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Au centre, micro en main, ben manson toussaint recevant le prix louis d'hainaut à marrakech credit photo: alain jaillet

L'université de mons (belgique) et l'agence universitaire de la francophonie (auf) ont décerné le prix louis d'hainaut de la meilleure thèse de doctorat en technologie éducative à ben manson toussaint.


C'est l'épilogue d'une longue aventure scientifique menée depuis 2011. ses efforts sont grandiosement couronnés. le 11 mai, à marrakech lors de la 17ème assemblée générale de l'auf, ben manson toussaint, docteur en intelligence artificielle et web et directeur du laboratoire sitere a reçu le quatrième prix louis d'hainaut récompensant la meilleure thèse en technologie éducative. c'est la première fois qu'un chercheur haïtien décroche cette distinction d'un aussi grand prestige.


« J'aime l'idée que ce type de récompense permet à "l'extérieur" de jeter un regard, sinon nouveau, mais différent sur ce que nous faisons, ce que nous voulons et pouvons faire en haïti, et de s'y intéresser autrement. J'aime aussi l'idée que ce type de récompense peut pousser les politiques et décideurs, à l'intérieur du pays, à jeter un regard nouveau sur la recherche scientifique ; regard auquel feraient écho des actions concrètes dans le sens de la promotion et du support des activités et des métiers de la recherche », a déclaré ben toussaint dans une interview exclusive accordée à loop haïti.


Sa thèse de doctorat qu'il a soutenue en octobre 2015 avec la mention « très honorable avec les félicitations du jury » porte sur l'intelligence artificielle et la chirurgie orthopédique percutanée. son objectif était de proposer une approche qui permet de modéliser les connaissances - complexes, multimodales - de chirurgiens spécialisés de manière à ce que les machines puissent les acquérir automatiquement. pari gagné.


Avec ses engagements de jeune père de famille, entre « des journées difficiles et des nuits blanches », la préparation de ce doctorat n'a pas été un long fleuve tranquille. il devait partager son temps dans le montage du laboratoire de recherche sitere avec la direction de l'ecole infotronique d'haiti (esih) et l'organisation des journées scientifiques annuelles du laboratoire en haïti. mais ben manson dit garder « le souvenir d'une expérience intense et riche qui dépasse tout le reste. j'aime comparer cette expérience à une course de fond ponctuée de nombreux sprints : les rédactions d'articles, la préparation des cours à donner, les cours à suivre soi-même, la participation à des activités scientifiques, la préparation des expérimentations, etc. »


Il a croisé des personnes « extraordinaires » sur son parcours. ben manson ne se méprend pas. trentenaire, au seuil de sa carrière, le chercheur sait faire preuve de modestie dans les appréciations personnelles de ses compétences.ce qu'il a principalement appris de l'ensemble de ses années de doctorat à l'université joseph fourier (grenoble i) en france,« c'est d'avoir conscience de l'immensité de ce qu'on ne sait pas et qu'on ne saura jamais, mais de comprendre que c'est ce qui pousse à avancer et à ne jamais se satisfaire de ce que l'on croit savoir ou de ce l'on croit connaître. »


Aujourd'hui, ben manson maintient un rapport « très étroit » avec le pays. « ça l'a toujours été », revendique-t-il.il voyage souvent pour des missions de recherche mais principalement dans le cadre de projets menés au laboratoire sitere en partenariat avec des laboratoires et universités étrangers, notamment le laboratoire d'informatique de grenoble et le laboratoire de l'université paris . Son objectif est de « faire du laboratoire sitere une référence de la région dans son sphère d'activité. restent à mettre en place les moyens nécessaires à l'agrandissement de l'équipe. ils espèrent propulser cette année quatre doctorants au total qui réaliseront leur thèse en cotutelle entre l'esih et des universités partenaires en france.


« La recherche peut être une voie difficile, d'autant plus en haïti où elle cherche encore sa place, reconnait ben manson toussaint. mais c'est la voie que j'ai choisie et c'est le pays où j'ai choisi de la suivre. ce prix appartient plus à cette cause qu'à moi-même. »


Le prix louis d'hainaut a été établi à la mémoire du professeur louis d'hainaut qui a consacré sa carrière à diffuser dans le monde francophone les concepts et les méthodologies de la recherche en technologie éducative. Il a pour objectif de stimuler la recherche en technologie de l'éducation dans les pays du sud. chaque année, il récompense la meilleure thèse en technologie éducative.



Assa Traoré, la sœur du jeune homme mort lors de son interpellation en juillet dernier, publie « Lettre à Adama », témoignage du combat de sa famille pour la vérité.
 

C'est l'histoire d'une famille qui a basculé dans le deuil puis la colère lorsqu'un de ses enfants, Adama Traoré, 24 ans, est mort lors de son interpellation par les gendarmes. C'est l'histoire d'une sœur, elle-même mère de trois enfants et éducatrice dans un quartier populaire de la banlieue parisienne, devenue à plein-temps la porte-parole médiatique de tout un clan se battant pour la vérité.


« Je sais comment tu as vécu, Adama. Nous voulons savoir comment tu es mort », écrit-elle dans « Lettre à Adama », un témoignage publié jeudi 16 mai et écrit avec la journaliste de « L'Obs », Elsa Vigoureux.


Une mort suspecte


Le 19 juillet 2016, le jour de l'anniversaire d'Adama Traoré, les gendarmes cherchent à interpeller son frère, Bagui. Quand ils l'aperçoivent, dans le quartier de Boyenval à Beaumont-sur-Oise, les deux discutent ensemble. Bagui se laisse arrêter, mais son frère, qui n'a pas sa carte d'identité sur lui, s'enfuit.

Un peu plus tard, il est finalement interpellé par trois gendarmes. Il mourra quelques heures plus tard, le décès étant constaté par les pompiers et le Samu en début de soirée. Voilà pour les faits.
Pour le reste, les versions divergent : quand précisément ce jeune homme en bonne santé est-il mort et pourquoi ?

Les gendarmes ont-ils fait un usage « proportionné » de la force pour l'interpeller ? Ont-ils utilisé des techniques légales et adaptées ? C'est ce que l'enquête devra établir.


Une famille malmenée


Sous la forme d'un journal de bord presque quotidien, Assa Traoré donne sa vision des faits et son vécu du drame : la famille, qui apprend la nouvelle par la rumeur du quartier puis interroge un gendarme qui répond que le fils va bien – alors qu'il est mort deux heures plus tôt ; l'annonce abrupte du décès, le défunt que la gendarmerie ne veut pas leur montrer, l'explosion des violences dans le quartier.


Enfin, arrive le compte rendu parcellaire du procureur de Pontoise, qui insiste sur une supposée infection et des problèmes cardiaques du jeune homme pourtant en bonne santé selon tous ses proches et omet de mentionner devant les journalistes le « syndrome asphyxique » relevé dès la première autopsie.


Combat judiciaire


Dès lors, le parcours du combattant commence. La famille se trouve un avocat combatif (Yassine Bouzrou), demande une contre autopsie puis le dépaysement de l'affaire. Car Assa Traoré en est convaincu : son frère est mort étouffé sous le poids des trois gendarmes qui se sont mis sur son dos pour l'interpeller et le procureur ne veut pas l'admettre. La contre-autopsie va en tout cas dans ce sens.


D'autres zones d'ombre sont aussi troublantes, comme le fait que les pompiers assurent avoir trouvé le jeune homme face contre sol et non en position latérale de sécurité, comme l'assurent les gendarmes. L'affaire sera finalement dépaysée à Paris, en octobre.


Dans streetpress on lira ceci


Notre force c'est le groupe »


« Ça a toujours été une deuxième maman pour nous, Assa. Elle nous a toujours protégés », sourit Ysouffe. Son ami d'enfance, Mohammed, ajoute à sa gauche : « C'est une combattante depuis toujours. J'étais avec elle en 5e ou en 6e, je ne sais plus. Elle a toujours été comme ça. » Du côté de Boyenval, le quartier de Beaumont d'où viennent les Traoré, Lotfi, Adel et Rédouane rigolent quand on leur parle du tempérament Assa :


« C'est une Black Panthers ! Une guerrière ! C'est la force du groupe. » Adel et Rédouan posés à Boyenval.


« Quand Assa a proposé de faire ce livre, on l'a évidemment tous suivis », raconte Lotfi, qui explique que la grande sœur ne prendrait pas d'initiative sans en discuter avec le reste du comité, Vérité et Justice pour Adama. « On prend les décisions ensemble. Elle est devant et nous sommes tous les petites mains derrière. Quand il y a besoin, elle nous appelle. On sera là ! »


« Ce n'est pas moi, ou la famille Traoré, qui porte ce combat. C'est Beaumont et les quartiers limitrophes », explique Assa, en attrapant ses clés. Il est l'heure de filer. Dans l'ascenseur, elle confie :


« Nous sommes vraiment bien entourés. Notre force c'est le groupe. C'est pour ça qu'on continue à avancer. On se soutient, on se pousse mutuellement. Et quand on voit que notre combat s'internationalise, ça ne peut nous faire que du bien. »


"On est ensemble, il n'y a pas d'individuel", Lotfi /


Le combat continue


Il y a quelques jours, le groupe était reçu à Milan, en Italie, pour un festival sur les Droits de l'Homme. Les médias européens et internationaux suivent les avancées des différents procès. Et le livre devrait être traduit dans plusieurs langues. Assa :


« Ce livre, c'est une façon de donner notre vérité et d'extérioriser. Mais c'est également des fonds pour continuer de se battre. »


Les frais de justice liés au procès autour d'Adama, mais également de Yssoufe, Bagui, Yacouba, et d'autres amis visés par les mêmes chefs d'accusation que les frères Traoré, sont importants selon la famille. Tous les bénéfices du livre seront donc reversés au comité. « Cet argent est nécessaire pour continuer le combat. » Assa conclut, avant de partir définitivement pour le tribunal :


« Notre état d'esprit est intact, comme au premier jour. Nous sommes déterminés. Ensemble, nous sommes fort. »

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Au Sénégal, la campagne pour les législatives du 30 juillet n'est pas officiellement ouverte, mais elle est déjà lancée. Mardi, la large coalition de l'opposition, lors d'un point presse, réaffirmait son soutien à Khalifa Sall. Le maire de Dakar, qui est l'un des leaders de cette coalition, est soupçonné de détournements de deniers publics, il est en prison depuis le 7 mars. L'opposition parle d'otage politique, elle accuse le pouvoir de chercher à casser la carrière de Khalifa Sall. La coalition de la majorité n'a pas trainé pour répliquer en organisant une conférence de presse ce mercredi et la réplique a été cinglante.

Avec notre correspondant à Dakar,  Guillaume Thibault

Ambiance feutrée, hôtel de luxe avec vue sur Dakar et l'océan. La toute nouvelle équipe de communication de la coalition au pouvoir, en l'absence de hauts dirigeants, ne voulait pas rater sa première sortie.

Sur le sensible dossier Khalifa Sall, précisément sur les conditions d'incarcération du maire, le responsable de la communication, Pape Mahawa Diouf, a été très clair : « Qu’est-ce que j’en sais moi des conditions d’incarcération de M. Khalifa Sall ? Je n’en sais absolument rien du tout et vous non plus d’ailleurs. Voilà ma réponse. »

Stratégie de la coalition au pouvoir, vanter le bilan de Macky Sall en le comparant à celui d'Abdoulaye Wade, qualifié de « vieil empereur déchu. Mais que ce soit dans le secteur social, dans le secteur économique, dans le secteur des infrastructures, il y a une rupture paradigmatique pour ne pas dire un processus révolutionnaire. »

Vanter un bilan donc et critiquer sèchement la coalition de l'opposition : « Nous avons en face une opposition tristement incendiaire qui tente d’arrêter la mer avec ses bras. Nous, nous serons sur le terrain de la lumière. » Une campagne qui va se poursuivre avec des face à face, les listes des candidats et leurs têtes de liste doivent être déposées la semaine.

RFI

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La coalition présidentielle, Benno Bokk Yakaar (Bby) aux Hlm est au bord de la scission à la veille des législatives prévues le 30 juillet prochain. Deux tendances semblent se former au niveau de ladite commune avec d’un côté Bby coordonné par Alassane Sow de l’Alliance pour la République (Apr), de l’autre, le maire des Hlm, Khalifa Ababacar Seck de l’Alliance des forces de progrès (Afp). Au moment où les pro-Alassane Sow, notamment le porte-parole Aliou Badara Diatta, tirent la sonnette d’alarme sur un éventuel vote sanction à cause de la position politique «ambigüe» du maire, tantôt membre de Bby, tantôt défenseur de Taxawu Dakar, le poulain de Moustapha Niasse réaffirme son ancrage dans Bby, non sans recadrer M. Diatta.

Ça sent vraiment le roussi dans le camp présidentiel, plus précisément au niveau de la commune des Hlm. Deux tendances rivales de Benno Bokk Yakaar (Bby) apparaissent dans cette collectivité en cette veille des élections législatives du 30 juillet prochain. Joint au téléphone hier, mercredi 17 mai, par la rédaction de Sud quotidien, le porte-parole de Bby sous la houlette du coordonnateur Alassane Sow, à savoir Aliou Badara Diatta «tire la sonnette d’alarme». Il informe, ainsi, que les «populations des Hlm menacent de voter contre Bby, si jamais le maire Khalifa Ababacar Seck est avec Bby».

Sur les raisons d’un vote sanction que suivraient les populations de la commune, M. Diatta laisse entendre que ces dernières disent ne pas comprendre «la position ambigüe du maire des Hlm, qui est tantôt membre de Bby, tantôt membre de la coalition Taxawu Dakar».

S’expliquant, Aliou Badara Diatta rappelle qu’en 2014, Khalifa Ababacar Seck de l’Alliance des forces de progrès (Afp) a été investi sous la bannière de Taxawu Dakar de Khalifa Sall. Au moment du référendum, poursuit-il, le maire «a été le coordonateur de Bby aux Hlm». Cependant, pour l’élection des membres du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), renchérit-il, le poulain du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a rejoint le camp du maire de Dakar pour briguer un poste de Haut conseillé, contre la liste de Bby. Aujourd’hui, «comme les législatives approchent, il (le maire) veut revenir pour diriger la liste de Bby», déplore-t-il.

Pis, il accuse le magistrat de la commune, aidé par son collègue au niveau du Hcct, non moins militant à l’Apr, Djaraf Ndao, de vouloir créer un «Bby bis» aux Hlm. Même si, par ailleurs, le maire «progressiste» se réclame toujours membre de Bby, M. Diatta soutient mordicus qu’il a «démissionné de fait». Plus précis, il trouve que juridiquement, on ne peut pas s’attaquer à un groupe dont on est membre, tout en continuant de réclamer son appartenance à ce même groupe attaqué. Soupçonnant, en réalité le maire d’avoir quitté Khalifa Sall car «il est dans de sales draps», M. Diatta se demande «si Khalifa Sall a une bonne santé politique, est-ce qu’il (M. Seck) ne va pas retourner dans Taxawu ?». A l’en croire, les populations, y compris les commerçants du marché Hlm, «se sont dit s’il est dans Bby on votera contre. Parce que les gens ne sont pas contents de lui».

KHALIFA ABABACAR SECK RECADRE ALIOU BADARA DIATTA

Pour en savoir un peu plus, la rédaction de Sud quotidien a interpellé le mis en cause, en l’occurrence le maire Khalifa Ababacar Seck membre de l’Afp. Joint au téléphone à son tour, l’édile des Hlm n’a pas changé d’un iota sur ses précédentes déclarations. Il soutient mordicus qu’il appartient à un parti politique, à savoir l’Afp, et qu’il suit fidèlement la ligne de conduite de son parti, notamment son ancrage dans Bby.

Donnant des précisions sur son compagnonnage avec Taxawu Dakar de Khalifa Sall et compagnie, le maire des Hlm explique que pour ce qui est des locales en 2014, l’Afp avait donné carte blanche aux gens de s’allier avec ceux avec qui ils peuvent aller ensemble. Poursuivant, il rappelle que lors de l’élection des membres du Hcct, en 2016, «le chef de l’Etat, responsable de Bby, avait dit que les départements qui avaient été gagnés par des coalitions telles que Taxawu Dakar et celle de Baldé à Ziguinchor, qu’on les laisse choisir leurs candidats». Sur cette base, les militants du Ps et ceux de l’Afp membres de la coalition Taxawu Dakar se sont retrouvés ensemble, indique-t-il.

Toutefois le maire précise qu’il n’est pas «venu pour créer un autre Bby. Je ne suis pas venu pour bousculer n’importe qui». Qui plus est, renchérit-lui, «je ne suis candidat à aucune liste». Mieux, il fait savoir d’ailleurs que la question des candidatures, ainsi que celle des responsabilités au sein de Bby n’est pas encore à l’ordre du jour. Par conséquent, il demande «amicalement» à Aliou Badara Diatta de ne pas le mêler «aux problèmes politico politiciens». D’attaque, il accuse M. Diatta et compagnie de vouloir au contraire créer un autre Bby. Mais, il prévient tout de même que «ils ne me trouveront pas sur leur chemin».

Toutefois, le poulain de Niasse a recadré le porte-parole de Bby aux Hlm, lui faisant comprendre que ce n’est pas à lui de déterminer sa position politique, ni de dire si les populations lui ont désavoué. «Si en 2019, les populations disent qu’elles n’ont pas confiance en moi, elles m’enlèveront», soutient-il, non sans informer qu’il est résolument concentré sur la mission qui lui a été confiée par les populations.

Sudonline

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Le gouvernement français a procédé jeudi 18 mai 2017 au premier Conseil des ministres de l’ère Macron-Philippe. Une découverte pour une bonne partie des 18 ministres et quatre secrétaires d'Etat nommés la veille.

Pour le premier Conseil des ministres de son gouvernement, Emmanuel Macron a inauguré une nouvelle méthode ce jeudi 17 mai 2017. Les journalistes ont pu assister à l’arrivée à l’Elysée des membres du gouvernement qui, les uns à la suite des autres, ont tous été déposés par leur voiture devant le perron de l’Elysée. Ils ont à ce moment-là posé pour les photos, mais n’ont pas dit un mot.

Pas question non plus de recueillir leurs premières impressions à la sortie du Conseil. L’Elysée a décidé, contrairement à l’usage, de fermer la cour aux journalistes pour faire tranquillement la fameuse photo de famille. Une photo qui doit, nous dit-on, incarner le début de ce collectif de manière solennelle, d’où la décision de n’autoriser aucune caméra à filmer cet instant, pour qu’il n’y ait pas d’images des coulisses.

Société civile et politiques d’horizons divers

Sur cette fameuse photo, on ne retrouve peut-être pas un renouvellement flagrant des générations, mais il y a incontestablement un renouvellement des visages. Parmi les politiques présents, seuls quatre – François Bayrou, Bruno Le Maire, Jean-Yves le Drian et Gérald Darmanin – ont déjà été ministres.

On retrouve également l’arrivée des experts de la société civile, notamment aux ministères du Travail, de la Santé, de l’Education et de la Culture. Il y a enfin ce dépassement des clivages partisans voulu par le chef de l’Etat. Il a réussi à faire venir dans la même équipe des socialistes, des radicaux de gauche, des centristes et des membres du parti Les Républicains.

« Collégialité absolument nécessaire »

A l’issue du Conseil des ministres, Christophe Castaner – le porte-parole du gouvernement – a pris la parole et a expliqué que le déroulement de cette réunion reviendrait à la normale dès la semaine suivante. Le Conseil repassera en même temps au mercredi, son jour habituel. Le porte-parole du gouvernement a aussi rapporté les propos d’Emmanuel Macron à propos des nouvelles règles de fonctionnement du Conseil des ministres :

« [Le président] a pu rappeler qu’au fond, la collégialité du Conseil des ministres était absolument nécessaire, pour réfléchir ensemble à l’avenir et à l’élaboration de la mise en œuvre du projet politique de ce contrat qu’il a passé avec les Français dimanche 7 mai à 20 h. Il a réaffirmé cela, en évoquant quelques règles, mais qui sont celles de la confidentialité, qui sont celles de la discipline nécessaire et de la solidarité. »

Solidarité, confidentialité

L’idée, c’est d’éviter des couacs et les prises de parole intempestives qui ont été nombreuses lors du dernier quinquennat de François Hollande. Emmanuel Macron veut faire en sorte qu’une fois les arbitrages réalisés au sein du Conseil des ministres, tout le monde s’y tienne et se taise en quelque sorte. C’est la méthode Macron : discipline, solidarité, confidentialité, pour assurer la cohérence de l’action gouvernementale.

RFI

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Le députée socialiste et mairesse de Podor (région de Saint-Louis), Aissata Tall Sall ne partira aux prochaines élections législatives, ni avec la coalition Benno Bokk Yakaar (coalition au pouvoir), ni avec Mankoo Takhawou Sénégal (coalition de l’opposition). Mais, elle compte participer aux élections sous la bannière de son propre mouvement politique. Ce mouvement dénommé «Osez l’avenir» sera lancé officiellement ce samedi 20 mai. Elle l’a fait savoir hier, mercredi 17 mai lors d’une face à face avec la presse.

Aïssata Tall Sall se démarque ! Elle ne sera ni avec Mankoo, encore moins avec Benno. Pour les prochaines élections législatives de 2017, le maire de Podor compte aller sous la bannière de son propre mouvement politique dénommé «Osez l’avenir» dont le lancement  officiel est prévu le samedi 20 mai. Elle l’a fait savoir hier, mercredi  17 mai lors d’une conférence de presse.

«Osez l’avenir a été porté sur les fonts baptismaux depuis 2014 à la suite de péripéties de renouvellement des instances de base du parti socialiste. Nous avions alors, quelques camarades et moi, pensé qu’il fallait changer les règles et les pratiques dans les  partis  politiques. Le mouvement Osez l’avenir marchant sur les traces de Léopold Sédar Senghor a fini de s’installer dans le pays en effectuant un difficile travail de maillage national. Dans sa marche de jeunesse, Osez prend son courage et va s’assumer. Ainsi, il participera aux élections législatives de 2017 sous sa bannière et en coalition avec d’éminentes forces politiques de notre pays qui croient qu’un autre Sénégal est possible », a annoncé Me  Aissata Sall Tall précisant par ailleurs que «Osez l’Avenir» n’est ni de Mankoo, ni de Benno.

«Osez est la troisième voie. Celle là même qui proposera au Sénégal et aux Sénégalais l’alternative des choix clairs car notre ambition est de faire renouer les Sénégalais avec la politique dans toute son essence. J’allais dire dans toute sa noblesse. Et nous y travaillerons avec toutes les forces qui y croient. Le bouillonnement politique que vit notre pays ne doit pas nous faire oublier la finalité de nos choix mais ceux-ci ne seront compris  que s’ils sont clairement exposés aux yeux de l’opinion», soutient-elle.

«JE N’AI JAMAIS ETE DANS MANKOO»

Interpellée sur les raisons qui l’ont poussé à se démarquer de l’initiative 2017, le maire socialiste martèle : «à tort ou à raison, de façon involontaire ou consciente, on a créé la confusion dans l’esprit de l’opinion et  Initiative 2017 a été créée par Cheikh Bamba Dièye, Moussa Tine, Khalifa Sall, Moussa Sy et Me Aissata Tall Sall. Nous avons mis en place et rédigé une plateforme qui nous permettait d’aller aux élections législatives. Malheureusement, Khalifa Sall s’est retrouvé en prison. Entre le moment où on portait le combat pour le défendre et le moment où on pensait porter Initiative 2017 sur les fonts baptismaux, ma mère est décédée. C’est pendant ce deuil que j’ai appris que d’autres camarades sont partis lancer Initiative 2017 pour en faire non seulement un mouvement de soutien à Khalifa Sall et qu’elle va aller avec Mankoo. Je n’ai jamais été avec Mankoo».

Sudonline

jeudi, 18 mai 2017 10:23

Les enfants du tourment par Nadjia OMANI

Écrit par

 

Les enfants du tourment par Nadjia OMANI

Ô enfants d'Éthiopie, du Népal, du Darfour et de tous lieux d'indigence.
Ô filles du Pakistan, d'Afghanistan, du Yémen et de tous lieux de transgression à la dignité féminine.
Je vois, et je ressens votre souffrance.


Mais qui suis-je ? Et que puis-je faire ?
Des dons ? Certes !


Mais qui a-t-il de changé ?
Vos ventres sont toujours vides !
Vos droits sont toujours bafoués !
Vos cœurs sont toujours affligés !


Et jamais un sourire n'illumine vos visages.
Les larmes et la souffrance sont votre pain quotidien.


Quand cela cessera t'il ?


Mais il est à craindre que cela ne cesse qu'au jour où chaque âme devra répondre à l'appelle.
Et enfin, nous pourrons découvrir et admirer la splendeur de vos sourires, car ce jour là vous serez les rois, dominant ceux qui vous ont dominé, face à vos bourreaux vous pourrez enfin vous exprimer.


Alors ne cessez d'espérer, car l'Humilié triomphe toujours...


Nadjia Omani / France Fresnes 

 

 

Les bienfaits du vinaigre de cidre : Infographie de Charlotte vivrehealthy 

Le vinaigre de cidre est un produit intéressant qui peut nous faire du bien.

Nous allons vous proposer des fiches de vivrehealthy pour nous proposer d'autres façn s de se soigner, de se soucier de soi ou de vivre autrement sans se perdre avec une médication lourde non nécessaire.

 

https://vivrehealthy.fr/

<a href='https://vivrehealthy.fr/bienfaits-du-vinaigre/'><img src='https://vivrehealthy.fr/wp-content/uploads/2017/04/infographie-bienfaits-vinaigre-cidre.png' alt='Les bienfaits du vinaigre de cidre par VivreHealthy.fr' width='' border='0' /></a>

Merci à Charlotte

 

UNE VOIX S'EST TUE.Parlons. Le déclin d'une civilisation n'est pas une fatalité Christiane Charvet Bernard

Études Psychanalytiques


ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, CIVILISATION PSYCHANALYSE, PSYCHIATRIE, PSYCHOLOGIE


Que sont devenues l'école, la famille et la religion ?

Quelle importance prend un discours scientifique et comptable, qui livre l'être humain aux lois du marché ?

Les attentats terroristes interrogent sur les failles d'une société incapable de contenir la pulsion de mort caractéristique de la barbarie. Sous l'égide d'un capitalisme sauvage, les liens sociaux se sont distendus et les idéaux se sont érodés. Ces effondrements successifs ont fait le lit d'un intégrisme religieux, offre funeste à laquelle une jeunesse désorientée n'aura pas de mal à adhérer. Mais l'être humain a de belles ressources, si tant est qu'il veuille les utiliser.


Peut-on faire taire la voix du vivant ? Que sont devenues les différentes instances qui constituent la culture d'une société : l'école, la famille, la religion ? Quelle importance prend un discours de la science qui, armé de chiffres, ne permet plus de prise de parole, chosifie l'être humain et le livre davantage encore aux lois du marché ?


Les attentats terroristes, la fulgurante montée d'un « islamisme radical » interrogent sur les failles d'une société incapable de contenir la pulsion de mort caractéristique de la barbarie. Sous l'égide d'un capitalisme sauvage qui a peu à peu remplacé la problématique de l'être par celle de l'avoir, celle du temps par l'immédiateté, les liens sociaux se sont distendus, les idéaux nécessaires à la construction de l'être humain se sont érodés, la métaphore paternelle – et de ce fait la loi capable de contenir le désordre pulsionnel – a perdu de son efficacité. Ces effondrements successifs ont fait le lit d'un intégrisme religieux, porteur de la promesse fallacieuse de donner sens à la vie par le franchissement de la mort, offre funeste à laquelle une jeunesse désorientée n'aura pas de mal à adhérer.
Pourtant, à la racine même d'une société, se niche l'art encore rebelle à se laisser vassaliser et force est de constater que face à ce déchaînement, l'être humain a de belles ressources pour y résister... à condition qu'il le veuille.


Christiane CHARVET BERNARD, psychologue clinicienne, psychanalyste, membre de l'Association de la Cause Freudienne, travaille depuis de nombreuses années avec diverses institutions pour la plupart dans le champ de l'enfance et de l'adolescence.
Cet ouvrage se nourrit de la diversité de ces expériences : centres médico-psychologiques et psycho-pédagogiques, hôpitaux, instituts thérapeutiques, prisons, entre autres.


En couverture : « Le rêve du Goanna » de Warren Williams, de la tribu Warlpiri. Cette civilisation aborigène d'Australie transmet sa culture sous forme de représentations graphiques sur sable, écorce, textile ou tatouages à ses descendants. C'est de cette manière qu'elle a fait valoir ses droits de propriété. Par le Nativ Act, en 1993, le gouvernement australien a accepté de rendre aux aborigènes les terres dont ils avaient été spoliés.

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Une thérapie génique novatrice a permis à des souris nées sourdes d'entendre. Par Marion Spée


© Gwenaelle Géléoc et Artur Indzkykulian


Souffrant du syndrome d'Usher, ces souris ont pu entendre pour la première fois de leur vie. Un espoir pour l'homme, chez qui ce syndrome est la première cause de surdité héréditaire.


Des souris nées sourdes car atteintes d'une maladie génétique appelée syndrome d'Usheront pu entendre pour la première fois, grâce à des chercheurs américains. Le syndrome d'Usher étant la première cause de surditéhéréditaire chez l'homme, cette réussite est donc une étape importante vers un traitement potentiel, sachant qu'il n'en existe aucun actuellement. L'exploit a été réalisé en deux temps, et a fait l'objet de deux publications dans la revue spécialisée Nature Biotechnology.


Le but était de parvenir à donner une « instruction » aux cellules ciliées de l'oreille interne, pour qu'elles puissent correctement amplifier le signal sonore et le transformer en impulsions nerveuses à transmettre au cerveau, comme elles le font chez une souris saine. Car le syndrome d'Usher est une mutation génétique qui entraine une désorganisation des cellules ciliées, et empêche ainsi le son d'arriver à bon port.


Il s'agit d'infecter les cellules comme le ferait un virus, mais avec les bonnes instructions génétiques


« Pour la première fois, nous avons mis au point une méthode pour transférer du matériel génétique aux cellules ciliées », s'enthousiasme Jeffrey Holt, qui a chapeauté la première étude. Avec ses collègues, ils ont utilisé un vecteur artificiel capable, comme le ferait un virus, « d'infecter » les cellules pour leur transmettre des instructions génétiques.
Une fois la technique validée, elle a été testée chez des souris atteintes du fameux syndrome. Pari réussi : le vecteur a délivré le gène « normal » aux cellules ciliées, qui ont alors pu transmettre le son. « Les souris entendent maintenant normalement, assure Gwenaelle Géléoc, qui a mené cette seconde étude. Jusqu'à présent, aucun traitement génétique n'avait permis de retrouver l'ouïe à ce niveau ».
https://www.science-et-vie.com/

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