Adopté par le Sénat le 20 janvier, le projet de loi qui encadre la géolocalisation dans les enquêtes de police arrive à l'Assemblée nationale... dans sa version initiale, rétablie par la commission des Lois : géolocalisation autorisée pour 15 jours (les sénateurs l'avait ramenée à huit jours), et pour des infractions punies d'au mois trois ans de prison (les sénateurs espéraient 5 ans).
 
C'est un texte qui doit être débattu en urgence - la procédure parlementaire a été raccourcie : une lecture dans chaque chambre. Car le temps presse. Depuis près de cinq mois, beaucoup d'enquêtes sont à l'arrêt. Depuis que la Cour de cassation a pris deux arrêts, qui obligent les enquêteurs à demander l'autorisation d'un juge pour pouvoir géolocaliser un suspect à l'aide de son téléphone portable. "Ingérence à la vie privée", disait la Cour...
 
Du coup, il a fallu faire vite pour mettre sur pied un projet de loi. Autoriser la géolocalisation pour une durée réduite - 15 jours - et quand on suspecte un fait grave - passible d'au moins trois ans de prison. Les sénateurs, quand ils ont examiné le texte le 20 janvier, l'ont passablement retoqué : le délai est passé à huit jours, et la gravité des faits a été poussée à cinq ans de prison.
 
La commission des Lois n'en a eu cure, et a rétabli le texte dans sa version initiale. Celle que les députés examinent ce jour. La géolocalisation à nouveau autorisée pour 15 jours - au-delà, il faudra une autorisation du juge des libertés et de la détention, pour un mois renouvelable. Autorisée pour des infractions punies d'au moins trois ans de prison.

France.Info

Sur la place de la mairie de Sébastopol, le grand port de Crimée dans l'est russophone de l'Ukraine, lundi 24 février, un colosse blond au visage rougi, essoufflé, pantelant, fend la foule. « Où est-ce qu'on s'inscrit pour la milice ? » demande-t-il.  On indique à Alexeï Nitchik un stand où on s'enregistre prestement dans  les brigades d'autodéfense créées ici samedi 22 février pour « défendre la ville », en miroir inversé de celles de Kiev et de l'ouest révolutionnaire.

Alors que l'Ukraine n'a pas encore de premier ministre, que l'autorité du pouvoir central reste à s'affirmer, un vide politique s'est creusé dans les provinces de l'Est. A Sébastopol, peuplée en majorité de Russes et atterrée par le « coup d'Etat » de Kiev, une foule a pris l'hôtel de ville lundi, quelques heures après  que M. Nitchik a rejoint la milice. Elle y a forcé l'installation d'un  nouveau maire lundi soir. La police de la ville, à peine visible autour de la foule, a laissé faire.

Le précédent maire de Sébastopol avait démissionné et quitté la ville après la débandade du pouvoir central. Son poste est sensible. La ville abrite la flotte de la mer Noire de l'armée russe. L'un des premiers gestes de M. Ianoukovitch après son arrivée au pouvoir, en 2010, avait été d'en renouveler le bail, qui court jusqu'en 2042. Pour ces raisons, le principal administrateur de Sébastopol n'est pas élu par ses habitants, mais nommé directement par la présidence.

[B]« KIEV A ÉTÉ PRISE PAR DES GROUPES FASCISTES »[/B]

Or, de présidence « il n'y en a plus », déclarait  lundi devant la mairie, Guennadi Bassov, patron du Bloc russe (Rousski  Blok), un groupe radical qui milite pour le rattachement de la Crimée à  la Russie, et qui trouve dans les événements actuels une audience inédite. « Kiev a été prise par des groupes fascistes, des gens en armes qui sont déjà arrivés à Kharkiv et à Donetsk », les grandes villes de l'Est, « et qui viendront chez nous si nous ne faisons rien », prévient-il.

Ce discours fait écho aux prises de position de Moscou,  lundi 24 février, après le rappel de son ambassadeur à Kiev. Vladimir  Poutine est resté muet sur l'Ukraine. Mais les autres messages, vers  l'intérieur et l'extérieur, étaient limpides. A Moscou, sept  manifestants ont été condamnés à des peines allant jusqu'à quatre ans de  prison, pour avoir protesté la veille de l'investiture du président russe, le 6 mai 2012. Poutine a laissé le premier ministre, Dmitri Medvedev, exprimer les « doutes sérieux » de Moscou sur la légitimité du pouvoir central à Kiev. « Si on considère que des gens qui se baladent dans Kiev avec des masques et des kalachnikovs sont le gouvernement, alors il nous sera difficile de travailler avec un tel gouvernement », a-t- il dit.

Lire aussi : L'UE se mobilise pour éviter la faillite de l'Ukraine

Cette déclaration, à Sébastopol, a suscité un grondement de  soulagement parmi les manifestants. Mais derrière les déclarations  outrées des responsables russes, la position du Kremlin semble retenue.  De la butte qui domine le centre-ville  de Sébastopol, où siège une partie de l'état-major de la flotte russe,  pas un bruit n'a filtré lundi, alors que la ville se rebellait contre  les autorités de Kiev.

La rébellion, le conseiller municipal Guennadi Bassov et quelques autres l'ont lancée samedi, sur  la place de l'Amiral-Nakhimov, défenseur de la ville durant le siège  franco-britannique de la guerre de Crimée. Quelque 3 000 personnes ont  accueilli en héros un groupe de Berkout (forces antiémeutes), revenus  défaits de la bataille de Kiev. Dimanche, une dizaine de milliers de  personnes s'y rassemblaient de nouveau. Des brigades d'autodéfense ont  été formées. La foule a élu à main levée son nouveau maire.

[B]UN MAIRE ÉLU À MAIN LEVÉE
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L'élu est un industriel originaire de la ville, Alexeï  Tchaly. L'homme réside à Moscou, où il a établi le siège de sa  compagnie, Tavrida electrics, spécialisée dans l'outillage électrique et  active dans une vingtaine de pays. Sa première intervention politique  remarquée en Crimée remonte à fin novembre. Il louait alors la décision  de Viktor Ianoukovitch de renoncer à signer l'accord d'association avec l'Union européenne pour se rapprocher de la Russie, qui sans cela, disait-il, eut fermé son marché aux industries de Crimée.

Lirenotre reportage : Les Ukrainiens russophones remettent l'uniforme de l'Armée rouge

Son élection par une foule en colère n'a rien de légal, mais  l'occupation par les manifestants anti-Ianoukovitch des bâtiments  administratifs de Lviv, à l'ouest, en réplique sismique de Maïdan, ne  l'était guère plus. Le lendemain, M. Tchaly parlementait donc avec les  fonctionnaires de la mairie, afin d'établir son autorité. Guennadi Bassov, lui, barrait la porte du bâtiment avec une centaine d'hommes. Il y avait là quelques « loups gris », ces motards avec lesquels s'affiche volontiers le président russe Vladimir Poutine, très actifs en Crimée.

« Les nationalistes ukrainiens vont tout faire pour effacer notre culture, notre histoire », estime Galena Pirojenko, libraire en centre-ville et venue attendre, sous les fenêtres du conseil municipal, que les élus se prononcent sur la candidature de M. Tchaly. Mme Pirojenko, 57 ans, ne vend que des livres russes – elle estime que personne n'aurait l'idée ici de lui acheter un ouvrage en ukrainien. Elle n'a pas supporté de voir le Parlement abolir, samedi, la loi sur les langues régionales, qui accordait au russe un statut de langue officielle dans l'Est et le Sud. « Nous étions un grand peuple. Aujourd'hui nos enfants sont déjà à moitié illettrés, ils parlent mal le russe », se désole-t-elle.

Comme l'est industriel et russophone de l'Ukraine, la Crimée  ne craint pas la domination russe : elle existe simplement. Les Russes  représentent ici quelque 60 % de la population,  pour 2 millions d'habitants. Du règne de l'impératrice Catherine II  jusqu'en 1991, la péninsule a fait partie de la Russie. Alors, quand  Galena Pirojenko veut expliquer sa peur, immense, de la révolution de Kiev, ses nuits passées sur Internet à zapper des images d'émeutes diffusées par les télévisions russes à celles des  chaînes ukrainiennes, ses journées accrochées au poste, dans sa  librairie, à la radio Svoboda (Radio Free Europe), elle parle d'abord d'histoire. Du « cadeau » fait par Nikita Khrouchtchev, de la Crimée russe à l'Ukraine en 1954. Du refus de Boris Eltsine de reprendre la péninsule après l'éclatement du bloc soviétique. Des « vingt ans d'humiliations » subies depuis.

[B]LA CRAINTE DU DÉSORDRE[/B]

Cependant, parmi ces manifestants, c'est plus la crainte des  désordres qu'on évoque qu'un désir de retour dans le giron de la  Russie, porteur d'infinies complications. C'est le cas pour Vladimir  Martinienko, 63 ans, ancien responsable du Parti communiste local et possesseur depuis 1991 de 5 hectares de terres à Sébastopol. M. Martinienko avait commencé à y construire une zone industrielle. Il dit avoir été victime d'un raid, téléguidé par un fonctionnaire du Parlement de Kiev, qui l'a forcé à céder le lieu, quelques années plus tard, sous la menace de « petites frappes » armées. Après treize ans de batailles en justice, M. Martinienko a récupéré son bien en 2011. « La justice avait recommencé à fonctionner sous Ianoukovitch », se félicite-t-il. Il n'avait besoin que d'investisseurs, disposait de  bons appuis. Et voilà que la révolution lui est tombée sur la tête. Il  manifestait dimanche pour M. Tchaly et « la stabilité ».

Lundi soir, il a fallu tordre le bras des conseillers municipaux pour obtenir cela. Certains, par crainte de Kiev, par légalisme, avaient refusé de voter l'investiture. Ils ont été sommés par la foule, plusieurs milliers de  personnes à peine encadrées par quelques policiers en fin de journée, de  voter de nouveau. Ils ont plié. Entre-temps, des officiers de police avaient commencé à patrouiller dans le centre-ville, à bonne distance de la mairie.

Le Monde.fr

mardi, 25 février 2014 12:45

Méningite : 3 décès suspects à Nice

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Décédés en fin de semaine, les trois hommes présentaient des symptômes propres à cette maladie. Deux d'entre eux vivaient dans la même famille.

Trois jeunes hommes présentant tous des symptômes de méningite sont décédés en fin de semaine à Nice, a indiqué mardi l'agence régionale de santé (ARS). "On peut considérer qu'il s'agit de trois cas de méningite", a indiqué Marie-Claude Dumont, conseillère médicale du directeur de l'ARS en région Paca. Une personne de 22 ans est décédée samedi d'une méningite à méningocoque B. Le jeune homme résidait de longue date à l'hôpital psychiatrique de Sainte-Marie à Nice et n'avait aucun lien avec les deux autres victimes.

Ce type de méningite hautement pathogène se transmet uniquement par la salive et tout l'entourage de la victime a été traité préventivement par antibiotiques. Dimanche, un homme de 29 ans est décédé d'une méningite, cette fois à l'hôpital L'Archet de Nice. Une autopsie doit encore préciser mardi le typage de cette méningite, "probablement à méningocoque C" (pour lequel existe un vaccin). Son beau-frère de 22 ans, avec qui il avait été en contact, était décédé vendredi à son domicile "dans un contexte infectieux qui permet de penser qu'il y a une forte suspicion de méningite". Toutefois, la famille n'a pas souhaité procéder à une autopsie, précise l'ARS.

Le Point.fr

 La République centrafricaine est aussi appelée « La Centrafrique ». Ce pays recouvre le territoire que les colons français appelaient l’Oubangui-Chari et a fait partie de l'Afrique équatoriale française (AEF) de 1910 à 1960. C’est un pays d’environ 4,500 millions d’habitants, répartis sur un territoire d’une superficie d'environ 627.000 km². Il est entouré par le Cameroun à l'ouest, le Tchad au nord, le Soudan au nord-est, le Soudan du Sud à l'est, la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Congo au sud. Après l’accession à l'indépendance en 1960, la Centrafrique a connu différents régimes autoritaires à sa tête, en commençant par celui d’un capitaine de l’armée française Jean-Bedel Bokassa, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, le 31 décembre 1965. Il s’autoproclame maréchal-président, puis président à vie, puis empereur de Centrafrique en 1976, avec la complaisance du président Valéry Giscard d’Estaing. Mais en septembre 1979, un soulèvement populaire, accompagné par l’opération « Barracuda » menée par l’armée française, pousse Jean-Bedel Bokassa à l’exil et à son installation en France ; celle-ci n’avait pas apprécié son rapprochement avec le colonel Muhammar Khadafi, président de la Libye, menant une politique de déstabilisation de son pré-carré au Tchad. Bokassa avait arraché le pouvoir à son cousin David Dacko qui avait dirigé ce spacieux pays après l’indépendance à la suite du père de l’indépendance Barthélémy Boganda, décédé dans des conditions non encore élucidées en 1959.

Le pays devient la « République centrafricaine » le 1er décembre 1958 et proclame son indépendance le 13 août 1960 en adoptant le sango comme langue nationale d’unification du pays, à côté du français adopté comme langue officielle. Le premier chef de l'État, Barthélemy Boganda, est ainsi considéré comme le père de la nation centrafricaine. Auparavant Parlementaire à Paris, il demande le maintien de tous les droits français au peuple d'Afrique équatoriale française. Il prône également depuis longtemps l’indépendance des colonies en leur proposant la création d'un État d’Afrique centrale unique, regroupant Gabon, Congo, Cameroun et République centrafricaine. La France, qui se débat avec le problème algérien, n’est pas de cet avis à cette époque des indépendances car trop de grandes puissances en Afrique entameraient sa puissance. La multiplication des micro-Etats est une stratégie de domination pour garder la main sur ses anciennes colonies. Pourtant, déjà visionnaire, Barthélémy Boganda considère cette union comme la seule solution permettant d'éviter l'éclatement de la région en territoires trop petits, non viables, et sans rôle à jouer sur la scène internationale. Opportunément pour la France, il meurt le29 mars 1959, peu après son élection. C’est David Dacko qui lui succède à la présidence d’un Etat quasi vide, mais qui reste sous contrôle et soutien administratifs de la France, jusqu’à son renversement par Bokassa.

 

I-             Les crises centrafricaines sont très anciennes

La mort du visionnaire Barthélémy Boganda signe la première crise d’un Etat à peine né. En divergence de stratégie avec la métropole (constitution d’un seul pays en Afrique équatoriale française, transferts de droits français aux africains après l’indépendance), le premier dirigeant centrafricain perd la vie avant l’indépendance. David Dacko est docile, coopératif avec la France, sans envergure de contestataire. Il est appelé à coopérer avec l’ancien capitaine de l’armée française, Jean—Bedel Bokassa, promu colonel par la France pour créer et encadrer une armée d’un nouvel Etat centrafricain. Mais le 31 décembre 1965, le général Bokassa s’empare lui-même du pouvoir et se constitue en dictateur jusqu’à s’autoproclamer « Empereur de Centrafrique » en 1976 et veut s’émanciper de la France. Et en septembre 1979, la France sonne la fin de la partie et le jeu est terminé pour Jean-Bedel Bokassa. Après son départ, David Dacko est reconduit à nouveau par la France à la tête pays jusqu’au 1er septembre 1981, avant d’en être chassé par le coup d’Etat du général André Kolingba, qui s’installe confortablement dans le fauteuil du pouvoir à Bangui jusqu’aux premières élections multipartites en 1993. Ces élections ferment temporairement la parenthèse des aventures militaires sur dix ans, avec l’élection d’un civil Ange-Félix Patassé à la présidence. Mais le 15 mars 2003, après quelques tentatives ratées, notamment en 2001, le général François Bozizé parvient à s’emparer du pouvoir par un coup d’Etat arrangé entre le Tchad et la France.

Cependant, cette accession à la présidence de François Bozizé est violemment contestée par les Centrafricains qui venaient de respirer l’air de la démocratie et une première guerre civile est lancée par plusieurs rébellions. Elle ravage le pays entre 2004 et 2007. Un accord de paix est négocié à la hâte proposant notamment un programme DDR et les financements internationaux pour la reconstruction du pays. Mais les rebelles dénoncent le non-respect de ces accords par le président Bozizé et son entourage ; ils reprennent les armes au début de décembre 2012. Malgré l’accord de Libreville en janvier 2013 instituant le partage du pouvoir entre le président François Bozizé, « autorisé » à diriger le pays jusqu’aux élections de 2016, et le Premier ministre Nicolas Tiangaye, représentant l’opposition démocratique dans un gouvernement de transition, les rebelles de la Séléka poursuivent la deuxième guerre civile des rébellionsen Centrafrique sous le même président François Bozizé, jusqu’à sa sortie par un coup d’Etat du 24 mars 2013. Pourtant, des simulacres d’élections l’avaient reconduit en 2005 et en 2010. Mais l’accord de paix n’avait rien arrangé et la situation sécuritaire du pays avait commencé à se dégrader dès le constat d’échec du programme DDR (Démobilisation-Désarmement-Réintégration) en 2007-2008, ainsi qu’une pauvreté croissante poussant de plus en plus de Centrafricains dans la misère. Les financements alloués à cet effet ont disparu dans les coffres des dignitaires du pouvoir et la pauvreté s’est littéralement commuée en misère absolue à travers tout le pays. L’Etat s’est décomposé, l’armée professionnelle a progressivement disparu au profit d’une armée politico-militarisée (armée plus de miliciens militants pour le pouvoir que de militaires, une situation chronique connue depuis l'arrivée au pouvoir par Ange-Félix Patassé en 1993)  occupée par des troupes claniques, régionalisées et politisées proches du président Bozizé, sa famille et ses proches, comme cela s'était produit tout au long de la présidence de Angle-Félix Patassé (1993-2003). L’administration s’est décomposée, les institutions de la nation centrafricaine se sont affaissées, l’armée s’est affaiblie et l’insécurité s’est accrue.

 C’est dans ce contexte que de nouvelles troupes, sous l’appellation « Séléka », composées de groupes hétéroclites de Centrafricains, de Tchadiens et de Soudanais, mélangeant des Islamistes fondamentalistes radicaux et des Musulmans modérés mais tous attirés par les gains financiers pour l’essentiel, ont fait mouvement en début décembre 2012 pour prendre le pouvoir à Bangui. L’ « armée fantôme de la Centrafrique » des FACA, formée des proches ethniques et régionalistes du pouvoir de Bozizé pour partager les maigres ressources du pays, est rapidement défaite et vaincue sans avoir véritablement engagé les combats. Le 24 mars 2013, un homme encore inconnu Djotodia, musulman mais communément se prénommant Michel, s’autoproclame « président de Centrafrique » avec ces troupes à majorité musulmanes et étrangères. Mais de nombreuses exactions commises par les miliciens de la Séléka, au cours de leur avancée du nord – nord-est de Centrafrique vers la capitale Bangui en plein sud du pays, intensifient et généralisent l'insécurité dans toute la Centrafrique. C’est ainsi que des milices chrétiennes d'auto-défense, les anti-balaka se forment pour pallier à l’impuissance criante du nouveau pouvoir à instaurer la sécurité. Pire encore, des éléments extrémistes au sein du pouvoir, proches de Michel Djotodia, alimentent et entretiennent les massacres dans le pays. La dissolution des  milices séléka ne fait qu’amplifier la tragédie et les malheurs. Le conflit débouche sur une situation qualifiée de « pré-génocidaire » selon la France, les États-Unis, l’ONU et de nombreuses organisations humanitaires internationales sur le terrain. Les crises sécuritaire, sanitaire, alimentaire, médicale et politique se superposent dans un pays déjà à terre. En septembre 2013, le pays ne compte que sept chirurgiens alors que la seule capitale Bangui possède plusieurs hôpitaux dont l’hôpital de l'Amitié et l’hôpital communautaire. La plupart des centres de santé sont fermés, en raison de l’insécurité généralisée, et 60% des écoles sont également fermées. La Centrafrique, déjà dotée d’un Etat et des institutions déliquescents, n’a même plus d’Etat, plus d’administration, plus de justice, plus d’institutions, plus d’armée… plus rien. C’est une véritable coquille vide du point de vue de l’exercice du pouvoir. Des populations fuient en masse par centaines de milliers vers les camps de déplacés sous protection des Humanitaires, vers Bangui pour échapper aux massacres dans les villages éloignés ou par dizaines de milliers vers les pays voisins au Cameroun à l’ouest et en République démocratique du Congo au sud. La France parvient à obtenir la résolution des Nations-Unies autorisant l’usage de la force pour ramener la sécurité dans le pays, protéger les populations civiles prises entre les feux croisés des miliciens séléka et des anti-balaka, et désarmer les belligérants.

 Aussi, le 5 décembre 2013, cette résolution de l'ONU permet à la France d'envoyer des troupes armées en République centrafricaine sous le code opération « Sangaris ». Mais le pouvoir inexistant du tandem Michel Djotodia (président) et Nicolas Tiangaye (Premier ministre) continue d’alimenter les massacres à grande échelle malgré la présence des troupes françaises de Sangaris et africaines de la MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique). Des protestations de la « communauté internationale » et des Centrafricains poussent le président autoproclamé de transition Michel Djotodia et son premier ministre Nicolas Tiangaye à la démission forcée le 10janvier2014, lors d'un sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC). Le Conseil national de transition, pourtant lui aussi installé auparavant par le tandem Michel Djotodia-Nicolas Tiangaye, est sommé de trouver une nouvelle équipe de transition. Ainsi, le 20 janvier 2014, ce Conseil national de transition élit Catherine Samba-Panza comme chef de l'État de transition de la Centrafrique. Cette transition est destinée à ouvrir les élections générales libres, transparentes et multipartites dans un délai  d’un an au plus tard.

 

2- La position géostratégique de la Centrafrique

La situation géographique de Centrafrique en fait un maillon faible au cœur du continent africain mais au carrefour des territoires à dominante musulmane au nord (par le Tchad) et au nord-est (par le Soudan), et des terres chrétiennes au sud (République démocratique du Congo et République du Congo). Au sud-est, les territoires ont été colonisés par la LRA (Lord Resistance Army, une rébellion venue de l’Ouganda), alors que le sud a été longtemps un terrain de repli militaire des combattants et des multiples rébellions sévissant en République démocratique du Congo. Tous ces mouvements rebelles ont toujours prospéré en Centrafrique, compliquant le contrôle de cet énorme territoire plus vaste que la France (environ 627.000 km²) et provoquant des guerres civiles et des rébellions à répétition depuis le départ de Bokassa en septembre 1979.

La Centrafrique est également une terre riche habitée par des populations pauvres. Les richesses naturelles de Centrafrique sont assises sur le bois poussant dans les savanes et la forêt équatoriale, le potentiel touristique grâce à la grande étendue de ses parcs d’animaux, l’uranium, l’or, le diamant, le potentiel d’énergie hydroélectrique et bientôt le pétrole. L’activité minière (notamment pour l’or et le diamant) devrait constituer une importante ressource de la Centrafrique. Mais la production officielle — principalement artisanale — de diamants alluvionnaires de très bonne qualité de joaillerie s'établirait à environ 500.000 carats par an, alors que la production réelle serait estimée au double environ. La Centrafrique a donc attisé l’appétit des contrebandiers, des criminels et des brigands qui prospèrent sur les crises à répétition pour capter cette richesse. Le pouvoir n’est jamais parvenu à réguler ce secteur minier pour créer une industrie locale afin de valoriser ses ressources. D’une façon générale, même quelques industries nées au cours des années 1970 (industries légères agroalimentaires, manufactures de tissus, de chaussures…) ont disparu. Il ne subsiste plus qu’une production locale de bière et une modeste transformation d’aluminium, employant une petite dizaine de milliers de salariés. Les crises politico-militaires ont régulé la pauvreté vers la misère pour les populations en Centrafrique.

 La position géographique au milieu de la forêt équatoriale, doublée d’une pauvreté et de l’incompétence chronique des dirigeants, occasionne souvent d’importantes inondations en raison du manque d'entretien des fleuves et d’importants débits d’eau qu'engendre la saison des pluies équatoriales. Par ailleurs, malgré la déforestation dans les zones de brousse où les paysans utilisent le bois pour la cuisson de leur nourriture et les constructions sommaires des habitations, la forêt gagne sur la savane ; ce qui est un cas exceptionnellement rare dans le monde. Néanmoins, des efforts doivent être poursuivis pour la protection de la faune et de la flore pour l’équilibre écologique et la biodiversité rare de cette région équatoriale. En effet, on trouve en Centrafrique une flore et une faune très diversifiées ; notamment une population d’éléphants de forêt d’Afrique, visibles par troupeaux de plusieurs dizaines de membres, notamment dans les salines de Bayanga. Mais ces animaux sont en situation de fragilité en raison du braconnage pour l'ivoire et de la consommation importante de viande de chasse. Le tourisme reste alors encore inexistant, autant du fait de la faiblesse des dispositifs d'accueil, des infrastructures de communication, que de l'insécurité permanente dans le pays. Le retard du développement se lit également dans l’état des routes dans des provinces en Centrafrique. Elles sont trop dégradées et restent archaïques sans mesure de sécurité routière adéquate, d’entretien ou de renouvellement des chaussées. Il convient de noter également des difficultés de transport urbain et interurbain (dans Bangui la capitale et de Bangui vers les provinces). En 2010, l’Etat s’est réveillé pour créer un réseau de transport urbain sous l’appellation SONATU, exploitant les transports urbains à Bangui et dans ses environs, mais le pouvoir a dû constituer une société d’État avec un très modeste capital social de 480 millions de francs CFA (soit 732.090€) et une flotte de cent autobus de fabrication indienne offerts en dotation par une société indienne Jaguar. Enfin, pour une ensemble de 627.000 km², la Centrafrique ne dispose principalement que d’un modeste aéroport de Bangui, l'aéroport Bangui M’poko.  

 S’agissant de la climatologie et de la situation géographique naturelle de la Centrafrique, la température moyenne relevée à Bangui, la capitale, avoisine 26°C. L’humidité est entretenue par une pluviosité abondante de 5mm (en période de saison sèche) jusqu’à 226 mm (en période de pluie). De par sa situation géographique, sa climatologie et le manque d’infrastructures industrielles, l'agriculture représente plus de 55 % du PIB. Les principales cultures sont alors le manioc (cassave), les bananes, le maïs, le café, le coton et le tabac. Cependant, les progrès de l’agriculture ne profitent qu’à certains grands exploitants disposant des moyens mécanisés. Les paysans ne bénéficient pas de formation adéquate, travaillent toujours « à la houe », sans mécanisation, ni attelage, ni utilisation des moyens de traitement des parasites ; ils sont exposés à de faibles productions et souvent de qualité moyenne.

L'exploitation forestière contribue également très largement au PIB, avec d'importantes essences en bois tropicaux. Depuis les temps coloniaux, la Centrafrique exploite l'hévéa pour son latex. Aujourd'hui, ces essences sont de plus en plus diversifiées. Les moins nobles sont transformées localement par une petite industrie de contreplaqués, tandis que les plus précieuses sont exportées sans transformation, sous forme de grumes. La Centrafrique, comme de nombreux autres pays de l’Afrique centrale, ne valorise donc pas industriellement ses ressources agricoles et forestières.

La Centrafrique est un pays très pauvre qui n’a véritablement pas de villes en dehors de la capitale de Bangui. Celle-ci concentre aujourd’hui près de 25% de la modeste population estimée à 4,5 millions d’habitants. Les autres dix bourgades comprennent entre 20.000 habitants pour Bimbo et 50.000 habitants pour Berbérati, la deuxième ville du pays. La Centrafrique est donc un immense territoire dont une grande partie est vide de population. L’organisation administrative du pays s’articule autour de sept régionsquatorze préfectures (Bamingui-BangoranBasse-KottoHaute-KottoHaut-MbomouKémoLobayeMambéré-KadéïMbomouNana-MambéréOmbella-M'PokoOuakaOuhamOuham-PendéVakaga)deux préfectures économiques (Nana-Grébizi et Sangha-Mbaéré)71 sous-préfectures et 175 communes, dont six communes d’élevages, et environ 10.000 villages ou quartiers de villes. La ville de Bangui, la capitale, est  dotée d’un statut spécial de septième région et de commune urbaine avec 8 arrondissements. Une décentralisation sur 627.000 km² (soit 1,14 fois la superficie de la France) d’une population équivalant à 1,8 fois seulement la population de la ville de Paris, ne sera pas une affaire simple. La Centrafrique a donc un urgent besoin de population pour rentabiliser ses ressources naturelles. Il convient de constater également que de crises en crises depuis  la destitution de Jean-Bedel Bokassa en septembre 1979, l’insécurité et la pauvreté croissantes ont poussé une part importante de près de 40% (selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2003) à fuir la campagne pour les modeste zones urbaines.

3- Le piège religieux instrumentalisé par la Séléka au pouvoir

Selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2003, effectuée sur une population d’environ 3,8 millions d’habitants, la répartition des croyances serait la suivante : les Chrétiens représentent 80,3% (dont les Protestants estimés à 51,4% et les Catholiques à 28,9%). Les Musulmans représentent 10,1% et les animistes ou autres croyances traditionnelles constituent 9,6% de la  population. Aujourd’hui, ces estimations n’ont pas beaucoup varié, mais les experts, notamment américains, estimeraient la population musulmane à environ 15% de la population. Dans tous les cas, ils sont loin de constituer une majorité, d’autant que dans ce recensement des « experts » qui se fonde sur les populations résidant en Centrafrique, il y a un mélange entre les Etrangers installés en Centrafrique (Soudanais et Tchadiens majoritairement musulmans) et les ressortissants de Centrafrique. Ce qui conduit à se rapprocher du RGPH de 2003, avec une estimation raisonnable de 10% de Centrafricains ayant adopté la confession islamique. La coalition séléka arrivée au pouvoir par le coup d’Etat du 24 mars 2013 a donc surestimé la représentativité de l’Islam en Centrafrique afin de justifier son plan d’islamisation du pays. Victimes des massacres perpétrés par les Islamistes fondamentalistes radicaux  au sein de la Séléka, refusant la domination du pouvoir et des orientations islamistes de l’équipe de Michel Djotodia, avides de revanche contre des troupes rebelles qui avaient défait la modeste armée centrafricaine des FACA, constatant que la majorité des troupes Séléka installées au pouvoir et dans la nouvelle armée nationale sont des Etrangers attirés par le pouvoir et l’argent en Centrafrique en y faisant régner la terreur, quelques anciens militaires des FACA, proches du président déchu François Bozizé et des partis politiques partenaires, ont mobilisé les Jeunes pour combattre les rebelles Séléka, les troupes de Michel Djotodia et mener des représailles violentes contre les Musulmans en Centrafrique considérés comme des complices des rebelles Séléka. Les raisons de la haine étant trouvées, les cibles souvent innocentes et étrangères aux racines du conflit politico-militaro-crapuleux en Centrafrique étant identifiées, les Anti-balaka (ant-machettes mais massacrant les populations civiles à la machette !) se sont mis à l’œuvre. Les anti-balaka, sous contrôle des anciens militaires de l’armée de François Bozizé, ont massivement recruté dans les milieux de la jeunesse, profitant d’une situation d’abandon du pouvoir évanescent et de 60% des écoles fermées à la rentrée scolaire de septembre 2013. Michel Djotodia et ses troupes ont allumé le feu de « la haine confessionnelle » et ils ont été incapables de l’éteindre. L’incendie a alors ravagé tout le pays ; ils devraient en répondre devant la justice internationale. Mais les anti-balaka qui poursuivent les massacres contre les Musulmans dans le pays devraient également répondre de leurs actes de barbarie devant la justice. L’une des erreurs d’inexpérience du pouvoir de transition de Madame Catherine Samba-Panza a été de remettre en circulation les militaires des anciennes FACA. Des soldats vaincus, démoralisés, abandonnés à eux-mêmes dans le dénuement, ne percevant plus de salaires depuis six mois reprennent les armes pour défendre le pays. Au lieu de passer par la case « camp d’entraînement et de redressement » pour un grand nombre d’entre eux, ils sont lâchés dans la population. La plupart ont perdu aussi leurs proches, leurs collègues, leurs familles dans les massacres des séléka. Le premier réflexe de ces hommes, réarmés et réinjectés dans la défense nationale, est la vengeance. Une vengeance aveugle sur toute personne soupçonnée de participation aux exactions de la Séléka ou de complicité avec les Séleka. D’où des lynchages aveugles, hors de toute déontologie militaire et de toute discipline qui sied à une véritable armée nationale. Au début de cette année 2014, après la désignation du gouvernement de transition sous la présidence de Madame Catherine Samba-Panza, les violences se poursuivent. La fracture ouverte par les Islamistes emmenés par Michel Djotodia reste ouverte. Les miliciens Séléka (se définissant comme défendant les Musulmans) s'opposent aux miliciens Anti-balaka (se définissant comme défendant les Chrétiens). Certains anciens FACA battus et démoralisés par la Séléka retrouvent du souffle et se joignent aux Anti-balaka. Le désarmement de ces groupes armés est compliqué par le sentiment d'impossibilité de se défendre pour les tenants de chaque camp, en cas d'attaque du camp adverse. La communauté internationale a proposé de ne trouver sur le terrain que des soldats internationaux (Français, Européens, Africains), les seuls autorisés à assurer la sécurité et l'ordre, y compris par la force du feu. Mais le pouvoir de transition, sans s'assurer du contrôle de l'efficacité et de la discipline des anciens FACA, les ressorts, les réhabilite et les renvoie dans la nature. Ils risquent ainsi de renforcer les miliciens anti-balaka ou les miliciens séléka, et compliquer davantage les opérations de désarmement initiées par les troupes internationales sous le contrôle de l'ONU.

4- Vers la refondation d’une nouvelle Centrafrique

La crise qui s’intensifie malgré la présence de 1.600 militaires français (auxquels on pourrait ajouter les troupes des forces spéciales et du renseignement militaire) et les 6.000 militaires des forces africaines présentes sur le terrain. Le pays est très vaste et les populations bougent de Bangui vers les provinces et des provinces vers Bangui. Pour encadrer efficacement la sécurité à Bangui et dans les zones de tension en provinces, il convient de disposer des troupes bien entraînées, bien équipées, bien coordonnées, et plus importantes en nombre. La France vient de relever ses effectifs à 2.000 militaires combattants en charge de ramener, par la force s’il le faut, la paix et la sécurité en Centrafrique, de participer au désarmement et d’apporter le soutien de la France aux forces africaines de la MISCA. Les autres pays de l'Union européenne devraient également apporter leur soutien de 1.000 hommes en armes au minimum pour compléter le dispositif français. Ainsi, l’Union européenne aura apporté sa contribution attendue d’au-moins 3.000 hommes indispensables au retour à la paix et à la sécurité durables dans ce pays. La complication de la situation sur le terrain pourrait conduire à plus d’effectif, mais l’on peut considérer que, en raison de la faible population à protéger malgré l’énorme étendue du territoire, ces effectifs européens devraient remplir leur mission.


S’agissant de la participation des Etats africains, ceux-ci devraient réunir au-moins 8.000 hommes. Il n’est pas souhaitable que les Européens soient plus nombreux pour mener des opérations de pacification et de sécurisation de la Centrafrique, car il est impérativement du devoir des Etats africains d’accroître les capacités d’intervention sur leurs propres territoires. L’Europe apporte son soutien, mais elle ne doit pas se substituer aux efforts des Africains eux-mêmes. La France qui dispose d’environ 6.000 hommes sur l'ensemble du continent africain n’a plus d’autres réserves pour rallonger les effectifs en Centrafrique. Or elle ne peut pas déshabiller totalement le Mali, le Tchad, Djibouti, le Cameroun, et d’autres positions stratégiques de projection car les crises en africaines ne sont pas terminées. L’on sait que les opérations de type « Mali » en 2013 ou de type « Centrafrique » actuellement vont se multiplier dans de nombreux autres pays fragiles en Afrique dans les temps qui viennent. Les fondamentalistes islamistes radicaux, financés par quelques groupuscules idéologisés du Jihad dans des pétromonarchies du Moyen-Orient, ont trouvé un terrain d’entraînement en Afrique avant d’envahir l’Europe. Déjà Boko Haram, une nébuleuse d’intégristes musulmans sévissant au nord du Nigéria, vient de publier un communiqué en Tchétchénie pour déclarer la guerre afin de venger le sang des Musulmans en Centrafrique. Un étrange comportement des Africains, qui prétendent aimer leurs frères en Afrique, et qui ont besoin d’aller dans les fins fonds de la Russie pour envoyer des menaces de mort aux Africains ! Et si, comme les Anti-balaka, les Chrétiens ouvraient les vengeances massives pour le sang des leurs, on entrerait dans un cercle vicieux sans fin. Il appartient aux Etats d'arrêter ces folies et ces barbaries.  L’Afrique a alors besoin de se constituer une véritable armée anti-terroriste et de résolution des crises par la force militaire. Les 8.000 à 10.000 hommes, recrutés dans des pays bien organisés et entraînés aux combats depuis de longues années (Burundi, Rwanda, Ouganda, Kenya, Tanzanie, Éthiopie, Angola, etc.) pourront ainsi former le noyau de la « Force Africaine d’Intervention rapide » dans des crises politico-militaro-islamistes en Afrique. Et s’il y a un besoin d'accroissement des effectifs en Centrafrique, il appartient aux Africains eux-mêmes d’y répondre : c’est une occasion d’entraînement pour la future force africaine d’intervention rapide, en Afrique et dans le reste du monde. L’Afrique ne peut exister dans la mondialisation qu’à travers sa propre contribution à la sécurité et à la stabilité du monde. Les Etats-Unis, qui ont sous-traité la sécurité en Afrique et la lutte contre le terrorisme sur ce continent à la France et aux Africains eux-mêmes, fournissent les avions de transport de troupe, les ravitailleurs aériens, les drones de contrôle et de renseignement, les informations issues de leur propre dispositif mondial de renseignement et une grande partie du financement des opérations. Il convient de rappeler que les Etats-Unis fournissent 25% du budget de maintien de la paix des Nations-Unies dans le monde, quand l'Europe apporte 40% et le Japon complétant avec 15%, soit 80% du financement venant des puissances industrielles historiques. L'on sait également que la sécurité de l’Afrique est indispensable à celle de l’Europe, qui constitue la prochaine étape du terrorisme international… par ailleurs, tout déséquilibre sécuritaire ou économique en Afrique se répercute en Occident (Europe et Amérique du Nord) par des vagues de réfugiés et par les pertes des activités économiques occidentales en Afrique. Celle-ci est devenue le cœur et la principale réserve des ressources naturelles d'approvisionnement des industries dans le monde.
Enfin, le volet politique devrait rapidement se mettre en mouvement pour accompagner les efforts militaires et asseoir une solution longue à cette tragédie centrafricaine, dont nous connaissons tous les origines et les auteurs depuis bien longtemps. Les blessures ont été très profondes et la fracture interconfessionnelle est trop ouverte pour procéder à des élections générales sans passer par la thérapie générale des Centrafricains. La Centrafrique ne fera donc pas l’économie d’une conférence nationale souverain pour « vider le sac de la haine » avant de repartir sur de nouvelles bases plus solides. Elle devrait se doter d’un « Haut-Commissariat à la Réconciliation et à la Réhabilitation », autonome, indépendant, dirigé par des personnalités compétentes, libres de toutes les injonctions politico-militaires, et intégrant les représentants politiques, religieux, sociaux, des Jeunes et de tous les acteurs des couches de la société centrafricaine. Ce Haut-Commissariat serait chargé d’apporter des pistes de solutions de sécurité et de paix durables avant l’ouverture des élections générales et accompagnerait le refondation de la nouvelle Centrafrique. Interlocuteur des bailleurs extérieurs, des organisations d’experts en réconciliation, des organes spécialisés des Nations-Unies, des organisations nationales et internationales des droits de l’homme, ce Haut-Commissariat serait ainsi le dispositif central de la renaissance d’une nouvelle Centrafrique. En cas d'échec de cette initiative intégrant tous les Centrafricains à la recherche d'une solution interne durable à leurs crises à répétition, une dernière carte serait le recours à la mise sous tutelle internationale effective de la Centrafrique.

  Emmanuel Nkunzumwami Analyste politique et économique

Auteur de "Le Partenariat Europe-Afrique dans la mondialisation" Ed. L'Harmattan, 2013.

mardi, 25 février 2014 12:37

Mali: retour inquiétant des jihadistes dans le Nord

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Dimanche soir, des hommes armés sont entrés à Bamba dans le nord du Mali en tirant des coups de feu en l'air, visiblement pour effrayer la population. Ces dernières semaines, les actes violents se multiplient dans la région et visiblement les jihadistes reprennent possession des zones et de lieux abandonnés en 2013.

« Il y a des missions, elles n'ont jamais cessé, mais pas dans la zone citée », si ce responsable de l'état major français dément toute opération en ce moment dans le massif du Tigharghar, un cadre du ministère malien de la Défense est plus précis : « Il n'y a pas de troupes au sol, mais un survol permanent et des missions d'écoutes, car il y a actuellement une forte résurgence des activités des jihadistes dans le massif ».

Réorganisation

Selon les informations de RFI, combattants d'Ansar Dine et d'Aqmi se réorganisent. « Ces dernières semaines, ils se déplacent essentiellement en moto, ils sont revenus dans l'ancien fief d'Abou Zeid, la vallée et le village d'Amététaï, explique une source locale qui ajoute qu'ils ont menacé les familles : soit vous êtes avec nous, soit vous partez. Certains clans ont décidé de fuir vers l'Algérie ».

Discrétion

La réinstallation des jihadistes dans la région se fait en toute discrétion. « Ils ont des observateurs pour suivre les mouvements des Français, ils n'utilisent plus les téléphones satellites, raconte une source militaire malienne qui conclut qu'ils sont dans l'Adrar, mais aussi vers Taoudeni, les soldats français ne peuvent pas intervenir rapidement dans cette zone trop éloignée. Des interventions sont prévues, car dans quelques semaines, la saison chaude empêchera alors tout déplacement ».

Rfi
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C'est ce mardi 25 février que le Parlement votera la prolongation ou non de la mission Sangaris en Centrafrique. L'intervention militaire française a été déclenchée le 5 décembre 2013. François Hollande avait promis qu'elle serait rapide, mais l'insécurité et le chaos régnant à Bangui ont rendu la situation plus complexe que prévu.

Intervenir en RCA, l’idée était dans les cartons depuis le printemps 2013, mais à cette époque l’armée française était très occupée au Mali. Il faudra attendre l’automne et le feu vert des Nations unies. « Les Nations unies vont être saisies d’une résolution à l’initiative de la France, et il y aura une deuxième résolution », affirme Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense. A Paris, on parle alors d’un millier d’hommes et de quatre à six mois de mission de sécurisation, avant de passer le relais aux forces africaines et à l’ONU. Mais les choses se précipitent. Le 5 décembre, la France doit intervenir sans plus tarder après un déchaînement de violence à Bangui qui fait près de 500 morts en quelques jours.

Aqmi menace la France pour son intervention en Centrafrique

A ce stade, 1 600 Français sont déployés. Le 9 décembre, l’armée de terre enregistre ses premiers morts durant les opérations de désarmement. Le président François Hollande se rend à Bangui : « Antoine et Nicolas sont morts pour la France », dit-il. Ex-Seleka, anti-balaka, à Bangui, personne ne veut déposer les armes. Deux mois seront finalement nécessaires pour ramener un semblant de calme. Mais après le départ forcé de certains miliciens musulmans, les anti-balaka tentent d’imposer leur loi. 400 Français sont finalement envoyés en renfort, 200 viennent du Tchad. Officiellement, les effectifs français passent à 2 000 hommes. Sangaris se déploie enfin en région. La force africaine Misca atteint 6 000 hommes. L’Europe se prépare à déployer un millier d’hommes au total à partir du mois de mars.

En France, l'heure est maintenant au vote du Parlement, prévu par la Constitution pour les opérations extérieures qui se prolongent au-delà de quatre mois. Celle de RCA ayant débuté le 5 décembre, la consultation parlementaire aurait donc dû intervenir fin mars ou début avril prochain. Mais les travaux des Chambres seront suspendus à cette période, en raison des élections municipales. Alors, le vote tombe maintenant. Certes, la discussion devrait aboutir à un prolongement de l'opération. Mais elle s'annonce animée, en raison des difficultés sur le terrain. C'est à droite que l'on attend les critiques les plus fortes.

L’opération militaire française en Centrafrique a démarré

Bien sûr, l'opposition ne remet pas en cause le fondement de l'opération. Mais elle fustige des erreurs d'appréciation. L'Elysée avait parlé d'une opération courte et d'un contingent limité. Or, 1 600 hommes, « c'était insuffisant et nous le savions », avance le député centriste Philippe Folliot. « Et nous savons aussi, dit-il, que nous sommes en Centrafrique pour longtemps. » Son collègue UMP Pierre Lellouche se montre encore bien plus dur, parlant d'une « lourde erreur des services de renseignement » et d'une décision d'engagement des troupes « très improvisée ». « Nos soldats, argumente-t-il, sont pris dans une épuration ethnique qui ne dit pas son nom. »

Que voter ? Les parlementaires UMP sont loin d'être unanimes. Leurs suffrages devraient se partager entre l'abstention, le vote « contre » et le vote « pour » la prolongation de l'opération. Alors que dans la majorité aussi, on émet aussi quelques inquiétudes, à l'instar du socialiste Jean-Paul Bacquet, de retour d'une mission parlementaire à Bangui, et qui estime que l'on est « en train de conduire les soldats français à la limite de l'épuisement ». Mais réserves ou pas, les socialistes voteront bien sûr en bloc la reconduction de Sangaris.

Rfi

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Une nouvelle manifestation a été organisée, ce lundi 24 février, à Alger où la grogne sociale ne faiblit pas. Après les syndicats dimanche, c’était au tour des travailleurs qui bénéficient d’une mesure d’emploi jeune de descendre dans la rue. Les manifestants ont dénoncé une fois de plus la précarité de leur situation.
 
Liberté et justice sociale, c’est ce qu’ont réclamé lundi pour la énième fois les manifestants devant la Maison de la presse. Ces jeunes diplômés ont bénéficié d’un dispositif anti-chômage appelé le pré-emploi : une embauche en contrat à durée déterminé, en échange de mesures fiscales avantageuses pour leur patron.
 
Mais aujourd’hui, certains contrats arrivent à terme et les jeunes craignent de revenir à la case départ comme pour cet employé de mairie, venu de Sétif pour manifester : « On revendique juste pour nos droits, un droit constitutionnel, c’est le travail. On revendique des postes d’emplois titulaires, officiels. On n’a pas besoin de bricolage ».
 
Du « bricolage », dénonce ce manifestant qui comme les autres se dit exploité et sous-payé. Tous demandent la titularisation de leur poste et un minimum de considération de la part des autorités : « Ce que nous voulons c’est que les autorités nous entendent. Nous ne nous tairons pas », ont-ils hurlé au nez des policiers qui les avaient empêchés la veille de manifester devant l’Assemblée nationale.
 
Mécontentement politique
 
Sur le plan politique, trois partis, le RCD, Ennahda et le MSP appellent au boycott de la prochaine présidentielle du 17 avril. Ces partis politiques sont très réservés sur cette présidentielle qui selon eux est organisée dans un contexte de corruption et de manque de transparence sur le fichier électoral et sur l'organisation du scrutin. Ils dénoncent une mascarade.
Notre position de boycotter le scrutin est antérieure à la décision officielle de Bouteflika d’être candidat.
Abdérazac Makri
mardi, 25 février 2014 12:25

Football - Ligue 1 : Gignac délivre (encore) l'OM

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La décision a été longue à se faire au regard de ce match animé, et c'est encore une fois Gignac le sauveur. L'attaquant marseillais a ouvert la marque à la 83e minute seulement et permet à son équipe de revenir à deux points de Lille grâce à ce succès 1-0. Le LOSC sera donc un peu plus sous pression demain soir pour affronter l'Olympique lyonnais à domicile.
 
La partie a été assez agréable à regarder dans son ensemble. Les deux formations n'étaient pas là pour cadenasser leur jeu, et Marseille (revenu à une défense à quatre) comme Lorient ont multiplié les belles actions pour porter le danger sur les buts adverses. Le ballon s'est baladé d'un camp à l'autre, mais aucune des équipes ne s'est montrée suffisamment réaliste en première période. Aboubakar, Jouffre, Monnet-Pacquet et Aliadière ont plusieurs fois alerté Mandanda avec notamment un joli geste acrobatique pour le dernier cité à la suite d'une très belle remontée de balle entamée du camp lorientais à la 25e minute.
Composition inédite
 
Côté marseillais, le coach José Anigo a présenté un onze inédit avec Payet, Thauvin, Cheyrou, Ayew et Gignac alignés d'entrée. Mais les actions phocéennes pèchent dans le geste final pour cette première période. Les deux équipes rentrent au vestiaire pour la pause avec ce score vierge.
 
La seconde mi-temps a débuté sur le même tempo. Un faux rythme ponctué régulièrement par des offensives de l'OM et de Lorient qui ont tous deux donné l'impression de jouer en contre-attaque. Petit changement, les gardiens commencent à s'employer car les attaquants se mettent enfin à bien cadrer. Fabien Audard repousse plusieurs tentatives de Gignac... jusqu'à la 83e minute. À cette minute, Payet centre côté gauche dans la surface bretonne. Guerreiro exploite très mal sa relance et rate le ballon qui est alors récupéré par Gignac. L'ex-canonnier de Toulouse n'a ainsi plus qu'à fixer Audard et à conclure.
 
Cette victoire, acquise au forceps, va faire du bien à l'OM qui n'a pas encaissé de but malgré le fait d'être repassé à quatre derrière.

Le Point.fr

Le Paris-SG a repris ses 5 points d'avance en tête du classement après sa victoire remportée à Toulouse (4-2) grâce à un triplé d'Ibrahimovic, tandis que Lille et Lyon ont offert un terne duel (0-0) de prétendants à l'Europe, dimanche 23 février lors de la 26e journée de Ligue 1. Le troisième match dominical a vu Rennes humilier Nantes à La Beaujoire pour s'adjuger le derby breton (3-0).

Grâce à ce deuxième succès de rang, le PSG compte désormais 61 points et maintient donc intacte son avance sur Monaco (56 pts) qui s'était imposé dans les arrêts de jeu (3-2) face à Reims vendredi. Ce duo distance un peu plus Lille (11 et 10 pts), qui reprend la 3e place chipée pour vingt-quatre heures par Saint-Etienne (4e), vainqueur la veille à Bastia (2-0).

ZLATAN EN BONNE FORME

Cinq jours après leur démonstration de force à Leverkusen (4-0) en 8es de finale aller de la Ligue des champions, le retour au pain quotidien de la L1 n'a pas été simple pour les Parisiens, qui ont été bousculés par une vaillante équipe toulousaine, plusieurs fois proche de les faire vaciller. Mais Paris a une nouvelle fois pu compter sur sa star, Ibrahimovic, qui a fait la décision presque à lui tout seul en inscrivant ses 20e, 21e et 22e buts en championnat.

Le Suédois, plus que jamais meilleur buteur de L1, a d'abord ouvert la marque en transformant un penalty justement sifflé pour une faute de Spajic sur Lavezzi (32e). Il a ajouté un but de la tête (68e) sur un coup franc de Cabaye, avant de clore la marque en reprenant victorieusement sa Panenka, que Boucher s'était employé à repousser sur le 2e penalty sifflé pour Paris (89e) après une main de Yago.

Entre-temps, Lavezzi, encore préféré à Pastore dans le onze type de Laurent Blanc, avait marqué le 2e but parisien, bien servi par Matuidi (56e), démontrant un sérieux regain de forme et de confiance devant les cages (5e but cette saison).

Toulouse, qui a eu plusieurs opportunités face à Sirigu (dont un poteau en sa défaveur) a tout de même marqué deux buts par le seul Ben Yedder, d'abord auteur d'une somptueuse volée du plat du pied sous la barre à la réception d'un centre de Didot (44e) avant de se montrer opportuniste sur une offrande involontaire de Thiago Motta (72e). Le TFC, qui n'a jamais rien lâché et aurait pu recoller à 2-2 si Sirigu n'avait pas été décisif devant une tête canon d'Aurier (65e), reste à la 10e place (33 pts).

Très loin d'offrir un pareil feu d'artifice, le match entre Lille et Lyon a constitué une mauvaise publicité pour la L1 tellement le spectacle fut indigent pendant une heure. La dernière demi-heure a vu les deux équipes aux ambitions européennes assumées prendre enfin des risques, mais Lopes et Enyeama ont été décisifs quand il le fallait pour ne pas prendre de but.

Avec ce point de pris, le LOSC (46 pts) reste sur le podium, mais est de plus en plus menacé par Saint-Etienne (45 pts), voire Marseille (43 pts) qui a battu Lorient samedi (1-0) grâce au 12e but de la saison de Gignac. L'OL, toujours 6e, demeure à cinq longueurs de son rival du soir.

A La Beaujoire, dans la chaude ambiance du derby breton, c'est Rennes qui a imposé sa loi face à Nantes (3-0), au terme d'un match maîtrisé et dominé, qui a également mis en lumière les grosses carences actuelles des Canaris.

C'est le jeune Ntep, transfuge d'Auxerre du mercato hivernal et grand espoir français, qui a ouvert son compteur but en L1, en trompant Riou en force dans une position compliquée (16e). Le Norvégien Konradsen, d'une frappe de 20 mètres, a doublé la marque (63e), avant que le Suédois Toivonen n'assène un troisième but en toute fin de match, permettant aux Rennais (13e) de dépasser Nantes (14e) au classement (31 pts chacun).

Le Monde.fr

Le Bayern Munich, tenant du titre, a pris une grosse option sur la qualification en allant battre Arsenal (2-0) en 8e de finale aller de la Ligue des champions, mercredi à l'Emirates, tout comme l'Atletico Madrid qui a assommé l'AC Milan en fin de match à San Siro (1-0).
 
Le choc de la soirée a tenu toutes ses promesses et ce sont encore une fois les Munichois qui sont sortis maîtres des débats sur un missile délivré par Toni Kroos (54e) et une tête de Thomas Müller (88e).
 
Arsène Wenger n'a pas pu éviter une lourde déconvenue, similaire à celle subie face aux Bavarois au même stade de la compétition lors de l'édition précédente (3-1). Les Gunners ont certes disputé près d'une heure à dix après l'exclusion du gardien Szczesny (37e) et auraient même pu ouvrir la marque rapidement sur un penalty sans la maladresse de Mesut Özil (7e). Mais le Bayern, qui a également manqué un penalty par David Alaba (39e), était trop fort et reste en course pour le doublé en C1, 24 ans après le dernier réussi par l'AC Milan.
 
La nouvelle terne prestation d'Özil, incapable de justifier les 50 millions d'euros de son transfert, a de quoi interpeller et Wenger doit également gérer le cas Olivier Giroud, remplaçant après les révélations de la presse people sur ses aventures extra-conjugales.
 
D'ici le retour prévu le 11 mars à l'Allianz Arena, le Bayern aura sans doute récupéré son arme maîtresse Franck Ribéry, absent après son opération aux fessiers, ce qui devrait encore augmenter son potentiel offensif, rendant la tâche quasi impossible pour Arsenal.
 
Le sort du duel entre l'AC Milan et l'Atletico Madrid paraît tout aussi limpide. L'attaquant Diego Costa était attendu et il a tenu son rang avec un but inscrit à la 83e minute en forme de coup de poignard pour les Rossoneri.
 
Les Milanais peuvent se mordre les doigts après avoir eu plusieurs grosses opportunités de conclure. Kaka et Poli ont notamment trouvé le poteau, gâchant quelque peu le baptême du feu du nouvel entraîneur Clarence Seedorf en Ligue des champions.
 
Face à des Madrilènes qui tiennent la dragée haute au FC Barcelone et au Real Madrid en Liga, le résultat est cependant logique pour le club de Silvio Berlusconi, qui a perdu son lustre d'antan (7 C1) et végète à la 9e place de la Serie A.

Rfi

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