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Comment lutter efficacement contre le flux migratoire qui arrive en Europe par la Méditerranée—? Alors que Rome vient d’alerter sur l’«énorme pression» exercée sur ses côtes, cette question était au centre des discussions durant la rencontre dimanche 2 juillet à Paris entre les ministres de l’Intérieur italien, français et allemand. Des propositions communes seront examinées à la prochaine réunion informelle du Conseil de l’UE qui se tiendra à Tallin jeudi 6 juillet.

L'Italie, l'Allemagne et la France veulent renforcer les stratégies de lutte contre les flux migratoires. Un communiqué du ministère de l'Intérieur français, diffusé ce lundi après la réunion tripartite annonce ce qui semble être un plan de route pour intensifier cette lutte.

Il s'agit d'appuyer le retour de migrants dans leurs pays d'origine, de rallonger l'aide à l'Organisation internationale des migrations (OIM) et au Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) pour améliorer les conditions dans les centres de détention en Libye et de renforcer le pouvoir des garde-côtes libyens récemment formés par l'Europe pour limiter ce flux en collaboration étroite et « améliorée » avec l'Italie.

Un « code de conduite » pour les ONG

Quant aux ONG actives en Méditerranée et dont l'action fait l'objet de polémiques en Italie depuis quelques mois, un code de conduite et une meilleure coordination avec les autorités italiennes doivent être mis en route pour améliorer le sauvetage en mer.

Concernant le Sud libyen, les trois pays envisagent d'appuyer l’examen d’options concrètes pour renforcer les contrôles à la frontière sud de la Libye, en coordination avec les pays voisins.

Selon le ministère des Affaires étrangères, une réunion à laquelle participera le ministre Jean-Yves Le Drian se tiendra à Rome le 6 juillet avec les pays de transit de migrants afin de gérer « collectivement et solidairement » le flux vers l'Europe.

Au total, 83 650 personnes sont arrivées en Italie par la mer depuis le début de l'année, soit une hausse de presque 20% par rapport à la même période l'année dernière. La plupart sont parties des côtes libyennes.

L'ONU a averti lundi que l'Italie ne peut pas continuer à absorber à elle seule les dizaines de milliers de migrants qui arrivent sur ses côtes. Elle réclame la mise en place d'un système pour le partage du « fardeau », selon l'expression d'un responsable onusien.

RFI

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Qu’Amadou Bâ et Abdoulaye Diouf Sarr, respectivement ministre de l’Economie, des finances et du Plan, et ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire se le tiennent pour dit ! S’ils veulent garder leur portefeuille ministériel, ils n’ont qu’à remporter la bataille de Dakar face à Khalifa Sall et aux autres partis et coalitions de partis en lice aux législatives prévues le 30 juillet prochain. Sinon, menace Macky Sall qui rencontrait hier, dimanche 2 juillet, tous les investis de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar de Dakar mais aussi tous les ministres et autres membres du Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT) de Dakar, ils ne feront plus partie de la prochaine équipe gouvernementale.

Macky Sall fait de la conquête de Dakar une «sur-priorité». Le Chef de l’Etat qui a réuni hier, dimanche 2 juillet, tous les investis de la capitale sénégalaise pour les élections législatives du 30 juillet prochain s’est voulu clair et ferme à l’endroit notamment du ministre de l’Economie, des finances et du Plan, Amadou Bâ, tête de liste départementale de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) et du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr.  «Vous gagnez Dakar, sinon on change d’équipe !», leur a fait savoir le président de la République lors d’une audience tenue au Palais avec l’ensemble des investis de sa coalition, mais aussi des ministres, des directeurs généraux et autres hommes d’affaires.

«C’était, en quelques sorte, le Général qui a réuni ses troupes avant d’aller en guerre», ironise notre source qui a pris part à la rencontre. Et de préciser : «tous les investis de la coalition Bennoo de Dakar étaient là. Mais aussi des ministres, des directeurs généraux, les membres du Haut Conseil des Collectivités Territoriales tous issus de Dakar comme certaines personnes aux portefeuilles garnies qui ont répondu présentes».

Amadou Bâ et Abdoulaye Diouf Sarr promettent de relever le défi

Le ministre de l’Economie, des finances et du Plan et celui de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire qui se disputent le leadership dans la capitale, ont décidé devant le président de la République d’enterrer la hache de guerre pour faire triompher la coalition Bennoo Bokk Yaakaar au soir du 30 juillet.

«En réalité, le problème de la coalition BBY à Dakar, c’est l’APR. Mais pour cette fois, Amadou Bâ et Abdoulaye Diouf Sarr ont décidé de travailler la main dans la main. D’ailleurs, ils n’ont pas le choix. Ils sont condamnés à travailler ensemble parce que si on (BBY) perd Dakar, ils vont perdre eux aussi leur portefeuille de ministres. C’est clairement le message que Macky Sall leur a lancé», confie notre interlocuteur. Non sans rappeler la défaite de la coalition BBY, lors de l’élection des membres au Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT).

«Nous avons perdu parce que des responsables de l’APR n’avaient pas mouillé le maillot. L’exemple le plus illustratif, c’est l’absence d’Amadou Bâ le jour même de l’élection», fait remarquer notre source.

Chat échaudé craignant l’eau froide, «ils (Amadou Bâ et Abdoulaye Diouf Sarr, Ndlr) ont décidé de faire bloc. Mieux, ils ont même révélé lors de notre réunion qu’ils ont travaillé ensemble hier (samedi-Ndlr) jusque tard dans la soirée», a aussi révélé notre source.

Rappelons que la liste de BBY pour le département de Dakar conduite par Amadou Bâ (tête de liste) est aussi composée  de Marie Thérèse Aida Seck, Abdoulaye Diouf Sarr, Marie Pierre Faye, Jean Baptiste Diouf, Juliette Zingua (PS) et  Santi Sène Hagne (AFP).

Les suppléants sont Alioune Badara Diouf, Mame Fall, Moussa Saleh, Diago Diagne, Abibatou Mountaga Tall, Ndèye Boumy Ndiaye, Amath Thiam.

SudOnline

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De passage à Paris lors d’une épreuve de la Ligue de diamant le 1er juillet, Marie-Josée Ta Lou a terminé deuxième derrière la Jamaïcaine Elaine Thompson. L’athlète ivoirienne qui s'est confiée à RFI fait des Mondiaux d’athlétisme de Londres du 4 au 13 août prochain sa priorité. Histoire d’oublier ce podium raté des JO 2016 à Rio sur le 100m pour quelques millièmes de secondes seulement.

Les mots se bousculent. Son débit de paroles est éloquent, son enthousiasme est communicatif. Après son 100m samedi dernier lors du meeting de Paris, c’est une jeune femme pleine de motivation qui s’est présentée face à nous.

Dans la capitale française, Marie-Josée Ta Lou a terminé deuxième derrière la double championne olympique jamaïcaine Elaine Thompson, en 10″96 avec au passage son premier chrono sous les 11 secondes cette année. Pourtant, la veille, elle ne se sentait pas au meilleur de sa forme et hésitait à prendre le départ. Son entraîneur lui avait lancé : « Dans ce cas-là viens juste t’amuser ! ».

La double championne d'Afrique a séché les larmes de Rio

Blague à part, on se souvient que Marie-Josée Ta Lou, 28 ans, était passée devant nous en larmes et sans pouvoir dire un mot lors des JO de Rio où elle avait terminé au pied du podium. Pourtant, pour ses premiers Jeux, la sprinteuse ivoirienne avait atteint la finale du 100 mètres et frôlé l’exploit de monter sur le podium. Cette fois, elle s’est longuement confiée à notre micro avec un large sourire qui en dit long sur son état d’esprit. Il faut pointer qu’elle semble en forme : en atteste sa victoire sur le 200m à Ostrava en République Tchèque le 28 juin.

Fin publicité dans 29 s

A quelques semaines des Mondiaux de Londres, Marie-Josée Ta Lou raconte qu’il lui faut encore travailler son « finish ». Mais aussi son départ, car elle le trouve encore « un peu mou ». Il lui a fallu surtout gérer le temps entre les deux grosses échéances que sont les JO et les Mondiaux. « J’ai commencé en janvier, car j’étais malade. Avec mon entraîneur, nous étions un peu sceptiques. Aujourd’hui, mon coach est un peu surpris des résultats actuels », raconte-t-elle sans fanfaronner.

Depuis Rio, la double championne d’Afrique (100m et 200m) a radicalement changé sa perception de la compétition. Elle ne court plus « contre quelqu’un », mais contre « le chrono ». « Au Brésil, je voulais montrer que j’étais capable de faire des choses. Maintenant, je suis plus sereine », lâche celle qui s’entraîne à Dakar et qui se consacre à 100% à sa discipline. Au Sénégal, c’est entraînement, maison et dodo. « Je suis un peu casanière. En Afrique, j’ai de bonnes conditions », avance-t-elle. Mais le principal pour Marie-Josée Ta Lou, est d’être avec son coach Anthony Koffi. Un homme qui trouve grâce à ses yeux et qui lui a permis de « progresser nettement ».

Aller « titiller » les Jamaïcaines et les Américaines

Revenue à son meilleur niveau, Marie-Josée Ta Lou, humble, dit avoir oublié Rio depuis le début de la saison. « C’est vrai ça m’a fait mal, mais il ne faut surtout pas rester focalisé là-dessus. Il faut avancer ». Avec sa « grande sœur » Murielle Ahouré, Ta Lou rêve d’aller « titiller » les Jamaïcaines et les Américaines. « Elle m’a donné l’envie de courir et entre nous ce n’est pas un duel. C’est un plaisir et un honneur d’être à ses côtés », résume-t-elle.

Si les Jeux olympiques de Tokyo sont encore loin, Marie-Josée Ta Lou, qui dans sa jeunesse préférait le football à l’athlétisme, espère que les Mondiaux de Londres seront pour elle une réussite. D’ici là, elle ira peut-être courir devant ses compatriotes à Abidjan lors des prochains Jeux de la Francophonie. En attendant, les Mondiaux restent une « priorité » pour celle qui avait été si proche de la médaille de bronze à Rio. Cette fois, elle espère bien faire sa place au soleil.

RFI

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Avec le terrorisme, ils sont nombreux, les défis du moment pour l'Union africaine. Actuellement, 55 délégations sont réunies à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, pour le 29e sommet qui s’est ouvert ce lundi et dure jusqu’à mardi soir. Il doit, en priorité être question des crises, des conflits qui agitent le continent, mais aussi d'investissements pour la jeunesse.

Avec notre envoyé spécial à Addis-Abeba, Christophe Boisbouvier

Dans son discours d’ouverture, il y a eu cette déclaration forte du Guinéen Alpha Condé, actuellement président de l’UA : « Investir dans cette jeunesse, c’est tout d’abord la rassurer de notre détermination à lui ménager un présent acceptable et un futur meilleur. C’est la convaincre que l’Afrique demeure son socle et sa mamelle nourricière. Il s’agit donc pour nous de mutualiser nos efforts en vue de créer un espace africain propice à l’épanouissement de cette jeunesse à travers la transformation essentielle de nos systèmes et des méthodes de gouvernance pour une meilleure prise de conscience de l’impératif de l’unité africaine, ainsi que l’interaction politique et économique du continent ». Concrètement, l’emploi des jeunes sera le thème central du sommet Union africaine-Union européenne qui se tiendra en novembre 2017 à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Autre sujet fort de ce sommet : la lutte pour la paix et la sécurité au Sahel, au Soudan du Sud, en Somalie. « Il faut qu’on fasse taire les armes à l’horizon 2020 », a déclaré le Tchadien Moussa Faki Mahamat, qui préside la Commission de l’Union africaine depuis cinq mois. Il y avait à la fois de la sincérité et de la modestie dans le discours de Moussa Faki Mahamat, il veut rester humble : « Je vous demande d’éclairer mes premiers pas dans la recherche du droit chemin », a-t-il lancé aux quelque 25 chefs d’Etat qui étaient présents ce matin à Addis-Abeba. Alpha Condé et lui ont salué la réunion du G5 Sahel qui s’est tenue dimanche à Bamako.

Il faut noter d’ailleurs que les cinq chefs d’Etat africains (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) qui assistaient à ce sommet ont pris l’avion dans la foulée pour Addis-Abeba. Ils vont certainement profiter de ce rendez-vous pour faire le point cet après-midi sur leur action contre le terrorisme.

A noter aussi, ce mea culpa du président de la Commission de l'Union africaine. Moussa Faki Mahamat a appelé à la solidarité face à la famine qui frappe l’Afrique de l'Est : « Comment en effet vous cacher ma profonde frustration face au silence et à l’inaction des Africains devant l’atroce drame de la famine dans ces régions. Que sont devenues les valeurs de solidarité et de fraternité africaine ? Où est passée notre société civile ? Où sont passés notre secteur privé et nos mécènes ? Le drame de nos frères en Somalie, au Soudan du Sud, dans le bassin du lac Tchad et dans le Sahel, nous interpelle au plus profond de nos consciences, au plus profond de nos êtres ».

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Face aux parlementaires réunis en Congrès au château de Versailles et durant 1h30, le président de la République Emmanuel Macron a exposé les grandes lignes de son quinquennat ce lundi 3 juillet. Il a confirmé sa volonté de «réduire d'un tiers» le nombre de parlementaires et d'introduire «une dose de proportionnelle» au Parlement, afin que «toutes les sensibilités y soient justement représentées». Autre annonce importante, la levée de l'état d'urgence à l'automne.

Emmanuel Macron a toujours aimé les discours fleuve et pour sa première prise de parole devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, il n’a pas dérogé à la règle en parlant pendant près d’une heure et demie. Dans un long préambule, il a fait référence au climat politique, aux faux procès. Il a évoqué l’exigence des Français de retrouver la confiance. Il a aussi appelé à la retenue, et demandé d’arrêter la recherche incessante du scandale, la chasse à l’homme. On pense forcément aux affaires qui ont émergé en ce début de quinquennat et qui ont touché des membres du gouvernement.

Le président français a par ailleurs confirmé son intention de réduire d'un tiers le nombre de membres de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil économique, social et environnemental (CESE). « Un Parlement moins nombreux, c'est un Parlement qui travaille mieux », a-t-il déclaré.

Emmanuel Macron a évoqué également l'introduction d'une dose de proportionnelle dans le scrutin législatif afin que « toutes les sensibilités y soient justement représentées ». Le CESE serait également concerné par cette mesure. Le président annonce aussi qu'il lèvera l'état d'urgence à l'automne.

Parmi les autres annonces, la suppression de la Cour de justice de la République, la réforme en profondeur du système de l'asile qui « est débordé de toutes parts », pour arriver à un « traitement humain et juste » des demandes des futurs réfugiés. Emmanuel Macron a déclaré vouloir défendre les « faibles », tout en insistant sur l'importance de rompre avec l'assistanat.

Concernant la construction européenne, Emmanuel Macron a jugé qu'elle était « fragilisée par la prolifération bureaucratique » souhaite que des « conventions démocratiques » soient lancées dans tous les pays européens d’ici la fin de l’année pour la réforme de l’Europe.

« Défendre les faibles », « Rompre avec l'assistanat »

« Efficacité », « Justice », ce sont des mots qui sont revenus tout au long de ce discours du président de la République qui a voulu montrer que son ambition prioritaire était de rendre de la liberté aux Français. La liberté de faire, d’assurer la protection, de donner une place à tous dans la société.

La ligne directrice de ce discours était de montrer sa volonté de prendre en compte les attentes des Français et il a un peu mis au pied du mur les parlementaires, en les mettant face à leur responsabilité : celle d’agir avec lui pour mettre en oeuvre les réformes attendues dans le pays par les Français.

Emmanuel Macron a par ailleurs promis de revenir « tous les ans » devant le Congrès pour « rendre compte » de son action.

Certains sièges de députés et de sénateurs sont restés vacants, notamment ceux de La France insoumise et des parlementaires communistes, qui ont décidé de boycotter cette réunion de Versailles

RFI

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Immobile, peint de pied en cap aux couleurs d'une société, un jeune homme brave la chaleur et les gaz d'échappement de la circulation de Monrovia, capitale du Liberia, le 25 mai 2017. © Zoom Dosso/AFP

La pauvreté connduirait à tout, c'est une chose qu'il faut éradiquer


Immobile, peint de pied en cap aux couleurs d'une administration du Liberia, Emmanuel Howard brave la chaleur et les gaz d'échappement de la circulation. A Monrovia, des dizaines de jeunes hommes vendent un espace publicitaire encore sous-exploité : leur corps.
Contrairement à des capitales africaines plus modernes où prolifèrent écrans géants et panneaux électroniques, à Monrovia l'affichage publicitaire se résume pour l'essentiel à des tracts ou des posters placardés sur les murs.


« Cela me plaît d'être peint, c'est ce qui m'apporte mon pain quotidien, plutôt que de devoir voler dans la rue comme certains de mes amis », affirme Emmanuel Howard, 25 ans, qui pose ainsi pendant des séances de cinq heures pour 10 dollars américains la journée (8,70 euros)

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« Notre seul problème, c'est que rester au soleil pendant des heures peut nous donner de la fièvre. C'est le seul risque », estime-t-il.


« C'est comme ça que je subviens aux besoins de mon enfant. Cela me permet de me nourrir, de m'habiller et de payer mon loyer », confie Joseph Yarkpawolo, 27 ans, une autre de ces « statues vivantes ».


« La situation économique du pays est difficile. Il n'y a pas de perspectives d'emploi pour nous », ajoute-t-il.
Si ce marketing de rue existe ailleurs dans le monde, sous des formes souvent plus élaborées, au Liberia son origine remonte aux chauffeurs des foules de supporters de football dans les années 1990, peinturlurés aux couleurs bleu blanc rouge du drapeau national, inspiré de celui des États-Unis.
Emmanuel Ben, 26 ans, est un enfant de ces années-là. Il a fondé en 2013 une société de peinture publicitaire, Emmanuel Creation, qui loue des mannequins pour 10 dollars de l'heure.

Son entreprise, florissante, compte 35 employés.


DHL, Total et les impôts


« DHL, Total et l'administration fiscale libérienne font partie de mes clients », précise Emmanuel Ben. « Des écoles, des particuliers et de petites entreprises font également appel à nous pour leur publicité. Je fais aussi les mariages », dit-il.
La tradition de la peinture sur le corps, pour des rituels religieux ou communautaires, existe de longue date au Liberia, comme dans d'autres pays d'Afrique de l'Ouest, mais généralement dans un cercle plus restreint que la voie publique.


La version publicitaire de cette activité happe en tout cas l'attention des passants.


Fatumata Sanoe, 18 ans, avoue avoir du mal à détourner son regard de ces hommes-sandwiches d'un nouveau genre lorsqu'elle les aperçoit sur le chemin du lycée. « C'est vraiment attirant. Parfois, on a envie de savoir s'ils sont vraiment humains parce qu'on ne voit bouger aucune partie de leur corps », explique-t-elle.
Le patron d'Emmanuel Creation se félicite de cet impact. « En taxi, à pied dans la rue, il suffit de croiser un de mes gars pour recevoir le message », assure Emmanuel Ben. « Il est impossible de passer son chemin, on est obligé de s'arrêter un peu pour regarder. »


Il compte aussi sur le bouche à oreille, démultiplié par les nouvelles technologies pour faire sa propre publicité. « Quand les gens tombent sur mes statues, ils prennent une photo », souligne-il. « Et la première chose qu'ils font ensuite, c'est de la publier sur internet... »


http://www.jeuneafrique.com/453334/societe/liberia-salaire

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Comment l'Union africaine peut-elle rester crédible si elle n'est pas financée par les Africains eux-mêmes ? C'est l'une des questions clés du 29e sommet de l'UA, qui doit se tenir lundi 3 et mardi 4 juillet à Addis-Abeba. Et dès vendredi, le nouveau président de la commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, élu en janvier dernier, a mis les pieds dans le plat, rappelant au passage que lorsque l’union de l’Afrique est réussie, elle a remporté des batailles.

Avec notre envoyé spécial à Addis-Abeba, Christophe Boisbouvier

Lors de l’ouverture du Conseil des ministres de ce 29e sommet de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat s’est voulu presque alarmiste : « Je dois ici être franc avec vous. Notre crédibilité internationale est très importante. Partout où j’ai été ces derniers cent jours, j’ai perçu la même réconfortante appréciation. Aucune organisation internationale, aucune grande ou moyenne puissance dans le monde n’entend plus désormais agir en Afrique sans l’Union africaine. Continuer à mériter cette immense reconnaissance nous impose de prendre les mesures, des réformes ,qui nous permettent de maintenir notre rang ».

La première réforme à faire, c’est l’autofinancement. L’Union africaine ne peut plus être financée par les Occidentaux et les Chinois, et c’est aux chefs d’Etat africains de prendre les bonnes décisions lundi et mardi prochain.

L’union fait vraiment la force…

Autre sujet abordé lors ce Conseil des ministres : la solidarité des Etats. Quand l'Afrique fait bloc, elle gagne de belles batailles. Ainsi l'élection le 23 mai dernier du médecin éthiopien Tedros Adhanom à la tête de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Mais à la veille du 29e sommet de l'UA, le nouveau président de la commission de l'UA a regretté que, dans bien des cas, les Africains restent divisés.

Pour ou contre Kadhafi en 2011 ? Pour ou contre la Cour pénale internationale aujourd’hui ? Il y a bien des sujets sur lesquels l’Afrique n’arrive pas à parler d’une seule voix. Vendredi à Addis-Abeba, le Tchadien Moussa Faki Mahamat l’a vivement regretté : « Chaque fois que nous avons gardé notre unité et parlé d’une seule voix, nous avons remporté des victoires. Malgré ces progrès, nous avons continué à donner l’image, dans beaucoup d’occasions d’un déploiement, en ordre dispersé. Certains partenaires continuent d’encourager cet état de fait, entre temps avec l’Afrique, en toute méconnaissance de notre choix de parler désormais d’une seule voix ».

Alors comment mettre fin à ces divisions ? Faut-il renforcer les pouvoirs de la Commission de l’UA, au détriment peut-être du pouvoir de chacun des 55 Etats qui composent cette Union africaine ? Encore une question sur laquelle se pencheront les chefs d’Etat africains lundi et mardi prochain.

RFI

samedi, 01 juillet 2017 17:03

L'Europe rend un hommage sans précédent à Helmut Kohl

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C’est dans la ville de Strasbourg, ville frontalière où siège le Parlement européen, qu'a été rendu l'hommage à l'ancien chancelier allemand, Helmut Kohl, décédé le 16 juin 2017. Un hommage solennel dans l'Hémicycle, avant les funérailles en Allemagne à Spire. Une cérémonie sans précédent dans l'histoire de l'Union européenne.

De trèsnombreuses personnalités politiquesont participé, ce samedi 1er juin, au Parlement européen de Strasbourg, à cette cérémonie très émouvante à la mémoire d’Helmut Kohlqui s’est terminée à la mi-journée. Les participants ont pu se recueillir quelques instants devant le cercueil recouvert du drapeau européen, avant de signer le registre des condoléances.

Au son d’un orchestre de cors, le cercueil a été porté par huit militaires allemands dans l’Hémicycle. Puis il a été déposé près d’un grand portrait de Helmut Kohl au regard rayonnant. Les orateurs ont rappelé le souvenir de l’ancien chancelier : « Il a consacré sa vie au renouvellement de l’Union européenne », a notamment dit Antonio Tajani, l'actuel président du Parlement européen.

Moments partagés

L’ancien président américain, Bill Clinton, de manière très émouvante, ainsi que le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, ont rappelé - chacun de son propre point de vue - des moments de l’histoire qu’ils ont partagés avec Helmut Kohl. Ensuite, le président français Emmanuel Macron a souligné la responsabilité à long terme de la coopération entre Berlin et Paris au bénéfice de toute l’Europe.

Et la chancelière Angela Merkel, la dernière à s’exprimer, a évoqué l’héritage spirituel de celui qui fut son mentor en politique. Elle a parlé aussi de l’homme Helmut Kohl, en s’adressant directement à sa famille.

« Fraternité franco-européenne »

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, 62 ans, est le seul des dirigeants européens encore en fonction à avoir côtoyé Helmut Kohl : « Lui qui ne parlait pas le français n’ignorait rien de la France, de son histoire, de la France profonde, de ses régions notamment de l’Alsace qu’il visitait souvent et qu’il aimait de tout cœur, connaissant d’ailleurs par cœur les bonnes adresses culinaires alsaciennes qui sont nombreuses. »

« L’histoire, continue M. Juncker, retiendra une image qui dit tout sur Kohl et la relation intime qu’il entretenait avec la France, lorsqu’à Verdun, Helmut Kohl et François Mitterrand se sont pris par la main. Ils ont scellé ce jour-là à tout jamais la fraternité entre la France et l’Allemagne. Que nous lui disions adieu ici à Strasbourg, siège du Parlement, dont il était l’ami constant, cette belle ville de Strasbourg, pour lui la capitale de l’Europe parce que siège de la représentation des peuples européens, honore aujourd’hui la mémoire de Helmut Kohl, l’Européen. »

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Face à la pléthore de listes en compétition pour les législatives, les électeurs sénégalais auront la possibilité de prendre au moins 5 bulletins avant de procéder à leur choix au niveau des isoloirs. C’est du moins le consensus qui ressort de la réunion initiée par la Commission nationale électorale autonome (Cena) avec les représentants des listes hier, vendredi 30 juin. De l’avis du président de la Cena, Doudou Ndir, après un débat riche et fructueux, la majorité des acteurs politiques s’est prononcée favorablement à la proposition de son organe.

Si les autorités politiques suivent les conclusions issues de la réunion tenue hier, vendredi 30 juin, entre les représentants des listes en lice pour les législatives prochaines et les membres de la Commission nationale électorale autonome (Cena), l’article L.78 du Code électoral sera modifié. Donc, les électeurs ne seront plus obligés de prendre une enveloppe et l’ensemble des bulletins de vote mis à leur disposition avant de passer à l’isoloir, tel que stipulé dans ledit article.

Au sortir de la rencontre qui a duré de 10h30 à 17h30 avec une pause d’environ 1h de temps, le président de la Cena, Doudou Ndir, s’est félicité du «large consensus» qui s’est dégagé de la réunion après «un débat riche et fructueux». De l’avis de M. Ndir, les acteurs politiques étaient invités à réfléchir sur la proposition faite par ses services, notamment celle qui consistait à permettre à l’électeur de «choisir au moins 5 bulletins de vote». Estimant que ce chiffre 5 n’était pas fétiche, il a fait savoir que d’autres propositions ont été faites, augmentant ainsi le nombre de bulletins de vote à prendre jusqu’à 10.

Après un tour de table, avec au total 44 représentants de listes de coalitions et de candidats indépendants de la Société civile, «la majorité s’est prononcée favorablement pour la proposition de la Cena». Donc, sur cette base, le président de la Cena pense qu’il convient de remettre les conclusions à qui de droit, notamment aux autorités politiques en charge de donner une destination aux dites conclusions.

Toutefois, il a tenu à préciser que la décision n’est pas celle de la Cena, mais plutôt celle des acteurs politiques dans leur «large majorité» qui ont pris la résolution de s’aligner à la proposition de la Cena. Sur le but visé par ses services en faisant une telle proposition, Doudou Ndir explique que face à la multitude des listes, le respect scrupuleux de la loi avait pour conséquence de «retarder le processus du vote». Donc, pour lui, obliger l’électeur à prendre l’ensemble des bulletins «serait une perte de temps et prolongerait le scrutin».

Suite à une remontée des difficultés que rencontrent les Comissions électorales départementales autonomes (Ceda), notamment le problème de l’opération de vote, la Cena a décidé, comme le permet la loi, de convoquer les acteurs politiques afin de privilégier la concertation pour arriver à un consensus, indique-t-il.

LES ACTEURS POLITIQUES DIVISES

A noter qu’auparavant les cœurs se sont quelque peu chauffés dans la salle. En effet, la proposition faite par le président de la Cena, notamment de permettre à l'électeur de prendre entre 3 et 5 bulletins, avant d'aller faire son choix dans l'isoloir, n'a pas trouvé l'assentiment de tous les acteurs, surtout ceux de l’opposition dite «significative». Au delà du représentant de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal (Mts), Déthié Fall, qui a tout bonnement boudé la rencontre, d'autres représentants de listes de l'opposition ont opposé leur niet catégorique à ladite proposition. C'est le cas du député Me El Hadj Diouf, tête de liste de la coalition Leeral, qui reste catégorique sur la nécessité de maintenir la loi telle qu'elle est. Pour lui, la majorité des intervenants, 21 sur 44, ont «rejeté la proposition faite par la Cena». Donc, il a estimé qu’il y a eu un «putsch» et non un consensus devant permettre de retoucher le Code électoral à moins de 6 mois des élections, comme le stipule le protocole de la Cedeao. L’avocat député a été suivi dans cette logique par le représentant de la liste Joyanti de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye qui est aussi pour le maintien de la loi. La directrice de campagne de liste Neneen, Ndella Madior Diouf, entre autres, fait aussi partie de ceux qui ont rejeté la proposition de la Cena.

De l'autre côté, on retrouve ceux qui sont pour la modification de la loi pour faciliter le vote des citoyens. Parmi ceux-là, il faut compter la liste Mbollo Wade, représentée par sa tête de liste nationale Farba Senghor. Pour lui, il faut procéder à la retouche de l'article L.78 pour faciliter le vote et ainsi avoir un taux assez élevé de participants. Il est emboîté par le représentant de la liste Mouvement pour la renaissance (M2r). Pour Ababacar Sadikh Ndoye, la majorité a accepté la proposition de modification de la loi, notamment 21 participants pour, 13 ont fait d'autres propositions de modification, contre seulement 11 qui sont pour le statu quo. Comme propositions faites, il a indiqué qu'il s'agissait pour les uns de numéroter les listes et que les représentants de ladite liste informent leurs militants du numéro qui leur a été donné. L'autre proposition consistait à mettre l'ensemble des bulletins dans un grand isoloir pour que le choix de l'électeur s'y opère. Enfin, il a été proposé l'augmentation du nombre de bulletins à prendre, environ 10. Au final, la majorité a retenu la proposition de Doudou Ndir et son équipe.

Sudonline

 

Ce que les médecins (et bien d'autres) n'ont pas appris à l'école par François MAUGIS

Ce qu'il faut retenir de notre longue histoire, c'est bien sûr le régime alimentaire qui a permis à notre espèce de survivre jusqu'à nos jours, mais c'est surtout la durée faramineuse pendant laquelle cet être mi-homme mi-bête, a vécu. On peut remonter à la disparition des Dinosaures qui a permis, il y a 65 millions d'années aux mammifères de se développer. Mais la véritable construction de la lignée humaine ne commence que 55 millions d'années plus tard. Oui, vous avez bien lu, notre véritable histoire ne commence pas il y a 2000, 5000 ou 10000 ans, mais il y a 10 millions d'années.

Ce qui est important de retenir pour notre santé c'est le fait que pendant ces 10 millions d'années, notre organisme, notre métabolisme a eu largement le temps d'évoluer pour s'adapter à nos dures conditions de vie de l'époque. Ceux dont l'organisme était trop faible ou inadapté, n'ont pas survécu. La sélection naturelle est impitoyable mais très efficace. Autrement dit, nous sommes les héritiers d'un hominidé parfaitement au point pour survivre et résister à toutes les maladies. Alors, me direz-vous, comment se fait-il qu'aujourd'hui on « tombe » encore malade ? La réponse est relativement simple, connue partiellement du monde asiatique mais totalement méconnue du monde occidental. Pour bien me faire comprendre, j'ai coutume de dire que la machine la plus perfectionnée du monde, a ses limites et si nous « tombons » malade c'est tout simplement que nous dépassons ces limites.

Comme nos ancêtres, notre organisme peut s'adapter à beaucoup de choses, encore faudrait-il lui en laisser le temps. L'accélération actuelle d'absorption de poisons et de modifications de nos modes de vie, est incompatible avec la durée nécessaire pour que notre organisme ait le temps de s'adapter. Mais, si sans médecins et sans médicaments vous souhaitez conserver ou retrouver la santé, cela est encore possible. Il suffit aujourd'hui d'adapter votre mode de vie à ce qu'a prévu la nature pour vous permettre de survivre.

Rappelez-vous les conditions de vie de vos lointains ancêtres et rapprochez-vous en le plus possible. Ce n'est pas toujours facile, mais vous verrez, les résultats sont extraordinaires. Quelques conseils, donc : Nous fûmes d'abord un animal frugivore. Mangez donc quelques fruits. Le chasseur cueilleur consommait un peu de gibier quand il en trouvait mais surtout beaucoup de racines cuites (principalement des ignames). Il lui arrivait de consommer les fruits tombés au sol, donc fermentés et légèrement alcoolisés. Selon certains spécialistes, ce serait la raison pour laquelle les humains sont les seuls mammifères capables de digérer l'alcool (en faible quantité, bien entendu). Enfin, et c'est le plus important, l'homme est un animal marcheur. Et il a beaucoup marché pendant 10 millions d'années. Son métabolisme est donc conçu pour alimenter un marcheur.

Nos glandes produisent tout ce qu'il faut pour alimenter la mécanique d'un marcheur. Si nous ne marchions plus, ces fameuses glandes qui nous maintiennent en forme, s'atrophieraient, notre corps s'affaiblirait et nous tomberions alors facilement malade. CQFD. L'homme préhistorique parvenait à tuer des animaux plus rapides que lui. Il y avait l'astuce et le piège bien-sûr, mais surtout l'endurance. En cas d'effort prolongé, le mammifère s'échauffe et est obligé de se refroidir. L'animal à fourrure n'a d'autre choix que de s'arrêter de courir et de haleter (refroidissement par la bouche), l'homme se refroidit en permanence grâce à la transpiration et donc n'est pas obligé de s'arrêter. Avec un peu de patience, il finissait donc toujours par rattraper l'animal.

L'une des raisons de notre fragilité c'est donc la sédentarité. Tentez la marche (inutile de courir si vous n'en n'avez pas envie) mais faites des marches longues (minimum 3 heures). Vous donnerez ainsi un coup de fouet à vos glandes endormies. Cela peut suffire. Dans le cas contraire, augmentez la dose.

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