L’Installation d’une base Américaine au Sénégal est un choix lucide, pragmatique et nécessaire C’est le résultat  d’un calcul intelligent et d’une  mûre réflexion. La position géographique de notre pays dans le monde est unique. Elle a une importance capitale. Face à l’Océan atlantique, Dakar est situé à 5000km de l’Europe, à 6000km de l’Amérique et à 6000km du Cap (Afrique du Sud). La pointe du cap vert  est le centre d’une circonférence de 12000km de diamètre. C’est  un camp de base qui peut couvrir toute l’Afrique par un para pluie de protection par radar laser et par un satellite géostationnaire de surveillance. Dakar est une plateforme giratoire de défense et de sécurité préventive pour l’Afrique.  Sur le plan d’une défense transafricaine et intercontinentale le Sénégal occupe une position géostratégique d’une importance primordiale. C’est un site militaire idéal, résultat d’un choix éclairé et judicieux.

L’installation d’une base américaine redonnera au pays son image et son rayonnement d’ancienne capitale de l’ex AOF. Elle permettra  de faire des interventions urgentes et rapides dans la sous/ région. Dans l’hypothèse d’une guerre internationale, les états unis auront la capacité de contrôler une vaste zone qui s’étend de l’océan atlantique à l’Océan Indien. Cette possibilité de protéger l’Afrique à partir d’une base  installée à Dakar sera un honneur et une fierté pour le Sénégal. Elle permettra d’avoir avec les états unis des relations de confiance et des accords de coopération de défense privilégiés. L’implantation d’une base militaire a obligatoirement des retombées économiques avec des possibilités d’emploi, des revenus de service, d’entretien et  de consommation des troupes dans tous les domaines de la vie économique. Il faut noter que le Sénégal n’est pas le seul pays en Afrique et dans le monde où les états unis ont installé leurs bases.

En cas de mobilisation au cour d’un évènement tragique dans le périmètre de l’Afrique, il sera plus facile, plus pratique et à coût réduit pour les américains d’intervenir à partir d’une base située à Dakar, à Bamako ou à Abidjan au lieu de faire appel à une base située en Floride (USA), à Okinawa (Japon) ou à une base située  à Guantanamo (Cuba). L’implantation des bases militaires  étrangères à travers le monde est la manifestation d’une rivalité permanente entre les grandes puissances depuis  la guerre froide à  nos jours. C’est un partage pacifique et civilisé du monde à froid. ( Avis pacem para bellum, En temps de paix, il faut  préparer la guerre). Sans les bases intercontinentales géostratégiques l’Allemagne, le Japon et l’Italie auraient dominé le monde. Que seraient devenus les Européens aux petits cranes et les noirs un début de charbon en puissance, jugés comme des races inférieures par les régimes nazis et fascistes ?

Dans ce monde de plus en plus interdépendant  chaque état a le droit d’avoir des intérêts et a le droit  de les défendre. Les bases comme tous les contrats ou les conventions doivent être négociés par les états  avec dignité. Leurs conditions d’installation sont librement déterminées par les états d’accueil dans des cahiers de charge. La nature et la règle, il s’agit  de contrats donnant-donnant, de concessions ou de baux emphytéotiques qui ont en principe des contreparties financières. Aussi, ils peuvent contenir des secrets d’état.

Installées dans des états souverains, les bases ne sont jamais imposées. Elles ne peuvent jamais exiger une soumission ou une allégeance du pays d’accueil. Autant un état souverain ne fait jamais  allégeance à une ambassade étrangère, autant il  ne fait jamais allégeance à une base étrangère. Elles se négocient librement. Et chaque partie y défend librement ses intérêts jusqu’à l’accord des volontés libres. Voilà un petit  aperçu sur les bases implantées hors de leurs territoires nationaux.

Vive la coopération de défense entre les nations libres, vive la démocratie et la liberté

Le 02 Janvier 2014

LE TRIBUN DE DIAPHARE

NB : La France avait été critiquée « de défendre ses intérêts et ses ressortissants sous prétexte de défendre les populations du Mali et de la RCA ». Aujourd’hui, tous les Sénégalais sont heureux de voir que l’état  défend ses ressortissants installés en République Centrafricaine et leurs intérêts. Ce n’est pas une nouvelle doctrine mais un droit politique naturel. Et quoi de plus normal ?

La fête du Printemps en Asie, le Divali en Inde (fête des lumières). Les hindous célèbrent l’arrivée du printemps pendant 2 jours en se jetant de l’eau mais surtout des poudres colorées pour : honneur à la vie et à l’amour

.Le  carnaval qui est d’origine chrétienne est une fête d’avant l’abstinence de 40jours du mois de carême. Les grands carnavals connus dans le monde sont Sao Paulo,  Récif, Bahia et bien sûr Rio de Janeiro

Les musulmans célèbrent l’aid del kebir , etc ; alors que les Juifs fêtent surtout le Pourim ie le miracle qui les a sauvés.

Le fête est normale, elle permet de remettre les compteurs à zéro, de se défouler pour oublier ou noyer les peines avant  une nouvelle saison ou épreuve, etc.

On pourrait même dire que ce moment cathartique est un rite de passage. La fête permet aussi d’apaiser les esprits et la fête  masquée est l’autorisation de toutes les libertés, voire toutes les attitudes licencieuses et refoulées par l’éducation.

Jean DUVIGNAUD, sociologue a souvent écrit sur l’aspect bénéfique de la fête et son aspect thérapeutique.

«  Au fur et à mesure de l’histoire-historique, des croyances religieuses, et des activités économiques  de nouvelles fêtes sont apparues. Au départ, ce sont surtout les besoins économiques qui ont poussé les hommes à êtes inventifs. Ainsi le carnaval béarnais est réapparu dans les années 80 pour attirer les touristes. La  fête des Mères est une invention commerciale, pure et simple, pure et simple… D’autres fêtes qu’elles soient collectives ( carnaval,  danse traditionnelle, puis concert de rock, jazz, etc) ou individuelle ( anniversaire, naissance, etc) donne l’occasion  à l’individu d’extérioriser  sa révolte envers la société. La fête considérée comme exutoire aux tensions  intérieure de l’Homme a toujours existé et a été transmis comme principe Elle permet dans ce cas de renseigner la collectivité ou les dirigeants ( quand  ils écoutent) sur les récriminations  de tout un groupe, souvent jeunes qui exigent  d’autres données puisqu’ils vivent  dans le futur, et qui savent que les présentes ne peuvent répondre à leurs besoins vitaux »

On en fête pas noël, tous les jours, ni son anniversaire.  Aujourd’hui la fête est noyée dans l’alcool, on ne sait plus s’amuser et voici les excès C’est à ce propos que je vais parler de Noël et du nouvel an

Noël fête religieuse est devenue trop commerciale, un  excès de scintillements éblouissants qui cachent le mystère de l’humilité de Dieu,  alors que celle-ci nous invite à l’humilité et à la simplicité comme le disait le Pape  Benoit XVI.

Il est vrai que la fête au sens noble du terme ne peut se détacher  du créatif, il y a une mise  en scène, on recrée des psychodrames  de la vie ordinaire, ou la joie.

On savait faire des fêtes traditionnelles en Afrique et dans les autres pays du monde, c’était à l’époque de la simplicité, fête de la moisson, grade circoncision chez les diolas, etc

Qu’en est-il de noël aujourd’hui dans le monde et surtout en Afrique ?

Cette fête permet en principe; les retrouvailles avec la famille et les personnes alentours, d’être serviable, partager en se souciant de l’autre

Pétards, lumières, feux d’artifices, consommation extrême pourquoi faire ?  Pour célébrer la force, le pouvoir ou célébrer la nativité ?  Non il s’agit de se montrer sa puissance regardez dans les pays arabes  ou le gigantisme est devenu une vertu.

Si le pays allait bien, si le peuple mangeait bien, oui ce moment d’exubérance pourrait être toléré.

Mais dans nos pays ou le taux de musulmans frise les 80% Noël se fête plus que dans certains pays chrétiens. On ne comprend plus cette démesure. Est-ce de l’argent propre ? On peut s’interroger sur ce qui commanderait cette démonstration de richesse ou d’opulence.

Dans les pays pauvres on voit une débauche de dépenses, d’orgueil,  alors que le reste du temps on ne se soucie même pas de l’autre  pourvu qu’il crève et laisse la place aux nantis.
Certains pays africains dépensent des fortunes  pour marquer le coup. A notre avis ces sommes d’argent auraient mieux servies dans les poches des pauvres même s’il est évident que faire rêver Noel n’est pas une fête de faste , c’est une fête religieuse ,  fêtes des dons, pour imiter Dieu qui s’est donné Lui-même aux hommes. Malgré les temps difficiles, certaines personnes dépensent sans compter quitte à ridiculiser les pauvres, alors que la Célébration de Noël nous rappelle que Dieu ne cesse de répandre dans le cœur des hommes des sentiments de paix, d’amour et de confiance

Aujourd’hui les fêtent religieuses devraient retrouver le vrai sens pour relier les uns aux autres.

Tout excès est nuisible et une fête, fêtée dans la simplicité est bien vue et souhaitée.

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Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon demande un renfort de 3 000 hommes en Centrafrique. Il estime que les troupes françaises et africaines déjà sur place ne sont pas suffisantes. Il a présenté devant le Conseil de sécurité un plan d’urgence pour la Centrafrique.
 
Avec notre correspondant à New York,Karim Lebhour
 
Tenir le terrain en attendant l’arrivée des casques bleus, tel est l’objectif du plan présenté par Ban Ki-moon. Le secrétaire général de l’ONU propose que toutes les forces en présence, françaises, africaines ou européennes, soient placées sous un seul commandement avec pour tâche d’empêcher les massacres de civils. Ban Ki-moon a appelé toutes les capitales européennes pour leur demander de faire un effort supplémentaire, en hommes et en matériel.
 
Ce plan a aussi pour but de vaincre les réticences de l’Union africaine à ce que la Misca cède la place le plus rapidement possible à une force de l’ONU. Le secrétaire général propose un « paquet » financier de 40 millions de dollars pour les soldats africains. La priorité doit être d’aider la Misca, dit l’ambassadeur tchadien Mahamat Zene Chérif.
 
« Je pense qu’il est bon qu’on puisse donner le leadership aux Africains dans la mesure où, malgré leurs moyens limités, les Africains essaient quand même de se prendre en charge. Et je pense qu’il n’y a pas de contradiction entre ce que propose l’Union africaine et ce que pensent faire les Nations unies. Les efforts sont complémentaires », considère Mahamat Zene Chérif.
 
L’ONU propose également de payer les policiers, juges et gardiens de prison qui reprendront le travail, pour rétablir les services de base de l’État centrafricain.
 
Le patron de Sangaris en visite à Bouar
 
Le général Soriano est arrivé à Bouar ce jeudi accompagné d’une délégation centrafricaine. Avec la ministre du Commerce Gertrude Zouta, il s’est ensuite rendu à Beloko, à la frontière camerounaise, où Sangaris est arrivée 48 heures plus tôt pour sécuriser la route. Il est ensuite revenu à Bouar pour rencontrer les autorités locales, les forces vives de la ville, et répondre à leurs interrogations. À la question « Vous êtes là pour combien de temps ? », le général Soriano répond : « On reste le temps nécessaire. Par exemple, à Bossangoa, nous avions décidé d’y rester une quinzaine de jours. On y est restés deux mois. »
 
Désarmer, sécuriser l’axe Cameroun-Bangui et protéger les populations musulmanes, telles sont les priorités de la force Sangaris dans l’ouest du pays où elle poursuit son déploiement. Elle est aidée pour cela de la Misca. Mais la mise en place des nouvelles forces de défense et de sécurité de Centrafrique se fait attendre. « Les nouveaux policiers et gendarmes ne sont pas arrivés à leurs postes et cela je le dis également pour les militaires qui aujourd’hui refusent de se regrouper parce que leurs chefs de corps ne sont pas encore à leurs postes alors que les nominations ont été faites depuis un bon moment », rouspète le préfet, Augustin Yangana Yahote.
 
Faut-il aussi armer les douaniers ? Comment empêcher les incursions de groupes armés étrangers en RCA ? Peut-on instaurer un couvre-feu à Bouar comme c’est le cas à Bangui ? « De manière générale, tout est à reconstruire dans ce pays. Il faut qu’on y aille avec méthode et puis on va continuer », répond le général Soriano.

Rfi

vendredi, 21 février 2014 09:14

Premier ministre

Écrit par

Par Ichrono : Un bon Premier ministre, il conduit le gouvernement, traduit en actes la vision du Président de la République. Egalement, il doit être, un bon fusible pour celui  qui est communément appelé le premier des Sénégalais.Les choses vont mal, le Premier ministre est un exutoire de choix pour toutes les récriminations. Et quand les difficultés atteignent un seuil délicat, il saute afin de susciter de nouveaux espoirs. C’est le cas pour Abdoul Mbaye. A dire vrai, il avait le profil de l’emploi. Réputé bon banquier, il était moins bien préparé pour occuper un poste politique.

En politique, comme en démocratie, l’avis du moins bien informé dans un domaine précis mérite une attention singulière. Il a droit à une réponse à la limite de son niveau de compréhension. Abdoul Mbaye était souvent agacé par la rumeur publique, les questions mal informées. Il n’avait pas un bon niveau de wolof, ce qui est une faute. Car ce n’est pas en français qu’on s’adresse au peuple, qu’on peut le séduire, le rassurer.

Il n’a pas manqué de dire la vérité aux habitants de Dakar qui vivent dans les zones inondables comme Viviane Wade l’avait dit en son temps. Ce n’est pas normal de s’installer dans les bas-fonds. C’est vrai. Mais cela règle-t-il le problème ? Non. Ils attendaient un discours sur des mesures transitoires et durables pour les sortir de ce pétrin. Devant, les députés, lors de sa déclaration de politique générale, il s’est très vite emporté quand on lui rappelé son passé de banquier qui a eu à gérer l’argent du dictateur tchadien Hissène Habré. Pour la diminution du prix des denrées de première nécessité, il a également été très catégorique : il n’est pas possible de faire mieux.

Dernièrement, avec la pression constante sur lui, il a pris beaucoup de libertés par rapport à ses prérogatives et sur l’ascendant de Macky Sall. Un président déteste une dualité, même sourde au sommet…

N’y ajoutons pas l’atmosphère globale de malaise. Elle traduit des attentes vaines et une certaine crispation de l’espace social. Quoiqu’en pensent les savants économistes, l’argent ne circule pas autant qu’il l’a été au moment de la chute du régime libéral de Wade. L’économie est tenue, en partie, par les investisseurs. Avec la rigueur ambiante dans l’exercice des comptes publics, ces derniers ont besoin d’être un peu plus rassurés. Non, nous ne sommes pas dans un pays de voleurs même si nous en avons de grands, de très grands.

Par ailleurs, la diminution symbolique du prix de certaines denrées n’est pas assez déterminante si les revenus n’augmentent pas. De grands projets bien ficelés feront du bien au peuple. Après plus d’une année d’exercice, les promesses ne remplissent plus les bols. Il faut faire mieux. Et vite.

Le nouveau Premier ministre voudrait bien accomplir ce dessein. Aminata Touré compte accélérer le chrono. Elle a réussi à le faire dans le cadre de la traque des biens mal acquis. Ce n’était pas évident.Malgré sa promotion, elle perd un certain confort. Car le poste de Premier ministre est plus exposé. Le charme spontané de leader féminin résiste difficilement à une cristallisation des frustrations. Le nouveau Premier ministre devra manœuvrer dans un océan, bientôt déchaîné par la demande sociale, qui a besoin d’actes qui rassurent pour retrouver une houle quiète. Pas de répit ! Le peuple traque les bons points du niveau de vie comme Aminata Touré, les biens mal acquis.

Maam Samba

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Toutes les structures de l’Alliance pour la République (Apr) au niveau des départements de Ziguinchor et de Bignona étaient conviées ce week-end à des rencontres d’évaluation de la situation du parti en perspective des prochaines élections locales prévues en juin 2014. Mais si dans le Fogny la section départementale a décidé de rester soudée derrière le ministre-conseiller Abdoulaye Badji, c’est tout le contraire à Ziguinchor où les passions continuent de se déchaîner entre les tendances du ministre de la Jeunesse, Benoît Sambou et celle de l’administrateur du Fongip Doudou Kâ. Ce qui, selon le superviseur Oumar Youm, sera tranché par le Président du parti Macky Sall.

Ce samedi à Bignona des arguments ont été avancés par des militants et des responsables apéristes du département qui, pour dénoncer le manque de concertation, de démocratie dans le parti, et d’autres pour inviter le parti à aller seul aux prochaines élections locales. Mais au finish, c’est toutes les structures de la section départementale de Bignona qui ont décidé de rester soudées, de manifester leur unité derrière leurs responsables départementaux et communaux qui ont à leur tête le ministre-conseiller Abdoulaye Badji.

Lors de cette assemblée générale d’évaluation de la situation de leur formation au niveau local, organisée ce samedi au siège de l’Apr et présidée par le superviseur du parti, le député Souaré, les responsables ont passé en revue les réalisations du régime en place en faveur des populations sénégalaises et notamment celles casamançaises. pour le directeur général de l’Anrac Moustapha Lô Diatta, le député apériste du Boulouf, le candidat à la mairie de Bignona, Ernest Abou Sambou, le ministre-conseiller Abdoulaye Badji, le message a consisté à informer les militants sur les enjeux des prochaines joutes électorales, et à leur faire comprendre que le parti reste toujours debout pour gagner ces élections prévues le 29 juin 2014.

L’unité magnifiée à Bignona

pour rassurer le superviseur de l’Apr sur leur volonté de remporter les 19 collectivités locales du département de Bignona, les responsables de la section départementale ont tous proclamé l’unité du parti magnifiée par le rappel des troupes et la grande mobilisation notée lors de cette rencontre d’information. Car, à les en croire, «les conditions de la victoire, c’est l’unité et la mobilisation». Ce qui avait de quoi réjouir le ministre-conseiller Abdoulaye Badji et le député Souaré, superviseur de l’Apr, qui ont magnifié cette mobilisation, l’unité et la discipline dont ont fait montre les militants lors de cette rencontre. Ce dernier a en outre, face à la presse, exhorté les responsables et les militants apéristes du département de Bignona à œuvrer dans la voie de la concertation et de l’unité pour de belles victoires au soir du 29 juin 2014.

Ziguinchor à l’écoute de Macky Sall

L’unité ! Ce même son de cloche a retenti dans le département de Ziguinchor où Oumar Youm, le ministre de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales, était envoyé par la direction de l’Apr pour une réunion d’information de leur formation mais pour également arrondir les angles entre les différentes tendances notées au niveau dudit département.

Seulement à Ziguinchor où la formation apériste est ballotée au rythme de fréquentes dissensions et une guerre de leadership, le ministre Oumar Youm, avec sa casquette de superviseur et de médiateur et qui a consacré 48 heures pour tour à tour rencontrer le camp des principaux responsables apéristes locaux, a pu constater de visu les fissures provoquées par ces luttes internes. Des querelles et des dissensions que le ministre et responsable Benoît Sambou a rejetées lors de la rencon­tre entre sa base et le superviseur du parti au niveau de son siège sis au quartier Néma. Tout en rejetant toute idée de division, Benoît Sambou a indiqué qu’en tant que coordonnateur de l’Apr au niveau local, il ne saurait laisser l’image d’un parti divisé. Le ministre de la Jeunesse se dit toutefois prêt à aller rencontrer d’autres responsables apéristes tels le recteur Courfia Diawara et l’administrateur du Fongip, Doudou Kâ qui, dit-il au passage, n’est pas membre de l’Apr mais dirige plutôt, selon lui, un mouvement. Cette initiative de Sambou est loin d’enchanter les proches et partisans de Courfia Diawara qui, depuis la main tendue de Benoît Sambou au maire centriste Abdoulaye Baldé, dénie toute responsabilité à l’Apr au niveau local au ministre de la Jeunesse.

«Un contexte très difficile à Ziguinchor»

Quant à Doudou Kâ, il a sonné la grande mobilisation ce dimanche lors de sa rencontre avec Oumar Youm, le superviseur de l’Apr, dans un hôtel de la place. Une rencontre aux allures de meeting politique et qui sonne, pour lui, comme une réponse à Benoît Sambou. Fort d’ailleurs de cette forte mobilisation et du  soutien de l’ex-député libéral du Kassa Sékou Sambou, de l’ex-sénatrice Rouguy Barry, des Socialistes de la commune et de plusieurs responsables politiques locaux de l’Apr et des autres formations politiques de la région de Ziguinchor, l’administrateur du Fongip, candidat déclaré à la mairie de Ziguinchor pour les prochaines locales, a tout bonnement invité à son tour le ministre de la Jeunesse Benoît Sambou à se ranger derrière lui pour le triomphe de l’Apr en juin 2014 et du Président Macky Sall en 2017. «Weddi guis bokkou ci», a-t-il lancé à l’endroit du superviseur Oumar Youm. «Nous sommes dans un contexte très difficile lié au choc des ambitions à Ziguinchor», lancera à son tour le ministre de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales Oumar Youm.

Dans son intervention, le superviseur du parti a invité les responsables locaux de l’Apr à promouvoir la dignité et le travail au détriment des combats fratricides qui sont funestes aux intérêts du parti et divisent les familles.  Et quand il y a division dans une formation politique, ce sont les militants qui en pâtissent les premiers. Et à cet effet, Oumar Youm a exhorté les responsables apéristes à ne pas décevoir le Président Macky Sall qui porte beaucoup d’espoir, a-t-il dit, pour la Casamance. Et de citer le Pôle économique de la Casamance, un programme de 23 milliards de francs Cfa et qui n’existe nulle part, selon lui, au Sénégal. «La victoire pour les prochaines Locales est presque assurée car le potentiel, l’engagement des militants est là. Mais il vous reste à parfaire l’organisation, il vous reste à terrasser les démons de la division», a-t-il lancé à nouveau à l’endroit des responsables locaux.

Mais Oumar Youm se dit confiant car toutes les toutes les divisions politiques trouveront tôt ou tard, a-t-il dit, des solutions autour d’une table au sein de l’Apr. «Les esquisses de victoire sont réelles car le travail de terrain a été fait. En atteste cette forte adhésion notée aujourd’hui. Mais nous ne sommes pas venus pour choisir le coordonnateur ou le futur candidat à la mairie. Le choix des maires pour les grandes villes revient au Président Macky Sall», dixit Oumar Youm qui a plaidé pour un code de bonne conduite et pour l’union des cœurs et des esprits.

Dans la foulée, le superviseur de l’Apr a donné des instructions à l’administrateur du Fongip et les autres responsables du parti à adhérer à ces deux résolutions fortes : manifester leur ancrage à l’Apr et derrière le Président Macky Sall et à s’asseoir autour d’une table pour aplanir les dissensions.

lequotidien.sn

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Face aux bailleurs de fonds hier, le Premier ministre  Aminata Mimi Touré a décliné, avec l’apport de certains de ses ministres, les grands axes des objectifs qui lui ont été assignés par son chef. Un exercice facilité par la matrice de suivi-évaluation établie par son gouvernement.
 
La matrice de suivi-évaluation, élaborée par les services du ministère du Plan, permet de donner suffisamment de détails de l’action à mener, et d’orienter leur budgétisation et les moyens à y consacrer. Ce travail a semblé avoir pris de court les partenaires techniques et financiers. Ces derniers, notamment les représentants de la Banque mondiale et du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), ont considéré que cet instrument d’évaluation est unique au monde et l’ont dit au chef du gouvernement.
 
Les bailleurs estiment qu’elle permet de donner une grande crédibilité à l’action des différents partenaires et de faciliter les différentes interventions ainsi que leur pertinence. Le représentant du Pnud a salué cette matrice et déclaré que les organisations internationales pourraient s’en inspirer et en « vendre » le modèle à d’autres pays d’Afrique ou d’ailleurs.
 
La Banque mondiale s’est engagée à appuyer la mise en œuvre des objectifs de la matrice de suivi-évaluation. Le Sénégal lui-même a été encouragé à reproduire ce modèle de suivi-évaluation au niveau des différents ministères.

Senegal-business

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L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS-Jappo) a demandé jeudi au gouvernement de veiller au déblocage total et immédiat de 7.160 tonnes d’oignon et d’un tonnage de sucre se trouvant au port de Dakar.
 
“A ce jour, 7.160 tonnes d’oignon dûment autorisées à êtres importées sont bloquées au port de Dakar, alors que l’Etat n’autorise que la mise en consommation de 4.000 tonnes. Cela veut dire que 3.160 tonnes seront avariés si aucune solution urgente n’est trouvée”, a averti Tamsir Ibrahima Niane, premier vice-président de cette association d’opérateurs économiques.
 
Un document remis aux journalistes lors d’une conférence de presse de l’UNACOIS-Jappo indique que “la consommation journalière des ménages sénégalais en oignon est évaluée à 511 tonnes, ce qui montre que les 7.160 tonnes bloquées d’oignon au port de Dakar couvrent seulement 14 jours” de consommation.
 
“Cette politique donne lieu à une pénurie”, a signalé M. Niane, en parlant du gel des importations d’oignon par le ministère du Commerce, de l’Entrepreneuriat et du Secteur informel.
 
“Et les ménages sénégalais ressentent déjà une hausse des prix de l’oignon”, a-t-il ajouté, laissant entendre que l’augmentation des prix est la conséquence de l’incapacité de la production locale à couvrir les besoins de consommation.
 
Il estime qu’il est “urgent d’établir un nouveau système de gestion des importations et de trouver une solution consensuelle et durable à ce problème”.
 
Mame Bouh Diop, l’un des responsables de l’UNACOIS-Jappo, a par ailleurs indiqué que “l’approvisionnement du pays en sucre est confronté à beaucoup de problèmes, dont le règlement définitif incombe essentiellement à l’Etat”, qui doit “garantir un commerce juste et équitable”.
 
“Conformément au quota délivré aux commerçants, un tonnage important légalement autorisé par la Direction du commerce intérieur est encore bloqué au Port autonome de Dakar, à la charge de nos membres, qui continuent de payer des frais de magasinage”, a-t-il déploré.
 
L’UNACOIS-Jappo estime que l’Etat doit “assumer toutes les conséquences que cette situation arbitraire pourra engendrer”.
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Sa réaction était très attendue sur les conclusions du rapport de la Commission présidée par le Pr Ahmadou Makhtar Mbow sur la réforme des institutions. Le Président Macky Sall a profité de sa rencontre avec les ressortissants sénégalais installés en Chine pour asséner ses vérités. Il prendra le temps d’étudier le rapport déposé par le Pr Mbow et après les élections locales, il en prendra ce qu’il jugera nécessaire. Pour l’heure, il considère que le temps n’est pas à la polémique.

Le Président Macky Sall s’est montré hier à Pékin, devant la communauté de ressortissants sénégalais installés en Chine, très agacé par la polémique qui a surgi, à la suite de la remise du rapport de la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri) présidée par le Pr Ahmadou Makhtar Mbow. Le chef de l’Etat ne comprend pas l’effusion des passions sur le travail réalisé par la Cnri et invite ses compatriotes au calme et à la retenue. Pour lui, la question est on ne peut plus simple : «J’ai mis en place par décret, une Commission chargée de réfléchir sur la réforme des institutions. La commande que j’ai faite m’a été remise, je l’examinerai, je l’étudierai et je prendrai ma décision.» Le Président Sall ne semble pas vouloir se presser : «Il n’y a pas de pression quelconque à faire, il n’y a pas de temps ou de délai à m’impartir, après les élections locales, je prendrai sur les conclusions de la Cnri ce qui est conforme à ma vision et aux intérêts du Sénégal.»
 
Ceux «qui réagissent devraient attendre que  je prenne connaissance des travaux»
Le Président Sall estime avec insistance que «les différentes personnes qui réagissent devraient attendre que  je prenne connaissance des travaux, que je finisse de les étudier et d’y prendre ce qu’il y a de meilleur pour le Sénégal». Alors, a-t-il poursuivi, «pourquoi s’époumoner, se passionner pour rien du tout ?» Le président de la République ne s’empêchera pas pour autant d’expliquer à ses compatriotes venus de Pékin, de Guangzou, de Siyu et de nombreuses autres provinces chinoises, qu’il veillera à ce que la stabilité du pays soit préservée. «Je veillerai à ne pas mettre en place un système politique qui menacerait cette stabilité. Nous avons des institutions qui fonctionnent, l’élection et la légitimité du président de la République ne souffrent d’aucune tache. L’élection a été transparente et sincère et le président de la République jouit d’une légitimité populaire absolue.» Macky Sall indique que pour cela, il a déjà donné assez de gages : «J’ai décidé moi-même de réduire de deux ans mon mandat, qui était prévu pour sept ans. Aucun chef d’Etat au monde n’a eu à faire cela !»
Macky Sall demande notamment à ses partisans et autres militants de son parti de garder leur calme : «Nous cherchons à renforcer la démocratie. Je demande à mes partisans de ne polémiquer avec personne et de ne critiquer qui que ce soit.» D’ailleurs, ajoute-t-il, «il sera des conclusions de la Cnri comme il en a été avec la Réforme sur l’Acte 3 de la décentralisation. Nous n’avons pas fait tout ce qui était prévu au départ, avec l’Acte 3 de la décentralisation. Nous avons tenu compte des avis et suggestions des uns et des autres. Il en sera aussi de même avec la réforme foncière. Encore une fois, il faut se calmer et mettre le pays au travail».
 
«Si nous n’y prenons garde, nous serons les derniers de la zone Uemoa et de la Cedeao»
Pour l’heure, le Président Sall voudrait mettre le cap sur les réalisations économiques. «Il faut que nous ayons plus d’ambition que de lutter éternellement contre la pauvreté. Nous devons pouvoir aspirer vers l’émergence et cela n’est possible que par le travail et non par le bavardage», plaide-t-il. Ce mauvais trait de ses compatriotes semble mettre le Président Macky Sall hors de lui quand il assène : «Si nous n’y prenons garde, nous serons les derniers de la zone Uemoa et de la Cedeao. La Côte d’Ivoire, qui sort d’une situation de guerre, réalise un taux de croissance de 10%, le Burkina Faso est à 7% de taux de croissance, ce que prévoit le Sénégal dans 10 ans. Je ne parle pas du Ghana ou d’autres pays, qui n’ont même pas de revenus pétroliers. Il nous faut travailler et arrêter le bavardage, mais il nous faut aussi de l’ordre et de la discipline.»
Macky Sall prend l’exemple de la Chine et demande à ses compatriotes qui y sont installés de s’inspirer du modèle chinois, «un modèle de sérieux, de discipline et d’ordre». Il insiste pour dire que «le travail est la panacée. Le Sénégal au moment de son indépendance, était dans la même situation que la Corée du Sud par exemple. Voyez-vous à quel niveau se trouve ce pays maintenant grâce au travail ?  Au Sénégal on cherche à se faire exonérer de tout. Si les impôts ne sont pas payés et les taxes douanières recouvrées, avec quoi va-t-on réaliser les investissements ? Nous irons la semaine prochaine devant le Groupe consultatif pour chercher des financements, mais l’essentiel devra être fait par nous-mêmes. Personne ne développera notre pays à notre place !»
 
lequotidien.sn
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De sources proches des officines du régime, nous sommes en mesure de révéler que l’étape de la Chine de Macky Sall est loin d’être fortuite. En effet, il nous revient que l’aspect économique explique grandement ce détour à Beijing. En un mot comme en mille, l’axe séculaire entre le Sénégal et la Chine sera ainsi renoué. Des accords notamment économiques sont escomptés à l’issue de ce crochet décrit comme  ”décisif” dans le milieu des affaires sénégalais.

Pour confirmer ces propos, des sources nous renseignent qu’hormis le ministre des affaires étrangères, qui a précédé le Président en Chine, une forte délégation de directeurs de sociétés publiques séjourne depuis quelques jours en Chine.

Le Président est accompagné de Mme la Première Dame, mais également de sept membres du gouvernement, et aussi d’hommes d’affaires notamment les présidents d’organisations patronales. Il s’agit de Mansour Cama (CNES), Baïdy Agne (CNP) et Mbagnick Diop (MDES), ainsi que Mamadou Lamine Niang, président de l’Union nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal (UNCCIAS). Mais c’est aussi sans oublier une célébrité mondiale qui voyage sous sa casquette d’homme d’affaires, nous voulons parler de Youssou Ndour.

Mountaga Sy, Directeur général de l’Agence nationale pour la promotion des investissements et grands travaux (APIX), est de ce voyage qui s’inscrit aussi dans le cadre de la “diplomatie économique” du Sénégal.

Last but not least, comme on dit, les secrétaires généraux de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), Mody Guiro, et de l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (UNSAS), Mademba Sock, sont également conviés à ce séjour.

L’arrivée du chef de l’Etat, Macky Sall, et de la délégation qui l’accompagne à Beijing est prévue mercredi à 10h50 locales (2h50 heure de Dakar).

Senegal-business

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