Évaluer cet élément
(0 Votes)

Au Sénégal, les législatives se tiendront dans deux mois. Avec le retour sur le devant de la scène d'Abdoulaye Wade, l'ex-président n'a pas réussi à conserver la large coalition de l'opposition mise en place en mars. Khalifa Sall qui était au sein de cette alliance sera, comme l'ex-président, tête de liste. Une opposition divisée donc face à une majorité qui bouillonne et que le président Macky Sall cherche à contenir.

Macky Sall a-t-il étudié de près la méthode Emmanuel Macron ? En cultivant par exemple comme son homologue français, le secret. Le chef de l'Etat se fait rare dans les médias et rien ou presque n'a fuité sur les listes des candidats-députés de la coalition qu'il préside.

Les seuls noms divulgués montrent l'exigence du chef de l'Etat à l'encontre de son gouvernement. Le Premier ministre, Mahamad Boun Abdallah Dione, est tête de liste nationale. Le ministre des Finances, Amadou Ba, sera responsable de la bataille de Dakar face au maire en prison Khalifa Sall. En cas d'échec, le gouvernement, qui va devoir présenter son bilan, pourrait servir de fusible.

Autre point commun entre les présidents français et sénégalais : la soif ou la promesse d'un renouveau politique. Ce n'est pas officiel et Macky Sall s'attend à une fronde, mais le chef de l'Etat a visiblement décidé que de nombreux députés de la majorité qui siègent depuis quatre ans à l'Assemblée ne seront pas candidats à un nouveau mandat en juillet prochain. Le but de cette stratégie du président : secouer ses troupes, obliger tout le monde à travailler d'arrache-pied et rappeler que Macky Sall est bien le patron de la majorité.

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Le champion d'Angleterre Chelsea a reçu une prime record de 172 millions d'euros, a annoncé vendredi la richissime Premier League qui a redistribué 2,7 milliards d'euros à ses 20 pensionnaires au terme de la saison 2016-2017, la 1re depuis l'entrée en vigueur des nouveaux droits TV.

Les "Blues" ont ainsi touché près de 70 M EUR de plus que ce qu'avait obtenu Leicester l'an dernier pour son titre surprise. Les inconnus Foxes avaient ainsi reçu "seulement" 106 M EUR en 2016. Un an plus tard, ils ont touché 133,5 M EUR en n'étant que 12es du championnat.

Les droits TV constituent la majeure partie des primes redistribuées aux clubs de Premier League. Conséquence de leur explosion, la lanterne rouge 2017 Sunderland a reçu autant (106 M EUR) que le champion en 2016.

Tottenham, le dauphin de Chelsea, s'est lui vu octroyer 166 M EUR après sa belle saison. Une somme toutefois légèrement inférieure à celles reçues par Manchester City (168,5 M EUR) et Liverpool (167,5), qui suivent pourtant les Spurs au classement mais qui ont bénéficié d'une meilleure exposition médiatique.

Le nouvel accord de répartition des droits TV pour les clubs de l'élite anglaise, valorisé à hauteur de 7 milliards d'euros pour la période 2016-19, est entré en vigueur l'été dernier.

RFI

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, a annoncé ce vendredi 2 juin la mise en place d’un congé maternité unique pour toutes les femmes. C’est une mesure promise par Emmanuel Macron pendant sa campagne.

La mesure annoncée devrait concerner toutes les femmes, indépendamment de leur statut. Actuellement, seules les femmes salariées ont un congé maternité correctement rémunéré. Celles qui sont pigistes, auto-entrepreneurs ou intermittents du spectacle, ont des congés maternité beaucoup plus courts et moins bien rémunérés.

L’idée est donc d’offrir les mêmes garanties à toutes les jeunes mères. Hélène Périvier, chercheuse à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), approuve : « Il est vrai qu’aujourd’hui le congé maternité est accessible sous certaines conditions, d’ancienneté notamment. Il faut avoir plus d’un an d’ancienneté chez son employeur, et puis de cotisations. C’est vrai que certaines femmes n’ont pas accès à ce congé maternité qui est de 16 semaines rémunérées en fonction du salaire. Donc cette idée de pouvoir élargir l’action congé maternité à l’ensemble des femmes qui travaillent est effectivement une bonne mesure, qui permet de protéger les femmes pendant cette période très spécifique qui est la grossesse », explique-t-elle.

Une petite réserve toutefois : « Ce qu’il ne faudrait pas oublier, c’est qu’à côté du congé maternité, il y a le congé paternité qui est extrêmement court puisqu’il n’est que de 11 jours consécutifs et que dans une optique d’égalité femmes-hommes, il convient d’accroitre également les droits des pères à pouvoir et à devoir consacré du temps au moment de l’arrivée de l’enfant. En fait, il faudrait essayer de redéfinir un congé parental qui soit bien rémunéré, partagé entre les deux parents, à prendre de façon alternative. C’est sur ces questions-là qu’on attend la nouvelle équipe pour essayer de produire des politiques publiques qui soient plus favorables à l’égalité des femmes et des hommes », conclut-elle.

Le congé maternité unique pour toutes les femmes quelle que soit leur situation professionnelle pourrait être mis en place après les élections législatives, donc dès cet été .

Évaluer cet élément
(0 Votes)

La consternation est générale ce vendredi 2 juin au matin dans le monde, après l'annonce faite hier soir par Donald Trump. Le président américain retire les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat adopté en 2015 pour limiter le réchauffement climatique. Les Etats-Unis, deuxième plus gros pollueur de la planète derrière la Chine se désolidarisent des engagements pris par près de 200 pays, il y a un an et demi. Consternation donc, notamment, de l'Union européenne : « décision gravement erronée », dit le président de la Commission Jean-Claude Juncker. En France, Emmanuel Macron estime que Donald Trump « commet une faute pour l'avenir de la planète ». La décision américaine signe-t-elle la mort des accords de Paris ?

 C’est une mauvaise nouvelle : 195 pays ont signé ce traité historique. On se souvient de l’émotion des délégués qui s’embrassaient, certains pleuraient même au Bourget en banlieue parisienne au moment de la signature de l’accord après des mois de négociations en coulisses. On se souvient aussi que ce traité n’aurait pu exister sans la signature des gros pollueurs (autrement dit des pays responsables de 55% des émissions de gaz à effet de serre) et parmi eux évidemment : les Etats-Unis (2e pollueur de la planète, responsable de 15% des émissions).

Même si on savait Donald Trump peu enclin à défendre l’environnement, c’est un coup dur notamment pour les pays les plus pauvres. Trump dit vouloir mettre fin à la contribution au « fond vert ». Trop cher dit le président américain. Or, les Etats-Unis n’ont versé qu’un milliard des 3 milliards de dollars promis à ce fond de l’ONU pour le climat. Cela dit, tout n’est pas perdu. En revenant sur l’engagement des Etats-Unis, Donald Trump a surtout réussi à se mettre la planète à dos.

La Chine prend le leadership

C’est peut-être l’occasion d’une redistribution du leadership. Pékin a pris la tête de la bataille contre le réchauffement, écrit ce matin l’éditorialiste du South China Morning Post. Sans compter qu’on ne quitte pas un traité international d’un claquement de doigts : 3 ans et un préavis d’un an sont prévus dans l’accord pour les pays qui souhaitent le dénoncer, même si Donald Trump entend renégocier avant cela.

Il semble bien que dans l’esprit de Donald Trump, ce soit une décision définitive, et à effet immédiat, puisqu’il a par exemple annoncé la suspension directe de financements tels que le fonds vert pour lequel son pays s’était engagé à payer 3 milliards de dollars. Mais comme il en a déjà fait l’amère expérience en politique intérieure, le président américain n’a pas semblé prendre la mesure des contraintes juridiques, en tout cas il ne s’est pas étendu dessus, rapporte notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier.

Comme le retrait prendra près de quatre ans, on arrivera en fait en novembre 2020, soit très exactement au moment de la prochaine élection présidentielle américaine. Pour tout dire, le président semblait surtout soucieux de clamer sa volonté de défendre les emplois américains sans s’embarrasser de discours de la méthode. De la même manière, il a répété plusieurs fois qu’il voulait renégocier l’accord, mais il n’a donné aucune piste sur ce qu’il comptait proposer.

Certains milieux économiques lâchent Trump

Dans le secteur économique, les communiqués se sont multipliés, et Trump a même été lâché par certains qui travaillaient directement avec lui puisque deux PDG importants, dont celui de Disney, se sont immédiatement retirés du Conseil économique de la Maison Blanche. Parmi les nombreuses réactions, on peut noter celle du grand patron de la banque Goldman Sachs, qui a inauguré un compte Twitter pour dénoncer la décision de Trump.

Et puis il faut signaler que de nombreux élus ont aussi réagi dès jeudi soir. A circulé, par exemple, une tribune signée par 75 maires de grandes villes américaines, représentant 38 millions de personnes, tribune dans laquelle ils assurent qu’ils continueront à promouvoir les engagements pris dans l’Accord de Paris. De même, trois gouverneurs démocrates veulent lancer une alliance entre Etats respectant l’accord de Paris, et ce n’est pas anodin puisqu’à eux seuls, ces trois Etats représentent déjà presque 1/5e de la population américaine.

En revenant sur la parole d’Obama, son successeur fracture un peu plus le pays. Les emplois plutôt que le climat, la formule est applaudie par les républicains, elle fait hurler les démocrates. Des villes et des Etats démocrates, New York, Washington, la Californie ont d'ores et déjà annoncé qu’elles continueraient à appliquer l’accord. « Je prends mes décisions à Pittsburg et non à Paris », a déclaré le président américain, et pourtant le maire de Pittsburg assure lui aussi qu’il va tenir, qu’il maintiendra ses engagements pour la planète. Sachant que de toute façon il n’ya pas de renégociation possible, « pas de plan B car il n’existe pas de planète B » a martelé le président français Emmanuel Macron. Les Etats-Unis se retrouvent donc seuls aux cotés des pays non signataires, la Syrie et le Nicaragua.

RFI

 

TYPOLOGIE DES DÉMOCRATIES SAUVAGES-Dieu a-t-il puni les Noirs? Par Jean-Claude Shanda Tonme

ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE AFRIQUE SUBSAHARIENNE

Que de préjudices contre la race, soutient-on au vu du drame permanent des Afro-Américains, plombés par un lourd passé d'esclaves qui les poursuit. Cependant, d'un bout à l'autre de la mère Afrique, les adeptes d'un machiavélisme tropical et d'une gestion solitaire du pouvoir règnent. Ces fous prônent une démocratie d'un autre genre, sèment impunément le génocide, la misère et la souffrance. Est-ce un statut métaphysique incontrôlable, une tare génétique scientifiquement explicable, une punition divine ? Voici pour une fois, élevée en profession de foi, une autocritique sévère.

Une des vérités politiques de notre temps contemporain, c'est qu'il existe dorénavant un modèle de gestion humaine obscurantiste, de pensée génocidaire, et globalement de gouvernance féodale et totalitaire que l'on pourrait coller à l'Africain, au Noir, sans aucun doute, et lui en délivrer le brevet d'authenticité. La « race » était déjà très mal en point dans un monde à peu près tolérant, elle est aujourd'hui en danger devant l'exacerbation des nationalismes et le recul de la convivialité. Ce faisant, elle est trahie par son institutionnalisation de l'obscurantisme et par l'irresponsabilité de ses gouvernants autant que par la démission de ses élites internes et diasporiques.

Personne mieux que nous-mêmes, je le soupçonne, ne comprend véritablement ce qui au fond commande notre être, notre âme tout court. À l'analyse de certains actes et comportements, peu de sujets d'autres races croient le Noir capable de transcender les réflexes de barbare qui le confinent à la marge de la « civilisation moderne ». Que de préjudices contre la race, soutient-on au vu du drame permanent des Afro-Américains, plombés par un lourd passé d'esclaves qui les poursuit.

Cependant, d'un bout à l'autre de la mère Afrique, le continent berceau, les adeptes d'un machiavélisme tropical et d'une gestion solitaire du pouvoir règnent. Ces fous prônent une démocratie d'un autre genre, sèment impunément le génocide, la misère et la souffrance. Est-ce un statut métaphysique incontrôlable, une tare génétique scientifiquement explicable, une punition divine ? Voici pour une fois, élevée en profession de foi, une autocritique sévère qui revêt la forme d'une codification académique. L'auteur qui avait déjà étonné en commettant avec un courage extraordinaire La malédiction de l'Afrique noire, chez le même éditeur, en 2010, repose le problème du rôle des uns et des autres dans l'avancement du monde, comme pour faire écho à Senghor et à Césaire, comme pour relativiser Koi Annan et Barack Obama..

.
Le Pr. SHANDA TONME est auteur de nombreux ouvrages de relations internationales et de science politique. Ses analyses mettent en exergue des capacités de prévision et d'anticipation qui en font un expert unanimement respecté. Conseiller des institutions internationales ainsi que des sociétés industrielles et commerciales, il anime par ailleurs plusieurs structures de lutte contre la corruption et de défense des droits de l'homme et des libertés.

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Le président Macky Sall a donné trois directives au secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République pour obtenir une majorité confortable aux élections législatives de 30 juin 2017 et gagner, au premier tour, la présidentielle de 2019. Il invite les militants à «raffermir l’unité, renforcer la discipline du parti et rester mobilisés ».

Au lendemain de l’élection des hauts conseillers des collectivités territoriales, Macky Sall avait décliné deux grands défis devant le Secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République pour accentuer les changements en cours et accélérer la réalisation du projet d’émergence du Sénégal.  Il s’agissait bien évidemment, selon lui, d’obtenir une majorité confortable aux élections législatives de juin 2017 et gagner, au premier tour, la présidentielle de 2019. En relevant ces deux défis, il est question, dit-il, de conforter l’option de cohérence et d’efficacité de nos institutions soutenue par le peuple sénégalais à l’occasion des différents scrutins depuis 2012.

Pour ce faire, le président de la République invite les militants et responsables du Parti et de la Coalition Benno Bokk Yaakaar, de «raffermir l’unité, de la solidifier davantage, de conforter la discipline de parti et de rester mobilisés pour les batailles à venir et de nouvelles victoires ». Ainsi, le président de l’Apr donnait le tempo en perspective des élections législatives du 30 juillet 2017. Car l’enjeu principal, selon lui, est de « conquérir ou de conserver le Pouvoir. La conquête acquise, il reste à pérenniser son unité, renforcer sa capacité à gérer cette diversité en mettant en avant le projet collectif et l’intérêt général».

« L’unité nous renforce dans un espace de compétition qui laisse peu de place à la concession, la compromission et les polémiques stériles. Nos adversaires veulent nous affaiblir et nous, nous voulons nous renforcer. Nos divisions nous affaiblissent, donc elles renforcent nos adversaires. De la même manière, notre unité nous renforce, donc elle les affaiblit nos adversaires », persiste le président de l’Apr.

Si l’unité nous a permis de gagner toutes les batailles électorales depuis 2012, il n’en demeure pas moins qu’elle n’est, insiste Macky Sall, cependant jamais acquise définitivement, elle est un combat.

«Chaque militant doit avoir la claire conscience que la construction et la sauvegarde de l’unité du parti lui incombent au premier chef. C’est dans l’unité que nous pouvons faire efficacement face à l’adversité », a t-il déclaré devant le Secrétariat exécutif.

Développer l’esprit de solidarité et renforcer la discipline

Poursuivant son discours, le président de la République prône aussi le développement de l’esprit de solidarité qui doit, selon lui, guider notre action collective lorsque le consensus est trouvé ou lorsque la règle du jeu est appliquée. En plus de cela, Macky Sall préconise « la discipline qui cimente le parti et lui donne la force et la cohérence qu’il faut pour entreprendre des actions collectives. Déplorant certains comportements de ses responsables, Macky Sall s’est indigné de la latitude de certains «prompts à se répandre dans la presse tandis que d’autres se livrent à des chantages inadmissibles dans le parti ».

« On assiste également à des pratiques qui n’honorent personne, encore moins leurs auteurs. Comment comprendre que des militants de haut niveau prennent sur eux la responsabilité de divulguer les délibérations du parti à usage strictement interne? Et que d’autres étalent sur la place publique les minutes de réunions d’instance? », avait fustigé le Président Sall. Non sans inviter les militants à maintenir cette grande tradition de dynamisme, du sens de l’initiative et de la solidarité.

Des réalisations brandies

Dans le domaine du social, Macky Sall rappelle la baisse substantielle des prix des denrées de première nécessité, la revalorisation des pensions de retraite, la baisse de l’impôt sur les salaires, la bourses de sécurité familiale, le renforcement du transport public urbain. Il ajoute : « la couverture maladie universelle, la gratuité des soins de santé pour les enfants de 0 à 5 ans ainsi que pour les femmes qui doivent subir la césarienne ou encore les insuffisants pénaux, la carte d’égalité des chances, les initiatives hardies pour apporter l’eau potable et l’électricité aux populations rurales, représentation des Sénégalais de l’extérieur à l’Assemblée nationale, entre autres mesures en faveur de la diaspora.

Sur le plan économique, Macky Sall a fait savoir que le « pays présente une signature crédible sur tous les marchés financiers. Une véritable révolution s’opère en faveur des paysans avec la mécanisation de l’agriculture, la maîtrise de l’eau. Notre objectif d’autosuffisance alimentaire, en riz en particulier, est à portée de main ».

Revenant sur les programmes d’urgence mis en œuvre pour améliorer les conditions et le cadre de vie des populations, Macky Sall avait cité en exemple le «Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), du Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers (Puma) et de Promovilles (Promotion des Villes) ».

Sudonline

Évaluer cet élément
(0 Votes)

 

Au musée du quai Branly

Georges Léon Émile Balandier, a été l'un des plus grands sociologues et anthropologues africanistes français du XXe siècle. Enseignant charismatique et brillant pédagogue, en 1952 il a assuré à l'Institut d'études politiques de Paris les premiers cours sur les pays dits « en voie de développement » (c'est là qu'avec Alfred Sauvy, il inventa le concept de « tiers-monde »).


Par la suite, il a inauguré le cours de sociologie de l'Afrique noire et fondé le Centre d'études africaines (CEAF) à l'École Pratique des Hautes Études (EPHE). Puis, en 1962, il a occupé à la Sorbonne la première chaire de sociologie africaine où il avait été élu professeur. Il a été aussi fondateur des Cahiers d'études africaines, et directeur des Cahiers internationaux de sociologie ainsi que de la collection Bibliothèque de sociologie contemporaine aux Presses universitaires de France. Georges Balandier est décédé le 5 octobre 2016 à l'âge de 95 ans.


Son dernier ouvrage Du social par temps incertain, est paru en 2013 chez PUF.

À propos du conférencier


François Gaulme, docteur d'État ès Lettres et docteur en Ethnologie, est africaniste de formation, spécialisé en anthropologie politique dans la longue durée. Á l'issue de plus de deux décennies d'activité éditoriale sur les problèmes contemporaines du continent africain,
il a intégré la direction de la stratégie de l'AFD (Agence française de développement) en 2002, puis le MAE (Ministère des affaires étrangères) de 2007 à 2010, en se concentrant sur la problématique des situations de conflit et de fragilité. Il a rejoint fin 2012 le Département de la Recherche, où il est en charge des travaux et études conduites sur la thématique de la gouvernance des institutions publiques, avec une approche socio-anthropologique tant des partenaires extérieurs de l'aide de l'AFD que de l'outre-mer français. Il travaille également sur les thèmes de la « résilience » sociale

http://africanistes.org/c/publication/memoires-societe-africanistes
en vente online sur notre site :
http://africanistes.org/c/publication/memoires-societe-africanistes
www.africanistes.org Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .


Pour adhérer à notre Association, il faut adresser un Curriculum Vitae ainsi qu'une lettre de motivation à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .
Le parrainage de deux membres de la Société est également requis. N'hésitez pas à nous demander conseil en vous adressant à l'adresse mail précitée.
La candidature, qui doit être agréée par le Bureau de la Société, se matérialise ensuite par le versement de la cotisation annuelle (48 € tarif normal, ou 20 € tarif réduit). L'adhésion est un soutien essentiel pour la Société. Elle permet de recevoir le « Journal desAfricanistes », notre revue biannuelle; de bénéficier de 10 % de réduction sur l'achat des publications de la Société, de bénéficer également d'une déduction d'impôts; et sur présentation de la carte de membre, d'avoir l'accès gratuit au musée du quai Branly (avec coupe-file).


Les sociétés scientifiques et autres, légalement constituées, les associations, les établissements publics et privés (bibliothèques, administrations, musées, etc.) peuvent également faire partie de la Société. En tant qu'association à but non lucratif, loi 1901, nous rappelons que nos ressources proviennent essentiellement de la cotisation de nos membres, de nos abonnés, et de la vente de nos publications.

Évaluer cet élément
(0 Votes)

 

Réalisateur et auteur : Bernard Surugue Conseiller scientifique :
Gil Mahé Production : IRDMali, 2015, 52'

jeudi 1er juin 2017, 18h00 musée du quai Branly à Paris

Les « vieux qui savent » racontent le mythe d'origine du monde, et l'arrivée de l'eau sur la terre avec la naissance du fleuve Niger qui, long de 4200 km, dépend aujourd'hui de 9 pays d'Afrique de l'Ouest.

Le changement climatique durable perturbe l'équilibre de cette merveille de la nature et inquiète les populations riveraines. Des aménagements du Fleuve pourront-ils préserver cette ressource vitale pour le Mali et les
Bernard Surugue rencontre Jean Rouch en 1966. Ensemble, village après village, avec caméra et Nagra ils étudient les représentations du Mali et des pays limitrophes.


rituelles de la mythologie songhay-zarma. Depuis cette « initiation », Bernard Surugue utilise le cinéma pour promouvoir le développement social, économique et culturel des populations les plus démunies. Directeur de Recherche honoraire à l'IRD, il a réalisé une soixantaine de films, et enseigne le cinéma documentaire de l'Université Panthéon-Sorbonne.

www.africanistes.org Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Notre Lettre mensuelle informe sur les activités de la Société ainsi que sur les principales manifestations scientifiques ayant trait à l'Afrique : colloques, séminaires, soutenances de thèses ou d'habilitations à diriger des recherches, avis de nomination, publications d'ouvrages et d'articles, appels à contribution, bourses et prix, expositions, films.
Pour nous signaler un événement, merci de nous transmettre des informations complètes avant le 15 de chaque mois, en vous adressant à : Daniela Bognolo

http://africanistes.org/c/publication/memoires-societe-africanistes
en vente online sur notre site :
http://africanistes.org/c/publication/memoires-societe-africanistes
www.africanistes.org       Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .

 

Évaluer cet élément
(0 Votes)

En France, plus de 500 stations-service étaient en pénurie de carburant ce mercredi 31 mai, conséquence des blocages qui frappent les principaux dépôts de carburants depuis six jours. Mais alors que certains chauffeurs de camions-citernes veulent continuer le mouvement, les premières voix discordantes se font entendre.

Des klaxons retentissent pour soutenir la quinzaine de chauffeurs qui filtre l'accès au dépôt de Gennevilliers. Leur but : inciter les non-grévistes à ne pas ravitailler leurs camions. Mais après sept jours de grève, certains ne peuvent plus continuer, notamment ceux qui travaillent pour de petites entreprises. « Moi je le soutiens [le mouvement], mais je ne le fais pas. Parce que je travaille pour une petite boîte qui peut perdre un contrat. Et si elle le perd, je suis à la rue », justifie l’un d’eux.

Remotiver les troupes

Face à ce discours de plus en plus fréquent, les chauffeurs de camions-citernes en grève tentent de remotiver les troupes. « A un moment, on est tous fatigués. Les chauffeurs pensent à leurs crédits pour leur maison, leur voiture… Ils ont besoin de sous, ils sont fatigués moralement. Le patronat et les ministères le savent. Mais on va tous les rappeler et leur garantir qu’ils toucheront leur salaire », promet ainsi Salah Benboua, délégué syndical Force ouvrière.

Ceux qui ont décidé de poursuivre la grève se défendent de prendre les automobilistes en otage. « Prendre en otage, c’est avoir une arme et forcer quelqu’un. Moi je ne force personne. C’est sûr que pour les personnes qui vont travailler, c’est embêtant, mais on n’a pas le choix », fait valoir Thiago Moreira.

Lancé il y a six jours, le mouvement des conducteurs de camions-citernes vise à obtenir une amélioration de leurs conditions de travail, notamment des journées moins longues et un meilleur salaire. Et ses conséquences commencent à se faire ressentir. Selon l’application participative mon-essence.fr, mise à jour à partir des informations remontées par les abonnés, plus de 900 stations en France étaient touchées ce mercredi après-midi par le manque d’essence, dont 505 en rupture totale, sur les 11 000 que compte l’Hexagone.

Ruée dans les stations

Le gouvernement appelle les automobilistes au « civisme » et à conserver leurs habitudes de consommation de carburant. Mais il peine à être entendu. Craignant une pénurie, ceux-là se ruent dans les stations-service. Ainsi, près de cette station parisienne, l’une des dernières du quartier à ne pas être à sec, les pare-chocs se touchent sur plusieurs centaines de mètres, les voitures montent sur les trottoirs, slaloment entre les policiers. Toutes ont la même destination : la pompe à essence.

« J’ai attendu deux heures, témoigne une conductrice. En faisant un peu de forcing quand même, parce que les gens contournent, passent les uns devant les autres. C’est l’horreur, quoi. » Surtout que certains carburants commencent à manquer. « Il n’y a plus de 95, il n’y a plus de diesel, donc il ne va me rester que le 98, si les voitures devant en laisse. Sinon j’aurais gaspillé de l’essence à essayer d’en trouver », résume une autre.

« Des avancées significatives »

Cinq syndicats du transport ont été invités ce mercredi en fin d’après-midi au ministère des Transports pour discuter de « la prise en compte de la spécificité des chauffeurs transportant des marchandises dangereuses », afin de trouver une sortie au conflit. A l'issue de cette réunion, la CGT a salué des « avancées signficatives » qui pourraient aboutir à « la levée du mouvement en vue du week-end de trois jours » de la Pentecôte.

Le gouvernement doit ainsi présenter le 16 juin aux syndicats un certain nombre de modifications des contrats types, ce qui devraient répondre en grande partie aux revendications des salariés sur les conditions de travail. Un calendrier a également été arrêté pour la reconnaissance du métier spécifique de matières dangereuses, a rapporté le représentant de la CGT Jérôme Vérité.

RFI

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Sixième jour de manifestation à Al Hoceïma au Maroc où plus d'un millier de personnes s'est réuni, mercredi 31 mai, pour réclamer la libération de la quarantaine de personnes arrêtées dans le mouvement de protestation qui secoue la capitale du Rif depuis près d'une semaine. Le rassemblement s'est déroulé sans accrochage avec les forces de l'ordre. Baptisé Hirak, ce mouvement qui secoue le nord du pays depuis la fin de l'année dernière, à la suite du décès d'un pécheur, broyé dans une benne à ordure à Al Hoceïma, connaît un nouvel élan depuis le début du mois de ramadan. Des protestataires qui n'entendent pas renoncer à descendre dans la rue.

Selon Saad, étudiant en langue anglaise, la mobilisation n'est pas prête de s'arrêter. « D'après ce que nous avons vu depuis le début du mois de ramadan, je pense que les gens vont continuer à protester aussi énergiquement qu'ils le font maintenant, parce que le premier jour il n'y avait pas autant de monde, ça augmente chaque jour », estime-t-il, avant d'ajouter « les protestations ne vont pas s'arrêter à moins qu'ils acceptent nos demandes ».

La détermination des protestataires semble inébranlable, comme l'indique ce quadragénaire, agent de la fonction publique à Al Hoceïma. « On va sortir tous les soirs, jusqu'à la libération des détenus politiques. On va rester indéfiniment, toute notre vie, jusqu'à la libération de nos détenus politiques, parce que c'est un combat légal, c'est un combat social, c'est un combat à mener toute notre vie », décrit-il.

Les femmes de plus en plus visibles dans le mouvement

Devant plusieurs milliers de personnes, Nawal Benaissa harangue la foule. Cette mère au foyer de 36 ans fait partie des militants de la première heure. Elle devient aujourd’hui le visage féminin de la contestation.

« La participation des femmes dans le mouvement a toujours été omniprésente, mais après les arrestations des activistes commises par l’Etat, les femmes ont vaincu leur peur, car elles n’avaient plus d’autre choix que de sortir dans la rue pour soutenir leurs enfants, leur mari, leur père pour réclamer leur libération. Les femmes ont vu que leur présence était importante et elles sortiront jusqu’à ce qu’on libère nos détenus et jusqu’à ce qu’on réponde à nos revendications », plaide-t-elle.

Les femmes du Rif sont autant concernées que les hommes par les problèmes de la ville selon Zakia qui estime que « chaque femme a des enfants chômeurs à la maison ». Dans la région, la société est réputée conservatrice. Pourtant cette infirmière assure que les temps ont changé. « Maintenant les femmes travaillent ! Depuis 7 mois on sort toutes, même les vieilles, les femmes, les enfants, tous ! », s'exclame-t-elle. Le rendez-vous est donc donné une nouvelle fois ce jeudi pour un nouveau rassemblement après la rupture du jeûne du ramadan.

Les réseaux sociaux jouent un rôle important dans la contestation

Le rôle et l'influence de ces réseaux dépassent largement le rôle des médias classiques. L'existence de ces médias permet au Hirak d'exister, de continuer et de s'élargir. Le mouvement de contestation doit beaucoup de sa réussite à la force de frappe des réseaux sociaux. D'ailleurs on ne compte plus le nombre de Facebook live, de vidéos Youtube ou d'images des manifestations quotidiennes qui sont diffusées en direct.

Aussitôt diffusées, ces images sont reprises et partagées des centaines de fois par une population de jeunes activistes fortement mobilisés. Ces activistes sont surtout conscients que la bataille qu'ils mènent contre la corruption et pour la dignité se gagne d'abord sur ce terrain, car ce moyen populaire de communication relaie très vite les décisions des comités formés dans chaque ville et village du Rif. Les nouvelles technologies ont relégué les médias classiques, et surtout la télé à un rôle secondaire dans la bataille de l'information.

Si les révoltes dans les pays arabes ont été baptisées « les révolutions Facebook », il en est de même aujourd'hui pour le Hirak du Rif. Pour l'instant, il n y a pas encore de réelle coordination entre les comités, qui disent ne pas avoir d'autre but que la lutte contre la corruption. Si la spontanéité du mouvement fait sa force pour le moment, son absence de structure la rend aussi vulnérable a de possibles récupérations.

RFI

Page 9 sur 217

AUDIO

A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

Video galleries