La Senelec pourra difficilement compter sur l’une des centrales à charbon prévue à Bargny pour combler son déficit énergétique sous peu. La construction  de l’usine de 125 mégawatts est à l’arrêt à cause de la suspension du  financement par les principaux bailleurs qui ont décidé d’avoir une idée claire  sur les impacts de ce projet sur la santé des populations et sur  l’environnement, avant de continuer les décaissements.

Lors de l’inauguration de la centrale électrique de Kahone, le chef de l’Etat a réaffirmé son optimisme de voir aboutir la construction des deux centrales à charbon de Sendou, à Bargny-Minam. Macky Sall avait surtout dit que le projet a connu un arrêt sans livrer les raisons. En effet, depuis près de trois mois, le chantier de  la centrale de 125 mégawatts  est dans l’impasse.  Et pour cause, les principaux bailleurs de   ce projet énergétique  de 140 milliards de francs Cfa ont suspendu    leurs contributions financières. Il s’agit notamment de la Banque africaine de développement (Bad) qui finance à hauteur de  37%, de la Fmo qui est la Banque de développement néerlandaise pour le développement  (23%), de la Cbao (15%) et  de la Boad (25%).  Face aux risques environnementaux et sociaux de ce projet  relevés par les populations  environnantes, les partenaires financiers avaient fini de commanditer un audit social et environnemental. Mais les mesures correctives préconisées dans le rapport de contre expertise établi par  le cabinet Pb power engagé par la Fmo n’ont pas été appliquées par la Compagnie d’électricité du Sénégal (Ces), maître d’œuvre de ce projet au nom de la Senelec. Elle a confiée la réalisation de l’ouvrage à l’entreprise suédoise Nykomb Synergetics development Ab.

Méfaits socio-environnementaux
La Fmo  et ses associées veulent  voir  plus clair sur les  risques sociaux et environnementaux à Bargny-Minam. Depuis janvier, les banques représentées par les cabinets Monkey Forest, Kadd Consulting et Earth System  ont signifié à la Ces, leur décision de suspendre les décaissements jusqu’à une prise en charge plus adéquate des préoccupations des populations, à la suite d’une discussion avec les représentants de ces dernières.
L’étude d’impact environnemental et social réalisée en 2009, a relevé plusieurs probables impacts négatifs dont l’émission de gaz toxiques comme le NOx ( de l’oxyde d’azote), des rejets d’eaux chaudes sur la mer qui, à ce niveau, accueille une niche de reproduction de poissons financée par la Banque mondiale à hauteur de 200 millions de francs Cfa.   La Ces veut par ailleurs ériger ses centrales à charbon   à côté du site de transformation du poisson de Khelcom. A ce jour, aucun espace de recasement n’est préposé à ces femmes, mais aussi aux bénéficiaires (victimes de l’avancée de la mer) des lotissements de Minam, une terre que la Ces occupe. Les bailleurs ont invité la Ces à instaurer un cadre de dialogue inclusif avec les populations. La société est néanmoins forte de son titre foncier, malgré le fait que le président Abdoulaye Wade ait déclaré ce projet d’utilité publique. En effet, la Ces a  acheté 29 ha  en déboursant près 1 milliard 500 millions de francs Cfa  (lire Le Quotidien du 13 décembre2014).
Etant donné que leurs responsabilités morales seraient engagées sur d’éventuelles conséquences néfastes de l’usage du charbon, la  Bad et la Fmo ont bloqué les lignes de crédits destinés à la construction de cette centrale, en attendant que  la Ces se met à respecter leurs conditions. Le gouvernement n’est pas moins sensible à ce blocage. Des initiatives sont prises. Du côté du ministère de l’Energie, on rassure que les travaux  vont bientôt reprendre, comme l’a annoncé le chef de l’Etat .

lequotidien.sn

Alors que le Bayern Munich se déplace mercredi 6 mai 2015 sur la pelouse du FC Barcelone en demi-finale aller de la Ligue des champions, les statistiques sont sans équivoque. Lors de leurs huit confrontations européennes, les Allemands dominent nettement des Espagnols qui gardent en mémoire une humiliation subie en 2013.

Personne n’a oublié cette terrible gifle. Le 23 avril 2013, avec un Lionel Messi très diminué, le FC Barcelone se rend à l’Allianz Arena avec l’envie de prendre une option pour une nouvelle finale, deux ans après le triomphe de Londres, face à Manchester United. Mais rien ne se passe comme prévu pour la formation dirigée depuis quelques mois par Tito Vilanova, successeur d’un certain Pep Guardiola, auteur d’un bilan exceptionnel avec quatorze trophées en quatre années de règne, dont deux Ligues des champions (2009, 2011), sans oublier un jeu vif, à une touche de balle, qui a ébloui tous les amateurs de football.

Sur la pelouse allemande, les Espagnols explosent. Une déroute comme ils n’en ont plus jamais connues. Müller, avec un doublé, Gomez et Robben régalent et infligent aux Catalans leur plus lourde défaite dans cette compétition depuis novembre 1997. Au micro de Canal+, Franck Ribéry, intenable également, a le sourire : « On a vu ce soir un grand Bayern, un grand public et un grand club ». Et ce n’est pas terminé.

4-0 puis 3-0 puis le Bayern en demi-finale de l’épreuve 2013

Sans Lionel Messi, finalement forfait pour le match retour au Camp Nou, Barcelone se montre incapable d’inverser une issue prévisible. Avec leur jeu ambitieux et offensif, les futurs champions d’Allemagne apportent le coup de grâce en deuxième période. Grâce à Robben, Piqué contre son camp, puis Müller, le Bayern s’offre une troisième finale en quatre ans et un premier titre, quelques semaines plus tard, contre le Borussia Dortmund. Ce 7-0, score cumulé, plane-t-il toujours dans la tête des Blaugranas ? « Comme tout le monde, la manière dont nous avions perdu m'a fait mal mais beaucoup de temps est passé depuis. Nous jouons différemment, eux aussi, et ce sera une autre histoire », a avoué mardi 5 mai, veille des retrouvailles au même stade de la compétition, le meneur argentin, revanchard.

Le 8 avril 2009, Barcelone, grâce à Messi, Henry et Eto'o, buteurs tous les trois ce même soir, domine le Bayern Munich 4-0. Le seul succès des Espagnols face aux Allemands.
AFP PHOTO/LLUIS GENE

Une seule victoire pour Barcelone en huit confrontations

Par le passé, les Allemands ont régulièrement pris le dessus sur Barcelone (cinq victoires, deux nuls et une défaite au total). A commencer par les coéquipiers de Oliver Kahn et Jean-Pierre Papin lors de la saison 1995-1996. Avant de dominer le Bordeaux de Zidane, Dugarry et Lizarazu en finale de la Coupe de l’UEFA, le Bayern accroche à domicile une formation dans laquelle évolue Guardiola et Carles Busquets, le père de Sergio, actuel milieu de terrain des champions d’Espagne (2-2), avant de remporter l’une de leurs trois victoires dans l’antre barcelonaise (1-2).

Rebelote lors de la saison 1998-1999 qui verra le Bayern échouer pour quelques secondes face à Manchester United sur la dernière marche (1-2 avec deux buts anglais dans les arrêts de jeu). Dans le groupe D, en faveur de leurs deux victoires (1-0 puis 2-1 au Camp Nou), les Bavarois éliminent Barcelone de la course aux quarts de finale.

Dix ans plus tard, les Espagnols trouvent enfin la faille. Leur seule et unique victoire en huit confrontations. Avec le trio magique Messi-Eto’o-Henry, ils illuminent ce quart de finale de Ligue des champions (4-0) avant de tenir le nul (1-1) au match retour. L’entraîneur de l’époque ? Pep Guardiola. Décidément, dans tous les – bons ? – coups.

Rfi

La justice a ouvert une enquête après des propos de Robert Ménard, maire de Béziers, dans le sud de la France. Ce proche du Front national a affirmé sur France 2 se servir des prénoms pour établir des statistiques confessionnelles des élèves de sa commune. Un délit passible de 5 ans de prison et de 300 000 euros d’amende.

Le parquet de Montpellier a ouvert une enquête préliminaire ce mardi 5 mai après les propos tenus par le maire de Béziers. Robert Ménard, proche du Front national, a revendiqué la veille dans une émission de télévision procéder au décompte des élèves de confession musulmane présents dans les classes des écoles de sa ville.

Lundi soir, dans l'émission Mots Croisés, sur la chaîne de télévision France 2, alors qu’il est interrogé sur la question de l'immigration, le maire de Béziers lâche un chiffre, au détour d'une phrase : « Dans ma ville, il y a 64,8% des enfants qui sont musulmans dans les écoles primaires et maternelles ».

« Je sais que je n'ai pas le droit de le faire »

Un téléspectateur s'interroge sur les réseaux sociaux. D'où le maire de Béziers tient-il cette statistique ?

    Robert Ménard dit qu'il y a 64,6% d'enfants de confession musulmane à Béziers. Mais il les tient d'où, ces statistiques ? #MotsCroisés
    — ian gallagher ✏️ (@yannsolle) 4 Mai 2015

L'un des chroniqueurs de l'émission interroge donc, à nouveau, Robert Ménard… qui assume. « Ce sont les chiffres de ma mairie. Pardon de le dire, le maire a, classe par classe, les noms des enfants. Je sais que je n'ai pas le droit de le faire. Pardon de le dire, les prénoms disent les confessions. Dire l'inverse, c'est nier l'évidence », déclare-t-il alors.Une déclaration qui lui vaut donc l’ouverture d’une procédure judiciaire : en France, la loi interdit de procéder à des statistiques ethniques ou religieuses. Un délit passible de 5 ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende.

Levée de boucliers

Ses propos ont également vivement fait réagir, sur les réseaux sociaux, jusque dans les rangs du gouvernement. « Honte au maire », a ainsi lâché le Premier ministre sur Twitter.

    Honte au Maire de Béziers. La République ne fait AUCUNE distinction parmi ses enfants. MV
    — Manuel Valls (@manuelvalls) 5 Mai 2015

Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, estime pour sa part qu'une « ligne jaune » a été franchie. « Un tel fichage est interdit par la loi. Ficher des enfants selon leur religion, c'est renvoyer aux heures les plus sombres de notre histoire », écrit le ministre de l'Intérieur dans un communiqué.

Autre réaction, celle d’Abdallah Zekri, président de l'Observatoire national contre l'islamophobie au sein du Conseil français du culte musulman (CFCM) : « Je suis scandalisé, écoeuré par de tels propos. La loi interdit un tel fichage. En plus on peut se prénommer Mohammed sans être musulman pratiquant ! »

Dans un communiqué publié dans la matinée par les services de la mairie de Béziers, affirme que la municipalité « ne constitue pas et n'a jamais constitué de fichiers des enfants ». Sans réitérer à l'identique ses propos de la veille, Robert Ménard dit pour sa part assumer, et justifie cette volonté de mettre en place des statistiques confessionnelles. « J’essaye de savoir la vérité. On n'établit aucune liste, on essaye de savoir ce qu’il en est », a-t-il déclaré sur l’antenne de BFM TV.

Rfi

 


Indice du progrès social : les 10 pays africains les mieux classés par CLÉMENTINE PAWLOTSKY
The Social Progress Imperative a publié la troisième édition de son rapport annuel évaluant le progrès social à travers le monde. Retour sur les performances des pays africains.
Dans sa dernière étude, publié le 8 avril et intitulée Social Progress Index 2015, l'ONG américaine The Social Progress Imperative mesure "l'indice du progrès social" de 133 pays (environ 94 % de la population mondiale), dont 36 se trouvent en Afrique.
Le rapport définit le progrès social comme étant "la capacité d'une société à répondre aux besoins humains fondamentaux de ses citoyens, en leur permettant d'améliorer leur qualité de vie et de créer des conditions permettant à l'ensemble des individus d'atteindre leur plein potentiel".
Partant du constat selon lequel le progrès social d'un pays n'est pas exclusivement dépendant de ses performances économiques, plus précisément à son produit intérieur brut (PIB), le rapport s'appuie sur trois types d'indicateurs composites à dominante non-économique. Le premier englobe les besoins sociaux dits "basiques", tels que la nutrition, le logement, l'accès aux soins de santé, ou encore la sécurité individuelle. Le second indicateur porte sur l'accès aux connaissances de base, à l'information et à la communication. Enfin, le dernier est consacré aux droits et libertés individuels, à l'inclusion et à la tolérance.

Les États sont classés, en fonction de leur score, dans cinq groupements, allant des pays enregistrant un "très haut niveau de progrès social" à ceux disposant d'un "très bas niveau". Les pays scandinaves (la Norvège, la Suède, l'Iceland et la Finlande) figurent au sommet de ce classement, accompagnés du Canada, de la Suisse et de la Hollande.
Maurice, qui occupe la 36ème place du classement, est le pays d'Afrique enregistrant l'indice le plus élevé (73,66) et figure parmi les pays à l'indice du progrès social "moyen-supérieur", aux côtés de la Grèce et l'Argentine. Le pays est enfin suivi de loin par l'Afrique du Sud, le Botswana et la Tunisie qui occupent respectivement les 63e, 65e et 75e places du classement, au sein du groupement de pays dont l'indice de progrès social est qualifié de "moyen-inférieur".
L'Afrique subsaharienne est la région la moins bien classée dans cette édition, avec un indice moyen de 39,17. Des statistiques peu encourageantes que le rapport explique notamment par des faibles scores enregistrés par les pays de la région, en matière d'accès au logement, aux savoir de base ou encore à l'information.
La majorité des pays africains ont ainsi "un indice de progrès social faible" et pas moins de 19 États - parmi lesquels le Kenya, le Bénin, le Cameroun et le Togo - sont regroupés dans la cinquième et avant-dernière catégorie du classement.
Certains pays africains réalisent néanmoins une performance supérieure à celle de pays bien plus riches. Maurice, par exemple, dispose d'un indice de progrès social plus important que celui des Émirats arabes unis dont le PIB/habitant équivaut à trois fois celui de la nation insulaire. Idem pour le Sénégal qui, avec un score de 56,46, fait mieux que l'Inde (53,06) et le Pakistan (45,66) ou le Rwanda (51,6) réalise un score supérieur à celui de géants africains tels que le Nigeria (43,31), l'Angola (40).
Personnalités
Dirigée par Michael Green, ancien conseiller au Département du développement international du Royaume-Uni, The Social Progress Initiative compte au sein de ses instances dirigeantes des personalités reconnues telles que l'économiste péruvien Hernando de Soto, le journaliste Matthew Bishop de The Economist, Steve Almond, président du conseil d'administration du cabinet d'audit Deloitte, et Judith Rodin, présidente de l'institution philanthropique américaine The Rockefeller Foundation.

Merci à Roselyne Fréjafond de sherpa formation de nous avoir proposé cet article / sherpa-formation.com

direct.economie.jeuneafrique.com

La justice a ouvert une enquête après des propos de Robert Ménard, maire de Béziers, dans le sud de la France. Ce proche du Front national a affirmé sur France 2 se servir des prénoms pour établir des statistiques confessionnelles des élèves de sa commune. Un délit passible de 5 ans de prison et de 300 000 euros d’amende.

Le parquet de Montpellier a ouvert une enquête préliminaire ce mardi 5 mai après les propos tenus par le maire de Béziers. Robert Ménard, proche du Front national, a revendiqué la veille dans une émission de télévision procéder au décompte des élèves de confession musulmane présents dans les classes des écoles de sa ville.

Lundi soir, dans l'émission Mots Croisés, sur la chaîne de télévision France 2, alors qu’il est interrogé sur la question de l'immigration, le maire de Béziers lâche un chiffre, au détour d'une phrase : « Dans ma ville, il y a 64,8% des enfants qui sont musulmans dans les écoles primaires et maternelles ».

« Je sais que je n'ai pas le droit de le faire »

Un téléspectateur s'interroge sur les réseaux sociaux. D'où le maire de Béziers tient-il cette statistique ?

    Robert Ménard dit qu'il y a 64,6% d'enfants de confession musulmane à Béziers. Mais il les tient d'où, ces statistiques ? #MotsCroisés
    — ian gallagher ✏️ (@yannsolle) 4 Mai 2015

L'un des chroniqueurs de l'émission interroge donc, à nouveau, Robert Ménard… qui assume. « Ce sont les chiffres de ma mairie. Pardon de le dire, le maire a, classe par classe, les noms des enfants. Je sais que je n'ai pas le droit de le faire. Pardon de le dire, les prénoms disent les confessions. Dire l'inverse, c'est nier l'évidence », déclare-t-il alors.Une déclaration qui lui vaut donc l’ouverture d’une procédure judiciaire : en France, la loi interdit de procéder à des statistiques ethniques ou religieuses. Un délit passible de 5 ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende.

Levée de boucliers

Ses propos ont également vivement fait réagir, sur les réseaux sociaux, jusque dans les rangs du gouvernement. « Honte au maire », a ainsi lâché le Premier ministre sur Twitter.

    Honte au Maire de Béziers. La République ne fait AUCUNE distinction parmi ses enfants. MV
    — Manuel Valls (@manuelvalls) 5 Mai 2015

Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, estime pour sa part qu'une « ligne jaune » a été franchie. « Un tel fichage est interdit par la loi. Ficher des enfants selon leur religion, c'est renvoyer aux heures les plus sombres de notre histoire », écrit le ministre de l'Intérieur dans un communiqué.

Autre réaction, celle d’Abdallah Zekri, président de l'Observatoire national contre l'islamophobie au sein du Conseil français du culte musulman (CFCM) : « Je suis scandalisé, écoeuré par de tels propos. La loi interdit un tel fichage. En plus on peut se prénommer Mohammed sans être musulman pratiquant ! »

Dans un communiqué publié dans la matinée par les services de la mairie de Béziers, affirme que la municipalité « ne constitue pas et n'a jamais constitué de fichiers des enfants ». Sans réitérer à l'identique ses propos de la veille, Robert Ménard dit pour sa part assumer, et justifie cette volonté de mettre en place des statistiques confessionnelles. « J’essaye de savoir la vérité. On n'établit aucune liste, on essaye de savoir ce qu’il en est », a-t-il déclaré sur l’antenne de BFM TV.

Rfi

La police a procédé à une perquisition ce mardi 5 mai à la mairie de Béziers dans le cadre de l'enquête ouverte par le parquet de Montpellier suite aux propos de Robert Ménard. Le maire de cette ville du sud de la France est soupçonné de ficher les élèves musulmans de sa commune.

Une perquisition a eu lieu mardi 5 mai dans l'après-midi à la mairie de Béziers, après l'ouverture d'une enquête sur les déclarations du maire Robert Ménard, proche du Front national. Ce dernier a affirmé sur France 2, lundi soir, se servir des prénoms pour établir des statistiques confessionnelles des élèves de sa commune.

Il y a « 64,6% » d'élèves de confession musulmane à Béziers, a-t-il lancé au cours de l'émission Mots Croisés, avant d'expliquer que ce chiffre avait été établi par la mairie à partir des prénoms des élèves des écoles publiques de la commune. Un délit passible de cinq ans de prison et de 300 000 euros d’amende.

Il a néanmoins contesté ces accusations aujourd'hui lors d'une conférence de presse, affirmant qu'« il n'y a pas de fichage » des élèves scolarisés dans sa ville. Il a également précisé qu'il réservait à la justice ses explications sur la méthode employée pour aboutir à ce chiffre.

« Il n'y a pas de fichiers », estime également Florian Philippot, le vice-président du Front national, qui soutient Robert Ménard. Le responsable du parti d'extrême-droite dénonce une « polémique totalement vaine ». « On lui fait un mauvais procès », a-t-il ajouté.

François Hollande condamne

Lors d'une conférence de presse à Riyad, clôturant la visite du président français au Qatar et en Arabie saoudite, François Hollande a rappelé que le « fichage d'élèves dans les écoles » est « contraire à toutes les valeurs de la République ».

« Il y a des principes dans la République et quand ils sont gravement atteints, les tribunaux en sont saisis et des sanctions seront prononcées par les juges compétents », a-t-il ajouté, s'inscrivant dans la droite ligne des propos de son Premier ministre Manuel Valls, ayant lancé dans un tweet « honte au maire de Béziers », avant de déclarer devant l'Assemblée nationale, qu'il appartenait maintenant à Robert Ménard « de répondre devant la justice ».

Par ailleurs, deux membres du Conseil national du Parti socialiste, Mehdi Ouraoui et Naïma Charaï, ont annoncé avoir saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) et le Défenseur des droits sur ce « scandaleux fichage d'enfants »

L'opposition guinéenne est sortie dans la rue lundi 4 mai à travers le pays. Elle avait lancé un mot d'ordre national pour demander une enième fois la révision du calendrier électoral et des élections communales avant la présidentielle. La mobilisation s'est surtout sentie dans la capitale où la vie économique a été paralysée quelques heures. La classe politique guinéenne se tourne, plus que jamais, vers la communauté internationale pour tenter de sortir de l'impasse politique.

Lundi 4 mai, des échauffourées ont opposé de jeunes manifestants aux forces de l'ordre dans certains quartiers périphériques de Conakry. Des témoins sur place ont noté quelques arrestations de femmes qui marchaient en criant des slogans hostiles au président Alpha Condé. Le grand marché de Madina est resté fermé toute la journée.

Hier, en filigrane de la manifestation de l'opposition, il y avait un message à l'endroit de la communauté internationale pour qu'elle propose des solutions concrètes sur un calendrier électoral consensuel. Trois ans après Saïd Djinit, il appartient au nouveau représentant spécial de l'ONU, Mohamed Ibn Chambas de travailler sur le dossier guinéen.

Pour l'opposant Sydia Touré de l'UFR, les solutions concrètes existent. « Tout avait été déjà fait pour organiser les élections communales, explique Sydia Touré, les cartes d’électeurs avaient été commandées et le découpage électoral fait. Le fait que le gouvernement annonce un nouveau chronogramme qui exclut cette possibilité [d'organiser les communales avant la présidentielle NDLR] est à mon sens une provocation. Je pense que des solutions peuvent être trouvées et que les Nations unies s’impliquer un peu plus dans la résolution de cette crise ».

Du côté du pouvoir on plaide la bonne volonté : oui à des propositions internationales à condition qu'elles respectent l'indépendance du pays explique le porte-parole du gouvernement. « Nous sommes ouverts à toutes les suggestions mais nous souhaitons que cela se fasse dans le strict respect de notre indépendance, pointe Albert Damantang Camara, mais avec cette volonté d’aboutir à développer politiquement le pays en s’asseyant autour de la table des négociations. Nous profitons de cette journée, qui n’a pas vu une forte mobilisation pour essayer de rappeler nos frères de l’opposition à la table des négociations ».

L'opposition attend avec impatience les propositions de la communauté internationale.

L'Italie a appelé lundi l'Union européenne à prendre des « mesures significatives » face au flux ininterrompu des migrants en Méditerranée, après que quelque 6 000 d'entre eux ont été secourus en un seul week-end. A la suite d'une série de naufrages, ayant fait plus de 1 200 morts en avril, les dirigeants européens réunis ont décidé de renforcer la présence de l'UE en mer en triplant le budget de Triton, qui était jusqu'alors de trois millions d'euros par mois.

La plupart des migrants partent actuellement des côtes libyennes. On a appris récemment que dans ce pays près de 7 000 migrants, majoritairement africains, ont été arrêtés et sont détenus dans 16 centres de rétention. Parmi eux beaucoup de Sénégalais prêts à tenter la traversée.

Au pays, des associations tentent d’enrayer le flux des départs. Une mission difficile pour Djiby Diakhate, sociologue, enseignant-chercheur, université Cheickh Anta Diop : « Le plus souvent, c’est toute la famille, toute la communauté qui se mobilise pour permettre aux jeunes de partir. Donc ce n’est pas une initiative [individuelle]. Et je crois que c’est un discours faux que de considérer que c’est les jeunes seulement, candidats à l’immigration, qui sont les [seuls] concernés. C’est des familles entières qui font de la cotisation. C’est des communautés entières qui se cotisent pour permettre à certains membres d’aller en Europe, en pensant que lorsque ces gens partiront, ils vont constituer finalement la clé des solutions à leurs problèmes ».

Sensibiliser les communautés, c’est ce que tente de faire Bara Ndoye. Il est le secrétaire général de l'association des clandestins rapatriés et familles affectées de Thiaroye-sur-mer : « Depuis 2006 jusqu’à nos jours, il n’y a plus de départ par les voies maritimes, parce qu’on a procédé d’abord par les voies de sensibilisation et le porte-à-porte pour décourager les jeunes en partance. Nous avons fait appel à toutes les responsabilités de Thiaroye-sur-mer et nous avions organisé un symposium en 2009 avec le gouvernement catalan ; un symposium qui a duré presque un mois, avec des exposés et des photos, où les enfants – on les a vus – les bras déchiquetés, les corps ensanglantés et tout. Là, on a essayé de les décourager par le phénomène des photos ».

Une mobilisation nécessaire, car Thiaroye-sur-mer a été particulièrement touchée en 2006 par le phénomène des départs avec des dizaines de morts et de disparus en mer.

La Cour constitutionnelle a validé la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat toujours contesté dans la rue, dans les quartiers périphériques de Bujumbura. Après les affrontements de lundi, qui ont fait quatre morts et une quarantaine de blessés, cette journée de mardi a été plutôt calme, notamment marquée par une proposition de trêve de la part du gouvernement.

Ce mardi 5 mai a été une journée d’accalmie, avec quelques rares incidents à signaler. Dans le quartier de Mutakura, il y a quelques jets de pierres de manifestants sur des policiers, mais sans réaction du côté des forces de l’ordre. Un gros rassemblement de plusieurs centaines de jeunes a également eu lieu dans la matinée à Musaga, l’un des épicentres de la contestation. Mais policiers et manifestants sont restés à distance.

Il y a également eu une nouvelle tentative d’incursion en centre-ville et des manifestants qui ont été dispersés non loin de l’ambassade des Etats-Unis. On sentait les deux camps fatigués après les affrontements d’hier. La nouvelle de la validation de la candidature de Pierre Nkurunziza était pourtant tombée dans la matinée. Les jeunes ont balayé cette information du revers de la main en affirmant qu’elle était nulle et non avenue et que cela ne changeait rien à leur détermination à voir le chef de l’Etat burundais renoncer au troisième mandat.

Tous avaient en tête les mots du vice-président de la Cour constitutionnelle qui a fui le pays, affirmant qu’il y avait eu des pressions sur les juges. Une Cour aux ordres, c’est aussi ce que pensent la société civile et l’opposition. Autre temps fort, lors d’une réunion sous l’égide du ministère de l’Intérieur et de l’ONU, le vice-président de la République a fait une proposition au collectif anti-troisième mandat.

Il a proposé aux contestataires de renoncer aux manifestations, en échange de quoi les autorités s’engagent à libérer les manifestants emprisonnés, à lever les mandats d’arrêt contre les chefs du mouvement et à rouvrir les radios privées et émetteurs coupés. Mais seul le renoncement de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat mettra fin aux manifestations, assure l’un des membres du collectif anti-troisième mandat.

Dans un message délivré hier aux députés par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, le président de la République a officialisé l’envoi d’un contingent de 2 100 soldats sénégalais en soutien aux efforts de l’Arabie Saoudite pour repousser «l’avancée des terroristes qui occupent le Yémen».

C’est désormais officiel. Le Sénégal va envoyer un contingent de 2 100 hommes en Arabie Saoudite pour répliquer à la menace de forces terroristes qui occupent le Yémen. Dans un message à l’Assemblée nationale rapporté par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, le chef de l’Etat a annoncé la contribution du pays à l’opération «Redonner espoir». Celle-ci remplace «Tempête décisive» à laquelle la coalition internationale, dirigée par les Saoudiens, a mis fin après avoir «réussi à freiner l’avancée des groupes terroristes». La décision est ainsi motivée : «Conscient de l’ampleur des bouleversements géopolitiques qui pourraient découler d’une détérioration de la situation sur le terrain et dans l’esprit de fidélité aux relations fraternelles toutes particulières qui lient les peuples saoudien et sénégalais, le président de la République a pris la décision d’engager nos forces de défense et de sécurité au sein de la coalition internationale, à côté de pays frères et amis comme le Maroc, la Turquie, le Koweït, les Emirats Arabes Unis, le Qatar pour ne citer que ceux-là.»
D’après le chef de la diplomatie sénégalaise, porteur du message, par cette décision, «le Sénégal pose un acte de solidarité et de reconnaissance envers un pays ami cher au peuple sénégalais». Mais elle a une autre motivation : «Protéger et à sécuriser les Lieux saints de l’islam, Médine et la Mecque qui se trouvent aussi menacés par ces groupes terroristes qui veulent imposer à la Oumah leur façon de vivre et de penser l’islam». Le chef de l’Etat ne manque pas de souligner la conformité de cet engagement du Sénégal aux dispositions de la Charte des Nations unies et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, adoptées sous le chapitre VII de ladite Charte et aux valeurs défendues par le pays au sein de la Oumah et dans le cadre de l’Organisation de la coopération islamique (Oci). De plus, a indiqué le Président, le Séné­gal a «l’ambition légitime de contribuer activement, par une diplomatie de solidarité, à travers nos forces de défense et de sécurité, à la recherche de la paix, de la stabilité et de la sécurité partout dans le monde».


REACTIONS   REACTIONS   REACTIONS

Aïda Mbodj, Pds
«C’est un risque auquel on expose le Sénégal»
Nous sommes en train de prendre un risque parce que les terroristes rôdent autour de nous. Ils nous ont épargnés mais là, on les a provoqués et à partir du moment où on les a provoqués, on ne peut plus les éviter. Le Yémen est un terrain inconnu et nos soldats ne sont pas préparés à affronter ce genre de situation. En ce qui me concerne, je ne suis pas d’accord ; c’est une décision inopportune et un risque auquel on expose le Sénégal.»

Aïssata Tall Sall, Ps
«Sur ce coup-là, Monsieur le président de la République doit des explications au Peuple sénégalais»
«Ce qui se passe au Yémen est une guerre civile intérieure. Ce sont des milices chiites qui sont en train de s’attaquer à un pouvoir sunnite et l’Arabie saoudite se sent menacée. Ce qui est le plus dérangeant dans cette affaire, c’est que le Sénégal n’envoyait de troupes que lorsque les Nations-Unies, par la voie du Conseil de sécurité, prenaient une résolution pour que nous puissions avoir au moins un soubassement de droit international. Pour une fois, nous participons à une coalition arabe décidée par un pays autour de ses pays amis, pour aller intervenir dans une guerre interne d’un autre pays. Cela n’est pas dans la tradition de la diplomatie sénégalaise. La diplomatie c’est quelque chose de froid, de lucide. Sur ce coup-là,  Monsieur le président de la République doit des explications au peuple sénégalais pour que l’on comprenne les raisons fondamentales qui l’ont poussé à intervenir au Yémen. Si nous n’y allons pas dans le sens d’être un arbitre, nous ne devrions pas être partisans.»

Abdou Mbow, Apr
«Le président de la République préserve l’intérêt du Sénégal et des Sénégalais»
 C’est le Président de la République qui est habilité à apprécier l’intérêt commun du Sénégal à être aux côtés de l’Arabie Saoudite. Les arguments qui ont été avancés par le ministre des Affaires Etrangères sont des arguments cohérents. C’est bien de préciser cette information parce que souvent, on entend des gens faire de la météo politique en disant on est en train de faire un marchandage avec des pétrodollars. Ce qui est archi faux. Le président de la République préserve l’intérêt du Sénégal et des Sénégalais.

Oumar Sarr, Rewmi
«On aurait pu le faire pour le Cameroun ou le Nigeria»
«Nous avons écouté la très forte plaidoirie du ministre des Affaires Etrangères. Mais j’estime qu’elle a été insuffisante pour qu’on prenne une décision aussi grave d’amener en Arabie Saoudite 2 100 soldats. Cette décision est démesurée par rapport à l’amitié qui nous lie à l’Arabie Saoudite. On aurait pu le faire pour le Cameroun ou le Nigeria, on aurait applaudi.»

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