Société

Une femme bien faite dans une tête bien faite pour un parcours migratoire du Sénégal aux Amériques : voici Mme Mariama SARR
Une femme bien faite dans une tête bien faite pour un parcours migratoire du Sénégal aux Amériques : voici Mme Mariama SARR La vie n’est pas un fleuve tranquille ou disons que cela dépend de chacun, mais chaque personne peut donner un sens , une orientation au cours de sa vie envers et malgré tout, la volonté et la ténacité, l’expérience et la baraka( la chance) peuvent y contribuer« Il y a dans la vie deux sortes de destins. Ceux qui ouvrent les pistes dans la grande brousse de la vie et ceux qui suivent ces pistes ouvertes de la vie. Les premiers affrontent les obstacles, l’inconnu. Ils sont toujours le matin trempés par la rosée parce qu’ils sont les premiers à écarter les herbes qui étaient entremêlées. Les seconds suivent des initiateurs, des maîtres. Ils ne connaissent pas les rosées matinales qui trempent, les obstacles qui défient, l’inconnu des nuits noires, l’inconnu des espaces infinis. Leur problème dans la vie c’est de trouver leur homme de destin. Leur homme de destin est celui qu’ils doivent suivre pour se réaliser pleinement, pour être définitivement heureux. Ce n’est jamais facile de trouver son homme de destin, on n’est jamais sûr de l’avoir rencontré. » A Kourouma :En attendant le vote des bêtes sauvages, Paris , Seuil , 1998, p 60 Mariama SARR est une femme claire, aux yeux en amande comme une asiatique, et pas très grande, mais attention, il faut pouvoir la suivre, elle ne cesse de courir, courir, bouger, bouger, voici un aspect de son parcours passionnant. De sa région natale Ziguinchor au Sénégal où elle a été à l’école puis au lycée Djignabo. Pendant sa jeunesse en Casamance, elle a fait du basket-ball, elle faisait de la course à pied de Niafoulène à l’aéroport de ziguinchor. Insatisfaite Mariama décide de faire du théâtre avec Bamba Thiobane, puis de la musique avec l’orchestre du lycée Djignabo puis encore notre bonne fille s’attaque au récital avec le ballet théâtre de Fassana qui se produisait à l’Hôtel Néma Kadior Et les études dans tout ça ? Mariama SARR combinait toutes ces activités avec ses études qui n’étaient pas faciles à cause d’une existence pas simple. Le système scolaire sénégalais était trop sélectif il fallait réussir la première partie du Bac pour accéder à la terminale. Mariama ne réussit pas cette étape, elle demande une mutation dans une autre région à Louga au Lycée Malick Sall et ouf elle décroche le sésame qui lui permet de passer le grand baccalauréat Vous pensez qu’elle va rester dans cette ville du nord, non elle se déplace jusqu’à Tambacounda au lycée Mame Cheikh Mbaye mais un problème freine la grande volonté de Mariama SARR, elle est tombée malade à la suite d’une grossesse. Oui Vous ne saviez pas, Mariama SARR était déjà mariée depuis l’école élémentaire, le mariage forcé ou arrangé qui frappait beaucoup de très jeunes filles. Elle était belle, gentille et sociable, au sourire toujours affiché malgré sa vie pas simple. Elle disait toujours aux amis Naké mouné bé diaring, comment ça va ? Au lycée elle était souvent avec les garçons, on disait qu’elle était un garçon manqué, oui elle avait du caractère, la gentillesse mais le regard qui peut tuer celui qui veut entraver sa route. Une vie difficile. Oui Mariama SARR était mariée dès le bas âge et les grossesses avaient raison de sa santé. Etudes et vie conjugales en Afrique dans une famille pas riche c’est l’échec au bout. Bref elle a divorcé en seconde pour se remarier en 1984. Restée deux ans sans faire des études, la grossesse et une année blanche ont mis de gros vides dans un cv, qu’à cela ne tienne, Mariama est une battante une résiliente. Pour reprendre ses études il fallait trouver un moyen de survivre. Elle a trouvé le moyen de vendre des bijoux et autres objets, puis guide touristique, puis elle a donné des cours particuliers. L’université qu’elle fréquente en fin en 1990 était un garage où l’échec était plus fréquent que la réussite, alors toujours en cogitation perpétuelle les te temps est compté pour Mariama, elle quitte cette noble institution pour s’inscrire à l’Institut Supérieur d’Informatique grâce à l’aide d’un cousin. Encore la santé est défaillante, une dépression fige Mariama SARR pendant 2 ans sous Valium et Nocertone. Guerrière elle a encore eu raison de la maladie et reprend les gants et le combat pour finir avec à la clé son diplôme de technicien supérieur en informatique. En 1995 sa deuxième fille nait malgré les difficultés conjugales. Ayant peur de revivre la rechute et retomber dans la dépression, ce calvaire qui vous rend amorphe et dégouté de tout, elle décida de divorcer après 11 ans de mariage en gardant la lourde charge d’élever seule ses deux filles ( 8 ans et –de 1 an). A l’attaque Mariama recherche du travail, mais on l’a prend comme stagiaire avec des revenus quasi nuls. Mariama cogite encore et se met à proposer des madeleines aux commerçants du coin : yamatogne et grand dakar et tous les deux jours elle allait rechercher les fruits de son investissement. Avec ce petit business Mariama SARR décide d’ouvrir un atelier de couture. Vous suivez toujours ? Merci ! Elle achetait des tissus et du matériel de couture en Gambie, pays où les produits sont moins chers, puis elle confectionnait des ndokettes et grands boubous à Ziguinchor pour ensuite aller les vendre ) à kantioungou en Guinée Bissau. Grace à ses activités Mariama SARR a pu s’occuper de ses enfants et un homme rencontre sa vie et lui propose de convoler en noces avec lui en 1997, il s’agit de Mr GASSAMA qui vivait aux USA. En 2000 Mariama embarque pour les USA rejoindre le nouvel élu de son cœur, oui, après le mariage forcé , notre héroïne ne devait plus se laisser faire, c’est elle qui choisit et qui décide du cours de sa vie. La vie aux USA Arrivée au pays de l’oncle Sam, l’amoureuse des études s’embarque dans un cursus pour apprendre à communiquer plus facilement avec cet anglais( conversational English) qu’elle lit aisément et comprend bien, depuis l’université de Dakar. Parallèlement et cela ne vous surprendra pas Mariama SARR prenait des cours de nursing ( garde malade, assistante à domicile) et microsoft word2000. Le nursing lui a permis de travailler pour une dame atteinte de scléroses en plaques et ce pendant 10 bonnes années. Il est vrai que ce sont des jobs qui ne font pas un salaire complet, revoici notre Mariama SARR touche à tout, comme serveuse, vendeuse de sandwich, baby-sitter, couturière, femme de ménage, spécialiste des nouveaux nés NCS. Elle a travaillé tout le temps, le jour, la nuit, les WE et jours fériés, il fallait travailler et gagner son indépendance financière comme elle l’avait toujours fait depuis sa tendre enfance. Ambitieuse et accumulant de petits diplômes (nettoyage, couture, bébés) Mariama Sarr a crée des micro- entreprises. Elle a commencé avec son entreprise de couture chez elle, et parce qu’elle était juste et sérieuse dans les délais et livraison son activité marchait bien sans compter qu’elle créait elle-même des modèles. \n Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Pape B CISSOKO
Charlie hebdo sort à nouveau une caricature du prophète (Psl) : Le monde musulman prône une réplique non violente

Charlie Hebdo est dans les kiosques de ce mercredi 14 janvier. Le dessin de Une, signé Luz, représente le prophète Mahomed (Psl), avec une larme, et tenant une pancarte «Je suis Charlie», avec ce commentaire «Tout est pardonné».   Une provocation de plus ?
Sud en profite pour questionner, dans un dossier consacré au sujet,  le travail des caricaturistes, en s’interrogeant sur la liberté d’expression. Celle-ci doit-elle s’imposer des limites ? Qu’est-ce qui pousse les jeunes à se lancer dans le Jihadisme ?  Internet s’est-il substitué à l’éducation religieuse de base ?  Nous avons donné la parole aux spécialistes pour comprendre.
 
La rédaction du journal satirique français, Charlie Hebdo va récidiver,  après les caricatures qui lui ont valu 12 morts et des blessés, dans sa Une d’aujourd’hui. Il montre le Prophète en larmes avec cette mention : «Tout est pardonné. Je suis Charlie». Les étudiants rencontrés  hier, mardi  13 janvier, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) prônent l’unité du monde musulman pour une réplique non violente.

Apres les caricatures qui lui ont valu 12 morts, des blessés des rassemblements, Charlie Hebdo revient à la charge ce mercredi avec une caricature du Prophète Mohamed (Psl). Avec cette mention : «Tout est pardonné. Je suis Charlie». A l’université cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), les personnes rencontrées sont pour une riposte à hauteur de l’affront, mais sans armes ni effusion de sang.  «L’opinion musulmane est interpelée directement cette fois-ci et doit faire quelque chose sans la moindre violence » a déclaré cet étudiant qui a rappelé que  la solution se trouve  dans l’unité et le dialogue». « Les musulmans doivent se concerter pour un dialogue mondial avec les autorités étatiques internationales en faisant face et montrer l’importance de cette religion».

Pour ces étudiants rencontrés c’est une injure portée à l’endroit de l’islam : « pour cette fois-ci personne ne dira  que c’est la liberté de presse. Il y a une volonté manifeste de nuire à la religion par le journal Charlie Hebdo. Cette acte doit rassembler les musulmans », a expliqué Medoune Mbaye étudiant en Master 2 en géographie.  «S’il recaricature l’image du Prophète, je dirais que c’est une offense au monde musulman. Figurez-vous  les incidents qui ce sont passés en France, notamment au journal Charlie Hebdo, c’est dû à cela. Encore, c’est une très grosse offense, une provocation pour l’islam. Les attaques djihadistes que le journal a subies ne lui ont pas permis de se mettre en garde. Ils n’ont pas tiré des leçons. S’ils faisaient face à de nouvelles attaques que la France  ne soit surprise. Je pense bien que la vocation d’une rédaction n’est de heurter la foi. Et cela, je dirais  que même la population française ne sera pas à l’abri de ces actes. Le président français,   François Hollande a intérêt à les alerter», a martelé  Seydina Seck  étudiant en licence.

Dans le même dynamique Abdou Rahmane Sall Ba étudiant en licence département anglais souligne : « le journal Charlie doit prendre ses responsabilités. Les journalistes n’ont aucune excuse d’offenser la religion d’autrui. Ils doivent respecter le choix de l’autre. Si Charlie Hebdo recommence avec la caricature quelque jours  après attaques de son siège, c’est parce que les journalistes n’ont pas bien décortiqué le message.  Ce qui est sûr c’est que le monde musulman ne se laisse pas faire, parce que le Prophète est très cher pour nous ».

Un autre d’ajouter :  « Selon moi, le monde musulman n’a pas  assez réagi, ce qu’il fait c’est de la violence qui mènent à rien. Caricaturer à nouveau le Prophète c’est de l’injure. Nous ne devons pas répondre par  la barbarie. Tuer des personnes ne change pas grand-chose. La preuve, ils ont tué 12 personnes et les caricatures continuent. Le plus important pour nous les musulmans, particulièrement le monde arabe est de s’unir parce que l’union fait la force. Et dans ce cas on peut bien réagir», a suggéré Mbayang Thiam première année de Géographie. Pour rappel le siège du journal Charlie Hebdo a été attaqué le mercredi 7 janvier  en fin de matinée par des deux hommes armées,  faisant 12 mort dont 10 journalistes dessinateurs et deux policiers suite à une caricature du prophète Mahomed (Psl).

Sudonline

Le réseau Wanetam compte venir à bout du Palu, du Sida et du Tb

Le West african network for tuberculose, Sida et malaria (Wanetam) a entamé sa deuxième phase d’activités avec un financement de 1,5 million d’euros, soit près de 985 milliards de francs, dans le but de trouver des médicaments pour combattre le palu, la tuberculose et le Sida.

De nouvelles ambitions riment toujours avec des moyens importants. C’est la lecture qu’on peut avoir de l’élargissement du réseau Wanetam et de l’appui financier, qui va avec et annoncé par l’Union européenne. Au regard de son bilan positif, relativement à l’exécution des programmes dans sa première phase, le Wanetam va en effet bénéficier sur 10 ans, d’un financement de presque 1,5 milliard d’euros, soit près de 985 milliards, pour booster les recherches cliniques sur le Sida, la tuberculose et le paludisme, se félicite le Professeur Souleymane Mboup, coordonnateur du Wanetam. Ainsi, de nouvelles générations de médicaments contre le paludisme, la tuberculose et le Sida restent les priorités du West african network for Tb, Aids, Malaria (Wa­netam), a affirmé Pr Souleymane Mboup, à l’occasion d’une conférence de presse animée vendredi dernier et qui fait suite à la réunion stratégique annuelle, tenue les 8 et 9 janvier derniers à Dakar, par le réseau Wane­tam. «L’Union européenne, qui a financé les cinq premières années du programme, a décidé de reconduire pour 10 ans la seconde phase avec des financements extrêmement importants de l’ordre 1,5 milliard d’euros, en attendant d’autres contributions», a indiqué le Professeur Mboup.

Le but de la rencontre de Dakar a été de faire le bilan sur les cinq dernières années d’activités de Wane­tam, mais aussi de dégager des perspectives, préparer de nouveaux challenges et trouver de nouveaux partenaires. Car, a encore indiqué Pr Sou­leymane Mboup, le Wanetam va s’élargir dans d’autres pays et intégrer d’autres maladies dites négligées comme la bilharziose, l’onchocercose, les maladies diarrhéiques, respiratoires.
En termes de bilan, il dit : «Nous avons formé 400 personnes dans les domaines de la  tuberculose, du Sida et du paludisme. Il y a aussi eu un renforcement de capacités, d’infrastructures, d’équipements pour permettre aux chercheurs de bien mener leurs recherches.»
Ce partenariat financé dans sa majorité par l’Europe pour faire des recherches concerne sept instituts d’Afrique, et va renforcer des capacités des chercheurs pour mener des essais cliniques en Afrique en respectant l’éthique, les bonnes pratiques des laboratoires entres autres. Cependant, indique Mme Touré, les recherches doivent être définies et orienté vers les problèmes de nos pays.
Le choix du Sida, du paludisme et de la tuberculose s’explique par leur taux élevé de mortalité chez la population. «Il est trop tôt pour mesurer les retombées de la première phase du Wanetam mais, ce programme a permis de réduire le traitement sur la tuberculose, de simplifier celui sur le Sida entre autres», ont signifié les membres du Wanetam.

lequotidien.sn

Modernisation des Daaras au Sénégal : Un projet de loi mal perçu par les acteurs

La question de la modernisation des daaras divise  l’Etat et tous les acteurs concernés (arabisants et familles religieuses). Pour aider les Sénégalais à mieux comprendre le contenu du projet de loi et les enjeux alentour du Projet d’appui à la modernisation des daaras (Pamod), Sud Quotidien revisite pour vous les différentes positions par les textes.
Le Sénégal veut moderniser l’enseignement et le fonctionnement des «daaras» (écoles coraniques). Dans son rapport de présentation du projet de loi fixant les conditions d’ouverture et de contrôle des «daaras», Sérigne Mbaye Thiam, ministre de l’Education nationale, partant du constat d’une «absence d’un cadre d’harmonisation et de coordination de multiples actions spontanées, menées de manière éparse, sans situation de référence et dans des conditions d’apprentissage souvent précaires», a émis la nécessité de changer leur mode de fonctionnement.
 
Le ministre de l’Education nationale a également relevé «une absence de formation pédagogique initiale et continue des maîtres coraniques, une absence de programmes et de médium d’enseignement harmonisés, des insuffisances dans la planification et la gestion des activités pédagogiques, mais aussi le manque de fonctionnalité de leurs locaux, respectant rarement les normes d’hygiène et de salubrité».
 
C’est bien dans le souci de pallier ces insuffisances, que l’Etat a estimé «nécessaire», à la suite de l’adoption du projet de loi portant statut du daara (qui est source de polémique), «de mettre en place un dispositif règlementaire régissant les conditions d’ouverture et de contrôle des daaras afin de disposer d’un cadre formel et organisé, d’uniformiser les démarches et d’assurer aux apprenants de meilleures conditions d’études pour des enseignements-apprentissages de qualité».
 
Statut du daara  et scolarité
 
Dans les dispositions générales, au chapitre premier du projet de la loi portant «statut» du daara, il est stipulé: est «daara», toute institution islamique qui scolarise des apprenants âgés de 5 à 18 ans pour la mémorisation du Coran et l’éducation religieuse. A l’article 2, il est précisé que «la scolarité dure huit ans et se déroule en trois étapes: une première étape de trois ans consacrée à la mémorisation du Coran, une deuxième étape de deux ans, alliant mémorisation du Coran et programme des classes de Cours d’Initiation (Ci), de Cours préparatoire (Cp) et de Cours élémentaire-première année (CE1), et une troisième étape de trois ans réservée au programme des classes de cours élémentaire-deuxième année (CE2), et de Cours moyen-première année (CM1) et de Cours moyen-deuxième année (CM2)».
 
Ouverture et fonctionnement du daara
 
Au chapitre 2 dudit projet de loi, il est déclaré à l’article 3 que «l’ouverture de tout daara doit être précédée du dépôt auprès de l’administration compétente, d’un dossier de déclaration préalable dont la composition est fixée par décret». Il est également signalé que «le daara peut fonctionner dès l’accomplissement de cette formalité dont la preuve est apportée par la production d’un récépissé de dépôt de déclaration». Le chapitre 4 apporte des clarifications sur la prérogative du daara de librement «recruter son personnel de direction et son personnel enseignant». Toutefois, «les conditions et les titres exigibles pour servir dans les daaras sont fixés par décret», relève le texte. A l’article 5 dispose que «le daara doit respecter les programmes officiels dont les contenus sont fixés par décret».
 
De l’appui et des subventions des daaras
 
Le chapitre 3 traite de la question des appuis, subventions et primes accordées aux daaras. L’article 7 mentionne que «le daara autorisé par l’Etat peut bénéficier d’un appui matériel, de cantines scolaires et de tout autre avantage nécessaire à son fonctionnement dans la limite des crédits inscrits à cet effet dans le budget du ministère chargé de l’Education. Les modalités d’attribution de l’appui sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’Education».
 
Mais aussi, structuré et innovant qu’il puisse être, le projet est décrié par certains acteurs qui le dégagent en touche. Certains représentants des daaras rejettent en bloc ledit projet de loi. Invité de la rédaction de Sud Fm hier vendredi 9 janvier 2015, Mouhamed Lamine Fall, un des acteurs du collectif des maitres coraniques détracteurs du texte, a laissé entendre que la loi ne passera pas. «Je peux vous assurer que cette loi ne passera pas. Nous avons l’aval des chefs religieux car vous avez entendu la déclaration de Touba et de Thiénaba. Nous sommes sous leur tutelle. Nous sommes leurs bras sur le terrain. C’est pourquoi lorsque l’Etat avait commencé sa tournée nous avions laissé faire pour savoir quelle sera la position des chefs religieux», a-t-il laissé entendre.
 
Mouhamed Lamine Fall a, par la même occasion, fustigé la position des Ongs sénégalaises. «A chaque fois, elles dramatisent les situations sociales pour pouvoir tirer le maximum possible de financements de l’extérieur. Comme les daaras sont censés être des regroupements vulnérables alors, elles tirent sur ça pour avoir le maximum de profits de ceux qui les financent à partir de l’extérieur», déplore-t-il entendre.
 
Et de poursuivre : «Nous savons que les Ongs tirent à chaque fois sur la sonnette d’alarme pour s’alimenter. Nous avons l’impression que ce projet de loi est un texte qui est conçu par les Ongs. Nous pouvons prendre tout en charge mais nous avons besoin de partenaires. L’Etat doit être un partenaire, il ne doit pas se positionner comme quelqu’un qui donne des ordres ». M. Fall, qui tient à rappeler que « les daaras sont des structures privées qui n’appartiennent pas à l’Etat », a soutenu qu’ils ne sont « pas prêts à céder les daaras à l’Etat dont le système éducatif a échoué».
 
Pour lui, étant donné qu’ils ont constaté par eux-mêmes, l’échec du système scolaire du primaire jusqu’à l’université, ils ne vont jamais leur confier leurs enfants. « C’est l’échec total. Et ils veulent que nous leur confiions ce que nous avons de plus cher. Or, les structures qui produisent les hommes les plus célèbres de ce pays sont les daaras. Leur système est en faillite, par conséquent nous ne leur confierons jamais nos enfants. C’est impossible», a-t-il conclu.
 
Projet d’Appui à la Modernisation des Daaras (Pamod) ; Un programme cher au chef de l’Etat
 
Avec ses sept chapitres subdivisés en dix-neuf articles, le projet de loi est inscrit dans la politique éducative du président de la République, Macky Sall. Au cours de la cérémonie de lancement du projet d’appui à la modernisation, le chef de l’Etat avait déclaré en novembre 2013 que «le projet novateur d’appui à la modernisation des daaras (Pamod)… est une réponse concertée et efficace à la problématique de l’éducation à travers la promotion des saaras».
 
Selon Macky Sall, «ce projet, d’une durée de cinq ans et d’un coût de 20 millions de dollars (10 milliards de F Cfa), est une initiative de l’Etat du Sénégal, fortement soutenue et financée par la Banque islamique de développement (Bid), avec une importante contrepartie du gouvernement ».
 
Le président de la République, annonçant à l’occasion que «le projet de loi portant statut du daara et les projets de décret d’application sont déjà élaborés et introduits dans le circuit d’adoption», s’était déjà félicité du «processus inclusif et participatif qui a permis d’aboutir au consensus de tous les acteurs, avec l’implication remarquable des familles religieuses,  des maîtres coraniques et de leurs associations».
 
Macky Sall a relevé, par la même, que « le gouvernement accorde un grand intérêt au succès du projet précurseur d’appui à la modernisation des daaras». Pour le président de la République, « l’innovation pédagogique de taille que représente l’organisation, pour la première fois au Sénégal, d’un Baccalauréat arabe, ainsi que la réalisation prochaine du projet d’Université arabo-islamique, s’inscrivent dans la perspective de modernisation de notre système d’éducation, d’apprentissage et de formation professionnelle».

Sudonline

 

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