« A ce rythme, et sans 1 forte mobilisation du peuple, Macky Sall assujettira les sénégalais »


Enivré par le pouvoir, déloyal, et foncièrement autoritaire, Macky SALL ne se fixe plus aucune limite. Avec le recul, les sénégalais doivent sûrement regretter en 2012, d'avoir commis l'erreur historique, de porter à la magistrature suprême, un homme dénué de toute morale politique, et pour qui, « la fin justifie tous les moyens ». La fonction présidentielle exige de la hauteur, un sens des responsabilités et une certaine noblesse : en 7 ans d'exercice du pouvoir, Macky a démontré qu'il n'a ni l'envergure, ni les qualités requises pour présider aux destinées du Sénégal.


Utilisant la police et la gendarmerie comme moyens de répression contre le peuple, déployant systématiquement l'armée sur tous les artères de la capitale (DAKAR), à chaque forfaiture (arrestation d'opposants, vote de lois illégales ou illégitimes par l'assemblée nationale, fraudes électorales, etc....), Macky Sall ne dirige désormais le Sénégal que par la violence et l'usage abusif, voire démesuré des forces publiques. Ayant littéralement fait sauter en éclats le code consensuel de 1992 (socle de la stabilité du pays), il multiplie les coups de boutoir contre la démocratie sénégalaise et s'enferre dans une gestion solitaire du pouvoir, synonyme de toutes les dérives. Le hold up électoral du siècle réalisé en février 2019 grâce à la complicité active du Ministre de l'Intérieur Aly Ngouille N'DIAYE, et l'étonnante passivité de la CENA a prouvé que l'homme est capable de toutes les forfaitures pour se maintenir au pouvoir.

Aucun esprit rationnel (à part les brebis galeuses du camp présidentiel) ne croit à une victoire au 1er tour des présidentielles de 2019, et au taux fantaisiste de 58%. De fait, la Direction Générale des Elections, la Direction de l'Automatisation des Fichiers, et le Conseil Constitutionnel ont été réduits en succursales du pouvoir pour valider un scrutin frauduleux, et « dressés » pour obéir aveuglément à un apprenti dictateur qui rêve de devenir un potentat. Si Macky SALL a été déclaré élu légalement par le Conseil Constitutionnel à l'issue d'une prestation de serment qui ressemble à une pièce de théâtre, l'étrange atmosphère de « deuil national » qui a accompagné cette « pseudo victoire » est le signe d'un désenchantement des sénégalais. Disons-le clairement : le nouveau mandat de Macky SALL est frappé du sceau d'illégitimité (à ce jour, aucun des 4 candidats de l'opposition ne reconnaît Macky SALL comme Président). Le 24 février 2019, c'est la machine à frauder de Macky SALL (et non le candidat Macky SALL) qui a remporté la victoire au 1er tour des élections présidentielles.


Après avoir favorisé le pillage des ressources du pays par son clan, placé son frère Aliou Sall (qui bénéficie d'une immunité), à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignations, nommé son beau-frère Mansour Faye, au juteux poste de Ministre du Développement communautaire, de l'Equité sociale et territoriale , perverti la justice, réduite à sa plus simple expression, instrumentalisé de hauts magistrats aux ordres de l'exécutif, fracturé l'unité nationale avec des nominations connotées, neutralisé les corps de contrôles dépouillés de leurs prérogatives, et corrompu les rats (transhumants), Macky SALL, par son funeste projet de suppression du poste de 1er Ministre, compte régner en monarque et transformer les Sénégalais en valets.
Avec le projet de loi scélérat et dévastateur de suppression du poste de 1er Ministre qui bouleverse radicalement l'équilibre institutionnel de notre pays, Macky SALL parachève ses basses œuvres de démantèlement de la démocratie sénégalaise.


22 articles de la Constitution feront l'objet d'une modification (40, 43, 49, 50, 51, 52, 53, 55, 56, 57, 59, 76, 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 101, et 103), par la seule volonté d'un homme assoiffé de pouvoir, qui a complétement perdu le Nord. Alors que la modification de l'article 50, entraînera de facto la vassalisation de l'administration au service exclusif de Macky Sall, « l'article 50 précise que le Président dispose de l'administration... », l'article 82 transformera, les députés de la majorité en godillots, autrement dit, de « simples jouets » entre les mains de Macky SALL. Le libellé du nouvel article 82 est on ne peut plus clair : « Si le Président de la République le demande, l'assemblée nationale saisie se prononce sur tout ou partie du texte en discussion, en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Président de la République ». C'est le principe essentiel de la séparation des pouvoirs qui est remis en cause, par une immixtion dangereuse du pouvoir Exécutif, dans le domaine législatif.

Le débat agité autour de l'article 103 (choix de la voie référendaire ou voie parlementaire) ne doit pas occulter l'essentiel : la réalité est que le projet de suppression du poste de 1er Ministre initié, voulu et piloté par Macky Sall pour des raisons purement politiciennes, alors qu'il ne figurait nulle part dans son programme lorsqu'il sollicitait les suffrages des sénégalais relève de la tromperie. Toute la gouvernance de Macky Sall depuis 2012 est bâtie sur le mensonge et la déloyauté. Or, le Préambule de la Constitution proclame « la volonté du Sénégal d'être un Etat moderne qui fonctionne selon le jeu loyal et équitable entre une majorité qui gouverne et une opposition démocratique, et un Etat qui reconnaît cette opposition comme un pilier fondamental de la démocratie ».

Lorsqu'on lit attentivement le décret n°2019-762 du 07 avril 2019 fixant la composition du gouvernement, on constate que 27 entités sont rattachées au 1er Ministre (réparties entre le Cabinet et le Secrétariat du Gouvernement), soit des milliers d'agents qui naviguent dans l'attente et l'incertitude totale, du fait de la boulimie du pouvoir et du culte de la personnalité de Macky SALL. L'homme ne recule devant rien pour assouvir ses desseins, avec une propagande savamment distillée : le FAST TRACK, nouvelle trouvaille d'un régime, à court de concepts pour tenter de redonner du sens à son action.


Il ne faut point s'y tromper : le Fast TRACK est une gigantesque arnaque. Lorsque Macky SALL corrompt certains députés au vu et au su de tout le monde, en leur allouant la somme d'un million de F CFA et des billets pour la Mecque, il donne le ton ; pour les 5 ans à venir, le Fast Track sera pour le camp présidentiel « l'art de s'enrichir à une vitesse éclair ».
Macky SALL n'est ni un démocrate, ni un homme de consensus.

Son appel au dialogue n'est ni plus, ni moins que de la tartufferie. Son unique obsession est la conservation du pouvoir. S'il faille violer la loi, instrumentaliser la justice, torpiller les institutions, réprimer les opposants, emprisonner le plus grand nombre, restreindre les libertés individuelles et collectives, assujettir les citoyens et démanteler la démocratie sénégalaise, il le fera. Sans aucun d'état d'âme. Jusqu'à présent, Macky SALL a imposé sa loi, sa volonté et sa force aux sénégalais.
Les citoyens sénégalais accepteront-ils sans sourciller d'être les « sujets » de Macky SALL ? Seul l'avenir nous le dira. Une chose est sûre : le peuple algérien a montré la voie, calmement, pacifiquement, mais avec une ferme détermination de maîtriser son destin.


Seybani SOUGOU – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Il y a longtemps que je n'ai pas vu cette jeune et brillante artiste. Je remercie sa maman Nabou Sarr de m'avoir soufflé la bonne nouvelle, les mamans sont les gardiennes de la tradition quand les jeunes veulent s'émanciper et voler de leurs propres ailes.


Je vous exhorte vivement à aller voir cet exposition, je demande à mon ami l'intellectuel et critique d'art le Professeur et chercheur Babacar Mbaye DIOP de l'UCAD et l'IFAN d'y aller.


Mes amis artistes peintres devront aussi s'y rendre et saluer et faire connaissance tout en découvrant ce travail original : Fatim MBENGUE, Anna BIAGUI, Nancy SARR ; Serges CORREA, Zoulou Mbaye, Mike SYLLA s'il est toujours à dakar...


Cette jeune femme est brillante , douée, précoce. Son talent est dans la finesse de ses traits. Ses textes ses tableaux , ses mots vous transportent dans des univers insoupçonnées et vous entrainent à vous arrêter pour vous interroger sur l'esthétique, le beau mais je dirai comme Senghor le nescio quid ; le charme...

Je ne sais pas si elle continue à contruire des sites ou pages web, mais imagninez votre site réalisé par cette virtuose de la création.


Notre critique d'art A NDIAYE nous peint une facette de Oumou TOURE mais il n'a pas tout dit et c'est normal. Cette jeune femme est une infographiste, un web designer, un dessinateur, une créatrice, etc
Eduquée et à la fois écartelée entre modernité et tradition elle associe bien les deux normes sans perdre son âme.

Il faut dire merci à ses parents mes amis Nabou Sarr et Maka Touré un autre créateur puisqu'il fait partie des meilleurs tailleurs qu'a connu le Sénégal.

 

Sa mère aussi a des doigts de fée puisqu'elle sait créer en tricotant ou autres. Au final on est dans une famille d'artistes... La diaspora produit du bon et nos jeunes savent traduire ce biculturalisme de la meilleure façon.


Ici et labas, allers-retours pour apporter son expertise à son pays. J'espère que les concitoyens sauront entendre et suivre et encourager cette jeune artiste.
Il faut que l'art soit bien vulgariser au pays , il faut initier les enfants et instruire les regards, il faut émanciper l'art des clichés inscrits par la coutume ou la tradition, nous ne céderons pas à Platon qui déniait l'artiste le créateur. Tel un démiurge, Oumou nous conduit vers cette chose qui nous apaise et qui égaye nos salons, nos intérieurs, pourquoi ne pas donner des stages pour les enfants , tous ceux qui veulent apprendre.

Oumou est comme DIOTIME on est dans le bon usage du monologue didactique cet accouchement s'accomplit à l'occasion de la rencontre avec « la beauté » (τὸ καλόν). Le visiteur est face à l'œuvre s'interroge, interroge le tableau, que se disent-ils ? C'est comme l'Etre face au miroir, il y a tout un échange et le monologue du regard de Oumou nous invite à faire pareil. C'est à travers le visage les expressions que l'on pourra sonder ou comprendre ce qui est compris ou ressenti.
Il est temps de promouvoir le mécénat qui existe bel et bien au Sénégal mais qui est timide.
Je tenais à dire ceci et à souhaiter bonne chance à Oumou TOURE mon ami Pape Ibrahima THIAM s'associe à moi sans réserve. J'en profite d'ailleurs pour la remercier encore pour avoir donné un autre regard à certains de mes travaux.P B CISSOKO ichrono.info

Voici une excellente critique de Mr NDIAYE que je vous conseille de lire ---

L'artiste musicien #YOUSSOU_NDOUR, PARRAIN DE L'EXPO - Aliou Adam Ndiaye, COMMISSAIRE.

NOTE BIOGRAPHIQUE

Artiste indépendante, autodidacte, Oumou Touré travaille entre Dakar et Paris depuis 2015. « J'ai commencé à dessiner avant même de savoir comment écrire » confie-t-elle. Au début c'était à travers des reproductions d'images. Cette passion du dessin se poursuit jusqu'au collège. C'est à cette période qu'elle commence à taquiner l'art du portrait avec la reproduction de plusieurs modèles de figures célèbres ou anonymes. Titulaire d'un Bachelor en Communication visuelle, Oumou est infographiste webdesigner de formation et travaille dans ce domaine depuis 2012.

Au début, le dessin était simplement vécu dans son quotidien comme une passion. Après le Baccalauréat elle confie d'avoir « été rattrapée par la passion du dessin ». Pour renforcer ses connaissances, elle s'oriente vers un métier qui lui permettait à la fois de dessiner et d'optimiser ses connaissances dans les sciences. Elle devient graphiste et passe la formation d'une mise à niveau en arts appliqués (MANA) pendant un an. Ce rapprochement avec le milieu académique des arts fut un premier pas important dans sa carrière.

Entre ses lectures, visites de musées et d'expositions, Oumou découvre la diversité des genres et techniques d'expressions plastiques. Les travaux de Mondrian, grand maitre néerlandais de la peinture abstraite l'inspirent pour s'approprier toute la portée esthétique que l'on peut faire véhiculer à travers une ligne ou un trait. Plus tard, elle s'invente son style propre et diversifie ses outils et supports d'expressions. Du pop art au grafittis, en passant par les arts appliqués, l'artiste s'offre des passerelles pour adopter une technique personnelle pour dessiner son vécu, raconter des histoires, partager des émotions, etc.

À travers ses œuvres, idées et récits imagés peuplent les planches d'Oumou Touré dans une remarquable dualité chromatique. Les valeurs du noir et du blanc installent une relation binaire qui exprime toute la richesse d'un choix. Le résultat est une alchimie qui fait croiser le dessin à main levée à des compositions épurées où lignes et traits s'entrecroisent au gré d'une thématique ouverte sur des questions existentielles portant sur le devenir humain. ( je confirme P B CISSOKO )

A. NDIAYE ( Critique d'art )

Pape Bakary CISSOKO
Philosophe-Conférencier et Formateur
www.ichrono.info. Presse en ligne
(Cultures africaines et Interculturalité
Membre de la société savante des africanistes( MAC quai Branly/Paris
Animateur Café Philo
Ancien Formateur IUFM Franche-Comté
Membre de la Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme de Champagney Haute Saône
Ma chaîne youtube
papcissoko.free.info


Le Aimé Nouma Social Club à la Halle St Pierre


Dernière minute une projection originale sur la guerre mondiale et l'Afrique par le poète slameur Aimé NOUMA-et JP MIOTTO....

si vous pouvez être là...

C'est moi Pape Bakary CISSOKO qui vais animer la 1 ère partie vidéo-débats-

Beau travail original et instructif, poignant et émotif, ce sera l'occasion de nouer le contact avec cet artiste.
Dans ce film, les paroles sonnent comme un poing levé, un appel au souvenir, un appel à la dignité de l'homme. Nouma avec sa belle voix de contralto nous démontre par une gestuelle, une mise en scène de qualité, costumes, lumière, maquillage, torsions des corps, un hymne à la reconnaissance de l'investissement des africains dans la guerre pour sauver la France. On notera aussi dans ce film musical que la guerre a façonné des hommes qui avaient porté la même tenue de combat et qui étaient sous le même drapeau malgré les différences de peau.
Le sang coulé était le même. Alors pourquoi ne pas se souvenir et défendre la différence du même.

Le samedi 27 avril de 15 h à 18 h dans l'Auditorium de la Halle Saint Pierre 2,rue Ronsart 75018

Venez soutenir la créativité africaine Paris

Contacter Nouma pour plus d'infos. +33778425528

Aimé Nouma, sera le 27 avril 2019 de 15H à 18 h à l'Auditorium de la Halle St Pierre pour la projection du film "14/ 18 aux morts ..." autour d'un texte de l'artiste sur la grande guerre.
On ne présente plus le célèbre slameur Aimé Nouma, l'auteur des Pleurs du Mâle, et de En Vers et Pour Tous, il sera le 27 avril 2019 de 15H à 18H à l'Auditorium de la Halle St Pierre pour la projection du film "14/ 18 aux morts ..." autour d'un texte de l'artiste sur la grande guerre. Ce clip qui se veut être à la fois un outil pédagogique, poétique et philosophique, interroge sur l'atrocité de ce conflit. Réalisé et mise en scène avec des comédiens en costume d'époque, il est accompagné d'images d'archives et de la création de cartes géographiques. Le film a été mis en musique par le compositeur Jean Paul Miotto. La projection sera suivie d'un échange-débat animé par le philosophe et conférencier Pape Cissokho et la professeure Valérie de Schaetzen. Puis un récital poétique et un concert acoustique clôtureront l'après midi, interprété bien sûr par Aimé Nouma.

L'entrée est libre !  venez soutenir la créativité africaine à Paris 


La page facebook de l'événement : https://www.facebook.com/events/504033693335176/
Aux oubliés de 14/18
Le 27 avril 2019 de 15H à 18 h
Auditorium de la Halle St Pierre
2 Rue Ronsard
75018 Paris
http://www.hallesaintpierre.org/


Akhmed NIANG, était très proche de plusieurs khalifes ; Sérigne Mansour SY boorom daara et de Sérigne Abdou Aziz SY dit al Amine ; etc ...


La foi au service la bonne conduite des Hommes.


Louga est un vivier spirituel de la foi musulmane et les jeunes s'adonnent à l'étude des textes coraniques avec rigueur, amour et dévotion éclairée.


Akmed Niang de Louga de son vrai nom Abou Madiop NIANG est un jeune érudit de la théologie musulmane. Il anime beaucoup de conférences, il participe à la diffusion de la bonne parole spirituelle. Il est exigeant et dit ce que le texte dit et ne se lance pas dans des interprétations prétentieuses et folles comme on le voit en ce moment.


Plus d'une fois il a animé la commémoration du décès de Mr Amadou SOW auprès de Doudou Kendé MBAYE.


Un jeune homme de foi promis à un bel avenir pour servir la foi et sauvegarder avec ses cousins et frères l'héritage spirituel laissé par feu Sérigne Abdou Karim SARR


De la famille de feu le grand Sérigne Abdou Karim SARR, le discret le modeste mais le très fort, le puissant aimé et respecté de la confrérie tidiane.

Il est attaché à Sérigne Pape SARR (mon ami) qui assure avec brio la tradition théologico–spirituelle de Abdou Karim Sarr mais aussi le jeune Akhmed SARR qu'on voit lors des bourdes sur le 2 STV.

N'oublions pas la soeur parisienne de la famille, Nabou Sarr qui contribue dans sa discrétion au rayonnement de la famille religieuse sans oublier Maka Touré.


Akhmed Niang a grandi dans cette famille érudite et il fait partie de cette jeune génération dont on parle à Louga ce haut lieu de spiritualité.
Ce samedi 27 avril dans son village de TEYDI NIANG à NGOUMBA le Coran, les textes sacrés la spiritualité feront l'objet d'exégèse pour que les fidèles n'oublient pas malgré les turbulences de ce monde en errance.


A Paris oustaz Mbodji Mouhamdaou et Djamil Kane nous parlent souvent quand nous devons pénétrer l'explication des textes les qualités de Akhmed NIANG, ce qui laisse dire que cette journée religieuse sera de haute facture et ceux qui pourront y aller ne le regretteront pas.


Pape Bakary CISSOKO
Philosophe-Conférencier-Formateur Interculturel

 

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin durant son intervention devant le Club français des investisseurs en Afrique (CIAN) , à l'Automobile Club de France (Paris), le 2 avril 2019. Au premier plan, Alexandre Vilgrain, Président du CIAN. Au second plan dans le reflet du miroir : S.E. Flavien Enongoue, Ambassadeur du Gabon ; Étienne Giros, Président délégué du CIAN. © AM/AP.P


Après le premier volet intitulé « Je ne les connais pas tous, [mais] les Chinois sont prévisibles ! », où l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a exposé en quoi la stratégie chinoise était prévisible depuis plusieurs années, nous continuons à vous livrer le verbatim de son allocution devant le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN). Cette fois, c'est la culture chinoise qui est au cœur de son propos.
.
Introduction par Alfred Mignot, AfricaPresse.Paris (AP.P)
au verbatim de Jean-Pierre Raffarin
@AlfredMignot | @PresseAfrica
.
« Pour les Chinois, l'Afrique n'est pas un continent d'intérêt occasionnel, mais un élément de la stratégie de puissance. « Faites très attention : on est aussi intelligents que vous, et on travaille plus... », voilà ce que me disait le prédécesseur de Xi Jinping, le président Hu Jintao [2003-2013] à l'occasion de discussions sur l'implantation d'Airbus en Chine.
Et quand ils parlent de la route de la soie, naturellement c'est le continent eurasiatique qu'ils ont présent à l'esprit, mais aussi l'Eurafrique.


Le Yin et le Yang, toujours à la base la pensée chinoise


Quelques éléments très importants de la culture chinoise, qu'il faut avoir en tête, y compris pour considérer la relation de la Chine avec l'Afrique... c'est que la culture chinoise est une culture moderne !
Pour faire court, je dirais que grosso modo nous Occidentaux avons été formés par un « moteur » intellectuel à trois temps – la dialectique thèse, antithèse, synthèse – qui a été celle d'Aristote, de Descartes et de Karl Marx. On construit une démarche rationnelle pour aboutir à une vérité « universelle ».


Les Chinois ont un « moteur » à deux temps, le yin et le yang [les deux énergies opposées et complémentaires qui, selon la philosophie chinoise, sont à l'origine de tous les phénomènes de la vie et du cosmos, ndlr] . Comme moi, mon ami est malicieux. Comme moi, il a le mal en lui, mais le bien aussi. Et moi-même, après cinquante ans de politique, croyez-vous que je ne sois pas malicieux ? croyez-vous que je n'ai pas fait de mauvais coups ? croyez-vous que vous puissiez me faire confiance, comme ça, d'un seul coup ?


Non, le mal est en moi !... Comme il est en vous ! Mais si l'on veut s'entendre, il faut que l'on discute sur nos biens ! Que l'on essaye de connecter nos valeurs, en laissant de côté notre mal.


On n'est pas là dans la recherche du client parfait, du fournisseur idéal, de l'honnête homme, de celui pour lequel on voudra construire une statue, en oubliant qu'à l'intérieur de la statue, il y a le bien, il y a le mal.


C'est très important pour bien mesurer que la pensée chinoise est assez moderne. Et si vous lisez les livres d'Edgar Morin et d'autres parlant de pensée complexe, vous verrez que la pensée multimillénaire chinoise a peut-être

Vue d'une partie de la salle durant le propos liminaire d'Étienne Giros, Président délégué du CIAN. © AM/AP.P
Gagner sans avoir à livrer bataille


Deuxième élément de culture : comment les Chinois avancent-ils ?


Les Chinois ne sont pas belliqueux. Durant toute leur histoire, ils n'ont jamais fait la guerre à l'extérieur de leur pays. Ils ont fait la guerre chez eux pour se défendre. Ils ont découvert l'Afrique avant nous (lire l'évocation de l'amiral Zheng He, dans notre article « Je ne les connais pas tous, [mais] les Chinois sont prévisibles ! ») mais n'ont construit aucun colonialisme ni impérialisme.


Quant à nous, si nous avons fait des bêtises en Chine, c'est à cause des Anglais... je n'oublie jamais de le répéter. Il y a toujours un Anglais derrière nos bêtises... Si vous êtes passionnés par ce sujet, lisez les livres de François Jullien, un philosophe helléniste et sinologue, qui a recherché les valeurs de la civilisation grecque dans la pensée chinoise.
Il a écrit [notamment] un petit livre intitulé « Conférence sur l'efficacité » où il traite de la mentalité chinoise, chez PUF [Collection Libelles, 2005]... [et met en exergue la différence entre efficacité occidentale et efficience chinoise, ndlr].
Il explique bien la mécanique intellectuelle chinoise.

L'idée, c'est grosso modo celle du potentiel des situations, c'est-à-dire le rapport de force complètement assumé : le bon général chinois, c'est celui qui gagne la guerre sans avoir à livrer bataille !


Les Chinois ne sont pas des belliqueux, mais sachons que tant que l'on ne les arrêtera pas, ils continueront d'avancer ! Si l'on ne manifeste pas de la force à un moment ou un autre, il n'y aura pas de recul, mais toujours des avancées.


80 000 bourses de la Chine aux étudiants africains


C'est la question fondamentale, y compris au regard de l'Afrique. On est vraiment dans cette situation, on les voit progresser : ils importent 75 milliards d'euros, mais en exportent 95 ; on les voit avancer sur les investissements, et avoir multiplié par six, en trois ans, leur croissance sur place. On perçoit ainsi leur capacité très forte à se développer, y compris d'ailleurs en profitant parfois de nos efforts de [contribution au] désendettement [des pays africains] pour prendre notre place... et endetter à nouveau les pays.


On voit bien qu'il y a un certain nombre de difficultés, mais leurs avancées sont puissantes, avec des satisfactions données aux dirigeants africains, comme le dernier sommet Chine-Afrique l'a montré : [par exemple] les objectifs du Président Ouattara de 75 % d'électrification et de 70 % d'eau potable en Côte d'Ivoire seront atteints grâce aux Chinois.


On les voit très investis... Par exemple, face aux 80 000 bourses allouées maintenant par les Chinois aux étudiants africains, voilà que nous augmentons chez nous les droits d'inscription des étudiants étrangers d'une manière drastique. L'ancien Premier ministre que je suis – entendez qu'ici ancien signifie « libre » – a quand même un peu mal aux tripes.

Cela me semble aller contre nos intérêts stratégiques.


Les Chinois avancent, ils continueront d'avancer, ils avanceront tant qu'on ne les arrêtera pas. Il y a deux façons de les arrêter.


http://www.imagesfrancophones.org/ficheGrosPlan.php?no=14481

 

 

 

19/04/2019
Les deux films ont été soutenus par le Fonds Image de la Francophonie.

pays concernés :
Afrique

« Atlantique » est le premier long-métrage de Mati Diop, jeune cinéaste franco-sénégalaise (elle est la fille de Wasis Diop, compositeur de musiques de films et la nièce du cinéaste Djibril Diop Mambety). L'histoire d'Atlantique se situe dans une banlieue populaire de Dakar. Les ouvriers du chantier d'une tour futuriste, sans salaire depuis des mois, décident de quitter le pays par l'océan pour un avenir meilleur. Parmi eux se trouve Souleiman, l'amant d'Ada, promise à un autre. Quelques jours après le départ des garçons, un incendie dévaste la fête de mariage de la jeune femme et de mystérieuses fièvres s'emparent des filles du quartier. Ada est loin de se douter que Souleiman est revenu...

Egalement soutenu par le Fonds Image de la Francophonie, "Le miracle du Saint inconnu", premier long-métrage d'Alaa Eddine Aljem (Maroc), sera présenté dans le cadre de la Semaine de la critique.

Le miracle du Saint-inconnu, @capture d'écran site Semaine de la Critique

Synopsis : Au beau milieu du désert, Amine court. Sa fortune à la main, la police aux trousses, il enterre son butin dans une tombe bricolée à la va-vite. Lorsqu'il revient dix ans plus tard, l'aride colline est devenue un lieu de culte où les pèlerins se pressent pour adorer celui qui y serait enterré : le Saint Inconnu. Obligé de s'installer au village, Amine va devoir composer avec les habitants sans perdre de vue sa mission première : récupérer son argent.

FICHE TECHNIQUE D'ATLANTIQUE :

Comédiens :
Ada : Mame Bineta SANE
Issa : MBOW
Souleiman : TRAORE

Dior : Nicole SOUGOU
Fanta : Aminata KANE
Mariama : Mariama GASSAMA
Thérèse : Coumba DIENG

Moustapha : Ibrahima MBAYE
Mr Ndiaye : Diankou SEMBENE
Omar : Babacar SYLLA
Cheikh : Abdou BALDE

Equipe technique :
Réalisation : Mati Diop
Scénario : Mati Diop et Olivier Demangel

Image : Claire MATHON
Scripte : Christelle MEAUX
Montage : Ael DALLIER VEGA
Compositrice : Fatima AL QADIRI
Son : Benoît DE CLERCK
Décors : Toma BAQUENI et Oumar SALL
Costumes : Rachèle RAOULT et Salimata NDIAYE

Directeurs de production : Pascal METGE et Oumar SALL
Assistants réalisateurs : Vincent PRADES et Fatou TOURE
Conseiller artistique : Fabacary ASSYMBLY COLY
Directrice de casting : Bahijja EL AMRANI

Production déléguée: Les Films du Bal
Co-production sénégalaise : Cinekap
Production exécutive : Oumar Sall
Co-production belge : FraKas Productions

Distributeur France : AD VITAM
Ventes internationales : MK2 FILMS

FICHE TECHNIQUE DU "MIRACLE DU SAINT INCONNU"

Scénario et réalisation : Alaa Eddine ALJEM
Maroc, Long-métrage fiction, 90'
Production : : Le moindre geste (Maroc)
Productrice : Francesca Duca
http://www.imagesfrancophones.org/ficheGrosPlan.php?no=14481

Chine-Afrique-France / J.-P. Raffarin devant le CIAN (2/5) : « Les Chinois ne sont pas belliqueux, mais tant que l'on ne les arrêtera pas... ils continueront d'avancer ! »
9 avril 2019

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin durant son intervention devant le Club français des investisseurs en Afrique (CIAN) , à l'Automobile Club de France (Paris), le 2 avril 2019. Au premier plan, Alexandre Vilgrain, Président du CIAN. Au second plan dans le reflet du miroir : S.E. Flavien Enongoue, Ambassadeur du Gabon ; Étienne Giros, Président délégué du CIAN. © AM/AP.P
Après le premier volet intitulé « Je ne les connais pas tous, [mais] les Chinois sont prévisibles ! », où l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a exposé en quoi la stratégie chinoise était prévisible depuis plusieurs années, nous continuons à vous livrer le verbatim de son allocution devant le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN). Cette fois, c'est la culture chinoise qui est au cœur de son propos.
.
Introduction par Alfred Mignot, AfricaPresse.Paris (AP.P)
au verbatim de Jean-Pierre Raffarin
@AlfredMignot | @PresseAfrica
.
« Pour les Chinois, l'Afrique n'est pas un continent d'intérêt occasionnel, mais un élément de la stratégie de puissance. « Faites très attention : on est aussi intelligents que vous, et on travaille plus... », voilà ce que me disait le prédécesseur de Xi Jinping, le président Hu Jintao [2003-2013] à l'occasion de discussions sur l'implantation d'Airbus en Chine.
Et quand ils parlent de la route de la soie, naturellement c'est le continent eurasiatique qu'ils ont présent à l'esprit, mais aussi l'Eurafrique.


Le Yin et le Yang, toujours à la base la pensée chinoise


Quelques éléments très importants de la culture chinoise, qu'il faut avoir en tête, y compris pour considérer la relation de la Chine avec l'Afrique... c'est que la culture chinoise est une culture moderne !
Pour faire court, je dirais que grosso modo nous Occidentaux avons été formés par un « moteur » intellectuel à trois temps – la dialectique thèse, antithèse, synthèse – qui a été celle d'Aristote, de Descartes et de Karl Marx. On construit une démarche rationnelle pour aboutir à une vérité « universelle ».


Les Chinois ont un « moteur » à deux temps, le yin et le yang [les deux énergies opposées et complémentaires qui, selon la philosophie chinoise, sont à l'origine de tous les phénomènes de la vie et du cosmos, ndlr] . Comme moi, mon ami est malicieux. Comme moi, il a le mal en lui, mais le bien aussi. Et moi-même, après cinquante ans de politique, croyez-vous que je ne sois pas malicieux ?

croyez-vous que je n'ai pas fait de mauvais coups ? croyez-vous que vous puissiez me faire confiance, comme ça, d'un seul coup ?


Non, le mal est en moi !... Comme il est en vous ! Mais si l'on veut s'entendre, il faut que l'on discute sur nos biens !

Que l'on essaye de connecter nos valeurs, en laissant de côté notre mal.
On n'est pas là dans la recherche du client parfait, du fournisseur idéal, de l'honnête homme, de celui pour lequel on voudra construire une statue, en oubliant qu'à l'intérieur de la statue, il y a le bien, il y a le mal.
C'est très important pour bien mesurer que la pensée chinoise est assez moderne. Et si vous lisez les livres d'Edgar Morin et d'autres parlant de pensée complexe, vous verrez que la pensée multimillénaire chinoise a peut-être

Vue d'une partie de la salle durant le propos liminaire d'Étienne Giros, Président délégué du CIAN. © AM/AP.P
Gagner sans avoir à livrer bataille


Deuxième élément de culture : comment les Chinois avancent-ils ?
Les Chinois ne sont pas belliqueux. Durant toute leur histoire, ils n'ont jamais fait la guerre à l'extérieur de leur pays. Ils ont fait la guerre chez eux pour se défendre. Ils ont découvert l'Afrique avant nous (lire l'évocation de l'amiral Zheng He, dans notre article « Je ne les connais pas tous, [mais] les Chinois sont prévisibles ! ») mais n'ont construit aucun colonialisme ni impérialisme.
Quant à nous, si nous avons fait des bêtises en Chine, c'est à cause des Anglais...

je n'oublie jamais de le répéter. Il y a toujours un Anglais derrière nos bêtises... Si vous êtes passionnés par ce sujet, lisez les livres de François Jullien, un philosophe helléniste et sinologue, qui a recherché les valeurs de la civilisation grecque dans la pensée chinoise.


Il a écrit [notamment] un petit livre intitulé « Conférence sur l'efficacité » où il traite de la mentalité chinoise, chez PUF [Collection Libelles, 2005]... [et met en exergue la différence entre efficacité occidentale et efficience chinoise, ndlr].


Il explique bien la mécanique intellectuelle chinoise. L'idée, c'est grosso modo celle du potentiel des situations, c'est-à-dire le rapport de force complètement assumé : le bon général chinois, c'est celui qui gagne la guerre sans avoir à livrer bataille !
Les Chinois ne sont pas des belliqueux, mais sachons que tant que l'on ne les arrêtera pas, ils continueront d'avancer ! Si l'on ne manifeste pas de la force à un moment ou un autre, il n'y aura pas de recul, mais toujours des avancées.


80 000 bourses de la Chine aux étudiants africains


C'est la question fondamentale, y compris au regard de l'Afrique. On est vraiment dans cette situation, on les voit progresser : ils importent 75 milliards d'euros, mais en exportent 95 ; on les voit avancer sur les investissements, et avoir multiplié par six, en trois ans, leur croissance sur place. On perçoit ainsi leur capacité très forte à se développer, y compris d'ailleurs en profitant parfois de nos efforts de [contribution au] désendettement [des pays africains] pour prendre notre place... et endetter à nouveau les pays.


On voit bien qu'il y a un certain nombre de difficultés, mais leurs avancées sont puissantes, avec des satisfactions données aux dirigeants africains, comme le dernier sommet Chine-Afrique l'a montré : [par exemple] les objectifs du Président Ouattara de 75 % d'électrification et de 70 % d'eau potable en Côte d'Ivoire seront atteints grâce aux Chinois.
On les voit très investis...

Par exemple, face aux 80 000 bourses allouées maintenant par les Chinois aux étudiants africains, voilà que nous augmentons chez nous les droits d'inscription des étudiants étrangers d'une manière drastique. L'ancien Premier ministre que je suis – entendez qu'ici ancien signifie « libre » – a quand même un peu mal aux tripes. Cela me semble aller contre nos intérêts stratégiques.
Les Chinois avancent, ils continueront d'avancer, ils avanceront tant qu'on ne les arrêtera pas. Il y a deux façons de les arrêter.
http://www.imagesfrancophones.org/ficheGrosPlan.php?no=14481

Christophe Ngalle EdimoSimon-Pierre Mbumbo
ISBN : 2354190220
Éditeur : LES ENFANTS ROUGES (21/08/2009)

Note moyenne : 2.5/5 (sur 6 notes)
Résumé :

" Malamine, si tu retournes en Europe, tu ne reviendras jamais ! " prédit la jeune femme. Mais Malamine, qui n'est pas "de la bonne tribu", n'a pas la force de rester en Afrique. A Paris ce fier diplômé de la Sorbonne est brancardier, dans l'attente de se rendre utile pour l'Afrique. Il rencontre Germaine l'infirmière française, Diane l'africaine sans-papier, Maurice le confident, Ntounou l'éditeur afrocentriste et l'ultranationaliste Osagefyo. Mais tous ont des influences contradictoires. Alors, pour ne pas se perdre, Malamine devra, tel un alchimiste, transformer ses frustrations en espérances.

vendredi, 19 avril 2019 16:53

Une colonisation rampante et sournoise

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En lisant ces jours-ci « Ivoire » le très beau roman de Niels Labuzan, je me faisais la réflexion qu’en Afrique les effets pervers initiés par les empires coloniaux, essentiellement européens, n’avaient pas totalement disparu. Et qu’au fond la mondialisation n’était que le rejeton incestueux de la colonisation.

Certes on ne parle plus d’esclavage et la colonisation d’aujourd’hui est plus insidieuse, pernicieuse, rampante. Elle s’exprime sous la forme du braconnage (pillage des ressources de la faune et de la flore sauvages) et de soi-disant « partenariats » économiques comme l’atteste la présence massive des intérêts chinoise en Afrique. La Chine avec son appétit d’ogre qui pour alimenter sa croissance capte des matières premières dans des proportions vertigineuses (pétrole, bois précieux aux essences rares, sable, millions d’hectares de terres arables, permis d’exploiter les sols pour des dizaines d’années, etc.). L’ancienne dictature maoïste qui pratique un capitalisme autoritaire exerce sur le continent africain une forme de colonisation qui n’ose pas dire son nom.Et que lui apporte-t-elle en échange ? des barrages, des ports, des aéroports, des trains, etc. Comme la France, le Portugal, l’Italie, l’Allemagne construisaient hier dans ces mêmes pays des routes, des écoles et des hôpitaux. L’empire du Milieu n’a fait que succéder au vieux continent, la nature ayant horreur du vide. Et puis comment critiquer une puissance qui hier était chef de file du tiers-monde et appelait à la libération des peuples et l’indépendance des Etats ? Nous avons beaucoup à apprendre de la diplomatie chinoise.

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Quand on dilapide l’héritage

Mais il y a également le braconnage pratiqué à l’échelle industrielle à savoir les différents trafics d’animaux sauvages, espèces le plus souvent rares et protégées * au profit de particuliers et des zoos de Hangzhou et Shangaï, les cornes de rhinocéros transformées en poudre de perlimpinpin sensée redonner leur virilité aux personnes défaillantes, les défenses d’éléphants destinées à de riches collectionneurs, l’artisanat d’art ou les ateliers de sculpture chinois et japonais,** qui, au passage, enrichissent des réseaux criminels. Résultat, cette disparition de la faune impose une nouvelle identité à l’Afrique. De plus en plus de forêts deviennent des fermes, des routes coupent en deux l’habitat naturel des animaux sauvages, des barrières électrifiées bloquent les chemins des migrations. Là comme ailleurs des hommes gaspillent l’héritage et redessinent l’environnement légué par leurs prédécesseurs.

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Un braconnage qui modifie l’écosystème

De l’Afrique du Sud, la Namibie, le Zimbabwe à l’Afrique de l’Ouest en passant par l’Afrique centrale, (lieu des principaux points de vente de produits illicites) les effets destructeurs du braconnage sont considérables*** et modifient l’écosystème. La Tanzanie a perdu 60 % de ses éléphants en cinq ans, le Mozambique presque 50%. Au Soudan, en République démocratique du Congo (RDC) ce sont le plus souvent des milices qui organisent le trafic au profit d’achat d’armes. La colonisation de la RDC s’est autant faite au prix des éléphant qu’à celui du caoutchouc, de l’or, du manganèse, du cobalt et de l’uranium. 

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Quand le bush et la savane ne seront plus que des mots exotiques

A ce rythme-là, un jour viendra où le bush sera vidé de ses animaux. Dépourvu de ses lions, ses éléphants, ses rhinocéros et ses girafes ce monde, qu’on a qualifié de sauvage, ne sera plus qu’une savane qui n’aura d’exotique que son nom. Il est vrai que dans le même temps, ailleurs dans le monde, il n’est question que de la fonte des Pôles et la défense des glaciers, des émissions de gaz carbonique, de la montée du niveau des eaux, de l’immigration climatique, de la famine, des guerres, etc. I faut bien en effet s’efforcer de sauver un monde des déviances qu’on a laissé s’installer.

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Le braconnage à l’origine d’une mutation génétique

Il se peut aussi que la nature elle-même s’en charge comme au Mozambique, où de plus en plus de femelles éléphants ne possèdent plus de défense, une évolution qui aurait été provoquée par l’homme. Le braconnage, dans ce pays a été tellement intensif durant la guerre civile, où les pointes d’ivoire servaient de monnaies d’échange contre des armes, que les pachydermes ont commencé à muer génétiquement. Une majorité d’éléphants ont ainsi été tués sans avoir eu le temps de partager leur patrimoine génétique. L’avantage est qu’un éléphant qui ne possède pas d’ivoire à moins de chance d’être chassé et le gène de l’absence de défenses se propagerait au sein de l’espèce, lui offrant une chance de survie. L’inconvénient est qu’au-delà de priver les éléphants d’une caractéristique emblématique, cette mutation les privent d’un moyen de se nourrir et de se défendre. Le braconnage apparaît ainsi, de façon inattendue, comme une nouvelle forme de sélection des espèces, très loin de ce qu’avait imaginé Darwin.   

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La mondialisation fille incestueuse de la colonisation

Au nom de la cupidité, de la bêtise et de l’impuissance des dirigeants planétaires la mondialisation n’a fait que remplacer la colonisation. Et l’exploitation des individus et des continents n’a sans doute jamais été aussi brutale et dévastatrice (moyens modernes obligent) qu’aujourd’hui. Ainsi va le monde au 21èmesiècle avec ses impérities et sa volonté autodestructrice. C’est affligeant et triste à en pleurer.

Jean-YvesDuvalDirecteur d’Ichrono

Crédit photo : Jean-Paul Erpelding

Notes :

* La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacée d’extinction (CITES) a étendu sa protection à 35 000 espèces sauvages. Depuis 1989 elle interdit le commerce de l’ivoire.

** Ce marché représente plusieurs centaines de tonnes d’ivoire, en sachant qu’une défense d’éléphant achetée quelques centaines de dollars à un braconnier au Mozambique peut être revendue, sculptée, à Pékin, jusqu’à 350 000 dollars.

***. Au Botswana trente mille éléphants sont abattus chaque année et si on recense aujourd’hui quelques 450 000 spécimens sur tout le continent  d’ici quelques années on commencera à parler d’extinction.

 

Lorsque Ja'bari Grey a vu le jour au Texas, il lui manquait un organe que tout le monde considère comme acquis : sa peau ! A peine né, le bébé a déjà subi greffes sur greffes. Son histoire.
Istock


Dès son premier souffle, Ja'bari Grey a dû relever un parcours du combattant pour espérer avoir une vie "normale". Alors qu'il voit le jour pour la première fois au Nouvel An 2019 à San Antonio (Texas), le corps médical remarque avec stupeur qu'il lui manque l'essentiel : sa peau.

Excepté à la tête et aux jambes, le bébé se trouve dépourvu de ce qu'on appelle l"'enveloppe". En l'absence de ce tissu sensé le protéger du monde qui l'entoure, l'enfant n'a pas été en mesure de se blottir dans les bras de sa mère à la naissance, rapporte le journal San Antonio Express News. Priscilla Maldonado, la jeune maman de 25 ans, avait pourtant vécu une grossesse sans complication. Ce n'est que lorsque son bébé est sorti de l'utérus que les médecins ont pris conscience de l'état de Ja'bari. C'est le début d'une longue série de greffes de peau.

Sa maman n'a pu le porter que deux fois...en trois mois


Rapidement après sa naissance, le nourrisson s'est vu transféré au Texas Children's Hospital, un établissement spécialisé dans le traitement des affections cutanées rares. Leur verdict ? Ja'bari était atteint d'aplasia cutis, une maladie rare qui correspond à une absence congénitale et visible, de zone de peau sur des surfaces plus ou moins étendues. Pour limiter les dégâts, l'enfant a été soigné avec des analgésiques et recouvert de pansements qu'il fallait changer fréquemment. Il était alimenté grâce à un tube inséré par voies nasales. A seulement trois mois, Ja'bari a vu défiler un bon nombre de spécialistes. « Il a passé toute sa vie à l'hôpital. Je n'ai pu le tenir que deux fois », déplore sa maman. La prochaine étape ? Une intervention chirurgicale qui impliquera d'effectuer une incision dans la gorge de Ja'bari afin de couper le tissu cicatriciel qui a permis la fusion de son menton avec sa poitrine.


La génétique responsable ?


Afin de vérifier la cause exacte de la survenue de la maladie, les deux parents sont actuellement soumis à des tests génétiques. En effet, certains médecins du centre soupçonnent aussi une épidermolyse bulleuse. Cette maladie génétique se caractérise par une peau extrêmement fragile, avec des cloques et des déchirures sur le corps. Il n'existe pas de traitement curatif, mais ce trouble peut être traité avec des médicaments contre la douleur et les infections. Cette pathologie génétique concerne 20 bébés sur un million de naissances aux USA. « Nous devons attendre deux à trois semaines pour savoir s'il s'agit bien de cette maladie », poursuit Priscilla Maldonado.

 

(Quand nous étions à Ziguinchor, au lycée Djignabo, nos amis-es nous offraient chez eux à Boudodi, Nema, Kadior, etc ce fameux met tellement bon. Merci pour ces moments à ne jamais oublier. Le dialogue inter-religieux a toujours été une réalité au Sénégal, préservons cette chose.." P B CISSOKO

Oeuvre: *Bruits de pilon* Proposé par l'ami Eric G FOADEY que je remercie comme passeur de mémoire

Ngalakh mon Ngalakh


Ngalakh des fiers haraankates dans les ruelles ancestrales
Ngalakh que prépare ma voisine Joséphine
Au bord de sa bassine lointaine
Je ne t'ai jamais goûté


Mais mes narines sont pleines de ton odeur à l'essence coco, vanille,banane,muscade ou fleur d'orange


Ton beau teint marron à travers les bassines répandues
Le teint de ton dégué
Le dégué renforcé au chocolat
Le chocolat de mes rêves
Mes rêves d'enfants.

Ngalakh dis-moi Ngalakh


Pourquoi chaque année après ton passage, les embouteillages sont sur les routes des toilettes?


Nos ventres grognant et tremblant aux fermentations


Qui disent oui aux chaises anglaises et turques ainsi que les maisons inhabitées ou en construction sur les routes imprévisibles de midi
....
C'est Ngalakh ton Ngalakh qui ,ayant été trop avalé, se venge, pousse
et repousse inopinément et obstinément pour se libérer.
Et dont les fruits (bananes coco ananas raisin)ont peu à peu
L'amère saveur de l'indigestion...

*PRESENCE SERERE.avril 2019* .

NB: En cas d'urgence prenez du jus citron et du ‹‹biskit››, ou si ça persiste appelez le SAMU

PS: laissez les fenêtres et volets ouverts

 

«Certes Glissant est très brillant avec un travail de concepts audacieux mais qui ne me satisfait pas à cause de la fondation qui n'est pas construite. La notion de tout-monde est un fourre-tout qui a séduit le Pr S B DIAGNE mais pas moi. Le «métissage de Glissant » et la création artificielle ne peuvent engendrer chez l'homme qu'inquiétude et désarroi. Les racines sont nourricières. Je continue à le lire pour mieux cerner sa philosophie très dense il faut l'avouer. P B CISSOKO


Le tout premier colloque international mené par le Centre d'études Édouard Glissant sera consacré à l'essai à ce jour le plus lu, le plus traduit et le plus étudié par le monde au sein de l'œuvre conceptuelle d'Édouard Glissant : Le Discours antillais paru au Seuil en 1981. Il s'agira d'un colloque en quatre sessions menées à Paris, Cambridge, Fort-de-France, Pointe à Pitre et Stanford, dessinant un rhizome international de lecture glissantienne.

- ARGUMENTAIRE DU COLLOQUE DE PARIS (25-28 AVRIL 2019) -

C'est à ce mouvement que s'est identifiée cette pensée, tout au long des développements souvent imprévisibles de l'œuvre. Comment comprendre par exemple, au gré de ce mouvement, ce moment de l'« antillanité », au regard de la créolisation portée avec davantage d'intensité au tournant des années quatre-vingt-dix ? C'est l'une des nombreuses questions qu'engagent les nécessaires relectures du Discours antillais, que le colloque s'efforcera de susciter, selon plusieurs axes :

- Méthodes et regard critique : Comment appréhender aujourd'hui l'énonciation même du Discours antillais, de la pratique revendiquée d'une pluridisciplinarité ouverte à celle d'une transversalité active (en particulier le dialogue des sciences humaines avec le champ littéraire) ? Comment envisager aujourd'hui cette démarche qui mêle sociologie, anthropologie, psychologie et discours littéraire ? On envisagera dans cette optique tant les fondements des méthodes croisées dont Édouard Glissant fait usage que leur devenir dans l'œuvre. À la faveur d'une démarche comparatiste, on mettra aussi en lumière les liens du Discours avec le contexte intellectuel de sa publication.

- Antillanité et créolisation : On a souvent insisté sur la notion d'antillanité dans l'essai de 1981. Cependant, comment envisager l'articulation d'une quête identitaire avec le processus de créolisation, nécessairement en devenir et déjouant l'ancrage ? Le Discours antillais marque-t-il de ce point de vue un moment de nature à être dépassé, ou fonde-t-il le contre-modèle initial du tout-monde ? En envisageant le devenir de la pensée glissantienne, on réexaminera la place du Discours.

- L'énoncé d'une poétique, l'intention d'une politique : Le Discours antillais fait émerger une parole hors champ. Il articule une parole-paysage nouée aux enjeux d'une conscience politique nouvelle, que nous entendons aujourd'hui. Il s'agira par nos travaux de rendre vivante cette double présence.

- Le Discours antillais dans l'œuvre : L'essai marque l'un des sommets de la réflexion théorique, chez un écrivain qui toujours a avoué sa prédilection pour le dialogue entre les genres littéraires, et chez qui la jonction entre pensée et création est cruciale. Comment envisager dès lors l'insertion du Discours et de sa matière dans les romans, la poésie et le théâtre ? Comment articuler le contenu idéologique du Discours avec le reste de l'œuvre sans procéder à des complexifications artificielles ?

De manière générale, on se gardera d'envisager Le Discours antillais séparément du reste de l'œuvre d'Édouard Glissant, qu'il s'agisse des développements spéculatifs ultérieurs ou d'une vision du monde au sens large qui n'a cessé de ménager d'intenses et nombreuses ramifications. Il sera question de proposer une relecture de l'essai dans l'assise de l'œuvre laissée par l'écrivain, et d'en interroger la pertinence en regard du monde actuel.

La fortune critique qu'a connu et que connaît encore Le Discours antillais quant à la réception de l'œuvre conceptuelle d'Édouard Glissant doit certainement beaucoup à l'allure exhaustive de l'étude, tout entière placée dans son inspiration comme dans son ambition intellectuelle, sous l'épigraphe de Frantz Fanon : « une tâche colossale que l'inventaire du réel ». Or, c'est aussi cet aspect qui a étonné lors de la publication de l'ouvrage en 1981 au Seuil : il faut croire que cette ambition d'embrasser le réel de la société antillaise a également dérouté quant à la liberté de sa méthode, cette « hardiesse méthodologique » dont se revendique alors celui qui a déjà une œuvre littéraire derrière lui. Ce double effet dit en lui-même une fascination et un étonnement qui n'a pas cessé depuis la publication, dépassant les classifications. Ce paradoxe d'une réception critique dit certainement aussi la difficulté à percevoir correctement la place de l'ouvrage dans la réflexion d'Édouard Glissant, dont on a pu constater ultérieurement qu'elle ne pouvait s'apprécier qu'au gré du paradigme du mouvement.

COMITÉ SCIENTIFIQUE ET ORGANISATEUR (par ordre alphabétique) :


Exposition, durant le colloque de Paris : « Le Discours antillais d'Édouard Glissant : traces et paysages » Paris, FMSH, du 23 avril au 7 mai. Exposition conçue par Ruedi Baur. Une réinterprétation typographique du Discours antillais d'Édouard Glissant.


VERNISSAGE DE L'EXPOSITION : jeudi 25 avril, 18h 


Loïc Céry (Institut du Tout-Monde)
Première session : Paris, FMSH, Maison de l'Amérique latine, du 25 au 28 avril 2019
Laura Carvigan-Cassin (Université des Antilles, pôle Guadeloupe)
Jean-Pierre Dozon (vice-président de la FMSH)
François Vitrani (Maison de l'Amérique latine / ITM)

- INSTITUTIONS ORGANISATRICES : Centre international d'études Édouard Glissant de l'Institut du Tout-Monde ; Université de Cambridge (Magdalene College) ; Université des Antilles, pôles Martinique et Guadeloupe.

- INSTITUTIONS PARTENAIRES : Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH) ; Maison de l'Amérique latine ; Université Paris III Sorbonne Nouvelle ; Institut national d'histoire de l'art (INHA).
Troisième session : Université des Antilles (Martinique, Guadeloupe), 5-6 novembre 2019

Deuxième session : Université de Cambridge (Magdalene College), 15 juin 2019

Jean-Pierre Sainton (Université des Antilles, pôle Martinique)

Corinne Mencé-Caster (Université Paris-Sorbonne)

Raphaël Lauro (Vassar-Wesleyan Program in Paris)

Sylvie Glissant (Institut du Tout-Monde)
Hugues Azérad (Université de Cambridge, Magdalene College)
Dominique Aurélia (Université des Antilles, pôle Martinique)
FMSH et Maison de l'Amérique latine, Paris du 25 au 28 avril 2019
Université de Cambridge (Magdalene College), Royaume-Uni 15 juin 2019
Université des Antilles (Martinique, Guadeloupe) 5-6 novembre 2019

Paris - Cambridge - Fort-de-France - Pointe-à-Pitre
d'avril à novembre 2019


COLLOQUE INTERNATIONAL en trois sessions organisé par le Centre international d'études Édouard Glissant de l'Institut du Tout-Monde,
l'Université de Cambridge (Magdalene College), Royaume-Uni,
l'Université des Antilles (Martinique, Guadeloupe).
Avec la FMSH et la Maison de l'Amérique latine.
DIFFUSION DE L'ŒUVRE ET DE LA PENSÉE D'ÉDOUARD GLISSANT RECHERCHE GLISSANTIENNE
CENTRE INTERNATIONAL D'ÉTUDES
Édouard Glissant
ÉDOUARD GLISSANT et Le Discours
antillais : la source et le delta

PREMIER COLLOQUE DU CENTRE INTERNATIONAL D'ÉTUDES ÉDOUARD GLISSANT

Exposition | Du 25 avril au 7 mai 2019


Du 25 avril au 7 mai, la FMSH accueille l'exposition Traces et paysages conçue par Ruedi Baur. Cette expostion propose une réinterprétation typographique de l'essai d'Edouard Glissant, Le Discours Antillais.
En parrallèle de cette exposition, le Centre international d'études Édouard Glissant de l'Institut du Tout-Monde organise un colloque international, Édouard Glissant et Le Discours antillais : la source et le delta, du jeudi 25 avril au dimanche 28 avril.


La fortune critique qu'a connu et que connaît encore Le Discours antillais quant à la réception de l'œuvre conceptuelle d'Édouard Glissant doit certainement beaucoup à l'allure exhaustive de l'étude. Or, c'est aussi cet aspect qui a étonné lors de la publication de l'ouvrage en 1981 au Seuil : il faut croire que cette ambition d'embrasser le réel de la société antillaise a également dérouté quant à la liberté de sa méthode, cette "hardiesse méthodologique" dont se revendique alors celui qui a déjà une œuvre littéraire derrière lui. Ce double effet dit en lui-même une fascination et un étonnement qui n'a pas cessé depuis la publication, dépassant les classifications. Ce paradoxe d'une réception critique dit certainement aussi la difficulté à percevoir correctement la place de l'ouvrage dans la réflexion d'Édouard Glissant, dont on a pu constater ultérieurement qu'elle ne pouvait s'apprécier qu'au gré du paradigme du mouvement.

PROGRAMME


JEUDI 25 AVRIL – Fondation Maison des Sciences de l'Homme (54 Bld. Raspail, 75007 Paris)


MATIN


- 10h : Ouverture officielle du colloque
▪ Mot de bienvenue de Jean-Pierre Dozon, vice-président de la FMSH ▪ Conférence inaugurale par Jacques Coursil, linguiste, musicien, prix Édouard Glissant 2017 ▪ Introduction au colloque par Sylvie Glissant, directrice de l'Institut du Tout-Monde ▪ Introduction aux séances de travail par Loïc Céry (ITM, CIEEG) : « Émergences et postérités du Discours antillais : le multiple et le singulier »
- 11h30-12h30 : Le Divers et la pensée du monde (1). Président de séance : Jacques Coursil
▪ Buata Malela (Université de Mayotte), « Le Discours antillais et le questionnement de la responsabilité face à l'Autre » ▪ Serge Domi (Université des Antilles), «Le D iscours antillais , ouvè chimen lorizon, une introduction féconde de la dimension archipel dans la pensée du monde »


APRÈS-MIDI


- 14h-14h45 : Le Divers et la pensée du monde (2)
▪ Ana Kiffer (Université catholique de Rio de Janeiro), « Liaisons-déliaisons, notes autour d'une lecture politique de la Poétique de la Relation au Brésil d'aujourd'hui » ▪ Serge Palin (anthropologue, écrivain), « Le Di scours antillais : le regard de l'autre »
- 15h-16h30 : Littérature et énonciation. Présidente de séance : Sylvie Glissant
▪ Elena Pessini (Université de Parme), « Tracées littéraires dans Le Discours antillais » ▪ Axel Arthéron (Université des Antilles), « Approche d'une pensée et d'une pratique du théâtre chez Édouard Glissant :
Le Discours antillais » ▪ Raphaël Lauro (Vassar-Wesleyan Program in Paris), « Sur la méthode du Discours » ▪ Loïc Céry (ITM, CIEEG) : « Le Discours et son double : narrativité et représentation dans La Case du commandeur »
- 16h45-18h : Contributions du CERC (Centre d'études et de recherches comparatistes), Paris III Sorbonne-Nouvelle, sous la direction de Tiphaine Samoyault

▪ Tumba Shango-Lokoho, « Le Discours antillais et l'Afrique » ▪ Tiphaine Samoyault / Ludivine Bouton-Kelly, « Le Discours antillais et la traduction » ▪ Table ronde des doctorants : Penser et dire le monde dans Le Discours antillais
-18h : Vernissage de l'exposition « Le Discours antillais d'Édouard Glissant : traces et paysages»


VENDREDI 26 AVRIL – Fondation Maison des Sciences de l'Homme (54 Bld. Raspail, 75007 Paris)


MATIN


- 9h-12h : Langue, langage, transmission. Président de séance : Elena Pessini
▪ Olivier Douville (Université Paris-Diderot), « Le délire verbal : un dé-parler vrai » ▪ Bernadette Desorbay (Université Humboldt de Berlin), « La parabase dans l'œuvre d'Édouard Glissant : le discours et son trouble » ▪ Christian Uwe (Université du Minnesota), « Sur deux poétiques : le Même et le Divers » ▪ Beate Thill (Traductrice d'Édouard Glissant, Allemagne), « Le créole en allemand. La traduction du Discours antillais et la réception de l´œuvre d´Edouard Glissant en Allemagne » ▪ Aminesh Rai (Alliance française de Pondichéry), « Le discours pondichérien » ▪ Takayuki Nakamura (Waseda University, Tokyo), « La traduction d'Édouard Glissant en japonais et la réception du Discours antillais au Japon »


APRÈS-MIDI


- 14h-16h : Perspectives philosophiques. Président de séance : Axel Arthéron
▪ Niklas Plaetzer (Sciences Po, Paris), « La tradition du discontinu : Édouard Glissant contre la philosophie de l'Histoire » ▪ Jean-Pol Madou (Université de Savoie), « Édouard Glissant lecteur de Deleuze, Heidegger et Derrida. La question de la trace et de la différence. » ▪ Lynda Nawel-Tebbani (Université de Lorraine), « Le Discours antillais et l'héritage phénoménologique : Édouard Glissant lecteur et commentateur d'Husserl » ▪ Javier Burdman (Université Goethe de Francfort), « Communication in the Archipelago : Glissant and Lyotard »
- 16h30-17h30 : Les archives Édouard Glissant à la Bibliothèque nationale de France, Trésor national – Présentation par Laurence Le Bras, Conservatrice au département des manuscrits de la BnF et Guillaume Delaunay, Chargé de collections au service des manuscrits modernes et contemporains à la BnF.
- 17h30-18h30 : TABLE RONDE – Les diffractions du Discours : pluridisciplinarités et visions du réel
***
SAMEDI 27 AVRIL – Maison de l'Amérique latine (217 Boulevard Saint-Germain, 75007 Paris)


MATIN


- 9h : Mot de bienvenue de François Vitrani, directeur de la Maison de l'Amérique latine et président de l'Institut du Tout-Monde.
- 9h15-12h : Antillanité, créolisation, pensée de la Caraïbe. Président de séance : Loïc Céry
▪ Corinne Mencé-Caster (Sorbonne Université), « Le Discours antillais comme matrice d'un lexique de la "proto-créolisation" ? » ▪ Juliette Éloi-Blézès (Académie de Martinique), « L'IME, l'atelier du Discours antillais » ▪ Caroline Soukaï (Sorbonne Université), « Le Discours antillais : pour une exégèse fondatrice des littératures antillaises » ▪ Ewa Grotowska-Delin (Univ. des Antilles), « Le Discours antillais et ses multiples ramifications » ▪ Yves Chemla (IUT Paris), « Lecture de Gouverneur de la rosée de Jacques Roumain à l'aune du D iscours antillais d'Édouard Glissant » ▪ Dominique Aurélia / Laura Carvigan-Cassin (Université des Antilles), Présentation de la session antillaise du colloque, 5-6 novembre 2019.


APRÈS-MIDI


- 14h-16h : Discours poétiques, visions politiques et culturelles. Prés. de séance : Corinne Mencé-Caster
▪ Sam Coombes (Université d'Édimbourg), « Opacité et ouverture : Le Discours antillais et les multiplicités du monde »
▪ Zahia Rahmani (INHA, Institut national d'histoire de l'art), « Désarrimer l'identité : Reflet de la pensée archipélique sur le désert » ▪ Gilles Verpraet (Université Paris Nanterre), « Le Discours antillais et la subjectivation culturelle » ▪ Pierre Carpentier (Organisation guyanaise des droits humains), « Le Discours antillais , manifeste anticolonialiste et poétique de la nation Martinique. Un rapprochement guyanais. »


- 16h30-18h : TABLE RONDE – Édouard Glissant, engagements et présences du Discours antillais


***
DIMANCHE 28 AVRIL – Maison de l'Amérique latine (217 Boulevard Saint-Germain, 75007 Paris)


MATIN


- 10h-12h : Focales esthétiques. Présidente de séance : Tiphaine Samoyault
▪ Jacques Leenhardt (EHESS), « Le Discours antillais ou la méthode de l'art » ▪ Sylvie Glissant (ITM), « Les esquisses d'un discours » ▪ Federica Matta, « Les Voyages des Imaginaires »


APRÈS-MIDI


- 14h-17h : Regards sur Le Discours antillais


▪ Patrick Chamoiseau ▪ Manthia Diawara (Université de New York) ▪ Mireille Delmas-Marty (Académie des Sciences morales et politiques), « Le Discours antillais , un récit d'anticipation sur les mondes possibles » ▪ Jacques Coursil
9 ▪ Edwy Plenel (Mediapart) ▪ Marie-José Mondzain (CNRS) ▪ Anne Querrien (Revue Chimères )

- 17h-17h30 : Conclusions du colloque / Présentation de la session de Cambridge (15 juin 2019), par Sylvie Glissant, Loïc Céry (ITM) et Hugues Azérad (Université de Cambridge, Magdalene College)
- 18h-19h : Lectures poétiques par Jacques Coursil
Inauguration le jeudi 25 avril à 18h


Du jeudi 25 avril au mardi 7 mai


Entrée libre du lundi au vendredi de 8h à 20h
Grand hall
FMSH | 54, boulevard Raspail, Paris 6

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AUDIO

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