mercredi dernier. Selon les autorités administratives et militaires, les insurgés tirent d’importants revenus de la chaîne du poisson qui est revendu sur les marchés dans le nord du Nigeria. Près de 200 camions qui étaient immobilisés à la frontière depuis plusieurs jours ont finalement été autorisés à titre exceptionnel à entrer au Nigeria mardi, mais les autorités ont prévenu que c’était la dernière fois.

Les insurgés islamistes confisquent aux pêcheurs du lac Tchad leurs cargaisons de carpes et de silures une fois que les poissons d’eau douce ont été séchés et fumés, a indiqué à RFI une source sécuritaire à Diffa.

Ces poissons, pêchés dans des zones du lac Tchad contrôlés par Boko Haram, sont ensuite revendus selon cette source à des commerçants véreux qui les écoulent sur les marchés du nord du Nigeria pour ensuite reverser des dividendes, des vivres ou du carburant aux insurgés côté Nigeria, le long de la rivière Komadougou Yobé.

« Autoriser le transport du poisson fumé revient à financer Boko Haram », abonde une source au gouvernorat de Diffa qui a donc décidé d’une mesure d’interdiction mercredi dernier. Une mesure prise grâce aux pouvoirs conférés par l’Etat d’urgence dans la région de Diffa. Il court jusqu’à ce mercredi et a toutes les chances d’être reconduit.

« Cette interdiction, reconnaît la même source, entraînera sans doute des pertes de revenus pour des foyers du sud-est du Niger, mais c’est le prix à payer pour assécher Boko Haram ».

Rfi

mercredi, 25 février 2015 07:56

Procès Karim Wade et Cie : L'alphabet d'un dossier

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Le 23 mars. La date n’échappera à personne. Karim Wade et ses co-prévenus seront fixés sur leur sort. Le Quotidien revient sur les péripéties, intrigues, rebondissements d’un dossier à plusieurs interrogations. Voici l’abécédaire de 15 mois d’enquêtes, 7 mois de procès pour enrichissement illicite présumé.

A charnement, Alioune Ndao, Antoine Diome
La Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) est née congénitalement avec une voyelle persistante : A comme Alioune Ndao qui a lancé la liste des 7 dignitaires du régime libéral qui devraient faire l’objet d’enquête de patrimoine. Mais le Procureur spécial a sauté les 10 premières lettres de l’alphabet dont le A de Abdoulaye Baldé pour tirer un K comme Karim Wade. Et c’est parti pour que les Libéraux croient à un A comme acharnement, non seulement sur le fils de l’ancien Président et secrétaire général du Parti démocratique sénégalais, mais sur tout un parti. Ndao saute en pleine audience et Cheikh Tidiane devient le Mara spécial du Parquet. Et l’autre A de Antoine Diome préservera son fauteuil, malgré les tâtonnements autour de sa nomination comme substitut.

B ibo Bourgi, boycott
L’amitié revendiquée et assumée entre Karim Wade et l’homme d’affaires a suscité la curiosité des enquêteurs qui ont suivi les traces de Bibo Bourgi jusque dans les banques et les aéroports. Cette amitié lui vaudra le statut de principal complice présumé du principal prévenu. Difficile d’entendre Karim sans Bibo dans les différents volets de cette traque des biens supposés mal acquis. De Ahs à Monaco, en passant par Eden Rock et autres. Bourgi aura marqué ce procès avec les feuilletons de santé et d’évacuation. Karim jurait d’ailleurs qu’il ne répondra à aucune question tant que son ami ne sera pas soigné et présent. Un B comme boycott provisoire qui augurait un boycott définitif de l’audience, conséquence d’un autre B comme bouderie de la défense.

C REI, codes, comptes
A la fin du défilé des témoins, Henri Grégoire Diop et ses assesseurs ont dû pousser un ouf de soulagement. Les péripéties, débats et recours autour de la légalité de la Crei ont rallongé cette procédure. Mais parce que c’était C comme compliqué parce qu’il fallait aussi bien pour le Parquet spécial que pour la Cour décoder les codes (Hq1 et Hq2) et trouver des comptes et des coffres pour asseoir l’accusation.

D iassé
Il fallait donc trouver un D comme Diassé pour espérer des connections entre Abs et Ahs et les autres. C’est ce que la partie civile a appelé la «toile d’araignée tissée» par la «bande» : Karim, Bibo, Pouye.

E lhaj Amadou Sall, enrichissement
Il est l’avocat de la défense qui a le plus fait parler de lui. C’est parce que sa robe n’est pas que noire. Elle est aussi bleue du Pds. Le boycott des audiences par les avocats est venu de El haj Amadou Sall qui a été exclu de la salle. Et les plaidoiries se feront dans les médias.

F orcer le passage, fétichisme
C’est aussi El haj Amadou Sall qui convoquera le premier le «fétichisme» de Macky Sall qu’il accusait de faire auditionner les «candidats» à la Crei tous les jeudis. C’est aussi à la suite de l’interdiction de la marche du Fpdr à laquelle il a été brièvement interpellé que Abdoulaye Wade a usé de F comme force pour Forcer le barrage policier de la Place de l’Obélisque.

G rève de la faim
S’il y a eu des impairs dans le procès de Karim Wade, c’est parce que la Cour n’a pas su gérer les humeurs du principal prévenu. L’on aura remarqué ces appels à plus de sérénité de la part de la Chancellerie qui, à un moment, était dépassé par les événements. Il n’y aurait peut-être jamais eu de prétexte pour Karim Wade et ses avocats de boycotter le procès s’il n’y avait pas l’impertinence d’un garde pénitentiaire qui a mis à genou le prévenu.

H enri Grégoire Diop
Il aura marqué lui aussi sa présidence par ses écarts de langage et son manque de sérénité tout au long du processus. Il n’a pas su déjouer les stratégies de la défense qui, chaque jour, lui cherche la petite bête pour taquiner ses nerfs. Il rentre dans l’histoire également, car rarement un juge est tancé par ses pairs pour excès. Au point d’être accusé d’avoir sa «condamnation dans sa poche».

I llicite, inéligibilité
Ce procès tourne autour de patrimoine présumé I comme illicite. Sûrement un vocabulaire désormais plus familier même aux non initiés. Après près de 7 mois de procès, la Cour ne cherchera que ce qui est illicite. Et là, Karim risque un I d’inéligibilité si la Cour suit le réquisitoire du Parquet spécial qui demande aussi 7 ans de prison ferme et une amende de 250 milliards contre le prévenu principal.

J ulius Baer
Ci-gît les comptes de Monaco attribués à Karim, Bibo, Pouye. C’est de Julius Baer bank qu’est partie la seconde mise en demeure qui a prolongé le séjour de certains des co-prévenus à Rebeuss.

K arim
Il est l’homme qui fait le procès. Il est le procès. Karim Wade est présenté comme le symbole de la gestion du régime libéral. C’est pourquoi il est le premier sur la liste du Procureur spécial appelé à rendre compte. Son avenir politique est suspendu à la décision de la Crei attendue le 23 mars prochain.

L iberté provisoire
Que de demandes de mise en liberté provisoire dans ce procès ! L’on aura tout vu dans ce procès : des internés au pavillon spécial, tous ou presque, pris pour morts. Des certificats médicaux, des évacuations sanitaires, tout y est comme argument pour faire libérer Bibo Bourgi, Mbaye Ndiaye et autres. Karim et Pouye garderont les cellules encore puisque leurs demandes ont été rejetées.

M ise en demeure
Tous auront souffert du compte à rebours de 30 jours qui leur était réparti. Une première mise en demeure qui scellera 6 mois de prison et d’instruction pour une manne présumée de 694 milliards retenue par le Parquet spécial. Puis surprise ! Alioune Ndao sort une seconde mise en demeure après la découverte présumée de 99 milliards des comptes attribués à Karim, Bibo et Pouye à Monaco. Ce, après des propositions de médiation pénale agitée puis rangées dans les tiroirs.

N on-lieu
Cheikh Diallo aura été le seul à être sauvé par un non-lieu qui lui est tombé du ciel. Le journaliste lâchera ensuite son ami Karim Wade, lui attribuant la propriété de Cd Médias qui éditait le journal Le Pays et le site lesenegalais.net. Un divorce consommé dans la douleur pour un tandem qui aura marqué l’Anoci et la Génération du concret.

O pinion
Ce procès est, à vrai dire, celui de l’opinion. Quand les uns le qualifient de judiciaire, les autres lui collent l’étiquette politique. C’est entre le Palais de justice et le Tribunal de l’opinion. Et chacun se fait une opinion.

P rête-nom
Il peut y avoir des milliards, de l’or, du diamant et des avoirs bien logés dans des paradis fiscaux. Mais au final, il s’agira surtout d’identifier ces «prête-noms».

Q uestions
Un procès, mille questions. Ce serait un titre qui résumerait parfaitement le dossier d’enrichissement illicite. Question sur l’opportunité de relancer la Crei. Question sur les preuves d’enrichissement illicite. Question sur le départ entre le politique et le judiciaire. Question sur les manipulations et les informations.

R écusation
C’est l’une des dernières requêtes de la défense. Les avocats de Karim ont saisi la Cour suprême pour demander la récusation du président de la Crei, Henri Grégoire Diop. Mais Abdoulaye Wade aussi en avait fait sa revendication phare lors du meeting du Fpdr. Requête rejetée par la juridiction.

S ection de recherches
Le régime de Wade avait «sa» Division des investigations criminelles (Dic) qui empêchait de dormir. Macky a compté surtout sur les gendarmes de la Section de recherche de Colobane. Elle aura été le point de ralliement de journalistes et de militants du Pds.

T ahibou Ndiaye
Le T de la traque des biens mal acquis n’a pas échappé à l’ancien directeur du Cadastre. Tahibou Ndiaye a été l’un des rares exemples de médiation pénale, avant le rebondissement qui l’enverra à Rebeuss. Mais c’est aussi, en tant que haut fonctionnaire, un procès de la mauvaise administration qui a rangé l’orthodoxie hiérarchique et prôné l’interventionnisme direct d’un Président.

U rines
Bibo Bourgi, l’homme qui a été donné pour mort par des experts médicaux, a été évacué, entre autres, pour infection urinaire. Ce que les avocats de l’Etat avaient jugé «léger».

V eronique Manga
Le procès Karim Wade c’est aussi des anecdotes. Quand la mère de la domestique de Pape Mamadou Pouye détient 45% des actions de Abs Sa, société dirigée par Diassé. Cet actionnariat de Véronique Manga est à la limite insolite. Et ça se comprend que Henri Grégoire Diop veuille y voir plus clair.

W ade
Il n’est jamais allé au procès de son fils, mais Abdoulaye Wade fait de son côté le procès de Macky Sall et de la Crei. Il brandit le bâton d’un gouvernement de transition et fait appel à l’Armée, puis propose la carotte du dialogue politique. Un seul menu : la libération de son fils. L’élève Macky Sall a décodé le message de son maître.

X pour mandat d’arrêt
Au début, il y a eu des mandats d’arrêt contre des X. Vieux Aïdara et autres risquent 10 ans ferme pour avoir fui.

Y aya Abdoul Dia
Il s’est fait connaître vers la fin de ce procès fleuve avec près de 100 témoins qui ont défilé à la barre de la Crei. L’assesseur Yaya Abdoul Dia a surpris plus d’un en démissionnant en pleine audience. Officiellement, le juge n’a pas digéré les remontrances de Henri Grégoire Diop. Il devra s’expliquer à la juridiction de discipline des magistrats.

Z ap
Des sept «candidats» à la Crei, Karim Wade, Tahibou Ndiaye et Abdoulaye Baldé ont fait l’objet de poursuites. Samuel Sarr, Omar Sarr, Ousmane Ngom et Doudou Diagne ont été Z comme zappé. Pour le moment en tout cas.

lequotidien.sn

 

La vérité sur la caricature en islam. par Farhat Othman.***

Voici ce que nous dit un ancien diplomate tunisien. Les connaisseurs et pratiquants de la religion musulmane pourront nous donner leur avis.. Merci pour le lien.
La caricature n'est pas interdite en islam, mais dans la Bible !

Le drame de Charlie Hebdo a été qualifié à juste titre de 11 septembre de l'Europe. J'ajouterai qu'il sera aussi le 11 septembre de la lecture actuelle de l'islam qui est une lecture erronée, bien plus conforme à une tradition judéo-chrétienne qu'à la nature originelle de l'islam.
La caricature n'est pas interdite en islam, mais dans la Bible !
Nous parlons ici d'islam pur, celui du Coran et de la Sunna authentique, telle que compilée par les deux plus fiables recensions des dires prophétiques que sont les Sahihs de Boukhari et Mouslem.
Dans ces deux sources majeures devant être exclusives de l'islam aujourd'hui, il n'est fait aucune interdiction de la caricature ni même de la représentation imagée, contrairement à ce que l'on croit communément. La conception qui prévaut actuellement chez nous est issue de la tradition judéo-chrétienne.
Dans la Bible, l'interdit est explicite. On lit ainsi dans le Livre de l'Exode : « Tu ne te feras pas d'idole ni de représentation quelconque de ce qui se trouve en haut dans le ciel, ici-bas sur la terre, ou dans les eaux plus bas que la terre ».
On explique une telle prohibition dans le judaïsme par la distance devant exister entre Dieu et ses créatures, une distance qui rappelle chez les hommes la séparation stricte des gouvernants et des gouvernés.
Or, dans l'islam, le croyant est bel et bien dans l'intimité de Dieu. On se rappelle, d'ailleurs, que ni le prophète ni les premiers Compagnons ne voulaient être distingués du reste des musulmans. Et il va de soi que ce qu'on se permet avec un intime est plus important que ce que l'on ne se permet pas avec un être distant, omnipotent au point d'être à l'image des dictateurs sur terre.
S'agissant du christianisme, on a eu ce qu'on a appelé querelle de l'image ou de l'icône qui a fait l'objet de vifs débats depuis l'an 726 de l'ère commune. C'est la guerre entre iconoclastes et iconolâtres qui a dominé les VIIIème et IXème siècles. Et si dans l'Église d'Occident, au XVIème siècle, Jean Calvin et son protestantisme ont fini par imposer l'iconoclasme, cela ne fut pas le cas pour l'Église d'Orient où statuettes, peintures et vitraux ornés de figures de saints ont été toujours honorés.
En islam, ce qu'il y a vraiment, c'est une réprobation fort compréhensible envers tout ce qui était, à l'époque de la révélation, de nature à rappeler ou faire revivre les pratiques idolâtres caractérisant un polythéisme juste moribond de l'Arabie préislamique. Il y avait donc, non pas une condamnation de l'image, mais de son utilisation en tant que culte des divinités. Ce qui est loin d'être le cas de la représentation figurée de nos jours.
La conception authentique du sacré en islam
La conception authentique du sacré dans l'islam diffère de celle de la tradition chrétienne qui est plus matérielle, relevant du tabou, alors que la conception de l'islam premier est davantage morale et spirituelle.
Ce qui est sacré en islam, ce n'est pas ce à quoi l'on ne touche pas, mais ce dont on a l'amour dans le cœur, ce qu'on honore, et en pensée tout d'abord. Car l'intention pure est primordiale dans notre foi.
L'islam étant venu abattre les idoles, c'est donc l'idolâtrie qui est combattue, non les images ou les caricatures. Or interdire une représentation figurée au nom du sacré en islam revient bien à ériger des idoles morales de figures dont la sacralité doit d'abord être dans les cœurs. Il s'agit là d'une conception restrictive du sacré, réduit à un pur tabou, une idole, alors que la conception islamique est bien plus extensive, particulièrement tolérante et humaniste.
Par ailleurs, comme le précise à juste titre Tareq Oubrou, imam actuel à Bordeaux, la notion théologique du blasphème n'existe pas en islam. Le concept de manque de respect à Dieu ou au sacré dérive de la théologie chrétienne et ne possède aucun équivalent en arabe.
De fait, la pensée théologique et philosophique dans l'islam des origines a été davantage en conformité avec l'attitude des philosophes de l'Antiquité. On sait, à ce propos, la vénération vouée par les Arabes pour la Grèce antique, venue conforter la conception islamique des choses.
Or les Grecs anciens, perpétuant une tradition bien ancrée chez les Égyptiens, les Indiens et les Mésopotamiens, donnaient figure humaine à leurs dieux. Certes, d'aucuns comme Platon n'ont pas cautionné une telle pratique, mais Aristote — qui influença le plus la pensée islamique — n'était nullement contre.
De plus, si l'islam se distingue par nombre de traits particuliers des autres religions monothéistes, le plus évident est bien qu'il insiste sur le fait que le prophète est un homme comme les autres, essuyant même des caricatures en parole. Le Coran rapporte ainsi que ses adversaires le traitaient de « châtré » pour absence de fils survivant, ainsi que le rappelle l'historienne, Jacqueline Chebbi, précisant que c'est au IXe siècle, au moment où de nombreux chrétiens et juifs se convertissaient à l'islam que la figure de Mahomet a été, d'une certaine façon, «sacralisée», devenant un modèle pour ces nouveaux musulmans en conformité avec leurs traditions d'origine.
Origines de l'anathème jeté sur la figure imagée
Rappelons aussi qu'en un temps où il n'y avait pas d'appareils photographiques, la littérature islamique n'a pas manqué d'illustrations du prophète, tellement détaillées qu'elles en arrivaient à être encore plus expressives que la photographie la plus fidèle. Pareillement, l'art pictural n'a jamais manqué en islam de représenter l'homme et le premier d'entre eux, le prophète lui-même.
S'agissant de la caricature, et en l'absence d'interdit exprès dans l'islam, elle reste autorisée, n'étant que le pendant de la satire. Or, celle-ci est un pan essentiel de l'éloquence arabe, n'ayant jamais été interdite, même du temps du prophète qui a eu recours d'ailleurs aux poètes pour contrer les satires des polythéistes.
Durant les guerres d'apostasie, on n'a pas compté les caricatures rimées du calife Abou Bakr qui n'a pas pour autant puni leurs auteurs une fois les guerres terminées à son avantage. Parmi ces poètes impertinents, le plus irrespectueux fut Houtaya'a connu pour son extrême méchanceté, jouant en quelque sorte à Charlie avant la lettre.
Il est vrai que sous Omar, ledit poète eut à pâtir de la sévérité du second calife, mais celui-ci, comme on le sait, n'a pas peu innové en islam, s'écartant de la pure tradition prophétique, faisant l'effort d'interprétation que commandaient son temps et la mentalité de l'époque.
C'est à un tel effort et à l'exemple du calife Omar que les musulmans aujourd'hui doivent se conformer en acceptant de nouveau la caricature comme un art majeur, participant de l'effronterie propre à la démocratie. Accepter la caricature qui ne dit que le vrai en accentuant les défauts, c'est mériter la démocratie tout simplement.
Qu'on ne fasse plus intervenir donc le sacré dans un domaine où il n'a pas à s'y trouver, le sacré en islam étant loin d'être une idole, bien plus moral que matériel, différent de la conception judéo-chrétienne en faisant un tabou. Et il n'est pas de tabou en islam, cette foi la moins pudibonde de toutes les religions monothéistes.
L'anathème jeté actuellement sur l'art de la caricature et de toute représentation imagée est l'œuvre de la jurisprudence musulmane influencée par la tradition judaïque et judéo-chrétienne tardive récupérée par le pouvoir politique pour asseoir son autoritarisme.
L'interdiction de la caricature comme arme politique
Comme on l'a vu, contrairement aux fausses idées reçues, ni le Coran ni la Sunna avérée du prophète n'interdisent donc la représentation figurée. Si une telle erreur flagrante à l'origine d'un véritable mythe pernicieux pour l'islam est entretenue, c'est que les pouvoirs politiques en place ont toujours eu intérêt à développer une interprétation rigoriste de l'islam pour contrôler la société.
Comme la caricature relève de l'audace et de l'aplomb, le propre d'une démocratie, elle ne peut que déranger les dictatures. Or, les pays arabes musulmans n'ont plus connu les libertés démocratiques depuis la fin de la civilisation de l'islam, leurs dirigeants faisant tout pour garder le pouvoir, quitte à donner une fausse idée de l'islam, en user pour manipuler et/ou contrôler les masses.
On sait que, dès la victoire de la dynastie omeyyade, l'islam a été dévié de ses sources, étant instrumentalisé par des califes servant leurs intérêts et non la foi monothéiste. Aussi a-t-on fait de l'islam la lecture judéo-chrétienne ci-dessus décrite et qui a atteint ses sommets avec le salafisme. Celui-ci n'est que la transposition en islam de ce qui prévalait chez les juifs et les chrétiens et qui, bien que gommé par la démocratisation et la sécularisation, y est toujours vivace auprès de leurs propres fondamentalistes.
Il est vrai que dans l'empire islamique, on a vu par moments le bannissement officiel de la moindre représentation figurée, humaine comme animale ; mais cela n'a jamais été la règle et a toujours été fonction de la nature du régime. On en veut pour preuve que ces représentations humaines qui n'ont jamais manqué en Arabie sunnite ou les miniatures de l'islam chiite qui ont abondé en illustrations des figures de l'islam, y compris du prophète, jusqu'au XVIème siècle pour le moins.
Pour la période récente, c'est le wahhabisme, qui exploite à fond cette veine judéo-chrétienne de sacralisation de la figure du prophète depuis son apparition en Arabie Saoudite au XVIIIème. On ne peut que le comprendre dans un pays qui est une dictature et une théocratie.
Pour conclure, donc, critiquer Dieu ou le Prophète en islam pur n'est répréhensible que s'il s'accompagne de reniement de la foi, non pas par simple changement de religion, car l'apostasie en islam n'est pas prohibée, mais par une intention de faire varier la religion, en dénaturer les préceptes tels que les consacrent les textes sacrés, Coran et Sunna authentique, et aussi et surtout leurs visées.
Si, aujourd'hui, on a dans le droit positif des pays arabes et musulmans une catégorie juridique nommée blasphème, elle n'est nullement islamique. Elle est simplement de nature politique, maintenue dans le cadre de lois liberticides propres aux dictatures arabes soutenues par leurs alliés occidentaux qui, rappelons-le, sont de tradition judéo-chrétienne, consciemment ou inconsciemment hostile à l'islam.
Auteur Farhat Othman pour Contrepoints.org
***Qui est Farhat Othman?:
Tunisien, Farhat Othman est un ancien diplomate (Consul-Adjoint au Consulat à Strasbourg : 1983-1984, Consul au Consulat Général à Paris : 1984-1992, Conseiller social de l'Ambassade à Paris : 1992-1996). Il a été écarté injustement du cadre diplomatique en 1996 par l'administration de l'ancien régime. Chercheur. Auteur de : Les Accords franco-arabes. Des origines des relations bilatérales à nos jours, L'Harmattan 2001.
http://lesmoutonsenrages.fr/2015/01/29/la-verite-sur-la-caricature-en-islam/

mardi, 24 février 2015 14:18

MA COMPAGNE MON BOURREAU par Maxime Gaget

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MA COMPAGNE MON BOURREAU Maxime Gaget
Michalon Editeur

Ils sont de grands oubliés, représentent un non-dit au coeur du tabou de la violence conjugale: les hommes battus. Leur parole est souvent tournée en dérision, niée. Maxime Gaget connaît bien cette solitude, ce désarroi face à une brutalité méconnue et ignorée. Un témoignage unique, courageux et poignant qui lève le voile sur l'autre visage de la violence conjugale.
Lire dans le point.fr
Torturé, humilié, séquestré, battu. Maxime Gaget a vécu un calvaire conjugal, au masculin. Cet informaticien de 37 ans a sorti le 12 février le livre-témoignage Ma compagne, mon bourreau (aux éditions Michalon), qui raconte son histoire tragique avec celle qu'il a rebaptisée Nadia, pour briser le tabou des hommes battus.
Cette relation d'un an, destructrice, avait commencé sur Internet. À leur première rencontre, il voit "Mike Tyson avec une perruque", raconte-t-il au Figaro Madame. Mais se sent irrémédiablement attiré. Très vite, il vient emménager chez elle à Paris, avec ses deux enfants à elle. "Le premier soir de son arrivée, alors qu'ils viennent de se coucher, Nadia lui saute dessus. Les enfants sont juste à côté", raconte Le Figaro Madame.
Une lame de couteau brûlante sur le bras
Bientôt, Nadia accapare sa carte bleue, ses papiers d'identité, son ordinateur. "L'agresseur a suivi les mêmes étapes que dans les cas de femmes battues : séduction, chantage, possession des moyens et isolement social", analyse-t-il aujourd'hui. Le 31 décembre 2007, Nadia bascule et le couvre de claques. Il ne répond pas, et espère un incident sans suite. "Mais le miracle ne s'est jamais produit." Elle le coupe du monde extérieur, lui casse ses lunettes. Au plus mal, il perd son travail. Elle le fait dormir sur un tapis de sol avec un blouson pour couverture, le prive de douche et de toilettes, lui fait prendre une douche glaciale, fenêtre ouverte, "comme des centaines d'aiguilles".
Et le pire est à venir : quelques jours plus tard, elle lui applique sur la peau de l'avant-bras une lame de couteau chauffée sur une plaque électrique, le frappe avec un manche à balai, lui donne des coups, fait du trampoline sur son ventre, approche le goulot d'une bouteille d'acide de ses lèvres, puis un couteau de sa gorge.
Un homme meurt victime de sa compagne tous les 13 jours
Incapable d'échapper à l'emprise de sa tortionnaire, rongé par la honte et le sentiment de solitude, effrayé à l'idée qu'elle réoriente sa violence sur ses propres enfants s'il s'en va, Maxime reste. Le propre frère de Nadia finira par le prendre en photo et prévenir sa famille, qui viendra le délivrer.
Il est opéré huit fois. "Elle m'a rendu en puzzle, dans ma tête et dans mon corps." Avec le temps, il se rendra compte que d'autres hommes vivent ce calvaire et décidera d'en faire un livre. "Au moment même où nous parlons, déclare-t-il au Figaro Madame, des hommes se font martyriser, rabaisser plus bas que terre." Selon les chiffres de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, "environ un homme meurt tous les treize jours sous les coups de sa compagne".

Avec la coopération des autorités malgaches, l'ambassade de France à Madagascar veut mettre un terme aux enlèvements de ses ressortissants dans le pays et affirme avoir l'intention de prendre des mesures. La communauté française est plus touchée que les autres, chaque année entre 20 et 30 Français sont enlevés. Un chiffre en constante augmentation.

Dernier cas en date, il y a une semaine tout juste, un adolescent enlevé devant son collège à Tuléar. Il appartenait à la communauté karana (communauté musulmane formée par des descendants d'immigrés indo-pakistanais ) généralement visée par ces rapt. Il a été libéré vendredi dernier contre une rançon de 35 millions d'ariary (près de 11 000 euros). Neuf personnes ont été arrêtées. Mais pour la France « trop de lignes rouges ont été franchies ».

S'attaquer à un mineur, c'est aller trop loin, selon l'ambassadeur de France. Pour mettre un terme aux enlèvements, François Goldblatt propose le soutien des forces françaises aux autorités malgaches. Mais pas seulement. Devant la presse, il a exhibé une liasse de documents qu'il va communiquer à la justice.

« Cette distribution commencera aujourd’hui [hier, lundi, NDLR] auprès des autorités, a-t-il annoncé. Nous avons un certain nombre d’indices, de noms, de fonctions, de photographies, de numéros de téléphone patiemment réunis ces dernières années par l’ambassade de France à l’issue de chaque enlèvement. »

Ces documents concernent un nombre à deux chiffres d'hommes et de femmes, a-t-il précisé. Par ailleurs, il affirme que la justice française sera systématiquement saisie en cas de nouvel enlèvement. La peine prévue par le code pénal français, qui s'applique en l'occurrence, est comprise entre 20 ans de réclusion criminelle et la perpétuité.

Un système d'appel à témoin envisagé

Enfin, un dispositif d'appel à témoin avec diffusion de photos de la victime est envisagé : « Un dispositif auquel nous trouverons une appellation, peut-être "stop enlèvement", qui s’inspirera du dispositif "alerte enlèvement" qui est en vigueur en France depuis quelques années. »

Malgré ces mesures, l'ambassadeur estime qu'aucune mise en garde supplémentaire n'a besoin d'être donnée aux voyageurs français autres que celles déjà émises par le site du ministère des Affaires étrangères.
Chronologie et chiffres clés

Rfi

Un peu moins de deux mois après le début du procès, c’était au tour, ce lundi 23 février, de Simone Gbagbo de comparaître devant la cour d’assises. La femme de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, doit répondre comme ses 82 co-accusés d' « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Des crimes commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011 qui a fait au moins 3 000 morts dans le pays.

L'audience a débuté avec près de deux heures de retard. Compte tenu de la personnalité de l'accusée, il a fallu prendre certaines mesures de sécurité. Qui plus est, dans la salle des pas perdus, on a assisté au tout début de la matinée à des scènes d'esclandre entre Ivoiriens partisans et hostiles à Simone Gbagbo, les premiers réclamant que justice soit faite à l'encontre du régime de Laurent Gbagbo, les seconds demandant à ce que justice soit rendue à l'encontre des partisans du clan d'Alassane Ouattara. Tout le monde a finalement été évacué avant que l'ex-première dame ne fasse son entrée dans la salle d'audience.

Simone Gbagbo est apparue tout sourire, vers 11 heures, vêtue d’une robe beige et bleu turquoise, main dans la main avec l’un de ses avocats, Me Rodrigue Dadjé. Elle a pris le temps de saluer certains de ses amis venus la soutenir dans la salle d’audience, comme Alphonse Douati, ex-ministre de son époux Laurent Gbagbo, Richard Dakoury-Tabley, l’ex-gouverneur de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest. Egalement dans son sillage, on a aperçu Michel Gbagbo, le fils de Laurent Gbagbo.

Comme elle l'avait promis à la presse, Simone Gbagbo s'est exprimée « à satiété ». Dans ses premières déclarations publiques depuis son arrestation en avril 2011, l'ex-première dame a affirmé, devant la cour d'assises d'Abidjan, ignorer ce qu'on lui reprochait. « A l'heure où je vous parle, je ne sais pas exactement quels sont les actes matériels qu'on me reproche », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter que « Laurent Gbagbo est le vainqueur de la présidentielle de 2010 ».

Pendant quasiment une heure, de manière ininterrompue, elle a ainsi retracé son analyse propre des événements. Simone Gbagbo en a profité pour dire tout le mal qu'elle pensait du représentant des Nations unies, qu'elle accuse d'avoir outrepassé ses fonctions, et de Nicolas Sarkozy et des forces françaises dont elle a dénoncé « l'ingérence » dans la crise post-électorale ivoirienne. Accusant l'armée française d'avoir « bombarbé la résidence présidentielle pendant une dizaine de jours alors qu'aucune résolution de l'ONU ne lui donnait ce pouvoir », Simone Gbagbo a lâché : « C'est à croire que l'objectif était l'élimination physique du président élu Laurent Gbagbo ».

Perdant un peu parfois patience face à l'inanité de certaines questions de l'accusation, l'ex-première dame a demandé à plusieurs reprises à être interrogée, et donc jugée, sur des faits précis et concrets, et non pas sur des allégations ou bien des propos rapportés dans les journaux. « On n'est pas ici pour justifier de ce que je pense, mais sur des faits précis », a-t-elle déclaré. Il est vrai que la vacuité des questions posées jusqu'ici par l'accusation laisse un peu perplexe pour un procès en assises.
Chronologie et chiffres clés

Rfi

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