Mathieu tient une librairie indépendante sur la côte normande depuis plus de vingt ans. Il a consacré sa vie à sa librairie et s'est battu tous les jours sans relâche et sans jamais prendre de vacances. Cela lui a valu un divorce et de ne pas voir grandir sa fille, mais sa renommée dépasse sa ville et son personnel l'admire au plus haut point. La réussite a pourtant un prix et un jour, c'est le burn-out : impossible pour Mathieu de passer la porte de sa librairie. Ses proches s'inquiètent de ne plus le reconnaître.


Mathieu décide alors de tout plaquer et de partir se réfugier dans la maison de son vieil ami César, à Sainte-Adresse, achetée en viager à ce dernier, qui ne pouvait vivre avec sa petite retraite. César dont la disparition quelques mois plus tôt semble avoir laissé dans sa vie un vide bien plus grand qu'il ne l'aurait imaginé.


Tous se succèdent auprès de Mathieu dans sa nouvelle maison.

Sa compagne impuissante, son ex-femme alertée par leur fille, jusqu'à chacun de ses quatre frères se demandant combien de temps durera encore ce fichu burn-out qui n'arrange personne. Tous, sauf sa propre mère. Comme à son habitude, son dernier fils est le cadet de ses soucis.

Il ne sera jamais à la hauteur de ses frères aînés, il n'a jamais su bien faire depuis le jour où il a décidé d'être un garçon au lieu de la fille qu'elle espérait tant – elle lui fera toujours payer cette contrariété originelle.
Aucun des proches de Mathieu ne saura le ramener à la raison.

Et c'est encore dans l'adversité qu'il sera le meilleur et trouvera comment redonner un sens à sa vie : lorsque certains remettront en doute son amitié avec César et, surtout, mettront en danger sa librairie...

Lecteurs avis
Se sentait-il sur la voie de la guérison ? Sauf qu'il n'était pas malade, seulement épuisé par toutes ces années d'hyperactivité qu'il s'était imposées. L'envie de réussir, de prouver que sa passion le ferait vivre et que son énergie triompherait de toutes les difficultés l'avait mené au bord du gouffre.
Face à la mer de Françoise Bourdin est le premier roman de cette auteure que je lis. Celle qui écrit depuis l'âge de 20 ans des histoires profondément humaines dans lesquelles les personnages se battent pour leur bonheur a vendu plus de 8 millions d'exemplaires de ses romans. Un engouement qui semble ne pas avoir de cesse.


Face à la mer, une vraie lecture plaisir


Le burn-out, cette maladie dont on a du mal à sortir est au centre de ce nouveau roman de Françoise Bourdin.


Mathieu est un homme passionné par son métier. Propriétaire de la plus belle librairie du Havre, il s'est donné à fond durant des années pour satisfaire sa clientèle. Aujourd'hui, bien qu'ayant accompli sa mission, il baisse les bras. Mathieu n'a plus goût à rien, le simple fait d'évoquer son travail le démotive et il sombre petit à petit dans une profonde dépression.

Un burn-out qui va le pousser à laisser ses employés se débrouiller seuls et qui l'amènera à rompre avec sa compagne, dont il est pourtant follement amoureux.


Mathieu possède une maison face à la mer. Un bien acquis en viager et dont l'ex-propriétaire décèdera une année seulement après la signature du contrat de vente. Cet homme, c'était son ami, un original au grand cœur auquel il tenait beaucoup. Alors que son moral est toujours au plus bas, des parents éloignés du défunt viennent semer la zizanie. Une sombre histoire d'argent qui rend encore plus difficile la guérison de Mathieu...

babounette 
L'histoire se déroule au Havre, Mathieu est une bête de travail, il crée la plus grande librairie du Havre, se donnant sans compter à cette entreprise, il en perd sa femme qui demande le divorce, elle ne supporte plus ce temps qu'il n'a pas pour elle et leur fille Angélique.


Mathieu est aussi le mal-aimé de la famille, 4ème garçon d'une fratrie, sa mère ne l'a jamais accepté, elle rêvait tellement d'une fille. Pour sa mère, il était transparent et ses rapports avec ses frères étaient quasi nuls. le temps passe, les affaires marchent très bien, il a une nouvelle compagne Tess, il rachète la vieille maison de son fidèle ami César en viager, bref, tout va pour le mieux.


Un beau matin, c'est le drame, Mathieu n'en peut plus, il ne sait plus où il va, il est crevé, il n'a plus goût à rien, c'est le noir complet. On appelle ça le burn-out. Il laisse tout tomber et se réfugie dans la vieille maison rachetée à César. Il tente de se reconstruire, de se réapproprier cette volonté qui semble l'avoir complètement fui. Un jour, on s'attaque à sa librairie, et là, le déclic se fait, il relève la tête et reprend sa vie en main.
Ce livre se lit facilement, ce n'est pas un grand roman, F. Bourdin nous parle de notre fragilité, des dégâts que peuvent avoir sur quelqu'un le rejet d'un parent, l'indifférence. Dégâts qui peuvent survenir bien tard dans la vie.

QueLire 01


Se sentait-il sur la voie de la guérison ? Sauf qu'il n'était pas malade, seulement épuisé par toutes ces années d'hyperactivité qu'il s'était imposées. L'envie de réussir, de prouver que sa passion le ferait vivre et que son énergie triompherait de toutes les difficultés l'avait mené au bord du gouffre.

Le Maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall  (KAS), croupit en prison depuis le 7 mars 2017. Traduit devant le juge, il a été condamné en première instance à cinq ans de prison ferme et à une amende de cinq millions de francs CFA, pour les délits de « faux et usage de faux » et « escroquerie portant sur des deniers publics », exactement sur un milliard 800 millions de francs CFA. La défense de KAS a naturellement interjeté appel et n’attendra pas longtemps : le Président de la Cour d’Appel fixe le début du procès au 9 juillet 2018, soit seulement un peu plus de trois mois après. Cette diligence n’a pas échappé aux Sénégalais, même pas au moins avertis d’entre eux. Elle en rappelle d’autres, qui ont caractérisé des décisions antérieures, notamment la transmission du Rapport qui incriminait KAS au Parquet, le traitement du dossier par le Procureur de la République et, immédiatement après lui, par le juge chargé de l’affaire. Le verdict de l’Appel n’attendra pas non plus : il sera rendu le 30 août prochain[1].

A moins d’un miracle, le jugement de première instance sera confirmé. A la rigueur, la première condamnation pourrait être allégée, en tout cas pas au point de permettre à KAS d’être candidat à l’élection présidentielle du 24 février 2019. C’est mon humble point de vue, celui d’un modeste citoyen qui, n’étant pas juriste et n’ayant pas lu le rapport qui incrimine  KAS, ne s’est jamais prononcé sur le fond de l’affaire. Ce qui me navre, par contre, et que j’ai plusieurs fois crié haut et fort, c’est l’acharnement sur la seule personne de KAS, le traitement de Kumba amul ndeyqui lui est réservé. A supposer qu’il soit coupable des différents délits qui lui sont reprochés, notamment de « l’escroquerie portant sur des deniers publics » à hauteur d’un milliard 800 millions ! Combien sont-ils, dont les dossiers beaucoup plus lourds que celui de KAS, dorment sous le coude du président-politicien et sur la table du Procureur de la République de Dakar ? J’ai passé en revue, dans plusieurs contributions, certains de ses dossiers en me fondant sur des documents officiels, rendus publics pour nombre d’entre eux. Je ne m’attarderai surtout pas sur ceux des deux amis du président-politicien et responsables politiques à Thiès et à Ndioum. Il s’agit naturellement de Cheikh Oumar Hanne et de Ciré Dia. Le président-politicien, les juges et même le commun des mortels savent parfaitement qu’ils ont fait pire que KAS et continuent tranquillement leurs massacres des deniers publics, qui alimentent leurs activités politiciennes et électoralistes, pratiquement au su et au vu de tout le monde.

Je m’appesantirai, par contre, pour rappel, sur l’un des lourds dossiers d’un déjà candidat déclaré à l’élection présidentielle du 24 février 2019. Il a même commencé tranquillement sa campagne électorale alors que, si nous avions à la tête de notre pays un Président de la République digne de ce nom, respectueux de sa fonction comme de l’opinion publique, ce candidat déclaré, Samuel Sarr en l’occurrence, aurait bien d’autres préoccupations aujourd’hui. Entre l’homme et moi, il n’y a aucun contentieux et il ne saurait y avoir d’ailleurs. Nous ne nous connaissons pas, sinon que de nom. Nous avons emprunté, dans la vie, des chemins différents. L’homme me laisse, peut-être même, l’impression d’être courtois et sympathique. Nous avons eu à échanger deux ou trois mails relativement à mes contributions, lui prenant toujours l’initiative. « Même si je ne suis pas d’accord avec toi, même si nous n’avons pas la même vision(…) », commençait-t-il toujours ses mails, avant de me porter la contradiction sur tel ou tel point, avec une courtoisie que je lui rendais bien. Il comprendra que notre pays traverse un point de non retour et que la langue de bois ne devrait plus y être de mise.

Donc, c’est une injustice et un parti-pris flagrants que M. Sarr hume l’air de la liberté et fasse déjà tranquillement campagne pour une élection présidentielle dont tout est mis en œuvre pour en écarter KAS. Je rappelle que, dès que le Rapport de l’Inspection générale d’Etat (IGE) mettant en cause la gestion (de la caisse d’avance) du Maire de Dakar a été transmis au Parquet, j’ai fait publier, notamment au quotidien ‘’Walfadjri’’du 22 février 2017, une contribution ayant pour titre : « Transmission au Parquet  d’un rapport de l’IGE mettant en cause la gestion du Maire de Dakar : une diligence inhabituelle et suspecte. » 

Dans la contribution, j’ai donné des exemples concrets tirés du « Rapport public sur l’Etat de la Gouvernance et de la Reddition des Comptes » de l’Inspection générale d‘Etat (IGE), juillet 2013 et juillet 2014. Le lecteur intéressé pourrait se reporter à ces deux rapports, surtout à celui de juillet 2013, qui met en évidence des ‘’cas flagrants de mauvaise gestion’’. C’est notamment le cas de la gestion catastrophique du Festival mondial des Arts nègres (FESMAN) dont le Rapport est sous le coude du président-politicien qui l’a lui-même reconnu publiquement, justifiant ce choix inédit par le fait qu’il ne peut pas envoyer en même temps en prison le frère (Karim) et la sœur (Sindièly)[2]. Le rapport de l’IGE de juillet 2013 met en évidence d’autres actes caractérisés de mal gouvernance financière. Le lecteur qui s’y reporte aura l’embarras du choix. Il pourrait cependant s’arrêter sur le cas flagrant de la Société africaine de Raffinage (SAR), avec les ‘’hauts faits d’armes’’ de Samuel Sarr, ancien Directeur général de la SENELEC et ancien Ministre de l’Energie. Les contrôleurs de l’IGE rappellent que la SAR importe du pétrole brut en vue de le raffiner pour assurer l’approvisionnement régulier du marché sénégalais en divers produits finis. Leur Rapport précise que la Société a importé en 2008 une cargaison de  122 222 tonnes de pétrole brut auprès du fournisseur Arcadia Petroleum Limited (APL), qui l’a expédié à partir du Nigeria, à bord du « M/T OLINDA ». On se rappelle que cette cargaison contenait une énorme quantité d’eau mélangée au pétrole et a été, de surcroît, importée par la SAR « dans des conditions marquées par bien des irrégularités, manquements et autres dysfonctionnements », précisent les contrôleurs de l’IGE. Ces irrégularités et autres manquements gravissimes ont été décrits en détail dans le Rapport de 2013, notamment aux pages 116-120.

En particulier, l’importation de la cargaison ‘’Olinda’’ n’avait fait l’objet d’aucun appel d’offres, ni de l’application des dispositions du Code des Marchés publics alors en vigueur, ni de l’application de la procédure interne d’appel à la concurrence de la SAR. Au total, selon l’IGE, quatorze (14) cargaisons (9 en 2008 et 5 en 2009) seront importées exactement dans les mêmes conditions et auprès du même fournisseur, pour une valeur globale de quatre cent quatre-vingt-quinze milliards trois cent soixante-cinq millions (495 365 000 000) de francs CFA. C’est énorme !

Le plus surprenant encore, c’est que le même fournisseur APL avait été choisi « sur simple instruction de l’ancien Ministre de l’Energie adressée à l’ex-Président du Conseil d’Administration de la SAR par lettre confidentielle n° 00159/ME/CAB du 05 mai 2008 ». Ce qui est plus grave encore c’est que, dans sa fameuse lettre, notre ministre demandait que « la SAR ne fasse pas d’appel d’offres pour son approvisionnement en pétrole brut, invoquant un contrat de gouvernement à gouvernement ‘’G to G’’ supposé lier le Nigeria au Sénégal, dans le domaine de la fourniture de pétrole brut ». Or, ce contrat ‘’G to G’’ n’a  laissé aucune trace à la SAR, où il était inconnu de tous les responsables de la Société comme du successeur de Samuel Sarr. Il n’existe donc nulle part ailleurs, et a été sûrement le fruit de sa seule imagination, pour s’enrichir rapidement et largement. Le pétrole était donc importé en l’absence de tout document de commande, sur la base d’un ‘’contrat’’ conclu entre deux parties (le ministre et APL), le 05 juin 2008, et qui fixe un prix comportant un différentiel de 6,15 dollars US par baril. Un  « différentiel excessif, comparé aux différentiels négociés avec les ‘’traders’’ à la suite des appels d’offres pour des cargaisons similaires », de l’avis  des dirigeants de la SAR. Pour mieux confondre notre ministre bourreau de deniers publics, le Rapport, révèle ceci : « la Société TOTAL, par la voie d’un de ses anciens administrateurs à la SAR avait même offert de livrer à la raffinerie une cargaison de pétrole brut, moyennant un différentiel d’environ 3 dollars US par baril, ce qui n’avait pas été accepté. Le mémorandum qu’il a établi à ce sujet confirme bien que le différentiel se situait à cette période à 3,30 dollars US par baril ».

Le brigandage organisé par l’ancien Ministre de l’Energie aura donc fait perdre à la SAR, pour chaque baril de brut, la différence entre les 6,15 dollars payés à APL et les 3,3 dollars US de l’offre de vente faite par TOTAL. Cette perte « calculée en appliquant les mêmes paramètres que pour déterminer la valeur-facture de l’ensemble de la cargaison », équivaut à deux milliards cent soixante quatorze millions huit cent soixante quinze mille cent quatre-vingts trois (2 174 875 183) francs CFA. . Combien de milliards ce fameux contrat ‘’G to G’’ lui a-t-il rapportés ? On peut se poser légitimement la question.

Les contrôleurs de l’IGE ne se sont pas arrêtés en si bon chemin : ils ont aussi mis en évidence de nombreuses autres pertes importantes pour la SAR (Rapport du 13 juillet, pp. 119-120). En particulier, en achetant délibérément de l’eau au prix du pétrole brut, la SAR aura perdu un montant d’un milliard cent soixante-quatre millions trois cent six mille neuf cent quarante-huit (1 164 306 948) francs CFA, auquel plus de cinq milliards sont venus s’ajouter, « du fait des retards dans la fabrication de ces produits raffinés et à l’évolution moins favorable de leurs prix de vente ».

En agrégeant les différents manques à gagner, pertes et autres surcoûts, le Rapport de l’IGE estime le préjudice globalement subi par la SAR, pour la seule importation OLINDA, « au moins à neuf milliards sept cent quatre-vintg- seize millions sept cent soixante-neuf mille soixante-dix-sept (9 796 769 077) francs CFA ». Le Rapport relève aussi « la forte présomption de collusion d’intérêts avec le fournisseur APL au préjudice de la SAR, avec la complicité de l’ancien Ministre de l’Energie et de l’ancien Directeur général de la (Société) ». Et, pour ces forfaits cumulés, « l’IGE (proposait) l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre de l’ancien Ministre de l’Energie et de l’ancien Directeur général de la SAR ». Proposition restée jusqu’ici sans suite, malgré la flagrance des crimes mis en évidence.

Voilà, pour résumer les actes de brigandage financier – il y en bien d’autres  dans le Rapport de l’IGE – de l’ancien ministre Samuel Sarr ! Combien de milliards a-t-il soustraits à la SAR, donc à toute la collectivité nationale ? Le candidat déclaré à la Présidence de la République est fortement impliqué dans d’autres dossiers aussi sulfureux que celui de la SAR. J’en passerai en revue un dans ma prochaine contribution. On n’oubliera pas, non plus, qu’il figure en bonne place sur la liste des vingt-cinq compatriotes accusés d’enrichissement illicite. Pourtant, il n’est pas inquiété le moins du monde et se la coule douce entre Dakar et Touba, son refuge préféré. Pas seulement d’ailleurs : malgré les nombreux forfaits à son passif, il se porte candidat à l’importante fonction présidentielle et s’est lancé déjà en campagne électorale. Pendant, ce temps, KAS est en prison et tout est mis en œuvre pour l’y maintenir et l’empêcher de jouir des mêmes droits que ce Samuel Sarr, dont nous venons de passer en revue seulement quelques forfaitures. Amnesty International a-t-elle tort de nous pointer du doigt dans son dernier rapport ? Le président-politicien et les juges qui ont en charge l’affaire du Maire de Dakar ont-ils vraiment la conscience tranquille ? Ne vont-ils pas conforter nombre de Sénégalaises et de Sénégalais dans leur sentiment, peut-être leur conviction, que notre justice devient de plus en plus une justice sélective, manifestement à deux vitesses ? Ces questions, nous ne pouvons pas ne pas nous les poser. Et nous nous les posons avec toute la force dont nous sommes capables.

Dakar le 22 août 2019

Mody Niang


 

« L’élément déterminant pour la présidentielle du 24 février 2019, semble plus être la nécessité de renverser le président sortant pour l’opposition, que de faire adhérer les populations à un programme alternatif  » , selon Maurice Soudieck Dione, docteur en Sciences politiques, enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis. C’est la perspective qui se dessine du fait de la tendance du chef de l’Etat, Macky Sall, à des «dérives autoritaires et arbitraires dans ses rapports avec l’opposition». Evoquant la pléthore de déclarations de candidature à 6 mois de la joute présidentielle, M. Dione, est convaincu que certains n’iront pas jusqu’au bout. Entretien……

Croyez-vous que toutes les déclarations de candidatures à la prochaine présidentielle  iront jusqu’au bout de leur logique?

Il est vrai que déclarer sa candidature est une chose, être en mesure de se présenter effectivement en est une autre. Cela pour plusieurs raisons. D’abord, eu égard aux moyens financiers colossaux pour aller aux élections. Car, en plus de la caution de 30 millions, il faut des ressources pour sillonner le pays, pour obtenir les parrainages requis avant d’entrer dans la compétition. Ensuite, pour les besoins de la campagne, il faut mobiliser des voitures, déplacer et entretenir une équipe sur toute l’étendue du territoire, concocter un programme politique pertinent entre autres. Toutes ces contraintes peuvent amener certains candidats à déchanter. Il y a aussi que certains autres candidats pourraient être dans une logique stratégique, consistant à faire monter les enchères autour de leur candidature, pour se ranger en définitive derrière un autre candidat, ou alors mobiliser une partie de l’électorat, pour qu’en cas de second tour négocier leur accès au pouvoir. 

N’y a t-il pas  dans ce cas des déclarations de candidatures fantaisistes ?

Je ne qualifie aucune candidature de fantaisiste pour éviter de tomber dans la discrimination entre citoyens sénégalais. Je considère dans l’absolu qu’il faut respecter tous les candidats qui sont d’égale dignité au plan juridique, dès lors qu’ils respectent les conditions de fond et de forme prévues par la Constitution, les lois et règlements. C’est au prorata des suffrages collectés qu’on pourra classer les candidats au sortir des élections, et donner des analyses sur la base de faits concrets.

A votre avis, lequel des enjeux entre celui de la découverte de gaz et de pétrole, ou celui de la nécessité d’instaurer l’État de droit et la démocratie pour tous, va prendre le dessus ?

En fait c’est un tout. Car la multiplication des ressources nationales, avec la découverte de gisements de gaz et de pétrole, fait que le pouvoir devient de plus en plus un enjeu qui aiguise des appétits tant sur le plan national qu’international. Mais il faut dire également qu’avec de telles ressources, il est impératif et impérieux que le jeu politique soit transparent et loyal, pour assurer la paix et la stabilité politique du pays, afin de conjurer les démons du chaos politique sur lesquels, comme cela a été le cas ailleurs en Afrique, des saigneurs et des seigneurs de la guerre ont profité du désordre pour s’enrichir, en collusion avec les puissances étrangères. On a pu alors parler de criminalisation de l’État.

Comment devrait-on s’y prendre alors ?

La découverte de richesses exige une compétition équitable pour préserver la paix, sans quoi rien ne peut être construit. Ensuite les ressources trouvées repositionnent au centre du débat politique, la gouvernance démocratique, qui non seulement doit être transparente, mais doit également profiter à tous les Sénégalais. Ce qui suppose une allocation pertinente et efficiente des ressources pour créer encore plus de richesses avec des investissements productifs, refonder des services publics de qualité en matière de santé et d’éducation notamment, construire et valoriser le capital humain, etc. Or si les valeurs de la République sont piétinées en raison du clientélisme et de la propension à l’enrichissement personnel des dirigeants érigés en règles, et si les principes de la démocratie et de l’État de droit ne sont pas respectés, notamment à travers une compétition politique loyale, les ressources découvertes ne seront pas d’un grand apport pour le pays, car elles seront pillées et gaspillées par une caste de politiciens sans scrupules, et qui vont mettre le pays en danger, c’est-à-dire dans l’instabilité.

Qu’est-ce qui sera déterminant pour cette élection : les programmes alternatifs, la nécessité de renverser le président sortant ou de le maintenir ?

Malheureusement les enjeux de l’élection présidentielle risquent d’être dévoyés, comme cela a souvent été le cas au Sénégal, notamment lors des alternances de 2000 et 2012, où l’on a plus congédié des régimes ayant failli, qu’adhérer à un programme. Cette perspective qui se dessine a été construite pour une bonne part par la tendance du Président Sall à des dérives autoritaires et arbitraires, dans ses rapports avec l’opposition marqués par la répression et la violation des droits et libertés des opposants et par l’imposition de sa volonté et des intérêts exclusifs de sa coalition, en ce qui concerne les règles du jeu politique. Or , celles-ci doivent être définies de manière concertée, pour éviter que le pays ne sombre dans des lendemains incertains.

Propos recueillis par  Jean Michel DIATTA

Des militants de l’APR France originaires du Boundou auraient décidé de rejoindre Un Autre Avenir(AA). Si cette nouvelle annoncée par Ibrahima Thiam dans un document  est confirmée, ce sera une grosse perte pour le parti au pouvoir dont l’ambition est de réélire son candidat, Macky Sall, dès le premier tour. Selon le document transmis à Infos15, AA organisera une rencontre publique pour les accueillir , samedi 25 août, à Paris, dans le 18 eme arrondissement.
CSS

la lecture de l’étude publiée par Imagine Africa Institute on ne peut s’empêcher d’être saisi d’horreur. On y découvre en effet sous la plume de Pierre Sané son président le « calvaire de femmes sénégalaises battues, tuées, violées, mutilées, harcelées ».

Un sujet que connaît particulièrement cet ancien secrétaire général d’Amnesty International qui se dit choqué et révolté du silence de ces violences « étouffées dans le carcan familial ou villageois ».

Le plus grave pour Pierre Sané est que cette violence quotidienne semble « sournoisement admise par notre culture ».

L’explication viendrait-elle d’une société essentiellement patriarcale dans laquelle l’homme peut disposer de plusieurs épouses ? La polygamie favoriserait-elle cette banalisation ?

Le plus grave est que de nombreux hommes croient pouvoir épouser autant de femmes qu’ils peuvent et aussi les répudier et les violenter à leur guise. 

l’évidence, il y a là, compte tenu des abus constatés, une correction à apporter à cette pratique issue de la société et de la religion. Cette situation est d’autant plus inacceptable que dans la société africaine trop de mariages sont « arrangés » et ne sont pas le résultat de véritables histoires d’amour.

Cette situation a pour conséquences que les violences, comme les autres différends familiaux, se règlent à la maison et que les tribunaux sont rarement saisis, d’où l’impunité qui en résulte. 

Les élections présidentielles de l’année prochaine offrent l’opportunité aux responsables politiques et aux candidats d’intervenir dans ce débat actualisé par la récente affaire « Ndeye Coumba Diop » (du nom de cette jeune femme de 18 ans victime de son mari violent), qui a ému la population sénégalaise et les réseaux sociaux fin juillet, car la mobilisation de quelques ONG ne suffit pas aujourd’hui pour stopper ces agressions qui sont une insulte à la dignité humaine et au respect que l’on doit aux femmes. 

Il leur appartient de faire entendre leur voix. Nous les attendons.

Le Directeur de la publication

Ichrono

Management - Holacratie : est une forme de management originale
Chaque partie du tout, dont elle dépend, est autonome et décisionnaire.
. Voici comment la définir à travers quelques exemples concrets.


« Le monde de l'entreprise n'est pas statique il évolue sans cesse et comme disait l'autre l'agent, l'employé n'est pas uniquement une Main, c'est aussi une Tête et un Cœur » P B CISSOKO


Holacratie : définition


Pour dynamiter l'ancien modèle de management traditionnel qui consiste à prendre des décisions au sommet de la pyramide de l'entreprise et à les faire descendre et appliquer jusqu'en bas, un nouveau pattern décisionnel a vu le jour en 2001 : l'holacratie. C'est Brian Robertson, président de Ternary Softwares (entreprise américaine de logiciels), qui a imaginé ce chamboulement pour obtenir des mécanismes de fonctionnement plus agiles. Contrairement à un système oligarchique, l'holacratie consiste en un management horizontal, où chaque partie du tout, dont elle dépend, est autonome et décisionnaire.


Organigramme de l'holacratie


Concrètement, le principal changement né de l'holacratie réside dans l'organigramme de l'entreprise : il disparaît. Il n'existe plus de chefs. L'holacratie revient à la raison d'être de l'entreprise et du rôle de chacun. Au lieu d'évoluer en pyramide, on évolue en cercles : ces cercles regroupent les salariés qui ont des rôles proches, sachant que tout un chacun peut se voir attribuer plusieurs rôles, même variés, selon sa charge de travail. Un chargé de communication pourra également intervenir au niveau du cercle de la formation, comme dans celui de la prospection de clients si ses aptitudes et son temps de travail le lui autorisent.


Ces techniques de management originales et qui marchent
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Management en holacratie


Dans un système holacratique, chacun devient responsable de la mission qui lui a été confiée (et si elle doit disparaître, une autre lui sera confiée, idem s'il ne parvient pas à atteindre ses objectifs). Il n'a plus à s'en référer à un manager, mais n'a pas non plus d'expert référent vers qui se tourner. C'est au sein de réunions dites "de gouvernance" que les problèmes sont évoqués, les tensions évacuées et les solutions étayées, par tous, au même niveau.


L'holacratie chez Zappos


En 2014, la plus grosse structure à tenter l'expérience de l'holacratie fut Zappos, e-commerçant de chaussures, qui emploie 1 500 personnes. Quittant le concept de "patronat visionnaire", Zappos mise sur la créativité et les idées de tout son staff plutôt que sur une poignée d'hommes dans leurs bureaux. Ce faisant, le souhait de Zappos était de devenir plus souple, et de pouvoir continuer de grossir sans être freiné par un manque de maniabilité.


Exemples d'holacratie


L'holacratie, sur le papier, peut s'appliquer à tous les secteurs et à toutes les entreprises, petites ou grosses, de services ou d'industrie. En France, Auchan, Danone et Castorama ont tenté la mise en place partielle d'un tel système, quand d'autres s'y sont cassé les dents, comme Amazon.


Holacratie critique


Certaines voix s'élèvent pour critiquer l'holacratie. Pour certains salariés, le changement est tel qu'ils préfèrent donner leur démission, ce qui peut conduire à un exode de collaborateurs expérimentés. De plus, certains d'entre eux préfèrent être cantonnés à des tâches précises et se sentent peu à l'aise dans ce modèle. Autre critique, en rendant tous les salariés egaux, il existe le risque de transformer le chef d'entreprise en gourou omniscient.


Holacratie avantages


Pour d'autres, l'holacratie est un excellent moyen de faire émerger la créativité et les idées nouvelles. Les salariés se sentent plus reconnus et sont donc plus productifs et plus investis dans leur entreprise. C'est donc un formidable moyen pour faire triompher l'intelligence collective.


Holacratie et entreprise libérée


On associe fréquemment le concept d'holacratie avec celui d'entreprise libérée, car il y réside une forme de liberté, mais cette dernière a ses règles (elle cesse dès qu'on empiète sur celle du voisin) et il n'est pas question de dire adieu aux responsabilités ; celles-ci sont seulement distribuées différemment. L'holacratie peut être vue comme un cadre, et au sein de ce cadre, à chacun d'établir le fonctionnement qui convient le mieux à son entreprise. La bande dessinée de Bernard Marie Chiquet explique bien que dans l'holacratie, on est sans managers mais pas sans management.

https://www.google.fr/amp/s/www.journaldunet.fr/management/guide-du-management/1204818-holacratie-definition-exemples/%3foutput=amp

 

L'État déballe tout ! Broché –de Bosse Ndoye (Auteur)

Présentation de l'éditeur


Souffrant d'un mal intérieur suscitant en lui beaucoup de remords, l'État prétexta une visite qu'il disait devoir rendre d'urgence au président français pour quitter son pays incognito afin de se faire ausculter discrètement par un médecin. Ce qui devait être une consultation médicale de routine se transforma alors en séances de confidences, voire de confessions. Ce fut dès lors l'occasion pour l'État de vider le fond de sa conscience et de faire des révélations allant de ses techniques de manipulation à sa gestion désastreuse du pouvoir dans son pays en passant par ses rapports de subordination à la France, le franc CFA et les APE. Dans un style limpide à cheval entre le roman et l'essai, l'auteur s'attaque entre autres à quelques-unes des relations pour le moins kafkaïennes entre un pays dit indépendant et son ancienne puissance colonisatrice encombrante. Un livre plein d'actualité.


Biographie de l'auteur


Bosse Ndoye est diplômé en anglais à l'Université de Dakar, en administration publique, à l'Université Paris 12 et en droit public et privé des collectivités territoriales à l'Université d'Évry Val d'Essone. Il est l'auteur du Dossier de la France pour le Conseil de l'Europe lors de son passage au Ministère de l'Intérieur à Paris en 2006. Il est aussi l'auteur de L'Énigmatique clé sur l'immigration, de Une amitié, deux trajectoires, de La rançon de la facilité et de plusieurs articles.
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EN ALLEMAGNE

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AUX USA

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AU CANADA

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EN FRANCE

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EN ESPAGNE

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jeudi, 23 août 2018 14:09

Trop de révisions tuent la Constitution

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Trop de révisions tuent la Constitution

Les transformations de la société peuvent justifier une réforme constitutionnelle. Mais gare aux modifications dictées par les circonstances.

La Constitution est la clé de voûte de l'État de droit et du pacte politique qui soude la communauté des citoyens dans une démocratie. Son rôle est particulièrement important en France, marquée par l'instabilité chronique de ses institutions depuis 1789. La révision de la Constitution ne doit être engagée qu'avec prudence et pour des raisons impératives. Et ce d'autant qu'elle retentit inévitablement sur la légitimité du chef de l'État. S'il semble nécessaire d'actualiser la Constitution pour prendre en compte les transformations de la société ou les mouvements de l'Histoire – par exemple, la décolonisation ou l'intégration européenne –, il convient de proscrire les modifications dictées par les circonstances ou par les jeux partisans.

Car, de même que trop de lois tuent la loi, trop de révisions tuent la Constitution.


Le projet de révision constitutionnelle avancé par Emmanuel Macron confirme ce danger. Au plan politique, il prévoit notamment d'introduire une dose de 15 % de proportionnelle pour les élections législatives à partir de 2022, d'instaurer une limite de trois mandats « identiques, complets et consécutifs »pour les députés, les sénateurs et les présidents d'un exécutif local – à l'exception des maires de communes de moins de 9 000 habitants. Au plan des principes, il entend reconnaître la spécificité de la Corse et l'impératif de la lutte contre le changement climatique. Au plan technique, il supprime le statut de membre de droit du Conseil constitutionnel pour les anciens chefs de l'État ainsi que la Cour de justice de la République.


Aucune véritable ligne directrice n'émerge, contrairement à la révision du 23 juillet 2008, placée sous le signe du renforcement des pouvoirs du Parlement, de l'encadrement des décisions du président dans le domaine des nominations ou du droit de grâce, et surtout de l'amélioration des droits des citoyens, notamment par la possibilité de contester la constitutionnalité des lois. En dehors des ajustements techniques, sa seule logique consiste à acquitter la dette contractée vis-à-vis de François Bayrou pour son soutien à l'élection présidentielle. Et ce sous la contrainte du droit de veto détenu par le Sénat puisque, selon l'article 89 de la Constitution qui traite de sa révision, le projet doit être voté par les deux assemblées en termes identiques.


Le projet modifie toutefois en profondeur l'équilibre de la Ve République. Ses principes, fondés sur la primauté du président de la République, le parlementarisme rationalisé et le scrutin majoritaire, évoluent vers le monopole du pouvoir entre les mains du président, le parlementarisme raréfié, la mixité du scrutin à la fois majoritaire et proportionnel. Cette révision contredit la volonté d'Emmanuel Macron de revenir à l'esprit originel de la Ve République.

Surtout, le projet constitue un contresens politique et historique. Il est tout entier orienté vers la classe politique, ses postes, ses modes d'élection, ses mandats et ses juges, ignorant superbement le citoyen. Il conforte les fractures territoriales en créant des déserts de représentation. Il fragmente le territoire national et la République au moment où il faut conforter la cohésion de la nation face au communautarisme et au sécessionnisme – dont la Catalogne et l'Italie du Nord illustrent les dangers. Il instille, avec la proportionnelle, le poison de l'instabilité au cœur de nos institutions, ouvrant le risque de majorités relatives systématiques et d'un retour au régime des partis de la IVe République, qui accumula 24 gouvernements en douze ans. Et ce au moment où les démocraties affrontent la crise la plus grave depuis les années 1930, sous les feux croisés des menaces extérieures et de la poussée populiste qui, puissamment aidée par le scrutin proportionnel, paralyse l'Allemagne et rend l'Italie ingouvernable.
Enfin, la menace de recourir, en cas de blocage de la révision par le Sénat, au référendum prévu par l'article 11 de la Constitution est à la fois contestable juridiquement et suicidaire politiquement. Même s'il fut utilisé en 1962 – avec succès –, puis en 1969 – à ses dépens – par le général de Gaulle, l'article 11 ne s'applique pas à la révision, qui ne relève que de l'article 89 de notre Constitution. Par ailleurs, de David Cameron à Matteo Renzi, le référendum a tué tous les dirigeants des démocraties qui ont tenté de l'instrumentaliser au cours des dernières années.


Le projet de révision de la Constitution souligne les fragilités du quinquennat d'Emmanuel Macron : plus il renforce l'hyperconcentration des pouvoirs de sa présidence jupitérienne, plus il affaiblit les contre-pouvoirs ; plus il s'éloigne de la société, plus il se coupe des citoyens, plus son autorité flotte. La France a trop besoin de la transformation de son modèle économique et social pour se perdre dans une nouvelle modification hasardeuse de sa Constitution après le lamentable épisode de la déchéance de nationalité. Il en va en effet des réformes comme des monnaies : les mauvaises chassent les bonnes.


(Chronique parue dans Le Point du 12 avril 2018)


> Lepoint.fr https://www.nicolasbaverez.com/2018/04/16/de-revisions-tuent-constitution/

 

Un Sénégal pourri par les arnaques : chacun veut abuser l'autre

Lu quelque part...et mon ami le doyen Djiby SY 80 ans , de la société civile en France et au Sénégal nous éveille et nous alerte.

Ce pays n'est pas malade, il est tout simplement pourri !

--Le mécanicien, le réparateur (de télés, de frigos, etc.) à défaut de vous voler une pièce, vous sort une panne imaginaire pour vous soutirer plus d'argent ;

--Ce citoyen qui veut se débarrasser de sa voiture en panne et qui décide de le vendre, tout en cachant la panne à l'acquéreur ;

--Ce citoyen qui est en possession d'un terrain litigieux mais qui décide de le vendre sans déclarer le litige à l'acquéreur ou encore ce propriétaire de terrain qui vend son bien à plusieurs personnes à la fois;

--Ces commerces (quincaillerie, show-room d'appareils électroménagers) qui exposent des « produits originaux » mais qui vous livrent des produits contrefaits ;

--Ces vendeurs de tissus qui mettent des lampes fluorescentes dans leurs boutiques afin de mieux tromper les clients ;

--Ces maçons qui s'éclipsent dans la nature après avoir encaissé leurs dus et sans avoir rempli leur part du contrat ;

--Ces vendeuses de fruits, sur les routes sénégalaises, qui bourrent leurs bols ou seaux de papiers afin de donner au client « l'impression d'un récipient rempli »;

--Cette vendeuse de poisson qui te jure sur son marabout que son produit est tout frais alors qu'elle a du mal à le vendre depuis plusieurs jours ;

--Ces vendeurs qui mettent les légumes pourris au fond du sac afin de tromper la vigilance des clients ;

--Ces vendeurs de « café Touba » qui mélangent le café avec du mil ou du riz grillé;

--ces agents de santé qui volent les médicaments des patients;

--Ces citoyens témoins d'un accident de la circulation se précipitant sur les lieux, non pas pour aider les victimes mais pour leur soutirer téléphones portables, montres, argent et autres produits. Certains sapeurs-pompiers sont aussi coutumiers des faits.

La liste est loin d'être exhaustive, que dire des marabouts et autres guérisseurs charlatans, des médecins qui détournent les patients vers leurs propres cliniques, combinent avec les pharmaciens et autres distributeurs de médicaments, ces enseignants véreux qui sèchent les cours dans le public pour se faire de l'argent dans le privé ?

Mais point de surprise dans un pays qui a pour devise «xaalis kenn duko ligeey, dañu koy lijjanti »

Lorsque les citoyens d'un tel pays sont appelés à choisir leurs dirigeants, ils ne peuvent élire que les "meilleurs" d'entre eux, c'est à dire ce qui excellent dans l'art du vol, de l'escroquerie et de la tromperie.

Ce pays n'est pas malade, il est tout simplement pourri !

Il faut

 

mercredi, 22 août 2018 12:29

Sénégal, la téléréalité au service de l'agriculture

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Au Sénégal, 32 jeunes travaillent actuellement la terre, dans une ferme de la région de Joal, à trois heures de route de la capitale, à l’ouest du pays. Ils viennent de différentes régions du Sénégal. Certains sont issus de familles d’agriculteurs, mais la majorité sont de jeunes urbains. Tous participent à la première émission de télé-réalité sénégalaise sur l’agriculture, La Ferme Factory, diffusée sur la chaîne publique sénégalaise RTS. 34 épisodes au total de 26 minutes chacun, montrés aux téléspectateurs, avant le journal de 20h chaque dimanche. Au programme, pour ces apprentis fermiers : un réveil à 6h chaque matin, puis la journée commence avec une préparation musculaire, c’est ensuite aux champs que les candidats doivent faire leurs preuves. Malgré une croissance à la hausse, le Sénégal continue d’avoir des taux élevés de pauvreté et de chômage, les inégalités sociales sont toujours frappantes, l’exode rural et l’immigration clandestine n’ont pas cessé d’être à l’ordre du jour. L’agriculture contribue à environ 14% du PIB du pays, et pourrait constituer un vivier d’emplois. Pourtant, beaucoup de jeunes Sénégalais estiment que les profits tirés du travail de la terre sont dérisoires. La Ferme Factory, imaginée en partenariat avec l’Etat, vise à changer le regard de la société sur l’agriculture, et à inspirer les jeunes actifs pour qu’ils se tournent vers ce secteur.

RFI

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