Logiques sociales ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, CIVILISATION COMMUNICATION, MÉDIAS SOCIOLOGIE EUROPE France
La relation entre médias et vie politique constitue de nos jours, un facteur important de la compréhension des enjeux liés aux pouvoirs en vigueur, un domaine idéal pour l'analyse socio-anthropologique du "politique" contemporain. Tout groupe social peut être considéré comme un faisceau de relations de pouvoir, mais le pouvoir est intimement lié à la mort. Le présent recueil, dédié à Louis-Vincent Thomas, socio-thanatologue et professeur à la Sorbonne essaie de faire un bilan sur ces aspects du politique contemporain et le rôle majeur des médias.

La « médiatisation de la vie politique » (l'utilisation intensive et régulière par la classe politique de la presse, de la radio et surtout de la télévision) est liée indissociablement à la transformation du cadre politique des sociétés modernes situant progressivement la question des rapports entre médias et pouvoirs au cœur des débats. La relation entre médias et vie politique constitue de nos jours, un facteur important de la compréhension des enjeux liés aux pouvoirs en vigueur, un domaine idéal pour l'analyse socio-anthropologique du « politique » contemporain. Tout groupe social peut être considéré comme un faisceau de relations de pouvoir (castrateur et sacré) qui touchent au devenir de l'homme ; mais le pouvoir est intimement lié à la mort. Étant donné qu'il n'est point d'organisation sociale sans exercice direct ou indirect du pouvoir, la mort est en quelque sorte le point ultime vers lequel tend ce dernier car il n'est point de pouvoir sans entrave à la spontanéité de la vie.
Quels sont les pouvoirs actuels en enjeu avec les médias ? Le présent recueil, dédié à Louis-Vincent Thomas, socio-thanatologue et professeur à la Sorbonne, essaie de faire un bilan sur quelques aspects importants du politique contemporain. En tenant compte aussi bien de la relation étroite entre « pouvoir » et « mort » (selon l'analyse de L.V. Thomas) que du rôle exceptionnel que jouent les médias dans le jeu politique « postmoderne ».
Ont contribué dans cet ouvrage :
BOURDELOIE H., BOUVIER P., CONSTANTOPOULOU CHR., GAMBA F., MISSIÉ J.-P., PEQUIGNOT BR., ROJO R.-E., ROVENTA-FRUMUSANI D., STEFANEL A., VRANCKEN D.

Manuel Valls a promis de « ne plus rien laisser passer ». Le plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, dont les principales mesures ont été présentées ce vendredi, prévoit un renforcement de l’arsenal répressif. Les motivations racistes lors de la commission d’un crime ou délit seront aussi, désormais, une « circonstance aggravante ».

Lors de ses vœux aux Français, le 31 décembre 2014, François Hollande en avait fait une « cause nationale ». Et les évènements dramatiques qui ont suivi ont encore renforcé la détermination affichée par le gouvernement français à faire de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme un enjeu politique fort.

C’est à Manuel Valls qu’est revenu le rôle de détailler ce plan, ce vendredi avec un objectif affiché : battre en brèche la montée du populisme xénophobe. « Dans une France travaillée par le populisme, notre devoir est d'organiser le sursaut », a insisté le Premier ministre. « Les Français juifs ne doivent plus avoir peur d'être juifs. Les Français musulmans ne doivent plus avoir honte d'être musulmans », a exhorté celui qui, aux lendemains des attentats de janvier, évoquait « un apartheid social, ethnique, territorial » en France.

Répression accrue

Parmi les mesures annoncées dans le cadre de ce plan doté d’une enveloppe de 100 millions d’euros sur trois ans, il y a d’abord le volet répressif. Désormais, commettre un crime ou un délit avec des motivations racistes ou antisémites constituera une « circonstance aggravante ». Une nouveauté dans le Code pénal français.

Autre axe d’action affiché par le Premier ministre : un contrôle accru des paroles et des textes. Désormais, les propos racistes « ne relèveront plus du droit de la presse, mais du Code pénal ». Manuel Valls a également annoncé des mesures spécifiques poutr lutter contre la diffusion des idées racistes sur internet, notamment par la création d’une cellule spécifique, une « unité de lutte contre la haine sur internet ». De plus, Manuel Valls a affirmé qu’à l’avenir, les hébergeurs de contenu seront désormais tenus de « disposer d’une représentation juridique en France ».

Volet pédagogique

Mais le Premier ministre a aussi évoqué un autre axe d’action. « C'est par l'éducation, la pédagogie et la compréhension de l'autre qu'on peut contrer les clichés et les images négatives », a-t-il insisté. Il a promis un renforcement de la formation des enseignants, qui seront incités à multiplier les travaux pédagogiques et activités parascolaires propres à battre en brèche racisme et antisémitisme. « A chaque étape de la scolarité, un lieu de mémoire sera visité », a-t-il affirmé.

En Afghanistan, ce samedi 18 avril 2015, un attentat suicide commis dans la ville de Jalalabad (est du pays) a coûté la vie à au moins 33 personnes, et en a blessé une centaine d’autres. Une attaque qui intervient alors que la fin de l’hiver marque ce qu’on appelle traditionnellement, en Afghanistan, la « saison des combats ». Même s’il faut se méfier à ce stade des effets d’annonce, l’attaque - dont les talibans nient la responsabilité - aurait été revendiquée par l'organisation Etat islamique.

Pour récupérer leur salaire ce samedi matin, de nombreux fonctionnaires faisaient la queue devant une banque de Jalalabad, la grande ville afghane de l’est du pays non loin de la frontière pakistanaise. Et c’est précisément au milieu de cette foule qu’un kamikaze a fait exploser sa charge, raconte notre correspondant à Kaboul, Joël Bronner.

Comme souvent lorsque des civils sont les principales victimes d’une attaque, le porte-parole des insurgés talibans a décliné toute responsabilité concernant cet attentat, tandis que Daech aurait fait circuler une photographie d’un kamikaze présenté comme l’auteur de l’attentat. C'est ce qui a fait dire au président Ashraf Ghani : « Daech a revendiqué cet attentat ». Une personne se présentant comme un porte-parole du groupe Etat islamique en a dit tout autant, par téléphone, à l'Agence France-Presse.

Inquiétude de l'ONU

« Le groupe autoproclamé Etat islamique est présent en Afghanistan, mais davantage comme un point de ralliement que comme une réelle menace », estimait il y a tout juste un mois Nicholas Haysom. Le représentant spécial de l'ONU en Afghanistan avait alors minimisé la force de frappe de Daech dans le pays. C'était à l'issue d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée justement à la situation en Afghanistan.

L'ONU ne cache pourtant pas son inquiétude sur la capacité du mouvement jihadiste à attirer les groupes d'insurgés et les groupes dissidents. Le président afghan Ashraf Ghani avait également mis en garde lors de sa dernière visite aux Etats-Unis contre la « terrible menace » de Daech en Afghanistan. L'organisation a déjà envoyé, selon lui, des éléments avancés dans le sud et dans l'ouest du pays, pour tester les failles.

Mais pour certains experts, la présence du groupe EI n'a jamais été confirmée, et les revendications faites au nom de l’organisation jihadiste doivent être prises avec prudence. Si la progression du groupe est difficile à mesurer, Kaboul et Islamabad prennent la menace très au sérieux, ce qui contribue aussi à un rapprochement rare entre les deux pays.

Si l'implication de l'organisation EI devait être confirmée, ce serait une première dans le pays, compte tenu de l'ampleur de l'attaque, après quelques frémissements, comme la décapitation récemment de cinq chiites et de soldats, avec le même type de revendication.

Le retour de la « saison des combats »

Traditionnellement, au retour des beaux jours printaniers, lorsque les cerfs-volants se mettent par ailleurs à planer plus nombreux dans le ciel de Kaboul, revient également la reprise de la saison dite des combats. Ces derniers avaient été ralentis par la neige hivernale et le froid.

Des combats et des attaques se sont multipliés ces derniers jours en Afghanistan, dans la foulée de l’annonce de Barack Obama, le mois dernier, de ralentir le rythme du retrait des quelque 10 000 soldats américains encore présents dans le pays pour entraîner et soutenir l’armée afghane. En une semaine, un convoi de l’Otan a ainsi été visé, là encore à Jalalabad, tuant trois civils. Et dans la région du Badakhshan, dans le nord-est du pays, ce sont cette fois 18 militaires afghans qui ont trouvé la mort.

Rfi

samedi, 18 avril 2015 16:46

Vous parlez de quelle rupture, M. le Président ?

Poster par

Macky Sall, le Président de la République veut nous convaincre de sa politique agricole de rupture. Nous sommes conscients des efforts mais pas convaincus du changement de paradigme. Pas du tout. Il n y a ni rupture, ni changement de paradigme dans votre politique et vos stratégies de production agricole. Car l’augmentation des moyens financiers (si augmentation, il y a) ne peut nullement pas constituer une rupture ou un changement de paradigme. Il faut des stratégies nouvelles. En répondant à la question d’Arame NDAW sur la commercialisation de l’arachide, vous avez abordé deux points pour montrer que vous changez de paradigme. Il s’agit du système de subvention (des intrants et matériels agricoles) et du système de commercialisation.

Pour la subvention des intrants, particulièrement sur les semences certifiées, vous dites être passé de 500 kg en 2012 à 25 000 tonnes en 2014 et que vous visez 50 000 t en 2015.Nous rappelons qu’entre 1959 et 1964, le président Mamadou DIA avait prévu et réalisé, environ 100000 tonnes de semences et plants certifiés. Cette politique avait permis de constituer progressivement puis de sécuriser le capital semencier même au plus fort des plans d’ajustement structurel des années 1980 et 1990. C’est seulement dans les années 2000 que ce résultat a été annihilé par le président Abdoulaye Wade, avec une distribution anarchique.

Il s’en est rendu compte tardivement. Il s’est lancé dans des programmes de reconstitution de capital semencier avec plusieurs financements (budget national, Union européenne et banque mondiale) à coût de milliards. Mais, ces opérations de reconstitution ont toutes échoué sous Wade non pas à cause de déficit de financement mais à cause de l’approche administrée des programmes. Votre gouvernement utilise la même approche que celui de Wade.

De toute façon, vous prévoyez l’atteinte de vos objectifs (50 000 tonnes) de reconstitution totale dans 2 ans. Nous applaudirons des deux mains, si vous les atteignez. Pour l’instant, les résultats provisoires annoncés ne sont pas visibles sur le terrain. Les semences étaient du tout-venant, elles n’étaient même pas écrémées. Pour l’engrais, vous avez annoncé 8 milliards pour l’arachide, mais en 2009 le président Wade avait budgétisé 554 471 T d’engrais pour un coût de 193 224 285 714 F et un programme de fertilité des sols pour 536 000 000 F. Ici pas besoin de commentaire.

Pour la subvention du matériel agricole, vous agissez sur le matériel léger et sur le matériel lourd. Pour le matériel léger, vous avez acheté 20 500 unités (charrue, semoir, houe, charrette et harnachement) avec un taux de subvention de 70%. Le Président Mamadou Dia avait distribué au début de l’indépendance, en moyenne 937 unités de culture mécanique attelée complète chaque année auprès des paysans. Récemment, le Président Abdoulaye Wade avait acheté 255 charrues et 100 semoirs pendant la campagne agricole de 2009 sans parler de des autres matériels (houe, charrette et harnachement). Aussi bien Dia que Wade ont subventionné à presque à votre hauteur. Ensuite, les dettes ont été épongé ; ce qui fait qu’on s’est retrouvé presque à 100% de subvention. Précisons que ces opérations se faisaient sur crédit bancaire.

Pour le matériel lourd (tracteur, moissonneuse, motopompe), vous avez annoncé 1 400 tracteurs avec une subvention de 60% matériel lourd. Un taux proche de celui de votre prédécesseur Abdoulaye Wade. Nous rappelons que de 1960 à 1964, 135 unités de culture mécanique ont été distribuées aux producteurs. En 2008, 1205 tracteurs équipés d’offsets et 225 remorques ont été achetées par le Président Wade. En 2008, il a été budgétisé 310 batteuses à riz, 200 faucheuses, 40 moissonneuses- batteuses, 250 batteuses à mil/ sorgho/mais, 6 rizeries, 7 maïseries, 14 unités de transformation du manioc. Faites la comparaison en actualisant.

Ces rappels ne sont pas faits pour minimiser les efforts du Président Sall sur le secteur, ni pour amplifier le travail des prédécesseurs. Pas du tout. Mais, il faut reconnaître qu’on ne peut pas justifier une quelconque rupture par un volontarisme et beaucoup de milliards. Tous les responsables du pays ont tous fait montre de ce volontarisme et budgétisé des milliards de francs CFA. Le problème est que vous restez dans la même approche. Cette dernière consiste à mettre à la disposition des paysans des intrants et matériels subventionnés à coût de milliards, comme si c’est le seul système de subvention de l’agriculture qui existe. Il en existe d’autres et pour parler de rupture vous devez les explorer.

L’Etat peut bien subventionner l’agriculture sans faire des marchés d’intrants et de matériels ni participer directement à la reconstitution du capital semencier. Si vous aviez changiez de méthode, on aurait applaudi des deux mains. Mais ce n’est pas le cas. Pire, avec ce système, vous ne maîtriserez jamais les statistiques de terrain, vous serez à la merci des manipulateurs qui sont plus dangereux que les spéculateurs que vous pointez du doigt. Pourtant, ce ne sont que des acteurs économiques qui ont su s’adapter à un système qui les favorise. Ils ne sont fautifs que de leur capacité d’adaptation. Changez de système au lieu de les dénigrer. C’est votre système qui favorise la spéculation et même les agents de l’Etat en sont des acteurs.

Vous avez aussi abordé le système de commercialisation arachidière. Sur celle-ci, deux remarques s’imposent. D’abord, le président s’est embourbé en expliquant le phénomène de la spéculation (Mbappat). Ce n’est pas trop grave mais nous lui conseillons modestement dans ses futurs exercices de communication de ne pas entrer dans les détails qu’il ne maîtrise. Restez dans le général, dans les orientations et dans les stratégies générales. Ne vous attardez pas sur les détails. La deuxième remarque est qu’il n’a pas compris la question posée qui était pourtant claire. Depuis la suppression de l’ONCAD et de la SONAGRAINE, la commercialisation de l’arachide a des problèmes, comment régler ces problèmes ? C’est pourtant simple, il s’agit de dire quel système d’accompagnement (de conseil) technico-économique, votre politique de rupture a mis en place pour régler les problèmes ? Nous répondons : AUCUN, dis moins, c’est le statuquo.

Il ne s’agissait pas de dire que le prix de l’arachide a atteint pour la première fois de 200frs CFA, depuis 2014. Sur ce fait, nous rappelons que dans les années 1990, l’Etat a mis en place le Comité National Interprofessionnel de l’Arachide (CNIA) qui a la charge de fixer le prix de l’arachide. En 1995, le prix au producteur de l’arachide était de 145 F/Kg. En 2010, le prix de l’arachide fut fixé à 165 F/kg, Cependant, une étude avait estimé cette même année à 192 F/Kg les charges de production de l’arachide. Si on actualise (avec l’inflation sur les facteurs de production), 200F le kg en 2015, n’est pas rentable. Alors que l’on ne soit pas surpris qu’il ait de la spéculation.

Par ailleurs, le président semble se satisfaire des possibilités d’exportation qui a pour effet d’augmenter un peu le prix. Ce satisfecit prouve que, si besoin en est, que la rupture n’est pas de rigueur. La rupture serait de transformer notre arachide dans nos structures agro-alimentaire pour créer et consolider des emplois dans le secteur secondaire. Il s’agit de construire un système agro-alimentaire (Food system) solide, gage du développement de notre agriculture. Votre stratégie, M. le Président, est fortement hachée c’est une stratégie très sectorielle.

Monsieur le Président, si vous voulez changez de paradigme et faire des ruptures, il faut quitter l’approche sectorielle analytique en cours depuis l’indépendance pour une approche systémique agro-alimentaire (Food- system) qui intègre les unités de production, les structures de transformation/ distribution et les unités de consommation. Cette approche Food-system entrainera surement un nouveau système d’encadrement technico- économique mais aussi et surtout un nouveau de système de subvention qui ne sera pas basé sur les mises à disposition des intrants et matériels agricoles subventionnés à hauteur de 80%. Ce sera ce système qui va permettre de nourrir les populations, de créer des emplois et de développer l’agriculture.

Vous utilisez les mêmes approches de mise à disposition de matériel et d’intrant agricole, les mêmes financements, les mêmes taux de subvention et les mêmes types de fermes clé à mains, vous parlez de rupture. La seule rupture est de n’avoir pas su mettre en place un système d’encadrement technico-économique des paysans.

P S : Pou l’autosuffisance en Riz, vous avez fait des calculs sur la double culture, il faut faire attention, l’intensité culturale n’est pas de 2. Le PRACAS l’estime à vers 1,6 (vous auriez dû multiplier par 1,6 au lieu de 2 dans l’opération sur les surfaces emblavées en irrigué (60 000ha X 2 : 120 000 x 8t : 960 000 t). Mais cette année dans la vallée du fleuve, les emblavures en contre saison sèche tourne autour de 20 000ha au grand maximum donc loin des 60.000ha. Alors l’intensité culturale tombe aux environs de 1, 3 ha. Surtout n’espérez pas avoir un rendement moyen de 8 tonnes à ha.

Avec ces chiffres, les paysans n’ont pas encore répondu à votre appel. Il faut au-delà des remerciements, féliciter Khoutia mais surtout lui demander de réorienter sa communication vers la cible paysanne.

Amadou NDIAYE,
UFR S2ATA UGB

Au cours de l'entretien qu'il a accordé à certains groupes de presse, le chef de l'Etat a déclaré que lui et ses alliés veulent réduire l'opposition à sa plus simple expression. Une sortie qui fait, à la limite, rire le secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais. En audience avec la Fédération du Pds de Kaolack, le pape du Sopi estime que les élections se gagnent en travaillant et le Président Macky Sall ferait mieux de redoubler d'effort."Quand Macky dit qu'il veut réduire l'opposition à sa plus simple expression, c'est parce qu'il n'a pas reçu les bons renseignements sur ce qui se passe dans ce pays. Donner de l'argent à gauche à droite pour corrompre les gens ne veut pas dire gagner les élections. Macky Sall nage dans l'erreur. Un sondage a été effectué il n'y a pas longtemps et les résultats le classent entre la 3ème et 4ème place. C'est-à-dire que si les élections sont organisées demain, Macky Sall ne sera pas au second tour. Le Pds reste le premier parti au Sénégal", a dit l'ancien Président Abdoulaye Wade. Aussi, conseille-t-il son ancien PM, dans les colonnes de La Tribune, de bien travailler pour pouvoir aller au second tour et peut-être remporter l'élection.

Au cours de la rencontre, les nombreux départs de certains membres du Pds, notamment celui de Souleymane Ndéné Ndiaye, ont encore été évoqués. Les libéraux de Kaolack ont tiré à boulets rouge sur l'ancien Premier ministre de Wade, l'accusant d'avoir toujours travaillé contre leur formation politique. D'autres vont jusqu'à révéler que si Jules Ndéné est allé apprendre l'anglais, au moment où ses frères de parti se retroussaient les manches pour sauvegarder le parti, c'est parce qu'on lui a promis un poste au tribunal de la Haye. En réponse à leur interpellation, nos confrères renseignent que Me Wade a d'abord soutenu que Kaolack a toujours joué un rôle important dans le Pds. Il a également reconnu que le parti souffre d'un manque d'organisation notoire dans le Sine-Saloum, d'où la pénétration de Macky Sall pour y puiser des militants. "C'est vrai que certains sont partis, mais, c'est la vie. Lat Dior a été trahi par ses plus proches collaborateurs. Ces départs ne peuvent pas affecter le Pds qui reste le premier parti au Sénégal", a tenu à rassurer Me Wade.

Le chef de l’Etat a fait l’apologie de la transhumance, jeudi, face à la presse à Kaffrine. Pourtant, candidat de Macky2012, il avait invité, sur Walf Tv, à mettre de l’éthique dans la politique. Sa position sur la question a changé parce qu’il se trouve dans une autre position.

Macky Sall au pouvoir ne veut plus entendre le terme «transhumance» qui est «inacceptable» à ses yeux. Mais Macky Sall candidat à la présidence de la République ne faisait pas cette remarque aux journalistes de Walf Tv qui le recevaient à l’émission Perspectives 2012. «Dès lors que les gens viennent avant la victoire», c’était concevable selon lui. Il refuse aujourd’hui que ces transhumants soient assimilés à du «bétail qui quitte des prairies moins fournies pour aller vers des prairies mieux fournies». Et il traitait hier ces mêmes transhumants de «rats qui quittent le navire parce que le naufrage est imminent». Face à la presse à Kaffrine, jeudi, le chef de l’Etat ne voit rien d’«amoral» dans ces mouvements politiques et se demande au nom de quel principe voudrait-on traiter ainsi les politiques. C’est bien au nom de l’éthique, comme il le disait lui-même : «Ce qui est déplorable, c’est que certains attendent que d’autres se battent et gagnent pour venir ensuite les bousculer.» Même si, assurait-il à Kaffrine, «nous ne les débauchons pas à coups de milliards ; nous ne leur donnons pas non plus tout de suite des postes». Face à Walf Tv, le candidat de Macky2012 ajoutait : «On ne peut pas continuer à faire la transhumance telle qu’elle se pratique aujourd’hui parce qu’il faut mettre de l’éthique dans tout cela. Il faut que les gens reviennent aux valeurs. C’est extrêmement important parce que nous ne pourrons pas changer positivement notre pays si nous restons dans le boul faalé (je-m’en-foutisme) et le masla (compromis) où chacun peut faire ce qu’il veut et, après, on se tapote l’épaule entre camarades.»

Transhumance n’est pas majorité
En justifiant la transhumance, Macky Sall a relevé que la Constitution garantit la liberté d’aller et de venir. Mais d’aller où ? De venir où ? S’il est vrai que tout parti au pouvoir peut légitimement se massifier pour se maintenir, il reste que ceux qui sont plus déterminants dans une (ré)élection sont plus ceux qui ne sont d’aucun parti. Et le Président Sall l’a compris en avouant que «les acteurs politiques au Sénégal ne sont pas nombreux». «Nous avons à peu près 5 millions d’électeurs sur 13 millions de Sénégalais», précise-t-il. Mais combien de transhumants y a-t-il parmi ces 5 millions d’électeurs ? Et combien sont-ils d’ailleurs à avoir sanctionné la transhumance version Wade avec sa Cap 21 et ses Fal2012 ?
En prenant exemple sur lui, il s’est pourtant rendu compte qu’il peut gagner sans eux. «Je viens du Pds. Je m’y sentais mal à l’aise. Je l’ai quitté, j’ai créé ma formation, j’ai travaillé et j’ai gagné», rappelle-t-il fièrement. Justement, lui-même a été victime d’une guerre sans précédent de ses adversaires, amorale parce qu’avec des armes non conventionnelles. En 2012, c’est le message de l’éthique et de la moralisation de la vie politique qui a parlé dans les urnes. Contre la transhumance et le wax waxeet ; donc le respect de la parole donnée, entre autres. Macky Sall estime que tirer sur la transhumance, c’est lui demander de «scier la branche sur laquelle (il) est assis». C’est que la «branche» de la transhumance n’est pas si rigide qu’on le croit. Sinon Wade n’en serait pas tombé.

Pour que l’école publique finisse avec les grèves répétitives, la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) a mené la réflexion. Dans une déclaration, elle donne ses propositions après avoir fait l’état des lieux.

Pour sauver ce qui reste de l’année scolaire et sécuriser le droit à l’éducation, la Cosydep donne sa recette. «Il urge de rompre d’avec la tradition d’année scolaire à devoir toujours sauver in extrémis pour ensuite se retrouver à justifier les résultats», déclare dans un communiqué la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep). Dans le détail, cette organisation de la société civile recommande «d’éviter les stratégies de pourrissement, de dialogue de sourds, de dénigrement et de jeux d’acteurs». Comme toute résolution part d’une bonne volonté, la Cosydep prône d’opter pour un esprit de responsabilité et de respect mutuel, en lien avec la réalisation des engagements pris par chaque partie. L’organisation renvoie aux conclusions des Assises de l’éducation qui avaient suscité beaucoup d’espoir. Sou­cieuse de sortir de la crise actuelle, elle recommande «d’éviter tout acte de nature à compromettre la sortie de crise». Elle appelle à «valoriser l’école publique et ses acteurs», à «garder une attention soutenue sur les impératifs d’équité et de justice sociale» et à «se déterminer sur la place prioritaire que l’éducation doit occuper dans la politique du chef de l’Etat et de son gouvernement». En somme, la Cosydep invite à ne plus signer d’accords non appliqués, ce qui garantirait la fin des grèves.

Faisant le point sur la situation actuelle, cette organisation relève beaucoup de ressemblance avec le contexte qui a précédé les Assises nationales de l’éducation et de la formation. Les défenseurs de l’école publique dénoncent «une volonté de changement très peu perceptible dans les pratiques et les discours», «une absence de démarche proactive dans la gestion des dossiers» et «une absence d’écoute des signaux et autres alertes lancés par les acteurs». Ils regrettent aussi les dysfonctionnements, in­cohérences et un blocage permanent, injuste et inadmissible que vit seulement l’école publique. Cela se traduit par une «école publique délabrée qui est en train d’étouffer, d’agoniser, de subir du sabotage avec la menace d’une privatisation rampante». La Cosy­dep dénonce aussi la faiblesse des moyens alloués à l’éducation et à la formation au niveau local et une persistance du nombre élevé d’abris provisoires particulièrement dans les zones défavorisées. Tout cela a pour conséquence «des ré­sultats scolaires constamment médiocres depuis plusieurs an­nées».

lequotidien.sn

Le Syndicat autonome des travailleurs des universités et des centres universitaires (Satuc) a proposé hier, à l’occasion de l’ouverture de son 5ème congrès axé sur «Satuc face aux enjeux de la réforme de l’enseignement supérieur», un «pacte de stabilité» pour faire face aux crises qui plombent l’enseignement supérieur au Sénégal. Cette rencontre de deux jours, organisée à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad II), va permettre aux membres de ce syndicat de renouveler les bases de leur structure. Le Syndicat autonome des travailleurs des universités et des centres universitaires (Satuc) a affiché hier, lors de l’ouverture de son 5ème congrès tenu à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad II), sa volonté de faire face aux crises universitaires. Pour cela, Aboubakry Niane, secrétaire général dudit syndicat, a proposé un «pacte de stabilité». «Parce que l’université est un patrimoine national qui doit être géré autrement. Et je crois que tout le monde est d’accord pour réfléchir sur la gouvernance de l’enseignement supérieur. Une réforme ne peut pas réussir, si elle ne fait pas l’objet de consensus», a-t-il dit. Par la voix de leur secrétaire général sortant, les membres de ce syndicat ont indiqué que le gouvernement met 40% du budget national dans l’éducation dont une bonne partie est destinée à l’enseignement supérieur. Forts de ce constat, ils ont soutenu que les résultats sont «faibles» par rapport aux attentes. Depuis 2012, rappellent M. Niane et Cie, la crise est restée permanente au niveau de l’enseignement supérieur. «Il est clair qu’une stabilité du sous-secteur restera illusoire si les accords signés ne sont pas respectés. Et les ressources budgétaires sont largement en deçà des charges incompressibles, de même que le confort des acteurs (étudiants, enseignants, etc.). En tout état de cause, nous appelons les différents acteurs (gouvernement, autorités académiques, syndicats,...) à se mobiliser pour un consensus national sur la stabilité du sous-secteur de l’enseignement supérieur», a plaidé Aboubakry Niane. Fondé en 1995 sous l’appellation du Syndicat autonome des travailleurs de l’Ucad, avant de devenir Satuc en 2007 à l’occasion de son 3ème congrès tenu en 2007, ledit syndicat est fier de son bilan. Heureux, le secrétaire général sortant dit : «Nous avons multiplié les salaires en moyenne par quatre, harmonisé le cadre juridique des personnels, favorisé la mobilité, engagé l’accès à la propriété foncière, etc. Donc, nous pouvons regarder avec beaucoup de fierté le chemin parcouru parce que nous avons engrangé des victoires, suscité et entretenu d’espoirs. Et la lutte continue.» Le recteur de l’université a, quant à lui, plaidé la cause des personnels administratifs, techniques et de services. Ibrahima Thioub estime qu’ils ont largement contribué aux transformations en cours dans l’enseignement supérieur. «Il y a lieu de promouvoir les conditions sociales des travailleurs du secteur en améliorant l’environnement, en renforçant le dialogue entre les composantes de la communauté universitaire. Ils sont souvent victimes des émeutes des étudiants», a-t-il constaté. Il faut rappeler que les sous thèmes de ce congrès sont relatifs au statut des personnels des universités, le fonds de partage, le mécanisme de solidarité pour les retraités. Aboubakry Niane, secrétaire général sortant du Satuc «Pendant 20 ans, notre génération s’est évertuée à mettre en place un syndicat combatif» Aboubakry Niane frétillait de joie hier, en marge de l’ouverture de leur 5ème congrès organisé à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad II) par le Syndicat autonome des travailleurs des universités et des centres universitaires (Satuc), au moment de faire son bilan. «Pendant 20 ans, notre génération s’est évertuée à mettre en place un syndicat combatif et responsable avec des valeurs d’éthique, de transparence, de solidarité et de partage», a-t-il dit. Et il va passer ce samedi le témoin après 20 ans à la tête de cette structure.

lequotidien.sn

 

L'ellaOne, arrivée sur le marché il y a cinq ans, était jusqu'à présent forcément soumise à une prescription médicale. (LP/Emmanuel Schmitt.)
«Ce sujet est brûlant, ce qu'il faut dire à titre de conseil, si chacun est maître de ses fesses ne laissons pas à la bêtise la gestion de notre avenir. Il y a des méthodes et des lieux pour conseiller, orienter, écouter pour éviter au maximum les erreurs qui sont souvent fatales, donc il faut rester prudent et vigilent. La liberté ne veut pas dire s'envoyer en l'air sans prendre des précautions (sida, grossesses indésirées, MST, etc) On voit de plus en plus des jeunes filles de 12 ans avec une puberté précoce qui enfantent, alors bonjour la suite ....» Pape CISSOKO Ichrono
A partir d'aujourd'hui 16/04/2015, la deuxième molécule commercialisée pour empêcher une grossesse après un rapport non protégé est en libre-service dans les pharmacies. Christine Mateus
C'est un obstacle en moins dans cette course contre la montre. Un préservatif qui craque ou une pilule oubliée et c'est vite la panique après un rapport sexuel lorsqu'une grossesse n'est pas au programme. Pour l'éviter, les femmes se tournent essentiellement vers la contraception d'urgence orale, plus connue -- à tort -- sous le nom de pilule du lendemain.

Et, dans ce domaine, les choses bougent. Après le lévonorgestrel (commercialisé sous les noms de Norlevo ou de son générique Lévonorgestrel Biogaran) délivré sans ordonnance, une seconde pilule de contraception d'urgence, à base d'ulipristal acétate (l'ellaOne), est désormais librement accessible en pharmacie.

Depuis son arrivée sur le marché, il y a cinq ans, il fallait forcément passer par la case médecin pour se la voir prescrire. La délivrance de l'ellaOne sans ordonnance est annoncée aujourd'hui par le laboratoire qui la commercialise, HRA Pharma, qui répond ainsi favorablement à une décision de la Commission européenne datant du début de l'année, autorisant l'accès direct de l'ulipristal acétate dans les officines. C'est donc toute la contraception d'urgence orale qui devient accessible sans ordonnance.

Le laboratoire indique également une baisse de son prix et le fait passer de 23,59 € à 19,70 €. Elle reste prise en charge à 65 % si elle est prescrite par un médecin (sauf pour les mineures, elle est alors gratuite). Mais elle n'est pas remboursée si on se la procure sans ordonnance.

L'ellaOne est jugée plus efficace. « Les deux contraceptions d'urgence orales fonctionnent de la même façon, précise le docteur Christian Jamin, gynécologue-endocrinologue. Elles empêchent le follicule d'arriver jusqu'à l'ovulation pendant une période de cinq jours, durée de vie des spermatozoïdes. Cependant, la première contraception d'urgence ( NDLR : lévonorgestrel ) peut agir sur un follicule ayant une taille de 14 mm, mais pas au-delà, alors que la dernière contraception d'urgence orale ( NDLR :l'ulipristal acétate ) agit sur le follicule jusqu'à ce qu'il mesure 18 mm, donc au plus proche de l'ovulation, ce qui est la période de fécondabilité maximale. Ainsi, lorsque la contraception d'urgence est prise de façon optimale dans les vingt-quatre heures, la prise du lévonorgestrel divise le risque de grossesse par deux et l'ulipristal acétate divise ce risque par six. »

Les femmes auront donc à disposition ce produit plus librement, d'autant que, en France, une grossesse sur trois n'est pas désirée. Une situation qui touche toutes les femmes en âge de procréer, avec, toutefois, un pic chez les 20-24 ans. « Que l'ellaOne soit disponible sans ordonnance est une très bonne nouvelle et peut avoir une incidence sur ce chiffre, même s'il a déjà bien baissé. A la fin des années 1970, par exemple, la part des grossesses non désirées était de 50 % », illustre la docteur Sabine Guffroy, gynécologue-sexologue, qui exerce notamment dans un centre de planification à Lille (Nord). « Les femmes qui se retrouvent dans cette situation sont toujours dans un énorme désarroi, avec une décision, quelle qu'elle soit, toujours difficile à prendre. Il faut donc arrêter de croire que prendre une contraception d'urgence est signe d'irresponsabilité. C'est même tout le contraire. »

Quinze migrants musulmans ont été arrêtés jeudi, à leur arrivée par bateau, par la police italienne. Ils sont soupçonnés d'avoir jeté par-dessus bord douze autres migrants, des chrétiens. Une altercation serait survenue entre les hommes des deux communautés alors qu'ils traversaient clandestinement la Méditerranée. Parmi les quinze suspects, des Sénégalais, des Ivoiriens et des Maliens. A Bamako, la communauté chrétienne tient pourtant à montrer la force des liens qui l'unissent à la communauté musulmane du pays. Elle refuse de laisser tirer des conclusions hâtives.

Le Mali est un pays à plus de 90 % musulman. Les chrétiens représentent 4 % de la population environ. Et tout se passe très bien entre les deux communautés, affirment-ils.

Pour l'abbé Edmond Dembele, secrétaire général de la Conférence épiscopale du Mali, « les Maliens musulmans tels que nous les connaissons n’ont pas de problèmes avec les chrétiens. L’Eglise n’a jamais rencontré d’hostilités du côté des musulmans. Et les musulmans et les chrétiens du Mali vivent en parfaite harmonie. L’islam malien est un islam tolérant, ce qui fait qu’au Mali, il n’y a pas de problème entre chrétiens et musulmans. »

Un drame de l'immigration

Les migrants tentent de rejoindre l'Europe à bord d'embarcations délabrées et surchargées. Pour l'abbé Dembele, un contexte aussi difficile peut être un début d'explication à la tragédie survenue en Méditerranée.

« Les migrants sont des gens en état de fragilité. C’est possible dans des moments de détresse de paniquer et de commencer à poser des actes qu’on n’aurait peut-être pas posés en temps normal. Ça peut arriver. Je pense que c’est un acte isolé qui peut s’expliquer peut-être par les circonstances dans lesquelles cela est arrivé », analyse-t-il avant de rappeler qu'avant de tirer toute conclusion, il faut attendre le résultat des enquêtes de police.

Rfi

Page 195 sur 255

AUDIO

Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

Video galleries

logotwitterFacebook