Dans le Vaucluse, le Front national espérait remporter le département, mais il n’obtient que 6 élus sur 34. C’est à Carpentras, terre d’élection de Marion Maréchal-Le Pen, que le parti a établi son quartier général pour la soirée électorale de dimanche. Une soirée à laquelle ont assisté une centaine de militants.

Malgré la déconvenue, le Front national a réservé une surprise à ses militants en la personne de Jean-Marie Le Pen. Le président d’honneur du parti d’extrême-droite s’offre un rapide bain de foule et en profite pour tacler ses adversaires nationaux. « La coalition électorale de Monsieur Sarkozy, certes arrive devant mais c’est une coalition électorale, l’UMP elle-même arrive derrière le Front national. Et le Parti socialiste est dans les choux, mais ça on s’y attendait », jubile-t-il.

Quelques minutes plus tard, c'est Marion Maréchal-Le Pen qui arrive. Acclamée par les militants, la secrétaire départementale du FN refuse de parler d’échec. « Evidemment que c’est une déception, concède la députée du Vaucluse. A partir du moment où nous étions premiers dans 11 cantons, que nous avions gagné un canton dès le premier tour et qu’en termes de voix, nous sommes le premier parti du département, bien sûr que nous espérions faire mieux. »

Avec seulement 6 élus sur 34 dans le Vaucluse, quelle stratégie abordera le parti pour le troisième tour du scrutin, l’élection du président du département ? Hervé de Lépinau, fraîchement élu dans le canton de Carpentras, lance un message à la droite : « Je mets l’UMP face à ses responsabilités. S’il s’amuse à dealer avec le PS et les communistes, ils seront laminés aux régionales. »

Le conseiller le sait, avec une majorité indécise, son parti est en position d’arbitre. La gauche devance ses adversaires locaux d’une courte tête, mais elle pourrait perdre la présidence du département, elle qui en était à la tête depuis 14 ans.

« Le socle des grandes victoires de demain »

Les résultats du Front national dans le Vaucluse sont représentatifs de la situation du parti au sortir de l’ensemble du scrutin départemental. A l’image d’une formation politique en position de force, mais qui demeure pourtant à l’écart des responsabilités. Car si le parti de Marine Le Pen progresse, place des élus et confirme la tendance au tripartisme qui s’installe en France, il échoue à remporter un département.A l'issue de ce second tour, le FN glane 54 sièges qui viennent s'ajouter aux huit remportés dès le premier tour. « Il y a une grosse progression en voix et en pourcentage, mais une absence de résultats en terme de départements », constatait avant la clôture des bureaux de vote un proche de Marine Le Pen.

Face à ce constat, la présidente du Front national, qui s’était astreinte à la prudence tout au long de la campagne, a dimanche soir tenté de masquer sa déception. « Cela n'était pas un de mes objectifs, je savais très bien que la marche était très haute », a-t-elle réagi après l'annonce des résultats. Celle qui revendique le statut de « seul mouvement d'opposition véritable au pouvoir en place » pointait « beaucoup de handicaps : un seul élu sortant, une implantation locale parcellaire, un mode de scrutin » défavorable. Dans ce contexte, elle se félicite de la progression de ses candidats et y voit « le socle des grandes victoires de demain ». Dimanche, Marine Le Pen se risquait déjà à des pronostics en vue des régionales de décembre prochain et jugeait que quatre voire cinq régions pouvaient basculer dans l’escarcelle du FN.

La dirigeante frontiste anticipe sur les régionales de 2015 et la présidentielle de 2017. « Les régionales devraient amplifier le résultat frontiste de ce soir », prévoit Jean-Yves Camus, qui dirige l'Observatoire des radicalités politiques (ORAP) à la Fondation Jean Jaurès. « Les départementales sont le scrutin le plus défavorable au FN depuis que ce parti existe, en raison de la nécessité d'une sorte de notabilité locale, et du mode de scrutin », rappelle-t-il.

Rfi

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Les Nigérians étaient mobilisés tout au long du week-end pour leurs nouveaux sénateurs et députés, et surtout un nouveau président. Tout se joue entre deux personnalités : Goodluck Jonathan, le président sortant, et Muhammadu Buhari, qui conduit une vaste coalition de l'opposition. Globalement, le vote s'est déroulé dans le calme excepté dans des points stratégiques, comme l'Etat de Rivers, où PDP et APC se disputent l'électorat local. Sur place, plusieurs des manifestations et des altercations se sont produites durant le week-end.

avec notre envoyée spéciale à Abuja,Bineta Diagne

Un gouverneur qui échappe de peu à une fusillade, de vives altercations entre civils dans un centre de vote, des manifestations le long des rues de Port Harcourt... Cette fin de semaine, dans plusieurs villes de l'Etat de Rivers, l'atmosphère était électrique.

Cela fait des semaines que la tension est à son comble dans cette zone pétrolifère. Car l'Etat de Rivers, c'est la région d'origine de la Première dame, qui tente de maintenir ses assises -et celles de Goodluck Jonathan- face à la défection de militants locaux au profit du APC, la coalition de Muhammadu Buhari.

Dans un tel contexte, la moindre anomalie est source de polémique. Lorsque des dysfonctionnements ont été décelés dans l'enregistrement des électeurs ce samedi, le gouverneur Rotimi Amaechi, mais aussi un sénateur pro-Buhari, sont montés au créneau pour demander l'annulation du scrutin dans cet Etat.

Du coup, le gouverneur dénonce des fraudes massives. Dans un communiqué, ce responsable accuse les membres de la Commission électorale d' « être des militants du PDP » et d'avoir « falsifié les résultats »... Des accusations démenties par les responsables locaux du PDP, qui jugent le scrutin « crédible » et « transparent ».

Rfi

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Des milliers de personnes ont défilé dans les rues de la capitale pour dire non au terrorisme. Parallèlement à cette marche, l'enquête sur l'attentat du Bardo se poursuit. Un responsable du ministère de l'Intérieur a indiqué dimanche 29 mars que neuf islamistes avaient été tués par les forces tunisiennes dans le gouvernorat de Gafsa, dans le sud du pays. Parmi elles, Loqman Abou Sakhr, chef de la brigade tunisienne d'Aqmi.

Ces neuf personnes sont fichées comme étant parmi les plus dangereux terroristes du pays. Parmi elles, on retrouve l'un des plus recherchés de Tunisie : Loqman Abou Sakhr. Le Premier ministre tunisien Habib Essid a confirmé sa mort ce dimanche. Ce combattant d'une trentaine d'années était l'émir de la brigade tunisienne d'Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique) baptisée Okba ibn Nafa du nom du fondateur de la mosquée de Kairouan, chef militaire et propagateur de l'islam au VIIème siècle.

Avec huit autres jihadistes, Loqman Abou Sakhr a été tué dans une zone montagneuse du gouvernorat de Gafsa, dans le sud de la Tunisie, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière algérienne. Depuis plus de deux ans, sa brigade inflige des dizaines de morts à l'armée tunisienne avec des mines artisanales, des accrochages et parfois des opérations spectaculaires en ville comme le mitraillage de la maison du ministre de l'Intérieur à Kasserine ou l'égorgement d'une dizaine de soldats sur le mont Chambi, à la frontière algérienne, en juillet 2013. Okba ibn Nafa compte une soixantaine de combattants.

C'est d'ailleurs à cette brigade d'Aqmi que Tunis attribue la responsabilité de l'attentat du musée du Bardo qui a fait vingt-deux morts dont quatre Français. Et pourtant cet attentat a été revendiqué par le groupe Etat islamique et jusqu'à maintenant Aqmi s'est toujours attaqué à des cibles sécuritaires et non civiles en Tunisie. Mais Tunis présente Loqman Abou Sakhr comme le cerveau de l'attentat du Bardo.

Rfi

Pôle emploi n'a pas atteint ses objectifs en termes d'indemnisation des demandeurs d'emploi en 2014. C’est ce que constate l'Unédic, l’organisme gestionnaire de l'assurance-chômage, qui épingle les services de l’opérateur public.

La conclusion de l’Unédic est sans appel : par rapport à 2013, on note une dégradation du service de l'indemnisation. Le gestionnaire de l’assurance-chômage pointe des retards de paiements ainsi que de traitement de dossiers et une qualité en baisse dans l’examen des demandes d’allocations.

Sur ce dernier indicateur, Pôle emploi explique une partie de la dégradation par une plus grande rigueur dans la mise en œuvre des opérations de contrôle. En revanche, l’opérateur public se trompe moins qu’avant s’agissant des indus, ces sommes versées à tort à des allocataires. En effet, l’Unedic a constaté moins d’erreurs en 2014 par rapport à l’année précédente.

C’est la deuxième fois en quatre mois que Pôle emploi se fait tirer les oreilles. L'Inspection générale des Finances et celle des Affaires sociales, dans un rapport de décembre dernier ont estimé que Pôle emploi a atteint moins de la moitié de ses objectifs pour la période 2012-2014. Deux points noirs ont été soulignés : l'accompagnement des chômeurs et le retour à l'emploi.

Rfi

 

Des dizaines de prostituées ont manifesté ce samedi 28 mars à Paris pour exiger la dépénalisation totale de leur activité, alors que le débat sur la prostitution démarre lundi 30 mars au Sénat.

Masquées de blanc, elles sont des dizaines rassemblées place Pigalle, presque toutes d'origine étrangère, majoritairement chinoises. Elles ont déployé une modeste banderole pour exiger de pouvoir travailler sans entrave : ni pénalisation des clients, comme le veut le gouvernement mais pas les sénateurs, ni pénalisation du racolage.

Aï Ying, marcheuse de Belleville et présidente d’un collectif de prostituées chinoises baptisé les Roses d'acier, explique ses craintes : « Nous sommes contre la pénalisation des clients parce que ça aura des effets très négatifs pour nous les travailleuses du sexe. Tout d’abord sur nos revenus, on risque d’avoir moins de clients. On craint aussi qu’il y ait plus de danger, plus de problèmes pour nous. Et puis cette loi ne nous aidera pas à changer de métier, elle ne résout pas notre problème majeur : l’absence de titre de séjour. »

Le gouvernement veut éradiquer la prostitution en pénalisant le client, comme en Suède. L'opposition, majoritaire au Sénat, souhaite plutôt rétablir le délit de racolage abrogé par l'Assemblée nationale. Quant aux associations de terrain, elles redoutent que ces mesures ne précarisent davantage les prostituées. « La situation des travailleuses du sexe est dramatique, elles sont confrontées quotidiennement aux violences, elles sont obligées de prendre de gros risques pour leur santé. Toute la loi favorise cette prise de risque parce que ça les condamne à vivre dans l’insécurité », affirme Tim Laster de Médecins du monde.

Sanctionner les prostituées ou leurs clients, le débat commence ce lundi 30 mars au Sénat. Les travailleuses du sexe craignent de se voir enfermées définitivement dans la clandestinité.

Rfi

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La journée électorale au Nigeria ne s'est pas déroulé sans encombres. Des dysfonctionnements, des violences et des victimes sont à déplorer. Le scrutin a même été prolongé demain pour permettre à ceux qui en ont été empêchés de voter. Reportage de notre envoyée spéciale à Port Harcourt.

Les rues sont totalement vides, à Port Harcourt. Des patrouilles de police, quelques piétons égarés. Plus de 9000 policiers ont été déployés dans l’État du Rivers, où plus de 2,5 millions d’électeurs sont attendus aux urnes, pour éviter les violences.Comme partout dans le pays, les mouvements sont interdits, les rues vidées, les aéroports fermés. Cela devait durer jusqu’à 17 heures, en théorie.

Mais tout ne s’est pas vraiment passé comme prévu. Comme l’explique Ndidi Okafor, une responsable de la Commission électorale indépendante (INEC) envoyée à Port Harcourt pour superviser le scrutin, "on doit pouvoir prendre en compte les facteurs humains. Certains de nos agents subissent des pressions et décident de ne pas venir travailler. D’autres sont malades…"

Partout dans le pays, la situation a été chaotique. Des rapports font état de violences, un peu partout sur le territoire. Dans l’État de Borno, Abubacar Shekau, le chef de Boko Haram, a tenu sa macabre promesse : il a fait de ces élections un enfer. Ses combattants ont attaqué la zone de Dukku et fait plusieurs victimes.

Dans le Rivers, l’État le plus armé du pays et fief du président sortant, Goodluck Jonathan, un militaire a été tué. La police a eu du mal à contenir les conflits entre militants et la maison d’un représentant du Parti démocratique du peuple (PDP, au pouvoir) a été brûlée…

Des dysfonctionnements prévisibles

"Ne te plante pas, Jonathan !" Dans le grand hall du Continental hôtel de Port Harcourt, vide, Joseph, un employé, commente la scène. La télévision montre en direct le président sortant, glissant ses bulletins dans l’urne : vert pour la présidence, rouge pour l’Assemblée nationale, jaune pour le Sénat. À moins que ce ne soit le contraire. Un peu plus tôt dans la journée, Goodluck Jonathan a été quelque peu gêné, quand son enregistrement électronique n’a pas fonctionné. Face aux aléas informatiques, des agents de l’INEC ont préféré finalement relever les noms manuellement. Et la centralisation des résultats ? C’est encore un mystère… Voilà des semaines que les ratés du nouveau système électronique sont pointés, même au sein de l’INEC. Dans l'état du Niger, ce sont 20 bureaux de vote qui n'ont pas pu ouvrir, pour des raisons techniques...

>> Lire aussi : Présidentielle nigériane, fin de partie

Un scrutin sous tension

Plus tôt dans la matinée, la tension était palpable dans certains bureaux de vote de Port Harcourt. Amassés aux abords, les votants s’impatientaient sous la chaleur accablante. "J’ai faim ! Quand est-ce que les partis politiques viennent nous payer ?", demande Ezeuduji qui a pu s’enregistrer et attend de glisser ses bulletins dans l’urne. Son vote ira au plus offrant, si les candidats veulent bien se montrer. Le temps passe et le ton monte. Une bagarre éclate dans le bureau. Les électeurs s'enfuient en courant lorsque des policiers armés arrivent en trombe. Ce n’est pas aujourd’hui qu’Ezeuduji aura l'argent qu'elle attend des partis en échange de son vote.

Au bureau central de l'INEC, petit à petit, on ne se fait plus d'illusion sur l'issue de la journée. "Nous laisserons les personnes enregistrées voter, jusqu’au dernier électeur", assure Ndindi. Mais le défi est impossible à relever en une seule journée.

En fin d'après-midi, l'INEC a officiellement annoncé la poursuite des élections dimanche dans les zones où les dysfonctionnements ont empêché la bonne tenue du scrutin.

Jeune Afrique

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Le président Béji Caïd Essebsi a appelé tous les Tunisiens à venir marcher contre le terrorisme dimanche 29 mars. D’abord plébiscitée par une grande partie de l’opinion, l’évènement à venir est de plus en plus sous le feu des critiques.

Une grande marche républicaine contre le terrorisme aura lieu ce dimanche 29 mars à Tunis. Le cortège partira de Bab Saadoun et empruntera l’avenue du 2 mars pour arriver au musée du Bardo, lieu de la tragédie du 18 mars. Le gouvernement tunisien pourra compter sur la présence d’officiels et de chefs d’États étrangers, dont le Français François Hollande, le Palestinien Mahmoud Abbas, l’Italien Mattéo Renzi, le Polonais Bronislaw Komorowski ou encore le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal. L’objectif de cette initiative est « d’exprimer la volonté de la Tunisie à combattre le terrorisme », a déclaré le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, le 25 mars, lors d’une allocution télévisée. Il espère surtout regagner le cœur des Tunisiens, à une période où les indicateurs ne sont pas au beau fixe.

L’annonce de la marche a d’abord déclenché un élan populaire. Les Tunisiens ont commencé à préparer activement l’évènement, notamment à travers les réseaux sociaux. En effet, les hashtags de soutien ont pullulé et les pages Facebook dédiés à l’évènement ont fleuri. Cette agitation semblait annoncer un grand rassemblement. Mais y aura-t-il dimanche la même ferveur qu’après l’assassinat de Chokri Belaïd, en février 2013, quand des centaines de milliers de Tunisiens avaient défilé spontanément le jour de ses obsèques, le 8 février.

La participation d'Ennahdha contestée

La manifestation du 29 mars semble cependant afficher quelques ombres au tableau. Depuis l’annonce de la présence du parti Ennahda et de l’ancien président Moncef Marzouki, battu le 21 décembre dernier, des appels au boycott se sont multipliés dans les rangs de la gauche, où certains estiment indécent de manifester aux côtés de ceux qu’ils jugent être des « sponsors du salafisme ». Le gouvernement de la troïka (décembre 2011 - janvier 2014) est accusé d’avoir fait preuve de laxisme voire de connivence avec les salafistes d’Ansar al-Charia, responsables des assassinats des opposants Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi.

L’ancien président, Moncef Marzouki, est lui sous le feu des critiques à cause de la rupture des relations diplomatiques avec la Syrie de Bachar al Assad, qu’il a décidée de manière unilatérale, en 2012. Rupture qui a créé un contexte favorable au départ de nombreux jihadistes tunisiens vers la Syrie.

Le malaise dépasse cependant les rangs de la gauche. Bon nombre de sympathisants de Nidaa Tounes, le parti fondé par l’actuel président, sont eux aussi gênés à l’idée de devoir s’afficher avec les représentants d’Ennahdha et du CPR. Sauront-ils se mobiliser ? Sur les réseaux sociaux, beaucoup promettent certes de venir à la marche mais prévoient de brandir des pancartes très virulentes à l’égard des islamistes.

"Charliser" la manifestation ?

La venue d’Hassen Chalghoumi, l’imam de Drancy populaire auprès des médias français, mais un peu moins auprès des musulmans, a ajouté au trouble ambiant, et accrédité les soupçons de récupération.

>> Forum social mondial - Alaa Talbi : "Les institutions restent fragiles en Tunisie"

C’est justement cette volonté d’afficher des visages célèbres en tête du cortège que dénoncent certains. Fallait-il « charliser » le Bardo, et à calquer la réaction des Tunisiens sur celle des Français, lors de la manifestation géante du 11 janvier, s’interroge en substance l’universitaire Amine Thabet sur son compte Facebook ?
Ajoutées aux vacances scolaires et à une météo incertaine, ces préventions achèvent un peu plus l’espoir de voir un long fleuve humain couler vers le Bardo dimanche

Jeune Afrique

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Comme craint par les autorités, des combattants de Boko Haram ont attaqué des électeurs dans le nord-est du pays. Le bilan provisoire des deux attaques recensées est de 7 morts. Un scrutin perturbé également par les défaillances du nouveau système de vote électronique.

Le président sortant Gooddluck Jonathan candidat à sa réélection a lui même été la victime des défaillances du nouveau système électoral : il lui a fallu 30 minutes pour voter. Résultat, le scrutin a été suspendu dans certaines zones, où il sera prolongé jusqu'à demain, dimanche 29 mars, annonce la Commission électorale. Le principal enjeu de ce week-end d'élections est le duel entre le président sortant Goodluck Jonathan et Mohammadu Buhari.

Dans les bureaux de vote de Lagos, les Nigérians sont nombreux à déposer leur bulletin. « J'ai voté pour le leader de mon choix, aujourd'hui c'est cool et calme, pour les autres élections il y a eu des affrontements et des dérangements de la part de militants », raconte une femme.  « On a tous été accrédités mais pour le moment nous sommes en train d'attendre le retour du responsable du bureau de vote car nous n'avons pas la fiche pour noter les résultats ni le cachet pour viser ce document. On est impatient bien sûr mais on attend de voir ce qu'il se passe, on connaît ce bureau de vote, on sait combien de gens se sont inscrits, donc on va attendre pour être certains que tout est fait pour le mieux. Jusqu'à présent on peut dire que le processus est fait pour être transparent, et sera transparent. On veut croire pour l'instant qu'on va voter de manière transparente », poursuit un électeur.

« C'est sûr qu'il y aura toujours une ou deux erreurs avec les lecteurs de cartes qui ne fonctionnent pas, mais on ne doit pas condamner, c'est la première fois que le Nigeria utilise ça. Mais cette élection est meilleure que les précédentes parce que ça va au moins régler la question de la manipulation électorale », conclut un autre électeur.

Rfi

samedi, 28 mars 2015 18:02

Fiara 2015 : Le riz sénégalais en vedette

Poster par

La 16e édition de la Foire de l’agriculture et des ressources animales (Fiara) s’est ouverte hier à Dakar. Sur l’esplanade du Centre international pour le commerce extérieur (Cices), les producteurs de riz ont volé la vedette aux autres exposants.

Sous une immense bande annonçant «Riz sénégalais», ces producteurs de riz de la vallée du fleuve Sénégal ont été mis sous le feu des projecteurs, grâce à l’encadrement du Projet croissance économique (Pce) de l’Usaid qui a soutenu des producteurs disposant d’un label. Terral, Diawel, Coumba, Agro Astel ou Korka Rice, ces producteurs présentent aux Sénégalais un riz de qualité, explique Korka Diaw, productrice de riz et présidente du Réseau des femmes de la vallée (Refan). Elle précise que «le Pce a encadré les producteurs pour leur expliquer comment obtenir un label de qualité depuis le champ jusqu’à l’usine».

Le ministre de l’Elevage, Aminata Mbengue Ndiaye, qui a lancé la manifestation, n’a pas été insensible à cette prouesse. «Nous avons été émerveillés par la qualité des produits que nous avons trouvés, particulièrement le riz», souligne Mme Ndiaye. Elle indique que cette vitrine offerte au riz sénégalais conforte les ambitions du pays dans l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire en 2017.

lequotidien.sn

Innocence Ntab Ndiaye, ancienne ministre du Travail, est officiellement installée à la tête du Haut conseil du dialogue social hier, vendredi 27 mars, à Dakar. Sa mission c’est de contribuer à la promotion du dialogue social, conduire des médiations entre les acteurs sociaux lors des conflits et de relancer le dialogue entre les travailleurs, les employeurs et le gouvernement afin d’avoir un climat social apaisé.
 
Créé en remplacement du Comité national du dialogue social (Cnds), le Haut conseil du dialogue social (Hcds) a pour rôle de renforcer les acquis obtenus avec les organisations patronales. Innocence Ntap Ndiaye, ancienne ministre du Travail, est installée à la tête de cette structure hier, vendredi 27 mars, à Dakar, au cours d’une cérémonie officielle présidée par le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy. Sa mission sera de contribuer à la promotion du dialogue social et de renforcer les acquis obtenus avec les organisations patronales. Le Haut conseil sera aussi amené à conduire des médiations entre les acteurs sociaux lors des conflits, à appuyer les acteurs en matière de prévention, de gestion et de résolution des conflits sociaux.
 
Aussitôt installée dans ses fonctions, Innocence Ntap Ndiaye a décliné sa feuille de route car, pour elle, tout est priorité. «L’Education me semble un chantier assez urgent. A côté de l’éducation, nous avons ciblé des entreprises extrêmement importantes pour le Sénégal et dans lesquelles il y a des crises. Je veux parler du secteur des oléagineux avec le problème de la Suneor. Il y a également la question des travailleurs de Transrail que nous avons également ciblé», a dit l’ancienne ministre.
 
Et de prévenir que, «les chantiers de cette rénovation vont nous mener vers la réactualisation des textes qui régissent les relations professionnelles des secteurs privé et public, des dispositions dont la plupart datent des indépendances». Mieux, a indiqué, Innocence Ntap Ndiaye, «tout au long de notre mandat, nous ne manquerons donc pas d’adopter, chaque fois que de besoin, une posture d’anticipation en menant des études sur la situation et les perspectives du dialogue social dont nous établirons annuellement un rapport sur son état», a indiqué l’ancienne ministre du travail.
 
Ancrage de la justice sociale
 
A l’en croire, «les aspirations fortes des salariés à un travail décent et les attentes légitimes du gouvernement en matière de climat social apaisé ne peuvent être satisfaites que par l’ancrage de la justice sociale et la promotion d’un dialogue social franc et fécond», a-t-elle reconnu. «Cependant, compte tenu des défis de productivité du travail inhérents aux exigences universelles de compétitivité des entreprises, il convient de mettre en œuvre des stratégies de ‘’désamorcement’’ des conflits de travail et d’atténuation de leurs conséquences néfastes sur l’économie et la cohésion sociale», a-t-elle souligné. Dès lors, «la médiation sociale constitue un dispositif approprié et le Haut conseil entend jouer pleinement sa partition dans la médiation sociale», a assuré sa présidente du Hcds.
 
Selon le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, cet outil va permettre de relancer le dialogue entre les travailleurs, les employeurs et le gouvernement afin d’avoir un climat social apaisé. C’est «un outil important qui va nous permettre de relacer le dialogue social, refonder le dialogue social, mettre en œuvre de nouvelles réformes et faire en sorte que notre pays puisse continuer à pouvoir anticiper sur les situations de conflits et trouver des réponses aux préoccupations des structures», a déclaré Mansour Sy. C’est pourquoi il a invité les membres «à parachever sans tarder le cadre organisationnel ainsi que les instruments réglementaires du Haut conseil du dialogue social». Aussi, a-t-il prôné l’élaboration d’un «programme ambitieux de travail (…) afin de jouer leur partition dans l’avènement d’une paix sociale durable favorisant l’émergence économique».
Il faut de la volonté
 
Pour Mamadou Diouf, porte-parole des travailleurs, par ailleurs Secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (Csa), pour la réussite de sa mission, le Hcds a besoin de membres engagés et d’identifier les problèmes à résoudre : «Une chose est de signer un pacte, l’autre chose est de créer sur le terrain les conditions d’efficacité. C’est d’abord la bonne volonté des uns et des autres et ensuite identifier les problèmes et les résoudre au fur et à mesure», a-t-il dit.
 
Cette institution nouvellement créée est composée d’une trentaine de personnes nommées par le président de la République pour une durée de trois ans renouvelable. Elle compte quatre organes, à savoir l’assemblée plénière, le bureau, le secrétariat exécutif et les commissions. Il se réunit au moins une fois par trimestre en session ordinaire. C’est un organisme tripartite autonome rattaché au ministère en charge du Travail et renfermant en son sein des représentants des organisations d’employeurs, des travailleurs et du gouvernement.

Sudonline

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