Évaluer cet élément
(0 Votes)

 

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE TOUS LES FRANCAIS

Par Joëlle URSULL

Vous avez osé, Mr Hollande, en 2015 au vu et au su de tous, insulter par omission des peuples, oui des peuples entiers. Lors de la commémoration du 70ème anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz, vous avez affirmé que : « LA SHOAH EST LE PLUS GRAND CRIME, LE PLUS GRAND GENOCIDE, JAMAIS COMMIS ».
Alors Mr le président je suis furieuse d'une telle déclaration. Car ou vous êtes inculte ou vous faites semblant de l'être........
C'est ce genre d'hiérarchisation des horreurs de l'humanité, qui engendrent d'autres discriminations, toutes aussi pernicieuses. Voilà pourquoi de nos jours en France, si vous marchez sur le pied d'un juif, c'est une agression antisémite. Mais le tort fait aux autres (Noirs, Maghrébins etc.) c'est juste du racisme ordinaire. C'est à s'y perdre Mr le président. Alors comment expliquer le fait lorsque vos compatriotes noirs, arabes ou asiatiques sont agressés par des activistes d'extrême droite, il ne se trouve aucun homme politique pour le dénoncer autant que s'il s'agissait d'un acte antisémite ? Et dans le dernier malheur ayant touché notre pays et fait 17 victimes, dont 4 juifs, l'attention du grand public n'est presqu'attirée, que sur ces 4 victimes. Rendre hommage à la mémoire de ces victimes et compatir à la douleur de leurs familles est un devoir noble qui nous incombe tous. Mais n'est ce pas excessif et discriminatoire, de vouloir inscrire l'histoire de la shoah à l'école, en oubliant les autres histoires comme celle de vos compatriotes descendants de millions de déportés africains ? Mon but ici n'étant pas de chercher à communautariser ni l'Histoire ni les Mémoires, ce qui serait la porte ouverte à une hiérarchisation victimaire. Car il n'y a pas de degrés dans l'horreur, ni de monopole de la souffrance. Aussi, comme l'histoire nous l'enseigne la Shoah et ses 6 millions d'innocents immolés, est une de ces taches indélébiles et inoubliables dans l'histoire de l'humanité. Mais force est de reconnaître aussi, que la dimension prise par la traite et l'esclavage dont ont été victimes les peuples noirs, dépasse en nombre de morts, en traitement des victimes déportées, en durée et en horreurs, tout ce qui l'avait précédée ou suivie. La traite négrière, invention du monde arabo-musulman aura concerné près de 17 millions d'individus. Quant au commerce triangulaire – dont la France a une très grande responsabilité -, les historiens admettent qu'environ 11 millions d'Africains furent déportés dans le Nouveau Monde. Soit pour l'ensemble de ces déportations, 28 millions de malheureux ont été arrachés à leurs terres, pour subir les traitements les plus inhumains. Et que pour un captif, 3 à 4 autres furent décimés, du fait des guerres, des incendies de villages, de greniers et des épidémies résultant de ces horreurs. Les statistiques sur le nombre des morts (environ 80 millions), donnent le vertige. Cette entreprise gigantesque, qui aurait pu conduire à la disparition totale des peuples noirs sur le continent africain, ne saurait être comparée à aucune autre dans l'histoire. Et aujourd'hui vos compatriotes descendants de ces horreurs, ont appris à panser leurs blessures dignement et en silence. Ils avancent sans courber le dos, la tête haute malgré tout ! Votre phrase est donc une offense pour tous ces peuples, une offense pour tous ces Noirs français et qui ont voté pour vous, moi la première (et je m'en mords les doigts).... Quant à Mme Christiane TAUBIRA, à quoi sert votre loi sur la traite négrière ? Votre silence me glace le sang ! Votre collègue ministre de l'Outre- mer G. Pau-Langevin est aussi muette que vous, encore plus muets, le sont nos présidents de régions et nos députés ultra-marins, c'est triste........ Mr le président François HOLLANDE nous exigeons des excuses. Veuillez prendre connaissance du manifeste du « Collectif des Nègres Insoumis », pour vous rappeler certaines réalités de l'Histoire et rendez-vous aux prochaines élections !!!
.

JOELLE URSULL
Artiste guadeloupéenne et..... Française (uniquement sur papier sans doute) descendante d'esclaves africains et fière de l'être.

LE COLLECTIF " NEGRES INSOUMIS "

LETTRE OUVERTE AU GOUVERNEMENT ET MEDIAS FRANCAIS

Nous, Nègres qui avons contribué à la richesse de la France gratuitement, esclavage oblige.....
Nous, Négres qui avons allaité et éduqué les enfants des maîtres pendant l'esclavage(les femmes blanches avaient autre chose à faire)......
Nous, Nègres qui avons été trahi avec "leur BUMIDOM, sans dédommagement aucun ......
Nous, Nègres, Indiens de le Réunion qui avons été adopté illégalement, avec la complicité de l'état........
Nous Nègres qui avons nettoyé vos rues, quand aucun blanc ne le voulait....
NOUS Nègres empoisonnés par la chlordécone avec la complicité de l'état...
Nous Nègres Guyanais laissés pour compte et surveillés par les renseignements généraux et légionnaires, sans compter les retombées inexistantes de Kourou pour la Guyane (Ariane etc.)
Nous Iliens du pacifique qui avons été empoisonnés par les essais nucléaires Français
Nous Nègres qu'un ex président français inculte a effacé des livres d'histoire !!!!
Nous Négres, qu'un pape a traité de sans âme (pour pouvoir continuer la traite des nègres sans remords)
Nous Nègres qui avons été dissidents ,qui avons combattu au nom de la patrie FRANCE
Nous, Nègres spoliés de nos terres de notre histoire, de nos plantes, de notre culture,
Nous Nègres avilis ,tués, emprisonnés à cause de notre peau
Nous Nègres gendarmes,policiers,avocats,enseignants,infirmiers,docteurs,écrivains,chercheurs,aide soignants, artistes,
Nous Nègres acteurs ,sportifs ,inventeurs ,éducateurs etc. etc. tous ceux qui contribuent à faire fonctionner la FRANCE
Nous Nègres salis par des Zemmour, des animateurs ,des journalistes, des humoristes et autres ......donc par les médias......
Nous Nègres qui avons supporté humiliations, pardonné, essayé le vivre ensemble
Nous, Nègres, Métis, Basanés, tous ceux qui ne sont pas vraiment blancs pour la France
Nous Nègres, fatigués de ces clichés avilissants et répétitifs......
Aujourd'hui nous voulons le respect ...un respect que nous ne quémandons pas mais que nous exigeons ....
Trop c'est trop
Quand nous, nous parlons d'agressions racistes, certains nous traitent de paranoïaques.....
Mais quand ce sont des agressions contre des personnes de confession juive, là ce n'est pas pareil, c'est flagrant....
Tous les jours des inconnus (noirs, métis maghrébins, indiens) subissent des agressions racistes
Et vous osez vous offusquer du racisme à l'envers de certains, comme vous aimez l'appelez ...
Encore heureux qu'il y ait des lois pour empêcher de tirer à vue sur toutes personnes basanées .....
Nous avons été des MARTIN LUTHER KING, des GHANDI ............
MAIS NOS ENFANTS SONT des LUMUMBA , des SANKARA ,des MALCOM X , des SHAKA ZULU ,des ALIKER ,
des CESAIRE, des ROSA PARK, des BERTHELOT, des MONA, des VELO ,des Guy KONKET ,des Tien jah FAKOLY, des Tidiane N'DIAYE, des Maryse CONDE ....et j'en passe ........

AU NOM DE LA PAIX ET DES 3 MOTS QUE VOUS CONNAISSEZ BIEN

LIBERTE EGALITE FRATERNITE

NOUS N'ACCEPTERONS PLUS CES DISCRIMINATIONS

NOUS ALLIERONS TOUTES NOS FORCES, NOUS ECRIRONS, NOUS MANIFESTERONS

NOUS FERONS TOUT CE QUI PEUT ÊTRE FAIT ENSEMBLE....

UN TEMPS, CERTAINS ONT DIVISE POUR POUVOIR MIEUX REGNER

IL EST TEMPS DE CHANGER TOUT CELA

LE COLLECTIF " NEGRES INSOUMIS "

Merci à T NDIAYE, Merci à Joelle et je comprends sa colère. Il ne faut pas surcharger les souffrances et hiérarchiser les horreurs de l'humanité pour plaire à une communauté. Pape CISSOKO Ichrono

Évaluer cet élément
(0 Votes)

 

Les anciens présidents de la France pleins aux AS, un budget colossal à revoir !!!

René Dosière, le député PS spécialiste des dépenses de l'Etat, s'est intéressé aux avantages dont bénéficient les anciens présidents. Selon lui, tous coûteraient plus de six millions d'euros par an à l'Etat, dont 2,5 millions seraient dépensés pour un seul homme.
Un vrai budget ! Les anciens présidents de la République bénéficient à vie de plusieurs avantages aux frais de l'Etat. Grand observateurs des dépenses de la République, le député PS René Dosière a récemment révélé sur son blog à combien se chiffrait l'ensemble de ces frais chaque année. "Plus de six millions d'euros par an, c'est le coût global à la charge de l'Etat des anciens présidents", assure le socialiste. En d'autres termes, cette somme correspond à ce que coûtent chaque année les trois anciens présidents Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy aux contribuables. A noter, cette somme ne prend pas en compte les 6 000 euros mensuels qu'ils touchent tous les trois au titre de leur traitement mensuel, ni les 12 000 euros mensuels que touche VGE en tant que membre du Conseil constitutionnel.
D'importants frais de fonctionnement
Pour arriver à une telle somme, René Dosière a additionné l'ensemble des montants facturés pour les avantages auxquels ces trois hommes ont droit après leur passage à l'Elysée. Il s'agit, entre autres, de deux policiers assurant leur protection rapprochée, d'un bureau, d'un logement de fonction meublé, de personnel de maison, de deux chauffeurs, d'un véhicule de fonction et de sept collaborateurs permanents. Et si tous ont droit aux mêmes prestations, celles-ci n'ont pas toutes le même prix. Aussi, et toujours selon René Dosière qui a réussi à obtenir le détail des dépenses dites de fonctionnement, quelques 343 307 euros ont été dépensés l'année dernière pour VGE, 309 342 euros pour Nicolas Sarkozy et enfin, 242 816 euros pour Jacques Chirac. Ces sommes ont notamment servis à payer les loyers des appartements et bureaux de fonction des trois ex-chefs d'Etat.
A ces sommes, René Dosière a ensuite ajouté les dépenses de personnel. Le détail de celles-ci lui a été fourni par les ministères des collaborateurs concernés. Aussi, le ministère de la Défense lui a indiqué "que 2 sous-officiers de l'armée de terre et 3 sous-officiers de la marine sont mis à la disposition de Valéry Giscard d'Estaing pour un coût global annuel de respectivement 109 130 euros et 177 566 euros". De son côté, le ministère des Finances a écrit qu'il "met à la disposition de Nicolas Sarkozy 1 agent, auprès de Jacques Chirac 2 agents et auprès de Valéry Giscard d'Estaing 3 agents pour un coût global en 2013 de 511 605 euros". Enfin, Matignon a précisé que les montants des "indemnités de sujétion particulière" (qui compensent les heures supplémentaires) s'élevaient en 2014 à 124 600 euros pour le personnel de Jacques Chirac, 155 198 euros pour celui de VGE et 299 574 euros pour celui de Nicolas Sarkozy.
2,5 millions dépensés chaque année pour VGE
Mais alors que le détail de ces dépenses ne lui a pas encore été communiqué par le ministère de l'Intérieur, le député s'est basé sur un ancien rapport du Sénat. D'après ce document, 5 gendarmes étaient mobilisés en 2010 à temps plein pour garder la résidence privée de Valéry Giscard d'Estaing à Authon (Loir-et-Cher) et 6 pour celle de Jacques Chirac à Bity (Corrèze), soit un coût respectif annuel de 1,1 et 0,4 million d'euros. Le coût de la sécurité de Nicolas Sarkozy s'élèverait, quant à lui, à environ 700 000 euros. En conclusion, les plus de six millions d'euros dépensés chaque année par l'Etat se répartissent ainsi : 2,5 millions d'euros pour VGE, 1,5 million pour Jacques Chirac et 2,2 millions pour Nicolas Sarkozy. Ce qui fait de VGE l'ancien président qui coûte le plus cher à la France.
On pourrait facilement appeler ça des privilèges. Samedi 17 janvier, Mediapart (article payant) a publié le détail des dépenses engagées par la République au bénéfice de Nicolas Sarkozy entre mai 2012 et décembre 2014. Ameublement, loyer, matériel informatique... Le site d'investigation s'est procuré la liste de ces avantages auxquels l'ex-chef de l'Etat à droit.
Une addition salée
En sa qualité d'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy a droit à une indemnité de 6.000 euros par mois à laquelle s'ajoutent l'entretien de ses gardes du corps, le loyer de son bureau situé Miromesnil, sa voiture de fonction ainsi que la gratuité des transports (SNCF et Air France). Dans le détail, les choix de l'ancien président ont de quoi laisser perplexe.
À titre d'exemple, le bureau qu'il loue rue dans le très cossu 8ème arrondissement de la capitale a un loyer de 16.431 euros par mois, ce qui représente la somme de 196.092 euros par an. Toujours selon cette liste de dépenses, le déménagement a coûté 8.513 euros, sa Citroën C6V6 HDI Exclusive 44.141 euros, le mobilier 56.727 euros, les frais d'entretien 215.392 euros. Ajoutez à cela les frais d'essence et d'entretien de la berline ex-présidentielle : 10.000 par an. Selon Mediapart, 570.000 euros ont été engagés en tout pour le bureau de la rue Miromesnil. Mais ce n'est pas le plus cher...
Collaborateurs et charges sociales
Si la facture de la rue Miromesnil paraît particulièrement salée, les dépenses les plus importantes portent sur les collaborateurs de Nicolas Sarkozy. En tout, l'ex-chef de l'Etat a 10 collaborateurs dont la masse salariale est estimée à 660.000 euros nets par an. Dans le détail, il s'agit de deux chauffeurs payés 4000 et 5339 euros mensuels, deux gardes du corps et un intendant. A ses collaborateurs réguliers s'ajoutent ceux dits "contractuels" qui sont rémunérés de 5.247 à 7020 euros par mois. Parmi eux en autres, la demi-sœur l'ex-première dame... En effet, Consuelo Remmert est chargée de la diplomatie de Nicolas Sarkozy (comprendre : de ses conférences à l'étranger).
Ces avantages font grincer des dents à gauche et de nombreux cadres PS estiment que ces privilèges n'ont plus lieu d'être depuis que Nicolas Sarkozy est devenu le chef de l'opposition. Pour l'anecdote, ces avantages datent de 1985 et valent d'ailleurs pour Jacques Chirac et Valéry Giscard-d'Estaing. Le document qui prévoit ces dispositions spéciales avait été signé par le Premier ministre de l'époque : un certain Laurent Fabius...

 

Une minute de silence observée dans un lycée professionnel de Bayonne - Bob Edme/AP/SIPA

Fanny Capel est professeur de lettres à Saint-Denis. Membre du collectif Sauver les lettres, elle trouve "sidérant" le "changement de ton et de discours" de Najat Vallaud-Belkacem qui en appelle, aujourd'hui, l'école à "transmettre" les valeurs de la République. Car Fanny Capel rappelle que, dans notre pays, on a "frappé d'indignité la notion de "transmission" en ce qui concerne les savoirs" et qu'"aucune "valeur" ne peut s'enraciner sur un socle d'ignorance".

Une minute de silence observée dans un lycée professionnel de Bayonne - Bob Edme/AP/SIPA
Le 14 janvier 2015. Voix tremblant d'une saine colère, incarnation de Marianne outragée, Najat Vallaud-Belkacem face à l'Assemblée s'exprimait pour la première fois depuis la tragédie qui avait chaviré la France exactement une semaine plus tôt. Elle promettait la plus grande fermeté pour sanctionner les « incidents » qui ont eu lieu dans les établissements scolaires à l'occasion de la minute de silence du 8 janvier, et plus généralement dans les jours qui ont suivi les attentats. Quelques centaines d'actes signalés à l'institution (sans doute la partie émergée de l'iceberg). Dont une quarantaine transmis à la police et à la justice, car relevant, selon elle, d'apologie du terrorisme.
Sidérant changement de ton et de discours de la part d'une ministre socialiste, qui jusqu'alors entendait poursuivre une « refondation » progressiste de l'école, une école ouverte, offrant à tous les élèves la joie d'apprendre par eux-mêmes, de développer leurs talents, de s'exprimer. C'est Rousseau découvrant son Emile en Amedy Coulibaly...
Nous savons que la laïcité et la liberté d'expression ne sont pas intégrés par tousMais il faut oser le dire : imposer à chaud, d'autorité, une minute de silence à des écoliers, des collégiens, et même à des lycéens, sans prendre le temps de leur faire comprendre le sens de ce rituel républicain, était d'une insigne bêtise. Une décision prise à la légère par des responsables politiques qui n'ont jamais mis un pied dans les classes. Les professeurs, eux, savaient à quoi s'attendre. Certains ont d'ailleurs laissé le choix à leurs élèves de se recueillir ou de sortir de la salle. Avant de les reprendre tous et d'engager avec eux un débat périlleux mais salutaire (1). Comme ils le font tous les jours, en dispensant leurs cours.
Au charbon face à nos classes, nous savons bien que les principes de tolérance, de laïcité, de liberté d'expression, ne sont pas encore intégrés par tous, qu'ils sont même parfois ostensiblement remis en cause. Tel de mes élèves dénonce les philosophes des Lumières comme des « imposteurs ». Un autre refuse de lire à haute voix le mot « porc » dans un texte. Des classes entières poussent des cris d'orfraie quand on évoque la place centrale de l'homosexualité dans la culture grecque antique. Un autre me demande pourquoi tous les juifs aiment l'argent et grommelle que « Dieudonné a raison ». Quelques-uns s'acharnent à me prouver que la secte des Illuminati dirige le monde – ils y croient, comme du reste un Français sur cinq, jeune ou moins jeune (2). Ces « incidents », s'ils sont loin d'être quotidiens, sont fréquents.
Entendons-nous bien : aucun professeur ne s'habitue à cette irruption intempestive de sottise, qu'il vit toujours comme un choc frontal contre ses propres valeurs, voire sa propre personne. Mais nous savons en relativiser la portée. Là-dedans se mêlent des ressorts très variés : la provocation et le goût de la polémique, bien naturels quand on est adolescent ; le conditionnement familial quand on est un enfant ; dans certaines zones reléguées, il faut y ajouter un sentiment d'injustice sociale qui se trompe de cible, un désir de s'agréger à une « communauté » plus ou moins factice ou à une « culture » de quartier, virile, réactionnaire, religieuse, très moraliste ; dans le meilleur des cas, on a affaire à une tentative maladroite d'affirmer une opinion, qui s'appuie sur des informations partielles ou fausses...
Notre ministre semble donc découvrir que nous assumons la responsabilité de jeunes esprits dont l'identité et l'intelligence sont en construction, soumis à des flots de discours qu'ils échouent à hiérarchiser (télévision, réseaux sociaux, amis), encore souvent incapables d'écouter, de lire, une parole construite plus de cinq minutes, impuissants à formuler avec précision leurs propres idées. Ils sont justement sur les bancs de l'école pour que cela leur devienne possible, à l'abri de toute pression. C'est la moindre des choses, dans notre métier d'éveilleur et de passeur, d'entendre leur parole, pour mieux les aider à revoir leurs préjugés, à déconstruire leurs « opinions – quitte à les détruire, en leur apportant des éléments de savoir, d'expression, d'analyse, qu'ils ne détiennent pas a priori.
Nous voilà au terme de la révolution pédagogique initiée par Claude AllègreMais non, notre ministre, « même là où il n'y a pas eu d'incidents », ne veut pas entendre les « questionnements des élèves », elle les trouve « insupportables ». Comme s'ils étaient programmés pour devenir des « terroristes » à partir du moment où ils ont affirmé : « Je ne suis pas Charlie ». Comme si ce slogan ne recouvrait pas une signification multiple – de « Les caricatures du prophète me choquent » à « On a bien fait de tuer des blasphémateurs »...
Non, pas de discussion, notre ministre entend remettre dans les rails ces jeunes déviants, quitte à recadrer les parents eux-mêmes par le « dialogue éducatif » ! Nous voilà pris au piège de la « coéducation » présentée naguère comme une panacée. Mais les parents ne sont pas forcément ce qu'on attend d'eux. Oui, ils peuvent voter Le Pen ou penser qu'il n'y a rien au-dessus d'Allah. En avant pour la rééducation républicaine globale !
Najat Vallaud-Belkacem conclut en martelant que l'école a pour mission de « transmettre des valeurs ». Nous voilà donc au terme de la révolution pédagogique initiée il y a quinze ans par un autre ministre socialiste, Claude Allègre. Après avoir frappé d'indignité la notion de « transmission » en ce qui concerne les savoirs — car comme un inspecteur l'avait décrété avec dédain, « le savoir n'est pas le sida, il ne se transmet pas » (3) —, l'institution réhabilite la transmission, en la restreignant au domaine des « valeurs ». Autrement dit, de la défunte école de Jules Ferry, nous allons garder le pire (la morale obligatoire), après avoir bazardé le meilleur (l'instruction). Caricaturant nos anciens « hussards noirs de la République », la ministre se contente pas de taper à la baguette sur les doigts des élèves récalcitrants : elle les traîne au poste de police.
Certes l'école ne saurait se dispenser d'une remise en question : comment une minorité même infime de nos adolescents, nés en France, qui ont passé déjà des années sur les bancs de l'école française, peuvent être tentés de s'identifier à des assassins fanatiques ?
L'unique, l'immense tâche de l'école, reste l'instruction de futurs citoyensParions-le : malgré leurs bravades, les fans de « Charlie Coulibaly » n'ont certainement pas lu le Coran, dans sa version originale, en arabe du VIIe siècle. Ils ignorent à peu près tout des courants et des querelles théologiques entre musulmans. Ils prennent le mot de « djihad » au pied de la lettre, ne retenant que son sens guerrier, pas spirituel. Ils ne savent pas que le blasphème n'existe pas pour ceux qui ne croient pas, que le « sacré » est relatif. Ils confondent la politique d'Israël et les juifs (de France ou d'ailleurs). Ils ont une connaissance superficielle, confuse, de la situation géopolitique des pays en conflit sur lesquels ils fantasment (Syrie, Irak..). Bref, il leur manque de nombreuses clés de compréhension du monde dans lequel ils vivent.
Aucune « valeur » ne peut s'enraciner sur un tel socle d'ignorance. L'unique, l'immense tâche de l'école, reste donc l'instruction de futurs citoyens, qui seule les rend capables d'apprendre et de raisonner une fois sortis de l'école. Car s'il est bien un virus qui se transmet, via en particulier les nouvelles technologies prétendues d'« information », c'est l'obscurantisme.
Bien sûr, on ne peut pas tout mettre dans les programmes scolaires, déjà totalement déstructurés. Au fil des réformes successives, tant de thèmes passés à la trappe, tant d'autres empilés sans cohérence, tant de dilution. On a introduit de l'informatique, de l'anglais, pour les petits, alors que le français, cruciale matière de culture générale, a perdu huit cents heures depuis 1975 sur l'ensemble du cursus obligatoire, soit l'équivalent de quasiment deux années scolaires. Tant d'heures perdues pour les leçons de vocabulaire, pour la pratique de la grammaire, seuls garanties d'une pensée précise et articulée. C'est ainsi que tant de « malappris » de la lecture passent en sixième, puis au lycée, dissimulant leur illettrisme en « dyslexie ». Tant d'aberrations, au nom d'un enseignement ludique et créatif — la suppression du sujet de réflexion au brevet des collèges (rétabli in extremis l'an passé !), du « résumé-discussion » au bac, et la promotion de l'« argumentation », autrement dit, la victoire du sophisme sur la dialectique.
Face à l'ampleur des savoirs disponibles, l'Ecole ne sait plus faire le triOn a beau chercher, on ne trouvera nulle part dans les programmes du lycée une histoire des religions, de l'athéisme, des croyances en général – en histoire, le thème « La Méditerranée au XIIe siècle » a disparu, qui permettait d'aborder les trois religions du Livre. Les professeurs de latin-grec sont peut-être les seuls à pouvoir expliquer ce qu'est une civilisation païenne, à une minorité d'irréductibles des « humanités ». Par ailleurs, faisant fi de la chronologie, on doit expédier en seize ou dix-sept heures « la guerre au XXe siècle », en sept heures et la colonisation et la décolonisation. L'humanisme et les Lumières ont été marginalisés en français ; en géographie, on mise sur des thèmes très pointus de macro-économie ou de gestion administrative ; en philosophie, la liberté et la religion figurent parmi une vingtaine d'autres thèmes...
Tout se passe, comme si, face à l'ampleur des savoirs disponibles, l'Education nationale ne savait plus faire le tri. Les enseignants sont condamnés à zapper. Pire, sommés de se convertir à « l'école numérique », ils renvoient leurs élèves à la pêche sur Internet, sans avoir le temps de les former sérieusement à la recherche et à l'analyse des sources.
La priorité, c'est évidemment de repenser les contenus et les méthodes transmis par l'école. Non en ordre dispersé par niveau et matière, mais comme un édifice cohérent, progressif, ni trop spécialisé, ni trop pauvre, et qui ne néglige pas les filières professionnelles et techniques, où la culture est réduite à la portion congrue. Les professeurs eux-mêmes exigent, lors leur formation initiale ou continue, d'être lestés d'un bagage suffisant pour éclairer leurs futurs élèves — en particulier sur la laïcité. Ce n'est évidemment pas le cas à l'heure actuelle.
On ne répond pas à un conditionnement par un autre conditionnementL'institution va devoir accomplir une œuvre de longue haleine, qui excède sans doute le rythme du demi-quinquennat restant. Hélas, le temps politico-médiatique exige « l'état d'urgence ». La ministre a déjà annoncé la mise en place accélérée d'une « éducation morale et civique » qui doit remplacer l'« éducation civique » (4). Certes, cette pseudo-matière a fait long feu : programmes fourre-tout, parfois dangereux car confondant les notions d'égalité et de fraternité avec le différentialisme. Mais sous la pression des événements, le pire serait d'instaurer une forme de dressage des esprits. Va-t-on devoir chanter la Marseillaise en rangs tous les matins, au pied du drapeau tricolore ?
Madame la ministre, on ne répond pas à un conditionnement par un autre conditionnement. Comme j'aimerais qu'en ces temps troublés vous puissiez vous hisser à la hauteur d'un de vos illustres prédécesseurs – je ne pense pas à Jules Ferry, mais bien à Condorcet. Dans son Rapport sur l'instruction publique de 1792, première ébauche d'un système d'instruction républicaine et laïque, il avertissait, avec une lucidité sans pareille : « Ni la Constitution française, ni même la Déclaration des droits ne seront présentées à aucune classe de citoyens comme des tables descendues du ciel, qu'il faut adorer et croire ».
Madame la ministre, je suis professeur de l'école de la République, fidèle au principe de rationalité que nous ont légué les Lumières, et pour cette exacte raison, je ne veux pas me contenter de dire à mes élèves « Tais-toi et prie pour Saint Charlie », pour contrer les sinistres imams d'en face qui leur serinent qu'on n'a pas le droit de se moquer du prophète. Je préfère, inlassablement, leur donner des bases solides pour qu'ils se forgent leur propre conviction.
Marianne.fr

 

Un enfant est un perroquet : c'est une bombe en puissance d'où la necessité de lui donner une bonne éducation.
Apologie du terrorisme: un enfant de 8 ans et son père entendus par la police
Par LEXPRESS.fr,
A Nice, un garçon âgé de huit ans a été convoqué au commissariat ce mercredi. Il aurait proféré dans l'enceinte de son école des propos radicaux de solidarité envers les terroristes, indique une source policière.
L'avocat assurait ce mercredi qu'un garçon de 8 ans, prénommé Ahmed, "a été entendu ce jour dans le cadre d'une audition libre" au commissariat de Nice pour "apologie d'acte de terrorisme «Une information confirmée dans la soirée de source policière.
"Je ne suis pas Charlie, je suis avec les terroristes"

On ne peut pas laisser passer ce genre de dérive. S'il est vrai que l'enfant est un enfant de 8 ans on doit pouvoir l'interroger pour comprendre. Dans une période de tension maximale il ne faut tolérer absolument rien d'où que ça vienne.
Au fond quelle réflexion nous invite ce fait divers ?
Quand les parents sont immatures, quand les parents se disent libres de dire ce qu'ils veulent devant les enfants, quand la parole n'est plus secrète, quand les enfants sont témoins de tout au nom de la liberté qui n'est rien d'autre que de la licence, c'est la dérive et le débordement alors que nous voulons vivre ensemble dans le respect.
Un enfant est un «perroquet » il ne dit que ce qu'il a entendu sans avoir compris. Il reproduit sans avoir assimilé l'information. C'est pourquoi il est demandé aux parents d'accompagner les enfants dans leur développement. Le développement c'est l'éducation, il faut apprendre à l'enfant à se tenir, se comporter, à tenir sa langue quand il faut, à ne pas répondre à un inconnu, etc.

En 1968 on disait qu'il était interdit d'interdire alors à table, partout les gens se lâchent, ils sont grossiers, mal polis, parlent fort, crient et tapent. L'autre est indexé, pointé du doigt comme étant la cause.
Cet enfant qui revient à l'école et qui voit un petit noir, un petit arabe dans son école que fait-il ? Il dit haut ce qu'il a entendu lors des discussions ou réflexions de ses parents. Dans les autres familles aussi c'est pareil, il ne s'agit pas de culpabiliser uniquement les familles blanches ou jaunes ou vertes. Il faut entendre mon propos au sujet de tous les enfants qui grandissent dans des familles ou le langage est relâché et où la critique et les insultes sont monnaies courantes.
On a vu à travers l'histoire comment les enfants répètent et c'est pourquoi on dit qu'ils sont perroquets » et il faut faire attention au langage. Eduquer un enfant c'est le préparer à vivre dans un groupe en respectant les autres si différents soient-ils.
Dans les traditions africaines ou autres, les enfants ne devaient pas assister ou participer aux discussions des adultes, pour éviter le colportage.
C'est d'ailleurs une façon de protéger l'enfant. Que fait-on aujourd'hui pour la télévision, le cinéma, on met des clignotants pour autoriser ou pas les enfants : interdit aux moins de....
Bref en Afrique on « dit que quand l'enfant a les mains propres il peut manger dans l'assiette des grands » C'est dire qu'il aura assimilé des règles et modes de comportements pour vivre avec les autres dans un respect total.
Dans nos formations nous disons toujours aux parents de protéger les enfants, de ne pas tout dire aux enfants, il y a un âge pour chaque choses et ne pas respecter cela expose l'enfant à des situations que l'adulte devra assumer comme responsable.
Un collègue me disait ' D P ; qu'il ne comprend pas et c'est paradoxal d'ailleurs que quand dans une cour d'école il y a une diversité d'enfants, tous jouent ensemble et c'est en grandissant que ses identités respectives s'éloignent avec des préjugés et clichés. Il faut vraiment que ce jeune soit fort, avec une éducation saine de ses parents pour que cet enfant ne soit pollué par les préjugés et clichés.
Le même collègue me disait que son neveu avait sorti une expression inconnue par les parents et illico le père l'appelle pour demander de répéter ce qu'il vient de dire. Il reprend son fils et lui dit : un enfant bien éduqué parle bien. Il n'est pas question de ressembler aux copains, parce que les éducations des familles sont différentes et chacun fait ce qu'il veut. La vérité c'est que l'éducation de base c'est se respecter et respecter les autres, ne pas faire ou dire à autrui ce que tu ne voudras pas entendre.
Une autre amie N. BEYE cadre dans le privé, me disait qu'il faut dresser les enfants et elle n'a pas tort. Elle constate que les enfants sont gâtés et pourris, ils se croient maître du roi ne dit-on pas en ces jours « l'enfant roi » ?
Dresser n'est pas réserver aux animaux, c'est rendre droit comme le tuteur qu'on attache à la plante pour lui donner une direction, l'empêchant ainsi de se tordre sous l'effet de l'environnement. Un enfant qui n'est pas éduquer à la base peut prendre tous les sens, c'est un bandit en puissance sans loi ni foi. C'est la rue ou la police qui lui réservera un sort.
C'est Alain le Philosophe dans son traité d'éducation qui utilisa cette expression «dressage» des enfants pour leur éviter de tout dire sans tenir compte du contexte, un enfant doit recevoir une éducation.
Aujourd'hui dans les cités les pompiers, les médecins , les urgentistes sont persécutés, il faut qu'ils soient escortés pour porter secours. Le monde change et les parents sont en cause il faut dire et leur dire que faire des enfants est un projet, il faut être prêt à accompagner son enfant jusqu'à son émancipation. Un parent doit être le premier responsable de ses enfants et la société prendra le relai ainsi que l'école, etc.
Un enfant est un perroquet , on peut l'aimer sans tout lui dire.
Pape CISSOKO

 

Manuel de méthodologie et de rédaction bibliographique
initiation à la recherche, à la rédaction et à la présentation des thèses, des mémoires, des rapports scientifiques et techniques, des articles et autres travaux académiques
Auteur : Pr Djibril SAMB
Éditeur : L'Harmattan Tous les livres chez l'éditeur L'Harmattan , Paris, Paris
Collection : Ouverture philosophique Tous les livres dans la collection Ouverture philosophique
Résumé
Destiné notamment aux doctorants, aux chercheurs et aux professeurs, cet ouvrage initie aux techniques de recherche et aux normes de présentation des travaux académiques. Il aborde notamment : le choix d'un sujet et d'un directeur de thèse, l'objet d'une recherche scientifique, la définition d'une stratégie de recherche, l'élaboration du mémoire, la présentation des références bibliographiques.
Dans la 1ère partie, le cheminement intellectuel qui aboutit à la formulation et à la mise en oeuvre d'un projet de recherche a été précisé et développé, tandis que les principes du raisonnement logique ont été rappelés. En outre, la recherche documentaire sur Internet a été traitée un peu plus en détail pour que son intérêt et ses limites, voire ses risques, soient mieux mesurés. La seconde partie est consacrée aux problèmes de normalisation et plus spécialement à la rédaction bibliographique.
Quatrième de couverture
Le texte de la présente édition a été revu et complété sur plus d'un point. Dans la première partie, le cheminement intellectuel qui aboutit à la formulation et à la mise en oeuvre d'un projet de recherche a été précisé et développé, tandis que les principes du raisonnement logique ont été rappelés. En outre, la recherche documentaire sur l'Internet a été traitée un peu plus en détail pour que son intérêt et ses limites, voire ses risques, soient mieux mesurés. La seconde partie, consacrée aux problèmes de normalisation et, plus spécialement, de rédaction bibliographique, a été substantiellement amendée et élargie. Tout en restant dans le cadre des normes ISO et AFNOR, et des usages nationaux français, nous les avons constamment comparés aux normes et usages américains. Elle comporte également un exposé complet, à l'intention des historiens et des géographes, d'une part, sur la description archivistique, et d'autre part, sur la présentation des documents cartographiques. In fine sont décrites les formalités administratives, pédagogiques et scientifiques qui précèdent la soutenance, le déroulement même de la soutenance ainsi que ce qui se passe après la soutenance. Les textes réglementaires français relatifs à toutes ces questions, ainsi que d'autres documents utiles, sont rassemblés en Annexes (B). Au total, le public ciblé par ce Manuel couvre tous les étudiants de notre système d'enseignement supérieur en fin d'études (facultés, écoles normales, École nationale d'administration, École pratique des hautes études, École nationale des chartes, Collège de France, et autres instituts), les chercheurs, les enseignants de tous ordres, les essayistes, les écrivains, les fonctionnaires, les journalistes, les secrétaires, les logographes, les éditeurs, bref tous ceux qui, pour une raison ou une autre, peuvent être amenés à conduire une recherche plus ou moins étendue ou à réaliser un texte dactylographié, imprimé ou électronique.

PR D. Samb, professeur titulaire des universités de classe exceptionnelle, est
Grand Prix de la Ville de Toulon (1997), Prix La Bruyère/Médaille d'Argent de
l'Académie française (1998) pour son ouvrage intitulé Les Premiers Dialogues
de Platon : Structure dialectique et ligne doctrinale,

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Les nouvelles dispositions du Code des marchés publics ont été partagées avec les journalistes au cours d’un atelier de partage. L’objectif est de renforcer leur capacité d’analyse.

Renforcer les capacités d’analyse et de compréhension des journalistes sur les procédures, règles et conditions qui encadrent la commande publique, c’est l’objectif d’un atelier de partage qui s’est tenu hier à l’Ecole nationale d’administration (Ena). A l’initiative de la Direction de la bonne gouvernance, l’atelier répond, selon Ibrahima Dème, Directeur de la promotion de la bonne gouvernance au ministère de l’Intégration africaine, du Nepad et de la promotion de la bonne gouvernance, «à une volonté de revisiter avec les journalistes tout le dispositif institutionnel, législatif et réglementaire qui organise les procédures de passation des marchés publics, surtout les procédures de gré à gré et les règles qui les entourent». Depuis la dernière reforme sur le Code des marchés publics, beaucoup d’interrogations, de débats et même de confusions ont été notés dans  l’esprit des citoyens. Raisons de plus pour éclaircir l’environnement de cette réforme et pour une meilleure compréhension du rôle de l’Au­torité de régulation des marchés (Armp) et de la Direction centrale des marchés publics (Dcmp), souligne M. Dème.
Avant la réforme du Code des marchés, au moins 67% des marchés se faisaient par gré à gré. Après 2007, le nouveau système qui obéit au principe d’efficacité, a permis de mettre en place un encadrement autour de cette pratique, indique Mouhamadou Lamine Sow de la Dcmp. Aujour­d’hui, le gré à gré ou entente directe est maintenu à un seuil inferieur à 20%. Et le recours à l’entente directe obéit désormais à des règles très strictes en ce sens qu’il ne peut être appliqué qu’après autorisation ou avis de la Dcmp. Quand le marché touche à l’exclusivité, aux marchés complémentaires, à la sécurité ou aux urgences, la réglementation autorise le recours à l’entente directe, mais sans dépasser le seuil de 20%, précise M. Sow. Mais, avec le nouveau Code des marchés publics d’autres domaines sont exclus des appels d’offres. Il s’agit du gaz domestique dont les prix sont homologués, les médicaments et produits essentiels utilisés dans la médecine d’urgence et l’acquisition de produits pharmaceutiques essentiels.
Globalement, souligne Elimanel Fall de l’Armp, «c’est la matière qui est complexe mais pas le règlement». Une complexité qui fait le lit des nombreux recours enregistrés par l’Autorité de régulation. Selon M. Fall, même si certains de ces recours sont fantaisistes et retardent la procédure, «il s’agit d’un droit fondamental». L’essentiel des litiges enregistrés sur les marchés publics portent sur les règles de concurrence, l’accès au marché et les règles de transparence. Quand aux manquements, Elimanel Fall informe qu’ils sont liés à la méconnaissance des règles.
lequotidien.sn

Évaluer cet élément
(0 Votes)

La gestion coordonnée est le meilleur moyen de faire face aux multiples assauts que subissent les frontières, a indiqué le ministre du Budget. Birima Mangara présidait hier la journée internationale de la douane dont le thème est : «Gestion coordonnée des frontières (Gcf), une démarche participative pour tous les acteurs concernés».

Un des effets de la mondialisation de l’économie et de l’essor des grands ensembles, reste la multiplication des assauts contre les frontières. Selon le ministre du Budget Birima Mangara, devant cette situation où des adeptes des pratiques illicites exploitent les opportunités de développement des Etats à des fins criminelles, «les forces de défense et de sécurité se doivent de s’organiser». Selon le ministre qui présidait hier la cérémonie marquant la célébration de la journée internationale de la douane, cette réponse «ne peut dès lors se trouver que dans la gestion coordonnée de nos frontières». Le thème de cette journée : «Gestion coordonnée des frontières (Gcf), une démarche participative pour tous les acteurs concernés» répond à cet impératif. En effet, la Gcf vise à impliquer et à coordonner les organismes du service public qui travaillent de part et d’autre des frontières en vue d’atteindre un objectif commun et d’apporter une réponse cohérente du gouvernement face aux défis que représente la gestion des frontières, explique la Douane dans une brochure. Cette forme de gestion est déjà en cours d’implémentation dans le pays. «Au plan national, les principaux aspects du système de gestion des frontières sont la coordination et la coopération à l’intérieur des différents services», souligne le ministre qui invite la Douane sénégalaise à renforcer la collaboration avec les autres acteurs intervenant à la frontière à savoir l’Armée, la police, la gendarmerie, les Eaux et Forêts et les Services de contrôle sanitaire et phytosanitaire.

Pour le directeur général de la Douane, Pape Ousmane Guèye, «la Douane est déjà dans une optique de gestion concertée». Cette dé­marche participative en cours dans l’Administration des douanes a permis d’atteindre certains résultats. Elle a permis d’organiser des opérations conjointes Douane-Marine nationale, d’accompagner l’action du Comité national de facilitation des transports à travers une coordination des contrôles, de développer des procédures et des actions communes en matière de contrôle des frontières, de redynamiser la coopération avec les pays frontaliers, en actualisant les accords d’assistance administrative mu­tuelle, pour mieux y intégrer l’approche Gcf. «Nous pouvons déjà nous réjouir des initiatives prises au plan opérationnel, avec l’Unité mixte de contrôle des conteneurs (Umcc) au Port de Dakar, la Cellule aéroportuaire anti-trafic (Caat) à l’Aéroport international Léopold Sédar Senghor, et les projets de construction de postes de contrôle juxtaposés aux frontières sénégalo-malienne, sénégalo-guinéenne et sénégalo-gambienne», se réjouit le directeur de la Douane. Birima Mangara ajoute qu’un plan opérationnel sera déroulé pour permettre à chacun des acteurs de jouer son rôle. Cela implique la mise en place d’un cadre juridique avec les pays voisins pour aboutir à l’harmonisation des procédures, la mise en place d’installations communes et l’établissement d’un guichet uni­que pour le contrôle à la frontière. A la fin de la cérémonie de lancement, des récipiendaires ont reçu le certificat du mérite de l’Or­ganisation mondiale de la Douane (Omd) et la médaille d’honneur des douanes.

lequotidien.sn

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Après leur match nul à Mongomo (1-1), les joueurs maliens et guinéens attendent impatiemment le tirage au sort qui aura lieu jeudi 29 janvier à 16 heures dans la ville de Malabo. Ces derniers auraient préféré une séance de tirs au but pour déterminer l'équipe qualifiée pour les quarts de finale...

De notre envoyé spécial à Mongomo,

« Ils auraient dû faire le tirage au sort dans la foulée », lance aux officiels de la Confédération africaine de football une journaliste, dans le petit stade de Mongomo transformé en véritable théâtre. « C’est le règlement », lui répond l’homme au costume bleu. Un règlement qui n’est pas contesté par les joueurs. Sauf qu’ils auraient tout de même préféré une séance de tirs au but.

Henri Kasperczak : « Il y a de grands joueurs qui ratent des penalties »

Appuyé contre un poteau dans les couloirs du stade, le regard dans le vide, Abdoulaye Diaby, première CAN au compteur et passeur décisif sur le but de Modibo Maïga, semblait bien dépité. Tout comme le sélectionneur malien, le Français Henri Kasperczak. Quant au capitaine Seydou Keita, il n’a pas dit un mot à l’issue de la rencontre. Le joueur de l’AS Rome, le visage défait, la tête dans les mains et la démarche fatiguée n’a pas voulu donner son sentiment. Sans son penalty raté, il aurait pu changer le cours de cette rencontre. « Il y a de grands joueurs qui ratent des penalties, c'est malheureux pour lui et pour nous. Mais il se sent bien et nous avec lui, on est bien », confie en substance Henri Kasperczak. La nuit va être longue pour les Maliens. Mais les Guinéens ne sont pas plus heureux.

« Il faut s’en remettre au sort, on va attendre demain et voir se qui va se passer », confie Michel Dussuyer, le sélectionneur guinéen. « On souffert en seconde mi-temps, on a eu du mal à mettre le pied sur le ballon et on a reculé. Les joueurs ont été courageux pour décrocher ce nul qui nous permet de rester invaincus dans cette poule et de continuer à y croire ». Il vaut mieux positiver. « On est encore en vie jusqu’à au moins demain 15 heures (GMT) », dit-il avec un rictus.

La patience et le hasard

« On va attendre, on va être patient, nous n’avons pas le choix », souligne de son côté le Malien Sambou Yatabaré. On ne sait pas s’il aime les jeux de hasard, mais il attend « une main chanceuse ». « Dans le football, il y a très peu de place pour le hasard, raconte Ibrahima Traoré, le capitaine de la Guinée. C’est bizarre d’aller se coucher sans savoir si on est qualifié ou éliminé, en sachant que l’on a fait de bonnes performances et que l’on a notre place, tout comme le Mali ». Il continue : « Si on passe, je penserais d’abord aux Maliens car ils n’ont pas mérité ça. Et ils penseront certainement à nous dans le cas contraire ». La soirée se termine sur une note de fair-play avant le verdict.

Mongomo se souviendra longtemps de cette CAN 2015 et de cette drôle d’histoire. Cette nuit, les supporters maliens et guinéens scruteront certainement le ciel de Guinée équatoriale et tenteront d’apercevoir une bonne étoile...

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Les Ivoiriens savourent leur prestation collective la plus aboutie lors de cette CAN 2015 : une qualification en quarts de finale et une victoire 1-0 face à des Camerounais qui les avaient balayés en éliminatoires. Les Lions Indomptables, eux, sont sonnés après leur élimination dès le premier tour de cette Coupe d'Afrique.

De notre envoyé spécial à Malabo,

Ce n’est pas encore l’euphorie au sein de l’équipe de Côte d’Ivoire, mais les joueurs n’ont pas pour autant boudé leur plaisir après avoir décroché leur place en quarts de finale de la CAN 2015, ce 28 janvier à Malabo. « L’important, c’était de se qualifier, souligne le défenseur Serge Aurier, après une victoire 1-0 décisive face au Cameroun. C’est vrai qu’on a mal commencé cette CAN. Mais mieux vaut mal commencer et bien finir ». Le joueur du Paris Saint-Germain ajoute : « C’est lors des grands matches qu’on se réveille. On aime bien être dos au mur. »

Les Ivoiriens savourent particulièrement ce succès contre le grand rival camerounais. « On avait pris une claque contre eux lors des éliminatoires, rappelle Aurier. Je n’en garde pas un bon souvenir. Donc, on va dire qu’on a pris une petite revanche ». L’attaquant Junior Tallo se remémore cette défaite 4-1 à Yaoundé, en septembre. « Quand on a perdu en éliminatoires, ils nous avaient charriés, lance-t-il. Nous, on est resté corrects » !

« On avait besoin de ce déclic »

Au-delà des règlements de compte, Serge Aurier pèse l’importance de cette victoire, après deux nuls 1-1 contre la Guinée et le Mali lors de cette CAN 2015. « On avait besoin de ce déclic, assure-t-il. On a connu des périodes très difficiles, notamment lors de nos deux premiers matches. Ce soir, on a vu des soldats, des guerriers, qui avaient faim. Ça fait plaisir de retrouver une équipe qui a la rage comme ça ». Junior Tallo ajoute : « Notre équipe est très jeune. Pour une première, on est en quart de finale. Pour notre patrie, on s’est montré orgueilleux. »

« Le plus important était d’atteindre ces quarts de finale, assure de son côté le sélectionneur Hervé Renard. Comme je l’ai dit, la vraie compétition commence avec les quarts de finale. Lorsque des équipes comme celles d’Algérie, du Sénégal, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, ne franchissent pas le premier tour, c’est un échec ». « Moi, je n’aime que la victoire, sourit le Français. Si je suis éliminé prochainement, je serai furieux contre moi-même. Je ne le monterai pas, mais ça me démange quand je perds ».

En quarts de finale, le 1er février prochain à Malabo, les Eléphants défieront l’Algérie. « Ça va être une belle partie parce qu’on va jouer contre le numéro un d’Afrique », souligne Junior Tallo. « L’Algérie est sans doute la meilleure équipe depuis le début du tournoi, affirme Hervé Renard. Maintenant, on fait donc face à la grande montagne ».

Nicolas Nkoulou, défenseur camerounais :

« On est déçu, on n’a pas fait le match qu’il fallait. Tout ce qu’on retient ce soir, c’est cette déception. Les gars ont pourtant répondu présent. Mais on n’a pas eu de réussite. On n’a pas réussi à marquer. Quand tout va mal, on essaie de trouver la petite bête. Le match vient de se finir. On est encore assommé. On fera une analyse plus tard. »

Franck Etoundi, attaquant camerounais :

« On est vraiment déçu par rapport à cette élimination. Ça fait vraiment mal. On va rester positif et essayer de penser au futur. […] Nous sommes en reconstruction. On a tout donné. Mais ce qui est arrivé devait arriver. »

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Après le retrait, la semaine dernière, du fondateur de Pegida, plusieurs membres du bureau ont démissionné. Le mouvement est ainsi décapité. La fin est-elle proche ? Les experts sont partagés sur la question.

Avec notre correspondant à Berlin,Pascal Thibaut

Pegida ne manquait déjà pas d’ennemis : l’islam, la presse dite « mensongère », les contre-manifestants hostiles, une classe politique critique à son encontre... Mais à l’arrivée, le mouvement Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident (Pegida) aura été la victime de ses propres bisbilles internes.

La semaine dernière, la tête de file du mouvement Lutz Bachmann démissionnait après la publication d’une photo le montrant en sosie d’Adolf Hitler et la publication de déclarations ouvertement racistes. Mardi soir, plusieurs membres du comité d’organisation en ont fait de même. Le mouvement Pegida est donc désormais décapité. La prochaine manifestation de lundi à Dresde, son fief, a été annulée.

Le déclin de ces défenseurs de l’Occident est-il irréversible ? Le mouvement qui a tant défrayé la chronique ces dernières semaines ne passera-t-il pas l’hiver ? Les experts ont des opinions divergentes. Les commentateurs soulignent en tout cas que les motivations des supporters de Pegida ne vont pas disparaître pour autant dans les esprits. Mais les autorités américaines, qui évoquaient déjà des menaces pour leurs ressortissants dans certaines villes allemandes, vont peut-être revoir leur position.

Page 205 sur 228

AUDIO

La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

Video galleries