Société

Méditation et pleine conscience-mindfullness

 

Méditation et pleine conscience-mindfullness


Nous recherchons tous à être bien en accord avec notre corps et notre esprit. P B CISSOKO


Vivre l'instant présent, le vivre pleinement...

Être conscient(e) de l'instant présent, et le savourer, le déguster, le transcender... et bien plus encore... « Bien souvent, nous nous rendons compte de la valeur de l'instant présent, Seulement, lorsqu'il devient un souvenir ». Les Bienfaits de la Mindfullness : La pleine conscience...

C'est une manière d'être en relation avec sa propre expérience (ce que nous percevons avec nos sens, nos sensations corporelles, nos pensées). Elle résulte du fait d'orienter volontairement l'attention sur son expérience présente et de l'explorer avec ouverture, que nous la jugions agréable ou non, tout en développant une attitude de respect et de patience envers soi. Elle permet de s'engager dans des actions en lien avec ses valeurs et objectifs. Les programmes mindfulness sont issus de la rencontre de deux univers en apparence complètement opposés : Celui de la tradition philosophique orientale et des pratiques de méditation bouddhistes en particulier, et celui de la recherche scientifique occidentale en psychologie, en particulier en neurosciences.


Les Créateurs de Possible/ Philippe Rosenblum


La pleine conscience


C'est une manière d'être en relation avec sa propre expérience (ce que nous percevons avec les 5 sens, nos sensations corporelles, nos pensées).
Elle résulte du fait d'orienter volontairement l'attention sur son expérience présente et de l'explorer avec ouverture, que nous la jugions agréable ou non, tout en développant une attitude de tolérance et de patience envers soi.
Elle permet de s'engager dans des actions en lien avec ses valeurs et objectifs
Les programmes mindfulness sont issus de la rencontre de deux univers en apparence complètement opposés: celui de la tradition philosophique orientale et des pratiques de méditation bouddhistes en particulier, celui de la recherche scientifique occidentale en psychologie, en particulier en neurosciences
La mindfulness témoigne d'une redécouverte par la science de ressources culturelles ancestrales et illustre une rencontre créative entre la tradition et la modernité. C'est en cela un événement culturel majeur et révolutionnaire: science et tradition travaillent aujourd'hui main dans la main, la science étant capable de démontrer la pertinence et l'efficience de ces pratiques découvertes empiriquement et de leur redonner le crédit dont elles avaient besoin dans nos sociétés devenues si pragmatiques
La mindfulness ou pleine conscience samma-sati en pali, samyag-smriti en sanscrit, peut se traduire par attention juste. Cela désigne la conscience vigilante par opposition à l'état de conscience en pilotage automatique, sans conscience comme lorsque nous conduisons, faisons la cuisine etc... Ce dernier est un état de conscience très développé, parfois très représenté chez certaines personnes comme celles anxieuses qui parlent pour combler le vide sans aucune conscience de ce qu'elles sont en train de dire.


La pleine conscience est un état de conscience naturel que nous pouvons apprendre à développer notamment par des exercices de méditation qui demandent de porter son attention intentionnellement au moment présent sans jugement sur l'expérience qui se déploie moment après moment (Jon Kabat-Zinn en 2003) .
Le « bien-être » est d'abord bien « être »


Cet état de conscience peut aussi être appelé mode être et peut se déployer dans toutes les activités où nous ne recherchons aucune performance mais où il s'agit simplement d'être présent à ce que nous faisons: lorsque nous chantons, dansons, tirons à l'arc, faisons l'amour ou autre, à condition que nous soyons pleinement à ce que nous sommes en train de faire sans aucune autre intention que de faire ce que nous faisons. C'est un état dans lequel nous ne cherchons pas à obtenir quelque chose mais sommes pleinement là. Le mode être que l'on pourrait appeler non-faire s'oppose au mode faire de résolutions de problème.


Le mode faire est un état de conscience tendu vers un but, celui qui permet de résoudre un problème. Il permet de se représenter les actions à mener pour atteindre un objectif. Exemple : se repérer dans l'espace, aller d'un point A à un point B. Il s'agit de comparer l'état actuel des choses à un état envisagé : prenons un terrain vague, et l'édification d'un bâtiment pour un architecte.

Cet état de conscience, très utile, est responsable des plus grandes créations et réalisations de la civilisation. Malheureusement, alors qu'il est le plus développé dans la culture occidentale, que c'est celui que nous employons le plus dans notre vie quotidienne et surtout dans notre travail, il est non seulement inopportun mais même nuisible quand il s'agit de résoudre des problèmes liés à la conscience de soi. Si j'ai un problème de poids par exemple et que je me compare à l'état physique dans lequel je voudrais être, il y a de fortes chances pour que le constat soit amère tant au niveau des pensées que des émotions ce qui va certainement me casser le moral et me retirer de l'énergie pour mener des actions efficaces qui soulageraient mon problème.


Notons pour l'instant que résoudre les problèmes uniquement par le mode faire peut provoquer de véritables catastrophes qui épuisent nos ressources intérieures dans un fonctionnement auto-centré, ressources qui ne sont de ce fait plus disponibles comme c'est le cas dans la dépression.


Etre en pleine conscience, porter intentionnellement son attention sur ce qui est, permet de développer au contraire une ouverture à l'ensemble de ce qui est (pas seulement ce que j'aime mais la totalité de l'expérience interne et externe) et de me désidentifier de mes ruminations mentales. Développer l'état de conscience être entretient ainsi la santé psychique. Cela transforme le rapport à son monde interne (pensées, émotions, sensations) et ouvre à une plus grande présence au monde. Mais en plus, cela transforme littéralement le cerveau de part sa neuro-plasticité ( les circuits fréquemment utilisés se consolident et se développent ; ceux qui servent peu s'étiolent et rapetissent). Les chercheurs en neuroscience ont ainsi démontré qu'apprendre à développer le mode être, objet des programmes mindfulness, permet de diminuer contre les troubles psychologiques et entretient la santé tant psychique que physique.
http://www.mindfulness-paris.fr/


Les neuf attitudes de la pleine conscience


Les 9 attitudes cultivées par la pleine Moi, je, à moi.... Ce sont des concepts très problématiques, parce que la personne que nous pensons être et la personne est très différent de la personne que nous sommes.


A travers la pratique de la pleine conscience nous développons une attitude de non vouloir, de laisser être, de lâcher prise, de confiance et de patience. Nous la cultivons avec nos parents, notre partenaire, nos enfants tout en approfondissant la pratique formelle et informelle de la méditation.


Le non jugement est le vrai discernement. Nous découvrons rapidement que nous avons des idées sur tout. Ceci est bien, ceci n'est pas bien. Nous pouvons être conscient de notre tendance à juger et de ne pas le faire.
Noir et blanc : bon ou mauvais, ce que nous voulons et ce que nous ne voyons pas, nous nous enfermons dans cette attitude
Grace à la méditation, nous cultivons cette attitude de discernement, d'observation de ce qui se passe à l'instant et acquérons ainsi un degré de clarté, de sagesse et d'interconnexion avec les choses.


Le fait de reconnaître que le jugement crée un voile devant nos yeux, le fait de ne pas voir les choses comme elles sont, mais comme nos yeux veulent les voir.
Petit à petit nous naviguons à travers notre jugement de façon à ce qu'il ne domine plus notre vie. Plus nous restons dans le discernement, plus nous pouvons vivre de façon authentique et ne pas nous faire emprisonner dans les habitudes de notre esprit.


Je suis impatient d'aller vers la prochaine chose importante dans ma vie et ne pas de rester dans le moment présent, pourtant les choses ne peuvent être précipitées. Lorsque nous sommes pressés, nous ne sommes pas là où nous devrions être. Nous sommes impatients avec les autres, au travail, de terminer telle ou telle chose. La patience est un facteur puissant de guérison. Au lieu de vouloir faire éclore le papillon avant l'heure, nous pouvons gagner en sagesse et profondeur lorsque nous habitons le moment présent.


L'attitude du débutant est une belle attitude. Tout instant devient nouveau et frais. A cause de nos multiples désirs, nous ne pouvons pas voir le moment présent comme il est. Nous avons du mal à voir les personnes où les choses autour de nous avec curiosité et notre grande expertise ou expérience ne laisse aucune place pour la nouveauté.


Il y a des possibilités infinies de voir tous les aspects de votre avec fraicheur et cette fraicheur comporte des possibilités de transformation. Si vous ne pensez plus que les gens sont comme ils étaient il y a des mois ou des années vous ouvrez des portes pour des relations plus riches, plus bénéfiques.


Lorsque nous cultivons de l'intimité avec nous même, nous développons aussi de la confiance en nous même et en notre corps, confiance dans la sagesse naturelle de notre corps. En général nous ne prêtons pas attention à notre corps jusqu'à ce qu'il arrive quelque chose. Nous pouvons faire confiance à la respiration, à nos yeux, aux organes qui s'occupent de notre métabolisme. Si de si belles choses se passent dans notre organisme, pourquoi cela serait différent dans notre esprit ou dans nos relations. A travers la méditation, nous pouvons apprendre à nous faire confiance.


Lorsque nous cultivons de l'attention méditative, nous adoptons une posture inhabituelle, nous laissons les choses être sans vouloir aller ou arriver quelque part.
Nous sommes avec la vie qui se déploie sans agenda. Cette attitude nous restaure, nous guérit de notre attitude à vouloir échapper ou retourner dans le passé ou arriver le plus vite possible dans le futur. Il y a tant de choses sur notre liste des choses à faire. Pratiquer le non faire, car ce qui est là est déjà assez, même si ce n'est pas à votre goût. Lorsque le faire émerge de l'être il est en général plus approprié à la situation.


Laisser aller ou laisser être est l'attitude opposée de celle qui veut s'accrocher, se cramponner, même si c'est juste à une idée. Laisser être nous rappelle qu'il est possible de ne pas être obligé de repousser ou de s'accrocher outre mesure quel que soit notre désir de changer les choses.
Dans certains pays d'Asie on attrape les singes avec un piège de noix de coco. Le singe ne veut pas lâcher ce qu'il y a dans la noix de coco et se fait attraper, alors qu'il lui suffit de libérer la chose et la main peut sortir du piège.


Lâcher prise et le pas vers la liberté. A chaque fois que vous remarquez que vous vous accrochez, vous pouvez vous souvenir que vous pouvez aussi lâcher prise. La respiration peut nous apprendre cela également, vous ne pouvez pas faire que des inspirations, car il n'y aura pas d'espace.
Amener de la gratitude dans l'instant présent, de dire par exemple que le corps est en vie, nous sommes en vie. Nous prenons tant de choses pour acquises, mais nous pouvons aussi remercier cette respiration, ce corps, cette vie pour ce qu'elle nous apporte.


La générosité est également un puissant transformateur. Lorsque vous vous donnez du temps et de l'attention aux autres, vous leur apportez de la joie. Toutes les attitudes sont en quelque sorte des attitudes qui viennent du cœur.
Lorsque vous pratiquez le non agir, vous pratiquez également les autres attitudes et ces attitudes expriment la gentillesse, la bienveillance.


Extrait d'une conférence de Jon Kabat Zinn

10e édition de la commémoration de la disparition de Sembène Ousmane (2007-2017) -L'ŒUVRE DE SEMBÈNE OUSMANE AU CŒUR DE L'ACTUALITÉ par alpha SY

 

10e édition de la commémoration de la disparition de Sembène Ousmane (2007-2017) -L'ŒUVRE DE SEMBÈNE OUSMANE AU CŒUR DE L'ACTUALITÉ par alpha SY
Colloque international
Littérature, cinéma, et presse :
Lectures du legs pluriel de Sembène Ousmane
Dakar, Maison de la Culture Douta SECK, 23-25 novembre 2017

Monsieur le Ministre du Travail,
Monsieur le Secrétaire général du Ministre de la Culture,
Monsieur le Représentant de l'Ambassadeur du Burkina Faso au Sénégal,
Madame la Présidente du Comité scientifique,
Madame la Directrice de la Maison de la Culture Douta SECK,
Chères femmes et hommes de culture,
Eminents invités.

Comme Aimé Césaire, Léon Gontran Damas, Léopold Sédar Senghor, Birago Diop, Wole Soyinka, entre autres, l'homme, dont nous commémorons, en ce jour et en ce lieu, le 10éme de sa disparition, appartenait à la Société Africaine de la Culture.


Cette association, fondée en 1956 par Alioune Diop, Directeur de ces immenses pans de notre patrimoine commun, que sont la Revue Présence Africaine et la maison d'édition du même nom, s'était assignée comme objectif la valorisation, l'illustration et la promotion de la culture des Noirs.


C'est de son flanc que sortira, en 2004 la Communauté Africaine de Culture dont la section sénégalaise sera portée sur les fronts baptismaux, en 2007, par nos compatriotes que sont, entre autres, : Pr Amadou Moctar Mbow, Cheikh Hamidou Kane, Amady Aly Dieng, Pr Alassane Ndao, Pr Assane Seck
Confortée par cette légitimité historique, la CACSEN, dix ans après la disparition de notre illustre compatriote, dans une exceptionnelle synergie, avec Daaray SEMBENE, Maison de la Pédagogie de l'Image (MPI) - Gallé CEDDO Projects - West African Research Center (WARC) - Association Sénégalaise de la Critique Cinématographique (ASCC) et le ministre de la Culture, à travers ses Directions, que sont celles de la Cinématographie (DCI) et du Livre et de la Lecture (DLL), a organisé initié des séries de manifestations commémoratives.


Nos Assises de ces trois jours constituent l'acte final de ce programme, débuté depuis le 26 avril au Centre culturel Blaise Senghor.
Cette initiative repose sur cette bien simple conviction : si l'unique critère de distinction des hommes qui naissent égaux est le mérite, alors Sembene Ousmane doit être honoré au niveau le plus élevé.


Idéologiquement assis et politiquement formé, il s'est évertué à inscrire sa production artistique dans un Projet social fortement imprégné de l'Idéal de justice, de liberté et de fraternité. Très vite édifié sur les dures réalités africaines et extrêmement sensible aux moindres soubresauts qui agitent l'Afrique-mère, il a été suffisamment inspiré en usant de la plume et de la caméra pour contribuer à inciter les Africains à prendre en main leur propre destin.


Ainsi, celui qui aimait s'appeler « l'Ainé des anciens » nous a laissé une œuvre d'une densité esthétique qui rivalise avec son message d'une pertinence telle que, aujourd'hui encore elle nous interpelle, nous invite à un examen de conscience et nous met en demeure d'assumer nos responsabilités historiques.
Par l'art, il a jeté le regard oblique du soupçon sur nos pratiques, nos actes et nos gestes. Cette mise à profit de l'arme de la critique, et non pas de la critique par les armes, participe, pour ainsi dire, d'une thérapie qui se propose d'extirper en nous toutes ces gangrènes qui menacent de faire avorter l'Humain.


Dix ans après sa disparition : que nous reste- t-il du « père du cinéma africain » ? Qu'avons-nous su retenir de Sembène ? Avons-nous réussi conserver, puis transmettre et enrichir son immense œuvre ?


C'est pour répondre à ces questions et, sans doute, à bien d'autres, que notre Comité scientifique, présidé par Pr Marie Andrée Diagne-Bonané, a invité les compétences, les plus avérées et les disponibles en ce moment.


C'est précisément le moment de dire grand merci à tous nos participants, malgré nos limites tant objectives que subjectives qui n'ont pas manqué d'impacter négativement sur l'organisation de ce colloque, n'ont ménagé aucun effort pour étre avec nous et parmi nous.
Notre profonde reconnaissance aussi à l'Etat du Sénégal. La décision, prise lors du Conseil des Ministres du 14 juin 2017, d'intégrer l'œuvre de l'illustre disparu dans le patrimoine national, a été unanimement saluée par nos compatriotes. Qui plus est, en accordant l'attention méritée à l'organisation de ce colloque international, placé sous son égide, Son excellence le Président de la République, Monsieur Macky Sall, Protecteur des Arts et des Lettres, s' est inscrit dans cette logique de reconnaissance que nous encourageons.


Enfin, le Ministre de la Culture, Monsieur Abdou Latif Coulibaly, en plus de la contribution financière de son département, a fortement encouragé notre partenariat, d'une qualité remarquable avec la Direction du Livre et de la Lecture et la Direction de la cinématographie. Monsieur le ministre, par ma voix, la CACSEN vous dit merci et vous exprime sa profonde gratitude envers vos différents directeurs de service et vos proches collaborateurs.
Au demeurant, pour être fort conscients des efforts fournis par l'Etat du Sénégal, nous n'en pensons pas moins que Sembène Ousmane mérite beaucoup plus. Notre ambition, qui emprunte densément à l'utopie dont nous revendiquons la positivité, est de faire, au-delà du « père du cinéma africain », de tous ceux qui méritent de leur Nation des prophètes dans leur propre pays ! Sans doute, au terme de nos assises, serions-nous davantage éclairés sur les choix à faire et sur les actes à poser pour continuer à exprimer la reconnaissance de la Nation envers Sembène.


Mais, chers panélistes, avant les conclusions de vos assises tant attendues, nous tenons déjà, en notre pays frère, pays invité de ce colloque, le Burkina Faso, un cas d'école en la matière. Ceux qui suivront avec attention vos travaux ne manqueront pas de comprendre pourquoi notre compatriote était si attaché à ce pays, qui, au demeurant, le lui a bien rendu.


Son Excellence, Madame Aline KOALA, Ambassadeur du Burkina Faso au Sénégal, pour avoir assuré tout le suivi de notre invitation, et pour nous avoir témoigné de son entière disponibilité, nous a réconfortés dans notre choix. Son représentant en ce lieu et en ce moment, et la participation de trois de ces compatriotes de l'Université de Ouagadougou à nos assises, témoignent assurément du même esprit. Nous lui en exprimons toute notre gratitude et notre reconnaissance.

Dans ce chapitre des remerciements, nous intégrons : Mag Magatte Diop, Mme Gassama, la Directrice de la Maison de la Culture Douta SECK, l'Institut français de Dakar, WARC, son Directeur et toute l'équipe, la presse dans ses différentes composantes.


Je remercie, du fond du cœur, tous les membres des différentes commissions du Comité qui organise ces assises. Toute ma gratitude à nos frères et amis si discrets mais oh combien performants : Pr Ibrahima Wane, Pr Buuba Diop, Pr Ousmane Séne, Tafsir Ndicke Dièye, Pr Magueye Kassé, Pr Saliou Mbaye, Dr Rapahel Ndiaye, mon Maître Professeur Abdoulaye Elimane Kane, Pr Cyr Descamps, le Directeur de la Bibliothèque de l'Université Gaston Berger, Dr Malamine Diouf et Bouna Sémou Ndiaye.
Mais je me dois d'insister très particulièrement sur nos Amazones.

Au niveau de notre Association, la question de la parité est derrière nous. Annie Coly, l'Infatigable, Marie- Aida, Hadja Maïmouna Niang, Marthe NDIAYE, Madeleine Devès, Fatou Kiné Séne et Fatou Yelly Wardini Faye, y jouent des rôles de premier plan, pas en vertu d'un critère numérique mais en tant qu'intellectuelles d'une détermination, d'une ténacité et d'un sens de l'initiative qui ne sont pas sans forcer respect et admiration. Et parmi ses Amazones, se dresse, avec toute sa grâce, son altruisme, son attachement à l'Afrique-mère et aux valeurs cardinales de « l'humanitude », la figure de celle j'ai l'honneur d'appeler mon épouse et ma sœur, je veux nommer la Présidente du Comité scientifique de ce colloque, Pr Marie Andrée-Bonané ! Je vous dis, Pr, simplement mais avec toute la puissance de ma conviction et toute la charge symbolique que charrie ce mot : Merci.


Monsieur le Ministre, Mesdames, messieurs
Merci de votre aimable attention et pleins succès à nos travaux !

Alpha Amadou SY Philosophe et président de la Cacsen
Président de la CACSEN

Construction bancale des êtres? (ou les femmes seraient-elles plus intelligentes que les hommes ?) Docteur FOLAMOUR/ MAUGIS

 

Construction bancale des êtres? (ou les femmes seraient-elles plus intelligentes que les hommes ?) Docteur FOLAMOUR/ MAUGIS

Il y a quelques années, à l'occasion de la rentrée scolaire, le sociologue François de SINGLY affirmait : « Les 10-13 ans vont très bien ». Ce à quoi une association a très justement répondu : « C'est après que ça se gâte ».

Si l'on excepte cette caractéristique peu intellectuelle qu'est la force physique, la femme est, semble-t-il, supérieure à l'homme. L'intelligence de la femme, donc sa faculté d'adaptation, est probablement une donnée biologique.

Comment, en effet, perpétuer l'espèce sans une génitrice bien armée pour déjouer tous les pièges de la nature et de la vie ? L'homme parade et s'exerce à des jeux dangereux mais souvent inutiles. Pour lui, l'intelligence est moins nécessaire. Dans la transmission de la vie, son rôle, après tout, est moins important que celui de la femme qui porte et nourrit ses enfants.

Ces combats puérils d'hommes que, dans les guerres, le sport ou les affaires, l'on monte aujourd'hui en épingle, ont pour seul but de confirmer, auprès de la gent féminine, le bon état de santé du prétendant qui, accessoirement, peut aussi devenir un excellent bouclier lorsque, en de rares occasions, l'intelligence de la femme ne suffit pas à la protéger. Le jeune ado sent tout cela. Et, bien qu'il ne l'avoue jamais, la femme lui fait peur. Le machisme, le viol et la violence ne seraient en fin de compte qu'une sorte d'expédition punitive de la gent masculine contre la femme, ennemi trop dangereux pour être affronté sur son terrain : celui de la raison et du dialogue.

Si les hommes avaient moins peur des femmes, ils s'entendraient mieux avec elles. Seuls les hommes qui aiment les hommes tirent leur épingle du jeu, on peut se demander pourquoi. Il y a semble-t-il deux raisons :

La première c'est que l'homo ne représente plus pour la femme ce futur procréateur qu'il faut sélectionner, donc on ne sélectionne pas. La deuxième, plus intéressante, serait liée à un vieux souvenir, celui d'une sorte de paradis où l'évolution et la construction du jeune homme se faisait de façon plus libre, plus harmonieuse, plus progressive (voir le très beau livre du professeur Flacelière sur l'amour dans la Grèce antique). Après la découverte de son propre corps, et, à la puberté, de sa propre sexualité, l'adolescent était prêt à découvrir l'autre. De nombreux souvenirs historiques en témoignent, la découverte de l'autre commençait par l'homme, cet autre soi-même, et non la femme, cet être trop mystérieux.

Il était bon, avant d'essayer de comprendre le monde des femmes, de comprendre celui des hommes, jusque et y compris dans le domaine de la sexualité. Dans la Grèce antique, il était très mal vu pour un adolescent de ne pas avoir un ami, un protecteur, un initiateur. Les relations sociales et sexuelles avec l'autre soi-même rendaient l'homme plus équilibré, plus mature et le préparaient à des rapports plus intelligents avec les femmes. Dans 90% des cas, s'entendant bien avec les femmes, il n'éprouvait plus jamais le besoin de partager le lit d'un homme. Dans certains pays d'Orient, les jeunes hommes se tiennent encore par la main. Mais cela, semble-t-il, s'arrête là.

La religion, le puritanisme et l'hypocrisie sont passés par là. Pour comprendre le malaise d'aujourd'hui, il faut se mettre dans la peau de ces pauvres adolescents qui, pendant plus de 6 ans de leur vie (12 à 18 ans en moyenne) ont subi dans le doute et l'ignorance la pression insupportable des fantastiques pulsions sexuelles liées à cet âge. Personne ne résiste à ces 6 années de frustrations qui sont aujourd'hui devenues institutionnelles et, comme le service militaire d'autrefois, quasi obligatoires. Se retrouver face au vide alors que la pression de la vie est la plus forte, détériore l'équilibre, détruit l'harmonie du corps et de l'esprit, incite fortement à la transgression.

Parce qu'ils ont beaucoup souffert de cette dichotomie entre la pulsion vitale naturelle et les interdits culturels qui entourent la sexualité en général et celle des jeunes en particulier, presque tous les jeunes garçons deviennent des déviants : machos dans le meilleur des cas, mais aussi dépressifs, homosexuels, pervers, violents. La société moderne a de plus en plus de mal à accepter cette prolifération de frustrés de tous âges. Pour réduire cette invasion de déviants, il faudrait, paradoxalement revenir sans tabous à ces mœurs initiatiques d'un autre temps.

Mais notre société n'est-elle pas déjà trop malade du sexe pour aborder sereinement cette délicate question ? Se pencher sur les troubles des adultes est évidement indispensable mais ne résout rien tant que la source des frustrations n'est pas tarie. Si c'est entre 12 et 18 ans que naissent ces frustrations, c'est à cet âge qu'il faut intervenir. Comme la médecine moderne, la psychologie et la psychiatrie s'intéressent plus aux effets qu'aux causes réelles. C'est financièrement beaucoup plus rentable. Que deviendraient ces professions si la maladie venait à disparaître ?

Ce phénomène « du mal entretenu » touche bien d'autres aspects de la vie : On préfère absorber des coupe-faim plutôt que changer son mode de vie ou d'alimentation. On préfère entretenir des millions de chômeurs plutôt que partager le travail, on préfère faire la guerre aux pauvres plutôt que partager la paix et la prospérité avec eux.
Quand sortirons-nous de cet enfer ?

Docteur FOLAMOUR.

16ème EDITION DE LA FILDAK-PRECOLLOQUE DU THEATRE NATIONAL DANIEL SORANO - HOMMAGE À FATOU NIANG SIGA- par Alpha Amadou SY

16ème EDITION DE LA FILDAK-PRECOLLOQUE DU THEATRE NATIONAL DANIEL SORANO - HOMMAGE À FATOU NIANG SIGA- par Alpha Amadou SY

Fatou Niang Siga, que la République, par le biais du ministère de la Culture, honore aujourd'hui, est originaire du nord de notre pays. Pour être plus précis, elle est née en 1932 dans cette ville où le fleuve flirte densément avec l'Océan avant de tomber littéralement dans ses bras, nous voulons nommer Saint-Louis du Sénégal.


Fatou Niang Siga reste l'une des rares Sénégalaises à avoir eu le privilège d'assumer avec épanouissement son triple statut de d'épouse, de mère et de citoyenne.
Enseignante, elle a successivement servi à Saint-Louis, à Louga, avant de revenir « au royaume d'enfance » pour y terminer sa carrière comme Directrice de l'école Léona Fille, devenue école SAER SEYE.
Sur le plan politique, elle a d'abord milité à la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière) y assumant les charges de Présidente de l'Association des jeunes. Ayant rejoint, l'UPS, l'ancêtre de l'actuel Parti socialiste du Sénégal, elle s'y verra confier les charges de secrétaire chargée des relations extérieures du Conseil des Femmes ; Mme caroline en était la Présidente.
Son dynamisme et son sens de l'initiative l'amèneront à être membre fondatrice du Cercle de la Jeunesse et de la 1ère équipe féminine de basket Ball de Louga.


Enfin, sur demande de Son Excellence Le Président Me A WADE, elle a préparé l'exposition sur la mode (habillement, coiffure et parure), à l'occasion de la remise du prix Houphouët Boigny à l'UNESCO.
Les textes qui composent son œuvre, d'une densité et d'une originalité suffisamment reconnues pour lui valoir l'hommage de la République, ont comme prétexte originel l'unique souci d'aider ses enfants et petits- enfants à s'approprier des pans de leur culture dangereusement menacée par les effets conjugués de l'érosion du temps, des contrecoups de la mondialisation et de l'absence du réflexe de la conservation.


Cette préoccupation, parfois aux allures obsessionnelles, s'explique par la conjugaison d'un certain nombre de facteurs. La fille, dont la précocité était assez frappante pour que l'institutrice du coin suggère ses parents de l'inscrire à l'école des Blancs, a dû être séduite par la magie de l'écrit. Il s'y ajoute que durant son séjour au mythique Lycée Faidherbe - devenu aujourd'hui Lycée Cheikh Oumar Foutiyou Tall - elle a sans doute réalisé, de quelque manière, la fragilité d'un patrimoine confiné à l'oralité. En outre, pour avoir embrassé le noble métier d'enseignante, elle ne manqua pas de prendre conscience de l'urgence de consigner, pour la postérité, ce qu'elle avait appris à « l'école du soir », à l'heure du conte. Le dernier mais pas le moindre, ce souci constant, dans le double axe de la préservation et de la transmission témoignait aussi, de quelque façon, de l'influence du père, premier archiviste africain du Sénégal.


En tout état de cause, à la lecture de « Reflets de modes et traditions saint-louisiennes », (éditions Khoudia, Dakar, 1990), de « Saint-Louis et sa mythologie », (édité chez Xamal, à Saint-Louis, (avant d'être repris à compte d'auteurs en mai 2005) « Costumes saint-louisien d'hier à aujourd'hui » (à compte d'auteur, en mai 2005), il est loisible de réaliser, non sans bonheur, que Fatou Niang Siga est allée bien au-delà de cet objectif. Son œuvre s'intègre parfaitement dans cette problématique qui a certainement l'âge de la littérature africaine d'expression française, à savoir l'affirmation de l'identité culturelle.


Consciente, comme dirait ce puissant esprit allemand qu'est Hegel, que tout rapport, de quelque ordre que ce soit avec l'Autre, suppose l'affirmation de soi, Fatou Niang Siga inscrit la transmission des valeurs cardinales dans la trajectoire d'une affirmation identitaire qui, au demeurant, n'a rien de meurtrière : « Nous pensons que, à travers les informations que nous donnons sur certaines modes et traditions anciennes de notre pays, la jeunesse sentira la nécessité et la valeur de la solidarité dans la vie en société. Si cet objectif est atteint, nous aurions alors apporté notre contribution à la réhabilitation des valeurs morales qui ont marqué la vie de nos ancêtres : une épuisable source de références »


Dans cet esprit, Fatou Ninag Siga publie« Reflets de modes et traditions saint-louisiennes dont la quintessence est généreusement mise en évidence par Dr Mamadou Abib Kébé : il s'est agi de montrer « que la coiffure, le Fanal et le Sanjay sont des objets sémiotiques qui témoignent de l'identité culturelle propre à la société ouolof saint-louisienne : la coiffure est l'élément structurant de base qui informe des faits sociaux tels que le mariage, le baptême et la circoncision. Le Fanal est le produit de cette intersubjectivité née de la rencontre de l'homme blanc et de l'homme noir dans le contexte colonial ; le Sanjay, aux origines mythiques, rappelle les racines profondes de cette culture saint-louisienne qui s'inscrit dans un vaste ensemble qui témoigne de l'unité culturelle du monde noir »


L'appétit venant en mangeant, Fatou Niang Siga, qui avait nourri la modeste ambition d'écrire et même de n'écrire que « pour ses enfants et ses petits-enfants » , se retrouva dans une aventure intellectuelle dont l'originalité n'a pas échappé à la vigilance du critique Kébé : « Dans une entreprise qui tient de l'essai et du récit, qui se veut descriptive et normative, l'auteure nous peint, à travers des faits de cultures spécifiques, les aspects fondamentaux de l'identité saint-louisienne. Cette peinture, qui se veut systématique et diachronique, met en relief les éléments structurants, les facteurs dynamiques qui présentent les faits de culture, moins comme des objets de musée à conserver, que comme un esprit vivant qui se reproduit dans la permanence et la variation. »


Cette démarche, d'une remarquable fécondité intellectuelle, sera de rigueur dans ces deux autres ouvrages susmentionnés. Aussi parviendra-t-elle, par ce truchement, à trier au volet ce qui est reconnu comme l'atout majeur des Saint-Louisiens : l'expression d'une belle synthèse entre les civilisations négro-africaine, arabo-islamique et occidentale.
À la lumière des investigations de Fatou Niang Siga, il est loisible de comprendre comment ce syncrétisme a fini par produire une personne typique dont elle décrit ainsi le profil : « L'élégance du geste, de la parole, de l'habit, de la démarche et de la cuisine (avec le goût naturellement) était cultivé comme une vertu cardinale au même degré tels que l'honnêteté, le sens de l'honneur, du respect de l'autre, de la dignité et de l'hospitalité.

Etre débraillé ou négligé était un pêché capital. Chacun à son niveau, avec les moyens dont il disposait, se devait d'offrir à la communauté l'image la plus positive de sa personne...


À petits pas, lentement: une manière de célébrer la parfaite corrélation entre l'indispensable sérénité de l'esprit, la dignité de l'habillement et la poésie du corps humain. Il faut mériter l'insigne honneur d'avoir été créé à l'image de Dieu ».


Du reste, cette image est tellement intériorisée que les Sénégalais en général considèrent dans le cadre de la polygamie que c'est peine perdue que de déployer un quelconque effort pour rivaliser avec les Saint-louisiennes, réputées « mokk pooc ».


Saint-lousienne jusqu'au bout des ongles, elle a su s'approprier de ce patrimoine singulier qui fait de sa Cité natale, « la civilisation de l'Universel en miniature ».
Monsieur le Ministre, Honorables invités,


La République, en honorant de si belle manière, une des figures de proue de Ndar, honore une dame qui le mérite, honore les Lettres saint-louisiennes et honore tout Saint-Louis.
Cette conviction mienne résulte de ma conscience du fait que la générosité de Fatou Niang Siga ne s'épuise guère dans l'écriture, quoiqu'elle soit l'une des expressions la plus achevée de l'ouverture vers l'Autre et du sens du partage. Débordant de loin la sphère de la création, elle a été déclinée par un geste légitimement salué comme « hautement social et civique » , consistant en un don de 1240 ouvrages aux cinq universités publiques de notre pays.

Comment aussi ne pas évoquer, dans la même veine, le soutien de Fatou Niang Siga aux acteurs culturels, ses dons aux dahiras, aux daras et aux mosquées et son assistance discrète aux déshérités ?


Dans sa retraite du moment, Fatou Niang Siga, en fervente mouride, fait montre d'une piété remarquable sur toile de fond d'une spiritualité d'une rare intensité, tout en gardant cette joie de vivre et ce sens de l'humour d'une fraîcheur évidente. Pour s'en persuader, il suffit de rappeler ses propos, tenus lors de l'organisation de la première édition du Festival International de Poésie Itinérant en Afrique, en mai 2006. S'adressant aux organisateurs et invités, au nombre desquels Paul Dakeyo du Cameroun, Poète- éditeur, Alioune Badara Coulibaly du Sénégal, Poète, Président du Cercle des Ecrivains et Poète de Saint- Louis, Josée Lapeyrére de la France, Poétesse et Psychiatre, Marouba Fall du Sénégal, Poète et Romancier, Louis Camara du Sénégal, Poète et Conteur, Taijin Tendo du Japon, Poète, Mohamed Toihiri des Comores, Poète et Professeur de littérature comparée, elle déclarait :


« Plus que des souhaits de bienvenue : depuis que la nouvelle d'un mouvement d'une partie du monde m'est parvenue, je me suis mise à égrener mon chapelet, priant pour que votre voyage se fasse sans encombre et que toutes vos activités répondent à votre attente. Et, j'ai regretté de ne pouvoir être à l'accueil avec mes collègues de Saint- louis, pour ma contribution à la téranga que nous vous devons. »


Fatou Niang Siga ajoutait pour conclure :


Vous l'avez sûrement constaté : le saint-louisien est naturellement ouvert, accueillant à souhait, aimant vivre en association pour échanger. Ne pouvant tricher avec ses sentiments, sa spontanéité parfois surprend ou déconcerte. Vous l'auriez constaté si la pesanteur de l'âge ne m'indisposait pas, car ce serait avec chants et quelques pas de danse que je vous aurais exprimé la joie et la fierté qui m'habitent aujourd'hui. »


Monsieur Le Ministre de la Culture, par ma voix, Saint-Louis, Fatou Niang Siga et sa famille exprime leur profonde gratitude à la République reconnaissante ; merci aussi au Comité scientifique pour le choix porté, à la fois, sur cette grande femme des lettres et sur ma modeste personne pour ce redoutable exercice de présentation d'une citoyenne si complexe ;
Enfin, merci à toutes et à tous pour votre bien aimable attention.

REFERENCES
Aïdara, Abdoul Hadir; Saint-Louis du Sénégal d'hier à aujourd'hui, Éditions Granvaux, octobre 2004 ;
Dia, Fadel, «Adieu Saint-Louis, bonjour Ndar », CRDS, D 84 ;
Diakhité, Cheikhou, « Le parler sait-louisien », inédit ;
Diop, Mame Séye, « Témoignage lors de la présentation-dédicace des ouvrages de Fatou Niang Siga, le 28 décembre 2005 à la Chambre de Commerce de Saint-Louis ;
Kébé, Mamadou Abib, « Reflets de modes et traditions saint-louisiennes de Fatou Niang Siga : une ingénieuse défense et illustration de l'identité culturelle de Saint-Louis. », colloque du FIPIA, mai 2009, Saint-Louis ;
Ndar Info : Don de 1240 livres ; http://www.ndarinfo.com/DON-1-240-ouvrages-offerts-aux-cinq-universites-publiques-du-Senegal-L-acte-hautement-social-et-civique-de-Fatou-Niang_a17702.html
Niang , El Hadj Ndiouga, Témoignage à la Cérémonie de présentation-dédicace du 28 mai 2005 à la Chambre de Commerce de Saint-Louis ;
Niang, Siga Fatou :
- « Costumes saint-louisien d'hier à aujourd'hui » (à compte d'auteur, en mai 2005) ;
- « Discours de bienvenue à la Délégation du FIPIA, 17 mai 2006 » ;
- « Reflets de modes et traditions saint-louisiennes », Dakar, éditions Khoudia, Dakar, 1990) ;
- « Saint-Louis et sa mythologie », Saint-Louis, éditions Xamal, à Saint-Louis, (avant d'être repris à compte d'auteurs en mai 2005) ;
Sy, Alpha Amadou :
- « Fatou Niang Siga ou quelques considérations d'une Saint-louisienne sur l'esthétique saint-louisienne » ;
- L'imaginaire saint-louisien (doomou Ndar à l'épreuve du temps) », Paris l'harmattan, 2015 ;
- « Saint-Louis du Sénégal ou la « Civilisation de l'Universel en miniature », Forum de Saint-Louis du 15/06/2017.

ALPHA AMADOU SY PHILOSOPHE/ECRIVAIN TEl: 221775230504 Email :Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Fax : 221339611793 BP : 319 Sie :www.ifrance.com:mnas

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