La société française apparaît de plus en plus fragmentée. Quand l'entre-soi devient la règle, quand l'indifférence, les humiliations ou les agressions se multiplient entre des univers différents qui semblent sans cesse davantage s'éloigner les uns des autres, brisant le sentiment d'appartenir à la même communauté républicaine, il est urgent de réagir. La violence des événements de 2014-2015 a fait vaciller les principes de la République. Comment sortir de cette spirale ?


Dans cette nouvelle édition largement refondue de son ouvrage initialement intitulé Sortir de la violence par le conflit, paru en 2008, Charles Rojzman propose de prolonger la réflexion sur la thérapie sociale qu'il mène depuis de nombreuses années en France et à l'étranger, dans les banlieues et dans les milieux les plus divers, consistant à transformer la violence en conflit. Car pour sortir de la violence, il ne s'agit pas d'éviter le conflit, mais au contraire de lui donner un cadre d'expression pour qu'il ne dégénère pas en haine.
A partir des expériences de terrain issues de la thérapie sociale qu'il met en œuvre, Charles Rojzman montre comment, en suscitant la rencontre entre personnes, groupes ou institutions qui se haïssent ou s'ignorent, il est possible de restaurer un lien social et de contribuer à l'émergence d'une démocratie forte. La violence des évènements de 2015 en France et en Europe nous condamne à sortir d'une spirale infernale : ce livre montre qu'il est possible de sortir du sentiment d'impuissance.

La société française apparait de plus en plus fragmentée. Quand l'entre soi devient la règle, quand l'indifférence, les humiliations ou les agressions se multiplient entre des univers différents qui semblent sans cesse davantage s'éloigner les uns des autres, brisant le sentiment d'appartenir à la même communauté républicaine, il est urgent de comprendre comment nous en sommes arrivés là et de réagir.


Dans cette nouvelle Edition, actualisée et enrichie, de son ouvrage initialement intitule Sortir de la violence par le conflit, paru en 2008, Charles R propose de prolonger la réflexion sur la thérapie sociale qu'il mené depuis de nombreuses années en France et a l'étranger, dans les banlieues et dans les milieux les plus divers, consistant à réhabiliter le conflit comme moyen de transformer la violence. Car, pour sortir de la violence, il ne s'agit pas d'éviter le conflit, mais au contraire de lui donner un cadre d'expression pour qu'il ne dégénère pas en haine.
A partir de nombreuses expériences de terrain, l'auteur nous montre comment, en suscitant la rencontre, dans un cadre précis de thérapie sociale, entre des personnes, des groupes ou des institutions qui se haïssent, se méprisent ou s'ignorent, il est possible de sortir du sentiment d'impuissance, de restaurer les liens et de contribuer à l'émergence d'une démocratie forte. Les outils proposes visent à former des individus démocrates, capables de résister aux endoctrinements et aux psychoses collectives, et à modifier les fonctionnements institutionnels afin de favoriser l'exercice de la raison critique, de la responsabilité et de la sociabilité.
Pour éviter le pire.


Biographie de l'auteur


Créateur d'une méthode transdisciplinaire de thérapie sociale, Charles Rojzman intervient depuis les années 1990 dans les banlieues françaises, où il anime des groupes de confrontation sur les questions du vivre ensemble et forme des acteurs de terrain et des personnels des services publics à l'exercice de leur profession dans un contexte de crise. À l'étranger (en particulier aux États-Unis et dans les pays du Caucase), il mène des actions sur les conflits et les cohabitations interethniques.

 

Natif de Zinder, ancienne capitale du Niger (sud) frappée par les sécheresses à répétition, où la pluie tombe au mieux trois mois par an, Abdou Maman sait que pour cultiver leurs champs, les paysans n'ont d'autre choix que l'irrigation.


« L'irrigation est possible grâce aux nappes phréatiques, mais elle est souvent archaïque », explique à l'AFP Abdou Maman, qui a participé ce week-end à Libreville au New York Forum Africa. Habitué à développer des logiciels informatiques pour les entreprises et les administrations basées à Niamey, il se demande alors « comment aider les gens du village, ceux qui sont restés en marge de la technologie ».


Moqué hier, courtisé aujourd'hui –


Son idée repose sur deux éléments essentiels: le soleil, ressource inépuisable dans ce pays, censé alimenter le moteur de la pompe, et le téléphone, dont le taux de pénétration en Afrique a explosé en 10 ans pour atteindre près de 80%.
Pour 200 Francs CFA (30 centimes d'euro), le prix d'un appel surtaxé dont M. Maman partage les bénéfices avec l'opérateur, le cultivateur peut déclencher l'irrigation, programmée pour une durée définie, et même consulter la météo dans sa zone, pour décider si l'arrosage est pertinent ou non.
« Au début, on me prenait pour un fou, personne n'y croyait! », raconte, goguenard, l'informaticien de 44 ans qui déambule en sandales et chemisette parmi les dirigeants de multinationales en col blanc invités au New York Forum Africa.


En 2011, après des centaines de nuits passées dans sa chambre à bricoler une moto-pompe reliée à des circuits intégrés d'un côté, un seau d'eau de l'autre, il parvient enfin à faire marcher sa « télé-irrigation ».
C'est le premier prix de l'entrepreneur social en Afrique, décroché un peu par hasard, qui va le propulser. Désormais courtisé, Abdou Maman obtient un prêt de 225. 000 euros pour concrétiser son projet, « de la même banque qui m'avait refusé un prêt de 1. 500 euros il y a quelques années », s'amuse-t-il.
Sa société Tech-innov, qui a démarré ses activités il y a cinq mois, compte déjà 12 employés. L'inventeur a vendu une centaine de kits, en majorité à des propriétaires terriens qui ont les moyens.
Car la télé-irrigation coûte cher. Pas loin de 4. 000 euros l'ensemble (panneaux solaires, pompe, moyens d'irrigation), soit une petite fortune pour des paysans pauvres.
L'agence luxembourgeoise de coopération pour le développement aide une vingtaine de maraîchers à s'acheter sa technologie, à travers de la Banque agricole du Niger.


Pour développer son affaire, Abdou Maman parcourt les forums internationaux pour trouver des partenaires qui voudront bien accorder des micro-crédits à ses futurs clients.
Seul actionnaire de sa société, pour laquelle il a hypothéqué sa maison, il reste résolument ambitieux: « aujourd'hui j'attends que des gens s'engagent avec moi. L'objectif, c'est d'installer ma télé-irrigation dans d'autres pays, pourquoi pas le Nigeria, le Burkina, le Mali. . . " .


http://www.jeuneafrique.com/depeches/16719/politique/niger-lirrigation-a-distance-par-telephone-pourrait-changer-la-vie-des-paysans/

Tech-Innov est une société à responsabilité limitée (SARL) de droit nigérien au capital social de 5 millions de Francs CFA. Elle a été créée pour gérer, exploiter et commercialiser le système "Télé-Irrigation" et ses dérivés : Abreuvage Automatique, Kiosque d'Eau Potable en milieu rural, Méto -Mobile, Scrutateur discret et Centre Multimédia Agri-Infos. Ce système est une innovation personnelle de Mr Abdou Maman qui est le directeur de la société qu'il a créée. Cette innovation a remporté le 1er Prix de la 1ère édition du concours de l'Entrepreneur Social en Afrique organisé par France Télécom Orange, Africacom et un jury présidé par Mr Jean Michel Severino.

Elle a aussi été distinguée par une médaille au Salon International des Inventions de Généve en 2012. L'innovation a été également selectionnée par l'Institut Francophone pour le Développement Durable (IFDD) et présentée au Sommet Mondial de l'Eau à Marseille où elle a fait l'objet d'une publication scientifique dans la revue 'Liaison Energie Francophone (LEF)'. Récemment encore un dérivé du système : le Kiosque d'Eau Potable a été distingué par une médaille aux 7èmes Jeux de la Francophonie à Nice au titre du concours de création écologique. L'année 2015 est l'année de consécration pour Tech-Innov (son système et son promoteur) qui vient de remporter le Grand Prix Mondial Hassan II pour l'Eau en Corée du Sud lors du Forum Mondial de l'Eau.

Merci à Nana Ibrahime qui nous a parlé de cette innovation. Cette jeune femme est une panafricaniste et cherche tout ce qui peut apporter à l'Afrique, ichrono est un site ouvert et reçoit de plus en plus de contributions.

Pape B CISSOKO

 


Longtemps ultra marginale et décriée, la polygamie est aujourd'hui (un peu) mieux acceptée aux États-Unis. En décembre 2013, elle a même été dépénalisée dans l'Utah, l'État de Salt Lake City, le temple du mormonisme. Un pas vers sa légalisation ?
Un homme et son harem. Aux États-Unis, l'idée n'est plus si baroque qu'il n'y paraît. Alors qu'en 2001, seulement 7 % des Américains voyaient dans la polygamie une pratique « moralement acceptable », ils sont aujourd'hui 16 % à la considérer favorablement, selon le sondage Gallup. Depuis le début des années 2000, cet institut prend le pouls de la population sur des sujets de société sensibles aux États-Unis, comme l'euthanasie, l'avortement ou la peine de mort.


Certes, ces 16 % de la population à considérer la polygamie comme « moralement acceptable » représentent toujours une minorité. Mais parmi les dix-neuf "tabous" évoqués dans le sondage, il est celui qui a connu la plus grande évolution vers l'acceptation. Dans les résultats de l'enquête publiée le 26 mai dernier, la polygamie arrivait en cinquième position des thèmes controversés dont l'image s'était améliorée, juste après les relations homosexuelles, le fait d'avoir un enfant et des relations sexuelles hors mariage, le divorce et la recherche médicale sur les cellules souches obtenues à partir d'embryons humains. Aujourd'hui aux États-Unis, il est même plus acceptable d'être polygame que d'entretenir des relations extraconjugales (ce que seuls 8 % des Américains juge moralement admissible).

La culture pop a peut-être contribué à démocratiser la polygamie, devenue tour à tour sujet d'une fiction diffusée sur HBO depuis 2013, Big Love, et de deux émissions de téléréalité, « My Five Wives » et « Sister Wives ». Mais certains attribuent cette évolution à « une vision libertaire, à un laissez-faire des jeunes Américains en ce qui concerne le sexe, le mariage et la vie de famille » (Brad Wilcox du National Marriage Project (NMP)), tandis que d'autres y voient un « effondrement des valeurs » ou une conséquence du lobbying LGBT. L'origine de ce changement est peut-être plus complexe, car la pratique polygame se trouve à la croisée des chemins de plusieurs influences américaines, entre « le libéralisme social, le fondamentalisme religieux et le polyamour radical », explique Samantha Allen, journaliste du Daily Beast. Aujourd'hui, les polygames seraient entre 50.000 et 100.000 et, pour la plupart, « musulmans et mormons fondamentalistes », poursuit-elle, en précisant que la majorité sont polygynes (un homme avec plusieurs femmes) et non polyandres (une femme avec plusieurs hommes).


Si déjà plusieurs observateurs prédisent sa légalisation - elle sera reconnue « en 2040, dans l'indifférence générale », déclare l'éditorialiste Ross Douthat en conclusion de son article dans le New York Times -, la pratique, malgré sa petite popularité, a toujours mauvaise presse. Car elle reste associée à des affaires sordides de violences domestiques, de crimes, de problèmes mentaux et de viols. Il y a donc peu de risques de voir de sitôt se multiplier les familles avec un homme et plusieurs femmes - et inversement - vivant sous un même toit.

http://madame.lefigaro.fr/societe/la-polygamie

Le président nigérian Muhammadu Buhari entame une visite officielle de trois jours à Paris, ce lundi 14 septembre, sur invitation du président français François Hollande. Investi en mai dernier, Muhammadu Buhari a fait de la lutte contre Boko Haram l’une de ses priorités. La France avait organisé un Sommet à l'Elysée en mai 2014 pour coordonner les efforts du Niger, du Tchad, du Cameroun et du Nigeria pour repousser le groupe djihadiste, qui a fait allégeance à l'organisation Etat islamique. Aujourd'hui, la France veut montrer qu'elle continue d'apporter son soutien.

L’insécurité liée à Boko Haram est un sujet important de discussion entre les deux chefs d’Etat. Fin août, François Hollande a exprimé une « solidarité sans faille » avec les pays affectés par Boko Haram. Paris fournit un appui en termes de renseignements et délivre des formations aux militaires nigérians, notamment dans l'analyse des données. Depuis quelques semaines, Abuja multiplie les prises de contact avec les partenaires étrangers pour compléter ses besoins logistiques.

« La France a toujours été une priorité, affirme Femi Adesina, un des conseillers du président Muhammadu Buhari contacté par RFI. Le président nigérian va demander au président français de lui apporter son soutien dans le domaine logistique. Il s’agit de demander des équipements militaires. Et aussi, une coopération en matière d’intelligence, l’échange de renseignement est très important dans une guerre contre l’insurrection. »

Contexte économique difficile

Le but de cette rencontre sera donc de faire le point sur les besoins du Nigeria — et plus largement de la Force régionale mixte — dans la lutte contre Boko Haram, mais pas seulement. Le président nigérian vient aussi à Paris pour renforcer les relations commerciales entre les deux pays. Deux conventions devraient d'ailleurs être signées avec l'Agence française de développement afin de lancer deux programmes dans le secteur agricole. Car au Nigeria, tous les indicateurs sont dans le rouge. Les cours du pétrole sont au plus bas, la monnaie nationale, le naira, est en chute libre et le chômage frappe durement la jeunesse de la première puissance économique africaine.

Muhammadu Buhari compte donc vanter les forces du plus grand marché d'Afrique. Le Nigeria pèse en effet plus de 170 millions de consommateurs. C'est pourquoi le Président Buhari souhaite également améliorer la coopération culturelle avec la France.
Notamment sur le plan de l'enseignement de la langue française au Nigeria.

Malnutrition

L'insécurité croissante a provoqué le déplacement 1,5 million de personnes dans le nord-est du Nigeria, des familles forcées de quitter leurs villages et leurs activités sources de revenus pour se réfugier dans des camps de fortune. En conséquence, les taux de malnutrition dépassent les seuils d'alerte dans la zone du lac Tchad.

« Près de 41 000 personnes ont été déplacées des îles du lac Tchad depuis le mois de juillet, explique à RFI Adel Sarkozi, chargée de communication du Programme alimentaire mondial en Afrique de l'Ouest. Ces personnes sont à l'origine des pêcheurs ou encore des agriculteurs qui ont dû abandonner leurs terres alors que les terres étaient fertiles. En ce moment, leurs plantations sont mûres, mais ils n'ont pas été en mesure de récolter cette année, car ils ont dû fuir. A cause de ce phénomène, de plus en plus de personnes sont exposées à la famine et à la malnutrition. »

Parmi les zones les plus affectées, au Tchad par exemple, « un enfant sur trois souffre de malnutrition sévère », précise-t-elle. « Dans certaines zones, nous avons comptabilisé 33% d'enfants affectés par la malnutrition. La moyenne pour l'ensemble de la région avoisine les 22,5%. Ce taux est bien au-delà du niveau d'alerte. De manière générale, dans les îles du lac Tchad, ceux sont plus de 114 000 personnes qui touchées par l'insécurité alimentaire. Nous avons donc besoin de ressources financières pour répondre aux besoins liés à cette crise. »

Corruption

Enfin, déterminé à combattre la corruption dans son pays, l'ex-général Buhari viendra plaider pour le recouvrement des milliards d'euros détournés du pétrole nigérian. Avec sa délégation, Muhammadu Buhari veut se renseigner sur les moyens de lutter contre la corruption dans son pays.

Abuja est ainsi à la recherche d'expertises pour se doter d'organismes de contrôle fiables. Et le président nigérian espère de son homologue français qu'il puisse défendre cette cause au coeur de l'Union européenne.

L’office national de lutte contre la fraude et la corruption dirigé par Nafy Ngom Keita convie à partir de ce jour, lundi 14 septembre, des acteurs venant de divers pays de la sous région ouest-africaine aux fins d’une session de formation autour d’une problématique qui semble actuellement au centre de toutes les politiques gouvernementales.
 
L’Ofnac abrite en effet, pour cinq jours, le 13ème Programme mondial sur la lutte contre la corruption, la criminalité financière et le recouvrement d’avoirs. Cette session de formation qui se déroule, du  14 au 18 septembre 2015, regroupe des représentants de plusieurs pays. Il s’agit, entre autres, du Cameroun, du Togo, du Bénin, du Niger, du Nigéria, de la Guinée et de Côte d’Ivoire.
 
 Les participants à ce programme de formation vont travailler,  sous l’égide d’Interpol, sur le cadre légal en matière de lutte contre la corruption, les instruments légaux dans la lutte contre la corruption, les meilleures pratiques pour sécuriser et présenter des preuves, l’entraide judiciaire officielle et aux prescriptions en la matière. Les travaux se dérouleront au siège de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac).
 
Pour rappel, l’Ofnac est une structure qui a été créée en décembre 2012 pour lutter contre d’éventuelles tentatives de corruption. Composée d’une dizaine de personnes, elle est dirigée depuis  juillet 2013, par l’inspecteur général d’Etat Nafi Ngom Keïta.

Sudonline

L’avocat et homme politique, Me Ousmane Sèye, a condamné hier, dimanche 13 septembre, la décision des Chambres africaines extraordinaires (Cae) de commettre d’office des avocats pour assurer la défense du Président Habré après que celui-ci a interdit ses avocats de plaider. Invité du jour de l’émission Objection de la radio Sudfm (privée), le leader du Front républicain a indiqué que les Cae ont non seulement violé le droit du président Habré de refuser d’être assisté mais aussi qu’elles sont tombées dans le piège de celui-ci, en désignant des avocats d’office.
 
Une semaine après son démarrage, Me Ousmane Sèye a vivement déploré les conditions dans lesquelles se tient le procès de l’ancien chef d’État tchadien, Hissène Habré, devant les Chambres africaines extraordinaires (Cae). Invité du jour de l’émission Objection de la radio Sudfm (privée), hier, dimanche 13 septembre, le leader du Front républicain a notamment condamné la décision des Chambres africaines extraordinaires (Cae) de commettre des avocats d’offices pour assurer la défense de Habré après que celui-ci a interdit ses avocats de plaider. Selon lui, en prenant cette décision, les Cae ont tout simplement violé le droit du président Habré de refuser d’être assisté par un avocat mais aussi elles sont tombées dans le piège de celui-ci, en désignant des avocats d’office.
 
Pour cause, Me Ousmane Sèye estime que le Président Habré a le droit de refuser d’être assisté par des avocats. Et il n’appartient pas à la cour de designer des avocats d’office pour assurer sa défense. Selon lui, en procédant ainsi, la Cour est tout simplement tombée dans le piège de l’ex-président tchadien qui est dans une logique de bataille d’opinion après avoir préjugé une issue défavorable de ce procès. «Je suis toujours gêné de parler de ce procès. Pour moi, la Cour ne devrait pas aller à l’encontre de la décision, prise librement par Monsieur Habré de ne pas être assisté par ses propres avocats. Je pense que la Cour a violé les droits de Habré en refusant de respecter ses positions, a indiqué l’avocat politicien.
 
Poursuivant son propos, Me Ousmane Sèye a invité ses collègues commis d’office par la Cour pour assurer la défendre de Habré à respecter les positions de celui-ci. «Un avocat n’a pas le droit d’assurer la défendre de quelqu’un contre son avis. Les avocats commis doivent respecter les positions de Habré. S’ils persistent à le défendre, ils violent la déontologie de notre profession», a-t-il précisé. Par ailleurs, interpellé sur le revirement de l’actuel homme fort du Tchad, le président Idriss Déby qui a décidé de mettre fin à la diffusion par la télévision tchadienne de ce procès, Me Ousmane Sèye a indiqué que le Président Déby, contrairement à ce qu’il croyait, s’est rendu compte que l’opinion tchadienne ne lui est pas favorable.
 
DOSSIER KARIM WADE
 
Toujours lors de cette émission sur les ondes de la radio Sudfm, Me Ousmane Sèye, répondant à une interpellation sur les accusations des avocats de l’État contre le Groupe de travail des Nations unies relatives à son avis sur le dossier de Karim Wade, a relevé beaucoup de confusions dans l’interprétation de cet avis du Groupe de travail. Selon lui, le Groupe de travail n’a fait que confirmer la sortie que lui, Me Ousmane Seye, avait faite, suite à la deuxième mise en demeure de Karim Wade. Cependant, exprimant ses réserves concernant le mode de fonctionnement de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), Me Ousmane Sèye a précisé tout de même que cet avis rendu par le groupe de travail ne remet pas en cause la décision déjà rendue par des juridictions souveraines du Sénégal. 

Faute de visas, près de 200 candidats au pèlerinage sont bloqués à l’aéroport de Dakar alors que la phase aller est «clôturée depuis le 13 septembre». Désœuvrés, des candidats au Hadj 2015 peinent à dépasser l’étape du hangar des pèlerins. Ils observent les avions décoller et survoler l’espace aéroportuaire avec angoisse, en attendant le jour du bonheur : celui de l’embarquement. Il est 19h 30mn. Des gendarmes, qui font office de sentinelles, ont fait savoir que «l’ordre a été donné de ne pas autoriser l’accès au hangar à la presse». Un passant informe que «seuls des candidats qui ont des difficultés sont encore dans ce pavillon». On les aperçoit faire leurs ablutions pour la prière du crépuscule. Ils cherchent visa pour rallier les Lieux saints de l’Islam. Au parking qui fait face à la tente blanche, des véhicules administratifs se juxtaposent. Bien avant l’entrée, des vendeurs de sandwichs et d’autres produits alimentaires cherchent clients. On attendait ce matin, des clarifications sur la situation de ces candidats bloqués à l’aéroport de Dakar. Finalement, la compagnie Senegal Airlines, chargée de transporter les pèlerins sénégalais à la Mecque, a annulé la conférence de presse qu’elle avait prévue de tenir ce matin. Selon le communiqué initial de Senegal Airlines, «cette rencontre vise à faire le point sur la phase aller clôturée ce dimanche 13 septembre 2015». Finalement, la compagnie aérienne est contrainte de reporter la conférence de presse à une date ultérieure.

le quotidien.sn

 

«Si vous aimez le Sénégal, si vous êtes guidés par un intérêt national et si vous craignez Dieu, le Sénégal avancera et sera en paix». Cette recommandation à valeur de viatique adressée aux acteurs de la vie politique lors d’un rassemblement à la zawiya d’El Hadji Malick Sy de Dakar traduit à elle seule tout l’engagement d’El Hadji Abdoul Aziz Sy Dabakh et le rôle de sentinelle qu’il a toujours incarné. C’est ainsi qu’il n’hésitait pas à mettre les députés en garde contre le vote de toute loi qui ne collait pas aux intérêts du peuple. «Si un député vote une loi uniquement pour faire plaisir au président ou au gouvernement et que cette loi ne cadre pas avec ce que Dieu veut, ce député aura des comptes à rendre… Le député doit toujours voter ce qui est dans l’intérêt du peuple…». 18 ans après son rappel à Dieu (14 septembre 1997) les enseignements d’Abdou Aziz Sy Dabakh, notamment à la classe politique, sont toujours d’actualité. «Si vous aimez le Sénégal, si vous êtes guidés par un intérêt national et si vous craignez Dieu, le Sénégal avancera et sera en paix». Cette recommandation à valeur de viatique adressée aux acteurs de la vie politique lors d’un rassemblement à la zawiya d’El Hadji Malick Sy de Dakar traduit à elle seule tout l’engagement d’El Hadji Abdoul Aziz Sy Dabakh et le rôle de sentinelle qu’il a toujours incarné. A chaque fois que le climat politique était tendu et qu’il y avait un différend entre l’Etat et l’opposition ou rupture du dialogue politique, il s’interposait pour apaiser la situation. On se rappelle bien de cette période qui a suivi le fameux «plan Sakho-Loum» que le gouvernement d’Abdou Diouf avait adopté et catégoriquement rejeté par l’opposition et les syndicats des travailleurs. L’opposition comme les syndicats menaçaient de paralyser tous les secteurs socioprofessionnels et éducatifs. Mame Abdou est intervenu en convoquent ces acteurs à Tivaouane pour les faire revenir à de meilleurs sentiments. Patriote hors pair, convaincu que le spirituel pouvait servir de secours au temporel pour sauver la Cité, apôtre de la paix nationale, soucieux de voir afin une Casamance pacifiée, Mame Abdou était prêt à consentir à tous les sacrifices. «Au nom de Dieu, si Dieu me demandait de mettre fin à mes jours pour que la paix règne au Sénégal, moi, Abdou Aziz, je répondrai oui». C’est ainsi que, mis au courant d’un projet de loi que le parlement préparait pour interdire la floraison des daara (école coranique), le sage de Tivaouane ne manquait pas non plus de manifester son mécontentement à Abdou Diouf et aux députés. «Si un député, par peur d’Abdou Diouf, vote une loi uniquement pour faire plaisir à celui-ci, ou au gouvernement et que cette loi ne cadre pas avec ce que Dieu veut, ce député aura des comptes à rendre à Dieu». Il ajoutera aussi: «Le député doit toujours voter ce qui est dans l’intérêt du peuple… Au lieu de s’attaquer au daara, il faut s’attaquer au tourisme, source de dépravation de notre mode de vie, source de beaucoup de maladies». Avec cette posture, Dabakh avait ainsi fini de forcer le respect de toute la classe politique. L’ancien président de la République Abdoulaye Wade affirme d’ailleurs «qu’il m’a toujours réconcilié avec Abdou Diouf lorsqu’on était en conflit».

Sudonline

 

Études africaines ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, CIVILISATION PHILOSOPHIE SCIENCES HUMAINES AFRIQUE NOIRE


Le présent essai tente de décoder l'empire des signes qu'est le texte civilisationnel africain. Il rassure le lecteur sur la pertinence du génie africain, à partir 'un échantillon d'opinions positives sur l'Afrique du XXIe siècle. Il propose en annexe une liste non exhaustive des inventions réalisées par des Africains. Le défi de l'ethos africain du XXIe siècle est de réconcilier science et mythe, individu et groupe, technique et solidarité, rigueur et spontanéité vitale.
Le présent essai tente de décoder l'empire des signes qu'est le texte civilisationnel africain. Il rassure le lecteur sur la pertinence du génie africain, à partir d'un échantillon d'opinions positives sur l'Afrique du XXI esiècle. Il propose, en annexe, une liste non exhaustive des inventions réalisées par des Africains. À l'aune de la civilisation planétaire, l'Afrique constitue un modèle spécifique fonctionnant avec une double articulation systémique, qui comporte le phénotexte (texte visible) et le génotexte (texte caché). Le défi de l'« éthos » africain du XXI siècle est de réconcilier science et mythe, individu et groupe, technique et solidarité, rigueur et spontanéité vitale.
En s'appuyant sur une lecture scientifique des signes sociaux, l'auteur démontre que l'application d'une telle étude à la civilisation africaine permettra de tendre vers la quiétude, le mieux-être, et un authentique dialogue des cultures du monde.

Essayiste, romancier, poète et dramaturge, membre de l'Association des écrivains de langue française (Adelf, Paris), Jacques FAMEN DONGO est à la fois professeur titulaire des universités camerounaises (sémiologie littéraire) et communicateur (diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lilleen 1972). Fort en thème (major au Probatoire littéraire, centre de Yaoundé, 1968, au bac philo-lettres, 1969, centre de Yaoundé, au concours africain d'entrée dans les écoles françaises de journalisme, août 1969, à l'examen de licence ès lettres modernes, université de Yaoundé, 1973 ; docteur de 3ecycle ès lettres de l'université Lille-III, docteur d'État ès lettres de l'université Paris-7 Jussieu, 1984), il a été directeur de l'École supérieure des sciences et techniques de l'information et de la communication (1981-1993), chargé de mission à la présidence de la République (1984-1998), recteur de l'université de Yaoundé-1 (1998-2000), ministre de la Communication (2000-2004). Depuis le 8 décembre 2004, il est ministre de l'Enseignement supérieur du Cameroun

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Epouses africaines
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