Sous la direction de Marie-Anne Broyon, Nilima Changkakoti et Margarita Sanchez-Mazas-Espaces interculturels
EDUCATION IMMIGRATION, INTERCULTUREL

Réunissant des chercheurs issus de divers domaines des sciences sociales, cet ouvrage questionne les évidences qui s'attachent à la valorisation de la diversité en éducation. Au travers de certaines expériences significatives, il tente d'identifier les avancées et les obstacles qui marquent la mise en œuvre de projets interculturels dans différents contextes politiques et idéologiques. Le rapport à l'école des populations issues de la migration est interrogé aussi bien du côté des élèves que du côté des enseignants. Le livre présente aussi des pistes d'intervention, articulées sur des compétences à construire ou des actions à promouvoir au niveau de la classe ou de l'établissement. La question de l'outillage nécessaire à la prise en compte des besoins et potentialités d'un public scolaire hétérogène est posée avec la distance nécessaire pour éviter les pièges de l'angélisme ou de l'injonction. La pluralité des approches développées permet de pointer les enjeux majeurs qui traversent la construction de l'éducation et de la formation à la diversité dans un contexte de tensions et de débats de société.
Margarita Sanchez-Mazas est psychologue sociale, professeur à la Faculté de Psychologie et des Sciences de l'Education de l'Université de Genève où elle développe les problématiques interculturelles, migratoires et relatives à l'asile en lien avec l'éducation et la formation des enseignants. Elle a notamment publié Racisme et xénophobie (PUF, 2004), La construction de l'invisibilité. Suppression de l'aide sociale dans le domaine de l'asile (ies éditions Genève, 2011) et coédité L'Autre : regards psychosociaux (avec L. Licata, Presses Universitaires de Grenoble, 2005).
Nilima Chankakoti est docteur en sciences de l'éducation, chercheur en éducation et psychologie interculturelles et formatrice d'enseignants Elle enseigne dans la formation des enseignants primaires à l'Université de Genève. Ses intérêts de recherche portent sur la diversité culturelle et linguistique des élèves et leurs familles ainsi que des enseignants, l'insertion professionnelle des enseignants et les écoles traditionnelles en Inde.
Marie-Anne Broyon est docteur en sciences de l'éducation, spécialiste en approches interculturelles. Depuis 2004, elle est professeur à la Haute Ecole Pédagogique du Valais en Suisse où elle enseigne les politiques de l'éducation et la pédagogie interculturelle aux futurs enseignants. Ses domaines de recherche sont la diversité culturelle et linguistique des enseignants, l'insertion professionnelle des enseignants et les écoles traditionnelles en Inde (sanskrites, bouddhistes).

mardi, 28 juillet 2015 11:21

Coupe du monde 2018: le tirage au sort complet

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Si l'équipe de France n'est pas vernie et que le Brésil débute sa campagne par un choc face au champion d'Amérique du Sud en titre, le Chili, le Maroc se retrouve face à un adversaire de taille, la Guinée équatoriale, après le tirage au sort des éliminatoires pour la Coupe du monde 2018, effectué samedi 25 juillet, à Saint-Pétersbourg.

Cent soixante-quatre pays pour une audience globale espérée de 94,8 millions de personnes, le monde avait les yeux rivés sur Saint-Pétersbourg où Samuel Eto'o, Ronaldo ou Fabio Cannavaro ont effectué le tirage au sort de la Coupe du monde 2018, prévue du 14 juin au 15 juillet en Russie. Il y a 32 places à prendre sur les six continents.

UEFA (52 engagés, 13 places): un « groupe de la mort » avec l'Italie et l'Espagne

La Russie étant qualifiée en tant qu'organisateur, les 52 nations restantes sont divisées en neuf groupes de six et cinq nations. Les vainqueurs de chaque groupe valident leur billet pour la Coupe du monde. Les huit meilleurs deuxièmes sont qualifiés pour les barrages.

Groupe A: Pays-Bas, France, Suède, Bulgarie, Biélorussie, Luxembourg
Groupe B: Portugal, Suisse, Hongrie, Féroé, Lettonie, Andorre
Groupe C: Allemagne, République tchèque, Irlande du Nord, Norvège, Azerbaïdjan, Saint-Marin
Groupe D: Pays de Galles, Autriche, Serbie, Irlande, Moldavie, Géorgie
Groupe E: Roumanie, Danemark, Pologne, Monténégro, Arménie, Kazakhstan
Groupe F: Slovaquie, Ecosse, Slovénie, Lithuanie, Malte
Groupe G: Espagne, Italie, Albanie, Israël, Macédoine, Liechtenstein
Groupe H: Belgique, Bosnie-Herzégovine, Grèce, Estonie, Chypre
Groupe I: Croatie, Islande, Ukraine, Turquie, Finlande

CAF (54 engagés, 5 places): un Maroc-Guinée équatoriale chaud, chaud, chaud

Deux tours préliminaires, tous deux concernés par le tirage de samedi, permettront de ramener le nombre d'équipes participantes à vingt. Ces vingt nations sont divisées en cinq groupes de quatre équipes. Les vainqueurs de chaque groupe sont qualifiées pour la Coupe du monde 2018.

Premier tour:

Somalie vs Niger
Soudan du Sud vs Mauritanie
Gambie vs Namibie
Sao Tomé vs Ethiopie
Tchad vs Sierra Leone
Comores vs Lesotho
Djibouti vs Swaziland
Erythrée vs Botswana
Seychelles vs Burundi
Liberia vs Guinée-Bissau
Centrafrique vs Madagascar
île Maurice vs Kenya
Tanzanie vs Malawi

Deuxième tour:

Somalie ou Niger vs Cameroun
Soudan du Sud ou Mauritanie vs Tunisie
Gambie ou Namibie vs Guinée
Sao Tomé ou Ethiopie vs Congo
Tchad ou Sierra Leone vs Egypte
Comores ou Lesotho vs Ghana
Djibouti ou Swaziland vs Nigeria
Erythrée ou Botswana vs Mali
Seychelles ou Burundi vs RDC
Liberia ou Guinée-Bissau vs Côte d'Ivoire
Centrafrique ou Madagascar vs Sénégal
île Maurice ou Kenya vs Cap Vert
Tanzanie ou Malawi vs Algérie
Soudan vs Zambie
Libye vs Rwanda
Maroc vs Guinée équatoriale
Mozambique vs Gabon
Bénin vs Burkina Faso
Togo vs Ouganda
Angola vs Afrique du Sud

CONMEBOL (10 engagés, 4 ou 5 places): le Brésil débute au Chili

Comme à chaque édition de la Coupe du monde, que le Brésil n'a jamais raté, la confédération sud-américaine opte pour la même formule pour désigner les qualifiés. Une poule unique, en matches aller-retour, dont les quatres premiers auront en main un billet pour la Russie. Le cinquième est qualifié pour un match de barrage inter-continental.

Contrairement aux années précédentes, les rencontres n'étaient pas pré-déterminées.

Ordre du tirage: Colombie, Chili, Paraguay, Argentine, Brésil, Equateur, Vénézuéla, Bolivie, Pérou, Uruguay
1e journée: Chili vs Brésil, Bolivie vs Uruguay, Argentine vs Equateur, Colombie vs Pérou, Vénézuéla vs Paraguay
 

CONCACAF (35 engagés, 3 ou 4 places): les USA avec Trinidad

Trois tours d'écrémage réduisent le contingent de vingt-trois à six. Ces six survivants rejoignent les six meilleures équipes au classement FIFA pour être divisés en trois groupes de quatre. Les vainqueurs de chaque poule ainsi que les deux meilleurs deuxièmes poursuivent leur route. Les six nations restantes sont réunies dans une poule unique, qui enverra trois équipes en Russie. Le 4e de la poule est qualifié pour un match de barrage inter-continental qualificatif pour le Mondial.

Troisième tour:

Curaçao vs Salvador
Canada vs Belize
Grenade vs Haïti
Jamaïque vs Nicaragua
Saint-Vincent et Grenadine vs Aruba
Antigua et Bermuda vs Guatemala

Quatrième tour:

Groupe A: Mexique, Honduras, Curaçao ou Salvador, Canada ou Belize
Groupe B: Costa Rica, Panama, Grenade ou Haïti, Jamaïque ou Nicaragua
Groupe C: Etats-Unis, Trinidad et Tobago, Saint-Vincent et Grenadine ou Aruba, Antigua et Bermuda ou Guatemala

AFC (46 engagés, 4 ou 5 places): le tirage effectué en 2014

Le comité exécutif de la zone asiatique s'est regroupé le 16 avril 2014. Au premier tour, les douze équipes les moins bien classées par la FIFA s'affrontent en matches à élimination directe afin d'arriver à 40 équipes encore en course. Viennent ensuite deux phases de poules (huit groupes de cinq puis deux groupes de six) qui offrent quatre billets pour la Coupe du monde 2018. Les deux troisièmes de la dernière phase de poules s'affrontent pour une place en barrage intercontinental.

Le deuxième tour a débuté au mois de juin.

OFC (11 engagés, 0 ou 1 place): le rêve tahitien

La Coupe d'Océanie des nations 2016 va servir en même temps d'éliminatoires pour le Mondial russe. Le vainqueur de ce tournoi, qui sera aussi qualifié pour la Coupe des confédérations 2017, aura validé son billet pour un barrage intercontinental, dont le vainqueur est qualifié pour la Coupe du monde 2018.

Les Samoa américaines, les Îles Cook, les Samoa et les Tonga s'affrontent à la fin du mois d'août dans un mini-tournoi pour déterminer le qualifié.

Groupe A: Tahiti, Nouvelle-Calédonie, vainqueur du mini-tournoi, Papouasie-Nouvelle Guinée
Groupe B: Nouvelle-Zélande, îles Salomon, Fidji, Vanuatu

Barrages: deux places à prendre

4e de la zone CONCACAF vs 5e de la zone ACF
1e de la zone OCF vs 5e de la zone CONMEBOL

mardi, 28 juillet 2015 11:19

Le feuilleton politico-familial des Le Pen se poursuit

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La justice se prononce ce mardi sur l'appel du Front national contre la suspension de son congrès. Un congrès postal qui devait supprimer le statut de président d'honneur de Jean-Marie Le Pen. Le Front national a été condamné en première instance à tenir un congrès physique, comme le recommandent les statuts du parti.

Jean-Marie Le Pen a déjà obtenu deux victoires sur le parti qu'il a cofondé : l'annulation de sa suspension en tant qu'adhérent, et l'annulation du congrès postal qui devait supprimer son poste de président d'honneur.

Quelle que soit la décision de la cour d'appel de Nanterre sur le poste de Jean-Marie Le Pen, ce mardi, il est peu probable que l'affaire s'arrête là.

D'après le député FN Gilbert Collard, pour Jean-Marie Le Pen, il s'agit là d'un ultime combat. Un combat pour sa place, mais aussi contre Florian Philippot, le numéro deux du parti, que Jean-Marie Le Pen a attaqué plusieurs fois, ouvertement, ces derniers mois, et qu'il accuse d'être à la manoeuvre dans la dédiabolisation du parti.

Le menhir défend sa ligne pour le FN, et ne veut pas perdre la face. Idem pour Marine Le Pen. Pour elle, l'enjeu est de taille : asseoir définitivement son pouvoir au sein du parti.

Malgré tout, régler vite cette question est dans l'intérêt de la présidente du FN. Un conflit prolongé avec son père pourrait menacer la campagne des régionales, en décembre prochain.

Lundi 27 juillet, lors d'un dîner avec la presse présidentielle, le chef de l'Etat français a précisé ses intentions pour 2017 : il ne sera candidat a sa réélection que s'il y a une baisse « crédible » du chômage « en 2016 ». Le compte à rebours a donc commencé. Au mois de juin 2015, toutes catégories confondues, le nombre de demandeurs d'emploi a diminué de 0,3 % par rapport au mois de mai. Encore insuffisant.

Les chiffres du chômage restent en berne, mais le président est toujours optimiste. Ce qui compte aujourd’hui selon lui, c’est le tassement de la progression du chômage, couplé à la reprise de la croissance. Cette dernière est encore insuffisante, certes, pour créer de l’emploi, mais François Hollande garde le cap et l’espoir de « faire diminuer le chômage suffisamment longtemps pour que ce soit suffisamment crédible ».

Ce n’est pas gagné, avoue pourtant le chef de l’Etat, qui mesure le pari et le risque pris. Mais pas de quoi affecter sa détermination. « S’il n’y a pas d’inversion de la courbe du chômage, je ne me représenterai pas en 2017 », réaffirme-t-il, en précisant pour la première fois un calendrier précis du bilan de son action. Pas en 2017 à la fin du quinquennat, mais dès l’an prochain. « C’est dans l’année 2016 que cette baisse crédible doit apparaître. Il faut qu’il y ait une baisse du chômage tout au long de l’année 2016 », explique le président. Il pourra y avoir des mois d'aléas, précise-t-il, mais M. Hollande s'attachera à observer la « chronique longue » de l'année.

Il ne s’agit « ni de fermeté ni d’audace », affirme-t-il, mais seulement de « la nécessité morale pour tenir ma candidature ». Mais de signifier aussi qu'il ne s'agira pas de revenir au niveau de chômage qu'il a trouvé en arrivant à l'Elysée. « Il est impossible de retrouver le niveau de chômage de 2012 », argumente-t-il. Et de rappeler pour contrer l'opposition de droite : « Il y a eu 1,5 million de chômeurs de plus depuis 2008. Depuis que je suis élu, il y en a eu 600 000. C’est-à-dire qu’il y en avait eu 900 000 avant moi. »

Barack Obama prononcera ce mardi après-midi un discours devant l'Union Africaine. Ce sera la première fois qu'un président américain en exercice s'exprimera ainsi devant l'institution panafricaine. Un moment d'ores et déjà qualifié d'historique.
 

Le moment, c’est certain, est historique. Marquera véritablement un moment charnière, important pour l’institution continentale et pour le président américain Barack Obama ? Il ne fait pas de doute que Barack Obama va vouloir profiter de cette tribune dans la salle plénière Nelson Mandela pour donner du relief à sa politique africaine. Une politique qui finalement jusqu’à présent ne comporte pas de grandes orientations novatrices ou de résultats particuliers depuis son investiture à la Maison Blanche.

Au-delà des questions d’actualité sur la paix et la sécurité, le président américain est attendu sur deux points principaux un peu plus généraux. D’abord le développement et l’économie pour lesquels les Etats-Unis sont évidemment des partenaires majeurs, même si aujourd’hui, ce sont bien les Chinois qui semblent les plus actifs en Afrique, avec des moyens très importants et des méthodes plus souples qui semblent bien convenir au continent. D’ailleurs, comme un symbole, le bâtiment de l’Union africaine, où s’exprimera Barack Obama, a justement été gracieusement offert, financé, construit par la Chine.

Ensuite, il sera intéressant de voir jusqu’où Barack Obama va aller sur les questions de gouvernance, de démocratie, de respect des droits de l’homme. Lundi, en parlant de l’Ethiopie, il a réclamé des progrès. Mais il a aussi trouvé des circonstances atténuantes au régime d’Addis-Abeba, qui est pourtant considéré comme un régime répressif, respectant assez peu les libertés individuelles. Beaucoup ont espéré davantage et ont été déçus. A voir si aujourd’hui, en prononçant un discours moins ciblé, s’adressant à tout le continent, Barack Obama pourra s’engager un petit peu plus sur ces questions.

L’armée tchadienne a affronté lundi 27 juillet des éléments de Boko Haram près de la ville de Baga Sola sur la rive nord du Lac Tchad. Un affrontement qui ressemble à une grande contre-offensive de l’armée tchadienne contre les islamistes, qui attaquent depuis samedi plusieurs îles du Lac Tchad.

Samedi 25 juillet, les islamistes ont commencé à harceler l’armée, attaquant plusieurs villages, Medi, Blarigi et même l’île de Fitiné, qui a été vidée de sa population.

Mais à chaque tentative, ils ont été repoussés par l’armée tchadienne. En se repliant, ils ont laissé ici des morts, là des villages incendiés. Lundi, c’est au sud de Baga Sola, à une vingtaine de kilomètres, qu’une colonne des éléments de l’organisation Etat islamique en Afrique de l’Ouest, ex-Boko Haram, a été interceptée.

Les échanges de tirs ont duré jusqu’à tard dans la soirée de lundi. Aucun bilan n’était disponible. Au cours de leur offensive, les islamistes se sont repliés en emportant une trentaine de personnes dont le sort était encore inconnu lundi soir.

■ Inquiétudes autour d'un projet de loi antiterroriste

Les associations de défense des droits de l’homme et les syndicats sont inquiets. Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le gouvernement tchadien a introduit une loi qu’ils jugent liberticide et demandent qu’elle ne soit pas adoptée en l’état.

Ce sont la Ligue tchadienne des droits de l’homme, l’Union des syndicats du Tchad et la section N’Djaménoise du syndicat des enseignants du Tchad qui se disent préoccupés à la lecture du projet de loi qui doit être discuté cette semaine à l’Assemblée nationale.

Adoum Mahamat Boukar, président de la Ligue tchadienne des droits de l’homme, craint le pire : « cette loi pose énormément de problèmes. Quand on parle de tout ce qui empêche le fonctionnement régulier du service public, ça veut dire qu’on porte atteinte au droit de grève, au droit de manifester ou bien à la lutte citoyenne d’une manière générale. Nous sommes très préoccupés par cette loi liberticide déposée sur la table de l’Assemblée nationale. C’est une loi anticonstitutionnelle. Donc c’est pourquoi nous demandons que ce projet de loi ne soit pas adopté en l’état. »

La semaine dernière, c’est l’opposition qui a protesté, expliquant que, telle quelle, le projet de loi portant lutte contre le terrorisme ne permettra même plus aux retraités de faire grève quand leurs pensions ne sont pas versées. « C’est un recul important des libertés publiques qu’il faut absolument éviter », a déclaré l’opposition.

Le président du Comité scientifique de la première conférence nationale sur le développement durable, par ailleurs conseiller spécial du Président Macky Sall, a appelé hier, lors d’une rencontre organisée à Dakar sur «Villes et territoires durables», tous les Etats du monde à coopérer pour faire face aux défis climatiques.

Le Sénégal peaufine son agenda climatique. Lors de la première édition nationale sur le développement durable ouverte hier à Dakar, des acteurs de la société civile, des environnementalistes, des urbanistes, des architectes, etc. se sont penchés sur le thème «Villes et territoires durables». Occasion pour le président du Comité scientifique de ladite conférence de constater que les défis climatiques sont une bonne base de refonder les fondements de la coopération internationale.  «Le climat est par essence, une ressource partagée. Même si l’objectif de la Cop 21 où on demande à ce que d’ici la fin du siècle, l’humanité ne dépasse pas 2 % de gaz à effet de serre, même si on est en deçà, il est évident que l’Afrique aura du mal à faire face aux problèmes liés au changement climatique, notamment à l’adaptation. C’est pourquoi nous pensons qu’il est important que la solidarité internationale puisse trouver de nouvelles bases à travers les défis du climat», a expliqué Dr Boubacar Mbodji. Il s’agit dit-il, d’une coopération axée sur le développement économique et social. Pour le Conseiller du Président Macky Sall, l’Afrique devrait s’organiser pour qu’en direction de la conférence sur le développement durable de septembre à New York, comme pour le sommet du climat à Paris en décembre 2015, ses Etats membres puissent parler d’une seule voix. A ses yeux, cela peut se faire par le biais de ses grands ensembles, c’est à dire la Cedeao, l’Union africaine, l’Uemoa. «Et nous le disons souvent. L’essentiel des jeunes quittent leur pays pour aller vers l’Europe, nous estimons qu’ils sont  des immigrés climatiques. Donc, nous avons tous intérêt, aussi bien le monde développé que l’Afrique, ensemble, à trouver des voies et moyens de faire face aux défis climatiques pour un développement plus harmonieux», a-t-il lancé. De l’avis de la Secrétaire générale du ministère de l’Environ­­nement et du Développement durable, le chef de l’Etat, avec l’ensemble du gouvernement, va valider l’ensemble des documents issus de ces trois jours de travaux. Considérant qu’ils vont obtenir les résultats escomptés, Ramatoulaye Dieng Ndiaye renchérit : «Le Sénégal se prépare à participer au Sommet de New York et sa contribution dans le cadre des pays les moyens avancés à prendre part à la conférence de Paris sur le changement climatique. Donc, nous espérons tirer le maximum de profits de ces travaux pour pouvoir enrichir tous ces documents que nous allons présenter à l’occasion de ces rencontres internationales.»

lequotidien.sn

Dakar a abrité hier, lundi 27  juillet la cérémonie d’ouverture de l’atelier de formation sur le droit international des pêches pour les Etats membres de la Commission sous régionale des pêches (Csrp) ainsi que  le Ghana et le Libéria. L’objectif de cette rencontre est d’outiller les participants sur les droits et obligations en vertu du droit international des pêches.
 
Pour améliorer la capacité juridique à conseiller leur pays respectifs sur les droits et obligations sur la gestion durable des pêches en vertu du droit international sur la pêche et pour mieux appréhender les besoins en ratification des instruments juridiques internationaux sur la pêche, un atelier  de formation de 3 jours s’est ouvert hier, lundi 27 juillet à Dakar, à l’intention des 7 Etats membres de la Commission sous régional des pêches plus le Ghana et le Libéria.
 
Selon Diénaba Bèye Traoré, Chef du département Harmonisation des politiques et des législations de la Commission sous régionale des pêches,  cette formation va mettre l’accent sur la manière dont les Etats pourront conseiller utilement et efficacement leur ministères en charge des pêches en termes de gestion des pêches, de conservation de la ressources et en termes d’encadrement juridique.
 
«On s’est rendu compte que dans la sous région, nous avons certes des juristes, mais ils ne sont pas  spécialisés en matière de pêche alors que ce secteur est très dynamique, donc très évolutif. Par contre, on a constaté également qu’au niveau international, du fait du dynamisme du secteur, nous avons de plus en plus des instruments qui sont adoptés par la Fao et les Nations Unies», relève-t-elle.
 
C’est pour cette raison, soutient-elle que cet atelier de formation a été organisé par la Commission sous régionale des pêches, en collaboration avec l’Administration océanique et atmosphérique nationale des Etats Unis d’Amérique  (Noaa) pour faire comprendre aux Etats les enjeux liés au secteur de la pêche afin qu’ils puissent conseiller les ministres en charge de la pêche.
 
Pour sa part, Oumar Gueye, ministre de la Pêche et de l’Economie maritime qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette rencontre a fait savoir que l’examen des cadres juridiques des États membres de la Csrp en matière de pêche maritime montre que quatre pays disposent de législations nationales sur la pêche adoptées depuis plus de dix ans. Il s’agit, dit-il,  de la Sierra Léone en 1994,  de la Guinée en 1995, de la Mauritanie en 2000 (modifiées et complétées en 2007) et du Ghana en 2002.
 
Aussi a-t-il souligné que le Cap Vert, la Gambie et la Guinée Bissau ont quant à eux adopté une loi cadre sur les pêches, respectivement en 2005, 2007 et 2011. En ce qui concerne le Sénégal, il a fait part aux Etats membres de la Commission sous régionale des pêches que l’Assemblée nationale a adopté le 30 juin 2015, le nouveau Code des Pêches maritimes qui, d’après lui, sera promulgué dans les tout prochains jours.

Le Quotidien.sn

L’irruption du Grand Parti dans le landerneau politique et les critiques acerbes de son leader Malick Gackou envers le Plan Sénégal Emergent (Pse) ne sont apparemment pas du goût de l’ancien ministre de la Gouvernance locale et responsable apériste à Mbour Omar Youm. En réplique aux sorties de l’ex-numéro 2 de l’Afp,  le directeur de cabinet du président de la République a tenu à apporter son recadrage sur les appréciations presque déplacées de celui-ci sur le Pse.
 
Omar Youm, le directeur de cabinet du président de la République n’a pas tardé à réagir face aux attaques de Malick Gackou remettant en cause le Plan Sénégal émergent (Pse) dans sa tournée nationale démarrée dans la commune de Nguékokh. En marge d’un meeting pour la massification de son parti organisé à Malicounda, il a fait savoir que le patron du Grand Parti doit revoir ses cours en économie; car il ne comprend pas comment après l’onction de grandes institutions financières sur ce projet ambitieux pour le pays, quelqu’un puisse s’ériger en pourfendeur. L’ancien ministre de la Gouvernance locale et responsable apériste à Mbour a invité ainsi Malick Gackou à méditer plutôt sur ses ambitions affichées pour Guédiawaye, pour voir réellement où il en est et qu’est-ce qu’il a fait du Guédiawaye Football Club et des entreprises qu’il a créées.
 
Sur le fonctionnement et les soubresauts dans les rangs de l’Alliance pour la République dans le département, Maître Youm a fait comprendre qu’il ne fallait nullement s’émouvoir du choc légitime des ambitions et des bruits liés à des batailles de positionnement. A l’en croire, il ne craint pas d’être cité en tant que responsable politique mais il le veut en bien car ceci est son sacerdoce.  
 
Tout en admettant comprendre en outre ce qui se passe comme les motivations et les mobiles qui poussent les uns et les autres à agir, Me Omar Youm prévient de sa capacité à pouvoir y faire face. Dans la foulée, il a fait part de la nouvelle orientation, de la citoyenneté de développement et des actions entreprises pour redresser le Sénégal. Et Me Youm de révéler que des efforts sont faits de manière dynamique pour financer des projets et répondre aux  préoccupations et aspirations des Sénégalais à travers des réalisations concrètes du pouvoir.
 
Sur les doléances soulevées par le maire de Malicounda, Maguette Sène concernant l’état des routes, la construction d’un centre de santé et d’un lycée moderne dans sa localité, le directeur de cabinet du président de la République a fait comprendre que des efforts vont être faits et des solutions trouvées. A noter par ailleurs que le second adjoint au maire de Malicounda, Pape Meïssa Faye du mouvement «Guem sa bopp» a déposé son baluchon à l’Apr dans le cadre de l’opération « zéro opposant à Malicounda».

Depuis son accession au pouvoir en 2012, le Président de la République Macky Sall décentralise les conseils des ministres dans les autres régions du pays. Lors de ces réunions, le gouvernement s’est engagé à allouer aux régions sillonnées une enveloppe importante pour booster l’économie locale. Au Total,  plus de 3000 milliards de francs Cfa ont été promis aux populations par Macky Sall et son gouvernement pour l’échéance 2012 et 2015. Une bonne partie de ces  promesses n’est pas toujours  réalisée au moment où certaines sont en cours d’exécution. A Sédhiou et à Diourbel,  les attentes des conseils des ministres décentralisés sont toujours inassouvies. Ce qui amène les populations et la société civile, déçues à dénoncer une flagornerie. A Ziguinchor, où des annonces ont été faites par le gouvernement de Macky Sall, les populations qui sont toujours dans l’attente, voient leur espoir s‘effriter. Par contre à Kaolack, Kaffrine et  Kolda où un démarrage timide des projets est noté, les premières réalisations naviguent entre le social et la réhabilitation des routes.
 
SEDHIOU : LES ATTENTES DU CONSEIL DES MINISTRES DELOCALISES TOUJOURS INASSOUVIES : Populations et société civile déçues, dénoncent une flagornerie
 
La région de Sédhiou a abrité le conseil des ministres délocalisé le 25 février 2015. Ce fut une tribune sur laquelle le plaidoyer général a abouti à l’annonce d’une enveloppe de 200 milliards de CFA pour la mise en œuvre d’un plan triennal d’investissement prioritaire. Au cinquième mois de ce rendez-vous, aucun des chantiers identifiés n’a fait l’objet d’un démarrage effectif(la pose des premières pierres des chantiers étant fixée au mois d’avril dernier). De la santé à l’éducation, l’agriculture aux infrastructures, les engins sont toujours au point mort. Pour une partie des populations et de la société civile les annonces ne sont que pure tromperie.
 
Le conseil des ministres décentralisé à Sédhiou le 25 février 2015 avait chiffré les besoins immédiats de la région à 200 milliards de francs CFA. En raison de l’état de pauvreté ambiante et inquiétante dans cette partie de la moyenne Casamance, estimé à 63,8%, le chef de l’Etat Macky Sall avait donné des instructions au Premier ministre Mouhamed Boune Abdallakh Dione à assurer le suivi des engagements inscrits en procédure d’urgence, compte tenue, dit-on, de cette situation de précarité maladive à Sédhiou. Pour l’essentiel, les chantiers devront être exécutés dans le cadre d’un plan triennal d’investissement et dont la pose des premières pierres devrait théoriquement se faire en  début avril passé. Mais cinq mois après l’expiration de ce deadline aucune brique n’est sortie des terres au niveau des différents chantiers annoncés.
 
Rappel desengagements
 
« La première phase de ce programme démarre par le projet de construction de la boucle du Boudié pour 48,8 milliards et le pont de Marsassoum pour 13 milliards. Ce sont les projets phares que nous allons démarrer en matière d’infrastructures d’amélioration de la connectivité et en matière de désenclavement de la région de Sédhiou », ainsi lisait le chef du gouvernement Mouhamed Boun Abdallah Dione le communiqué final du conseil des ministres délocalisé à Sédhiou. Et de poursuivre dans le domaine social « un accent particulier est mis sur le capital humain ; l’’Etablissement public de santé de niveau 1 de Sédhiou sera renforcé en attendant un hôpital régional de norme standard, l’amélioration de la couverture santé passe par la mise à niveau de l’établissement public de santé de niveau 1 de Sédhiou par le renforcement en médecins et de sages-femmes. 10 nouveaux médecins, 50 sages-femmes et 29 autres qui seront des itinérantes seront affectés cette année même dans la région. Il est programmé à compter de 2016 pour une enveloppe de 9 milliards la construction d’un hôpital régional à Sédhiou ».
 
Au sujet de l’éducation,  Mohammad  Boune Abdallah Dione a indiqué que « les 40% d’abris provisoires dans les écoles seront absorbés suivant un plan de mise à niveau. A ce jour c’est 1.166 abris provisoires sur 2.996 salles de classe. Le président de la République nous a donné des instructions et nous avons mis dans le budget dans le cadre du budget consolidé d’investissement (BCI) pour livrer les 18 établissements au plus tard en décembre 2016 ». Pour le volet des technologies nouvelles, un espace numérique ouvert (ENO)  de 200 places à hauteur de 500 millions de CFA devrait voir le jour, selon le ministre de l’enseignement supérieur et des nouvelles technologies.
 
A propos des édifices administratifs, le Premier ministre Cheick Boun Abdallah Dione a rassuré que « les locaux fonctionnels seront construits et pour les collectivités locales et pour l’administration centrale parce que l’Etat c’est aussi des symboles. C’est un nouveau commissariat de police, un tribunal de justice car on sait qu’ici à Sédhiou pour obtenir un casier judiciaire il faut se rendre à Kolda, le président de la République nous a demandé de mettre un terme à cela » avait rappelé le chef du gouvernement avec ironie.
 
Dans un tout autre domaine, le conseil des ministres a manifesté la volonté du gouvernement à engager un certain nombre de programme d’appui au développement à l’horizon 2017. Il s’agit, entre autres, du financement des femmes déjà décaissé à hauteur de 600 millions, l’emploi des jeunes dans les domaines agricoles communautaires et dans les 25 fermes aquacoles. 5.139 hectares des vallées anciennes vont être réhabilitées et aménagées dans le cadre du programme d’autosuffisance nationale en riz d’après toujours le chef du gouvernement qui ajoute que Sédhiou c’est aussi 4.000 hectares de nouvelles vallées et la réhabilitation de 4.000 autres hectares de vallées en amont du barrage de Diopcounda soit un cumul de plus de 13.000 vallées à aménager.  Aussi, le conseil rassure–t-il de la mise en œuvre d’un schéma directeur d’assainissement, de l’électrification à hauteur de 60%, des constructions de points d’eau et 350 hectares de zones aménagées concertées dont 25 ha à Goudomp et autant  Bounkiling dans le cadre de la restructuration de  l’habitat urbain.
 
Un village artisanal est annoncé courant 2015 ainsi que le centre de perfectionnement des artisans ruraux. En matière des loisirs et des sports, le Premier ministre Cheick Boune Mouhamed Abdallah Dione a souligné « la construction d’un stade municipal à concurrence de 200 milliards de CFA en attendant les études pour la construction d’un stade régional pour 1,5 milliards ».
 
Les annonces toujours pas suivies d’effets !
 
C’est le Premier ministre lui-même qui était officiellement attendu le 02 avril passé pour la pose de la 1ère pierre du stade municipal, mais ce fut hélas un poisson d’avril, avait-on fait observer avec sarcasme. Le jeudi 11 juin, c’est le ministre des sports Matar Bâ qui débarque à Sédhiou pour la pose de la première pierre du stade dont la réception est prévue dans les prochains sept mois. Certains observateurs de la scène politique locale font comprendre que cette descente de Matar Bâ sur Sédhiou s’explique par la présence, en son temps, de Idrissa Seck du Rewmi dans la région et qu’il fallait trouver un prétexte pour le détourner de la jeunesse avide de cracher ses quatre vérités sur le retard du démarrage des travaux. Le ministre de l’enseignement supérieur attendu pour le démarrage des travaux du centre ENO (Espace numérique ouvert) est désormais muet sur la question et silence autour des chantiers ci haut cités alors qu’ils avaient été annoncés avec la plus grande fanfare politique.
 
Sédhiou reste donc malade de ses infrastructures, n’est- ce pas ce qui avait fait dire à un ministre de la République que son grand père ne se perdrait pas dans les rues de Sédhiou  s’il venait à être ressuscité,  juste pour corroborer l’immobilisme géographique et socio-économique de cette contrée du Pakao/Balantacounda où l’enclavement est la chose la mieux partagé.
 
L’amertume des populations et de la société civile
 
Face à ces promesses sans lendemain, les populations et société civile crient à la flagornerie : « c’est impensable que dans un Etat qui se respecte, des engagements pris par un conseil des ministres ne soient traités avec tout le sérieux qu’il faut. Cela ne nous a pas du reste surpris car avant Sédhiou il y avait d’autres régions qui ont reçu des pluies de promesses jusqu’ici non tenues », fait remarquer Pape Cissé instituteur.
 
Saphie, une dame de Bounkiling, la cinquantaine bien sonnée déclare refuser de croire aux politiques mus par leur seul intérêt du moment : «nous sommes en parfaite phase avec les populations car venir trouver les populations sur place, rappeler leur seuil de pauvreté à 63% et leur promettre des choses qui ne seront pas tenues, c’est fouler au sol leur droit par abus » a déclaré Lamine Santé de la section locale de Amnesty International/Sénégal. Saliou Diallo du forum civil n’en dit moins « il suffit simplement de constater que dans les régions qui ont abrité le conseil des ministres délocalisés avant Sédhiou rien n’y est fait pour ne pas trop espérer des promesses faites ici. C’est dommage pour Sédhiou où tout est prioritaire comparativement aux autres collectivités régionales. Certes, le conseil départemental avait convoqué une réunion de mise en place du comité de suivi, ensuite ce fut le gouverneur de région mais à mon avis seule la société civile peut créer une synergie autour du suivi. Nous sommes dans la dynamique avec l’agence régionale de développement dans le cadre la promotion des droits humains et de la bonne gouvernance ». Dans la même foulée, les jeunes du cadre de concertation de Sédhiou sous la houlette de Idrissa N’diaye le coordonnateur dénoncent « des lenteurs inexplicables qui n’honorent pas l’image du gouvernement ayant effectué le déplacement sans ensuite donner du crédit aux engagements pris ». Au nom de l’association pour le développement de Sédhiou (ADS), le colonel de la gendarmerie à la retraite Sankoung Faty note seulement que « la cadence est timide cependant nous voyons des agents faire des relevés topographiques sur les routes ». Le responsable du bureau de la communication du conseil départemental de Sédhiou Morikéba Demba a fait observer que le président Boubacar Biaye avait souhaité réunir les acteurs concernés autour de l’enjeu du suivi, mais la mission a été finalement dévolue à la gouvernance, a précisé M. Demba.
 
 
DIOURBEL /VISITES ET PROMESSES DE MACKY SALL : Les populations attendent toujours
 
Dans le cadre du conseil des ministres décentralisé présidé par le Président Macky Sall au niveau de Diourbel ,un certain nombre de projets de développement avaient été retenus pour améliorer les conditions de vie des populations . Une enveloppe de près de  209 milliards avait été promise aux populations du Baol, mais jusqu’à présent, rien n’a encore été fait dans ce sens Ce qui fait dire à Ndawa Faye, mécanicien de son état, que les tournées économiques que le Président  Sall  est en train de faire, sont des tournées politiques. « Je pense que les promesses qu’il  a faites ne peuvent être réalisées. Il s’agit des tournées pour augmenter les  dépenses publiques .C’est vraiment du gâchis. Tout cela ne peut pas régler les problèmes des populations »,se désole-t-il.
Fallou Diop un jeune commerçant déclare « je crois aux promesses  .Si je vois que ces politiciens sont dans la bonne voie   ,je les suis mais si nous jugeons qu’ils sont en train de dévier ,je me démarque Il faut qu’ils se déplacement auprès des populations pour savoir leurs difficultés afin de  pouvoir trouver des solutions » .
 
Pour Magatte Diop 25 ans du quartier Medinaltoul, « nous ne croyons pas aux  promesses des  politiciens . Ces derniers font le tour des maisons sans pour autant faire quelque chose. Nous voulons qu’ils arrêtent de parler et se tourner vers le travail» .
Quant à  Modou Diop, agé de 16 ans habitant le quartier Grand Ndiourbel, il soutient qu’ il y a des gens qui sont véridiques, mais il y a d’autres qui ne font que des promesses.
Les populations sont divisés dans l’appréciation des différentes tournées et visites que le Président de la république ou certains leaders politiques sont en train de faire à travers le pays .Si certains pensent qu’il est normal que le chef de l’état se déplace pour rencontrer les populations locales pour s’imprégner de leurs difficultés en vue de proposer des solutions, d’autres soutiennent le contraire et estiment que les différentes promesses faites par ces politiques sont des propos de campagne et ne seront jamais réalisées .
 
Alioune Badiane enseignant dans à l’école élémentaire de Lamane soutient que « ces politiques sont à la recherche de voix C’est tout à fait normal .Il appartient aux populations et aux électeurs de faire de bons choix .L’essentiel pour moi est d’avoir des dirigeants qui gérer bien le pays de manière transparente  avec des hommes d’Etat. Il ne s’agit pas de faire la politique politicienne tout le temps , il faut avoir parfois comme en match de football, des pauses ,des mi-temps pour observer la situation du pays  qui est actuellement un peu difficile .Ils cherchent à joindre difficilement les deux bouts .Ce sont ces genres de problèmes qu’il faut régler »,lance-t-il .
 
Et de poursuivre « trop de politique tue même la politique,il faut qu’ils revoient leur manière de faire , de s’adresser aux gens et leur manière de gérer, que ce soit du côté de l’opposition comme du pouvoir. Il faut beaucoup d’éthique et de mesures dans toute les actions .Le Président est en train de faire des tournées, mais l’essentiel pour moi est qu’il aille aux chevets de ses populations en vue de régler leurs préoccupations .Pour l’opposition ;nous pensons que ce qu’elle fait est dans l’ordre normal des choses, car elle est à la recherche de voix pour conquérir le pouvoir » .
 
KOLDA : REALISATION DES PROJETS PREVUS PAR LE CONSEIL DES MINISTRES DELOCALISE : Certains chantiers en cours de réalisation
 
Le président l’avait dit : « il n’y aucun problème pour mobiliser les 204 milliards prévus pour kolda » au sortir du plus long des conseils des ministres décentralisés. En tout cas, le gouvernement avait retenu un programme d’investissement de 204 milliards 520 millions dans une période de trois ans et les choses allez commencer à bouger dans 2 mois. Avait déclaré le Président Macky Sall, tout juste à sa sortie de la rencontre.   Avant d’annoncer  sa décision de faire face au déficit en infrastructures  pour faire de kolda un pôle de croissance ouvert à travers un réseau de route et pistes rurales et le renforcement de l’offre en infrastructures socio-économiques. Des actions énergiques seront entreprises pour la préservation et la valorisation des ressources naturelles, la lutte contre la dégradation des sols avec une action particulière pour le développement  du capital humain, amélioration du cadre de vie, le soutien aux activités génératrices de revenues et d’une économie régionale plus structurée. Et un démarrage de l’étude du dragage du fleuve Casamance.
 
Depuis les choses bougent, même si certains élus regrettent le rythme  au moment où d’autres soutiennent n’avoir rien perçu.
 
Le président avait donné l’exemple, dans la vallée de l’Anambé pour la réhabilitation de 3104 ha et l’aménagement de 200 ha de bas fond et de vallée. La création de ferme agricole intégrée dans le projet d’emploi des jeunes. Les puits pastoraux et autres parc de vaccination vont être réalisés, a révélé le Président, ainsi que l’équipement des abattoirs de kolda. D’autres seront créés dans les autres départements. Achèvement de tous les chantiers en arrêt dans la région comme les chantiers de kolda  commune dans le cadre du programme de l’indépendance 2006. Le dragage du fleuve Casamance était dans sa phase étude.
 
Aujourd’hui sur le terrain, la bataille du désenclavement a démarré par le bitumage de certaines pistes Kolda – Saré Bidji- Thiety prés de 22 km qui ouvre beaucoup de perspectives pour Fataworo avec le Pndl. Ce tronçon va être poursuivi jusqu'à Sobouldé, villageois religieux. L’électrification de Thiety a commencé. Ainsi que l’installation d’un forage qui va toucher 12 villages. Le maire de Coumbacara aussi indique que la piste Thiedely Ngoky est en phase finale.
 
Le projet  pôle de développement de la  Casamance (Ppdc) va réaliser aussi la piste Pata – Kolda ainsi que Thianfara 6 Pakour dans le département de Vélingara. La mise en œuvre va démarrer incessamment, nous indique-t-on. L’autre projet de piste communautaire du programme national de développement local ( Pndl) va aussi réaliser 100 km de point criques ainsi que la boucle Ndorna Bourouco où les travaux sont en cours.
 
Des entreprises sont déjà sélectionnées pour l’axe Kolda – Fafacourou – Médina yéro foulah. De même que  Fafacourou – Dabo. L’axe Médina yéro Foulah Pata aussi est dans le lot.
 
Une deuxième phase de ce projet PdC va bientôt commencer et va concerner les pistes  Saré Hamidou Koulinto dans le département de Médina yoro foulah .Pour le département de vélingara ce sera Némataba – Frontiére Gambienne ainsi Kéréawane dans le Myf à la frontière avec la Gambie.
 
Pour les pistes, la liste n’est pas exhaustive. Des  activités comme le financement des femmes dans le réseau pour l’émergence, a aussi démarré. Des projets très avancés pour l’électrification de certains villages du département de Médina Yéro Foulay, ainsi que la mise en  œuvre du domaine agricole communautaire comme à Koulinto est à signaler. Les chantiers du MCC a comptabilisé dans l’enveloppe annoncée durant le conseil des ministres, sont en phase terminale pour ceux se trouvant dans la région de kolda.
Dans les activités d’appui économique, la vente des semences, des intrants et le matériel agricole est devenue une réalité. Le Pndl déroule aussi de micro projets qui touche l’ensemble de la région. Kolda, une des  premières régions en élevage ne dispose pas encore d’abattoirs modernes,  le Président avait prévu de réhabiliter celui-ci. L’appel d’offres est lancé , nous a-t-on indiqué. Concernant  le dragage du fleuve, les koldois ne savent pas encore si l’annonce de ces dernières sur ce dossier concerne le fouladou.
Un autre projet d’informatisation de l’état civil est en cours pour la municipalité de Kolda et de Diaobé comme teste avec le financement de Aecid.
 
Pour le maire de Wassadou dans le département de Vélingara Barsa  Soumboundou «  les réalisations sont très timides. Les choses ne bougent pas beaucoup chez nous, il y a un forage en travaux à Nianaw. Ce forage va toucher plusieurs villages ».
Le maire de Kaaba Diao de Bignaarabé regrette pour sa part  le retard dans l’électrification de la commune située à la périphérie de kolda et pourtant administrativement dépendant de Médina Yéro foulah.
 
 
PROMESSES ISSUES DU CONSEIL DES MINISTRES DECENTRALISEES : Ziguinchor toujours dans l’attente
 
La région sud allait complètement changer de visage et rivaliser d’avec les régions les plus nanties et les plus développées du pays  si la panoplie de promesses annoncées lors du conseil des  ministres décentralisé tenu à dans la capitale du sud étaient réalisées. Mais voila ; deux ans après ces annonces en fanfare  les populations toujours dans l’attente, voient leur grand espoir s’effriter Entre la région  sud  et   l’Etat en ce moment, c’est le  feuilleton  d’une  longue attente  des  populations  face aux nombreuses promesses qui se  joue.
 
Les annonces en grande pompe à coup de milliards avaient suscité beaucoup d’espoir chez les populations du sud qui sont en train de déchanter  petit à petit .L’attente devenue longue la concrétisation des multiples promesses issues du conseil des ministres décentralisé tenu à Ziguinchor l’espoir s’effrite pour ces populations .Les 360 milliards de francs CFA  pour la région ;annoncés par le chef de l’Etat lors de ce conseil des ministres tenu dans la capitale du sud en juin 2013, ajoutés au 23 milliards issus du Projet Pôle de Développement de la Casamance PPDC, restent invisibles du moins pour l’heure dans une région où les populations  continuent de  trinquer  .Conséquence ces  mêmes  populations s’en désolent, s’impatientent et prennent ces promesses comme une  rengaine  « politicienne » Si la cinquantaine de projets (54 projets ) pressentis pour  engloutir  ces 360 milliards promis à la région   tardent à prendre forme , la matérialisation d’autres mesures prises au cours de ce conseil des ministres décentralisé à ziguinchor reste quasi effective. Il s’agit de la réhabilitation du stade Aline Sitoé Diatta, l’achèvement de la construction du nouvel hôpital de la paix , deux  infrastructures inaugurées par le chef de l’Etat en personne, l’arrivée de deux nouveaux bateaux Aguéne et Diambogne réceptionnés à ziguinchor par le Président Macky SALL qui avait  fait de la Casamance un pôle prioritaire du tourisme. L’exonération des taxes dans le secteur du  tourisme, autre décision majeure prise par le chef de l’Etat qui n’avait pas manqué de faire  une  main tendue aux combattants du Mfdc le Mouvement des  Forces Démocratiques de la Casamance . Quelques années après  la tenue de ce conseil des ministres décentralisé Ziguinchor et ses populations piaffent d’impatience pour la concrétisation du chapelet de promesses agitées par le chef de l’Etat à ziguinchor. Une région sud meurtrie par plus de trois décennies de conflit et où tout est priorités.  Et face à la conjoncture qui étouffe la région qui se relève difficilement de son agonie économique , les populations fatiguées d’attendre se demandent à quand la concrétisation de cette série de promesses .Des populations qui exhortent les gouvernants de s’appuyer sur cette célèbre phrases selon  laquelle ;une bonne démonstration vaut  toujours qu’un  long discours
 
KAOLACK : Entre le social et infrastructures routières
Dans les régions de Kaolack, Kaffrine, et Fatick  où 250, 207 et 246 Milliards ont été respectivement annoncés, l’Etat semble plutôt militer en faveur de l’urgence.  La plupart des réalisations nées de ce programme spécifique à ces rencontres de planification délocalisée du gouvernement est souvent exécutée en fonction des besoins qui semblent les plus récurrents pour les bénéficiaires. Ainsi compte tenu de la cherté de la vie, et les difficultés des populations de se prendre en charge elles mêmes, l’Etat a surtout misé sur des interventions à caractère social.
 
D’abord parlant de l’agriculture, il s’est plutôt déployé à la subvention du matériel agricole, intrants et la commercialisation, mais également à la diffusion des bourses de sécurité familiale, la prise en charge médicale des populations par le programme de couverture en maladie universelle (Cmu) et le développement du réseau routier local, bitumeux et les pistes de production. Même si en matière d’accès des populations en eau potable,en énergie électrique, aux infrastructures socio-économiques de base de solides promesses ont été faites, il n’en demeure pas moins que les réalisations avancent à pas feutrés. C’est surtout au courant du mois de Juin dernier que les premières interventions dites lourdes ont commencé à faire leur apparition dans le programme exclusif de réhabilitation du réseau routier. C’est du reste le constat fait sur l’axe Dinguinray / Poste Keur Ayip, Keur Waly Ndiaye/ Sokone et Joal/Samba Dia/ Djiffer où les entreprises en charge de réalisation de ces routes sont déjà opérationnelles sur le terrain. A Kaffrine, concernant la bretelle séparant Kaffrine à Nganda (35 Kms), le maire de Nganda Baye Niasse Cissé que nous avons joint hier, au téléphone, fait apprendre que le dossier concernant ces travaux est à la phase de lancement des appels d’offre (Aof).

Sudonline

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