Le Savoir Africain représente un parcours initiatique dans la maîtrise de l'Être africain sans doute vécu de façon intuitive par certains d'entre nous, donc du dedans, mais incontrôlé du dehors, sur le plan rationnel, c'est-à-dire philosophique et scientifique.


L'Africain moderne n'a pas conscience que son modèle de création est, en toute chose, conforme à la loi du cosmos et qu'en fait, il demeure un maître de l'Univers malgré la régression de sa pensée et de sa science traditionnelles. Avec l'ordre cartésien-capitaliste du savoir et de l'avoir, nous avons cessé d'être nous-mêmes. Cette coupure entre l'Être du dedans et l'Être du dehors explique à bien d'égards, nos errances spirituelles, morales, religieuses, culturelles et scientifiques, avec leurs cortèges de comportements paradoxaux. Une analyse des représentations scientifiques de la réalité laisse entrevoir la façon dont les sages d'Afrique ont pensé l'Univers et rendu sa complexité intelligible pour tous.


Ce faisant, elle nous permet d'évaluer la portée fondamentale des mythes à partir desquels ont été édifiées la connaissance rationnelle (la science, la philosophie) et l'expérience de cette connaissance (la spiritualité, la religion, l'âme, la conscience, l'initiation). Notre constat est clair : la Connaissance rationnelle n'a jamais quitté la terre africaine. Ce qui a fait défaut à son essor, ce sont les contradictions engendrées par la greffe, contre nature, des modèles religieux, sociaux et culturels exogènes, naguère incapables d'en décrypter la Valeur (Maât, axiologie). En faisant écho à un Principe d'Ordre universel indépassable par la rationalité humaine, la pensée africaine formalise un mode d'accès à ce qui est (ontologie), sur le plan de l'organisation des phénomènes de création physique, chimique, biologique, humaine et sociale. Nous refondons, sur cette base, la Science de la science ou encore la théorie de la connaissance (épistémologie) appelée à s'imposer pour le salut de l'Afrique et de l'Humanité.


Mbog Bassong est en service au Ministère de la Culture (Yaoundé-Cameroun). Géologue de formation et Planétologue, il approfondit la réflexion sur les rapports entre les sciences de l'univers et la régulation des sociétés humaines. Il est en outre Mbombog initié dans l'ordre ancestral du Mbog chez les Bassa du Cameroun.


Partout en Afrique noire, le modèle de l'Etat-nation montre ses limites : le néocolonialisme, la corruption, la pauvreté, le chômage, la traite des enfants, les déviances sexuelles, les conflits fratricides, les guerres civiles, les génocides, les élections truquées, la ruse constitutionnelle, les putschs militaires, le pillage des ressources, etc., nous fondent à penser autrement l'Etat de droit.

L'idée qui émerge de ce constat d'échec est celle d'une indispensable réhabilitation politique du pouvoir africain authentique.

Nous formalisons sur cette base la théorie de l'Universisme ; l'enjeu est de conjurer le chaos engendré par le modèle de l'Etat-nation et sa démocratie libérale, présumée à tort, légitime et universelle. Il apparaît urgent de restructurer les normes et valeurs de l'Afrique « profonde ». Nous risquerions, dans le cas contraire, d'hypothéquer les chances de survie des jeunes générations en renonçant à la pensée africaine, seule susceptible de faire écran au modèle dominant qui aliène, depuis bientôt cinq siècles, les intérêts matériels et immatériels du Monde noir.

Mbog Bassong est en service au Ministère de la Culture (Yaoundé-Cameroun). Géologue de formation et Planétologue, il approfondit la réflexion sur les rapports entre les sciences de l'univers et la régulation des sociétés humaines. Il est en outre Mbombog initié dans l'ordre ancestral du Mbog chez les Bassa du Cameroun.


Europe 1 a testé le nouveau Mac mini d'Apple, un ordinateur abordable qui s'adapte à tous les usages.


TEST


Un Mac sans écran, ni clavier, mais un Mac quand même. C'est l'idée du Mac mini qui, loin d'être une solution au rabais, reste l'ordinateur le plus accessible d'Apple. Mis à jour pour la première fois depuis des années fin 2018, il fonctionne comme une unité centrale, mais est ultra-compact. Mais est-il aussi efficace que les autres modèles de la gamme Mac ? Et peut-on l'utiliser comme ordinateur principal ? Europe 1 l'a testé.


Facilité d'installation.

Le Mac mini s'utilise comme n'importe quelle unité centrale. Lors de l'installation, il est donc nécessaire de lui connecter un clavier, une souris et un écran externe. Une fois cette installation, très simple, effectuée, il est possible d'utiliser le Mac mini comme tout autre Mac. Plusieurs déclinaisons de l'appareil existent : une première équipée de 128Go de mémoire et d'un processeur Intel Core i3 avec 8Go de mémoire vive et une seconde dotée de 256Go de mémoire, d'un processeur Intel Core i5 avec 8Go de mémoire vive. De nombreuses options peuvent être ajoutées, un processeur plus puissant, jusqu'à 64Go de mémoire vive ou jusqu'à 2To de stockage par exemple. Avec de telles options, il est tout à fait possible de faire du Mac mini un ordinateur ultra-puissant apte au montage vidéo, à l'animation 3D ou encore aux logiciels de dessins gourmands. Dans notre cas, nous avons testé la deuxième version, celle équipée d'un processeur i5.


Efficace au quotidien. Une fois démarré le Mac mini ressemble à n'importe quel Mac avec la même interface. La simplicité de la navigation dans macOS permet à ceux qui découvrent le système de le prendre en main facilement et rapidement. Au quotidien, le Mac mini fait parfaitement l'affaire. Il est adapté à la bureautique, à la navigation sur internet ou encore à l'envoi de mails. Toutes les tâches s'effectuent sans aucun problème et avec une grande fluidité. La possibilité de connecter un ou deux écrans au Mac mini offre un confort supplémentaire. Surtout, grâce à la richesse de la connectique, 4 ports USB C, deux ports USB "traditionnels", un port HDMI et port Ethernet il est facile de relier tous ses accessoires à l'ordinateur sans câbles ou adaptateurs supplémentaires.


Bon élève pour la vidéo et les tâches gourmandes.

Grâce à ces caractéristiques et la possibilité de lui connecter plusieurs écrans et appareils, le Mac mini est également un très bon compagnon pour les utilisateurs professionnels désireux de réaliser du montage vidéo ou des animations 3D. Les montages à base de fichiers vidéo Ultra HD 4K que nous avons réalisé lors de notre test n'ont posé aucun problème à l'ordinateur et l'export de la vidéo à l'issue du travail était rapide. Pour ceux qui souhaitent aller encore plus loin, l'ajout de quelques Go de mémoire vive peut être utile, mais le 8Go fait déjà bien l'affaire. La carte graphique, nettement améliorée par rapport au modèle précédent, explique notamment ce résultat. Il semble en revanche indispensable d'ajouter du stockage, les 128 et 256Go des modèles 'de base' étant trop limités. Il aurait même été préférable que plus de mémoire soit inclus dès le départ.


La sécurité en plus.

En plus des caractéristiques habituelles, Apple a également ajouté une puce de sécurité à son Mac mini, la puce T2. Cette dernière permet d'éviter tout vol de données sur le disque dur en le rendant illisible lorsqu'il est retiré de l'ordinateur et en vérifiant lors de chaque démarrage de l'appareil que le système d'exploitation est bien celui d'origine.

Notre avis.

Après plusieurs semaines d'utilisation, le Mac mini apparaît comme l'ordinateur de bureau idéal. A la fois compact, personnalisable, puissant et fluide, il se prête aussi bien aux tâches du quotidien qu'aux usages les plus gourmands en puissance et en énergie. Son design désormais 100% en aluminium recyclé lui offre un ressenti de haut de gamme. Il peut donc tout à fait être adopté pour de la bureautique ou par les professionnels.


Mac Mini, déjà disponible, à partir de 879 euros


« Le généticien James Watson, pionnier de l'ADN et prix Nobel, déchu de ses titres pour ses propos controversés sur la race et l'intelligence Par Koba

« Il faut lutter contre cette plaie, il faut que les citoyens du monde se battent pour stopper ces idées reçues qui polluent les relations. Il faut que nos politiques fassent que l'Afrique ne soit pas le coin pauvre du monde sur qui on balance tout ce qui exprime la suprématie. L'intelligence n'a rien à voir avec la couleur»P B CISSOKO


Le scientifique américain James Watson, lauréat du prix Nobel, a été déchu de ses titres honorifiques après avoir répété ses commentaires sur la race et l'intelligence.
Dans une émission télévisée, le pionnier des études sur l'ADN a fait référence à une idée selon laquelle les gènes causent une différence moyenne entre les Noirs et les Blancs lors des tests de QI (Quotient Intellectuel)


Le laboratoire de Cold Spring Harbor a déclaré que les remarques du scientifique âgé de 90 ans étaient « non fondées et imprudentes ».


(...) Il a partagé le prix Nobel en 1962 avec Maurice Wilkins et Francis Crick pour leur découverte en 1953 de la structure à double hélice de l'ADN.
Le Dr Watson a vendu sa médaille d'or en 2014, affirmant qu'il avait été ostracisé par la communauté scientifique après ses remarques sur la race.
En 2007, le scientifique, qui travaillait autrefois au laboratoire Cavendish de l'Université de Cambridge, a déclaré au journal Times qu'il était « sombre par nature pour la perspective de l'Afrique » car « toutes nos politiques sociales sont fondées sur le fait que leur intelligence est la même que la nôtre – alors que tous les tests ne le montrent pas vraiment » . » https://www.fdesouche.com/1140949-le-geneticien-james-watson-pionnier-de-ladn-et-prix-nobel-dechu-de-ses-titres-honorifiques-pour-ses-propos-controverses-sur-la-race-et-lintelligence


Ic l'article de Franck Salin


Le généticien américain James Watson, à qui le prix Nobel a été décerné en 1962, ne fait pas dans la demi-mesure. A la une d'un journal britannique, il défend la thèse de l'inégalité des races. Il n'en est hélas pas à son coup d'essai. Actuellement en tournée en Grande-Bretagne pour présenter son dernier ouvrage, il s'apprête à diffuser ses théories frelatées.


Gobineau et ses adorateurs fascistes ne l'auraient pas renié, Mr Watson. Codécouvreur de l'ADN, Nobel de médecine en 1962, le professeur américain a déclaré le 14 octobre dernier dans les colonnes du journal britannique Sunday Times que « les Africains sont moins intelligents que les Occidentaux ». Particulièrement en forme, la sommité ne s'est pas arrêtée en si bon chemin. Sans doute mis en confiance par son intervieweuse, la journaliste Charlotte Hunt-Grubbe, une ex-scientifique qu'il avait hébergée il y a dix ans, il a ajouté qu'il était « fondamentalement pessimiste quant à l'avenir de l'Afrique » car « toutes nos politiques [occidentales] d'aide sont fondées sur le fait que leur intelligence est la même que la nôtre, alors que tous les tests disent que ce n'est pas vraiment le cas ». Bien décidé à montrer qu'il ne croit pas en l'égalité des hommes, il affirme que « les gens qui ont des employés noirs découvrent que ce n'est pas vrai ». Forcé de reconnaître que les exemples de non-blancs brillants sont pléthore, il se fait conseiller et lâche que « beaucoup de gens de couleur sont très talentueux, mais ne leur donnez pas de promotion quand ils n'ont pas fait leur preuve à un niveau inférieur. »


A l'heure où la France inscrit le test ADN dans la loi, alors que rien ne l'obligeait à légiférer sur le sujet, et où les discours xénophobes font florès en Occident, entendre un scientifique de renom défendre de telles positions ne fait pas que nous révolter. Il y a en effet matière à s'inquiéter lorsqu'un chercheur couronné par ses pairs, récipiendaire du prix le plus prestigieux de sa discipline, s'inscrit dans la droite ligne du racisme scientifique qui s'est développé en Europe et aux Etats-Unis dès le courant du XIXe siècle. Watson déclare que ses conclusions s'appuient sur « des tests ». Cependant, aucun de ces prétendus tests – en particulier ceux du QI –, nombreux au cours de ces deux derniers siècles, n'a tenu la route face à la recherche scientifique qui a, chaque fois, prouvé combien les méthodes employées pour les réaliser étaient biaisées. Combien de fois faudra-t-il encore le dire ? Il n'y a pas de races humaines ! Des morphotypes et des cultures différentes n'impliquent pas d'inégalités intellectuelles entre les êtres humains.


Il défend l'idée d'une supériorité de l'homme blanc et hétérosexuel


L'on pourrait mettre les errements de James Watson sur le compte de l'âge. A 79 ans, il pourrait ne plus avoir toute sa tête. Cependant, il paraît être encore assez lucide pour garder la confiance du conseil d'administration d'un grand institut de recherche aux Etats-Unis. Il est l'actuel directeur du Cold Spring Harbor Laboratory (CSHL) de New York. D'autre part, le généticien émérite, père d'un enfant atteint d'un retard mental, n'en est pas à son premier esclandre. Critiqué pour ses positions misogynes et homophobes – en 1997, il évoque la possibilité de trouver un gène de l'homosexualité, prétextant que «les femmes doivent pouvoir avorter si leur enfant est testé homosexuel » -, il a, il y a une dizaine d'années, tenu des propos douteux sur la libido des noirs.
Le professeur Watson est actuellement en tournée en Grande Bretagne pour présenter son dernier ouvrage, Avoid Boring People : Lessons from a life in science (Eviter les gens ennuyeux : leçons d'une vie passée dans les sciences ), dans lequel il développerait l'idée selon laquelle rien ne prouve que l'intelligence de peuples géographiquement éloignés ait évolué de la même façon. Ses récentes déclarations ont créé quelques remous dans la presse et le milieu scientifique.

Pour la direction du Muséum des Sciences de Londres, le chercheur américain est allé « au-delà d'un niveau de débat acceptable ». Elle a annulé la conférence qu'il devait donner dans ses locaux. Des associations de défense des droits de l'homme lui ont demandé de s'excuser publiquement. Cependant, les autres institutions où le généticien doit s'exprimer ont préféré maintenir ses interventions en donnant au public la possibilité de l'interroger sur ses propos. Par conséquent, l'apôtre de l'inégalité des races, auréolé d'un prix Nobel en partie usurpé à la scientifique juive Rosalind Franklin, pourra distiller son prêche nauséabond en toute tranquillité. Une mobilisation plus active des médias et des politiques paraît plus que jamais nécessaire pour couper court aux élucubrations du Dr. Watson. S'il n'était qu'un citoyen lambda, ses propos n'auraient pas mérité que nous nous y arrêtions. Mais sa position pourrait redonner du crédit à des théories qu'il est urgent de jeter aux oubliettes de l'humanité.
Conseil de lecture :


https://www.afrik.com/racisme-un-nobel-de-medecine-affirme-que-les-noirs-sont-moins-intelligents-que-les-blancs


Le pays des pharaons désigné pour organiser la prochaine CAN, Mohamed Salah nommé meilleur footballeur africain de l'année : les CAF Awards ont concrétisé une journée pleine d'honneur pour l'Égypte.
Le Point Afrique


Ballon d'or africain pour la deuxième fois consécutive, Mohamed Salah tient son trophée entre Ahmad Ahmad, président de la Confédération africaine de football, et George Weah, président du Liberia, en ce mardi 8 janvier 2019.


C'est donc l'Égypte qui va abriter la prochaine Coupe d'Afrique des nations (CAN), comme l'a indiqué à Dakar Ahmad Ahmad, le président de la Confédération africaine de football (CAF). Pour rappel, l'organisation de la CAN avait été retirée au Cameroun en novembre dernier compte tenu des retards dans les travaux d'infrastructures et de la situation délicate du pays sur le plan sécuritaire. Depuis, deux pays s'étaient manifestés comme candidats : l'Égypte et l'Afrique du Sud.


La journée de l'Égypte


Quoi qu'il en soit, cette journée du mardi était partie pour être particulière pour l'Égypte. En effet, après cette annonce de l'organisation de la CAN en Égypte, la question s'était posée de savoir si un deuxième événement mettant à l'honneur le pays des pharaons allait avoir lieu. Elle s'imposait au regard du fait que Mohamed Salah, évoluant à Liverpool, apparaissait comme le favori du Ballon d'or à côté de Sadio Mané (Liverpool aussi) et Pierre-Emerick Aubameyang (Arsenal). Il faut dire que ses statistiques impressionnantes de la saison dernière plaidaient en sa faveur : avec Liverpool, Salah a inscrit 44 buts toutes compétitions confondues en 2017-2018 et a terminé en tête du classement des buteurs du championnat d'Angleterre avec 32 réalisations. L'ailier de 26 ans fut ainsi l'un des grands artisans du parcours des Reds jusqu'en finale de Ligue des champions, perdue contre le Real Madrid (3-1), lors d'une rencontre douloureuse pour le Pharaon, blessé à l'épaule et contraint de quitter ses partenaires après un accrochage avec le défenseur madrilène Sergio Ramos.

Diminué pour la Coupe du monde, Salah n'était pas parvenu dans la foulée à éviter une élimination de la sélection égyptienne dès le premier tour. Cette saison, il lui a d'ailleurs fallu un peu de temps pour retrouver ses sensations en club, d'autant qu'il semble renouer avec son meilleur niveau, à l'image de ses 13 buts inscrits en Premier League. Mi-décembre, la BBC lui a d'ailleurs décerné pour la deuxième année consécutive le prix du joueur africain de l'année, après un vote de ses auditeurs. Un avant-goût du Ballon d'or africain de ce mardi  ? Pour sûr, puisque Mohamed Salah a été couronné Ballon d'or africain devant Sadio Mané (Liverpool) et Pierre-Emerick Aubameyang (Arsenal). Il imite ainsi le Sénégalais El Hadji Diouf (2001, 2002), l'Ivoirien Yaya Touré (2011, 2012) et le Camerounais Samuel Eto'o (2003, 2004), seuls joueurs à avoir remporté le trophée deux fois d'affilée.


Sadio Mané, Ballon d'argent


Juste derrière dans les pronostics, son coéquipier en club, le Sénégalais Sadio Mané, a finalement raté le coche, même s'il était un concurrent sérieux. Faut-il rappeler qu'il avait d'ailleurs déjà terminé en deuxième position en 2017, après une troisième place en 2016. En effet, Mané, 26 ans, a lui aussi été déterminant sur le front de l'attaque de Liverpool lors la précédente campagne de Ligue des champions, comme en témoignent ses 10 buts en C1 la saison dernière. À l'instar de Salah avec l'Égypte, il n'a ensuite pas réussi à dépasser le premier tour de la Coupe du monde avec le Sénégal. « Salah, Mané, je pense que ça va être dans cet ordre-là », avait estimé l'ancien gardien emblématique du Cameroun Joseph-Antoine Bell, interrogé par l'AFP. « Sur l'impression générale et les statistiques, ce serait plutôt Salah, mais il ne faut pas les opposer. L'un sera Ballon d'or et l'autre Ballon d'argent », avait-il conclu.


Aubameyang complète le podium


Quant au Gabonais d'Arsenal Pierre-Emerick Aubameyang, il a terminé à la troisième place malgré ses performances qui le font pointer cette saison en tête du classement des buteurs de Premier League grâce à ses 14 réalisations. Mais le Ballon d'or africain 2015 a dû digérer son transfert du Borussia Dortmund à Arsenal à l'hiver 2018 et les Gunners ont peiné en championnat en terminant à la 6e place, derrièrele « Big Five » Manchester City, Manchester United, Tottenham, Liverpool et Chelsea.


D'autres prix ont également été remis par la CAF ce mardi à Dakar, notamment celui dumeilleur entraîneur de l'année 2018. C'est le sélectionneur des Lions de l'Atlas, Hervé Renard, qui a damé le pion à ses deux concurrents : le sélectionneur du Sénégal, Aliou Cissé, et l'entraîneur de l'Espérance sportive de Tunis, Mouine Chaâbani.


http://afrique.lepoint.fr/sport/football-apres-la-can-2019-a-l-egypte-le-ballon-d-or-a-salah-08-01-2019-2284066_2265.php?boc=2205359&m_i=bj_bm6CtRkDpODlzrpwE04h0QIxcqummaK0RzrYFDs1yRN0yW8PKEM5HHubBEYGvixtgpGhzSb1CtOBVwBXJ4SoaI4LCbJ&M_BT=2197751517047#xtor=EPR-6-[Newsletter-lepoint-afrique]-20190115

 

 

A tout seigneur tout honneur! Puisque l'Afrique se targue à juste titre d'honorer ses vieillards, commençons par Abdoulaye Wade, qui a perdu l'élection présidentielle au Sénégal face à Macky Sall.

Gorgui (le Vieux) aimerait sans doute que l'on se souvienne de lui à travers ce proverbe berbère:

«Le corps de l'homme est bien petit par rapport à l'esprit qui l'habite.»

Hélas, le pape du Sopi (le changement), perçu comme un homme vaniteux, risque davantage de faire parler de lui au travers de cette sentence peule:

«Si tu fais d'une grenouille un roi, ne t'étonne pas de l'entendre coasser.»

Alpha Condé, le président guinéen semble bien parti pour lui succéder au palmarès des présidents ayant une très forte estime de soi, pour ne pas dire un ego surdimensionné. Hélas,

«un morceau de bois aura beau rester longtemps dans le marigot, il ne deviendra pas un caïman».

Et, en matière politique, le boubou ne fait pas le marabout. A force d'être resté trop longtemps dans le marigot de l'opposition, Alpha Condé n'a pas (encore) su devenir un président, disent ses anciens alliés de l'opposition. Ou plutôt, il n'a pas compris que,

«c'est en essayant encore et encore que le singe apprend à sauter».

Alpha Condé croit tout savoir sur la fonction de président? Sans doute, à l'instar d'Abdoulaye Wade, lui manque-t-il l'humilité de l'élève.

Amadou Toumani Touré a eu, pour sa part, dix ans pour apprendre. Entre la transition de 1992 et son élection de 2002. Hélas,

«sans un guide, le chemin seul ne te mène pas où tu aimerais aller».

Le Malien, évincé par un coup d'Etat militaire le 22 mars, eût été bien avisé de trouver un bon guide pour sortir son pays de l'ornière. Mais, ne dit-on pas que

«le chameau ne voit pas sa bosse»?

L'animal politique qui traîne sa bosse dans la savane politique avec le plus de ténacité est indéniablement Alassane Ouattara. Son accession au pouvoir en Côte d'Ivoire a été une rude bataille contre le TSO, le Tout Sauf Ouattara. Au point que, aujourd'hui, ce proverbe semble avoir été écrit pour lui:

«Assieds-toi au bord du fleuve et tu y verras passer le corps de tes ennemis.»

Revenu de quinze ans de luttes politiques, tour à tour contre Henri Konan Bédié, Robert Gueï, et Laurent Gbagbo, le phénix de Korogo peut désormais tranquillement méditer cette phrase:

«Même à sec, la rivière garde son nom.»

A sec, Paul Biya ne l'est assurément pas.

«Même le poisson qui vit dans l'eau a toujours soif», dit-on au Cameroun.

Combien d'années au pouvoir —il commence la trentième— lui faudra-t-il avant d'être suffisamment désaltéré? Et si pour les Congolais,

«la force du baobab est dans ses racines»,

alors il est clair que Paul Biya a su s'enraciner avec force dans le paysage politique camerounais.

«Jamais le maïs n'a raison contre la poule»

Pour l'avoir compris très tôt, (le 15 octobre 1987, date de la mort de Thomas Sankara), le Burkinabè Blaise Compaoré a toujours cultivé un sens de la realpolitik qui ressemble de plus en plus à du cynisme. Si certains princes acquirent une importance à coup de pétrodollars, lui l'a gagnée en jouant le «parrain» dans la sous-région d'Afrique de l'Ouest. Aujourd'hui, il peut, comme les Gabonais, méditer cette maxime ancestrale:

«Quelle que soit la maigreur de l'éléphant, ses testicules emplissent une marmite.»

Ali Bongo est encore une jeune pousse, surtout comparé à l'exceptionnelle longévité de son père. Mais, si l'on en croit les Nigériens,

«ce n'est pas le jour de la chasse qu'il faut élever un chien».

Et le père d'Ali, Omar Bongo, a formé celui-ci longuement et patiemment à la succession dynastique.

Et puisque «l'eau chaude n'oublie pas qu'elle a été froide»,

nul doute que le jeune président gabonais Ali Bongo n'oubliera pas de sitôt d'où il vient et par où il est passé. Il n'y a plus qu'à espérer qu'Ali n'engendre pas un successeur, dans cette famille où l'on applique cette maxime:

«l'éléphant ne se lasse jamais de porter sa trompe».

En parlant d'héritier, Faure Gnassingbé ressemble à ce proverbe:

«L'héritier du léopard, hérite aussi de ses tâches».

L'opposition togolaise en sait quelque chose, et ne voit pas grande différence entre le pelage du fils et celui du père.

Et s'il est vrai que «la figue ne tombe jamais en plein dans la bouche»,

il existe aussi des pays où les figues ne risquent pas de tomber dans certaines bouches...

Mais, s'il est vrai que «l'œuf ne danse pas avec la pierre»,

les opposants d'Idriss Deby feraient bien d'arrêter de vouloir danser dans les compétitions électorales.

En effet, «on n'attrape pas l'hippopotame avec un hameçon», dit-on en Côte d'ivoire, pas plus qu'«on ne pile le mil avec une banane mûre».

Quant au président tchadien, s'il lui arrive de méditer, ces deux phrases sont faites pour lui:

«Un homme sans culture est un zèbre sans rayures» et «une pirogue n'est jamais trop grande pour chavirer».

http://m.slateafrique.com/84411/les-proverbes-qui-collent-a-la-peau-des-dirigeants-africains

 

La crise du Muntu: Authenticité africaine et philosophie : essai Broché de Fabien Eboussi-Boulaga (Auteur)

Comment un discours philosophique peut aujourd'hui s'instaurer en Afrique Noire, dépassant les obstacles qui oblitèrent encore son avènement : soit, celui de la rhétorique ethnophilosophique que supporte, dans l'oubli de l'aliénation subie, la nostalgie d'une authenticité perdue ; soit, celui du renoncement à soi en posant comme instance de tout discours légitime, la " Philosophie ", produit prestigieux de l'omniprésent pouvoir occidental. Telle est l'intention de cet ouvrage important. F. Eboussi-Boulaga, au-delà de tout abandon et échappatoire, entreprend de fonder en toute rigueur un discours philosophique qui assume le devenir pour-soi de l'homme africain dans la totalité de ses déterminations et de ses exigences

Cameroun : Fabien Eboussi Boulaga, le penseur camerounais quitte la scène Par Emmanuel Batamag
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Fabien Eboussi Boulaga, philosophe camerounais de renom, a rendu l'âme le samedi13 octobre 2018 à l'âge de 84 ans après avoir passé deux semaines à la clinique Jourdain de Yaoundé.
Né le 17 janvier 1934 à Bafia, Fabien Eboussi Boulaga a fait ses études secondaires au petit séminaire d'Akono dans le Sud du Cameroun, avant d'entrer dans la Compagnie de Jésus (les Jésuites) en 1955. Il est ordonné prêtre en 1969 et est définitivement incorporé dans la compagnie de Jésus en 1973.

Il se fait remarquer par ses prises de positions notamment dans la publication du Bantou problématique en 1968, et par ses prises de position théologiques, notamment dans La démission en 1974 qui provoqua un tollé dans les milieux ecclésiastiques ; en effet, le document appelait au départ organisé des missionnaires. Trois ans plus tard, il publie La Crise du Muntu qui se penche sur les questions d'authenticité et de tradition très en vogue dans les années 1970. En 1980, il décide de quitter les Jésuites et demande son retour à l'état laïc ; ce départ de la vie sacerdotale et religieuse vient à la suite d'une réflexion bien murie et nourrie : en effet Eboussi affirme avoir « perdu la foi » dès 1969. Il publie une année plus tard Christianisme sans fétiche.

C'est une critique des prétentions dogmatiques et métaphysiques du catholicisme en contexte colonial. Titulaire d'une licence de théologie obtenue à l'Université de Lyon, docteur en philosophie puis en lettres, il fut enseignant à Abidjan, puis professeur à l'Université de Yaoundé.
Il s'engage dans les années 1980 dans des associations de défense des droits de l'homme. Il publie des ouvrages, d'abord sur la théologie, puis sur la politique. Depuis 1994, il est professeur de l'Institut catholique de Yaoundé.


– Ses Œuvres :


La crise du Muntu, Authenticité africaine et philosophie, Présence africaine, Paris, 1977 et 1997.
Christianisme sans fétiche, Présence africaine, Paris, 1981.
A contretemps, L'enjeu de Dieu en Afrique, Karthala, Paris 1992.
Les conférences nationales en Afrique, Une affaire à suivre, Karthala, Paris, 1993.
La démocratie de transit au Cameroun, L'Harmattan, Paris, 1997.
Lignes de résistance, Éditions CLE, Yaoundé, 1999.
Christianity without fetishes, Orbis, New York , 1985.
Christianity without fetishes, Lit Verlag, Germany , 2002
Le génocide rwandais – Les interrogations des intellectuels africains, (Sous dir.), Éditions CLE, Yaoundé, 2006.
La dialectique de la foi et de la raison (Sous la direction), éditions terroirs, Yaoundé, 319 pages, 2007.
L'Affaire de la philosophie africaine. Au-delà des querelles, Karthala-éditions terroirs, Paris-Yaoundé, 2011.


https://www.afrik.com/cameroun-fabien-eboussi-boulaga-le-penseur-camerounais-quitte-la-scene

L'homme aurait-il définitivement déraillé ? - Communiqué de l'association Energie Environnement - Ile de La Réunion. François-Michel MAUGIS

De nombreux auteurs, de nombreux scientifiques découvrent et nous expliquent depuis quelque temps que les choses de la vie sont beaucoup moins simples que ce que l'on croyait jusqu'à présent. La maxime : « Plus j'apprends plus je prends conscience de l'énormité de mon ignorance », n'a jamais été aussi vraie. Adieu nos certitudes, bonjour l'inconfortable incertitude.


Prenons le cas d'une espèce animale très particulière. Notre grande famille des mammifères n'est pas née d'hier. Si l'on s'en tient à la génétique et l'épigénétique, cette longue histoire a laissé des traces dans notre cerveau, dans notre comportement. En tant que mammifère, nous avons subi une curieuse évolution.

En effet, cette famille animale est apparue sur Terre il y a 240 millions d'années et a vécu terrorisée par la présence des dinosaures pendant plus de 150 millions d'années. Mais, avec leur disparition, le calvaire de notre famille de mammifères, ne s'est pas arrêté.

Il y eut ensuite l'apparition de mammifères carnivores tout aussi dangereux et terrifiant que les dinosaures. Et cela a duré quasiment jusqu'à la période préhistorique, soit plus de 60 millions d'années. Pourquoi croyez-vous que nos ancêtres étaient perchés dans les arbres ? Qui sont donc nos ancêtres les Anthropoïdes ?

Une famille de mammifères soumis, ayant vécu dans la terreur pendant plusieurs millions d'années ?

Si l'on en croit ces fameuses règles de la génétique et de l'épigénétique, cela laisse des traces.

D'ailleurs, pour ce qui est des humains proprement dit, cela se complique. La station debout entamée il y a 6 millions d'années, ne lui a pas réussi. Le bassin de nos femelles s'étant considérablement rétrécis, ne sont parvenu à naître que des petits humains prématurés. Et voilà la raison pour laquelle nous sommes le seul animal à ne produire que des enfants immatures que l'on doit élever et aider à survivre pendant plusieurs années.

Le petit poulain gambade sur ses quatre pattes, quelques minutes à peine après sa naissance. Cela fait mal de savoir que nous sommes tous les descendants de prématurés, c'est pourtant l'exacte vérité (1). Connaissant cette histoire, beaucoup de choses pourtant s'éclairent.

C'est un peu comme un enfant mal dans sa peau qui découvre sur le tard, ses véritables origines. Ça fait mal mais c'est indispensable pour se construire.


Au vu de tout cela, peut-on continuer à dire que l'homme n'est pas animal ?

Pire que tout, peut-on continuer à dire que l'homme est un être supérieur ?

Pas si sûr. Certains penseurs, certains philosophes, en tout cas, ont franchi le pas. Ayant tant subi, l'homme serait en réalité un sous-produit de la création, un être veule, soumis, agressif et quasiment schizophrène et notre prétendue intelligence ne servirait qu'à masquer cette tare congénitale. Sa folie des grandeurs et du « Toujours plus » ne serait qu'une réaction violente aux souffrances du passé. Et, nous le savons aujourd'hui, la colère, même rentrée, peut faire bouger les montagnes. Nous nous contentons de détruire notre planète.

Alors, être supérieur ? Je vous laisse juge.


(1) Ref: SAPIENS de Harari - Ed. Albin Michel.


François-Michel MAUGIS – La Réunion   Économiste, écrivain, philosophe et conférencier.     http://www.assee.fr

 

Enfants et écrans: peut-on les débrancher? Les smartphones nuisent aux relations sociales des ados - Un lycée anglais «désintoxique» ses élèves en les privant de leurs smartphones- Les jeunes se disent incapables de vivre une journée sans smartphone


Par Le Figaro Etudiant

46 % utilsent le téléphone la chambre, 18% au salon; 20% aux toilettes, 15% dans la cuisine et 1% autre....


51 % des étudiants déclarent réviser dans leur lit. Crédits photo: Peter Snaterse / Shutterstock


Le smartphone acquiert progressivement une place centrale dans les révisions des étudiants et change leur manière de travailler. Ils sont ainsi de plus en plus nombreux à réviser dans les WC ou allongés dans leur chambre.


Le mot «nomophobie», qui désigne la peur d'être sans son téléphone portable, a été élu mot de l'année 2018 par le Cambridge Dictionary. Et pour cause: ces appareils prennent de plus en plus d'importance dans nos vies, au point de ne plus pouvoir rien faire sans eux. Même étudier, selon une étude menée auprès de 724 étudiants par le site de soutien scolaire Kartable qui révèle que le smartphone serait en passe de devenir un outil de révision incontournable.


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Ils sont 56 % des jeunes interrogés à utiliser quotidiennement leur smartphone pour faire leurs devoirs ou réviser leurs cours. Pour presque la moitié d'entre eux, cette utilisation représente 10 à 30 minutes par jour, mais cela va plus loin pour 5 % des étudiants, qui passent plus d'une heure sur leur téléphone dans le cadre de leurs études. Dans les années à venir, le smartphone semble appelé à prendre encore plus de place dans le cadre scolaire et universitaire, puisque 93 % des jeunes interrogés prévoient de l'utiliser de plus en plus pour leurs études.
20 % des étudiants révisent aux toilettes


Et comme notre smartphone nous suit partout, cela signifie aussi que les adolescents révisent dans des lieux de moins en moins traditionnels. Terminée l'image de l'étudiant sagement assis pendant des heures devant le bureau de son studio. S'ils sont encore 44 % à travailler sur leur téléphone dans leur chambre, c'est surtout allongés sur le lit qu'ils aiment le faire, dans 51 % des cas. Enfin, 20 % d'entre eux se sentent à l'aise pour potasser leurs cours... aux toilettes.

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À l'extérieur, la possibilité de réviser sur son téléphone change aussi la donne. Le temps passé dans les transports en commun n'est désormais plus du temps perdu: 22% des jeunes interrogés l'utilisent pour travailler. Néanmoins, l'école demeure leur endroit favori pour se concentrer: ils sont 29 % à la citer en premier dans la liste de leurs lieux de prédilection pour travailler en dehors de leur domicile. Smartphone ou pas, pour réfléchir et se canaliser, un cadre de travail bien défini semble toujours aussi important pour les étudiants.


Par Guyonne de Montjou


ENQUÊTE - Tablettes, smartphones, ordinateurs... Les écrans sont partout. Entravent-ils durablement le développement affectif, intellectuel et social de nos enfants ou bien renforcent-ils leur capacité de déduction, leurs réflexes, leur ouverture sur le monde ? Nous avons enquêté, sans parti pris, auprès des psychologues, parents, éducateurs et enfants.


L'appartement est plongé dans la pénombre. Les habituels cris d'enfants ont laissé place au silence. Quelqu'un retient son souffle dans la pièce voisine.

Le parquet craque. «Y a-t-il quelqu'un?» Pas de réponse. Un bruit furtif. Dans la chambre, les enfants assis sur le lit viennent de cacher la tablette sous la couette. Au sein des familles, l'écran est devenu un objet stratégique autour duquel les vies tournent, les relations se structurent, les conflits naissent. «Connecté, il devient ce lien vers le monde extérieur qu'on ne peut plus lâcher», déclare la psychologue clinicienne Béatrice Copper-Royer, qui avoue consacrer 40 % de ses consultations à ce sujet avec les jeunes, souvent lors d'un décrochage scolaire.
Téléphones, ordinateurs, télévision, tablettes... Ces outils deviennent familiers dès le plus jeune âge, parfois bien ...
Les jeunes se disent incapables de vivre une journée sans smartphone


Par Le Figaro Etudiant


Les Français préfèrent abandonner l'alcool, le sport ou le sexe plutôt que de vivre une semaine sans smartphone. Crédits photo: Shutterstock/Prostock-studio
Selon une étude, 89% des 12-14 ans possèdent un smartphone. Les jeunes filles sont plus accros à leur smartphone que les garçons. Ils passent en moyenne 2h30 devant leur écran de téléphone.
Une étude de l'opérateur téléphonique Bouygues Télécom* confirme l'addiction des jeunes à leur smartphone. Les 15-25 ans sont bien plus connectés que leurs aînés. Ils n'hésitent pas à utiliser leur smartphone quand ils sont avec leurs amis (69%), dans les transports (63%), dans la rue (61%), lors de repas de famille (41%) ou lors d'une sortie culturelle (26%). Ils passent en moyenne 2h30 devant leur smartphone, soit une heure de plus que leurs aînés.


Le smartphone apparaît pour eux comme un véritable couteau suisse. C'est avant tout un outil de sociabilité pour 94% des jeunes, grands utilisateurs de réseaux sociaux. C'est aussi un moyen de regarder la télé (63%), utiliser des applications de jeux (73%), écouter de la musique (74%) ou regarder des films ou séries en streaming (73%).


Le premier smartphone à 11 ans et demi en moyenne


43% des Français n'éteignent jamais leur smartphone, notamment lorsqu'ils vont au cinéma ou assistent à un concert, indique l'étude. Cette proportion est plus élevée chez les 15-25 ans (57%) et plus encore chez les jeunes filles (64%). Et 84% des jeunes se disent incapables de se passer de leur smartphone pendant une journée, contre 62% pour l'ensemble des Français. Lesquels préfèrent abandonner l'alcool (79%), le sport (66%), le café (61%) ou le sexe (41%) plutôt que de vivre sans smartphone pendant une semaine.


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Les jeunes sont connectés de plus en plus tôt. Ils obtiennent leur premier mobile à 11 ans et demi en moyenne. Neuf préados (12-14 ans) sur dix possèdent un smartphone, offert par leurs parents à l'entrée au collège. Les jeunes Franciliens (95%) sont plus équipés qu'en province (88%). Facebook, YouTube et Snapchat sont leurs trois applications favorites des 12-14 ans. «Les préados redoutent les temps morts et les espaces sans wi-fi. Pour eux, il est important de pouvoir se connecter en Wi-Fi à leur domicile (98%), mais aussi chez leurs copains (83%) et dans les lieux publics (79%)», remarque l'étude.
* Étude menée en ligne par l'Observatoire Bouygues Telecom des pratiques numériques des Français auprès de 2005 individus disposant d'un smartphone, issus d'un échantillon représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus et 201 individus âgés de 12 à 14 ans.
Les étudiants qui utilisent leur smartphone en cours ont de moins bons résultats
Par Wally Bordas •


Les élèves qui utilisent leur portable en cours ont de moins bonnes notes que leurs camarades. Crédits photo: ProStockStudio - Shutterstock


Une étude menée par deux universités belges démontre que les étudiants qui ont l'habitude d'utiliser leur smartphone en cours obtiennent de moins bons résultats aux examens que leurs camarades.
Regarder des vidéos de chats sur Facebook, tester le dernier filtre à la mode sur Snapchat, lire les dernières actualités sur Twitter. Faire tout sauf ce que l'on devrait être en train de faire: travailler. Qui ne s'est encore jamais retrouvé dans cette situation, lorsque l'amphithéâtre est plein et que le cours dure trois heures?
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Selon une étude menée par l'université de Gand et l'université d'Anvers, en Belgique, l'usage du smartphone en cours aurait un impact sur la réussite aux examens. Pour établir ce constat, les chercheurs ont interrogé 696 étudiants pour connaître la fréquence d'utilisation de leur smartphone pour neuf activités différentes, comme la lecture de courriels, la recherche d'informations et la prise de photos. Ils ont ensuite comparé les réponses des élèves aux résultats obtenus aux examens.


Smartphone et concentration ne font pas bon ménage


L'étude révèle ainsi que les étudiants ayant un usage du smartphone au-dessus de la moyenne affichent approximativement 1,1 point de moins sur 20 à leurs résultats d'examens que les autres élèves. D'ailleurs, l'échec aux examens est également plus élevé avec une utilisation accrue du smartphone. Selon l'enquête, les étudiants qui ont un usage du smartphone supérieur à la moyenne n'ont réussi que 60,6 % de leurs examens, contre 68, % pour les autres élèves.


«Ces résultats ne m'étonnent pas, témoigne Catherine Lejealle, sociologue spécialiste du digital et enseignant-chercheur à l'ISC Paris. Les étudiants pensent toujours, à tort, qu'ils sont multitâches. Or lorsque le cerveau doit faire deux choses à la fois de manière répétée, il se fatigue et il y a une saturation cognitive. Cela peut causer de vrais problèmes de fatigue», ajoute-t-elle.


Des cours plus ludiques pour accrocher les étudiants?


Simon Amez, l'un des chercheurs à l'origine de cette étude, explique sur Rtbf que les étudiants utilisent leur smartphone «pour ne rien manquer de ce qui se passe en ligne et interagir avec tout le monde». Un avis partagé par Catherine Lejealle, qui estime que si les jeunes ont tendance à utiliser leur smartphone en cours, c'est parce qu'il est «divertissant». «Les étudiants ont souvent du mal à rester attentifs en cours, et la tentation des réseaux sociaux est grande. Sur leur téléphone, ils ont accès à un contenu ludique, interactif», décrit-elle.


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L'étude révèle ainsi qu'en moyenne, les étudiants sondés consultent leur téléphone trois à cinq fois par cours et deux fois par heure d'étude. Catherine Lejealle, qui donne des cours en école de commerce, à l'ISC Paris, estime que l'«innovation pédagogique» est l'un des moyens de garder l'attention des étudiants et d'empêcher qu'ils consultent leur portable toutes les deux minutes. «Il faut trouver des formats plus motivants. Mais l'effort ne doit pas venir que des enseignants. Les élèves doivent également arriver à s'immerger, tout ne peut pas être que buzz et divertissement», argue-t-elle.
Le smartphone pourrait avoir une meilleure utilité


Sur Rtbf, Simon Amez rappelle également que des recherches antérieures avaient montré que les étudiants considèrent plus leur smartphone comme une source de divertissement plutôt que comme un outil de travail. Un aspect «regrettable» pour Catherine Lejealle. «Le smartphone, c'est l'accès gratuit au savoir, à la connaissance. C'est un outil d'égalité», exprime-t-elle.
Malgré tout, la sociologue reste optimiste. «J'observe qu'il y a souvent un sursaut chez les jeunes qui se disent, stop, je ne veux pas être tout le temps sur le portable», positive-t-elle. Et de conclure: «Quand ils ont une passion, les étudiants savent reprendre le contrôle, oublier leur smartphone et s'investir».
5 applications pour réviser le bac sur son téléphone


Par Jean-Marc De Jaeger •


Les applications permettent aux candidats au bac de réviser n'importe où et n'importe quand. Crédits photo: Syda Productions
Quiz, fiches de révision, cours audio... Des applications mobiles aident les candidats au bac à réviser leurs cours depuis leur smartphone ou tablette.
Entre deux cours, dans les transports en commun, sur la plage... Pour réviser son bac, des applications mobiles regroupent les programmes étudiés en première et terminale, agrémentés de fiches de révisions et de quiz. Voici une sélection de cinq applications mobiles qui vont permettre de réapprendre vos cours partout et tout le temps.


» Retrouvez tous les résultats du bac sur le Figaro Étudiant


1. EduQuest: quand jouer rime avec réviser
Les utilisateurs d'EduQuest incarnent un personnage.


Et si vous révisiez en mode multijoueurs? EduQuest surfe sur la vague des serious games (jeux sérieux) avec son application de révision digne d'un jeu vidéo. Les utilisateurs créent un personnage et peuvent évoluer dans l'application en solo ou avec d'autres joueurs. Les bonnes réponses délivrent des étoiles, débloquent des pouvoirs et trophées et permettent de monter de niveau. À l'origine de cette application, trois jeunes diplômés de Sciences-Po Paris et HEC. Les fiches de cours et certains quiz sont gratuits, mais certains contenus sont payants.


➔ Application disponible uniquement sur App Store.
2. Study Quizz: vérifier ses connaissances par des quiz


Une bonne manière de retenir des noms, dates ou notions? Répondre à des quiz. L'application Study Quizz en dispose de 7500 dans toutes les matières des filières ES, L, S, STMG et bac pro. Hiérarchisés par niveaux et classées par chapitres, ces questionnaires comportent des corrections rédigées par des professeurs. Les lycéens peuvent jouer en solo ou en duel et se constituer en équipe pour défendre les couleurs de leur lycée lors d'un concours annuel inter-lycées.


➔ Application disponible sur App Store et Google Play.
Entrainez-vous avec les annales du bac
3. MobiBac: le couteau-suisse de la révision


L'application MobiBac met à disposition des fiches de révision, des résumés audio, des concepts clés, des questionnaires et des conseils méthodologiques. Une application est disponible par niveau (première, terminale) et par série générale (ES, L, S). «Le contenu est adapté à un usage en temps limité pour faciliter les révisions entre deux cours, dans les transports, etc.», assure l'éditeur Rue des écoles, concepteur de l'application.


➔ Application disponible sur App Store et Google Play.


4. SnapSchool: se faire aider par d'autres lycéens


Bloqué sur un exercice de maths ou de français? Prenez-le en photo, partagez-la et faites-vous aider par un autre élève. C'est le principe de l'application d'aide aux devoirs SnapSchool. Basée sur l'entraide, elle repose sur un système de jetons: publier un devoir coûte un jeton, apporter une réponse à un devoir en fait gagner un.


5. Bac 2018: la plus complète


Cours au format vidéo, annales corrigées, sujets probables, simulateur de notes... Bac 2018, conçu par la plateforme d'éducation numérique Digischool, apparaît comme l'application de révision la plus complète. Elle contient les programmes des filières ES, L, S, STMG et STI2D. Des notifications vous informent lorsqu'une session de révisions vidéo débute en direct sur Youtube. Les candidats ayant souscrit à l'abonnement Premium (9,99€/mois) peuvent même se mettre en condition grâce à la fonctionnalité «bac blanc».
Et pour ne pas se laisser distraire...


Pour rester concentré et ne pas passer d'une tâche à une autre, utilisez des applications comme Flipd, Offtime ou QualityTimes. Elles bloquent les notifications pendant un temps donné et vous empêchent même d'ouvrir d'autres applications tant que vous n'avez pas terminé votre travail.


Solitude, manque de sommeil, émancipation plus difficile... L'usage du smartphone bouleverse les interactions sociales des adolescents, selon l'Américaine Jean M. Twenge, docteur en psychologie.
C'est un objet capable du meilleur comme du pire. L'usage du smartphone par les adolescents est au cœur d'une vaste étude menée par Jean M. Twenge*, docteur en psychologie et professeur à l'université de San Diego aux États-Unis, et relayée par le magazine américain The Atlantic . L'auteur s'interroge: «Le smartphone a-t-il tué une génération?» Et donne un début de réponse: «L'arrivée du smartphone a radicalement changé tous les aspects de la vie des adolescents, de la nature de leurs interactions sociales à leur santé mentale.»


Premier bouleversement: les outils numériques et les réseaux sociaux isolent les adolescents. La docteur, qui a mené son étude sur les jeunes nés après 1995, évoque une «génération disloquée». Elle aurait perdu l'habitude de se retrouver au skate-park ou à la piscine, préférant discuter dans des espaces virtuels. «Les jeunes qui utilisent quotidiennement les réseaux sociaux mais qui rencontrent leurs amis moins fréquemment sont les plus susceptibles d'être d'accord avec les affirmations "Je me sens souvent seul(e)", "Je me sens souvent exclu" et "Je souhaite souvent avoir de bons amis"», écrit l'auteur. La part de jeunes voyant leurs amis tous les jours ou presque a baissé de 40% entre 2000 et 2015, d'après les données qu'elle a récoltées. Selon ces données, leur activité sexuelle baisse et leur «première fois» intervient plus tardivement que dans les années 90.


Les accros au smartphone souffrent plus de solitude


Autre bouleversement: le confort et la sécurité que les adolescents éprouvent sur le Web réduisent leur volonté de s'émanciper. L'auteur cite l'exemple du permis de conduire, de plus en plus délaissé aujourd'hui, alors qu'il s'agit d'un «symbole de la liberté des adolescents inscrit dans la culture américaine». La docteur remarque, en outre, qu'ils travaillent moins que leurs aînés: à la fin des années 1970, 77% des lycéens travaillaient pendant leur année scolaire, contre 55% en 2015. De fait, l'indépendance financière est moins prioritaire qu'auparavant. Par ailleurs, les collégiens et les lycéens consacrent aujourd'hui moins de temps à leurs devoirs qu'il y a vingt ans.


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Jean M. Twenge observe une corrélation entre le temps passé devant les écrans et le sentiment de bien-être. «Toutes les activités avec écran sont liées à une baisse de bonheur et toutes les activités sans écran sont liées à une hausse du bonheur», résume-t-elle. L'usage intensif des appareils électroniques perturbe le sommeil des jeunes, ce qui peut «compromettre la réflexion et le raisonnement» et augmenter les risques de maladie, de prise de poids et d'hypertension. Un tel isolement peut conduire à la dépression, avertit l'auteur. Ceux qui utilisent des appareils électroniques au moins trois heures par jour ont 35% de risques en plus de développer des pensées suicidaires.


* L'article de The Atlantic reprend des éléments du livre «iGen. Pourquoi les enfants hyperconnectés d'aujourd'hui grandissent moins rebelles, plus tolérants et moins heureux et ne sont pas complètement préparés à l'âge adulte», de Jean M. Twenge, à paraître en septembre.
Dépression et anxiété : les réseaux sociaux impactent le moral des jeunes


Par Marine Dessaux


Une étude britannique a récemment interrogé les 14-24 ans sur leur rapports aux réseaux sociaux. Parmi les cinq réseaux les plus utilisés, quatre auraient un impact néfaste sur la santé mentale.
Instagram, Twitter, Facebook, Snapchat et YouTube: ces plateformes, à elles cinq, attirent l'attention de 91% des 16-24 ans. Entre narcissisme et harcèlement, créativité et expression de soi, les réseaux sociaux sont à l'origine d'une révolution sociale, surtout chez les «millennials» (nés entre 95 et le début des années 2000). S'appuyant sur différentes études, la Royal Society pour la santé publique a décidé de 12 facteurs pour évaluer les avantages et désavantages des réseaux sociaux chez 1 500 jeunes âgés de 14 à 24 ans.


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YouTube est le seul à sortir du lot


La conclusion de #StatusOfMind est sans appel: les réseaux sociaux sont, en grande partie, mauvais pour le moral de ses jeunes utilisateurs. Ainsi, Instagram est considéré comme le plus néfaste suivi de près par Snapchat, puis Facebook et enfin Twitter. YouTube est la seule à sortir du lot: elle serait bénéfique pour l'humeur de ses utilisateurs notamment parce qu'elle permet de partager ses expériences de santé avec les autres, permet l'expression de soi et aide à la construction d'identité.


Anxiété, harcèlement, solitude


Selon une étude de la fondation pour la santé publique (Mental Health Foundation, 2004), le taux d'anxiété et de dépression a fait un bond de 70% chez les jeunes depuis ces 25 dernières années. #StatusofMind a corrélé ces chiffres avec l'augmentation de l'usage des réseaux sociaux au Royaume-Uni (seulement 22 % des gens avaient un profil sur un réseau social en 2006 contre 89% en 2016) et en a déduit qu'il y avait un lien entre les deux.
L'étude a établi une liste des conséquences négatives des réseaux sociaux:
● le cyber-harcèlement
● L'addiction (ou le sentiment d «angoisse à l'idée de manquer quelque chose»)
● L'anxiété
● la dépression
● le sentiment de solitude
● le manque de sommeil
● le mal-être quant au physique


Les personnes interrogées n'ont pas manqué de confirmer le poids de ces effets nocifs. De nombreux témoignages sont venus appuyer les chiffres:


Un 20-24 ans témoigne: «Les réseaux sociaux m'ont amené à ne plus manger correctement, à perdre beaucoup de poids et à entrer dans une phase de dépression. Je m'en suis finalement sorti, ce qui a été très dur. J'ai ensuite été victime de harcèlement en 5ème. Si je devais revenir sur mon expérience des réseaux sociaux, je dirais qu'ils ont été pour moi sources de problèmes et de dépression».
Un 10-14 ans, ayant pris part à l'étude, parle de l'aspect chronophage de ces plateformes: «Je passe un temps fou sur les applications des réseaux sociaux. Cela peut être très addictif. À cause de ça, je perds du temps pour réviser, ne fais pas mes devoirs, n'interagis pas avec ma famille et manque de sommeil».


Quelques points positifs


Malgré de nombreux points négatifs, les réseaux sociaux offrent certains avantages. YouTube serait bénéfique pour ses utilisateurs. «Il n'y a pas que des mauvaises nouvelles: ces plateformes peuvent promouvoir un esprit de communauté et permettent d'offrir un support émotionnel», ont déclaré Shirley Cramer et Becky Inkster, deux instigatrices de l'enquête, à propos de #StatusOfMind, dans le rapport d'étude.


Les points positifs soulignés par l'enquête sont les suivants:
● la capacité d'exprimer ses émotions et ressentis
● la construction d'une identité propre
● l'apport d'un support émotionnel
● la sensation d'appartenir à une communauté
● la possibilité de créer et maintenir des relations humaines
● avoir accès aux expériences de santé qui permettent de comprendre et de s'identifier à leurs expériences pour ensuite mieux gérer ses propres problèmes
Un jeune interrogé issu de la catégorie 17-19 ans abonde dans le sens de ces données en parlant de sa propre expérience: «Je souffre d'anxiété sévère et, à plusieurs occasions, j'ai trouvé des vidéos qui mettaient des mots sur mon mal-être. En expliquant pourquoi je me sentais mal, ces vidéos m'ont fait beaucoup de bien et m'ont permis d'être plus sûr de moi».


Un appel à l'action


«L'usage des réseaux sociaux a une incidence critique sur les 16-24 ans. Ces années sont cruciales dans le développement émotionnel et psychosocial, ce qui renforce la nécessité de mieux comprendre l'impact des réseaux sociaux», ajoutent Shirley Cramer et Becky Inkster.
Dans sa conclusion, l'enquête incite différentes institution à agir en prévention des dangers des réseaux sociaux. Des mesures sont envisagées comme:
-apprendre dans les écoles comment utiliser les réseaux sociaux en toute sécurité.
-indiquer quand les photos ont été retouchées sur les réseaux sociaux.
-pouvoir discrètement signaler sur la plateforme les utilisateurs qui ont besoin d'aide psychologique.
Certaines de ces mesures sont sérieusement considérées par le gouvernement britannique.

Un lycée anglais «désintoxique» ses élèves en les privant de leurs smartphone
Par Le Figaro Etudiant


Trois quarts des collégiennes disent répondre «instantanément» à tout message reçu sur un réseau social. Crédits photo: GLYN KIRK/AFP

FIGARO DEMAIN - Le lycée de Stroud, en Angleterre, a interdit à ses élèves tout objet connecté pendant une semaine. Après avoir dénoncé l'initiative, les élèves ont bien dû constater que les résultats étaient convaincants.


«Ce n'était pas aussi dur que prévu. Les premiers jours étaient un peu bizarres, mais au bout d'une semaine, ça ne me manquait plus du tout.» Laconique, Jess Houston, 16 ans, dresse le bilan de son expérience de la semaine: cinq jours privée de tout objet digital dans l'enceinte de son école, la Stroud high school. Après avoir constaté grande quantité de jeunes obsédées par le suivi de leurs notifications sur les réseaux, ce collège-lycée pour filles du Gloucestershire, région frontalière du pays de Galles en Grande-Bretagne, a décidé de trancher dans le vif et d'interdire tout objet connecté. Concrètement, les collégiens n'ont jamais eu le droit d'apporter leurs appareils à l'école (montres connectées, smartphones...), et les lycéens seulement pendant la pause déjeuner.


Dès le départ, les collégiens ont fustigé une décision qu'ils ne se sentaient pas les épaules de tenir. Mais très vite, les discussions adoucissent le courroux des plus anxieux et les premiers effets positifs se font sentir. «Tout le monde se disait 'C'est tellement ennuyeux' (comme décision, ndlr), raconte Libby, une collégienne de 14 ans. Mais on en a parlé entre nous, et on s'est dit que cela pouvait finalement être une bonne chose.» La jeune fille reconnaît même,, qu'«il n'y a rien de pire que de parler à quelqu'un qui fait comme ça (en mimant une personne qui écrit sur son smartphone)»
50% des élèves voudraient mieux contrôler leur usage d'internet


L'école de Stroud se dresse en pionnière dans la détermination à lutter contre les problèmes d'addiction au digital. Elle travaille aussi avec des écoles primaires de la région pour créer des programmes de «désintox» aux réseaux sociaux. «Les filles sont constamment en train de se comparer les unes aux autres, précise Cindi Pride, la proviseure adjointe Cindi Pride. 'Elle a des longs cheveux, des cheveux plus blonds, de plus jolis habits, des meilleures vacances...' Les gens ne postent que les facettes dorées de leurs vies. Cette comparaison constante est dévastatrice.»


Un peu plus tôt dans l'année, l'école avait lancé une étude dans laquelle les trois quarts des collégiennes avouaient répondre «instantanément» à tout message sur un réseau social. La moitié avouait apporter leurs smartphones jusque dans leurs lits. Pourtant, 50% d'entre eux déclaraient qu'ils aimeraient se sentir d'avantage en contrôle par rapport à cet usage d'internet. «L'école doit être un endroit où ils peuvent apprendre, s'amuser, avoir de vraies relations d'amitié, et non pas se parler entre eux via Snapchat» conclut à ce propos Cindi Pride.


J'écrivais une phrase, puis j'allais sur Snapchat. Alors je réécrivais cette même phrase.Jess Houston, 16 ans, élève de Stroud high school


«Avant, j'avais de grosses difficultés à faire mes devoirs, résume Jess. J'écrivais une phrase, puis j'allais sur Snapchat. Alors je réécrivais cette même phrase. Mes devoirs d'une demi-heure prenaient une heure et demie. Je n'ai jamais aussi bien travaillé que cette semaine, je n'étais pas fatigué. Normalement je vais au lit mais je reste une heure sur mon téléphone avant de dormir. Cette semaine j'arrivais bien à tenir mes huit heures de sommeil par nuit, et je me levais en forme!» Et de conclure, «Il faut éduquer les jeunes à ces nouvelles méthodes. La technologie, en soi, n'est pas un problème, c'est plutôt la manière de l'utiliser qu'il faut réapprendre.»


Stroud high school n'est pas tout à fait isolé dans sa démarche. Cette année, un collège américain avait déjà proposé 100 dollars à ses élèves s'ils se privaient de leurs téléphones pendant leurs vacances. De l'autre coté de la balance, certaines applications restent bien utiles pour réviser son sur son smartphone, ou encore trouver un emploi.

 

https://etudiant.lefigaro.fr/article/aux-toilettes-ou-au-lit-les-etudiants-revisent-de-plus-en-plus-sur-leurs-telephones_12bc9e9e-13eb-11e9-8616-0ced9439dd56/?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=[20190115_NL_FIGAROETUDIANT]&een=cb9e7c64cda2788553264e749862af7f&seen=6&m_i=uxOvrX35nobsPM%2BT494TpavRK6bphKaUVpiYLVlmQSTLi1FC3GJJYtM6IFwB8qMib8sfIeRhrjwxbfcfXJtQKnTbSB_QJJf9_g

 

Pape CISSOKO en Conférence Débats « Les relations parentales sont-elles différentes selon les cultures ? » à Ivry sur Seine  94200 france 

Maison municipale de quartier Monmousseau
Conférence sur la diversité culturelle et parentalité animée par Pape Cissoko, formateur en philosophie et interculturalité, à la maison de quartier Gaston Monmousseau


DIVERSITE CULTURELLE ET PARENTALITE
Samedi 19 janvier > 10h à 12h
Accueil à partir de 9h30


Conférence animée par Pape Cissoko, formateur en philosophie et interculturalité
« Les relations parentales sont-elles différentes selon les cultures ? »
Maison municipale de quartier Monmousseau-Vérollot
17 rue Gaston Monmousseau 94200 Ivry-sur-Seine

Téléchargez le programme complet au format PDF

«Diversité culturelle et parentalité ».


samedi 19 janvier 2019 sur la « diversité culturelle et parentalité ».

Nous prévoirons un accueil à partir de 9h30 autour d'un café, pour pouvoir démarrer la rencontre de 10h à 12h.
Un parent informé est un parent efficace pour soi-même, sa famille et ses enfants.


Etre ailleurs c'est accepter de vivre autrement sans se renier, ie être en phase, s'adapter pour respecter les codes, les lois et règles du pays d'accueil.
Les problèmes de parentalité seraient à la source de nombreuses difficultés sanitaires et sociales. Ils auraient d'importantes conséquences en termes de santé publique et seraient largement associés aux troubles de comportements, aux conduites à risque, aux troubles psychiques, à l'abus de substances psychoactives, à l'absentéisme, à l'échec scolaire, à la délinquance et à la criminalité.
La parentalité c'est aussi bien accompagner sa famille et comprendre la société d'accueil.


Apprendre le « Vivre en France »


Vivre dans pays demande de comprendre la vie pratique au quotidien comme les démarches à effectuer pour un logement. Vivre en France indique que l'intégration passe des « règles » obligatoires : savoir se déplacer et communiquer, avoir un logement, connaître les lois du pays, connaître également ses droits et scolariser ses enfants (carnet de correspondance, pronote en ligne, rythme scolaire et rythme de vie, les NTICS, etc) entre autres.


La différence n'est pas un obstacle pour vivre ensemble, au contraire chaque culture, chaque personne, chaque citoyen peut contribuer à améliorer le vivre ensemble s'il veut s'y atteler.
Pour vivre avec l'autre le comprendre et faire avec il faut connaître un tant soit peu sa culture, ainsi se faire une idée de la place de la mère, du père, de l'enfant, de l'oncle, etc.
On pourra comparer les différents types de familles et voir dans quelles mesures il y a compatibilité. On précisera ici que vouloir, c'est se donner les moyens pour pouvoir.
Etre ailleurs c'est s'adapter au rythme de la vie, le rythme scolaire.


Pour mieux accompagner les enfants dans leurs scolarités il est bon de comprendre le fonctionnement du système éducatif français et pour cela les associations, l'école, la mairie, etc, sont des partenaires pour y arriver.


Certains mettent tout sur le dos des cultures et pourtant il est dit que quand on va quelque part et pour mieux s'intégrer il faut d'adapter ce qui ne veut pas dire se renier : quand vous allez dans un village vous trouver les gens danser sur une jambe faites pareils. Avec le temps vous pourrez les inviter à danser sur deux jambes en expliquent pourquoi et ainsi expliqué la communication sera plus facile et il y aura moins de conflits et de méprises.


Avoir une autre culture est une richesse qu'on peut et doit partager. Il est important que les enfants connaissent les valeurs du pays d'origine sans manquer de maitriser celles du pays d'accueil pour être en phase.


Accompagner sa famille vers la réussite demande qu'on sache un peu lire, écrire et parler la langue du pays d'accueil d'autant qu'il y a des dispositifs dans ce sens. Savoir lire, écrire parler, comprendre les codes, les institutions facilitent l'intégration qui va favoriser la réussite.


Il faut ajouter que l'Etat mise beaucoup sur l'intégration des étrangers dans la société française, c'est un accueil efficace


Doublement des heures de français, réforme de la formation civique et meilleur accès à l'emploi : Edouard Philippe a annoncé ce mardi des mesures attendues pour favoriser l'insertion des étrangers en France.


L'apprentissage du français. Insertion dans la société. Le gouvernement veut réformer la « formation civique » du Contrat d'intégration républicaine (CIR), un programme pour les primo-arrivants obtenant un titre de séjour. Emploi et insertion économique.
Pour les jeunes, « Cette politique d'intégration, c'est un sujet essentiel, d'intérêt, de dignité pour l'ensemble de la nation française », a ainsi affirmé Edouard Philippe à l'issue d'un comité interministériel à Matignon.


Venez avec vos enfants (il y aura un coin jeux surveillé par un adulte animateur) pour échanger autour de vos préoccupations et ensemble trouvons les bonnes solutions. Ce sera aussi l'occasion de rencontrer d'autres parents et faire connaissance de façon simple et conviviale.
A l'occasion de cette rencontre la parole est libre vous êtes attendus.
Ensemble pour mieux vivre ensemble et aider nos enfants dans leur développement et éducation.


Pape Bakary CISSOKO
Philosophe Conférencier
Formateur interculturel
Animateur de café Philo

 

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