Société

Rélexions pour la fortification des denrées alimentaires

Le comité national du Codex alimentarius, en partenariat avec le comité sénégalais pour la fortification des éléments, la Cellule de lutte contre la malnutrition et la société Nestlé ont organisé hier, une journée de réflexion sur les stratégies obligatoires et volontaires de fortification des aliments. Une journée de réflexion qui leur a permis de faire une ébauche d’évaluation de la fortification des aliments.

La sécurité alimentaire des populations est une nécessité, aux yeux du Codex alimentarius, qui s’est donné la mission de mettre au point, des normes alimentaires, des lignes directrices et des codes d’usage internationaux et harmonisés visant à protéger la santé des consommateurs et à assurer des pratiques loyales dans le commerce des aliments. Selon le président du Codex alimentarius/Sénégal, Pr Amadou Diouf,  «la sécurité alimentaire est éternellement menacée, alors il ne faut pas rester les bras croisés et consommer ce qui nous vient de l’extérieur. Ce qu’on consomme, il faut s’assurer qu’il n’y est pas d’éléments nuisibles à la santé, même quand on récolte quelque chose, on doit s’assurer en le consommant, si ça va nous apporter ce qu’on veut, pour éviter des maladies».Le Professeur Diouf l’a dit hier, au cours d’une réflexion qui a réuni les différents acteurs de la fortification, dans le sens de mieux fédérer et optimiser les différentes actions au bénéfice des populations. Il explique : «Le but de notre action est de faire une évaluation et un bilan provisoire ainsi que de la fortification au Sénégal.»La lutte contre la malnutrition, qui mobilise les acteurs de la fortification des aliments, est due à la carence ou à l’absence des micronutriments. C’est un phénomène très prégnant en Afrique, qui affecte les populations de tous les âges et de tous les groupes socio-économiques. Cependant, les enfants âgés de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les femmes allaitantes sont la frange la plus vulnérable. Mais, il existe des stratégies efficaces pour prévenir et contrôler les déficiences et carences en micronutriments. Entre autres stratégies, le Codex alimentarius promeut la supplémentation de l’alimentation équilibrée, les mesures de santé publique et la fortification des produits de base, largement consommés par les populations. Toutefois, la fortification des produits alimentaires, y compris les aliments commerciaux, peut constituer un moyen efficace pour atteindre bon nombre de populations ayant besoin des micronutriments. Le sel iodé est un bon exemple de programme national de fortification en micronutriments, rappelle-t-on. Aussi, des participants à la rencontre ont-ils estimé que le fer revêt une importance capitale pour le bon fonctionnement de certaines fonctions de base du corps humain. Une faible dose de fer dans l’organisme peut, selon eux, conduire à une carence en fer. Il importe alors de mentionner que la carence en fer constitue la déficience en micronutriments la plus fréquente dans le monde et peut causer des maladies comme l’anémie qui constitue un risque de mortalité surtout maternelle. Les initiateurs de la rencontre ont fini par faire une ébauche d’évaluation de la fortification des aliments et comptent approfondir la réflexion pour arriver à une protection solide de la santé des consommateurs au Sénégal.

Participation des femmes dans le dialogue interreligieux : L’interprétation de la religion, le facteur bloquant

L’interprétation de la religion constitue une entrave à la participation  des femmes dans le dialogue interreligieux. C’est la perception de la sociologue et chercheur Selli Bâ qui s’exprimait hier, mercredi 17 décembre à l’ouverture du colloque sur le plaidoyer pour un dialogue interreligieux portant sur «Femme, religion et société».
 
«Les limites du rôle de la femme dans le dialogue interreligieux sont liés à l’interprétation de la religion. On interprète la religion en portant des lunettes culturelles». Cette déclaration est de la sociologue et chercheur Selli Bâ qui s’exprimer, hier mercredi 17 décembre à l’ouverture du colloque portant sur le plaidoyer pour le dialogue interreligieux: «Femme, religion et société».
 
Selli Bâ d’ajouter que «le rôle de la femme est limité parce que le plus souvent la femme est enfermée dans les rôles de mère et d’épouse», Pis renchérit-elle, «la culture est fortement patriarcale c’est à dire que l’homme est au centre de tout. Donc forcément l’interprétation qu’on va faire va exclure les femmes des affaires importantes».     
                           
La sociologue, enseignante trouve que cette façon de voir doit changer. «La femme doit jouer le même rôle que son homologue masculin dans ce dialogue parce que tous les deux sont des vicaires de Dieu. Ainsi, ils doivent jouer le même rôle qui est de promouvoir le dialogue interreligieux mais également de remplir d’autres obligations liées aux différentes activités de la vie sociale», confie-t-elle.  
 
La sociologue relève que le choix ne doit être autre que d’intégrer les femmes dans ce dialogue car la religion musulmane l’a toujours faite. «Si nous nous référons à la religion musulmane, la femme était intégrée, associée dans des affaires politiques importantes. Le Prophète Mouhamed (Psl) avait une femme (Oumou Salamata) comme conseillère politique, dans les moments où il était incompris de tous. Durant cette période également le Prophète (Psl) essayait de restaurer, en tout cas, les droits des femmes parce que les femmes n’étaient pas considérées comme des êtres humains. Il faisait tout pour que les femmes ne soient pas subordonnées, que ce soit avec le mari, le père et autres, que les femmes simplement aient leur droit».
 
Afin de se débarrasser des préjugés culturels, la sociologue mise sur une conscientisation des masses. «Il est question aujourd’hui de plaidoyer pour que les femmes puissent être au cœur de ce dialogue interreligieux». Ainsi plaide-t-elle pour une appropriation des textes religieux, car juge-t-elle, «si nous ne connaissons pas notre religion, nous allons prendre tout ce qui va nous tomber sur la tête. Nous allons emmagasiner tout ce que l’autre va nous dire sans connaître la véracité de ce qu’il dit».

Retard de concretisation des promesses du gouvernement : Le front social deja agite

C’est un front social déjà agité qui se profile à l’horizon après une période appelée «délai de grâce» dans les secteurs de l’Education et de la Santé. Les syndicats de ces secteurs stratégiques entendent croiser le fer avec le gouvernement du Sénégal pour le respect des engagements inscrits dans les protocoles d’accords signés. Pendant que les syndicats d’enseignants, notamment le Cadre unitaire des enseignants du moyen secondaire (Cusems) décrète un mot de d’ordre de grève aujourd’hui mardi avec un débrayage et une grève totale demain mercredi pour déplorer le dilatoire, les manœuvres sourdines et le non-respect notoire du protocole d’accord du 17 février 2014 signé par le gouvernement. En attendant des signes annonciateurs de l’application des points inscrits dans le protocole d’accords et le paiement des indemnités de déplacement des examens à l’orée des fortes recommandations des assises de l’Education et de la Formation, une année scolaire apaisée, sans grèves, s’est envolée. Au même moment l’intersyndicale des travailleurs des collectivités locales est allée en grève hier, lundi 15 décembre 2014, pour exiger le paiement de leurs salaires des agents dans les mairies érigées en communes, notamment à Guédiawaye, Rufisque, Pikine. Ils menacent de paralyser toutes les structures des collectivités locales. L’année scolaire 2015 montre déjà un éblouissement du front social.
 
NON-RESPECT DU PROTOCOLE D’ACCORDS, CUSEMS ENGAGE LE FRONT
 
Fini la période de grâce accordé au gouvernement aux lendemains de la mise sur pied d’un pacte de stabilité sociale et d’émergence économique. Las d’attendre une réaction concrète de l’Etat après la signature du protocole d’accords, les syndicats d’enseignants ont décidé de déterrer la hache de guerre avec des sorties intempestives pour charger leur ministre de tutelle. Le Syndicat autonome des enseignants du moyens et secondaire du Sénégal (Saemss) et le Cadre unitaire des syndicats d’enseignants dénoncent pour le déplorer le pilotage à vue de Serigne Mbaye Thiam et la lenteur de l’application des points inscrits dans le protocole d’accords. Pendant ce temps-là, le Cadre unitaire des enseignants du moyen secondaire (Cusems) version Abdoulaye Ndoye passe à l’acte en décrétant un mot d’ordre de grève suite à une réunion de leur directoire national. Le Cusems lance ainsi un appel à ses militants à observer un débrayage demain mardi 16 décembre à 10 heures, suivi d’Assemblée générale dans tous les lycées et collèges de Sénégal et une grève totale, le mercredi 17 décembre 2014.
 
Appréciant la situation scolaire nationale, suite à la revue du protocole d’accord entre le gouvernement et les syndicats, les camarades de Abdoulaye Ndoye, secrétaire général du Cusems constatent le dilatoire, les manœuvres sourdines et le non-respect notoire du protocole d’accord du 17 février 2014. Ils ont fustigé la mauvaise volonté du gouvernement quant à l’application de l’accord sur la validation des années de volontariat, de vacatariat et de contractualisation.
 
Condamnant le retard récurrent et le paiement partiel des indemnités liées au Bac et au Bfem, le Cusems s’étonne sur l’articulation faite par le gouvernement entre l’octroi de l’indemnité de logement aux professeurs et inspecteurs de l’enseignement moyen secondaire et l’étude sur le système de rémunération et de motivation des agents de l’Etat reportée plusieurs fois, alors qu’au même moment les politiciens ne se privent de rien.
 
Qu’à cela ne tienne. Le Saemss dans une de ses récentes a relevé à l’endroit des autorités académiques de la manipulation, du pilotage à vue, des contre-vérités, déficit d’enseignants dans le système éducatif. C’est à ce titre, ils n’avaient pas exclu de reprendre le cheval de bataille si le gouvernement ne s’adonne pas au paiement des indemnités d’examen avant le 30 novembre comme signé dans le protocole. C’est le cas aussi du Cadre unitaire des syndicats d’enseignants qui  était désormais en droit de croiser le fer avec le gouvernement pour qu’il passe à l’application du protocole jugé par l’Etat réaliste et réalisable.
 
Et ce malgré la réunion du comité ad hoc chargé d’étudier le niveau, les conditions et les modalités de la prise en charge de la validation aux 2/3 avec rappel des années de volontariat de vacation et de contractualisation pour les maitres contractuels et professeurs contractuels reclassés comme fonctionnaires. Ledit comité a relevé que plus de 20 000 agents ont été recensés après un premier toilettage.
 
Mauvais résultats des examens en perspective ?
 
En tout état de cause les dysfonctionnements relevés dans le système scolaire ont certainement eu d’énormes impacts sur les résultats des examens de baccalauréat, du Brevet de fin d’étude moyennes (Bfem) et du Certificat de fin d’étude élémentaire (Cfee). Ils ont été catastrophiques. Au Bac, les résultats ont été décevants. Sur 119.518 candidats à avoir subi les épreuves, seuls 37.381 (31,3%) ont pu décrocher le premier diplôme universitaire. Entre 2012 et 2013, le taux de réussite au BFEM chute à 18,4 points et s’établit à 41,2%. Sans oublier les résultats désastreux du Cfee qui avoisine simplement les 33%. Cette situation découle de la baisse des scores dans toutes les académies. Le rapport 2013 de la direction de la Planification et de la réforme de l’Education (Dpre) indique que le taux de redoublement et d’abandon dans les cycles élémentaires et moyen secondaire restent élevés. Il revient ainsi sur l’ampleur du redoublement dans les régions de Sédhiou (3,5%), Diourbel et Thiès (3,3%), Dakar (3,2%), Louga (3,0%), Ziguinchor et Kaolack (2,9%).

OFNAC - Lenteurs dans la déclaration de leur patrimoine : Nafi Ngom supplie les ministres

L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), selon sa présidente, Mme Nafi Ngom Keïta, qui présidait hier, l’ouverture d’un atelier sur les meilleures pratiques d’investigation et de poursuite des crimes financiers…, est en train d’enquêter sur plus de 70 dossiers relatifs à des soupçons de fraude et de corruption. Mais pour ce qui concerne la déclaration de patrimoine, l’organe bute sur des difficultés liées au respect de la loi. La présidente invite ainsi les ministres et autres personnes assujetties à procéder à la déclaration de leur patrimoine.

Le Sénégal a introduit en 2012, une composante centrale dans son arsenal de lutte pour adresser la corruption, la fraude et toutes infractions connexes et assimilées. En effet, la loi n°2012-30 du 28 décembre 2012, portant création de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), a mis en place une autorité administrative indépendante qui concourt à promouvoir la transparence, l’éthique et le respect des normes dans la gouvernance des affaires publiques et privées. Ce mécanisme de prévention et de lutte a été renforcé par l’adoption de la loi relative à la déclaration de patrimoine. Pour la mise en œuvre de ladite loi, des décrets d’application ont été aussi pris. Par conséquent, les ministres de la République ainsi que toutes les personnes assujetties devaient procéder à la déclaration de leur patrimoine. Mais jusqu’ici, les choses ne semblent pas bouger. L’Ofnac bute sur des difficultés liées au respect de cette loi. A preuve, en marge de la cérémonie d’ouverture d’un atelier sur «le développement de meilleures pratiques d’investigation et de poursuite des crimes financiers, du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme», Mme Nafi Ngom Keïta, la présidente, a invité toutes les personnes assujetties à venir faire leur déclaration de patrimoine auprès de l’Ofnac, conformément à la loi. «On ne cherche à créer des problèmes à personne. Nous invitons tout le monde à jouer le jeu», supplie la présidente de l’Ofnac.

Des enquêtes ouvertes sur plus de 70 plaintes
Malgré cette lenteur notée dans la déclaration de patrimoine, l’Office a mis ses machines en branle. L’Ofnac est en train d’enquêter sur des plaintes relatives à des soupçons de fraude et de corruption. «Nous avons plus de 70 dossiers à l’Ofnac. Le Colonel Mocktar Sow, qui dirige le département enquête et investigation, est en train de mener ses enquêtes en toute discrétion. Il s’agit de petite corruption et de grande corruption», a déclaré hier, Mme Nafi Ngom Keïta. Ces investigations concernent des agents des services publics, ainsi que ceux des services privés. En effet, explique l’ancienne patronne de l’Inspection générale d’Etat (Ige), «les missions de l’Ofnac s’exercent aussi bien sur le secteur public que le secteur privé. On ne peut pas entrer dans les détails, parce que les enquêtes sont confidentielles. Mais, nous avons l’obligation de rendre compte. Le travail sera mis à la disposition des citoyens le moment venu».
Cette jeune institution a pour «ambition de contribuer à faire du Sénégal, un espace de justice et de sécurité». En ce sens, elle a noué des relations de coopération avec l’ambassade des Etats-Unis au Sénégal. L’atelier sur les meilleures pratiques d’investigation et de poursuite des crimes financiers, du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme, financé par le Bureau de lutte contre le terrorisme du département d’Etat américain, s’inscrit dans ce cadre.

lequotidien.sn

AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

Calendrier

« Mars 2019 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31

Video galleries

logotwitterFacebook