La mort d'une jeune femme, raillée au téléphone par les services de secours qui ont refusé de la prendre immédiatement en charge, a suscité ce mercredi 9 mai un tollé en France, la ministre compétente diligentant une enquête tandis que les urgentistes dénoncent un manque de moyens.

Le 29 décembre dernier, Naomi Musenga, une Strasbourgeoise de 22 ans appelle le Samu. L'enregistrement de la conversation fait entendre sa voix désespérée, à bout de force, elle arrive à peine à articuler qu'elle a très mal. L'opératrice du Samu lui répond sèchement d'appeler SOS Médecins, qu'elle ne peut pas l'aider sans plus d'informations.

Naomi Musenga murmure alors qu'elle va mourir, ce à quoi l'opératrice répond : « vous allez mourir certainement un jour, comme tout le monde ». Elle lui redonne ensuite plusieurs fois le numéro de SOS Médecins et raccroche.

Ce n'est que 5 heures plus tard que la jeune femme parvient à joindre SOS Médecins et que les secours viennent la chercher. Mais il est trop tard, Naomi Musenga une fois à l'hôpital, décède après un infarctus. Une enquête administrative a été déclenchée mardi 8 mai par la direction des hôpitaux de Strasbourg.

Le but étant de savoir si la prise en charge tardive par le Samu est responsable de la mort de la jeune femme. La ministre de la Santé Agnès Buzyn s'est déclarée « profondément indignée par les circonstances du décès » et s'est engagée à ce que la famille obtienne toutes les informations. Selon elle, le décès de Naomi Muzenga est dû à une erreur humaine et pas à un manque de moyen, ce que conteste le président de l'association des médecins urgentistes. Patrick Pelloux a notamment dénoncé un manque de moyens dans les centres d'appel, avec pour conséquence des opérateurs détachés de la souffrance du patient.

L’opératrice du Samu a quant à elle été suspendue à titre conservatoire ce mercredi a affirmé la direction des Hôpitaux universitaires de Strasbourg. Le parquet de la ville a également annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire. Deux autres enquêtes ont été diligentées, l'une, administrative, par les Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) et l'autre, à la demande de la ministre de la Santé, confiée à l'Inspection générale des affaires sociales (Igas).

 

RFI

Située dans l’arrondissement de Toubacouta (département de Foundiougne, région de Fatick), la commune de Keur Samba Guèye regorge d’un énorme potentiel agricole. L’activité principale de cette zone qui a une forte pluviométrie est l’agriculture et le maraichage. C’est pour cette raison d’ailleurs  que le Projet d’appui à réduction de l’émigration rurale (Parerba) en partenariat avec l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar), avec l’appui des autorités locales, a pris l’initiative d’exploiter ce potentiel en installant dans la commune deux périmètres irrigués de 4 ha chacun. L’exploitation de ces sites a participé considérablement à la réduction de l’émigration rurale à laquelle s’adonnaient beaucoup de jeunes de la localité grâce à l’implantation des champs-école paysan.

Avec une population qui tourne autour de 28 mille habitants, la commune de Keur Samba Guèye qui se trouve dans l’arrondissement de Toubacouta, département de Foundiougne (Région de Fatick), regroupe 43 villages. Cette zone qui a beaucoup de similitudes avec la région naturelle de la   Casamance  est  à 4 kilomètres de la frontière avec la Gambie. L’activité principale de cette localité qui a une forte pluviométrie est l’agriculture et le maraichage irrigué.

« Keur Samba Guèye est une collectivité qui longe sur 50 Km la frontière avec la Gambie. Avec une forte pluviométrie. Nous pratiquons l’agriculture hivernale  et toutes les espèces se cultivent ici. Parfois, nous avons 1000 à 1300 Mm de pluies. Toute culture est possible au niveau de cette commune. Tout ce qui se fait en Casamance peut se réaliser ici  sur le plan agricole. Nous faisons l’agriculture, le maraichage. Nous produisons également de l’anacarde », a fait savoir le maire de la commune de Keur Samba Guèye, Abdoulaye Ndiaye qui s’exprimait mercredi dernier lors d’une visite de presse au niveau du département de Toubacouta. Toutefois, il relève que la filière  anacarde est confrontée à  un certain nombre de difficultés dans cette zone.

« Les Chinois et les Indiens  qui viennent pour acheter notre  production passent  par la Gambie. Ce qui  fait qu’il y a un manque à gagner énorme. Cela est peut être lié aux taxes au niveau du port de Dakar. S’il y avait une  possibilité qu’ils passent par Dakar et que le label soit sénégalais, ce serait bénéfique pour nous qui disposons des milliers d’hectares d’anacarde », soutient le maire. Et d’ajouter : « D’autres difficultés sont liées à la conservation des produits maraichers notamment l’oignon. En effet, après les récoltes, les prix connaissent une  baisse et s’il y avait une possibilité de conserver la production pendant deux ou trois mois, ce serait une bonne chose. Pour pouvoir payer leurs dettes aux banques de la place, il serait bon que les producteurs  vendent à des prix raisonnables ».

SITE DE FASS THIEKENE : 4 HA AMENAGES POUR LE MARAICHAGE

A Fass Thiékène toujours dans la commune de Keur Samba Guèye, un périmètre de 4 ha de superficie est destiné à la culture de l’oignon, du piment, de l’aubergine entre autres. En effet, l’association des usagers de l’eau productive, avec l’activité de renforcement de capacité  du Cadre d’appui au développement local (Cadl) et du Projet d’appui à la réduction de l’émigration rurale dans le bassin arachidier (Parerba), a  attribué aux populations de cette zone  202 parcelles de 150 m2  chacune. 42  bassins de type Gandiolais, remplis à partir des systèmes d’exhaure  solaires  sont implantés dans chaque parcelle. Ici, les producteurs travaillent grâce au système d’irrigation  et d’aménagement de la terre irriguée qui a été mis en place par le projet Parerba. « C’est un total de 169 producteurs dont 68 jeunes avec 39 hommes et 130 femmes », informe Alessio Salvadori, responsable national du projet Parerba.

Au sein de ce périmètre de 4 hectares destiné à l’horticulture, le Parerba en partenariat avec l’Agence nationale de conseil agricole et rural (ancar) a implanté un champ école paysan de 600 m2  destiné aux jeunes de la localité. C’est un  dispositif  de vulgarisation technique du conseil agricole et rural dont l’objectif  est d’introduire et de vulgariser  les nouvelles techniques agricoles. « On  a mis en place une digue pour la rétention de l’eau pluviale. Ce qui va permettre de recharger les nappes avec des pompes solaires. L’objectif visé par le projet, c’est de réduire l’immigration rurale. C’est pour cette raison que nous avons impliqué les jeunes dans ce projet, à travers les champs école paysan.  On apprend aux jeunes les bonnes manières agricoles. Ce n’est pas une formation théorique mais pratique. Grace aux champs écoles, nous avons noté des améliorations », explique  Mansour Diop, assistant technique national de développement agricole et filière du projet Parerba.

CHAMP ECOLE PAYSAN : Pour freiner l’immigration rurale

Selon Ndèye Amy Cissé, présidente  du champ école paysan de Fass Thiéckene, ce projet est venu à son heure. « Avant, nos parents creusaient  la terre pour trouver des morceaux de bois qu’ils vont transformer en clôture pour les champs. Ce qui était  pénible pour eux. N’empêche qu’à tout moment, les vaches entraient dans le périmètre et mangeaient tout sur leur passage. Aujourd’hui, grâce au projet, tous les périmètres sont bien clôturés. Donc, maintenant, on rend grâce à Dieu », se réjouit-elle.  Tout comme Ndéye Amy Cissé, Katim Touré  fait partie des jeunes qui ont été formés  grâce aux champs-école.  Ce  jeune homme de 30 ans qui avait emprunté en vain les chemins de l’immigration clandestine gagne aujourd’hui sa vie à partir des revenus tirés de l’agriculture irriguée. « J’étais parti en Mauritanie en 2008 pour passer au Maroc et aller en Espagne. Nous avons été arrêtés, une fois au Maroc,  et refoulés en Mauritanie. Par la suite, j’ai décidé de rentrer au village. Je voulais y retourner quelques temps après, mais le projet Parrerba est venu dans notre localité et nous a convaincus de rester pour  travailler ici. Maintenant, nous nourrissons beaucoup d’espoir avec ce projet », a-t-il indiqué. Suivant le responsable national du projet, le champ école paysans va être transformé en une véritable coopérative formelle qui entend devenir l’entreprise coopérative modèle  avec  toute l’exploitation horticole qui tourne autour. « Son rôle sera de passer à l’échelle en ce qui concerne la gestion d’entreprise, notamment le marketing et les relations avec les communautés  et les fournisseurs. En particulier, ils seront progressivement transformés en une entreprise qui donnera des revenus  et des emplois aux jeunes », a-t-il conclu.

ALESSIO SALVADORI, RESPONSABLE NATIONAL DU  PROJET PARERBA : «Nous attendons un rendement qui dépasse les 30 tonnes/ha»

«Le rendement et la qualité de l’exploitation sont satisfaisants. Keur Samba Guèye est une zone du Sénégal qui n’est pas traditionnellement engagée dans le maraichage, particulièrement celui de contre saison. Nous sommes en train de favoriser l’émergence d’une activité économique nouvelle. Nous attendons à l’état actuel un rendement moyen qui dépasse les 30 tonnes à l’hectare. D’après le diagnostic fait sur le terrain pour l’ensemble du marché d’écoulement potentiel,  d’ici un mois, nous allons avoir la récolte. Il n’y aura pas de problème d’écoulement sur le marché parce que nous avons  mené des études claires d’absorption de l’ensemble du marché hebdomadaire et permanent de toute la région. Nous allons accompagner les producteurs à écouler leur production sur le marché. Pour le moment, la commune de Keur Samba Guèye fera l’objet d’une première grande vague d’investissement en aménagement de la terre et en infrastructures d’irrigation qui amèneront la population locale à avoir au moins 210 ha de terre irriguée. Pour toute cette zone, notre objectif est de dépasser les 2000 ha de terre irriguée et aménagée pour créer  de l’emploi avec un revenu stable pour une grande partie de la population et faire du Diombato le grenier de cette partie Sud du Sénégal».

 

            

Candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle du 24 févier 2019, le leader du Grand parti, Malick Gakou lancera officiellement, aujourd’hui, samedi 12 mai, sa précampagne en perspective de cette élection présidentielle. Et, c’est la Commune de Mbour qui est choisie pour abriter la première manifestation politique du candidat déclaré, Malick Gakou.

Dans un communiqué transmis à Sud quotidien hier, vendredi 11 mai, le Secrétariat exécutif du Grand Parti précise à propos de cette activité que «c’est sur invitation des militants et sympathisants de la Commune» que le président du Grand Parti, Malick Gakou», sera à Mbour dans le cadre de la caravane de l’espoir pour présider à partir de 18 heures au lancement officiel de sa précampagne en perspective de la présidentielle du 24 Février 2019».

Cette manifestation, poursuit le Secrétariat exécutif du Grand Parti dans ce document, se tiendra derrière le Commissariat de Police de Diamaguene Mbour à «30 mètres».

Le Front démocratique et social de résistance nationale (Frn), mis sur pied pour barrer la route au parrainage pour tous, et mettre fin «aux dérives» du régime,  ne compte pas baisser les bras. Après avoir été déboutés par le Conseil constitutionnel qui s’est déclaré incompétent pour statuer sur les recours pour annulation de la loi sur le parrainage, les différents leaders du front harmonisent les positions pour se préparer à une éventuelle riposte et/ou déposer d’autres recours à l’interne comme à l’externe.

 

Ils avaient averti les «7 Sages» du Conseil constitutionnel qu’il n’était pas question d’accepter qu’ils se déclarent systématiquement incompétents devant les saisines de l’opposition, au moment où ils acceptent de se substituer aux législateurs comme ils l’ont fait, lors des législatives de 2017. Hélas, les avertissements et mises en garde du Front démocratique et social de résistance nationale (Frn), semblent tomber dans l’oreille d’un sourd. Cela, dans la mesure où ledit Conseil s’est déclaré incompétent sur son recours pour annulation de la loi sur le parrainage. Pour autant, le front qui regroupe des partis de l’opposition, des membres de la société civile, tout comme des organisations syndicales ne s’avouent pas vaincu.

 

Pour le moment, l’heure est à l’harmonisation des positions. C’est, du moins, ce que semble dire le président du Mouvement Tekki, le député Mamadou Lamine Diallo joint par la rédaction de Sud Quotidien. Il s’est ainsi défendu de livrer la suite à donner au combat contre le système de parrainage, après le revers concédé devant le Conseil constitutionnel. Pour lui, le Front est très vaste et qu’il est question, aujourd’hui, de faire les consultations des différentes entités pour voir «si on a les mêmes points de vue sur la question». Précisant que le «Front, c’est lourd», il a promis un communiqué du Frn qui regroupera les positions des uns et des autres et la conduite à tenir.

 

Il en de même pour le député libéral Me El Hadj Amadou Sall, membre du groupe parlementaire «Liberté et démocratie». La robe noire-politique a tant soit peu évité de se prononcer sur la suite à donner au combat contre ledit système de parrainage. «Il faut attendre que les leaders se réunissent», suggère-t-il. Concernant les mises en garde du front contre les «7 Sages», il s’est contenté de dire que Papa Oumar Sakho, président du Conseil constitutionnel et compagnie «répondront, le moment venu, de leurs actes devant l’histoire». Pour autant, il n’a pas manqué de critiquer la décision dudit conseil. L’avocat-politique trouve ainsi «qu’ils sont incompétents au sens strict du terme» dans la mesure où «ce sont eux-mêmes qui le disent chaque fois». Pis, se défoulant sur les juges, il dira «qu’ils ne font pas honneur à leurs devoirs. Ils ont discrédité cette Institution en se déclarant systématiquement incompétents».

 

Le coordonnateur du Parti pour l’unité et le rassemblement (Pur) n’en dira pas moins. Plus prolixe que ses camarades du Frn, il dira que «nous avons aussi d’autres recours que nous allons déposer à la Cour suprême, à la Cedeao et à l’Union africaine». Il indique clairement que «le combat continue, il n’est pas encore terminé».

 Revenant, en outre, sur la décision du Conseil constitutionnel, le professeur en Informatique, non moins député à la 13ième législature estimera que «la décision du conseil ne concerne que la loi constitutionnelle». Indiquant que l’opposition attend au virage le régime en place, il révélera «qu’il reste la loi électorale qui est la partie la plus difficile, car il s’agit de la mise en œuvre du parrainage». Faisant dans les révélations, il informe «qu’ils (le tenants du régime) sont carrément coincés et ils commencent à faire appel aux députés de l’opposition pour discuter de l’applicabilité avant de le déposer à l’Assemblée». Ce qui promet d’autres rebondissements sur cette affaire de parrainage. 

 

LA DEFENSE DE L’OPPOSITION, EN ROUTE VERS LA CEDEAO, L’UA ET L’ONU

 

Les avocats en charge de la défense de l’opposition contre la loi portant parrainage intégral des candidats à la présidentielle n’agréent pas la décision du Conseil constitutionnel qui s’est déclaré incompétent à statuer sur la saisine en annulation introduite par 21 députés, suite au vote de la Loi Constitutionnelle N°12/2018 par l’Assemblée nationale du Sénégal, le 19 avril 2018.

 

Dans la foulée de la décision des « 7 sages », ils ont dit ainsi prendre acte du délibéré non sans relever que les moyens invoqués à l’appui d’une telle décision n’emportent pas leur adhésion, au regard du Droit positif. Dans la même dynamique, ils ont aussi tenu à marquer, dans un communiqué en date d’hier, vendredi 11 mai 2018, leur disposition à saisir les instances supranationales pour invalider la loi portant parrainage intégral des candidats à la présidentielle.

Rappelant ainsi que la saisine du Conseil Constitutionnel portait sur la violation de la Constitution et sur la violation de la loi organique portant Règlement Intérieur de l’Assemble Nationale, la défense de l’opposition a fait savoir qu’elle entendait « à présent user de toutes les voies de droit appropriées pour voir annuler la loi votée le 19 avril 2018, même si elle est promulguée par Monsieur le président de la République ». Dans la foulée,   Me Ibrahima Diaw et Me Mouhamadou Moustapha Dieng ont indiqué que « La bataille judiciaire visant à rétablir la légalité républicaine sera engagée sans délai devant  les instances de la Cedeao, de l’Union Africaine ainsi que des Nations Unies ».

 

Et d’arguer par suite : « En effet, aux termes de l’article 79 de la Constitution, les traités régulièrement ratifiés et approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des Lois sous réserve de réciprocité ».

 

 La défense de l’opposition ne manquera ainsi de rappeler que « Le Sénégal a ainsi donné à ces organisations internationales les instruments juridiques qui leur permettront de statuer sur ce que beaucoup d’observateurs considèrent comme une violation  particulièrement grave des droits inaliénables de l’Opposition démocratique dont nos clients font partie intégrante ».

 

Sudonline

 

Céline Kula Kim : valoriser la recherche sur le genre en Afrique

"En dépit du progrès de la scolarisation dans l'enseignement primaire en Afrique, le décrochage scolaire des filles en secondaire continue à creuser les inégalités femmes-hommes. Dans le secteur de la recherche universitaire, les femmes africaines diplômées demeurent encore moins représentées et occupent peu de postes de responsabilité. Leur insertion professionnelle dans les équipes de recherche et la valorisation de leurs travaux s'avèrent essentielles tant pour la recherche que pour le développement... L'approche Genre et développement demeure, de nos jours, un concept essentiel de lutte contre les inéglités."

« Partie du constat qu'il y a des choses sur le genre mais difficilement accessible parce que éparpillée. Il est question des sources, de la conservation des données et de la vulgarisation donc de l'accessibilité du savoir. A quoi bon posséder et ne pas organiser le savoir ?
On a posé cette question à l'Afrique dans plusieurs domaines mais il est vrai que sur le genre le travail est préoccupant, quand un étudiant cherche des informations des sources il doit déployer ses tentacules ou faire appel aux bigs data pour avoir une chance de collecter un maximum d'informations.

S'il est vrai que le chercheur doit piocher dans divers domaines et champs s'il savait exactement où trouver la bonne information il aurait gagné du temps.
. Voici entre autre ce qui manque allant partout il serait plus simple pour lui de savoir où piocher pour gagner du temps.
La situation de la femme instruite et formée en Afrique est problématique , pour accéder à l'école c'est un problème, quand elle réussit elle doit encore se battre pour se faire accepter. En RDC on demande ceci : elle est jolie, belle et instruite pourquoi travailler ?
Cecile fait beaucoup pour la promotion du genre et il faut saluer ce travail associatif, universitaire et humain.
Lors d'un forum le sujet était le suivant : L'avenir a-t-il un Sexe ? » Pape B CISSOKO

Céline KULA KIM

Céline Kula-Kim est originaire du Congo. Elle vit actuellement (2004) dans la région de Lyon, en France. Elle est sociologue et membre de nombreuses associations. Elle a collaboré à divers projets avec la "Société d'Etudes Féminines Africaines" (SEFA). Elle a aussi animé l'émission « Femmes et Sociétés » sur Radio Trait d'Union 89.8 à Lyon. Céline Kula Kim est titulaire d'un DEA en Migrations et Relations Inter-ethniques de l'Université Paris VII. Cela lui vaut d'être souvent sollicitée pour des conférences et des séminaires sur la femme africaine et sur l'immigration africaine en France. "Les Larmes de Maguette" propose l'histoire de Maguette, une femme d'origine guinéenne élevée au Sénégal et ayant immigé en France dans la région de Lyon. (Quatrième de couverture des ouvrages de Kula-Kim).

-En 2010, elle soutient sa thèse de Doctorat en Etudes Féminines et Etudes de Genre (Sociologie) à l'Université Paris VIII sous la direction du Professeur Jean François Laé et la coordination de Professeur Cathérine Coquéry Vidrovitch.

En savoir plus : https://cigefe.webnode.fr/portraits-femmes-etudes/celine-kula-kim/

 

Cannes 2018 : sur le visage de Cate Blanchett, un sourire de reine mère...


Pour cette 71e édition du Festival, l'actrice australienne préside un jury majoritairement féminin.
LE MONDE | Par Clarisse Fabre

Cannes 2018-La chanteuse burundaise Khadja Nin une voie engagée et Kristen Stewart

Le monde noir n'a pas à rougir et il faut continuer à se faire voir, s'exprimer, se dire, comme disait Aissa maiga la couleur de peau n'est pas un métier.P B Cissoko


Benjamine de huit enfants, Khadja Nin, 58 ans, a étudié très tôt la musique, avant de s'installer en Europe. Elle a été révélée par ses compositions, notamment « Sambolera Mayi Son », cocktails de pop occidentale et de rythmes africains et afro-cubains.


Ambassadrice de l'Observatoire sur les migrations, Khadja Nin a été distinguée par le prix de l'Action Féminine 2016, décerné par l'Union des Femmes Africaines.
Passeport artiste 27/6 /1959 Burundi Pays: Burundi Qualité: Chanteuse


Khadja Nin est née le 27 juin 1959 au Burundi. Son père est diplomate. Cadette d'une famille de huit enfants, elle pratique très tôt le chant et la musique comme la plupart d'entre eux. Elle grandit à Bujumbura où elle devient dès l'âge de sept ans une des principales voix de la chorale de son école et de la cathédrale de la ville.


Biographie:


Elle monte son premier vrai groupe en 1973 avant de partir étudier à Kinshasa (Zaïre) en 1975. Après un mariage en 1978, elle s'installe définitivement en Belgique en 1980 avec son fils de deux ans et son mari. Ce dernier décède peu de temps après.


Biographie suite :


Elle monte son premier vrai groupe en 1973 avant de partir étudier à Kinshasa (Zaïre) en 1975. Après un mariage en 1978, elle s'installe définitivement en Belgique en 1980 avec son fils de deux ans et son mari. Ce dernier décède peu de temps après.


Après quelques emplois de choriste et de figuration, elle rencontre son producteur, le guitariste Nicolas Fiszman en 1985. Avec lui, elle écrit une vingtaine de titres. Après avoir signé en 1991 avec BMG, un premier album voit le jour en 1992.


Entièrement en swahili (principale langue parlée en Afrique de l'est), ces douze premiers titres mêlent avec mélancolie des thèmes brésiliens, afro-cubains et africains ainsi qu'un peu de rock avec le titre "Mulofa".


Café au lait


Khadja Nin décrit elle-même sa musique comme de "la musique ni blanche ni noire, mais café au lait".


En 1994, sort son deuxième album "Ya Pili", qui justement signifie "Le second". Plus encore que le premier, il mélange pop occidentale et rythmes africains et afro-cubains. Les textes sont toujours en swahili, excepté un en anglais et un en français. Dans ce deuxième album, on trouve le titre "Sambolera Mayi Son" qui deux ans plus tard, lui ouvrira les portes du succès. Cette chanson qui évoque une mère contant le monde à son enfant, illustre bien les préoccupations de Khadja Nin face à l'état du monde, thème très présent dans ses textes.


En 1996, "Sambolera" est consacré tube de l'été par la chaîne de télévision française TF1 qui diffuse plusieurs fois par jour le clip. Les ventes explosent, et le troisième album sorti dans la foulée avec onze titres anciens et nouveaux, est double Disque d'or deux mois après le début de la campagne de promotion (200.000 albums vendus). Khadja Nin considère "comme une vraie chance pour un artiste africain ce choix de TF1".


Sur la pente ascendante, Khadja sort un nouvel album en octobre 98 intitulé "Ya..." (De vous à moi). Elle y chante en swahili mais aussi en kirundi, langue parlée dans son pays d'origine, et aborde des sujets qui lui tiennent à cœur, les enfants de la rue, les situations de guerre, la lutte contre les inégalités. Elle signe là un vibrant hommage à Mandela en même temps qu'une chanson sur la condition de mère, "Mama", sortie en simple et filmée pour le besoin d'un clip par la grande comédienne Jeanne Moreau.
Co-star
En 1999, Khadja Nin se produit en première partie de Sting lors d'une série de concerts à New York. Elle est également accompagnée de Cheb Mami également invité par la star anglaise. Le trio se produite le 10 janvier 2000 sur la scène parisienne de Bercy.


Désormais, la chanteuse vit à Monaco. Après des tentatives avortées de retourner vivre dans son pays, elle espère toujours que ce jour arrive.


L'actrice américaine Kristen Stewart


Kristen Stewart s'est fait connaître mondialement avec la saga « Twilight » (2008-2012). Elle a débuté au cinéma en 2002, à l'âge de 11 ans, en jouant la fille de Jodie Foster dans le thriller « Panic Room » de David Fincher.


Ces dernières années, Kristen Stewart, 28 ans, est venue à Cannes pour plusieurs films dont « Sur la route » de Walter Salles (2012), ainsi que « Sils Maria » (2014) et « Personal Shopper » (2016), deux films réalisés par le Français Olivier Assayas.
lacroix

Une hôtesse enlève ses talons, suivie d'une autre. Elles ne peuvent pas s'asseoir dans le Grand Théâtre Lumière et vont rester debout, près de la sortie, pendant toute la cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes. Une comédienne se cale contre le mur à côté d'elles : elle s'est incrustée sans carton d'invitation en se collant derrière le cinéaste Martin Scorsese... Mardi 8 mai, vers 19 heures, la montée des marches de la 71e édition cannoise s'achève, fidèle à elle-même. Elle a paru toujours très longue malgré l'absence de selfies, désormais interdits.


 « Les réalisatrices restent très minoritaires dans les sélections »


Mais c'est ailleurs que l'on guette le vrai changement : huit mois après le scandale de l'affaire Weinstein, du nom du producteur américain accusé d'agressions sexuelles par de nombreuses actrices, le Festival ne peut plus tout à fait être le même. Cannes n'était-il pas le « terrain de jeu » d'Harvey Weinstein, comme l'a souligné un journaliste du Guardian, dans un article paru le 4 mai ? Edouard Baer, animateur en chef de la soirée, se contente d'une petite allusion. Evoquant les carrières au cinéma, l'acteur distingue « ceux qui ont couché, ceux qui ont refusé de coucher » ou « ceux qui ont couché avec la mauvaise personne ».
Les VIP sont prévenus : avec leur badge d'accréditation, ils reçoivent un fac-similé de billet d'entrée, orné d'un nœud papillon et de cet avertissement : « Comportement correct exigé. Ne gâchons pas la fête, stop au harcèlement. » Suit le numéro de la hotline pour « toute victime ou témoin de violences sexistes ou sexuelles ».


Une montée des marches 100 % féminine


Le délégué général du Festival, Thierry Frémaux, avait déjà annoncé, le 7 mai, sur France Inter, une montée des marches 100 % féminine pour le samedi 12 mai. Et, pour la première fois, lors de la cérémonie d'ouverture, le « patron » du Festival est venu présenter lui-même le jury de la 71e édition, paritaire et divers. Cinq femmes et quatre hommes venant des cinq continents : l'acteur taïwanais Chang Chen, la chanteuse burundaise Khadja Nin, le réalisateur russe Andreï Zviaguintsev, etc.
Puis vint le tour de la présidente du jury, Cate Blanchett. Est-ce parce que sa réputation de féministe est faite ? Ou parce qu'elle a tout récemment dévoilé dans Variety que Weinstein l'avait harcelée, elle aussi ? « Comme la plupart des prédateurs, il s'attaquait principalement aux gens vulnérables », a-t-elle déclaré. Toujours est-il que l'actrice australienne, bientôt 49 ans et l'une des mieux payées au monde, n'a rien dit sur les femmes, même si elle a commencé son discours d'ouverture en saluant « Mesdames, mesdames, mesdames, messieurs... ». Mais quelque chose se lisait sur son visage : sur la scène du Grand Théâtre Lumière, elle avait ce sourire de reine mère veillant sur son royaume, alors qu'elle déclarait ouverte la 71e édition aux côtés de Martin Scorsese. Qu'elle dépassait d'une tête.


http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2018/05/09/comportement-correct-exige-a-l-ouverture-du-festival-de-cannes_

Le Paris Saint-Germain a remporté sa quatrième Coupe de France d’affilée, sa douzième au total, ce mardi 8 mai au Stade de France face au club vendéen des Herbiers (2-0). Les deux buts parisiens sont signés  Giovani Lo Celso et Edinson Cavani, alors que Les Herbiers, pensionnaire du championnat national, s’attendait certainement à un score-fleuve.

« À l’impossible nul n’est tenu ». Ce célèbre proverbe pouvait aller comme un gant à cette finale de la Coupe de France si déséquilibrée entre un club amateur et un PSG riche, triple tenant du titre. Une quatrième Coupe de France constituait un record pour Paris et personne ne voyait comment elle pouvait lui échapper.

Matthieu Pichot sauvé par trois poteaux

« On sait qu’il y a un écart de niveau énorme, mais on va juste profiter et peut-être apprendre un peu aussi », disait Rodrigue Bongongui, attaquant des Herbiers qui a la particularité d’avoir côtoyé Kylian Mbappé à l’AS Bondy, le club de leur enfance, avant de connaître des trajectoires si différentes.

Le « petit club » vendéen avait donc comme principal objectif de résister aux assauts des Parisiens. Et Matthieu Pichot, le gardien des Herbiers, formé à Laval, nommé meilleur portier de National en 2013, qui n’avait concédé que cinq buts jusque-là, savait qu’il avait du pain sur la planche.

Après avoir été sauvé par trois poteaux (Giovani Lo Celso à la 4e et 20e, Kilian Mbapé à la 7e après une offrande de Thiago Motta), Pichot a cédé à la 26e minute après le premier tir cadré parisien signé Lo Celso.  Il disait vouloir retarder l’échéance au maximum et prenait ce match comme « une récompense ». Pichot repousse même un tir à bout portant de Cavani (54e). Finalement, l’Uruguayen marquera sur penalty après avoir été fauché dans la surface par le gardien vendéen (74e). En seconde période, Kilian Mbappé pensait avoir doublé la mise mais l’arbitrage vidéo annulera son but pour une main de Marquinhos (51e).

Les joueurs des Herbiers ont bien résisté

Les Herbiers, quatrième club de niveau 3 à atteindre la finale, qui n’avait jamais passé les 16es de finale de la Coupe de France, ont donc résisté presque une demi-heure face à l’ogre parisien sous le regard de Neymar. C’est ce que l’on retiendra de cette rencontre inattendue, un peu pittoresque et surtout déséquilibrée. Même si Paris restait sur deux nuls en Ligue 1, contre Guingamp et Amiens sur le même score (2-2). Les hommes d'Unai Emery ont fait le travail, sans plus...

Mais personne n’oublie que le charme de la Coupe de France et de voir une équipe moyenne se hisser en finale. Pour l’entraîneur des Herbiers, Stéphane Masala, comme pour les milliers de spectateurs venus de Vendée, cela restera comme un souvenir indélébile. « Cette finale rassemble tout le football. Les amateurs comme les professionnels », dit le coach vendéen. Paris, passé à côté de la Ligue des champions, devait tout remporter sur la scène nationale. Les Herbiers, et ses deux millions d'euros de budget, avaient déjà réussi sa saison avec une finale au Stade de France.

Après neuf tours victorieux, les joueurs de Stéphane Masala peuvent être fiers d’avoir animé l'antre de Saint-Denis, et d’avoir fait rêver toute une région (cent vingt bus avaient été affrétés par les voyagistes vendéens). Ils pourront même relativiser puisque jamais dans l’histoire de la Coupe de France un club de national n’est parvenu à soulever le Trophée.

Surtout, on a vu des équipes de Ligue 1 cette saison se faire marcher dessus par le PSG comme par exemple Dijon qui s'était incliné 8-0 au Parc des Princes. Tellement loin de la prestation des Vendéens ce soir.

La réaction de Stéphane Masala, le coach des Herbiers

« J’ai aimé voir mon équipe s’accrocher autant. Je suis fier de mes joueurs. On aurait même pu mettre un but en fin de rencontre. On a joué avec un bloc bas pendant une heure et on a tenté de faire douter le grand PSG. J’ai fait passer le message que le plus important était la performance et qu’il ne fallait pas trop être impressionné par l’adversaire. Je sais qu’il y avait du haut niveau face à eux. Il n’y avait pas photo entre les deux équipes. On ne participe pas tous les jours à la finale d’une Coupe de France et mes joueurs en sortiront forcément grandis. L’ambiance était incroyable et c’était magique. Je dois dire que j’ai aimé l’humilité des joueurs parisiens. »

Propos recueillis en conférence de presse

RFI

 

mercredi, 09 mai 2018 14:35

Réformes: Emmanuel Macron fait le pari du long terme

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Emmanuel Macron a été élu président de la République il y a un an. La première année d’un quinquennat est toujours décisive, elle donne le ton de la présidence et fonde le rapport du nouveau chef de l’Etat avec les Français. Le chef de l'Etat a voulu incarner une présidence forte et déterminée à réformer quitte à donner l’impression de ne pas entendre les mécontentements. Son pari, c’est qu’au bout du compte, ce sera payant.

 

Emmanuel Macron joue le long terme. Il veut réussir à transformer la France avant 2022. Il a été élu sur cette promesse. Et à entendre l’un de ses proches, le président du groupe La République en marche au Sénat François Patriat, cet objectif et la manière de l’atteindre ont été élaborés très en amont de l’élection. « Son arrivée à l'Elysée, elle était, comme tout le reste, formidablement préparée. Il avait par avance prévu, à la fois le tempo, à la fois la méthode. Il l'avait pensé en sachant que lui n'aurait pas d'état de grâce, d'ailleurs il n'en a pas eu, mais que dans le même temps, il fallait profiter [du fait]que le choc qu'allait créer son élection était capable de réveiller les consciences et entrainer autour de lui. »

 

Emmanuel Macron a donc fait un pari politique basé sur une stratégie. C’est peut-être pour cette raison que durant l’année qui vient de s’écouler, il a affiché sa détermination et appliqué une méthode qui consiste à ne rien lâcher. Emmanuel Macron l’a dit, l’a redit encore et encore : « Sur tout, je fais ce que j'ai dit. Cela surprend peut-être, ça contrarie certains mais c'est en effet tout à fait nouveau. Je l'ai dit tout cela, je l'ai dit durant la campagne, y compris les mauvaises nouvelles. Et donc je fais ce que j'ai dit. Le peuple français a gagné parce que sa volonté est respectée. »

 

« Je fais ce que j’ai dit »

L’argument est présenté comme imparable. C’est le mandat du peuple qui donne à Emmanuel Macron le « devoir » d’appliquer son programme et donc de lancer toutes les réformes qu’il a promises durant la campagne présidentielle. Sauf que cet argument - « je fais ce que j’ai dit » - ne parait tout à fait suffisant à Bruno Cautrès, politologue du Centre de recherche politique de Sciences Po, pour faire tout accepter aux Français. Il estime que  « lorsqu'Emmanuel Macron dit ‘’je fais ce que je dis et vous m'avez choisi pour ça’’, c'est faire l'hypothèse que tous ceux qui ont voté pour lui au deuxième tour ont ratifié son programme. Peut-on croire sérieusement que les électeurs qui avaient voté Benoit Hamon ou Jean-Luc Mélenchon au premier tour et Emmanuel Macron au deuxième tour n'avaient rien voulu dire quinze jours avant ? Tout le monde n'a pas ratifié le programme du président même si on a voté pour lui au deuxième tour. »

Tout est donc question d’interprétation et l’interprétation de Boris Vallaud, porte-parole du Parti socialiste, qui était dans la promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA, c’est que le président de la République est motivé avant tout par la volonté d’imposer sa vision : « Je me pose la question de savoir si c'est une majorité et un président de la République qui est mu d'abord par la satisfaction d'obtenir des réussites ou par la satisfaction d'infliger des défaites quitte à humilier les uns et les autres qui sont renvoyés à leur cynisme, leur refus de regarder le monde en face, à leur fainéantise parfois aussi. »

 

Monopoliser l’échiquier politique au centre

Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains au Sénat, soupçonne, lui, le chef de l’Etat de vouloir contrôler totalement le jeu politique. Selon lui, « son projet, c'est une grande force centrale où il monopoliserait l'échiquier politique au centre, avec deux ailes qui seraient des ailes extrémistes, des ailes radicales pour rendre quasiment impossible une éventuelle alternance. C'est ça son projet. »

Eviter l’alternance, c’est-à-dire préparer sa réélection. Et pour y parvenir Emmanuel Macron va devoir réussir à convaincre les Français qu’il va dans le bon sens, comme l’explique Bruno Cautrès. « Dans l'esprit d'Emmanuel Macron, il y a un récit : c'est de proposer aux Français une redéfinition de ce que veut dire la justice, l'égalité ou l'équité dans la société française. Je pense que c'est même ça le cœur du macronisme. Le problème, c'est d'arriver à expliciter ça en terme simple. Au fond, c'est expliquer qu'il faut faire de nouveaux perdants pour qu'il y ait de nouveaux gagnants ».

Des gagnants, des perdants, ces dernières semaines, des mouvements de contestation ont montré que les cheminots, les étudiants, les personnels hospitaliers et d’autres se sentaient relégués plutôt du côté des perdants. Face à cette grogne, la question qui se pose est de savoir si Emmanuel Macron va pouvoir continuer au même rythme et avec la même méthode dans l’année qui vient ?

 

RFI

Alors que les musulmans sénégalais et du monde entier se préparent pour le Ramadan qui devrait démarrer, en principe, mercredi ou jeudi prochain, c’est selon, l’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie (ASPA) montre qu’il est impossible d’apercevoir le croissant lunaire à l’œil nu, mardi prochain 15 mai, au Sénégal.

L’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie (ASPA) est formelle. Pour le Ramadan 2018, par rapport aux informations sur la visibilité du croissant lunaire, l’ASPA souligne que «la conjonction qui correspond au moment précis où la Lune se trouve entre le Soleil et la Terre, aura lieu le mardi 15 mai à 11h48mn50s GMT. Ce moment marque la fin d’un tour de la Lune autour de la Terre et le début d’un nouveau tour», lit-on dans un communiqué parvenu à notre rédaction et signé, pour  l’ASPA, Maram Kaïré (Président), Ibrahima Gueye (Vice-Président) et Baïdy Demba Diop, Secrétaire chargé de la Formation.

Mieux note le texte, le «mardi 15 mai: à cause de l’heure tardive de la conjonction, il sera impossible de voir le premier croissant lunaire à l’œil nu au Sénégal. La Lune se couchera à 19h42, soit 12mn après le Soleil qui se couche à 19h30. Elle sera trop proche du Soleil couchant et noyée dans sa lueur. La surface éclairée ne sera que de 0,33%.» Par contre, le «mercredi 16 mai: Il sera possible de voir la Lune à l’œil nu au Sénégal. La zone de visibilité à l’œil nu couvrira l’ensemble des pays d’Afrique. La Lune se couchera à 20h43, ce qui est largement suffisant, avec un ciel dégagé, pour apercevoir le croissant après le coucher du Soleil. La lune sera alors âgée de 1j8h et sa surface éclairée sera de 2,6%», précise la source.

Toutefois, selon la même source, il est important de relever que «pour le mardi 15 mai, la carte de visibilité montre que pour l’Asie, le Moyen Orient, l’Europe et l’Australie, la Lune se couchera soit avant le Soleil, soit avant la conjonction. Nous recommandons donc la vigilance pour toute déclaration de visibilité à l’œil nu du croissant en provenance de ces zones. Nous rappelons également qu’il faut toujours chercher le premier croissant à l’Ouest, un peu à gauche au dessus de là où le Soleil se couche», conclut la source.

L’appel au dialogue lancé par le chef de l’Etat, Macky Sall, autour de la gestion des ressources gazières et pétrolières semble diviser l’opposition dite «significative». En effet, après les positions toutes tranchées des leaders de Pastef, Ousmane Sonko, et du parti Act, Abdoul Mbaye, qui ont systématiquement rejeté la main tendue du président de la République, c’est au tour du Pds et du parti Rewmi de dire «niet» à un quelconque dialogue avec le régime en place. Ce qui n’est cependant pas le cas pour certaines formations politiques opposées au pouvoir actuel, notamment le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) et le M2C, ex-allié de Bokk Gis-Gis qui posent des préalables à tout dialogue. Cela, même s’ils restent convaincus de la haute portée des questions de pétrole et de gaz.

ISSA SALL, COORDONNATEUR DU PUR : «Si nous recevons une correspondance….nous allons en discuter»

 

Nous sommes un parti responsable. Avant de dire quoique ce soit, nous devons être saisis officiellement. Normalement, quand quelqu’un vous invite à quelque chose, il doit vous saisir et vous dire «je vous invite sur ceci ou cela». En principe, ce sont des correspondances qui sont adressées aux concernés, avec des termes de référence clairs. Si nous recevons une correspondance, avec des termes de référence clairs, en ce moment, nous allons en discuter au niveau du directoire pour voir la conduite à tenir. Le président a fait des appels comme avant d’ailleurs. Notre position n’a jamais changé.

 

Avant, quand il avait appelé pour le dialogue autour du processus électoral, nous avons été invités avec une lettre officielle. Quand on a reçu la correspondance, nous avons dit que nous allons y aller sans conditions. Ce n’est pas parce Massamba ou Mademba veut ou ne veut pas partir. Mais, quand on s’est rendu compte qu’ils (les membres de la mouvance présidentielle-ndlr) ont parlé du parrainage et que cela ne nous a pas intéressés, nous avons arrêté notre participation au dialogue. On a compris qu’il (Macky Sall-ndlr) a utilisé la présence de certains partis pour faire ce qu’il veut. Ce qu’on en a déduit, c’est que nous sommes en face de personnes qui ne sont pas sincères. Parce qu’il y a eu plusieurs propositions sur la table, sortant de ce dialogue, et que le président de la République a pris ce qui l’a intéressé et veut l’imposer aux Sénégalais. Maintenant, il ne serait pas exclu qu’il ait besoin d’avaliser certaines choses au niveau du pétrole et du gaz. C’est des a priori simplement.

 

Mais, les contrats du gaz et du pétrole intéressent tous les Sénégalais. Nous n’avons pas d’a priori. Mais, avant qu’on aille encore une fois, il faut qu’on sache quelle est la quintessence de la chose. Pour le moment, rien n’est clair. Si c’est pour y aller pour qu’on nous dise qu’on va négocier sur les nouveaux contrats et qu’on ne nous montre pas les contrats déjà signés, cela ne nous intéresse pas. Certains disent que c’est trop tard. Moi, je trouve que rien n’est trop tard. Aujourd’hui, si tous les contrats sont sur la table et que les gens se rendent compte que ces contrats ne nous intéressent pas, on essaiera de voir.

 

ASS BABACAR GUEYE, SECRETAIRE NATIONAL CHARGE DES ELECTIONS DE REWMI :«Nous ne sommes intéressés ni de près ni de loin par cet appel-là»

Je pense que la position du président Idrissa Seck et de Rewmi est une position sans ambigüité. Elle est très claire. On n’a pas confiance au président de la République et on ne répondra pas à son énième dialogue. Parce que lui-même ne croit pas ce qu’il dit et ce qu’il fait. Ce n’est pas après avoir signé des accords contre les intérêts du peuple, qu’il veut tendre la main aux citoyens et aux acteurs politiques pour en parler. Je pense que c’est derrière nous et que le seul combat qui vaille aujourd’hui au niveau de Rewmi, c’est de mobiliser toutes nos forces pour le faire partir de ce pays-là. C’est aussi simple que ça. Là nous sommes formels, nous ne sommes intéressés ni de près ni de loin par cet appel-là. Aujourd’hui, le seul combat qui vaille c’est celui qui doit le pousser à revenir sur sa décision de promulguer cette loi de parrainage. C’est ça l’actualité. Vraiment, il est en train de créer des pare-feu pour nous divertir.

 

Mais, nous rejetons cet appel. Même si c’est une question de pétrole et de gaz, les dés sont déjà pipés. Nous pensons qu’il est trop tard pour revenir sur ce qui a déjà été fait, écrit à l’insu des populations. Comme je l’ai dit, le dialogue que nous devons faire, c’est celui que nous comptons faire au lendemain du 24 février 2019, avec le peuple. Pour revenir sur tout ce que le président Macky Sall a fait de mal et en cachette contre les intérêts du peuple. Mais, ce dialogue-là ne nous intéresse pas du tout. Le président Idrissa Seck l’avait dit de façon très claire avant de partir. Donc, pas de dialogue avec quelqu’un qui ne croit pas à sa parole, qui n’est pas sincère dans ce qu’il fait et dans ce qu’il dit. Ce n’est pas la peine de dialoguer avec lui. C’est un climat de confiance qui est déjà vicié.

 

DOUDOU WADE, EX-PRESIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE MAJORITAIRE DU PDS : « L’appel du président, aujourd’hui, ne mérite pas une réponse »

Moi, très honnêtement, je ne sais pas à qui s’adresse le président de la République. Est-ce que vous savez à qui il s’adresse ? Si on ose espérer, c’est que le président est encore dans le flou, dans la tromperie. Le président n’est pas sérieux avec nous. Il s’adresse à qui ? Aux associations, aux indépendants, aux politiques, aux hommes d’affaires, aux privés nationaux ? Il y a tellement d’acteurs qui sont concernés. Est-ce que le président a une fois respecté son appel ? La première fois que l’opposition a répondu à son appel au Palais, sa première décision dans l’euphorie, c’était de dire «Je décrète ce jour, journée du dialogue». L’a-t-on déjà fêté ? Je vous le dis, il l’a oublié. C’est seulement 3 jours après qu’un de ses conseillers lui a dit «Monsieur le président, vous avez la journée du dialogue». Il a répondu : « je l’avais oubliée». Le président n’est pas sérieux. Je pense qu’il n’est pas loin de nous organiser un «Macky Show». Rien n’est sincère avec le président. Il est en train de trouver des superflus pour cacher sur tout ce qu’il a fait de mauvais, sur la dilapidation de nos ressources. Le président ne peut pas, après avoir distribué du pétrole à son frère, à ses cousins, à ses tantes et à lui-même, venir nous dire : «venez, on va discuter sur le reste». On le laisse assumer le tout et on verra après. Moi, je pense que l’appel du président, aujourd’hui, ne mérite pas une réponse. Je n’ai rien contre lui, mais quand le président nous dit qu’il a oublié la journée qu’il a décrétée lui-même, ça pose problème. Il avait dit qu’il y aurait des discussions avec les leaders des partis. Il n’y a jamais eu de discussions.

On aurait pu, depuis très longtemps, régler ces problèmes-là. Quand vous avez une telle ressource, avec le retard que nous avons aujourd’hui, si nous devons gérer le pétrole pendant des générations, il était normal qu’on puisse rencontrer la classe politique, les acteurs économiques, le privé national, l’Etat du Sénégal lui-même, discuter et arrêter un plan qui va se projeter sur 30-50 ans. C’est pour cette raison d’ailleurs que notre Constitution a prévu les Lois-programmes, qui sont des lois spécifiques, qu’il faut discuter avec la classe politique, obligatoirement avoir l’avis du Conseil économique et social. Mais, vous ne pouvez pas, avec votre frère et votre épouse, discuter déjà et puis dire que c’est terminé. En résumé, la réponse est que le président n’est pas sérieux».

 

ABDOULAYE SECK, EX-ADMINISTRATEUR DE BOKK GIS GIS, PRESIDENT DU MOUVEMENT CONSCIENCE CITOYENNE (M2C) : «Il faudrait nécessairement que les préalables soient réglés»

 

Le dialogue est un processus. Il y a des termes de référence qu’il faut définir avec tous les acteurs et qu’on permette d’abord à ces acteurs de se prononcer sur ces termes de référence avant d’entrer dans le fond du sujet. Mais, si on convoque des gens à un dialogue comme ça, je pense que c’est une cérémonie de présentation d’un programme ou d’un projet. Un dialogue sincère qui doit polariser un ensemble d’acteurs doit obéir à un processus. On n’appelle pas des gens pour la validation de ce qu’on doit faire. Mais, on les appelle en amont pour pouvoir discuter d’abord de l’ordre du jour, du problème sur lequel on doit parler. C'est-à-dire qu’il y ait des termes de référence clairs, avec des convocations. Les gens donneront leurs observations  par rapport aux termes de référence qui ont été retenus. Ceci étant fait, les bases d’un dialogue sont déjà posées…  Pour donner plus de chance à cet appel du président de la République sur ces questions hautement stratégiques qui continueront à réguler une bonne partie de la marche du pays d’ici 50 ans…il faudrait nécessairement que les préalables soient réglés. J’ai entendu dire qu’il y a une date qui a été déjà arrêtée. Est-ce que ces préalables-là sont réglés ? Je ne pense pas.

 

DEPUTE MAMADOU LAMINE DIALLO, PRESIDENT DE TEKKI : « Cet appel à la concertation sur le  pétrole et le gaz est un énième bluff…»

 

Mamadou Lamine Diallo, président du mouvement Tekki et député de la treizième législature est formel. L’appel à la concertation autour des ressources naturelles (gaz et pétrole) lancé par le chef de l’Etat ne tient pas la route. Aussi l’a-t-il fermement fait remarquer dans la question économique (la Qes Tekki) qu’il pose toutes les semaines au gouvernement. Dans celle d’hier, mardi 8 mai 2018, le parlementaire qui s’interrogeait sur la posture de l’Ofnac avec l’affaire Franck Timis a noté : « En vérité, le Président Macky Sall a déjà signé ses accords avec les compagnies étrangères en violation de la Constitution qui dit bien que les ressources naturelles appartiennent au peuple. Cet appel à la concertation sur le pétrole et le gaz est un énième bluff qui cherche à faire avaliser ces accords avec la Mauritanie et faire oublier le scandale de l’affaire Petrotim ». Dans la foulée, Mamadou Lamine Diallo indiquera : «  Comme toujours, les appels à la concertation du Président Macky Sall sont destinées à faire avaliser une décision déjà prise ; affaire Karim Wade et élections au Hcct, cartes biométriques et parrainage ». Le député de Tekki de revenir par ailleurs sur l’affaire Frank Timis en rappelant « qu’avec la bénédiction du gouvernement, le sieur Franck Timis de Petrotim et Timis Corporation, impliqué dans le gaz de Saint-Louis et Cayar,  a porté plainte contre les dirigeants de l’opposition après les avoir insultés ». Suffisant pour dire sans fioritures : « Voilà un dossier que l’Ofnac devrait clarifier pour le peuple sénégalais qui demande la transparence comme le stipule la Constitution ».

 

Sudonline

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