mercredi, 28 janvier 2015 11:19

Religion comme opium du peuple par pape B CISSOKO

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La religion est importante dans nos sociétés, point n'est besoin d'en discuter.
Marx disait que la religion « est l'opium du peuple» cette assertion n'est pas de cet auteur, on la retrouve chez Kant, chez Ludwig BORNE, chez HESS etc. je remercie Mansour SY Djamil ( qui cite Mireille BERTRAND in « Le statut de la religion chez MARX et ENGELS » qui en faisant l'éloge posthume de son ami Sémou Pathé GUEYE nous racontait les sujets de débats.
La citation peut être comprise de façons ; d'une part et c'est la moins connue, le rôle narcotique de la religion, c'est dire que c'est positif, c'est une bonne chose des lors qu'elle permet d'alléger les souffrances de la personne.
HESS dira d'ailleurs « la religion peut rendre supportable... la conscience malheureuse de la servitude... de la même façon que l'opium est d'une grande aide dans les maladies douloureuses ». Comparer l'opium à la religion c'est évoquer autrement les vertus apaisantes et les consolations apportées par les représentations religieuses aux peines humaines, argument dont l'apologétique chrétienne a largement usé.
D'autre part le religion est facteur de soumission et d'aliénation de l'homme. Autrui pense pour nous et dirige notre conscience comme il l'entend. L'être est ainsi possédé et s'interdit de conduire sa vie autrement que ce que dit cet homme.
Dans certaines universités, Tunisie, Sénégal , on assiste à une instrumentalisation de la jeunesse. Le fait religieux envahit l'espace universitaire et chaque confrérie crée son ordre et ses lieux de prières ce qui engendre des conflits voire des violences.

Religion sans conscience n'est que ruine de l'âme

S'il est vrai que la religion nous sert et rend un service inouï on ne peut manquer de voir certains méfaits non de la religion en tant que telle mais des fidèles interprétants de façon insensée et usurpatrice les préceptes.
Il faut savoir aujourd'hui pour beaucoup que la religion selon beaucoup réfère à l'aliénation, à la soumission, à l'oppression, à l'inachèvement de l'homme, à la rigidité et à l'aveuglement voire au fanatisme. Elle refuserait l'innovation, les mutations alors que certains exégètes disent le contraire.
Cheikh Ahmad Tidjani dans son enseignement montre que le fidèle doit s'élever, l'âme perdant toute sensibilité et compréhension, il ne lui reste plus que la contemplation de Vérité dans la Vérité venant de la Vérité. C'est ce que les Tidjanes appellent le FANA : l'extinction de l'extinction. On retrouve dans le Mouridisme un enseignement similaire qui est à saluer.

Bien souvent le Savoir et la Religion, etc.., ont été utilisés par certains pour manipuler la grande masse du peuple, qui cherche tel un ignorant son guide, pour oublier sa misère quotidienne.
La méthode d'analyse macro sociale que nous n'utiliserons pas ici permet d'expliquer les mécanismes des manipulations des fidèles.
Au Nigeria, le viol collectif en Inde en décembre 2012, certains groupuscules religieux dans les pays de l'ouest africain, au Mali, on voit à quel point les fidèles sont manipulés au point de tuer, de détériorer les vestiges de l'humanité.
Le manque d'éducation associée à une détresse font que les gens se laissent entraîner vers des chemins obscurantistes et obéissent sans raison comme des moutons de panurges.
Chaque jour est une occasion de rendre hommage à un haut dignitaire mort, ou à ses prédécesseurs et cela freine tout développement contrairement aux USA. Les américains sont très attachés aux religions mais tellement conscients de la nécessité de travailler pour réussir. Ils associent d'ailleurs selon les penseurs deux termes antinomiques : la foi et la révolution ( la création, l'innovation, le travail. Ne nous méprenons pas sur le sens de la révolution ici elle veut dire l'aspiration universelle de l'homme à la Liberté, c'est dire qu'il y a un refus de la domination et de la soumission.
Dans certains pays phares en Afrique la religion joue un rôle éminent pour que les fidèles aient une certaine éthique, un comportement exemplaire mais au sortir des dahiras,églises, et autres lieux de prières, le message est perdu ou vite oublié et les vices reprennent le dessus. Il est vrai que la crise et la foi ne font pas bon ménage et dans ce cas chacun essaie de tirer son épingle du jeu pour subvenir à ses besoins. Dérives, déviances, sont le lot quotidien de certains pays avec une forte religiosité. La Religion au sens fort est vertu et incite au travail, la solidarité et
Les femmes, les enfants, les jeunes chômeurs sont souvent les victimes de ces marabouts, ces religieux. Ils abusent de leur prestige, de leur rang pour asservir le peuple inculte en promettant le paradis. Je voudrai terminer par un récit vrai : « Il y avait une grande rencontre religieuse et une très jolie femme ( la chair) retrouve son marabout et protecteur, quelle joie. Cette dame était hébergée par une amie qui vivait en famille. Elle partageait la chambre avec la petite fille de l'hôte. Notre belle dame vient voir son hébergeuse pour lui dire que le grand marabout voudrait passer la nuit dans la ville et elle a pensé l'inviter chez elle et de surcroît la petite fille devait découcher ce jour pour leur laisser la chambre. L'hébergeuse demande à son amie de réitérer sa demande pour bien comprendre et c'est ainsi qu'elle lui dit ; tu m'as bien dit que c'est ton guide ton marabout, pour ma part ce type n'est pas un guide spirituel, c'est un faux dévot et je vais te demander de quitter illico ma demeure et d'aller chercher un hôtel pour vous retrouver et faire ce qui vous convient, mais certainement pas sous mon toi »
Je terminerai ce propos policé pour éviter de heurter qui que ce soit mais j'ai juste voulu montrer qu'en matière de religion il y a deux espèces ; celui qu'on doit écouter ( le vrai homme de Dieu , le spirituel) et celui qu'on doit suivre ( l'exemplaire, le modèle de vertu par les faits).
Ensuite la laïcité ne doit pas être un simple mot mais une réalité, l'éducation des enfants, des femmes et des jeunes doit être un impératif catégorique pour se prendre en main pour éveiller les consciences.
Kant dans Réflexion sur l'éducation disait ceci « La Religion sans la conscience morale n'est qu'un culte superstitieux On croit servir Dieu lorsque par exemple on loue ou célèbre sa puissance, sa sagesse, sans penser à la manière d'obéir aux lois divines, sans même connaître et étudier cette sagesse et cette puissance. Pour certaines gens, les cantiques sont un opium pour la conscience et un oreiller sur lequel on peut tranquillement dormir »
La foi est une discipline elle est plus dans le cœur que dans la démonstration.
Pape cissoko

 

Le Professeur Djibril SAMB : le vocabulaire des philosophes africains
Ed l'Harmattan 2010
proposé par pape Bakary CISSOKO
Philosophe/Conférencier et Formateur en interculturalité Fr ance

Qui est-il ?
Réponse difficile mais disons que c'est l'un des plus brillants intellectuels noirs avec le Professeur Souleymane Béchir DIAGNE.
Allons vite pour présenter cet ouvrage qui est une somme, ie la compilation de 167 termes issus des langues africaines et 106 notices biographiques de cent six auteurs africains que l'on peut précisément situer de façon certaine.
Le Pr D SAMB est le Luc BRISSON africain. Luc BRISSON est un québécois né en le 10 mars 1946 à ST-ESPRIT vivant en France directeur de recherches au CNRS et spécialiste de Platon et des religions grecques.
Pourquoi cet ouvrage, y-avait-il un vide en la matière?
Oui la question de la philosophie africaine a fait couler beaucoup d'encre et c'est grâce à l'Université de Ouagadougou que le Professeur Djibril SAMB meilleur platonisant et platonicien d'Afrique noire s'est intéressé à cette question essentielle dans le choc des cultures, chaque « monde » s'appropriant la paternité de la chose tout en niant son existence chez les autres
Il faut se rappeler les noms de Tempels, Alassane NDAW, Kocc Barma, Hountondji, Kagame, Foté au sujet de l'existence ou non de la philosophie africaine ou de la pensée africaine. Les propos de Hegel sur l'Afrique ainsi que ceux de Gobineau etc ont conduit nos intellectuels à s'approprier un champ d'investigation laissé en friche.
Le Pr D SAMB historien de la philosophie a mis en place un outil scientifique à partir duquel tout chercheur sérieux peut s'arrimer pour construire son discours parce qu'il donne la substance, la fondation le roc qui permet aux chercheur de partir de Connaissance Vraie.
Revenons à l'ouvrage
Et disons que le but essentiel recherché dans cette œuvre « Le vocabulaire des philosophes africains » consiste à contribuer à jeter les bases d'une étude purement historique et scientifique de la philosophie africaine, sans jamais se mêler de prendre position dans ses débats internes-car l'historien de la Philosophie, comme tous les hommes de science, cherche d'abord à comprendre, mais hésite toujours à juger. Pour y arriver le Pr D SAMB a élaboré et mis en place quatre instruments devant servir cet objectif :
Je le disais tantôt le Pr D SAMB a défini un ensemble de 167 mots issus des langues africaines d'abord, ensuite des notices biographiques de cent six auteurs essentiellement africains et qu'on peut situer sans difficulté, ensuite de quoi il y a un tableau chronologique 1900-2008 qui permet de souligner les étapes de la philosophie africaine en mettant en regard des évènements majeurs de l'histoire et des cultures africaine et enfin une liste des périodiques philosophiques ou accueillant des travaux philosophiques édités en Afrique subsaharienne.
Ce polymathe, « rat » des bibliothèques infatigable chercheur me disait à propos de cet ouvrage révolutionnaire, que c'est un anoblissement de la philosophie africaine en cela qu'il ambitionne d'en faire l'objet d'une science stricte au même titre que la philosophie grecque, ni plus ni moins.
Pour vous donner envie de lire cet ouvrage j'ai décidé subjectivement d'exposer 3 concepts et je vous souhaite à tous d'oser posséder cet ouvrage pour comprendre la philosophie africaine à travers ses mots et ses auteurs et ce n'est qu'ainsi qu'on sera crédible.
Tout d'abord la théorie de l'âme, soul :
Le Pr D SAMB dit que dans la pensée occidentale l'âme est définie comme le principe même de la vie et qu'elle est distincte du corps par lequel il manifeste son activité...
Dans la philosophie africaine, on admet que l'homme est composé au moins d'une âme et d'un corps. GYEKE (1987) disait ceci « une personne est composée de deux éléments : l'un spirituel qui est complexe ..., l'autre physique, le corps. L'âme, okra, qui occupe la place la place centrale dans cet ensemble spirituel, est associée avec le principe de vie dans une personne et est considérée comme immortelle »
Chez le yoruba, emi , qui répond à l'okra akan, est aussi principe de vie, son retrait entraînant la mort. Kagame soulignera que du vivant de l'homme, le principe vital d'intelligence ne porte pas de nom, mais il en reçoit à sa mort. Il faut noter que tous les philosophes africains n'acceptent pas la notion, c'est le cas de WIREDU (1983).
Qu'en est-il de la notion de force, vital force : Dans la philosophie africaine ce concept est très utilisé depuis Tempels ( 1945A , 1949). Selon ce Père belge, toute l'ontologie bantu est centrée sur la notion de vie ou de force vitale, qui exprime la puissance vitale, cette réalité invisible constitutive de l'être.
Kagame se méfie se cette définition ( 1976) et se démarque ).
Terminons rapidement par le concept de communautarisme
Le communautarisme ou communalisme est employé par tous les africanistes, il se définit comme un trait particulier de l'être africain.
L'africain est par essence un « être social »cette expression se réfère à Aristote et même les stoïciens.
Deux valeurs définissent le communautarisme africain : d'abord le sens de communauté préside aussi bien aux relations interindividuelles qu'aux relations de l'individu avec le groupe, en second lieu, l'individu n'existe qu'à travers et pour le groupe, lequel a de ce fait primauté sur lui et le théologien et philosophe kenyan John MBITI traduit dans une belle formule : « je suis , parce que nous sommes ; et puisque nous sommes, je suis ».
Chez les Yoruba l'idée de comme différents communautarisme déroule l'idée de coopération et de solidarité entre individus.
Au total, cet ouvrage est une bible pour le chercheur, l'intellectuel honnête qui veut penser l'Afrique avec des mots exacts inscrits dans une logique de pensée cohérente, construite par des africains dans les langues africaines.
Le Pr Djibril SAMB a sauvé l'Institut Fondamental d'Afrique Noire IFAN, Ce site de recherche dirigé par Théodore MONOD puis Cheikh Anta DIOP en dépoussiérant le mammouth et en relançant les publications ou en les revitalisant. Beaucoup d'intellectuels et chercheurs et étudiants reconnaissent au Pr D SAMB de leur ouvrir un chemin avec des outils qu'il a fabriqué sur des bases scientifiques et solides et c'est pourquoi je vous invite à le suivre et à le lire.
Bibliographie sommaire du Pr Djibril SAMB
L'Afrique dans le temps du monde, l'Harmattan, 2010 DU Pr D SAMB
Etude du lexique des stoïciens, l'Harmattan 2009
L'interprétation des rêves en Afrique noire ( La Sénégambie) Prix NOMA NEAS 1998
Comprendre la laïcité, Dakar NEAS, 2005
Cheikh Anta DIOP, NEAS , Dakar 1992
Les premiers dialogues de Platon : Structure dialectique NEAS 1997

L’Etat du Sénégal s’est fixé pour objectif de désengorger les prisons. Pour se faire, il a mobilisé 650 millions FCFA qui seront injectés dans la construction d’une nouvelle maison d’arrêt et de correction (Mac) à Sébikotane. La pose de la première pierre de l’édifice carcéral a eu lieu hier, lundi 26 janvier.
 
Pour réduire le nombre trop élevé de détenus dans les prisons qui sont devenus trop étroits et vétustes, l’Etat du Sénégal a mobilisé 650 millions FCFAqui seront injectés dans la construction d’une nouvelle maison d’arrêt et de correction (Mac) àSébikotane. A travers, la réalisation de cette infrastructure, le but visé est, selon le garde des sceaux, ministre de la justice, SidikiKaba, « de désengorger les prisons sénégalaises notamment celle de Rebeuss ».Selon lui, « la nouvelle prison aura aussi pour vocation d’assurer une formation professionnelle aux détenus afin de leur permettre de réintégrer la société une fois libre ».  
 
L’édifice sera bâti sur  une superficie de 12 hectares dont les 6 seront réservés à des activités de réinsertion. Il sera construit pour accueillir 1500 personnes sans différenciation de sexe ou d’âge. La Mac comportera entre autres, une zone de détention composée de 14 secteurs dont chacun comportera un bâtiment d’hébergement.
Les lieux de détention seront répartis en fonction de l’âge, du sexe et de la nature du délit commis par le détenu. Des lieux de cultes, une zone d’administration et des espaces de détente y sont aussi prévus. Les détenus seront hébergés dans des bâtiments comportant 2 étages avec des chambres à 2, 4 et 10 personnes.
 
De l’avis du directeur des constructions, Mamadou Guèye, la conception de la maison d’arrêt repose sur « le respect des normes etdes règles de l’organisation des Nations Unies en matière de prévention du crime et de la justice pénale ».
 
A côté de la maison d’arrêt et de correction, il est prévu sur une superficie de 6 hectares, la future école de formation des agents de l’administration pénitentiaire.Cet établissement aura à encadrer l’ensemble des corps de l’administration pénitentiaire en formation initiale. Elle a également pour vocation d’assurer  leur formation continue. L’école comportera 6 bâtiments destinés à divers usages.  La superficie totale des deux édifices est estimée à 20 hectares.  Grace à la coopération française, 500 millions FCFA seront débloqués pour exécuter les travaux et ainsi permettre aux agents de l’administration pénitentiaire, formés à l’Ecole nationale de Police d’avoir leur propre local.

POPULATION CARCERALE : 36.168 PERSONNES DETENUES EN 2014
 
A la fin de l’année 2014, la population carcérale du Sénégal est estimée à 36.168 personnes. Ce chiffre est du garde des sceaux, ministre de la justice, Sidiki Kaba, qui était hier, lundi 26 janvier, à Sébikotaneoù il procédait à la pose de la première prière de la maison d’arrêt et de correction et de l’école de formation des agents de l’administration pénitentiaire de ladite ville.« La population pénale connait une croissance exponentielle.  En 2002, elle se chiffrait à 23.700 personnes,  en 2014  elle a atteint 36.168 »,a-t-il soutenu.
 
A la surpopulation, vient s’ajouter la vétusté des locaux, car indique Sidiki Kaba, « depuis l’indépendance, aucune prison n’a été construite, celles existantes datent de l’époque coloniale,la Maison d’arrêt et de correction de St-Louis  existe depuis 1863,  celle de Rebeuss est construite en  1926, le camp pénal de Liberté 6 est porté sur les fonds baptismaux en 1944 ».
 
Eu égard à toutes ces conditions, le directeur de l’administration pénitentiaire, Cheikh Tidiane Diallo, trouve impossible toute volonté de soutenir le respect des droits de l’homme des personnes privées de liberté. Selon lui, « les circonstances  de détention sont incompatibles avec l’objectif de préparation à la réinsertion sociale des détenus ».

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Sous un logo de lézard qui fume la pipe, ce groupe de hackers cible particulièrement les entreprises liées au jeu vidéo en ligne, et plus récemment des compagnies aériennes.

Le groupe de hackers Lizard Squad (littéralement "l'escadron lézard") a semble-t-il affirmé, mercredi 27 janvier, être responsable des perturbations de
Facebook
, Instagram et Tinder. Vers 8h, Lizard Squad a publié un message ambigu sur Twitter :

Pour certains observateurs, il s'agit d'une revendication. Toutefois, une porte-parole de Facebook a démenti le piratage : "Cela ne résultait pas d'une attaque de tiers mais s'est produit après l'introduction d'un changement qui a affecté nos systèmes de configuration."

En attendant, l'énigmatique Lizard Squad, qui avait déjà frappé de plein fouet les joueurs du monde entier le 25 décembre dernier en piratant les services en ligne des consoles Xbox et Playstation, interroge. "L'Obs" fait le point.
Que cache le lézard qui fume ?

Lizard Squad n'est pas vraiment un nouveau venu. Le groupe s'est fait surtout connaître lors des fêtes de Noël 2014 en s'attaquant aux services de jeu vidéo en ligne des consoles Playstation (PSN) et Xbox (Live). Il a lancé des attaques de déni de service (DDOS) - qui consistent à surcharger des serveurs en requêtes jusqu'à ce qu'ils plantent - sur les deux plateformes. Résultat : de nombreux joueurs n'ont pas pu profiter de jeux vidéo en réseau pendant les fêtes.

Après une plainte de
Sony
et Microsoft, le FBI a établi que l'auteur de cette attaque était bienLizard Squad, selon le site GamesBeat.

 

Le groupe s'est également illustré, dimanche 25 janvier, par une attaque contre le site de la compagnie aérienne Malaysia Airlines. La page d'accueil a été remplacé par une revendication du piratage "404 - avion non trouvé" (référence à l'erreur 404 lorsqu'une page web n'est pas trouvée par le navigateur). Ce mardi, les hackers ont annoncé sur Twitter que des copies d'e-mails de la compagnie vont être diffusés.

Précédemment, Lizard Squad avait déjà revendiqué des attaques contre le site de jeux vidéo Machinima, les réseaux de jeu en ligne de l'éditeur EA
Games
, et les jeux vidéo "Destiny" et "League of Legends".

Par ailleurs, le groupe a lancé, en août dernier, une alerte à la bombe concernant un vol American Airlines reliant Dallas à San Diego. Le compte Twitter de Lizard Squad avait affirmé que des explosifs se trouvaient à bord. Résultat : le vol a été immédiatement dérouté vers Phoenix. A bord de l'avion se trouvait John Semdley, président de Sony Online
Entertainment
, la filiale du géant japonais dédiée aux jeux vidéo en ligne.
Qui sont-ils ?

Sur son profil Twitter, Lizard Squad affirme exister depuis 2010, néanmoins leur première attaque revendiquée est celle du réseau du jeu en ligne "League of Legends", qui remonte à août 2014.

Lors du piratage du site de jeu vidéo Machinima, l'attaque a été revendiquée par Lizard Squad nommant les membres du groupe : Criminal, Jordie, Pain et Plague.

Interrogé par le "Washington Post", un membre revendiqué du groupe affirme que Lizard Squad est constitué de personnes vivant dans l'Union européenne et l'Europe de l'Est.
Des djihadistes liés à l'Etat islamique ?

Le piratage du site de la Malaysia Airlines semble afficher un lien entre Lizard Squad et un groupe de hackers djihadistes baptisé "Cyber Califat". En effet, le remplacement de la paged'accueil faisait apparaître la mention "piraté par Cyber califat", sans plus d'explication.

 

Ce groupe a fait parler de lui lors de la vague de cyber-attaques lancée contre les sites français à la suite des attentats contre "Charlie Hebdo", en se réclamant de l'Etat islamique. Outre des sites francophones, le "Cyber califat" a réussi à pirater les comptes Twitter et YouTube du commandement militaire américaine au Moyen-Orient (le CentCom). "Nous sommes dans vos PC, dans chaque base militaire américaine", ont proclamé les pirates sur le compte Twitter du CentCom.

Au nom de Dieu, le très bienveillant, le très miséricordieux, le Cyber Califat continue son cyberjihad", ont-ils également posté.

 

Les hackers ont également publié une liste de généraux de l'armée américaine avec leurs adresses, ainsi que des informations sur des plans militaires concernant la Chine et la Corée du Nord. Parallèlement, le compte YouTube du CentCom a publié des vidéos à la gloire du djihad et de l'Etat islamique, avant d'être suspendu.

Précédemment, lors du piratage des serveurs Playstation Network, Lizard Squad avait affirmé sur Twitter que "le drapeau de l'Etat islamique a été planté sur les serveurs de Sony".

Quelles sont leurs motivations ?

Comme souvent en matière de piratage, les motivations du groupe sont floues. Interrogé par la BBC sur les motivations de Lizard Squad, l'un des membres revendiqué - un homme de 22 ans se faisant appeler "Membre Deux" - explique que le groupe pirate "parce qu'il le peut". Il affirme également qu'il s'agit aussi de démontrer la faiblesse des systèmes informatiques de grands groupes et des gouvernements.

Microsoft est juste une énorme société... Ne pensez-vous pas qu'elle devrait être capable d'empêcher une telle attaque ?"

Avant d'ajouter, à propos du piratage de Noël : "Est-ce que Noël doit être l'occasion pour que les enfants jouent avec leurs nouvelles consoles ou passent du temps avec leurs familles ?"

Il semble toutefois y avoir une motivation pécuniaire derrière ces piratages. Peu après avoir attaqué les services Playstation et Xbox, le groupe de hackers a fait la promotion de son service permettant de lancer des attaques DDOS contre n'importe quel site moyennant rétribution. Plusieurs formules sont proposées, allant de 6 dollars par mois pour bloquer un site pendant 100 secondes à 130 dollars par mois pour bloquer un site 30.000 secondes (soit 8 heures). Une option "à vie" est également disponible pour 30 à 500 dollars permettant de bloquer une page pendant 5 ans. Le tout payable en monnaie virtuelle, notamment les Bitcoins.

 

Totalement illégal, l'outil clame sur son site dédié :

[Ce service] est célèbre pour avoir bloqué quelques-uns des plus grands réseaux de jeux vidéo en ligne comme Xbox Live, Playstation Network, BattleNet, League of Legends, et bien d'autres ! Avec [cet outil], vous avez le pouvoir de lancer les plus grandes attaques de déni de service au monde."

Mais que fait la police ?

Fin décembre, un homme de 22 ans a été arrêté en Angleterre. Il appartiendrait au groupe Lizard Squad, selon des documents publiés par le journaliste Brian Kerbs.

L'Unité de lutte contre le crime organisée a arrêté un homme de 22 ans originaire de Twickenham sur des soupçons de fraude par usurpation d'identité et d'infractions à la loi sur les abus informatiques. L'arrestation est en lien avec une enquête en cours sur des infractions qui ont eu lieu entre 2013 et août 2014 au cours de laquelle les victimes ont déclaré que des fonds leur ont été volés sur leurs comptes PayPal", ont expliqué les autorités.

nterrogé par le site Daily Dot, le jeune homme arrêté a raconté que la police "lui a tout pris : Xbox One, téléphones, ordinateurs, clefs USB, etc." Selon lui, les forces de l'ordre cherchent également un lien avec le piratage des réseaux PSN et Xbox Live. Pour l'heure, son implication dans le groupe de hackers n'a pas été démontrée.

A la mi-janvier, un second Anglais, âgé de 18 ans, a été arrêté dans le cadre de l'enquête sur les attaques contre les réseaux de Sony et Microsoft. L'unité de lutte contre le crime organisé en lien avec le FBI raconte avoir arrêté le jeune homme dans la petite ville de Southport (près de Liverpool) pour plusieurs cyber-infractions, qui semblent liéesà Lizard Squad mais dont le lien n'a pas été démontré.

Nouvelobs

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Le Ghana, qui s’est imposé face à l’Afrique du Sud, sera en quarts de finale (2-1). Si les Bafana Bafana ont inscrit le premier but en première période, ils n’ont pas pu résister au retour des vestiaires. Le Ghana arrache sa qualification et prend la première place du groupe C.

De notre envoyé spécial à Mongomo,

Pour la troisième fois depuis le début de la CAN, le Ghana et l’Afrique du Sud ont foulé la pelouse du stade de Mongomo. Sans certitude, les deux équipes se sont lancées dans la bataille. Une des deux formations devait dire adieu à la compétition. Mal partis avec une défaite contre le Sénégal (2-1), les Ghanéens se sont rattrapés en battant l’Algérie (1-0) avant de s’imposer ce soir face aux Bafana Bafana.

L’Afrique du Sud s’est battue quarante-cinq minutes

Les Sud-Africains ont souffert en début de rencontre face aux assauts répétés des Black Stars, comme sur cette frappe du gauche de Jordan Ayew (7e) qui profite d’un ballon relâché par le portier sud-africain. Ou sur cette tête de Jonathan Mensah (7e). Ou encore sur ce boulet de canon d’Abdul Rahman Baba depuis les vingt mètres (34e). Le gardien sud-africain est dans un grand jour, du moins en première période. Ensuite, les Bafana Bafana ne tiennent pas la cadence.

Très actifs en défense et sur le front de l’attaque pendant les premières quarante-cinq minutes, les Bafana Bafana cèdent à la 73e minute après l’égalisation de John Boye. Deux minutes plus tard, ils sont au bord de la rupture après une frappe de Kwesi Appiah sur le poteau gauche. André Ayew donne la victoire aux Black Stars en fin de rencontre avec une tête (83e).

Ce sont pourtant les Sud-Africains qui avaient le score grâce à un but de Mandla Masango (17e). Il fallait absolument doubler la mise pour les hommes d’Ephraim Mashaba sans prendre de but pour espérer se qualifier. Juste avant la pause, sur une reprise de la tête de Bongani Ndudula, servi par Anele Ngcongca, l’Afrique du Sud avait l’occasion de faire le break (40e).

Le Ghana affrontera le deuxième de la poule D, dimanche 1er février, pour tenter d'atteindre une cinquième fois consécutive le dernier carré de la CAN.

Le Ghana savoure, mais reste vigilant

Après un début de tournoi décevant, le Ghana a retrouvé le sourire avec deux victoires d’affilées. « On a très bien commencé le match, avec deux ou trois bonnes occasions, on avait le match en mains. Je suis très heureux, les joueurs ont montré comme lors du dernier match un bon esprit et une bonne attitude. L’Afrique du Sud n’était pas une équipe facile à jouer. Ils ont marqué un très beau but même si on dominait », commente Avram Grant, le sélectionneur du Ghana. « Après avoir perdu le premier match, on a montré une grande attitude au deuxième et on a poursuivi sur cette lancée aujourd'hui (mardi 27 janvier) », poursuit l’ancien coach de Chelsea.

Souriant et soulagé, le capitaine Asamoah Gyan a remercié ses coéquipiers. « J'ai joué cinq CAN, mais ce groupe était le plus dur. On a été mentalement très fort. Même en encaissant le premier but, on y a toujours cru, on s'est battu jusqu'à la fin en sachant qu'on pourrait gagner. On a gagné sur l'expérience », commente l’attaquant.

Buteur en deuxième période, André Ayew est comme à son habitude resté posé après cette victoire. « On a fait une très bonne deuxième mi-temps, une bonne première aussi, mais on a concédé ce but. On doit rester sereins et ne pas s'enflammer parce que ce n'est que le début de la compétition. On sort d’une poule très compliquée alors on peut être fiers de nous », analyse le Marseillais. « Aujourd’hui c’est moi qui ai marqué. La dernière fois c’était Gyan, mais on est une équipe avant tout. On gagne ce match avec les tripes et beaucoup de détermination. Et rien n’était acquis », ajoute-t-il. Le Ghana qui jouera son quart de finale à Malabo connaîtra son futur adversaire le mercredi 28 janvier. Il pourrait s’agir de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, de la Guinée ou du Mali.
 
Propos recueillis par Farid Achacheà Mongomo

 
Groupe C
Pos    Equipe    J    Pts
1    Ghana    3    6
2    Algérie    3    6
3    Senegal    3    4
4    Afrique du Sud    3    1

Rfi

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Les Sénégalais ont tenté d’expliquer leur défaite 2-0 face à l’Algérie, ce 27 janvier à Malabo, et les raisons de leur élimination dès le premier tour de cette 30e Coupe d’Afrique des nations. Le milieu de terrain Idrissa Gueye estime notamment que les Lions de la Teranga ont mal géré leurs parcours durant cette CAN 2015.

Cheikhou Kouyaté, défenseur sénégalais :

« Ce soir, on rentre avec une grosse tristesse. Ça fait mal au cœur parce qu’on ne s’attendait pas à ça. […] On a mal commencé cette rencontre. On a trop pensé à un match nul. On n’était pas venu aujourd’hui pour gagner ce match. […] On a hésité entre attaquer et défendre. On a encaissé un but très tôt dans ce match. C’est ça qui nous a déstabilisés. Après, il a fallu courir derrière le score. La déception est énorme. »

Idrissa Gueye, milieu de terrain sénégalais

« On est très très déçu. Il y avait vraiment quelque chose à faire durant cette compétition. On avait bien commencé avec une victoire. On a baissé de régime au fur et à mesure de la compétition. Ce soir, on a été ambitieux en voulant aller chercher la victoire au lieu de conserver ce match nul qui nous aurait permis de passer au second tour. On le paie cash avec deux buts encaissés sur des coups de pieds arrêtés. Il y a eu un manque d’expérience et de concentration. On est encore jeune. »

Habib Beye, ancien défenseur sénégalais et consultant pour Radio Foot Internationale :

« Cette équipe d’Algérie était supérieure sur le papier, en termes d’expérience et de certitudes. Ils disputent cette CAN après avoir joué un huitième de finale de Coupe du monde. Certains Algériens évoluent dans de très bons clubs. Les Sénégalais n’ont rien à leur envier à ce niveau-là. Mais, en termes d’expérience, ils sont inférieurs. […] Sur ce match, la supériorité de l’Algérie a été évidente. »

Tous propos recueillis par notre envoyé spécial à Malabo,

Rfi

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Barack Obama rencontre ce mardi le roi Salman d'Arabie saoudite. Le président américain, de retour d'un voyage en Inde, fera escale sur la route de Washington, pour s’entretenir avec le nouveau souverain. Si les deux pays sont toujours liés par de nombreux intérêts communs, les relations ne sont plus aussi simples qu'avant l'invasion de l'Irak en 2003.

Avec notre correspondante à Washington,Anne-Marie Capomaccio

Barack Obama n'a pas tardé à rencontrer le roi Salman, et si la visite est protocolaire, les sujets de fond sont nombreux : le Yémen est en proie à une violente crise, l'Irak et la Syrie sont en guerre, les Etats-Unis négocient avec l'ennemi iranien.

La Maison Blanche n'attend pas de changements dans les relations bilatérales, mais il est des sujets que l'on aborde de vive voix. La stratégie d'Obama sur la Syrie n'a pas été appréciée à Riyad, les Saoudiens n'ont pas caché leur déception lorsque le président des Etats-Unis n'est pas intervenu pour déloger le régime Assad. Et si l'armée saoudienne participe aux frappes contre le groupe Etat islamique (EI), c'est en regrettant une décision tardive pour armer l'opposition syrienne.

Les Américains de leur côté avancent dans la négociation avec Téhéran et insistent depuis des années sur une plus grande vigilance concernant le financement du terrorisme.

Les conseillers de la Maison Blanche reconnaissent des frictions, mais s'emploient à expliquer que les deux pays sont irrémédiablement liés par des préoccupations communes. Et tous les spécialistes du sujet sont au moins d'accord sur ce point.

Rfi

mercredi, 28 janvier 2015 08:15

Auschwitz, 70 ans après: l'antisémitisme n'a pas disparu

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Alors qu’ont lieu aujourd’hui les commémorations du 70ème anniversaire de la libération du camp d’extermination nazi d’Auschwitz en Pologne, l’antisémitisme n'est toujours pas un thème réservé aux livres d'histoire. En France l’an dernier, le nombre d’actes antisémites a doublé par rapport à 2013, indique le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Michel Wieviorka, sociologue et auteur du livre L’antisémitisme expliqué aux jeunes, répond aux questions de RFI.

Est-ce que vous pouvez nous donner une définition de ce qu’est aujourd’hui l’antisémitisme en France ?

Michel Wieviorka : L’antisémitisme, c’est la haine, le mépris, le rejet d’un groupe qu’on appelle les Juifs, un groupe lui-même compliqué puisque c’est un groupe qui ne se définit pas uniquement par la religion, contrairement par exemple aux musulmans.

Mais comment cet antisémitisme se traduit-il en France ?

Cet antisémitisme est d’une certaine façon moins répandu qu’il pouvait l’être il y a un siècle en France où presque la moitié du pays était du côté des dreyfusards, du côté d’un certain antisémitisme. Il est moins répandu, mais là où il existe et où d’ailleurs il s’est déplacé, il est beaucoup plus virulent et même meurtrier. A l'époque, il était chrétien, catholique, protestant, orthodoxe éventuellement ; il était réparti essentiellement à droite et à l’extrême droite, avec aussi de l’antisémitisme de gauche par anticapitalisme. Aujourd’hui, il se retrouve essentiellement dans des secteurs issus de l’immigration ou dans une certaine jeunesse qui, au nom d’une certaine conception de la liberté d’expression, voudrait que tout puisse être dit.

Qu’est-ce qui nourrit cet antisémitisme ?

Le moteur initial, c’est une haine vieille de plus de 2 000 ans vis-à-vis d’un groupe qui a toujours fonctionné comme une sorte de bouc-émissaire des problèmes de la société. Il se nourrit donc d’abord de ces sources. Il se nourrit des transformations de la société. Il se nourrit aussi d’un conflit mal géré qui est le conflit israélo-palestinien et il se nourrit aussi de l’action très active de certains idéologues qui veulent absolument le développer. Ça a été le cas, par exemple dans les années 1980, de ce qu’on appelle le négationnisme, c’est-à-dire l’idée que, depuis 70 ans qu’on a découvert les camps, les chambres à gaz n’ont pas existé.

Mais est-ce qu’il se nourrit davantage du conflit israélo-arabe ou des préjugés finalement qui persistent en France ?

J’allais vous répondre « les deux ». Ce conflit non traité évidemment pourrit la situation à bien des égards. Est-ce que la haine d’Israël est première ou est-ce que c’est la haine des Juifs ? Ça doit dépendre des individus. C’est très compliqué à démêler, mais il y a aujourd’hui deux phénomènes importants. Le premier, c’est que contrairement aux années 50, 60 ou 70, après la compréhension de ce qu'avait impliqué Auschwitz et les chambres à gaz, il n’y avait pas beaucoup d’espace pour l’antisémitisme. C’était totalement criminel. Puis les coups de butoir ont été donnés et aujourd’hui l’espace antisémitisme est élargi. Deuxièmement, la haine d’Israël, pour différentes raisons, sous différentes formes, a évidemment alimenté l’essor récent de l’antisémitisme depuis une vingtaine d’années.

Est-ce qu’il y a également des événements comme ce qui s’est passé début janvier, la prise d’otages dans un supermarché casher. Ce type d’événements peut-il également alimenter l’antisémitisme en France ?

J’espère que c’est au contraire un événement qui donne à réfléchir et qui montre où peut conduire la détestation d’un groupe humain. Que des gens n’aiment pas des groupes auxquels ils n’appartiennent pas, c’est banal... Qu’ils n’aient pas spécialement envie de vivre avec eux, mais qu'ils s’en accommodent.... Qu’il y ait parfois des préjugés, ça ne fait pas plaisir... Mais de voir que tout ceci se transcrit en boucherie, en tuerie dans un magasin où les gens font leurs courses, je pense que ça doit au contraire soulever une indignation tellement large que ça doit plutôt faire reculer l’antisémitisme que de donner des idées à des gens. C’est en tout cas ce qu’on peut espérer.

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Le 16 janvier dernier, le Tchad envoyait un contingent au Cameroun pour combattre Boko Haram. Dans le même temps, le président Déby annonçait sa volonté de voir l'armée tchadienne reconquérir la ville de Baga au Nigeria occupée par les islamistes depuis le 3 janvier. Où en est-on du déploiement tchadien ?

Ils sont pressés d'en découdre avec Boko Haram et n'ont pas l'intention de s'éterniser au Cameroun. Voilà ce que disent les diplomates occidentaux et les journalistes qui ont pris le pouls du contingent tchadien parti au Cameroun le 16 janvier. Ce contingent, équipé de chars, de blindés et d'armes lourdes est positionné à Maltam, non loin de la frontière avec le Nigeria. Parallèlement, un autre contingent tchadien a contourné le lac Tchad et se trouve à la frontière entre le Niger et le Nigeria. Avec ce dispositif en étau, l'armée tchadienne est prête pour reconquérir la ville nigériane de Baga, occupée depuis le 3 janvier par Boko Haram.

Mais si les Tchadiens sont prêts à en découdre, rien ne dit que le Nigeria leur donnera le feu vert pour entrer sur son territoire avant quelques semaines. Certes, Ndjamena semble considérer avoir une autorisation de principe de Goodluck Jonathan, mais à deux semaines de l'élection présidentielle, on voit mal le numéro un nigérian accepter qu'une armée étrangère vienne sur son sol régler un problème qu'il n'a pas su régler lui-même. L'effet politique serait désastreux pour un homme qui brigue un second mandat présidentiel. Pour les semaines à venir donc, l'armée tchadienne devrait être réduite à poursuivre la surveillance de la zone frontalière en compagnie des bataillons camerounais.

Rfi

mercredi, 28 janvier 2015 08:10

Mali: une manifestation à Gao contre la Minusma tourne mal

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Au Mali, une manifestation a mal tourné à Gao, dans le nord du pays. Au moins trois personnes ont été tuées et de nombreux blessés sont également à déplorer. Les manifestants défilaient contre la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) qui a dû utiliser la force pour disperser la foule.
 

Selon plusieurs témoignages, ils étaient près d’un millier de manifestants et ils ont tenté de pénétrer au sein du siège de la Minusma, situé en plein centre-ville. Les casques bleus auraient essuyé des jets de pierre et des cocktails molotov avant de répondre par des tirs de grenades lacrymogènes pour disperser la foule.

Pas de tirs à balles réelles sur les manifestants, assure Olivier Salgado, porte-parole de la Mission onusienne, mais des tirs de sommation :

« Ce que je peux vous dire, c’est qu’une manifestation s’est déroulée ce mardi matin à Gao, place de l’Indépendance, et alors que nous recevions, à leur demande, les délégués de la manifestation dans le camp de la Minusma, une foule s’est amassée autour du camp, aux environs de 10h.

Après avoir jeté pierres et coktails molotov, des manifestants ont alors tenté de pénétrer dans le camp et c’est à ce moment que la police des Nations unies a utilisé des gaz lacrimogènes et effectué des tirs de sommation pour disperser la foule et l’empêcher de pénétrer dans le camp. »

Pourtant, la direction de l’hôpital de Gao confirme que les personnes tuées ont bien été tuées par balles. Un médecin décrit un service des urgences saturé par l’afflux massif de blessés, victimes des gaz lacrymogènes. Dans la rue, des pneus brûlent, de nombreux commerces sont restés fermés et les écoles ont suspendu leurs cours. Le directeur d’un lycée explique avoir attendu la mi-journée avant de renvoyer les élèves chez eux, quand la situation s’est peu à peu calmée, à l’appel des notables de la ville.

Les manifestants sont farouchement opposés à un projet d’accord en cours de discussion sous l’égide de la Minusma et qui prévoit la création d’un secteur démilitarisé au nord de Gao. Dans cette zone, des affrontements ont impliqué, la semaine dernière, des groupes armés rebelles, des groupes armés favorables à l’Etat malien ainsi que la force onusienne.

Pourquoi la tension est-elle montée d'un coup à Gao ?

C'est un document titré « accord pour l'établissement d'une zone temporaire de sécurité » qui a mis le feu aux poudres. Cette simple feuille A4 prévoit la sécurisation par la Minusma d'une zone de dix kilomètres autour de Tabankort, commune où la tension est vive depuis des semaines entre les groupes armés pro-Bamako et les groupes armés rebelles du nord du Mali. La semaine dernière la Minusma a tiré sur un pick-up du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Sept combattants ont été tués. Depuis, la force onusienne cherche donc à apaiser la situation.

Selon nos informations, ce sont les groupes pro-bamako qui ont proposé la création de la zone tampon. La Minusma a donc fait remonter la proposition à Kidal et la coordination des groupes armés a accepté les propositions, vendredi dernier.

Ce document de travail devait normalement repartir à Bamako pour être validé et signé par les autorités mais, ce week-end, il a été modifié. En effet, le drapeau de l'Azawad - certains disent du MNLA - et le logo de la Minusma ont été ajoutés, puis diffusés dans cette nouvelle version. La force onusienne a dénoncé cette récupération politique et la diffusion du document, à Gao - ville qui soutient dans sa majorité les autorités maliennes - a provoqué la colère de la population.

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A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

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