Société

Conditions de travail pénibles, puanteur, injures, mépris, manque de respect et de considération : Immersion dans le quotidien des éboueurs

Ils sont méprisés, injuriés. Certains les rejettent du fait de la «puanteur» inhérente à leur métier. Pourtant ils jouent un rôle important dans la lutte contre des maladies et autres vecteurs nuisibles à la santé. Il, ce sont ces nombreux garçons et filles, hommes et femmes qui exercent le métier d’éboueur. Ils sont indispensables dans le secteur du ramassage des ordures ménagères, pour maintenir nos maisons, quartiers, communes, villes, et, au-delà, le pays propre et salubre. Dans la commune de Diamaguene Sicap-Mbao, plus particulièrement à Thiaroye Azur, en banlieue dakaroise, ces éboueurs sont visibles au niveau des routes principales, des artères et des ruelles des quartiers. Malgré toutes les difficultés qu’ils rencontrent, ces infatigables rendent, chaque jour, la ville propre. Ils bravent le chaud soleil, la pluie et le vent, au service des populations, leur mission étant d’assurer la propreté de la ville.

«Il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes gens». Cette assertion peut s’appliquer aux éboueurs. A 8 heures déjà commence leur travail. Le chef de poste vérifie si tout le personnel est en place. Le chauffeur du camion de ramassage des ordures, quant à lui, vérifie son matériel roulant pour s’assurer qu’il n’y a pas de panne avant de prendre départ. Chaque camionneur ayant un circuit à couvrir.

Identifiables par leurs tenues de couleur verte ou orange, dans les rues de Diamaguene Sicap-Mbao, avec leurs gants, ils se trouvent souvent au niveau des points de collecte, suivent des camions qu’ils chargent, respirent l’odeur nauséabonde des déchets sans aucun masque de protection (au nez).

En quittant le point de départ, l’esplanade de Sicap-Mbao, les camions sillonnent les quartiers alentours que sont Diamaguene, Diacksao, Sips, puis repassent par le point de départ pour enfin terminer leur course à Thiaroye Azur et les cités qui le composent. De loin, on entend les klaxons. Ils sont uniques. Oups ! Hommes, femmes et enfants accourent leurs poubelles, seaux, sachets et autres sacs en main, pour y déverser leurs contenus. C’est la ruée vers le camion. De la bousculade, il y en a parfois, pour se débarrasser des déchets.

«PERSONNE N’AIME CE METIER, MAIS…»

C’est dans une telle ambiance que ces ramasseurs d’ordures font leur travail, renversant les poubelles dont les contenus se retrouvent dans le camion sans problème. Des fois même des contenants passent tout simplement pour des ordures dont il faut se débarrasser. N’en déplaise au propriétaire du sac, sachet ou seau puant. Malgré toutes ces contraintes, ce métier est choisi par certains. Babacar Mbaye, un jeune éboueur qui a préféré abandonner son travail (il ne dit pas quel travail) pour s’aventurer dans le ramassage d’ordures est de ceux-là.  Bien dans sa tenue verte, il ne se plaint pas comme travailleur journalier. «Alhamdoulillah, je parvient à subvenir à mes besoins grâce à ce métier car ma mère et mes sœurs comptent sur moi. Et je prie pour être embouché», espère-t-il. Le quotidien de Babacar est presque identique à celui d’Oumar Diao qui n’éprouve aucune honte ni complexe de ce qu’il fait. Embouché depuis plus de 20 ans, expérimenté dans son domaine, Diao  âgé de 45 ans n’a pas choisi ce métier, même s’il ne sait rien faire d’autres que ramasser des ordures. Mais comme, on le dit souvent, personne ne peut échapper à son destin. «Personne n’aime ce métier, mais c’est Dieu qui en a décidé ainsi, donc je me contente de ça».

LE BUSINESS DANS LES DECHETS

Il ne suffit pas seulement de ramasser des ordures, mais de les triés pour espérer y gagner quelque chose. C’est ainsi que des éléments récupérés se retrouvent dans… les ménages, pardon le marché. C’est une sorte de business entretenu dans le ramassage d’«or dure». En effet, des bouteilles, des canettes, des sacs (vides) de riz sont mis à part dans un gros sac accroché derrière les camions. Ces éléments récupérés sont revendus aux ferrailleurs et au Baol-Baol (appellation des habitants de la région de Diourbel/Sénégal) à Thiaroye-Gare.

Dans ce marché, le kilogramme des canettes (vides) varie entre 200 et 250 F Cfa. Les sacs et les bouteilles se vendent 20 à 25 F Cfa l’unité. Collectionneurs qu’ils sont, ils font ces marchés pour gagner plus d’argent. Pour ne laisser aucune chance aux recycleurs (ou boudjoumanes) qui se trouvent, en général, à la décharge de Mbebeuss, dépotoir des ordures qui se situe  à Malika (banlieue dakaroise). «On récupère des déchets métalliques et sacs pour les revendre et avoir quelques choses en retour. Les gens les recyclent», explique Oumar Diao.

UN QUOTIDIEN FAIT DE MANQUE DE RESPECT

Le respect est réciproque ! Tel n’est pas le cas de chez les ramasseurs d’ordures. Souvent, sur le terrain, ils sont victimes d’injures. En effet, ils conseillent aux femmes de bien organiser les ordures dans différents sachets, procéder au tri en amont pour atténuer l’odeur nauséabonde. Mais ces dernières ne respectent pas ces consignes car elles entassent les déchets comme elles veulent, ce qui donne un mélange indescriptible. «Des femmes sont souvent impolies. Quand tu parles avec elles, elles te dépassent, raison pour laquelle maintenant je me tais», déclare Mamadou Barry.

Même chose que déplore cette dame, pelle et balai à la main, vêtu d’une blouse verte. Recrutée par une entreprise de la place, Rokhaya Faye, la quarantaine, fait partie de ces femmes et hommes qui se lèvent très tôt le matin pour servir les citoyens. Mère de famille, elle passe toute la journée à ramasser des ordures au rond-point de Sicap-Mbao. S’activant aux alentours de l’hôpital de la commune tout en sueur, elle affirme qu’elle est fière d’exercer ce métier qu’elle considère comme tout autre (métier). Cependant, elle déplore le comportement de certains citoyens à leur égard. «Les gens ne nous respectent pas. Malgré, les efforts consentis. Il suffit qu’on tourne le dos pour qu’ils salissent la surface qui est déjà propre», déclare-t-elle. En plus de cette indiscipline, elle dit être victime d’injures de la part de certains passants. «Nous ne demandons que du respect. Parce que nous exerçons un métier comme tout autre», plaide-t-elle. Même si toutes les conditions d’hygiène ne sont  pas réunies. Car ils ne bénéficient même pas de détergents ou produits antiseptiques pour se protéger des microbes. C’est dans ces conditions qu’ils travaillent tous les jours pour la propreté de la commune et des quartiers environnants.

PRISE EN CHARGE EN CAS DE MALADIE

Selon Oumar Diao, l’entreprise dans laquelle il travaille dispose d’une mutuelle de santé. S’il est malade ou un membre de sa famille, il le conduit à l’hôpital pour consultation. C’est ainsi que l’entreprise prend à moitié les frais du malade. Mais tel n’est pas le cas chez tous les travailleurs du nettoiement. En effet, certains déplorent les salaires de misère par rapport au travail fourni. Ces éboueurs veulent plus de considération et plus de respect au sein de la société. Ainsi que des équipements complets pour plus d’assurance. Rappelons que leur journée de travail débute à 8 heures et continue jusque vers 15 heures pour certains et d’autres travaillent le soir.

THIAROYE AZUR - RUES ETROITES ET INACCESSIBLE POUR LES CAMIONS : La cité Sepco développe un autre système de ramassage d’ordures

Des tas de déchets qui sont généralement enveloppés dans des sacs de riz et autres sacs plastiques sont généralement déposé à deux ou trois coins à la sortie de la cité pour permettre aux ramasseurs d’ordures qui sont derrières les camions de faire leur travail. D’où proviennent ces tas de déchets et comment repèrent-on ces coins de la cité ? Ils viennent généralement de Sepco, une cité qui se trouve à Thiaroye Azur. Ses rues sont un peu étroites pour qu’un grand camion accède à ce quartier. C’est  la raison pour la quelle le GIE AAR de la cité a fait appel à ces personnes  pour le retrait des ordures des domiciles pour les déposer au niveau de ces coins de la cité aménagés à cet effet.

Ce système de ramassage d’ordures initié à la Sepco règle le problème des habitants de la cité. Toutefois, selon cet éboueur, dans les maisons, le travail n’est pas facile, même ce n’est pas tous les jours. «On vient sortir les déchets chaque deux jours chez certains habitants de la cité», explique ce ramasseur vêtu en jeans et tee-shirt avec un masque de protection à la main, sous couvert de l’anonymat. C’est un travail qui n’est pas facile, renseigne-t-il, lui qui s’active dans ce domaine depuis un bout de temps.

C’est un groupe de personnes qui vient tous les deux jours, à 8 heures du matin, frapper à la porte des maisons pour liquider les déchets. Mais ils sont victimes d’injures et de manques de respect par certains habitants de cette cité. «On fait notre travail le matin. Mais, à chaque fois qu’on frappe à la porte d’une maison, on nous dit: «vous dérangez, il fait tôt», dit-il. Même s’ils reconnaissent qu’ils sont un peu matinal, mais c’est le travail qui le demande et il faut venir un peu tôt avant que le camion de ramassage ne passe sans pour autant sortir les déchets. Avec tout ce travail fourni, ces éboueurs de la cité gagnent. «On nous paie 1500 F Cfa par mois pour chaque maison. Ce n’est pas beaucoup, mais, heureusement, on n’a pas que cette cité» à gérer, déclare-t-il.

Seynabou BOP (Stagiaire) & I.D.

Diamniadio Lake city, kilamba, konza city : L’afrique « expose » ses « nouveaux dragons»

De villes nouvelles en Afrique, on en connaissait déjà Abuja au Nigeria et Yamoussoukro en Côte d’Ivoire pour les plus anciennes. Depuis quelques années, c’est comme une marche forcée qui s’annonce du coté de Kilamba en Angola,  Konza city au Kenya, Hope City au Ghana, ou encore Diamniadio au Sénégal. Impressionner et faire frémir d’émotions ceux qui y arrivent, voilà qui semble être le nouveau mot de passe des uns et les autres à la tête des pays sur le continent. Et, pendant que les villes anciennes, sans aucun avenir, se meurent, il semble qu’on rêve désormais, de choses plus sophistiquées. Dans cet univers de rêve où l’on cherche à faire la promotion de cette expertise en pleine émergence sur le continent, il s’agit juste d’un test majeur qui veut prouver au monde que l’on  peut nous aussi concevoir et mener à terme de véritables projets urbains  à tous les coups et au feeling. C’est pour contribuer à ce débat fascinant sur le futur de la cité que, votre journal Sud Quotidien vous invite, ce mois-ci, à ce voyage charmant sur tous ces projets en cours sur le continent. En n’oubliant pas que dans ce monde fascinant, surgissent aussi des questions de fonds sur les points forts comme sur les faiblesses de ces « monstres » en tout genre en gestation un peu partout sur le continent. 

Le XXI ème siècle sera africain ou ne sera aurait-on pu dire en voyant ce que le continent essaie de faire de les domaines de l’urbanisme, de l’architecture et de l’aménagement des nouvelles villes. Dans une Afrique presque décomplexée, les pouvoirs ont fait le choix de jouer sur cette « folie » des nouveaux pôles urbains et du coup, tous les rêves devenus possibles ou probables. Au Ghana, au Kenya, en Angola, au Nigeria, au Sénégal, l’on voit surgir ici et là, des cités d’un autre temps qui n’ont rien à voir avec les premiers projets urbains lancés il y a une vingtaine voire une trentaine d’années un peu partout.

L’Afrique des nouveaux dragons ; voilà qui serait aussi un bon titre de film pour symboliser le caractère fou des caricatures que le génie des urbanistes, autres architectes et artistes essaient de vendre aux décideurs du continent, à tous les coups. A tous les prix. Après les Dragons d’Asie comme l’Indonésie, la Malaisie, Singapour, voici venue l’heure de l’Afrique des nouveaux monstres. Là au lieu de les bouffer, ils sont plantés au cœur des villes sous toutes les formes avec toute sorte de matériaux : le fer, le bois, le vert, les couleurs etc. Au gré des voyages, et des découvertes, chaque chef d’Etat revient avec ses rêves et une certaine folie des grandeurs. Et, tout doit changer d’un coup de baguette magique.

Pour faire beau, il faut tout changer mais comment ?  Et c’est ainsi que sortent des tiroirs des vieux projets de cités, de villes de prestige, mais encore d’espaces d’innovations sans commune mesure avec ce qui existe déjà en mieux. On oublie tout et l’on s’y met. On  annonce un peu de tout pour faire soft et hard en même temps. Devant tant de courbes sorties du génie humain, le design ainsi que les dessins en tout genre simplifiés par les ordinateurs pour certains permettent toutes les prouesses et une forme de béatitude pour le visiteur impressionné. Cependant, beaucoup de questions se posent aussi autour pour qu’on ne tombe pas dans quelques années dans les travers de nouvelles cités qu’on a connues dans  un passé récent. 

 N’est-ce pas la Chine, pays des projets gigantesques, qui a osé la voie et donné le ton là où l’occident calculait et restait bloqué sur son histoire contrasté sur le continent et selon les pays. Et voilà qu’une vingtaine d’années après que Shanghai et son nouveau port, le premier au monde, ont fini d’impressionner tout le monde que l’Afrique avec l’Angola, le Kenya, le Nigeria, la Guinée Equatoriale, le Nigeria s’y mettent. Rêve de gigantisme, simplement l’envie de faire géant et plus soft sont devenus les nouveaux crédos des pays qui veulent « forcer » l’émergence.

Pendant qu’urgence et priorités se mélangent et ne semblent pas bien définies, en Afrique l’on fait avec les phénomènes à la mode pour un mandat et non pour des générations. C’est le moment des petites folies, mais aussi de la folie des grandeurs. Nouvelles tendances, nouvelles folies… Diamniadio Lake City (Dlc) se construit au Sénégal pour un coût estimé à quelque 2 milliards de dollars Us. 1300 milliards FCfa, pour faire une nouvelle cité, cela vaut-il peine dans un pays même dit émergent ? Où va l’urbanisation au Sénégal et en Afrique dans ce contexte où loin de la côte ouest-africaine, l’Angola un peu plus bas vers le sud du continent, avec Kilamba, mais encore le Kenya du coté de l’est, avec le défi Konza city, osent encore autre chose ? « Le monde change et nous, avec lui », semble-t-on dire.

 Dans une Afrique un peu mieux cotée au niveau des indices de développement pour sa croissance économique qui ne cesse de gonfler, l’on tente des choses. Cela, déplorent certains experts et démographes, au mépris de toutes les règles de recomposition et de consolidation des territoires. La région, son territoire, ses réalités, ses forces et se faiblesses ne semblent plus intéresser personne, l’on crée des villes irréelles, sans aucune note sérieuse sur l’avenir et le reste de la terre proche selon qu’on parle d’agriculture, de paysages ruraux ou encore de développement rural. Parce que certains comme l’Angola et le Nigeria ont tout « détruit » pour et par le pétrole au moment où les autres pays comme le Sénégal,  parce qu’ils en découvrent de nouveaux gisements, se mettent eux aussi à rêver de gigantisme, de villes fantomatiques du genre Diamniadio, Konza City, Kilamba pour ne citer que ces exemples.

Pendant ce temps, dans un occident, à l’heure des smartcities, l’on essaie de moderniser encore plus des villes anciennes comme Prague, Milan, New York, Montréal  et même Paris en direction des Jeux Olympiques de 2024. Rien que de vieilles villes, qui parfois, n’ont pas la moitié de l’âge de la cité historique et culturelle de Saint-Louis qui a été érigée en ville depuis 1659. Saint-Louis, dans le domaine du « Wintage  urbain », cela veut bien dire quelque chose pour les urbanistes du 18 ème, du 19 et encore du 20 ème siècle. Pendant que Paris et ses maires successifs tentent à chaque fois de se moderniser davantage les paysages ; cela grâce au génie des planificateurs, des artistes et autres inventeurs et théoriciens de la cité, ici on tente autre chose.  Et, pendant ce temps, rien ne bouge toujours pas du coté de la vieille ville.

Le smart lightning, c’est pour les autres. Le charme, c’est encore vers ces nouvelles perles urbaines. Le tourisme d’un autre genre sur le continent d’aujourd’hui, c’est aussi vers Konza et les autres. Pendant que Yamoussoukro et Abuja, sont aujourd’hui bien dépassés, c’est l’heure des big new cities en Afrique. Sur la liste, l’Angola qui veut créer la perle de l’Afrique, selon les propres mots de José Antonio Maria Da Conceiao e Sylva, jeune ministre angolais de l’Urbanisme et du Logement, est bien un pays précurseur.  

Il faut dire que pour un pays dévasté par la plus longue guerre civile connue en Afrique après les indépendances, bâtir devient tout de suite, une priorité, une fois la guerre terminée. Et impressionné par les réussites d’un pays pas loin, la Guinée Equatoriale riche de son pétrole, l’Angola et ses autorités, à commencer par le président José Eduardo Dos Santos, ont compris qu’ils pouvaient faire plus et mieux que ce petit pays. Après avoir poursuivi et fini les opérations de déminage, le pays se devait de s’attaquer à la question de l’éducation mais encore de l’urbanisation, des infrastructures sanitaires et de la sécurisation des villes et villages. Voilà qui explique le contexte de lancement des novas cidades comme Benguela sur la côte, mais surtout Kilamba. Il faut préciser qu’avec un stock d’actifs évalué à environ 70 milliards de dollars, le pays est à présent, le troisième marché financier d’Afrique subsaharienne après le Nigeria et l’Afrique du Sud. Et voilà pour le contexte. Un plus loin, vers l’est, du continent, le Kenya,  sur le modèle de la Silicon Valley, en Californie, tente autre chose du coté de Konza city.

ZOOM SUR…Kilamba, la «perle» angolaise

On dit de Kilamba, que c’est la première et la plus avancée des novas cidades (nouvelles villes en portugais) qui émergent en Angola. Située à une trentaine de kilomètres de Luanda la capitale du pays, c’est une toute autre cité que les autorités angolaises ont fait le pari de reconstruire avec des routes bien tracées, des passages piétons très larges adaptés à la marche, mais encore des immeubles flambant neufs et des parkings adaptées aux nouvelles fonctions données à la ville et à chaque appartement.

Le projet urbanistique a été lancé en 2008, à l'initiative des organismes Citic Group et de la banque Icbc de Chine populaire, en échange d'un accès prioritaire aux ressources naturelles du pays (notamment le pétrole). Inauguré en 2011, le projet s'achève finalement fin 2012. Destinée à accueillir au moins un demi million de personnes, la Nova cidade de Kilamba a été construite par une entreprise publique chinoise, la China International Trust and Investment Corporation ( Citic) en trois ans pour une somme estimée à 3,5 milliards de dollars (environ 2 ,8 milliards d’euros).» Astronomique pour un projet qui ne l’est pas moins.

Etendue sur 5200 hectares, Kilamba est l’une des plus importantes cités construites par les Chinois en Angola, et également l’un des chantiers immobiliers les plus conséquents d’Afrique, pour les défenseurs du projet. Adossé sur le fleuve Kwanza qui lui fournit son eau, il fait suite à la promesse du président José Eduardo Dos Santos de construire un demi-million de logements dans le pays durant son mandat.

La nouvelle ville a été divisée en 24 quartiers qui regroupent un total de 715 immeubles, qui abritent 20.000 appartements. Le plus charmant pour celui qui arrive, est aussi dans la couleur des façades adoptées pour rendre la ville plus douce et plus attrayante, à savoir, le bleu, le vert, le marron et la crème. Dans un pays bien arrosé par les pluies tropicales comme l’Angola, l’on ne devrait pas s’étonner que des espaces verts apparaissent alors que cela devait être la norme. Avec un plan directeur d’urbanisme conçu par un cabinet chinois, (quoi de plus normal pour un pays dirigé par le Mpla depuis 1975, date de l’indépendance angolaise), il s’agit pour les autorités de ce pays du sud-ouest de l’Afrique qui s’étend sur une superficie de 1.246.000 km 2 (23 ème pays parmi les plus grands au monde), pour une population estimée à seulement quelque 24.383.00 habitants (recensement de 2014), d’un projet gigantesque.

Un projet dont s’est approprié le gouvernement avec des spécifications angolaises au cœur desquelles, le président Dos Santos qui a lui-même demandé aux architectes pour le logement, « que les appartements à quatre pièces aient une superficie de 110 mètres carré au lieu des 100 mètres carré habituels. » Kilamba selon lui, est d’abord un projet pour le peuple angolais. C’est ainsi qu’aujourd’hui, le prix d’un appartement quatre pièces prévues pour coûter 125 000 dollars a été abaissé par l’Etat angolais à environs 70.000 dollars.  Alors que pour les grands appartements, le prix qui était estimé à quelque 200.000 dollars ne devrait pas dépasser 180 000. L’autre exigence étant que le site soit situé aux environs des sources fiables d’eau et d’électricité. Belles exigences s’il en est pour un président qui fait un projet pour son pays et non, pour l’extérieur. C’est aussi cela, le charme d’une ville comme Kilamba.

Au final, en dépit de ces charmes, le monde des spécialistes n’est pas totalement charmé par le projet. Il se pose des questions sur la durabilité d’un tel projet urbain qui consiste à créer un concept totalement angolais de ville. Ce qui n’est pas mal. En 2012, déjà peu d’habitants peuplaient encore cette ville dite fantôme à ces débuts. Une journaliste de la Bbc a visité Nova Cidade de Kilamba, décrivant un endroit « étonnamment silencieux, les voix rebondissant sur les murs de béton tout frais et les routes vides. Il n’y a guère de voitures et encore moins de personnes, juste des dizaines de rangées d’appartements colorés se répétant à l’infini, les volets fermés et les balcons vides. Après avoir conduit pendant quinze minutes, nous n’avons rien vu à part des ouvriers chinois, dont beaucoup vivaient dans des préfabriqués autour du site. »

Par la qualité des matériaux utilisés, leur adaptation aux conditions physiques et climatiques du territoire angolais, des questions de normes et de la viabilité de l’expertise chinoise se posaient aussi. 

KONZA CITY - Le Kenya aussi à l’heure des cities…

La construction du projet grandiose de Silicon Savannah ou Konza city a commencé également au Kenya il y a quelques années. A l’opposé de Kilamba, qui devrait être une ville habitable et paisible, Konza City a été perçu par les autorités kenyanes comme une ville virtuelle. L’idée  des autorités kenyanes est de construire, comme sur le modèle de Diamniadio, une ville entièrement dédiée à la technologie, avec des start-up, des bureaux, des universités mais aussi des logements. Le tout sur un seul et même espace.  Située à 60 kilomètres de la capitale kényane, cette nouvelle ville prévoit la création de 200 000 emplois d’ici à 2030.

Bienvenue dans la Silicon Valley made in Kenya ! Le président Kibaki, qui a présidé au lancement des travaux de la « Silicon Savannah », en janvier 2013, avait, avant son départ de la présidence Kenyane, présenté le projet comme « ultra moderne et visionnaire ». Située, elle, à 60 kilomètres de Nairobi, la nouvelle cité sera installée sur 2000 hectares de savane, soit 1,5 million de mètres carrés de bâtiment.  Le projet prévoit de construire 22 000 logements et d’accueillir des centaines d’entreprises et de lieux d’apprentissage. Mais, contrairement au projet Hope City du Ghana qui est prévu sur trois ans, Konza city mettra vingt ans pour atteindre son objectif final, selon KoTDA l’autorité en charge des travaux. Aujourd’hui, tout reste à faire pour transformer cette savane en place centrale de l’économie nationale : la route, le réseau ferroviaire, l’acheminement de l’eau, de l’électricité… Entre 10 et 14,5 milliards de dollars, des milliers d’hectares de savane, un objectif de 200 000 emplois… Les chiffres de ce projet immobilier, technologique et économique font tourner la tête. Tout miser sur les nouvelles technologies, voilà l’objectif du pays. Avec un Pib estimé à 62 milliards de dollars en 2014 et une croissance de 5 %, le Kenya est l’économie la plus importante d’Afrique de l’Est. Mais cela devrait-il mener les autorités actuelles ou à venir vers de telles folies ?  Aujourd’hui, le gouvernement du président Uhuru Kenyatta encore bien malmené au sortir de la présidentielle de ces derniers jours, veut favoriser les Tics, les technologies de l’information et de la communication. Les retombées qui en découleront devraient largement dépasser l’investissement initial qui a été validé par le gouvernement kényan et qui devrait s’élever à près de 210 millions $.

FOCUS SUR…DIAMNIADIO : Folie des grandeurs, innovations, business et encore…

Une ville verte. Une cité de toutes les innovations, une cité de nulle part comme dans un cliché digne d’Eurodisney ou Disneyland, voilà la formule autour de laquelle s’active depuis trois ans ou plus, ingénieurs, architectes, autres planificateurs, défenseurs et « sorciers » des news cities, investissent tout leur savoir. Un travail énorme. Géant pour dire, mais qui prendra fin quand?

Projet d’un mandat ou de deux, voire et plus raisonnablement, projet de générations, ce défi mérite tous les regards. Au cœur de la zone verte Cap-Verdienne, le Sénégal a décidé  de camper ses premiers principes d’innovations sous le sceau, d’une ouverture vers ce qui se fait de mieux au monde en matière d’ingénierie urbaine. Mais, le saut en vaudrait-il la chandelle quand tout n’est pas aussi rose dans le pays ?

On aura chanté les mérites de ce projet d’envergure rarement tenté par un pays du continent, la question de la maintenance des infrastructures, celle de leur bonne gestion se posera un jour. Quel profil devrait avoir le futur maire de cette grosse agglomération située entre Dakar, Thiès et Mbour ? A-t-on pensé aux habitants, et résidents de la ville, dont certains ne seront que de passage pendant certains résidents permanents se verront désormais comme des étrangers ? Réfléchit-on concrètement à ce que devrait-être le budget de fonctionnement et d’investissement d’une telle infrastructure ? Toutes ces questions sont devant les tenants de cette nouvelle ville. Mais qui y pense en ce moment.

Il y a toute une littérature autour de ce projet quand on prend le soin de lire. Il est écrit ainsi que « Contrairement à Dakar où, malgré les efforts des gouvernements successifs pour améliorer la mobilité, l’enclavement provoque des embouteillages cauchemardesques, Diamniadio a pris les devants en matière de desserte. D’abord avec l’autoroute à péage, qui, depuis août 2013, permet de parcourir les 30 km séparant le centre de la capitale de la ville nouvelle en vingt minutes, contre quatre-vingt-dix auparavant. » 

Dans cette même littérature, l’on a noté que « C’est la première autoroute de ce type en Afrique de l’Ouest, et la première infrastructure routière réalisée dans le cadre d’un partenariat public-privé au sud du Sahara. Le tronçon de 16,5 km reliant Diamniadio à l’aéroport international Blaise-Diagne (Aibd) de Diass, réalisé par Eiffage-Sénégal, est presque terminé, et China International Water and Electric Corp. (Cwe) prend le relais pour prolonger l’autoroute de 55 km, de l’Aibd à Thiès via la cité balnéaire de Mbour. » Piloté par l’Agence de promotion des investissements et grands travaux (Apix), on peut aussi noter que le chantier du train express régional (Ter) électrique, première liaison ferroviaire rapide du pays, doit commencer dans le courant du second semestre, pour une mise en circulation en 2019. Depuis la gare centrale de Dakar, il desservira 14 stations jusqu’au nouvel aéroport. Un trajet de 57 km, qu’il effectuera en quarante-cinq minutes, pour un trafic passagers estimé à 115 000 voyageurs par jour. Le Nirvana n’est plus loin. On rêve d’un trajet du genre Brighton-Heathrow à Londres…

Construit en un temps record pour abriter le XVe sommet de la Francophonie, en novembre 2014, il accueillera à terme un grand hôtel, une dizaine de bâtiments d’affaires et, surtout, un parc numérique de 26 ha. La première des deux plateformes industrielles intégrées prévues dans le plan d’aménagement de Diamniadio est, elle, presque terminée. Dotée d’un hangar de 7 000 m2, elle pourra accueillir 60 entreprises, sur 52 ha. Enfin, depuis le chantier de la SD City, on peut observer le chassé-croisé incessant des camions chargés de latérite sur le chantier de la future deuxième université de Dakar : l’université Amadou-Mahtar-Mbow. C’est le cabinet ivoirien DNK (de Dominique Doumi-Kouakou) qui a remporté l’appel d’offres international pour la réalisation de ce nouveau campus. Coût estimé : 75 milliards de Fcfa (114 millions d’euros). La pose des fondations s’achevant tout juste et le terrassement venant de commencer, il est cependant peu probable que l’établissement puisse ouvrir comme prévu pour la rentrée académique d’octobre. Voilà pour le décor. Mais tout cela fera-t-il pour autant une ville africaine ? N’est-on pas seulement entrain de copier les grandes villes occidentales avec leur côté folie, grandeur, et simplement mythique ? Une ville pour le business et les affaires, Dakar a montré la mauvaise voie en devenant la cité de l’anarchie et des marchands ambulants.  Diamniadio sera-t-il à l’abri de ce mal des grandes villes africaines comme Lagos, Cotonou, Abidjan, avec comme seule norme, la propension d’une certaine jeunesse rurale à vivre de l’exode et à faire du centre, leur lieu d’émancipation à travers les petits boulots. Peut-on faire une ville et demander aux marchands ambulants qui voient les voitures rutilantes bloquées dans les embouteillages sans les envahir.  Ou bien faudrait-il créer ou former un nouveau type de citoyen sénégalais qui vivra dans la ville sans « emmerder » personne avec des produits chinois ? Du rêve à la réalité, le puzzle ne se fermera pas correctement quelle que soit la ville qu’on va ériger même avec ses tours sorties d’un autre monde, qui risque d’attirer encore plus de gens autour du centre ville de Diamniadio, à commencer par les populations pauvres du vieux village qui n’auront pas changé de voies et de métiers entretemps ; étant habitués à passer toute la journée dehors à offrir des produits du terroir, des mangues, autres noix d’acajou et des fruits des fermes proches de Sébikhotane. Le casse-tête.

LIGNES DE FORCES… : Logement, infrastructures, services…  Pour qui fait-on la ville ?

Finir le projet Diamniadio et se poser des questions sur son avenir voilà qui serait une belle folie. Pour ne pas tomber dans les petits travers notés avec Kilamba, ne faudrait-il pas ou ne serait-il pas souhaitable que dès à présent, l’ont se mette à l’heure de la reconfiguration des aires de nos vieilles cités ? Pour qui fait-on la ville d’ailleurs ici en Afrique ?  La question est posée. Et l’équation est de repenser les villes africaines pour les besoins des résidents, mais aussi des investissements. Voilà ainsi qui devrait constituer le défi majeur pour l’Etat et les futurs élus sur le continent. La tâche est ardue et n’est pas à la portée seulement d’un seul parti politique ou d’une petite coalition qui gagne une élection. C’’est une question nationale, régionale et même continentale. Pour développer les pays et le continent, les autres générations devront nul doute emprunter d’autres voies  plus simples et moins couteuses quoique les politiciens et leurs techniciens d’aujourd’hui diront ;  parce que ces entités nouvelles consommeront quoi qu’on veuille dire, une bonne part de budget à la folie. Parce que trop chère à entretenir ; trop complexe à gérer parce que différentes de tout ce qu’on a connu jusque-là. Les inondations, les saletés, la mal gouvernance, le leadership municipal en mal, ces quelques mots ne résument pas la situation malheureuse des villes sénégalaises d’aujourd’hui. Pour celles de demain, l’on se demande quel sera le niveau des problèmes. Dans le lot, une ville comme Mbour est dans la fournaise d’un hivernage qui a du mal à démarrer mais qui a fini d’installer ses immondices dans les quartiers avec des sacs remplis d’ordures, des mouches qui pullulent de part et d’autres de la cité, un contexte connu dans toutes les communes sénégalaises dès l’eau vient du ciel. Qu’en sera-t-il de Diamniadio ?

Sans assainissement correct, les grandes comme les petites villes sont toutes dans la même situation au niveau de la faiblesse de la gouvernance territoriale, mais aussi dans le cadre de l’organisation correcte de leur budget.  Avec 100 millions, même avec 1000 millions de francs, ces cités sans reflet sont aujourd’hui, dans une situation telle que toutes les formations des acteurs, à commencer par les maires des communes et communes d’arrondissement ou ce qu’il en reste, n’ont presque servi à rien. Enda Ecopole, avec Bachir Kanouté se battent chaque autour de ces questions ; Onu-Habitat, n’a cessé de montrer la voie avec des mesures, des études, propositions en orientations… Mais à quelles fins ? Les rapports sont dans les armoires d’un ancien maire,  du maire actuel ou d’un technicien du ministère sans lendemain.

Sans périmètre communal identifiable, peu de villes comme Mbour, Thiès, sont à la solde des conseils ruraux ou départementaux aux alentours. Le conseil départemental lui-même est à leur solde pour des raisons bassement politiciennes et électoralistes. Aujourd’hui, de par les facéties de la politique, des localités ou des quartiers, anciens villages comme Saly, Malicounda, Sandiara pavoisent plus aujourd’hui du fait de leur position de territoire-centre au cœur de villes dont ils ne devraient être que le prolongement.  Parler de périmètre communal dans ce cadre, n’a plus de sens. Les villages s’étendent ainsi sur les villes au lieu du contraire et ces grandes agglomérations comme Mbour, Thiès ou Kaolack, et demain Diamniadio, (si elle n’est pas protégée par un statut spécial), ne peuvent connaître un développement sain, organisé, à l’image de ce que l’Etat voudrait montrer dans l’aménagement et la construction de la nouvelle ville. Alors pour qui fait-on la ville aujourd’hui. Pour l’urbain, le citadin, le citoyen ou simplement l’allié politique de circonstance ? Toute la question est là.

Dossier réalisé par  Mame Aly KONTE

Traite des personnes : 2,5 millions de victimes recensées chaque année

2,5 millions de personnes sont victimes de traite chaque année. Les chiffres sont de la représentante régionale adjointe de l’Office des nations unies de lutte contre la drogue et le crime (Onudc), Chantal Lacroix. Elle s’exprimait hier, jeudi 3 août, lors d’une conférence de presse organisée dans le cadre de la célébration de la journée internationale de lutte contre la traite.

Chaque année, 2,5 millions de personnes sont victimes de traite. L’estimation est de la représentante régionale adjointe de l’Office des nations unies de lutte contre la drogue et le crime (Onudc), Chantal Lacroix. Elle a pris part hier, jeudi 3 août, à la conférence de presse commémorative de la journée mondiale de lutte contre la traite des personnes. Parmi les victimes, 71% sont des enfants. Les victimes de la traite sont contraintes à diverses formes de sévices dont la prostitution, le travail forcé, l’esclavage et la mendicité. Selon Chantal Lacroix, la plupart des victimes dans la sous-région ouest-africaine ne quittent pas la zone. Seuls 13% des personnes soumises à la traite vivent en dehors de la région.  La représentante régionale adjointe de l’Onudc précise en effet que des filles issues du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Niger sont victimes de la traite par le travail domestique, et l’exploitation sexuelle dans des pays comme le Gabon, la Guinée Equatoriale et ceux du Maghreb.           

Le Sénégal sert également de pays de transit des passeurs, ajoute-t-elle. La mendicité forcée des enfants, l’exploitation sexuelle des filles dans les sites d’orpaillage de la région de Kédougou et le trafic des filles domestiques dans les pays arabes sont les formes les plus visibles au Sénégal. Cependant, l'absence de statistiques est l'une des entraves à la lutte contre le phénomène. Déplorant l’absence de dénonciation qui est également un blocage à l’identification des trafiquants, le secrétaire permanent de la cellule de lutte contre la traite des personnes, Mody Ndiaye, annonce que des réseaux de trafic ont été démantelés. La traite des personnes est la troisième activité illégale la plus profitable, après le trafic de drogue et le commerce des armes.

SudOnine

Les festivals à ne pas manquer en séjour au Sénégal  Ismael Cabral Kambell-Jumia Travel I Afrique de l'ouest

 

Les festivals à ne pas manquer en séjour au Sénégal  Ismael Cabral Kambell-Jumia Travel I Afrique de l'ouest

Quels sont les festivals les plus populaires au Sénégal ? A quelles périodes se déroulent-elles ? Jumia travel, le leader Africain du voyage vous invite à faire un tour dans l'univers culturel du pays de la Teranga.

Il est bien connu des touristes que pour découvrir la culture de son pays d'accueil, rien de mieux que de prendre part à des événements culturelles majeurs du pays. Et sur ce plan, nombreux sont ceux qui vous dirons que le Sénégal est une terre de culture. Même s'il n'existe pas pour l'instant un agenda culturel, qui permettrait de mieux apprécier le large éventail des festivals qui ont lieu au pays de la « teranga », nous vous invitons à découvrir une sélection non exhaustive de ce qui se fait de mieux dans ce beau pays d'Afrique de l'Ouest.

Commençons notre sélection par la Biennale d'art contemporain de Dakar. Inévitablement le plus grand rendez-vous culturel au Sénégal, la Biennale aussi appelé Dak'Art, est la plus ancienne et l'une des principales manifestations d'art contemporain en Afrique. Institué en 1989 par l'Etat du Sénégal, ce festival dont la prochaine édition aura lieu du 3 Mai au 2 Juin 2018, rassemble les plus grands noms de l'art contemporain sénégalais, africains et d'ailleurs.

Si vous êtes un amoureux de la musique jazz, nous vous donnons rendez-vous au Festival de Saint-Louis, l'une des plus anciennes et belles villes du Sénégal. Fondé en 1993, le Festival International de Jazz de Saint Louis est aujourd'hui l'une des plus importantes manifestations internationales du jazz. Chaque année, Saint Louis devient le carrefour du Jazz, exposant son patrimoine architectural au reste du pays et du monde et accueillant les amoureux du jazz de toutes les générations.
Et si vous êtes un adepte de carnaval, Saint-Louis vous propose durant les fêtes de fin d'année, les Fanals. Un spectacle où les différents quartiers se surpassent en imagination et créativité. Coutume perpétuée au fil du temps, les fanals de Saint-Louis se déroulent chaque année, la dernière semaine de décembre sur la place Faidherbe et les rues adjacentes. Entre danses, percussions, défilé des Signares et de fanals, cette parade traditionnelle retrace l'histoire de la ville de Ndar.


La région historique du Fouta-Toro vous accueille également avec son Festival, dénommé : Festival à Sahel Ouvert. Créé en 2010 de la volonté d'artistes sénégalais et français d'apporter la culture au cœur des populations qui y ont le moins accès, en y associant des ONG spécialisées dans le développement. Dans une démarche unique en Afrique, le Festival A Sahel Ouvert privilégie l'ancrage rural et compte avant tout sur l'implication des populations locales. La prochaine édition qui aura lieu en Février 2018 à M'boumba une petite localité au nord du Sénégal, est en préparation.
Pour les amoureux de la mode, le Dakar Fashion Week est un rendez-vous exceptionnel. Grand rendez-vous de la mode africaine, la Fashion Week met sur orbite, la beauté des couleurs, le charme des coupes, l'originalité de la créativité, la diversité de la matière, avec le concours de stylistes d'ici et d'ailleurs


Aux côtés de ces quelques événements cités plus haut, s'ajoutent d'autres festivals tout aussi intéressants : Sur le plan traditionnelle, le Festival des vielles pirogues (Petite Côte), le Carnaval de Kafountine, le Festival de Foundioungue (Fesfou), La sortie du Kankourang, classé patrimoine mondial de l'Unesco et qui a lieu généralement en fin de la saison hivernale dans la région de la Casamance. Le Fesfop, le Festival international de folklore et de percussion de Louga.


Sur le plan musical, il y a entre autres : Banlieue Rythme, le Festival Blues du fleuve, le Festival Bargny sur-Mer, les 72 heures de Hip-Hop où Pionniers et crews de l'underground partagent le micro, pour des moments de retrouvailles, d'échanges et de réflexions au Centre culturel Blaise Senghor, le Festa 2H (l'un des événement majeur du Hip-hop au Sénégal). Pour les amoureux de la danse : le Battle National (Un événement fédérateur, et véritable plateforme d'expression pour les jeunes), le Festival Kayy Fecc....
Enfin pour les amateurs de cinéma, nous vous proposons quelques rendez-vous incontournables : Le Festival de cinéma Image et vie, le Festival du Sahel, Le Festival Joko, le Gorée Diaspora Festival, le Fetival Ribidion, le Festival national des arts et de la culture (Fesnac).


Vous avez donc le choix, et serons très heureux de vous apporter plus de précisions sur les périodes de ces rendez-vous. D'ici là, venez-nous rendre visite au pays de la « téranga ».
@Ismael Cabral Kambell

AUDIO

La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

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