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Au Maroc, 25 personnes parmi les 40 arrêtées dans la ville d'Al Hoceïma vendredi dernier ont été transférées devant la justice à Casablanca et sont officiellement en état d'arrestation. Toutes sont accusées de menacer la sécurité intérieure du pays. A la tête de ces détenus, on retrouve Nasser Zefzafi, ce chômeur devenu le leader du mouvement de protestation, très écouté des jeunes.

Selon le procureur général du roi à Al Hoceïma, au nord du Maroc, ces personnes seront interrogées sur les actes, punis par le Code pénal, qui leur sont reprochés.

Elles sont poursuivies pour les délits d'outrage aux agents de la force publique lors de l'exercice de leurs fonctions, violence à leur encontre, destruction de véhicule et d'autres équipements d'intérêts généraux. Mais aussi pour avoir manifesté sans autorisation et donc avoir menacé la sécurité de l'Etat.

L'avocat de ces détenus indique que 14 détenus ont été libérés. Sept ont été libérés sans poursuite, les sept autres avec possibilité de poursuite à leur encontre.

Disparitions inquiétantes

Plusieurs disparitions ont cependant été signalées et les proches des victimes n'en ont pas été informés, comme dans le cas de Mohamad al-Arich. Selon des activistes, ce directeur d'un site web d'actualités locales, Rif 24, a disparu. Son site et sa page Facebook sont désormais inaccessibles.

Le mouvement Hirak du Rif reproche à l'Etat marocain son « approche sécuritaire » de la crise du Rif, région qui souffre de problèmes économiques et sociaux à l'origine du mouvement qui dure depuis six mois. Mais le Hirak prend de plus en plus un caractère politique identitaire teinté de conservatisme et de références islamistes.

RFI

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Le premier tour des législatives en France se tiendra le dimanche 11 juin 2017. Du lundi 29 mai au vendredi 2 juin puis du lundi 5 au vendredi 9 juin, vous trouverez sur cette page la campagne officielle des différents partis pour cette élection.

RFI

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Il était né le 31 mai 1917 à Paris. Cinéaste et ethnologue français, ancien ingénieur des ponts et chaussées amoureux de l’Afrique, Jean Rouch a laissé derrière lui une œuvre-fleuve, plus de « 140 films qui s’enchaînent ». On commémore ce mercredi les cent ans de sa naissance.

Jean Rouch avait attrapé le virus de cinéma sur un chantier au Niger, dans les années 1940, en assistant à un rituel pour Dongo, le génie du tonnerre qui venait de foudroyer dix ouvriers. Avec une caméra légère, l’ingénieur - occidental et rationaliste - se met alors à parcourir l’Afrique dans tous les sens.

C'est le début d’une filmographie qui va chroniquer tous les changements survenus en Afrique de l’Ouest, de la colonisation aux Indépendances, et débusquer derrière l’histoire factuelle une mythologie vivante : rites de possession, magie et surnaturel, comme dansAu pays des mages noirs,Bataille sur le grand fleuve, ou encoreLes Maîtres fous, qui fait scandale en 1952.

Rendre le cinéma à ceux qu’on filme

Jean Rouch filme comme il respire, tourne avec les moyens du bord, entouré de ses copains, complices et co-réalisateurs Damouré, Lam et Tallou, que l’on retrouve dans Moi, un Noir, en 1958. Car pour Jean Rouch, faire du cinéma est d’abord et avant tout rendre le cinéma à ceux qu’on filme.

L'ethnologue et cinéaste français meurt finalement le 18 février 2004, des suites d’un accident de voiture dans ce pays qu’il adorait, le Niger, à l'âge de 86 ans. Il aura inspiré des centaines de cinéastes dans le monde, et surtout en Afrique. Ci-dessous, voici le témoignage de deux d'entre eux, recueilli par Radio France Internationale.

RFI

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Au Sénégal, Abdoulaye Wade est de retour dans l'arène politique. Alors qu'il vient de fêter ses 91 ans, l'ex-président a été désigné tête de liste d'une nouvelle coalition créée autour de son parti, le Parti démocratique sénégalais.

Il est pour le moment silencieux, comme son fils Karim exilé depuis un an au Qatar, comme les cadres du parti au Sénégal et c'est donc Mamadou Diop Decroix, l'un des leaders de la toute nouvelle coalition, qui a confirmé qu'Abdoulaye Wade était tête de liste pour les législatives du 30 juillet.

« La coalition que nous constituons, qui s’appelle "La coalition gagnante", a désigné le président Wade comme tête de liste de cette coalition », a-t-il déclaré.

Le retour d'Abdoulaye Wade n'inquiète pas Macky Sall et les membres de sa coalition. Comme le porte-parole du gouvernement Seydou Gueye : « Non, on ne peut pas avoir peur de Me Abdoulaye Wade. En onze ans, Abdoulaye Wade n’a réussi à construire qu'onze ponts. En cinq ans, nous en avons réalisé douze. Je l’ai toujours dit : c’est un homme du passé et du passif. »

En étant tête de liste nationale, Abdoulaye Wade a la quasi-certitude d'être élu député au soir du 30 juillet, mais il y a peu de chance qu'il vienne siéger à l'Assemblée, explique Mamadou Diop Decroix. « Il ne va pas revenir, être député à l’Assemblée, non. Ce qu’il représente c’est tout un espoir, c’est un symbole », explique-t-il.

Abdoulaye Wade devrait donc jouer le rôle de moteur pour cette nouvelle coalition qui abandonne donc Khalifa Sall, Malick Gackou et Idrissa Seck sur le bord de la route. Il reste une inconnue : s'il promet le retour de l'ex-président au pays, Mamadou Diop Decroix indique que la date « est un secret de campagne ».

 

Emmanuel Macron s'est présenté comme l'assistant du philosophe, qui travaillait sur «La Mémoire, l'Histoire, l'oubli», dans les dernières années de sa vie. Crédits photo : AFP M. Medina - Abaca M. Taamallah - AFP J. Saget


Alors qu'il était encore étudiant, le nouveau président de la République a servi de petite main pour faire de l'archivage auprès de l'écrivain dans les dernières années de sa vie. Il entra ainsi dans le cercle de ses proches. Retour sur la biographie de l'un des grands penseurs du XXe siècle.

Né en 1913, Paul Ricœur, perd aussitôt sa mère, puis son père, mort à la guerre en 1915. Il est de confession protestante. A 20 ans, il est déjà licencié en philosophie à l'université de Rennes. Après avoir échoué au concours de Normal Sup, il prépare une maîtrise sur le problème de Dieu chez Lachelier et Lagneau, tout en enseignant au lycée de Saint-Brieuc. En 1935, il est reçu deuxième à l'agrégation. La même année, il épouse Simone Lejas, à Rennes. Ils auront cinq enfants.


Proche de la revue Esprit fondée en 1932 par Emmanuel Mounier et qui cherche une troisième voie entre le marxisme et l'individualisme libéral, il écrit ses premiers articles dans la revue Terre Nouvelle, organe des «chrétiens révolutionnaires par l'union du Christ et des travailleurs pour la Révolution sociale». Il poursuit son apprentissage philosophique avec Gabriel Marcel, philosophe existentialiste chrétien. Il découvre les écrits d'Edmund Husserl, qu'il traduira en cachette au cours de sa captivité en Poméranie à l'Oflag II-B de 1940 à 1945.


Un professeur apprécié par ses étudiants


Après la guerre, il enseigne trois ans au Collège Cévenol du Chambon-sur-Lignon, haut lieu de la résistance protestante à l'occupant. Il achève sa thèse sur la volonté, qui montre qu'on ne peut penser celle-ci sans intégrer la dimension involontaire de la liberté. En 1948, il est nommé à l'université de Strasbourg, avant de devenir professeur à la Sorbonne en 1956 où ses cours attirent des foules d'étudiants. Il vit aux «Murs blancs», lieu communautaire fondé par Emmanuel Mounier à Châtenay-Malabry et écrit régulièrement dans la revue Esprit et dans Christianisme social.


Il enseigne parallèlement pendant dix ans à la faculté de théologie protestante de Paris. En 1964, il rejoint le département de philosophie de l'université de Nanterre. En mai 1968, solidaire des étudiants en lutte, il démissionne de la direction du département de philosophie. En 1969, considéré comme un homme de dialogue et de mesure, il est élu doyen de l'université de Nanterre. Mais son bureau est régulièrement envahi par les étudiants d'extrême gauche qui l'insultent et vont jusqu'à le coiffer d'une poubelle.


Invité aux États-Unis


Après les charges violentes de la police sur le campus, il démissionne et accepte un poste à l'université catholique de Louvain qui abrite les archives Husserl. Il présente sa candidature au Collège de France qui lui préfère Michel Foucault. Du coup, tout en animant un séminaire renommé aux archives Husserl à Paris, il entre en 1970 au département de philosophie de l'université de Chicago et partage alors son temps entre les États-Unis et la France.


En 1983, il commence la publication des trois tomes deTemps et récit(I: L'intrigue et le récit historique, II: La configuration dans le récit de fiction, III: Le temps raconté). Il démontre que la seule manière de penser le temps est d'en faire le récit. Il répond ainsi aux historiens qui croyaient avoir relégué le récit dans les poubelles de l'histoire au nom d'un certain scientisme.


Un modèle pour la jeune génération


Paul Ricoeur revient en grâce en France et devient pour la jeune génération un modèle. En 1990, il publie Soi-même comme un autre (Seuil), et Amour et justice qu'il développera en 1998 dans un livre de commentaires philosophiques du texte biblique, Penser la Bible.


La reconnaissance dont il bénéficie alors correspond à une demande croissante d'éthique. Dans La Mémoire, l'histoire, l'oubli (2000), il s'adresse aux historiens, défendant «l'idée d'une politique de la juste mémoire»: «Je reste troublé par l'inquiétant spectacle que donnent le trop de mémoire ici, le trop d'oubli ailleurs, pour ne rien dire de l'influence des commémorations et des abus de mémoire -et d'oubli.»


En 2004, Paul Ricoeur publie Parcours de la reconnaissance, où il déploie tous les sens du mot «reconnaissance». Selon lui, il ne peut y avoir de réciprocité mutuelle que dans une juste et irréductible distance : «Nous avons vu dans le recevoir le terme charnière entre le donner et le rendre ; dans le recevoir, lieu de gratitude, la dissymétrie entre le donateur et le donataire est deux fois affirmée ; autre est celui qui donne et celui qui reçoit ; autre celui qui reçoit et celui qui rend. C'est dans l'acte de recevoir et la gratitude qu'il suscite que cette double altérité est préservée


«Cet éloge de l'amitié marque l'horizon de sa pensée», expliquent l'historien François Dosse et le philosophe Olivier Abel en conclusion de l'excellente bibliographie qu'ils proposent sur le site fondsricoeur.fr.


Paul Ricœur est mort en 2005.

lefigaro.fr

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Jusqu'au 16ème siècle, les naturalistes ne s'attachent qu'aux caractéristiques communes de notre espèce. Peu à peu, certains scientifiques vont s'intéresser aux particularités individuelles des êtres humains et à leurs transmissions jusqu'à devenir un sujet d'étude complet avec les généticiens à la fin 19ème siècle.


La conceptualisation de l'ADN comme support de l'hérédité – historique de la découverte


Au XIXe siècle, l'hérédité reste un phénomène mystérieux. Les scientifiques vont donc s'atteler à mieux connaître la « substance spéciale de reproduction ». En 1944, les découvertes du biologiste Américain Avery permettent de comprendre que le support de l'hérédité ne sont pas les protéines mais bien l'acide désoxyribonucléique, une macromolécule composée d'un grand nombre de nucléotides. En 1953, Watson et Crick poursuivent les travaux d'Avery et découvrent la structure en double hélice de l'ADN (cf. ci-contre). Cette avancée fondamentale ouvre une nouvelle voie à la génétique car le processus héréditaire pourra être traité à l'échelle moléculaire. Ces nouvelles connaissances vont permettre, entre autres, de comprendre que l'ADN présent dans nos 23 paires de chromosomes est en fait une seule et même molécule et de développer le concept de code génétique.


Les premières utilisations de la génétique par la Police Scientifique


Dès les années 1900, un "marqueur génétique" est utilisé, il s'agit de celui du groupe sanguin ABO découvert par Landsteiner en 1901. Bien que l'hérédité du groupe sanguin soit reconnue depuis les travaux de Mendel, il faudra plus d'un quart de siècle pour que cette hérédité soit démontrée. Ce n'est que bien plus tard que la police scientifique utilisera ces marqueurs génétiques comme élément matériel. Entre 1970 et 1985, les laboratoires de police scientifique réalisent des analyses de marqueurs génétiques même si l'on ne parle pas encore d'analyse ADN . A cette période l'ADN est connu mais les analyses restent complexes. En revanche, des tests simples et bons marchés existent pour identifier des marqueurs génétiques comme les groupes sanguins AB et O ou les rhésus.


La révolution


Ce n'est qu'en 1985, que la révolution ADN va se mettre en route avec la découverte de "polymorphismes" dans l'agencement de l'ADN par Alec Jeffreys. En clair, celui-ci découvre que l'ADN varie fortement d'un individu à l'autre et qu'il est possible d'observer ces variations. Ce généticien Britannique, professeur à l'université de Leicester, observe un peu par hasard, que des séquences répétitives de nucléotides sont présentes dans la molécule d'ADN dans les zones non codantes (cf structure). Il découvre aussi que le nombre de ces répétitions varie en fonction des individus. Le professeur comprend rapidement les possibilités offertes en criminalistique. Il utilise alors une technique permettant de comparer le nombre de séquences répétitives entre deux échantillons et apporte ainsi la possibilité de réaliser des tests d'identification. La méthode utilisée est le "Southern blotting" qui permet de découper des morceaux d'ADN qui possèdent des séquences répétitives et de les séparer en fonction de leur taille.
Lorsque le nombre des répétitions est plus important la taille du fragment découpé est plus grande. Les fragments seront séparés en fonction de leur taille lors d'une migration sur un support gélatineux puis transférés sur une membrane. L'observation de ces fragments marqués à l'aide d'une sonde radiomarquée donne un aspect de code barre (voir ci-dessous). En 1986, le concept "d'empreinte génétique" est né.

Cette technique sera utilisée pour la première fois dans l'Affaire Colin Pitchfork.

Deux viols suivis de meurtre sont commis en novembre 1983 et juillet 1986 dans le village britannique de Narborough, dans le comté de Leicestershire. Dans les deux cas des prélèvements de sperme sont réalisés. En 1986, ces deux prélèvements sont exploités ce qui permet d'établir deux profils génétiques qui s'avèrent identiques. Après d'importantes investigations, Richard Buckland devient le principal suspect. Lors de son interrogatoire celui-ci reconnait être l'auteur du deuxième meurtre. En 1986, son profil génétique est établi puis comparé avec le profil génétique obtenu à partir des traces de sperme. A la grande surprise des policiers, l'ADN va innocenter Richard Buckland qui laissera son nom dans les annales de la police scientifique. Cette affaire est aussi la première affaire dans laquelle des prélèvements de masse seront réalisés puisque les profils génétiques de 4500 hommes seront réalisés aux fins de comparaison. En 1987, à la suite de nouvelles investigations, Colin Pitchfork sera interpellé et confondu avec son ADN.
Les évolutions


En deux décennies, les avancées dans le domaine de la génétique vont se succéder et permettre des analyses de plus en plus rapides avec une quantité de matériel de plus en plus faible.


La découverte la plus notable est sans aucun doute celle de Kary Mullis, inventeur solitaire de la technique PCR (Polymerase Chain Reaction), en 1984. Cette découverte, qui lui vaudra le prix Nobel de chimie en 1993, déclenche un essor considérable dans de nombreux champs de la biologie. En théorie, cette technique d'amplification appliquée en génétique judiciaire, ouvre la voie à l'analyse de micros échantillons pouvant aller jusqu'à une seule cellule.


Entre 1985 et 1995 ce sont des séquences d'ADN répétitives baptisées « VNTR = Variable Number of Tandem Repeat » (aussi appelées minisatellites) qui sont largement utilisées pour établir un profil. Mais d'autres séquences répétitives plus courtes vont les remplacer lors de la mise en place de la PCR au début des années 1990, les « STR (Short Tandem Repeat)» (aussi appelés microsatellites). Ces fragments plus courts analysés par la PCR vont permettre une meilleure automatisation des taches.
En 1995, les travaux sur les méthodes d'analyse de l'ADN mitochondrial vont permettre d'utiliser cette nouvelle analyse en pratique judiciaire à partir des années 1995-1996. L'exploitation de cet ADN rendra possible l'analyse d'échantillons vieux et très dégradés.
Dans les années 2000, la mise en place de méthodes de travail industrielles avec des chaines automatisées vont permettre d'augmenter le rendement et de répondre aux demandes croissantes des services de police.


ADN – Présentation


L'ADN ou acide désoxyribonucléique est la nouvelle star de la police scientifique. Et pour le prouver, il suffit de jeter un œil sur les statistiques des laboratoires de police scientifique français. Les deux dernières années, près de 64% des dossiers "traces" étaient traités par la section biologie et concernaient des analyses génétiques. En 2012, on dénombrait ainsi 35816 dossiers traces pour un total de 56069 dossiers traités par l'INPS.


Cette molécule présente dans la quasi totalité des cellules humaines a révolutionné une partie de la PTS. Bien que la finalité du travail des experts en scène de crime reste identique, on peut difficilement imaginer une enquête criminelle sans l'utilisation de ce puissant outil. Combien sont-elles ces affaires qui n'auraient sans doute jamais abouties sans la découverte et l'identification d'un profil génétique ? Parmi les plus célèbres on peut citer :
Mais l'outil ADN va bien au delà des ces affaires médiatiques puisqu'il permet d'aider les enquêteurs dans la résolution des petits délits du quotidien comme de simples vols à la roulotte ou cambriolages.


L'ADN permet aussi la réouverture de "Cold Case" ou d'affaires pour lesquelles un innocent croupissait derrière les barreaux. L'organisation Américaine "Innocence project" exploite à merveille les possibilités de l'ADN pour traiter des Cold Case. Depuis sa création en 1992, et souvent grâce à l'utilisation de l'ADN, 300 innocents ont été libérés dont 18 condamnés à mort. Le film "conviction" réalisé par Tony Goldwyn illustre ce combat mené par des innocents pour retrouver leur liberté. En France, la réhabilitation de Marc Machin après plus de six années passées en prison, a été en grande partie favorisée par une trace ADN. Celle-ci a conduit à la condamnation du vrai coupable, David Sagno, à 30 ans de réclusion criminelle en février 2012.

 

Reste que la technique ADN doit être utilisée avec prudence, méthode, rigueur et avec de nombreuses compétences techniques et scientifiques. Par le passé de graves dysfonctionnements ont pu être constatés comme lors de l'affaire du tueur fantôme de Heilbronn ou lors de l'affaire Treiber. Pour minimiser les risques, des protocoles stricts sont respectés lors de la collecte et lors de l'analyse des traces. L'interprétation des résultats s'effectue à l'aide d'un modèle statistique rigoureux, l'approche Bayésienne.


Passées ces précautions indispensables, l'ADN est devenu au cours de ces deux dernières décennies le nouvel élément matériel phare de l'enquête policière. En France, la création du FNAEG, par la loi du 17 juin 1998, n'a fait qu'amplifier la dépendance à cette molécule. Pour comprendre cette ascension, il faut tout d'abord revenir sur les énormes progrès de la génétique moléculaire du XXèmesiècle et se pencher sur la structure et la composition de cette molécule. La police scientifique a beaucoup progressé dans le traitement de cette trace biologique depuis ses débuts il y a plus de vingt ans : dans les méthodes d'analyses, dans l'utilisation de l'ADN mitochondrial et enfin dans l'exploitation et la meilleure interprétation des résultats. La révolution génétique est en marche et ce n'est sans doute que le début...


Preuve par l'ADN : La génétique au service de la justice


L'utilisation et l'exploitation de la preuve par l'ADN sont une discipline complexe, demandant la maîtrise de notions solides en génétique, police scientifique, statistique et éthique. C'est à la découverte de ce très médiatique domaine que les auteurs, spécialistes confirmés au bénéfice de nombreuses années d'expérience, invitent le lecteur. En rédigeant chaque chapitre avec deux niveaux de lecture différents, ils offrent un ouvrage fluide, exhaustif et clairement structuré. Le profane y trouvera un texte rédigé en termes simples, illustré d'exemples et de schémas accessibles à tous. Le lecteur spécialiste y trouvera des encadrés, des annexes de chapitres développant les aspects les plus pointus avec la terminologie spécialisée, ainsi que les références appropriées à la littérature scientifique. Cette troisième édition, entièrement revue et augmentée, détaille la description des analyses permettant d'identifier la nature des traces, voire des détails morphologiques ou ethniques des personnes qui les ont laissées. Les sections relatives à l'exploitation rationnelle des résultats et à l'estimation de leur valeur ont également été développées

https://www.police-scientifique.com

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Les noms avaient déjà commencé à circuler ce week-end, mais ce lundi 29 mai, l’information est désormais officielle. L’Union européenne prend des sanctions contre neuf hauts responsables du régime de Joseph Kabila en RDC. Signe que l’UE semble avoir pris la mesure des violences qui secouent le Kasaï, la plupart des noms sont en lien direct avec cette crise.

Il y a d'abord le très redouté chef de l'Agence nationale des renseignements congolais, Kalev Mutond. Jusqu'ici, il avait échappé aux sanctions, notamment à celles prises en décembre dernier. Il est épinglé pour son rôle central dans la répression qui frappe la RDC dans les Kasaï, mais aussi à Kinshasa.

Autre nom sur la liste : Evariste Boshab. L’ex-vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique jusqu'en décembre 2016 est considéré comme l'architecte de la répression qui frappe les Kasaï, au centre du pays depuis août dernier.

Une situation qui tient à ses fonctions : la gestion de la sécurité sur le territoire, mais aussi celle des gouverneurs. Idem pour l'actuel ministre de l'Intérieur et de la sécurité publique Ramazani Shadari, responsable à ce titre de l'usage disproportionné de la force dans le Kasaï, selon l'UE.

Dans le collimateur de l’Union également, le chef milicien Gédéon Kyungu, dont les hommes sévissent dans cette zone alors qu'il est censé être en résidence surveillé à Lubumbashi.

Mais aussi le gouverneur du Kasaï central, Alex Kandé Mupompa, présenté comme le relais du pouvoir de Kinshasa sur place. Ou encore le brigadier général Eric Ruhorimbere, chef des opérations militaires dans la région, accusé d'avoir commis des crimes depuis 20 ans dans le pays.

Dans la liste, on retrouve aussi Jean-Claude Kazembe Musonda, l'ex-gouverneur du Haut-Katenga et Muhindo Akili Mundos, commandant de la 31ème brigade de l’armée congolaise.

L'Union européenne n'a pas oublié non plus ceux qui, pour elle, entravent le processus démocratique, à commencer par le visage médiatique du pouvoir congolais, Lambert Mende. L’organisation régionale le considère comme le porte-parole de la politique répressive du gouvernement vis à vis des médias.

« Un politique qui viole le droit à la liberté d'expression et d'information et compromet une solution consensuelle et pacifique en vue de la tenue d'élections », estime l'UE dans un communiqué.

Gel des avoirs, interdiction de recevoir des fonds venus d'Europe

Pour justifier ces nouvelles sanctions, l'UE évoque de graves violations des droits de l'homme, des rapports faisant état de l'usage disproportionné de la force par les services de l'Etat, en particulier les forces de sécurité. Face à une situation qui se détériore, l'Union européenne devait envoyer un signal au pouvoir.

« L'Union européenne a déjà décaissé 15 millions d'euros pour le processus électoral et elle est prête à faire plus si les conditions sont réunies, explique Catherine Ray, porte-parole de l'UE pour les Affaires étrangères. Donc aussi notre objectif c'est d'accompagner le pays vers des élections libres et transparentes puisqu'on pense que c'est la seule solution durable. On est en contact constant avec les autorités de la RDC, mais également avec les partenaires de la région et internationaux, et on espère que la situation va se débloquer assez rapidement. »

Toutes ces personnalités sont désormais visées par une interdiction de pénétrer sur le territoire de l’Union européenne, un gel de leurs avoirs ainsi que par l'interdiction de percevoir des fonds de quelqu'un en Europe.

Qu'attendre de ces sanctions ?

Ces nouvelles sanctions visent d’abord à mettre fin au cycle de violence et de répression qui sévit dans les Kasaï depuis août dernier. Une crise qui a atteint une « ampleur exceptionnelle », estime l'UE, qui s'inquiète des rapports faisant état de l'usage disproportionné de la force par les services de l'Etat, et en particulier les forces de sécurité » dans les Kasaï. D'ailleurs, sur les neuf personnalités visées par des sanctions, six sont en lien direct avec cette crise.

Mais l'idée des Européens, c'est aussi de remettre un coup de pression pour faire avancer la transition en panne depuis janvier. Et faire en sorte que le pays aille bien aux élections d'ici la fin de l'année comme il s'était engagé à le faire en décembre dernier. « Le processus électoral reste l'enjeu principal des prochains mois », insiste l'UE dans son communiqué.

Ces sanctions permettront-elles de changer la donne ? Rien n'est moins sûr tant la communauté internationale semble elle-même divisée sur la question. L'Union africaine pense ainsi que la méthode forte n'est pas la bonne et plaide plutôt pour un dialogue politique discret. Une délégation emmenée par l'Union africaine est d'ailleurs en ce moment à Kinshasa.

L'ONU de son côté, tiraillée entre ses différents Etats membres, n'est pas parvenue à ce jour à une position commune et claire sur la RDC. Enfin, sans l'Eglise catholique pour assurer la médiation entre pouvoir et opposition, les relais semblent de plus en plus limités pour faire pression sur les autorités.

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Le président russe est reçu ce 29 mai à Versailles pour inaugurer une exposition sur les 300 ans des relations franco-russes. Vladimir Poutine et Emmanuel Macron se sont entretenus en tête à tête avant de partager un déjeuner de travail. Lors de la conférence de presse commune qu'ils ont donnée, le président français a voulu jouer sur deux cordes: dialogue et exigence, comme il l'avait promis avant la rencontre.

Il n'y a pas eu de chaleur entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine durant la visite du président russe à Versailles. Mais l'objectif n'était certainement pas pour le chef de l'Etat français d'afficher une proximité avec son homologue comme il l'avait fait avec Angela Merkel, Justin Trudeau ou même Theresa May qu'il a rencontrés au G7. Rien à voir non plus avec la tension physique de la poignée de main virile avec Donald Trump. Là, il s'agissait d'établir un rapport de force avec un dirigeant réputé pour être dur et avec lequel les sujets de frictions sont nombreux. Face à Vladimir Poutine, Emmanuel Macron devait montrer avant tout sa fermeté.

La rencontre a donc donné lieu à un échange « franc, direct » avec « beaucoup de choses qui se sont dites », selon les termes d’Emmanuel Macron. En langage diplomatique, cela signifie qu’il y a des sensibilités différentes, souligne notre envoyée spéciale Anastasia Becchio.

Mais Vladimir Poutine, comme Emmanuel Macron, ont tenté d’y mettre les formes, affirmant qu’ils voulaient travailler à construire des actions communes. « Nous avons cherché des points de convergences sur les questions clé. Je pense que nous les voyons », a affirmé Vladimir Poutine.

Dans ce décor fastueux du château de Versailles que le chef du Kremlin affirme visiter pour la première fois, les deux dirigeants ont assailli l’auditoire de références historiques. Emmanuel Macron a rappelé que Pierre le Grand était le symbole de cette Russie qui s’ouvrait à l’Europe et symbole aussi de l’amitié franco-russe. Une amitié mise à mal ces dernières années.

« Aucun enjeu essentiel ne peut être traité sans dialoguer avec la Russie », a insisté le président français. Les deux hommes ont donc passé un large éventail de sujets, en particulier la Syrie et l’Ukraine.

Lutte contre le terrorisme

Sur le dossier syrien, Emmanuel Macron s'est voulu ferme. « J'ai indiqué qu'une ligne rouge très claire existe de notre côté : l'utilisation d'une arme chimique par qui que ce soit », qui fera « l'objet de représailles et d'une riposte immédiate de la part des Français », a-t-il déclaré lors de cette conférence de presse commune avec son homologue russe Vladimir Poutine.

« Sur la Syrie, j'ai rappelé quelles étaient nos priorités et je crois que nous pouvons sur cette voie travailler ensemble, en tout cas c'est mon souhait, dans les prochaines semaines », a fait savoir Emmanuel Macron. « Notre priorité absolue, c'est la lutte contre le terrorisme et l'éradication des groupements terroristes et en particulier de Daech », a-t-il ajouté. Le chef de l'Etat français s'est accordé avec Vladimir Poutine sur la création d'« un groupe de travail » franco-russe pour lutter contre le terrorisme.

Emmanuel Macron a également plaidé pour une transition démocratique pour la Syrie, « mais en préservant un Etat syrien ». Il a indiqué qu'il faudrait « discuter avec l'ensemble des partis en présence » dans le dossier syrien, « y compris les représentants de M. Bachar el-Assad », notant, en réponse à une question, que « pour autant » la réouverture d'une ambassade de France à Damas n'était « pas une priorité ».

Processus de Minsk et format Normandie

Les deux chefs d’Etats ont également abordé la question du dossier ukrainien. Ils sont tombés d'accord sur la création d'« un forum franco-russe des sociétés civiles » afin d'approfondir le dialogue entre les deux pays et « surmonter les éventuelles incompréhensions. »

« Sur la situation en Ukraine, nous avons longuement parlé des différents points de détails et de mise en œuvre du processus dit de Minsk. Notre souhait, je crois pouvoir le dire sous le contrôle du président Poutine, c'est que dans les meilleurs délais puisse se tenir à nouveau un échange sous le format dit "Normandie" » réunissant Russie, Ukraine, France et Allemagne, a déclaré Emmanuel Macron.

Interrogé sur la question des sanctions imposées à son pays dans ce dossier, le président russe a répondu : « Vous avez demandé comment les sanctions contre la Russie pourront aider à régler la crise dans l'est de l'Ukraine ? Et voilà la réponse : aucunement ! Luttez pour la suppression de toutes les restrictions dans l'économie mondiale », a déclaré Vladimir Poutine.

La question de la répression des homosexuels en Tchétchénie a aussi été abordée. Le président français a déclaré qu'il serait constamment vigilant sur la question, assurant que Vladimir Poutine avait promis la vérité complète sur les activités des autorités tchétchènes.

■ Soulagement en Ukraine

Avec notre envoyé spécial à Kramatorsk,  Sébastien Gobert

Au moins, il a compris à qui il avait affaire. La France est très importante dans le règlement du conflit à l'est de l'Ukraine et beaucoup se réjouissent à Kiev d'avoir vu le nouveau président tenir tête au maître du Kremlin.

Médias et réseaux sociaux ukrainiens avaient longuement accusé les Occidentaux d'indécisions et d'actes manqués dans leur politique vis-à-vis de la Russie de Vladimir Poutine. Ils se félicitent aujourd'hui de la prestation d'Emmanuel Macron. Son commentaire sur les agences de presse Russia Today et Sputnik considérées comme des organes d'influence et non de journalisme a été particulièrement apprécié. Kiev dénonce depuis 2014 les effets désastreux de la propagande d'Etat russe, qui a joué un rôle important dans le déclenchement de la guerre.

Emmanuel Macron tient tête à Vladimir Poutine et l'avertit même d'une poursuite des sanctions en cas d'escalade en Ukraine. Pour autant, les commentateurs remarquent qu'il n'apporte pas de proposition nouvelle pour relancer les efforts de paix. Et, en se référant aux Accords de Minsk, le président français s'engage à prolonger un format de négociations qui n'a produit que peu de résultats tangibles depuis 2015. Le premier point de l'accord, l'application d'un cessez-le-feu, n'a jamais été totalement respecté. La veille de cette rencontre à Versailles, des bombardements avaient fait quatre blessés et détruit une école dans la zone de guerre.

RFI

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En vue des élections législatives du 30 juillet au Sénégal, les différentes alliances politiques ont jusqu'à ce mardi 30 mai minuit pour déposer leurs listes. Pour contrer la coalition du président Macky Sall et protester contre l'incarcération en mars de Khalifa Sall, le maire de Dakar, soupçonné de détournement de deniers publics, l'opposition a annoncé la création d'une très large coalition. Mais à quelques heures de la clôture du dépôt des listes, cette alliance annoncée comme le seul rempart au chef de l'Etat, est littéralement en train d'imploser.

Décidément la famille Wade, qui tient son parti le PDS d'une main de fer n'imagine pas une alliance sans la diriger. Et, faute d'accord avec Khalifa Sall, Idrissa Seck et Malick Gackou, elle a donc décidé de former à la dernière minute une nouvelle coalition. « Une coalition gagnante », indique le parti dans un mail envoyé à la presse tard lundi soir.

Une coalition avec Abdoulaye Wade, qui a fêté ses 91 ans lundi, en tête de liste. L'ex-président était à la manœuvre depuis le début de l'année pour organiser l'offensive contre Macky Sall. Mais si tous les leaders réunis autour de lui s'accordaient pour demander la libération de Khalifa Sall, l'idée de faire campagne avec le maire de Dakar en tête de liste n'était pas imaginable au sein du PDS. Des divisions déjà observées lors des derniers rassemblements ou chaque camp de cette opposition voyait son poulain président en 2019.

Des divisions pointées du doigt par la coalition au pouvoir. Sauf coup de tonnerre de dernière minute, c'est donc une opposition affaiblie et désormais divisée qui se lance dans la campagne pour les législatives.

RFI

Le régime de Macky SALL multiplie les facilitations aux étrangers. Sous le sceau de la promotion touristique, les portes du Sénégal sont grandement ouvertes.

Ainsi, depuis le 1er mai 2015, les modalités du visa d’entrée au Sénégal ont fondamentalement changé. Plus besoin de Visa pour se rendre compte de notre teranga débordant qui prend plus soin de l’étranger que de l’autochtone.

Afrique :

Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Congo (Brazzaville), Côte d’Ivoire, Djibouti, Gambie, Ghana, Guinée-Bissau, Guinée Conakry, Kenya, Libéria, Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Nigéria, République Centrafricaine, Sierra Leone, Togo et Tunisie.

Europe :

Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume Uni, Slovaquie, Slovénie, Suisse et Suède.

Amérique et Asie :

Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Emirats Arabes Unis, Etats-Unis, Inde, Japon, Malaisie, Singapour.

Pour les ressortissants de tous ces pays, nul besoin de visa pour un séjour de moins de 3 mois au Sénégal. Il faut juste se munir d’un passeport ou d’un laisser-passer.

Walf.net

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A nos sœurs et frères-Ne
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