Au Sénégal, la polémique sur l'envoi des troupes en Arabie saoudite - 2 100 hommes envoyés à la frontière avec le Yémen - ne désenfle pas. Et, depuis l'annonce officielle à l'Assemblée nationale lundi, de nombreuses voix s'élèvent pour s’y opposer, y compris au sein de la coalition gouvernementale.

Dans la presse sénégalaise ou dans la société civile, nombreux sont ceux qui craignent les représailles. « Le terrorisme est déjà à nos portes au Mali ou au Nigeria, pourquoi envoyer des troupes jusqu'en Arabie saoudite ? », s'interroge Aboubacry Mbodji de la Rencontre africaine des droits de l'homme (Raddho).

Au sein de la coalition gouvernementale, certains députés estiment que la vie des soldats sénégalais ne doit pas être échangée contre des pétrodollars. Malgré les réticences, le PS, un des partis au pouvoir, soutient cette décision. « Les Etats n’ont pas forcément que des amis, explique Abdoulaye Wilane, son porte-parole. Les Etats ont d’abord et avant tout des intérêts. Mais dans ce qui nous lie à l’Arabie saoudite, c’est comme ce qui nous lie à un pays comme la France, nous ne mettons pas en avant les intérêts pécuniaires ou autres. Ce que nous mettons en avant, ce sont les valeurs et les principes que sous-tend notre action diplomatique et notre politique extérieure. Nous sommes dans un pays où 95% des Sénégalais accomplissent le cinquième pilier de l’islam en direction de La Mecque. Comment voulez-vous que le roi Salman nous saisisse et que nous ayons les moyens d’intervenir et que l’on n’intervienne pas ? »

De son côté, le Parti démocratique sénégalais (PDS), le principal parti d'opposition, s'insurge et rappelle que les autres alliés de l'Arabie saoudite n'ont proposé qu'un soutien logistique.

 

Les piscines sont importantes comme lieux de loisirs mais aussi de sport et de soin. Il y a beaucoup de passages dans une piscine et ce qui est problématique c'est la qualité de l'eau. Mais pourquoi une eau saine devient polluée, malsaine, impropre malgré les consignes de sécurité et de vigilance des maîtres-nageurs et autres agents.
N'oublions pas que les principaux fautifs sont ceux qui vont à la piscine.
« Bien souvent, certains prennent leur douche hebdomadaire à la piscine, les pipis, les produits dont on s'enduit, les parfums, déodorants, maquillages mais aussi les restes de selles (crottes) ou résidus de l'anus. C'est pourquoi certains pensent surtout qu'il faut se laver les fesses après avoir fait ses besoins pour élimer tous les résidus. De plus en plus d'enfants sont atteints de certaines allergies à cause de la qualité des eaux de piscine, n'oublions pas que les maîtres-nageurs aussi font les frais de cette insalubrité. Soyons vigilants. Quand on a des maladies de peau, ou autres, il est obligatoire de passer avant d'entrer dans le bassin de se laver et profiter pour vous laver l'anus.» pape CISSOKO ichrono.info
Le savez-vous : il y a une relation directe entre la douche et les yeux rouges qui piquent en sortant de l'eau. Laquelle ? Enquête à la piscine de Longjumeau...
Une piscine, c'est de l'eau, de l'air et des baigneurs... Pour que la baignade reste un plaisir, il faut que l'eau soit traitée, que l'air soit renouvelé et que les baigneurs respectent une bonne hygiène sanitaire. Pour garder une eau propre, des produits désinfectants comme le chlore et l'ozone sont utilisés... mais au contact des salissures, le chlore peut devenir irritant pour les yeux, la peau ou les bronches.
T'as d'beaux yeux (rouges) tu sais !
« Pas besoin de me laver, je vais à la piscine ! ». Ce raisonnement risque de vous piquer les yeux !
Le corps est naturellement porteur d'impuretés. Les produits de désinfection de l'eau, en combattant les bactéries, se combinent avec la matière organique des baigneurs comme la sueur, les peaux mortes, les cheveux, la salive, l'urine, les sécrétions nasales, les liquides de la peau et du cuir chevelu... et forment des sous-produits nocifs en forte concentration, comme les trichloramines. C'est cette fameuse famille des chloramines qui donne cette odeur si particulière aux piscines et vous fait des yeux rouges !
Plus il y a de bactéries, de microbes et de peaux mortes, et plus le taux d'émanation augmente.
La production de chloramine est identique, que les bassins soient couverts ou découverts, mais dans le cas des piscines couvertes comme à Longjumeau, où l'atmosphère ne se renouvelle que lentement, malgré une ventilation en marche continuellement, elle a un impact bien plus important sur les nageurs, maîtres-nageurs et le personnel.
C'est donc pour se débarrasser de toutes les peaux mortes et autres secrétions accumulées dans la journée qu'une douche avec du savon est obligatoire avant d'accéder aux bassins. Il faut également penser à se démaquiller, et bien-sûr, à passer aux WC avant la douche. Dernière requête avant de faire plouf : on se rince les pieds dans le pédiluve, surtout en venant de l'extérieur !
Enfin, même s'il n'est pas obligatoire à Longjumeau, le port du bonnet de bain est fortement recommandé pour leur bien-être et celui de tous.
Sans pollution organique, l'odeur de chlore serait pratiquement absente et vos yeux indemnes. Il serait dommage de se priver de ce confort !
Une eau surveillée en permanence
La Ville œuvre en permanence pour vous permettre une baignade agréable et sereine. C'est grâce à une importante machinerie et au travail de deux techniciens que l'eau du petit et du grand bassin de la piscine de Longjumeau est maintenue quotidiennement à température idéale (28 degrés) et à Ph neutre (entre 7,2 et 7,4 pour favoriser l'action du chlore). Les contrôles sanitaires inopinés réalisés tous les mois par la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS), en atteste.
L'eau courante arrive à la piscine Chichignoud à une température moyenne de 15 degrés et un Ph de 7,8. Elle est traitée, filtrée puis chauffée avant de rejoindre les bassins. Les deux techniciens se relaient pour surveiller, tous les jours, à plusieurs reprises la qualité de l'eau, en réalisant des mesures tests. En fonction des résultats, ils modifient, ou pas, l'apport en produits de désinfection. Un registre à l'accueil relève la fréquentation quotidienne de la piscine. « On voit bien comme le taux de chloramines augmentent proportionnellement à la fréquentation, explique Romuald. Si tout le monde prenait correctement sa douche en utilisant du savon, ce taux baisserait sensiblement. »
L'eau est renouvelée en permanence, par aspiration (par les grilles de fond) et par débordement (par les goulottes). Les pollutions de fond sont principalement des sables, et celles de surface, l'huile solaire, les cheveux, les poils, la salive... le tout passe par un bac de rétention, puis est filtré, nettoyé et traité chaque semaine. « L'apport d'eau est aussi fonction de la fréquentation, il atteint quasiment 80 litres par personne, sans compter les 3 vidanges annuelles. Avec un peu plus de discipline, nous pourrions descendre à 50 litres. Quand le taux de chloramines est trop important, on est obligé de fermer le bassin. Ça arrive 2 à 3 fois par an. Le port systématique du bonnet pourrait empêcher ce genre de désagrément. »
www.longjumeau.fr/Sport/Equipements-sportifs

 Actualité de Pape CISSOKO Enseignement universitaire
Sujet du cours : Représentation de la violence à travers les cultures DU du 11/05/2015
Diplôme Universitaire (DU) « Santé, maladie, soins médiation et culture », en partenariat avec l'Université Paris-Descartes, co-dirigé par le Pr Silla Consoli et le Dr Rachid Bennegadi, et coordonné par Stéphanie Larchanché. Ce DU est ouvert à tous les professionnels travaillant auprès de personnes migrantes et réfugiées et souhaitant améliorer leur prise en charge en acquérant les bases théoriques et les outils pratiques pour travailler en situation transculturelle.

Actualité de pape Cissoko : 5 ème nuit de la philo à St –Louis du SENEGAL
Nuit de la Philosophie de l'Institut Français de Saint-Louis que nous organisons depuis 2010. La date retenue est le samedi 30 mai prochain de 21h jusqu'au petit matin...
Pour cette 5e Nuit de la Philosophie la thématique sera axée autour de la place et du rôle des media avec comme formulation: Les media : vecteur du pluralisme ou nouveaux instruments de pouvoir ?
Il s'agit de partir de ce sujet pour donner libre cours à l'esprit critique en favorisant la prise de parole d'un public majoritairement composé de lycéens et d'étudiants. Pour animer ce banquet philosophique : Diatou Cissé, Journaliste - Présidente du SYNPICS , Mamoudou Ibra Kane, Journaliste - Directeur GFM , Mor Faye , Directeur UFR CRAC - UGB, Rachid ID Yassine, Enseignant - chercheur - UGB
Nous aurons aussi des interventions par Skype notamment avec les professeurs René Villemure, Ethicien - Québec et Pape Bakary Cissoko, philosophe et formateur interculturel - Paris
Alpha Amadou Sy professeur de Philo et acteur culturel doublé d'un écrivain se chargera de modérer le débat.
Thierry DESSOLAS Directeur délégué
INSTITUT FRANÇAIS SÉNÉGAL – Site de Saint-Louis
Avenue Jean Mermoz – Nord tél : +221 33 938 26 26 port : + 221 77 569 03 19
Site internet : www.institutfrancais-senegal.com Facebook : INSTITUT FRANCAIS DE SAINT-LOUIS

Actualité de Pape CISSOKO en France/Paris –Cité internationale

Dans le cadre du Festival annuel "L'Afrique dans tous les sens" où l'invité sera le Sénégal , organisé par SAFOUL PRODUCTION depuis 2010, il est prévu, en dehors des multiples évènementiels différentiels et multi artistiques, un Débat / Table Ronde sur le thème :
"La Citoyenneté à l'épreuve de la Mondialisation : quel rôle pour la Société Civile ?"
De par vos compétences et votre expertise avérées, nous vous sollicitons pour faire partie du panel d'intervenants, le Samedi 6 Juin, de 15h à 18h, à la Cité Universitaire Internationale de Paris.
Les modérateurs seront Monsieur Lamine Sagna Professeur de Sociologie aux USA et en France, et le Dr Ndongo Mbaye Sociologue et journaliste , écrivain et poète.
Avec la participation de Pape Bakary CISSOKO, Philosophe, Conférencier et formateur interculturel
Dr Ndongo MBAYE

 

«L'Afrique est riche, ses enfants sont talentueux et on peut le voir à travers le monde, dans de grandes universités, dans de grandes institutions mondiales. Mais l'Afrique ne sait pas exploiter ou profiter de ses enfants, alors ce sont les autres qui en profitent directement mais le bénéfice est universel. C'est pourquoi ichrono.info recherche à travers le monde pour mettre en lumière ses enfants, ses intellectuels, chercheurs, inventeurs, banquiers, stratégistes, etc. Ils font la fierté du continent mais le continent doit créer des ministères de l'innovation et de la recherche pour recenser, accompagner ses dignes fils qui aimeraient tant que leur continent profite de leurs talents. Papa Amar SISSOKHO fait partie de ses enfants du Sénégal et de l'Afrique qui est spécialisé dans un domaine des mathématiques dont on parle beaucoup aujourd'hui (facebook, les réseaux sociaux, etc). Mais la théorie des graphes ou des réseaux a beaucoup plus de potentialités et notre compatriote en fin pédagogue nous explique en quoi consiste cette discipline très peu connue appelée les mathématiques discrètes. Ichrono.info remercie le Professeur Papa Amar SISSOKHO d'avoir pris du temps alors que les examens universitaires étaient en cours ». Pape CISSOKO ichrono.info


-Cher Professeur avant d'attaquer cette discipline peu connue dans les mathématiques, pouvez-vous nous dire rapidement votre parcours scolaire du Sénégal aux USA?


Apres le bac en 1992, j'ai passé une merveilleuse année au département de Mathématiques Appliquées et Informatique de l'UGB de Saint Louis (Sénégal). J'ai bénéficié par la suite d'une bourse du gouvernement Japonais pour faire un DUT en Electronique. Apres ce DUT, je suis allé continuer mes études aux Etats Unis ou j'ai obtenu un doctorat en mathématiques.
-Vous enseignez aux USA, vous êtes mathématicien et vous travaillez particulièrement sur un domaine peu connu du grand public mais que ce grand public utilise sans le savoir ; les graphes : Qu'est-ce que la théorie des graphes ?
Mon domaine de recherche est généralement au niveau des mathématiques discrètes. Cette branche des mathématiques s'intéresse aux notions (concrètes ou abstraites) que l'on peut distinguer ou séparer, contrairement aux notions dites continues. La théorie des graphes est une branche de recherche très populaire au sein des maths discrètes. Un graphe est composé d'objets et de relations entre ces objets. (On insiste sur le fait que chaque pair de ces objets est soit en relation ou pas en relation, mais pas les deux à la fois.)


-Quand on parle de la théorie des graphes on pense aux 7 ponts de Königsberg, au mathématicien Suisse Leonhard EULER, mais aussi on entend un langage particulier; les sommets, les arcs, les arêtes, les nœuds, les graphes, pouvez-vous nous dire un mot à ces sujets?


Le problème des 7 ponts de Königsberg (voir les détails sur Wikipédia) est en effet considère comme la genèse de la théorie des graphes. Euler aurait donc invente la théorie des graphes pour résoudre ce problème qui était hors de portée des méthodes de mathématiques disponibles à cette époque (18 ème siècle).
En guise d'exemple, on peut définir le «graphe-des-pays-voisins» dont les objets (appelés «sommets») sont les différents pays du monde une relation (appelée «arête») existe entre deux pays donnes s'ils ont une frontière terrestre en commun. On peut alors observer qu'avec quatre couleurs différentes a notre disposition, on peut colorier tous les pays du monde sur une carte de telle manière que si deux pays ont une frontière commune, les couleurs qui leurs sont assignées sont différentes. Cependant, la démonstration mathématique de cette observation nécessite à présent l'emploi d'un ordinateur pour résoudre certains cas particuliers. Dans d'autres domaines voisins (comme en informatique), on utilise aussi le terme «nœud» au lieu de «sommet». Finalement, le terme «arc» est utilisé à la place du terme «arête» quand on a un graphe dit «oriente» (dans ce cas, la relation entre deux sommets donnes a un ordre particulier). Il y a bien d'autres termes comme «arbre», «feuille», «parent», «descendant», etc. Cette terminologie est souvent motivée par les applications pratiques de la théorie des graphes.
-En travaillant sur ce sujet pour vous interroger, j'ai compris que la théorie mathématique des graphes était appelée la mathématique discrète, elle a des implications dans divers domaines: chimie, biologie, sciences sociales (réseaux/ transports), la gestion de projet, l'informatique et la physique quantique, ça fait beaucoup non? Les réseaux sociaux seraient une conséquence ou une résultante de la théorie mathématique des graphes.

Comme je l'ai dit tantôt, la théorie des graphes est une branche des mathématiques discrètes qui compte à son sein d'autres branches comme la combinatoire (qui est très utile en informatique). Il y a en effet énormément d'applications de la théorie des graphes dans tous les domaines que vous avez cites, et bien d'autres encore. Le fait que la théorie des graphes soit aussi bien adapte a toutes ces applications qui touchent à notre vie quotidienne n'est pas surprenant compte tenu de la définition d'un graphe. Encore une fois un graphe est plus ou moins comme un certain nombre de sommets (personnes, places, etc.) avec des arêtes (voisin territorial, ami, pont, etc.); et cette définition englobe plus ou moins tout qui se passe dans ce monde ou nous vivons. Par exemple, on peut modéliser le réseau Facebook avec un graphe dont les sommets sont les personnes qui ont une page Facebook et les arêtes sont les relations d'amis-sur-Facebook entres elles. Le graphe que l'on obtient à la suite de cette modélisation pourra donc être analyse avec les techniques et méthodes disponibles au sein de la théorie des graphes afin de trouver certaines structures ou particularités sur le réseau Facebook. De la même manière, l'outil de navigation (je parle de l'algorithme et non du GPS) qui permet de trouver le plus court chemin d'un point à un autre sur un réseau routier (et ce n'est pas la ligne droite dans ce cas!) est complètement base sur des techniques et principes venant de la théorie des graphes.


-Maintenant que je connais un peu plus la théorie des graphes qui permet de modéliser, de représenter la structure, on dira ici que le graphe est un raccourci de pensée qui modélise et formalise la diversité, est-ce que ce que je dis est vrai?


Ce que vous dites est vrai quand on se limite sur l'aspect applicatif de la théorie des graphes. Cependant, la théorie des graphes est un domaine de recherche des mathématiques et elle renferme des questions sur sa propre structure. Dans ce cas, ils y a d'autres branches des mathématiques (comme l'algèbre, l'analyse, et même les probabilités) qui jouent les rôles de modélisateurs pour donner des réponses à certaines de ces questions.
-En France le Pr Claude BERGE développe la théorie des graphes, le répétiteur en mathématiques de mon fils (Gabriel) vient de présenter un sujet sur les graphes parce qu'il y a un chapitre en seconde et c'est en cela qu'il est important de faire connaître ce domaine des mathématiques discrètes. Sachant que les réseaux sociaux et l'informatique utilisent les graphes pourquoi les enseignent-t-on si peu ?
Le professeur Berge a en effet beaucoup fait sur la théorie des graphes en France et sur le plan international avec en l'occurrence d'importants ouvrages sur le domaine. Malgré son importance, les mathématiques discrètes en général (et en particulier la théorie des graphes) n'occupent pas en ce moment une grande partie du programme universitaire (et encore moins scolaire) dans presque tous les pays du monde. Cela est en partie dut du fait que la plupart des gens qui enseignent les mathématiques et ceux qui établissent les programmes scolaires n'ont pas été (ou pas suffisamment) exposes aux mathématiques discrètes durant leurs formations. Je pense que cela est en train de changer petit à petit, et ce processus est accélère avec l'avènement des d'applications pratiques de cette branche des mathématiques qui est relativement jeune par rapport aux branches traditionnelles des mathématiques comme l'algèbre et l'analyse.


-Est-il vrai que la théorie des graphes permet d'économiser 1200 heures de calcul manuel, alors qu'avec l'informatique et ces gros appareils calculateurs, 3 h suffisent ?

La théorie des graphes peut en effet permettre d'économiser des heures de calcul sur beaucoup de problèmes (par exemple, trouver le plus court chemin d'un point à un autre sur un réseau routier), mais le nombre d'heures que l'on peut économiser dépend également d'autres facteurs comme le type de calcul à faire, la capacité de l'ordinateur utilisé, la qualité de la programmation, etc. Cependant, la plus importante contribution de la théorie des graphes à ce niveau est d'avoir donné des méthodes qui permettent de reconnaître à priori si certains calculs peuvent être achevés dans des durées acceptables (heures, jours, etc.) ou s'ils sont intraitables (même des siècles ne suffiraient pas) avec les méthodes actuelles. Cette partie de la théorie des graphes est fondamentalement liée à l'informatique.


-En tant qu'africain et sénégalais quels sont vos rapports avec ce continent ? Quel regard sur l'enseignement au Sénégal, est-on sur la bonne voie ?


Je n'ai pas assez fait à ce niveau. J'ai juste pu inviter un enseignant-chercheur du Sénégal qui avait passé une dizaine de jour pour faire des recherches au sein de mon département. J'espère pouvoir faire plus dans le futur. Je suis régulièrement l'actualité Africaine (en particulier celle du Sénégal) et je constate que l'intérêt qui est porte à l'enseignement est de plus en plus important. Dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche, les compétences sont présentes au sein du continent. Cependant le cadre de travail est toujours à déplorer. Pour le cas du Sénégal, l'enseignement est malheureusement en crise avec des grèves permanentes sur tous les niveaux. Le gouvernement doit faire plus d'efforts pour satisfaire une bonne fois pour toutes les revendications de base des enseignants et des étudiants afin que les choses puissent progresser normalement car l'enseignement est plus que jamais un secteur incontournable pour un développement durable qui a la capacité d'assurer une meilleure qualité de vie.


-La population sénégalaise est sur une mauvaise pente, que pouvez-vous dire sur les mentalités de nos compatriotes, pensez-vous avec le regard du voyageur mais surtout du scientifique rigoureux que le pays avance dans le bon sens ?


Le Sénégal est en train de faire face à beaucoup de problèmes sur presque tous les secteurs de la vie. La plupart des gens disent que la solution est de changer les mentalités. Malheureusement il n'est pas évident de trouver un plan d'action pour «changer les mentalités». Peut-être qu'il serait plus pragmatique de changer d'abord le système (même si on procède par étape) pour conditionner tout le monde à agir au-delà de l'intérêt personnel. Bien que cette question soit un peu philosophique, il nous faut des solutions pratiques qui sont applicables sur le terrain. Je pense donc qu'on a juste besoin d'un président qui a la volonté d'améliorer le système (comme l'ancien président Pedro Pires du Cap Vert). Avec un système adéquat, je suis confident que la majorité des sénégalais feront leur part du travail car ils y verront leurs intérêts personnels et collectifs.
Merci également à toi Pape. Je pense que je vais m'arrêter là pour cette fois.


Merci aussi à Mariama SISSOKHO SOW et Samba SOW (France) d'avoir permis cette rencontre.

                                                                     

                                                        Association Ligue Rein et Santé - Rein échos
                                                                               SANTÉ, MÉDECINE
Parce que l'insuffisance rénale est une maladie fréquente, et considérant que près de trois millions de Français en seraient touchés, les auteurs de ce livre, "malades lambdas", souhaitent transmettre leurs connaissances acquises. Ce second livret aidera à la compréhension de ce problème majeur de santé qu'est l'insuffisance rénale chronique qui, si elle était associée à un dépistage précoce des populations à risque, entraînerait des économies de santé considérables pour l'assurance maladie.

" Prenons soin de nos reins. Les reins jouent un rôle important et la prophylaxie pourrait nous éviter de les rendre malades.

Diminuer la consommation de sucre et de sel, faites du sport, éviter les potions qui fatiguent le fonctionnement des reins. Pape CISSOKO ichrono.info

 

Les traites et les esclavages occidental et arabo-musulman n'auraient pas été possibles sans la collaboration active des Africains. Décryptage avec l'historien et anthropologue sénégalais Tidiane N'Diaye.
C'est une réalité sur laquelle historiens, journalistes et militants ont souvent jeté un voile, par lâcheté intellectuelle ou opportunisme idéologique. Mais les faits sont têtus, et il existe assez d'archives pour l'attester. Durant les longs siècles de traite et d'esclavage arabo-musulman puis occidental, des Etats négriers d'Afrique ont participé et se sont enrichis grâce à ce commerce, comme les royaumes d'Ashanti ou d'Abomey (actuels Ghana et Bénin) par exemple (voir cartes ci-dessous).
Auteur d'un ouvrage remarqué sur l'esclavage arabo-musulman, « Le génocide voilé » (éditions Gallimard, 2008), l'anthropologue et économiste sénégalais Tidiane N'Diaye explique à propos de la traite que « la complicité de certains monarques et leurs auxiliaires africains dans ce commerce criminel est une donnée objective ». Interview sans langue de bois.
Ce sont des faits historiques souvent négligés ou occultés par les chercheurs, mais des Africains ont aidé à alimenter la traite transatlantique et le système esclavagiste durant des siècles. Comment cela se passait-il ? Qui étaient les principaux protagonistes ?
Tidiane N'Diaye : Vous savez, dans cette tragédie les prédateurs, d'abords arabes puis occidentaux ont excité la cupidité et la rapacité de nombreux chefs locaux. Les razzias étaient légalement organisées par des chefs ou sultans, pour approvisionner les négociants qui travaillaient pour l'exportation de captifs africains. Par exemple les princes des États voisins de celui du sultan du Bornou (Kanem, Wadaï, Baguirmi et Sokoto) dans l'actuel Nigéria, se livraient au trafic de captifs. Tous, loin de vouloir supprimer une traite dont ils profitaient, ne songeaient qu'à imposer des taxes de passage lorsqu'ils ne « rackettaient » pas directement les caravanes. Au pays des Fellatas, les chasses à l'homme y étaient dirigées par Ahmadou, fils et digne héritier de El Hadji Omar Seydou Tall, sur le sentier du Jihad. A l'intérieur du continent, l'entreprise était encore plus répugnante avec les monarques dahoméens, dont le plus grand des fournisseurs d'esclaves fut Béhanzin. Car ici l'islamisation n'explique pas leur complicité, ils étaient animistes pour la plupart. Ces usurpateurs sanguinaires crispés sur leurs privilèges, étaient surtout préoccupés par la puissance et le prestige, que seul le verdict des armes pouvait assurer en ces lieux. Ils entrèrent en « collaboration », d'abord avec les Arabo-musulmans, avant l'arrivée des négriers européens. Ils ont vécu du sang, de la sueur et de l'agonie de leurs peuples. Pour gagner en efficacité, tous eurent de plus en plus besoin de moyens aussi sophistiqués que meurtriers. Pour disposer de plus d'armement et de chevaux, gage de leur puissance, ils furent obligés de vendre davantage de captifs en engageant des guerres contre les royaumes voisins pour se fournir. Tout en se faisant des guerres au service des négriers, ces chefs africains furent progressivement piégés par les mécanismes d'échange de la traite. Aussi, beaucoup « d'exportés » étaient le produit de guerres intestines, encore accrues par l'appât des débouchés qu'offrait d'abord cette ignominie. Puis l'arrivée des navigateurs fut providentielle pour le commerce de ces États trop éloignés du Sahara, pour qu'ils y écoulent leur surplus de captifs.
Certaines royautés ou nations africaines de l'époque se sont-elles vraiment enrichies grâce à la traite, et dans quelle mesure ?
Il y avait une offre massive de captifs, moyennant armes, chevaux, textiles ou Cauris (coquilles de gastéropodes qui servaient de monnaies dans cette partie de l'Afrique précoloniale.) Ce dernier comme on sait, sera progressivement remplacé par l'argent, qui se révélera être le plus pernicieux des instruments de corruption jamais introduits en Afrique. D'autres chefs faisaient aussi des razzias et vendaient des hommes pour avoir des bœufs, des armes, des étoffes ou tout autre bénéfice. La responsabilité de ces roitelets et autres renégats cupides, ne souffre aucun doute. Dans cette tragédie, force est donc, de reconnaître qu'il y eut la collaboration de potentats autochtones qui, pour tirer profit de ce mal, se souciaient peu de la destination ou de la mort de leurs compatriotes. Il n'y eut pas seulement que les négriers berbères, égyptiens, européens et autres ramassis et écume des nations. La complicité de certains monarques et leurs auxiliaires africains dans ce commerce criminel est une donnée objective.
L'ex-président du Sénégal Abdoulaye Wade a rappelé récemment, de manière peu élégante il est vrai, l'existence d'un esclavage interne à l'Afrique subsaharienne quand il a traité son successeur Macky Sall de « descendant d'esclaves ». Qu'en est-il exactement sur le plan de l'histoire ?
En fait, il faut dire qu'isolée du monde méditerranéen pendant des millénaires, l'Afrique noire a ignoré jusqu'à l'ère contemporaine la propriété foncière. La propriété privée n'existait pas dans nombre de pays ou alors de façon très limitée. L'environnement étant propriété commune, beaucoup de familles choisissaient de mettre toutes leurs terres en coopérative, pour les exploiter. L'argent n'existait pas au sens où nous le connaissons aujourd'hui. Mais progressivement l'enrichissement et l'élévation sociale, viendront à dépendre de la possibilité de cultiver un maximum de surface. D'où la nécessité de disposer d'une importante main-d'œuvre. Ainsi dans les sociétés africaines plus un homme possédait de serfs pour cultiver ses terres et de femmes, plus il était riche. Et plus il était riche, plus il était en situation d'accroître son « patrimoine » de femmes et de serfs. C'est ainsi que la voie fut ouverte vers les conflits, pour se procurer de la main-d'œuvre. Des guerres tribales se firent donc plus violentes. Les chefs de clans victorieux, au lieu de se contenter des terres conquises et d'une reconnaissance, obligeaient les vaincus à accepter une position de subordination. Également de vieilles rancunes de familles et des rivalités de tribus provoquaient souvent des conflits tout aussi dévastateurs. Les vaincus devenaient captifs des vainqueurs.
L'anthropologue sénégalais Tidiane N'Diaye. Un penseur rigoureux qui bouscule les errements de l'histoire.
Le résultat de ces affrontements était que des famines et des disettes devenaient fréquentes et parfois si dramatiques, que des hommes libres n'hésitaient pas à se vendre eux-mêmes comme captifs ou à vendre leurs propres enfants. Les coupables de certains crimes comme les sorciers, pouvaient être réduits en servage et éloignés de leur région d'origine. Il arrivait aussi que des individus se vendent eux-mêmes à un maître, pour éteindre une dette qu'ils ne pouvaient rembourser. D'autres qui avaient perdu leurs proches, pouvaient aussi par le servage, être socialement réintégrés. Ils abandonnaient leur patronyme pour adopter celui d'un maître. Une constante dans les sociétés négro-africaines, est aussi le système des castes qui a abusivement fourni de nombreux asservis. Du portugais casto (pur), ce système symbole de classes strictement hiérarchisées dans beaucoup de civilisations, est appliqué depuis des milliers d'années en Afrique. Cette hiérarchisation sociale se traduit par exemple au Sénégal, par une division comprenant au sommet, des nobles de sang royal, appelés Bours, Guélawars, Faama, Mwené, Damel, Almamy, Linguers etc. Durant des siècles, les sociétés africaines fonctionnaient suivant cette féodalité souvent d'épée ou de robe. Ce qui a engendré une classe de seigneurs, qui ont toujours dominé et souvent soumis au servage, des hommes appartenant aux autres classes sociales. Ces populations ou le gros de la plèbe, étaient composées de non-castés dits Guers et les autres membres de castes inférieures qui sont appelés Nyénios (Rabb, Mabbo, Woudé, Teug, Laobé, Guéwel, Dions etc.) En fait ces catégories sociales, regroupaient souvent des corporations artisanales longtemps méprisées comme les cordonniers, les forgerons, les tisserands etc. Sachant que l'esclavage ou servage africain relevait de rapports de force très aléatoires et que les « castés » avaient tout aussi absurdement été relégués à ce rang du fait de leurs professions, j'ai trouvé ridicule et irrévérencieuse l'attitude de Wade envers Macky Sall.
Pensez-vous que l'Afrique subsaharienne (ou du moins certaines nations, car le continent est immense) devrait reconnaître officiellement sa responsabilité dans la traite et la déportation de millions d'esclaves, comme l'ont fait certains Etats occidentaux ?
Bien évidemment cette question demeure taboue et divise les intelligentsias africaines et afro-américaines. Mais le président Matthieu Kérékou du Bénin, avait été le premier à se mettre à genoux devant une congrégation noire de Baltimore, pour demander pardon aux Africains-Américains et à toute la diaspora pour « le rôle honteux que les Africains ont joué durant la traite ». Le 27 avril 2015, pour la première fois un pays africain, le Sénégal, rendait hommage aux victimes de la traite négrière. La date de cette commémoration, qui se veut désormais annuelle, n'a pas été choisie au hasard : elle correspond à celle de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises, le 27 avril 1848. Bien que les organisateurs de cette manifestation ne se soient pas étendus sur le rôle des Africains eux-mêmes dans cette tragédie, rappelons qu'en octobre 2003, les évêques africains réunis à Gorée avaient publié une déclaration dans laquelle ils demandaient « le pardon de l'Afrique à l'Afrique » en ces termes : « Commençons donc par avouer notre part de responsabilité dans la vente et l'achat de l'homme noir, hier et aujourd'hui... Nos pères ont pris part à l'histoire d'ignominie qu'a été celle de la traite et de l'esclavage noir. Ils ont été vendeurs dans l'ignoble traite atlantique et transsaharienne...» Ceci venait après la déclaration du pape Jean-Paul II qui, en 1985 à Yaoundé, au nom des Catholiques de l'Occident, avait demandé pardon à « nos frères africains qui ont tant souffert de la traite des Noirs ». Ce message sera repris dix ans plus tard à Rome, implorant encore : « le pardon du ciel pour le honteux commerce d'esclaves auquel participèrent de nombreux chrétiens ». Je pense que maintenant la messe est dite, nul ne peut plus ignorer les responsabilités des uns et des autres.


http://www.la1ere.fr/2015/05/07/esclavage-la-complicite-de-monarques-africains-est-une-donnee-objective-selon-l-anthropologue-senegalais-tidiane-n-diaye-253983.html

 A quelques heures de la visite de François Hollande aux Antilles françaises, la problématique des réparations pour la traite transatlantique et l'esclavage refait surface avec vigueur. La1ere.fr a interrogé plusieurs historiens sur cette question controversée.
Le président Hollande n'a pas encore posé les pieds aux Antilles que plusieurs assignations ont été lancées devant les tribunaux par des associations, au nom des descendants d'esclaves, dans l'Hexagone et en Guadeloupe notamment, pour demander réparations à l'Etat français pour les préjudices ayant découlé de la traite transatlantique et de l'esclavage. La1ere.fr a contacté plusieurs historiens pour connaître leur sentiment sur la question des réparations, et des formes qu'elles pourraient éventuellement prendre. Verbatim.
Marcel Dorigny (France), historien, maître de conférences à l'université de Paris VIII, spécialiste du XVIIIe siècle et de l'esclavage
« Une indemnisation sous forme financière me paraît totalement exclue »
"Il y a des mouvements qui parlent d'indemnisations. Alors qui pourrait être indemnisé et sous quelle forme ? La question est d'une extrême complexité. Une indemnisation sous forme financière me paraît totalement exclue. Dans les sociétés antillaises d'aujourd'hui, dans ces départements français, la société est métissée, mélangée. Il y a des descendants d'esclaves et de colons dans les mêmes familles, le plus souvent en Martinique. Ceci dit on pourrait identifier assez facilement ceux qui sont des descendants d'esclaves car il y a des registres.
Mais qui paye, s'il faut payer ? Dans le cadre français on connaît la solution, ce serait l'Etat. Mais à l'échelle internationale ? Quand la loi Taubira était en première lecture à l'Assemblée nationale, les Etats africains s'étaient inquiétés de cette loi et de son article sur les indemnisations. On sait bien que les sociétés africaines ont été esclavagistes et que ce sont elles qui ont fourni les captifs aux armateurs européens. Ces derniers ne pénétraient jamais à l'intérieur du continent africain. Ils n'en avaient ni les moyens techniques ni militaires, et le rapport de force leur était très défavorable. La traite négrière a été un achat, un commerce. Et les vendeurs étaient les grandes confédérations africaines. Les Etats africains sont déjà extrêmement fragiles, avec des frontières qui sont en partie issues du résultat du partage colonial, et qui ne correspondent pas à des entités historiques profondément ancrées. Ces Etats ont donc eu peur que des demandes d'indemnisations fassent exploser leurs sociétés."
"Dans les départements français d'Outre-mer, la question de l'indemnisation peut se poser autrement qu'en termes financiers. On a beaucoup parlé de réparation morale, de reconnaissance de l'esclavage comme crime contre l'humanité. Ensuite, d'une politique culturelle très forte. La réparation pourrait être aussi une action très forte pour le développement, les infrastructures, contre le chômage endémique des jeunes, etc. Le débat peut avoir lieu à condition qu'il n'y ait pas des préalables irréalistes. Il y a certaines personnes par exemple qui s'imaginent recevoir un chèque au nom de l'esclavage de leurs ancêtres. Mais comment évaluer cela ?"
Tidiane N'Diaye (Sénégal), anthropologue et économiste, spécialiste des civilisations africaines et de leurs diasporas
« Si réparations il doit y avoir, cela devrait concerner avant tout les descendants de ces enfants, de ces femmes et de ces hommes, dont la vie a basculé sans retour dans l'horreur »
"Les Antilles françaises ont enregistré un boom économique sans précédent grâce aux esclaves africains. Le travail de ces déportés a fait la fortune des colons et des maîtres créoles mais aussi de la France. À la fin du XVIIIème siècle, les échanges de la Martinique, de la Guadeloupe et de Saint-Domingue avec l'étranger, constituaient les deux tiers du commerce extérieur français. Grâce à l'économie des îles antillaises, la France des négociants de 1787 était le plus grand distributeur d'Europe de produits exotiques. Pour ces raisons, les milieux d'affaires ont été soulagés par le Traité de Paris (1814), qui conservait à la France, les Antilles (source de grands profits), et le port de Gorée (réservoir de captifs.) Le commerce triangulaire, l'utilisation d'esclaves dans le Nouveau Monde et l'accumulation de capitaux issus de la traite et de cette exploitation, ont ainsi favorisé la croissance économique de l'Angleterre et de la France. Ce trésor inestimable servit ensuite de ressorts au décollage économique de la Révolution industrielle."
"Alexis de Tocqueville disait de l'abolition de 1848 : « Si les nègres ont le droit de devenir libres, il est incontestable que les colons ont droit à ne pas être ruinés par la liberté des nègres. » Puis ces mêmes colons maîtres esclavagistes furent royalement dédommagés. En compensation de leur « perte de main d'œuvre », la France leur a versé la somme de 6 millions de Francs, ce qui en Franc constant converti à l'Euro actuel, est énorme. Dans le même temps les Noirs ou "Nouveaux libres", seront encore les principaux perdants. Ils furent jetés dans la rue comme si la liberté seule pouvait gommer toutes les horreurs du passé. A ces esclaves libérés, rien ne fut accordé, ni dédommagement ni même un arpent de terre. Et dans cette tragédie il faut toutefois garder présent à l'esprit, que si pour ce qui est des véritables « commanditaires » et acteurs, Européens et Américains sont clairement identifiés, les choses ne se présentent pas aussi simplement pour ce qui est de l'Afrique.
Il convient de séparer les dommages subis par le continent noir du fait de la colonisation - asservissement et pillage des ressources économiques -, des traites négrières. Pour ces dernières, les négriers européens se sont assurés au regard de l'histoire, par des pacotilles, la collaboration de certains chefs locaux, notamment ceux de la côte du Dahomey (actuel Bénin), d'ethnie Fon, qui ouvrirent la voie en ravageant les villages yoroubas, pour vendre un nombre incalculable de femmes et d'hommes. D'autres monarques renégats, préoccupés par la puissance et le prestige, que seul le verdict des armes pouvait assurer en ces lieux, entrèrent aussi en « collaboration » avec les négriers dans d'autres parties du continent comme la Sénégambie etc. Ainsi la triste réalité est que des Africains ont bien livré d'autres Africains. Au demeurant, si réparations il doit y avoir, cela devrait concerner avant tout les descendants de ces enfants, de ces femmes et de ces hommes, dont la vie a basculé sans retour dans l'horreur et la désolation. Ils vivent aujourd'hui aux Antilles, en Guyane et à la Réunion. Quelles formes pourraient prendre ces réparations ? Il appartient aux élus et associations d'Outre-mer d'accorder leurs violons. Mais ceci comme dirait Kipling, est une autre histoire..."
Jean-François Niort (Guadeloupe), historien du droit et des institutions, maître de conférences à la Faculté des sciences juridiques et économiques de la Guadeloupe
« La République doit s'engager massivement pour combler les retards structurels économiques, sociaux et culturels hérités de la période non seulement esclavagiste mais coloniale »
"Je suis favorable au principe des réparations depuis 2006. Nous avions d'ailleurs organisé un colloque scientifique sur ce thème cette année-là à Pointe-à-Pitre, avec la participation de Mme Christiane Taubira. Cette question me semble incontournable aussi bien historiquement, juridiquement que politiquement. Elle est d'ailleurs portée maintenant officiellement par le CARICOM (Communauté des Etats de la Caraïbe)."
"Quant aux formes de réparations, sur le plan mémoriel, après la loi Taubira de 2001, la création du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage, puis l'institution des commémorations locales et nationale, il faut continuer ce processus dans le cadre notamment de l'ouverture du Mémorial ACTe en Guadeloupe et de la Décennie des personnes d'ascendance africaine. Plus encore, en tant que spécialiste de l'histoire du droit colonial français, et en cette année des 330 ans de la promulgation de l'ordonnance ou édit de mars 1685, je lance un appel au président de la République afin que le Code Noir soit officiellement reconnu comme crime contre l'humanité, dans le cadre d'une sorte de "2e loi Taubira 2001" (voir document ci-dessous, ndlr).
"Par ailleurs, et plus concrètement, il faudrait en finir avec les pratiques juridiques dérogatoires, héritées de l'époque coloniale, qui sévissent encore à l'encontre des territoires et des populations d'Outre-mer, et qui ont conduit récemment au scandale du chlordécone et des épandages aériens aux Antilles, et appliquer pleinement le principe constitutionnel d'égalité des citoyens devant la loi commune, aussi vrai que "réparer" au sens étymologique veut dire "rendre pareil", bénéficier du même traitement juridique. Mais pour atteindre cette égalité il faut aller plus loin, et passer aux dérogations et spécificités "positives" : la République doit s'engager massivement pour combler les retards structurels économiques, sociaux et culturels hérités de la période non seulement esclavagiste mais coloniale, et offrir à ces territoires et à leurs populations le cadre juridique, l'adaptabilité et l'autonomie décisionnelle nécessaires à cette fin."
Françoise Vergès (La Réunion), historienne et politologue, ancienne présidente du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage
« Je ne vois aucune raison qui puisse s'opposer à envisager des réparations »
"Je pense que poser la question des réparations est essentiel, c'est incontournable. Je ne vois aucune raison qui puisse s'opposer à envisager des réparations. En 1848, l'État français choisit de n'accorder aucune forme de réparation concrète, matérielle, aux affranchis. Pas d'accès à la propriété foncière, entraves aux libertés... En 1945, Aimé Césaire fait un portrait dévastateur de ces colonies devant l'Assemblée nationale : 300 ans de colonisation française ont échoué. Aujourd'hui, les statistiques sur la pauvreté montrent que les plus pauvres des plus pauvres départements sont dans les DOM, que deux communes de La Réunion ont le taux de pauvreté le plus élevé de toute la France. Et toutes ces conséquences de l'esclavage qui perdurent : racisme anti-Noir, stigmatisation, discriminations."
"Pour mettre en place des réparations, Il faut d'abord consulter les populations concernées, ne pas imposer de politiques mais aller à l'écoute. Ensuite, développer des politiques publiques qui répondent à ces demandes en imposant des formes d'évaluation démocratique sur leur concrétisation. Implémenter des propositions déjà faites : formations des enseignants à cette histoire dans toutes les disciplines (littérature, géographie, philosophie, droit...) ; valorisation des héritages immatériels vivants issus des mondes de l'esclavage (langues, musiques, savoirs) ; meilleure connaissance de phénomènes comme le marronnage et des communautés marronnes ; meilleure compréhension des intérêts économiques et culturels qui ont contribué au maintien de l'esclavage pendant des siècles ; comprendre le phénomène global que fut l'esclavage colonial ; soutenir des projets artistiques ; introduire des formations dans les écoles d'art à la problématique de la représentation du Noir. Faire que plus jamais on n'entende que « c'est du passé, ces débats ne sont pas d'actualité », faire que nous n'ayons plus à avoir, constamment, à éduquer sur ce sujet les hautes administrations, les directeurs de musée, de théâtre..."
http://www.la1ere.fr/2015/05/08/reparations-le-point-de-vue-des-historiens-marcel-dorigny-tidiane-n-diaye-jean-francois-niort-et-francoise-verges-254289.html

 

«Que faut-il ajouter à cette information, ce fait divers qui cloue notre entendement au pilori.
La fin justifie-t-elle les moyens au point de sacrifier son enfant dont est on est responsable légal ?
Qu'est-ce qui poussent les gens à sacrifier leur vie de cette façon vile et irresponsable ?
Quand la foi et la raison n'ont plus raison des hommes la bêtise humaine s'empare de notre esprit et l'on devient fou, oui certains gestes sont du domaine de la psychiatrie. Il faut demander aux pays africains, aux chefs d'Etas africains de faire de lutte contre l'immigration clandestine une priorité, il faut aussi donner du travail aux jeunes pour qu'ils assument la trop grande charge qui pèse sur les petites épaules. Stop à l'imbécilité, que la société civile se lève pour lancer des pétitions pour sommer nos Etats à bouger. Pour le droit des enfants ... »

Pape cissoko ichrono.info est en colère


Les autorités espagnoles ont indiqué qu'un garçon de huit ans, enfermé dans une valise, était entré clandestinement en Espagne.
Il était en provenance du Maroc.
Le garçon prénommé Abou a été retrouvé jeudi à l'intérieur du bagage que transportait une femme de 19 ans à Ceuta, une enclave espagnole près des côtes marocaines.
Selon un porte-parole de la Guardia Civil, l'enfant se trouvait dans un "terrible état"
Un porte-parole de la Guardia Civil a rapporté à l'AFP qu'en ouvrant la valise, les policiers se sont rendu compte que l'enfant se trouvait dans un "terrible état".
Le garçon d'origine ivoirienne a été placé sous la garde des autorités de Ceuta.
En échange d'une somme d'argent
Le quotidien espagnol El Pais a rapporté que la jeune femme n'a aucun lien familial avec le jeune ivoirien.
Elle aurait accepté de cacher l'enfant dans sa valise en échange d'une somme d'argent remise par le père.
Selon le journal, ce dernier vit dans les îles Canaries et voulait que son fils le rejoigne.
Il a été arrêté par les gardes-frontières en venant récupérer son fils.
Frontières poreuses
Ceuta et Melilla, deux enclaves séparées du Maroc par des frontières grillagées de six mètres sont confrontées à des arrivées, parfois massives, de migrants en provenance d'Afrique.
Ceuta et Melilla, deux enclaves séparées du Maroc par des frontières grillagées de six mètres censées freiner l'immigration clandestine
L'ONG Human Rights Watch affirme qu'au moins 4 300 personnes sont entrées illégalement de Ceuta et Melilla en 2013, par rapport à 2 804 l'année précédente.

En février 2014, des centaines de migrants ont pris d'assaut la clôture de Melilla. En une journée, environ 100 sont parvenus à entrer à l'intérieur de l'enclave.

 

Avec la suppression du visa d'entrée au Sénégal en vigueur depuis le 1er Mai dernier, ainsi que celle de certaines taxes annoncée par le gouvernement pour relancer le secteur du tourisme, les hôteliers espèrent un renouveau du secteur qui connaît depuis plusieurs années une baisse de recettes.
L'activité hôtelière au Sénégal a plutôt stagné ces dernières années, avec des prix élevés et une fréquentation très en baisse. Rien qu'en 2014, le secteur hôtelier a vu ses recettes chuter de près de 3 milliards de francs CFA. Une situation qui, d'après certaines analyses, serait le résultat d'une mauvaise publicité de certains médias étrangers sur la présence du virus Ebola dans le pays. Mais en réalité, il faut aller chercher plus loin les causes de cette crise qui secoue le secteur hôtelier et qui a occasionné la fermeture ces 5 dernières années de plusieurs établissements. Parmi ces causes figurent le poids excessif des taxes aéroportuaires, la mise en place du visa d'entrée des touristes, l'absence d'une promotion efficace de la destination, l'absence de libéralisation des transports aériens, mais surtout le prix du séjour hôtelier très cher dans les zones touristiques ne permettant pas au sénégalais lambda la possibilité de s'offrir un séjour.
L'espoir renaît
En témoignent les dernières déclarations du président Macky Sall qui préconise la prise de « mesures fortes » pour faire du tourisme un des piliers du développement économique et social national, les hôteliers peuvent compter sur l'accompagnement des autorités pour développer davantage le nombre d'arrivées et les recettes hôtelières. L'espoir est donc nourri pour des lendemains meilleurs pour les hôtels sénégalais, qui peuvent désormais s'assurer une plus grande affluence avec la baisse de nombreuses taxes, notamment sur les billets d'avion et de lignes, qui jusqu'ici rendaient la destination Sénégal très chère. En plus des mesures gouvernementales, les patrons d'hôtels peuvent également s'appuyer sur l'implantation dans l'ensemble du Sénégal du site de réservation d'hôtels jovago.com, qui permet aux hôtels sénégalais d'avoir une plus grande visibilité mondiale. Toutefois, il est important que les acteurs de l'hôtellerie mettent également « la main à la patte » - cela passe notamment par une prise en compte des tarifs dans les zones touristiques très peu favorables au développement d'un tourisme local.
Selon les prévisions, on s'attend pour cet été, à une hausse de fréquentation de 7% dans les hôtels, générée par la suppression des taxes sur le prix des billets d'avions et du visa d'entrée. Le taux actuel avoisine les 20% pour l'ensemble du pays.
Ismael Cabral Kambell Responsable Relations Publiques l'Afrique de l'Ouest
Tel: +221 76 644 38 93 l
Voir aussi Abou Ba Guide touristique honnête et fiable. Ichrono ne fait pas de publicité nous donnons l'information à ceux qui veulent que le Sénégal change et se mette au travail.
Il réfléchit en tant qu'acteur de terrain sur le tourisme au Sénégal. Il a de l'expérience et une éthique indispensables quand on travaille pour donner la plus belle image de son pays et de sa profession.
On peut le lire :
http://www.ichrono.info/index.php/blog/item/293-les-bourreaux-du-tourisme-au-senegal-par-abou-ba-guide-touristique-m-bour-senegal

 

Vous connaissez les mathématiques ?
                             Vous connaissez la notion de réseau ou de graphe ?
Vous connaissez Facebook ?


Mais vous ne savez pas trop comment avec quels outils Facebook, les réseaux de télécommunication, routiers fonctionnent. Je vous réponds les mathématiques jouent un grand rôle dans cette mise en connection.
Nous commençons ici par présenter le PR Claude BERGE le novateur français dans ce domaine. Puis ce sera au tour du PR Papa Amar SISSOKHO mathématicien d'origine sénégalaise à l'Université d'Etat de  l'ILLINOIS (lilinois State University) aux USA qui nous parlera de la théorie des graphes dites les mathématiques discrètes. Pape CISSOKO ichrono
Cet été s'est éteint, en la personne de Claude Berge un des plus grands mathématiciens français. Il était alors dans sa 77 ème année. Claude Berge était le père de la théorie moderne des graphes. Il est l'auteur par ailleurs de la célèbre conjecture sur le graphe parfait, qu'il a énoncé en 1960, qui a suscitée plus de $ 500$ articles et qui n'a été démontrée que quelques semaines avant sa disparition.
En 1958, Claude Berge publie le livre '' Théorie des graphes et ses applications '' et pose ainsi les fondements d'une théorie moderne et fructueuse. En moins de $ 10$ ans ce livre sera traduit en Anglais, en Russe, en Espagnol, en Roumain et en Chinois. Le concept de graphe existait déjà et servait entre autre dans des récréations mathématiques. Il n'avait cependant jamais été formellement défini et surtout ne relevait d'aucune théorie mathématique existante. Claude Berge compris que la notion de graphe pouvait être généralisée, que les théorèmes éparses qui faisaient intervenir les graphes pouvaient être rassemblés en un unique corps et donner naissance à une théorie nouvelle: la théorie des graphes. A propos du livre ''Théorie des graphes et ses applications'', et plus généralement à propos de Claude Berge, le professeur Gian-Carlo Rota du MIT écrivait: Two frenchmen have played a major role in the renaissance of combinatorics : Berge and Schützenberger. Berge has been the more prolific writer, and his books have carried the word farther and more effectively that anyone anywhere. I recall the pleasure of reading the disparate examples in his first book, which made it impossible to forget the material. Soon after reading, I would be one of many who unknotted themselves from the tentacles of the continuum and joined the Reber Army of the Discrete.
En France, le mot ''graphe'' était refusé par les mathématiciens qui lui préferraient le mot ''réseau''. Pour les français, pris dans la culture de Bourbaki, un graphe ne pouvait être que celui d'une fonction. Le problème dépassait cependant la simple querelle de vocabulaire. La spécialité de Claude Berge ne relevait pas d'une branche mathématique pré-existante. Raymond Queneau qui suivait les conférences de la SMF cite dans un de ses livres le logicien Kreisel: '' Au sujet de Berge ... il a le tort d'être en France le seul de sa spécialité, c'est toujours mauvais''.
La spécialité de Claude Berge l'a amené à participer à différents projets. Ainsi en 1960, il est consultant à l'Euratom où il participe, au côté d'autres mathématiciens et de joueurs d'échecs comme l'ex-champion du monde Max Euwes, au projet SEMEC. Ce projet visait à mettre au point des algorithmes efficaces pour les logiciels d'échecs. Mis à la disposition des affaires étrangères et des relations internationnales, Claude Berge est élu $ 4$ ans à la direction du Centre Internationnal de calcul à Rome de $ 1962$ à $ 1968$.
Grand voyageur et conférencier inlassable, Claude Berge a été amené à intervenir dans de nombreux pays. Il a ainsi enseigné à l'Indian Statistical Institute, auquel il rend de nombreuses visites entre $ 1961$ et $ 1981$. Il enseignera aussi à la New York University en $ 1985$, aux Philippines et bien sûr en France, à la Sorbonne de $ 1981$ à $ 1984$, alors que la théorie des graphes reste dans ce pays une discipline marginale.
De nombreux prix ont récompensé la brillante carrière de Claude Berge. En $ 1988$, il reçoit conjointement avec le Professeur Fadeev, le prix du jury scientifique U.A.P présidé par A. Lichnerowicz. En $ 1989$, il reçoit à Belgrade la médaille d'or EURO X décernée par l'association des sociétés européennes de Recherche opérationnelle. En 1995, il reçoit conjointement avec le professeur R.L. Graham le prix Euler décerné par l'Institute for Combinatories présidé par W.T. Tutte.
Claude Berge était un personnage d'un éclectisme exceptionnel. C'était en particulier un sculpteur de talent. Un livre lui est consacré. Il était collectionneur et expert reconnu d'art asmat de Nouvelle Guinée. Il participa aussi au monde des lettres. Il est ainsi cofondateur, aux côtés de Raymond Queneau, François le Lionnais, Italo Calvino, Georges Perec et d'autres, de la revue l'Olipo qui visait à montrer comment des outils ou théorèmes mathématiques pouvaient participer à la cohérence et la beauté d'un texte littéraire. Claude Berge a écrit une nouvelle: ''Qui a tué le duc de Densmore'' en 1994, qui nécessite la connaissance d'un théorème de théorie des graphes pour identifier le meurtrier.
Emmanuel_Vieillard-Baron http://www.les-mathematiques.net/p/p/b/node2.php
Graphes.fr
Ce site graphes.fr est dédié à la Théorie des Graphes qui est une branche de la Mathématique discrète des plus fécondes et, en particulier, en France, avec Claude BERGE
Les Graphes ont commencé dans le Magasin des "curiosités" Mathématiques mais sont largement utilisés dans la pratique, par exemple, des Sciences Humaines.
On fait généralement remonter la naissance de la Théorie des Graphes au célèbre problème des ponts de Königsberg (aujourd'hui Kaliningrad) qui passionnait la bourgeoisie prussienne du XVIIIème siècle : La Ville de Königsberg, sur la Pregel, était pourvue de 7 ponts et la question était de savoir si l'on pouvait imaginer une promenade dans la ville qui emprunterait chacun des 7 ponts une fois et une seule pour revenir à son point de départ.
Un Graphe, au départ, c'est simple : des sommets et des arcs, des points et des flèches ou des traits qui les relient. Quand ce sont des flèches, on a affaire à des graphes orientés; si ce sont des traits, le graphe n'est pas orienté. Certains problèmes font intervenir l'orientation, d'autres non.
Par exemple, le problème archi-connu consistant à savoir si on peut tracer ce dessin en un trait de crayon (c'est à dire sans le lever) sans repasser deux fois sur le même trait, c'est de la Théorie des Graphes.
Un autre classique de cour d'école qui consiste à demander de relier 3 maisons à 3 sources différentes d'énergie (eau, gaz et électricité) sans que les canalisations se croisent sur la feuille de papier, c'est aussi de la Théorie des Graphes.
Le fameux résultat qui dit qu'on peut colorier une carte géographique avec 4 couleurs de sorte que 2 pays limitrophes ne soient pas de même couleur, connue depuis 1852 sous le nom de "conjecture des 4 couleurs" parce que non démontrée, prouvée en 1976 à l'aide de l'ordinateur et 1000 heures de calcul, ce qui soulève le problème épistémologique de la vérificabilité de la preuve, c'est encore de la Théorie des Graphes.
Le célèbre "Jeu de Marienbad" qui revient comme un leitmotiv dans le magnifique film d'Alain Resnais scénarisé par Alain Robbe-Grillet : "L'Année dernière à Marienbad", c'est toujours de la Théorie des Graphes.
La Théorie des Graphes reste un des rares domaines de la Mathématique moderne où la recherche peut commencer sans arrière-plan théorique trop fourni, sans bagage pré-requis, bref, une zone de fraîcheur dans un monde de brutes.
Marc BEVERAGGI

Page 259 sur 325

AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

BANNIERE 03 UNE IKRONO

Banniere UAA 260x600

Video galleries

logotwitterFacebook