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En marge de l’Assemblée générale de l’ONU, une réunion spécifique aura lieu sur le G5 Sahel ce lundi 18 septembre après-midi à New York. Elle réunira les présidents des cinq pays du groupe, Emmanuel Macron, Alpha Condé, président en exercice de l’Union africaine, la chef de la diplomatie européenne et le secrétaire général de l’ONU. Une réunion de haut niveau pour inciter la communauté internationale à soutenir la force antiterroriste conjointe au moment où le déblocage de financement devient crucial pour sa mise en place effective.

Alors que le G5 et Paris veulent voir la force mener ses premières opérations dès octobre, il manque encore les trois quarts des 423 millions d’euros jugés nécessaires pour sa mise en place effective. C’est donc toute une séquence diplomatico-financière pour convaincre la communauté internationale et notamment les Etats-Unis de mettre la main à la poche qui s’engage avec cette réunion de New York.

En réunissant ces personnalités de haut niveau, le but est d’abord de montrer que les pays du G5, Paris, l’Union africaine, l’Union européenne et les Nations unies sont unanimement convaincus de la pertinence de cette force et de la nécessité de la soutenir.

On ignore encore si les Américains, pourtant invités, prendront part à la réunion et si oui, avec quel niveau de représentation. D’après une source dans l’organisation, le président malien ne serait pas prêt à se contenter d’une personnalité de second plan.

Appel à la mobilisation financière

Mardi, c’est à Berlin qu’un atelier plus technique regroupera des représentants des ministères de la Défense des pays du G5 et de l’Union européenne pour définir et chiffrer plus précisément les besoins matériels de la force.

Mais la réunion new-yorkaise vise surtout à lancer la mobilisation en amont de la conférence de donateurs de la mi-décembre qui aura lieu en marge du Conseil européen de Bruxelles, et non dans un pays du G5 comme initialement prévu, pour faciliter la présence du plus grand nombre de pays et institutions possibles. Cependant, sans préjuger de son succès, le fait que cette conférence se tienne en décembre alors qu’elle avait été annoncée pour octobre laisse craindre une accumulation de retard pour l’opérationnalisation de la force.

A (RE)ECOUTER :Financement du G5 Sahel: le silence de Washington et de Londres

Les autres dossiers africains à New York

Plusieurs chefs d’Etat africains ont fait le déplacement à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU. Ils espèrent faire entendre leur voix alors que l’actualité est dominée par une multitude de crises internationales.

Mise à part la réunion sur le G5 Sahel, quelques crises africaines occuperont le devant de la scène. Le Mali, avec un événement à part consacré au processus de paix toujours au point mort.

La Centrafrique avec le président Touadéra qui devrait plaider pour une augmentation du plafond de casques bleus dans le pays.

Les crises au Soudan du Sud et en République démocratique du Congo seront discutées de manière plus confidentielle.

La Libye fera, elle, l’objet d’une réunion autour du président français Emmanuel Macron. Denis Sassou-Nguesso, président du comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye, devrait réitérer son appel à ne pas ignorer la voix de l’Afrique dans la résolution de ce conflit.

Les leaders africains devraient d’ailleurs être réunis mercredi lors d’un déjeuner autour du président américain Donald Trump.

Il devrait leur demander de s’engager politiquement à résoudre les crises sur leur continent au sortir d’une réunion ministérielle sur la réforme du maintien de paix qui devrait publiquement aborder ce thème.

RFI

Il sera l’une des vedettes de l’Assemblée générale de l’ONU. Donald Trump, farouchement critique envers l’organisation mondiale, doit présenter ce lundi 18 septembre 2017 à New York un projet de réforme des Nations unies avant de prendre mardi la parole devant les chefs d’Etat et de gouvernement. Comment le président américain voit-il le rôle des Etats-Unis au sein de l’ONU ?

Il sera l’une des vedettes de l’Assemblée générale de l’ONU. Donald Trump, farouchement critique envers l’organisation mondiale, doit présenter ce lundi 18 septembre 2017 à New York un projet de réforme des Nations unies avant de prendre mardi la parole devant les chefs d’Etat et de gouvernement. Comment le président américain voit-il le rôle des Etats-Unis au sein de l’ONU ?

Derrière cette demande se cache une approche purement comptable. Et qui ne date pas de Donald Trump, comme l’explique l’ancien diplomate Manuel Lafont Rapnouil, aujourd’hui directeur du bureau parisien du European Council on Foreign Relations :

« La direction que les Etats-Unis adoptent traditionnellement, Trump ou pas Trump, c'est une réforme d'efficacité budgétaire et la lutte contre la bureaucratie, la diminution des dépenses inutiles, la rationalisation du fonctionnement... Donc, c'est une réforme déterminée beaucoup par des objectifs budgétaires et des objectifs comptables. »

« On l'a vu quand Nikki Haley, l'ambassadrice américaine, a ouvert la discussion sur le budget du maintien de la paix, ajoute Manuel Lafont Rapnouil. Elle est arrivée avec tout un discours sur le manque d'efficacité des missions des casques bleus. On a très bien vu, à la fin du débat, ce qu'elle a annoncé. Ce qu'elle a mis en avant, notamment vis-à-vis du public américain et du Congrès américain, c'est qu'ils avaient économisé 500 millions. »

« A mon avis, il n’y aura pas de coupes drastiques »

Les Etats-Unis peuvent-ils bloquer le fonctionnement de l’ONU ? Cela paraît très difficile, si ce n’est impossible. Les contributions nationales au budget de l’organisation sont obligatoires, un changement des quotas requiert l’approbation de l’Assemblée générale. Et d’après le chercheur Stewart Patrick, aux Etats-Unis, la position du président ne fait pas l’unanimité au sein du Parti républicain.

« Même les républicains à Washington, traditionnellement sceptiques à l’égard des Nations unies, se rendent compte d’une chose : il serait contre-productif de demander à la fois une meilleure performance de l’ONU et de vouloir réduire la contribution américaine au budget de l’organisation. Je pense que le budget américain alloué aux Nations unies sera finalement assez proche de celui de ces dernières années. A mon avis, il n’y aura pas de coupes drastiques. »

Un Donald Trump plus pragmatique qu'il n'y paraît ?

Autrement dit, certains s'attendent à ce que Donald Trump mette un peu d’eau dans son vin. Car au-delà du discours aux accents nationalistes, du type « America first », qui est un discours qui s’adresse à sa base électorale, il y a une réalité géopolitique que le président ne peut pas ignorer, explique Manuel Lafont Roupnil.

« Il s'est retiré de l'accord de Paris sur le climat, c'est un signe très fort d'un manque d'intérêt et d'une défiance vis-à-vis des mécanismes de coopération internationale. Mais par exemple, sur la Corée du Nord, l'essentiel de la stratégie américaine, aujourd'hui, elle est de négocier, au Conseil de sécurité avec les autres Etats membres du Conseil, des régimes de sanctions onusiens. »

RFI

dimanche, 17 septembre 2017 16:56

Sénégal: le mouvement anti-franc CFA de retour dans la rue

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Plusieurs centaines de manifestants se sont réunis samedi 16 septembre dans plusieurs villes d'Afrique francophone, à l'appel du mouvement Urgences panafricanistes, pour dire non au franc CFA, notamment à Cotonou, Dakar, Libreville où la manifestation a été aussitôt dispersée ainsi qu'à Bamako. A Dakar, entre 300 et 400 personnes se sont mobilisées, quelques semaines après un autre rassemblement lors duquel Kémi Séba avait brûlé un billet de 5 000 francs CFA.

Plusieurs organisations ont appelé à ce nouveau rassemblement à Dakar contre le franc CFA. Parmi elles, Y'en a marre, Non aux APE... Ou encore Urgences Panafricanistes, l'ONG du militant radical Kémi Séba. Depuis son expulsion du Sénégal, le mouvement anti-CFA prône la collaboration entre membres d'une société civile pourtant opposée sur de nombreuses questions, mais qui souhaite apparaître unie sur le sujet du franc CFA.

« C'est notre combat aussi, c'est le combat de la jeunesse sénégalaise, affirme Simon, rappeur du mouvement citoyen Y'en a marre. On a toujours tenu dans nos textes de rap, dans nos discours, dans nos conférences. Partout où l'on voyage, on en parle. Et c'est normal quand il y a ce genre de front aussi de venir participer à la manifestation. »

Ainsi, la société civile entreprend de vulgariser la pensée des économistes anti-CFA via des rassemblements, des interventions dans les médias... Et pourquoi pas en joignant le geste à la parole avec des actes qualifiés de « symboliques ». Pour le militant Guy Marius Sagna, l'objectif sur le long terme est de sortir définitivement de la zone CFA. « En attendant cela, nous pensons que sortir la France du conseil d'administration ne doit pas pouvoir prendre une année. Rapatrier nos réserves de change, qui sont au niveau du Trésor public français, ne doit pas prendre non plus une éternité », estime-t-il.

Autorisée à Dakar, la manifestation a été interdite à Tambacounda et Kaolack. Et pour ce premier rassemblement depuis l'expulsion du sulfureux militant Kémi Séba, un de ses admirateurs a avalé un billet de franc CFA face à quelques centaines de personnes, malgré le caractère toujours illégal de l'acte.

 RFI

 

Critiquée de toutes parts, Aung San Suu Kyi n’a quasiment pas commenté les violences qui secouent l’ouest de son pays, la Birmanie. Ces dernières ont pourtant obligé plus de 400 000 Rohingyas musulmans et 30 000 Arakanais bouddhistes à fuir. Principale figure de l'actuel gouvernement, prix Nobel de la paix, la conseillère d’Etat birmane s’est contenté d’accuser des terroristes d’avoir mené des attaques. La presse officielle de son pays la défend.

Aung San Suu Kyi ne se rendra pas à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU, mais s'adressera à son peuple pour la première fois mardi depuis Naypyidaw au sujet des musulmans rohingyas dans l'Etat de l'Arakan. Le message de la lauréate du prix Nobel de la paix sera particulièrement scruté au sein de la communauté internationale, où des voix se sont élevées pour s'étonner de la passivité d'Aung San Suu Kyi face à ce que l'ONU qualifie de « nettoyage ethnique ».

Ce week-end, la presse officielle birmane a réagi en défendant sa position et son action. Le New Light of Myanmar vole au secours d’Aung San Suu Kyi. Photo à l’appui, l’organe de presse du pouvoir publie un reportage sur l’aide humanitaire apportée par les autorités aux déplacés du conflit arakanais, y compris aux musulmans. Il retranscrit l’interview qu’a donnée une ancienne diplomate américaine à une chaîne de télévision occidentale, dans laquelle elle dit comprendre la position très délicate d'Aung San Suu Kyi, du fait que la plupart des Birmans considèrent les Rohingyas comme des immigrés illégaux et soutiennent par conséquent les opérations de l’armée.

Aung San Suu Kyi ne peut donc pas aller à l’encontre de l’avis général sur un sujet aussi brûlant. La presse officielle insiste également sur le fait que la conseillère d'Etat agit pour résoudre la crise. Elle a accepté les recommandations de la commission dirigée par l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, qui préconise de donner des droits à la minorité rohingya, notamment la liberté de mouvement.

RFI

dimanche, 17 septembre 2017 16:44

Ligue 1: Marseille respire mieux

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Sans véritable inspiration dans le jeu, Marseille s'est tout de même rassuré à Amiens (2-0), grâce au retour de l'attaquant Clinton Njie, auteur d'un doublé dimanche, lors de la sixième journée de Ligue 1.

Après une petite victoire contre les Turcs de Konyaspor en Europa League (1-0), les Marseillais mettent fin à l'hémorragie en Ligue 1. Ils restaient sur deux cinglantes défaites à Monaco (6-1) et à domicile contre Rennes (3-1) en championnat.

Les Marseillais, très brouillons en début de partie, ont encore des progrès à faire, mais ils ont eu le mérite de relever le défi physique proposé par les Amiénois

Et surtout, ils font un peu baisser la pression qui pesait sur les épaules de l'entraîneur Rudi Garcia, alors que des "Garcia démission" avaient dévalé des tribunes lors de la défaite contre Rennes.

D'abord très discret et un peu nerveux, Njie a fini par délivrer les siens coup sur coup (53e et 55e). Pour son premier but, il a repris du torse un centre de Sakai. Sur le second, il a marqué de près après un très joli numéro de Florian Thauvin.

C'est un retour réussi pour le Camerounais: lui qui n'avait plus joué depuis le match nul contre Angers le 20 août, en raison d'une blessure à la cuisse, a inscrit deux buts cruciaux pour son club encore convalescent.

A l'image de son équipe, le buteur du jour a eu pourtant beaucoup de mal en première période. Il faut dire que le premier acte, très engagé, a parfois davantage ressemblé à une bagarre qu'à un match de football.

- Bagarre -

Les Marseillais, avec un Dimitri Payet à nouveau aligné au poste de meneur de jeu, ont affiché de belles intentions pendant quelques minutes mais ont vite paru découragés par le bloc picard, très bien organisé. Il a fallu attendre la 28e minute pour la première occasion cadrée, une frappe de Florian Thauvin facilement captée par le gardien picard.

Signe que la fébrilité est encore de mise à Marseille, les coéquipiers d'Adil Rami ont même parfois paniqué en défense, notamment entre la 30e et la 33e, où Yohann Pelé a été sollicité trois fois d'affilée.

La pause a fait du bien aux Marseillais qui sont revenus avec de bien meilleures intentions, et le doublé de Njie a libéré les esprits.

La fin de match a ainsi été beaucoup plus tranquille, avec quelques occasions pour aggraver le score face à des Picards un peu endormis. Visiblement, le 2-0 suffisait aux Marseillais qui repartent de l'avant, avec dix points. L'OM recevra Toulouse dimanche prochain, avant un déplacement à Nice autrement plus délicat.

Résultats de la 6e journée de la Ligue 1 de football: 

Vendredi

Toulouse - Bordeaux 0 - 1

Samedi

Monaco - Strasbourg 3 - 0

Troyes - Montpellier 0 - 1

Dijon - Saint-Etienne 0 - 1

Guingamp - Lille 1 - 0

Nantes - Caen 1 - 0

dimanche

Amiens - Marseille 0 - 2

(17h00) Rennes - Nice

Angers - Metz

(21h00) Paris SG - Lyon

RFI

Zinédine Zidane, l'entraîneur du Real Madrid, s'est défendu samedi face aux critiques, promettant un sursaut dimanche contre la Real Sociedad en Liga (20h45) et rappelant que son équipe, double championne d'Europe en titre, n'avait "pas trop mal fait" les choses ces derniers mois.

Probant vainqueur en août de la Supercoupe d'Europe (2-1 contre Manchester United) et de la Supercoupe d'Espagne (3-1, 2-0 contre Barcelone), le Real a brutalement ralenti en concédant deux matches nuls consécutifs en Liga, face à Valence (2-2) puis Levante (1-1)

"J'ai l'impression quand même qu'on n'a pas trop mal fait (les choses) jusqu'à maintenant. De temps en temps c'est bien que je le dise, quand même!", a ironisé Zidane en conférence de presse. "On dirait de temps en temps qu'on fait les choses mal, mais je n'ai pas l'impression. On peut faire 90 minutes de haut niveau, comme on l'a fait", a-t-il rappelé.

Dans ce contexte, c'est une équipe affaiblie par les absences (Cristiano Ronaldo, Benzema, Marcelo, Kroos, Kovacic...) qui se déplace dimanche soir sur le terrain de la Real Sociedad, coleader de Liga avec le FC Barcelone avant la 4e journée ce week-end.

"On accepte qu'il y ait des critiques. On sait où on est, on sait ce qu'on veut et où on veut aller. Demain (dimanche) c'est un match très important pour nous, et ça va être un beau match pour montrer qu'on est bien, tout simplement", a lancé Zidane.

Au stade Anoeta, le Real sera à nouveau privé de son attaquant-vedette Ronaldo, qui purge ce week-end le dernier de ses cinq matches de suspension récoltés pour avoir bousculé un arbitre. Zidane a assuré que d'autres joueurs, comme l'ailier gallois Gareth Bale, reprendraient le flambeau en l'absence du quadruple Ballon d'Or.

RFI

"On n'a pas le choix de toute façon. Quand (Cristiano) est là, c'est bien, on est tous contents, et quand il n'est pas là il faut faire avec. Je fais confiance à tous mes joueurs. Quand ils ont la possibilité de jouer, ils le font bien", a dit le technicien français, qui a défendu Bale, en manque de réussite ces derniers temps.

"J'espère qu'il va marquer deux buts et que cela changera la dynamique de ce que tout le monde pense de lui", a souligné Zidane.

samedi, 16 septembre 2017 14:11

Sénégal: des députés bientôt sanctionnés?

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Au Sénégal, les 165 députés ont donc pris leurs fonctions jeudi 14 septembre. Avant le lancement des activités parlementaires la semaine prochaine, les élus gèrent leurs inscriptions administratives car ils ont un statut à part avec de nombreux avantages.

S'ils ont des devoirs, les députés ont aussi des droits et un statut de privilégié; notamment un passeport diplomatique, une indemnité mensuelle de 1,3 million de francs CFA, un véhicule 4X4 neuf avec l'entretien payé par l'Assemblée, 300 litres de carburant. Pour les 16 membres du bureau, l'indemnité monte à 3 millions de CFA, 500 000 francs CFA pour le téléphone, 2 véhicules.

Quant au président Moustapha Niasse, son salaire est de 5 millions de CFA, près de 40 millions de fonds politiques lui sont également attribués. Ces avantages pourraient-ils être revus en cas d'absentéisme ? Le président Niasse a déclaré qu'une commission serait créée : « Nous prenons en charge le dossier de l’absentéisme des députés, elle proposera au terme de ses travaux des mesures pratiques destinées à mettre fin à ce phénomène sans violence inutile et sans faiblesse coupable, comme disait Senghor. »

Difficile de savoir si Moustapha Niasse souhaite sanctionner l'absentéisme par une retenue sur l'indemnité. Les députés interrogés ne l'imaginent pas une seule seconde. « L'argent ne change rien », explique l'un d'eux à RFI et qui estime « qu'il y a d'autres priorités à gérer à l'Assemblé que l'absentéisme ».

RFI 

 

 

Lundi 25 septembre, les Kurdes d’Irak devraient se rendre aux urnes pour se prononcer par référendum sur l’indépendance politique de leur entité territoriale. Si ce scrutin se tient, malgré les pressions de l'Irak et de l'Occident en faveur d'un report, ce référendum marquera un tournant dans la vie des Kurdes qui ont longtemps chéri l'idée de former un Etat indépendant à cheval sur la Turquie, la Syrie, l'Iran et l'Irak. Rêve qui s'est brisé sur les réalités géopolitiques de l'après Première guerre mondiale. Explications avec Olivier Piot, grand reporteur indépendant, qui vient de publier «Le peuple kurde, clé de voûte du Moyen-Orient» aux éditions Les petits matins.

Plus que jamais l’actualité au Moyen-Orient, avec les conflits en Irak, en Syrie, au Yémen, illustre la fragilité des frontières héritées du XXe siècle. Le problème est ancien et extraordinairement complexe, ce qui n’empêche pas certains auteurs de fournir une analyse claire et précise. C’est le cas d’Olivier Hanne, auteur du livre intitulé Les seuils du Moyen-Orient, histoire des frontières et des territoires, aux éditions du Rocher.

RFI

Les personnes qui souffrent de la faim dans le monde sont de plus en plus nombreuses, alertent les Nations unies. Le phénomène empire de nouveau, après une décennie de progrès. 11 % de la population mondiale est à présent concernée. Un chiffre annoncé à Rome, à la FAO, le Fonds international de développement agricole, en association avec les autres agences onusiennes en charge de la santé et de l’alimentation.

Avec notre correspondante à Rome,  Anne Tréca

Après dix ans de progrès dans la lutte contre la faim, le dernier rapport des Nations unies fait l’effet d’une douche froide. Le constat est clair : la faim dans le monde recommence à gagner du terrain. Elle touche 815 millions d’humains en 2016, 38 millions de plus que l’année précédente. Dans les prochains mois, la famine risque en outre de s’étendre au Soudan du Sud, au nord-est du Nigeria, en Somalie et au Yémen.

A la sous-nutrition s’ajoute maintenant l’étendue inquiétante de la malnutrition dans le monde. L’augmentation du nombre de personnes en situation précaire et les changements d’habitudes alimentaires menacent la santé de millions d’êtres humains. Le rapport dénonce l’anémie qui se répand chez les femmes en âge de procréer, les retards de croissance chez les enfants et l’obésité, maintenant élevée au rang de fléau à combattre.

Si l’humanité marche à reculons, conclut le rapport, c’est à cause de la multiplication des conflits violents sur la planète. Ceux-ci sont devenus au cours des dernières années de plus en plus complexes et de plus en plus difficiles à résoudre. En cause également, les effets des chocs climatiques – les sécheresses ou les inondations qui ravagent des régions plus pacifiques –. Et puis enfin, le ralentissement de l’économie mondiale.

RFI

samedi, 16 septembre 2017 13:57

Lettre ouverte au Premier Ministre du Sénégal

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Monsieur le Premier Ministre, permettez-moi de vous dire avec respect et considération pour vos hautes fonctions, que l’attente des Sénégalaises et des Sénégalais de la diaspora ne semble pas être prise en compte par ce gouvernement que vous venez de constituer.

Monsieur le Premier Ministre, nous n’avons nullement la prétention de vous dicter votre politique encore moins faire dans le nihilisme par rapport aux actions que votre gouvernement fait ou compte faire pour la diaspora. Mais lorsqu’une composante si importante et qui a prouvé son dynamisme dans le développement du Sénégal ne se retrouve pas dans votre intervention donnant le cap du nouveau gouvernement, nous pensons nécessaire de relever ce qui semble être un oubli majeur de votre part.

Et puisqu’il y a traditionnellement une déclaration de politique générale avant de mettre le gouvernement au travail, j’ai pensé vous écrire cette lettre pour attirer votre attention sur le fait que vous êtes peut-être en train de dresser toute une partie des Sénégalais parmi les plus dynamiques, contre vous et votre gouvernement.

Un adage dit que « lo kham kham Samba, Samba gueune la kham bopam », que l’on peut traduire littéralement : Samba se connaît mieux lui-même que quiconque d’autre. Je laisse la latitude aux linguistes de me corriger. Tout ça pour vous dire, Monsieur le Premier Ministre que nous les émigrés, nous sommes les mieux placés pour vous décrire les situations que nous vivons dans nos différents pays d’accueil, les difficiles relations que nous avons avec notre administration (Etat et consulaire) et les solutions que nous avons pensées nous-mêmes pour améliorer nos conditions de migrants aspirant à participer au développement de notre pays.

Monsieur le Premier Ministre, savez-vous qu’au Gabon, en Guinée Equatoriale et en Angola, les Sénégalais sont victimes très souvent de tracasseries policières ce qui se traduit par de la maltraitance, de la confiscation de leurs biens, des emprisonnements arbitraires et des expulsions sans aucun respect de leurs droits ?

Savez-vous qu’en Afrique du Sud, les migrants sénégalais se font voler ou tuer par des bandes criminelles et ils qu’ils n’ont pas souvent la protection et le soutien nécessaire de la part des autorités sud-africaines ?

Savez-vous Monsieur le Premier Ministre les tracasseries policières et douanières que nos compatriotes résidents en Côte d’Ivoire, au Mali, en Gambie, en Guinée Conakry etc. subissent lorsqu’ils passent les frontières pour rejoindre leur famille au Sénégal ou doivent retourner dans leur pays de résidence ?

Savez-vous qu’en Allemagne des milliers de Sénégalais sont détenus et en attente d’expulsion et que circulent beaucoup de rumeurs de connivence entre les autorités sénégalaises et allemandes sur un supposé deal financier, sans que l’Etat du Sénégal n’apporte des éclaircissements ?

Savez-vous que des Sénégalais sont sur la route pour rallier l’Europe par la mer méditerranée et qu’ils sont soient kidnappés par des criminels en Libye, s’ils ne sont pas arrêtés et détenus dans des conditions inhumaines par des groupes armés ou qu’ils périssent en mer au tour de Lampedusa ?

Monsieur le Premier Ministre, des Sénégalais partis aux USA sont bloqués là-bas, pour certains des dizaines d’années sans pouvoir revenir aux côtes de leurs familles, car tout retour leur interdirait à jamais de regagner ce pays où ils gagnent honnêtement leur vie.

En Italie, des Sénégalais qui ont travaillé pendant des années sont privés de tous droits d’une pension de retraite une fois que l’âge les obligent de rentrer au pays.

Des femmes sénégalaises parties travailler dans les pays du Golf ou au Liban sont victimes de maltraitance et d’abus de la part de leurs employeurs et des cas extrêmes comme celle de notre sœur Mbayang Niang qui risque la décapitation en Arabie Saoudite, font souvent la une des journaux sans que nos autorités ne prennent les choses au sérieux.

Des migrants sénégalais sont assassinés régulièrement et souvent nos autorités font comme si c’est un fait divers banal, alors que nous voyons la mobilisation des autorités américaines si un des leurs est en difficulté quelque part dans le monde quel que soit ce qu’il a fait ou qui il est.

Monsieur le Premier Ministre, des étudiants sénégalais ayant fini leurs études et souvent dans des domaines pointus et très demandés dans notre pays sont en errance dans les pays développés et certains acceptent même de prendre des emplois sous qualifiés alors que le Sénégal a un réel besoin de leur expertise.

Monsieur le Premier Ministre, la plupart de nos ambassades et consulats sont souvent dirigés par des personnes très marquées politiquement, qui confondent leurs missions à un travail de permanence de parti politique et des relations très heurtées se créent avec la diaspora ce qui empêchent à la diplomatie sénégalaise de jouer pleinement sous rôle.

Cette liste n’est pas exhaustive et il y a certainement d’autres situations vécues par des Sénégalais dans leurs pays d’accueil respectifs et qui méritent votre attention et une prise en charge par le nouveau gouvernement que vous êtes en train de mettre en place.

Monsieur le Premier Ministre, nous voulons porter à votre connaissance un certain nombre de doléances de la diaspora en espérant être entendu et qu’au moins une partie de celles-ci soit reprise dans votre déclaration de politique générale ou tout au moins, donnez-nous espoir que les Sénégalais de la diaspora ne sont pas oubliés dans les choix politiques que vous êtes en train de mettre en place.

Je reviens avec une vielle doléance portant sur la restriction en matière d’importation de véhicules d’occasion. Jusqu’à maintenant, le gouvernement ne nous a pas donné une raison valable justifiant cette mesure alors que nous, nous avons des arguments qui prouvent la contre-productivité de cette mesure qui nuit aux intérêts économiques du Sénégal par rapport aux pays voisins.

La mesure interdit aux transporteurs sénégalais d’importer des camions de plus de 10 ans, alors que le transporteur malien ou guinéen peut importer un véhicule de 20 et en suite venir circuler sur nos routes avec des marchandises chargées dans leurs pays. Ce qui s’y connait un peu en transport savent qu’avant, c’était les transporteurs sénégalais qui convoyaient les conteneurs, le ciment et les carburants au Mali alors que maintenant l’axe Dakar-Kaolack est saturé par les gros porteurs maliens, tous âgés de plus de 10 ans. 

Les bus gambiens qui font la navette entre Banjul et Dakar ont tous plus de 10 ans alors que les transporteurs sénégalais doivent continuer à utiliser les vieux ndiaga ndiaye qui prennent à peine 40 personnes.

Les bureaux économiques des ambassades n’ont aucune efficacité car gérés par des fonctionnaires qui n’ont aucune connaissance de l’environnement des affaires dans les pays où ils sont affectés alors que la diaspora regorge de compétence capable de booster les échanges économiques s’ils sont responsabilisés dans ces structures.

Monsieur le Premier, la diaspora veut sa banque et elle y travaille depuis des années pour avoir des produits financiers (assurance, crédits etc.) spécifiques et correspondant à ses besoins, elle veut que ses enfants puissent travailler dans la fonction publique du Sénégal, elle veut pouvoir accéder plus facilement aux fonciers, aux crédits de la BHS, être soutenu lorsque des spéculateurs fonciers sans scrupules les arnaquent dans leur quête de trouver un habitat au Sénégal. Et là aussi nous avons besoins d’écoute et de soutien de la part du gouvernement.

Nous ne voulons plus faire des kilomètres ou rester des mois à attendre un passeport pour voyager et nous réclamons un ministère des Sénégalais de l’extérieur de plein exercice car 3 millions de personnes qui contribuent pour un tiers du budget du Sénégal ne doivent plus être gérées par un secrétaire d’Etat ou une direction.

Nous réclamons des réactions fermes de votre part, par rapport à la recrudescence des assassinats et des expulsions de nos compatriotes dans leurs pays d’accueil. Il faudrait lors de vos commissions mixtes avec des pays à forte présence sénégalaise, défende plus les intérêts de la diaspora en se concertant auparavant avec elle pour mieux négocier.

Monsieur le Premier Ministre, cette missive est l’expression du tréfonds de beaucoup de Sénégalais de la diaspora qui souffrent de l’absence de l’Etat, qui doit pourtant protection à tout citoyen quel que soit le territoire où il se trouve. Il serait dès lors temps que vous créiez des espaces de dialogue avec la diaspora sans aucun tamis politique, pour plus d’efficacité dans les politiques destinées aux Sénégalais de l’extérieur.

Veuillez croire Monsieur le Premier, à notre profond respect.

Ibrahima Wade

Bruxelles, Belgique

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