EDUCATION FORMATION TRAVAIL SOCIAL France

Issu du colloque « Éthique de l'Accompagnement et Agir Coopératif », organisé à l'université de Tours en mai 2016, cet ouvrage propose à un ensemble de praticiens de l'accompagnement collectif, issus de champs professionnels et d'espaces géographiques divers, de mettre en perspective leurs démarches d'accompagnement collectif. Chaque contributeur donne à voir la réalité la plus concrète des dispositifs conçus et mis en oeuvre, avant d'en analyser les sources, les conditions et les effets. Les textes rassemblés dans cet ouvrage permettent ainsi, en partant de la réalité du terrain, d'interroger les conditions pratiques et théoriques d'un « agir coopératif » dans les métiers de la relation à autrui.

Sébastien Pesce, professeur de sciences de l'éducation à l'université d'Orléans / ESPE-Centre Val de Loire (EA 7493 ERCAE) a été enseignant dans une classe unique Techniques Freinet / Pédagogie Institutionnelle. Ses travaux portent sur les pédagogies coopératives et institutionnelles, la prévention de la violence et le travail en équipe. Il a récemment publié, avec A. Stables, W. Nöth, A. Olteanu et E. Pikkarainen, Semiotic Theory of Learning. New Perspectives in the Philosophy of Education (Routledge, 2018).

Hervé Breton est maître de conférences en sciences de l'éducation à l'université de Tours et membre de l'EA7505-EES. Ses travaux interrogent les pratiques d'accompagnement des adultes dans des contextes de formation, de transition professionnelle, de reconnaissance et de validation des acquis, selon une perspective herméneutique et biographique. Il est co-directeur de la revue Chemins de formation, président de l'Association internationale des histoires de vie en formation (ASIHVIF).

Avec les contributions de : Martine Agogué, Marco Allenbach, Sébastien Baeta, Sylvie Barbier, Laurence Bergugnat, Éric Bertrand, Roberta Carvalho Romagnoli, Nicole Clerc, Jérôme Eneau, José González-Monteagudo, François Guerrier, Catherine Guillaumin, Suzanne Guillemette, Françoise Héraut, Bruno Hubert, Sylvie Le Nir, Muriel Leselbaum, Philippe Lyet, Jean-François Marambaud, Fabienne Kwocz, Hugues Pentecouteau, Frédérique Rebetez, Samuel Renier, Christèle Roux, Branka Rupic, Emmanuel Rusch

 

La Caravane de la mémoire - Les tirailleurs dits sénégalais 39 affiches


Exposition et table ronde


Table ronde avec les auteurs et avec comme modérateur Pape B CISSOKO-Philosophe
Mardi 26 février à 18h
Bref compte-rendu

Merci au slameur-poête antillais Félicien JERENT venu nous donner une contribution magistrale sur les non-dits de l'histoire. Merci à Rachida KABBOURI une brillante  intellectuelle qui nous a parlé de l'identité et du devoir de mémoire et selon elle  pour l'essentiel pour l'africain n'est pas dans la réparation mais le Respect....et tant d'autres participants 


Accompagné d'une projection, cette rencontre avec les auteurs donnera à réfléchir sur le regard que nous portons les uns et les autres, pour un Meilleur Vivre Ensemble.
Remerciements le centre culturel de Vitry-sur-Seine qui a tout fait pour le succès de ce projet inédit .


A la table Catherine LAHAYE et Eric FOUS et après Gilbert LAHAYE nous rejoindra.

 

J'avais la redoutable mission de modérer ce débat qui pouvait déraper à tout moment à cause des sensibilités diverses. Le sujet sur les tirailleurs est un peu comme le sujet sur l'esclavage. Les Français sont allés dans des pays lointains chercher des personnes qui se battront pour eux pour sauver le pays de l'occupant nazi.


Le débat n'a pas manqué de montrer que les Antilles ont aussi versé du sang et une jeune panafricaniste de parler de dédommagement et demande à la France de laisser tranquille l'Afrique.
Oui tous ces apports sont importants et délient les langues pour vider les cœurs de la haîne et du jugement facile et bête. Une européenne nous dit que ces guerres ont pour fondation l'argent pourquoi aller piquer chez les autres leurs trésors, les appauvrir et les laisser crever. Pourquoi ces soldats qui ont survécus devront gagner moins que leurs pairs blancs. Toutes ces questions sont importantes mais ce n'était pas l'objet de la rencontre.


Table-ronde avait pour objet de parler de l'histoire pour camper les choses.

L'Afrique ce continent riche et divers, riche de ses royaumes des cultures et de son sous-sol n'était pas une tabula rasa, un vide culturel, l'exposition et l'ouvrage ont bien campé cette donnée comme chiffre absolue

Puis il fallait montrer que les africains ne sont pas venus de leur propre gré, certains ont fui dans la forêt pour échapper au recrutement et Blaise Diagne qui était un maître d'œuvre.


Les auteurs ont bien montré que la guerre dans sa plus grande horreur et notre ami Gilbert LAHAYE co-auteur a même versé des larmes en évoquant cette bataille et j'ai trouvé cet article qui en dit mieux «L'hécatombe des tirailleurs sénégalais au Chemin des Dames »


Le 16 avril 1917, les tirailleurs sénégalais sont environ 15 000 dans le secteur du Chemin des Dames, à Hurtebise, Laffaux et Vauxaillon. Ils sont fauchés par les mitrailleuses allemandes qui devaient être détruites par les bombardements qui ont précédé l'offensive.

Par Halima Najibi


Ce n'était pas vraiment leur terre, et pourtant, ils livrèrent des combats très meurtriers en Picardie pour défendre la France. Ces hommes, des tirailleurs sénégalais, sont près de 200 000 et participent au conflit de la Guerre de 14-18. Environ 30.000 y laissent la vie, leurs régiments étant bien souvent placés en première ligne.

Ce jour là, le temps est épouvantable, il pleut depuis une semaine et le froid et la neige s'invitent pour "l'offensive Nivelle". Le 16 avril 1917, les tirailleurs sénégalais sont environ 15 000 dans le secteur du Chemin des Dames, à Hurtebise, Laffaux et Vauxaillon. Le général Nivelle, dans une note écrite, affirme vouloir "ne pas ménager le sang noir pour conserver un peu de sang blanc". Ils souffrent des conditions climatiques et partent à l'assaut avec des dizaines de kilos sur le dos. Ce ne sont pas des unités rapides et ils avancent vers une mort certaine. Le terrain boueux est jonché de milliers de cadavres de tirailleurs sénégalais. Cette offensive est une scène de cauchemar.

L'offensive est lancée le 16 avril 1917, à 6h. Dès le départ, c'est un échec cuisant. Les hommes sortent des tranchées, montent sur le parapet et sont tout de suite fauchés par les mitrailleuses ennemies qui n'ont pas été atteintes par l'artillerie française. Sur les 15 000 Africains engagés, plus de 7 000 sont morts à la fin des combats dont 1 400 le premier soir.

En 1917, le député du Sénégal Blaise Diagne accusa le général Mangin d'avoir laissé les troupes noires se faire massacrer lors de cette bataille. La plupart des Tirailleurs sénégalais reposent dans des ossuaires ou des sépultures en France.

Le général Mangin et le député sénégalais Blaise Diagne


Le sculpteur français Christian est l'auteur d'une oeuvre monumentale, un ensemble de neuf statues géantes, en hommage aux soldats d'Afrique subsaharienne morts sur le Chemin des Dames. Elles sont dressées sur le territoire de la commune d'Oulches-la-Vallée-Foulon, dans le département de l'Aisne, sur une des pentes du Chemin des Dames, à proximité de la Caverne du dragon.
"Force noire" des colonies


Les tirailleurs sénégalais sont fondés en 1857 par Louis Faidherbe, gouverneur général du Sénégal. Ils incarnent la « Force noire » chère à Mangin (1910), qui préconise leur utilisation massive en cas de conflit en Europe. Ils ne sont pas tous originaires du Sénégal, mais de toute l'Afrique occidentale française : Burkina Faso, Mali, Niger, etc.

Et ensuite que faire de cet héritage ?


Les étrangers ont combattu pour l'Europe, certains combattants survivants sont repartis dans leurs pays d'origine et d'autres sont restés et ont eu des enfants et des petits enfants.
Il est vrai qu'en temps de crises les pays d'accueils sont peu enclin à préserver les autres, ils deviennent les étrangers ; ceux-là. Les préjugés né de la guerre, les clichés allemands, etc autres doivent être balayés pour donner place à la reconnaissance et au respect.


Cent ans après il est plus que temps de dire qu'il y a du chemin et de temps en temps la France et les autres pays saluent la diversité ; en foot, en sport, etc. Les enfants issus de l'immigration, issus de ces gens venus de force verser leur sang pour sauver l'Europe face à l'Allemagne Nazi doivent mériter un autre sort. En clair l'association solidarité internationale lutte pour réveiller les consciences, travaille pour que la mémoire ne prenne pas congé et que le vivre ensemble dans le respect de chacun soit une réalité. C'est possible face à l'ennemi il y avait un soldat et non une couleur, face à l'ennemi les soldats de toutes couleurs de peau ont versé le même sang et pourquoi pas aujourd'hui se respecter et se liguer pour une vie apaisée.


Nos générations présentes et futures devront travailler ensemble pour construire un vivre ensemble qui dépasse en intégrant les singularités.
Une exposition itinérante qui en dit long sur cette page d'histoire. Ces 38 tableaux devraient être la propriété de l'Education nationale et doit circuler pour faire voir et comprendre que l'union a été sacrée pour sauver l'Europe et les tirailleurs ont versé leur sang.


Pourquoi avoir accompagné cette exposition d'un ouvrage ? Il était important pour répondre à la sollicitation de nombreux visiteurs de l'exposition de concevoir et réaliser cet ouvrage, Les forces noires africaines avant, pendant et après la Grande Guerre, et ainsi ancrer notre action dans une démarche citoyenne, mettant en exergue, cet élan de solidarité, qui a favorisé la rencontre des peuples, les amenant à vivre ensemble, renforçant le sentiment d'appartenir à une même nation... en faisant évoluer le regard des uns vis-à-vis des autres.


"Outre le devoir de mémoire cette exposition a pour vocation de susciter, auprès des visiteurs, la réflexion de notre histoire commune. Regarder à travers le prisme historique l'image de l'Africain et celle du blanc en Afrique lors de la Première Guerre mondiale", expliquent des militants bénévoles de l'association dans une interview au journal du CCV, le Relais, du mois de février.

Le devoir de mémoire est une expression qui désigne l'obligation morale de se souvenir d'un événement historique tragique et de ses victimes, afin de faire en sorte qu'un événement de ce type ne se reproduise pas.

Le devoir de mémoire confère une portée morale à la mémoire collective. Il s'agit en effet de l'obligation morale de rappeler un événement historique tragique, en reconnaissant les souffrances des victimes, afin de prévenir la reproduction des mêmes crimes. Sur le plan sémantique, l'expression « devoir de mémoire » ne faisait cependant pas partie du vocabulaire des associations d'anciens déportés.
La mémoire collective selon Maurice Halbwachs sur un post-it


Le devoir de mémoire est un concept né après la Seconde Guerre mondiale. L'idée sous-jacente était alors que la chance d'avoir survécu engendre, pour le rescapé, un impératif moral auquel il lui est impossible de se soustraire : son expérience tragique unique est porteuse d'enseignements pour la société. En pratique, les déportés les plus politisés de Buchenwald et Mauthausen ont par exemple pris l'initiative, à leur libération, de prononcer des serments visant à entretenir la solidarité née dans les camps et à poursuivre la lutte contre le fascisme. À sa création en 1945, le mouvement déporté rassemblant les survivants des camps s'est ainsi donné une finalité à la fois commémorative, qui relève du culte des morts, et politique :

« 1° honorer la mémoire des Français assassinés et de maintenir présents, à l'esprit de tous les Français et Françaises, les actes de barbarie dont se sont rendus coupables les assassins nazis et leurs collaborateurs [...] 2° empêcher par cette propagande et ce rayonnement le retour des conditions politiques et sociales qui ont permis l'instauration des régimes partisans de ces méthodes d'autorité[1] » (Statuts de l'Amicale de Mauthausen, 1947).

Dans les premiers temps, les associations ont fait ériger des monuments commémoratifs en même temps qu'elles organisaient des pèlerinages pour le recueillement des familles de déportés.
Entre mémoire et témoignage, archive et création, et sans réelle ambition historique-Tirailleurs sénégalais : la caravane de la mémoire» est un travail humaniste » qui souhaite avant tout participer à l'instauration d'un espace qui permette de reconsidérer de manière plus sereine et plus constructive la part importante et occultée (1) – prise par les soldats africains pour la défense d'une France libre pendant la 1 ère guerre mondiale..


Ce travail sur le portrait photographique de Tirailleurs sénégalais a été l'occasion de se pencher sur la manière dont les Africains ont longtemps été représentés.


Une représentation qui a alimenté de multiples stéréotypes pour le moins réducteurs, dont certains perdurent encore aujourd'hui.


D'abord perçus comme des choses, des animaux, des sous-hommes puis des sauvages domestiqués pour justifier notamment l'esclavage, la colonisation puis leur enrôlement dans l'armée, les Africains ont ensuite largement continué d'alimenter les représentations de serviteurs ou de bouffons. (3) Sous l'influence de la soi-disant » science des races «la présumée infériorité des Noirs reçoit des bases dites scientifiques. Les clichés qui témoignent de la bêtise humaine mais ce qu'il faut c'est de comprendre et de dépasser ces ignominies et construire un vivre ensemble.


Une exposition peut-elle documenter la guerre et participer elle aussi au devoir de mémoire ?


Il faut demander à l'association solidarité internationale qui loue cette exposition pour une semaine, deux semaines , etc
Merci à Emmanuel et la maison de la vie associative salle polyvalente de Vitry –centre culturel
Contacter Solidarité internationale 35 rue Ampère 94400 Vitry sur Seine 0146801178

 

https://www.youtube.com/watch?v=DY-mpEOTdWs

«Que ce soit dans le sport, dans certaines entreprises, dans la rue, dans les quartiers, la morale fou le camp et laisse la place à la violence raciste qui traduit un manque d'éducation. Que ce soit aux USA où les suprématistes avec la venue de Donald TRUMP ne se cachent plus, en Europe aussi avec les crises successives et la montée des populismes on entend et on voit des faits qui étaient jusqu'alors cachés. Aujourd'hui c'est au grand jour qu'on affiche son racisme, son sexisme, son anti sémitisme, etc. dans une République qui veut éradiquer ces fléaux, on se rend compte que ça ne fonctionne pas et on se demande ce qui a pêché. On oublie que les tirailleurs sénégalais ont payé de leur sang à la Bataille du Chemin des dames-une boucherie.


Il est temps de se dire, il est temps de rééduquer ces gens pour qu'ils comprennent que les gens sont d'abord des personnes et que ni la couleur de peau, l'origine, la religion, ne doivent être des critères pour juger les gens au point de les opprimer ou manquer de respect. La citoyenneté dans une République exige le respect comme chiffre absolu.


Ce qui se passe dans cette boulangerie est indigne. La boulangerie, c'est un travail de proximité et c'est un boulot difficile et contraignant et malgré cela les agents parce qu'ils sont autres doivent subir les « ignominies » d'un autre temps. Que tous les complices se montrent et dénoncent ces travers que tous les citoyens épris d'égalité refusent de banaliser et se lèvent pour dire stop ». Nous pouvons et devons vivre ensemble malgré nos différences.«L'autre", individu ou société, nous est précieux dans la mesure où il nous est dissemblable. (Extrait de L'éloge de la différence). Albert. Pape B CISSOKO


L'objet de cet article –


Dans le parisien ---- Pauline dénonce des insultes racistes répétées à son égard. Son témoignage, relayé par la Ligue de défense noire africaine, soulève sur les réseaux une avalanche de commentaires indignés, jusqu'à la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa.


Des étals vidés par des clients qui se succèdent à un rythme soutenu et un groupe d'une dizaine de personnes en permanence devant son commerce. Une énorme solidarité s'est nouée autour de Pauline, la gérante de la boulangerie du 88 avenue du président Wilson, à Levallois, depuis qu'elle a raconté être la cible d'insultes racistes à la Ligue de défense noire africaine (LDNA). Filmé et diffusé sur Facebook cette semaine, son témoignage a généré une avalanche de commentaires.


L'affaire a même fait réagir Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations. Il est totalement intolérable qu'une personne soit insultée menacée ou harcelée en raison de sa couleur de peau ! », tweete la ministre, invitant la boulangère à « déposer une plainte auprès du commissariat de Levallois afin qu'une enquête soit menée ».

Le racisme a de nouveau frappé. Vendredi 4 janvier, le député La République en Marche Jean-François Mbaye a reçu, via une lettre, des menaces de mort et des insultes racistes.


Insulté alors qu'il était sur scène, Donel Jack'sman a reçu des centaines de messages de soutien de célébrités et anonymes.


Traité de "sale noir" en plein spectacle à Nice, l'humoriste Donel Jack'sman a salué samedi "la grosse prise de conscience du peuple français" après avoir reçu en trois jours des centaines de messages de soutien.
Cet humoriste de 37 ans, d'origine camerounaise et qui a grandi à Villiers-le-Bel (Val d'Oise), a posté mercredi sur les réseaux sociaux un extrait de cette représentation, dimanche 23 décembre au Théâtre de la Cité à Nice. On entend une voix le traiter à trois reprises de "sale noir", après une réplique sur le fait qu'un spectateur assume son vote pour le Front national (ancien nom du Rassemblement national).


https://www.lexpress.fr/actualite/societe/traite-de-sale-noir-un-humoriste-recoit-un-soutien-massif_2055199.html


L'humoriste Dany Mauro a cru bon d'imiter le politique avec un accent "asiatique" non identifié, et des clichés racistes à la pelle.


Kev Adams et Gad Elmaleh s'y sont déjà essayés, provoquant un tollé. Dans un sketch intitulé "Les Chinois" et issus de leur spectacle Tout est possible, les deux humoristes empilaient les clichés sur les Asiatiques, sans aucune retenue. A l'antenne de Sud Radio, ce jeudi 22 novembre, Dany Mauro est allé encore plus loin, en se lançant dans une imitation toute personnelle de l'homme politique français Jean-Vincent Placé. .....
Une vidéo, qui fait le buzz sur les réseaux sociaux, montre un homme blanc ordonnant à une dame noire de changer de place.


Bad buzz pour Ryanair. Avant le décollage d'un avion de la compagnie vendredi dernier, une altercation désignée comme raciste a eu lieu entre deux passagers. Prise en vidéo par un autre passager de ce vol Londres-Barcelone, elle a été diffusée sur Facebook et vue plus de 4,6 millions de fois.


Sur ces images, on voit un homme blanc, assis près d'un hublot, réclamer violemment à une dame noire assise à côté de lui de changer de place, le tout en l'insultant copieusement. ---------
Sept employés ou ex-employés d'une société de ménage travaillant dans la prestigieuse école parisienne dénoncent des injures racistes et le harcèlement de leur supérieure.


"Beaux Arts. L'école abrite le racisme". "Aux Beaux-Arts de Paris, la diversité s'exprime en nuances de blanc". "Les racistes s'affichent aux Beaux-Arts. Les Beaux-Arts affichent les racistes." Scotchées sur une statue grecque antique représentant un satyre endormi, placardées sur des portes battantes vitrées ou affichées sur les murs de l'institution bicentenaire, ces flyers réalisés par des étudiants donnent le ton. "Révoltés" par une affaire de racisme et de harcèlement qui agite depuis plusieurs mois la rue Bonaparte, ils ont choisi de réagir avec leurs armes: l'imagination et la créativité.


Huit plaintes sont en effet venues écorner l'image de la prestigieuse école d'art parisienne. Depuis septembre dernier, sept employés ou ex-employés de l'entreprise de ménage Organet, en poste sur le site des Beaux-Arts, ont décidé de se tourner vers la justice, indique à L'Express une source judiciaire, confirmant une information de Street Press. Ils accusent leur cheffe d'équipe -employée d'Organet -, madame M., d'"injures publiques en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion-*le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) a également déposé une plainte distincte pour "harcèlement moral avec la circonstance aggravante de racisme".


"La sale race"


Les plaintes, que l'Express a pu consulter, regorgent d'exemples accablants d'insultes, de brimades et d'humiliations répétées. S. souffre d'un problème à la jambe qui lui impose de se déplacer en béquille. Ce 30 septembre 2017, il est midi passé, lorsqu'il commence à relater au brigadier de police qui lui fait face une scène impliquant sa supérieure hiérarchique. Cette dernière, assure-t-il, l'a menacé quelques mois plus tôt de l'"emmerder" jusqu'à ce qu'il "quitte à quatre pattes l'école".


Une autre fois, alors qu'il ose lui répondre, l'homme raconte: "Elle m'a suivi en m'insultant de connard, de salaud, en me demandant si elle me parlait en Chinois ou en Français. Et que je ne devais pas la regarder dans les yeux quand elle parle car je ne suis pas son mari. (...) Elle m'a répondu que si j'étais son mari, elle m'égorge (sic)."
Les injures que ce salarié dénonce sont quotidiennes: "Connard", "La sale race", "Les Sri Lankais, c'est des malins, des connards, des fainéants! De toute façon, les Noirs, c'est tout pareil".
"Elle ne me lâchait pas"


Une seconde employée abonde dans le même sens, ajoutant à ce premier récit son lot d'injures racistes qu'elle attribue à Madame M.: "Sale arabe", "Vous êtes sales", "Vous les noirs, quand vous allez mourir, vous irez en enfer", "Vous êtes des illettrés", "Vous travaillez tellement que vos femmes vous trompent". Cette quadragénaire reproche à sa supérieure de lui avoir demandé de nettoyer "comme au bled" une benne "avec un balai-brosse et un seau".


Dans son témoignage, cette femme aussi évoque le racisme: "Elle me disait que j'étais sale devant les gens, que j'étais une 'sale noire', que je puais. Elle prenait le désodorisant et en mettait là où je passais. C'était très humiliant et les gens rigolaient".


https://www.lexpress.fr/actualite/medias/nem-jaune-un-sketch-de-sud-radio-indigne-jv-place_2049881.html


La députée LREM Laetitia Avia a annoncé mercredi à l'AFP le dépôt d'une plainte dans un commissariat de police de Paris après avoir reçu une lettre contenant des insultes racistes et des menaces de mort.
Ce courrier, que l'élue de la capitale a publié sur son compte Twitter, se termine par "Compte tes jours, on va s'occuper de toi" (voir ci-dessous).

"Je n'ai jamais subi une attaque d'un tel racisme. Et on me menace de mort. On ne peut pas laisser passer ça", a déclaré à l'AFP Mme Avia, née au sein d'une famille originaire du Togo.
https://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/3378198/2018/03/01/Grosse-truie-noire-une-deputee-francaise-victime-d-une-violente-attaque-raciste.dhtml
28 février 2018. Aujourd'hui j'ai reçu une lettre d'un racisme inouï, ponctué d'une menace de mort.


Je déposerai plainte. #NeRienLaisserPasser pic.twitter.com/c0yuRNxLPu
— Laetitia Avia (@LaetitiaAvia) 28 février 2018

Italie --- Italie : une élue appelle à violer une ministre noire


En Italie, un scandale secoue la classe politique, suite à des insultes racistes contre Cécile Kyenge, première femme noire ministre. Une élue locale de la Ligue du Nord a appelé sur Facebook à violer la ministre de l'Intégration, pour qu'elle comprenne les crimes commis par les immigrés.http://fr.euronews.net/


https://actu.orange.fr/politique/videos/italie-une-elue-appelle-a-violer-une-ministre-noire-VID00000012P1R.html#plmAnchor


Le défenseur sénégalais de Naples Kalidou Koulibaly, visé mercredi par des cris racistes lors d'un match, est le dernier d'une longue liste de joueurs victimes de racisme de la part du public sur le terrain.

Le racisme, problème récurrent du football européen

Mercredi soir au stade San Siro, l'Inter Milan a battu Naples. Une soirée cauchemardesque pour le défenseur franco-sénégalais Kalidou Koulibaly, pas uniquement en raison du score final. Exclu à la 85e minute, le joueur a été la cible de cris des singes et d'insultes racistespar des supporteurs de l'équipe adverse. Sorti après avoir applaudi ironiquement l'arbitre pour son inaction, le joueur s'est dit «fier de la couleur de sa peau» sur les réseaux sociaux après la rencontre. Retour sur quelques cas emblématiques.


Dani Alves mange une banane lancée par un supporteur raciste


L'incident récent le plus mémorable remonte à avril 2014. Le défenseur brésilien du FC Barcelone, Dani Alves, en est la victime, lors d'un match du championnat d'Espagne contre Villarreal. S'apprêtant à relancer le jeu, le latéral droit reçoit une banane lancée des gradins, accompagnée de cris. Cette provocation raciste aurait pu suspendre le match, mais le joueur en a décidé autrement. Dani Alves a profité de l'occasion pour retourner la situation en mangeant le fruit, au nez et à la barbe des spectateurs intolérants. Un «geste audacieux» salué par la présidente de l'époque Dilma Rousseff. Le hashtag «Nous sommes tous des singes», en réaction au geste du défenseur blaugrana, a regroupé une multitude de stars affichant leur soutien, banane à la main. Le principal intéressé avouera subir ce type d'actes depuis plus de dix ans. Au-delà de l'emballement médiatique, cette affaire a montré que les fédérations, nationales et internationales, n'ont que très peu d'outils pour freiner le phénomène. La plupart du temps, les clubs sont sanctionnés financièrement pour mauvaise gestion de leurs supporteurs.


Blaise Matuidi ciblé par Cagliari


La vague de racisme n'épargne pas les joueurs les plus prestigieux. Lors d'un match de championnat contre Cagliari en janvier 2018, le milieu de terrain de la Juventus Turin Blaise Matuidi, déjà coutumier du fait, essuie des insultes racistes de la part du public adverse. Des actes que le joueur français a déploré sur les réseaux sociaux. «Je ne suis pas un homme de haine et je ne peux qu'être désolé pour ceux qui donnent le mauvais exemple», écrit-il. Le club sarde a rapidement réagi en adressant ses excuses sur Twitter. Durant le match, Matuidi s'était dirigé vers l'arbitre, lui demandant d'intervenir, sans succès. L'ancien joueur du PSG avait déjà été victime de faits similaires, quelques jours avant, toujours en Italie, face au club de Vérone, qui avait écopé d'une amende de 20 000 euros.


Tu es un joueur énorme. Exemple pour les jeunes. Nous désirons nous excuser avec toi si tu as été insulté à la Sardegna Arena pour la couleur de ta peau. Le racisme n'a rien à voir avec le peuple sarde. Seulement l'ignorance peut expliqué certains comportements. Respect.


— Cagliari Calcio (@CagliariCalcio) 7 janvier 2018
SOS Racisme s'empare du cas Balotelli, insulté par le public


En février dernier, lors d'un match comptant pour la 25e journée de ligue 1, l'attaquant italien Mario Balotelli (OGC Nice) dénonce des insultes racistes, proférées par des supporteurs dijonnais. Une polémique rapidement éteinte par l'entraîneur adverse qui déplore, en conférence de presse, le comportement de «quelques cas isolés». Une minimisation des faits dénoncée par l'association SOS Racisme, qui s'empare de l'affaire. Hermann Ebongué, secrétaire général de l'association, reproche à l'entraîneur dijonnais Olivier Dall'Oglio de mettre «en avant le "stock" de joueurs de couleur évoluant à Dijon. Comme s'il s'agissait de simples marchandises» pour défendre ses supporteurs. La Ligue de football professionnel (LFP) est également accusée d'immobilisme sur ce sujet par l'association.
https://www.liberation.fr/sports/2018/12/27/le-racisme-probleme-recurrent-du-football-europeen_1699939

Et dire que ça se passe en France en 2019 ! 

Une femme noire, se fait insulter, intimider, harceler dans son lieu de travail, dans sa propre boulangerie située à Levallois Perret dans le 92, son seul tort serait d'être NOIRE... Quand les sportifs NOIRS rapportent des coupes et des médailles, pour leur pays la France c'est un dans un registre NORMAL...

Entreprendre et acquérir une boulangerie dans certains quartiers chics pour un NOIR serait ANORMAL ? Peut-être que dans le 93, ça serait NORMAL ! En début de semaine, après une journée de controverse et de pressions en France, Décathlon a du renoncé, mardi 26 février, à commercialiser son « hidjab de running » qui est déjà commercialisé au Maroc ! Pourquoi France peine tant à trouver sa voie ou à se faire à sa « nouvelle identité » ? Tout simplement car nous autres français, avons beaucoup de paradoxes ! - Liberté, égalité, fraternité est notre devise, mais ça dépend pour qui et pourquoi ... - On dit que nous sommes le pays des droits de l'homme, mais ça aussi, ça dépend pour quoi ou pourquoi. - Nous parlons souvent du vivre ensemble, de diversité mais cela nous fait PEUR ! Nous sommes tous FRANÇAIS, la diversité est une chance pour ce pays !


Dans un autre post Cécile nous disait ceci- J'ai connu cette France post Mondial 98. Cette France Blanc Black Beur. Pendant quelques années qui suivirent, nous avons vécu dans une certaine harmonie « raciale », baignés dans l'illusion d'une Nation 3B ! Ah le foot, ce sport, a cette force de nous offrir des moments où les personnes deviennent Patriotes sans excès de nationalisme comme me disait mon ami Laurent Morgante ! Cette période avait fait émerger une nouvelle France ! Celle qui accepte de voir la réalité en face !

Cécile Thiakane CMO at Humanbet for Africa LINKEDIN

 

« Merci à Dior GUEYE qui fait du bon travail, montrer, présenter, etc, tous ceux qui bougent. Elle nous rappelle aussi pour prendre école en vue de nous améliorer. Je la suis sur linkedin. P B CISSOKO»

Que ceux qui détiennent une parcelle de pouvoir et en abusent, ou qui se sont enrichis en foulant aux pieds les règles d'éthique se le disent bien ; ils n'inspirent aucun respect aux autres Sénégalais. Or le respect de ses concitoyens est le bien le plus précieux du monde. C'est le seul qu'il faut désirer, qu'il faut rechercher. C'est le seul qui est admiré. Le respect dû au pouvoir ou à l'argent, s'il a un autre nom, s'il s'appelle crainte ou courtisanerie, c'est que les paramètres éthiques qui les régissent se sont déréglés. Or, la crainte et la courtisanerie sont détestables parce qu'elles avilissent celui qui les inspire comme celui qui en est la proie. Elles ne durent que le temps que dure la force ou la fortune qui les motivent, c'est à dire peu ; et elles s'effacent avec la perte du pouvoir ou de l'argent. Le pouvoir est fait pour servir. Il est passager ; l'argent ne sert qu'à satisfaire les besoins ; au delà, il est inutile. Le respect de soi et le respect des autres par contre est un bien éternel et sans limite. Dieu lui-même le prend en considération dans le jugement qu'il porte et portera sur chacun de nous."


Un mot sur Keba MBAYE -Kéba Mbaye, juge sénégalais, président et fondateur du Tribunal arbitral du sport, est mort à son domicile de Dakar, jeudi 11 janvier, à l'âge de 82 ans.
Né à Kaolack, au Sénégal, le 5 août 1924, magistrat de formation, Kéba Mbaye a été président de la Cour suprême du Sénégal de 1964 à 1982, avant d'être, de 1981 à 1990, vice-président de la Cour internationale de justice de La Haye. Il a également été président du Conseil constitutionnel de son pays. Kéba Mbaye avait fondé le Tribunal arbitral du sport en 1983, et il en a été l'unique président jusqu'à sa mort.
Il a également été membre du Comité international olympique (CIO) de 1973 à 2002, participant longtemps à la commission exécutive ou dirigeant des commissions : depuis 1999, il était président de la commission d'éthique du CIO.


Et aussi ça -Mais l'activité la plus importante aux yeux du juge semble être son engagement dans l'Association pour l'unification du droit en Afrique (Unida) qu'il a créée en 1998. « Une façon d'accompagner l'Ohada », l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires, dont il a dirigé, de 1992 à 1997, la rédaction de tous les textes. Dernier chantier de l'Unida : harmoniser le droit du travail en Afrique, par la rédaction d'un code commun. M'baye a adressé, pour ce faire, début février, au secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf un courrier sollicitant son appui. Comment fait ce « vieux-jeune homme » pour être présent sur tous ces fronts ? La recette est simple : il utilise de façon optimale tout son temps. « Je me lève tous les jours à 5 h 30 pour faire mes prières, confie-t-il. Je suis musulman pratiquant de confession tidiane ayant comme guide spirituel feu Serigne Abdoul Aziz Sy. À 7 h 30, je suis à mon bureau. Si je n'ai rien de spécial à faire, j'écris sur un sujet que je crée. »

Dior Gueye CEO Gainde Group Holding à suivre sur linkedin

 

Par Siegfried Forster 

Etre à la fois fier du passé et tourné vers l'avenir. Le Fespaco, le plus grand festival de cinéma africain, créé en février 1969, fête ses 50 ans. La cérémonie d'ouverture aura lieu ce samedi 23 février au stade municipal de Ouagadougou, qui se transforme en capitale du cinéma en Afrique. Pour sa 26e édition, le festival présente plus de 160 films de tout le continent mais aussi de la diaspora. Le cinquantenaire, consacré au thème « Mémoire et avenir des cinémas africains », sera également l'occasion rêvée d'honorer les plus grands cinéastes africains et de projeter tous les films lauréats depuis un demi-siècle.

Le Fespaco ? Oui, ça se passe en Afrique, mais c'est unique au monde. Et cela commence dès l'ouverture avec le spectacle fulgurant des cavaliers et le cheval cabré devant la tribune officielle, à l'image de l'Etalon de Yennenga, le trophée légendaire du Fespaco, inspiré par la princesse guerrière du mythe fondateur de l'empire des Mossis. Cette « Palme d'or africaine » est devenue l'un des symboles de l'identité culturelle africaine.


Rwanda, pays invité d'honneur


Le film d'ouverture, The Mercy of the Jungle, du cinéaste Joel Karekezi, du Rwanda, pays invité d'honneur de cette édition cinquantenaire où dansera aussi le ballet national du Rwanda, sera projeté au Ciné Burkina, salle célèbre pour son accueil des festivaliers, aux rythmes burkinabè, par des musiciens locaux « chauffant » la salle avant chaque séance. Dans la chaleur de la capitale, on peut parfois assister à de véritables scènes de liesse dans les salles, avec un public acclamant son cinéaste comme une rock star, dansant, chantant, jusqu'à ce que la séance suivante mette fin à l'euphorie.
Ce rendez-vous cinématographique hors norme, avec ses 450 projections prévues et ses 5 000 professionnels du cinéma et des médias, ainsi que 100 000 spectateurs attendus pendant les huit jours de l'édition 2019, représente la fierté de tout un pays. En 1969, tout commence avec une « petite » semaine du cinéma africain, lancée par les fervents cinéphiles du ciné-club franco-voltaïque qui partent d'un constat simple : à l'époque, les Africains ne peuvent pas voir de films africains.

« Des images de l'Afrique, par l'Afrique et pour l'Afrique »


Dès le premier festival, en février 1969, avec ses 20 films (dont 14 africains) et ses 10 000 festivaliers, le grand cinéaste sénégalais Ousmane Sembène soutient l'idée d'installer un rendez-vous cinématographique dans ce pays qui s'appelait encore à l'époque la Haute-Volta et ne disposait pas de structure de cinéma. Dans un précieux enregistrement lors de la clôture de la première édition, conservé par l'INA, on entend Sembène se demander si cette manifestation devait avoir lieu à chaque fois dans un Etat africain différent « ou si ce n'est pas mieux qu'un point fixe soit nommé par tout le monde, désigné pour être le lieu de rencontres. Ce point, bien entendu, ne se détermine pas, parce que ce point a des réalisateurs ou n'a pas de réalisateurs, ce point doit être un point de rencontres. »


Avec sa devise sacrée, « des images de l'Afrique, par l'Afrique et pour l'Afrique », le Fespaco a depuis entrepris la « décolonisation » de l'image et remis la plus haute distinction du cinéma africain à des géants comme le Malien Souleymane Cissé, l'Algérien Brahim Tsaki, le Burkinabè Idrissa Ouédraogo, le Mauritanien Abderrahmane Sissako, l'Ethiopien Haïlé Guérima ou le Sénégalais Alain Gomis, l'un des rares à avoir remporté deux fois l'Etalon de Yennenga avec Tey (2013) et Félicité (2017).


Le Fespaco a transcendé le cinéma africain


En 50 ans, le festival a transformé la ville de Ouagadougou et transcendé le cinéma africain, longtemps éparpillé et mal considéré. Aujourd'hui, se dresse au cœur de la capitale le Monument des cinéastes rendant hommage aux cinéastes africains : une sculpture géante érigée en 1987 et composée de bobines de film et objectifs de caméra. Sans parler des statues en bronze, à taille humaine, consacrées depuis 2009 aux lauréats de l'Etalon de Yennenga sur l'avenue Mgr Thévenoud.


Au-delà de la ville, le Fespaco a changé profondément le rôle du cinéma et de la société. Lors de la présentation de l'édition 2019 à l'Unesco, Alimata Salembere, membre fondatrice du Fespaco et première présidente du festival, rappelait que, en 1969, « Nous avions que deux salles à Ouaga, exploitées surtout par des étrangers et qui programmaient des westerns et des films étrangers ». Elle a gardé aussi le souvenir d'une époque où les femmes étaient mal vues dans les salles de cinéma, d'où l'initiative du président Aboubacar Sangoulé Lamizana de montrer l'exemple et d'emmener son épouse pour voir le film d'ouverture. Ou la rage historique de Thomas Sankara, président cinéphile du Conseil national de la révolution, quand il a vu des bobines traînées par terre, provoquant ainsi une salutaire prise de conscience pour préserver les archives du cinéma au nom de la conquête culturelle au service de la Révolution.


Alimata Salembéré, membre fondatrice du Fespaco et première présidente du Festival. Siegfried Forster / RFI


La « libération des peuples » et le sous-financement du cinéma


En 50 ans, les différents thèmes des éditions ont marqué l'esprit d'engagement et la volonté de changement inhérents au Fespaco : on y débattait de « l'éveil d'une conscience de civilisation noire », du « cinéaste africain du futur », de la « libération des peuples », de « cinéma et identité culturelle », de la « diversité culturelle ». Mais, malgré des chartes et des manifestes et la Déclaration solennelle de Ouagadougou, proclamée en 2013, le cinéma africain n'a pas réussi à résoudre le problème éternel du sous-financement ni à sortir du cercle vicieux où l'absence de salles empêche la production - et l'absence de production qui empêche, elle, la création de salles.


Colin Dupré, historien de cinéma et auteur du livre Le Fespaco, une affaire d'État(s), met au profit du festival « une amorce de décolonisation des écrans. Jusqu'au milieu des années 1970, les écrans africains ne montraient aucun film africain, parce que les sociétés de distribution étaient des sociétés françaises qui se servaient de copies usagées qui avaient déjà tourné, pour les passer ensuite en Afrique. La principale tâche du festival a été alors de décoloniser les écrans. La deuxième tâche était de fédérer les cinéastes dans un endroit au sud du Sahara. Il y avait déjà les Journées cinématographiques de Carthage (JCC), mais le Fespaco a fédéré les cinéastes et cela a participé à un mouvement culturel en Afrique. La deuxième tâche très importante du Fespaco était de participer au mouvement et à l'ébullition culturelle des années 1970 et 1980. »


« Notre tasse de thé, c'est le Fespaco »


Depuis, le Burkina Faso a réussi – avec des hauts et des bas, des moments d'exaltation et d'instrumentalisation politique – à maintenir et à cultiver le plus grand rendez-vous cinématographique en Afrique. Aujourd'hui, on est loin des 400 000 festivaliers affichés en 1987 ou du boycott des manifestations officielles du festival en 1989, lorsque de nombreux cinéastes protestaient contre l'assassinat de Thomas Sankara et la prise du pouvoir par Blaise Compaoré. Après la chute de ce dernier, lors de la révolution d'octobre 2014, des films sur Thomas Sankara ont droit de cité dans les salles et, depuis 2015, existe même un prix au nom du capitaine.


Le Fespaco est (re)devenu plus libre, nous confiait lors de l'édition 2017 le réalisateur burkinabè Tahirou Ouédraogo : « Avant le départ du président [Blaise Compaoré, ndlr] qui avait fait vingt-sept ans de pouvoir, c'était compliqué. Quand tu écrivais ton scénario, tu devais faire attention à ce que tu disais. » En même temps, le festival garde sa spécificité : « Le Festival de Cannes est une autre dimension, mais cela ne veut pas dire que Cannes est mieux que le Fespaco. Le Fespaco est panafricain. Notre tasse de thé, c'est le Fespaco. »
Le siège du Fespaco à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Siegfried Forster / RFI


L'actuel directeur général du Fespaco, Ardiouma Soma, souhaite surtout « mieux implanter encore le Fespaco et permettre aussi de repositionner le Fespaco pour les 50 prochaines années. » Avec des projections dans les marchés, les écoles et devant les maisons des jeunes dans les villages et communes rurales, le Fespaco exprime sa volonté de rester populaire. De l'autre côté, la sélection des longs métrages en lice pour l'Etalon d'or 2019 révèle une ambition de s'ouvrir encore plus à l'international, avec vingt films de 16 pays africains, dont trois Burkinabè.
« Beaucoup d'amour »


Dans la compétition règne aussi une forte présence du Maghreb (quatre films) et de l'Afrique anglophone (six films). L'Afrique lusophone sera de la partie avec Joao Luis Sol de Carvalho du Mozambique. L'apparition de beaucoup de noms inconnus au niveau international prouve une forte envie de renouvellement. Et, pour la première fois, un Etalon d'or sera décerné dans la catégorie documentaires. Sans oublier la sélection Panorama avec une entrée en force de jeunes cinéastes.


« On s'est rendu compte que la jeunesse africaine s'est véritablement emparée de l'outil numérique pour s'exprimer et cela présage vraiment un bel avenir, déclare Ardiouma Soma, le délégué général. On a reçu plus de 1 000 films. Le Fespaco sera la vitrine du cinéma africain. » Et même au-delà, avec une sélection intitulée « Films du monde ». « Vous allez y trouver des films faits par des non-Africains sur l'Afrique, des personnes qui s'emparent des Africains et qui montrent l'Afrique différemment, avec beaucoup d'amour », dit Ardiouma Soma.


Que la fête commence... en sécurité


En attendant l'ouverture, la question de la sécurité s'est invitée au festival. Lors de sa visite à Paris, Abdoul Karim Sango, le ministre de la Culture burkinabè, voulait rassurer les festivaliers en dépit d'une situation devenue préoccupante, avec des attaques récurrentes ayant eu lieu dans plusieurs régions du pays. « Le gouvernement du Burkina Faso a pris toutes les mesures pour assurer la sécurité des festivaliers, qui viendront en sécurité et qui repartiront en sécurité », a déclaré le ministre/


Le festival panafricain du cinéma se retrouve donc plus que jamais dans le rôle d'un défenseur de la liberté avec, à ses côtés, tous les amoureux du Fespaco qui n'attendent qu'une chose : que la fête commence !
► Fespaco 2019 : La liste des films africains en lice pour l'Etalon de Yennenga


► Fespaco 2019 : Qu'attendez-vous du cinquantenaire ?
► Le programme officiel du Fespaco 2019 => http://tinyurl.com/y536xjjd


Jihan El-Tahri et le Fespaco "Nous les cinéastes de la diapsora..."

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A mon premier Fespaco, il y avait une espèce de cassure : la jeunesse avait décidé de créer la Guilde des cinéastes africains. C'était très animé. Pour moi, c'était un peu la révolution et j'adore les révolutions. Donc, j'étais tout excitée et je voulais participer ; je lève la main et, là, quelqu'un me dit " Non, on parle des Africains ". Et je dis : " Mais je suis Africaine ". " Non, tu es blanche. " Je proteste : " Mais ça ne va pas ! ". Et ça a été mon premier clash, à propos de cette cassure entre Nord et Sud. Et maintenant, quasiment tous mes films traitent de cette question-là. C'est aussi au Fespaco que j'ai vu le film " Rage " [de Newton Aduaka] qui m'a bouleversé. C'était un film d'une grande puissance, qui parlait d'une histoire de métissage et en même temps, cela traitait de notre histoire à tous, surtout nous, les cinéastes de la diaspora.

Notre cœur appartient à l'endroit d'où l'on vient mais celui qui part perd sa place. Quand on revient chez nous, on nous regarde comme des invités. Donc, ce besoin d'appartenance, on le retrouve entre nous. Et, donc, Newton et son film " Rage ", avec cette déchirure chez cet enfant métis qui n'arrive pas à trouver sa place, ça me touchait personnellement. Je suis consciente qu'au Fespaco, il y a tellement de gens, il y a tellement de films et c'est un festival tellement énorme que c'est difficile... Mais l'organisation doit être un peu plus disciplinée. Ce n'est pas possible qu'il y ait des films importants pour l'époque, visuellement novateurs et que l'on réclame partout, et que ces films-là soient écartés du Fespaco. Il faut que l'on soit rigoureux et que l'on soit à la hauteur de l'importance de ce festival.

Propos recueillis par Balufu Bakupa-Kanyinda (entretien Cinékap)
KAD
Enjeux Groupe
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Communication et Civilisation
COMMUNICATION, MÉDIAS

Quand on parle d'intelligence artificielle (I.A.), on aborde généralement le sujet sous un angle purement technique, ou sur une comparaison de l'intelligence des machines avec celle de l'homme. Cet ouvrage offre une perspective différente, parce que communicationnelle. En effet, l'intelligence artificielle génère un être à vivre ensemble tout comme elle est un appui remarquable aux techniques et systèmes de communication. L'ouvrage est divisé en trois parties.

La première revient sur les fondements et les spécificités de l'intelligence artificielle, la deuxième met en lumière la façon dont l'intelligence artificielle a été et est abordée en Sciences humaines et sociales avec une nette focalisation sur les Sciences de l'information et de la communication et, la troisième, relève les enjeux et pratiques de l'intelligence artificielle dans le cadre du développement. Plusieurs aspects sont ainsi analysés : la sécurité, la santé, l'éducation, l'économie, l'environnement.

Alain Kiyindou est Professeur des universités en sciences de l'information et de la communication à l'Université Bordeaux Montaigne, directeur du laboratoire Médiation, information, communication et arts, titulaire de la chaire Unesco Pratiques émergentes des technologies et communication pour le développement, Président d'honneur de la Société française des sciences de l'information. Parmi ses ouvrages : Les sciences de l'information et de la communication. Par-delà les frontières, L'Harmattan, Paris, 2016 ; Technologies de l'information et de la communication. Enjeux et usages pour le développement, Hermes Lavoisier, 2010 ; Les pays en développement face à la société de l'information, L'Harmattan, 2009.


Par: Souleymane Diallo

'C'est en regardant l'émission de Sada Kane que je tombe sur cet auteur non voyant qui m'intrigue par ses mots ses pensées sa confiance tenace et je continue à tendre l'oreille parce que le son était mauvais (pauvre Sénégal la rigueur est toujours en vacances). Sada donne la parole a d'autres invités qui parlent de l''auteur et je me dis, quelle originalité. En toute modestie en l'écoutant il me semblait entendre mon ami le penseur libre Pap Ndoy qui aborde les sujets avec une singularité qui force l'adhésion des rigoristes. Il y a tout un travail sur le noir, la pénombre, la nuit. On parle de voir dans le nuit, voir à travers l'obscurité ou lire la vie dans le noir, on parle aussi de ces voyants qui lisent la vie dans du marre de café ou dans la cendre ou autres. L 'handicap n'est pas forcément handicapant, il peut limiter mais pas soumettre à l'inaction. On dira ici que Sidy est malvoyant ou non voyant mais il est visionnaire. Pape B CISSOKO

« Oui, la science avait été dite. Elle avait fait fi des émotions, des supplications du patient: "Docteur, faites que je revoie, car j'ai une femme et des enfants en bas âge. Ils ont besoin de moi pour les accompagner dans la vie." Mais rien n'y fit, la décision divine avait été prise et relayée par la science : Moustapha ne verrait plus. »Sidy

L'auteur, natif de Dakar, n'a pu achever ses études à cause d'une méningite qui a eu pour séquelle une cécité définitive depuis 1990.

La Longue Nuit est le deuxième roman de l'écrivain sénégalais Sidy Bouya Mbaye. Victime d'une méningite qui sera la cause de sa cécité définitive en 1990, l'auteur trouve dans l'écriture un tremplin pour exposer sa vision du monde. Publié aux éditions L'Harmattan, ce nouveau roman est une réflexion sur la nuit. L'auteur nous rappelle que le handicap ne constitue guère une limite.
Sidy Bouya Mbaye n'a pas peur de la nuit. Si, pour certains, la nuit est le lieu de la confusion ou des illusions, à partir de sa condition de non-voyant, l'auteur demeure dans une « éternelle nuit » qu'il dit avoir fini par apprivoiser. À travers sa sensibilité d'écrivain, Sidi Bouya Mbaye explore ainsi les ténèbres où il retrouve une lecture claire de ses interrogations du quotidien.

Son nouveau roman, La Longue Nuit, est en effet une autobiographie, qui retrace les différentes étapes de sa vie depuis qu'il est atteint de cécité. L'auteur se laisse perdre dans le personnage de Moutoufa, le héros de La Longue Nuit. Moutoufa est un être qui, bien qu'il ait perdu la vue, garde un regard pertinent sur le monde. Ses réflexions sont puissantes et il participe par ses actions à l'évolution de son environnement.


« JE ME SUIS CONFONDU A LA REFLEXION. LORSQU'ON PERD LA VUE, IL Y A D'AUTRES FONCTIONS QUI SE DEVELOPPENT. CONCERNANT LA LONGUE NUIT, LE ROMAN DOIT VOUS SATISFAIRE POUR CES QUESTIONNEMENTS, PARCE QUE, QUELQUE PART, MOUTOUFA, C'EST MOI. JE M'EN SUIS SERVI POUR ALLER EXPLORER LE CIEL. » – SIDI BOUYA


Cette nuit qui suit l'auteur est un terreau fertile où Sidi Bouya puise et éclaire ses idées. Favorisant sa créativité, il lui rend ainsi hommage.


« LA NUIT TRANSCENDE TOUT, SANS NUIT TOUT EST NOIR. DANS NOTRE NUIT A NOUS, IL N'Y A PAS DE FRONTIERES, PERSONNE N'EXISTE. » – SIDI BOUYA MBAYE


Cette forte détermination de l'auteur se retrouve dans sa production littéraire de plus en plus féconde. En deux ans, Sidi Bouya Mbaye a publié deux ouvrages. La Longue Nuit est précédée par Le Rescapé. Un troisième roman est en cours d'écriture. Face à sa condition de non-voyant, il dicte ses manuscrits à d'autres personnes. Aujourd'hui, Sibi Bouya souhaite mettre en instantané toutes ses idées sur une machine, afin de ne plus dépendre d'un transcripteur.
« POUR ECRIRE, IL ME SUFFIT D'AVOIR UNE MACHINE, MALHEUREUSEMENT JE N'AI PAS D'ARGENT. JE NE SUIS PAS RICHE POUR AVOIR LA NOUVELLE TECHNOLOGIE POUR LES HANDICAPES, J'AI BESOIN DE L'AUTRE POUR POUVOIR ECRIRE». – SIDI BOUYA MBAYE
Cette requête n'est pas une habitude chez l'auteur. Malgré son handicap, Sidi Bouya a toujours vécu sa situation dans la dignité. L'écrivain gagne sa vie à la sueur de son front. Au Sénégal, les handicapés vivent le plus souvent dans la précarité et nombre d'entre eux survivent en sollicitant l'aumône. Même si l'Etat du Sénégal vise à garantir l'égalité des chances ainsi que la promotion et la protection des droits des handicapés, contre toute forme de discrimination, la mise en oeuvre de la loi d'orientation sociale relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées n'est pas encore effective. « Actuellement sur les 14 millions d'habitants, les handicapés représentent 20 %, soit, au moins, 3 millions de personnes », a indiqué le président de l'Association nationale des personnes accidentées vivant avec un handicap, Ousmane Ndoye.
« POUR NE PAS TENDRE LA MAIN, JE ME SUIS BATTU A PARTIR DE CE QUE JE POSSEDE. CHACUN A EN LUI UN GENIE QU'IL PEUT DEPLOYER. MALHEUREUSEMENT, LE QUOTIDIEN DU HANDICAPE AU SENEGAL, C'EST LA MANCHE. ILS CREENT UNE MENTALITE D'ASSISTE ET ILS ARRIVENT A CREER LA PITIE DEVANT LE PASSANT. » – SIDI BOUYA MBAYE


Avec une nouvelle machine à écrire pour non-voyant, Sidi Bouya Mbaye est convaincu d'aller plus vite dans la production. Ce qui fera le plaisir de ses lecteurs.
Retrouvez La Longue Nuit de Sidi Bouya Mbaye chez L'Harmattan.


https://happyinafrica.com/culture-fr/sidy-bouya-mbaye-une-plume-qui-eclaire-dans-la-longue-nuit

Le seul écrivain non-voyant au monde, Sidy Bouya Mbaye publie son deuxième roman « La longue nuit »


Par Cheikh Kandé


C'est dans l'infini de sa nuit, loin d'être une fatalité pour notre illustre écrivain, que Sidy Bouya Mbaye s'est saisi de sa plume pour retracer l'histoire d'un brillant homme que la méningite emportera la vue au fleur de la vie.


Sidy Bouya Mbaye, reste un écrivain pas comme les autres. En 1990, il perd la vue, ce qui ne l'empêche pas de nous éclairer sur le devenir de l'être humain. Il vient de publier son deuxième roman, fruit d'une réflexion exigeante sur « la nuit » insondable, au terme de laquelle l'auteur parvient à d'autant mieux intégrer son handicap qu'il accède par ce biais à un monde supérieur spirituel qui s'interdit aux voyants étrangement frappés de cécité.
Intitulé « La longue nuit », ce roman de 177 pages, publié aux éditions L'Harmattan, n'est pourtant « pas totalement autobiographique mais c'est vrai que mon histoire est un prétexte pour parler de la nuit », qui a toujours fait peur et intrigué les hommes, explique M. Mbaye.


« Le non voyant se conforme avec la nuit et il est la nuit », le Philosophe Mamoussé Diagne venu prendre part à la cérémonie de dédicace de ce roman, convoquant naturellement le mythe d'Œdipe, du nom de ce héros de la tragédie grecque qui a préféré se crever les yeux responsables de toutes ses misères.
Le nouveau roman de Sidy Bouya Mbaye se nourrit par ailleurs d'une réflexion générale sur la situation des handicapés, lesquels « ne sont bons que pour la charité » aux yeux de la société. De cette manière, l'auteur décrit d'autant mieux le processus par lequel passe le personnage principal, un non-voyant qui « essaie de se reconstruire après une déconstruction » fondamentale.
Moutoufa, qui fait étrangement penser à Sidy Bouya Mbaye lui-même, va travailler, voyager, histoire de ne jamais baisser les bras, « parce que Dieu donne toujours quelque chose qui permet de se réaliser, même si c'est extrêmement difficile » au Sénégal en particulier.
« Il va essayer de tout faire » et s'engage même en politique, sachant que les rapports au quotidien confinent plutôt les handicapés dans la mendicité. L'âme « a faim » et est dans un besoin de foi et de « nourriture » en Occident comme en Afrique, puisque « la pensée a des limites, même la science a des limites, donc l'homme doit se reconstituer », c'est-à-dire replonger au plus profond de son essence pour se retrouver et vivre en paix.

Un candidat atypique


Par Cheikh Kandé


Sidy Bouya Mbaye, écrivain non-voyant, annonce sa candidature à la présidentielle de 2019


Sur la liste des prétendants à la présidentielle de 2019, s'ajoute Sidy Bouya Mbaye, le seul romancier non-voyant ( ndlr : Il y a d'autres écrivains non-voyant, mais il ne sont pas des romanciers) que le monde n'a jamais connu.C'est à Senego que l'auteur du roman la « Longue Nuit » a annoncé sa candidature.
Si tout se passe comme prévu, Sidy Bouya Mbaye se présentera à la présidentielle de 2019. Au micro de Senego, le romancier a fait part de sa volonté d'entrer dans la rude course à la présidence du Sénégal.
« Je passe par votre canal pour annoncer ma candidature à la présidentielle de 2019. Mon parti, Alliance pour la Confiance Citoyenne – ACC/NITTE, a décidé de me porter candidat à la candidature de notre organe politique pour 2019 », a confié Sidy Bouya Mbaye.


« Dans un contexte où le discours politique est banalisé, notre programme politique va consister à redonner le pouvoir au peuple, le seul qui guidera mon action politique afin de conduire le Sénégal vers les rampes d'un développement inclusif qui impliquerait l'action collective de toute la nation », a développé notre romancier non-voyant, conscient de l'envergure de son projet politique.
« Il est temps de mettre fin à la notion de pouvoir, de s'en prendre au pouvoir clanique, de famille ou d'une seule personne, en remettant le peuple au cœur de l'action politique qui conditionne son destin, son bien-être mais aussi son vécu social. Nous ambitionnons, avec la volonté suprême du peuple, de travailler à le sortir de la grande nuit. Moi, l'habitant de la nuit éternelle, je serais celui qui va éclairer le peuple, la voix des sans voix... Les conditions d'une réalisation dilligente d'une telle ambition, sont en train d'être mis à jour, l'heure de l'action, de la réalisation, aux seules fins de sortir le peuple de la précarité, a sonné. Nous pouvons et nous avons les moyens de le faire... », informe Sidy Bouya Mbaye.


En effet, notre interlocuteur a fait savoir que dans les prochains jours, une sortie médiatique, va annoncer officiellement aux Sénégalais, cette candidature, dont ils seront les garants, les parrains et les porteurs pour le triomphe d'un Sénégal qui va résolument prendre son destin en mains.


https://senego.com/sidy-bouya-mbaye-ecrivain-non-voyant-annonce-sa-candidature-a-la-presidentielle-de-2019_720794.html


Les Impliqués
DROIT, JUSTICE SCIENCES POLITIQUES

Alors qu'il s'est refusé jusque-là à tout engagement devant la fragilité des choses humaines, un homme découvre l'amour et s'engage, avec la femme à ses côtés, dans un combat pour le droit, la justice et la paix. Après l'enthousiasme initial, les tensions et dilemmes vont se développer, en particulier lors des guerres en Libye et en Syrie. Comme dans une tragédie grecque, ces tensions conduiront les personnages à leur destin. Le récit est en partie romancé, mais est directement inspiré d'histoires et de faits réels. Face aux drames et menaces pesant sur l'humanité, doit-on céder au pessimisme ou conserver l'espoir ?

Daniel Lagot a fait une carrière scientifique au cours de laquelle il a présidé plusieurs grandes conférences internationales à l'UNESCO. Il s'est récemment intéressé au droit international et aux guerres de notre temps, sur lesquels il a écrit plusieurs ouvrages. Les fondations qu'il a créées, sous l'égide de la Fondation de France, soutiennent des projets novateurs en science, recherche médicale et droit international et de la paix. Il est le créateur du prix Henri Poincaré qui a notamment récompensé le mathématicien Cédric Villani.

 

ARCHITECTURE ET COMMUNICATION-MEI (Médiation et Information) n°46 Patrizia Laudati, Hafida Boulekbache

Sous la direction de
BEAUX ARTS ARCHITECTURE COMMUNICATION, MÉDIAS URBANISME, AMÉNAGEMENT, SOCIOLOGIE URBAINE

 

La ville est un espace polyphonique, au sens de Lamizet (2007), qui met en scène l'architecture et par là plusieurs systèmes d'expression et de signification. Issue de divers projets et produit d'une conception multi-acteurs et d'identités plurielles, la ville se fonde aussi sur des histoires individuelles et collectives, dont dépendent les différentes modalités d'appropriation et les pratiques d'usage. Les auteurs de ce numéro ont exploré différentes dimensions : l'écriture et la lecture des espaces urbains, les espaces comme lieu et objet du débat public, les modalités de représentation de l'architecture, les formes de médiation spatiale et l'évolution des processus de conception architecturale vers des pratiques plus collaboratives.

 

Au Nigeria, 84 millions d’électeurs (72 millions ont retiré leur carte) sont appelés aux urnes pour élire leur président, mais aussi les membres du Sénat et de la Chambre des représentants. Une élection initialement prévue samedi dernier, le 16 février, mais repoussée pour des raisons logistiques. Au total, 72 candidats sont en lice pour la magistrature suprême. Mais la véritable bataille pour Aso Rock se joue entre les candidats des deux principaux partis : le président sortant Muhammadu Buhari pour le All Progressive's Congress (APC) et Atiku Abubakar, candidat du parti d'opposition, le Parti démocratique populaire (People's Democratic Party, PDP). Un scrutin qui s'annonce très serré entre deux vieux routiers de la politique.

Les horaires sont indiqués en temps universel (TU).

11h45 : Le vice-président Yemi Osinbajo dépose son bulletin dans l'urne à Victoria Garden City, à Lagos.

Au Nigeria, le vice-président Yemi Osinbajo dépose son bulletin dans l'urne à Victoria Garden City, à Lagos, le 23 février 2019. © REUTERS/Temilade Adelaja

Présidentielle nigériane: le duel des dinosaures

11h30 : Le principal opposant, Atiku Abubakar, candidat pour le PDP (Parti démocratique populaire, People's Democratic Party), a voté à Yola, dans l'Etat d'Adamawa, dans le nord-est du pays.

Au Nigeria, le principal opposant, Atiku Abubakar, candidat pour le PDP, dépose son scrutin dans l'urne le 23 février 2019 à Yola, dans l'Etat d'Adamawa. © REUTERS/Nyancho NwaNri

Nigeria: l'ex-vice-président Atiku Abubakar face à M. Buhari à la présidentielle


10h00 : Dans certains quartiers de la capitale économique nigériane, les opérations ont démarré avec du retard, comme l’a constaté notre envoyé spécial à Lagos. A 7h30 heure locale ce matin, plusieurs dizaines d’agents électoraux se sont rassemblés au milieu d’un centre de vote. Ils ont distribué les urnes, les bulletins de vote avant d'enfiler progressivement leurs gilets oranges.

« L’absence de listes d’électeurs collées sur les murs nous a retardés, explique un agent électoral, Olande Olabisi, qui relativise le retard pris. On s’attendait à trouver cela sur place. Nos collègues de la Commission électorale ont sans doute eu peur que ces listes soient déchirées avant le vote. Cela nous a pris beaucoup de temps ».

Elections au Nigeria: un pays entre attente et désillusion à la veille du vote

Les agents ont collé les listes sous le regard patient de quelques dizaines d’électeurs, qui sont venues vers 6h pour voter, comme Samuel Oluwole. « Je suis très heureux d’être présent pour voter, déclare ce dernier. C’est très important. J’espère que le prochain président va améliorer la situation des jeunes, leur créer des emplois et appliquer la loi instaurant le salaire minimum ».

Je suis très heureux d’être présent pour voter. C’est très important. J’espère que le prochain président va améliorer la situation des jeunes, qu’il va leur créer des emplois et qu’il va appliquer la loi instaurant le salaire minimum.

[Présidentielle] Présidentielle au Nigeria: les bureaux de vote ouvrent à Lagos

Vers 9h, un bureau de vote a enfin démarré. Une petite file s'est formée. Tolu, un homme d’une soixantaine d’années, sort de l’isoloir avec trois longues feuilles, trois bulletins de vote qu'il cherche dans quelle urne il va placer. « Je ne suis pas perdu, dit-il. Je vérifie les inscriptions sur les urnes pour éviter de me tromper. Il y a une urne pour la présidentielle, une autre pour les sénateurs et une troisième pour les députés ».

Les opérations de vote se terminent officiellement à 14h.

09h20 : La première dame, Aisha Buhari, épouse du président sortant et candidat du parti APC Muhammadu Buhari, dépose son bulletin dans l'urne à Daura, dans l'Etat de Katsina, dans le nord-est du pays.

La première dame, Aisha Buhari, épouse du président Muhammadu Buhari, dépose son bulletin dans l'urne pour les élections, le 23 février 2019. © PIUS UTOMI EKPEI / AFP

09h00 : A Abuja, la capitale nigériane, le vote commence à l’instant, rapporte notre correspondant sur place, dans le quartier Wuse Zone 4. Des agents électoraux sont en train de montrer au président des bureaux et aux observateurs présents que les machines à voter fonctionnent. Les électeurs alignés devant le bureau de vote vont pouvoir procéder au scrutin dans une ambiance sereine. Ils ont même le sourire avant d’aller voter.

La sécurité est renforcée. Des policiers en armes sont postés devant chaque unité de vote. Les électeurs ont pu aller vérifier que leurs noms apparaissaient bien sur les listes en papier affichées avec le nom, numéro de matricule et la photo de chaque votant.

L’un des enjeux de cette journée électorale est l’aspect sécuritaire, avec une présence policière renforcée, mais aussi une présence de l’armée, tout autour d'Abuja et d’observateurs nigérians et internationaux.

Le président Muhammadu Buhari a indiqué à deux reprises cette semaine qu’il allait veiller à ce que la sécurité des observateurs soit bien respectée. A Abuja, où des millions d’électeurs sont attendus, il est important que le scrutin se passe normalement.

 Réécoutez la revue de presse française : Le Nigeria se choisit un président nordiste

Pour la première fois, explique à Libération Vincent Hiribarren, professeur d’histoire au King’s College de Londres, « l’élection ne se joue pas sur des critères ethniques ou régionaux ».

08h30 : Le vote a démarré il y a quelques minutes seulement pour un seul des huit bureaux de vote de Yaba Makoko, à Lagos, la capitale économique du Nigeria, rapporte l'envoyé spécial de RFI sur place. Les électeurs sont venus tôt, vers 6h du matin. A leur arrivée, les bureaux de vote n’étaient pas installés. Les agents électoraux, encadrés par les forces de sécurité, ont mis du temps à installer le matériel électoral. Tous étaient pourtant mobilisés à l’aube, assure un responsable de bureau de vote.

Certains agents électoraux sont encore en train de coller les listes d’électeurs sur les murs, d’installer des isoloirs au milieu du quartier, sous les yeux patients des électeurs qui prennent ce retard avec philosophie. L’ambiance reste assez calme. La plupart des électeurs interrogés espèrent une seule chose, que le prochain président applique le salaire minimum et s’occupe de l’emploi des jeunes.

►(Ré)écoutez Aujourd'hui l'économie -Nigeria: pourquoi l’économie est au cœur de l’élection présidentielle

07h40 : Le principal adversaire du président sortant, l'opposant Atiku Abubakar, 72 ans, est attendu dans un bureau de vote de Yola, dans l'Etat d'Adamawa, dans le nord-est du pays, pour déposer son scrutin dans l'urne.

07h20 : Le président sortant Muhammadu Buhari a été un des premiers électeurs, en votant dans sa ville natale de Daura, dans le nord du pays, accompagné de son épouse, rapporte l'AFP. « Jusqu'ici tout va bien, a-t-il assuré. Bientôt, je me féliciterai de ma victoire. Je serai le vainqueur ».

Le président sortant Muhammadu Buhari dépose son bulletin dans l'urne, à Daura, au Nigeria, le 23 février 2017. © REUTERS/Afolabi Sotunde

7h00 : Les quelque 120 000 bureaux de vote ont officiellement ouvert dans le pays.

Le Nigeria reporte l'élection présidentielle d'une semaine

Le démarrage va prendre du temps. Le quartier populaire de Yaba, à Lagos, où RFI se trouve, compte huit bureaux de vote et les choses se mettent en place très lentement.

Plusieurs dizaines d’agents électoraux ont été mobilisés à l’aube. Ils sont encore en train de distribuer les urnes, les bulletins de vote et les lecteurs de cartes d’électeurs entre chaque responsable de bureau de vote. L’ambiance est assez calme dans le quartier. Les électeurs prennent leur mal en patience : les bureaux de vote n’étant pas installés, les habitants vaquent à leurs occupations.

Avec le report in extremis des élections décidé samedi dernier, le 16 février, une incertitude planait ces derniers jours. Certains électeurs ont confié ce matin avoir passé la nuit à suivre les débats télévisés, pour être certains que l’élection ne serait pas à nouveau reportée.

  • Des explosions entendues à Maiduguri 

Des explosions, d'origine encore inconnues, ont été entendues tôt ce samedi 23 février dans la ville de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, quelques heures avant l'ouverture des bureaux de vote pour les élections présidentielle et législatives, rapporte l'AFP.

Maiduguri a été à de multiples reprises la cible d'attaques du mouvement islamiste Boko Haram. La ville est par ailleurs le chef-lieu de l'Etat de Borno, berceau du groupe terroriste qui a d'ailleurs attaqué hier soir le village de Zabarmari, à une dizaine de kilomètres de Maiduguri, forçant ainsi ses habitants à fuir vers la ville.

RFI

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