L'Arabie saoudite et une dizaine de pays ont lancé une intervention militaire au Yémen pour défendre le chef de l'Etat, Abd Rabbo Mansour Hadi, menacé par la rébellion chiite houthie, soutenue par l'Iran. Une ligne rouge, intolérable pour Riyad, a été franchie dans ce pays que le royaume saoudien « contrôle » depuis plusieurs décennies.

Depuis plusieurs jours, des diplomates avaient averti qu'il existait une ligne rouge : la chute d'Aden aux mains des Houthis. Car en fait, qui contrôle Aden contrôle le détroit de Bab el-Mandeb, par où transite l'essentiel de l'approvisionnement du pétrole pour l'Occident. L'opération, baptisée « Tempête de fermeté », a été déclenchée dans la nuit du 25 au 26 mars par des frappes saoudiennes sur différentes positions des Houthis, qui ont pris le contrôle de plusieurs grandes villes, dont la capitale Sanaa, au cours des derniers mois. Ils avaient investi Aden quelques heures mercredi 25.

L'Arabie saoudite a donc mobilisé 150 000 militaires et 100 avions de combat, les Emirats arabes unis ont engagé 30 avions de combat, Bahreïn et Koweït 15 appareils chacun et le Qatar, dix. En plus de ces pays du Golfe, voisins du Yémen, l'opération mobilise d'autres pays alliés de l'Arabie saoudite comme l'Egypte, la Jordanie, le Soudan, le Pakistan et le Maroc, selon Riyad. Quatre navires de guerre égyptiens sont d'ailleurs entrés dans le canal de Suez afin de sécuriser le golfe d'Aden, au large du Yémen.

Une ligne rouge fixée

Une ligne rouge a été fixée il y a quelque jours, surtout parce que les Houthis, pour l'essentiel, viennent du nord du Yémen et qu'ils sont chiites. Avant qu'ils ne menacent Aden, tout le monde s'en accommodait en partie bien sûr parce qu'en même temps ce sont les seuls à faire le coup de feu contre les partisans de Ben Laden (originaire de la région yéménite de Shibam) aujourd'hui dénommé al-Qaïda dans la péninsule arabique. Les Etats-Unis surtout s'en accommodaient, dans la mesure où « l'ennemi de mon ennemi est mon ami ». Mais contrôler Sanna la capitale et Aden la capitale du sud du Yémen c'est trop, surtout pour le voisin saoudien.

A ce propos, l'Arabie saoudite a toujours été sourcilleuse sur tout ce qui se passe au Yémen. Il faut se souvenir, sans remonter très loin dans l'histoire, qu'il y avait deux Yémen : un Yémen du Nord et un Yémen du Sud. L’actuel Yémen est né en 1990 de la réunion de la République démocratique et populaire du Yémen (au Sud) et de la République arabe du Yémen (au Nord). Le Yémen du Nord était un imamat, ou une royauté ; le Sud, lui, était communiste. En juillet 1994, le Yémen du Sud a vainement tenté de faire sécession sous le nom de République démocratique du Yémen, avant de retomber sous le contrôle du gouvernement de Sanaa. Mais une fois réunis en un seul pays, que faire? Impossible de s'entendre sur une monarchie ou un parti unique. Le Yémen deviendra une république - aujourd'hui encore il ya une vingtaine de partis politiques avec un vrai Parlement et une vrai pluralité de la presse. Autrement dit, il s'agit de la seule république, voisine de l'Arabie, et entourée de monarchies pétrolières.

Un Yémen de tout temps surveillée de très près

Riyad a donc toujours surveillé de très près les évènements au Yémen de peur que la république ne devienne « contagieuse » et ne devienne un exemple à suivre dans la région. En outre, lorsque ce sont des chiites qui tiennent le pavé comme aujourd'hui, plus aucun dirigeant du Golfe en fait ne dort tranquille. D'autant que ces monarchies pétrolières ont toutes sur leur territoire des minorités chiites privées de droits politiques.

C'est ce qui explique que d'autres pays ont rejoint l'Arabie saoudite pour intervenir militairement. C'est le cas des cinq monarchies pétrolières du Golfe, du Pakistan également. En revanche, il y a d'autres motifs pour la Jordanie ou encore le Maroc. Pour l'Egypte qui a mobilisé quatre navires dans la région, il faut rappeler que dans les années 1960, Le Caire a mené une guerre au Yémen (l'Egypte, avec la Syrie, voulait créer à l'époque une union arabe qu'elle voulait diriger). La guerre a duré entre 1963 et 1970. Finalement, l'armée égyptienne avait été battue avec retentissement. On parlait à l'époque d'un Vietnam égyptien. Mais surtout, l’Arabie saoudite a accordé des milliards de dollars, y compris pour que l'Egypte puisse acheter des rafales à la France tout dernièrement.

La rivalité hégémonique entre l'Arabie et l'Iran

L’Iran n'a jamais nié qu'il soutient les Houthis, chiites comme l'immense majorité des Iraniens. On accuse même Téhéran de fournir de l'armement lourd aux Houthis. En tout cas les deux pays sont des ennemis irréductibles. Ils s'affrontent par groupes ou combattants interposés dans la crise syrienne. Téhéran, par l'entremise également du Hezbollah libanais, soutient le régime de Bachar el-Assad, alors que l'Arabie saoudite prête main forte aux islamistes en guerre contre l'armée syrienne. Même chose en Irak, là ou l'Arabise saoudite soutient la communauté sunnite, les Iraniens soutiennent, et même participent, aux combats que mènent les autorités irakiennes contre l'Etat islamique.

C’est la dernière ligne droite avant l’élection présidentielle prévue ce samedi au Nigeria. Fin de campagne prévue ce vendredi soir à minuit. Les services de sécurité sont plus que mobilisés. Le gouvernement vient d’annoncer la fermeture des frontières terrestres et maritimes pour trois jours, et ce jusqu’à samedi minuit. Une mesure qui vise, selon les autorités, à réduire tout risque de troubles le jour du vote.Les autorités veulent se donner les moyens d’assurer une élection calme. C’est disent-elles, une mesure « normale », qui avait déjà été prise lors des précédents scrutins. Joint par RFI, un responsable du ministère de l’Intérieur, précise que cette mesure s’adresse tout particulièrement aux communautés vivant le long de la frontière: les autorités craignent en effet que des étrangers puissent tenter de voter. « Certains étrangers, explique une source au service d’immigration, demandent une carte d’identité nigériane pour mener leur commerce sur notre territoire … mais, souligne cette source, ces citoyens ne sont pas habilités à voter ».

Les autorités veulent donc éviter toute source de trouble ainsi que tout mouvement de contestation le jour du scrutin. Et tout cela se joue en toute diplomatie : le contrôleur général des Services d’immigration a rencontré hier, mercredi, des officiels camerounais et tchadiens, notamment, pour les prévenir qu’en cas d’infraction, leurs ressortissants seront traduits devant la justice.

Accord entre les deux principaux challengers

Des garanties ont été prises également au plus haut niveau avec la signature, ce jeudi matin, d’un accord entre les deux principaux challengers de cette élection, à savoir Goodluck Jonathan, le président sortant du PDP et Muhammadu Buhari, de la coalition APC. Symboliquement, tous deux ont signé un accord pour respecter les résultats du scrutin. L'accord a été signé sous l’égide de la Commission nationale pour la Paix, dirigée par l’ancien général Abdulsalam Abubacar qui a dirigé le pays de juin 1998 à mai 1999.

Ce texte, c’est en fait une réaffirmation de l’accord d’Abuja signé le 14 janvier dernier, au moment où la campagne électorale était émaillée de violence, de discours haineux et de menaces entre militants. Dans ce texte, les candidats demandent à leurs sympathisants de respecter l’issue du scrutin. De quoi rassurer l’ancien général Abdulsalam Abubacar, le garant de cet accord.

« Tout au long de nos discussions, chaque parti nous a assuré avoir tenté – et je pense qu’ils ont essayé- de contrôler tous ces discours haineux lors des meetings. Je les crois sur parole et je pense qu’ils vont faire de leur mieux. Je suis heureux de voir que les parties prenantes ont, dans cet accord, pris l’engagement d’accepter les résultats du scrutin. C’est donc un soulagement, un vrai soulagement pour enfin réduire les tensions », a déclaré le général Abdulsalam Abubacar.

D’après un observateur de la vie politique nigériane, c’est la première fois que la Commission nationale pour la Paix entre clairement en action.

« Derrière ce geste, on assiste à une prise de conscience que ces élections peuvent déboucher sur la violence », commente cette source.

De leur côté, les services de sécurité assurent pouvoir contenir précisément d'éventuels troubles. Selon certaines sources, il y aura, samedi, près de 300 000 policiers mobilisés pour encadrer le vote.
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Meeting du parti APC de l'ancien dirigeant du Nigeria, Muhammadu Buhari à Lagos. REUTERS/Akintunde Akinleye
Rfi
jeudi, 26 mars 2015 20:21

Manif des Libéraux du vendredi : Wade sedégonfle

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Abdoulaye Wade et ses frères de parti ont décidé de surseoir à leur meeting de demain à la place de l’Obélisque. L’appel du khalife des mourides au pape du Sopi, disent les Libéraux, les a poussés à agir de la sorte. En attendant, le Pds ne prévoit pas de plan B pour suppléer Karim Wade, investi comme candidat dudit parti pour la prochaine Présidentielle et emprisonné pour enrichissement illicite. En ce sens, Me Abdoulaye Wade et Cie menacent de boycotter ou d’empêcher l’organisation de cette élection.

Ceux qui se préparaient à participer au meeting que devait tenir le Parti démocratique sénégalais (Pds), demain à la place de l’Obélisque, doivent repasser. La raison, le pape du Sopi et ses ouailles ont décidé de surseoir à la tenue de cette manif, provoquée par la condamnation de leur candidat Karim Wade à six ans de prison ferme par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Me Abdoulaye Wade et Cie en ont décidé ainsi, selon le porte-parole du Pds, à la suite d’une demande du khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, qui l’a appeler sur le chemin du retour de la prison de Rebeuss oû il était pour voire son fils Karim Wade.

Menace de boycott de la Présidentielle
Mais la condamnation de Karim Wade n’ébranle pas les Pds. Investi samedi dernier comme le candidat des Libéraux, l’ancien ministre d’Etat détient toujours la confiance de ses «frères» de parti, qui désirent le porter à la magistrature suprême en 2017. Depuis Rebeuss. Inédit ! Lors de la réunion d’hier du Comité directeur (Cd) présidée par Me Abdoulaye Wade, le Pds a mis en garde Macky Sall et son régime contre toute tentative d’empêcher la candidature de Wade-fils. Le porte-parole du parti, Babacar Gaye, révèle les deux mesures adoptées lors du Cd : «Si le pouvoir actuel dirigé par Macky Sall refuse à Karim Meissa Wade sa participation à la prochaine élection présidentielle, le Pds compte se doter de tous les moyens légaux de sa politique le moment venu (…) Il y a deux choses, comme nous n’avons pas de plan B, soit boycotter l’élection organisée par le pouvoir et laisser l’opinion nationale et internationale apprécier ou utiliser toutes les voies politiques, y compris d’empêcher l’organisation d’une élection dans l’ensemble du territoire national, si c’est utile.»

La jeunesse fera face à Macky Sall
Jugeant «inique» le verdict de la Crei, le Pds dit faire «confiance» à la Cour suprême parce que, considère-t-il, «aucun juge» de cette juridiction «ne validera» cette décision. «Sans préjuger de ce qui sera décidé, le Pds estime que nous avons des juges qui sont assez indépendants et outillés pour casser cet arrêt», espère M. Gaye, renseignant au passage que «le Pds ne négociera jamais la libération de Karim Wade et Cie».
En outre, les Libéraux ont fait le point sur les nombreux responsables ou militants libéraux incarcérés qui sont, d’après eux, au nombre de 26. Pour Babacar Gaye, le pouvoir fait tout pour «décapiter l’aile jeunesse du Pds». «Ils ont arrêté le responsable de l’Ujtl, le responsable des étudiants», liste Gaye qui considère que le pouvoir s’attaque à la jeunesse du Sénégal. «La jeunesse a fait face à Abdou Diouf. Elle ne manquera pas de le faire avec Macky Sall», avertit le porte-parole du Pds.

Lequotidien.sn

 

Se libérer des souffrances du passé... Manque de confiance en soi, difficultés à s'attacher, à aimer, incapacité à se réaliser... Beaucoup de nos problèmes actuels, en apparence insurmontables, sont liés à nos ancêtres. Quel est cet héritage et comment s'en libérer ? Pour comprendre l'origine de nos échecs, ce livre nous propose d'explorer notre arbre généalogique : comment les croyances et les attentes de nos ancêtres continuent-elles à se manifester au quotidien ? A qui obéissons-nous réellement lorsque nous faisons inlassablement le constat de notre incapacité à vivre en couple, à réussir professionnellement ou à être heureux ? L'enjeu de cette enquête au coeur du roman familial est de prendre conscience des choix qui nous appartiennent réellement aujourd'hui. En effet, au-delà d'un déterminisme hérité et subi, nous pouvons décider de nous appuyer sur notre histoire pour construire, en toute liberté, un avenir qui nous ressemble.
Présentation de l'éditeur
Se libérer des souffrances du passé... Manque de confiance en soi, difficultés à s'attacher, à aimer, incapacité à se réaliser... Beaucoup de nos problèmes actuels, en apparence insurmontables, sont liés à nos ancêtres. Quel est cet héritage et comment s'en libérer ? Pour comprendre l'origine de nos échecs, ce livre nous propose d'explorer notre arbre généalogique : comment les croyances et les attentes de nos ancêtres continuent-elles à se manifester au quotidien ? A qui obéissons-nous réellement lorsque nous faisons inlassablement le constat de notre incapacité à vivre en couple, à réussir professionnellement ou à être heureux ? L'enjeu de cette enquête au coeur du roman familial est de prendre conscience des choix qui nous appartiennent réellement aujourd'hui. En effet, au-delà d'un déterminisme hérité et subi, nous pouvons décider de nous appuyer sur notre histoire pour construire, en toute liberté, un avenir qui nous ressemble.
Biographie de l'auteur
Juliette Allais est thérapeute et enseignante en psychogénéalogie. Sa pratique repose sur une approche pluridisciplinaire mêlant psychologie des profondeurs, analyse des rêves et étude du transgénérationnel.
Juliette Allais intervient régulièrement dans différents lieux de formation et dans les médias pour promouvoir et enseigner l'approche transgénérationnelle, notamment à de futurs praticiens. Elle organise également ateliers de sensibilisation et journées de formation en entreprise sur les implications de la place généalogique. Elle est aussi conférencière en France et à l'étranger. Elle reçoit en consultation individuelle à Paris, en psychanalyse transgénérationnelle, en tant que psychothérapeute, d'orientation jungienne, et en accompagnement des trajectoires personnelles et professionnelles, à partir d'une méthodologie particulière et unique (Place & Trajectoires).
Quelques avis
-Bonjour je connais bien ce genre d'ouvrage qui colle notre présent sur le passé.
S'il est vrai que nos racines, nos traditions, notre héritage culturel influent sur notre manière d'être et de faire il faut avouer aussi qu'avec les lumières, la raison, les études, la philosophie ; nous pouvons dans une sorte de résilience ( cyrilnuk ) changer la voie, le chemin ou le destin.
Il y a une ( L'AMBIVALENCE IDENTITAIRE DANS LA SOCIÉTÉ MARTINIQUAISE par Josette NONONE) Antillaise qui est au Canada qui a écrit un ouvrage sur les conséquences religieuses de l'esclavage sur les enfants.
On ne peut pas être enfermé dans un schémas univoque.
On peut changer son itinéraire, il faut de la volonté et des références. Si on se réfère à la théorie de Démocrite, l'idée du coriolius, le clinamen, la déviation qui rompt avec le dé fato : le destin peut changer et on peut lui infliger une tournure. Il y a certainement plusieurs ressources pour comprendre ou tenter d'expliquer une chose ou un évènement mais il n'y a pas une seule voie unique. Dans la recherche de la compréhension, il y a plusieurs possibilités. Pape Cissoko
P TURNIER. Pour ma part, je crois que malgré la résilience qu'un individu puisse avoir, il existe de puissantes forces externes empêchant les Noirs d'émerger. Par exemple, ce n'est pas normal que sur 1200 milliardaires dans le monde à peine 10 soient Noirs. Cela signifie que nous sommes boycottés mondialement. On nous accuse de ne pas être assez unis, etc. mais on ne peut ignorer les barrières féroces et externes nous empêchant de nous épanouir. Il y a certainement des solutions mais la situation est très complexe et les problèmes que nous rencontrons sont de divers ordres. D'autres groupes également sont empêchés d'évoluer tels que les femmes. Par exemple, Hillary Clinton a toutes les compétences pour devenir le prochain chef d'état mais le statu quo est maintenu par des gens puissants en place. De plus, à travers le monde trop souvent lorsque les femmes sont en position de pouvoir, on les accuse de corruption, etc. Certaines ont même été assassinées telles qu'Indira Gandhi. Les changements sont loin d'être aisés. P Turnier / CANADA
Le débat est ouvert et chacun écrire sa vision. Ichrono.info

Quatre auteurs africains figurent dans la liste des dix finalistes du prestigieux prix international de littérature anglophone "Man Booker". Le jury tranchera le 19 mai.

Il y avait rarement eu autant d'auteurs africains parmi les finalistes du prix international Man Booker. Le jury devra trancher entre dix écrivains, dont le grand gagnant sera désigné le 19 mai à Londres.

Parmi les auteurs africains figurent le Mozambicain Mia Couto, le Libyen Ibrahim Al-Koni ou encore la Sud-Africaine Marlene van Niekerk. Le Congolais Alain Mabanckou, lauréat du prix Renaudot en 2006 pour Mémoires de porc-épic (Seuil), et récemment salué par la critique pour Lumières de Pointe-Noire, fait également partie de la sélection. Pour la première fois, ces pays sont représentés dans cette sélection.

>> Lire aussi : Alain Mabanckou : "Ma place est peut-être au Congo"

Le prix, décerné tous les deux ans, récompense une oeuvre écrite ou traduite en anglais, et accorde à l'auteur la somme de 60 000 livres, soit plus de 81 000 euros. En 2007, l'écrivain nigérian Chinua Achebe, mort en 2013, avait remporté la prestigieuse récompense.

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Une femme égyptienne de 64 ans, qui s’est déguisé en homme pendant 43 ans dans le but de gagner sa vie après la mort de son mari, a reçu la médaille de "Mère travailleuse exemplaire" des mains du chef de l'État, Abdel Fatah al-Sissi.

Sissa Abu Daooh est une veuve égyptienne de 64 ans. À l'âge de 20 ans, alors qu’elle était enceinte de sa fille, son mari décède. Démunie, elle doit trouver un moyen de nourrir son enfant. Mais dans une Égypte ultraconservatrice et misogyne, elle ne voit qu'un moyen pour trouver du travail : cacher sa féminité.

Pendant 40 ans, Sissa se travestit en homme, enchaînant les métiers manuels sans jamais être démasquée par ses collègues ou ses patrons. Drapée sous une longue galabeya (longue tunique traditionnelle) noire, elle déambule dans les rues de Louxor pour gagner sa vie. "J’avais coupé mes cheveux. J'ai commencé à porter la galabeya, un turban et des chaussures d'homme pour chercher du travail. C'était dur de trouver un emploi pour une femme", dit-elle au site Al Arabiya.com.

Les travaux pénibles plutôt que la mendicité

Confectionneur de briques et cireur de chaussures feront partie de ses nombreux métiers. "J’ai privilégié les travaux pénibles à la mendicité  pour nourrir ma famille", explique-t-elle. Un parcours exceptionnel qui n’a pas laissé les autorités égyptiennes indifférentes : le président Abdel Fatah al-Sissi a tenu a la décorer en personne. Il lui a en effet remis le dimanche 22 mars 2015 la médaille de "Mère travailleuse exemplaire", au lendemain de la Fête des mères égyptiennes. Lors de la cérémonie, Sissa Abu Daooh a également reçu 50 000 livres égyptiennes (6 000 euros).

Mère courage

Malgré son nouveau statut, la vielle paysanne n’a pas l’intention d’achever sa vie de dur labeur. Elle continue à ce rendre tous les jours à la gare de Louxor habillée en homme afin de subvenir aux besoins de sa fille, ses petits-enfants et de son gendre invalide.

Jeune Afrique

Michel Platini a été reconduit par acclamation pour un troisième mandat de quatre ans à la présidence de l'UEFA, à 59 ans, mardi lors de 39e Congrès de son instance à Vienne.

L'ex-triple Ballon d'Or avait accédé pour la première fois à la tête de l'UEFA en 2007 sur un score serré face au président sortant Lennart Johansson. A Paris, en 2011, il avait été reconduit par acclamation. A Vienne, comme à Paris, aucun autre candidat ne s'était présenté contre son bilan incontesté.

Michel Platini rempile à la tête de la Confédération européenne de football. L'ancien joueur français a été réelu président de l'UEFA pour un troisième mandat de 4 ans lors du congrès de l'organisation qui a débuté lundi 23 mars en Autriche. Il était le seul candidat en lice.

Triple Ballon d'Or, l'ex-joueur de Saint-Etienne a été reconduit, non par vote, mais par acclamation des représentants des 54 fédérations composant l'UEFA, comme en 2011 pour son deuxième mandat.

Lors de son discours d'ouverture, Michel Platini a mis en garde contre une montée des extrêmes en Europe, tendance insidieuse, selon lui, qui se retrouve dans les stades.

Jugement indépendant pour les uns, procès politique pour les autres ; au Sénégal, la condamnation de Karim Wade divise le pays.

La Cour de Répression de l'enrichissement illicite (CREI) a reconnu Karim Wade coupable d'« enrichissement illicite » et l'a condamné à six ans de prison ferme et à une amende de 138 milliards de francs CFA (environ 209 millions d'euros), alors qu'il vient juste d'être désigné par son parti, le Parti démocratique sénégalais (PDS), candidat pour la prochaine élection présidentielle de 2019.

Les partisans et proches du PDS et de la famille Wade crient au procès politique. Serigne MBaké NDiaye, ancien porte-parole d’Abdoulaye Wade, le père de Karim Wade, est formel : pour lui, les juges n’avaient pas de preuves concrètes. « [L’enrichissement illicite] n’a jamais été prouvé et ça pose beaucoup de problèmes. Nulle part, le nom de Karim Wade n’a été mentionné. Ca veut dire que si Karim Wade est condamné, il y a toute une chaîne qui doit être condamnée en même temps : ce sont les notaires, ce sont les fonctionnaires de l’Etat du Sénégal qui ont permis que toutes ces affaires-là se passent. Donc, on ne peut pas, sur la base de présomptions, condamner quelqu’un », argue-t-il.

« Il n’y a pas de preuves »

Cet ami des Wade ajoute : « Personnellement, je n’ai pas été surpris parce que, depuis le début du procès, les droits de Karim Wade ont été régulièrement violés. Je constate tout simplement, et je l’ai toujours dit, que ce sont des adversaires politiques tapis dans l’ombre qui sont derrière tout ça, et qui sont en train de tirer les ficelles ». Dans le même temps, il demande au président Macky Sall de prendre des dispositions pour gracier ceux qui sont condamnés ; en dehors de Karim Wade, Bibo Bourgi, accusé d'être un prête-nom de l'ancien ministre, Alioune Samba Diassé et Mamadou Pouye, qui écopent eux aussi de lourdes peines, cinq ans de prison et de fortes amendes.

Même réaction indignée des avocats de Karim Wade. Maître Madické Niang, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien ministre de la Justice n'en démord pas : « Pour nous, cette affaire ne peut avoir que des relents politiques parce que la CREI n’est pas une juridiction qui prend en compte certaines normes. Il n’y a pas de preuves. On s’appuie sur des témoignages alors que ces témoignages ont été contredits par d’autres. Pour moi, la décision n’a pas de base légale, la décision n’est pas fondée. J’ai ressenti ça comme une honte. Pour moi, cette décision représente un déshonneur pour la justice sénégalaise ».

« L’agenda politique n’a rien à voir avec l’agenda judiciaire »

Mais selon le ministre de la Justice sénégalais en place, Sidiki Kaba, la décision a été rendue en toute indépendance. « Vous avez entendu dire que tout a été fait, tout a été décidé pour lui ôter tous ses droits - civiques, civils et familiaux. Ce ne fut pas le cas. Le juge, en toute indépendance, a estimé qu’il n’y a pas corruption. Le parquet avait poursuivi dans ce sens. Si le projet politique existait pour précisément couler un adversaire politique, il va de soi que le résultat n’est pas atteint. Je ne pense pas que cette accusation puisse prospérer : l’agenda politique n’a rien à voir avec l’agenda judiciaire », a déclaré le plus haut magistrat du Sénégal.

Pour l'avocat de l'Etat du Sénégal, partie civile, Aly Fall, qui s'est battu pour que la reddition des comptes soit une réalité, la décision rendue par la cour est juste, elle a une portée « historique », et, il l'espère, aura une portée pédagogique. Ce qu'il ressent ? « Du soulagement, car le procès a été long [il a duré sept mois, NDLR] pour nous tous. De la fierté et de la satisfaction parce, que tout simplement, pour notre pays, je pense que c’est un grand moment ».

Aly Fall balaie les accusations de procès politique s'en référant aux conclusions de la CREI : « Ceux qui disent que c’est une condamnation politique ont politisé ce procès. La réponse que la cour a apporté avec un arrêt aussi structuré et aussi bien motivé lève le doute sur toutes les spéculations politiques concernant ce dossier », estime-t-il.

Faute de pouvoir faire appel du jugement, les avocats de la défense ont annoncé qu'ils allaient se pourvoir en cassation devant la cour suprême.

Rfi

Un Airbus 320 s'est écrasé dans les Alpes-de-Haute-Provence avec à son bord 150 personnes, toutes ont péri dans l'accident. Les victimes sont allemandes, espagnoles mais aussi turques. L'avion de la compagnie Germanwings effectuait la liaison Barcelone-Düsseldorf. L'accident s'est produit dans un endroit très difficile d'accès, d'après la gendarmerie, les hélicoptères ne peuvent pas se poser sur le site et il faudra des jours pour dégager les corps de la catastrophe. Un enregistreur de vol a été retrouvé mais pour l'instant les causes de l'accident restent inexpliquées.

L'appareil s'est écrasé à la hauteur du massif dit « des Trois Evêchés », près de la ville de Barcelonnette, située dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans le sud-est de la France. C'est une « zone enneigée, inaccessible à des véhicules », indiquent des officiels français.

L’avion, appartenant à la compagnie Germanwings, filiale de Lufthansa, reliait la ville espagnole de Barcelone à celle, allemande, de Düsseldorf.  Il a décollé à 10h01 avec à son bord 144 passagers et 6 membres d’équipage - deux pilotes et quatre hôtesses ou stewards. Il y a 45 personnes de nationalité espagnole, 67 de nationalité allemande et des personnes de nationalité turques parmi les victimes, a déclaré un dirigeant de la compagnie lors d'une conférence de presse. Seize adolescents allemands en échange scolaire et deux professeurs étaient à bord, indique un maire espagnol. (Voir notrecarte en bas de page)

C'est au pied d'un pâturage d'un alpage situé à 1500,1700 mètres d’altitude...L'armée sécurise le site et organise l'accès pour pouvoir rapatrier les corps et tout ce qui va concerner l'enquête.
Francois Balique, maire du Vernet 24/03/2015 - par Franck Alexandre écouter

A midi, François Hollande a pris la parole depuis l’Elysée. « Les conditions de l'accident qui ne sont pas encore élucidées laissent penser qu'il n'y aurait aucun survivant », a déclaré le chef de l'Etat devant la presse. Une information confirmée par le ministre des Transports, Alain Vidalies, peu avant 13h.
Les conditions de l'accident laissent penser qu'il n'y aurait aucun survivant.
François Hollande 24/03/2015 - par BFM écouter

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé en fin d'après-midi qu'une des boîtes noires de l'appareil avait été retrouvée. « Cette boîte noire va être exploitée dans les heures qui viennent, elle va permettre de faire avancer l'enquête. En attendant, la zone de l'accident est sécurisée », a précisé Bernard Cazeneuve.

 ■ Que s'est-il passé ?

Lepatron de la compagnie Germanwings indique que l'avion aurait commencé à perdre de l'altitude vers 10h35 ce matin et il aurait chuté durant huit minutes avant de disparaître des radars français à 10h53 et de s'écraser. Cette durée suggère une descente rapide mais pas une chute libre, aux yeux de plusieurs experts en aéronautique.

L'équipage de la compagnie Germanwings n'a pas émis d'appel de détresse, a indiqué à l'AFP la Direction générale de l'aviation civile. « L'équipage n'a pas émis de "mayday". C'est le contrôle aérien qui a décidé de déclarer l'avion en détresse car il n'avait plus aucun contact avec l'équipage et l'avion », a-t-elle expliqué.

Pour l'heure, Airbus, le constructeur de l'avion, ne communique aucune information sur les circonstances du drame. Selon Germanwings, l'appareil avait subi une grosse révision à l'été 2013 et le pilote avait plus de dix ans d'expérience et 6 000 heures de vol à son service. Le Premier ministre français Manuel Valls a déclaré devant l'Assemblée nationale qu'aucune hypothèse ne pouvait être écartée, précisant qu'une « cellule de crise pour les familles des victimes a été ouverte au ministère des Affaires étrangères ». Un numéro vert destiné aux familles des passagers a été mis en place : 0800 00 97 85.

Les lieux de la catastrophe ont été « gelés pour le début de l'enquête », a appris l'Agence France-Presse, une enquête confiée au parquet de Marseille. Airbus envoie ses experts techniques pour aider à l'enquête de sécurité. Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a également annoncé l'ouverture d'une enquête.

 ■ Où en sont les secours ?
Il va falloir envoyer des alpinistes sauveteurs parce que le massif [...] est très, très compliqué d'accès. C'est de la haute-montagne.
Gérard Joany, consultant et spécialiste en aéronautique 24/03/2015 - par Caroline Paré écouter

« L'accident s'est produit dans une zone particulièrement difficile d'accès », a précisé François Hollande ce midi. Les victimes sont allemandes, espagnoles « probablement » turques. « Il n'y aurait pas de victimes françaises », mais sans « totale certitude ».

Un PC de sécurité a été installé. D'importants moyens de secours ont été engagés : 15 hélicoptères pour survoler la zone du crash ou déposer les équipes terrestres. 380 pompiers, 300 gendarmes, des CRS de haute-montagne, le Samu, des équipes médicales, un avion ravitailleur de l'armée et un civil de reconnaissance, a précisé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet. Des moyens logistiques et de désincarcération ont été également envoyés, notamment de l'éclairage pour pouvoir poursuivre les opérations durant la nuit. L'armée de terre et de l'air sont aussi mobilisées pour prêter main-forte aux secours.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve est sur les lieux de la catastrophe pour superviser les opérations, il est accompagné par l'ambassadrice d'Allemagne. La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies et le ministre allemand des Transports Alexander Dobrindt  sont également sur place. La chancelière allemande Angela Merckel et le chef du gouvernement  espagnol Mariano Rajoy, accompagné du président de l'exécutif catalanan Artus Mas, ont annoncé qu'ils se rendront mercredi dans les Alpes. L'Espagne a annnoncé trois jours de deuil national..

Arrivée de Bernard Cazeneuve, le ministre français de l'Intérieur sur les lieux du crash de l'A320, le 24 mars 2015.REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Il s'agit du premier crash d'un avion de ligne sur le sol français depuis l'accident du Concorde à Gonesse, près de Roissy, en juillet 2000.

 ■ Les premières réactions

Je viens de demander l'activation de la cellule inter-ministérielle de crise
Manuel Valls, Premier ministre français 24/03/2015

Depuis l’annonce du crash, les réactions se sont multipliées dans le monde politique et aéronautique. Outre le président de la République, le Premier ministre Manuel Valls a pris la parole pour exprimer son émotion et donner les informations en sa possession. « Nous pensons d’abord aux victimes de cette catastrophe aérienne si rare mais quand elle intervient, elle nous touche d’autant plus. »

« Nous ne savons pas encore ce qui s’est passé. Notre sympathie va aux familles et aux proches des passagers de l’équipage. Si nos craintes se confirment, il s’agit d’une journée sombre pour Lufthansa. Nous espérons que des survivants pourraient être retrouvés », c’est ce qu'a déclaré le PDG de Lufthansa, Carsten Spohr, via Twitter.

La chancelière allemande Angela Merkel s'est dite « bouleversée » par l'accident et annule des « rendez-vous ». De son côté, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy s'est dit « consterné » par la catastrophe : « Nous travaillons avec les autorités françaises et allemandes dans l'enquête. » A Paris, le roi Felipe VI d'Espagne a annoncé «  l'annulation » de sa visite d'Etat en France.

Avec Agences,

 
 
 
 
Rfi
mardi, 24 mars 2015 20:40

Ce que l'on sait du crash de l’A320

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Un Airbus 320 s'est écrasé dans les Alpes-de-Hautes-Provences, aux environs de Barcelonnette, faisant 150 morts. L'avion de la compagnie la low-cost Germanwings, filiale de Lufthansa, effectuait la liaison entre Barcelone et Düsseldorf. Le président François Hollande a précisé que le drame s'est produit dans une zone difficile d'accès, enneigée, dans un massif de moyenne montagne.

En attendant le décryptage de la boîte noire retrouvée, les enquêteurs en sont réduits à éliminer des hypothèses. Parmi celles-ci, les mauvaises conditions météo ou une collision avec un autre avion, hautement improbables.

Selon le patron de la compagnie Germanwings, l'Airbus A320 aurait commencé à perdre de l'altitude vers 10h35 ce matin et il aurait chuté durant huit minutes avant de s'écraser. Cette durée suggère une descente rapide, mais pas une chute libre, aux yeux de plusieurs experts en aéronautique. Après avoir cru dans un premier temps que l'appareil avait envoyé un signal de détresse, on a appris que c’est en fait la Direction générale de l'aviation civile qui a émis ce signal après avoir constaté que l'appareil avait disparu des radars, et qu'il n'y avait plus de contact avec l'équipage.

Un appareil réputé fiable

Parmi les possibilités, des problèmes techniques : explosion du moteur, ou une rupture dans la structure de l’avion entraînant une dépressurisation… Des accidents qui pourraient justifier la descente rapide, mais qui sont rarissimes.

Par ailleurs, bien que l’A320 soit un appareil ancien, il jouit d’une grande réputation de fiabilité. L’avion de la Germanwings qui s'est écrasé ce mardi était âgé de 24 ans. Un âge courant pour un appareil de ce type. Et il était bien entretenu. Il avait été révisé à l'été 2013 et ne présentait aucune anomalie. L'équipage, quant à lui, semblait suffisamment expérimenté. D’après la compagnie Germanwings, le pilote avait plus de dix ans d'expérience et plus de 6 000 heures de vol.

« Aucune piste ne peut être écartée »

Reste des hypothèses impossibles à vérifier pour le moment, comme celle d’un déroutement de l’avion qui se serait terminée par un crash, ou encore la réaction inadéquate de l’équipage à une situation difficile, en l’occurrence des sondes bloquées, envoyant de mauvaises information comme ce fut le cas lors de l’accident du Rio Paris en 2009. Seuls l’analyse des enregistreurs de vol et un travail d’enquête minutieux sur les débris et les corps permettront d’avancer dans l’élaboration de cet accident.

« Tout est fait pour comprendre ce qui s’est passé », a déclaré cet après-midi le Premier ministre Manuel Valls. Mais pour l’heure, « aucune piste ne peut être écartée » pour expliquer le drame, a-t-il ajouté. Le parquet de Marseille s'est saisi de l'enquête. Airbus envoie ses experts techniques pour aider à l'enquête. Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a également annoncé l'ouverture d'une enquête.

L’appareil s’est écrasé dans une zone de moyenne montagne située près de Barcelonnette, à un peu plus de 200 kilomètres au nord de Marseille. Il s’agit d’une zone escarpée et enneigée à laquelle il est très difficile d’accéder. Des hélicoptères de la gendarmerie ont pu survoler les lieux du drame et visualiser les débris de l'avion. La gendarmerie estime que le site est tellement escarpé qu'il sera impossible aux hélicoptères de s'y poser et qu'il faudra plusieurs jours pour dégager les corps des victimes..


Germanwings, une jeune compagnie à l'image longtemps médiocre

Germanwings est une jeune compagnie allemande créée en 2002. Sa flotte est essentiellement composée d'Airbus A319 et A320. En tout, 80 appareils, âgés de moins de 15 ans, à l'exception de certains appareils appartenant initialement à Lufthansa. Celui qui s'est écrasé ce matin aurait été livré en février 1991, il y a 24 ans. Germanwings reprend l'essentiel des lignes court-courrier de Lufthansa en Europe. La compagnie a pour base principale l'aéroport de Cologne-Bonn, mais dessert également cinq autres villes en Allemagne. Contrairement à ses concurrents Easy Jet et Ryanair, qui disposent de bases chez eux et un peu partout en Europe, Germanwings, elle, n'est présente qu'en Allemagne.

En juillet 2013, soit plus de dix ans après sa création, la compagnie a été relancée par la Lufthansa qui espérait ainsi gagner des parts de marchés et réduire ses coûts avec, pour objectif pour la Germanwings, un retour aux bénéfices en 2015. Celle-ci a longtemps souffert d'une image de marque médiocre, attachée à une qualité de services aussi faible que ses coûts. A tel point que Lufthansa a fait peindre sur le fuselage des appareils de Germanwings « Lufthansa group » pour donner par procuration à sa filiale une image de qualité et de fiabilité.

Rfi

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