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De retour d'une tournée dans le Sud, l'égérie tunisienne de la lutte contre le racisme appelle à un débat national, mais peine à se faire entendre.
Elle revient du Sud tunisien où elle a mené, le 21 mars, une caravane contre le racisme. Saadia Mosbah, présidente de l'association M'nemti, est révoltée. "À Djerba, les fiches d'état civil des Noirs portent encore la mention "affranchi par", s'insurge-t-elle. Et, comme à Mahdia, un cimetière leur est réservé.
Encore aujourd'hui, à Médenine, les enfants noirs du village de Gosba et les écoliers blancs de Drouj vont à la même école, mais pas dans le même bus !" Quant aux pâtissiers de Djerba qui font travailler les mêmes familles noires depuis des générations, les entendre dire : "Oussifi" ("c'est mon nègre") reste courant...
Le gouverneur de la région n'a pas daigné entendre les revendications portées par l'égérie tunisienne de la lutte contre les discriminations raciales, mais cela n'a altéré ni son sourire ni son incroyable énergie. Le déni de racisme des autorités, elle y est habituée. "Vous êtes les bienvenus", s'entend souvent dire cette mère de deux jeunes gens et épouse du célèbre chanteur noir tunisien Slah Mosbah, née à Bab Souika, au coeur du vieux Tunis.
"Je n'ai pas à être bienvenue, je récuse cette pseudo-tolérance. Je suis chez moi, une citoyenne à part entière avec une particularité physique visible", s'offusque celle qui définit le racisme en Tunisie comme "quelque chose de silencieux, de rampant", et qui souhaite vivre, à 55 ans, dans un pays de diversité. Avec des ancêtres originaires de Tombouctou (Mali) et une peau d'ébène, Saadia Mosbah sait d'où elle vient, mais aussi où elle va.
Son ambition : susciter un débat national sur le racisme et obtenir la reconnaissance de l'esclavage comme crime contre l'humanité. Droite dans ses bottes, cette chef de cabine de Tunisair, qui a aussi subi le racisme au travail, estime que la nouvelle Constitution est imprécise en matière de droits des minorités et ne définit pas la discrimination. Et regrette le manque de représentativité des Noirs tunisiens au gouvernement et à l'Assemblée.

Jeuneafrique.com : Tunisie | Racisme en Tunisie : Saadia Mosbah, l'indignée | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

 


Berceau du vaudou et fief catholique, le pays est souvent cité en exemple en matière de syncrétisme. Mais les mouvements charismatiques aux pratiques douteuses prolifèrent, au point qu'on ne sait plus à quel saint se vouer.
Kabiessi Owo Lobè reçoit dans son palais de PK 10 Marina, à la sortie est de Cotonou. L'empereur mondial de la Fraternité Ogboni porte un pantalon et une chemise noire sous une veste blanche, un large pendentif, des bagues à tous les doigts - sauf à l'auriculaire - et une coiffe rappelant la toque de Mobutu Sese Seko. La salle d'audience où il est confortablement assis, entouré d'une dizaine de fidèles au regard mielleux, est envahie de bouquets de fleurs à l'odeur enivrante. Sur les murs, des dizaines de portraits à son effigie. Non, il n'est pas "un gourou", comme il tient à le préciser d'emblée. Il en a pourtant tout l'air.
Ancien chauffeur de bus à l'université de Cotonou, Adam Abibou a été intronisé sous le nom de Kabiessi Owo Lobè en mai 2009. Il dit avoir tout juste 56 ans et être né "avec le pouvoir de lutter contre la sorcellerie et les mauvais esprits". Créée au Bénin dans les années 1950, la Fraternité Ogboni, également très implantée au Nigeria, regrouperait, selon son empereur, plus de 16 millions d'initiés dans le monde. Les pèlerinages qu'elle organise tous les trois ou quatre mois drainent des milliers de personnes. On y répand l'idée que les épidémies d'Ebola ou de sida sont l'oeuvre de la sorcellerie et que l'empereur peut les guérir.
Ce matin, ils sont une cinquantaine à attendre que Kabiessi Owo Lobè prodigue ses soins et leur donne des "médicaments". Le rituel est bien huilé. Sa Majesté se tient sur un trône plaqué or. Les fidèles défilent et se prosternent un par un avant de confier, à genoux, leur mal-être. L'activité est lucrative. L'homme ne s'en cache pas, bien qu'il ne dévoile pas ses tarifs. Lui qui dit aimer trois choses dans la vie - "sauver les gens, bien s'habiller et les belles voitures" - charge l'un de ses sbires de nous faire visiter sa propriété. Où l'on découvre en effet, dans l'arrière-cour, un impressionnant alignement de voitures de luxe. Une vingtaine.
Un fief de l'Église catholique en Afrique de l'Ouest
Véritable ovni confessionnel, la Fraternité Ogboni est cependant représentative du syncrétisme religieux (mélange d'éléments doctrinaux et de rituels empruntés à différentes croyances) qui caractérise le pays. Le Bénin, où l'on guette les signes, où l'on peut aisément aller à la messe le matin, consulter un féticheur l'après-midi et célébrer une divinité fon le soir venu, est évidemment connu pour être le berceau du culte vaudou, auquel restent fidèles plus de la moitié des Béninois (même si seulement 11 % reconnaissent le pratiquer). C'est aussi un fief de l'Église catholique en Afrique de l'Ouest, ce qui lui a valu l'honneur de deux visites de Jean-Paul II (en 1982 et en 1993) ainsi que du dernier voyage de Benoît XVI sur le continent (en 2011).
Pourtant, dans la mouvance des cultes évangéliques implantés depuis longtemps dans la région (pentecôtiste, du christianisme céleste ou encore des chérubins et séraphins), le phénomène le plus marquant aujourd'hui est le rythme effréné auquel naissent les Églises de réveil et mouvements prophétiques. À chaque coin de rue, ou presque, son enseigne.
En 2012, Vicentia Tadagbe Tchranvoukinni se rebaptise "Parfaite" et s'autoproclame "Dieu Esprit-Saint". Lui s'auto-intronise pape Christophe XVIII.
Celle qui défraie la chronique depuis deux ans est même dissidente du ­catholicisme romain. Elle est née en 2009, dans la paroisse Sainte-Odile-de-Banamè (dans le Zou, à 40 km d'Abomey), de la rencontre entre une mystérieuse jeune femme alors âgée de 19 ans, Vicentia Tadagbe Tchranvoukinni - qui serait tombée du ciel, aurait été découverte dans la brousse par un berger peul, puis adoptée par un couple d'instituteurs - et le prêtre de ladite paroisse, Mathias Vigan. En 2012, elle se rebaptise "Parfaite" et s'autoproclame "Dieu Esprit-Saint". Lui s'auto-intronise pape Christophe XVIII.
Après d'infructueuses tentatives de dialogue engagées par l'Église catholique du Bénin, "Dieu Esprit-Saint" et son "saint-père" ont été excommuniés début 2013. Ce qui ne les a pas empêchés, depuis, de convertir à leur culte des milliers de croyants d'autres confessions et de toutes classes sociales. Le gouvernement s'est à son tour penché sur leur cas. Les responsables des portefeuilles de l'Intérieur, de la Décentralisation, de la Défense et des Relations avec les institutions ont même dû enquêter et rendre compte en Conseil des ministres, au début de l'année dernière, des plaintes déposées par des communautés locales ou religieuses pour actes de vandalisme, insultes, agressions de fidèles ou de pasteurs d'autres confessions.
Un Dieu vindicatif et menaçant
Jusqu'à l'affrontement qui, le 16 février 2014, a opposé des jeunes du quartier Kpondéhou, à Cotonou, à un groupe de "fidèles de Banamè" qui voulaient les chasser de leur terrain de sport pour que "Dieu Esprit-Saint" puisse y tenir meeting. Bilan : plusieurs blessés graves et d'importants dégâts matériels. Deux jours plus tard, le chef de l'État lui-même convoquait Parfaite et ses dignitaires pour une mise au point sur la nécessité de préserver la paix et le dialogue interreligieux. Un très bref entretien, duquel "Dieu Esprit-Saint" est ressorti plus vindicatif et menaçant que jamais.
Depuis, les dissidents de Banamè ont été contraints de renoncer aux signes distinctifs de l'Église catholique romaine, notamment en changeant le nom officiel de leur association - l'Église catholique Cité du Vatican Banamè est donc devenue l'Église catholique de Jésus-Christ, et son siège, autrefois Vatican du Bénin, rebaptisé Cité de la cour céleste. Mais ils continuent à prêcher.
Jusqu'au plus haut sommet de l'État - laïc, mais où les évangéliques sont légion, à commencer par le président Boni Yayi, converti au pentecôtisme -, les autorités béninoises ont une position ambiguë. Elles se sont montrées fermes vis-à-vis des fidèles de Banamè, sans pour autant interdire leur association. Et rien n'est fait pour ralentir le rythme effréné de création d'Églises charismatiques. Mi-janvier, près de 90 nouvelles structures ont été enregistrées et autorisées par le ministère de l'Intérieur.

jeuneafriquecom

 

Une poignée de main symbolique entre Barack Obama et Raul Castro
MONDE - Il n'y aurait cependant pas encore eu de «conversation substantielle» entre les deux hommes...
Tout un symbole. Le Sommet des Amériques s'est ouvert vendredi sur une poignée de main en coulisses entre les présidents américain Barack Obama et cubain Raul Castro, qui doivent avoir samedi des échanges historiques dans la foulée de leur dégel annoncé mi-décembre.
Les deux hommes se sont serré la main et ont échangé quelques mots peu avant l'ouverture officielle du sommet, selon une porte-parole de la Maison Blanche. Comme ils l'avaient fait en décembre 2013 en Afrique du sud, en marge des obsèques de Nelson Mandela. Une source proche de la délégation américaine a toutefois précisé qu'il y avait pas eu de «conversation substantielle» entre les deux hommes, ce qui selon la Maison Blanche devra attendre samedi.
Tourner la page de 53 ans de conflit.
Ce très attendu premier face à face entre chefs d'Etat des deux pays depuis 1956 doit sceller le réchauffement annoncé au terme de 18 mois de tractations menées dans le plus grand secret, qui ont permis de tourner la page de 53 ans de conflit.
Le Sommet des Amériques «présente une dimension vraiment spéciale (...) c'est la première fois de l'Histoire que se réunissent à la même table les 35 chefs d'Etat et de gouvernement» de la région, s'est réjoui dans son discours inaugural le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), Jose Miguel Insulza, employant également le terme d'«historique». Cuba effectue son retour dans cette grand-messe continentale dont elle restait exclue par les Etats-Unis et l'OEA depuis sa première édition en 1994.
M.C. avec AFP

 

Surnommée "la pharmacie du Sud", l'Inde produit aujourd'hui une grande partie des médicaments génériques contre le sida, le cancer et la tuberculose distribués dans les pays en développement. Elle devient donc à la fois un acteur incontournable du commerce pharmaceutique et un interlocuteur central des négociations commerciales et sanitaires internationales. Par l'étude historique et sociologique de ces éléments, cet ouvrage livre une réflexion intéressante sur l'émergence indienne.
Surnommée « la pharmacie du Sud », l'Inde produit aujourd'hui une grande partie des médicaments génériques contre le sida, le cancer et la tuberculose distribués dans les pays en développement.
L'industrie pharmaceutique indienne s'est principalement développée en reproduisant des médicaments issus de la recherche et du développement d'entreprises américaines et européennes. Ces traitements, vendus à prix souvent réduits par les entreprises indiennes, contribuent à l'accès des populations pauvres aux médicaments.
Acteur incontournable du commerce pharmaceutique, l'Inde devient progressivement un interlocuteur central des négociations commerciales et sanitaires internationales. Confronté à des batailles judiciaires sur son sol national, le pays affirme également sa volonté d'encourager son commerce de médicaments génériques.
Par l'étude historique et sociologique de ces différents éléments, le présent ouvrage livre une réflexion intéressante sur l'émergence indienne.
Autrefois pays non-aligné, l'Inde apparaît aujourd'hui, au cœur des enjeux de la santé mondiale, comme une puissance commerciale, politique et normative.
Marie-Liesse Lefranc est diplômée du master recherche en science politique mention relations internationales de Sciences Po Paris.
Passionnée par l'Asie, son parcours académique et professionnel l'a également amenée à s'intéresser aux problématiques de la santé mondiale.
Elle a notamment travaillé comme stagiaire au sein du département de santé publique, propriété intellectuelle et innovation de l'Organisation mondiale de la santé

 

Dans un contexte où obtenir un emploi n'est pas une chose facile, le commerce électronique a le vent en poupe et il n'entend pas s'arrêter en si bon chemin. Ce boom économique fait les affaires du marché de l'emploi sénégalais.
Depuis 2014, année considérée comme celle du décollage du commerce électronique, le secteur a largement contribué à révolutionner les comportements d'achats. De plus en plus de sénégalais ont recours à internet pour faire leurs achats ou accéder à des services, le doute n'est donc plus permis quant à l'essor du commerce électronique au pays de la « téranga ».
Le commerce électronique ne fait pas que des heureux côté internautes mais aussi chez de nombreux jeunes sénégalais en quête d'emploi, et qui trouvent dans le développement du e-commerce une opportunité de sortir du « cancan » de la recherche d'emploi. Pour exemple,en une année, les startups d'Africa Internet Holding (Kaymu, Jovago, Carmudi,, Hellofood, Jumia, Lamudi) ont à elles seules recruté plus de 100 jeunes sénégalais dans des secteurs divers (marketing, logistique, commerciale, communication, etc.). Il en est de même pour d'autres acteurs comme cdiscount, afromania, niokobok, komkom, qui se positionnent également comme les nouveaux pourvoyeurs d'emplois pour les jeunes avec environ une dizaine d'employés.
Le nombre important de recrutements dans le secteur du e-commerce est en phase avec l'augmentation du nombre de sites marchands actifs dont près d'une trentaine sont aujourd'hui référencés au Sénégal. Une tendance qui devrait se poursuivre. « Notre ambition est d'offrir aux jeunes sénégalais une nouvelle expérience autre que celle à laquelle ils sont habitués. Chaque semaine nous recrutons de nouveaux profils, mais bien évidemment comme nous sommes dans un environnement très exigeant nous misons sur les talents. Nous appelons d'ailleurs les jeunes à nous contacter dans ce sens » explique Xavier Starkloff, Directeur Afrique de l'ouest de jovago.com.
Même si les données ne sont pas encore disponibles sur le nombre d'emplois générés par le secteur, tout laisse croire à la vitesse où vont les choses, que le commerce électronique pourrait très vite devenir l'une des forces économiques du Sénégal.
Ismael Cabral Kambell Resp PR & Communication
Jovago Afrique de l'Ouest Tel: +221 77 416 75 74 Skype: Is-kambell

 

Bien que l'Afrique centrale soit le parent pauvre du tourisme africain, il n'en demeure pas moins que cette partie du continent présente un potentiel énorme et pourrait constituer l'avenir du tourisme en Afrique. Selon Xavier Starkloff (directeur Afrique de l'ouest et du centre de jovago.com, site de réservation d'hôtels en ligne), « l'Afrique possède un potentiel touristique énorme mais qui demeure sous-exploité ».
Seul pays de l'Afrique Centrale présent dans le classement Bloom Consulting des destinations africaines, le Cameroun (25e sur 25 pays) possède une richesse touristique et culturelle qui pourrait faire rêver plus d'un touriste... Son architecture teintée d'un paysage rurale parcellé de haies vives témoigne la rationalité de la gestion de l'espace fondé sur la conservation de ses richesses naturelles. Des paysages magnifiques qui vont du sud-ouest au nord-ouest formés de quelques massifs isolés (entres autres le mont Cameroun haut de 4100 mètres) mettent en avant une formidable végétation, constituée de savanes arborées et forêts denses, idéales pour les amoureux du Safari.
La grande richesse artisanale du pays se trouve dans une panoplie impressionnante d'objets d'arts: masques, statuettes en bois et en cuivre, des objets perlés, des pagnes traditionnels...
Sao tomé et principe. Situé à environ 300 km au large de la côte atlantique dans le golfe de Guinée, face au Gabon et à la Guinée équatoriale, ce pays très peu connu des touristes, possède les plus beaux paysages et les plus belles plages d'Afrique centrale. Un coin paisible qui pourrait avec un peu plus de promotion devenir un paradis pour des vacances de rêve, et se hisser au top mondial. Le pays qui connait une forte stabilité sociale et politique, est considéré comme l'une des plus grandes démocraties en Afrique, ce qui en fait une destination sûre pour les visiteurs.
Le Gabon, est sans aucun doute l'un des pays de l'Afrique centrale qui possède tous les « ingrédients » pour développer son tourisme. Malgré son évident potentiel, le tourisme au Gabon peine à se développer en raison de difficultés d'accès aux sites touristiques, des prix élevés des billets d'avion, de la qualité d'accueil très moyenne en raison d'un déficit en formation et du manque d'infrastructures hôtelières. Pourtant tout le décor est planté, le pays dispose de nombreux atouts touristiques. Le Gabon possède une faune et une flore parmi les plus diversifiées au monde. On y trouve de nombreuses espèces animales parmi lesquelles l'emblématiques perroquet gris, les éléphants, les buffles ou encore le gorille dos argenté, les tortus luths, les antilopes... Les végétaux présents au Gabon sont multiples également. On dénombre plus de 8 000 espèces différentes. La spécificité de la zone se traduit par la présence des espèces que l'on ne retrouve pas ailleurs: le Bahia (Mitragyna ciliata), l'Aloma ou le Bilinga d'eau (Nauclea pobeguinii), l'Ebiara (Berlinia bracteosa), le Zingana (Microberlina brazzavillensis), l'Idewa (Haplormosia monophylla), le Nogo (Lecomtedoxa nogo)...
Le Congo. Plutôt moribond au début des années 2000, le tourisme reprend des couleurs au Congo Brazzaville. Le pays s'est engagé à développer un tourisme responsable et durable afin de relancer cette filière. Toutefois, malgré une volonté des autorités, l'énorme potentiel touristique du pays reste sous-exploité. La République du Congo avec ses vestiges historiques, ses villages pittoresques, ses paysages variés, ses plages féeriques, ses traditions ancestrales et religieuses, ses parcs nationaux et réserves de chasse, est un pays agréable à visiter. Des savanes de la plaine du Niari aux forêts inondées du Nord, de l'immense fleuve Congo aux montagnes escarpées et forestières du Mayombe, la République du Congo possède une grande variété de paysages naturels, plus sauvages les uns que les autres. Depuis très longtemps, le Congo possède un art typiquement traditionnel. La sculpture se fait sur bois, argile, sur les défenses d'éléphants. La peinture occupe une place prépondérante. Autant d'arguments qui, avec plus de la volonté, pourraient hisser le pays au rang des destinations africaines.
Enfin, la Guinée-Equatoriale, forte de la réussite de l'organisation de la coupe d'Afrique de football, jouit aujourd'hui de plus en plus de visibilité. Mis à profit, cela pourrait constituer un atout considérable pour le développement du tourisme. Le pays bénéficie également depuis quelques années d'infrastructures considérables (hôtels, routes, hôpitaux...). Comme ses voisins de l'Afrique centrale, la Guinée Equatoriale bénéficie d'un climat équatorial chaud et humide. La saison sèche est la période idéale pour se rendre dans ce pays. Le charme hispanique des villes et la beauté du paysage sont des caractéristiques évidentes de la Guinée Equatoriale. Le pays offre une multitude de sites bien adaptés pour la pratique de diverses activités touristiques. Les belles plages bordées de sable blanc de Bata ou de l'île de Corisco sont des lieux de prédilection pour la baignade. Pour les amoureux des sports d'aventures tels que le rafting ou l'escalade, les collines volcaniques et le pont Cope situés sur l'île de Bioko sont des cadres enchanteurs. Cependant les restitutions de liberté sont un frein à la promotion de la destination.
Cordialement Ismael Cabral Kambell Resp PR & Communication
Jovago Afrique de l'Ouest Tel: +221 77 416 75 74 Skype: Is-kambell

Macky Sall n'est certes pas un socialiste ou un fils spirituel d'Abdou Diouf. Mais le natif de Fatick a beaucoup d'égard pour l'ancien président du Sénégal. Quand il s'agit d'honorer ou de faire plaisir à Abdou Diouf, Macky Sall met les petits plats dans les grands.La nomination de Ousmane Paye, conseiller spécial et proche collaborateur de Diouf à l'Organisation Internationale de la Francophonie, est une nouvelle marque d'estime du locataire du Palais de l'Avenue Roume à son prédécesseur pour qui rien n'est décidément trop beau. Avant le sommet de l'OIF, le marché portant sur le contrôle de la charge à l’essieu a été confié, sans le moindre appel d’offres, à Pédro Diouf, fils de l’ancien Président de la République et Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), Abdou Diouf.
En marge de ce sommet de l'OIF, le centre de Diamniadio a été baptisé Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD). Tant d'honneurs pour celui qui doit vraiment se sentir honoré par la nouvelle planque en or trouvé à un de ses hommes de confiance, ami de longue date.

vendredi, 10 avril 2015 08:27

Coupe de France: Paris rejoint Auxerre en finale

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Le PSG a dominé Saint-Étienne en demi-finale de la Coupe de France mercredi 8 avril au Parc des Princes grâce notamment à un triplé de Zlatan Ibrahimovic (4-1). Il affrontera le 30 mai l’AJ Auxerre, club de Ligue 2, qui a éliminé la veille le tenant du titre l’EA Guingamp.

Alors, c’est qui le patron ? Voici certainement les mots qui ont dû trotter dans la tête de Zlatan Ibrahimovic mercredi soir, lui qui a été si critiqué ces dernières semaines, et qui risque, jeudi 9 avril, une longue suspension de la part la commission de discipline de la Ligue après ses propos à l’encontre du corps arbitral suite à la défaite du PSG à Bordeaux mi-mars.

Victime préférée du Suédois, Stéphane Ruffier a encore passé une mauvaise soirée. Après trois buts encaissés en Ligue 1 (défaite 5-0) lors de la 4e journée et un autre en quart de finale de la Coupe de la Ligue (0-1), le portier international s’est à nouveau incliné à trois reprises face à Zlatan Ibrahimovic qui a, en premier lieu, transformé un penalty provoqué par Lavezzi (21e) pour marquer son centième but avec le PSG.

Malgré l’égalisation d’Hamouma (25e), les Parisiens n’ont pas flanché. Lavezzi, si maladroit en championnat, place merveilleusement sa tête piquée pour redonner l’avantage aux siens. Mais que dire, ensuite, du bijou d’Ibrahimovic ? Sur une ouverture de Matuidi, l’attaquant de 33 ans s’offre un grand pont dans un trou de souris sur Stéphane Ruffier avant de conclure, le sourire aux lèvres (81e). Pas encore rassasié, il se permet même un nouveau triplé, le troisième de la saison, avec un tir croisé dans les arrêts de jeu. Sur le déclin Zlatan ? Ce n’est pas le gardien stéphanois qui osera répondre par l’affirmative.

L'exploit d'Auxerre, dix ans après

Dix ans que les supporteurs auxerrois attendaient cela. Dix longues années durant lesquelles ils ont connu tant de hauts et de bas. Mais grâce à la victoire de Sébastien Puygrenier et des siens, les Bourguignons vont retrouver le Stade de France, une décennie après la quatrième Coupe de France de leur histoire décrochée face à Sedan, alors pensionnaire de Ligue 2.

Le Petit Poucet, cette fois-ci, changera de camp. Sevré de matchs de haut-niveau depuis la descente de l’AJA et les remous internes qui ont précipité le club centenaire en deuxième division au printemps 2012, le public de l’Abbé-Deschamps a pu à nouveau rugir de plaisir mardi soir, quatre ans après avoir accueilli aux bords de l’Yonne le Real Madrid, l’Ajax Amsterdam et le Milan AC lors de la dernière participation d’Auxerre à la Ligue des Champions. Une autre époque.

Après avoir lutté jusqu’à la dernière journée la saison passée pour assurer son maintien au deuxième échelon national, l’AJA retrouve donc les sommets grâce à son succès, à domicile, face au tenant du titre, l’En Avant Guingamp. Héroïques et réduits à dix après l’expulsion de Jamel Aït Ben Idir à la 73e, les joueurs de Jean-Luc Vannuchi, 8e de Ligue 2, ont défendu chèrement leur court avantage acquis dès la 15e par Frédéric Sammaritano. Avant de fêter cette qualification avec leurs supporteurs qui n’ont pas hésité à envahir la pelouse à la fin de la rencontre et qui ont déjà coché ce rendez-vous qui les attend le 30 mai face au voisin parisien, pour un remake de l'édition 2003 remportée par les Bourguignons...

Invitée du journal de 20h de TF1 jeudi 9 avril, la présidente du Front national Marine Le Pen a annoncé sa décision d'engager une procédure disciplinaire contre son père Jean-Marie Le Pen, et l'a invité à se retirer de la vie politique. Une querelle déclenchée par les propos du fondateur du FN dans l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol. Jean-Marie Le Pen a répondu à sa fille, ce vendredi matin sur RTL.

Article mis à jour avec les réactions de MM. Valls, Le Pen et Aliot

« Si on avait pu se passer de cette crise, on l'aurait fait avec plaisir », avoue Marine Le Pen sur la chaîne française TF1. Elle parle également de son « chagrin de fille » face aux « dérives inacceptables » de son père, avant de réendosser très vite son rôle de patronne du Front national : « Nous sommes des responsables politiques avant tout », lâche-t-elle avant d'annoncer que son père sera prochainement convoqué dans le cadre d'une « procédure disciplinaire » devant le bureau exécutif du parti, mais sans pour autant préciser quelle sanction pourrait être envisagée.

Seule certitude, Marine Le Pen réaffirme son opposition à la candidature de son père comme tête de liste pour les régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). « Il n'est plus la meilleure locomotive pour ce scrutin », tranche-t-elle, avant de plaider en faveur de son retrait pur et simple de la vie politique : « Jean-Marie Le Pen devrait faire preuve de sagesse, tirer les conséquences du trouble qu'il a créé et arrêter ses responsabilités politiques », affirme-t-elle. Un message sans concession de la fille à son père, une porte de sortie également, peut-être, pour éviter le traumatisme que représenterait une exclusion du parti.

Pour Jean-Marie Le Pen, sa fille « se suicide »

La réponse ne s'est pas fait attendre. Dès le lendemain, ce vendredi matin, le président d'honneur du FN, fondateur du mouvement en 1972, s'est exprimé sur la crise suscitée par ses propos dans Rivarol, lors d'un entretien accordé à la chaine de radio RTL. Jean-Marie Le Pen, 86 ans, s'est dit « pantois » et a assuré qu'il irait devant les instances de son parti pour « se défendre » et « probablement attaquer ». Loin de se retirer, il a accusé sa progéniture, « Madame Le Pen », de « dynamiter sa propre formation ». Avec la prise de distances qu'elle a engagée avec lui, la présidente du Front national « prend le risque » de « se soumettre au système », tacle M. Le Pen.

 
Marine et Jean-Marie Le Pen, le 1er mai 2013 lors de la traditionnelle fête de Jeanne d'Arc, à Paris.REUTERS/Charles Platiau/Files

« Elle avait la chance d'avoir une unité et des résultats conquérants, et c'est elle-même qui crée une difficulté majeure avec le président d'honneur, fondateur de son parti, qui de surcroît est son père, sous des prétextes extrêmement légers, qui ne justifient pas l'action qu'elle prétend mener », estime le patriarche. « Je me demande si ce n'est pas une manœuvre délibérée pour essayer de se concilier je ne sais quelle sympathie ou indulgence de la part du système et qui dirait (...) " Il faut que vous soyez autre chose. "Quand elle sera autre chose, elle ne sera plus rien », ajoute-t-il.

Jean-Marie Le Pen se qualifie d'élément « fondamental » pour le FN. Selon lui, avec cette brouille familiale, Marine Le Pen « se suicide ». Le « menhir » entend défendre sa candidature pour représenter le Front national aux élections régionales de PACA le 17 avril devant le bureau politique du parti, bien qu'il le fasse « sans trop d'illusion ». Et de prendre acte que sur cette affaire, sa petite-fille Marion Maréchal-Le Pen, nièce de la présidente du parti, ne le soutient pas. Jean-Marie Le Pen parle ainsi d'un « assaut généralisé ».

 

 
Jean-Marie Le Pen et Louis Aliot, le 1er mai 2014 à Paris.AFP PHOTO / PIERRE ANDRIEU

Crise familiale au FN : le gendre s'en mêle

Après l'entretien de Jean-Marie Le Pen sur RTL, ce fut au tour de Louis Aliot, vice-président du Front national et compagnon de Marine Le Pen, de s'exprimer sur une chaine concurrente, RMC. Renvoyant l'accusation « pro-système » à son auteur, qualifié d' « allié objectif du système » qui « nuit » au FN, il a néanmoins plaidé contre une exclusion de Jean-Marie Le Pen du mouvement qu'il avait fondé. « Je ne suis pas favorable à une exclusion », a-t-il dit. « Je tiens compte du travail effectué, de tout ce qu'il a apporté au Front national (...) La vie de Jean-Marie Le Pen s'est faite au service de son pays. »

Ce qui ne l'empêche pas de se démarquer clairement de lui : « Les excès en politique servent les gens en place, c'est exactement ce qu'il fait », dénonce l'eurodéputé à l'encontre de son beau-père. Selon lui, Jean-Marie Le Pen, dont il fut le directeur de cabinet, « est un anarchiste, il se fout de tout, il n'a aucune limite. Je ne vais pas dire " ni Dieu ni maître ", parce que je pense qu'il croit en Dieu, mais il n'a pas de maître. »

• Valls ne souhaite pas trop s'en mêler

En déplacement au Maroc, Manuel Valls a été interrogé sur la crise que traverse le Front national, alors qu'il avait lui-même été attaqué par Jean-Marie Le Pen dans son interview donnée à Rivarol, en raison de sa nationalité de naissance (espagnol). « Je ne veux pas en parler, parce que tout cela est en train de faire l’affaire de Madame Le Pen », a réagi le Premier ministre, qui fait valoir qu’il a d’autres chats à fouetter, et surtout la lutte conjointe contre le terrorisme islamiste, au cœur de ses discussions avec les autorités marocaines.

Manuel Valls se méfie d’une polémique qui, au final, pourrait selon lui profiter à l’opération de « dédiabolisation » engagée par le FN de Mme Le Pen. Et de poser une question : « Est-ce que le FN est moins populiste, moins anti-européen, moins anti-islam, moins homophobe ? » « Je ne participerai pas à une réhabilitation du Front national. Le combat contre l’extrême droite continue et passe par les valeurs », explique le chef du gouvernement.

Rfi

Les communiqués de chef suprême d'al-Qaïda au Maghreb islamique sont rares. Le dernier remontait à décembre 2012. Jeudi 9 avril, Abdelmalek Droukdel a diffusé un message audio sur internet. Dans ce message, ni l'Algérie, où il est caché depuis plus de dix ans, ni le Sahel ne sont mentionnés. L'émir d'Aqmi se félicite des dernières victoires d'al-Qaïda en Syrie.

Toujours caché dans les montagnes kabyles, Abdelmalek Droukdel sort d'un silence de plus de deux ans pour parler de Syrie. Dans son message audio diffusé sur Twitter, l'émir numéro un d'Aqmi félicite pour leurs récentes victoires Abou Mohamed al-Joulani, le chef du Front al-Nosra, et la toute nouvelle coalition de rebelles syriens baptisée Jaysh al-Fath, dont la branche syrienne d'al-Qaïda fait partie. Le 28 mars dernier, après moins d'une semaine de combats, cette coalition prenait à l'armée de Bachar el-Assad la ville syrienne d'Idlib, une capitale provinciale. Droukdel salue cette victoire, résultat d'une union enfin trouvée entre des brigades qui se sont parfois combattues dans le passé.

Ni l'Algérie, ni le Sahel, ni le groupe Etat islamique concurrent d'al-Qaïda ne sont cités. Mais le message du chef d'Aqmi semble destiné aux groupes jihadistes actifs dans sa région : l'été dernier, une cinquantaine de ses combattants ont fait défection pour lancer la branche algérienne de l’organisation EI, responsable de l'assassinat du Français Hervé Gourdel.

En Libye, le groupe Etat islamique est de plus en plus actif et plus au sud du Sahel, le groupe al-Mourabitoun de Mokhtar Belmokhtar échappe à son leadership alors qu'Aqmi sort très affaibli des assauts de l'armée française. Abedelmalek Droukdel incite donc les jihadistes maghrébins et sahéliens à prendre exemple sur les rebelles syriens d'Idlib et à s'unir sous la bannière d'al-Qaïda.

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