vendredi, 02 novembre 2018 11:25

Faits et méfaits de la colonisation

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Personne ne songerait à plaider en faveur du colonialisme dont la France s’est rendue coupable au cours des siècles derniers, aussi bien en Afrique, au Moyen-Orient qu’en Asie. Quand bien même à l’époque tous les pays européens agissaient de la sorte, de l’Italie à l’Allemagne en passant par le Portugal, l’Espagne et bien sûr le Royaume-Uni. Cela n’excuse rien et n’atténue pas la responsabilité des générations concernées à l’égard des peuples colonisés.

Aujourd’hui on ne peut que regretter cette période sombre de l’histoire de l’humanité et réparer certaines erreurs du passé, lorsque c’est possible, en particulier à propos de la tragédie qu’a été l’esclavage.

Et si certains colonisateurs se sont comportés avec un peu plus d’humanité que d’autres l’objectif restait le même pour tous : répandre la civilisation européenne sur l’ensemble des continents en imposant une langue, une religion, une culture, un enseignement, etc. en contrepartie de nouvelles technologies, de découvertes scientifiques et des progrès de la médecine, etc. Les colons ont aussi exploité, certains disent pillé, les matières premières et les ressources naturelles de ces pays, telles que le bois, le sucre, le cacao, les bananes, etc. 

Aujourd’hui une polémique a pris naissance au Sénégal, plus précisément à Saint-Louis. C’est là qu’est érigée la statue du général Louis Faidherbe, polytechnicien et ancien gouverneur du Sénégal. Depuis plus de trente ans celle-ci trônait sur la place éponyme, avant de se détériorer au fil des années, d’être dégradée par des sénégalais en colère et finalement recouverte de peinture blanche.

On aurait pu tout aussi bien s’en prendre au pont du même nom qui a remplacé le bac voici près d’un siècle et demi et relie l’île historique de Saint-Louis-du-Sénégal au continent. Cela aurait été au détriment des milliers de personnes qui empruntent quotidiennement ce pont classé depuis 2000 au patrimoine mondial de l’Unesco.

En France, au nom de la repentance qu’affectionne certaines personnes on pourrait aussi, pourquoi pas, débaptiser, la station de métro de la ligne 6 Etoile-Nation. Il y a quelques mois des membres de l’association « Survie » l’ont envisagé et rebaptisé à l’aide d’autocollants « Faidherbe, ça suffit ».

Ces militants seront satisfaits d’apprendre que la bibliothèque Faidherbe, située dans le XIème arrondissement, actuellement fermée pour cause de travaux, rouvrira l’an prochain sous le nom de Violette Leduc. 

On mettra toutefois au crédit de ce général, qui gouverna le Sénégal entre 1854 et 1861 et de 1863 à 1865, la création du port de Dakar, qu’il développa l’économie locale, favorisa le développement des plantations de coton, projeta la ligne de chemin de fer qui un peu plus tard devait rallier Dakar au Niger et qu’il favorisa la distribution d’eau potable à Saint-Louis. A l’heure où certains font son procès il n’est pas inutile de rappeler ces réalisations qui aujourd’hui encore profitent à la population du Sénégal.

Elles n’effacent cependant en rien les crimes et les méfaits de la colonisation. Elles ne font que les atténuer au regard de l’histoire.

Le directeur de publication d’Ichrono

Le Sommet Mondial des Défenseurs des droits de l’Homme a réuni à Paris les 29, 30 et 31 octobre plus de 150 défenseurs de 105 pays, pour faire le point après la Déclaration qui avait été adoptée en 1998. Le constat est amer : en 2017, au moins 312 défenseurs ont été assassinés, en toute impunité. Ce Sommet a pour but d’échanger sur les stratégies de protection, et de réorganiser le travail pour faire avancer les droits humains auprès des gouvernements, des entreprises et des populations, alors que les Etats se replient sur eux-mêmes.

Bochra Belhaj Hmida lutte pour la liberté des Tunisiens

Bochra Belhaj Hmida est députée en Tunisie, avocate et présidente de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe) qui a rendu son rapport en juin dernier : ses propositions pour améliorer les libertés et les droits des Tunisiens ont provoqué la colère de certaines franges de la population, au point de dénigrer et de menacer la députée ainsi que d’autres membres de la Commission.

Au Mexique, Gustavo Castro contre l'impunité des crimes contre les défenseurs des droits de l'Homme

Gustavo Castro est mexicain, de l’organisation pour la défense de l’environnement Otros Mundos dans l’Etat du Chiapas. Il travaillait aussi en Amérique Centrale et se trouvait chez Berta Cáceres de l’ONG COPIN, qui luttait contre la construction d’un barrage, lorsque des tueurs l’ont assassinée le 2 mars 2016. Seul témoin de cet assassinat, Gustavo Castro est depuis empêché de témoigner par les autorités honduriennes et se bat contre l’impunité des crimes contre les défenseurs des droits de l’Homme.

Sally Bilaly Sow permet aux Guinéens de demander des comptes aux autorités

Sally Bilaly Sow, blogueur guinéen, a lancé « Villageois 2.0 », une plateforme citoyenne virtuelle pour permettre aux jeunes de s’exprimer et de demander des comptes aux autorités sur la gestion de l’argent public. Cet espace permet aussi de vérifier des fausses informations qui circulent sur des événements.

Mamadou Lamine Diallo, le député de Tekki et candidat à la présidentielle, n’a pas mis du temps pour répondre à la réplique du pouvoir en place après sa sortie, à Touba, sur  la signature de la convention entre l’Etat du Sénégal et la société turque Tosyali, pour l’exploitation du fer de la Falémé. Un business qui tournerait selon lui, autour de 50 milliards de dollars, soit plus de 27.000 milliards de F CFA. 

Dans la question économique qu’il anime tous les mardis, dénommée la Ques Tekki, le parlementaire ne s’est fait tendre à l’endroit du régime en place, particulièrement de son porte-flambeau, le président Macky Sall. Aussi Mamadou Lamine Diallo s’est-il posé une question très simple : « Pourquoi Macky Sall devrait-il décider seul de notre avenir minéralier en 2018, quand bien même il aurait été élu à 65% en 2012? ».

Pour le député de Tekki, « Telle est la vraie question que soulève l’Affaire Tosyali pour le fer de Kédougou. Il y a dans ce pays une société civile, des universitaires spécialisés dans les ressources minérales, des syndicats de travailleurs et des entrepreneurs, tout ce monde devrait avoir son mot à dire ». Qui plus est, dira-t-il, «Me concernant, toute modestie mise de côté, j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur des mines à l’Ecole des Mines de Paris en 1982, c’est prouvé et vérifiable. Les ministres d’Abdoulaye Wade qui ont confié notre fer à Kumba puis à Mitttal ne sont pas plus qualifiés que moi dans les affaires minières ».

De suite et sur un ton assez acerbe, il relève : «Je soutiens que  Macky Sall n’est pas aussi plus qualifié que moi pour traiter ce dossier, n’en déplaisent à ces nouveaux convertis au maquillage, embusqués à la Primature de Boun Dionne, et qui nous demandent de prier pour que cette nouvelle forfaiture aboutisse ! C’est triste pour la République !

En tout état de cause, on ne peut pas maintenir dans la Constitution votée en 2016 que les ressources naturelles appartiennent au peuple, et puis écrire dans le code minier que les ressources minières appartiennent à l’Etat, pour poursuivre une gestion autocratique par le Président de la République et ses affidés ». Se disant dans la foulée « surpris et indigné par le silence coupable et complice de notre constitutionnaliste en chef  chargé de garder les sceaux de la République», Mamadou Lamine Diallo dira en conclusion qu’ «On ne  peut plus faire confiance au jugement de Macky Sall après les échecs des  ICS bradées aux Indiens et de Necotrans au Port de Dakar. Nous disons Halte et Non à Tosyali. Notre pays a besoin d’une charte de gouvernance des ressources minérales, sinon il va sombrer dans la malédiction des matières premières ».

 

Sudonline

 

Ce que je peux enfin vous dire, Ségolène Royal, Fayard,

Présentation de l'éditeur


« On voit bien que ç'a été parfois très violent pour vous. Mais vous n'avez rien dit. Comment fait-on pour tenir ? »


Au moment où la parole des femmes se libère enfin, beaucoup d'entre elles m'ont demandé de m'exprimer sur ce qu'une femme en politique subit en silence. Et de plus en plus d'hommes me disent : parlez pour nos filles, nos compagnes, nos sœurs. Je me suis donc accordé ce droit de dire, et ce droit est vite devenu un devoir. La raison du silence des femmes, c'est la peur de l'humiliation. Ce fut difficile, et parfois douloureux d'écrire, car il a fallu que je revive des épreuves que j'avais rangées dans ma mémoire frigorifiée.


Mais, m'a-t-on dit, ayant été la première femme de l'histoire de France à accéder au second tour de l'élection présidentielle, vous deviez prendre la parole pour faire avancer la cause des femmes et poser des repères. Et en plus, j'ai appris de ma longue expérience des combats écologiques la ressemblance entre les violences faites aux femmes et celles faites à la nature, avec des prédateurs qui maltraitent, salissent, exploitent, trop souvent en toute impunité. Le même vocabulaire. La même loi du silence. C'est donc pour accélérer l'action que j'ai décidé de faire entendre ma voix et celles qui n'ont pas pu se faire entendre.


Respect de la nature, respect des femmes : et s'il y avait là une réponse aux deux fléaux qui frappent aussi bien la planète que l'action politique, la déshumanisation et le déracinement ?


Ségolène Royal


« On voit bien que ç'a été parfois très violent pour vous. Mais vous n'avez rien dit. Comment fait-on pour tenir ? »
Au moment où la parole des femmes se libère enfin, beaucoup d'entre elles m'ont demandé de m'exprimer sur ce qu'une femme en politique subit en silence. Et de plus en plus d'hommes me disent : parlez pour nos filles, nos compagnes, nos sœurs. Je me suis donc accordé ce droit de dire, et ce droit est vite devenu un devoir. La raison du silence des femmes, c'est la peur de l'humiliation. Ce fut difficile, et parfois douloureux d'écrire, car il a fallu que je revive des épreuves que j'avais rangées dans ma mémoire frigorifiée.


Mais, m'a-t-on dit, ayant été la première femme de l'histoire de France à accéder au second tour de l'élection présidentielle, vous deviez prendre la parole pour faire avancer la cause des femmes et poser des repères. Et en plus, j'ai appris de ma longue expérience des combats écologiques la ressemblance entre les violences faites aux femmes et celles faites à la nature, avec des prédateurs qui maltraitent, salissent, exploitent, trop souvent en toute impunité. Le même vocabulaire. La même loi du silence. C'est donc pour accélérer l'action que j'ai décidé de faire entendre ma voix et celles qui n'ont pas pu se faire entendre.
Respect de la nature, respect des femmes : et s'il y avait là une réponse aux deux fléaux qui frappent aussi bien la planète que l'action politique, la déshumanisation et le déracinement ?
Ségolène Royal


-
Nathan Une femme politique dans un monde d'hommes, une écologiste dans un monde de lobbies


Un livre sans filtre et sans langue de bois qui nous plonge dans les coulisses du monde politique et de toutes les difficultés rencontrées par les femmes politiques en France et à l'étranger. Anecdotes et histoires de sexisme et machisme ordinaires qu'elle a pu vivre de 1988 à aujourd'hui ou l'on découvre que certains hommes à haute responsabilité se comportent en coulisse de la pire des manières. Un livre qui fait aussi un parallèle avec cette attitude dans le monde politique et dans le monde du travail, avec en arrière plan les inégalités salariales femmes/hommes. Si certains peuvent voir ce livre comme des règlements de compte (Hollande, Valls, Macron, Sarkozy Jospin, pour ne citer qu'eux), il s'agit plutôt d'un récit de vie personnel et politique qu'elle estime avoir pu réaliser suite au mouvement #metoo et de la libération de la parole de la femme. Au delà de l'idée d'un "feminisme positif" qu'elle développe dans ce livre, Ségolène Royal consacre tout une partie sur son combat écologique et raconte comment des lobbies peuvent influencer les décideurs politiques et tentent de faire loi pour satisfaire leurs intérêts financiers au détriment de l'intérêt général. Une Ségolène Royal qui, qu'on ne l'aime ou on ne l'aime pas, ne laisse pas indifférente et semble avec ce livre préparer un retour dans la vie politique.

Insubmersible
Ségolène Royal balance ses vérités
Par Élise Karlin, lexpress

Ségolène Royal publie un livre qui relate son parcours politique
afp.com/JUAN MABROMATA


Elle reste l'une des femmes politiques les plus populaires. L'ancienne candidate à la présidentielle vide son sac dans un livre.
Ségolène Royal est une survivante. Elle s'est relevée de tout, des défaites, des humiliations, des trahisons, elle a traversé des hivers, des déserts, et elle en est revenue. D'autres y ont laissé leur peau, broyés par la brutalité de la vie politique. Elle s'en est sortie libre de n'en faire qu'à sa tête. Increvable.

Ce que je peux enfin vous dire, publié ce mercredi, ce sont d'abord les mots d'une femme qui encaisse depuis plus de trente ans et qui saisit, dans le sillage du mouvement MeToo, l'opportunité de la parole libérée. Tout le premier chapitre est consacré à la difficulté d'être une femme en politique, aux insultes jetées au visage, aux commentaires physiques, aux procès en illégitimité. La seule liste des injures et autres réflexions sexistes dont Royal a été l'objet prend... six pages. Rien qu'on ne sache déjà, mais mis bout à bout, les mots prennent une autre ampleur. L'ex-candidate à l'élection présidentielle de 2007 donne peu de noms, soucieuse de ne pas voir son livre réduit à un règlement de compte. Elle ne cite même pas Lionel Jospin, parle juste d'un "ancien Premier ministre socialiste" pour dénoncer la violence et l'iniquité de l'Impasse, un pamphlet anti-Royal qu'il publie en 2007 ; en revanche, elle nomme le journaliste Alain Duhamel, qui prédit en 2006 qu'elle ne pourra jamais être candidate à une élection présidentielle, ou Michel Rocard, qui tente, à l'époque, de la convaincre de lui céder la place en invoquant pour elle un échec annoncé.

Cette première partie du livre, la plus personnelle, est aussi celle qui donne les clés. Insupportable, Ségolène Royal peut l'être, cassante, autoritaire, de mauvaise foi, exaspérante, médiatiquement omniprésente, communicante rouée, ego exacerbé. Dans un monde où les femmes, longtemps, étaient systématiquement rabaissées, un monde où un député a pu vous traiter de "vache folle" sans que vous puissiez le cogner, ni même exiger des excuses, un monde où le chef du gouvernement vous confie le ministère de la Famille parce que "j'ai pensé qu'avec tes 4 enfants, tu pourrais faire l'affaire", ces comportements ne sont plus des défauts, mais des armes de résistance massive !
"Et ta q...e, elle est en berne?"

Royal consacre ensuite un long chapitre à son engagement écologique, aux batailles qu'elle a menées, à celles qu'elle a gagnées et d'autres, qu'elle a perdues. De nouveau, il agace, ce sentiment qu'elle a tout anticipé, toujours tout prévu, tout mieux compris. Finalement, les petites histoires humaines sont les meilleures, notamment quand la ministre de l'Ecologie de l'époque revient sur les tensions entre Manuel Valls et Emmanuel Macron au moment de la loi travail. Elle nous rappelle la manière dont le chef du gouvernement interpelle son ministre de l'Economie à l'Assemblée après une interview où celui-ci parlé de "la croissance en berne" : "Et ta q...e, elle est en berne?"


"Ce livre, ce n'est pas un nouveau départ, c'est un aboutissement, résume un proche de l'ancienne ministre. C'est une manière de se soigner, une manière de se débarrasser du poids de ce qu'elle a supporté. S'il a du succès, elle y puisera de la force pour un nouveau combat. D'où sa réponse sur une éventuelle campagne comme tête de liste pour les européennes de mai 2019 : "On verra en janvier." Royal en sauveuse de la gauche, elle qui en a été honnie ? Quelle ironie !
Ce que je peux enfin vous dire laissera pourtant sur leur faim quelques anciens du vieux monde : ils y verront surtout ce qu'elle ne dit pas, et la mansuétude que Ségolène Royal continue d'afficher à l'égard d'un homme qui ne l'a jamais épargnée - François Hollande, son ancien compagnon. Hollande, qui a laissé dire, qui a laissé faire, qui a plombé la campagne de 2007, qui ne l'a pas soutenue face à Martine Aubry pour la tête du parti à la fin de 2008, qui l'a vue en cachette en 2011 pour obtenir son soutien à la primaire, qui l'a maltraitée en 2012 pour éviter les drames avec sa compagne de l'époque ; Hollande, qui n'a aucune envie de voir Royal en sauveuse de la gauche, potentielle candidate en 2022... "Royal Hollande, la vraie histoire" - un jour peut-être, ils pourront enfin nous le dire.


Ségolène Royal


Ce que je peux enfin vous dire, Ségolène Royal, Fayard, 293 pages, 22 euros.

ANTHROPOLOGIE DU RELIGIEUX ET DU SACRÉ-manuel de cours en master-PAR Blaise Bayili

Religion et sciences humaines - Sciences humaines et spiritualité
ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, CIVILISATION RELIGIONS

L'anthropologie religieuse nous enseigne que l'homme n'est homme en tant qu'homo religiosus, celui en qui religion et culture ont la même matrice pour jaillissement. Cette matrice culturo-religieuse offre à voir un homme vagabondant hors de la boucle de la clôture de la nature.

En cela, l'anthropologie religieuse étudie l'homme, constructeur et manipulateur des symboles, dans son rapport à ce qu'il estime être le surnaturel ou le sacré, pour autant que pour l'homme religieux la nature est, non pas exclusivement « naturelle », mais toujours chargée de valeurs religieuses et est, de ce fait, imprégnée de sacralité.


La notion de sacré semble donc inséparable de l'expérience de l'institution du religieux, c'est-à-dire des relations de l'être humain avec un plan de la réalité suprasensible, invisible, divin. Le sacré, ainsi que l'avance M. Eliade avec pertinence, peut être considéré comme une maladie originaire de l'homo religiosus universel.

Mais, pour autant, faut-il confondre sacré et religion ?

En d'autres termes, quel est le champ de l'anthropologie religieuse d'une part et, d'autre part, quelle est la nature du sacré ?

Le présent livre, manuel de cours pour les années de Maîtrise notamment, essaie d'y répondre.

Docteur en Anthropologie et Histoire du Droit des Institutions de l'université Paris-X Nanterre en 1997, Blaise Bayili est également docteur en anthropologie théologique de la Faculté de théologie catholique de Strasbourg en 2002 et docteur en théologie de l'inculturation de l'Université Pontificale Grégorienne de Rome en 2007.
Auteur de Religion, droit et pouvoir au Burkina Faso (Paris, l'Harmattan, 1998) et de plusieurs autres livres et articles, Blaise BAYILI est actuellement directeur de deux collections à l'Harmattan-Paris, éditeur et enseignant-chercheur d'universités.

mercredi, 31 octobre 2018 10:19

Ligue 1: grâce à Mbappé, le PSG fait plier l’OM

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Le « Classique » du championnat de France a tourné en faveur du Paris Saint-Germain dimanche 28 octobre. Les Parisiens se sont imposés sur le terrain de l’Olympique de Marseille (0-2) en clôture de la 11e journée de Ligue 1. Sanctionné pour un retard, Kylian Mbappé est entré en jeu en seconde période et a mis son équipe sur la voie d’un historique 11e succès consécutif.

Thomas Tuchel a surpris son monde pour son premier « Classique » en tant qu’entraîneur du PSG. Ce dimanche 28 octobre, l’Allemand a aligné une équipe remodelée au Vélodrome face à l’Olympique de Marseille, match de clôture de la 11e journée. Edinson Cavani, l’attaquant uruguayen qui a souvent brillé face aux Marseillais et qui avait arraché à la dernière minute l’égalisation la saison dernière dans ce même stade, était absent sur blessure.

Plus surprenant : Tuchel avait décidé de laisser sur le banc des remplaçants au coup d’envoi Adrien Rabiot et surtout Kylian Mbappé. C’est Eric Choupo-Moting qui était titularisé avec Neymar en attaque à la place du jeune champion du monde. A l’arrivée, cela a quand même fait victoire pour Paris (0-2). Un succès qui porte la griffe de… Mbappé.

Mbappé, puni mais indispensable

Incapable de battre son vieux rival depuis 2011, l’OM a chèrement défendu sa peau. Les Olympiens ont même bousculé leurs adversaires par moment et ont montré beaucoup d’envie. Mais tout a basculé à l’heure de jeu. Sans surprise, face au manque de mordant de son équipe, Thomas Tuchel a sorti Kylian Mbappé du banc pour le lancer dans le bain.

L’absence du champion du monde dans le onze de départ était une sanction décidée par l’entraîneur. Mécontent de voir Rabiot et Mbappé en retard à sa causerie d’avant-match, l’ex-coach de Mayence et de Dortmund a sévi en les sortant de son équipe prévue. Une décision qui a piqué l’attaquant. Le n°7 avait le visage fermé durant tout le temps qu’il a passé au bord de la pelouse. Le choix était risqué, mais le scénario a donné raison à Tuchel : quand Paris a eu besoin de se réveiller au niveau offensif, le joker Mbappé a fait la différence.

L'OM a fini par céder, le PSG égale Tottenham

Entré en jeu à la 62e minute à la place d’un Choupo-Moting inefficace, Mbappé a refroidi le Vélodrome. Lancé en profondeur par Angel Di Maria, l’international français a accéléré pour se défaire de Brice Kamara et aller battre Steve Mandanda. On jouait alors la 65e minute et l’ex-Monégasque venait de toucher son deuxième ballon… C’est allé très vite, mais cela a suffi pour mettre l’OM à terre.

Marseille n’a pas baissé les bras malgré ce coup dur et l’énergie dépensée jusqu’alors. Les Phocéens égaliseront même par Kostas Mitroglou (85e), mais l’arbitre, M. Benoît Bastien, l’a refusé pour une faute a priori inexistante de Kevin Strootman sur Marquinhos. La fureur des Marseillais n’y changera rien. L’entraîneur Rudi Garcia, excédé, sera expulsé. Dans un Vélodrome déçu, Julian Draxler enterrera tout suspense après un tir de Neymar (90+5e), sur une action lancée par… Kylian Mbappé, meilleur buteur de Ligue 1 (10 buts).

« Une grande équipe se repose sur des leaders. Il faut qu'ils sachent faire la différence dans les moments clés. Je peux assumer ce rôle », expliquera le buteur à Canal +, sans s’exprimer toutefois sur ce que Thomas Tuchel qualifie de « sanction disciplinaire ». Le PSG signe ainsi  sa 11e victoire consécutive en Ligue 1, ce qui lui permet de conforter sa position de leader et d’égaler le record des Anglais de Tottenham (saison 1960-1961).

Jean-Paul Pelissier/Reutersa

Une réunion sur le sujet s'est tenue mardi 30 octobre à Dakar. Les mines antipersonnel ont été posées par l’armée sénégalaise comme par le Front pour l’indépendance de la Casamance, le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) jusqu’en 1999, date de la signature de la convention anti-mines. Le conflit n’est pas terminé et les bombes ont fait plus d’un millier de victimes. Aujourd’hui, un tiers de la région n’est toujours pas déminé. Un défi pour l'Etat, des attentes pour les populations.

 

Sarany Diatta a sauté sur une mine antipersonnel en 1998, dans la cour de son école. L'homme dirige aujourd'hui l'association sénégalaise des victimes de mines. Pour lui, les blessés ont besoin d'être mieux pris en charge par l'Etat : « on s’aperçoit en tout cas que 98% de ces personnes victimes de mines sont dans des situations de plus en plus précaires, qui souffrent, en tout cas qui ont des problèmes pour accéder à des soins de qualité, pour accéder même à des soins post-hospitaliers ou des soins continus ou par rapport à l’acquisition même des prothèses qui leur permettraient de vaquer librement à leurs préoccupations. Ça pose énormément de problèmes à ce niveau. »

 

Parfois c'est toute une commune qui est encore victime des mines. Bakary Bodian est chef d'un village : Darsalam au sud de Ziguinchor. Darsalam dont une zone est abandonnée, un terrain présumé miné : « Il ne faut pas y aller. C’est pourquoi on voudrait que toute cette zone-là soit déminée. Une fois mon jeune frère était parti au champ pour cultiver, quand il a retourné la terre, il a trouvé une mine. Le deuxième jour, il est reparti et il a trouvé une deuxième mine. On a interpellé l’armée pour venir constater. Et c’est l’armée qui a fait exploser ces deux mines-là. Cela nous empêche de travailler la terre, c’est un retard pour les populations. »

 

Des terrains comme à Darsalam, il en existe des centaines en Casamance. Dans toute la région, il faudrait déminer plus d'un million de kilomètres carrés.

 

L'insécurité, premier obstacle au déminage

 

Durant la réunion, l'Etat sénégalais a été critiqué pour son manque d'efficacité par certains acteurs. Mais d’après plusieurs participants, le déminage n’a pas eu lieu car il est impossible dans certaines régions. Les restes du MFDC, les rebelles indépendantistes de Casamance, entravent les opérations.

 

Le manque de sécurité serait donc la raison de l’arrêt du déminage. C’est l’avis d’Isidor Marcel Sene, conseiller au gouvernement sénégalais, spécialiste du désarmement : « On est dans une période ni de guerre, ni de paix. Pour avoir accès à certaines zones, il faut rétablir la sécurité. Et cela passe par l’implication de tout un chacun. Je pense qu’il y va de l’intérêt de tout le monde, des populations locales car c’est les populations qui en souffrent davantage quoi qu’on dise. »

 

Les fonds manquent

 

L’Etat du Sénégal s’est donc engagé : il devra débarrasser les terres de toutes les mines d’ici 2021. Pour atteindre cet objectif, sans cesse repoussé depuis 1999, il faut des moyens et une volonté politique. « Notre objectif, c’est de dépolluer, c’est surtout de remettre à ces populations ces terres pour leur permettre de reprendre une activité économique qui est essentielle pour eux et pour le développement de la Casamance », explique Catherine Gillet, directrice régionale d’Handicap International.

 

Le dialogue autour du déminage de la Casamance s'est achevé ce mardi à Dakar. Prochaine réunion sur le sujet dans six mois sur le terrain à Ziguinchor. D'ici là les financements du programme se font toujours attendre. L'Union européenne et les Etats-Unis se sont engagés à aider le Sénégal. Relancer le programme nécessite près de quatre milliards de francs CFA. Seuls 200 millions ont été trouvés.

 

RFI

Le conseil de sécurité de l’ONU a adopté mardi 30 octobre à l’unanimité une résolution appelant à intensifier la lutte contre l’épidémie Ebola qui sévit dans l’est de la RDC. A quelques semaines des élections qui doivent se tenir normalement le 23 décembre prochain, l’ONU demande aux groupes armés de cesser leurs activités pour permettre à l’aide humanitaire et sanitaire de parvenir aux populations civiles dans les zones touchées par l’épidémie. Soucieux de ménager Kinshasa, le texte souligne aussi la nécessité pour la Monusco et l’OMS de se coordonner avec le gouvernement congolais.

 

Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

 

Le texte, porté par l’Ethiopie et la Suède, mais parrainé par l’ensemble des membres du Conseil de sécurité, s’inquiète de l’entrave posée aux personnels soignants pour venir en aide aux populations. C’est le cas, par exemple, dans la région de Béni dans l’est des Kivu, où des opérations sanitaires ont dû être stoppées faute de conditions de sécurité suffisantes selon l’ambassadeur éthiopien.

 

Les diplomates demandent donc à tous les groupes armés rebelles, et en particulier les forces alliées démocratiques (ADF) de cesser leurs activités hostiles pour permettre la livraison rapide et sans entrave d’aide. Les hôpitaux et les personnels soignants doivent être protégés. L’ONU craint que faute de soins, l’épidémie s’étende à d’autres pays de la région tels que le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda ou encore le Soudan du Sud.

 

Reste à savoir quel sera l’impact d’un tel texte sur des groupes armés sur lesquels l’ONU ou le gouvernement congolais ont peu d’influence, et dans une région dont les casques bleus ont commencé à se retirer au profit des centres urbains dans la perspective des élections de décembre prochain.

 

RFI

 

JUSQU'OÙ IRONS-NOUS ? Espérer dans la désespérance par Claude-Henri Vallotton


RELIGIONS SPIRITUALITÉ

Est-il possible malgré cette vitesse de vivre autrement de nous reconcielier avec l'essentiel, ralentir et sentir non pas le temps du monde mais le temps universel, le temps naturel. P B Cissoko


Au fil des ans, notre vie personnelle se modifie et le monde qui nous entoure se transforme.

Nous sommes engagés dans un mouvement sans fin.

Tout doit aller plus vite, tout se calcule et se mesure avec une précision grandissante.

Il faut augmenter la productivité, rationaliser et économiser, obtenir toujours plus.

Cette course peut-elle se développer sans fin ?

Dans ces changements, comment discerner des points de repère ?

A partir de ses impressions personnelles, l'auteur entre en dialogue avec les textes bibliques, les essais philosophiques, psychologiques ou les poèmes. Il est possible de tracer un sentier pour vivre avec espérance.


À partir de ses impressions personnelles, l'auteur entre en dialogue avec des interlocuteurs très divers, rencontrés sur son chemin : textes bibliques, essais philosophiques, psychologiques, sociologiques, poèmes et romans.


En accueillant ces questions qui restent ouvertes, il devient possible de tracer un sentier qui permet de vivre avec espérance.
Claude Henri Vallotton, pasteur retraité, s'interroge sur ce qui devient essentiel au fil des ans. Il explore une spiritualité à taille humaine qui se propose à tout être humain à l'écoute des autres, de la société, de soi-même, du visible et de l'Invisible

Claude Henri Vallotton, pasteur retraité, s'interroge sur ce qui devient essentiel au fil des ans. Il explore une spiritualité à taille humaine à l'écoute des autres, de la société, de soi-même, du visible et de l'Invisible.

 

RÉUSSIR SON MÉMOIRE DE MASTER OU SA THÈSE Guide pour les étudiants étrangers-Yves-Frédéric Livian et Robert Laurini


Editions Campus Ouvert
EDUCATION FORMATION


Pour les étudiants étrangers, préparer un mémoire ou une thèse nécessite de nombreuses compétences nouvelles et une adaptation au contexte universitaire français. Ce guide pratique, fondé sur une longue expérience d'accompagnement d'étudiants étrangers à "Coup de Pouce Université" de Lyon, a pour but de répondre aux principales questions que les étudiants se posent: qu'attend-on exactement d'eux quand on parle de "recherche"?

Sur quoi vont-ils être évalués?

Quelle méthodologie adopter pour se documenter, rédiger, soutenir ? Quel plan et quel calendrier respecter ?

Yves-Frédéric Livian, docteur en sociologie et Robert Laurini, docteur en informatique sont tous deux anciens professeurs à l'Université de Lyon et ont une grande expérience de l'enseignement à l'étranger. Ils accompagnent depuis dix ans des étudiants internationaux au sein de CPU Lyon.

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Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
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