Société

Campagnes de vaccination : Afrivac veut zéro financement extérieur d’ici à 2024

Chaque année, environ 500 000 enfants naissent au Sénégal. Pour leur administrer les 11 vaccins du programme élargi de vaccination, le Sénégal a besoin d’un budget de 8 milliards de francs par an.

L’organisation internationale Alliance pour la vaccination (Gavi) finançait chaque année une large part de ce programme de vaccination dans les pays avec un Pnb/hbt inférieur à 1 600 dollars. Pour le cas du Sénégal, plus de 60% des enfants sont vaccinés tous les ans grâce à cette aide extérieure. Mais selon les prévisions macroéconomiques, Pnb/hbt atteindra dans ce pays 1 600 dollars en 2019. «A partir de 2024, les 6 milliards alloués, chaque année au Sénégal par Gavi, ne le seront plus. Le Sénégal devra financer, lui-même, son programme de vaccination. Nous voulons aussi que le secteur privé se substitue à cet effort international», déclare Babacar Ndiaye, président du conseil d’Afrivac. «Le secteur privé est large. Il concerne certainement les entreprises mais pas seulement. Nous faisons aussi appel au secteur informel et à chaque citoyen à participer à ce financement», poursuit-il.
Embouchant la même trompette, l’administratrice générale de la fondation Afrivac, Anne Marie Mbengue, invite le secteur privé à se mobiliser pour une contribution symbolique. «La fondation Afrivac est une organisation à but non lucratif visant à mettre en place un fonds africain pour remplacer progressivement l’aide extérieure par la contribution du secteur privé, des cadres et dirigeants et de la diaspora africaine. Chacun peut apporter sa modeste participation et aider le Sénégal à devenir indépendant».

Un club de soutien constitué
La fondation Afrivac espère qu’à la date échue, les 75% du budget soient financés par l’Etat du Sénégal et les 25% restants par le secteur privé. Pour atteindre cet objectif, la fondation a mis sur pied un club de soutien constitué pour l’instant par des chefs d’entreprise, des cadres. Ceux des professions libérales, les artisans, les commerçants, les citoyens et tous les acteurs économiques sont appelés à rejoindre le club.
Pour collecter des fonds Afrivac organise plusieurs activités, notamment des dîners annuels. «Un annuaire paraîtra en octobre et sera gratuitement distribué dans les entreprises membres. Nous ferons une campagne pendant tous le mois d’avril et un dîner annuel sera organisé ce 30 avril au Kind Fahd», annonce Mme Mbengue.
Pour rappel, près de 57 entreprises font déjà partie du club. Les fondateurs d’Afrivac comptent décupler ce chiffre d’ici à 2019 et obtenir 200 entreprises et un financement annuel de 2 milliards de francs par an. «Nous espérons que d’ici à 2019, les ressources nécessaires seront accumulées. Nous comptons bâtir un Sénégal nouveau et solide en bonne santé. Nous ne voulons plus d’un Sénégal qui tend la main vers l’aide extérieure. Les enfants sont l’avenir de l’Afrique, protégeons les. Le Sénégal a besoin de votre soutien pour relever le défi de la santé pour tous. C’est grâce à votre aide que le pays peut envisager un développement durable», a conclu M. Ndiaye.

Femmes Anambé : Mariama Sarr plaide leur accès à la terre

Le ministre de la Famille, de la Femme et de l’Entreprenariat féminin Mariama Sarr, a remis jeudi dernier, 3 batteuses à maïs, 3 décortiqueuses à riz et 3 moulins à mil aux femmes de l’Anambé. Occasion pour elle, de plaider devant le maire de la localité, l’accès de ces femmes à la terre.  

«Il n’est plus normal que l’on continue à voir le spectacle des femmes se lever tôt le matin, le pilon à la main s’ingéniant à transformer les produits agricoles.» Le Président Macky Sall faisait cette déclaration dimanche dernier dans le bassin de l’Anambé, à l’occasion de sa tournée économique dans le Sud du pays. Moins d’une semaine après, cette ambition présidentielle est en passe de trouver une solution chez les femmes de la commune de Médina Chérif, département de Kolda.

Jeudi dernier, le ministre de la Femme, de la Famille et de l’Entreprenariat féminin, Mariama Sarr, a apporté aux femmes de cette commune du matériel d’allègement des travaux domestiques. La cérémonie de remise de ces équipements a eu lieu à Anambé, village qui a donné son nom à la vallée rizicole aménagée par l’Etat du Sénégal et gérée par la Société de développement agricole et industriel du Sénégal (Sodagri). Il s’agit de 3 batteuses à maïs, 3 décortiqueuses à riz et 3 moulins à mil. Madame le maire de Kaolack, Mariama Sarr, a renseigné : «La valeur de ces équipements est de plus de 20 millions de francs. J’ai la charge d’accompagner les femmes, les permettre de poursuivre leurs activités dans la plus grande quiétude, assurer leur promotion socio-économique, de même que leurs droits. Plus question de voir les femmes faire des kilomètres pour moudre le mil.» Et d’ajouter : «Nous savons que ce sont les femmes qui nourrissent les familles, qui s’occupent des enfants. Elles doivent accéder à la terre.»
Interpellant directement le maire, Mamadou Gano, qui était à ses côtés, elle dit : «Je crois que vous allez affecter désormais plus de terres aux femmes. Elles le méritent. Elles ne doivent plus dépendre des champs de papa ou de l’époux. Elles doivent avoir leurs propres champs.» Le maire qui s’est félicité de la promptitude avec laquelle Mme Sarr a accédé à sa demande de venir en aide aux femmes de sa commune a pris l’engagement de «faire dans la discrimination positive en octroyant exclusivement aux femmes plus de 1 000 ha. Ce matériel va alléger leurs travaux et leur permettre de s’adonner davantage à l’agriculture», avant de plaider l’accès aux femmes à plus de formation et de crédit.
Dans sa valise, Mme le ministre a également mis 150 chaises pour permettre aux organisations féminines de la zone de tenir assises sur des chaises et non sur des nattes leurs assemblées, comme elles avaient l’habitude de le faire.
Pour rappel, la commune de Médina Chérif, frontalière au département de Vélingara, compte 62 villages qui tirent leurs moyens de subsistance essentiellement des revenus tirés de l’agriculture, la proximité avec des vallées influençant. Et non seulement, les femmes pratiquent cette activité, mais aussi transforment ces produits avant de les mettre dans la marmite. Elles le faisaient jusque-là avec le mortier et le pilon… à la main. Les moulins existants dans la zone se trouvent à Diaobé, à 3 km de là.

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Rapport annuel de la direction de la Protection civile : 2014 ruines

Le rapport 2014 de la direction de la Protection civile montre une année qui a éploré le Sénégal dans plusieurs secteurs. Il met aussi en évidence beaucoup de choses qui restent à être corrigées pour connaître une année 2015 moins sanglante.

C’était sang arrêt. Le rapport 2014 de la direction de la Protection civile montre que l’année écoulée a laissé derrière elle son lot de drames : Les sapeurs-pompiers, qui ont effectué 27 mille 216 sorties pour assister les populations victimes de divers accidents, sont les témoins de ces scènes d’horreur relatées à longueur de journée. Et les chiffres font froid dans le dos : 15 mille 109 accidents ont été répertoriés dont 578 morts. La direction de la Protection civile a aussi recensé 2 464 accidents domestiques et de travail. Les raisons sont souvent connues : La vétusté du parc automobile, l’indiscipline des chauffeurs ou la qualité des infrastructures routières.
Par ailleurs, il y a eu 227 cas de noyade qui ont provoqué 188 morts. «La région de Dakar a enregistré le plus grand nombre de décès. Cela est dû à la forte affluence de personnes sur les plages interdites où la présence des roches, de sable mouvant, de déchets industriels ou ménagers rendent leur accessibilité difficile aux services de secours et de sauvetage», souligne le rapport. Sans oublier «l’entêtement des populations à fréquenter les plages interdites à la baignade, le non-respect des consignes de sécurité, l’insuffisance des maîtres-nageurs et des surveillants de baignade et l’insuffisance des équipements d’intervention appropriés».
Consciente de l’ampleur des efforts à consentir pour inverser la courbe, la Dpc recommande aux maires le recensement de toutes les plages interdites et des zones de traversée par embarcation, en vue de les doter en nombre suffisant de maîtres-nageurs.
En 2014, la foudre a tué 19 personnes. Malgré les mesures de prévention, ces accidents persistent dans certaines localités dépourvues de paratonnerres. L’Etat a décidé de mettre en place un programme de prévention et de lutte contre les accidents provoqués par la foudre en tirant 4 milliards de francs Cfa du budget consolidé d’investissement. Jusqu’ici, 630 paratonnerres ont été installés dans les localités les plus exposées : Il s’agit de Ziguinchor (150), Sédhiou (150), Kédougou (130), Tambacounda (130) et Kolda (70).
ll faut savoir que ce rapport a été publié en marge de la célébration de la Journée mondiale de la protection civile, à la baie de Hann, autour du thème «Protection civile et réduction des risques de catastrophes dans le cadre du développement durable». En attendant 2015...

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Fatou Bintou Niang, démographe et coordonatrice des Enquêtes continues : «Pour quelques indicateurs, le Sénégal va atteindre les Omd»

Fatou Bintou Niang Camara, démographe à l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) et coordonnatrice de l’Enquête démographique et de santé continue et l’enquête continue sur la prestation des services de soins de santé se réjouit des résultats obtenus par le Sénégal, surtout à propos de la planification familiale. Sa plus grande satisfaction, dit-elle est que le pays gagnait un point tous les 5 ans sur la prévalence contraceptive, mais maintenant, il gagne jusqu’à 4 points et c’est important pour l’atteinte des objectifs.  

Parlez-nous de la pertinence de cette enquête ?
Il faut dire qu’on avait les Enquêtes démographiques et de santé tous les cinq ans, mais grâce à la contribution des partenaires techniques et financiers et l’Etat du Sénégal, on obtient annuellement tous les résultats. Ce qui est intéressant dans ce projet, ce n’est pas seulement l’Enquête démographique et de santé, mais elle est combinée avec l’enquête auprès des établissements de santé.

Parlez-nous des indicateurs relatifs à la planification familiale ?
Pour ce qui concerne la planification familiale, il faut dire que depuis 2012, on enregistre des progrès considérables. A titre d’exemple, on enregistrait des gains d’un point ou même moins d’un point, tous les cinq ans. Mais actuellement, on enregistre des gains de quatre points. En 2013, on était à 16%, aujourd’hui on est à 20% de prévalence.

Et quels sont les progrès réalisés dans la réduction de la mortalité infantile ?
Par rapport à la mortalité infantile, on est à 54 pour mille, alors qu’avant c’était 65 pour mille. Là aussi, de gros efforts ont été déployés pour arriver à ce résultat.

Qu’est ce qui a été déterminant, selon vous, pour arriver à ces résultats plus ou moins positifs ?
Il faut trouver l’explication de façon globale, il y a un ensemble d’éléments qui concourent à l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant et parmi ces éléments, on peut citer l’accessibilité des services de santé. Aussi, la nutrition des enfants a-t-elle eu des effets positifs. A titre illustratif, la prévalence de l’anémie chez les enfants de 6-59 mois est importante puisque touchant six enfants sur dix, soit 60 %. Ce résultat témoigne toutefois des efforts qui ont été engagés puisque le taux était de 71 % il y a 1 an. De façon générale, la politique de santé est plus accentuée sur la santé de l’enfant, mais également de la mère et c’est très important.

Compte tenu de tout ce que vous venez d’expliquer, est-ce qu’on peut dire que le Sénégal est à quelques mètres d’atteindre les Omd 4 et 5 ?
Oui ! Le Sénégal est dans la bonne direction. Peut-être que dans un an, pour quelques indicateurs, notre pays va atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). Certes on a enregistré de gros efforts, mais il reste à faire.

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