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Avec la coopération des autorités malgaches, l'ambassade de France à Madagascar veut mettre un terme aux enlèvements de ses ressortissants dans le pays et affirme avoir l'intention de prendre des mesures. La communauté française est plus touchée que les autres, chaque année entre 20 et 30 Français sont enlevés. Un chiffre en constante augmentation.

Dernier cas en date, il y a une semaine tout juste, un adolescent enlevé devant son collège à Tuléar. Il appartenait à la communauté karana (communauté musulmane formée par des descendants d'immigrés indo-pakistanais ) généralement visée par ces rapt. Il a été libéré vendredi dernier contre une rançon de 35 millions d'ariary (près de 11 000 euros). Neuf personnes ont été arrêtées. Mais pour la France « trop de lignes rouges ont été franchies ».

S'attaquer à un mineur, c'est aller trop loin, selon l'ambassadeur de France. Pour mettre un terme aux enlèvements, François Goldblatt propose le soutien des forces françaises aux autorités malgaches. Mais pas seulement. Devant la presse, il a exhibé une liasse de documents qu'il va communiquer à la justice.

« Cette distribution commencera aujourd’hui [hier, lundi, NDLR] auprès des autorités, a-t-il annoncé. Nous avons un certain nombre d’indices, de noms, de fonctions, de photographies, de numéros de téléphone patiemment réunis ces dernières années par l’ambassade de France à l’issue de chaque enlèvement. »

Ces documents concernent un nombre à deux chiffres d'hommes et de femmes, a-t-il précisé. Par ailleurs, il affirme que la justice française sera systématiquement saisie en cas de nouvel enlèvement. La peine prévue par le code pénal français, qui s'applique en l'occurrence, est comprise entre 20 ans de réclusion criminelle et la perpétuité.

Un système d'appel à témoin envisagé

Enfin, un dispositif d'appel à témoin avec diffusion de photos de la victime est envisagé : « Un dispositif auquel nous trouverons une appellation, peut-être "stop enlèvement", qui s’inspirera du dispositif "alerte enlèvement" qui est en vigueur en France depuis quelques années. »

Malgré ces mesures, l'ambassadeur estime qu'aucune mise en garde supplémentaire n'a besoin d'être donnée aux voyageurs français autres que celles déjà émises par le site du ministère des Affaires étrangères.
Chronologie et chiffres clés

Rfi

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Un peu moins de deux mois après le début du procès, c’était au tour, ce lundi 23 février, de Simone Gbagbo de comparaître devant la cour d’assises. La femme de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, doit répondre comme ses 82 co-accusés d' « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Des crimes commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011 qui a fait au moins 3 000 morts dans le pays.

L'audience a débuté avec près de deux heures de retard. Compte tenu de la personnalité de l'accusée, il a fallu prendre certaines mesures de sécurité. Qui plus est, dans la salle des pas perdus, on a assisté au tout début de la matinée à des scènes d'esclandre entre Ivoiriens partisans et hostiles à Simone Gbagbo, les premiers réclamant que justice soit faite à l'encontre du régime de Laurent Gbagbo, les seconds demandant à ce que justice soit rendue à l'encontre des partisans du clan d'Alassane Ouattara. Tout le monde a finalement été évacué avant que l'ex-première dame ne fasse son entrée dans la salle d'audience.

Simone Gbagbo est apparue tout sourire, vers 11 heures, vêtue d’une robe beige et bleu turquoise, main dans la main avec l’un de ses avocats, Me Rodrigue Dadjé. Elle a pris le temps de saluer certains de ses amis venus la soutenir dans la salle d’audience, comme Alphonse Douati, ex-ministre de son époux Laurent Gbagbo, Richard Dakoury-Tabley, l’ex-gouverneur de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest. Egalement dans son sillage, on a aperçu Michel Gbagbo, le fils de Laurent Gbagbo.

Comme elle l'avait promis à la presse, Simone Gbagbo s'est exprimée « à satiété ». Dans ses premières déclarations publiques depuis son arrestation en avril 2011, l'ex-première dame a affirmé, devant la cour d'assises d'Abidjan, ignorer ce qu'on lui reprochait. « A l'heure où je vous parle, je ne sais pas exactement quels sont les actes matériels qu'on me reproche », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter que « Laurent Gbagbo est le vainqueur de la présidentielle de 2010 ».

Pendant quasiment une heure, de manière ininterrompue, elle a ainsi retracé son analyse propre des événements. Simone Gbagbo en a profité pour dire tout le mal qu'elle pensait du représentant des Nations unies, qu'elle accuse d'avoir outrepassé ses fonctions, et de Nicolas Sarkozy et des forces françaises dont elle a dénoncé « l'ingérence » dans la crise post-électorale ivoirienne. Accusant l'armée française d'avoir « bombarbé la résidence présidentielle pendant une dizaine de jours alors qu'aucune résolution de l'ONU ne lui donnait ce pouvoir », Simone Gbagbo a lâché : « C'est à croire que l'objectif était l'élimination physique du président élu Laurent Gbagbo ».

Perdant un peu parfois patience face à l'inanité de certaines questions de l'accusation, l'ex-première dame a demandé à plusieurs reprises à être interrogée, et donc jugée, sur des faits précis et concrets, et non pas sur des allégations ou bien des propos rapportés dans les journaux. « On n'est pas ici pour justifier de ce que je pense, mais sur des faits précis », a-t-elle déclaré. Il est vrai que la vacuité des questions posées jusqu'ici par l'accusation laisse un peu perplexe pour un procès en assises.
Chronologie et chiffres clés

Rfi

Le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) a décidé d’observer un mouvement de grève illimitée pour dénoncer le comportement «violent» des gendarmes qui assurent la sécurité du Palais de justice de Dakar.

Les membres du Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) ont improvisé hier un mouvement d’humeur qui a paralysé toute l’administration de la justice au grand dam de nombreux élèves venus chercher des papiers pour le dépôt des dossiers de concours. Soutenus par les membres de l’administration, les travailleurs de la justice ont arboré des brassards rouges pour s’offusquer du mauvais traitement dont ils font souvent l’objet de la part des gendarmes qui assurent la sécurité du Palais de justice. Ainsi, ils ont décidé d’aller en grève jusqu’à nouvel ordre. «Il faut que cela cesse, même les magistrats ne sont pas épargnés. Chaque jour, nous sommes victimes de la violence de ces gendarmes», se désole El Hadj Ayé Boun Malick Diop, secrétaire général du Sytjust.

Ce mouvement d’humeur spontané est motivé par l’agression dont a été victime hier la secrétaire Ndèye Henriette Diallo. En voulant rejoindre son bureau, elle aurait été violentée par le gendarme en faction devant la porte d’entrée du Palais de justice. «Quand je suis arrivée au portail, j’ai trouvé qu’on avait ouvert deux portails. J’ai montré ma carte professionnelle et je suis entrée par une des portes. Quelques pas après, le gendarme m’a appelée en me demandant de sortir. Je me suis exécutée. Il m’a demandé ensuite ma carte que je lui ai montrée. Mais après avoir franchi la porte principale de quelques mètres, il m’a appelée encore pour m’intimer l’ordre de sortir. J’ai sorti encore ma carte, mais il a insisté pour que je sorte. C’est ainsi qu’il est venu m’empoigner au collet avant de m’administrer une gifle», a-t-elle relaté. Après cette prise de gueule avec le gendarme en fraction, Ndeye Henriette Diallo s’en est ouverte à ses supérieurs qui ont sonné la mobilisation pour inviter tout le personnel de l’administration à arborer des brassards rouges et de suspendre le travail. Les membres du Sytjust sont formels : «Cela doit cesser en ce sens que personne ne peut plus avoir accès au Tribunal facilement.»

lequotidien.sn

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Les Progressistes de Sindia ont choisi leur camp dans la guerre intestine qui oppose pro et anti candidature de l’Afp en 2017. Lors d’une rencontre qui a réuni les 40 comités venus de 20 villages de la commune, ils ont dit être en phase avec la décision du Bureau politique de soutenir Macky Sall, donc d’être derrière Moustapha Niasse.

Le secrétaire gé­néral de l’Afp de Sindia, Sellé Ndiaye, n’a pas manqué de cracher du feu sur certains cadres de l’Afp. «Nous ne sommes pas derrière Malick Gackou ni Mbaye Dione et nous sommes très remontés contre Malick Guèye qui, au lieu de nous consulter sur les questions du parti, préfère faire cavalier seul alors que c’est nous qui l’avons mis là où il est. Il a défié le parti et doit être démis de son poste», a-t-il dit.

Cependant, l’Afp de Sindia interpelle l’Etat sur les doléances de la commune. «Depuis longtemps, Sindia manque de tout. Notre espoir repose sur Moustapha Niasse et Macky. Sous les régimes du Ps et du Pds, nous avons toujours réclamé le bitumage d’une route de 5 kilomètres qui mène à Guéréo, mais jusqu’à présent, cette doléance est restée lettre morte. Nos braves femmes n’ont pas accès aux financements. Nous avons adressé sept correspondances à Moustapha Niasse que nous avons remises à Malick Guèye, mais cette audience tarde toujours à voir le jour», a regretté M. Ndiaye.

lequotidien.sn

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L’Afp va fouiller la «fortune» de Malick Gackou qui défie Moustapha Niasse. Bouna Mouhamed Seck promet que le frondeur va devoir justifier devant l’Etat «l’origine de ses millions alors qu’il ne travaille pas».

Après la fronde de Malick Gackou, Malick Guèye et autres qui réclament une candidature de l’Alliance des forces de progrès (Afp) en 2017 contre la décision de Niasse, c’est Bouna Mouhamed Seck qui, cette fois-ci, sort de ses gonds. Le secrétaire national chargé des élections de l’Afp va plus loin que certains qui réclament des sanctions contre le numéro 2 du parti. Lors d’une Assemblée générale samedi à Saint-Louis, dans une salle archi-comble, le directeur de Cabinet du président de l’Assemblée nationale s’est intéressé à l’origine de la «fortune» de son camarade. «Malick Gakou a mobilisé des jeunes pour qu’on hue Moustapha Niasse. Il n’a plus affaire à Moustapha Niasse, car il va justifier les millions qu’il détient alors qu’il ne travaille pas. Nous connaissons l’origine de cet argent et l’Etat le sait», a-t-il affirmé. M. Seck précise : «C’est lui-même qui a demandé à Malick Guèye de convoquer la réunion de Bandia. Toutefois, il doit savoir que nous n’empêchons personne d’être candidat à l’élection présidentielle, mais il faut que cette personne ait le courage de sortir de l’Afp, de créer son parti et de déposer sa candidature.»

A l’issue de cette réunion, les Progressistes de Saint-Louis ont exprimé toute leur «solidarité» à leur leader à travers une résolution lue et approuvée à l’unanimité. Bouna Mouhamed Seck et ses camarades rappellent également que leur parti «ne saurait être à la merci d’un groupuscule d’individus dont le militantisme se résume à des ambitions personnelles démesurées aux antipodes de l’éthique politique et des valeurs de loyauté qui la caractérisent».

lequotidien

lundi, 23 février 2015 17:33

Désenclavement de la Casamance : Un grand pont en avant

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Macky Sall désenclave la Casamance. Mais les options qu’il a mises en œuvre pour ce désenclavement sont sujettes à réflexion. Plutôt que de miser sur une réhabilitation complète de la voie de contournement qui traverse Kaolack, Tambacounda et Vélingara pour Ziguinchor, les autorités ont choisi de renforcer leurs liens avec la lunatique Gambie de Yahya Jammeh.

L’espoir se lève au Sud. Entre inaugurations et réalisations (électoralistes ?), Macky Sall, qui préside le Conseil des ministres décentralisé à Sédhiou mercredi, a offert une belle semaine aux populations de la Casamance qui sont restées longtemps confinées dans un enclavement. Cette situation avait même rogné certains cadres qui l’ont assimilée à une indifférence, alors que la région est déchirée pendant plus de 30 ans par une rébellion indépendantiste qui a plongé la zone dans le chaos total.

Aujourd’hui, Macky Sall semble tenir ses promesses. Il avait annoncé que la Casamance sera le laboratoire du Plan Sénégal émergent (Pse). A écouter parler le Président Sall qui étrenne de nouvelles infrastructures routières et ferroviaires, le désenclavement de la Casamance ne serait plus qu’un vieux souvenir. Profitant de sa tournée économique entamée dans la région sud depuis le milieu de la semaine dernière, Macky Sall y a déroulé une véritable offensive de charme dont le point d’orgue reste le désenclavement de la zone. Ces derniers jours, les annonces se sont succédé dans la bouche du Président, toutes plus alléchantes les unes que les autres. Un de ses premiers actes à son arrivée à Ziguinchor a été de récep­tionner les deux navires Aguène et Diambogne, trait d’union entre Dakar et la capitale du Sud, Ziguinchor. Selon Macky Sall, «ces deux navires participent aux efforts de désenclavement de la région naturelle de Casamance et offrent une desserte plus en profondeur des terroirs sud de notre pays». Sans doute boosté par l’enthousiasme des populations, le Président est allé plus loin dans sa générosité en annonçant une subvention de 50% sur le prix des billets à bord de ces navires. Une subvention qui ne concerne d’ailleurs que les places de la classe économique qui seront vendues à 5 000 francs en lieu et place des 10 mille francs prévus.
Il est vrai que cela permettra aux populations de faire prospérer leur business presqu’en arrêt depuis 13 ans. Ces deux navires vont compenser un vide laissé par le Joola qui était aussi un bateau commercial avant qu’il ne sombre dans les profondeurs de l’Atlantique. Aline Sitoé Diatta, qui assure la desserte, avait de faibles capacités de fret, n’arrangeait pas les commerçants qui étaient contraints de recourir à d’autres moyens de transport pour rallier la capitale.
Malgré les tracasseries du bac et de longs détours, la route constitue un recours plein de périls. Le dernier acte de cette trilogie de charme en direction de la région sud reste la pose de la première pierre du pont sur le fleuve Gambie par le Premier ministre du Sénégal, Mohammad Boun Abdallah Dionne. Un pont dont la couleur avait fini de virer au rose tellement les nombreuses attentes de la partie sénégalaise ont fini en eau de boudin. Cela constituera une bouffée d’oxygène. Mais il faudra un jour supporter les humeurs de Yahya Jammeh qui ne respecte les règles de bon voisinage que selon ses intérêts du moment.
Même si l’objectif visé par tous ces efforts est totalement noble, les moyens employés invitent à la réflexion. En effet, l’on peut se demander s’il n’existait pas d’autres options plus rassurantes. Les transporteurs, le président du Syndicat des transporteurs routiers, Gora Khouma, en tête, ont toujours demandé aux autorités de mettre l’accent sur la route de contournement. Une façon plus flegmatique d’envisager les sautes d’humeur du dictateur gambien, toujours prompt à faire bloquer le bac de Fafarafégné au gré de ses humeurs. En effet, périodiquement, les voyageurs en partance vers le Sud du pays sont contraints de subir les lubies des douaniers et policiers gambiens si ce ne sont pas les autorités elles-mêmes qui font la preuve de leur mauvaise volonté.

Renforcement de la coopération avec la Gambie
Devant ces cas de figures, n’aurait-il pas été plus bénéfique pour le Sénégal de marquer son indépendance vis-à-vis du territoire gambien ? Une option qu’auraient privilégiée les transporteurs sénégalais, à savoir la réhabilitation de la route de contournement qui traverse Kaolack, Tamba, Vélingara et Kolda pour arriver à Ziguinchor. Il faut dire que les Américains, à travers le Millenium challenge account (Mca), ont déjà pris la mesure de l’importance de cette dorsale et engagé la réhabilitation de la Rn6. La logique voudrait que l’Etat du Sénégal vienne en appoint et réhabilite l’axe en entier, surtout dans sa partie septentrionale sérieusement dégradée. Mais au contraire, les autorités ont visiblement décidé d’opter pour des solutions qui renforcent encore la dépendance du Sénégal vis-à-vis du voisin gambien.

lequotidien.sn

lundi, 23 février 2015 16:10

Pulpes de Nafissatou DIA

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Pulpes

Sous la pulpe de tes phalanges satinées
Dix coussinets d'amour
Impriment sur ma peau
Des sillons tourbillonnants
En reptations félines
Ta voix de voie lactée
Tes consonnes constellées
Ta tessiture nocturne
Araseront les montagnes
Assècheront les rivières
Sous la pulpe de tes phalanges satinées
Dix coussinets d'amour
Impriment sur ma peau
Des sillons tourbillonnants ...
Primeur, Poèmes de jeunesse. Dakar: Editions Le Nègre International [BP 22530, Dakar-Ponty, Sénégal], 2003.

 

PANORAMA DE LA PHILOSOPHIE AU CAMEROUN par le Pr Hubert Mono Ndjana
Harmattan Cameroun PHILOSOPHIE AFRIQUE NOIRE Cameroun


On ne connaît pas beaucoup les philosophes camerounais dans le monde et les philosophes camerounais ne se connaissent pas beaucoup eux-mêmes, entre eux, chacun évoluant apparemment seul dans son domaine. Ce livre s'efforce de donner, pour la toute première fois, une présentation aussi complète que possible de la philosophie camerounaise : personne ne se demandera plus s'il y a de la philosophie au Cameroun et quels sont les brillants esprits qui l'ont animée et qui la poursuivent.
On ne connaît pas beaucoup les philosophes camerounais dans le monde, et les philosophes camerounais ne se connaissent pas beaucoup eux-mêmes, entre eux, chacun évoluant apparemment seul dans son domaine. En dehors des escarmouches, aucun dialogue sérieux entre eux ne s'est véritablement engagé nulle part jusqu'ici. La conséquence en est que leur philosophie se trouve enveloppée dans un voile d'ignorance. Ce livre vient heureusement rompre la glace, ainsi que
le principe d'indifférence ou celui de la méconnaissance réciproque, en dévoilant, pour le grand public intellectuel, pour les élèves et les étudiants, et pour les philosophes concernés eux-mêmes, cet univers difficile, mais combien diversifié, riche, surprenant, et stimulant de la philosophie pratiquée par les Camerounais partout où ils peuvent se trouver.
Il s'efforce de donner, en effet, pour la toute première fois, une présentation aussi complète que possible de la philosophie camerounaise.
Avec un manifeste aussi foisonnant, personne ne se demandera plus s'il y a de la philosophie au Cameroun et quels sont les brillants esprits qui l'ont animée ou qui la poursuivent.
Né le 3 novembre 1946 à Ekabita, au Cameroun, Hubert Mono Ndjana est professeur émérite de philosophie à l'université de Yaoundé-I, où il a commencé, en 1979, et achevé, en 2011, sa carrière d'enseignant. Il a connu quelques intermèdes en politique (secrétaire au comité central du RDPC, parti au pouvoir) et dans l'administration universitaire (deux fois chef de département).
Il a créé le SYPRES (Syndicat des personnels de la recherche et de l'enseignement supérieur), et fondé une ONG dénommée OCM (Observatoire camerounais de la mondialisation). Il est secrétaire exécutif de la Cameroon Bioethics Society (CBS), et, par ailleurs, chevalier de l'Ordre de la Valeur

 

LA PRISE EN CHARGE DE FAMILLES AFRICAINES EN FRANCE ET EN AFRIQUE Regards croisés Brigitte Tison

Sous la direction de Compétences interculturelles
ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, CIVILISATION SANTÉ, MÉDECINE TRAVAIL SOCIAL EUROPE AFRIQUE NOIRE
Pour pallier les urgences de guerre et la prévention des épidémies, du personnel occidental, médical ou psychothérapeute, est dépêché en Afrique pour venir en aide au personnel soignant local. En France, il s'effectue également tout un travail de prises en charge et d'accompagnement des familles africaines immigrées, notamment dans les centres médico-psychologiques. Voici rassemblées des réflexions pluridisciplinaires sur l'univers religieux, l'univers des soins en Afrique, sur l'accompagnement des familles, ici en France, et leur prise en charge.
L'Afrique en ce début du 21 siècle est devenue un monde incontournable
pour la plupart des pays qui comptent sur les plan économique, commercial... Son immensité, la richesse de ses terres, ses paysages variés, ses nombreuses populations très diversifiées entre le nord et le sud du continent attirent autant les Européens que les Asiatiques et les Américains. Les changements sociaux que l'Afrique traverse défient tout ce qu'elle a vécu jusqu'alors (passage d'un monde rural à un monde urbain avec l'augmentation très rapide des Africains dans les villes). Dans le même temps, elle continue de subir des guerres (Soudan, Centrafrique...) des épidémies qui prennent les unes et les autres des proportions énormes.
Pour pallier les urgences de guerre, la prévention des épidémies, du personnel occidental est dépêché sur place pour venir en aide au personnel soignant local : qu'il s'agisse d'un personnel médical ou d'un
personnel psychothérapeute... En France, il s'effectue également tout un travail de prises en charge et d'accompagnement des familles africaines immigrées. Là encore, les centres médico-psychologiques reçoivent parmi d'autres structures ces populations.
L'ouvrage présent, coordonné par Brigitte Tison, rassemble les réflexions de plusieurs auteurs, respectivement, anthropologue (M. Camara), ethnologue (B. Tison), psychiatre (A. Targa), philosophe (M. Gatugu) et psychologues (Mmes Flament, Leconte, Polivka, Trocmé, Tison) sur l'univers religieux et l'univers des soins en Afrique, sur l'accompagnement des familles ici en France et leur prise en charge.
Brigitte Tison, ethnologue de formation, psychologue psychothérapeute, dirige actuellement un séminaire sur la parentalité au regard des religions et des cultures et intervient à la Faculté de médecine d'Amiens dans le cadre d'un DU d'anthropologie clinique et interculturelle. Elle a déjà coordonné plusieurs ouvrages sur différents thèmes. Elle-même a participé à différentes missions humanitaires en Afrique (Éthiopie, Rwanda...) et a enseigné l'interculturel à l'Université de Nancy 2 puis à Paris 5 comme associée et associée au laboratoire de psychopathologie de l'université R. Descartes.

 

CONGO : TERRE DE TECHNOLOGIES Objectif 2025 par Vérone Mankou l'harmattan
COMMUNICATION, MÉDIAS ECONOMIE SCIENCES ET TECHNIQUES AFRIQUE NOIRE Congo-Brazzaville
Vérone Mankou invite les Africains à entreprendre, certain que le numérique et les nouvelles technologies vont soutenir le développement et représenter une opportunité pour le continent. Concepteur de la première tablette tactile et du premier smartphone Africain, il se lance aujourd'hui dans de nouveaux projets et une seule ambition "faire du Congo une terre de technologies". Il veut développer chez les jeunes "l'esprit start-up" et l'entrepreneuriat.
VÉRONE MANKOU : « FAIRE DU CONGO, UNE TERRE DE TECHNOLOGIE DANS LES 10 PROCHAINES ANNÉES »
Lire NegroNews
Vérone Mankou, PDG de VMK, surnommé le "Steve Jobs congolais", est venu en France prêcher la bonne parole du développement des TIC en Afrique. Il a répondu aux questions des Dépêches de Brazzaville, à l'issue de la conférence « Le Numérique, les NTIC et le Développement en Afrique », co-organisée le mercredi 11 février à l'UNESCO par l'Union Internationale des Associations et Organismes scientifiques et techniques, l'Union internationale des ingénieurs et des scientifiques utilisant la langue française et l'International Council for Education, Science and Technology.
Où en est le projet d'installation de l'usine de production VMK à Brazzaville ?
Vérone Mankou : L'usine est quasi-achevée. Il reste à réaliser les finitions avant de démarrer la production fin avril. L'usine devrait employer cent personnes pour fabriquer les deux derniers produits VMK mais également ceux d'autres industriels. Une entreprise basée en Asie viendra monter et assembler sa production africaine au Congo. Nous sommes également en pourparlers avec d'autres fabricants. Cette usine est une première dans la sous-région !
Pour pouvoir faire face, une première partie des équipes a suivi une formation. Les autres vont suivre afin d'être fin prêts pour avril.
Quel message êtes-vous venu faire passer à cette conférence « Numérique, NTIC et développement en Afrique » à l'Unesco ?
Vérone Mankou : Je suis venu parler de l'expérience de VMK qui a fêté ses cinq ans l'an dernier. En substance, je suis venu dire qu'au-delà des téléphones à prix accessibles et de bonne qualité (les contenants), il fallait également développer du contenu africain. Après avoir démontré notre force dans les produits, VMK va maintenant créer du contenu et pousser d'autres également à en développer. C'est pour cette raison que nous avons beaucoup investi dans la fondation Bantu Hub et l'initiative Tech 25 avec l'ambition de faire du Congo une terre de technologie au cours des 10 prochaines années. Cela représente beaucoup de combats, mais c'est beaucoup de passion aussi !
On vous a vu à HEC Paris, au Forum Franco-Africain pour une croissance partagée, à l'UNESCO. Comment votre message est-il perçu en France ?
Vérone Mankou : Ce que je suis venu dire à Paris, est «nous existons, venez-voir ce que nous faisons !». À HEC le message est bien passé car ils connaissent l'Afrique, cela a été moins vrai au Forum Franco-Africain pour une croissance partagée, où les gens qui connaissent l'Afrique se mêlaient à ceux qui disent la connaître. Les gens ont compris que l'on peut venir d'Afrique et avoir de vraies réalisations, devenir un groupe panafricain. L'idée est de ne pas se limiter aux frontières du Congo mais de s'implanter partout en Afrique et de devenir numéro un sur le continent. Quel que soit le temps nécessaire, je pense que nous pouvons arriver à cet objectif.
La formation des jeunes est-elle adaptée pour faire du Congo une terre de technologies d'ici à 2025 ?
Vérone Mankou : On pourrait dire que nous sommes déjà en retard. Notre système éducatif n'a pas subi de mise à jour depuis une bonne dizaine d'années. Le numérique a fait apparaitre de nouveaux métiers pour lesquels les jeunes congolais ne sont pas formés. C'est un long processus que nous devrions amorcer dès maintenant. Les entreprises comme les nôtres, ne peuvent pas attendre que le système se mette en place. Aussi, nous avons pris les devants et nous formons en interne les talents dont nous avons besoin : nous repérons les jeunes, nous les encadrons, nous les accompagnons pour qu'ils puissent être opérationnels dans l'entreprise. Ce système a le double avantage d'être plus rapide et plus économique que le recours à des expatriés. Plutôt que de faire venir au Congo de la main d'œuvre étrangère, nous préférons former les jeunes congolais pour répondre aux besoins de l'entreprise d'aujourd'hui et de demain.

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La chronique de Pape
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A nos sœurs et frères-Ne
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