Tariq Ramadan, Lettre ouverte par Fanny Bauer-Motti D Docteur en psychologie clinique et psychopathologie, psychologue clinicienne, psychanalyste et auteure.


Je n'aime pas prendre la parole en dehors de mon domaine: la psychologie. En effet, pour moi la psychologie est mon mode d'accès au monde. Je me suis structurée dans une famille où la psychologie est le centre de tout.

On écoute, on voit et on entend l'autre à travers cette donnée: ce qui se dit n'est pas forcement ce qui est, ce que tu vois n'est pas le tout, ce que tu vois est une perception. Le temps et la compréhension seulement t'amènent à la vérité. Je prends toujours mon temps pour parler, je pose d'abord des hypothèses, je fais très attention aux mots et je ne parle jamais sans certitude.

Aujourd'hui je sors de mon confortable silence pour moi aussi participer à ces regards qui témoignent du monde. Depuis vendredi, un lynchage médiatique concernant Tariq Ramadan inonde mon Facebook. Traité comme un coupable, déferlement de haine et spéculation en tout genre. Pourtant il y a quelque chose de fondamental et important qui unit les hommes et structure nos identités respectives: il s'agit de la loi.

La loi nous dit que nous sommes innocents jusqu'à preuve du contraire.

Ce principe de base est utile car nous sommes des êtres humains très complexes et nous passons notre temps à juger plutôt qu'à comprendre, à percevoir plutôt qu'à voir.

Par mesure de précaution donc, je ne m'avance jamais à pointer du doigt un coupable. J'ai tellement écouté l'âme de l'homme, je me suis tellement écoutée moi-même, j'ai tellement été formé à bonne école que je sais que la vérité prend du temps.

Le mensonge est parfois une construction auquel on croit. Parfois nous voyons l'autre comme notre opposé ou déformé par méconnaissance, névrose et autre complexité du psychisme. Si je ne connaissais pas Tariq Ramadan, j'attendrais avec patience d'avoir plus d'éléments. Mais là où le bât blesse, c'est que je connais le Professeur Tariq Ramadan. J'effectue une recherche à Oxford qu'il accompagne et il fait partit de ces amitiés que l'on sait éternelle. J'ai passé du temps avec lui, passé du temps avec d'autres chercheurs et étudiants(es) d'Oxford, j'ai échangé avec d'autres comme moi, qui travaillent et font de la recherche auprès de lui. Des hommes et des femmes de toutes les origines, de tous les genres et de multiples identités.

Empiriquement donc, je n'ai jamais vu Tariq Ramadan avoir des gestes ou mots déplacés ni avec moi ni avec d'autres étudiantes. Au contraire, contrairement à d'autres hommes et à mon expérience de femme sur le terrain, il fait partie de ces rencontres masculines paternelles, fraternelles qui respectent chaque être humain, femme ou homme sans abus de pouvoir, sans névrose, dans une simplicité aussi bien professorale qu'humaine. Celui ou celle qui connait Tariq Ramadan le sait, qui ne le connaît pas l'imagine. Et attention car l'imaginaire n'amène pas forcement à bon port.

Je suis antidogmatique, hors case, scientifique et j'ai un avis particulier sur le religieux. Pourtant, dans mes échanges avec Tariq Ramadan je n'ai jamais eu affaire à du prosélytisme. D'ailleurs, ici, en Angleterre Tariq Ramadan fait des conférences avec des personnes de confession catholique ou dans des confréries juives. Ici en Angleterre, il n'est pas diabolisé. Et les anglais ont la chance de l'entendre constamment dire "Nous" pour parler de nous tous, hommes et femmes de toutes les confessions. Double discours? Non. Le même en anglais et en français. J'entends que certain ont un autre avis pourtant moi qui le lie dans les deux langues je n'ai jamais vu ce double discours. Encore un mystère médiatique sans réponse. Cela fait donc beaucoup d'éléments qui contrastent à ce qui se dit à son sujet dans les médias à cet instant.

Tariq Ramadan a toute ma confiance, et je ne suis pas du côté des hypothèses mais des certitudes. Je sais qu'il n'a rien d'un violeur. Je le sais par mon métier, je le sais par expérience, je le sais pour l'avoir côtoyé de près et n'avoir jamais rien vu en lui de manipulateur ou autre déclinaison de la perversion et pourtant qui me connaît, sait ma méfiance et mon rapport à la parole. Qui me connait, sait ma rigueur dans l'analyse. Je ne dis que ce dont je suis sûre. Tariq Ramadan a tout mon crédit, mon estime et ma confiance. Vous comprenez donc aisément qu'aujourd'hui je sors de mon silence de précaution pour me positionner.

Cette lettre ouverte n'a pas pour but de convaincre, simplement de dire que nous devons nous méfier des apparences et des fausses informations. La vérité vous l'aurez par la vraie connaissance, pas celle des médias de masse ou d'opinion en opinion, représentations en représentations. Moi-même je suis une simple opinion. Mais une opinion qui parle par expérience, pragmatisme, analyse et sans aucun autre intérêt que la justice.

J'ai appris la puissance du silence, et l'importance de peser ces mots. Je retourne à présent dans mon silence mais reprendrai la parole s'il le faut. Je suis pour la justice et la justice prend du temps. L'autre côté de la barrière n'est jamais loin. Accusé ou accusant, personne n'est à l'abri du regard de l'autre.

 

Le philosophe conseiller: une théorie rarement visitée dans nos universités. C'est à Besançon que mon professeur R Damien m'a initié à cette pensée.  Il vient de nous quitter à 68 ans ( le 26 octobre 2017). 

C'est pour lui rendre hommage et témoigner de ma gratitude que je propose ici l'étendue de sa sagacité.P B Cissoko

Pie rarement avancée dans les  universr Robert Damien : LE CONSEILLER DU PRINCE DE MACHIAVEL A NOS JOURSient de nous 

Genèse d'une matrice démocratique


Paris : Presses universitaires de France, 2003. – 441 p. ; 22 cm. – (Fondements de la politique). ISBN 2-13-053162-8 : 30 €
par Anne Kupiec


Dans ce nouvel ouvrage, Robert Damien poursuit la réflexion entamée dans Bibliothèque et État 1. Il s'agit toujours d'examiner les effets de l'avènement de la Bibliothèque en tant que substitut au Livre d'autorité – à la Bible.


À partir de la figure du conseiller du Prince – en tant que possible passage de la théorie à la pratique –, Robert Damien propose un long parcours qu'il fait évidemment commencer à l'aube de la modernité, c'est-à-dire avec Machiavel.


Sans être aveugle aux « critiques contradictoires qui soumettent le conseil à un permanent procès », Robert Damien rappelle l'exigence de connaissance du réel qui « réquisitionne » tout conseil. Aujourd'hui, « la complexité et la profusion des connaissances sur un réel de part en part transformé rendent l'intelligence commune non plus inepte mais inapte ». N'est-ce donc pas vers « une épistémologie de la rationalité démocratique que le conseiller critique doit se diriger » ? Conseil qui n'est plus désormais « biblique (Le Livre) », mais « bibliothécaire (les livres) ».


C'est à l'examen serré de ce conseil non biblique que se livre Robert Damien. Dans une première partie intitulée « Une République de lettres ? L'esprit bibliothécaire d'un conseil politique », cet esprit – ici d'abord incarné par Machiavel – est instruit par la lecture des livres des grands hommes et engagé ainsi dans la découverte d'un nouveau monde dont les fruits apparaissent dans Le Prince et les Discours. Grâce à Machiavel, « la bibliothèque deviendra la base d'une république » (p. 113).
Le chemin ouvert par Machiavel est ensuite emprunté, selon Robert Damien, par Bodin (Méthode pour faciliter la connaissance de l'histoire), Bacon (Dignité et accroissement des sciences) et Jean Le Clerc (Parrhasiana) 2 dont l'activité éditoriale fut, de surcroît, considérable.


Un modèle politique et révolutionnaire


Dans la seconde partie intitulée « La Révolution du conseil », l'Encyclopédie fait de « la Bibliothèque un modèle politique et révolutionnaire » en ce sens qu'elle admet la pluralité des livres dont elle constitue précisément la version portative. Selon Robert Damien qui analyse plusieurs articles (autorité, bibliothèque, lecteur...) de la somme dirigée par Diderot et d'Alembert, la « bibliothèque conseillère requiert l'élaboration d'une théorie pratique de l'apprentissage lectoral, d'une épistémologie statistique, d'une institution bibliopolitique » (p. 189).
À l'entreprise encyclopédique succède le combat des Idéologues qui, souligne Robert Damien, sont préoccupés par des questions à la fois épistémologiques et politiques dont rendent compte le Projet d'une bibliothèque universelle proposé par Cabanis en 1797 et la publication, la même année, du texte de Destutt de Tracy Sur un système méthodique de bibliographie, ou bien encore l'Essai sur l'histoire, la connaissance et le choix des livres publié par Daunou en 1799.
Ainsi, écrit Robert Damien, qui insiste sur l'apport des Idéologues, à « l'Encyclopédie qui fournit l'état de la science doit répondre une statistique qui produit une science de l'État. L'une et l'autre constituent la Bibliothèque publique de l'universel, l'Institution centrale d'une république de lecteurs/électeurs » (p. 242).
Tocqueville, Proudhon et Bachelard
Dans la dernière partie de l'ouvrage, Robert Damien s'attache à l'examen de la « Formation d'un nouvel esprit politique » en convoquant trois figures fort distinctes : Tocqueville, Proudhon et Bachelard. Considérant que « le philosophe n'acquiert sa fonction de conseil que d'être les deux ensemble, voyageur et bibliothécaire [...], sa finalité est alors de proposer non plus au Prince mais au peuple une "vision publique" » (p. 294). Robert Damien, étudiant Tocqueville voyageant en Amérique et écrivant De la démocratie, considère notamment que, si est respectée « cette condition politique d'une bibliothèque publique des conseils, l'avenir de la démocratie pourrait n'être pas exclusivement enfermé dans le calcul utilitaire des gains » (p. 344) et qu'« une société sans Bible donne des armes aux citoyens pour réduire son iniquité » (p. 352).
S'appuyant sur Proudhon pour souligner la possible instauration d'un « réseau de conseils », Robert Damien envisage son renforcement par le livre de bibliothèque qui « ni marchandise ni objet d'utilité, [...] est un mixte social et éthique où s'éprouve positivement un échange confiant dans le crédit d'une restitution infiniment réitérée. Entre l'individualisme propriétaire et le communisme collectif, la bibliothèque réalise l'acte politique d'une propriété publique à usage privé » (p. 364).
L'approche ultime que Robert Damien engage est celle de « l'âge biblioménal du conseil » à la lumière de Bachelard chez qui sont présents « prière à la bibliothèque et hymne à la lecture ». Ce dernier auteur, si l'on suit Robert Damien, « nous fait entrer dans un nouvel âge de la raison », sorte de passage « d'une république savante de la raison à une démocratie politique des raisons mutuelles. Nous y voyons les ingrédients d'un nouvel esprit politique des conseils » (p. 385), c'est ainsi que le conseil est « devenu biblioménal » (p. 411).
La lecture, qui, selon Bachelard, relève d'un triple principe d'ouverture, de déplacement et d'accroissement, et la bibliothèque – « le magasin » – dans laquelle le lecteur pourra puiser, jouent évidemment un rôle significatif. Pour autant, le lecteur bachelardien ne se limite pas au livre, il accumule les objets de lecture (« une image, un schéma, une trace, un paysage, un protocole, un mode d'emploi, un roman, une gravure, un visage, un arbre, une matière, une expérience, une démarche, un poème, etc. » [p. 401]). C'est ainsi grâce à Bachelard, soutient Robert Damien, « que s'effectue pleinement la grande mutation du grand Auteur de la Bible au grand Lecteur de la Bibliothèque ». La bibliothèque entendue comme « livre des livres », comme « surlivre », abrite « les ressources conceptuelles pour penser les nouvelles révolutions qu'annoncent les technologies informatiques » (p. 417).
Finalement, la Bibliothèque permet de « relier, combiner, corréler et ainsi découvrir le neuf et connaître autrement », c'est « le foyer républicain d'une société de conseil » (p. 423). Car « la démocratie et la bibliothèque sont philosophiquement et politiquement inséparables » (p.426). Toutefois, la métamorphose du livre par sa dématérialisation actuelle conduit à « la bibliothèque virtuelle et numérique [qui] n'a pas encore la politique qu'elle attend » (p. 430). C'est donc à la nécessité de « penser la renaissance politique d'une culture philosophique de conseil » (p. 437) que Robert Damien envisage désormais de se livrer.
Un véritable voyage dans le monde de la Bibliothèque
La richesse des approches déployées par Robert Damien, dont la brièveté de ce compte rendu ne peut qu'imparfaitement témoigner, constitue un véritable voyage dans le monde de la Bibliothèque entendue comme concept. L'intérêt de sa lecture en est évident dès lors que l'on se préoccupe des relations entre bibliothèque et politique, cet ouvrage permet de penser ces relations et leur évolution sur près de cinq cents ans et ainsi de contextualiser le statut de la bibliothèque, cette fois, en tant qu'institution. De ce point de vue, Le conseiller du Prince est un livre important.


Toutefois, l'on peut s'interroger sur le choix de la dernière figure proposée par Robert Damien : celle de Gaston Bachelard. Avec elle, ce n'est plus tant la relation entre bibliothèque et politique qui est examinée que le premier terme de cette relation. La nature de l'œuvre de Bachelard ne permet pas d'ailleurs un examen épistémo-politique comme celui auquel Robert Damien se livre grâce aux précédents textes qu'il présente dans l'ouvrage C'est finalement un développement épistémologique qui nous est proposé. Robert Damien avait d'ailleurs rappelé l'exigence d'un tel examen de la « rationalité démocratique » dans les premières pages de l'ouvrage.


Enfin, et ce n'est pas une question de détail, le titre de l'ouvrage conserve, au terme de la lecture, une ambivalence, voire une ambiguïté. Le conseiller du Prince de Machiavel à nos jours : on peut évidemment penser que le terme Prince renvoie au livre de Machiavel. Mais le Prince, y compris dans l'ouvrage éponyme, est bien celui qui exerce son pouvoir sur ses sujets. Quand bien même l'exercice du pouvoir ne serait plus placé aujourd'hui dans des mains princières, ce vocable ne rend pas compte du passage à la démocratie que par ailleurs Robert Damien s'attache à mettre en lumière. Pourquoi ne pas avoir préféré au terme « Prince » celui de « souverain » qui convient à la fois pour l'Ancien Régime et la période postérieure ? Quoique le choix de Robert Damien puisse conduire à une critique politique qui n'a pas sa place ici, il reste que son livre enrichira longtemps la réflexion de ceux qui portent intérêt à la Bibliothèque entendue comme « matrice démocratique ».

 

LES MÉCANISMES DE LA ZONE CFA des pays en voix d' émergence peuvent-ils continuer à être sous tutelle monétaire ? L'une des clauses la plus importante de la coopération monétaire entre la France et la zone franc CFA est la libre convertibilité du franc CFA. La libre convertibilité de la monnaie de chaque sous-zone est garantie par le compte d'opération ouvert auprès du Trésor et sur lequel les banques centrales ont un droit de tirage illimité en cas d'épuisement de leurs réserves en devises. En contrepartie de ce droit de tirage, les banques centrales doivent déposer sur le compte d'opération au moins 65 % (50% pour les pays de l'UEMOA) de leurs avoirs extérieurs nets (réserves de change).

À l'intérieur de chaque sous-zone, et entre chaque sous-zone et la France, les transferts de capitaux sont en principe libres. Avec la zone euro, un compromis a été trouvé ; ce compromis européen confie également à la Banque de France le soin de la parité entre l'euro et le CFA, sachant que parité fixe ne signifie pas parité non révisable, comme l'a bien montré la dévaluation du CFA, en janvier 1994. Les changements éventuels de parité devront faire l'objet d'une information préalable des membres de l'euro 12. L'intégration d'un nouveau membre à la zone CFA ou un changement des règles du jeu au sein de la zone devront en revanche faire l'objet d'un accord avec les Européens. Les avantages présentés aux Africains sont quant à eux des plus artificiels : outre l'attrait des investissements directs à l'étranger (IDE), le franc CFA est censé épargner les risques de change avec la zone euro et donc faciliter l'accès au marché unique européen. DE QUOI S'AGIT-IL ?

Comme il n'y a pas de monnaie internationale, il faut organiser les échanges entre monnaies pour permettre les échanges de biens et services. Dans ce cas, on peut définir un système monétaire international (SMI) comme l'ensemble des règles, des mécanismes et des institutions visant à organiser et à contrôler les échanges monétaires entre pays. Au sein du SMI, les pays membres doivent assurer au préalable la convertibilité externe de leur monnaie. Cela revient à dire simplement que tout étranger détenteur de cette monnaie doit avoir la possibilité, à tout instant, de l'échanger librement contre d'autres monnaies ou contre de l'or. De plus, la convertibilité est souvent assimilée à la transférabilité.

Cette dernière permet de savoir si une monnaie peut se déplacer dans un espace autre que celui dans lequel elle a été créée ou émise. La convertibilité revêt plusieurs formes et on en distingue le plus souvent les degrés de convertibilité par rapport aux opérations, aux pays, et aux agents. Par rapport aux opérations, elle peut être générale ou limitée. Elle sera dite générale lorsque tout agent économique peut obtenir, à taux fixe, de l'or ou toute autre devise étrangère pour le règlement de ses transactions internationales, quelque soit l'opération. Cette opération peut concerner le compte courant (opérations commerciales courantes) ou sur le compte capital (mouvements des capitaux). Nonobstant, la convertibilité sera dite limitée lorsqu'elle n'est possible que pour les seules opérations courantes. Par rapport aux pays, on parlera de convertibilité générale en cas de multi latéralité parfaite des paiements internationaux. Elle est par contre limitée lorsqu'elle ne concerne que certains pays. Dans ce cas, on parle de convertibilité régionale(le cas des monnaies européennes avant l'euro vis-à-vis du dollar). S'agissant des agents, la convertibilité est dite générale quand tout agent (résident ou non) peut obtenir de l'or et des devises contre de la monnaie nationale. Elle sera limitée si cette possibilité n'est offerte qu'aux seuls agents non résidents. Dans le langage courant, on dit que la monnaie est convertible ou elle est non convertible ou limitée. Dans ce dernier cas, la convertibilité est partielle en ce sens que l'échange peut se faire jusqu'à une certaine somme, ou après contrôle de la nature de la transaction par un organisme public. LA CONVERTIBILITÉ D'UNE MONNAIE DÉPEND DE LA POLITIQUE ECONOMIQUE ET PARFOIS DES CIRCONSTANCES HISTORIQUES ! Dans la remuante histoire du franc français, l'échange de francs contre des devises n'était pas libre, mais réglementé. Cette convertibilité externe du franc, rétablie en 1958 pour les non-résidents, n'était pas totale pour les résidents. Par exemple, ceux-ci ne pouvaient pas sortir des capitaux hors des frontières sans autorisation administrative. La convertibilité d'une monnaie peut être limitée aux seules opérations courantes lorsque les mouvements spéculatifs de capitaux sont dangereux pour un pays, c'est-à-dire quand ils risquent d'épuiser les réserves de devises.

En période de guerre, de difficultés graves ou pour des motifs politiques, une monnaie peut être inconvertible et il serait alors impossible d'obtenir librement des devises en échange de cette monnaie. Au niveau de la zone franc, les transferts des capitaux entre les zones monétaires ont fait l'objet de quelques restrictions au cours des années 90, afin notamment de lutter contre les mouvements de capitaux illicites (suppression du rachat des billets entre zones). En Roumanie, par exemple, la dernière restriction sur la voie de la convertibilité totale du leu a été enlevée le 1er septembre 2006. La banque nationale roumaine permet aux étrangers, à partir de cette date, les transactions des titres d'Etat à court terme en leu, ce qui fera que la monnaie nationale devienne entièrement convertible, pour la première fois pendant les 60 dernières années. Depuis cette date, la monnaie roumaine peut être achetée par l'intermédiaire des banques de l'étranger également. On pourra citer de même l'exemple de la Tunisie avec son flottement administré. L'idée est de maintenir la stabilité du taux de change réel. Et, en effet, le taux de change effectif réel du dinar, c'est-à-dire le prix relatif (dans une même monnaie) des produits de consommation tunisiens par rapport à une moyenne pondérée des prix des partenaires commerciaux principaux de la Tunisie, est resté très stable depuis une quinzaine d'années. Cette politique s'appuie sur le maintien de contrôles des capitaux, c'est-à-dire sur une « convertibilité » partielle de la monnaie, certaines opérations sur les mouvements des capitaux avec l'extérieur restant soumises à restrictions.

Cela permet à la Banque centrale de conserver une certaine marge de manœuvre sur sa politique intérieure. Quant au géant chinois, la grande fragilité de son système bancaire étatique (créances douteuses) ne l'autorise pas aujourd'hui à libéraliser son marché des changes et à rendre sa monnaie librement convertible sous peine de faire peser des risques importants sur la croissance économique chinoise, celle des pays de la zone 'Asie' et au-delà sur celle des pays occidentaux. Depuis le 1er Janvier 1994, le yuan est ancré au dollar sur la base d'une parité fixée à 8,277 yuan pour un dollar avec une marge de fluctuation très étroite (+/- 0,3%). Depuis 1994, la monnaie est convertible mais pas pleinement. Les mesures de contrôle des changes sont extrêmement strictes et ne s'appliquent qu'à celles des entreprises chinoises dont les activités à l'international le justifient. Au niveau interne, la convertibilité (interne) d'une monnaie se résume à la défense de sa valeur, c'est-à-dire son pouvoir d'achat (M/P). Premièrement, il est évident que la France n'augmente pas la masse monétaire de la zone franc comme bon lui semble. La masse monétaire progresse en fonction seulement du développement réel de l'économie. C'est l'activité économique qui commande la progression de la masse monétaire. Deuxièmement, la baisse du niveau des prix n'est pas imputable à la France. L'inflation est aujourd'hui expliquée plus par les coûts que par un excès de demande sur l'offre. Le prix du piment baisse en Côte d'Ivoire à la suite d'une action française ?

Le prix de l'arachide baisse au Sénégal à la suite d'une inondation d'arachide en provenance de la France ? La convertibilité du franc CFA n'a rien à voir avec la France !! LA RÉALITÉ DES FAITS Pour Chouchane verdier, au sens de l'article VIII des statuts du FMI, seuls douze pays africains possédaient une monnaie convertible en 1995 . Selon le principe de la convertibilité au sein de la zone franc, les Etats africains devaient pouvoir s'approvisionner en devises sans limites au-delà de leurs propres possibilités. Si cela était vrai, les pays de la zone franc seraient moins exposés au risque d'illiquidité. Les mécanismes de la zone franc devraient permettre une ouverture sur l'extérieur, facilitant ainsi les importations et l'attrait des capitaux étrangers. Or, cet accès reste limité par les mesures de protectionnisme permises à l'Union européenne par les accords de l'OMC (aussi bien pour les produits manufacturés que pour les produits agricoles). En outre, les relations commerciales sont largement restreintes à l'exportation de matières premières, dont les prix sont à l'avantage des pays riches du Nord, avec d'ailleurs une demande léthargique (termes de l'échange). Ensuite, les relations commerciales de la zone CFA avec le reste de l'Afrique et du Tiers Monde se trouvent handicapées par la politique de monnaie forte imposée par l'Europe : le franc CFA étant surévalué par rapport aux autres monnaies du Sud, les produits libellés en FCFA deviennent trop chers pour ces pays.

L'Afrique de la zone CFA se retrouve ainsi coupée des marchés du Sud et condamnée à exporter des matières premières bon marché vers le Nord (l'objectif final de l'Europe étant évidemment la cotation des matières premières de la zone CFA en euro et donc l'élimination de tout risque de change pour son approvisionnement). Au niveau externe, la convertibilité du franc CFA permettait le rapatriement sans risque de change des bénéfices des entreprises européennes. La garantie de la convertibilité et de la libre transférabilité des capitaux dans la zone CFA a favorisé une sortie massive des capitaux. On peut noter les nombreux placements effectués en francs CFA à l'étranger, surtout en Europe, entre janvier 1990 et juin 1993, qui s'élevaient à 928,75 milliards de francs CFA. Si les banques centrales peuvent recourir sans limitation aux avances du Trésor français, cette faculté doit, dans l'esprit des accords, revêtir un caractère exceptionnel. En cas de découvert prolongé du compte d'opération, les banques centrales sont tenues de mettre en œuvre des mesures de redressement (relèvement des taux directeurs, réduction des montants de refinancement, plafonnement des crédits aux Etats, ratissage des devises). Depuis la mise en œuvre des accords de coopération monétaire actuels (1973), le compte d'opération n'a été débiteur temporairement qu'à cinq reprises depuis 1973, le solde étant créditeur de manière ininterrompue depuis janvier 1994.

Cette liberté aboutit à un rapatriement massif des bénéfices des investisseurs étrangers vers leur maison-mère et à un exode des revenus des ménages expatriés vers leur pays d'origine : entre 1970 et 1993, alors que les investissements étrangers s'élevaient à 1,7 milliards de dollars, le rapatriement des bénéfices et des revenus d'expatriés s'est élevé à 6,3 milliards. Les rapatriements ont donc été quatre fois supérieurs aux investissements (Agbohou, 1999, p. 87). Même la transférabilité interne a pris un coup depuis les années 90. Il y a une mesure de suspension de rachat des billets de banque CFA entrée en vigueur le 2 août 1993. Auparavant, et ce jusqu'au 1er août 1993, la convertibilité des billets était libre et illimitée aux guichets de la banque de France. En plus d'une mesure de suspension de rachat des billets CFA entre la zone UMOA et la zone CEMAC à compter de septembre 1993. Cela n'a pas empêché la détérioration des comptes dans les années 1990 et l'incapacité déclarée de la France à soutenir sans limites les budgets africains. Résultat : les deux francs CFA ont été dévalués de 50 % en janvier 1994 pour passer de 0,02 à 0,01 FF. Cette parité fixe ne changea pas avec le passage du FF à l'euro (1999). Elle s'est traduite automatiquement par le taux de 1 euro pour 655,957 F CFA. La libre convertibilité et la libre transférabilité sont limitées par le contrôle des changes (surtout depuis la suspension de la convertibilité des billets FCFA) et l'absence de marchés des FCFA (tous les flux passent par le filtre des banques centrale). Comme on vient de voir, la convertibilité illimitée est un vrai faux argument, donc un mythe. En réalité après les indépendances, la France a voulu, par cette coopération, conservé des relations commerciales et financières très développées avec ses anciennes colonies. EN FINIR AVEC LE FRANC CFA ?

Aujourd'hui, avec l'euro fort ,les pays de la zone franc conservent un change surévalué qui maintient des prix d'exportation à un niveau élevé alors que des pays comme la Chine sous-évalue leur taux de change pour accroître les biens exportés. Les pays de la zone franc subissent aujourd'hui des vagues d'optimisme et de pessimisme alternées. Ceux qui ont avancé l'avantage des IDE ont oublié que l'investissement direct procède avant tout de la recherche d'une meilleure rentabilité. Sans établir une coopération monétaire, on peut en général, retenir les motivations suivantes : le besoin de se procurer des importations, c'est le cas des investissements directs dans les pays en développement dans le seul dessein d'exploiter les matières premières nécessaires à la croissance économique de l'occident. Il y'a aussi le besoin d'éviter les frais de transport sur les exportations et la recherche d'une main-d'œuvre bon marché, qui incite les industriels occidentaux à investir directement dans les pays en développement. Les banques centrales des unions possèdent un statut aussi ambigu que complexe : relativement indépendante dans leur fonctionnement, elles maintiennent des mécanismes de décision dans lesquels les positions de la France sont déterminantes pour le choix de la politique à mettre en œuvre. En réalité, la banque de France est le prêteur en dernier ressort de l'ensemble du système financier des pays membres. Quant au trésor français, il est tenu de constater un déficit illimité sur les comptes d'opérations. Vous constater avec stupéfaction et étonnement, que ce sont les deux institutions françaises, à savoir la banque de France et le trésor français qui possèdent la souveraineté monétaire effective de l'ensemble de la zone, les États membres étant de la sorte dépourvus de ce pouvoir régalien. Le mécanisme du compte d'opération permet de déconnecter la politique monétaire et la politique de crédit menée en France de celle appliquée dans le reste de la zone franc. Toutefois, la politique économique des pays membres est fortement conditionnée par la politique monétaire et la politique de change menées en France (aujourd'hui de l'Europe). Le modus operandi des mécanismes du franc CFA reflète la volonté d'un seul pays, la France, d'assujettir et de mettre sous sa domination une quinzaine de pays. Peut-être que lorsqu'il a été crée, le franc CFA a obtenu un statut suivant generis dans des pays qui ne voulaient qu'accéder à l'indépendance. Dans notre orgueilleuse modestie, nous pouvons affirmer que ceci ne témoigne point d'une méditation attentive car la souveraineté politique est liée à la souveraineté monétaire. Et dire que certains gouvernants proclament de façon tonitruante leur souveraineté, tout en acceptant le franc CFA avec ses fourre-tout de mécanismes esclavagistes. Pourquoi cet attentisme sur le débat autour du franc CFA ? Le franc CFA est une pièce maîtresse du pacte colonial, par lequel la France se réserve les denrées de ses anciennes colonies et lui impose l'achat de ses produits manufacturés en lui interdisant tout développement industriel autonome. Les anciennes colonies n'ont aucune existence propre car leur économie est inféodée à celle de la métropole.

Pour commencer à exister, il faut l'émergence d'un bien qui cristallise tout le fait social, l'histoire et qui constitue le ferment, ou du moins le dénominateur commun d'une communauté de destin, c'est-à-dire la monnaie. Vous en conviendrez avec moi que ce qui a été exhibé comme la magna carta de cette coopération monétaire (la convertibilité illimitée du franc CFA), n'est en réalité qu'une fourberie. A ceux qui ont voulu qu'on s'assure du fait avant de s'inquiéter pour la cause, le temps est venu de s'inquiéter..

 

Sujet délicat cloué  dans le silence. Difficile de démontrer les faits. Notre compatriote nous propose des pistes. 2 cas sur 10 sont jugés faute "de preuves tangibles" alors que les victimes souffrent dans leur intimité. Il faut avancer, parler, circonsrire et protéger les victimes tout en condamnant les auteurs de ces actes odieux. Pape B CISSOKO

Le harcèlement sexuel peut être défini comme des avances sexuelles importunes et indésirables, les demandes de faveurs sexuelles et autre contact verbal ou physique de nature sexuelle qui crée un environnement hostile ou offensant. Il peut être vu également comme une forme de violence contre les femmes (et hommes, qui peuvent également être harcelées sexuellement) et comme un traitement discriminatoire. L'élément clé de la définition est le mot « importun ».


Le harcèlement sexuel peut prendre différentes formes. Il comprend à la fois les violences physiques et des formes plus subtiles de la violence telle que la contrainte – forcer quelqu'un à faire quelque chose qu'ils ne veulent pas. Il peut prendre une forme à long terme –« blagues » sexuelles répétées, invitations constante (indésirables) à aller dans une rencontre, ou flirt importun de nature sexuelle. Et il peut être un incident ponctuel – toucher ou caresser quelqu'un de façon inappropriée, ou même l'abus sexuel ou viol.


Le sexe d'une personne est –il directement lié à son harcèlement ?


Oui – le harcèlement sexuel est un comportement qui porte directement sur le sexe de la personne qui est l'objet de harcèlement. C'est pourquoi il peut être considéré comme discriminatoire.
Selon une étude menée par l'Organisation internationale du travail (OIT), ""le harcèlement sexuel est inextricablement lié au pouvoir et a souvent lieu dans les sociétés qui traitent les femmes comme des objets sexuels et citoyens de seconde classe. Un exemple courant de ceci est lorsque l'on demande aux femmes des faveurs sexuelles en échange d'obtenir un emploi ou une promotion ou une augmentation. Un autre exemple est le harcèlement de rue, qui peut varier de chat-appels et sifflement à travers un langage agressif et importun et également l'abus sexuel et le viol.


Considérablement, le harcèlement sexuel n'est pas la même chose qu'une relation ou flirt issu d'un accord mutuel. Il s'agit d'une action qui est importun, cause offense et l'embarras et peut, dans certaines situations, être dangereux physiquement et émotionnellement. La victime peut se sentir intimidée, mal à l'aise, gênée, ou menacée.


Qu'est-ce qui peut être qualifié de harcèlement sexuel ?


Il existe différentes définitions juridiques du harcèlement sexuel dans les différents pays et juridictions, mais les formes les plus courantes de harcèlement sexuel englobent : - Raconter des blagues sexuelles ou sales - Afficher ou distribuer des dessins ou photos sexuellement explicites - Lettres, notes, e-mails, appels téléphoniques ou objets de nature sexuelle - «Estimation» des gens sur leurs attributs physiques - Commentaires sexuels sur les vêtements d'une personne, anatomie ou regards - Sifflement ou chat-appel - Sons sexuellement suggestifs ou des gestes tels que l'aspiration des bruits, des clins d'œil ou poussées pelviennes - Menaces directes ou indirectes ou des pots de vin pour une activité sexuelle non désirée - Demander à plusieurs reprises une personne pour la rencontrer, ou avoir des relations sexuelles - Injures, comme garce, pute ou souillon - Regarder de façon offensante (regard insistant sur les seins d'une femme, ou les fesses d'un homme) - Des questions sur sa vie sexuelle - Les contacts corporels non souhaités, embrassades, baisers, caresses, toucher physiquement quelqu'un - Harcèlement d'une personne - Se toucher sexuellement pour se faire voir - Agressions sexuelles - Maltraitance - Viol.


Où a lieu le harcèlement sexuel?


Le harcèlement sexuel peut avoir lieu n'importe où – au travail, à l'Université, dans la rue, dans un magasin, dans un club, dans les transports en commun, dans un aéroport, et même dans la maison. Essentiellement, c'est l'attention sexuelle importune qui peut avoir lieu dans n'importe quel lieu public, ainsi que dans des espaces privés.


Est-ce que c'est seulement les hommes qui harcèlent les femmes ?


Non. Les femmes peuvent harceler sexuellement aussi bien les hommes, les hommes peuvent harceler sexuellement d'autres hommes et les femmes peuvent harceler sexuellement d'autres femmes. Il n'y a pas de parti pris sexiste pour les harceleurs.
Les harceleurs peuvent être l'employeur, un collègue de travail, un client, un acheteur, un étranger, un parent, un soi-disant « ami », une bande de personnes ou une personne entrain de vous interviewer pour un emploi. Il n'y a pas de « plan» qui décrit ce qu'est un harceleur, il y a beaucoup d' auteurs différents.

ECONOMISTE
ANCIEN DIRECTEUR DE PAHTFINDER FOUNDATION SIEGE DAKAR

Directeur Général, à c2r-conseil.com
A étudié à I.A.E de Clermont Ferrand
Études : administration pubique à Université Lumière Lyon 2
Habite à Paris
De Rufisque

Gère Coup De Pouce de la Diaspora Africaine de France Daf

 

Mohamed Mountaga SAGNA : LA MAITRISE DES MARCHÉS PUBLICS LOCAUX : ESSAI SUR LA LIBERTÉ CONTRACTUELLE DES COLLECTIVITÉS LOCALES AU SÉNÉGAL-thèse de Doctorat

Anrt Diffusion Atelier national de reproduction des thèses Thèse à la carte

Ichrono.info tentera de vous présenter des travaux universitaires de nos compatriotes. Nos jeunes ont du talent et je ne cesse de le dire et pourquoi ne sont-ils pas recrutés pour apporter leur expertise. Du gâchis comme on sait le faire dans nos pays où les ressources humaines sont nombreuses mais inutilisées hélas. Ce travail universitaire est au cœur de nos préoccupations et pourrait faire avancer les choses. Vous savez que notre ami seybani SOUGOU travaille sur ces questions et ichrono.info lui ouvre à chaque fois ses lignes.P B Cissoko

La consécration de la libre administration des collectivités locales par le législateur fut le vecteur principal de leur irruption dans la sphère contractuelle.
Longtemps cantonnées à faire usage de l'acte unilatéral, les collectivités locales ont en vain acquis depuis, la liberté de contracter.
Le présent ouvrage, en s'appuyant sur le Code des collectivités locales, les codes des marchés publics de 2002, 2007 puis 2011 et, les directives UEMOA,
s'emploie à démontrer l'effectivité de la liberté contractuelle des collectivités locales sénégalaises. Il y est rappelé les contraintes et souplesses qui
caractérisent la passation et l'exécution des marchés publics locaux. Y sont aussi analysés les trois grands principes qui gouvernent le droit des marchés publics à
savoir, la liberté d'accès à la commande publique ; l'égalité de traitement des candidats et ; l'efficacité des procédures et la transparence des dépenses
publiques.

Outil pratique et pédagogique, cet ouvrage se veut ainsi, porteur d'informations pour les professeurs d'universités, étudiants, agents publics et les différents
acteurs de la commande publique locale. Il présente aussi, en direction des acteurs privés, les différentes procédures de passation et d'exécution des
marchés publics, tout comme, l'organisation du contentieux inhérent à ces différentes phases. Il est in fine, évocateur d'un certain optimisme sur
l'irréversibilité de la décentralisation au Sénégal et vise à ce titre, à éclairer le lecteur sur les limites nécessaires de cette liberté contractuelle des collectivités locales, gage d'un Etat unitaire fiable.


Mohamed Mountaga SAGNA :  L'auteur est docteur en droit public de l'Université Panthéon Sorbonne, Paris I.
Ses domaines d'interventions sont le droit administratif en général et spécialement, le droit de la décentralisation, le droit des marchés publics locaux
et le droit international public.

 

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Le Kenya a vécu, jeudi 26 octobre, une nouvelle présidentielle après l'annulation du scrutin d'août dernier. Cela ne semble pas avoir ramené la sérénité dans le pays, puisque cette deuxième élection a été boycottée par le leader de l'opposition, Raila Odinga. Le vote est marqué par une forte abstention (33 % de participation selon la Commission électorale, l'IEBC), et des incidents ont émaillé la journée. Quatre personnes ont été tuées dans des affrontemements avec la police. Ce vendredi, les premiers chiffres tombent : les médias annoncent une victoire du président sortant.

Les médias kényans font les comptes au fur et à mesure que les formulaires de résultats sont mis en ligne par la Commission électorale. Selon la chaîne KTN, le président Uhuru Kenyatta obtiendrait près de 98 % des voix, contre moins de 2 % donc pour son adversaire, Raïla Odinga et quelques dizaines ou centaines de votes pour les autres candidats.

Ces chiffres sont encore provisoires. Seule l'IEBC peut donner les résultats définitifs. Mais ces chiffres sont tout sauf une surprise, puisque l’opposition s’est retirée et que ses supporters ont boycotté en masse, l’objectif étant notamment de délégitimer Uhuru Kenyatta, qu’il soit mal réélu, sachant que la coalition d'opposition NASA entend bien continuer la lutte, « la résistance » comme elle dit, pour un nouveau scrutin sous 90 jours

Un Kenya coupé en deux

Le pays est divisé, avec d’un côté, des électeurs souhaitant exercer leurs droits, en finir avec ce processus électoral interminable, et relancer une économie en souffrance. De l’autre côté, les partisans de l’opposition, fidèles à leur chef Raila Odinga, refusent catégoriquement de cautionner ce vote. Résultat, dans une partie des bureaux, le scrutin s’est déroulé dans le calme, mais sans grand enthousiasme.

Rien à voir avec la ferveur du mois d’août, où des centaines de personnes avaient parfois attendu toute la nuit pour voter. Cette fois, dans les bastions de la NASA, beaucoup ont boycotté et même bloqué l’accès aux bureaux, à l’aide de barricades, en soudant les portails, voire en y accrochant des animaux morts. Tout cela a entraîné des affrontements violents avec la police. Les forces de sécurité ont tenté de repousser les protestataires pour pouvoir ouvrir plusieurs bureaux.

Au final, dans ces secteurs, très peu de gens se sont risqués à aller mettre un bulletin dans l’urne, sous peine d’être pris à partie ou blessés dans les violences. Plus de 5 000 bureaux n’ont pas ouvert, selon la Commission électorale, qui a dû reporter à samedi l’élection dans les comtés de Kisumu, Migori, Homa Bay et Siaya. Tous ces endroits sont des places fortes de l’opposition.

Jeudi soir, l’IEBC a annoncé une participation de 48 %. Un chiffre rectifié un peu plus tard : 33 % de participation, soit bien loin des quelque 80 % du mois d’août. Un mauvais cadeau pour Uhuru Kenyatta, qui vient de fêter ses 56 ans.

Le conflit catalan est entré dans sa phase décisive. Après mille rebondissements de part et d’autre, le Sénat espagnol devrait, ce vendredi 27 octobre, entériner l’application de l’article 155 de la Constitution, qui suppose la mise sous tutelle d’une région rebelle. Sauf surprise de dernière minute, ou revirement des séparatistes (la convocation de législatives anticipées), ces mesures d’exception devraient être en vigueur en Catalogne dès samedi.

Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

Ce qui est en jeu ce vendredi, c'est ni plus ni moins que l’avenir de la Catalogne. Si réellement, l’article 155 de la Constitution s’appliquait, les conséquences pourraient être catastrophiques, estime notre correspondant à Madrid, François Musseau. Certains craignent qu'une telle situation occasionne de violentes altercations sur place.

L'article 155 stipule que « si une communauté autonome ne respecte pas les obligations qui lui sont imposées par la Constitution ou par d'autres lois, ou agit d'une manière qui porte gravement atteinte à l'intérêt général de l'Espagne, le gouvernement (...) pourra adopter les mesures nécessaires pour l'obliger à respecter les dites obligations, ou pour la protection de l'intérêt général ».

Il faut imaginer le pouvoir central prendre à Barcelone le commandement de la police catalane et de ses 17 000 agents, mais aussi de l’administration fiscale, du siège de l’exécutif avec la destitution de Carles Puigdemont et de ses ministres, des médias publics comme la télévision TV3, ou encore du centre des télécommunications. En somme, une complète mainmise sur les institutions catalanes, y compris le Parlement. Du jamais vu.

L'Espagne est un pays extrêmement décentralisé, et ses 17 régions dites Communautés autonomes tiennent à leurs pouvoirs étendus, en matière de santé et d'éducation par exemple. Pour une bonne majorité de Catalans, nationalistes, cette mise sous tutelle serait vécue comme une humiliation et un retour aux heures noires du franquisme (1939-1975), et il faudrait s’attendre à de vives résistances, à la fois des foules dans la rue comme de haut fonctionnaires catalans.

Ce scénario, le pire qui se puisse imaginer pour tous, est aujourd’hui le plus vraisemblable dans la péninsule ibérique. Mais on ne peut pas, toutefois, écarter la possibilité d’une main tendue de dernière minute, d'un revirement ou d'un énième coup de théâtre. Les autorités catalanes camperont-elles sur leur refus d'organiser des élections anticipées par exemple ? Une certitude seulement : la situation n’a jamais été aussi indécise, confuse, et dangereuse.

RFI

Au Sénégal, l'immunité parlementaire du maire de Dakar, élu député en prison, pourrait être levée prochainement. C'est en tout cas ce que souhaite le procureur de la République, qui en a fait la demande auprès de l'Assemblée nationale. Khalifa Sall est incarcéré depuis mars, notamment pour des accusations de détournement de deniers publics. Il a toujours clamé son innocence.

La demande de levée de l'immunité de Khalifa Sall est en cours d'examen à l'Assemblée nationale sénégalaise. La conférence des présidents et le bureau de l'Assemblée se sont déjà réunis et ont statué positivement avant de transmettre le dossier à la commission des lois dont on attend à présent la décision.

Khalifa Sall, maire très populaire de Dakar, est également député de l'opposition depuis les élections législatives du 30 juillet. Depuis cette date, ses avocats invoquent sans succès l'immunité parlementaire pour le faire sortir de prison avant la tenue d'un procès. Les autorités ont toujours réfuté l'hypothèse d'une immunité, car les faits, ont-elles expliqué à plusieurs reprises, ont eu lieu avant la désignation du maire à la députation.

Les avocats de Khalifa Sall parlent donc à présent de contradiction et de détention arbitraire après la demande du procureur Bassirou Guèye. La mouvance présidentielle est majoritaire à l'Assemblée ; celle-ci devrait donc sans surprise décider de lever l'immunité du maire de Dakar. Ce sera ensuite au doyen des juges de se saisir du dossier. Selon toute vraisemblance, un procès devrait donc avoir lieu prochainement.

RFI

Évaluer cet élément
(0 Votes)


Trois mille Français quittèrent le pays, en prenant tous leurs biens et détruisant tout ce qui ne pouvait être déplacé : les écoles, les crèches, les bâtiments de l'administration publique furent détruits, les voitures, les livres, les médicaments, les instruments de l'institut de recherche, les tracteurs ont été écrasés et sabotés ; les chevaux, les vaches dans les fermes ont été tués, et les nourritures entreposées furent brûlées ou empoisonnées.

Le but de cet acte scandaleux était bien évidemment, d'envoyer un message clair à toutes les autres colonies sur les conséquences du rejet de la France.

Le fait est que peu à peu, la peur s'empara des élites africaines, et après ces événements aucun autre pays ne trouva jamais le courage de suivre l'exemple de Sékou Touré, dont le slogan était "Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l'opulence dans l'esclavage".

Pour les pays nouvellement indépendants il fallut trouver des compromis avec la France. Sylvanus Olympio, le premier président de la République du Togo, un petit pays d' Afrique de l'Ouest, trouva une solution susceptible de calmer les Français :

Ne voulant pas continuer à subir une domination française, il refusa de signer le pacte colonial proposé par De Gaule, mais accepta en contrepartie de payer une dette annuelle à la France pour les soi-disant avantages obtenus lors de la colonisation française.

Ce furent les seules conditions de la France pour ne pas détruire le pays avant de partir. Toutefois, le montant estimé par la France était si grand que le remboursement de la soi-disant « dette coloniale » était proche de 40 % du budget du pays en 1963.

Dès lors, la situation financière du Togo tout juste indépendant fut très instable, et afin de se sortir de cette situation, Olympio décida de sortir du système monétaire mis en place par la France coloniale le FCFA ( franc des colonies françaises d'Afrique ), et créa la monnaie du pays.

Le 13 Janvier 1963, trois jours après qu'il a commencé à imprimer les nouveaux billets, une escouade de soldats (soutenus par la France) s'empara et tua le premier président élu de l'Afrique indépendante : Olympio fut exécuté par un ex Légionnaire français, le sergent de l'armée Etienne Gnassingbé qui, au passage, reçu à ce moment une prime de 612 dollars de l'ambassade française locale pour le succès de sa mission.

Le rêve de Olympio était de construire un pays indépendant et autonome. Mais l'idée ne correspondait pas aux volontés françaises.

Le 30 Juin 1962, Modibo Keita, le premier président de la République du Mali , décida également de se retirer du système monétaire FCFA ( imposé à 12 pays africains nouvellement indépendants ).

En effet, pour le président malien, qui se penchait plus vers une économie socialiste, il était clair que la colonisation qui perdurait avec ce pacte avec la France, devenait un piège, un fardeau pour le développement du pays.

Le 19 Novembre 1968, comme Olympio, Keita sera victime d' un coup d'état mené par un autre ex légionnaire français des Affaires étrangères, le lieutenant Moussa Traoré.

De fait, durant cette période turbulente où l'Afrique combattait à se libérer du joug de la colonisation européenne, la France usera à nombreuse reprises de mercenaires anciennement affiliés à la légion étrangère pour réaliser des opérations coup de poings contre les présidents nouvellement élus :

Au 1er Janvier 1966, Jean- Bedel Bokassa, ex légionnaire français, portait un coup d'état contre David Dacko, le premier président de la République centrafricaine.
Le 3 Janvier 1966, Maurice Yaméogo, le premier président de la République de Haute-Volta, aujourd'hui appelé Burkina Faso, a été victime d'un coup porté par Aboubacar Sangoulé Lamizana, un ex légionnaire français qui a combattu avec les troupes françaises en Indonésie et en Algérie contre ces pays l'indépendance
Le 26 Octobre 1972 Mathieu Kérékou qui était un garde de sécurité au président Hubert Maga, le premier président de la République du Bénin, a porté un coup d'État contre le président, après avoir fréquenté les écoles militaires françaises de 1968 à 1970.
En fait , au cours des 50 dernières années, un total de 67 coups état qui se sont passés dans 26 pays en Afrique, 16 de ces pays sont des ex- colonies françaises, ce qui signifie que 61 % des coups d'États en Afrique ont été initiés dans d'anciennes colonies françaises.

En Mars 2008, l'ancien président français Jacques Chirac a déclaré :

« Sans l'Afrique, la France va glisser vers le bas dans le rang de vingt-troisième puissance [ du monde ] "

Le prédécesseur de Jacques Chirac François Mitterrand avait déjà prophétisé en 1957 que : « Sans l'Afrique, la France n'aura pas d' histoire au 21e siècle"

En ce moment même où j'écris cet article , 14 pays africains sont obligés par la France , à travers le pacte colonial , de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sous le contrôle du ministère des finances français. Jusqu'à maintenant , en 2014, le Togo et environ 13 autres pays africains doivent encore payer la dette coloniale à la France. Les dirigeants africains qui refusent sont tués ou victimes de coup d'état . Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France grâce à style de vie somptueux, tandis que leurs populations endurent la misère et le désespoir.

Un tel système maléfique, est dénoncé par l'Union européenne, mais la France n'est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d'environ 500 milliards de dollars en provenance de l'Afrique, et ce par année.

Nous accusons souvent les dirigeants africains de corruption et de servir les intérêts des nations occidentales, mais il y a une explication claire de ce comportement . Ils se comportent ainsi parce qu'ils ont peur d'être tués ou d'être la victime d'un coup d'État. Ils veulent s'allier à une nation puissante pour se sauvegarder en cas d'agression ou de difficultés. Mais, contrairement à une protection amicale, la protection de l'ouest est souvent offert en échange du renoncement à servir leur propre peuple ou les intérêts des nations.

Les dirigeants africains travailleraient dans l'intérêt de leur peuple s'ils n'étaient pas constamment harcelés et intimidés par les pays coloniaux.

En 1958 , effrayé des conséquences de son choix d'indépendance face à la France , Léopold Sédar Senghor a déclaré : « Le choix du peuple sénégalais, c'est l'indépendance, ils veulent qu'elle ait lieu seulement dans l'amitié avec la France , pas en litige. "

Dès lors la France a accepté qu'une « indépendance sur le papier" pour ses colonies , mais a signé en parallèle des " accords de coopération ", précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les attaches envers la monnaie ( le Franc ), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales.

Voici les 11 principales composantes de la poursuite du pacte de colonisation depuis les années 1950 :

1 . La dette coloniale pour les avantages de la colonisation française

Les pays nouvellement « indépendants » doivent payer pour l'infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation.

Je dois encore trouver les détails sur les montants, l'évaluation des avantages coloniaux et les conditions de paiement imposées aux pays africains, mais nous y travaillons ( nous aider avec des informations ).

2 . Confiscation automatique des réserves nationales

Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale.

La France a tenu des réserves nationales de quatorze pays africains depuis 1961 : Bénin, Burkina Faso, Guinée- Bissau, Côte-d'Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo -Brazzaville, la Guinée équatoriale et le Gabon.

La politique monétaire régissant un tel regroupement diversifié de pays est simple car il est géré par le Trésor français, sans en référer aux autorités fiscales centrales comme l'UEMOA ou la CEMAC. Selon les termes de l'accord qui a été mis en place par la banque centrale du CFA, chaque Banque centrale de chaque pays africain est obligée de garder au moins 65 % de ses réserves de change dans un « compte d'opérations » tenu au Trésor français, ainsi qu'un autre 20 % pour couvrir les passifs financiers.

Les banques centrales CFA imposent aussi un plafond sur le crédit accordé à chaque pays membre à l'équivalent de 20 % des recettes publiques de ce pays sur l'année précédente. Même si la BEAC et la BCEAO ont une facilité de découvert auprès du Trésor français, les traites sur les facilités de découvert sont sous réserve du consentement du Trésor français. Le dernier mot est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.

En bref , plus de 80% des réserves de change de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d'opérations » contrôlés par le Trésor français. Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais n'ont pas de politique monétaire propre. Les pays eux-mêmes ne savent pas, ne sont pas informés, à hauteur de combien la réserve de change détenue par le Trésor français leur appartient en tant que groupe ou individuellement.

Les gains de l'investissement de ces fonds du Trésor français sont censés être ajoutés à la réserve de change, mais il n'y a pas de comptabilité transmise aux banques ou aux pays, ni les détails de ces modifications. « Seul un groupe restreint de hauts fonctionnaires du Trésor français connaissent les montants figurant dans les « comptes d'opérations » où ces fonds sont investis ; si il y a un bénéfice sur ces investissements, ils ont interdiction de divulguer ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des états africains. " écrit le Dr Gary K. Busch

Il est estimé que la France gère près de 500 milliards d'argent africain dans sa trésorerie, et ne fait rien pour mettre un peu de lumière sur ce côté sombre de l'ancien empire.

La finalité reste : Les pays africains n'ont pas accès à cet argent.

La France leur permet d'accéder à seulement 15 % de leur argent par an. S'ils ont besoin de plus, les pays africains doivent emprunter, à des taux commerciaux, sur les 65% de leur argents détenu au Trésor français.

Pour rendre les choses plus tragiques, la France impose un plafond sur le montant de l'argent que les pays peuvent emprunter à la réserve . Le plafond est fixé à 20 % de leurs recettes publiques de l'année précédente. Si les pays ont besoin d'emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.

L'ancien président français Jacques Chirac a récemment parlé de l'argent des pays africains dans les banques en France. Voici une vidéo qui parle du système d'exploitation français.

3 . Droit de priorité sur toute ressource brute ou naturelle découverte dans le pays

La France a la priorité en matière d'achats de toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex- colonies. C'est seulement en cas de refus de celle-ci que les pays africains sont autorisés à chercher d'autres partenaires.

4 . Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés publics et constructions publiques

Dans l'attribution des marchés publics , les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et seulement après les marchés étrangers sont considérés. Le fait que les pays africains pourraient obtenir une meilleure offre financière ailleurs n'est pas pris en compte.

En conséquence, dans la plupart des ex- colonies françaises, toutes les plus grosses compagnies et acteurs économiques sont dans la main des expatriés français. En Côte d'Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l'agriculture.

En fin de compte, comme je l'ai écrit dans un précédent article, les Africains vivent maintenant sur un continent possédé par les Européens !

5 . Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires des pays

Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les « accords de défense » attachés au pacte colonial, les africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs de formation en France ou dans des infrastructures militaires françaises.

La situation sur le continent est telle que la France a formé et nourri des centaines, voire des milliers de traîtres. Ils sont en sommeil tant qu'ils ne sont pas nécessaires, et activés en cas de besoin pour un coup d'état ou à d'autres fins !

6 . Droit pour la France de pré-déployer des troupes et intervenir militairement dans le pays pour défendre ses intérêts

Sous la dénomination « Accords de défense » attachés au pacte colonial. La France a le droit d'intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans des bases et installations militaires, entièrement géré par les Français.

Les bases militaires françaises en Afrique
Lorsque le président Laurent Gbagbo de Côte d'Ivoire a tenté de mettre fin à l'exploitation française du pays, la France a organisé un coup d'état. Durant le long processus pour chasser Gbagbo du pouvoir, les tanks français, les hélicoptères de combat et les forces spéciales sont intervenues directement dans le conflit, ont tiré sur des civils et tué beaucoup d'entre eux.

Pour ajouter l'injure à l'insulte, la France estime que la communauté d'affaires française a perdu alors plusieurs millions de dollars lors de la ruée pour quitter Abidjan en 2006 (où l'armée française a massacré 65 civils non armés et blessé 1200 autres.)

Après la réussite du coup d'état par la France, et le transfert du pouvoir à Alassane Ouattara, la France a demandé au gouvernement Ouattara de verser une indemnité à la communauté d'affaires française pour les pertes pendant la guerre civile.

Du fait, le gouvernement Ouattara leur a payé le double de ce qu'ils ont dit qu'ils avaient perdu en quittant.

7 . Obligation de faire du français la langue officielle du pays et de la langue pour l'éducation

Oui , monsieur. Vous Devez parler français, la langue de Molière ! La langue française et une organisation de la diffusion de la culture a été créée. Appelée « Francophonie » qui regroupe avec plusieurs branches et organisations affiliées toutes contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères.

Comme démontré dans cet article, si le français est la seule langue que vous parlez, vous auriez accès à moins de 4% de la connaissance de l'humanité et des idées. C'est très limitant.

8 . Obligation d'utiliser la l'argent de la France coloniale le FCFA

C'est la véritable vache à lait pour la France, un tel système maléfique, est dénoncé par l'Union européenne, mais la France n'est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d'environ 500 milliards de dollars en provenance de l'Afrique, et ce par année.

Lors de l'introduction de la monnaie euro en Europe, d'autres pays européens ont découvert le système d'exploitation français . Beaucoup, en particulier les pays nordiques, ont été consternés et ont suggéré à la France se débarrasser du système, mais sans succès.

9 . Obligation d'envoyer en France le rapport annuel du solde et de réserve

Sans le rapport, pas d'argent. Quoi qu'il en soit le secrétariat des banques centrales des ex- colonies, et le secrétariat de la réunion bi-annuelle des ministres des Finances des ex- colonies sont assurés par la France banque centrale / Trésor.

10 . Renonciation à entrer en alliance militaire avec tout autre pays , sauf autorisation par la France

Les Pays africains en général sont ceux avec le moins d'alliances militaires inter-etats. La plupart des pays ne disposent que d'alliances militaires avec leurs ex- colonisateurs ! ( drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux ! ).

Dans les cas où ils souhaiteraient une autre alliance, la France les garde bien de le faire.

11 . Obligation de s'allier avec la France en situation de guerre ou de crise mondiale

 

Plus d'un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale.

Leur contribution est souvent ignorée ou minimisée, mais quand vous pensez que cela a pris seulement 6 semaines pour l'Allemagne pour vaincre la France en 1940, la France sait que les Africains pourraient être utiles pour conserver la « Grandeur de la France " à l'avenir.

Il y a quelque chose de quasiment psychopathe dans la relation de la France avec l'Afrique.

Tout d'abord, la France est gravement accro au pillage et à l'exploitation de l'Afrique depuis l'époque de l'esclavage. Ensuite, il y a ce manque complet de la créativité et de l'imagination de l'élite française à penser au-delà du passé et de la tradition.

Enfin, la France dispose de 2 institutions qui sont complètement gelées dans le passé , habitées par des paranoïaques et psychopathes " les hauts fonctionnaires " qui répandent la crainte de l'apocalypse si la France devait être amenée à changer, et dont la référence idéologique vient toujours du romantisme du 19ème siècle. Ils sont : le ministre des Finances et du Budget de la France et le ministre des affaires étrangères de la France.

Ces deux institutions ne sont pas seulement une menace pour l'Afrique, mais pour les Français eux-mêmes.

C'est à nous qu'il revient de libérer l'Afrique, sans demander la permission, parce que je ne peux toujours pas comprendre par exemple comment 450 soldats français en Côte d'Ivoire pourraient contrôler une population de 20 millions de personnes ?

La première réaction des personnes lorsqu'ils apprennent l'existence de l'impôt colonial français est souvent une question : « Jusqu'à quand ?"

A titre de comparaison historique, la France a fait payer à Haïti l'équivalent moderne de 21 milliards de dollars de 1804 à 1947 ( près d'un siècle et demi ) pour les pertes causées aux marchands d'esclaves français suite à l' abolition de l'esclavage et à la libération des esclaves haïtiens.

Les Pays africains paient la taxe coloniale depuis les 50 dernières années ! Combien de temps les Africains doivent-ils encore attendre pour mettre fin à ce grand vol organisé et esclavage organisés depuis plusieurs siècles Prière assurer une large diffusion. MBIM.P

Recruté par le PSG cet été pour la somme hallucinante de 222 millions d’euros, Neymar est désormais le joueur le plus cher du monde. Un statut qui lui vaut quelques privilèges au sein du club de la capitale, au risque de rendre jaloux ses coéquipiers. Le Parisien rapporte ainsi qu’à l’occasion du déplacement à Marseille, le Brésilien a été le seul joueur à ne pas utiliser une des valises fournies par le club à tout l’effectif. A la place, Neymar a eu droit à “un sac griffé d’un célèbre maroquinier“…

Deux kinés à son service exclusif

Plus important, et sans doute encore plus significatif, l’international auriverde bénéficie d’un véritable traitement de faveur dans le domaine des soins et de la récupération. Neymar est ainsi suivi au quotidien par pas moins de deux physiothérapeutes, Rafael Martini et Ricardo Rosa, arrivés cet été et qui s’occupent exclusivement de lui. A titre de comparaison, à l’époque où il était au PSG, Zlatan Ibrahimovic avait lui aussi un médecin personnel à ses côtés, mais celui-ci pouvait également s’occuper d’autres joueurs à l’occasion.

Enfin, il y a les privilèges dont jouit Neymar à l’entraînement. Le Parisien rapporte ainsi que le staff du PSG a expressément demandé aux autres joueurs de limiter l’intensité dans les duels avec Neymar pour éviter une éventuelle blessure du Brésilien. Reste à savoir comment tous ces petits passe-droits sont perçus par ses coéquipiers. “Neymar a grandi à Barcelone ces quatre dernières saisons avec Messi pour modèle, note un “familier du camp des Loges”, cité par Le Parisien. Donc, il trouve normal de revendiquer les mêmes droits maintenant qu’il est à Paris. Il a juste oublié que l’équipe a déjà une histoire commune sans lui.“

Page 10 sur 255

AUDIO

Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

Video galleries

logotwitterFacebook