jeudi, 25 mai 2017 14:08

Sénégal: la parano du riz plastique

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Le riz auquel nous nous intéressons aujourd'hui est un riz un peu particulier, un riz qui jusqu’à preuve du contraire n’existe pas. Son nom : le riz plastique. La rumeur sur l’existence supposée de ce « faux riz » s’est répandue comme un feu de brousse ces dernières semaines, obligeant les autorités, notamment au Sénégal, à prendre les devants.

La première vidéo dure 3 minutes. Des grains qui ressemblent à du riz sont posés sur le brûleur d’une gazinière. Les grains s’enflamment, fondent. Un homme dit « vous voyez, vous voyez, est-ce que c’est du riz ça ? » Dans une seconde vidéo, une femme fait une boule avec du riz, la jette au sol, la boule ne se casse pas, preuve pour cette dame que c’est du « riz plastique ».

Impossible de savoir d’où viennent ces courts films de mauvaise facture qui ont été repris, diffusés sur l’ensemble des réseaux sociaux en Afrique de l’Ouest, et notamment sénégalais il y a une quinzaine de jours avec ce titre « le riz plastique est arrivé à Dakar ». Polémiques, rumeurs, les consommateurs ont en tout cas pris peur. Pourtant, aucune trace sur les marchés de la capitale de ce « riz plastique » qui serait importé d’Asie.

« Le riz plastique n’existe pas », disent les scientifiques

Malgré une première déclaration des services de contrôle, le buzz ne s’est pas arrêté. Alors les autorités ont à nouveau réagi : les neuf sociétés qui importent du riz au Sénégal ont toutes été contrôlées, des échantillons testés dans les laboratoires de l’État, des télévisions invitées à filmer et à interviewer les scientifiques qui ont tous, face à la caméra, cette conclusion : « le riz plastique n’existe pas ». Des scientifiques, qui, comme dans la vidéo avec la femme, jettent eux aussi des boules de riz par terre et indique « c’est du riz gluant, naturel, d’excellente qualité et oui les boules ne se cassent pas ».

Mais malgré cette communication étatique, la rumeur a poursuivi sa route… et c’est donc le ministre du Commerce qui a dû faire une déclaration. Alioune Sarr a ainsi expliqué « le riz plastique n’existe pas. Cette une rumeur qui ne repose sur aucune forme de réalité. Je lance un appel à la raison : créer une psychose ne sert à rien. Nous devons tous être responsables ». Vu l’ampleur du phénomène, à voir si cet appel très officiel sera entendu par les consommateurs.

RFI

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Manchester United s’est imposé ce mercredi 24 mai en finale de la Ligue Europa contre l’Ajax Amsterdam (2-0). Grâce à des buts de Paul Pogba et Henrikh Mkhitaryan, les Mancuniens sauvent leur saison avec ce titre européen et honorent la mémoire des victimes de l’attentat qui a ensanglanté leur ville le 22 mai.

Difficile de ne penser qu’au football à Solna, près de Stockholm, ce 24 mai. Bien sûr, près de 50 000 spectateurs s’étaient donnés rendez-vous à la Friends Arena pour assister à la finale de la Ligue Europa entre l’Ajax Amsterdam et Manchester United. Mais le traumatisme de l’attentat survenu au Royaume-Uni il y a moins de 48 heures était dans tous les esprits.

Une minute de silence et une minute d’applaudissements ont été respectées avant le coup d’envoi, à la mémoire des 22 morts et de la soixantaine de blessés (dernier bilan), victimes de l’attentat-suicide à la bombe perpétré à Manchester et revendiqué par le groupe Etat islamique. L’UEFA, elle, a autorisé les joueurs d’United à porter un brassard noir durant ce match très particulier.

Pogba, le « sac d’argent » répond brillamment

L’Ajax, fidèle à sa réputation de club formateur, alignait un onze de départ historique : il s’agissait du plus jeune de l’histoire dans les finales de coupes d’Europe, avec une moyenne d’âge de 22 ans et 9 mois. Matthijs de Ligt, 17 ans et 285 jours, était lui le plus jeune titulaire de l’histoire des coupes d’Europe. Mais la pépite néerlandaise n’a pas été très en verve. Le défenseur a eu droit à un « effet boomerang ».

La semaine dernière, De Ligt lançait une pique à Paul Pogba, en déclarant dans la presse qu’il n’avait « jamais vu un sac d’argent marquer un but ». Une manière de tancer le Français et le coût record de son transfert de l’été dernier en provenance de la Juventus (105 millions d’euros hors bonus). Le Mancunien a répondu de la meilleure manière en ouvrant le score, avec un peu de chance, sur une frappe déviée (18e). Pogba, au moment de célébrer son but, a tenu à rendre hommage à son père, récemment disparu, et aux victimes de l’attentat de la Manchester Arena.

L’Ajax courageux mais impuissant

A la pause, Manchester United menait au score sans avoir proposé un spectacle très attrayant. L’Ajax était mené malgré quelques offensives sans réussite. Mais dès le début du deuxième acte, les hommes de José Mourinho ont mis leurs adversaires groggys : l’Arménien Henrikh Mkhitaryan, tout en souplesse, a signé le but du break (48e) et rapproché son club du Graal.

L’Ajax n’a jamais abdiqué. Les Néerlandais ont eu largement plus le cuir que les Anglais (67% de possession de balle), et ils ont beaucoup tenté leur chance. Leurs frappes lointaines manquaient toutefois de puissance et surtout de précision (17 tirs, seulement 3 cadrés) pour inquiéter Sergio Romero et l’arrière-garde des Red Devils. Sans deux retours désespérés de Davinson Sanchez sur Paul Pogba (76e) et Jesse Lingaard (87e), MU aurait même pu éteindre tout suspense.

Manchester United entre dans l’histoire

Rien n’a pu empêcher Manchester United d’atteindre son objectif. Pour les dernières minutes, José Mourinho a offert quelques instants de bonheur à Wayne Rooney, l’attaquant historique des Red Devils, entré en jeu (90e) pour peut-être son dernier match sous le maillot mancunien. Puis, l'arbitre M. Damir Skomina a libéré les fans et les joueurs. En battant l’Ajax (2-0), Manchester United est entré dans un cercle fermé : il est le 5e club à compter toutes les compétitions européennes dans son armoire à trophées (Ligue des champions, Ligue Europa et la Coupe des Coupes, disparue en 1999).

Les Néerlandais, 22 ans jour pour jour après leur victoire en Ligue des champions, repartent têtes basses. Pour sa première saison, José Mourinho n’a pas brillé en Premier League, mais il a réussi son coup au niveau européen. Le Portugais en est à quatre victoires européennes (deux Ligue des champions, deux Ligues Europa). Manchester United a fêté son sacre autour de son capitaine Wayne Rooney et du vétéran Zlatan Ibrahimovic, blessé mais présent pour les célébrations. Avec le contexte actuel, toutes les festivités prévues à Manchester ont été annulées. Les effusions de joie resteront donc en Suède. Mais ce soir, à quelque 1 400 kilomètres de distance, United a offert une parenthèse heureuse à une ville et des habitants meurtris. « La victoire est pour eux », a déclaré Paul Pogba, l’un des héros de la soirée.

RFI

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Suite aux nombreux incidents notés lors des assemblées d’investitures organisées par la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar (Bby), le chef de l’Etat, Macky Sall est sorti de sa réserve pour encore siffler la fin de la récréation. Dans une circulaire en date d’hier, mardi 23 mai, le patron de la mouvance présidentielle a ordonné la suspension immédiate de toutes les assemblées générales d’investiture prévues, non sans inviter ses camarades à rester à l’écoute de la Conférence des leaders.

Assez ! Le président de la République, Macky Sall, a été obligé, pour la énième fois, depuis son accession à la magistrature suprême, de taper du point sur la table pour calmer les ardeurs et la boulimie de ses camarades de parti et de coalition Benno, qui n’arrêtent plus de se crêper le chignon.

Après les échanges au dessous de la ceinture entre Yakham Mbaye et Moustapha Diakhaté ; la sortie au vitriol de ce dernier contre Aliou Sall ; les interviews incendiaires de Mame Mbaye Niang et autres attaques des secrétaires d’état contre leurs ministres de tutelle, c’est au niveau des investitures pour les prochaines législatives du 30 juillet que les Apéristes étalent encore leur divergence.

Alors que le feu couve de partout, Macky Sall d’Arabie Saoudite où il se trouve a été obligé de monter au créneau pour rappeler ses camarades à l’ordre.

Cette fois, c’est à travers une circulaire reçue hier, mardi 23 mai, à la rédaction de Sud Quotidien, que le Secrétaire général de l’Alliance pour la République (Apr), dans le but lit-on dans l’édit de «préserver la dynamique de victoire», a «ordonné la suspension immédiate de toutes les assemblées générales d’investiture prévues».

En termes clairs, le président de la République, demande à ses camarades de Bby d’arrêter ces investitures, qui ne finissent pas de créer des problèmes dans la presque totalité des localités du pays. Ne s’en limitant pas là, Macky Sall a notamment invité la mouvance présidentielle «à rester à l’écoute de la conférence des leaders, qui mènera, dans les meilleurs délais, les concertations nécessaires». Ce qui semble être une réponse aux nombreuses critiques portées à son encontre, notamment «son manque d’autorité» face à ce qui pourrait être comparé à une «armée mexicaine», où tous les coups sont permis. En définitive, le format des investitures, les quotas des partis, ainsi que les têtes de liste départementales comme celle nationale seront décidés au très haut sommet de Benno.

Les incidences et autres bagarres notées ça et là, dans le camp présidentiel le weekend dernier, semblent motiver cette décision «draconienne» du chef de l’Etat. En effet, le patron de Bby déplore, renseigne toujours la note, «quelques incidents regrettables notés lors des assemblées générales d’investiture tenues récemment». Il en a déduit que «certains camardes semblent ignorer totalement notre appel pressant et légitime, et adoptent un comportement très préjudiciable à la dynamique unitaire de la coalition».

Pour rappel, Benno s’est donné en spectacle dans diverses localités à l’occasion d’assemblées d’investiture, notamment à Kaolack, Mbour, ainsi qu’à Diourbel, etc.

A Matam, après l’investiture à la tête de liste départementale du questeur à l’Assemblée nationale, Daouda Dia le weekend dernier, une autre assemblée d’investiture était attendue par le camp du ministre, Mamadou Tall, supposé être proche de Farba Ngom, demain jeudi.  

Toutefois, dans la circulaire visée en référence, le président Macky Sall n’a pas manqué d’engager l’ensemble des leaders, responsables et autres militants de la coalition Bby à faire prévaloir «la concertation, le consensus et l’équité, comme principes en vue des investitures pour les législatives, et à bannir la violence sous toutes ses formes, verbales, physiques, morales, dans le processus de notre engagement politique, citoyen et républicain». Mieux, et dans le but de garder intacts les chances de Benno de sortir victorieux aux élections législatives du 30 juillet prochain, Macky Sall a exhorté ses camarades «à rester mobilisés, unis, à faire preuve de dépassement et de solidarité, pour garantir à notre coalition».

Reste à savoir si cet énième sifflet pour arrêter la récréation sera cette fois entendu.

Sudonline

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L'enquête britannique sur l'attentat de Manchester, lundi soir, qui a fait 22 morts, notamment des enfants à la sortie d'un concert, comporte désormais un volet libyen. Salman Abedi, l'homme qui a fait exploser une bombe qu'il portait sur lui, avait des parents originaires du pays. Né en 1997 au Royaume-Uni, il était issu de l'importante communauté libyenne de la ville. Un de ses frères et son père, qui étaient retournés vivre en Libye, à Tripoli au moment de la chute de Mouammar Kadhafi, ont été arrêtés par la police locale, et sont soupçonnés de lui avoir porté assistance.

Ce sont les hommes d'Abderraouf Kara, chef d'une milice d'obédience salafiste qui sert de force de police au gouvernement de Fayez el-Sarraj, qui ont procédé ce mercredi aux arrestations. Ils ont d'abord arrêté Hachem Abedi, âgé de 20 ans, le jeune frère de Salman, le terroriste de Manchester, puis Ramadan Abedi, son père. Tous les deux se trouvaient à Tripoli.

Manifestement, la famille Abedi est devenue un fil à tirer pour les enquêteurs. Ce que l'on sait, c'est que le terroriste venait à peine de rentrer à Manchester après un séjour de plusieurs semaines en Libye, auprès de ses parents. Et les forces de sécurité libyenne affirment que, au moment de son arrestation, son frère Hachem s'apprêtait à retirer de l'argent envoyé par le terroriste, qu'il préparait un attentat à Tripoli et qu'il aurait même reconnu son allégeance à l'organisation Etat islamique.

Leur père Ramadan est aussi une personne d'intérêt, comme on dit, pour les enquêteurs. Ancien opposant farouche de Mouammar Kadhafi, il s'était exilé au Royaume-Uni dans les années 90. Il avait mené une vie rangée et pieuse, comme de nombreux exilés libyens, dans une banlieue de Manchester, avant de retourner dans son pays natal en 2011 et se joindre, les armes à la main, à une milice islamiste radicale - qu'on dit lié à al-Qaïda - pour faire tomber un régime qu'il détestait. Après la mort du Guide libyen, Ramadan n'était pas retourné en Europe et continuait de vivre, avec sa femme et certains de ses enfants, dans la capitale libyenne.

Rfi

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Le président américain Donald Trump a accueilli, ce jeudi 25 mai, son homologue français Emmanuel Macron à l'ambassade des Etats-Unis à Bruxelles pour leur toute première rencontre, un déjeuner de travail en marge d'un sommet de l'Otan.

Au menu, chargé, de la rencontre de ce jeudi 25 mai entre Donald Trump et Emmanuel Macron, le sommet de l'Otan et celui du G7 qui s'ouvre concomitamment en Italie, les crises régionales (Syrie, Ukraine, Corée du Nord...), l'économie et le respect, toujours incertain, par la nouvelle administration américaine de l'accord de Paris sur le climat.

« Grand honneur »

Après la traditionnelle poignée de main, Donald Trump a longuement félicité son hôte, de plus de 30 ans son cadet. « C'est un grand honneur pour moi d'être avec le nouveau président de la France, qui a mené une campagne incroyable et a remporté une formidable victoire », a lancé le président républicain, qui s'enorgueillit d'avoir bousculé les codes traditionnels de la politique en accédant à la surprise générale à la Maison Blanche. « Je suis très heureux pour ma part aussi d'être avec le président Trump », a répondu Emmanuel Macron, « Je suis très heureux de pouvoir, ensemble, changer beaucoup de choses », a-t-il encore ajouté.

Compte-tenu de la relative brièveté de cette rencontre organisée dans la salle à manger au décor d'inspiration japonaise de l'ambassade américaine, l'Elysée avait indiqué mercredi se préparer à des échanges « très directs » et « concis » entre les deux dirigeants.

Premiers pas

Autour de la table côté français, figuraient Sylvie Goulard, la ministre des Armées, Jean-Yves Le Drian, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, l'amiral Bernard Rogel, chef d'état-major particulier du président, ainsi que Philippe Etienne, conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron. Le président français, élu le 8 mai et investi le 14, fait, avec cette rencontre et le sommet de l'Alliance atlantique qui suivra, ses premiers pas sur la scène diplomatique internationale.

(avec AFP)

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Les autorités britanniques sont furieuses après la divulgation d’éléments de l’enquête par des médias américains. La police britannique est catégorique, les fuites ne viennent pas de ses propres services. Ces informations auraient en fait été partagées avec des services de renseignements alliés, et notamment américains, qui auraient donc par la suite révélé certains éléments sensibles de l’enquête.

Avant de partir pour le sommet de l’Otan à Bruxelles, Theresa May a, dans un communiqué filmé, assuré à ses concitoyens qu’elle dirait « clairement à Donald Trump que les renseignements partagés entre les deux pays doivent impérativement rester confidentiels ». Une exaspération très publique et comme on en a rarement vue mais qui reflète l’énormité de ce qu’ont fait les Etats-Unis.

Après avoir d’abord révélé avant tout le monde l’identité du kamikaze, les services de renseignements américains ont, mercredi 23 mai, divulgué une série de photos de la police britannique au journal New York Times qui s’est empressé de les publier avec force explications et détails. Des images qui montrent les fragments d’un sac à dos bleu déchiqueté où se trouvait la bombe mais aussi une partie du mécanisme ayant servi à faire exploser l’engin ainsi que des morceaux de métal et de vis ensanglantés jonchant le sol.

C’est donc un sérieux accroc aux relations de confiance entre les deux pays. Et aujourd’hui la colère est montée d’un cran : « C’est complètement inacceptable » a d’ailleurs fait savoir une source du gouvernement britannique qui a regretté « la confiance rompue entre les deux pays après des fuites qui compromettent les relations et nuisent à l’enquête ». Résultat, la police britannique chargée du contre-terrorisme a décidé de cesser avec effet immédiat et jusqu’à nouvel ordre le partage de ses informations avec les Etats-Unis sur l’enquête de Manchester. Cette collaboration ne reprendra que lorsque Londres aura reçu l’assurance de la part de ses alliés américains que de telles fuites ne se reproduiront pas.

SudOnline

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Les autorités britanniques sont furieuses après la divulgation d’éléments de l’enquête par des médias américains. La police britannique est catégorique, les fuites ne viennent pas de ses propres services. Ces informations auraient en fait été partagées avec des services de renseignements alliés, et notamment américains, qui auraient donc par la suite révélé certains éléments sensibles de l’enquête.

Avant de partir pour le sommet de l’Otan à Bruxelles, Theresa May a, dans un communiqué filmé, assuré à ses concitoyens qu’elle dirait « clairement à Donald Trump que les renseignements partagés entre les deux pays doivent impérativement rester confidentiels ». Une exaspération très publique et comme on en a rarement vue mais qui reflète l’énormité de ce qu’ont fait les Etats-Unis.

Après avoir d’abord révélé avant tout le monde l’identité du kamikaze, les services de renseignements américains ont, mercredi 23 mai, divulgué une série de photos de la police britannique au journal New York Times qui s’est empressé de les publier avec force explications et détails. Des images qui montrent les fragments d’un sac à dos bleu déchiqueté où se trouvait la bombe mais aussi une partie du mécanisme ayant servi à faire exploser l’engin ainsi que des morceaux de métal et de vis ensanglantés jonchant le sol.

C’est donc un sérieux accroc aux relations de confiance entre les deux pays. Et aujourd’hui la colère est montée d’un cran : « C’est complètement inacceptable » a d’ailleurs fait savoir une source du gouvernement britannique qui a regretté « la confiance rompue entre les deux pays après des fuites qui compromettent les relations et nuisent à l’enquête ». Résultat, la police britannique chargée du contre-terrorisme a décidé de cesser avec effet immédiat et jusqu’à nouvel ordre le partage de ses informations avec les Etats-Unis sur l’enquête de Manchester. Cette collaboration ne reprendra que lorsque Londres aura reçu l’assurance de la part de ses alliés américains que de telles fuites ne se reproduiront pas.

SudOnline

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Les autorités britanniques sont furieuses après la divulgation d’éléments de l’enquête par des médias américains. La police britannique est catégorique, les fuites ne viennent pas de ses propres services. Ces informations auraient en fait été partagées avec des services de renseignements alliés, et notamment américains, qui auraient donc par la suite révélé certains éléments sensibles de l’enquête.

Avant de partir pour le sommet de l’Otan à Bruxelles, Theresa May a, dans un communiqué filmé, assuré à ses concitoyens qu’elle dirait « clairement à Donald Trump que les renseignements partagés entre les deux pays doivent impérativement rester confidentiels ». Une exaspération très publique et comme on en a rarement vue mais qui reflète l’énormité de ce qu’ont fait les Etats-Unis.

Après avoir d’abord révélé avant tout le monde l’identité du kamikaze, les services de renseignements américains ont, mercredi 23 mai, divulgué une série de photos de la police britannique au journal New York Times qui s’est empressé de les publier avec force explications et détails. Des images qui montrent les fragments d’un sac à dos bleu déchiqueté où se trouvait la bombe mais aussi une partie du mécanisme ayant servi à faire exploser l’engin ainsi que des morceaux de métal et de vis ensanglantés jonchant le sol.

C’est donc un sérieux accroc aux relations de confiance entre les deux pays. Et aujourd’hui la colère est montée d’un cran : « C’est complètement inacceptable » a d’ailleurs fait savoir une source du gouvernement britannique qui a regretté « la confiance rompue entre les deux pays après des fuites qui compromettent les relations et nuisent à l’enquête ». Résultat, la police britannique chargée du contre-terrorisme a décidé de cesser avec effet immédiat et jusqu’à nouvel ordre le partage de ses informations avec les Etats-Unis sur l’enquête de Manchester. Cette collaboration ne reprendra que lorsque Londres aura reçu l’assurance de la part de ses alliés américains que de telles fuites ne se reproduiront pas.

SudOnline

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Samedi 24 juin 2017 à Ivry-Sur–Seine-Conférence musicale : Kémi Bassene nous prolonge le greffage Islam-Russie-Afrique-question d'influence-avec la présence de Wassis DIOP

Né à Dakar, Kemi Bassène est musicologue. Egalement artiste et photographe, son travail est actuellement visible à la Biennale de Dakar.

 Samedi 24 juin à 16h - Conférence musicale 2/2 par Kemi Bassène, accompagné de Wasis Diop, musicien.


Gratuit


Réservation indispensable : 01 49 60 25 06 /
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
www.credac.fr

M° ligne 7, Mairie d'Ivry / RER C, Ivry-sur-Seine

L'islam et la Russie, le spirituel et la résistance comme structures des musiques noires.
Conférence musicale par Kemi Bassène


À travers sa littérature (Tolstoï en particulier) et son idéologie socio-économique, la Russie a influencé les luttes d'indépendance en Afrique par une résistance non violente (avec Ahmadou Bamba au Sénégal et Gandhi en Afrique du Sud) puis par une lutte armée avec un intermédiaire désigné : Cuba. La musique grégorienne russe a également influencé la musique gouvernementale révolutionnaire cubaine qui a son tour retrouvera une nouvelle rythmique en Afrique.
L'islam a quant à lui infiltré l'Afrique noire dès le 8e siècle, a voyagé comme esthétique immatérielle avec la traite transatlantique et inspiré par sa puissance syllabique toutes les musiques noires américaines


Seconde conférence musicale le 24 juin à 16h accompagnée par Wasis Diop, musicien.
de 16h-18h
CREDAC 3 eme étage
25-29 RUE RASPAIL
94200 IVRY SUR SEINE réservation 0149602506


Son ordinateur posé sur la table, la grande veste noire dans un corps frêle, les cheveux, les chaussettes multicolores sous un pantalon replié, c'est Kémi BASSENE, un genre, un artiste assumé.


Il nous reçoit avec un bonjour agréable.


Chacun se dit mais qu'est-ce qu'il va nous dire, nous apprendre. Kemi se lance, il nous dit que sa conférence est musicale et il va parler du greffage musical ; c'est quoi ?
C'est-à-dire qu'il va tenter de montrer et démontrer l'influence de la culture russe dans divers domaines en Afrique surtout dans la musique. Pour nouer des relations entre l'URSS et l'Afrique, les communistes sont passés par la médiation de CUBA avec Fidel Castro qui a passé la main à Ché JEWARA qui est lui est descendu jusqu'en GUINEE.


Beaucoup de pays africains avaient pris le tournant révolutionnaire pour accéder à la liberté, à l'indépendance, ils ont voulu la décolonisation en choisissant aussi des partenaires forts puissants comme les communistes.
Beaucoup de figures ont été marquées par cette influence, Ghandi en Afrique du Sud, Cheikh Amadou Bamba au Sénégal, Nasser en Egypte. Un auteur comme Tolstoï y est pour quelque chose.


L'Egypte, le Mozambique, le Congo, la Guinée Conakry, le Ghana, le Cap vert, le Mali, le Sénégal, etc, tous ont adopté l'idéologie communiste et ont intégré les sonorités russes dans leur musique. Il suffira d'écouter Franco et ces rythmes cubains-africains et russes.
Fella, Ndiaga Mbaye etc, on pourra ajouter les Amazones ainsi que le Bembeya jazz national qui ont su intégrer une rythmique révolutionnaire.
Des musiciens fonctionnaires qui font de la musique révolutionnaire pour accompagner l'idéologie politique en vigueur.
Kemi nous invite à visiter les relations entre la musique et l'islam ou le disco.


Aux USA dans les années 1975 le disco était perçu par les chrétiens comme le diable qui adoucit les cœurs et désoriente la foi (fornication), donc les fidèles invitaient les coreligionnaires à se retrouver au stade avec leurs disques pour les brûler.
Pour les croyants la musique est sexuée, elle est même femme et c'est pourquoi beaucoup ( islam et catholiques intégristes) refuse la musique.


En Mauritanie les hommes pouvaient faire de la musique mais dans les arrières cours.


Les immigrés turcs pour passer du bon temps devaient se mettre dans la peau de femme pour se défouler.


La musique sénégalaise à travers le rapp, mais surtout les anciens musiciens comme Ndiaga MBAYE ont avec l'instrument le xalam su introduire des sonorités étrangères et chanté la résistance « Gnani gbagne na, nieti abdou, etc ».
Kemi nous apprend même que le mot musique n'est pas défini dans les langues africaines pour la nommer les gens passent par l'instrument ( le xalam, le tabal, le riti, etc).
Kemi en sa qualité de chercheur s'est posé la question de la musique pure ou la musique halal, il réfléchit sur les langues comme support de culture et de musique quand on sait que l'Afrique n'a su garder que 1500 langues sur 5000 qui existaient avant.
Il nous a parlé des khassaïdes, de la musique high life de ces femmes qui chantent à présent et qui sont tolérées au Sénégal. Le Baay fall grand chanteur qui chante tout le temps des khassaïdes pour faire louange au chef spirituel

.
La seconde partie de ce cycle de conférences sera le samedi 24 juin 2017 à Ivry sur Seine de 16hà 18H.


Il y aura la présence du grand musicien WASSIS DIOP, il faudra y aller non seulement pour soutenir ce chercheur qui nous montre le non visible ou qui nous initie à mieux écouter pour retrouver les influences si lointaines des sonorités africaines.

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Trump, tu te trompes par François MUGIS–La Réunion

Mon cher Donald, il faut rendre à César ce qui est à Jules. Toi qui es si fier de ta civilisation occidentale, monothéiste et dominatrice, sache que ta culture puise ses origines en Iran, pays que tu veux détruire. Le dieu de la bible sur laquelle tu as juré fidélité à ton peuple est un copié collé du dieu très ancien né en Perse sous le nom de Mitra.


L'histoire du Monde est une merveilleuse histoire continue au cours de laquelle les hommes ont échangé leurs croyances, leurs idées, leurs valeurs. Il serait absurde aujourd'hui de vouloir les dresser les uns contre les autres. Et cela d'autant plus que ces échanges s'accélèrent et s'intensifient.


Faisons la guerre à l'ignorance et l'obscurantisme, apprenons à tous les enfants du Monde, cette belle histoire d'une humanité admirable, tournée vers le ciel, le soleil et les étoiles, cette humanité qui, de tout temps souhaita s'élever et prendre le recul nécessaire pour mieux maîtriser son destin.


François MAUGIS – La Réunion
http://assee.free.fr

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A nos sœurs et frères-Ne
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