Me Mame Adama Guèye, le président du mouvement « Senegaal Bu Bees »n’en démord pas : « la République du Sénégal est en danger ». Invité de l’émission Objection de Sud Fm avant-hier, dimanche 01 avril 2018, l’ancien bâtonnier s’est insurgé contre la façon dont le pouvoir se gère au plus haut sommet de l’Etat, contribuant ainsi à fausser la vraie nature de la République.

Me Mame Adama Guèye n’a pas usé du dos de la cuillère avant-hier, dimanche 01 avril, pour dire son appréciation de la marche du pays. . Analysant en effet les problèmes qui se posent au Sénégal, à l’émission Objection de Sud Fm animée par Baye Oumar Guèye, le président du mouvement « Senegaal Bu Bess » n’a pas manqué de marteler que « la République est en danger ». Celui qui fut ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats a martelé dans la foulée et sans fioritures que « Le problème est que nous avons les signaux apparents d’une République mais nous ne sommes pas une République».

Suffisant pour qu’il en conclue que pour juguler ce fléau, il faut envisager des « réformes systémiques, réformes en profondeur pour aller à une autre République ». Me Mame Adama Guèye poursuivra en disant : « Nous avons un système avec une personne centrale qui est le président de la République, omnipotent avec des pouvoirs exorbitants, qui est l’alpha et l’oméga de tout ». A en croire par ailleurs l’ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats qui a récemment annoncé sa candidature à la présidentielle de 2019, « nos présidents de la République utilisent les pouvoirs qu’on leur confère. Les pouvoirs qu’on confère à un président de la République ont une finalité. Il doit les utiliser conformément au terme de sa prestation de serment dans l’intérêt général ». Toutes choses qui l’ont poussé à constater « un détournement permanent du pouvoir d’Etat au service du pouvoir en place et à des fins politiciennes ».

Et Me Mame Adama Guèye de citer comme preuve la manière dont le pouvoir est distribué et qui pose problème. « Ces responsabilités sont distribuées sur quelles bases ? Elles sont distribuées sur la base de l’intérêt général? Elles sont distribuées sur la base du système de clientélisme politique. Et il n’y a pas de contrôle, parce que c’est le système qui est ainsi élaboré », conclura le patron du mouvement « Senegaal Bu Bees ».

Pour rappel, Mame Adama Guèy a annoncé en février dernier sa candidature pour l’élection présidentielle de 2019. Il avait fait cette annonce à l’occasion du lancement officiel de son mouvement « Sénégal Bu Bess ». A l’occasion, il avait juré devant Dieu et devant les populations sénégalaises  que sa candidature est motivée par le désir de servir le peuple sénégalais : « Je fais le serment solennel devant Dieu et devant le peuple sénégalais que j’aspire à la haute responsabilité de Président de la République dans le but exclusif de servir notre vaillant peuple et ses intérêts supérieurs ».

Sud Quotidien

 

 

Le Pr Abdoulaye Bathily, ancien patron de la Ligue démocratique (Ld), est formel : le procès de la caisse d’avance qui vaut au maire de Dakar, Khalifa Sall, un emprisonnement ferme de cinq ans, est « politique ». Invité de l’émission Grand jury de la Rfm, dimanche 01 avril 2018, l’ex-leader des Jallarbistes a vogué à contre-courant du régime en place dans cette affaire qui l’a opposé à Khalifa Sall. Non sans clamer son opposition ouverte au parrainage des candidats à la présidentielle proposé par Macky Sall et la majorité.

La défense du maire de Dakar Khalifa Sall qui réitérait urbi et orbi que le procès intenté contre son client était avant tout politique et avait pour but la liquidation politique de celui-ci a trouvé avant-hier, dimanche, un avocat de taille en la personne d’Abdoulaye Bathily. Pour cause, l’ancien patron de la Ld a profité de la tribune que lui offrait l’émission Grand jury de la Rfm pour qualifier ledit procès de « politique ».

Au micro du journaliste Mamadou Ibra Kane, Abdoulaye Bathily dira sans fioritures : « Pour moi, c’est clair. Le procès est politique! Le déroulement du procès montre qu’il s’agit bien d’un procès politique. Dès le départ, je l’ai senti comme ça. Les péripéties de cette affaire montrent qu’il s’agit d’un procès politique ».

L’ancien ministre sous Diouf comme sous Wade de rappeler dans la foulée avoir toujours combattu cette instrumentalisation de la justice par l’Exécutif aux fins de plomber l’activité politique de l’adversaire. Raison pour laquelle il a lutté, par le passé, contre l’emprisonnement de Me Wade sous Diouf et les persécutions que Me Wade lui-même a tenté de faire subir à Idrissa Seck et Macky Sall.  « J’ai dit à Abdou Diouf que j’étais contre l’incarcération d’Abdoulaye Wade. Finalement, la raison a prévalu et Wade a été libéré. Il en a été de même du temps d’Abdoulaye Wade. Quand il a commencé ses dérives, nous étions à la Ld les premiers à avoir alerté. Lorsqu’il ne nous a pas écoutés, nous avons pris nos responsabilités et publiquement, nous avons dénoncé l’instrumentalisation de la justice ».

Allant même plus loin dans son raisonnement, Abdoulaye Bathily dira : « Cette affaire de caisse d’avance, tout le monde le savait, tous les responsables qui sont au pouvoir savent comment elle fonctionnait ». Dans la foulée, le candidat malheureux à la présidence de l’Union africaine révélera, à l’émission Grand jury, avoir tôt informé le chef de l’Etat de la délicatesse de cette affaire de caisse d’avance menée contre Khalifa Sall. «  Je l’ai dit au président de la République. Dès la première semaine (de l’affaire Khalifa Sall-ndlr), je lui ai dit que c’est une affaire qui n’est pas bonne pour le Sénégal. Je suis soucieux de l’image du Sénégal. Le Président Macky Sall a été ministre de l’Intérieur, il savait très bien comment fonctionnait cette caisse...

Tous les responsables actuels de Bby qui sont dans les institutions sont au courant de cette affaire, comment ça fonctionnait. Tous les anciens maires de Dakar l’ont avoué». Le Pr Bathily ne manquera pas de souligner également que « les Assises nationales avaient longuement discuté de ces questions de caisse d’avance… D’ailleurs, il était prévu avec le Président Macky Sall de  prendre une loi pour normer l’utilisation de ces caisses d’avance. Ce qui n’a point été encore fait ». Concluant sur cette affaire Khalifa Sall, l’ex-patron de la Ld a adressé un subtil avertissement au patron de la majorité présidentielle en lui signifiant que «la volonté populaire finit toujours par balayer tous les subterfuges du pouvoir en place ».

Quid du parrainage des candidatures à la présidentielle de 2019 ? Sur ce point, Abdoulaye Bathily n’usera pas de la langue de bois. « Je ne suis pas pour ce parrainage. C’est anti démocratique! » Et Bathily d’argumenter son désaccord : « Comment on peut, avant l’élection, déterminer les conditions d’obtention de 1% de l’électorat? L’élection, c’est justement l’occasion, à travers la confrontation libre et démocratique des programmes, de permettre aux citoyens de décider si tel mérite leurs voix. Comment on va arbitrairement déterminer les choses, parce qu’il y a un fichier électoral de 6 millions d’électeurs et qu’il y a encore des milliers de gens qui n’ont pas encore reçu leurs cartes ? Ce sont des frustrations comme ça qui, petit à-petit, amènent à la révolte... »

FINANCEMENT OCCULTE DES PARTIS, BLANCHIMENT DE L’ARGENT SALE : Le Pr Bathily sonne l’alerte

Abdoulaye Bathily n’y est pas aussi allé de main morte pour ce qui concerne le financement de certains partis politiques au Sénégal. Aussi a-t-il dit à l’émission Grand jury de ce dimanche, « Notre pays est dans une situation très dangereuse. De par les fonctions que j’ai occupées, j’ai suffisamment d’informations. Le Sénégal est aujourd’hui un des pays de la sous-région où le trafic de drogue et toutes sortes de trafics se sont installés, l’enrichissement illicite, les armes, sans compter les menaces jihadistes. Vous le voyez très clairement à travers ces constructions qu’on voit à Dakar, que rien ne justifie.  C’est du blanchiment d’argent à grande échelle et l’argent sale est entré dans la politique au Sénégal comme dans beaucoup d’autres pays d’Afrique. Et ça, c’est une menace sérieuse contre la démocratie. Quand on écarte le débat d’idées pour mettre en avant l’argent, les voitures 4X4  pour sillonner le pays, collecter des  signatures... N’importe quel trafiquant de drogue peut créer un parti politique ou un groupe politique, faire le tour du pays et prendre le pays en otage». Pour y remédier, l’ex-patron de la Ld d’appeler à la raison et à la retenue avant que la situation n’empire. « Il faut qu’on redonne à la politique ses lettres de noblesse. Que les valeurs  reviennent ! L’argent peut jouer beaucoup de tours, surtout cet argent sale qui circule beaucoup dans ce pays aujourd’hui. Ça,  c’est des faits. C’est un danger pour la démocratie, pour la cohésion sociale et pour le développement économique du pays. Je souhaite que vraiment les camarades avec  qui nous avons mené tous ces combats de principe dans Bennoo Bokk Yaakaar puissent savoir raison garder ». Seulement, à ce niveau, Bathily renverra dos-à-dos pouvoir et opposition. « L’opposition n’a pas de leçons à donner. De 2000 à 2012, ceux qui étaient au pouvoir... Qu’est-ce qu’ils ont fait ?  Et les dérives qu’ils nous ont amenées. Ils doivent se ressaisir. La population n’est pas dupe... Je souhaite que les vendettas politiques s’arrêtent et que l’on puisse construire le Sénégal! »

Sudonline

Cinq ans de prison pour Khalifa Sall, le maire de Dakar, pour 《 escroquerie sur les deniers publics 》, et cinq millions de francs CFA d’amende. Mis aux arrêts pour le motif de 《 détournement de deniers publics 》, Khalifa Sall a finalement été relaxé sur cette accusation où on voulait faire croire qu’il avait pillé des montagnes de millions. *À l’énoncé du verdict, on découvre que c’est plutôt un cirque politique d’une justice qui broie ses proies telle une pieuvre qui resserre une à une ses tentacules, pour étouffer les potentiels candidats à l’élection présidentielle contre Macky Sall.* La justice sénégalaise a jeté Karim Wade en prison en l’accusant d’avoir détourné plus d’un milliard. Mais il a été relaxé respectivement par la Cour de justice de la CEDEAO, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, le pôle financier, le Tribunal de Grande Instance et la Cour d’ Appel de Paris, sur la base de plus de 3000 documents fournis contre l’ État sénégalais.

*Comme Paul Biya, Macky Sall a fait main basse sur la justice de son pays pour se donner une bonne image à travers le cirque de la lutte contre la corruption, guettant l’instant propice pour emprisonner ses éventuels rivaux. Cependant, Macky Sall est le chef d’État africain qui passe les marchés les plus scandaleux pilotés par des réseaux d’escrocs et de mafieux.*

Le palais présidentiel que Macky Sall prévoit de construire à Diamniadio va coûter 100 milliards de francs Cfa. Le projet a été confié à l’architecte libano-ivoirien Pierre Fakhoury. Ce dernier réclamerait du pétrole en contrepartie du financement de l’édifice. Pierre Fakhoury serait un habitué à ce type de règlement en nature comme les gangsters de l’ancien Texas, à travers sa société YAM’S. La star internationale Akon , de son vrai nom Alioune Badara Thiam, concepteur du projet ” Akon lighting Africa”, prévoyant fournir l’électricité dans 40 pays africains pour un coût total d’un milliard de dollars, est déjà opérationnel dans 16 pays du continent africain et non chez lui-même au Sénégal où Macky Sall a bloqué le dossier, préférant aller acheter un lampadaire en France pour 1 million 142 mille francs par pièce , pour un coût total de 57 milliards 69 millions de francs CFA. Le marché du TER de Macky Sall est la plus grosse escroquerie du siècle. Non seulement il n’est pas un train à grande vitesse, mais il coûte 568 milliards  pour 57 kilomètres, soit 10 milliards par kilomètre . Pendant ce temps, au Nigeria, le TGV( train à grande vitesse) a coûté 532 milliards pour 187 kilomètres, soit 2,8 milliard par kilomètre.

Malgré la création du ministère de la  Bonne gouvernance et l’Office National de Lutte contre la corruption, le Sénégal est toujours dans la zone rouge des pays corrompus du monde dans le classement de Transparency International. *Macky Sall qui a les mains les plus sales du Sénégal, a rendu la justice du Sénégal aussi très sale.* Comme le disait F. Dostoïevski :《Si le juge était juste, peut-être le dirigeant du pays serait le premier coupable 》.

*J. RÉMY NGONO*
*Journaliste d'originie camerounais, chroniqueur à la RFI*

 

Journée de la femme 2018 Paris 18ème, l'association Haleye a mis le paquet encore. Les parents responsables du numérique au domicile.  Anna Mbengue et partenaires


Voici une des rares associations en ile de France qui initie les mamans à l'informatique je dirai plus aux univers des NTICS.


Un parent ne doit pas dans ce monde moderne être en retrait par rapport à son temps, les choses vont vite et la dématérialisation est là , les informations passent par les NTICS, les bulletins scolaires, les carnets de correspondance, la Caf etc.


La coordinatrice Anna MBENGUE refuse que les mamans soient ignorantes dans le numérique, avec des partenariats , des mutualisations elle arrive à regrouper des femmes, des mères de familles qui malgré les difficultés de la vie se déplacent pour apprendre.


Pour cette journée de la femme 2018 organisée en partenariat avec la CAF de Paris 18, qui a associé une chorale composée d'une diversité des origines se pour donner une autre dimension à la rencontre.
Chorale, chants, causerie sur le numérique, quelques pas de danses pour égayer et montrer qu'après tout il faut profiter de la vie et rire, sourire et partager.


Anna Mbengue devenue conférencière et sachant utilisant un langage adapté au public, balaye beaucoup d'aspect du numérique, elle dit Non à la précarité numérique. Quel que soit le niveau on peut apprendre quand on est motivé.


Accompagner ses enfants c'est se mettre en phase avec ce qu'ils apprennent ou savent. Anna a un concept fort qui fera flores dans l'environnement virtuel Français, les institutions devront compter sur elle ;elle qui a réussi à regrouper un ensemble de mamans qui étaient plus ou moins en marge de l'Espace public, alors qu'elles peuvent jouer un rôle essentiel dans l'éducation et l'auto gestion.


Un tour d'horizon via un power point pour visualiser et mieux expliquer les contenus. Le visuel est une bonne chose quand on a un certain public.


Anna veut faire de ces parents des parents Responsables du numérique au domicile.


Les NTICS sont bonnes si on sait les gérer. Elle donne les bases à connaître notamment le contrôle parental essentiel pour préserver les yeux de nos enfants.


L'influence du numérique dans l'évolution de l'éducation ;

Exploitation de la capacité d'attention ;

Encadrer l'univers numérique de nos enfants.


L'influence du numérique dans l'évolution de l'éducation il faut être vigilant et définir un cadre pour éviter toute surprise.


Il faut éviter de laisser les Enfants seuls en ligne.

Certaines images sont violentes et envahissent les écrans de nos enfants qui sont subitement surpris par ces intrus.
Il est obligatoire de définir un contrôle parental, il y en a qui sont gratuits et nos abonnements internets nous en donnent d'ailleurs.


Rappelons que cette association Halaye a pour Mission de mettre en place diverses activités tout au long de l'année :


Ateliers d'initiation au numérique ; Permanences : demandes dématérialisées ; Débats, rencontres, conférences et une grande sortie dans le froid à la Tour Eiffeil ( Grand succès- sortie exploratoire)
– Les bases d'une culture numérique (loisirs) : Grossièretés de langage ; Discrimination ; Drogues, Peur ; Jeu de hasard; Sexe ; Violence
;Jeu en ligne.


Elle constate qu'il n'y Aucune protection des sites dans 62% des cas. Par exemple :


-Nos données personnelles
 Thibault joue en ligne crée un compte
 Bambi installe une application géolocalisation avec compte FB
 Farida « Like » la page de son acteur préféré , reçoit de la pub personnalisée
 Fatoumata consulte les résultats de son équipe PSG
 Anna veut vraiment responsabiliser les parents via la connaissance du numérique, on ne doit pas les critiquer si on ne leur donne pas les moyens.
 Un parent doit montrer l'exemple.
 Combien d'écrans maman et ou papa utilisent à la maison ?
 Etes-ce vous êtes capable d'éteindre votre téléphone toute une journée ?


L'influence du numérique dans l'évolution de d'éducation.


 Les parents en une décennie ont subi un dérèglement de modèle d'éducation :
 Maman est fascinée par cette technologie intuitive complémentaire.
Elle a des « j'aime » pour une photos de voyage ; une fête partagée avec ses proches
Le numérique peut nous envahir....et nous devenons des victimes, des proies faciles
VULNERABILITE HUMAINE :
 79 % d'américains utilisent leur smartphone 15 mn après le réveil...
 Le premier président de Facebook, Sean Parker, critique Facebook, l'accusant d'exploiter la "vulnérabilité" humaine.
 30 mn de méditation 20 mn de sport pour la concentration
 « nous limitons la quantité de technologie dans les mains de nos enfants »

– Encadrer l'univers numérique de nos enfants ce n'est pas interdire, c'est définir avec eux des choix, des moments pour utiliser ces outils.


A quel âge je puis-confier un smartphone potentiellement addictif à mon enfant ?

C'est délicat et chaque famille peut déterminer un âge en fonction de la personnalité de chaque enfant et de ses besoins.


Les dangers des réseaux sociaux
 Une augmentation des thèmes comme les arnaques, la pornographie, la mutilation, les rencontre entre adolescents de -14 ans,les suicides en direct, les violences, ;;;;
 Instragram Snapchat : détournés des jeunes enfants (le roi des rats)
 You tube : publicité mensongère, retouche photo
Mamans Parents garants de la ParenTIQUE
 S'appliquer les règles que l'on demande aux enfants.
 Faire avec son enfant, instaurer la communication autour du numérique dès le plus jeune âge
 Comprendre le fonctionnement de quelques applications et pouvoir orienter ses enfants.
Dans une ambiance bon enfant mais envahi par une volonté de transmettre des connaissances dans le domaine du numérique, Anna MBENGUE et ses bénévoles s'activent et c'est l'occasion de remercier les partenaires toujours à l'écoute pour l'accompagner dans ses œuvres citoyennes et éducatives.


Que la CAF de Paris 18, EPICEAS,Paris-inclusion,Haleye.com et le Centre Social Belliard soient ici remericés pour l'accompagnement partenarial soutenu et efficace.


Le programme est toujours chargé.


Ps : L'ENTRAIDE PAR L'ÉCHANGE


Les femmes se retrouvent le premier dimanche du mois afin d'échanger sur les difficultés qu'elles rencontrent mais aussi sur les solutions qu'elles ont trouvées pour faire face à ces difficultés.

Sous  la vigilance de Mama BAMBA MASSERI,  Pape Cissoko et d'autres,l'association haleye continue son chemin sous la coordination éclairée de Anna Mbengue ingénieure en sécurité informatique et autres.Une association qui pose ses marques et travaille dans l'efficacité : rompre avec la précarité numérique comme levier de réussite. 


Tel : 06 95 29 51 26 Site : halaye.com Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Le numérique à la porté de tous

« Il est interdit d'interdire » : une erreur de Mai 68 ROGER-POL DROIT–les echos

Fabien Clairefond pour Les Echos


La célébration des 50 ans de Mai 68 s'annonce bruyante et convenue. Il est néanmoins bon de revenir sur l'une de ses formules emblématiques, révélatrice de l'ambiguïté du mouvement.

"il est interdit d'interdire"

Phrase emblématique de l'esprit de 1968, scandée ou écrite sur les murs.

Locution-phrase, lancée par l'humoriste Jean Yanne et reprise par un inconnu. Elle fut écrite sur les murs de la Sorbonne, lors des événements de mai 1968. C'est un procédé autoréférentiel très employé depuis.

Des livres, bien sûr, mais aussi des dossiers, des numéros spéciaux, des débats télévisés, des commémorations de toute nature... les 50 ans de Mai 1968 vont donner lieu à une effervescence déjà partout programmée. Aucune vraie nouveauté attendue : tout et son contraire a déjà été dit et redit, depuis un demi-siècle, sur cette révolution imaginaire.


Son bilan est loin d'être nul, certes, mais il est pour le moins contrasté. Illusions, archaïsmes et fantasmes ont coexisté dans cette pseudo-vraie fête, avec des enthousiasmes réels et de singulières nouveautés.

Les témoins survivants se chamaillent encore, interminablement, style « anciens combattants ». Quant aux historiens, sociologues et analystes de toute obédience, ils poursuivent, eux aussi, leurs bilans divergents. Je ne rêve pas de mettre un terme à ces querelles sans fin, qui intéressent de moins en moins.
Je souhaite simplement rappeler un symptôme de l'ambiguïté de Mai 1968, une de ses formules emblématiques : « Il est interdit d'interdire ». Longtemps, ce fut une des phrases marquantes de ce moment, avec notamment « Sous les pavés, la plage » ou « Soyez réalistes, demandez l'impossible ».


' Interdit d'interdire' fut, à l'origine, une boutade de l'humoriste Jean Yanne.


« Interdit d'interdire » fut, à l'origine, une boutade de l'humoriste Jean Yanne. Très vite, cette maxime s'est vue élevée au rang de règle unique - abolissant, par définition, toutes les autres. Au premier abord, ce fut jugé fort sympathique, libératoire, euphorisant. Et pourtant, si on réfléchit deux secondes, c'est tout à fait inhumain, et, si l'on ose dire, carrément indéfendable. Voici pourquoi.


Au premier abord, la formule est séduisante. Pour la simple raison que les interdictions ne sont jamais attirantes ni agréables. Dès lors, proclamer qu'il est interdit d'interdire sonne comme une déclaration de liberté totale :

où ce qui était entraves et limites se trouve désormais hors jeu !

Fini les contraintes, les oppressions, les convenances. Adieu les bienséances absurdes, les conventions arbitraires.

Bonjour la grande effervescence des désirs, des jouissances énergumènes. Vive l'infinie spontanéité des corps, des rêves et des jouissances.

Tous les carcans disparaissent... par magie. Si plus rien n'est interdit, on a l'impression que la vie, soudain, est plus intense, plus heureuse et plus libre. On peut marcher sur les pelouses, dessiner sur les murs, se dénuder à loisir.


• Les effets pervers de la joyeuse utopie de 68


Malgré tout, pareil sentiment se révèle vite n'être qu'une duperie. Du moins si on prend au sérieux l'aspect radical et universel de cette formule. Encore faut-il, pour éviter les malentendus, ajouter quelques précisions et précautions. Moins de contraintes, voilà généralement une bonne chose.

Envoyer balader éducations rigides, moeurs puritaines, répressions tatillonnes est utile et bienfaisant, en tout cas le plus souvent.


Diminuer les interdits, c'est augmenter les libertés - personne ne le conteste.

Mais ce n'est pas cela que dit l'impératif en question, qui ne préconise pas de diminuer les interdits mais qui décrète leur complète annulation.

Il ne suggère pas d'être souple dans leur application, mais bien de les éradiquer. Bref, il décide que tous les interdits sont frappés d'interdiction.


S'il devenait interdit d'interdire le meurtre, l'inceste, le harcèlement, les violences, les injures et les tortures... alors le monde ne serait plus humain.


Or, pareille universalité, si on envisageait un instant qu'elle se mît réellement en oeuvre, déboucherait aussitôt sur une barbarie destructrice. S'il devenait interdit d'interdire le meurtre, l'inceste, le harcèlement, les violences, les coups arbitraires, les injures, les humiliations et les tortures... alors le monde ne serait plus humain ni vivable. Il se transformerait inéluctablement en pur rapport de force, où ne survivraient que les plus durs, où ne domineraient que les plus cruels.


Ne rien interdire du tout, c'est en finir avec la loi, celle du droit aussi bien que celle de l'éthique. Or, il n'y a de monde humain, et de liberté possible, qu'en raison de quelques puissants interdits fondateurs.

Le rêve d'un monde absolument sans interdit n'a rien d'un paradis.

Ce serait un cauchemar, qui renverrait l'humanité au chaos et à la destruction.

Au triomphe des forts et à l'écrasement des faibles, donc au résultat exactement inverse à celui qu'un mouvement d'émancipation doit viser.


Toute l'ambiguïté de Mai 68 se résume peut-être là. Secouer de vieilles pesanteurs était fort utile, mais on fit, pour y parvenir, l'éloge inconsidéré de la transgression permanente et généralisée-ce qui était fort stupide et, à terme, fort dommageable.

Dire qu'il est interdit d'interdire... ce devrait être interdit !

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/idees-debats/.99

Le Paris Saint-Germain s’est imposé face à Monaco en finale de la Coupe de la Ligue ce samedi 31 mars à Bordeaux (3-0). Edinson Cavani, auteur d'un doublé et Angel Di Maria sont les deux buteurs parisiens. Le PSG remporte sa cinquième Coupe de la Ligue d'affilée.

Kylian Mbappé, passé à côté de la finale de la Coupe de la Ligue en 2017 avec Monaco (4-1), désormais dans l’autre camp, devait démontrer qu’il est, en l’absence de Neymar, un vrai leader offensif du Paris Saint-Germain.

Quelques jours après son premier doublé en Bleu face à la Russie en match amical, le jeune joueur parisien revient aux affaires du football hexagonal : pour marquer face à son ancienne maison, où il était plus décisif qu’avec le PSG. 

Efficace sur le côté droit et homme du match

Kylian Mbappé, qui effectue sa première accélération sur le couloir droit (2e), avant de placer un centre qui trouve Danijel Subasic, est à l’origine du penalty accordé aux Parisiens. Après une deuxième course, cette fois dans l’axe, Mbappé est fauché dans la surface monégasque après avoir déposé Yuri Tielemans, puis Jemersonest taclé par Kamil Glik. Sa vitesse et sa capacitéà éliminer ses adversaires lui permettaient de trouver le chemin des filets la saison dernière avec 15 buts en Ligue 1.

Sans être buteur, le natif de Bondy en banlieue parisienne, transféré de Monaco au PSG l’été dernier avec un prêt avec option d’achat à 180 millions d'euros bonus compris, est à l’origine de l’ouverture du score signé Edinson Cavani, très tôt en début de rencontre (8e).  Sur le deuxième but parisien, signé Angel Di Maria, c’est encore Mbappé qui est à la manœuvre en lançant l’Argentin côté droit (22e). Une ouverture lumineuse pour celui qui aura pesé lors des quarante-cinq premières minutes. Sur un centre de Cavani, Kylian Mbappé aurait pu ajouter le troisième but parisien en se jetant sur le ballon, mais il est un peu trop court (27e). En seconde période, Mbappé perd un tête-à-tête face à Danijel Subasic (58e). Il se rattrape en fin de rencontre avec une passe décisive sur le troisième but parisien et doublé de Cavani (85e).

« J’espère qu’il ne sera pas à son niveau, c’est encore le meilleur moyen de l’arrêter », avait plaisanté Leonardo Jardim, son ancien coach à Monaco. Mbappé, 19 ans, troisième meilleur buteur du club parisien derrière Edinson Cavaniet Neymar, aura largement pesé sur la rencontre en étant décisif sur les trois buts.

Joueur important de Monaco la saison dernière et demi-finaliste de Ligue des Champions, Mbappé, désigné homme du match, a fait le choix de quitter le Rocher pour passer un cap. Ce soir, il repart avec sa première Coupe de la Ligue en poche. De quoi effacer la désillusion de l’an dernier quand Monaco avait pris l’eau.

RFI

En Gambie les élections locales se rapprochent. La campagne électorale a officiellement démarré la semaine dernière pour les scrutins qui se dérouleront les 12 avril et 12 mai prochains. En avril pour les conseillers locaux et en mai pour les maires. Le président Adama Barrow a dû quitter son parti, l'UDP, lors de son élection à la tête du pays pour devenir indépendant. Il ne fait donc officiellement pas campagne pour un parti mais un rassemblement organisé à Soma, au centre du pays, samedi 31 mars, avait néanmoins des airs de meeting politique. Reportage.

Au début, le thème du discours était la réconciliation, puis le président Adama Barrow se saisit de l'occasion pour célébrer le rôle des femmes en politique.

« Je veux commencer par féliciter toutes les femmes gambiennes ! Quand les citoyens ont décidé de s'allier pour montrer leur amour du pays, les femmes ont décidé de s'organiser et se mobiliser pour la paix et la réconciliation ».

En tout cas, ce n'est pas un meeting politique, martèle Foday Gassama, l'un des coordinateurs régionaux de l'UDP, le parti démocratique unifié. « L'équipe a décidé de venir ici aussi pour discuter avec les communautés, quelle que soit leur affiliation politique. Je crois vraiment que c'est une coïncidence, même si ça se déroule pendant la campagne, il n'y a aucune connexion ».

Pourtant, la couleur jaune de l'UDP est partout. Pour Madi, habitant de Soma, il s'agit de mobiliser les électeurs. « Lors des dernières élections législatives, le président était venu dans la région. C'est la même chose maintenant pour les élections locales. C'est lié, [c'est] pour que les gens soient concernés par les élections», nous explique t-il.

Et selon Augusta, le rassemblement pourrait influencer les votes : « Je pense que ce n'est pas innocent, pour que les gens s'intéressent à ces élections qui arrivent, et soient attirés pour voter. Quand on voit comment les gens se déplacent pour assister au rassemblement, ça montre qu'ils sont fiers de ce qui se passe, et au moment de voter, ils participeront dans ce sens ».

Il s'agira des premières élections locales depuis le départ de Yahya Jammeh, un test qui permettra de redessiner la carte politique de cette nouvelle Gambie.

RFI

« Deux modifications de la Constitution du Sénégal en deux ans : cela s’appelle du  tripatouillage constitutionnel. C’est une première au Sénégal. Refusons-le ! Refusons le Sénégal devenu république bananière. Refusons d’être la risée de l’Afrique  et du monde ! ». Voilà la sentence de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, leader de l’Act, sur l’initiative du régime en place de valider le parrainage des candidatures à la présidentielle. Dans un communiqué en date d’hier, vendredi, Abdoul Mbaye et cie se sont portés-en-faux contre toute modification de la Charte fondamentale du Sénégal.

« Sous le couvert d’un souci de justice, ce qui est demandé aux candidats indépendants (article 29 de la Constitution) le serait aussi aux candidats de partis ou de coalitions de partis. Mais l’objectif de Macky Sall, de ses alliés et serviteurs zélés est ailleurs : chercher à éliminer des candidats dangereux pour lui, par la loi ou la modification de la loi, cette dernière serait-elle fondamentale », a dit le leader de l’Act. Et de poursuivre : « Nous connaissons bien cet homme; il est dans une démarche qui se renouvelle.

Par la réforme constitutionnelle de 2016, il a introduit l’article 25-1 (« L’exploitation et la gestion des ressources naturelles doivent se faire dans la transparence..») ; on sait par contre ce qui s’est passé avec Timis Corp et son frère ». Allant plus loin, il dira : « Son projet actuel est de renouveler une forfaiture testée à l’occasion des élections législatives : lui et son Premier ministre (spécialiste de la prostitution politique) ont reçu et acheté le désistement de candidats qui figuraient sur des listes de moins de 200 noms présentées par des partis de l’opposition. Ils feront de même pour les listes de 10 000 noms et à moindre frais ».

Dans la foulée, Abdoul Mbaye lancera un appel solennel : « Chefs religieux, personnalités d’influence, députés de tout bord, refusez cette spirale inquiétante amorcée par un Macky Sall aux abois. Parlez-lui afin qu’il retrouve la raison. Citoyens, multipliez les échanges avec les députés non membres de l’opposition, vos voisins ou connaissances. Que des délégations ne cessent de leur rendre visite pour leur rappeler qu’ils sont représentants du peuple, avant d’être ceux de partis. Ils sauront entendre raison et préférer cette fois l’intérêt du Sénégal à celui de leur chef ».

L’invite de l’ancien Premier ministre touchera aussi l’opposition et la société civile : « Partis regroupés au sein de l’Initiative pour des Elections Démocratiques (IED), tous partis politiques soucieux de justice et de paix, mouvements citoyens, soyons unis pour faire barrage à ce scandale qui fait suite aux nombreux autres qui l’ont précédé, en  particulier celui de la condamnation récente à 5 ans de prison du maire Khalifa Sall. Trop ; c’est trop ! Sénégalais, debout ! ».

Dernier développement du verdict rendu par le tribunal de grande instance de Dakar contre le maire Khalifa Sall, Barthélémy Dias a été arrêté et placé en garde à vue. Il est reproché au maire socialiste de Mermoz Sacré-Cœur, fervent partisan de Khalifa Sall, d’avoir tenu des propos hors normes.

Selon certaines sources de la presse, Barthélémy Dias est poursuivi pour injures publiques et offense au chef de l’Etat. Le maire socialiste a été interpellé hier, vendredi, dans l’après-midi, par des éléments du Gign devant les locaux de Dakaractu où il accordait un entretien.  Dias a demandé de suite l'assistance de son avocat, Me El hadji Diouf, comme le veut la loi. Mais, ce dernier, une fois sur place, aurait été interdit d'accès par les gendarmes sous prétexte qu'ils attendent des instructions, selon la presse.

En tout cas, avant son arrestation, Barthélémy Dias avait révélé : « J’ai déjà averti ma femme, mes enfants et mes parents. Le reste sera un combat de rue. Nous ne sommes pas des peureux. Khalifa Sall ne sera pas seul en prison. Je ne suis pas un homme à parler sur du vent. Autant Macky Sall peut croire qu’il aura un second mandat, autant j’ai la ferme conviction qu’il n’aura pas ce second mandat. Nous allons rejoindre le Pds et tout le reste de l’opposition pour mener le combat ».

Sudonline

 

Arts de la mémoire : comment utiliser le palais de mémoire ? L'art de la mémoire par Cicéron dans de oratore

Presque vingt-et-un siècles nous séparent de Cicéron et de son De Oratore, et pourtant la "méthode des lieux" qu'il expose dans cet extrait n'a pas pris une ride : l'idée est de placer, dans des lieux familiers, des images représentant les informations que vous voulez retenir...

PAR MARCO BERTOLINI


Qu'est-ce que le « palais de mémoire » ? D'où vient-il ?

Et comment fonctionne-t-il ?


Comment l'intégrer dans une stratégie d'apprentissage ?


Je vous donne ici le fruit de mes lectures et de mes expériences personnelles avec cette méthode âgée de plus de 2800 ans...
Je lis parfois sur Internet des articles sur le « palais de mémoire » ou j'entends des personnes en parler. Et je suis souvent choqué par le caractère incomplet, incompris, voire carrément erroné des informations que je découvre.
Il existe pourtant une vaste littérature sur le sujet. Et dont les auteurs ne sont pas des moindres puisque le premier d'entre eux n'est autre que Cicéron. Un des auteurs qui ont le plus influencé la totalité de la culture occidentale depuis 2.000 ans...
Une légende vivante : Simonide de Céos


Cicéron, dans son ouvrage « De Oratore », nous rapporte que l'inventeur de cette méthode est le poète lyrique Simonide de Céos, une des nombreuses îles grecques. Nous n'avons aucun portrait de cet homme qui fut une véritable star à son époque : il a remporté des prix face au tragédien Eurypide ou encore contre Pindare, son principal rival. Mais, comme à toutes les stars, on lui a attribué bon nombre de légendes. Il aurait été l'inventeur, entre autres, de 4 lettres du nouvel alphabet grec (voir l'illustration sur le vase ci-dessous).


Mais surtout, selon Cicéron, il serait l'inventeur de la méthode des « loci » – lieux, en latin – encore appelée « mémoire locale« .


Simonide de Céos aurait été le premier poète rémunéré. Il écrivait des poèmes pour les dirigeants de son temps.

Un jour, il en écrit un pour le tyran Scopas. Mais, celui-ci est aussi avare que vaniteux. Il reproche à Simonide d'avoir loué autant les jumeaux Castor et Pollux que lui dans son ode. Et donc, il ne paiera que la moitié de la somme prévue. Simonide n'a qu'a demander l'autre moitié aux demi-dieux...
Simonide n'a d'autre choix que de s'incliner. Il participe au banquet donné par son maître et au cours duquel il devra sans doute réciter son poème. Un serviteur vient le prévenir que deux jeunes hommes l'attendent à la porte du palais et le réclament avec insistance. Intrigué, Simonide va à la rencontre des deux étrangers. Au moment où il sort du palais, celui-ci s'effondre, écrasant tous les convives. Les deux visiteurs, qui ne sont autres que Castor et Pollux, ont donc sauvé la vie de celui qui leur a dédié la moitié d'un poème.


La mémoire des lieux


Mais les familles sont en détresse : elles ne reconnaissent pas leurs proches, défigurés sous les débris. Simonide déclare alors qu'il est capable de dire qui est qui : il était assis avec eux. Et peut donc localiser chacun des corps et lui rendre son identité. Cette circonstance lui aurait donné l'idée du « palais de mémoire« . Un des procédés les plus anciens et les plus efficaces pour mémoriser de longues séquences.


L'historienne Frances Yates a remis à l'honneur les études sur les arts de la mémoire, notamment dans son livre The Art of Memory, dont il existe une traduction française. Elle voit dans cette légende l'illustration d'une période de transition. Car, pendant des siècles, les poètes ont récité leurs oeuvres sans les écrire. Or, au moment où naît cette légende, l'écrit prend le pas sur la tradition orale. Socrate méprisera l'écrit toute sa vie. Platon, dans Phèdre, fait dire à l'un de ses personnages que l'invention de l'écriture rendra les hommes bêtes, paresseux, qu'ils n'utiliseront plus leur mémoire et qu'ils oublieront qui ils sont... Des arguments qui ressemblent étrangement à ceux qui accusent Internet et les livres numériques de tous les maux. Mais ne sommes-nous pas, nous aussi, dans une période de transition similaire ?


Associez des lieux et des images


La méthode qu'aurait inventée Simonide de Céos – et qui existait sans doute depuis des siècles à son époque – consiste à associer lieux et images. Dans mon article sur les principes de la mémorisation, je rappelais que ceux-ci sont au nombre de trois :


1. L'ordre
2. L'association
3. La répétition


Le « palais de mémoire » ne fait pas exception à la règle. Ici, l'ordre est donné par le trajet et les emplacements dans un bâtiment. ou dans une partie de ville : un quartier, une place, etc.
Lors de mes formations pour étudiants, je demande aux participants d'utiliser le lieu qu'ils connaissent le mieux : leur propre maison.

Maison – rez-de-chaussée

Utilisez un lieu connu pour mémoriser rapidement et à long terme
Le principe de la « mémoire locale » ou « palais de mémoire » est de placer une image qui représente la chose ou le mot dont on doit se souvenir dans une partie de l'immeuble, ici, le rez-de-chaussée de la maison. Plus l'image est éloignée de la routine, mieux elle fonctionne : donc, on utilise le grotesque, le monstrueux ou une image qui déclenche une émotion – votre petit ami, votre vedette de cinéma préférée...


Quand je pratique cette méthode pour la première fois avec des participants de mes ateliers, je leur demande de dresser une liste de 20 mots : vingt choses dont ils auront besoin pour organiser la fête de leur anniversaire. Selon la littérature scientifique, la mémoire de travail moyenne permet de retenir 7 mots, avec un écart-type de 2, soit de 5 à 9 mots. Mais je rencontre de nombreux jeunes qui présentent une rétention de 11 ou 12 mots...
Mais (pratiquement) personne n'est capable de retenir 20 mots sans erreurs ni de les répéter dans un sens ou dans l'autre, depuis le premier vers le dernier ou vice-versa.
Associez image, sensations et localisation


Premier ingrédient pour notre fête : un saumon. Nous allons le placer dans la boîte aux lettres, juste à côté de la porte. Un beau saumon vivant, qui sent fort la marée et qui s'agite dans tous les sens. Il mouille tout le contenu de sa boîte aux lettres et sa queue rose frappe la porte en cadence : boum ! boum ! boum !
Vous aurez compris à la lecture de ce premier item le fonctionnement de l'association : on place le saumon dans un endroit inattendu – on sort de la routine – et on associe un maximum de représentations sensorielles à chaque image : l'odeur de la marée, le mouvement de la queue, le boum-boum de celle-ci contre la porte, la sensation tactile du poisson mouillé... tous ces éléments servent à renforcer la mémorisation.


Deuxième item : deux bouteilles de vin. Celles-ci sont en réalité deux personnages à taille humaine, dont la silhouette est en forme de bouteilles, qui sont complètements saoules et qui titubent sur les marches du perron. Elles rotent et chantent des chansons à boire.


Le troisième item : des couverts en plastique. L'acteur préféré de notre participant est Johnny Depp. Nous le déguisons en Chapelier fou, son rôle dans le film Alice de Tim Burton. Johnny Depp est debout sur la table basse du salon, entre le sofa et les fauteuils. Il jongle avec les couverts et danse une sorte de gigue tout en proférant des sons incongrus et en grimaçant comme dans le film.


Le quatrième item : de la musique. Où allons-nous la placer ? Dans l'installation hi-fi au salon ? Certainement pas ! Nous allons louer les services d'un orchestre de Schtroumpfs que nous allons placer dans le four, à la cuisine. A la moindre fausse note, on allume le four !


L'émotion favorise la rétention à long terme


Etc, etc. jusqu'à vingt mots, vingt images grotesques, monstrueuses, sexy ou amusantes, associées à vingt emplacement de l'endroit que nous connaissons le mieux au monde.
Les plus sophistiqués ajouteront un scénario à leur trajet.


Vous aurez compris le principe : nous nous souvenons mieux de ce qui sort de l'ordinaire. De ce qui tranche avec la vie de tous les jours. De ce qui nous touche. Car la mémoire est très fortement liée à l'émotion.
J'ai effectué une recherche sur l'Elfstedentocht : cette course en patins à glace qui traverse 11 villes de Frise, dans le nord-ouest des Pays-Bas. Tous les habitants me disent que les hivers là-bas sont extrêmement rigoureux, qu'il neige et qu'il gèle à pierre fendre chaque année.


Pourtant, ma recherche personnelle montre que la course a eu lieu 15 fois en 112 ans. Les autres années, il ne gelait pas suffisamment pour organiser la course sur les cours d'eau de Frise... Il a donc gelé dur 15 fois en plus d'un siècle, malgré ce que les habitants m'affirmaient. Ils étaient pourtant sincères : mais leur mémoire n'avait gardé le souvenir que des hivers exceptionnels. Ceux où ils s'étaient calfeutrés chez eux en attendant le jour de la course, où ils avaient traversé péniblement les champs couverts de neige. Quinze hivers sur 112 !


C'est sur cette confrontation avec l'ordinaire que jouent les techniques d'association dans les arts de la mémoire. La publicité aussi le sait bien : elle nous présente des endroits paradisiaques où la plupart d'entre nous n'iront jamais, des modèles dont la beauté surhumaine doit plus à Photoshop qu'à la sélection génétique, des produits fabuleux qui ne fonctionnent miraculeusement que sur le petit écran. Nous le savons, dans le fond. Mais nous achetons. Parce que ces images surnaturelles ont trouvé leur chemin dans nos mémoires et nos émotions. Et que nous ne demandons qu'à les revivre dans le réel.


Troisième principe : les répétitions


Cette méthode, très efficace, ne fonctionne que si on respecte le troisième principe : la répétition. Il faut visiter et revisiter la maison et revoir régulièrement chacune des images dans son emplacement. Parcourez le trajet dans un sens puis dans l'autre. Ou depuis le milieu.


Les répétitions espacées sont aussi le principe de base des applications de flashcards, telles Anki ou Cerego.
Le « palais de mémoire » est utile pour retenir une liste d'objets. Ou les éléments d'un discours ou d'une conférence. Les avocats romains, comme Cicéron, étaient célébrés pour tenir des discours de plusieurs heures sans aucune note. Mais le préalable de toute étude réellement efficace à long terme est la compréhension. N'étudiez pas quelque chose que vous n'avez pas compris d'abord...


https://www.google.fr/amp/s/format30.com/2013/02/04/arts-de-la-memoire-comment-utiliser-le-palais-de-memoire/ /

 

Page 10 sur 287

AUDIO

Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

Video galleries

logotwitterFacebook