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La position du général Pierre de Villiers était devenue intenable. Le chef d'état-major de l'armée française a donc fini par remettre sa démission ce 19 juillet au président de la République française. Depuis la semaine dernière, le général était en conflit ouvert avec Emmanuel Macron concernant le coup de rabot de 850 millions d'euros demandé au ministère de la Défense cette année. Trois experts livrent à RFI leur vision de cette crise historique.

Les 850 millions d’euros d’économie, un arbitrage qui tombe mal ?

« On est face à la fois à une crise de confiance comme l’a indiqué le chef d’état-major des armées et à une crise budgétaire. Le coup de rabot de 850 millions d’euros aux armées pose un réel problème alors même que les armées françaises sont en suractivité et donc en surchauffe depuis maintenant plusieurs années. Même si certains pensent qu’il serait plus facile de faire des économies de personnel sur le programme Sentinelle, globalement il est très difficile d’évaluer quel est le plus contraignant des théâtres d’opération », explique Frédéric Coste, maître de recherche à la fondation pour la recherche stratégique.

Le général Dominique Trinquand,  ancien chef de la mission française auprès de l'ONU, et qui a conseillé l'équipe d'Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, rappelle le contexte stratégique : « Le président a pour volonté de rapidement descendre en-dessous des 3% fatidiques imposés par l’Union européenne, de façon à relancer la machine France et, à moyen et long terme, d’augmenter le budget de la Défense. Donc sur le court terme, c’est vrai que c’est très dommageable. Maintenant nous sommes au mois de juillet, il faut rétablir les comptes avant le mois de décembre. Que fait-on ? Les budgets de fonctionnement sont évidemment très difficiles à modifier. Donc c’est le budget d’investissement et le plus gros budget d’investissement, c’est celui des armées. On en revient à la fameuse variable d’ajustement qui est absolument très dommageable et qui a été le choix du président ».

Un «recadrage» vexatoire ?

Pour Dominique Trinquand, les militaires sont habitués à ce genre de recadragemais la méthode utilisée est regrettable. « Dans l’armée, il est fréquent de dire : maintenant on a assez discuté, c’est moi le chef et maintenant, on fait comme ça. Il y a deux points qui sont à prendre : le premier c’est qu’on avait peu l’habitude de ce langage de la part d’un chef politique, d’un responsable politique. Donc là, le président Macron, mais ça fait partie de toute la trajectoire sur laquelle il est depuis son élection, réinstalle le rôle régalien du chef de l’Etat. Ensuite, les méthodes sont un peu différentes : dans l’armée, lorsqu’on recadre un chef, on ne le recadre pas devant ses subordonnés. C’est ce qui a été fait, ce qui est un peu dommage. Maintenant, je voudrais rappeler que dimanche, le président Macron au cours d’une interview a rappelé que ce recadrage n’était pas destiné uniquement au chef des armées, mais à l’ensemble des intervenants sur le dossier défense. Ceci est à prendre en compte aussi, même si, et je le dis bien fermement : sur le plan de la méthode, c’est très dommageable surtout pour un chef comme le général Pierre de Villiers, qui est absolument apprécié de toutes ses troupes. Et c’est tout à fait dommage ».

Premier couac d'Emmanuel Macron ?

Pour Frédéric Coste, maître de recherche à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS), « le dernier élément qui explique cette crise, c’est aussi l’attitude du président Macron. On a un président qui investit énormément les symboles régaliens de chef des armées afférents à la fonction présidentielle. On a donc eu une distorsion entre la définition jupitérienne de la présidence, une contradiction entre cette utilisation des symboles de chef des armées, et l’arbitrage qui tombe et qui est extrêmement défavorable aux armées. Que les armées participent à la réduction de la dépense publique c’est normal, mais là c’est extrêmement défavorable et l’effort porte sur l’ensemble de la sécurité nationale, puisque ce sont des centaines de millions d’euros d’économie qui sont demandés également à la gendarmerie, la police et la justice ».

Le général Dominique Trinquand revient sur cette posture du président français qui se dit très proche des armées et attaché en tout cas à la sécurité extérieure et intérieure de la France et sur la déception des soldats : «Je pense que le parcours du président nouvellement élu a été remarquable jusqu’à maintenant vis-à-vis des armées. Il a montré l’intérêt qu’il leur portait. Dans ses discours, il montrait l’intérêt qu’il portait à la protection, à leur accompagnement. Il avait bien établi son image auprès des armées. Là, cet affrontement est dommage parce que ça gâche un départ qui était plutôt bon ».

Une «guéguerre» entre ministères ?

« Le gouvernement, mis en place par le président Macron vient de changer. Il y en avait un premier et, au bout d’un mois, il a changé. Le ministère de la Défense s’est donc trouvé très pénalisé puisque Sylvie Goulard a quitté le gouvernement et donc c’est Florence Parly qui a pris la suite, et qui donc en fait, découvre ce dossier-là. Là, il y a une manœuvre d’opportunité, si je peux me permettre, de Bercy qui a profité de ce déséquilibre au sein du ministère des Armées, du changement de ministre, qui pourtant connaît très bien les aspects budgétaires, pour essayer de la prendre de vitesse avant qu’elle ne soit capable de vraiment étayer les dossiers dans un arbitrage avec le président. Là, effectivement, il y une opportunité de la part de Bercy qui est dommage. Et il faut absolument arrêter ce type de guéguerre parce que la sécurité de la France, c’est trop important pour être remis entre les mains d’arbitrages uniquement financiers », concède Dominique Trinquand.

Élie Tenenbaum, chercheur au Centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (IFRI) revient sur le quinquennat précédentet le travail du ministre de la Défense. « Jean-Yves Le Drian a remporté tous les arbitrages politiques qu’il a cherché à défendre face à Bercy et face à l’Elysée. Aujourd’hui on reste sur des personnalités politiques qui doivent s’affirmer. Et on a donc un chef d’état-major des armées qui monte au créneau, là ou cela devrait être le rôle de la ministre. D’où une question qui se pose : quel est le poids politique lourd qui, face à un Elysée qui est là pour trancher, pourra jouer l’avocat de la Défense face aux fourches caudines de Bercy qui font là aussi leur travail, c’est-à-dire limiter la dépense publique ou la rendre en tous cas la plus efficace possible ? ».

Une crise «latente» depuis la fin de la Guerre froide

Pour Élie Tenenbaum, cette crise entre l'exécutif et le CEMA (chef d'état-major des armées) était latente depuis de longs mois, voire de longues années. En effet la question des budgets de défense et de leur déflation depuis la fin de la Guerre froide est une préoccupation considérable des armées.

« Elle a été mise en avant à plusieurs reprises au cours de la loi de programmation militaire sous Nicolas Sarkozy, puis sous François Hollande, des coupes successives –plus de 54 000 postes qui ont été réduits depuis 2008. Un coup d’arrêt avait finalement été donné en 2015 au moment des attentats avec des déflations qui avaient été annulées. Celles qui étaient prévues pour les années à venir du quinquennat Hollande sur 2016-2017-2018 avaient été progressivement annulées par l’exécutif à cause des attentats, à cause de la sur-implication des armées sur les théâtres extérieurs. On pense au Sahel, mais également au Levant [NDLR: Irak-Syrie], mais surtout sur le théâtre intérieur dans le cadre de l’opération Sentinelle. Donc on avait un rôle politique des armées finalement qui avait été revalorisé au moment de cette période de crise sécuritaire, qui avait poussé François Hollande finalement à mettre de l’eau dans son vin et à revoir à la hausse ces chiffres. Des engagements avaient ensuite été pris par tout un tas de candidats au cours de la campagne présidentielle 2016 et 2017, dont Emmanuel Macron en faveur d’une amélioration, d’une remontée en puissance, comme on dit, du budget de la Défense. Aujourd’hui, ces engagements se heurtent à une autre réalité qui est la réalité de la stabilité budgétaire et de la limitation des déficits publics ».

RFI

 

 

Tous les trois jours, une nouvelle épidémie apparait en Afrique. Plus grave, en moyenne, le continent enregistre en tout pour tout plus de 100 situations d’urgence par an dont les 80 % sont liées à des épidémies et maladies infectieuses. Ces chiffres qui font frissonner ont été donnés par le directeur régional pour la situation d’urgence de l’OMS en Afrique lors de l’ouverture à Dakar, hier, mardi 18 juillet, d’une première réunion de coordination des partenaires opérationnels impliqués dans la gestion des urgences de santé publique. La rencontre continentale se poursuivra jusqu’au 20 juillet.

Développer une plateforme commune de coordination régionale, harmoniser la formation pour les intervenants dans les situations d’urgence, coordonner les partenaires pour une réponse plus efficace aux urgences de santé. Voilà en résumé, le contexte de  la réunion  de trois jours à Dakar  ouverte hier, et regroupant  plus de 80 experts internationaux issus des agences des Nations Unies, d’ONG, d’institutions de recherche d’Afrique, d’Amérique  et d’Europe.

En introduisant cette importante rencontre, le Dr Ibrahima Socé Fall, directeur régional pour la situation d’urgence de l’OMS en Afrique, a haussé le ton face à l’ampleur des épidémies qui  sont enregistrées régulièrement dans la région.  «Tous les trois jours, une nouvelle épidémie est enregistrée, ce qui fait que le continent totalise en moyenne plus de 100 situations d’urgence par an », a clamé le fonctionnaire des Nations Unies. Qui renseigne en outre que 80 % de ces situations d’urgence sanitaires sont causées par des maladies infectieuses. Sans compter l’émergence de certaines maladies liées à des moustiques : la fièvre jaune, le Zika, la dengue, la fièvre de la vallée du rift. D’autres maladies liées à l’hygiène, à l’assainissement et à l’eau - le cas du choléra - sont également comptées.

Et pour étayer ses arguments, le médecin de citer en exemple le  choléra  qui sévit dans plusieurs pays de la région et l’hépatite E autour du bassin du lac Tchad, au  Niger et au Nigéria. Ainsi que les maladies anciennes dont le paludisme, la tuberculose et le vih Sida qui ne sont pas en reste. «La région africaine est sous le stress des maladies transmissibles à virus épidémiologiques», a souligné le fonctionnaire de l’OMS

DES EXPERTS INDEPENDANTS VONT CONTROLER  LES PAYS

S’expliquant sur les leçons tirées du virus Ebola, le directeur régional pour la situation d’urgence a laissé entendre que ces situations nécessitent l’implication de tous les secteurs. Ensuite le système d’évaluation des pays va changer. Des experts indépendants seront dorénavant envoyés dans les pays pour vérifier réellement leurs capacités par rapport au règlement sanitaire international  qui exhorte  les Etats à mettre en place des capacités qui peuvent détecter, prévenir  et répondre à ces situations d’urgence.  Et pour, au-delà des maladies infectieuses, la nouvelle plateforme de l’OMS prendra en compte les risques chimiques et les risques nucléaires .

Sudonline

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La Haute autorité chargée des de la Sécurité maritime, de la Sureté maritime et de la Protection de l’Environnement marin (HASSMAR) et l’Initiative mondiale pour l’Afrique Occidentale, Centrale et Australe (GI WACAF) ont conjointement organisé un atelier régional sur l’utilisation des dispersants dans le cadre de la lutte contre la pollution marine. La rencontre qui se tient du lundi 17 au jeudi 20 juillet à Dakar est placée sous le thème: «L’utilisation des dispersants en cas de pollution marine par hydrocarbures». Elle vise à lutter efficacement contre la pollution des milieux marins par les hydrocarbures. 11 pays de la sous-région y prennent part.

Les dispersants sont des produits tensioactifs qui accélèrent la dispersion naturelle du pétrole par l’agitation naturelle. Ces produits facilitent la dissociation ou dissémination des nappes d’hydrocarbure en surface en une multitude de gouttelettes réparties dans la colonne d’eau de quelques mètres à quelques dizaines de mètres de profondeur. Pour leur meilleure utilisation, en cas de pollution marine par hydrocarbure, des représentants de 11 pays de la sous-région échangent depuis avant-hier lundi 17 juillet à Dakar et ce jusqu’au jeudi 20 courant, à l’initiative de HASSMAR) et la GI WACAF.

Citant, en exemple, des tragédies maritimes qui se sont produits de par le passé, Aliou Moussa Sow, le Contre-amiral et secrétaire général de HASSMAR, explique qu’«à la lumière des incidents récurrents à travers le monde, les espaces maritimes sont exposés de manière prégnante aux risques de pollution liés notamment au trafic maritime et aux activités d’exploration ou d’exploitation offshore. Les cas de l’Amoco Cadix, de l’Erika, du pétrolier Prestige et de la plateforme Deep Water Horizon, rappellent à suffisance le syndrome catastrophique des marrées noires», a rappelé M. Sow.

Ainsi, pour lutter efficacement contre les marrées noires qui constituent un fléau pour l’écosystème marin, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures tant sur les plans juridique qu’institutionnel. «Le Sénégal a ratifié les Conventions maritimes internationales pertinentes, tout en veillant à leur transposition en droit interne et à leur mise en œuvre. Mais aussi l’élaboration d’un cadre de lutte contre la pollution marine et enfin d’une règlementation nationale, depuis 2016, sur l’utilisation des dispersants», a informé le Contre-amiral Aliou Sow.

Quant au représentant de l’Organisation maritime international (OMI) Clément Chazot, par ailleurs chef du projet GI WACAF, il a tenu à rappeler qu’«aucun pays n’est à l’abri d’accidents pouvant entrainer une marrée noire». Pour résoudre rapidement le problème des marrées noires et du coup réduire les effets négatifs sur l’écosystème marin, le représentant de l’OMI propose une mutualisation des forces à travers une «perspective plus globale d’échange et d’alignement des écosystèmes de protection de l’environnement marin à l’échelle régionale pour faire face aux pollutions marines qui, par nature, ne connaissent pas de frontières», a-t-il sollicité.

L’objectif principal de ce séminaire de Dakar est «la consolidation des dispositifs nationaux de prévention et de lutte contre la pollution du milieu marin par les hydrocarbures en se focalisant sur le développement et la mise en place de politiques d’utilisation des dispersants». Il s’agit spécifiquement: du partage des bonnes pratiques  relatives à l’utilisation de dispersants; de a familiarisation avec  l’outil d’aide à la décision qu’est le NEBA lors de l’utilisation de dispersants; du partage d’informations sur les  différentes politiques nationales relatives à l’utilisation des dispersants et du renforcement de capacités des autorités nationales compétentes sur le développement et la mise en œuvre d’une politique d’utilisation de dispersants et le système de prise de décision correspondant.

Sudonline

Les pénuries d’eau récurrentes aux Parcelles Assainies et environs vont bientôt devenir un mauvais souvenir. Hier, mardi 18 juillet, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, a officiellement lancé les travaux de construction de deux forages d’un coût de 600 millions de F Cfa à Nord Foire. Ces ouvrages qui seront implantés aux esplanades du Stade Léopold Sédar Senghor et de Yengoulène seront reliés aux quartiers bénéficiaires par une conduite longue de plusieurs kilomètres pour permettre le transport de l’eau. L’exécution des travaux est confiée par la SONES à la SDE.

600 millions de F Cfa, c’est la sommes octroyée par l’Etat du Sénégal  pour la construction de deux nouveaux forages pour alimenter les Parcelles Assainies et certains quartiers environnants en eau. Les travaux ont été officiellement lancés hier, mardi 18 juillet au site de Yengoulène, en présence des ministres Mansour Faye de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Amadou de l’Economie, des Finances et du Plan et Abdoulaye Diouf Sarr de la Gouvernance locale et de l’Aménagement du territoire.

Mansour Faye pense que ces ouvrages vont apporter des solutions définitives aux problèmes d’eau dans cette partie de la banlieue dakaroise. «A partir de ce jour, la banlieue ne va plus avoir des problèmes avec la coupure d’eau grâce à ses deux forages», déclare-t-il. Car, ajoute-t-il, d’ici un mois et demi, la durée des travaux qui devront prendre fin d’ici le 31 août, l’eau sera de retour normalement dans cette zone. M. Faye a remercié les deux ministres, Abdoulaye Diouf Sarr, par ailleurs maire de Yoff qui a donné le site de Yengoulène et Amadou Ba pour le financement des forages.

Il annonce deux autres grands projets pour résoudre définitivement le problème du manque d’eau au Sénégal: «KMS3 (troisième usine de Keur Momar Sarr, ndlr)  projet qui permet de relier l’eau de Keur Momar Sarr à Dakar  qui nous rapporte 200.000m3» et le projet de dessalement, un processus qui permet d’obtenir de l’eau douce à partir de l’eau saumâtre ou salée (eau de mer). Il s’agit rarement de retirer les sels de l’eau, mais plutôt l’inverse, d’extraire de l’eau douce. A l’en croire, le dessalement de l’eau de mer est un enjeu important pour l’avenir du Sénégal. «Ces deux projets qui nous donneront 300.000m3 pourront aussi combler les régions de Thiès et de Louga. De ce fait, on aura plus jamais de problèmes d’eau au Sénégal», affirme Mansour Faye.

Et le ministre de l’Hydraulique de relever le partenariat entre la SONES et la SENELEC pour ne plus subir des problèmes d’électricités. D’ailleurs, pour rassurer les sénégalais en matière de fourniture d’eau, il a été décidé d’installer du solaire au niveau des usines de Keur Momar Sarr et Kermel (Sébikhotane) pour avoir une autonomie énergétique pour une bonne distribution de l’eau. Quant à Abdoulaye Diouf Sarr, il estime que beaucoup de moyens ont été octroyés pour la construction de ses deux nouveaux forages pour satisfaire les besoins en eau des populations des Parcelles Assainies et environs.

Le président des délégués de quartiers a, pour sa part, salué le démarrage de ce nouveau projet pour le bien de la commune des Parcelles Assainies.

Pour rappel, les populations des Parcelles Assainies étaient  dans le désarroi total à cause du manque d’eau auquel elles font face depuis des mois, surtout durant le mois de Ramadan de cette année. L’eau ne coulait pas de leurs robinets pendant la journée. Hommes, femmes et enfants étaient obligés de veiller toutes les nuits, jusqu’à deux heures du matin et même au-delà, pour espérer avoir le liquide précieux. Et cette pénurie a été déplorée par tous les habitants de cette commune.

Sudonline

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Trois fans de football africain sur quatre souhaitent que la Coupe d’Afrique des nations (CAN) continue d’avoir lieu tous les 2 ans, tandis que deux sur trois préfèrent que ce soit en juin plutôt qu’en janvier. C’est ce qui ressort d’un sondage mené par RFI auprès de 9000 personnes environ, alors que la Confédération africaine de football évoque l’avenir de la CAN les 18 et 19 juillet 2017. Explications.

« Non » à une Coupe d’Afrique des nations (CAN) tous les quatre ans au lieu de deux. « Oui » à une CAN en juin/juillet plutôt qu’en janvier/février. Augmenter le nombre d’équipes en phase finale ? Pourquoi pas, tant que toutes les régions du continent organisent à tour de rôle la compétition phare du football africain.

Voilà comment on pourrait résumer le résultat du sondage mené par RFI auprès de 9000 personnes environ, en anglais, français, haoussa, swahili et portugais. Des réponses auxquelles nous n’avons malheureusement pas pu ajouter les milliers d’autres laissées par les internautes sur les réseaux sociaux.

Surprise : les sondés sont favorables à une CAN en juin

Que ce soit sur nos sites, sur nos comptes Facebook et Twitter, la tendance est toutefois très nette. L’écrasante majorité des sondés (74,8%) reste attachée à une Coupe d’Afrique des nations tous les deux ans. « La CAN, c’est la vitrine de l’Afrique, la seule compétition majeure regardée en Afrique et dans le monde, estime l’un des votants, en commentaire. La jouer tous les quatre ans, c’est tuer le football sur le continent et l’effervescence qu’il suscite ».

Fin publicité dans 24 s

Concernant la période durant laquelle disputer le tournoi, en revanche, surprise : près de deux personnes sur trois (60,6%) préfèrent qu’il ait lieu en juin/juillet. La Confédération africaine de football (CAF) défend pourtant depuis des années une phase finale en janvier/février. « En juin/juillet, c’est la saison pluvieuse dans la plupart des Etats africains, indique un sondé. Donc, il fait moins chaud, ce qui permettra aux joueurs de se lâcher en donnant le maximum pour leur sélection ».

Plus d’équipes, oui. Mais combien ?

Sur le nombre d’équipes à la CAN, les avis sont beaucoup plus partagés. Si conserver 16 équipes réunit le plus de suffrages (40,9%), une majorité de fans aimerait voir plus de participants en phase finale. Soit 24 (34,6%), soit 20 (20,6%). Une toute petite minorité (0,6%) plaide même pour une Coupe d’Afrique avec 32 pays…

Les internautes sont, enfin, beaucoup plus catégoriques sur le(s) pays hôte(s) de la CAN. Il doit se situer dans une région différente d’Afrique à chaque fois (73%).

La balle est dans le camp de la CAF

La Confédération africaine de football, qui réfléchit à l’avenir de ses compétitions les 18 et 19 juillet au Maroc, est évidemment consciente de tous ces résultats. Ce symposium, voulu par le nouveau président de la CAF Ahmad, doit permettre « l’écriture d’une page d’histoire dans la transformation du football africain ».

« L’actuelle équipe à la tête de la Confédération africaine de football ne doit pas nous faire croire qu’elle est au service de la Fédération internationale de football, prévient toutefois un sondé. Certes, les Africains avaient besoin de changement à la tête de cette institution. Mais pas pour détruire les acquis ».

La CAN doit-elle avoir lieu tous les quatre ans ? *

Oui. 24%

Non, c’est bien tous les deux ans. 74,8%

Pas d'avis. 1,2%

La CAN doit-elle se dérouler en juin et juillet ? *

Oui. 60,6%

Non, c’est bien en janvier/février. 36,4%

Pas d'avis. 3%

Quel est le nombre idéal d'équipes en phase finale de la CAN ? *

16, comme c’est déjà le cas. 40,9%

20. 20,6%

24. 34,6%

Pas d'avis. 2,5%

Autre : 1,6%

La CAN doit-elle avoir lieu obligatoirement dans une région différente d'Afrique à chaque édition ? *

Oui, il faut une rotation. 73%

Non. 22,3%

Pas d'avis. 3,9%

Autre : 0,8%

NB : Sondage réalisé sur les sites de RFI du 23 juin au 17 juillet.

RFI

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L'Union africaine se veut désormais aux commandes des efforts diplomatiques pour la paix en Centrafrique. C'est en tous les cas ce qui ressort d'une réunion qui s'est tenue à Libreville, ce lundi. L'UA, mais aussi la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), ainsi que les gouvernements du Tchad, de l'Angola, du Gabon du Congo et de la RCA ont signé une «feuille de route pour la paix et la réconciliation en Centrafrique». Un document qui fixe un cadre pour les discussions entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain et qui «constitue désormais l'unique référence pour la paix en RCA».

Cette nouvelle feuille de route dit « prendre en compte » ce qui a été fait avant y compris « les acquis » de l'accord de Sant'Egidio signé, en juin, à Rome. La feuille de route de l’Union africaine prend aussi en compte l'initiative de paix rédigée fin mai par les parlementaires centrafricains, ainsi que les conclusions du forum de Bangui de 2015. Deux documents qui écartaient de manière très claire toute idée d'amnistie pour les chefs de groupes armés.

Et cette amnistie est un point crucial qui nourrissait un certain nombre de réserves voire une méfiance vis-à-vis de l'initiative africaine. Aux Nations unies en mars, le président Touadéra avait même fustigé les pressions qu'il subissait de la part des tenants de l'amnistie. Il semble que ce point ait été abandonné. Sans d'ailleurs mentionner le mot amnistie, la feuille de route reconnaît que « l'impunité n'a jamais constitué de solution durable aux crises récurrentes en RCA ».

Un agenda ambitieux

« Pour nous, il est hors de question d'accepter une amnistie générale », confie le ministre centrafricain des Affaires étrangères, Charles Doubane. « On ne peut pas aller contre le forum de Bangui, ou la Constitution. L'opinion est contre l'amnistie, le Parlement est contre, personne n'en veut. »

Cette feuille de route, tout en rappelant donc un certain nombre de principes, comme le refus de la partition du pays et le respect du forum de Bangui ou de la Constitution, dévoile un agenda très ambitieux. Un agenda qui couvre la décentralisation, le DDR, la justice transitionnelle ou le statut des anciens chefs d'Etat notamment.

RFI

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La ministre française de l'Enseignement supérieur lance ce lundi 17 juillet une vaste concertation pour réformer les admissions à l'université. Car l’Enseignement supérieur fait aujourd’hui face au défi d'intégrer 40000 étudiants supplémentaires chaque année dans les facultés françaises. Frédérique Vidal a donc décidé de réunir tous les acteurs pour trouver une solution.

Quelques jours après les résultats définitifs du baccalauréat, 86 969 lycéens étaient toujours sans affectation ou sur liste d’attente après avoir formulé leurs vœux sur la plateforme informatique d’admission post-bac (APB), désormais la cible de toutes les critiques. Frédérique Vidal parle d’« énorme gâchis ».

En cause, la hausse de la démographie étudiante, qui a conduit à l’arrivée dans l’enseignement supérieur de 40 000 étudiants supplémentaires. Mais aussi le fait que, pour la première fois, les étudiants en fin de première année qui souhaitaient se réorienter ont été également appelés à le faire depuis la plateforme APB. En tout, ce sont ainsi 150 000 étudiants supplémentaires qui ont été ajoutés au système.

La concertation organisée ce lundi a donc pour objectif de trouver une alternative au tirage au sort, qui départageait jusqu'alors les étudiants qui postulaient dans des formations saturées – comme le sport, la psychologie et le droit. Un procédé nourrissant un profond sentiment d'injustice chez les bacheliers.

Elle doit également s’attacher à trouver comment réduire le taux d'échec des premières années d'université, qui s'élève à 60 % en licence. Une piste a été évoquée par la ministre de l'Enseignement supérieur lundi matin, celle du « contrat de réussite étudiant ». Cet engagement indiquerait au lycéen les prérequis dont il a besoin pour réussir dans la filière qu'il vise. Etre obligé d'avoir fait de la biologie pour s'inscrire dans des études sportives, par exemple.

Le chantier est conséquent. Et le temps est compté pour la ministre qui doit trouver une solution avant janvier 2018, date des premières demandes d'affectation des futurs bacheliers à l'université.

RFI

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Au Sénégal, après une interruption de 24 heures suite au drame au stade Demba-Diop, la campagne pour les législatives du 30 juillet a repris de plus belle. Deux têtes de liste, l’ex-président Abdoulaye Wade et le Premier ministre Mohamed Dionne sont en tournée dans le pays. Khalifa Sall, le maire de Dakar, est lui toujours en prison mais poursuit son combat pour mener sa campagne à l'extérieur. Ses avocats ont déposé lundi en fin de journée une nouvelle demande de liberté provisoire.

Le camp Khalifa Sall cherche, une fois de plus, à mettre le pouvoir et Macky Sall sous pression. « La violation des droits politiques est flagrante, l'Etat doit respecter ses engagements et lui permettre de mener campagne », expliquent des proches du maire de Dakar, en prison depuis le 7 mars pour des soupçons de détournements de fonds.

Devant le juge qui traite ce dossier sensible, les avocats ont notamment cité la Charte africaine des droits de l'homme, ainsi que les règles imposées par la Cédéao. L'idée : faire entendre la voix de Khalifa Sall à l'échelle sous-régionale.

« Mais le combat se mène avant tout ici au pays » complète l'un des 17 avocats. Cette équipe pléthorique met donc en avant l'article 8 de la Constitution du Sénégal : « La République garantit à tous les citoyens, les libertés civiles et politiques ». Ce qui veut dire pour les proches de Khalifa Sall qu'il doit pouvoir mener campagne mais aussi voter. Ils demandent donc la libération immédiate de Khalifa Sall.

Légalement, le parquet a cinq jours pour déposer ses réquisitions ; le juge en aura dix pour rendre sa décision. Khalifa Sall espère qu'elle sera rendue d'ici la fin de semaine.

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APRES DAKAR ET TOUBA : WADE s’offre un doxaantu dans la capitale du nord

Le Pape du Sopi continue sa caravane à travers le Sénégal. Ainsi, après un accueil populaire à Dakar et Touba, Me Wade est arrivé hier à Saint-Louis en provenance de Kébémer où une foule immense l’a accueilli.

Il y avait foule, hier, à Saint-Louis lors de la venue du leader de la Coalition gagnante Wattu Sénégal, Abdoulaye Wade, pour les besoins de la campagne électorale des législatives du 30 juillet prochain.  Selon des sources établies dans la capitale du nord, il y avait une forte mobilisation. Laquelle a contraint les automobilistes à annuler leurs rotations dans les artères de la ville.

Arrivé à Saint-Louis, vers les coups de 19h 00, en provenance de sa ville natale Kébémer, l’ancien président de la République, selon une source ayant participé à l’accueil, a initié une marche à partir de la gare routière jusqu’à Pikine en passant par les quartiers Médina Course et Guinaw Rail. Debout à travers le toit ouvrant de son véhicule, le Pape du Sopi a encore montré ce qu’il sait faire : galvaniser le public. Et ce dernier répondait par des slogans «Dano Jumonne» (On s’était trompé en 2012 en votant Macky Sall), «Gorgui Balniou» (On demande votre pardon). Une manière de dire à ceux qui disent qu’il est fini politiquement qu’ils peuvent déchanter, qu’il a toujours la cote.

Ce qu’on vu à Saint-Louis fait des centaines milliers de personnes. Jusqu’à 21 heures, il ne parvenait pas accéder au point de chute, c’est-à-dire le Pont Faidherbe où il devait tenir son meeting. Il y avait tellement de monde qu’il  a fait deux heures de temps entre la permanence du Pds et le Pont Faidherbe pourtant distant de quelque 900 m.

Les militants du Pds interrogés affirment qu’Abdoulaye Wade n’a jamais connu un accueil pareil même quand il était au pouvoir.

Ces militants, guidés par le responsable local du Parti démocratique sénégalais, Ahmet Fall Baraya, n’ont pas manqué de signifier à leur mentor que la distribution des nouvelles cartes d’identité/électeur est très mal faite. Ils avancent que la majorité n’ont pas encore reçu leur carte pour espérer exercer leurs droits civiques le 30 juillet qui se profile à l’horizon.

Cette parade rappelle, à bien des égards, celle effectuée en 2014 et qui lui avait permis de donner un coup de pouce à Ahmed Fall Baraya. Ce dernier était en ballotage favorable face à Mansour Faye qui finira par remporter la manche. Il en fit de même pour Aïssata Tall Sall qui, au finish, sortit victorieuse de son bras de fer avec Mamadou Racine Sy.

 Walf Quotidien

Le procureur de la République a fait face à la presse, ce lundi pour se prononcer sur la catastrophe survenue au stade de Demba DIOP samedi dernier.

Serigne Bassirou GUEYE a indiqué que le Parquet a des indices, des témoignages, des films  et des informations et que le moment venu les Sénégalais sauront qui sont les responsables. Le procureur a également renseigné que le directeur du stade a été entendu, ce lundi tout comme le président de la Ligue professionnelle de football.

S’agissant des forces de l’ordre qui ont été pointées d’un doigt accusateur, Serigne Bassirou GUEYE a sorti la grande bassine pour laver à grande eau la police. Selon lui, parler de la police c’est déplacer le débat.

«Vous avez parlé de la réaction des forces de l’ordre, c’est vrai certains ont parlé des forces de l’ordre.  Est-ce que les forces de l’ordre ont tiré ? Est-ce qu’il y avait un nombre inférieur, est-ce qu’il n’y avait pas ? Moi mon problème (est que) jusqu’à présent nous n’avons aucune piste qui mène vers les forces de l’ordre », a commencé par souligner le procureur.

Ne s’arrêtant pas à cette observation, le maître des poursuites s’est étonné que la police soit désignée. «Dans le domaine sportif, je pense que c’est assez bizarre qu’on puisse parler de forces de l’ordre en nombre ou en quantité ou ont tiré etc. Parce que le domaine sportif, c’est le domaine par excellence où l’amitié et la fraternité doivent prévaloir.  Donc si on arrive à dire qu’il n’y pas suffisamment de forces de l’ordre ça veut dire que l’esprit est déjà faussé. Je crois que ce sur quoi nous devons nous appesantir ici, c’est cette culture de violence que l’on voit dans le milieu sportif et c’est ça je crois qu’il faut décrier. Mais toute tendance à vraiment déplacer le débat serait nuisible à l’éducation pour la paix…», a martelé Serigne Bassirou GUEYE.

WALFNet

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