De gauche à droite : Adama Barrow, président gambien, Macky Sall, président sénégalais, Florance Parly, ministre françaises aux Armées, lors de l'ouverture du Forum sur la Paix à Dakar, le 5 novembre 2018. © DR / Dakar Forum


05 novembre 2018 à 20h33 | Par Manon Laplace - à Dakar


Le cinquième Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique s'est ouvert lundi 5 novembre à Dakar, en présence notamment du président Macky Sall, de la ministre française des Armées, Florence Parly, et en l'absence remarquée de chefs d'État, en dehors du président gambien, Adama Barrow.
Les sujets du développement et de la sécurité étaient au cœur des débats, lundi 5 novembre, au Centre international de Conférences Abdou Diouf de Diamniadio, près de Dakar. « Il s'agit cette année de mettre l'accent sur les sujets du développement et de l'intervention militaire, car tout l'enjeu est de les rendre compatibles et de les articuler et d'aboutir à une stratégie efficace de mise en œuvre », explique Hugo Sada, organisateur du Forum.


Malgré les efforts de l'ONU, malgré la présence de Barkhane, on voit qu'il y a un problème d'articulation et d'efficience


Cette journée d'ouverture a notamment été marquée par le discours introductif de Macky Sall, qui a souhaité « remettre en cause la philosophie même de la mission de maintien de la paix » et « lever les tabous », en dénonçant notamment le manque d'efficacité de certaines missions onusiennes.
« Malgré les efforts de l'ONU, malgré la présence de Barkhane, on voit qu'il y a un problème d'articulation et d'efficience. Lorsque les troupes des Nations unies sont réduites à rester dans le camp, en attente que les ordres viennent de New York ou d'ailleurs, pendant que les malfaiteurs s'en donnent à cœur joie, il faut revoir la nature de la mission. C'est une question simplement de bon sens », a pointé le président sénégalais, devant Bintou Keita, sous-secrétaire générale aux opérations de maintien de la Paix à l'ONU, venue représenter l'organisation.


« Nous avons plus de 10 000 Casques bleus au Mali, il n'est pas possible qu'avec 10 000 Casques bleus, avec la force Barkhane, il continue d'y avoir des forces qui perturbent le pays. Ce n'est pas logique. Il y a des choses qu'il faudrait corriger », a-t-il insisté, citant également les exemples de la Centrafrique et de la RDC. « Depuis 1960, l'ONU est au Congo. Il y a un problème. Cela fait 70 ans ! »


Absences remarquées


Cérémonie d'ouverture de la 5ème édition du @DakarForum en présence du président sénégalais @Macky_Sall , de son homologue le président gambien @BarrowPresident et de la ministre française des Armées @florence_parly

 


Siddharta Gautama (vers 563-483 av. J.-C.), dit le Bouddha, a laissé un enseignement que ses continuateurs ont amélioré pour dire un art de vivre accessible à tous.

L'on peut choisir sa religion ou ne pas en avoir. Cet art d'exister se pare de « Trois Joyaux » dont la beauté est inépuisable.

Ils disent le très classique Bouddha, Dharma, Sangha : apprendre de la vie (comme Bouddha l'avait fait), comprendre la vie (comme l'on peut comprendre son enseignement), et partager cela avec sa communauté (à l'image de celle qu'il avait créée).


Bouddha avait compris que nous pouvons être pris au piège du sens des mots, de l'utilité des choses et de nos besoins d'objets (censés être créés pour notre bien-être). Se détacher des mots, des choses et des objets permettrait de ne plus confondre manque, besoin et nécessité. Apprendre le lâcher-prise, c'est comprendre le sens de la liberté qui ouvre la porte du Nirvana : espace instantané, momentané ou durable de notre esprit sans limite.


L'éthique est un besoin qui permet de réguler la pensée humaine et les situations. À chaque temps où vivre « ici, maintenant et pleinement » le touche, l'homme est un être entier, sans confl it ni frustration.

Au temps suivant, il est bien vivant, créatif et se renouvelle comme une réincarnation ad hoc de lui-même. Mille vies dans une vie, dit le Bouddha.

Ceci est possible grâce un patrimoine reçu, à bonifier comme un potentiel : le Karma, qui fera que l'homme de vertu le sera davantage le lendemain, sur le Chemin octuple du Juste milieu. La cupidité et l'avidité le guettent.


LUONG Can-Liêm est docteur en psychologie, psychiatre et chargé de cours (Paris V).

 

"Le jour où j'ai brûlé mon cœur" : Jonathan Destin nous raconte le calvaire du harcèlement scolaire

"Parents et professeurs tous ensemble pour veiller sur nos enfants"-Pour une vigilance permanente il faut aussi éduquer à la base". P B Cissoko



INTERVIEW - TF1 diffuse ce lundi 5 octobre "Le jour où j'ai brûlé mon cœur", une fiction inspirée de l'histoire vraie de Jonathan Destin, ce jeune garçon harcelé durant des années qui a décidé de s'immoler par le feu pour en finir. Rencontre avec un jeune homme qui tente aujourd'hui de se reconstruire.
- Rania Hoballah


Son histoire est bouleversante. TF1 diffuse ce lundi 5 octobre "Le jour où j'ai brûlé mon cœur", un téléfilm inspiré de l'histoire de Jonathan Destin. Le 8 février 2011, fatigué d'être harcelé depuis des années par des camarades de classe, le jeune homme de 16 ans décide de mettre fin à ses jours en s'immolant par le feu. Sauvé in extremis, Jonathan est brûlé aux deux tiers de son corps. Il passera deux ans à l'hôpital.

Aujourd'hui encore, ses blessures le font souffrir, mais il a décidé d'aller de l'avant et de faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider les victimes de harcèlement, un fléau qui touche un élève sur 10 en France. Après avoir publié en 2013 un livre qui raconte son histoire, "Condamné à me tuer (XO Editions), il espère que la fiction de TF1, librement inspirée de son histoire, fera bouger les choses. Rencontre avec un jeune homme qui force le respect.

LCI : Comment avez-vous réagi en voyant le téléfilm ?


Jonathan Destin : C'est quelque chose de merveilleux, je n'aurais jamais pu imaginer cela. Je me dis que ça va aider beaucoup de personnes en difficulté. Il ne faut pas rester enfermé dans son coin, pour combattre le harcèlement, il faut en parler.

On se sent honteux quand on est harcelé, alors qu'on ne devrait pas. Comment l'expliquez-vous ?


Moi, j'étais honteux par rapport à mon papa, car il a toujours été fort. A l'école il ne se faisait jamais embêter, c'était plutôt lui la brute. Il ne se laissait pas faire. Pareil pour mon grand-père. Dans la famille, les hommes sont forts.

Vous avez commencé à être harcelé dès l'âge de 10 ans, et vous avez vécu un enfer. Qu'est-ce qu'on vous disait ?


Ça a duré 6 ans. J'ai été harcelé puis racketté après. Au départ, c'était des petites moqueries, des brimades, puis les coups ont commencé. Dès que je me coupais les cheveux, c'était des coups dans la tête. On se moquait de mon nom de famille aussi : "Ton destin c'est d'être gros". Ça s'est accentué avec le temps.
Je suis en période de reconstruction, j'avance, chaque pas que je fais est un pas en plus. Jonathan Destin


Vous n'aviez pas d'amis pour vous aider ?


Chaque début d'année scolaire, j'arrivais à me faire un ou deux amis, mais comme ils voyaient que je me faisais harceler, ils partaient. Ils ne voulaient pas faire partie du clan des harceleurs.

Dans la fiction, votre père dit : "S'il se réveille, il n'aura pas de vie". A quoi ressemble votre vie aujourd'hui ?


Aujourd'hui encore, je dois subir des soins pour mes brûlures, car j'ai vécu deux années entières à l'hôpital. Mais je suis en période de reconstruction, j'avance, chaque pas que je fais est un pas en plus. J'ai envie de me bouger et de faire bouger les choses au niveau du harcèlement, et pour moi aussi. Continuer à en parler, ça m'aide psychologiquement. Je suis souvent contacté par des gens qui ont vécu la même chose, des professeurs, des parents. Ils me demandent des conseils.

Justement, quel conseil pouvez-vous leur donner ?


Il faut en parler et ne pas rester dans son coin. C'est la parole qui peut nous libérer du harcèlement. A l'époque, quand j'étais harcelé je ne savais pas ce qu'il fallait faire, j'étais perdu.


En vidéo


"Le jour où j'ai brûlé mon cœur" - Un tournage fort en émotions pour Camille Chamoux et Michaël Youn

Je me disais que la douleur du feu ne pouvait pas être pire que celle que je ressentais.Jonathan Destin


Etes-vous retourné à l'école ?


Non, je ne suis jamais retourné à l'école après ce qui est arrivé. Là je fais une remise à niveau scolaire. J'aimerai ensuite faire une formation, peut-être en informatique. J'ai quelques idées.

Les personnes qui vous ont harcelées sont-elles venues s'excuser à un moment ?


Mes harceleurs ne sont pas venus s'excuser. J'aurai bien aimé... Mais peut être qu'avec le film, ils le feront. En revanche, j'ai rencontré un harceleur de Lyon, qui avait été lui aussi harcelé. Il a fait une grande lettre pour s'excuser au nom des harceleurs de France.

Pourquoi avoir choisi de vous immoler par le feu, c'est très violent...
Oui c'est très dur. Au départ, j'avais pensé à prendre des médicaments. Mais le jour où mes harceleurs m'ont mis une arme sur la tempe, je me suis dit qu'il fallait que j'en finisse rapidement avant qu'ils me suppriment. Je ne voyais pas d'autre issue. Je me disais que la douleur du feu ne pouvait pas être pire que celle que je ressentais.
Lire aussi


Harcèlement scolaire : comment le combattre ?Harcèlement scolaire : les 5 signes qui doivent alerter les parents


Aujourd'hui, regrettez-vous votre geste ?


Énormément. Mais je me dis que je dois dépasser tout cela et continuer à vivre. On peut toujours se reconstruire.

Il paraît que vous êtes fan de Michael Youn, qui joue le proviseur du lycée dans la fiction...
Oui, très fan ! Je l'ai rencontré le jour du tournage à Strasbourg. C'était vraiment un rêve. J'ai adoré discuter avec lui, c'est quelqu'un de génial, de très humain aussi.

Quel est votre rêve aujourd'hui ?


Aujourd'hui, je rêve de prendre mon indépendance. Et d'avoir une vie normale : fonder une famille, avoir ma voiture, et me lever tous les jours pour aller au travail.

Peut-on aller plus loin encore pour qu'il n'y ait plus d'élèves harcelés ?


Les affiches dans les écoles, la formation des enseignants, les réunions avec les parents, c'est très bien. Mais il devrait y en avoir dans tous les établissements, pas seulement dans un sur 10.


Intervenez-vous dans les écoles ?


J'ai essayé il y a quelques années dans un collège avec ma mère. Mais c'était trop tôt : revoir des adolescents m'a stressé. Récemment, je suis allé rencontrer des professeurs et cela m'a intéressé. J'ai toujours dit à ma mère qu'un jour je prendrai sa relève. Mais revenir dans une classe avec des élèves m'est difficile. J'ai encore du chemin à parcourir.

Jonathan est encore en primaire lorsque les brimades, les insultes, le racket, les coups commencent.
On se moque de son physique, de son nom de famille, on le menace, on lui dit qu'on va tuer ses parents.
La peur et la honte l'empêchent de parler.
Les adultes restent dans l'ignorance ou y voient un simple jeu.
Jonathan est seul face à ses bourreaux. Le calvaire qu'il a enduré jusqu'à s'immoler par le feu car la mort lui semblait être la seule solution, d'autres le vivent tous les jours.
En France, 14 % des enfants ne se sentent pas en sécurité au collège, et 10 % d'entre eux connaissent le harcèlement.
Brûlé à 72%, Jonathan a passé trois mois dans un coma artificiel, a subi dix-sept opérations et souffre de douleurs incessantes.
Aujourd'hui, il partage son histoire afin que les victimes osent enfin parler.
Et que les adultes ouvrent les yeux. Un témoignage bouleversant pour briser le silence.
Être utile aux autres

Sept ans après, son corps porte toujours les stigmates de son geste. Mais petit à petit, le jeune homme de 23 ans reprend pied dans la vie. Après 17 opérations et de nombreuses cures thermales qu'il continue de suivre, écrire son livre "Condamné à me tuer" a été une vraie délivrance pour lui.

 Jonathan Destin sort un livre, "Condamné à me tuer", pour lutter contre le harcèlement à l'école

Aujourd'hui, il dirige une association de soutien aux victimes de harcèlement scolaire. Et il reçoit de nombreux messages d'adolescents qui voient dans sa descente aux enfer un écho à leur propre histoire

"Je pensais pas qu'il y en avait autant. Quand je me faisais harceler, j'étais dans mon monde. Pour moi l'école c'était pas pour apprendre, c'était juste le harcèlement", nous expliquait Jonathan en 2015.

"Aujourd'hui, je rêve de prendre mon indépendance. Et d'avoir une vie normale : fonder une famille, avoir ma voiture, et me lever tous les jours pour aller au travail", affirme-t-il à nos confrères de LCI.

Le jeune homme n'est jamais retourné à l'école après sa tentative de suicide, mais il a fait une remise à niveau et rêve de travailler dans l'informatique. Et pour ce qui est de ses harceleurs, Jonathan n'a jamais porté plainte.

"Je n'ai jamais osé, mais je sais que je peux encore le faire. J'ai encore peur d'eux, de les croiser, mais si ça arrivait, j'appellerai tout de suite la police, poursuit-il. J'espère qu'ils regrettent. Mais pour ma part, je pense qu'un jour j'oublierai, ça va déjà beaucoup mieux."

 

NICHIREN-Moine bouddhiste du XIIe siècle  Roman Asuka Ryôko, Yann Aucante

LITTÉRATURE ROMAN HISTORIQUE RELIGIONS BOUDDHISME


Nichiren est le créateur d'une école qui fonde son enseignement sur le Sutra du Lotus et développe l'idée qu'il est possible d'atteindre l'éveil en une seule vie. Grand érudit et fin connaisseur des différentes traditions bouddhistes nippones, il se heurta néanmoins aux autres écoles de l'époque et connut, plusieurs fois, l'exil.
Sous une forme romanesque, ce livre retrace sa vie et cherche à mettre en valeur tant l'enseignement que la personnalité originale de ce moine, dont l'influence est encore vivace aujourd'hui.


Asuka Ryôko a étudié la langue française à l'université Aoyama Gakuin (Tokyo). Elle a écrit un dictionnaire franco-japonais des termes bouddhiques à l'institut Hôbôgirin de Kyoto, puis, en 1997, a fondé l'institut Asuka, qui vise à présenter au public francophone la sagesse du Japon d'autrefois. Cet ouvrage, qu'elle a coécrit et traduit avec Yann Aucante, est le dixième volume des Oeuvres classiques du bouddhisme japonais.

Nos candidats à la présidentielle 2019 au Sénégal et la nécessité de la création d'un corps social sénégalais : répondez au peuple


Pour un débat télévisé de tous les candidats au Sénégal. Mettez les gants.


Tout le monde s'agite. Les partisans gigotent et louent leurs héros.
Le pays est en effervescence, les citoyens d'ici et de là-bas se mobilisent.
La presse et les réseaux sociaux s'activent pour informer, montrer, etc.
Les forces de l'ordre sont sous pression, L'armée tend l'oreille.


L'Etat bafouille et se montre plus violent, il arrête, démit, emprisonne : et le sage chinois de dire que ": 'quand l'empereur est agité, le peuple est malade'.


Oui notre peuple, notre pays est malade et qu'on ne vienne pas me dire que tout va bien.


Ce n'est pas ces grands travaux, ces milliards dont on parle, qui font l'Etat normal d'un pays. Un pays qui va bien c'est un pays où les citoyens travaillent, se soignent, et ont une conscience citoyenne et patriotique qui dépasse les contingences religieuse ou ethnique etc.
Je constate que Macky Sall qui avait promis le changement, la patrie avant le parti a échoué et tout s'écroule avec sa politique. Qu'on ne vienne pas me dire de regarder l'Aéroport de Diamniadio ; le Sénégal est un pays de Nos candidats et la nécessité de la création d'un corps social sénégalais

Tout le monde s'agite. Les partisans gigotent et louent leurs héros.
Le pays est en effervescence, les citoyens d'ici et de là-bas se mobilisent.
La presse et les réseaux sociaux s'activent pour informer, montrer, etc.
Les forces de l'ordre sont sous pression, L'armée tend l'oreille.


L'Etat bafouille et se montre plus violent, il arrête, démit, emprisonne : et le sage chinois de dire que ": 'quand l'empereur est agité, le peuple est malade'.


Oui notre peuple, notre pays est malade et qu'on ne vienne pas me dire que tout va bien.


Ce n'est pas ces grands travaux, ces milliards dont on parle, qui font l'Etat normal d'un ^pays. Un pays qui va bien c'est un pays où les citoyens travaillent, se soignent, et ont une conscience citoyenne et patriotique qui dépasse les contingences religieuse ou ethnique etc.
Je constate que Macky Sall qui avait promis le changement, la patrie avant le parti a échoué et tout s'écroule avec sa politique. Qu'on ne vienne pas me dire de regarder l'Aéroport de Diamniadio ; le Sénégal est un pays de 210000 kms et de plus 15000000 d'habitants avec plusieurs peuples régions etc.
Le Sénégal comme dit Elgas dans "des Dieux et des hommes" il y a au Sénégal des murs sociaux, la cohésion sociale qu'on connaissait a changé de camp ou disparu, il nous faut un projet national inclusif et c'est possible d'envisager ce vivre ensemble que Monseigneur Thiandoume, le khalife des Tidiane Mame Maodo SY le mouride.


L'Etat travaille pour le bien commun, le vivre ensemble, la solidarité vertueuse et une démocratie féconde.


Il faut que notre pays et l'Etat mesure l'ampleur de la déliquescence sociale et de la perte des valeurs et la dégradation du service public.
Il faut des actions correctrices urgentes pour redonner du cœur, de la motivation aux citoyens ,condition du développement socio- économique sain.
Nous devrons bannir certaines pratiques qui plombe notre émancipations nos libertés : la magie, les fausses religions, les coutumes et cultures néfastes.
Il faut au Sénégal du Réalisme politique et saluons ici feu le Pr Ibrahima Sall qui nous invitait à la Révolution politique avec le concept de mandat unique.
Le citoyen sénégalais n'est pas un vrai citoyen tant sa liberté est inféodée dans des systèmes qui l'enferment et le guident. Ce poids il faut s'en désaliéner et s'émanciper sans tordre le cou à l'Essentiel.


Rappelons des faits ; l'importance du droit de vote. Ce n'est pas les élections qui garantissent automatiquement de la qualité démocratique. Celle-ci est reconnue quand la volonté du peuple à travers le suffrage universel est respecté. Il faut penser l'alternance et limiter les nombres de mandats comme dans les grandes démocraties.
A quoi sert l'alternance démocratique sinon de de nous démontrer la pluralité des intérêts et des opinions au sein des populations. Le peuple conscient et conséquent empêchera ainsi la monopolisation du pouvoir par un parti.
Il faut faire attention à l'idée que le pouvoir Corrompt et le pouvoir Absolu Corrompt absolument et il faut à tout prix éviter ces dérives.
Lors des élections chacun a le droit d'être candidat mais une pléthore de candidatures folkloriques est l'apanage des pays africains et cela ne sert que le parti au pouvoir. Plus candidats sont nombreux plus l'électorat est dispersé alors que ceux du pouvoir est plus motivé et discipliné et va aux urnes. Il faut voir avec le FN en France, quand les gens s'abstiennent ses partisans vieux ou malades, qu'il pleuve ou qu'il neige, cela ne les empêchera pas d'aller faire ce devoir citoyen : voter.
Le droit d'être candidat nous engage aussi à une certaine liberté de conscience ; liberté de culte sans que cela perturbe son choix individuel et l'ordre public.
Le citoyen attend une sécurité maximale de la part de l'Etat, il doit pouvoir circuler sur l'ensemble du territoire sans encombre ni besoin de forces occultes.
Bref les droits linguistiques, à la nationalité, la liberté de pensée sont des droits à promouvoir.
Les médias sont les gardiens de l'intérêt général car ils doivent permettre que chaque opinion puisse s'exprimer librement sur les affaires publiques. Ils relaient les informations pour réduire la précarité de l'information.


En ces temps de pré campagne ou tout le monde s'agite je / nous demanderons aux candidats ce qu'ils comptent apporter au pays.
Que feront-ils de mieux que les autres, quels s sont leurs projets sur divers sujets qui inquiètent les concitoyens.
Toutes les questions doivent être posées pour qu'il n'y ait pas de méprise :


Vous êtes candidats quels sont vos projets pour changer le système éducatif sénégalais qui vacille ?


-La formation des enseignants, les abris provisoires, la scolarisation des filles, le contenu des cours, les moyens des enseignants, le numérique à l'école. Avec la mondialisation nos élèves ne doivent pas être victime de la précarisation numérique.


Lors de la visite de Macron dans une école le Président Sall et le ministre de l'éducation nationale ont été pris en flagrant délit de maquillage de la vérité. Etc
-La sécurité et la justice. L'indépendance de la justice est un Bien absolu et aucune compromission ne doit être possible. Un pays qui est victime d'une justice orientée ou aux ordres engendre la violence et le sentiment d'injustice. Ce sentiment plonge les uns et les autres dans un abandon voire une démission ou dans un fatalisme alors que la justice doit être rendu par des hommes juste.


Trop de violence, sur les routes, autoroutes, dans les familles, violence faite aux femmes, aux enfants, abus sexuels, viol, pédophilie, etc , les daïras ; les sentiments d'immunité créent ce désordre.


N'oublions pas la violence des cols blancs.


L'économie ; un pays au sous-sol riche, une jeunesse nombreuse et capable de tenir la route.
Il faut corriger les statistiques sinon on ne peut rien programmer. Si les données sont fausses les résultats seront faux.
Il y a des pans de l'économie sénégalaise qui sont en périphérie alors qu'ils pourraient générer du travail donc des emplois.
Les moyens de transports sont à privilégier, la voie maritime, la voie des airs et la route.
L'agriculture au Sénégal est un secteur sous-estimé alors que les fruits pourrissent. Il y a tant de choses à faire dans ce domaine, il y a potentiellement tant d'emplois à pourvoir, il faudrait en parallèle former les gens pour plus d'efficacité. Attention aux produits chimiques qu'on nous offre, ce sont des cadeaux empoisonnés quand certains pensent que les produits africains sont en général tous sains et bio.


Les handicapés, les maladies rares la prévention sont des réalités à considérer.


Je suis ravi de savoir qu'il y a des écoles agricoles à Bignona et ailleurs qui assurent des formations de qualité.


-Le genre, la femme n'est pas une chose, c'est une personne comme chiffre absolu.

Elle doit être respectée. La natalité doit être un sujet à débattre, on ne doit plus faire des enfants qu'on lâcherait dans la rue. Faire un enfant est un projet et exige une certaine responsabilité.


La santé, ah un sujet difficile, mais si les pays pauvres ne comprennent pas que la prévention est le meilleur rempart ils n'auront rien compris.
Nous consommons tout ce qui vient d'ailleurs sans savoir les contenus.
Nous mettons sur nos peaux des produits toxiques et l'Eta n'a aucun contrôle sur les produits illicites. La médecine parallèle, les pharmacies des parterres, les charlatans jouent avec la santé des citoyens, il faut réglementer ces secteurs.


Que peut-on faire contre les magiciens, les faux marabouts qui plongent le pays dans une psychologie de destruction. La diaspora et les locaux sont pris dans cette crainte du mauvais sort. Il faut cultiver le travail et mettre un terme à ces gens qu'on paye pour « empêcher » les autres d'évoluer ou de réussir. Pourquoi ne pas applaudir celui qui par son mérité a réussi. Nous devons cultiver pour transformer le psychisme du sénégalais pour qu'il se mette au travaille, refuse la paresse, la main tendue et l'assistanat.


Au Sénégal rien ne se fait sans chercher la bénédiction ou les prières des marabouts. Je n'ai rien contre mais on doit pouvoir se désaliéner et être libre pour décider de sa vie sans porter atteinte à celle du concitoyen. Il faut lutter contre ces mentalités.


Le pays doit pouvoir éduquer le citoyen à la vertu pour mieux agir. Dans le Wird Tidjiane et autres on voit des règles de direction pour bien se conduire.
La laïcité, la liberté de pensée, l'homosexualité, l'invasion des religions dans l'espace public, la polygamie, le terrorisme, le radicalisme sont des sujets à aborder.
Les pays pauvres jouent avec les biens publics, il faut une justice au-dessus de tout pour empêcher les pots-de-vin, la corruption, la concussion, le trafic d'influence, le clientélisme, le népotisme et l'enrichissement illicite.


Ces maux entravent le développement des pays surtout pauvres. On entend parler des milliards mais on voit des politiques qui deviennent riches et certains disent que le moyens de s'enrichir au Sénégal c'est de faire de la politique.


La justice doit protéger tous les citoyens.


Nos pays sont remplis de gens éduqués, nos grands frères avaient fait des choses dans le pays pourquoi abandonner certaines voies.
Les peuples africains peuvent puiser dans la Charte du mandé de1222 venue 7 ans après le Magna Carta de 1215 des anglais et antérieur à la déclaration des droits de l'homme de 1789. L'Afrique a des sources intéressantes et on se demande pourquoi elle peine à avancer. Au contraire elle régresse comme si la notion de progrès nous était étrangère.
L'environnement, l'écologie, l'érosion, l'hygiène, nos amis Cécile Thiakane, Amadou Tidiane Niane et d'autres nous parlent souvent de ces sujets qui ne sont pas respectés dans nos pays alors que ce sont des faits importants.
Sur la sécurité routière aussi l'association qui lutte contre l'indiscipline nous montre chaque jour des faits inimaginables. Il faut éduquer et réprimer. Il faut des campagnes de communication pour éveiller les consciences et empêcher les dérives.
La pauvreté extrême conduit au défaitisme et engendre des comportements déviants qui choquent. Les jeunes au lieu de travailler préfèrent le suicide dans les eaux de la méditerranée. L'herbe n'est pas toujours plus verte ailleurs.

A nos chers candidats, le continent a un taux d'ensoleillement important quelle politique de l'énergie solaire, sachant que le seul coût sera dans l'investissement et l'entretien.
Il faut contrôler le contenu des télévisions la publicité on brade l'argent on incite à tout on fait la publicité de produits toxique on incite au xessal qui est un problème de santé public et un phénomène d'aliénation mentale.
Les mœurs sont en retraites et on voit de tout au nom de la liberté, liberté oui mais la retenue aussi est vertu.


Le Tourisme, la position géographique, la langue, et les nombreux sites sont une manne pour l'économie et l'emploi au Sénégal.


Je reviens à la formation Pourquoi cultiver l'enseignement supérieur important mais que faire des formations courtes et qualifiantes : la formation professionnelle est un secteur porteur.


On arrive à nos relations avec le monde.


Depuis les indépendances l'Afrique est toujours sous colonisation fine et les occidentaux profitent pour nous extorquer nos biens qui nous reviennent plus chers une fois manufacturées.


Pourquoi ne pas revoir notre coopération, la diriger vers d'autres pays émergents tout en se méfiant de la Chine. Les relations sud/sud sont à prioriser, la création d'un marché inter africain est une opportunité à recréer.


La diaspora est source de biens comment l'impliquer dans le système du pays d'origine ?


Le Sénégal est devenu un chantier ouvert avec une indiscipline notoire chacun construit sans respecter les normes et conséquence les accidents sont légion, que proposez-vous,
Trop de litiges fonciers et d'd'impunité il y a lieu de revoir cette situation qui perturbe beaucoup l'équilibre des familles.
Dans la santé j'ai parlé de la prévention la santé publique, le diagnostic prénatal.

L'urbanisation a ses exigences, l'adresse, les rues, les boites postales, l'électrification, que comptez-vous faire ? La notion d'adresse c'est savoir qui est où c'est un recensement efficace pour comprendre et sécuriser le pays. Cette sécurité a été faire aussi au sujet des numéros de téléphones.
A présent pour avoir un numéro de téléphone il faut donner ses coordonnées.
Le climat, l'environnement, le réchauffement climatique, il faut y penser.


On pense à tort que l'Afrique avec ses grandes superficies sera le centre du monde hélas à ce rythme non, nous ne faisons que reproduire ce que les occidentaux rejettent, nous singeons sans vergogne et sans conscience éthique.


Nous terminerons en faisant appel à Kant pour qui le devoir est un phare et la vie selon lui ne vaut d'être vécue que si elle s'efforce de faire le bien. Il me plaît ici de convoquer un auteur méconnu du grand public, Ivan ILLICH qui mène une critique radicale du monde moderne qui asservit les individus, détruit les communautés et ruine l'environnement. Il en appelle aune société conviviale dans laquelle chacun puisse vivre de manière à la fois frugale, libre et joyeuse.
Un autre penseur Peter Singer né en 1946 nous invite à diminuer la souffrance dans le monde avec une idée toute : limiter le superflu.


Le pays occidentaux peuvent empêcher les morts de maladies qui ne tuent plus en occident en limitant les dépenses pour les biens non nécessaires (gadgets, habits onéreux, voiture de luxe, etc.) Il faut développer la philanthropie, donner le surplus d'argent aux associations.


Le Sénégal est un pays à ne jamais diviser, le vivre ensemble est une philosophie, il ne faut jamais au nom de la politique faire autrement, c'est aussi aux citoyens d'être le garant de cette spécificité.


Pourquoi ne pas réunir les candidats sérieux pour un débat télévisé, ce serait une première et les maques tomberont il me semble.


Tous différents mais tous pour une patrie qui nous unit : le Sénégal émergeant.


Pour un Sénégal debout il faut une autre manière de conduire sa vie et la politique.

 

La fatigue, un nouveau champ scientifique-Entretien avec Philippe Zawieja-Propos recueillis par Jean-François Marmion

 

Mensuel N° 308 - novembre 2018
La motivation au travail -sciencehumaines.com

Le burnout, forme la plus aiguë d'épuisement au travail, cache bien d'autres formes de fatigue – physique, psychique, émotionnelle. D'où l'essor d'un nouveau champ d'étude : les « fatigue studies ».


Comment définissez-vous la fatigue ?


Comme le dictionnaire, c'est-à-dire comme l'impossibilité de poursuivre un effort entamé. Une action est engagée, mais ne peut être menée plus loin malgré notre volonté. Cette définition englobe une notion, primordiale, de subjectivité, chacun réagissant différemment en fonction de la situation, de son histoire personnelle, ou encore de son état physiologique. La vanité des efforts nous entraîne du côté de la démotivation et de l'impuissance, en tout cas pour ce qui relève de la « mauvaise fatigue ». Tandis qu'une « bonne fatigue », qu'on trouve dans le sport par exemple, peut correspondre à un plaisir immense.


Quelles sont les causes principales de cette « mauvaise fatigue » ?


Pour être vulgaire, c'est souvent le sentiment de ras-le-bol, d'« aquoibonisme » comme disait Gainsbourg, lié à une tâche imposée de l'extérieur, dont on ne perçoit pas le sens ni l'utilité. D'où un vrai problème de motivation intrinsèque, alors que le psychisme se concentre sur les mauvais côtés de la tâche, avec une lutte permanente pour parvenir au résultat visé, en un effort vain et déplaisant. La fatigue est la marque d'un conflit intrapsychique sur fond d'absurdité.
La fatigue peut se ressentir à différents niveaux : physiologie, cognitif, émotionnel... Quel domaine vous semble le plus important ?
La fatigue physique se trouve souvent à la base de tout. Le premier conseil que je donne aux gens fatigués, c'est donc de mieux veiller à leur hygiène corporelle : se rafraîchir avant de dormir pendant une période de chaleur, ne pas faire de sport trop tard en soirée, fuir la lumière bleue des écrans en fin de journée... Défatigué, le corps nous aide à mieux affronter la fatigue psychique, cognitive ou émotionnelle. C'est un prérequis.
Peut-on considérer qu'il existe différentes intensités de fatigue, de la lassitude à l'épuisement ?
La lassitude est un concept assez neutre : son intensité relativement modérée s'appliquerait plutôt à la sphère corporelle, ou à l'ennui, la monotonie. Ce qui n'est pas forcément déplaisant puisqu'on se trouve alors dans une fatigue douce, qui peut justifier un repos réparateur. À l'autre extrémité du continuum, on éprouve une déplétion totale de l'énergie.
Dans le domaine professionnel, on trouverait donc, à une extrémité du spectre, le boreout, caractérisé par l'ennui, et, à l'autre pôle, le burn-out avec son épuisement ?
Les mécanismes n'étant pas les mêmes, je ne placerai pas le boreout et le burnout aux deux extrémités, même si le premier peut mimer le deuxième. Mais la fatigue est bien leur dénominateur commun, que ce soit par sous-stimulation ou par surcharge.


La fatigue se manifeste-t-elle plus particulièrement dans certaines sphères professionnelles ?


Dans les études sur le burnout, les professionnels de la relation d'aide ont longtemps été présentés comme extrêmement fatigués sur tous les plans, ce qui est vrai pour de multiples raisons... mais ils n'ont pas l'apanage de la fatigue : des cols blancs ou des managers la subissent tout autant. Il est donc difficile de dire que certaines professions seraient plus fatiguées que d'autres, d'autant qu'on manque considérablement de statistiques. À supposer que les statistiques mesurent bien la même chose à chaque fois ! De nombreuses études sont en effet disponibles sur le stress ou le burnout, mais ne sont pas facilement comparables : il y a des discussions infinies sur les instruments de mesure, par exemple. Quand les gens expliquent à un enquêteur qu'ils sont fatigués, ils disent simplement qu'ils n'ont plus envie de continuer comme cela. Mais chacun a ses propres définitions, ses propres raisons, ses propres façons de manifester sa fatigue. C'est bien pour cela que je suis un grand défenseur d'une approche subjective et qualitative, et non pas de cette tentation rationaliste, voire positiviste, d'absolument tout quantifier sur un sujet pareil.


Il faudrait donc des enquêtes basées sur des témoignages ?


Oui, comme on le fait dans les études sur le handicap, avec une approche presque phénoménologique, pour savoir comment les gens sont fatigués au moment où ils le sont, comment ils le vivent dans leur quotidien, et ce qui les éloigne du fonctionnement supposé optimal d'une personne non fatiguée. Et après tout, nous arrive-t-il vraiment de ne pas être fatigués ?


Serait-il souhaitable de ne jamais l'être, d'ailleurs ?


Absolument pas ! La fatigue est un signal d'alarme que nous envoie notre corps ou notre psychisme pour nous dire qu'il faut lever le pied. Il est hors de question de considérer que la fatigue soit une mauvaise chose, même s'il y a une mauvaise fatigue. Ça n'est pas une pathologie, et il ne s'agit pas de la surpsychologiser ou de la surmédicaliser.
S'il manque des études pour savoir comment chacun vit sa fatigue, il en faudrait d'autres pour chercher comment remédier au problème ?
On a déjà du mal à définir ce qu'est le problème, ou plus exactement l'ampleur du phénomène ! Entre les sphères professionnelles ou extraprofessionnelles (on parle beaucoup du burnout maternel, en ce moment), plusieurs fatigues affectent spécifiquement nos rôles sociaux de parent, d'enfant, de conjoint... On a en effet besoin d'études pour savoir comment aménager notre environnement extérieur pour en tenir compte, de même qu'on s'efforce de prendre en considération les différentes formes de handicap. Un énorme champ scientifique s'ouvre !


Mais pourquoi, après le burnout déjà difficile à cerner, s'attaquer aujourd'hui au problème si général de la fatigue ?


La fatigue est un angle de lecture de la réalité beaucoup plus en surplomb que le burnout, entité de fatigue attribuée spécifiquement au travail. La fatigue peut être lue sous un angle individuel ou collectif. On parle par exemple de fatigue culturelle ou civilisationnelle. La permanence du même terme pour englober des niveaux d'analyse aussi variés m'interroge beaucoup. Pourquoi parle-t-on de la fatigue d'une société, des électeurs... ?

Et le terme n'est pas propre aux Français.
Justement, peut-on parler de « fatigue studies » au niveau international ?


Le corps médical se penche sur la fatigue en tant que symptôme non spécifique, et extrêmement banal puisqu'elle constitue la première cause de consultation de médecine générale ; des psychologues et sociologues travaillent sur la fatigue professionnelle avec la vogue du burnout ; des équipes de littérature comparée s'y intéressent aussi... Énormément de chercheurs travaillent donc sur la fatigue, mais sans avoir conscience d'appartenir à un champ unifié. L'approche des studies anglo-saxonnes veut bien dire qu'on utilise tous les courants disciplinaires, et c'est précisément ce qu'il faudrait faire pour étudier la fatigue. À condition toutefois d'intégrer l'expérience des gens fatigués. Et comme nous sommes tous concernés, nous sommes tous des producteurs de science en puissance...


Philippe Zawieja Psychologue social et chercheur associé au Centre de recherche sur les risques et les crises de Mines-ParisTech, il a notamment coordonné un Dictionnaire des risques psychosociaux (avec Franck Guarnieri, Seuil, 2014) et un Dictionnaire de la fatigue (Droz, 2016).

 

De Socrate à Foucault. Les philosophes au banc d'essai par Jean-François Dortier ed scienceshumaines


septembre 2018 - 192 pages - ISBN : 9782361065010


À quoi sert vraiment la philosophie ?

À mieux vivre ? Ou à mieux penser ?

A-t-elle accès à des connaissances et des vérités d'un genre supérieur comme le croyaient Platon, Spinoza ou Hegel ?

Est-elle juste une méthode pour « bien conduire sa raison » (Descartes), pour clarifier ses idées (Wittgenstein) ou bien encore pour créer une nouvelle science de l'esprit (Husserl) ? À moins qu'elle ne soit simplement une pensée critique : une machine infernale, qui ne produit aucun savoir, mais veut toujours tout remettre en question, comme cela a été suggéré de Socrate aux penseurs de la déconstruction ?

Pour comprendre l'entreprise philosophique, sa nature et ses ambitions, nous allons mener l'enquête ; une enquête auprès d'une quinzaine de grandes figures de la philosophie, de Socrate à Michel Foucault.

Cette enquête consistera d'abord à retrouver le projet fondateur qui a alimenté la réflexion de chacun, en le replaçant dans son époque, son contexte et son « intuition fondatrice », mais sans en cacher les zones d'ombre, les contradictions et les impasses.

Il s'agira également de mettre leurs démarches à l'épreuve, c'est-à-dire au « banc d'essai ». Que nous apporte vraiment la lecture de Platon, Aristote, Kant, Spinoza ou Derrida. Que sont devenues la philosophie analytique, la phénoménologie et la philosophie des sciences un siècle après leur déploiement ?

Dans ce livre Jean François Dortier met à profit ses talents de vulgarisateur et son esprit critique pour faire découvrir sous un œil nouveau quinze monstres sacrés de la philosophie occidentale, avec comme fil conducteur cette question toute simple :

les philosophes nous rendent-ils vraiment plus intelligent ?


Jean-François Dortier est fondateur et directeur du magazine Sciences Humaines. Il est l'auteur, entre autres, de Les Humains, mode d'emploi (2009), L'Homme, cet étrange animal (2012) ou bien encore Travail, guide de survie (2017) et a dirigé le Dictionnaire des sciences humaines (2004, éd. poche 2008) et le Dictionnaire des sciences sociales (2013).


au SOMMAIRE :
Introduction

Chapitre I
Socrate. Retour sur une trop belle légende

Chapitre II
Platon. Le philosophe qui voulait être roi
Annexe : Les mathématiciens et le « problème de Platon »

Chapitre III
Aristote. Penseur de tous les savoirs
Annexe : Le coquillage. Aristote et l'invention des sciences

Chapitre IV
Michel de Montaigne. Le savoir sceptique

Chapitre V
René Descartes. Les secrets cachés de la méthode

Chapitre VI
David Hume. Le soleil se lèvera-t-il demain ?

Chapitre VII
Emmanuel Kant. Puissance et limites de la raison
Annexe : Kant a-t-il inventé les sciences cognitives ?

Chapitre VIII
Georg Hegel. En quête de l'esprit absolu

Chapitre IX
Edmund Husserl. Les arbres en fleurs et la phénoménologie
Annexe : De Husserl à Heidegger. Variation sur le temps

Chapitre X
Ludwig Wittgenstein. Le philosophe radical

Chapitre XI
Science et Philosophie. Une histoire d'amour en cinq actes

Chapitre XII
Karl Popper. Contre les systèmes clos

Chapitre XIII
Jacques Derrida. Le déconstructeur

Chapitre XIV
Gilles Deleuze et Félix Guattari. L'art du concept

Chapitre XV
Michel Foucault. Quand « savoir » rime avec « pouvoir »

vendredi, 02 novembre 2018 11:25

Faits et méfaits de la colonisation

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Personne ne songerait à plaider en faveur du colonialisme dont la France s’est rendue coupable au cours des siècles derniers, aussi bien en Afrique, au Moyen-Orient qu’en Asie. Quand bien même à l’époque tous les pays européens agissaient de la sorte, de l’Italie à l’Allemagne en passant par le Portugal, l’Espagne et bien sûr le Royaume-Uni. Cela n’excuse rien et n’atténue pas la responsabilité des générations concernées à l’égard des peuples colonisés.

Aujourd’hui on ne peut que regretter cette période sombre de l’histoire de l’humanité et réparer certaines erreurs du passé, lorsque c’est possible, en particulier à propos de la tragédie qu’a été l’esclavage.

Et si certains colonisateurs se sont comportés avec un peu plus d’humanité que d’autres l’objectif restait le même pour tous : répandre la civilisation européenne sur l’ensemble des continents en imposant une langue, une religion, une culture, un enseignement, etc. en contrepartie de nouvelles technologies, de découvertes scientifiques et des progrès de la médecine, etc. Les colons ont aussi exploité, certains disent pillé, les matières premières et les ressources naturelles de ces pays, telles que le bois, le sucre, le cacao, les bananes, etc. 

Aujourd’hui une polémique a pris naissance au Sénégal, plus précisément à Saint-Louis. C’est là qu’est érigée la statue du général Louis Faidherbe, polytechnicien et ancien gouverneur du Sénégal. Depuis plus de trente ans celle-ci trônait sur la place éponyme, avant de se détériorer au fil des années, d’être dégradée par des sénégalais en colère et finalement recouverte de peinture blanche.

On aurait pu tout aussi bien s’en prendre au pont du même nom qui a remplacé le bac voici près d’un siècle et demi et relie l’île historique de Saint-Louis-du-Sénégal au continent. Cela aurait été au détriment des milliers de personnes qui empruntent quotidiennement ce pont classé depuis 2000 au patrimoine mondial de l’Unesco.

En France, au nom de la repentance qu’affectionne certaines personnes on pourrait aussi, pourquoi pas, débaptiser, la station de métro de la ligne 6 Etoile-Nation. Il y a quelques mois des membres de l’association « Survie » l’ont envisagé et rebaptisé à l’aide d’autocollants « Faidherbe, ça suffit ».

Ces militants seront satisfaits d’apprendre que la bibliothèque Faidherbe, située dans le XIème arrondissement, actuellement fermée pour cause de travaux, rouvrira l’an prochain sous le nom de Violette Leduc. 

On mettra toutefois au crédit de ce général, qui gouverna le Sénégal entre 1854 et 1861 et de 1863 à 1865, la création du port de Dakar, qu’il développa l’économie locale, favorisa le développement des plantations de coton, projeta la ligne de chemin de fer qui un peu plus tard devait rallier Dakar au Niger et qu’il favorisa la distribution d’eau potable à Saint-Louis. A l’heure où certains font son procès il n’est pas inutile de rappeler ces réalisations qui aujourd’hui encore profitent à la population du Sénégal.

Elles n’effacent cependant en rien les crimes et les méfaits de la colonisation. Elles ne font que les atténuer au regard de l’histoire.

Le directeur de publication d’Ichrono

Le Sommet Mondial des Défenseurs des droits de l’Homme a réuni à Paris les 29, 30 et 31 octobre plus de 150 défenseurs de 105 pays, pour faire le point après la Déclaration qui avait été adoptée en 1998. Le constat est amer : en 2017, au moins 312 défenseurs ont été assassinés, en toute impunité. Ce Sommet a pour but d’échanger sur les stratégies de protection, et de réorganiser le travail pour faire avancer les droits humains auprès des gouvernements, des entreprises et des populations, alors que les Etats se replient sur eux-mêmes.

Bochra Belhaj Hmida lutte pour la liberté des Tunisiens

Bochra Belhaj Hmida est députée en Tunisie, avocate et présidente de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe) qui a rendu son rapport en juin dernier : ses propositions pour améliorer les libertés et les droits des Tunisiens ont provoqué la colère de certaines franges de la population, au point de dénigrer et de menacer la députée ainsi que d’autres membres de la Commission.

Au Mexique, Gustavo Castro contre l'impunité des crimes contre les défenseurs des droits de l'Homme

Gustavo Castro est mexicain, de l’organisation pour la défense de l’environnement Otros Mundos dans l’Etat du Chiapas. Il travaillait aussi en Amérique Centrale et se trouvait chez Berta Cáceres de l’ONG COPIN, qui luttait contre la construction d’un barrage, lorsque des tueurs l’ont assassinée le 2 mars 2016. Seul témoin de cet assassinat, Gustavo Castro est depuis empêché de témoigner par les autorités honduriennes et se bat contre l’impunité des crimes contre les défenseurs des droits de l’Homme.

Sally Bilaly Sow permet aux Guinéens de demander des comptes aux autorités

Sally Bilaly Sow, blogueur guinéen, a lancé « Villageois 2.0 », une plateforme citoyenne virtuelle pour permettre aux jeunes de s’exprimer et de demander des comptes aux autorités sur la gestion de l’argent public. Cet espace permet aussi de vérifier des fausses informations qui circulent sur des événements.

Mamadou Lamine Diallo, le député de Tekki et candidat à la présidentielle, n’a pas mis du temps pour répondre à la réplique du pouvoir en place après sa sortie, à Touba, sur  la signature de la convention entre l’Etat du Sénégal et la société turque Tosyali, pour l’exploitation du fer de la Falémé. Un business qui tournerait selon lui, autour de 50 milliards de dollars, soit plus de 27.000 milliards de F CFA. 

Dans la question économique qu’il anime tous les mardis, dénommée la Ques Tekki, le parlementaire ne s’est fait tendre à l’endroit du régime en place, particulièrement de son porte-flambeau, le président Macky Sall. Aussi Mamadou Lamine Diallo s’est-il posé une question très simple : « Pourquoi Macky Sall devrait-il décider seul de notre avenir minéralier en 2018, quand bien même il aurait été élu à 65% en 2012? ».

Pour le député de Tekki, « Telle est la vraie question que soulève l’Affaire Tosyali pour le fer de Kédougou. Il y a dans ce pays une société civile, des universitaires spécialisés dans les ressources minérales, des syndicats de travailleurs et des entrepreneurs, tout ce monde devrait avoir son mot à dire ». Qui plus est, dira-t-il, «Me concernant, toute modestie mise de côté, j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur des mines à l’Ecole des Mines de Paris en 1982, c’est prouvé et vérifiable. Les ministres d’Abdoulaye Wade qui ont confié notre fer à Kumba puis à Mitttal ne sont pas plus qualifiés que moi dans les affaires minières ».

De suite et sur un ton assez acerbe, il relève : «Je soutiens que  Macky Sall n’est pas aussi plus qualifié que moi pour traiter ce dossier, n’en déplaisent à ces nouveaux convertis au maquillage, embusqués à la Primature de Boun Dionne, et qui nous demandent de prier pour que cette nouvelle forfaiture aboutisse ! C’est triste pour la République !

En tout état de cause, on ne peut pas maintenir dans la Constitution votée en 2016 que les ressources naturelles appartiennent au peuple, et puis écrire dans le code minier que les ressources minières appartiennent à l’Etat, pour poursuivre une gestion autocratique par le Président de la République et ses affidés ». Se disant dans la foulée « surpris et indigné par le silence coupable et complice de notre constitutionnaliste en chef  chargé de garder les sceaux de la République», Mamadou Lamine Diallo dira en conclusion qu’ «On ne  peut plus faire confiance au jugement de Macky Sall après les échecs des  ICS bradées aux Indiens et de Necotrans au Port de Dakar. Nous disons Halte et Non à Tosyali. Notre pays a besoin d’une charte de gouvernance des ressources minérales, sinon il va sombrer dans la malédiction des matières premières ».

 

Sudonline

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